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GLOSSAIRE
DE LA
LANGUE ROMANE
TOME PREMIER.
Les deux éxeûiplaîres prescrits p^ la loi ont été déposés
à la Bibliothèque Impériale.*
On a tiré de cet Ouvrage des exemplaires sur papier fin, et 18
seulement sur papier yélin.
Lé Relieur placera la planche gravée en lettres, tn r^ava de la
page XX du Discours préluninaire.
GLOSSAIRE
DE LA
LANGUE ROMANE,
Rédké d'après les Manuscrits de la Bibliothèque Impériale,
et d'après ce qui a été imprimé de plus complet eu ce genre ;
Qmtenant l'étymologie et la dgnification des mots usités dans les xi,
XII, xin, xrv, xv et xn® siècles, avec de nombreux exemples puisés
dans les mêmes sources ; et précédé d'un Discours sur l'origine, les
progrès et les rariations de la Langue françoise.
Oarrage utile à ceux qui Tondront consulter ou connoitre les Écrits des
premiers Auteurs françois.
DÉDIÉ A SA MAJESTÉ JOSEPH NAPOLÉON,
aOI DE NAPLES ET DE SICILE.
Par J. B. B. ROQUEFORT.
TOME PREMIER.
. _ -r • • * . »
^^ ■ • • •
• " • • •
• • * • • ,
A PARIS,
Chez B. "Warêb oncle, Libraire, quai des Augustins, n* i3.
DE L'IMPRIMERIE DE CRAP^ELET.
M DCCC vni.
- • • »
^
•A SA MAJESTE
JOSEPH NAPOLEON,
ROI DE NAPLES ET DE SICILE.
K 1
• r
Sire,
Le -plus beau titre où je pusse prétendre, en entrant
dans Ut carrière des Lettres, étoit d^ obtenir de J^otrb
MjiJBSTÈ y que 1^ Ouvrage que f ai Vhonneurde luipré^
senter parût sous ses auspices.
Consacré spécialement à faciliter la lecture et V étude
des nombreux Écrits des xi, xii, xiii, xir et xr^ siè^
clea, ce irupail appartient, en quelque sorte, à tous
ceux que leur goût entraîne vers notre LilLérature
aru^ienne.
Vous avez daigné y Sirb , en agréer r hommage y et
le nom illustre de Fotre M^J^BSTÉ , pUwé en tête y
prouvera au Monde savant y qu^au milieu des soins de
vos États y les Lettres VLont rien perdu de la protection
que vous leur avez toujours accordée.
Je suis avec un profond respect y
SiREy
JDS Votre Majesté y
Le très-immblfi c$ três-obéUsant
serviteur ,
J. JB. B. Moque FORT.
PREFACE.
±jE désir de connoître l'histoîre de inon pays, el so^ ançienQ/9
littérature , m'a eugagé dès lua jeunesse à faire une élude toute
particulière de la langue françoise, dont j*ai dû suivre )e$
Tariations et les progrès depuis son origine ^ ou plutôt depuis
le x^ siècle , époque à laquelle nos nionuxuens historiques çt
littéraires commencent à devenir plus npmbi'eu:! el plus cer-
tains , jusqu'au règne dé François i*^*^, qui mérita le glprieu^
surnom de Père des Lettres ; mais , dès les premiers pas ,, j'^i
été arrêté par TinsufEsance des Dictionnaires du Vieux Langage,
et y aï senti la nécessité de former un Glossaire plus CQmp|ç(,
qm put me faciliter l'intelligence de nos ancieniiçs' çhropiquef
et de nos premiers écrivains.
Entraîné par le but que je me proposois , dans de^ rccber-
ches longues et pénibles , j'ai pensé qu'un ouvrage , entrepris
d'abord pour nxoi seul, pouvoit être utile à ceux qui suivroieut
la même route ; et quoique les compilations exigeât beaucoup
de patience et de courage , et rapportent peu de gloirç , quoi-
que notre siècle peut-être les ait trop déprimées, je n'ai pas
cm qu'il m'appartînt de dédaigner une carrière qu'oui bpuoréç
les Ramus , les Etienne , les Ménage , les Pucange , et tant
d'autres qui se sont dévoués à des travaux du même genre.
Parmi les auteurs qui m'ont précédé , je dois citer Pierre
Borel, médecin, Laconibe, et Dom Jçan Fraqçois, religieux
de la Congrégation de S. Maur. Lç premi-er éloit à peine
âgé de trente-cinq ans lorsqu'il publia , en i655 , le Trésor des
Antiquités Françoises; et s'il faut l'en crçire, il avoit (Jéjà
composé un très-grand nombre d'ouvrages. Laconibe fît pa<^
roître , en 1 766 , un Dictionnaire du Vieux Langage , extrait
de ceux de Trévoux , de Le Roux , des Glossoircç placés à 1^
fin de rOrdene de Chevalerie , de Joînville , et des Chansons
du Roi de Navarre. Peu de temps ^près Je même ^gieqr donqa
un supplément à cet ouvrage, tiré de D. Carneniier el du Diç^
tionnaire Languedocien de l'Abbé des Saiivagcs. Enfîq , D, Jean
François donna au public, en 17771 un vol. iu-^^^ sous le
iY PRÉFACE.
titre de Dictionnaire Roman, Walon, Tudesque, qu'il tîra de
Boret et de TEssai «ur le Patois Lorrain , par Oberlin. Plus
instruit que le précèdent, cet auteur s*est attaché à faire con-
npf tre , dans son ouvrage , quantité de coutumes et d'usages
anciens, curieux, et particuliers au Duché de Lorraine et aux
Pays-Bas. Le Trésor des Antiquités françoises offre les imper-
fections qu'on devoit nécessairement attendre d'un premier
essai, et une foule de mots essentiels y sont omis. Le Diction-
naire de Lacombe , quoique postérieur , donne lieu à des
l-eproches très -graves; et indépendamment de beaucoup de
mots , ou mal lus , ou pris dans de mauvais manuscrits , qu'on
y rencontre presque à chaque page , la plupart des citations
en sont à peine reconnoissables. L'ouvrage de D. Jean François
est , sous beaucoup de rapports , tros-estimable ; mais le but
particulier qu'il s'est proposé l'a sans doute empêché de donner
a son Glossaire tous les développemens qu'il auroit exigés ,
pour devenir d'une utilité générale.
Pour ne pas tomber dans les mêines fautes que mes devan-
ciers , il falloit me livrer entièrement à la lecture des ouvrages
manuscrits des écrivains et des poètes françois de tous les âges ,
puisque c'étoit le seiil moyen de connoître la véritable accep-
tion des mots qu'ils ont employés , et d'en donner une expli-
cation satisfaisante. Ce travail fastidieux devint donc mon
étude conthiuelle; mais plus j'avançai, plus j'apperçus com-
bien j'avois de difficultés à vaincre. Cependant l'assurance que
me donnèrent plusieurs savans de l'utilité de mon travail , et la
promesse qu'ils me firent de m'aider de leurs conseils , m'ins-
pirèrent un nouveau courage , et m'engagèrent à terminer ce
Glossaire, que j'avois entrepris depuis long- temps.
Barbazan , qui avoit passé une partie de sa vie à étudier la
langue des anciens François dans les Manuscrits, avoit fait un
Glossaire dont l'impression fut proposée au public dans un avis
en tête de VOrdene de Chevalerie; mais instruit que M. de
Sainte-Palaye alloit en faire paroitre un lui-même , il retira son
Manuscrit des mains du libraire. On n imprima qu'une partie
du premier yoluine de l'ouvrage. de M. de Sainte-Palaye, la
Révolution eu ayant arrêté les travaux. Feu M. Mouchet, qui
en étoit tm des collaborateurs^ a bien voulu m'éclairer de ses
PRÉFACE. T
conseOs : c'est un hommage que je me fais ici un devoir de
rendre à la mémoire de ce savant et laborieux écrivain.
Si quelquefois j'ai jugé à propos de m'étendrc sur difierens
mots qui ont entièrement changé de significations, si avec
le secours de Tétymologie j'ai rapproché de leur origine quel-
ques-uns. de ceux que l'usage en a le plus éloignés , c'est que
j'ai toujours pensé que , comme l'enseiguc Platon , la connois»
sance des mots conduit à celle des choses. Le célèbre acadé->
micien Falconet ne croit pas que y sans Tétymologie , on puisse
arriver à la parfaite connoissance d'une langue. « L'art éty-
» mologique , dit-il y est celui de débrouiller ce qui déguise
» les mots , de les dépouiller de ce qui , pour ainsi dire y leur
» est étranger 9 et par ce moyen , les ramener à la simplicité
n qii*ik ont tous daus l'origine » • J'ai aussi cherché à aécou-
vrir la signification d'anciens noms propres y d'en indiquer les
diverses variantes orthographiques , d'en suivre , pour ainsi
dire y la généalogie ^ et d'en marquer la descendance ; et j'ai
tâché de rapprocher les difierens idiomes y patois et jargons de
DOS provinces , en remontant à leurs mots primitifs.
Elnfin si je me suis prononcé ouV^ertement contre la pré-
tendae langue celtique et le sentiment de tous les Bas-Bretons,
c'est que la raison et l'histoire se refusent également à croire
que ce soit du jargon de Quimpercorentin que toutes les lan-
gues tirent leur origine; ce système faux et bizarre, qu'on a
tenté de ressusciter de nos jours y péchera toujours par ses
fondemens. Les amateurs de cette chimère disent que cette
prétendue langue se retrouve dans la Bretagne et dans la prin-
cipauté de Galles. Ignorent-ils donc les révolutions qu'ont
éprouvées ces deux pays? ignorent-ils que leurs anciens habi-
tans n'ont jamais rien écrit, et qu'il est probable qu'ils ne
connurent les caractères de l'écriture, qu'après que les Romains
eurent conquis leur patrie, et y eurent propagé la langue laiine ;
et qu'elle fut la seule en usage , tant pour le culte et les chartes ,
que pour les autres écrits? Ne savenirils donc pas que la Bre-
tagne, après avoir été l'asyle des Gaulois fuyant les Romains,
non-seulement celui de ces vainqueurs, lorsqu'à leur tour
furent diassés par les Barbares ; mais encore que plusieurs
peuples s'en emparèrent ; que le latin y fut en usage , et que
3
▼j PREFACE.
SOUS la dominallon des ÀDglois ils furent obligea de parler le
Roman? Ne lit-on pas même que les Eooles bretonnes se dis-
tinguèrent, particulièrement dans les xi et xii^ siècles^ et que
c'est dans leur sein que se formèrent tant d'illustres élèves ?
on y remarque sur-lout , Roscelin ; le docle Pierre Abelard ;
Gualon, èvéque de S. Paul de Léon; Geoffroi, archeYeque de
Kouen , dont Ordric Vital disoit , eloquentia et eruditione poU*
lens ; Gilbert , qui devint évéque de Londres , et qui fut sur-
nommé V Universel, à cause de Tétendue de ses connoissances ;
Gui^ évéque du Mans; Adam de Saint Victor; Joscius, évéque
de Saint-Brieux; Etienne dé Fougères, évéque de Rennes;
Robert d'Arbriscelle , fondateur de Fonievraud ; Olivier, pro-
fesseur qui enseigna publiquement à Paris en i r43 ; Bernard,
évéque de Quiniper, et son frère Tbierri; en6n aux savans qui
ont bonoré la Bretagne^ j'ajouterai qu'au xii® siècle TElglise
Compta , parmi ^% cardinaux , Yves de S. Victor, Bernard de
Rennes, Melior^ et Rolland , doyen de la catbédrale d'Avran-
cbes, tous quatre Bretons.
Voilà une assez belle porliott de gloire pour la Bretagne, sans
qu'on cberche encore à râugmeuler par une supposition dénuée
de fondement; car, je le répèle, on n'a pas un seul monument
breton à citer, pas une inscription , pas un titre , pas un ma<»
nuscrit; rien enfin qui constate l'identité du jargon breton
avec la langue des Celtes , puisque la pièce la plus ancienne
en leur langue est un monument de i45o, cité par D. le
Pelletier; or le lecteur avouera qu'un pareil titre est bien foible,
pour ne pas dire nul , quand il s'agit d'établir l'antiquité d'une
langue qu'on prétend être mère de toutes les autres. Parlerai-j«
des écrivains qui ont fait venir dans les Gaules , Gomer, fils
de Japhet? Mais si quelques savans présument que ses descen-
dans ont peuplé l'Europe , il ne s'ensuit pas que Gomer soit
venu lui-même en cette contrée. Une opinion aussi singu*-
Uère , pour ne pas dire aussi ridicule , doit être mise à côté de
celle de Partheuius , qui fait Hercule père des Gaulois , ou
de celle de D. Pezron, qui les fait descendre de Dis, frère de
Jupiter, fils d'un Urane, Roi des Titans. Au reste, la connoix"
sance du bas-breton a procuré les résultats les plus curieux ; elle
nous a appris que le nom propre Louis signifioit la gloire de
PRÉFACE. Tij
Tauge ou du baquet ; que Lanjuinais youlolt dire, jeune homme^
poutre ou aolWeau de son pajs ; Lutèce, Ftle aux corbeaux ;
Lyon , Im ville aux corbeaux , ainsi que beaucoup d'autres signi*
fications vagues aussi bien réfléchies que celles que je viens
de rapporter. Enfin elle nous a enseigné qu'on ne pouvoit
apprendre les langues , tant anciennes que modernes , sans le
secours du jargon de la Basse-Bretagne : Risum teneatis, amici.
Le preujier auteur du sjstéme celte , et celui qui le réduisit
en doctrine y est D. Peuron, ne à Hennebon , homme très-savant
d'ailleurs , mais doué d'une imagination ardente , et à qui
l'amour de la patrie tourna la tête* Il prit si fort à cœur cette
uuifonnité de langage entre les Bas-Bretons et les anciens Gau-
lois , disent les savans Editeurs de l'Histoire Littéraire de là
France 9 qu'il crut devoir composer un livre pour le persuader
aux autres ; « mais , continuent -ils , il y a deux puissantes
n objections à faire contre son système ; la première , que
» Tacite ne dit point que la langue des Gaulois et celle des
n anciens Bretons fussent entièrement les mêmes, mais seule-
D ment qu'elle^ n'avoient pas beaucoup de différence entr'elles.
n II y avoit donc dès-lors assez de différence entre Tune et
» l'autre , pour les distinguer et ne pas les confondre. Et quelle
n étrange différence n'y aura pas introduite , depuis Tacite ,
Il l'espace de seize siècles ! L'autre objection se prend des an-
n ciens mots celtiques ou gaulois que nous ont conservés les
M anciens auteurs , et que nos Bas-Bretons n'entendent point.
M Nous ne l'avançons qu'après en avoir fait nous-mêmes
» l'épreuve. Que conclure de là? sinon qu'il seroit plus con-
» forme à la vérité de dire seulement que le jargon des Bas-
ji Bretons n'est tout au plus qu'un dialecte de notrç ancien
» celtique. D. Pezron n'est pas mieux fondé à nous donner la
J9 langue celtique pour une langue matrice , en ce qu'elle a
B fourni une infinité de mois aux langues grecque , latine et
j» tentonne; mais tous ces mots n'iront pas à une infinité, et
j» n'égaleront pas le nopibre de ceux que le gaulois a pris lui-
» même des autres langues pour s'enrichir » .
BuUet^ en 1756, composa ses Mémoires sur cette langue;
il a réuni tant de significations différentes sur le même mot
celtique ou prétendu tel , que Tapplication eu devient arbi*
4
Tiy PRÉFACE.
traire. Il donne quelques centaines de mots pour signifier, eau,
rivière , naontagne , colline , etc. et tout cela pour se donner
le plaisir de fabriquer des étymologies plus mauvaises les unes
que les autres. Par exemple, il explique le mot bar, par lance,
aiguillon ^ mouvement d'impatience, de colère ; colline, cime
d'une monta^^ne, abondance, branche ou rameau d'arbre, barre
à fermer les portes, grappe de raisin , balai, maléfice, crime,
tache , bateau, barque , action de manger, de couper ; les verbes
faire, agir, etc. etc. Je pense que cette explication doit con-
tenter tout le monde , et que BuUet en donne pour tous les
goûts. A cet auteur ont succède Le Brigant et la Tour d'Au-
vergne. Ces ètymologistes , trop systématiques, ont donné des
interprétations forcées aux mots qu'ils ont employés , et par-là
ont rendu leurs significations si arbitraires et si opposées , que
souvent ils ne se sont point entendus entr'eux.
Il n'y a point de langue qui n'ait puisé quelques mots dans
une autre langue. Â mesure qu'un peuple acquiert des lu-
mières , ou qu'il s'occupe de nouveaux objets , le besoin de les
exprimer lui fait créer aes mots jusqu'alors inconnus chez lui ,
ou bien les lui fait emprunter de ses voisins qui les possèdent
déjà. C'est ainsi que pendant les Croisades ,- et par les relations
commerciales avec l'Orient, les François prirent des Arabes
les mots , assassin , magasin , amiral , foison , chiffre , besan ,
truchement, avanie, tambour, jarre, mosquée j et par suite,
café , etc. etc. »
Mais si la langue françoise , lorsqu'elle s'est formée , fut
comme toutes les langues naissantes , remarquable par cette
naïveté d'expression qui se contente de peindre simplement et
fortement les objets , par la propriété des termes , bientôt les
arts et les sciences lui fournirent une nombreuse série de mots
figurés qui y introduisirent l'abondance , avant que le luxe et la
mollesse lui eussent donné de Télégànce. C'est de cette abon-
dance que sont venus les composés et les figurés qui ont si
souvent exercé la patience des étym^ogistes et de ceux qui
ont écrit sur les langues. Peut-être auroient-ils eu moins de
peine s'ils avoient consulté les écrits de nos anciens auteurs ,
car je pense que ce n'est que chez eux qu'on peut bien décou-
vrir l'origine de certains mots. Par exemple ^ de simul se sont
PRÉFACE. ix
formés les mots , assemblage , assembl(^e , assembler ; d*hora
on a fait heureux, dont les composés sont, bonheur, bienheu-^
reux , malheur, malheureux ; de quadratus sont Venus, carreau,
carreler, carreleiu*; d^uhrà agere, outrager; de caput, chef,
capitaine, chapeau, chaperon, capeline, chapelier, chevecier,
capitation, capiteux, caporal, etc.; enfin Z^mAiV/uj^ célèbre
professeur et long commentateur, a fourni- les mots , lambin
et lambiner; et Pathelin ne s'est dit, dans la suite, que pour
désigner un homme fin et rusé.
Je ne me flatte point d'avoir rassemblé dans ce Glossaire tous
les mots de Tancien langage, je crois la chose presqu'impossible,
mais au moins ai-je fait tous mes efforts ,pour qu à Taide de ce
Glossaire on puisse comprendre les anciens auteurs françois. J'y
aï principalement inséré les mots les plus difficiles à entendre,
et ceux qu'on rencontre le plus fréquemment dans les écrivains
des XI, XII, XIII, XIV et xv^ siècles. J'ose assurer qu'on y
trouvera au moins vingt-cinq à trente mille articles nouveaux,
de plus que dans aucun autre ouvrage du même genre. Je les ai
Eris en grande partie dans les plus anciens Manuscrits de notre
tngue ; à la plupart de ces articles j'ai ajouté une ou plusieurs
citations , qui attestent la justesse de la signification que je
donne à chacun d'eux. Parmi ces citations ou ces exemples,
on en trouvera beaucoup que j'ai tirés de S. Bernard, Mss. des
Feaillans, des Dialogues de S. Grégoire , Mss. fonds de l'Eglise
de Paris, A , n^ 3, et enfin des plus anciennes traductions ma-
nuscrites de la Bible , soit de la Bibliothèque Impériale , soit
de divers Cabinets particuliers : presque toutes celles insérées
d'après ces derniers ouvrages, sont suivies du texte latin,
moyen le plus sûr pour assigner à chaque mot sa véritable
signification.
Enfin , pour donner à cet Ouvrage tout l'intérêt dont il est
susceptible , j'ai , d'après les avis de quelques gens-de-lettres ,
donné l'étymologie d'un grand nombre de mots , parce que la
voie la plus sûre pour parvenir à la parfaite connoissance d'une
langue, est d'en rechercher l'origine dans les étymologies. J'en
ai écarté celles qui sont hasardées ou douteuses, pour n'y in-
sérer que celles qui m'ont paru les meilleures, ou au moins
les plus vraisemblanles. Si je n'ai pas toujours réussi dans celles
X PRÉFACE.
<)ue je présente , je réclame rindulgence du lecteur, et le pré**
viens que la plupart sont tirées des meilleurs auteurs qui ont
écrit sur cette partie, tels que Henri Estienne , Bonamy, Borel,
Tripault , Ménage , Guichart , Lancelot , de la Monnoye , le
Duchat, Morin, Barbazan, etc. (J'en ai emprunté beaucoup
de ce dernier.) Parmi celles qui ne sont point de ces auteurs,
plusieurs m'ont été communiquées par divers savans qui m'ont
fait part de leurs lumières, et m'ont en quelque sorte dirigé
dans la composition de cet Ouvrage. Je ne terminerai point sans
les nommer : je dois beaucoup à MM. les Conservateurs , tant
aux Manuscrits qu'aux Imprimés de la Bibliothèque Impériale ,
qui , en m'aidant de leurs conseils , ont bien voulu faciliter les
immenses recherches qu'exigeoit un aussi pénible travaiL
Plusieurs autres Littérateurs ont également droit à ma re-
connoissance : M. Clavier, savant Helléniste, traducteur de la
Bibliothèque d'Apollodore et de Pausanias ; MM. Haz, Lépine,
Ohezi, et enfin M. Méon , très «versé dans notre ancienne
littérature. Celui-ci, outre les articles qu'il m'a fournis, et qui
sont insérés dans ce Glossaire, a bien voulu encore me corn-
muniquer ses Manuscrits du Roman de la Rose, de ses Fabliaux
et Contes, des xi, xii, xiii, xiv et xv* siècles (i). J'y ai
puisé beaucoup de citations ; celles du Roman de la Rose sont
indiquées par un astérique *, de même que quelques-unes des
Fabliaux , les autres étant assez reconnoissables par l'indication
du vers de la pièce d'où chacpie citation est tirée. C'est au zèle
de ces savans , c'est à leurs complaisances multipliées que je
suis redevable de nombre de notes intéressantes. Je les prie
d'agréer ici l'hommage public de ma reconnoissance.
(i) Ce dernier OaTrage Tient de paroitre, en 4 yo\. in-8. , chez le même Libraife.
DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
XJLPRfcs le latia et le grec, là langue françoise a toujours été, et est
aujourdliui, plus que jamais , la plus universelle; présenter le tableau
de 8oa enfance > de ses variations ^ de ses progris, tel est le but de
cet cavrage.
Ayant rinvasion des Romains dans les Gaules, la France éloit
partagée en plusieurs ëlats (cipitateê)^ et ces états eu pays (/Mr^î),qui
avoient chacun leurs loix et leurs coutumes particulières.
La Gaule ëtoit divisée en trois parties (i) , qui différoient essentiel*
lement de moeurs, de gouvernement, de costumes et de langage (s) ;
elle ëtoit bornée au septentrion par l'Océan Britannique, qui la
séparoit de l'Angleterre; à l'orient par le Rhin, la Germanie, la
Rhétie, et une partie des Alpes avec l'Italie ; ati midi par la Médi-
f^rranée, les Pyrénées et FJBspagne; et à l'occident par l'Océan
Occidental.
origine aux Phéniciens. Les Bébryces de Bithyi
établis à Nai*bonne et à Montpellier : ils avoient donné le nom de
mer Bébrycieune à cette partie de la Méditerranée qui baigne les
côtes du Languedoc; enfin le Rhône tira son nom (Rhodanus) d'une
colonie de Rbodiens qui s'étoient fixés sur 8e$ bords. Ces peuples
apportèrent avec eux les arts et les connoi&sances de leur patrie, et
préparèrent en quelque sorte les jours brillans qui dévoient illustrer
les Gaules. Tel étoit l'état de ce pays, lorsque les Romains cherchèrent
à Tenvahir. Ils n'a voient point oublié que les Gaulois, entrés deux
fois dans Rome, avoient semé par-tout l'épouvante et l'effroi , et que,
pour repousser d'aussi dangereux ennemis, ces maîtres du monde
s^étoient vus forcés d'armer jusqu'aux minisires de leurs autels; depuis
(i) Gallia est omnis dÎTisa in partes très, quamm nnam incolnnt Belgœ; aliam Jquir-
tant; terfiam qui ipsomm lingaA Celta, nottrâ Galli appellantar. fui. Oèsar, de BeUo
Ca/fico, lié. i.
Le% Gaules se tliTisoient en Gallia Cis-Mpina ou Gallia Tbgala , et en GatKa Tram^
Alpina, qni formoit denx parties, GaUia Braccata et Gallia Comata; et% deux dernières
furent séparées, et en formèreftt qtiatre, Nat6onemis, jéquitania, Celticd et Bflgica, qni
4 lenr toor fnrent subdivisées en dix-sept provincti^ sons lesquelles étoiei&t compris tons
Ifs peuples de la Gaule. Strabo, lih, 4*
(a) Jul. (ktsar, Kh. i.
.'3; L*an de Roaae i54, la prctnièrc aanée de la 45* olympiade, 599 ans avant J. C.
Dissertation de Carrj s^ Maneiikp^m^ %&^ Jmitimi UUmr, hhilipp., lib. 43, cap. 3, et
Strabo, lia» 4*
xii DISCOURS
ce moment îls ne cberchoient que Toccasion de se venger, elle se
présenta; ils la saisii*ent (i).
Après la défaite des Rois Congolitan et Aneroeste, sons le consulat
de C. Attilius Regulus et de L. ^^ïlmilius Papus (3) , les vainqueurs
songèrent à pénétrer de suite dans les Gaules : la Cisalpine fit une
foible résistance (3), mais les Saliens et les Allobroges ne se rendirent
qu'après une guerre de trois ans (4), qui fut terminée par le Consul
M. }* ulvius Flaccus, vainqueur de l'armée de Bituit , Roi des Auver-
gnats. II s'empara de la Narbonnoise, et y établit des colonies qui
affermirent les conquêtes des Romains, et préparèrent les vasles
desseins qui dévoient être un jour exécutés par Jules César.
On vit bientôt les colonies Marseilloises se multiplier le long des
côtes de la Provence et du Languedoc ; c'est alors que le besoin de les
entendre et de communiquer avec elles fit apprendre aux Gaulois la
langue grecque , qui étoit tout-à-la-fois celle du commerce de la
Méditerranée, de l'ifiilie inférieure, qu'on nommoitla GrandeGrèce,
et de tout l'Orient (5) : cette étude leur inspira le désir de s'instroire.
Pour la première fois ce peuple, jusqu'alors si gi*08sier, sentit le prix
des beaux -arts et le charme des lettres; les nouveaux murs de
Marseille attirèrent ses regards; cette ville qu'il avoit vu naître, et
qui , terminée à peine , dominoit déjà la mer et une partie du continent
où elle s'étoit élevée, le frappa d*étonnement. Bientôt l'esprit d'imita-
tion qui lui étoit naturel , lui fit entourer ses villes et les fortifier ;
chaque peuple voulut donner une idée de sa puissance, en bâtissant
une ville plus ou moins grande, le feu de l'émulation pénétra par-tout,
et en moins d'un siècle, ces vastes contrées présentèrent une nouvelle
face (6). Les Gaulois apprirent des Marseillois l'art utile de l'agricul-
ture ; pour la première fois la charrue déchira le sein de leurs terres,
qui rendirent avec prodigalité le grain qu*on leur avoit confié ; et
pour la première fois aussi , les pampres verdoyans couronnèrent ces
coteaux devenus depuis si célèbres (7). ,
On ignore communément quelle a été la langue particulière aux
Gaulois, par la raison qu'ils n'ont jamais écrit dans leur langue
primitive; et le mélange de diffi^rens peuples avec eux, tant dans
I
i) jippUm. Alex, > lib. a.
a) 3a5 ans avant J. C.
3) L'an de Rome 639, taivant Florns, isS ans avant J. C
4^ L*an de Rome 633, selon Entrope.
'5^ Justîni Hist. Philipp., fib, 43, cap. 4.
^6) Discoon de rAboe Ailland, sur T Ancienneté de Marseille, page a3.
(7) Fomea Massilis ponere vina potes.
Mare. , hb. 1 3 , Bpig. i »3.
Vd eocta fîimis mnsta Maaailiams.
Idem, lib, 3, Mfig' S»<
1
PRÉLIMINAIRE. ]iuj
leurs émigrations que dons leurs transmigrations , avoit dû nëces-
sairement la corrompre de bonne heui^. S'ils n'avoient qu'une seule
langue pour une si grande étendue de pays, elle devoît être divisée
en une infinité de dialectes particuliers, ayant chacun Ieui*s mots
propres et différens des autres. Beaucoup de Germains s'étoicnt éla-
Uis dans la Gaule orientale : eu y apportant leurs mœurs et de nou-
reaux usages, ik dikrent aussi y apporter de nouveaux mots. Bochart ,
dans son Phideg, assure que les Gaulois avoient emprunté du plié-
nicieny les noms de leurs divinités, ceux de leurs Princes, de leurs
magistrats, de leurs armes, de leurs vêtemens, des animaux, des
plantes indigènes, et enfin des contrées de la Gaule qui et oient eu
relation avec les étrangers. Strabon remarque que les Aquitains
difiëroient des autres Gaulois par leurs manières et encore plus par
leur langage, qui avoit beaucoup d'analogie et de confoimité avec
celui des Espagnols voisins des Pyrénées : il est présumable que ce
changement de dialectes avoit Ueu dans toutes les exti*émiiés des
Gaules qui leur servoient de frontières* Un traité de commerce fut
conclu entre les Romains et les Gaulois Cisalpins et Transalpins : le
latin devint alors la langue nécessaire pour les i*elations commerciales;
la république de Marseille contracta avec celle de Rome une alliance
intime (i), qui rendit communs les usages, les arts et les langages
des deux Etats (2}. Les langues grecque, latine et gauloise étoient
tellement fiunilières aux Marseillois, qu'ils furent appelés, par Var-
ron. Trilingues ou Triglottea , k cause de l'usage qu'ils faisoient
de ces trois langues (3)«
Cette première propagation du latin dans les Gaules y dut être
bien plus considérable, quand, aprèis quelques siècles, les Romains
eurent soumis et réduit en provinces, la Savoie, le Dauphiné, le
Languedoc, la Provence et le Roussillon (4), où ils portèrent en
même temps leurs coutumes et leur langage (0); car réduii^e un
pays €K>nqnis en province, c'étoit, chez les Romains, le gouverner
et y rendre la justice suivant les loix de Rome, sans égard à celles
des vaincus.
Elnfin Jules César parut. Après neuf ans entiers de combats et
(i^ Hist. Litt. de la France, tom. i, pag. 43-47 et 56.
(al Les Maneiilois firent présent aux Romains d'nne atatne de Diane, qni ftit placée
vu le Mont-ATentin. Artoùid, Discours sur les Loix de Alarseiile.
^3; S. Hieronjrmi prœfiuio secunda, in secundum librum Coinmentariorum in Epittolam
md Galatkas,
(4) L*an 633 de Borne. Fajrez l*Hist. crit. de la Gaule Narbonnoise, par Manda jors.
Paris, 1733, in-ia.
(5; S. jâugustin. de Cantate Dei, îib. 5, cap. 17, et lib. 7, cap. 7; Fal, Màximiu, lik. a,
csp. a, êtJ)MMmg9, Clost,prtef.^ %, si.
«ÎT DISCOURS
de gloire (i), il aiMijiStit les Gaulois, détruisit leur culte barbare,
réduisit le reste des Gaules en provinces, et y établit des Gouyemcur^
pour y entretenir et lever des troupes, et faire exécuter les ioix
romaines. Cette conquête fut l'époque de la grande révolution des
mœurs des Gaulois; ils semblèrent ne plus former qu'un peuple avec
les Romains (3) y ils se dépouillèrent de leur rudesse pour se plier
au^joug des arts, aux caprices du luxe et des modes ; enfin dans les
sciences et les plaisirs, ib se monti*érent les rivaux de leurs maîti*es.
Les vainqueurs divisèrent les quatre parties du pays conquis en dix-
sept provinces (3) , qui eurent chacune des magisti*ats chargés de
▼^ler au bien des peuples et è l'administration de la justice. Des
légions distribuées oans l'intérieur et sur les frontières , prévinrent
ks révoltes au-dedans, et protégèrent l'Ëtat au-dehoi*s; chaque
capitale vit s'élever dans son sein des écoles célèbres (4); les belles-
lettres prirent un essor qui étonna Tltalie et la Grèce elle-même; les
écoles de Marseille rivalisèrent avec celles d'Athènes (5), et les sur-
passèi^nt, par le grand nombre de protesseurs qu'elles fournirent
aux autres villes. Lies histoiîens parlent avec éloge des écoles de
Lyon, Autun, Besançon, Narbonne, Toulouse, Bordeaux, Poitiers,
Clermont, etc. etc. (6k d'où sortirent Ausone, Fronton, Eumènes,
Exupère, qui furent honosrés du consulat ou d'emplois publics; et
une foule infinie d'autres savans aussi recommandables (7), dont
on trouvera les noms et les ouvrages dans la France Littéraire, et
l'Histoire de la Littérature Françoise.
(i) JuUns Oesar Gtllitm aoBO Urbis oonditc 696 (5S amo. «ntè J. C.}» admiiii»frare
cœpit, ac noTem annis rexit. Pctayiu$ Ration, Temp,, part, i, Uk. 4, fx Sa^tonio in
Juâo, aip, a5.
it) Cieero, lib. 9, Epist, i5, ad famitiares,
3) Ammian. BlarceUiims, lib. il, ctitmerarium Jmtonmi AttgustL
(4) JuTcnal, satire 7, vers i47> >« plaignant de ce qoe Téloquenoe étoit néglige à
Kome , conseille k cenx qui vonaront se perfectionner dans cet art , de passer dans le»
Ganlet on en AfHque.
•. Accipiat te
Gallia , vel potias nntricola canssidicomm
Africa.
(5) Adeôqne magnna et hominibus et rebns impositns est nitor, at non Grapcia in
Gallia emigrasse , sed Gallia in Graeciam translaU videretnr. Justwi Hist, Phiiipp. ,
Ub. 43, cap. 4>
(6) Sola Gallia monatra non habnit , aed yiria semper fortibas et eloquentiasimis
abandavit. S. Hieronjrm. , advenus Figilantium,
(7) Clandien a cm qn*il ne ponToit faire pins dlionnenr à l'Empereur Honoriaa, qae
de lui donner pour cortège les Savans de« Ganlcs et le Sénat de Rome.
Te Gallia doctis
Civibnt, et loto stinarit Roma Sénatu.
Claud, de tW Consufatu Monorti Amgusti Panegpis, rerf. 58a.
PRÉLIMINAIRE. ^ xy
Tandis qae les iuccès des ëcoles gauloises se multiplioient de
tOQies parts 9 une foule de prëdicateuycs ë'vangëliques ^ passant de
FAûe en Europe , vint y jelei* les premières aemwc^ du cbri^tia-
aime; elles se fécoadèrent, et dès le ii® siècle la religion chrétienne
'
sang
badm à Paris la première église de cette capitale-
La puretë de la morale de l'ëvangile, la fermelé de Tespërance
des Chrétiens, qui leur feisoit souffiîr avec joie les plus afliHîux tour^
mens, la décence de leurs mœurs, la paix et l'union qui régnoient
entr^eax, opérèrent une révolution dans les esprits, qui, semblable
i l'étincelle électrique, se communiqua bientôt à tous les habitaiis
de cette partie de la Gaule. Ces premiers Apôtres se serviix^nt des
langoea grecque et latine pour annoncer la divine parole, former la
lîtnrgie et étanlir la religion. C'eat en grec que sont écrits les Actes
des premiers Martyrs de Lyon (3); il en est de même des Instructions
de 8* Irenée, second évéque de cette ville, quoiqu'il les eût écrites
principalement pour des femmes {3)9 ainsi qu'il nous l'apprend
inîrBiefne*
Ceux qui prichèi*ent la foi dans les autres parties de cette vaste
contrëe, se servirent de la langue latine, par la raison qu'elle étoit la
langue des Romains, dont les Gaulois faisoient alors partie. Attale et
le fuiacre Sancte , qui , dans le il® siècle , souffinrent le martyre à Lyon ,
forcés de parler pendant leurs tonrmens, le firent toujours en la-
tin (4) ; les lettres que S. Jérôme écrivit à des dames gauloises (f») ,
celles de S. Hilaire de Poitiers à sa fille, de Sulpice-Sévère k sa sœur
et à sa belle-mère, et enfin de S. A vit de Vienne à sa sœur, sont en
latin.* Sidoine Apollinaire (6), parlant des livres à l'usage du beau
sexe de son temps, cite ceux de S. Augustin, Prudence, Van*on et
Horace. Comment les femmes auroient-elles entendu le latin , si celte
langue n'eût été vulgaire chez les Gaulois? Mamerlin Claudlen
rapporte, dans son Epître à Sapaude (7) , qu'on avoit honte de parler
latin devant les barbares qui envahirent les Gaules. Le latin éloit
!i^ Meseray, arant CIotis, page 408.
91 Cm Actes ne bmu ont été oonserrét ^*eii grec, m«ia il est probable qa'iU aToieiM
fié ecriu en latin. .
(3) Hist. Littér. de la France, tome i*', nartie i**, pages 59, 137 , 2^8, et S. Frenœi Epis-
C9fi iMgdunensù, Epistolm, àk, i, cap. i3, J* 7*
(4) MMMeki^, A*. 5, cap. 1.
(5^ Hieronjrmtu , tom. 4, Epistolœ ad Hedibitun et ad Algasiam»
(6) Sidonius ApoUmans, hh. a, Epiit. 9.
(7) Suph, Baùuii Uiscellanêa, totm. 6, pt^. Si6.
xTj Discouns
donc le langage ordinaire du peuple, puisqu'il s agit ici de diflcours
familiers y et de Tidiome qu'on y employoit.
L'Empire Romain sembloit alors couvrir la terre de sa puissance;
mais ses révolutions perpétuelles, ses guerres civiles, le changement
de ses Princes, la dévastation de ses provinces, tout annonçoit sa
mine prochaine* Ce peuple colosse, semblable à un rocher contre
lequel viennent se briser les flots d'une mer agitée, a voit résisté
long-temps et repoussé, par la discipline de ses légions, les hordes de
barbares, qui, séduits par ses richesses, avoient jusqu'alors vaine-
ment essayé de l'entamer; mais son règne éloit passé, et à la force
de l'âge viril commençoiL à succéder une vieillesse agitée. Déj^
Constantin a voit ébranlé son Empire : il hâta sa révolution en ren«
▼ersant de sages principes qu'il eût dû respeotei*. Ses successeurs,
élevés dans la mollesse et dans la débauche, avilirent le pouvoir, en
abandonnant à de vib eunuques l'art important et di£GiciIe de régner.
Les Gouverneurs des provinces gauloises, avides de richesses et sûrs
de rimpunilé, ne l'espectèrent rien. Le Gaulois libi*e, mis par eux au
rang des esclaves, ne vit dans ces proconsuls que d'exécrables tyrans;
aussi, quand les barbares s'emparèrent de leur patrie opprimée^ ces
guerriers qui avoient fait trembler Rome et assiégé le Capitole, ne
firent aucun effort pour repousser de nouveaux maîtres, qui ne pou-
Yoient être plus cruels que les premiers. Théodose acheva de porter le
dernier coup à ce corps si violemment ébranlé, en partageant, sans
réflexion, les provii^ces de l'Empire entre ses enfans. Julien avoit
arrêté les incursions des barbares, mais sa mort, arrivée lan 365,
leur donna l'espérance de conquérir les Gaules, et de les partager.
Ce fut le dernier jour de l'an 4o6, que trois nations puissantes,
les Alains, les Suèves et les Vandales, soutenus par des corps de
Huns, de Sarmates^ de Saxons, de Quades, de Turulinges et «d'au-
tres peuples barbares, passèrent le Rhin, tenant d'une main le ièr
de la destruction , et de l'autre celui du fanatisme ; U'alnaut à leur
suite la brutalité, le carnage, le sacrilège et la désolation. La Ger*
manie, la première et la seconde Belgique, furent saccagées d'une
manière horrible. L'Océan débordé, dit un auteur contemporain,
n'eût pas causé tant de désasU'es que le fer de ces barbares. Mar-
seille, cette ville illustre, dont les forces avoient arrêté César et
flétrï ses lauriers , Marseille fut entièrement détruite. Ils ravagèrent
également les deux Aquitaines, la Novcmpopulanie et les deux
Narbonnoises (i). Le succès de cette irruption, que rien n*avoit
arrêtée, fut suivi de nouvelles invasions, qui réussirent .comme la
(x) liistoire crit de U Ganlt Narboonoitt^ a* partir. ,
PRÉLIMINAIRE. xvlj
première. Les Allemands et les Bourguignons (i) traversent le Rhin
pour la secoflde fois en 4i3| s'emparent de l'Iielvctie, du territoire
des Sequanoisy de celui des Eduens, du Lyonnois et du Dauphiné (2) ;
enfiii les Francs, peuples habitans de Fautif côte du Rhin, voulurent
anflsi partager les dépouilles sauglantcs de la Gaule; ils y p<^ni.'trérent
Tei*s Tan ésS, sous la conduite de Clodion, un de leurs capitaines,
et sVtablireut sur les confins du diocèse de Tongies, près Bru-
xelles (3). Je ne m'appc-sautirai point sur la suite de leurs conquêtes,
ni sur le caractère de leurs cheis, celte partie de leur iHstoire <?tant
ëtraugère au sujet que je traite ; je continuerai seulement à pailler
des changemens arrives à la langue commune à la France-
Avant la révolution que je viens d'esquisser, des asyles consa-*
crës à la celraile et à la pratique des veilus s'ëtoient élevés ; de
fieux cénobites, dans le fond de leurs solitudes, s'étoient dévoués à
édification des peuples, à la défense de la foi et à la conservation des
belles-lettres. Dans ces jours de deuil, le ciel sembloit veiller sur les
cbe&-d*œuvre des anciens, en inspirant à ces vertueux solitaires le
désir d*en multiplier les copies (4}. « Les sublimes productions des
• plus grands génies de Rome et d'Athènes, dit un savant estima-
I» ble (5), trouvèrent un asyle assuré dans les retraites de la religion,
• et c'est de là qu'elles ont passé de siècle en siècle jusqu'à nous.
à L'Eglise qui avoit adopté les langues grecque et latine, les parla
itoujoars, et sans elle l'ignorance eût prévalu; mais il falloit des
• hommes retirés du monde, consacrés à la i*etraite par choix, à
> l'étude par goût, au travail par devoir, animés du même esprit et
>du même zâe, vivant en commun sous un même régime, qui
• voulussent employer les loisirs de leurs solitudes à lu lastidieuse
••occupation de transcrire sans cesse. C'est pour le bonheur des
• sciences et des lettres que ces corps ont subsisté ; jamais des parti-
"caliers, dissipés par les afiaii*es domestiques, détournés par celles
» du dehors, n*auroient pu se livrer à un travail si long et si pénible,
"^ et c'est un des grands avantages qu'on ait tiré de ces laborieux et
> savans solitaires, qui, du fond de leur retraite, éclairoient le monde
» qu^ils avoient quitté ».
Les vainqueurs d*une nation lui donnent ordinairement leurs
t\) TillemODt, Hist. des Emp^renn, tome 5, page tii6, 1/1-4.
(ij Choricr, Hist. da Daaphiné, Iît. 4* $• >4f l^tg^ ^i^'*
r3^ Tillemont, Hiat. des Emperenn, tome 5, page C38, m-4.
ti) Mabillon. Annah Ordinu S, BenedicL, loin, 4 . pag. 47 ; Frodoart. , lib. 4 , c/j'7. a ;
Hnirv, DÎMoars m sur THist. Ecclés., $. laa; Histoire Liuér. de la Fraiici*, toiutr 3,
p«-3i,n*4i.
#. Kignlry de JoTigny, Discoan fvr les Progrès de.« lettres en France, page l/ï.
font, 178 a y inA.
1. f»
r^vL?
iTÎij DISCOURS
xnœnrs, lear langage et leurs leix , lorsqu'ils sont plus avancés, k cet
diflfêrens égards, que les peuples qu'ils soumettent : c'e4 ce qui arriva
aux Romains dans les Gaules , quand ils en fireht la conquête; au
contraire, si les vainqueurs sont plus grossiers, et coridéquémment
moios instruits que les peuples soumis, ils adoptent, en d'jr ëtablis-^
sant, ce qu'ils trouvent chez eux de meilleur. Ce que j'avance
ici, j'en trouve la preuve dans les Francs, les Bourgiiighons (i), et
chez les autres peuples qui vinrent s'emparer des Gaules, après cti
avoir chassé les premiers barbares qui les a voient envahies; ils s'in-
corporèrent avec les habitans , et bien loin de les forcer à parler leur
langage tudesque ('i) , ils s'accoutumèrent à celui des Gaulois, c'est-
à-dnne , à la langue latine.
Cependant les Francs, paisibles possesseurs d'une partie de^ Gaules,
élurent des Rois. Clovis abjura le paganisme, à la prière de la Reine
Clotilde son épouse , et reçut le baptême des mains de S. Remi ,
archevêque de Rheims (3). A peine ce Souverain eut-il embrassé le
christianisme, que les Bourguignons, les Visigots et quelques autres ,
peuples , qui jusqu'alors avoient été imbus des erreurs de l'arianisme, |
miitérent son exemple. Les vertus du Clergé revoient rendu respec- |
table, et Tadmiration du peuple pour lui s'accrut en raison de Fesprit q
de sagesse , de science et de piété de ce corps. Constantin lui hdi*essa \
une requête, tendante à obtenir quelques-uns de ses membi*es pour ^
juges du schisme qui divisoit les églises d'Orient (4). Uès-lors le latin
conserva la supériorité qu'il s'étoit acquise; les conciles, les loix, tes ^
ordonnances, les jugemens, les chartes , les diplômes et autres actes ^
publics, furent rédigés en cette langue. Au vi* siècle S. Césaire d'Arles ,
s'en servit pour composer ses F ilxhortations, et Fortunat, ses Poèmes (5). ^
"La Reine Radegonde écrivit en latin aux Pères du second Concile de ^
Tours, qui eut lieu en âGG, ainsi qu'à Sainte Césaine, abbesse à Arles,
qui lui répondit dans la même langue (6). Nous avons la vie de cette <
Reine, écrite en latin, par une religieuse nommée Haudonovie,et <
Îu'on préfère à celle composée par Fortunat ; enfin les Instructions l
'Archénéfrede, mère de S. Rustique, et de S. Didier, évêque de ■-
(i) Hist. Littér. de la France, tome a, page a6; Udtprand Hist.,li6. 4 , cap, aa; PajnK ]
le Masson, Annales, liv. i*% page 48.
(là) Il est Trai qne leii Tainquears n*étoient qn'oue poignée d^hommes, comparatiTe-
ment à ces peuples nombreox. répandos dans nos provinces, et dont les descendans ont , '.
malgré les révolntions arrivées dans le cours de treize siècles, conservé un si grand
nombre de mots latins ; tels sont encore les patois , idiomes et jargons de nos prbviuees
méridionales; d'où seroient venues à ces peapkt tant d'expressions latines, si la langue
des Romains nVtoit restée vulgaire parmi eux ?
r3) Le Oointe , Annal. Eccks. sub ann, 4g6.
[^) Optât,, lib. I.
[5^ Fortunat,, lib, 8, carmen 1,
[ê) Martfne, Thesaunu anecdotorum, tom. i^pag.'Z,
Si
PRÉLIHIUAI&Ë. xix
Cfthors, aont aassî en latin (i). Xouteâ les autorités que je vien» do
eîter proaTent, je cron, d'une manière irrëcosabley que la langoe
btine fat parlée Talgairement dans le^Gaules pendant un long espace
it temps; mais le langage des barbares qui les eaTabii»e»C altéra iu-
aosibleTnent, d'abord chez le peuple^ et ensuite dan» les- rangs pkis
âevés, la langue des Horace et de» Virgile : un jargon composé d&
mots tudesques et romains la remplaça , et fi^rmcl^pety à peu la tangue
fomanè {2) , qui a ta gloire d'aroir été mère de 1» langue franfcn*»,
anjoard'hai la plus répandue ches tes peuples civilisés de TËurope^
Chilperic, an témoignage de Grégoire de Tours (5)et d^Aimoin (4),
icndît pluflieors ordonnances en latin, relatiteatfenV àk fcmgoe S&it^
sa deroit &ire usage; maïs ce latin se ressent lui-même da s^om^ et
ià règne des barbares. Il s'altéra encore davantage dans- tes sièolea
mwmaMy et cette altération s'étendit jusan'à Rome, où , dès^le vi^siè^
de, par une corruption diflRérente , elle toriM la langae italienne (5) ,
oomme le prouve S. Grégoire (6) dans ses Dialogué^, qu^it écrivoif
en 593. Le concile tenn k Anxen*e en 598, défendit ée faire chanter
Ams les églises , par de jeunes filles , des chansons et des cantiques
entremêlés de latm et db roman* Grégoire de Tours, qui écn'Tvoit
ivant 553, se plaint que les letti'es sont méprisées. « Un rhéteui:'
philosophe, dit-il, a peu d'auditeurs : on court en foule enlendre un
rastique (7) ». 1^ troisième concile tenu à Tours ordonne, au septième
canon, que les évêqnes s'occuperont de traduire en langue vulgaire,
certaines prières et pseaumes, pour que le peuple puisse les entendre.
Celui de Kheims, de la même année, contient un semblable règle-
ment; et le concile de Mayence, tenu en 847, ne fit que copier le
décret de celui de Tours (8).
Charlemagne parut; soutien des sciences et des lettres, il tenta
(il Lmàè€, Bibiiotheea iiomi Mst, tom, i%pdg. 70«.
(i) UMgua romana nudca , ou nmplement nutica, galUca , vufguris, simptex , ruralis,
mmiîsg piehtïm, et jamais y^oncrcii, eomme Font dit Ja Pin et lu RavalUèrc, k moins
fm r<m n*eii détermine la signification comme ^nibert de Nogent, lil>. 7, cap. a et 5<
imgma fnutcica ne signifie point, langue rrançoise, mab langiie todesqn*, tbéotis<in#
•■ allemande, «{ai étoit celle des anciens Francs.
f)) Lib. 5, cap. 44 et 45.
hS Lié. 3, cap. 40.
fS) Jml, Ctts. Scaiiger, an ignoras , liugnam galUcam , italicam , kîspanicam , lingnu;
Isma abortom eue? et iyucmmge, prœf. Glouar,
SJJé. %^ cap. iS.
Pkiheophmtnem rhetorem, inielfigtmt pûuei , loquentem rusiivum inuîiù
(S) Comeiiia, tom. 7, |)ag. 1^49, ia56, cap. i5, pa^. ia63, cap. 17. Le» Concile.^ de
Hiiîmi et de Toors representoient l*Eglise entière de TErapire FrunçoÏM, qui comprenoit
ilors les Gaules et la Germanie. L'ordonnance est en c.en ternies : •< Et ut ensdem homUias^
•Masque aperte transjèrre studeat in mslicam roroanam iinguutn, aut tlreotiscam, quo
pdtriu emneû pouint inteUigere qtut dicunttir». Dans les siècles sa i vans ces Ordonna nrrs
knmi rvaouTciMa. f^4^«s m mime Ouvrage, tome S, page 42, rbap. a.
'i
u DISCOURS
vainement de rëtablir la langue latine dans toute sa puretë , en org£
nisant de nouvelles ëcoles. Son règne fut, il est vrai, illustre pa
Walafride Strabon, Florus, Ëginhart, Thëodulfe, Alcuin, Th€
gan, Ermoldas, Nigelus, Raban, Frothaire, Hincmar, Aldnin
Gotliescale , etc. ; mais il ne put parvenir à rendre la langue latin
vulgaire y ainsi qu'elle Tavoit été ^ et elle commença, sous son règne
à devenir langue savante.
Je touche à l'époque d'un des plus anciens titres de la langa
romane, et qui porte avec lui tous les caractères de l'altération d
latin. Je veux parler du serment que Charles-le-Chauve, et son fret
liOuis-le-Germanique, se prêtèrent à Strasbourg, le 16 des kalendi
de mars 842. Plusieurs auteurs l'ont publié, mais toujours avec d(
difEërences; pour le donner correctement, j'en ai tiré une copi
figurée sur le manuscrit original, que je joins ici : le lecteur ;
reconnoitra la langue latine déjà fort altérée, mais sans aucun mélang
de mots celtes ou gaulois. Charles le fit aux Allemands en langu
tudesque, et Louis le fit aux François en langue romane (i).
Cùnique Karolus hœc eadem romana lingua perorassct, Lodhu
vicus quoniam major natu erat , prior hsec deinde se servaturur
testatus est«
Serment de Louis y Roi de Germanie.
Pro Deo amur , et pro Christian poplo, et nostro commun salvâ
ment, dîst di en avant, in quant Deus savir et podir me dunat , .
salvara jeo cist meon fradre Karlo, et in adjudha, et in cadliun
cosa, si cum om per dreit son firadra salvar dist, in o quid il mi alti
si fazet, et ab Ludher nul plaid numquam prindrai , qui meon v<
cist meon fi:adre Karle in damno sit.
Quod cùm Ludhuvicus explesset , Karolus teudisca lingua , s
hœc eadem verba teslatus est.
(i) Ergo zn kalende marsii , cam Lodhnyicas et Karolns in civitate , qnse oli
Argentaria Yocabatar, nanc aatera Strazburg vnlgô dicitur, et sacramenta qase subt
notata sant Lodbavicas romana , Karolos verà teudisca lingua juravemnt , ac sic an
sacramenta circumfnsam plebem, alter teudisca, alter romana lingua alloquuti sni
Nithardus, Mu* fol, la, V* ; Codex Fatic,, n* 1964, ft Historiœ Francorvm, apud *
Chesne, tom. ^^pag. a;4.
bdec MfLe iirrbA.- romwj
liAw Jemcle jéfmuuvW
JJ ro 35 dmut* 4^ uxp'i jj
b
li
dt
di
et
PRÉLIMINAIRE. xig
Serment de Charleâ-le^Chaui^.
In Godes miyia indHethes (indintbes) chiistlanes folches ind unser
bedhero gealt nissi (juâsi) fon (son) thesenioda ge frammor dessô
&am so mir Got geuyiz ci (ei) indi madh furgibit so faald ihtes an
minan bruodher soso manmit rehtu sinan bruher scal inthi ^juthi)
utha zermigsoso (soson) maduo, in dimit lueren in noihe in ait hing
nege ganga (gango) zheminam vuillon imo ces cadhen yuerhen.
Le même Serment en langue latine, suivant Bonamy.
Pro Dei amore^ et pro cbristiano poplo et nostro communi salva*-
mento , de ista.die in abantc, in quantum Deus sapere et potere mi
douai, si salvaro ego eccistum meum fratrem Karlum , et in adjutmn
ero in quftque una causa, sic quomodo homo per directum suum
fratrem salvare débet, in hoc quid iUe mî alteioim sic faceret , et ab
Lothario nullnm placitum numquam prendero quod meo yolle
cccisti meo iratri Karlo in damno sit«
Traduction.
Pour Tamour de Dieu et pour le peuple chrétien, et notre commun
]our), autant que Dieu
i mon frère Charles, ici
^ ^ _^ , qu'un homme, par droit
et justice, doit défendre son frère, en tout ce qu'il feroii de ta même
manière pour moi; et je ne ferai jamais avec Lothaire aucun accord
fn, par ma ydlonté, porteroit dommage à mon frire Charles,
que Toici.
Sacramentum autpm quod utrocumque populus quique propria
lingua iestatus est, romana lingua sie (sic) sehabet.
Serment des Seigneurs françois , et sujets de CJiarles-le^Chauvem ,
Si Lodhuvigs jBagrament que son fradre Karlo jurât, conservât,
\ et Karlus meos sendra de suo part non lo stanit, si jo returnar non
I lint pois, ne jo, ne neuls cuieo returnar int pois in nuUa adjudha
; contra Loduwig nun li juer.
I Tendisca autem lingua.
paii DISCOURS
Serment des JSeigneuré ti 9U^U de LofuUA^Germanique.
Oba Karl Uien «id , then «r ^e no "brue^ber HSdimimîge "(Ludr
Imwige) g€0iior « geleifli^, indi (îad) Ludbawig mm herro , iSien tx
dmo gesâor, fi^rbrihchit, obi iiiaa nés imTeiidenii^ ^^^%i noK ih,
moh tbeoa, «oh iiein tiienfhes kuvendea ^mstf^ tu iébar Kiu:le imo ce
fsAm tine iwMlhft*
/^ même Serment en langue latine, suivant Bonamy.
Si Ludovicus sacramentum quod 8uu8 frater Karlus jurais conaer-
•i«rt,et S^iAns^meiia^Seniorde Wf^rte non iHvdleneret^^î ^o retoiy»
dMiseinon. illnm ii^de pofisamyDeC'^o, n60«i]Uus<{aera ego retomara
onde pKsum, in «uUo «djiHo <xmlra Ludofîeam iion illi iuero.
^^^ducii^m.
Si Louis observe le sermeniqn^aanfiière •Charles lai juvey-etque
Charles mon Seigneur, de son côte, ne le tint point, si je ne puis'
détourner Charles de cette .i^kihfcl(k»L, iù moi, ni aucuns que je puis '
dëtourner, ne serons en aide à Charles contre Louis. '
à
•Quibus p^r-f^ti^ JLo^hi^wjpw Am^ f^nu^^pivfMn let K^olus joata '
.Wftô^um $^ y,Hi^zp;i^m:g WainiHii^MP iter iftiwawfr. - !
;Bon^p:i/ (\(ë0fioif:e3 de l'Afr^A- d^ iQ^î|\.^ MW^ M? pf^g*.^o«)i
doupe la|i:^4^c;tion de c^ .sfp7nenL|.,ea Ii^ue wm^^fi^ 4^ xu^^iàcdiei^
je k transcris seulement .<i)^prgHel^Vi|â9 j^èrea lOWl^ti^t^Ps %Me l'uî
crues nécessaires.
Por Di^ amor^ et por .cjiri^n jpople^t.^npst^e^^QIIWua ealya*
ment, de cest jor ia a,va^t en k^t A)eus iHf^v^e^* c^ p^pir^medopa»
si sulverai jeo cist meon frère Karle, et en ajudhe seroi en cascune
cose si Qum um p^ dreit sun ii:eire saluer dikt i^.P t^ il fs^ Mti^
faset , et à Lothaiie nul plaid n'onques prindrai qui par mon voil à
cist moun frère Ka^le en ç^mfi seit.
ns lo sagrameiiL '^ke sun irev^ 'Kfirie jure , cunsei*ye , et
eon Seuhorde sue part non lo teni^t^ jBe géo no l'en ugia..
'Se Looîs
Karles meon
ne jeo, ne nulz ki jeo retorner en pois, ea nid ajudhe Loois nun
li 6erai«
"^ PRÉLIMINAIRE. xxiij
Ce monument constate de la manière la plus authentique, l'état
de la langue romane au ix' siècle , et prouve qu'elle est entièrement
tirëe du latin. J'invoquerai à cet égaixl l'aveu d'un zélé partisan de
celte gonyerite (i), qui, après avoir mis en latin ce fameux ser*
ment , le compare avec Tonginal , et s'exprime ainsi : « Si quelque
1 personne, de celles qui se piquent de bien savoir le latin, se don-
» noit la pe|ue de connt>nter ces cfeux textes, à quelques altérations
» près dans la colonne oiî est le roman, elle yerrpit sûrement Tiden-
1» titë dans le sens et dans les mots; car il n'est aucunement à craindre
* qu'une ressemblance si frappante soit d*e$pèce à n'être pas apper-
» çue ». J'ajoute que ce monument prouve aussi que le latin n^étoit
plus entendu du peuple, mais on n'a p^ droit d'en conclure que le
tadesque dominât la langue, ainsi que Tofi^ prétendu plusieurs sa vans;
et Ton peut prëe^imer que dès cette époque on fit des traductions, puis-
que le Tiii^sièc^ pffire déj^ des vestiges di& la langue romane, qui com-
mençoit à se former* Mabillon (3), dans l'un de ses ouvrages, donne
répitaphe d'une Ëusèbie, abbease à Arles, et une lettre tout-à-fait
rastiqùe (5), présentée par des moines à Charlemagne , au commen-
cement de son i*ègne ; on y vpit l'article le, ainsi que les expressions
suivantes, qui se trouvent aussi dans les litanies en usage à la Cour
de ce Prince, avant qu'il fût Empereur : Ora pro nos, tu lojui^a (4).
Mais la protection que Charlemagne et quelques-uns de ses suc-
cesseurs a voient accordée aux lettres, ne les empêcha point de suc-
comber pendant les guerres civiles dont la France fut déchirée.
Le goût de l'étude s'éteignit, et le Clergé lui-même, jusqu'alors
fidèle conservateur des sciences, les abandonna honteusement pour
se livrer aux plaisirs du siècle (5). Tant de désordres engagèient les
évoques et plusieurs personnes remplies de zèle et de lumières, à
travailler à la réformation des monastères où s*étoient introduits le
lel&chement et Toubli des règles. Plus de quatre-vingts conciles furent
tenus en France dans le cours du Xi® siècle, pour rétablir la discipline
et Tordre des études ; bientôt à la faveur de la réforme , les écoles
monastiques se multiplièrent, les évèques prirent sur-tout soin de dix*i-
ger celles qui étoient destinées k l'enseignement des hautes sciences. Le
désir d'instruire étoit si grand chez ces respectables religieux, que,
bien loin d'exiger un salaire des étudians, ils poussèrent la générosité
jusqu'à nourrir ceux de leurs élèves qui étoient dans l'indigence ;
(1) Le Brig4nt, Déuchement de la Langue primitiTe, page 1 3 de la seconde partie.
!a) jtnmoL Ordinû S. Bénédictin lUf. ai , /i* lo, etConcuia, tom, Q^ pag, 17S0.
3) D. RiTet, Hiat. Littér. de la France, tome 7 , pré£ice, page zxxiv.
41 Anmal, Ont. S, Bened,, tom. a, aag. 682-684.
5) Bahtxii' MîtceO. , tom. 'j^ pag.S^\ Concilia, tom. 9, pag. 5ia-664y 866 , 104 x-
1049, "^9 ^^^7 > ^^ Gt^li^ Christ, nova, tom. i, pag. 10. •
4
xlir DISCOURS •
d'autres forent employés à multiplier les copies des bons auteurs
pour les faire coonoilre; un point capital de l'Ordre des Chartreux,
ëtoit d'annoncer la parole de Dieu par les livres, puisque leur règle
dëfendoit de le faire de vive voix, et de les transcrire pour en augmenter
le nombre. La reforme du Clergë et le goût pour les bonnes études
pénétrèrent dans l^s provinces, où s'élevèrent de nouvelles maisons
destinées à l'instruction : tant d'efibrts réunis furent couronnés d*un
ëclatant succès, et l'Histoii^e Littéraire de la France n'eut plus d'in-
terrègne à' décrire.
Plusieurs savans concoururent aussi , dans les deux siècles dont je
parle (i) , à tirer la France de son ignorance, et à réparer les perles
qu'elle a voit faites de ses livres les plus précieux, par les irruptions,
les pillages et les incendies des Sarrazins, des Normands, des Hon4
grois et des Bulgares. Ces hommes instruits cherchèrent à rendre
Tétude des sciences moins aride ; parmi eux l'on distingue encore
Gerbert et Abbon de Fleuri. Trois Souverains tentèrent ausû de
ranimer la culture des lettres : Robert n, fils de 'Hugues Capet,
Guillaume v, Comte de Poitiers et Duc d'Aquitaine (2), qui, s'il
n'eût point été connu comme Prince, se seroit fait un nom distingué
comme auteur; enfin Guillaume le Conquérant , qui les favorisa de
toute sa puissance, en donnant à l'Angleterre des loix écrites dans
la langue qu'on parloit en France, et en obligeant ses sujets à l'em-
ployer dans tous les actes , afin de la rendre aussi commune qu*en
Normandie ; de l'Angleterre elle passa en Ecosse ; sous Edouard le
Confesseur, dont le règne commença en io45, elle étoit celle de la
Cour (5). Ce Prince a voit été élevé dans la Normandie (4) , il en
avoit appris la langue ; et lorsqu'il revint en Angleterre prendre
possession de ses Etats, il y amena plusieurs Normands qu'il combla
de biens et de dignités, pour tâcher de leur faire substituer la langue
et les usages françois à ceux de ses Etats (5).
Les Allemands eux-mêmes connui*ent la langue romane , et s'en
servirent quelquefois (6). Le Roi Louis d'Outremer ne parloit point
d'autre langue : les évéques en firent usage pour haranguer les con-
ciles. Aymon, évêque de Verdun, chargé du discerna d'ouverture
de celui qui eut lieu en 995 (7)9 à Mouson-sur- Meuse, le fit en
(1) Les X* et xi* siècles.
(7.) Qoi, en 993, saccéda à Gnillaame son pérc, samommé Bns-de-Fer. P. Pithou,
Hisiorici Franciœ , tom, i.
(3) Guibtrt, ab Novigent., lié. 3, cap. 9.
(4) Du Chesne, Hist. Franeor., tom. 3, pae. 370.
(5) Ingulfus, H*tt. Crojrlatui., pag, %^. Cœpit crgo, tota terra snb Rege et sub aliit
IVormanais introdnctis Anglicos ritus dimittcre, et Franconun mores in mnltis imitari.
Î6) ChronicWt Abbat. Uspergensis, «nu. 937.
; — ■■■
[7) Concilia, tam. 9ip<tg- 747-
\
PRÉLIMINAIRE. x^r
làngae romane^ il y reproche à Âmoulf , archevêque de Rheims,
d'avoir feit ouvrir les porUs de cette ville à Charles de Lorraine , et
d*avoir conclu un traité d'association (en François) avec les ennemis
du Roi (i).
J'ai dit plus haut qu'en différens conciles , les ëvèques firent des
ordonnances pour la traduction des livres sainte 3n langue vulgaire.
Outre les conciles de Rheims et de Tours en 8i5; de Muyence en
847, et d'Arles en 85 1 ^ l'on connoît encore plusieurs autres man-
démens et ordonnances sur le même sujet (s). Le xi* siècle offiît ^
plus de monumens remarquables que celui qui Ta voit pi^cédé ^ plu^
siears traductions d'ouvrages importans, parmi lesquels on distingue
les Quatre Livres des Rois et ceux des Machabées, ouvrage mêlé de
prose et de vers (5) , un Commentaii*e sur le Pseautier (4) , le Can-
tiq^ae de S. Athanase (5) , les Morales et les Dialogues de S. Gré*
gou?e (6), le Sermon anonyme sur la Sagesse (7), voilà une partie
des ouvrages qu'il produisit* Un moine du Mont-Cassin traduisit
l'Histoire de GeofiEroi de Malaterra, et la dédia à Didier son abbé,
qui fut élevé au Pontificat le 34 mai 1086, sous le nom de Vic-
tor m (8). L'Abbé le Beuf (9) fixe à cette époque Torigine de»
premières traductions dans les Pays-Bas^ parce que la langue vul-
gaire y étoit plus éloignée du latin que dans les provinces méridio-
nales du royaume, et qu'ils furent, pour ainsi dire, le point où se
rendirent d^abord les étrangers venus du Nord* Ce savant critique
pense que la Normandie possédoit, au xi* siècle, plusieurs Vies des
oaints, qu'un poète avoit mises en vers vulgaires* Ce qui peut for-
tifier cette opinion, c'est que S* Norbert prêcha en fi^ançois dans la
seconde Belgique, ainsi que S* Vital de Savigny, en plusieurs pro-
vinces du Nord (10)* Mabillon (11) assure avoir vu, dans l'abbaye
de Lagny, un manuscrit fi:ançois contenant l'histoire de deux trans-
lations de S* Thibaud de Provins, dont la dernière eut lieu en 1078,
(1) Addcbant ctiam de pActif et constituds in ynlgari lingoa, cam codem habitii.
Depotith jimulfit oaud du CKesne, lom. 4 , pag. i lo.
λ) Hitt. Lin. de la Fk^ace, tome 6, page 370.
3) Siblioihèqoe de rArtenal; Barbaxan en a donne one Notice dans le Discoors qni
précède tes FabÛaox.
i4) BiUioth. Impér., n* Si 77, ûi-S.
5) BiikUoth. de rAnenal.
(6) Biblioth. Impér., |ii-4.y fonda de l'Eglise de Paris.
(7) /^û/.
!S) Bîblioth. Impér., in-foL, fonds de Colbert. Ce Mis. a appartenu A dn Chesne.
9)ȃtat des Sciences en France, depuis le Roi Robert jnsqn'i Pbilippe-le-BeL Dis-
tertadoms, tome, a , page 3S.
10^ BoUand., Acta Sànct, , 6 jnin , pag. S27, n* 24 } Fleuri , Hist. Ecclta. , lir. 67 , n* 10.
si) Jeta Sonet., tmn, 9, pag, iSj, rr^
i
DISCOURS
et cet ouvrage lui paroissoit avoir précédé les e:9:emplaires latins.
Dans un autre endroit du même ouvrage, il nomme (i) plusieurs
poètes erotiques qui composèrent des chansons en langue vulgaire.
C'est en 1066, à la fameuse bataille de Hastîng contre Harold, qui
y fut défait, qu'pn chanta pour la dernière fois la célèbre chanson de
noland. N'oublions pas que les Anglois envoyoient ]eui*s enfans en
France y tant pour y làire leurs étpdes et se former à Part militaire ,
que pour se défaire de la grossièreté et de la rudesse de leur langue
naturelle, et y apprendre Ta romane, qui étoit alors réputée la plus
douce et la piQs polie (3).
Le' xii* siècle présente également des traductions^ mais il oSîe de
plus un grand nombre d'ouvrages d'invention. Un Comte de
Guines (5) fisiit traduite par Landrv de Vallanio, Godefroy et Simon
de Boulogne , différens livres de piété, d'histoire et de physique; le
poëme de Marbode est mis en vjers^ S. Bernard prêche ses Sermons
en langue vulgaire; Abeilard compose des chansons galantes dont il
&it la musique, et que, suivant les historiejis, tout le monde retint;
S. Bernard Iui-n;iême fut soupçonné d'avoir composé quelques chan-
sons dans sa jeunesse ; Hélin^nd ^rit ses différeus ouvragiess ; Pierre
de Vemon donne les Enseignemens d' Aristote , et Robert-grosse-
Tête le Roman des Romans; les Romans du Brut et du Rou
paroissent, l'un en 11 55, et l'autre en 11 65; enfin ceux de la con-
quête d'Outremer et de Guillaume au court Nez, qui contient l'His-
toire travestie de S. Guâlaume de Gellone, les suivirent de près. Cet
apperçu des ouvrages considérables fournis par le xii^ siècle , doit
fajre présumer qu'ik avoient ét^ précédés d'autres moins impor-
taiis , qui leijir servirent en quelque soi'te de modèle. Il n'appartient
qu'à Jupiter de faire sortir de sa tête une Minerve totale armée.
La restauration des écoles et l'ardeur avec laquelle on les suivit
dans le cours du siècle précédent, prépai*èrent les succès de celui que
nous allons parcourir rapidement; en effet, il seroit plus aisé de
compter les fleurs qu'un printemps fait éclore, que de nommer ici
les poètes en tous genres qui écrivirent au xiii'' siècle , et dont les
ouvrages nous sont parvenus. Une ép^déi^ie poétique, si je piis
^n'exprimer ainsi, se répandit diez les François; et semblables a ce
peuple dont le soleil avoit échauffé les têtes à la représentation d'une
tragédie d'Euripide, ils ne parlèrent plus qu'en vers.X)utre les tra-
ductions des livres saints, on rima des Commentaires sur l'Ecriture
Ti^ Jeta Sanci., tpip. 3, pa^. 37B; etjiimàL, lUf. Çp, ;i* 4i*
(a) Ob osam armoram , et ad lin^iue nativae barbarien joUcndain ? Du Chesnt ,
(3) Le Bcaf, Disi., tome a, part, a, page 38,
PRÉLIMINAIRE. xxv^
Sainte y des ouTragea de théologie, de morale et de philosophie , des
légendes, des histoires sacrées et pro&nes; enfin la Coi;it;i;ime de Nor-
mandie et la Règle de S- 3enoit . fureiM n^ses en vers. On composa
des satires, des historiettes^.des fabjuaux^ des contes ddy ots et badins, des
romans de chevalede, die fé^e.et.d'amçtVtr ;^t4:e fut alors que paru-
rent les premiers essais dans la poésie épique et dramatique. La chan-
son prit un tour pjlus fia et plus délicat^ quelques persqnnes illustres,
des SouTer^ins même, ne dédai^èr^t po^vt^'^jçi 'Composer et de sy
iaire remarquer. Thibaut*, Roi de Navarre, ^ntreç^eui le premier
avec ordi'e les rimes fi^inines et masculines, et ^onna par là à ses
chansons une grace inconnue jusqu'alctrsji I^PP^^^neuriG^e JBrulez,
Monseigneur 'rhibaut de Blazon, les-Chigitelains deCouci et d'Arras,
le Comte d'Anjou, le Duc de ft*abant, le Vidamede Chartres, les
Messires Gautier d'Aq;ies, Hugues de ^ersi^, Raoul de âoinons,
Robert de Mai4>erole8, Jacques de Chison, etc. brillèrent dans le
même genre de composition, ,c^ fui;e9t plficés ^ar la postérité au
nombre des auteurs les plus agréables de ce temps-là.
Cest une 6hose digne de p$u[parqae,.que ce soit pendant le règne
du plus saint de nos Rois, que la romancqiîe ait^t le plus de progrès,
et que le nombre des conteura et des cbansonniç^rs soit oevenu si grand ;
car ce ne fut pas seulement dans la capitale qu'on écrivit i en pro-
Tiuoe des poètes se distinguèrent dai;i^ les dialectes picard, walon,
normand, parisien, bourguignon, gascon et proyençal; dans ce der-
nier sont compris le languedocien ^ le dauphinois, le bourdelois, et
ceux des autres provinces méridionales situées au-delà de la Loire.
Mais tous ces rimeurs, sans exception ^ négligèrêiit du plus au moins
le yrai et le naturel ; au contraicç., les moyeijis merveilleux et ex-
ti-aordinaires eurent pour ei^x un charme puisaaiit. Peut-être Ten-
thoudiasme général de la nation pour la chevalerie , fit-il entrevoir
comme des choses possible des fiiitjB invraisemblables? Quoi qu'il en
•oit, les fables f^t ]a fiction jurent ^ seules divinités inspiratrices des
qui aerv.ent cuvent à la peindre. Par .exemple, dans les vignettes
a un iQi^MSGrit où les auteurs et les peinû^s ont représenté Alexan*
dre, ce Roi e)t vâtu d'un surcot; sa Cour est composée de Barons,
de Pairs et d'Évèques, et son palais est un çhAteau-iort, accompagné
de tours. Dans un autre manuscrit 6n a peint les funérailles de Jules
César ; son corps , précédé de la croix et de l'eau bénite , est entouré
de religieux , etc. Je craîndrois de fatiguer le lecteur, si je lui retraçoi^
toutes les erreurs où sont tomba nos premiers écrivains^ sous le
xxvîij DISCOURS
rapport de l'antiquité et de Tordre chronologique; il suffit qu'il soit
instruit que les connoissances de quelques-uns d'éntr'eux ne remon-
toient point au-delà d'un siècle : il raut cependant excepter de ce
nombre Ville-Hardouin, Guillaume Guiart, Guillaume de Nangis
et Joinyille , tous quatre fort instruits pour leur temps , et recom-
mandables par leurs ouvrages ou par d^excellentes traductions. Leur
style est simple et attachant , sur-tout celui de Joinville, qui, présent
à tous les événemens qu'il décrit , les rapporte avec une naïveté qui
charme, et dont le seci*et paroit perdu.
Ce fut dans le cours du xiii* siècle que les iimem*s françoîs es-
sayèœnt d'ouvrir la carrière théâtrale ; Rutebeuf , Adam de la
Halle, surnommé le Boçu dCArras, et Jehan Bçdel, sont les pre-
miers auteurs dont il nous reste des ouvrages dialogues : le siècle
lïrécédent en avoit cependant produit plusieurs en vers latins. L'Abbé
le Beuf (i), parlant des pièces profanes rimées, s'exprime ainsi :
<( On trouve souvent, dit-il, dans les manuscrits de toutes les grandes
» bibliothèques, des ti^gédies en rimes latines. Du Boulay fait men-.
» tion de celle de Sainte Catherine à l'an ii46 : on peut voir ailleurs
» celles de l'Abbaye de S. Benoit. Dans celle de Saint Martial de
» Limoges, sous le Roi Henri i, Virgile se trouve associé avec les
» Prophètes qui viennent à l'adoration du Messie nouveau-né , et il
)> mêle sa voix avec la leur pour chanter un long benedicamus rimé,
D par lequel finit la pièce ». ,« Nous ne trouvons point cependant
» de vestiges , disent les sa vans auteurs de l'Histoire Littéraire de la
» France (2), qu'on fit représenter ces tragédies avec appareil et
» décoration ». De Rutebeuf à Corneille l'intervalle est immense et
ne peut se mesurer; mais les informes essais du premiei* contribuèrent
peut-être à préparer les chefi-d'œuvre du second.
Cependant la langue et la littérature françoises, en s'agrandissant,
sembloient être devenues celles de toute l'Europe. Outre les jeunes
gens envoyés en France pour y &ireleurs études, les étrangers parloient
et écri voient chez eux en roman. Brunetto La tini, Florentin, fuyant
sa patrie déchirée par l'usurpateur Mainfi:oi, en 1 260, se réfugia en
France, y composa un Traité des Etudes qu'il écrivit en firançois (3) ,
Îiarce qu'il trouva cette langue la plus harmonieuse de toutes (4).
în Angleterre Richard i*' attû*a à sa Cour, par l'appât de fortes
récompenses, nos poètes et nos conteurs; il s'en répandit également
dans l'Italie , 011 il paroit que leurs succès furent grands^ car Muratori
Disfeit. déjà citée , page 65.
Tome 7, page 127.
Mcm. de TAcad. des Inscrip. , tome 7 , ûi-4.
Fq^ez ce Glossaire au mot PjjLLÎu&t.
PRÉLIMINAIRE. ixîx
npporte (i) un rëglement des officiers launicipaux de Bologne^ fait
eu 13389 par lequel il est défendu aux chanteurs françois de s'arrêter
dans les places publiques. Saint Louis encouragea les lettres et les
sciences, et fit ses effi>rts pour qu'elles brillassent de tout Téclat qui
les euTironnoit sous ses prëdëcesseurs. L'Uniyersitë , déjà dëcorée
de plusieurs privilèges par Philippe-Auguste, en reçut d'autres de
Saint Louis, et acquit un nouveau lustre. Le nombi^e des collèges
fut augmenté à Paris $ Robert de Sorbon (2) , entr'autres, chanoine
de Cambray et confesseur du Roi, en fonda un, auquel il donna son
nom, qui est devenu si célèbre depuis. L'art de la médecine ne fut
point négligé, il entra dans le nouveau plan d'études, et Hippocrate
et Galien devinrent des auteurs classiques. Horace, Virgile, et sur«
toat Ovide, furent lus et souvent cités, quoiqu'alors le latin fut bien
certainement langue savante, ce qui^ prouve les progrès qu'avoient
£dts les études, et combien les sciences et les lettres avoient gagné en
peu d'années.
Me voici parvenu au xrv* siècle ; il ne présente pas autant dé"
poètes que les deux précédens ; cependant on y voit les noms d'£us-
Uche Deschamps et de Guillaume de Machault : leurs écrits se res*
sentent au moins un peu de la lecture qu'ils avoient faite des bons
autears. Les ouvrages du premier sont fort intéressans, en ce qu'ils
traitent des habitudes et des mœurs privées des François, dont l'au-
teur &it souvent la satire ; il s'y permet aussi quelquefois ce qu'on
trouve firéquemment chez ses prédécesseurs, c'est-à-dire, des termes
obscènes ; car tout y est nommé. Machault, plus réservé, ne s'occupe
dans ses vers que d'aventures amoureuses et de sa maîtresse ; il la
compare à une harpe sur laquelle vingt -cinq cordes sont tendues,
et chaque corde est l'emblème d'une qualité de l'objet chéri. D'autres
poètes, contemporains des deux que je viens de citer, étendirent
la route que Rutebeuf et ses confrères leur avoient foiblement tracée;
ils transformèrent l'Histoire Sainte^ les Actes des Saints et des
Martyrs en dialogues, auxquels ils donnèrent le nom de Mystères.
Ce nouveau genre en fit écloi^e trois autres, la moralilé, la farce et
la sottie, tous ouvrages sans plan ni conduite, et qui se ressentent
encore de la longue enfance des lettres, mais auxqueb on doit peut-
être, comme je l'ai déjà observé, d'avoir frayé la carrière théâtrale,
que tant de grands hommes ont illusti*ée depuis.
Une antre branche de la httérature , la plus* nécessaire de toutes ,
puisqu'elle est destinée à transmettre aux hommes des évéuemens
(x) Jntiq. IttJ,, tom, a, D. ig.
(a) Ainsi nomme do lieu de sa ntiisance : Sorbon est an petit village prci Je Rhetel-*
m fitSCOUftS
passes, et à coûsetver le souTenir de» belles actions, PhistoiVe prit OU'
style plus élevé y et plus conforme èta caractère de vérité qui lui é^n-'
vient. Froissart l'écrivit d'une maidère jusqu'alors inconnue ckefdes
François; sous le ré^ne du Roi Jean, Pierre Bèroheure a voit traduit
les Décades de Tite-Li ve. Les malheurs de la France , pendant qu'elle
fut gouvernée par ce Roi, arrêtèrent un moment l'essor qu'avoient
pris les lettres et les sciences ; mais sous le règne de Charles v elles
reparurent plus brillantes que jamais, et pour ne plus s'éteindre.
Ce Prince , que la prudence de son gouvernement et son amour
pour les sciences firent surnommer le Sage, fit traduire une partie
des livres saints et des auteur» latins. Les oQ?rages de Jehan de
Vignay, Raoul de Praelles, Vasque de Lucetie, Jehan Corbichon,
augmentèrent la bibliothèque du Monarque. En iS^S Gilles Mallet,
qui en avoit la carde , fit l'inventaire des livres qu'elle contenoit : il
s'y trouva neuf cent dix volumes, quantité considérable pour un
temps oii l'on ne connoissoit point l'imprimerie. Cette pi*écieuse
collection fut déposée dans une totïr du château du Louvre, qu'on
nomma pour celte raison, tour de la Librairie : ce fut là le premier
fonds de la Bibliothèque Impériale, aujourd'hui la plus complète de
l'Europe. Ce siècle fut celut des prosateurs; il y en eut qui tradui-
sirent en prose les longs et ennuyeux romans que les poètes avoient
composés dans le cours des deux précédens. Christine dé Pisan com-
mença à écrii*e, Guillaume Alexis donna ses Poésies, et Guillaume
Guilleville ses Pèlerinages.
Deux événemens également célèbres dans les annales de l'esprit
humain , concoururent , dans le ^v* siècle , à réparer les maux
qu'avoient faits aux lettres le déplorable état de Charles VI , et les
haines héréditaires qui divisèrent si long-temps les maisons de Bour-
gogne et d'Orléans.
Je veux parler d^abord de l'invention de l'imprimerie , dont les
1)remiers essais parurent vers i45o. Assez d'autres avant moi ont
ait sentir les avantages de cette précieuse découverte , qui , en répan-
dant les ouvrages des meilleurs écrivains, a multiplié et facilité les
moyens d'insti-uction. Je me borne donc à répéter ici que c'est à Yart
de l'imprimerie que l'Europe est redevable des vastes coiinoissances
et des lumières des savans de tous les âges.
Le second événement est la conquête de la Grèce et de Constan-
tinople par les Turcs. Tout ce qui tenoit aux letti^es s'enfuit devant
le vainqueur, et eut le bonheur de l'enconlrer en Italie une teiTC
hospitahère. Les Médicis, protecteurs nés des sciences, leur ofiOrirent
un asyle, et ils en recueillirent les premiers fruits. La France voulut
PRÉLIMiïfAIRE. xxi|
«osai fl^enrichir de cette conquête. Louis xij Cliarïes Yiii et
Louis XII, attirèreut par leurs libéralitës un grand noïdbre de ces
sarans : l^amour des sciences se ralluma comme pa^ enchantement,
tons les genres de littérature furent cultives $ les écoles derinrent
aussi florissantes que celles des Gaulois sous les Romains : l'Uuivèr*
aitë de Paris compta jusque vingt-ciiiq mille étudians (i). Les rayons
de ce soleil naissant se répandirent sur toute la France; on apporta
plus d*ordre et de méthode dans Tétude des langues mortes, on lut-
arec irait les anciens, on les commenta, et on s'enrichit de leurs
Tel étott l'état des lettres lorsque François i*^ parvint au trône.
Ce Prince magnanime, galant et magnifique à sa Cour, brave à Ja
guerre jusqu'à la témérité, loyal, généreux; également estimable par
ks qualités de l'esprit et du cœur, ce Prince , dis-je, ne négligea aucun
des avantages que lui offiroient les circonstances, pom^ fixer les lettres
dans ses Etats. Des collèges richement dotés y enseignèrent les hautes
sciences; il créa des chaires pour les langues grecque et hébraïque^
et récompensa les savans les plus distingués par des pensions hono-
rables; de ce nombi'e furent, Bertin, Budée, Genebrard^ Va-
table, etc. etc. La lecture des anciens devint alors tellement &milière,
qu'on fit passer leurs meilleurs ouvrages dans notre langue ; et à
mesure que le domaine des sciences s'agrandit, il se présenta des
hommes dignes de le parcourir. Les deux Marot, BaïF, S. Gelais,
du Bellai, Theorenus et Sannazar, écrivirent leuts poésies; Amyot
fit paroitre ses Traductions; Montaigne cooaposttf ses Écrits philo-
sophiques; Rabelais, son Pantagruel; eufiù, Dolèt, Henri et Robert
Estienne, Paul Emile, du TiUet, Turnebe, du Mouliti, etc. se fii^nt
remarquer par leur science et leur profonde érudition. C'est ainsi
qu'à la voix du Souverain, les artà, s'élança ht de leur berceati et
quittant leur en&nce, s'élevèrent en très-peu de teitips à un degré
premier Dientait qu
Ici se termine la tAche que je ih'étois imposée ; j'ai parcouru d^un
œil rapide les siècles les plus reculés, j'ai fait sentie les varia ticais du
langage, et j ai indiqué les auteurs qtie chaque âiècle atoit produits :
je m'arrête donc ici. Les nombi*eux écrivains qui, depuis François i**",
ont répandu sur la France le flambeau des llimières, sont trop
g^néraleinent connus, pour que j'aie besoin de les citer. Enfin
Malherbe pinl
(i) Eisait Uist. snr ParU| ptr Swiiil-Foix, tome a, pag« 14O.
xxxij DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
L'éditeur de ce Glossaire n'ayant rien de plus à cœur que de per*
fectionner les ouvrages qu'il publie , prie MM. les Gens-nde-Leltres
qui remarqueront dans celui-ci des fautes ou omissions, de vouloir
bien lui adi*esser leurs uotes^ celles qui tendront au perfectionnement
de cet Ouvrage, seront reçues avec reconnoissance, et insérées avec
les noms des personnes qui les auront fourni^, dans le cas où cette
première édition seroit assez goûtée pour espérer d'en publier une
seconde*
Soua presse, pour paroitre chez le même Libraire dans le cou-
rant de juillet ou août 1808. Dictionnaire Étymologique des mots
françois dérivés du grec, par J. B. MoRiN, enrichi de Notes par
M. d'Ansse de Villoison, seconde édition, 2 voL in-Z. , imprimé
à l'Imprimerie Impériale. L'accueil favorable qu'a reçu la première
édition, la rapidité avec laquelle elle s'est épuisée, sont de sûrs garans
du succès de celle-ci. L'auteur a profité des observations que lui ont
faites plusieurs sa vans, pour étendre son travail et le rendi*e d'une
utilité plus générale. Cette édition contiendra à -peu -près une fois
autant d'articles que la première.
Le même Libraire est aussi propriétaire d'un manuscrit ayant
pour titre : Dictionnaire grec et françois, par M. Belin de Bal lu,
membre de l'ancienne Académie des Inscriptions et Belles-Lettres ,
et associé de l'Institut. Cet Ouvrage ne doit pas être confondu avec
les deux Dictionnaires grecs et françois, dont l'un a déjà paru , et
l'autre s'imprime actuellement. Sans prétendre juger leurs auteurs,
on peut avancer qu'ils ne se sont pas fait connoitre dans la Littérature
grecque, comme M. Belin de Ballu, dont la traduction d'Oppieu et
celle de Lucie/i sont justement estimées. D'un auti*e côté , ces deux
nouveaux Dictionnaires doivent se ressentir nécessairement de la
précipitation avec laquelle ils ont été en même temps rédigés et im-
primés, tandis que celui de M. Belin de Ballu, &uit d'un travail de
vingt ans, comme le savent ses amis, a été mûri dans le silence du
cabinet, et retouché à plusieurs reprises. Les personnes qu'un ouvrage
de cette importance intéresseroit assez pour en désirer la publication,
peuvent se faire inscrire, à Paris, chez B. Warée oncle, Libraii*e,
quai dès Augustins, n"* i3. On ne demande rien d'avance; on desii^e
seulement avoir un nombre de souscripteurs suffisant pour assurer la
moitié des dépenses qu'exige cette enli-eprise. Ceux qui souscriront
d'ici au premier novembre 1808, jouiront, d'après le prix qui sera
fixé , d'une remise de cinq francs par chaque exemplaire.
\
GLOSSAIRE
DE LÀ
VNGUE ROMANE.
Molta rena»ceiitar , quse jam cecidere : cadentque»
Qq» nnnc sunt lu honore Tocabula.
JHoRjâT, Are, Poet,
la , au , avez , chez , de , est ,
our , sur , dans , il y a , lous
le , à la fois , en une fois.
riz a moi , apprenez par moi;
a me.
Serm, de S. Bernard»
Lvec.
1 en sa tente qui as ( «checs joiut
ie Cliaudok qai noblement régna.
'e Bert. du Guesclin, />arCuTSuia«
1 brile Euriant et tontte sa Route se
cbemin.
Bom. de Girard de Neyen,
!ontre , envers.
rt, Toulex-Ttf iib combattre a un abbé ?
Bom. de Jehan de Sainrré,
Cod, Bickelieu , 68.
h î exclamation j vers , contre,
, auprès.
e , Eres , aléa î
ît r «t djtcb li ,
le a moi et ne lait mie (Et qu'il n'y
? pa» ) ♦
: voel (je Teux) lui et &*amic.
Bom, d^Ere* ei dEnide,
AAG
A ce que : Parce que ; a i7 : il y a ,
y a-t-il.
A que f cure? Pourquoi faire?
Aacau , acauy a-cau : Secrètement,
en cachette.
Aachement : Amorce, appât, ruse,
stratagème.
A AGEE a , aachier, aacliir : Attirer,
engager, forcer à faire une chose.
Aachis ( estre ) : Etre perclus de
quelqu'un de ses membres.
AàGE , aaige : Age , durée ordi-
naire de la vie de Thomme , majorité ^
vieillesse , durée , époque de chaque
chose; ievum; non-aage, minorité.
Et se £1 n'est cheraber, quant il fait U
preuve de son ae^e , 6C il fait que sages , il
dira au scignor : Sire , doues moi on resplc
rcsnablc de moi faire dieralier
Assis, de Jérusalem ,ch.ij5 ^foU 578.
Aàcé , aagié , aagiés , aa^'ez ,
aaiffi^, aaigié : Majeur , qui a Tûge ,
âgé , très- vieux ; (Tafgiatio , majorité ,
formé (Vœvittis,
Ce mot ne $JgniGe pas dettes , obli*
Vf9^
xxxij DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
L'éditeur de ce Glossaii*e n'ayant rien de plus à cœur que de per*
fecdonner les ouvrages qu'il publie, prie MM. les Gens-de-Leltres
qui remarqueront dans celui-ci des fautes ou omLisions; de vouloir
bien lui adi*esser leurs uotes^ celles qui tendront au perfectionnement
de cet Ouvrage, seront reçues avec reconnoissance, et insérées avec
les noms des personnes qui les auront fourni^, dans le cas où cette
première édition seroit assez goûtée pour espérer d'en publier une
seconde*
Sous presse y pour paroitre chez le même Libraire dans le cou-
rant de juillet ou août 1808. Dictionnaire Étymologique des mots
françois dérivés du grec, par !• B. MoRiN, enrichi de Notes par
M. d'Ansse de Villoison, seconde édition, 2 vol. m-8. , imprimé
à l'Imprimerie Impériale. L'accueil favorable qu'a reçu la pi^miére
édition, la rapidité avec laquelle elle s'est épuisée, sont de sûrs garans
du succès de celle-ci. L'auteur a profité des observations que lui ont
£siites plusieurs sa vans, pour étendre son travail et le rendi*e d'une
utilité plus générale* Cette édition contiendra à -peu -près une fois
autant d'articles que la première.
Le même Libraire est aussi propriétaire d'un manuscrit ayant
pour titre : Dictionnaire grec etjrançois, par M. Belin de Bal lu,
membre de l'ancienne Académie des Inscriptions et Belles-Lettres ,
et associé de l'Institut. Cet Ouvrage ne doit pas être confondu avec
les deux Dictionnaires grecs et françois, dont l'un a déjà paru , et
l'autre s'imprime actuellement. Sans prétendre juger leurs auteurs,
on peut avancer qu'ils ne se sont pas fait connoitre dans la Littérature
grecque, comme M. Belin de Ballu, dont la traduction d'Oppien et
celle de Lucie/i sont justement estimées. D'un autL*e côté , ces deux
nouveaux Dictionnaires doivent se ressentir nécessairement de la
précipitation avec laquelle ils ont été en même temps rédigés et im-
primés, tandis que celui de M. Belin de Ballu, &uit d'un travail de
vingt ans, comme le savent ses amis, a été mûri dans le silence du
cabinet, et retouché à plusieurs reprises. Les personnes qu'un ouvrage
de cette importance intéresseroit assez pour en désirer la publication,
peuvent se faire inscrire, à Paris, chez B. Warée oncle, Libraii*e,
' quai dès Augustins, n"* i3. On ne demande rien d'avance; on désire
seulement avoir un nombre de souscripteurs suffisant pour assurer la
moitié des dépenses qu'exige cette enti*eprise. Ceux qui souscriront
d'ici au premier novembre 1808, jouiront, d'après le prix qui sera
fixé , d'une remise de cinq francs par chaque exemplaire.
\
GLOSSAIRE
DE LA
A.NGUE ROMANE.
Malta reniBcentnr , qu» jam cecidere : cadentque»
Qaa noue sont lu honore rocabula.
JHoRjâT, Are, Pœc.
la, au, avez, chez, de, est,
)our , sur , dans , il y a , iDus
3le , à la fois , en une fois.
iciz a moi, apprenez par moi;
e a ine,
Serm. de S. Bernard»
Avec.
u en ta tente qui as < «chect joua
de Ciiaudob qui noblement régna.
tic Bcrt. du Cuesclin, par CvYEUEM.^
la lirlle Euriant et tontte ta Route te
( cliemin.
J?om. de Gérard de Neyen,
Contre , envers.
art, Toulex'Toiis combattre a un abbé ?
Rom. de Jehan de Saintré.
Cod Richelieu , 68.
k.h î exclamation j vers , contre,
, auprès.
le , Ere» , aléa i
Jlrr et dite» li ,
;ne a moi et ne lait mie (Et qu*il n^y
le pas ) ,
•c voel (je Teiix) lui et s*amie.
Rom, dErtt et dEnide,
AAG
A cff que z Parce que ; a iV : il y a ,
y a-l-il,
A que faire ? Pourquoi faire ?
Aacau , acauy a-cau : Secrètement^
en cachette.
Aachement : Amorce, appât, ruse,
stratagème.
AACHEa , aacJiier, aachir : Attirer,
engager, forcer à faire une chose.
Aachis ( estre ) : Etre perclus de
quelqu'un de ses membres.
AàOE , aae'ge : Age , durt^e ordi-
naire de la vie de Thomme , majorité ^
vieillesse , durée , époque de chaque
diosej ievum; non-aage, minorité.
Et se il n*est chevalier, quant il fait U
preuve de son aage , ne il fait que sages , il
dira au seiguor : Sire , doues moi on respic
rcsnablc de moi faire chevalier
Assis, de Jérusalem , ch, ijS ^fol, 378.
Aagi£ , aagié , aagivs , aaf^iez ,
anigë, aaiç;ié : Majeur , qui a Tâge ,
âge , très- vieux ; à'œgiatio , majorité ,
formé iVœviftis,
Ce mot ne signifie pas dettes , obli*
2 AAI
gâtions , intérêts , comme le pense
l'auteur du Glossaire du Roman de
la Rose. Fojrez Acié.
ICommer ne ponrrolt nillz tant fait enlaogagîez,
En comgraat redevance liomt s*estoit engagiez;
Car de cinq cens mondes n*en payast les
aagiez ,
fie le fib de Dieu oaesroe ne s*cn fiist ostagies.
CodicUe de Jehan de Meung,
. Aucun homme , fdt-il le plus savant , ne
pourroit exprimer combien Thomme s*étoit
endetté , entaché de péchés : Tâge , la vie de
cinq cens mondes u*auroient pu l'acquitter,
•À le fils de Dieu ne sVn fût rendu caution.
AiCEMENT : Majorité , âge où Ton
peut disposer de sa personne et de
ses biens , à^œgiatio»
Aagee , aagier : Déclarer majeur ,
émanciper.
Aagner : Contredire, contrarier,
contester avec chaleur.
Aainneesche , acdnsneche , oins--
neage , ainsneesse y aisneage : Droit
d'aînesse , du mot ainsné ^ antê natus;
en bas. la t. ainescia y enecea, œnes^
tia. Voyez Ains,
Se villenage vient à enfans en descendant
en en eschoite ; il n*y a point à^euùnsneche ,
ains emporte autant li mains -nez corne U
fins-nez.
Coût, de Beauvotsis, chap, x4.
Aaisans : Commode , aisé , con-
tent , heureux ; dû grec aizios.
A aise , aaisement ,' aaisie : Faci-
lité , contentement , utilité , conve-
nance , secours que Ton tire d'un
ami \ en bas. lat. aaisientia.
11 leur donroit assez plus que U n*avoient
la , et s croient plus à honour et k greignour
oaise. Guillaume de Tjr,
Aaisie : Soulagé, reposé, à qui rien
ne manque ; du grec aizios*
Icelle nnlt se sont bien aaisiez ,
Dot qa*al demain que II fu esclarîeXf .
Roman de Ggrin,
Aaisier, {uiisery aassiery aeiser^
aezer, aezier, aiser, aisier : Mettre à'
raîic , soulager, aider, causer du plai-
AA*
sir , satisfaire, faire du bien, consof
1er, secourir.
Une heure se mésaaisoit ,
l'or lui à tousjours aaisier*
Le Reclus de Molient.
Aales , aeles, Voy. Aïdelatte.
AkijOVO^^^aalongner, aalonguer?
Différer, prolonger, retarder; elorf^
gare.
Ahisi ni avient il souvent que Tune besoigne
tout l'autre aak/nge , si doit chil penre garde
qui a afere de plusieurs quereks en une court ,
le meilleure voie , ou dealer à court pour tonte
la journée , ou de contremander , ou de ttr
soniM'.
Coût, de Btauvoisis , ch, 5, fol. 37.
Aaxplement : Accomplissement.
Ve s*abast mies solement desoz les devan«
triens, mais nés assi desoz les plus jouenes;
et c>st U perfections d'umilitelt et H aatnple»
menz de justlse.
Serm, de S. Bernard, fol» a64«
F0jr. Aemplir.
A ANCRER : Jeter Tancre ; au figuré,
tenir ferme; ô*anciora,
Aarbrer : Grandir tout d'un coup;
monter, grimper sur un arbre; d*ar-
bor; en Langued. avalbra»
Et se voyant ainsi porsis
A €tarhrer de paour se sont mis.
Rom, de Perceval, fol, 9, parlant de gens
qui étoient poursuivis dans une forêt.
Aarbrer (s*) : Se dresser; se ca-
brer, en parlant d*un cheval.
Aarder, aardir, aardre : Saisir,
enlever, s'attacher, joindre ; adhcs'^
rere,
M'âmc fkaardie , ce est , se prîst après toî.
Comm, sur le Sautier, Ps. 6a , vers, 8«
Aasu EMENT : Estimation , juge-
ment , pensée i œstimatio.
Ensi acrast assî en mi et dolor et crlmor
Il aasmemenz de la medîcine.
Serm, de S. Bernard, fol, 20, o^.
•Stic et medicînœ aestlmatle et doloris m
et timons exageratio est*
•i ♦
i
L.
ABA
AjitXBm : Penser, croire, présu-
mer , juger ; œsdmure.
Aasti , iuUi: Animé, pressé , ai-
guillonné , brûlé , rôli.
Aastik , aatir y ahasùr y ahater ^
ahatir : Animer, presser, aiguillon-
ner , irriter , disputer ; échauffer ,
brûler, griller ; d'astare, et au second
sens à^hasta. Voyez Haste.
Aate , aie : Habile, capable , pro-
portionné , ajusté ; aptus.
Aatib, aasiie, aastine , aathie,
catine , ahasiine , ahatie , ahatine ,
chauve , atie , atine , hostie y hastine,
haùne : Haine, colère, aniroosité,
courroux , querelle , bâte , dLigence ,
empressement.
Aatib , oaciter, pastîr: Se défier,
t*empresser , disputer le prix , aigrir,
chagriner ; et arranger , préparer ,
disposer; à'aptare. Voy. Aastir.
Aatisoh , aiison : Effort , gage ,
pgeure , défi.
h poorroîe bien m^trt ma teste en athon,
^{mc f«rc Bc peus»eft âu«ti graat mespruon.
Aatbie : Noirceur d*ame , méchan-
ceté de caractère; à^aier*
Ab : Avec.
Aba , ahat: Abbé , supérieur d'un
couvent ; d'abbas,
Ababbupte : A Fimproviste, à l'ins-
tant même, sur4e^bamp ; ab abrupto.
Abacb , abacie , abaco ^ abacon ,
chaque : Buffet de service , petite ta-
ble quarrée qui servoit , dans un fes-
tin, â mettre les pots et les verres ;
à^chacus. Ces mots étoient aussi em-
ployés pour dé^gner une table sur
! laquelle on traçoit des figures et des
Bombres d'arithmétique. Cette petite
table ou ais, te nommoit table de
Py thagore ; de-là vient que dans quel-
qvet auteurs aucâeiUt abaco signifie
arithmétique*
ABA S
Aracie : Comptoir , damier , buf-
fet ; du grec ahax , abacus.
Araciner : Aveugler ; en bas. lat.
abacinare* C'étoit en présentant aux
yeux du condamné, un bassin ardent
d'airain ( bacinum ) , qu'on le privoit
de la vue.
Araciste : Arithméticien; aba--
dstus.
A RACOT : Ancien chapeau royal des
rois d'Angleterre.
Aragteub : Ravisseur , voleur ;
à!abactor,
Araeux , abaeuz , abaoux : Biens
sans maîtres , ou vacaDS par la mort
des propriétaires , et qui apparte-
noient au seigneur lorsqu'il ne se
irouvoit point d'héritiers connus.
Arahier : Aboyer; adbauclare ;
mot encore fort en usage en Picardie.
Arahier , abahir : Etre surpris ,
étonné. I/ucing ben abahis : Ils fu-
rent bien surpris. •
AraÎ , abajr, abbaîs, abbay, abbé,
aboY : Aboyement d'un chien , situa-
tion pénible , douloureuse.
A fabar, aux abois, à tont« extrémité j|
tenir en abois , faire languir.
Araiakt : Jappant, aboyant.
Araiener , abaigner : Baigner j^
mettre dans le bain ; de balneare.
Araier , abiiyer y abbayety ab^
bayer y esbaùer, habaery habaier :
Aboyer, être aux abois , aspirer ; ad-
baudare.
Araier , esbaier : Ecouter aveo
attention; baubari.
Ar Al ESSE , abaisse y abbeisse: Ab-
besse , supérieure d'un couvent de
religieuses : c'étoit encore la tenante
d'un lieu de prostitution ; abbatissa;
en bas Bret. abadcs,
Araiete , abaieur, aboiete : Ve-
dette, sentinelle qui doit crierct aver-
tir quand il eu est besoin.
4 ABA.
Abaillb , ahallie , ahoile, aboîHe,
aboillie , aveille : Abeille ;apis, avi-
€ula , apicula.
Abailler : Bien réussir, aller droit
au but , atteindre son objet.
Abaiser , abaisser, abaissier, aba-
sier , abesser y abessier : Appaiser ,
tranquilliser, baisser, humilier, di-
xninuer ; à^abj'icere.
Abait : Aboie , qu'il aboie ; subj.
prés, iïahaier,
Abaitre : Abattre, renverser; ad-
vastare,
LaquelUe maxon (maison) fist abaitre,
Abali : Fuir , disparof tre , s'éva-
nouir.
Abalourdir , abaubir : Hébéter ,
étourdir, étonner, déconcerter, trou-
bler , rendre lourd et stupide par de
mauvais traitemens; à*hebes; en Prov.
abaoucha , abaouti : Ayolrla tête em-
barrassée , se pâmer, se trouver mal.
Abandir (s' ) : S'attrouper, aller
par bandes ; de bandum»
Abandon (se mettre) : S'exposer.
Abandon : Don abondant et sans
restriction ; abundans donum ; en bas
fret, aboun.
Abandon , adv, : Abondamment ,
promptement , à volonté , à plaisir ,
sans contrainte , sans balancer, sans
hésiter, sans génc, sans délai; aburt-
dantcr. Voy. Habandon.
Abandonkr : Donner à foison ,
avec profusion , prodigalité , permet-
tre ; abundanter donare.
Abandonné : Libéral, qui donne
abondamment.
Large et abandonné fustytantpor Deu que
por ij- monde : Il douua beaucoup tant à Dieu
qu^au prochain.
Ablv DOJH VEvzvT^abandonneement:
Permission , licence , sans réserve , à
ducrétion , librement , hardiment.
Aban DONNEUR : Qui abandonne 9
qui quitte.
ABA
Abaitdons : Sorte de coutume a&ûv
lie par S. Louis, en 1260.
Abangue : Petite monnoie moin<»
dre que la maille; ab^nga; en Prov»
abhengo,
Abannation : Exil d'un an entier,
qu'on faisoit subir à celui qui avoit
commis un homicide involontaire.
Abannir : Défendre, prohibée*
Voyez Ban.
Abaque. Voyez Abace.
Abare , noze abare : Noix cer-*
neuse.
Abarimathie : Arimathie , nom
propre de lieu ; Arimathia, Ce mot
vient de Tignorance de nos anciens
auteurs, qui , lisant dans le latin /o*
seph ab Arimatliia, en ont formé ua
seul.
£t 7 aToit aux! ung autre prendomme qui
se appelloit Joseph de Abarimathie , lequel
estoit seigneur d*UB lieu qui «^appelloit Aba^
riinatie,
HisL de la Passion de J. C.,foL r.
Abarrer : Empêcher l'effet , s'op»
poser à l'exécution d'une chose com-
mencée ; de vara.
Abarrot : Outil de tonnelier, vrille
ou foret.
Abas : En bas.
Abassi : Abattu , tombé , renversé.
Abassir : Abattre, démolir, ren*
verser ; advastare. *
Abastarder : Déclarer bâtard; en
bas. lat. abastardarc.
Abastire, abatericy abateure, abé&y
tire y abature. Voyez Abateis.
Abastonne : Armé d'un bâton.
Abat : L'action d'abattre , dévas-v
tation , abattable , qui peut être dé-*
truit ; advastatio»
Abat- Chauve E : Laine médiocre^
de moindre qualité.
Abateis , abbatcis, abbatis : Des*-
truction^ carnage y adyoitatiQ. Ce mo^ .<
i
ÀBB
ne signifie point une forêt ni on bois,
comme Ta expliqué Borel.
Abatement, abatellement : Prise
de possession , terme de chasse.
Abatlign E : Visite d*un pourceau
pour voir s*il u*étoit pas ladre , et le
droit dû an seigneur pour cette visite.
Abattis : Lieu où les bouchers
tnoient et tuent leurs bestiaux; Tac-
lion d*abattre , de renverser ; advas"
taiio , d*advastare.
Abattison , abatoison : Démoli-
tion , renversement , ruine ; advas-
UUiOm
Abattee, abattre (s*) en une terre :
Cest s'en emparer.
Abattuees : Abattis , menus bois ,
choses qu'on abat ou qui sont abat-
tues.
Abaubi , abaubisy aibaubi , ébaubi:
Tout étonné , surpris , effrayé » fâ-
ché ; en bas Bret. abaff^
Abaitbie , abaudiry ébaudir: Eton-
ner, effrayer, déconcerter; adbau"
dore y balbutire , baubari,
Abave , ahajcul : Bisaïeul ; d'aba-
PMS,
Abaxier : Appaiser; abaxicr les
uoisejt : Appaiser les querelles.
Abay : Jappement de chien. Foy*
Abaî.
Abatelart : Abailard , célèbre
docteur du xii^ siècle , dont les ta-
lens , l'amour et les malheurs inté-
resseront toujours les cœurs sensi-
bles ; Abœitardus,
Abater. Forez Abaier. Il veut
dire aussi, bâiller; a6<77r/ff^ ils aboient,
ils jappent , ils bâillent.
ABBATE,aÀa/o/i :Lieu inaccessible.
'! Abbater : Aboyer , japper.
ï Abbayette , abeie , abiete .• Ab-
baye , couvent , maison abbatiale ,
ë*an abbé ; d^abbaticium^ abbatia,
£n etcris trois qa*eii Vabeie
n« bèxnn SauTCur de Patle
ABE S
Ca en arrière eat un prieur ,
A peine trourast-on pieur.
Gautier de Coinsi, /iV. x , ch, y,
Abbays , esbays : Qui est tout sur-
pris et saisi d*étonnement ; d*hebes*
AhhifLSSZ ^abaesse, abbaise^ abeej^
se, abese : Supérieure d'un couvent
de religieuses. Ces mots désignent
aussi une femme qui présidé aux lieux
de prostitution ; d^abbatissa.
Abbei , abbe, albe ( ly ) : Le supé^
rieur, Tabbé d*un monastère; abbasf
en bas Bret. abad.
Abbetkr. Voyez Abestir.
Abbusion : Abus de confiance ,
fraude , tromperie , friponnerie; abu*
sus.
Abcis , abcisc : Coupé , taillé ; ab*
cissus.
Abé , abhat, abbei, abei , abêti
Père, titre donné aux personnes conSr
tituées en dignité ; d*abbas.
Ani. : Avoir , donc , hé bien !
Abkce. Voyez Arace et Abacie.
Abécellé : Mis par ordre alpha«>
bétique.
Abechemeict : Action de donner
la becquée.
Abecher : Donner la becquée; en
Prov. abeca ; en bas. lat. abbecare ,
de vectum , partie, de vehere,
A BÉE , ahbéc : Ouverture qui sert
à faire passer. Tcau d'un ruisseau ou
d'une rivière pour faire tourner un
moulin ; c'est encore une ouverture
qui peut se fermer avec des pales ou
des lancoirs. Ce mol vient de baie.
Abéianck : Droit en abéiance ; c'est
un droit qui est suspendu.
Abeielaoe, abeillage y alH>ilage ,
aboiliage , aboliaf^ : j^ssaim d'abeil-
les, ruche; abellnrium ; en bas. ]at«
abollagium ; en Prov. abië, apié , un
rucher. Tous ces mots sont formée
d'apis^
3
6 ABE
ÀBEiLLoir , abeilion : Essaim d'a-
beilles ; d'apis.
Abejuyree. Voyez Abeyep.e.
A BEL 9 ahle : Habile , expert dans
son art , capable , qui a de Tesprit ,
de la science ; en Angl. abie ; en bas
Bret. abfl; d'habitis,
Abelan E : Aveline , amande qui a
la coque tendre.
' Abelie, abbelir, abeUir, abielir:
Plaire, être agréable , parer ; en Prov.
ahela , polîr, rendre propre; en ItaL
abelUrc.
Abeliser : Charmer , ravir quel-
qu'un. Ce mot n*a pas existé ; Borel
n'a pas senti que , dans la citation
suivante , le mot abelisoit étoit le
presque parfait d'abelir.
Si XDLohelisoit et feoit.
Roman de la Rose,
Abelliaitce : Attente d'une chose
avec grand désir et impatience.
Abelly : Plut, ne trCabellj^ ne
me plut , ne me convint,
Abeitder , abendeir : S'associer »
•e liguer ; de bandum.
Abeitevis : Permission de détour-
ner les eaux pour arroser des prés
ou faire tourner un moulin ; en bas.
lat. abenevisare , louer en cmphy-
téose , du latin benê vis.
Abbkce , abengue. Voyez Aban-
CUE.
Abknste : Qui est obligé de s'ab-
senter.
Abéoukadou : Abreuvoir; en bas
Bret. abrvhuer. Voy. An'ÊnRACi.
Aber : Havre, embouchure de ri-
"vière , ouverture ; apcrtura. Voyca
Havreuse.
Abergi^ : Logé , auberge. Voyez
Habergeoir.
Abiêson , abson, aublissoriy opson :
Champignon.
Abests, abestùSy eubesie : L'amian-
ABE
te , pierre qui se réduit en filamenf «
nue le feu ne sauroit altérer ; du Grec
asbesfos,
Abestir, Jbester, abestier,abeter:
Traiter quelqu'un avec mépris , abru-
tir, duper , rendre stupide ; hebetem
reddere.
Abet : Ruse » finesse , fraude ; ac-
tion d'attendre , de guetter.
Abet, avet : Sapin, abies; en Ba»*
que , abetoa.
Abeter , abederc : Sot » hébété ;
à'hebes.
Abets : L'enveloppe du grain.
Abetter : Inciter, animer, exciter*
Abeura , lisez abevra; il abreuva »
il but.
Abeuragi : Abreuvoir, lien où l'on
mène boire les bestiaux ; de bibere.
Abeuron : Tasse, gobelet.
Abeuvrace : Droit de faire abreu*
ver le bétail à une fontaine ; en bas*
lat. aberagium ; de bibere.
Abeuvraige : Droit qu'on perce-
voit sur le vin et les autres boissons
exposées en vente dans le marché.
Abeuvron. Voy. Abuvroir.
Abeveter : Tromper , persifïler ,
donner le change, guetter, épier pour
surprendre, prévenir, instruire.
Un TiUin ayant tué deux perdrix, commande
à M femme de les apprêter pour son dîner i
étant sorti pour vaquer à ses affaires, U
femme les fait euire ; la bonne mine des per^
drlx la tente , elle en mange une , puis \
Adonc s*apensa, et si dlst
Que lautre encore mengera ^
Muull très-hlen set qu*ele dira ,
•S^on li demande que devindrent,
Ele dira que li cbat vindrent.
Quant elc les ot arrier tretes ,
Tost U orent des miins retretes.
Et chascuns la seue emporta ^
Ainsi se dist cschapera :
Puis va enmî la rue ester ,
Por son mari aheveter.
Le dit des Perdrix,
Abevrer, abt^'uvrer, abeurer^ abc^
ABI
^btr^ aheverir, abeçrer, ahîprer, aboi-'
pre, aboivrer, abovereir , ahovrer,
aburery abuvrer^ embevrer: Abreuver,
Ikire boire 9 désaltérer, imbiber, ar-
roser; de bibere ; en bas. lat. abe-
brare , abeuprare ; en bas Breton
abeufryn*
Pd2s la miftt le henap à la bonohe et Vahevra,
Jointnile, Vie de S. Louis.
Abetbiiement : L*action d*abreu-
Ter.
Abetaitce : Attendre avec empres-
sement quelque chose ou quelqu'un ;
du -verbe béer, attendre et désirer
une chose avec impatience.
ABHoaaEMENT , abhorrisement :
Horreur , chose affreuse , abomina-
tion ; ô^abhorrere,
Abial , a\n€U : Chemin fréquenté ,
battn , frayé ; de via. Voyez aussi
AviAux ; il signifie le contraire , et
YÎent à^avius,
ABiEnoB : L'avenir.
Abibhheab : Dépositaire.
Abienneur , abianneur : Commis-
saire , dépositaire d*un bien saisi ; en
bas Bret. abyenner, abyenneur.
Abigaut : Ancien titre de dignité
chez les Sarrasins.
Abiceat : Larcin, enlèvement d*un
troupeau de bétail , à dessein de se
Tapproprier.
Abib : Songer, rêver; en ancien
ProT. albir,
Abis : Habillement , costume , ha-
bit.
li abis ne fait pas Tennîte ,
S*iiiu hom en henmîtage habite «
C*il ekt de poures draz vestua.
Je ne prise mie deux festus.
Son habit , ne k» Teateure,
C^îl ne maine Tie anaai pure
Coume aes habis nona demonatre.
tt FabL de Freire Denise.
Abissa , abaissar : Détruire , abat-
tre , démolir , abîmer ; à'abissus.
A B O 7
Abitehevt : Maison , demeure ,
habitation.; d*habiiatio*
Ablauee , ablaier, ablayer, em^
blayer : Ensemencer , emblaver una
terre , la semer en bled , et par mb^
taphore, charger, accabler quelqu'un
de coups; abladere , ablculiare; de
bladum ; en Prov. abladar,
A EL Aïs, ahldonte y ablàos, ablaySy
ahllez : Bleds coupés qui sont encore
dans le champ , dépouille de bled ou
de toutes sorte» de grains; de bla-^
dum.
Ablasmeb : BlAmer, condamner;'
de blasphemare*
Ablatioh : Enlèvement; è^abla-*
tum.
Ablectes , abletons : Soldats ro*
mains d*élite.
Ablecassioun : Sorte de punition
envers les eufans ; îïohUgatio*
Ablerét : Filet pour la pèche de
petits poissons , et particulièrement
des ables ; d*aibus , aiburnus,
Arlo : Cri d'exclamation qui vent
dire vive ! courage ! allons ! ferme I
Ablochieb , abloquier : Asseoir
sur des blocs de pierre ou de bois ,
consolider une statue ou un bâti-
ment. Bien àbloquié : Solidement ,
bien construit.
Ablocquié : Rempli de bois , de
broussailles.
Abloqui^ , abocquié , abocquis :
Biens , héritages , lieu rempli de bois»
Aboby ou Abiht : Surpris , éton-
né ; // /ut tout aboby ; il fut saisi
d*étonnement, consterné. f.ABAiEB,
Abiyer.
Aboc : Cri bourguignon qui se fait
dans le tumulte.
Aboilige : Droit qu'ont les sei-
gneurs de prendre les abeilles qui se-
trouvent dans leurs dépendances; en
bas. lat. aboUagium i à* apis. VoyeA
AbejelaciE»
4
B ABO
Abotlb , ahoille. Voy. Abaille.
Aboivrk. yoy. Abevrer.
Aboi VREMK^T : Ce qu'on paie pour
le droit de bien-venue ou de récep'
tion dans une sociétc^, et qui s'em-
ploie ordinairement dans un repas.
Abolan : Longue robe ou man-
teau.
Abolé : Enflammé , amoureux.
Arollace. Voyez Abeielage et
'Aboilage.
Arominacion : Abomina tion, hor-
reur; à'ahoîmnatio. Ce mot signiiîoit
aussi dégoût ,' nausée.
La ni4^Dte conforte Pestomac , donne apetît
de mangier, et oste abomination,
Liv. de Phjsique, mss.
Abominer , ahouminer : Avoir en
liorreur, redouter; abominari.
Ta fureur perd ot extermine
Finalement tou^ Ir» menteurs :
Quant aux meurtriers et décepteurs»
.Celui qui terre et riel domine ,
Les abomine,
Marot, Ps, 5 , vers. 7.
'Abommace , abbonement , abbo-
nissement y abbornemcnt y abonna^e y
aborna^e , nbournage , abournement :
Droit d'abomage; en bas. lat. abo-
jnagium , abonamentum ; de bonna ,
Lorne.
Abondable : Abondant ; à^abun--
dans,
AviOTxvF.Vi ^abonnir y abomcr, nbour-
fier: Enclorre de murs, circonscrire,
évaluer, fixer. On dit abonner un
héritage pour y mettre des bornes,
îe limiter : ce mot esl sans doute venu
de bonna y (jui vouloit dire borne;
en bas. lat. abonnarc.
Abonner : Changer , apprécier ,
estimer.
Abonst : Abonde ; abundet.
AnoR, aubor y aubour y aubourr ,
nnbourt: Aubier, bois tendre et blan-
châtre, qui est entre Téc^îrce et le
ABO
corps d'un arbre. Ces mots étoîenf
encore applicables à toute espèce de
bois blanc ; à!alburnus.
Aborenrr , aborrener, abourcner:
Dédaigner , haïr , abhorrer ; ' d*a6-
horrerc,
Arortif , abortin , aborty : Avor-
ton , forcé , qui est venu avant le
terme ; abortivus , à'aborirL
Abosmé : Abattu, triste, accablé,
déconcerté.
En la cité en est II criz tevez ,
Un cors d*jvoire fu en la tor sonez ^
Kn la TÏle ot trois cens Itomcs armes
Que c*il laissa malades et navrez.
Qui or rf'vient chaitis et abosmez
Kn aleschaut lait tant de ses privez ,
Jamais li «lampncs ne sera restorez.
Bom. de Guillaume au court née p.
fol. 5 , 1»".
Arosmer , affosmir : Abattre , affli-
ger, abîmer.
Abot, aboulty aboùt : Fonds assi-
gné à un créancier pour sa sûreté.
Ces mots vouloient dire aussi hypo-
thèque , assignation d*une rente sur
un héritage particulier , et bout , ex-
trémité , limite , borne ; de butum ;
en bas. lat. abbotum, aboltamentum,
aide , secours.
Tant ala qn*il vint à la porte ,
A tout le pet c*oa sac aporte ,
Kn enfer jette et sac et tout.
Et li pez en sailli about.
Wabl, dou Pet au Vilaitî.
Aboti : Caché.
ABOiiCiiEMENT : Eutrclicn , con-*
versation; de bucca.
Abouchir : Boucher, fermer.
Abouffer : Essouffler , ôler ou
perdre la respiration.
Abotjeier , aboiivicr : Oter \e%
bœufs de la charrue, de Técurie ; les
mener au pâturage ; adjugarc bovcs.
Abouser , abouslcr: Détruire, ren-
verser > devenir veuf; à^c^dvastare ;
en Prov, abrousa.
ABR
Aboitte : Touche , joint.
Aboutee : Aboutir, toucher nn
but , joindre ; de butum; en bas. lat.
abbotare.
Abouvier. Fof, Abottfier.
Aboutei : Terre en friche.
ABbYEREiB ; Abreuver, faire boire;
de bibere.
Si Mrons ahovertU del tnit de son deleit.
Serm, de S, Bernard,
Abr ADAifT : Qui racle , qui ratisse;
iîubradcrr.
Abbahjuiides : Les descendans
d'Abraham, les Israélites; à'Abra-
ham.
Abbamas, abranas, abrava : Sorte
de singe. Bochart le dérive de Fhé-
breu àbranià,
Abbasem ENT : Démolition , des-
traction, embrasement.
Abbaseb : Démolir, détruire , brû-
ler; en anc. Prov. abraza,
Abbassa : Embrasser ; de bra-^
thium,
Abbat : Enflammé. Foy, Arol^.
Abbeeu , abreu y abrieu : Le mois
d^avril, aprilis; en Langued. abrialy
ûbriadon y abrion.
Abrev#. , abrevié y abr levé y àbrivé y
Êbroié : Vif, prompt, alerte; em-
pressé , hâté ; de brevis.
Abbeveb , abbregier f abrevier y
nhridgiery abriefvery abriever y abri"
pCTy ahrivcr : Dépécher , diminuer ,
dépérir , abaisser , humilier; ^abbre-
tiare.
Chier ÎTtirt , oo quels fu li besoîgnepar kai
t sire de Maiesteit s'umiliest et %abreviest
tAȔ.
Serm. de S, Bernard, foL xa5.
Abbeveter : Tromper, endormir
qiif Iqu*un par des paroles flatteuses ,
fuf tter , épier pour surprendre.
Abbevicie : Sommaire , récapitu-
blion ; abùreiWU'o,
ABR g
Abketiciiê , abreviegé : Abrégé »
raccourci ; abbreviatus.
Abri, abn'c , abrii, abris, abrii,
arbri : Abri , ombrage , couvert ;
^arbor; Ménage le dérive à^apricus*
Abricon , abricoun : Charlatan
trompeur, séducteur; on a dit aussi
bricon,
Abriconner , abriconeiry abrico*
ner : Tromper , faire donner quel-
qu'un dans un panneau comme un
sot. Le poète parlant d'Ulysse qui
obligea Clytemnestre à consentir que
sa fille fût sacrifiée , dit :
Bien sot la inere ahriconer.
Et faire esjouîr de noyant.
Ovide , mst.
En Ital. bricconc y fripon, sot; en
Prov. abrifça.
Abriefvk : Abrégé , accourci , re-
tranché ; de brevis,
AoRiKOKMEiirT : Abonnement d*un
bien , d'une terre.
Abriemknt : Maison , logement ;
du mot abri,
Abrier , abrisely arbrety arhroic :•
Arbre, ombrage, couvert; d'arbor,
Yoy. Abri.
Abrier , emberguery habriser: Pro-
téger , défendre , mettre à l'abri , ap-
prendre quelque chose à quelqu'un ,
couvrir ; on le fait venir à^ahrica ,
couverture : sa véritable étymologîe
est arbor; en I^ngued. abriga.
Abrier , arbriery aubrier : Le filt
d'une arbalète, arbre de pressoir,
^ arbor; Ménage Ir dérive à^apricari.
Abri F. VER , abridgery abriger : Ve-
nir promplcnient, abréger ; de brevis,
Voy. Abrkver.
Arrifol : Le voîle qui se met sur
la tète (le ceux qu'on marie ; ce mot
composé vient d'abriery couvrir.
AnRiGRXKNT : Diminution.
Abrii , abrixt : Ombrage, couvert;
à' arbor. Voyez Abri.
lo A B s
AMKun^abrynceau, tirbresseaubs,
arbret, arbriselet, arbroùel, arbrois-
siaux , aubnssel : Arbrisseau 9 jeune
arbre , arbuste ; à'arbon
Ab&ongher : Se courber en avant.
Abroice : Aurone, plante médici-
nale ; abrotonuml
Ab&oqukment : Brochure sur l'é-
toffe 9 qui en distinguoit la qualité.
Abeoustu&e : Le droit de faire
brouter certaines terres par le bétail «
dans les temps marqués et aux con-
étions convenues; en bas. lat. abros-
titra.
Abrover. f^oy. Abetrer«
Abruiner , abrunir : Brunir , ren-
dre brun, en parlant du hàle.
Abrupts , abrupttment : A Tim-
proviste , brusquement, rapidement ;
abrupte.
Abscoh , abscons , absconse , abs^
consentent y abscont , abscount , es-
conse : Cachette , secret , détour ,
dissimulation; absconsum.
Abscons : Secret , dissimulé ; ab^
conditusm
Absconse : Cachée , obscurcie ; lan-
terne sourde.
Absgonser , abscondre , ascondrc,
escondre^ esconser, escoser, escouser :
Cacher , dissimuler , tenir secret ;
â* absconsum, supin d^abscondere; en
Ital. nascondere»
Abscouter : Ecouter , faire atten*
tion , prêter Toreille ; à^auscuUare.
Absgule , abseulé : Abandonné ,
«éparé , privé ; de solus , soUtudo,
Absen TATiON , absentement : Ab-'
•ence , retraite , éloignemeut ; ab-
4entia.
Absigte , absite : Espèce de pien*e
précieuse de couleur noire, et veinée
de rouge ; absictus.
Ahsiefes est neire et pesant,
Veines a nages ouine saug.
Marbodus de Gem», art, Sa^p. 1674.
ABU
Absobke , absodre , absaUler, aB*
solver : Absoudre , pardonner ; ab^
sohere.
Absoille : Qu'il absolve.
Absolir : Braver les loix, les usa-
ges, prévariquer; payer entièrement
une dette.
Absolte , absoultc , absoute , as*
saute , assoulte : Absolution , indul'
gence ; absolutio.
Absolu : Absous ; absolutus,
Absolutemen T : Absolument ; ah*
soluté,
Abson. Voyez Abésow.
Absorbir , absorbeir y assorber ,
assorbir : Absorber , engloutir , dé-
truire , anéantir ; absorhere,
Abstiner , atcnir : Aostenir , gê-
ner , borner ; ahstincrcm
Abstr ACTEUR : Qui extrait une
chose d'une autre , un alchimbte ;
à^ahstrahere.
Abugher ; Heurter, frapper, clio»
quer.
Aduissement , abucJiementf abus*
sal: Achoppement , chute en devant.
On le croit formé de bucca ; dans le*
Sermons de S. Bernard il répond à
ojfendiculum du texte latin.
Peu est de gens, c*est vérité ,
Qui au siècle sauver se puissent
A tant à^fdfuissement s'abuissent.
Que leurs emmes perdent et damnent.
Gautier de Coiiui, Uv. I, ch. a^<
Abuissonn ER , abussonner : Abu-
ser, tromper, séduire, duper; D. Car-
pentier le dérive de busio, buse , pria
dans le sens figuré, de dupe.
Abuleter : Donner ou recevoir
un bulletin ; de bullcta,
A B u s I o N , ahidsion , abuisson :
Abus , erreur ; A^abusiis,
Abuti^k : Fixée, arrêtée, convenue^
règlement , délibération ; abbocatio.
Abuter : Viser, tirer au but , join^
dre ; de butum ; en bas. lat. abbotare^
ÂCA
rrrzm : Abonner un droit , un
) i une somme ûxe , engager ;
• la t. abbotare»
rvaEMEHT. Foyez Aboiy&e-
▼ EKR , ahurer : Abreuver, faire
de bibere.
>t amener eve non pas tant solement
icr, mes por abuvrerhe%xe&.
Liv, de Jottice et de Plee,
▼moiR : Verre, tasse , gobelet.
, ça : Donc.
BAM £5s : Consommation, achè-
t.
CHER : Receler , soustraire ,
r aux regards.
lïfDRE , agironer: Ceindre, en-
er , enclore ; de cingere.
:wT : Environné, ceint ; dnctus,
:?fTE , achainte : Enceinte ,
• , coin , lieu retiré ; cincturA,
ncsÉ : Corbeau ou pierre en
coupée en biais en dessus ou
iOUS.
!f ER , acanner : Dire des in-
en bas. lat. acanizure,
lAN : Etourdi, acariâtre; corn-
acer et caro.
lATioN, acarement y accaria--
Confrontation ; acarratio , de
face, visage; en Prov. aca-
1ER : Jeter des pierres, il si-
aussi confronter, mettre en
omparer ; en Prov. acaira ,
NER : Massacrer, tuer; de
arnis,
EMEMT , acazement : Action
ler en fief ou à rentes.
ER , acazer, ascasser : Etablir
e , inféoder , donner eu fief ,
à rentes; de casa; en bas. lat.
: Acbat, marché, accepta-
ACC Tt
tlon ; aceeptatio ; en bas. lat. €u^i^
tum , acapi€igium,
AcATs , acaste , achate : Agate ,
pierre demi-précieuse; achates,
A c A T E , acatesse : Fidèle ami ,
amie ; ^Achates , nom propre du
compagnon d*Enée , son confident et
son ami.
AcATER, acaptery aciuuerj achep^
ter : Acheter , accepter un mardié »
faire un échange ; acceptare; en bas.
lat. accaptare,
AcATERE, acateres, acaterres, aca-
leur y acaùercs , acator : Acquéreur ,
acheteur; à^ acceptare*
Mais se il ne paet faire joair, a! reatOM U
domage à Vacateur.
Cota, de Beauvoùis, cA. 34.
AcAUDRE : Assaillir, faire rébel-
lion.
AcAUTER : Heurter , frapper an
coté ; de costa ; s'accouder , s'ai>-
puyer sur les coudes ; de cubitus,
AcGARATioN : Coufroutatiou de té«
moins ; acarratio.
AccARBR , accarser : Confronter ^
mettre en face , eu présence ; de carusp
visage.
Accé , accée : Bécasse , sorte d'oi-
seau de passage ; acceia.
AccEDiARRE : Archidiacre , snpé«
rieur ecclésiastique ; archidiaconuSm
AccÉMEif T, accéementy acéement :
Ornemens , parures , atours. Voyez
Agrément et Acesner.
Parcevax psgarde la damoîséla
Et la Toit tant bêle ,
Et si li plot tant et abeli ,
Par le grant acéement qu'il Toît en 12.
CraaL
AccENSK , adcense : Héritage, fer-
me , bien qu'on tient à cens et à ren-
tes , ou à prix d'argent ; accensa.
AccENsÈ : Huissier , officier d'un
magistrat ; accouor^ accensus^
13 À C C
AccEifSEMENT , acceitsissement »
urensement y adcensement : Accion
de louer à cens.
AccEivsER : AfTennrr , donner à
cens ; ce mot est pris aussi pour al-
lumer ; à^accendere.
Ar.cEif sei;r , €iccnseur, adccnseur:
Celui qui prcnoit ou doiinoit une
terre à louage ; acccnsator,
Acc/ifsiSMEs : Nous primes à cens,
À fermage.
AccKiiTOKES , accendones : On
nommoit ainsi , ceux qui animoient
les gladiateurs dans Tarénc.
AcGEPTioïf de succession : Accep-
tation ; acrept/o.
AccEARA , acerratc : Petit autel sur
lequel on brùloit de Tencens et du
parfum, auprès d'un mort; acerra ;
en bas. lat. acccpturaria , navette à
mettre Tencens.
AccESSKUR : Assesseur , celui qui
aide un juge dans ses fonctions , offi-
cier de ville ; asscssor,
AccESsiouN : Encan , vente pu-
blique , addition, acceptation , pré-
férence ; accessio.
AccESsouARE : Accessoire , grand
danger , incident , conjoncture , em-
barras ; iïacccderc , accidcrc,
AcciDES : Nom d'un peuple, em-
ployé dans les Chroniques de S. De-
nis, pour désigner les assassins, les
«ujets du vieil de la Montagne , roi
des Accides ; occidcntcs,
Accim-LER : Mettre des surs acides
dans que](|ue jus ou sauce ; iVan'dus.
AcciE , asciez : Qui a les dents
agacées.
AcciPER , accipcir : Prendre , esca-
moter, recevoir; €ict'ipi'rv.
AccLiNER. l'oyez Acliner.
Arci.oRE , acciosaç^irr : Clore , en-
fermer de murs ou de liaies ; acclu^
eittre.
A ce
AccoiL , accuel : Accnell , bonne
réception. Foy, Accuellir.
AccoiLLiR : Accueillir, bien rece<-
voir ; de colligere.
AcGoiifciET : Suivi , poursuivi.
AccoiNORE , accointre : Amènera
Forez Accointer.
AccoiNT : Qui est familier.
AccoiicTABLE : Gmcicux , accès-
sible.
Accoiif TAGE , accointa nceyaccouin^
tance : Familiarité , commerce , so-
<:iété , compagnie , bon accueil 3 de
c.onsnetudo,
AccoiKTAiRE : Vaisseau pour aller
à la découverte et avertir de ce qui
se passe.
Accointé , accotante : Lié , uni ,
attaché à quelque chose, à queJqu'iin«
Accointer : Se familiariser avec
quelqu'un , le voir souvent , entrer
en liaison , faire société.
Damr perDIex mrrclii , to» pri qu*à tos mô
veuiIU'7. accointer ( m'uuir à vous).
Ce mot veut dire encore donner avis,
envoyer à la découverte , mettre de»
espions ; consuescere. Ménage le dé^
rive d^adcornitare,
AccoisKMKNT : Calmc , tranquil<->
lité , repos ; de qides,
AccoiSER,/7rco) •#?/', achoiscr^ nchoi^
sicr y acoisir , acoysier , acquoisir ,
aquayser : Adoucir , api)aiser , cal-
mer, reposer, éteindre ; de quiescere»
AcGoiT , ac/ioit : Achat , acquêt ^
accepiio.
AcGOL , accolade , accolée , acco^
lement y accoleryv : liaiser cjue rece-
Toit sur la joue gauche celui qu*on
ordonnoit chevalier ; il se disoit aussi
du coup d'épée qu'il recevoit sur les
épaules; de colium,
AccoLKiv : Embrasser, caresser.
AccoMF.MF.R , accomic/ier y acctym
muschier , acomuncr , acumcnvr ,
akoumunier : Ueccvoir la commu-
ACC
MÎon, communier; €idcommunicare.
Ces mots signifient encore : manger
ensemble , de la même miche 9 du
même pain.
Et fit le roi dire grand plante de messe,
^oar nccomiekcrctiÊX qui dévotion en ayoient.
Froissart,
AccoMMUNEK : S*assocîer avec quel-
qu'un , faire quelque chose en société ;
mdcornmunicare ; en ancien Prov.
ûcomunalar, faire part , participer.
AccoMODATioN .' Accord fait à
Tamiable , accomodatio.
Accompagner, accompaigner (s*):
Vivre en société , s'accoster de quel-
qu'un. Voyez CoMPAiir.
AccoxPAiGicEMENT : Règlement ,
statut , convention faite entre amis.
AccoMPA&AGER, accompagîer, ac-
comparer y acomparagir : Comparer,
faire le parallèle , mettre en compa-
Fiison ; comparare.
AccoM PT , part. : Compté, calculé ;
ce mot est substantif dans compte \
tomputurn,
AccoxsEiT, accomsict : Poursuivi 9
suivi 9 recherché ; secutus , de ^e-
AccoivisoN : Accusation , plainte ,
blâme ; â*actio pour accusatio.
Accoics : Compte , action , acte ;
muio.
iLccoTfsi'EVK'E^ acconsuivre : Attein-
ère , rejoindre , suivre de près , imi-
ter , accompagner , attraper ; co/i"
êequi»
AccoPER , acouper : S'équiper ,
Bettre sa cuirasse. Voy, Adouber.
AccoPKTOT : Appui, soutien; de
AccomDJLiiT : Qui est conforme ,
d*accord ; en bas. lat. accordare , et
ca bas Bret. accordi,
AGGoaj>uxnT| accçrdanc€j^acçiH^
ACC iJ
dison : Convention , accord ; en bas.
lat. accorda rnen tu m y de chorda,
AcGORT : Adroit , subtil , civil 9
complaisant.
AccossoLDAHOES i Couscillcrs d*uno
cour de justice.
AccosTUMANGE , accostumanchc ^
acostumance , acoustumance : Habi-
tude que l'on contracte en réitérant
plusieurs fois la même action; as^
suetuilo.
Crans péris est assi «roîr si acconstnm^tt
bataille encontre la Toisouteit et la botsie dei
Diaulc cui no ne poTons veor, et cui sa naturo
ke si est subtil et si longe acostumance de son
xnalice a fait trop voiiious.
Serm. de S. Bernard, /al. x3o, if^*
ACCOUBLER. P^Ojr. AcOUBLER.
AccouER : S'attacher l'un à l'autreii
approcher.
AccouLAisTRE ,<'co/aj^/ie : Ecolier,
étudiant qui fait ses exercices ; scho^
laster.
AccoupLAGE : Accouplement; ca*
pulatio.
Accoupler : Attacher, unir, join*
dre. F'oj'cz Acoupler.
Accours : Afduence, foule ; accur*
sus. Accours d' advenant ^ terme do
chasse ; accursus. Voy. Accordant.
Accourse : La crue subite d'un
fleuve , d'une rivière , torrent , af-
fluence; de cursus,
AcGouRSER : Joindre, serrer, unir.
Voyez Accoupler.
AccouBsiER , acçoursin : Favori
d*un grand seigneur , acheteur d'ha-
bitude à la même boutique, chaland,
pratique.
AccousiNER : Traiter de cousin «
d'allié, d'ami.
O tu cité très-noble et ancienne ,
Qui jadis fut fondée de Remas ;
Uems t*appcUa de son nom Ranciennt «
Home fonda »e» frères Romulas ,
t4 AC £
Le tênit t^aceousina, •
£t ton confort requist et demanda.
Eust, Deschamps, foi yj , coL 4.
AccouTER : Ecouter, faire atten-
tion ; auscukare^
Accoutrer : Ajuster, vêtir, orner,
parer; en bas Bret. accoulri,
AccoUTUMAïf CE , accoustumancc ,
accoustumanche : Habitude , cou-
tume ; assuetudo. Le troisième de ces
mots est encore très en usage dans
le Beauvoisis en Picardie : on dit
itkécXi^xïie accoustumanche ^i^ouT mau«
Taise habitude.
Accra VANTER , accravantier , ag*
gra%*anter : Ecraser, bris(*r , accabler,
succomber sous un poids ; aggra\>are.
Accroire. Voyez Acroire.
AccROUÉ : Courbé , accroupi ; ac-
€U9VatUS.
AccuEL : Accueil , traitement , ré-
ception.
AccuELLiR , accoillir, accuUry ac-
queillir, aquilUr : Recevoir d*un air
prévenant, engageant, amasser, ras-
sembler, pousser, exciter, accepter,
mettre en mouvement, associer ; ad"
coUigerc , accolUgct-e, JccuelUr la
semonce, c'est recevoir en bonne part
Tavis , la réprimande.
AccuiT : Acquit , quittance ; ac^
quisitum,
AcGVLiTE : Récolte , revenu , pro-
duit ; de collecta.
AccusAToiRE : Qui accuse , qui
concerne Tacciisation ; accusatorius,
AcGusEMEKT , accusîon , ancusc'
ment : Accusation , reproche , révé-
lation ; aceusati'o,
AccusERES, accuseircSy accusieres,
«ccif^or: Espèce d*officier ou sergent.
AccusEUR : Accusateur \ accu--
saton
A CE : Pendant. ,
A CE DIE , aceide, asside : Paresse;
acedia.
ACE
AcEE : La bécasse; aceeia, aeeiag
accela ; en Ital. acegia,
AcÉEMEMT, accéement y accenyentp
acesmementy aces mes, achemes y as*
chênes, aschesmes: Ornemens, atours,
parures de femmes. Vof. Acesmer.
Quand la déesse eut mit bas set habitx et
achemes , qu^elle eut deffeublé coiffe , gninv
pie f attour , et antre accoustremeut de teste;
fermaillets , cliaînes , anneaux , bulletet et
tissus, jufcqn*aux galoches dorées , demeurant
tocquée sans plus de riche couvre dief.
Jean Lemaire , illustr, des Gaules.
AcELÉE : En cachette , secrète-
ment ; cclatim.
Agence : Assentiment, consente-
ment , aveu ; assensio.
Agekbr : Joindre , placer, viser 9
adresser , mirer. Fojez Agertai««
NER.
AcENSiE ( r ) : Le prix d*un bail à
cens, droit de cens; accensatio. Voy.
AcCElfSER.
Acerbe : Aigre ^revéche; acerhus.
AcRRBER : Aigrir, irriter, couper ^
^acerhare et sarpere.
AcERTAiMER , acertencir: Assurer,
certifier, donner avis ; certiorare.
AcERTENEz : Certain d*une chosCy.
bien instruit.
AcERTEs , acertement, adv. : As*
sûrement , sérieusement , certaine-
ment.
Agertez , adcertes : Alors , certes ,
même , au reste , d'ailleurs ; de cœ^
teroy ccrtè; en anc. Prov. acertas.
Acerure. Voyez Agherure.
Aces , acex, aches , assées, assés^
axcés : Accès , abord , approche , at-
teinte , blessure; de cœdere, au supr
cœsum,
AcESiMi : Mot qucf Borel cite et qui
n'a pas existé ; il dcvoit lire acesmé ,
embeQi , paré , orné , particip. do
Ycrbe acesmen
ACH
tjimE 9 acesmaer , tuhesmtr ,
T : Orner , parer , équiper ,
', embellir; decomcre ou co-
en bas. lat. acosmarcj acemare»
AcizxEKT.
■ant beauté eft certes acesmée,
por qui met ciaert e«t si soprii.
Casse Brulej,
ftnt acesmé bel et cortoi>ement«
es dra* de »oye furent lor garnement.
Homan de Florence de Borne,
:sMxa£ftSE : Femme qui habille^
ne , femjae-de-cbambre , coîf-
:SMES 9 acesrnéement, acesmies.
, ACÉEMENT.
ET ABU LE : Espèce de plante ap-
cotylédon ou nombril de Vé-
aceiahulum. U se disoit aussi
sorte de petite mesure ; aceta-
ETEUii^ : L'oseille , plante pota-
acetosa.
B , atch : Ah ! exclamation , cri
uleur; ah !
HABLEE : Frapper , blesser avec
ton , avec une corde ; de chabk,
, câble.
HAisoN , ach(HSon , acoison ,
son : Occasion , cause , fait , rai-
accusation ; accusatio , occasio;
ts. lat. acheso.
Vons ne Toodrîea
unays trourer nulle achoisofS
k Tenir boire en ma maison ,
>r 7 burez-Tous cesle fois.
Patheîin.
:HAisoHNé : Vexé, poursuivi,
iété; accusattts.
CBAisoNNEE : Vcxcr, inquiéter,
ser, contester la propriété d'un
, citer en justice j accusare; en
lat. achoisonare,
J0BAHAO, achaneau, chanel, che-
chenau : Conduit d'eau , canal,
:rc , fosse , rigole j canaU^f,
ACH i5
AcHAPXR : Echapper , se soiu-
traire , éviter.
AcHAPiT : Echalas pour les vignes^
bâton propre à se défendre.
AcHATER , achapter : Acheter , ac-
cepter un marché ; acceptare.
AcHELER : Escalader, grimper par-
dessus un mur avec ou sans échelle^
de scala*
AcHELETTE , cschelette ^ hoclette i
Clochette , sonnette.
Saint Martin
Bfonlt liez et moult forment joieqs ^
Del salner fu convoiteux «
S^esckeiette soue trois cos.
FabL de la Court de ParatBu
AcBERiN : Ferme , constant , iné«
branlable; agacer.
Acre EURE , acerure :■ Action de
souder de l'acier sur le fer.
AcHESMANT : Hounétc, poli, conb^
plaisant.
ACHESUER. Vofez ACESUER.
AcHESMURE : Parure, ornement*
Fojr* ACESMER,
AcHEsoN : Droit injustement exî*
gé ; à' accusatio. Voy. Aghaison*
ACHESONNER. VojT' ACHAISONRBK»
AcHET, achest, acquaste, acquise^
acquittance , agais : Acquisition ^
achat ; acceptatio , acquisition
Acheteurs de Gages : Grens qui
s'obligeoient à payer une certaine
somme , pour empêcher le transport
d'effets saisis ; acceptor.
AcHETiFVER ^adieidver^achetiver,
achoitiver : Captiver , retenir par
force , rendre malheureux \ de cap^
tivare,
AcHiER : Fer, acier; à*euxes ; en
bas. lat. aciarium* Il se disoit aussi
d'un endroit où Ton remise du bois y
et du lieu où se posent/les ruches def
abeilles^ ^apiarium.
AcHiOER , achaifver^ achevir, aehU
verj aç/ui'ier, aci^ver,^ oAUver ; Ache*
tS AC K
Ter , finir , conclure , c'est venir à
chief y voyez ce mot j parvenir au
terme, obtenir.
AcHoiSE, accoison , achaison ,
acheisony achoison, enchaisoun, en-
chcison , encheisun , ochLson , ochoi"
son y oquoison : Occasion heureuse ,
loisir , sujet , cause de bonheur , des-
sein , espérance , plainte , querelle ,
dispute ; occasio , accusatio.
Par moult poi d^ayantore est une ame féale ,
Et par poi à'achoison c»t une ame perie.
Roman du Rou,
AcHoisER , achoisier : Appaiser ,
tranquilliser^
AcHoisoNK : Soupçonné , accusé;
en bas. lat. achesonatus,
AcHOPAiL : Achoppement, empê-
chement à quelque chose qu*on a
entrepris , occasion de faute.
AcHOPPKR, aco/>er, acouper, ascou-
pcr, eschoper : Arrêter, surprendre,
interrompre.
AcuoKÉ : Affligé , abattu de tris-
tesse ; d'ac/iores , achorutn.
AcHou , aicfiQu : Petite hache; as-
€Îa ; en Langued. aissaudou.
AcHRKME , achroume : Vieillard
qui tousse habituellement ; peut-être
ii*est-ce qu'une allusion au nom de
Chrêmes , personnage d'un vieillard
de Térence.
Aci pour Ici ; hic.
Acide : Ennui, tristesse, dégoût;
d*acidum> Foyez Ace ides.
AciK , aciece : Agacé ; dents acie-
ces y dents agacées ; d^ncer, acris.
AciÉ : Acier, aciiwium ; d* actes.
AciERJÊ : Equipé , revêtu d'une
armure.
Acjv kC'ÊL ^assinage : Espèce de sa-
bre pointu , piquant ; d^acinaticum,
AciNT : Enceint, enclos; de cinc-
tus , participe de cingere,
Acis : Ais , planche ; axa,
Accft^ ; Acre 9 mesure d'environ
ACO
deux arpens de terre. On se sert en-*
core de ce mot dans différens pays ,
pour désigner une mesure quelcon-
que ; acra.
AcLiN , acUnant : Soumis , penché,
prosterné ; acclinis,
AcLiNER : Saluer, s'incliner, se
pencher , se prosterner , baisser les
yeux ; acclinare.
Par le vcrgier s*en vont le pas ,
Mes il tlut moult la chiere encline.
Et la borgoise un puu kocUiie,
Par sous le ciiaperon Tosgarde ,
De traïson se donc garde,
Si conut bien et aperçoit,
CVst son mari qui la déçoit.
Fabt, de Borgoise d*Oriient,
AcLiNouER : Lit de repos , canapé;
acclinatorium,
AcLoois ( j* ) : Je fermois.
AcLORE : Fermer, se fermer; acclu"
dere. Voyez Clore les Veiitres.
Car Dien out clos tons 1er rentres de U
maisouu Abimclech , por Sam la femme
Abraham. Traduct. de la Bible, Genèse,
chap, ao, i^ers, x8.
AcLosTÂis : Petit endroit fermé
de tous côtés , où Ton meltoit un en-
fant i une brebis ; d^acclusio»
AcLouET : Le fer d*une aiguillette,
la pointe d*un éperon ; aculeus ; eu
bas Brct. acclaoetenn.
Acné , acquené: Ane, sot , hébété ^
asinus,
AciBMETE , akoumate : Qui ne se
couche jamais ; acœmetus ; du Grec
acoirnetos.
AcoiER. Voyez Achoiser.
AcoiNT , acointe : Lié d'amitié ,
familier, fréquentation , liaison. Foy.
ACOUINTER.
Acoi STABLE : Gracieux, aimable.
AcoiNTANCE : Amitié. Voyez Ac-
COIKTAGE.
Acointe : Société, amitié.
ACOINTEMENT, JVoy, ACGOJNTÀCE
et ACOlXfTAKClL.
A C O
A.eoiir^sm , acoinder : Accueillir ,
fréquenter, rencontrer, avertir.
AcoiNTiEm ^a^/y. : A la rencontre ,
à la première Yue. Fojr, AgcdiKtba.
Acoiixa : Appaiser. Fojrez Ac-
coxaxa.
Car Uenjnc t'ococie , qui nng petit la grate.
* Test, de Jehan de Meung, 'ven 844.
AcoiTÂR : Se hâter , se dépécher.
Acotcii , acolcie : Alité , qui est
au lit ; de caicitra,
AcoLE : Aïeule, grand*mère.
AcoLER : Embrasser , se jeter Au
toi de quelqu'un ; de coUunt,
J'eatcndi bien la Bergiere ,
K*ele me Teat eschaper;
Molt U fia longe proiere ,
Maia n*i pnce rien eonqueater ;
Jjo>t% la pria i acoler,
Hx. ele giete un graud cri.
Chtau. dm rt>i de Navarre ^ 4o.
AcotLis : Embrasseikient , coup
for le col ; de coUum.
A1CÔMBLEMENT : Augmentation ,
anrcroit; de cumulus,
%3t li tanaltltodine fie la mercit c*un lor 1
aofttreit , ne lor torst à la parsomroe en acom-
èSemefte de droitnriere dampnaliun.
Serm, de S, Bernard, JbL a53.
AcoMMiCHKR. Foy, AcrOMKNIEE.
ACOMMUNER. Foy, ACCOMMUNER.
AcoMPAiGHBR { Marier , joindre ,
s*nnir, coucher avec quelcfu'un.
ACOMPARAOIR* VOjfCt ACCOMPA-
RACER.
AcoMPERER : Comparer, mettre
en comparaison ; acomparare^
Acompte R : Estimer , faire cas.
AcoMUNALAR .* Faire part , parti-
cq>er.
AcoNCEPTOiR : Rejoindre « rattra-
per, atteindre; adconcipere,
AcoircNiEiTTUEE .* Sédiment , sa-
kté , ordure ; de congacatus»
AcoKs : Bachot, petite barque.
Acovsuiyaut : Accompagnant.
1.
ACO 17
AcONStJlVEE. Foy. AcCOlfSIEURE.
AcoifTER : Raconter , narrer, pas-
ser en compte , compter ; compu^
tare.
ACOPER. Voyez ACAUTER.
Acopi , acoupi , acoupie , acoupis :
Cocu. Foyez Coquillart.
AcoRCHiER : Ecorcher, déchirer*
AcoRGiER : Acourcir, abréger.
Car mains acorcent bien lor vie ,
Ainz que Tumor soit defaiHie.
* Roman de la Rose, vers lyA^j.
AcoROÂNCE : Accord , convention ;
en bas. lat. aeordia > acordum»
Et qu^t nous eut ce recordé ,
Sftns luy noua arons acordé ,
Si trouvons en nostre acordance^
Que fanlx-semblant et abstineuce.
Avec tons ceolx de lenr baniere
Assauidront la porte derrière.
Roman de la Rose , vers 1 1 29 1 .
AcoRDER (s*) : Se livrer, se don-
ner , faire marché, convention.
Une famé t^aeorda k denx Ribaux que il
ochiroient (tneroieut) son Baron ; ce que Ils
firent, et puis ele leva le cri ef. cria, iurou,
hareu, Ten m*a tuyé mon Baron.
CotUtune de Beauvoisit.
AcoRER : Arracher le cœur, les
entrailles, faire mourir; de cor.
AcoRT : Accorde , consent.
AcoRT : Convention , pacte.
Chapitre tindrent lendemain ,
Et s'accordent à tel acort ,
Que jamais nus âme n*aport ,
Qui de vilain sera issne,
I*fe puet estre quVlle ne pne,
Alnsint s*4CCorderent jadis ,
Qu'à enfer ne en paradis
Ne puet entrer vilain saoa doute ,
Oa avez la raison toute.
. Fabl. dou Pet au yilain,
AcoRus : La plante nommée calan*
gue; du Grec acoron; en Lat. acoros,
acorus,
AcoRVE : Prêt , en état de faira
quelque chose.
î8 ACO
AcossELR : Secrètement , en si-
lence , tout bas. Voyez Conseiller.
AcosTER : Atteindre, toucher, frap-
per; acostare, Voy. Acgonsieiire.
Agotkpot : Accoudoir , appui ; de
cubitus.
AcoTEER , acostrer : Habiller , vê-
tir, parer, équiper, coudre ensem-
ble ; en anc. Prov. acotrar, de con-
suere y au part, consutum,
Acou : Pierre à aiguiser ; cos.
AcouARDi : Timide, lâche , mou ,
paresseux , abattu , lent , las.
AcouARniR , acouarder : Rendre
lâche, poltron. Voyez Coârs.
AcouBLER : Empiéger un eheval ,
lui attacher ensemble deux jambes
pour l'empêcher de s'éloigner ; de
copuîare,
AcoucHER : Se mettre au lit , se
coucher; accuhare,
AcoucHER - Malade , acolchier ,
acolcier, ucoucier : Tomber malade ,
être alité ; de cuhare»
Ll cuens Amaurris de Montfort , qui fa
délivrés de pritou, s^en retourna par noume
pour TÎsIter les sains apostres Saint Père et
baint Poul , mes ilnec acoucha malade et
iDoorust,
Ann, de S, tq^s,
AcouDRE. Voyez Accoupler.
AcouiKTER : Fréquenter quel*
qu'un, raconter une nouvelle , aver-
tir. Voyez AccoiiCTER.
AcouLPER : Accuser , gronder ,
déclarer coupable ; culpare,
AcoupAuoiR : débaucher la femme
d'un autre.
AcouPER , acauter, acopir. Voyez
AcoupiR.
Acoupi. Voyez Acopi.
AcoupiE : Femme dont le mari est
infidèle.
Acovvi^y accouppaudir : Commet-
tre une infidélité pendant l'état de
mariage ; curucare»
ACQ
AcouPLER : Approcher , joindre 9
lier, unir, marier; copuîare.
Or serra roon mari à mot acouplé, porceo-
que je lui ai enfaunté trois fils.
Traducté de la Bible, Genèse, vers. 39.
Agourer , acorer : Arracher les
entrailles, donner la curée aux chiens;
de cor»
AcouRSER : Accourcir , abréger ,
retrancher ; de curtart ; acoursent $
ils abrègent.
AcouRT : Durant, dans le cours,
pendant ; de cursus,
Acourt de celui diner : Pendant ce dîner.
AcousTRÉE : Mariage dissous par
la mort d'un des deux époux.
AcousTREMEKT : Habillement , pa-
rure ; de consucrc , au part, co/i-
sutuin,
AcousTR^s : Habillés , équipés.
A cou TÉ : Placé à côté de quelqu'un,'
de quelque chose ; de costa.
AcouTER : S'appuyer sur les cou-
des , se prosterner ; de cubitus,
Bèsa ladite tombe et i atoucha ses ieax et
ê^acouta delez celé tombe.
Miracles de S, Louis,
AcouTER : Ecouter, faire atten-
tion ; auscultare,
AcouvERTER : Omcr, couvrir de
tapisseries ou couvertures ; de coo^
perire.
AcouvETER : Remplir, combler.
AcoYS : Appui , arc-boutant , épe-
ron. Voyez AccoPETOT.
AcQ : Acquit, quittance ; acquisitio*
AcQUAisTEiR, acquesir, acqueter,
acquetir : Acquérir, gagner, acheter^
conquérir, acquitter , payer ; acquie"
tare , adquœsitare , acquirere,
AcQUAisTER : Saisir, arrêter par
ordre de justice.
AcQUAisTERiE : Officc dc Sergent y
de Messier.
AcQUAzsTOUR *. Sergent , huissier.
A es
XcQVASTB. Voyez Aghkt*
AcQUE , aucque : Quelque chose.
AcQUER^E : Acquérir , gagner »
acheter , conquérir ; acquirere,
AcQUEET , aques , aquez : Acqui-
iition, gain, profit , ayantage , sceau ;
^éÊcquisido , quœstus»
AcQUKURRR : Accourir, venir .en
diligence ; accurrere.
Acquis : Acquis , gagné , tran-
quille , rassis; de quietus.
Acquise : Confiscation , saisie.
Voyez AcHET.
AcQUiTTAN CE : Délaissement, a ban<
don , droit de se faire décharger par
loe autre demande ; acquisido. Voy.
(
AcRABiLLER , ocramier , aeramil-
1er : Confondre , mélanger , entor-
tiller.
AcRACHBR : Engraisser, graisser;
de crasstu.
ACR AILLER. Voyez AORAILLER.
AcRAHTEMEirr : Assurance. Voyez
Craitt et Cranter.
AcRAKTER , acréanter , acranteir:
Ecrire , promettre , assurer , passer
écrit pardevant notaire; àecredete;
en bat. lat. creantare. Voy. Cranter.
ACRASSER , acresser : Agacer , pro-
voquer, invectiver, attaquer ; d'ûcer.
AcRAVANTER : Ecrascr , briser.
Acre , acron : Mesure d'environ
deux arpens. Voyez Acrre.
AcRÉER : Croire , Taire crédit , prê-
ter; cretlere.
AcaïPiR, acréchir : S'acroupir;
de cuntire.
Acre USE : Enchère.
AcRoiRE , accroire, acrouere : Prê-
ter quelque chose, créditer , donner
i crédit ; credere ; en bas. lat. oc-
credere.
Or, regnîe je bien! s! j^acc^DÛ
]>« r«iuice drap. Hd»! quel malade.
PathêUm,
A C U ig
AcROiRE : Devoir.
Si rVftt de Bel*acaeil damalgea.
Qui aeas nena aeroire eat en gaigea .
* Roman de la Ros9 , vers 12&%S,
AcRoissEUX : Qui enchérit sur quel-
qu'un dans une vente; d^accrescere.
AcROPETON , acroupetouns : Mis
en tas, en monceau, croupe. Ménage
le fait venir d^ouropygium , croupe.
AcROU, acrouse : Chose dégoû-
tante, hideuse , qui fait détourner
lorsqu'on Tapperçoit.
AcTARER : Achever, mettre à mort.
AcTAiNDRE : Obtenir , atteindre ,
parvenir à la connoissance de ce que
l'on cherche ; attingere,
AcTBMPER : Entreprendre , pro-
jeter.
AcTENo : Délai , relard.
AcTi^ONiSER : Faire comard. ,
AcTiLLEMENT : Activité à pour-
suivre les délinquans , découverte
en fait de contravention ; acu'vitas.
Actionner : Intenter un procès ^
d^actio,
AcTiRANT : Attrayant , flatteur ;
d'attrahere.
AcToaNÉ , actoumé , actourneur :^
Procureur, homme de justice; ac-
. tornatus.
AcToUR , acteur^ etour : Auteur »
celui qui invente, qui compose , avo-
cat , intendant , receveur ; actor et
auctor,
AcTOUR : Demandeur en justice »
médiateur; actor.
AcTous, aAtuz : Mesure de cent
vingt pieds.
Actuaire : Fournisseur de vivres
d'une armée , commis au pain.
Actuaute : Acte , action , exécu-
tion ; d*actus,
AcTURER ( s' ) : Se rapetisser , se
raccourcir.
AcuBiToiRE : Salle à manger des
anciens ; cubitorium»
a
M A D A
AcuEiLLAGE : Louage 9 engage*
ment , association ; d*accolligere,
AcuEUEEE : Oter le cœur, décou-
rager y arracher les entrailles , don-
ner la curée ; de cor,
Acui : A qui, auquel.
AcuiLLiE : Prendre sur soi , faire
son affaire d'une chose , s*en char-
ger; œcolligere. '
AcuiT : Quitte, acquitté. Fbj'ez
Acquit.
Acuité : Pointe , subtilité ; d'ocii-
tus,
AcuL : Lieu étroit et bouché où
Ton réduit le gibier.
AcuMEKiEMEKT : Communion ;
eommunio,
AcT : Au cas , supposé que.
AcT-BiEif : Egalement , aussi bien.
Ad : Préposition latine , dont on
a fait la pr^osition française à.
Adâéeains : Le dernier ; enfin.
Voyez DâÂEAiif.
Adagàîae : Un diseur de proyer-
bes , de bons mots ; à*adagium,
Adagiâl : Un homme plaisant et
facétieux ; d^adagium,
Adaignee , adagner f adagnier ,
adaingnier : Aimer , complaire , faire
la volonté de quelqu'un , favoriser ,
respecter , estimer, regarder comme ;
de dignare,
AoAiir : Aile. Mot cité par Borel :
je ue l'ai trouvé dans aucun autre
auteur.
Adalit : Sec , exténué , foible.
Adalonc. Voyez Adoun.
Adamagier , adamer : Endomma-
ger , ruiner , détruire ; de detmnum,
perte , dommage.
Chiiu ( celni ) qui te scet adamagier.
Te saura bien aâsoiuigier.
Distiques de Colon,
Adaxant : Diamant ; adamas,
Adah s I adant , adtns : Adorant ,
A DE
prosterné , le visage contre lenre ;
d*adorare,
Adartiee , adenter : Enchâsser
une pièce de bois dans une autre.
Adaptation : L'action d'adapter ,
d'ajuster; d'adaptare.
Adarge : Espèce de coton qui s'at*
tache aux roseaux dans les temps de
sécheresse ; adarca*
AuAKhE^adarlé, adaumé, daume:
Niais , étourdi , qui ne sait ce qu'il
fait , à qui la tète tourne.
Adaet : Appentis , avant-toit , où
Ton jette à la hâte dans un moment
pressé.
Adavihem EN t : Augure , diyina<«
tion ; divinatio,
A«AyiRiEE , adavineur y adviner ,
advineur : Devin , prophète ; divi^
naior,
Adatee : Irriter, mettre en colère }
diîriuci,
Adcase : A cause ; de causa.
Ad ce : a ce , à cette , à celui-là ^
' celle-là.
Au ce que : Afin que.
Adceetener : Assurer , justifier»
Voyez Acertenez.
Adceetes , adecertes : Alors. Voy,
Acertes.
AucoRT : Accord. Voyez AccoE'*
DEMENT.
Addevineir : Provoquer quel-
qu'un, deviner, prophétiser.
AdditeVi : Ajouter, fournir, terme
de procédure ; addere, au supin a^
ditum.
Adebon , lisez à-de-bon : Sérieu-
sement , tout de bon.
Adebonaieie : Rendre débon-
naire.
AnéciB , adesse : Toujours. Voy.
Adés.
Adeignee : Convenir , être pro*
pre à quelque chose.
Cette çuLiion m tm «id9ign4 (coavital)
AIDE
% roê est nos et notre manoir^
Toft me deres les des ■Toir.
Fkè, du FUain qui cftnquUt ParatËt,
Patadb ne tos aiBeit mie ,
AîBs ket TQs et TO»tre maooîr,
IV*en devez pM les des ■toît.
* Même Fabliau et même citation.
Adsis : Déjà.
Adembittsil (s*) : Perdre l'esprit,
la raison » être en démence ; de de^
AoEMKTTEE : Décliner , baisser ;
de demittere ; ayancer tète babsée ;
^adtninere.
Adkmisb : Démission faite entre
les mains de quelqu*un ; de de^
missio*
AoEMNEua : Nuisible , qui porte
domniage.
Ademplie : Accomplir, eiécoter.
Aden AN : Désormais , à l*àYenir«
Adek AS , adennes : Le^ glandes du
eol , les amygdales ; du Grec adenes.
Adeh G : À présent ; nunc.
Aden ERER ^adenierer : Apprécier
en argent , vendre , convertir en de*
niers,. du bien ou des marchandises;
Adbns, adûnz, adtnt : Sar tes
dents , renversé , courbé.
Xi TÎex chastelaîn est tôt <uiSrif( courbé).
Adehter : Prosterner, adorer,
tomber en bas , renverser le visage
contre terre , faire mordre la pous-
sière. Voyez Adawtier.
Adeitti : Livré , asservi , attaché ,
limé à prix d*argentv
Adkquer : Ajuster, égaler, ren-
dre pareil; adcequare.
Adsr , aders : Un oiseau.
ADÉmi : Tout de suite j ea Pror.
itdéré ; en Espag. arreo*
Anis , adés y adez , adèz, adiès,
mdes, andès ; Dès , toujours, dès ce
poment , à présent , sans cesse , in-
fOBlînent , aussi- i6t » entsèremaot ,
À D E ir
tellement , tout à l'heure. Ce mot
vient du verbe adhœrere , au part.
adhœsum, duquel verbe sont venus
les mots adesery adoiser. Les Italiens
disent pour la même signification ,
adesso ; et les Provençaux , odes ,
udes-aro, M. de Sainte-Palaye croit
que le mot adiès vient de tota diet.
Je n*ai autre retenance ,
F.n ainors fors de mon chant»
Et d'une doice C9>p^rance ,
Qui odes me Tient devant^
jidanu U Bocut^
Adesa : Se joignit.
Adese : Qui est atteint de ma*
hidie.
Adesee : Toucher , attoucher , at-
teindre une chose élevée et hors de
portée ; adhœrere ; en Prov. adeza.
Abeser ^^adesier,^ adestrer, adoi-
ser : Joindre , s'attacher , allei: au
secours de quelqu'un, Taider > le
panser, le toucher; adesse.
Là sont les pncdes vennea ,
Sons la sale sont descendues
Desous un pin eu un praid.
Du pin descendent dut oisel ,
Qui les pnceles adestrrrent ,,
A. mont el palais les menèrent
Là ou ti Diex d*ïmors estoit.
Fab. dujitgement d'AmorK
Adeseure : Au-dessous.
AuES-soiR ;. Tous les soirs«.
Et feist si froid en esteit, qa*il conrenoZ^
adès-soir au feu aangier.
Adesxre, adcrtre^adistre: Adroit,
industrieux; dextcr»
Adevaler : Descendre; ad val"
lem ire,
Adeviitatlee , adevinans j ade*
vine y advinementj adeviniaus ; même
signification que A de vin al.
Adevinal : Enigme, chose obs-.
cure , conjecture , soupçon ; ^/«cV
natio».
Ai>ETTSE : Ecrit , conTention » dis-
tribution , partage ; dwisio.
Adextre , adestre : Favorable 9
adroit , vif, prompt ; de dextcr, dont
on a fait adextrer , rendre adroit »
propre , habile.
AoHEEDAifT : Adhérent, qui est
joint , contigu ; adhœrens,
Adherdee : Adhérer. Voy* Ahee-
BER.
AnniRiTANCE : Investiture , in-
féodation, ensaisinement ; hœreditas.
Adhériter , adhireter : Faire hé-
ritier , saisir , investir ; adhœredare.
Adicte : Enoncé , stipulé ; dictas.
AnicTER : Stipuler, énoncer; die-^
tare,
Adigtioun : Indiction ; indicùo»
Ly trazeime adictioun : La treizième
indiction.
Adieu - coum and : Compliment
dont on se servoit pour prendre
congé de quelqu'un.
Adinerer , adenerier : Mettre
quelque chose à prix; de denarius.
"Voyez Denerée.
AoiNvENTioN : Mensonge , calom-
nie ; adinventio.
Adipiscer : Acquérir ; adipisci^
Adiré : Egaré, perdu, maltraité;
ndiratus.
Moalt ay le coear du ventre yré y
Dont j*iiy Bel-acueil adiré,
Bjoman de la Rose, i>ers 3852,
Adirer , adirier : Déchirer, prier,
conjurer, manquer, égarer ; axiirare;
les rames de la barque étoient adi-
rées ( égarées ). Il s*est dit aussi pour
rayer ; son nom est adiré de la liste
des officiers. La Coutume de Berri ,
titre 9 , art. a 8 , emploie ce mot pour
signifier déchirer. On lit dans le Code
marchand, titre 5, art. 18 et 19,
lêttres-4c-change adirées (perdues^.
Adirer ouergni ; Perdre tt gftlt^
A D M
Adis : Egaré , perdu.
Adit : Au dire. Adit le vignour :
An rapport , au dire du maître des
vignerons.
Adjacen CE , adjancement : Chose
qui touche à une autre , lieux adja-
cens ; il se prend aussi pour ajuste-
ment , arrangement ; adjacentia,
Adjacier : Etre d'accord, avoir
des liaisons étroites , ajouter , aug-
menter; adjicere y adjacere,
Adjecement , adjeiement : Aug-
mentation , surcroit , accroissement;
adjectio
AnjEUNER : Faire jeûner, jeûner,
affoiblir ; jejunare,
Adjoub : Champ de genêts.
Adjournay : Ajourné , fixé , ar*
rété , conclu.
AuJouRNER , V, n, : Faire jour;
d'où est venu ajournement. Ce mot
est formé de la prépos. ad, et de dies,
,dont on a fait diurnus, et de celui-ci,
jour ; en Ital. giorno.
Adjoustk , adjoustement : Addi-
tion , assemblage.
AnjousTKR , adjouarter , adjuster f,
ajoster : Approcher , se mesurer ,
unir, assembler ; adjungere. Nicot le
tire des deux prcposit. ad ei/uxta^
en bas. lat. adjoustare , adjustare,
AnjouTACE , adjonction : Union ,
alliance , conformité ; adjunctio.
AnjuRL : Adjoint; adjuncttts,
Adjulatoire : Aide, secours; ad-
jutorium.
Adjuré : Qui est lié par serment;
adjuratus.
Adjure MENT : Conjuration , in-
vocation des démons ; adjuratio.
Adjurer : Jurer , faire serment ,
conjurer, prier; adjurarc.
Adjutoire, adj avance , aidance ,
ajuctoire : Aide , secours , secoura-
ble ; culjutoriurn.
ADM4LIE& ; Appeler en justice %
/^
A D M ADO a3
accuser de mal , assigner ; admaUare. instruire , remontrer , prévenir ; ad- -
Admaiveis : Amoindri, diminué ; monere , au supin admonitum,
Admonesteur , admonestor y ad^
monesteresse , admonestrercsse : Ce-
lui ou celle qui donne des avis , qui
fait des remontrances ; adrnonitor,
Admont : Plus haut ; ad montem,
Admonter : Amonceler, entasser;
de minuere.
Admenace : Voiture , Taction d'a-
mener, de conduire; de tninare,
Admesuee : Fait, action , délit.
AoMEsuEEMEKT : Règlement , fixa-
tion.
Adminicule : Aide, appui ; admi" en bas. lat. admontare.
mcuium, Admouzeréir : Affermer , cngran-
Administraresse , administrâtes ger, moissonner, donner à l)ail. FojTm
rttse : Administratrice , femme char- Accenser et Aomouier.
gée de conduire une maison , un Adxouzenour : Un fermier,
bien ; administra. Admuidier : Traiter , convenir ^
Adm I NisTR E R , admenestrieresy ad' s*accommoder ; de modius,
vwusireury amenistreor, amenisireur. Adhérer .* Apprécier, mettre à
amnester , amoditUeia; : Fermier , prix d'argent ; de denarius*
régisseur d'un bien de campagne , Ai^net, adenet : Petit Adam, en-
ministre ; à* administer ; en bas. lat. faut d'Adam.
adminîculatory adminiculus*
Chémblo , ce dl«t U Profète , esleTent (sont
è^»oot ) et ne soyent mies toit sunt ,
mmenistreor espirit por ceos ki dolent re-
ceoÎTTe réritaige de saWetelt.
Serm. de S, Bernard, fol, 3a4*
Adnichiler , anicfùler : Réduire
à rien , détruire ; adnihilare,
Adnoncer , anoncer , anonzcr ^
anuncer : Annoncer ; adnundarc. On
trouve dans les Sermons de S. Ber-
nard \ anoncievet , anuncievct, il an-
Admirable : Extraordinaire ; ad- nonçoit ; anomal , il annonce.
mirabilis. Adnullier , annuUr , anuUier :
Admittrr : Recevoir, admettre ; Rendre nul, détruire, décourager;
admittere. de nullus.
Admodier , admoiseneir, admois- . Adobado : Ajusté , paré.
Moner, amoder, amodier, amoier , Adobamen : Accommodement, sa-^
amoyer : Donner une terre à ferme , tisfaction ; adaptatio.
moyennant une redevance de cer- Adobar : Satisfaire , accorder ,
laine quantité de grains. Ces mots payer, armer un chevalier ; «r/rt/?r«rer.
signifient aussi façonner , préparer , Adorer. Voyez Adouber.
déposer , modérer , borner , s'adon- Adolé , adoulé ^riste , affligé ;
ner , restreindre ; admotUare , de dolendus. ▼
modus , mode , façon , et rnodius , Adolenté : Tourmenté, passionné.
muid, boisseau.
Admoneste : Instruit, averti , pré-
Tenu , rjîpris ; admonitus.
Admonestemewt , admonestiez
ment , admonition , amonition : Avis,
avertissement , instruction , admo- Kno'L^^^adoloreryadouleryadueil^
iUtio. 1er : Affliger, chagriner quelqu'un j.
Admor^stir: Avertir, reprendre, de dolor.
Par Les giex tôt le mont espuisent
Por lor usure adofentc ,
Meinent gicves cresticnté
£n fors anneax et en fors buies.
* Sainte Lcocade , Sy^.
a4 ADO
AnoMAicii : Endommagé, qui A
souffert du dommage ; de la bas. lat.
dornagium.
Adombrer, aombrer y aumbrer y
enomhrer : Ombrager , obscurcir ,
couvrir, cacher, mettre à couvert ;
adumhrare,
Adomer : Entamer, endommager;
de dainnum agere,
AuoMKSTiQUÊ : Qui vit avec quel-
qn'iiii , commensal , homme qui est
nttn(-l*(^ à une maison; en bas. lat.
iloi/ii\st(CUS,
A MOM KSTiQUER, adomeschcr i S*at-
tîichrr , s'adonner particulièrement à
uiM* iiiiiîv)" » à quelqu'un, devenir
pri's y ; de domu.s, C'est ainsi que de
cQq::ina , on a fait s'accoquiner.
Adominf.r : Maîtriser, tenir sous
aes loix : de dominarL
A DON : Don , présent ; de donum^
A DONC , adhonc, ndonchy adorées y
adonk , adont , adunc : Bf)n , alors ;
ad tnnc. En anc. Proy. adoncs.
AnoNiKS, ado(ùdie y adoniez : So-
lemnités lugubres. Chez les Lacédé-
moniens adonie étpit un air qui se
jouoit sur les flûtes embatériennes ,
lorsqu'ils marchoient au combat ;
chez les Oyecs , adonie , adonidie ,
^roit une chanson consacrée à la mé«
moire à! Adonis,
AitoifQUEs , ad,oncques y adonhes y
pduncqucsy aoncq y aonques : Ainsi,
donc , alors ; ad tune,
^DOPT^kTiw^adqpty adqpds ; Adop-
lif ; adoptivits ^§doptadvus.
Ai>oROEMAR : Destiner, détermi-
ner , résoudre ; ordinari,
Adorivement, ahornementy ahoitr-
rtement , aornement , aournement :
Parure , habillement , joyaux , orne-
nient ; adomamenUim, Voyez Acci^-
WiJLVT,
A cel jor oitera nostre seîgoor les akouT'
nemens dt chaaceoret , et chemise* et orfreia ,
ADO
et firmaoz et Braceroles, et mltrei » et les
nhomemcns de testes , et cheines d*or et d*ar-
geot , et boîstes od oignemens et ahoume"
mens endorez des bras et les akournemens
des Ofls, et aneux, et gemmes, pendants es
frounts, et eschaange de robes et pailles et
Itncens » et aghoiUes et mirours et sendals et
bendes de rebetes , et pnor ert suef odour et
por un cent la quorrolt , et por cfaeTtux re-
certillez calvesce et por la bende du pis la
heere.
Bible hist. Isaie, chap, 3, 'v, x8.
/m die Uia auferet dominus omamentum
Cidceatnentorum , et lunulas et torques et mo-
nilia et armillas et mitras et discriminalia et
perîscelidas et murenulas et olfactorioia , et
in aitres et annulas et gemmas infrontepen'
dentés et mutatoria et palliola , et hntea
mina et acus , et spécula et sindones et 'vitras
et theristra , et erit pro suavi odorefœtor et
prozona funiculus et pro crispanti crine cal'
vitiuin et pro fascia pectorali cicilium.
AooRSÉ , adottrsé : Attaqué , sur-
pris , assailli ; adorsus,
Adorser , adorzer : S*adosser , ap-
puyer le dos , se jeter dessus ; de
dorsum. Il signifie aussi attaquer »
surprendre ; adoriri,
Adoubage : Raccommodage, a jus-
tement , satisfaction ; adaptatio ; ea
Prov. adobdrnën.
Adoubé (chevalier) : Chevalier re-
vêtu de son armure par son parrain
d'armes, qui étoit censé Tadopter ;
adaptatus ; en Prov. adobddo.
Adouber : Accommoder, boucher ,
radouber , ajuster , orner , parer ,
Jiabiller, p^-éparer, armer des véte-
mens et fermes de la chevalerie ; adap-
tare; en bas. lat, ofiobtire ; en sluc,
Prov. adobar.
Malt se liasterent pour lor raaus anemis ,
Baoul V adoube qui estoJt ses amis.
Premiers li chauce ses espérons roassis «
Et puis 11 a le branc ou costcl mis ,
En çol le ^ert, si com il ot apris.
Roman d'Auberî,
Adoucer , adouchier y adoucfUr ^
adouciery adouicer : Tr^cjuillisçr ^
AD A
piclfier, caresser, adoucir, rendre
doux ; de duleis^
Adoul , adeuiUé y adeulé, adoulé,
adoulié , adueiiié : Chagrin , trbte ,
dolent , nonchalant ; détendus,
Adoulsr , eidolorerj adouiourer,
adueilier : Chagriner , faire ' de la
peine à quelqu*un ; de doior,
AnouLoiR : Se chagriner, se livrer
1 la douleur ; doiere.
Adoumplul : Accomplir , tenir sa
promesse.
Aoouir, adaionc: Pour lors, alors,
en ce temps-la ; ad tune,
AoouaER : Adorer ; adomre.
AnouaiR (cours) : Ouvrir les plaids,
*^es tribunaux , les audiences ; du
^erbe adorior,
Adourner. Voyez Aourner.
Adquiescer , acquiescer: Céder,
déférer ; adquiescere , acquiescere.
A DR ACIER : Régler, mettre le bon
ordre , le rétablir , réparer les torts ,
redresser ; en bas. lat. adrechurare.
On le dérive de dextcr, mais il vient
de dirigere. Voyez Adressier.
Adras, adres , eUtiras : Amende
que dévoient les fermiers qui ne
pa joient pas aux termes prescrits ;
elle ëtoit ordinairement , à 3Ietz , de
cinq sols Messins par chaque année
d*anrérage. Voyez Estâtes.
AnaAS : Estimation de dommages
et intérêts.
Adrecr , adresce : Chemin de tra-
verse ; directio.
KTi%.%ct.'yL?.iHT ^adercement y adres-
cemeni : Réparation , instruction ,
droit , justice ; directio.
Là rerge , U ceptres df ton règne, t que tu
bas et ctuittie* ceb que ta eimes, est rerge
À^adreeement,
Comm. sur le Soutier, Ps, 44 , v, 7.
AornECKiER : Arrêter , mettre la
mw tnr quelqu'un.
ÀDU
a5
Adressea , adrener: Tenir un che*
Tal par les rênes.
Adressier , adercer , tiderchier ,
aderâery adrecer, adrecfter, adr^
chier, adrecier, adreçoiery adrescer,
adresier, adressier y adretcTy adrezier^
edresser : Diriger , et au figuré , re-
dresser, reconstruire, corriger, ré-
parer , rétablir , faire réussir , par-
venir; de dirigcre; en bas. lat. addrt*
tiare y addressare y adresciare»
Et adre<x met en dreit sentier.
Comtn. sur ie Saucier, Ps, 26, nf, xi«
Et se il a le tort , bien li adreeera,
Haatement en sa court, si com il U plein.
Roman de Perceval.
Les tortes royes seront adressiées, li Rois
doÎTent être pardessus pour adrechier lee
torz fés. Coutume de Bemwoisis.
AoREXTRER .* Marcher à la droite
de quelqu'un ; de de.rter.
Adroit : Jugement, sentence; di»
rectio.
Adroit , adroite : Convenable f
directe ; directus,
A loz adroit cop et adroite saison.
An temps et à la saison qui leur conyieiineBt*
Adueill^, Voyez Adoul.
Adueiller. Voy, Adoler , ADOir<*
LER.
Aduit , Accoutumé , porté , en-
clin. M. de Sainte-Palaye Texplique
par , induit , instruit.
Li graindre aneml Diex si snnt li renoi^.
Quant il sunt à mal faire aduit et aroié.
* Test, de Jehan de Meung, vers €4x«
Advlater : Flatter ; adulari,
Adulatif , adulativeur : Flatteur,
complaisant outré, homme dont le
caractère est le fléau de la société ;
adttlator.
Adultérer , advoultrer : Com-
mettre un adultère , dénaturer \
à^adukcnum} en bas* lat. adulterare.
%6 A D V
M. de Sainle-Palaye le fait venir de
ad alterum ire , ce qui ne paroitroit
"vraisemblable ; car les faux - mon-
noyeurs sont nommés dans les Char-
tres , adulter solidorum»
Adulterie , adortire, adoutrerie,
adulteire , adulteri, adultire , advol-
tire, advoultrerie, advoultrise , atlvou-
tire , avoitisse , avoltire , avoultrie ,
ai'ouitnse, avoutere, avouterie, avou-
trie y avuUerie : Adultère , infidélité ;
adulteriurn,
Adum oirs : Annexons , joignons ,
unissons.
AnuNE : n réunit , il rassemble ;
réunion , assemblée.
AuuNER , aduneir : Réunir, ras-
sembler , ramasser en un tas , parta-
ger , mesurer ; adunare. C'est de ce
mot qu'est venu auner , en retran-
chant le d,
Adur , adârë : Amener, conduire,
faire venir , apporter ; inducere.
AouRCHiR : P2ndurcir , durcir ,
devenir dur; durescere,
AouRiî : Endurci, durci ^ duraius,
AnuRER , adurrer : Amener , con-
duire, apporter, aller chercher, cô-
toyer, aborder, échouer; adurare.
11 se dit aussi de rendre dur , flétrir ,
ternir, noircir; adurere.
Adusté : Brûlé , liâlé ; adustus.
Adustion : Inflammation , brû-
lure , cuisson ; adustio.
AnuzALATioN : Adulation , com-
plaisance injuste ; adulatio,
Advaluement : Evaluation , esti-
mation , appréciation ; de vcdor,
Advéemeiït : Agrément , consen-
tement d'un supérieur ; advcntus.
AovEiLLKR : Etre dolent, malade,
attaqué d'insomnie ; de vigilia.
Adveiiage : Droit payable en
avoine ; à^avena.
Advenamment, advenamentf ave-
nament j avenamnent , avenaument :
A D V
Inopinément , par aventure , conve-
nablement , agréablement , événe-
ment ; (ïaihendtiHm.
Advenance , avcnance, avenancie,
avcnandis€y avenantise : Convenance,
proportion , décence , bienséance ;
advenUùum ; en bas. lat. adyenantia.
Advenant : Poli , courtois , gra-
cieux; adveniens.
Advenant (son) : Sa compétence .
sa portion.
Adven AS : Paille d'avoine; à^avenc*
Advenir : Arriver , venir , surve-
nir; advenirc,
Advent , avent : Venue , arrivée;
adventus» Voyez Avens.
Adventif , adventice , aventif ,
aventiz : Etranger, qui vient d'ail-
leurs ; adventitius,
Adventurer , avanturer, auven^
tarer : Faire naufrage , échouer ,
s'aventurer , hasarder ; advcntiirare^
Adventures , aventre : Accident >
fortune , hasard ; dCadvcntorius,
Forment doiens doteir ke celé borible maU
dîsous , kc li profète prict uc chacet ( tombe J
^rad^enture sor nozdeTignent,dist-U,sî cum
li foens des toiz.
Serm, de S. Bernard, foL i3a.
Adventureux, avantureulx y aven--
turcus : Audacieux , qui vient sou-
vent, qui survient, hasardeux, hardi,
éventuel ; adventor.
Advenue , iiyenue : Evénement ,
approche , aventure , arrivée ; ad-
ventus. S'informer de V advenue , c'est
s'enquérir de l'événement , de ce qui
est arrivé.
Adveques, advecques : Avec.
Advers , adversiaire, adversieres,
avery averse , averser, aversier^ avrc^
sier y avresse : Opposé , contraire ;
adversus, adversarius. Voyez Aver-»-
SAIRE.
Adversains ( draps) : Draps croi-
sés , petits draps ; à' adversus.
A D V A D V a7
Advektakcb , ad^rtence y'aver- r<^flcxîon , examen de ce qu'il con-
tenee : Avertissement , a\is , instruc- vient de faire ; d'advisus ; et esprit ,
tion , attention , notificaiion ; d'ad- jugement , vision , apparition , idée,
•'*^'*^'*** fantaisie, songe. M. de Sainte-Palayc
AnvERTiB : Démence; adversatus. dérive cette seconde acception de la
îcriaî êtoit entaché d'une maladie d'avertie pfép. ad et de w'sio, La citation sui-
•e la teate. jyétor des CMartres de i4a5. vante qu'il rapporte , semble le COn-
ADVKRTiif , advorten : Giprice , firmer :
fantaisie , boutade , homme qui a I** *ngl« D^u ▼înt à Seynt Heleyne en avision,
P^rdu Tusage de la raison; adver^ HUt. de Samte'Croix,mss,/6L 17,
*^^tus. Advoateur : Voleur de bestiaux ,
Advertir : Tourner vers, faire «^ celui qui réclame ou reconnoît
attention , réfléchir , penser , apper- quelque chose qui lui appartient de
cevoir , aviser ; advertere, droit ; advocator,
Advespremert : Le temps de vé- Advocation , advocacie , adpo-
près , la soirée , raprés-midi ; cuives-- cassage , advoctisserie , advocade ,
perum. Voyez Vespree. avocassaige , avocassie : Profession
Advest , advesture, avesittre, ape- d'avocat , protection ; advocatio,
tare : Investiture , admission dans Anvoi , advoué , avoé : Protec-
une communauté , vêtement. Ces teur, avocat , avoué , reconnu ; ad-
mets signifient aussi fruits pendans voccuus.
par les racines, récolte sur pied; ADvoiERiE,<z^t'o/>o/î: Bail, garde.
advesUtus, ^oy, Afpicavace et Accensemewt.
Advestir , adviestir, aviesdr : Vé^ Advoierie , advoerie , advoeson ,
tir , revêtir , investir. advoison , €ulvouerie, avoiison, at^ow-
Adviller : Abaisser , avilir. son : Ressort de la justice d'un avoué;
Adtiher : Deviner. Voyez Ada- advocamentum , eulvocatio,
▼iifiEa. Advolé : Etranger venu sans
Advineur : Qui devine. Voyez qu'on l'attende ; iπidvolare.
AuAviNiER. Advoler : Aller vite , faire dili«
Advis : Sentiment , opinion , con- gence ; advolare ; cacher , dérober »
•«il , vue , idée ; mot substantif qui couvrir d'un voile ; adveiare,
est toujours joint avec un autre. Advoquer , atlvouer , avochier^
Jd,'is m'estoit, il me sembloit , me paroissoiti ovoier, avoquer, avouer, avuer : Evo-
Vousfmt advis, U ▼ou» sembla, voiu parut ; quer, confirmer, approuver, avouer,
Ar ni est advis, il me lemble, me parolt; reconnoitre , se déclarer vassal ; ad'
// m est advis, je crois , je fuis de ce sentiment.
* • ^ vocare,
Adviséement , advisement , advi- Advortew : Boutade, mouvement
seyement , adv. : Séparément , en d'humeur qui ne dure pas. Voyez
face, prudemment , sagement, à des- Advertik.
aein ; advisatè, Aovouateur ; Qui reconnoît et
Adviser , advisier : Faire savoir , avoue de bonne foi un délit commis
délibérer , consulter , avoir égard , par ses gens ou par ses bestiaux ;
regarder, avertir ; en b. lat. udvisare^ advocatus , aclvorntor,
Advision, advisement, advisioun^ AovouLTEa : Avorter, Voy. Avo^
tubst. : Avis , consultation , opinion, Tia«f
^s8 AER
Adtottltoh : ÀTorton , qni est né
ayant le temps ; abortivus.
Advoultee : Bâtard. Voyez Ayo-
TIRE.
ADYOULTKEa. Voyet Adulteeer.
Adwouson d'église : Patronage
d*ane église. Ce mot yient ô^advoca'^
do • parce que anciennement les avo-
cats ou avoués des églises , étoient
chargés d'en défendre les causes aux
plaids du comte , dans le district du-
quel elles se trou voient situées ; ce
mot veut dire aussi , droit de présen-
tation à un bénéfice.
AilzExpLÉ : Bagage , ou le mulet
qui le porte.
Aé : Age , vie de l'homme ; œtas*
Boue amors fine et reraie ,
Serviroit tôt mon aé.
Gosse Brûles.
Aeditue : Sacristin ; œdituiis,
Aeois : £gide , bouclier ; œ^s,
Aeisemens , aiescment : A Taise ,
aisance ; acentia; du Grec aizios,
AËL : Aïeul , grand-père.
Aemere : Ecrit sans date , qui n'a
point de jour ; du Grec étfiéra, jour ,
précédé d'<i ; 'i alif.
Aemplir , aampUr ^ adëmpUr :
Bemplir , accomplir , combler , em-
plir; adimplere»
(%asciine justice doit mettre peine qne les
f ettamens qoi ttf&t droU faU , soient tenus et
mempUs.
Coût, de Beauvoisis.
Aenage : I)roit d'ainesse.
Aeneus : Aine y plus âgé.
Aente , lises à ente : Gravé , in-
culqué dans l'esprit ; ii m* est à ente,
j'ai cela gravé dans le cœur, je ne
peux l'oublier ; manet alta mente
repostum ; gésir à ente , être couché
près d'une personne , élre pour ainsi
dire collé, joint,
Ab& : Combat.. Fojrez ABAviEt
AER
Axa, aeir, aier, aire, airs, ar,
ors, ayre : L'air, élément, respira-
tion , haleine ; aer.
Sire, el ciel est ta miséricorde , et ta Terîtes
en jokk'à nues, appressanz par ton jagemcnt
tote U terre et les pooesteiz de Vtùrt.
• Serm. de S, Bernard, foL laS.
Aekdre, aarder, acrder, akerdre,
aherder : Attacher , joindre , saisir ,
enlever ; adfiœrere.
A Tarbre vint isnelement ,
A srs deux mains Vaert et prend.
FahUau de VUnicome et du Serpent»
Aerdresse : Acceptation du duel»
en prenant le gage du défi , adhé-
rence ; adhœsio,
Ktf^i. , aérée , cèrien , aërin, aë^
reu.T : Aérien , qui appartient à l'air ;
à'aereus , aerius.
Puis accidttnt en ses bateaulx marins
ï'ait tresbnolûer plusieurs gens et périr,
En exitaut hideux rens aërins
Ou Tnng ne peut à Tautre secourir ;
Et autrement il en fait tant morir
Par mer, par terre , en rilles , et en champs ,
De nobles gens, gens dVglIse et marchaus,
Qu'il n*est virant qui en pensa le nombre ;
£t plusenrs fois meurent matx et mescbaiu
Ceux qui ont par accident encombre.
La Dance aux Aveugles,
Aerxit, arain', enzin : Airain, cui-
vre ; œs, œris,
Aernovel : Le mois d'août ; aer
novus. Le Glossaire de M. de Sainte-
Palaye récrit aernmouet.
Aerole : Cruche, fiole.
Aeronancien : Espèce de devin
par le moyen de l'air.
Aeromantie , keromantie : Divi-
nation prise de l'impression de l'air ;
du Grrc aér^ air ; et de mantéia , di-
vinatioTt,
Aerpenis ; Demi-arpent de terre ;
^arapennis.
Aers : Joint , saisi , attaché ; div
Terbe aerdre^
A. EU
Akat : S'attache , se saisit ; du
▼erbe aerdre.
Aeeter : Arrêter, retenir; re^
. Abeugiheux : Rouillé , qui a du
vert-de-gris ; œruginosus,
Aes , adebts, adebtZf adexy adexs:
Abeille , mouche à miel ; apis.
Aes : Ais, petite planche; axis ,
assis.
Aescheri : Peu aimé, chéri de peu
de monde ; de carus.
Aeschié : Enveloppé, amorcé.
Aeschier : Faire prendre , faire
goûter; à*esca, amorce.
Aesiee : Se divertir, se réjouir,
se mettre à son aise. Fojr. Aaisans.
Aesle : Aile d*oiseau ; ala,
Aesmance , easrnemeni : Opinion,
estime , avis , pensée , réputation ,
estimation , prisée , valeur , prix ;
œsdmàdo ; en anc. Prov. aesmansa,
AJssMER , aasrner, aemer, aumer,
easmer : Juger, estimer, comparer,
croire , penser, être d*avis ; en anc.
Prov. aèsmar, azesmar et adesmar;
à'œstimare. Ces mots ont été aussi
employés comme neutres , dans le
sens de présumer, conjecturer. On
trouve dans Ville-Uardouin , ils oêy-
merent qu'il pooit i avoir quatre
cens chevaliers.
Ja, par I Vswart dfl remeîde, aasme la mer-
v2Uoa&« graode&ce île roun péril.
Serm, de S, Bernard, foL i47>
Aesnie : Aînesse; œsnecia, œneia;
usante natus.
A ESPLoiT : A propos.
Aestee : Taon , grosse mouche.
A EST aïs : A propos , à Tinstant.
Aeulee , aeuiller, aeuller : Rem-
plir entièrement un tonneau , jus-
qu'au bondon.
Abueee : Prier, intercéder, ado-
rer , honorer ^ orare, adonuv»
A F A s^
Aez : Bon, facile , prompt à ëmon-
voir, à attendrir.
Afaineue, iifanour: En anc. ProY.
itfanador, qfenador ; ouvrier, cor«
donnier, tanneur; a^actator^ qffac^
tor. Ces mots étoient encore pris pour
manœuvre, salaire d*un journalier 9
alors ils viennent d'affanare, qffa»
nagium,
Afais , avais : Oiseau ; d'aw.
Afaissae : Charger , accabler, af-
fabser. *
Afaitexent : Enseignement, a^
fectation à parler , Faction de s'ha-
biller, s'ajuster; affcctado et af^
fecdo.
A.rAiTZfij qfaider, afeider, etfeter,
afetier, t^aicter, affaictier, qff aider ^
affeceter: Réparer, entretenir, s'ha-
biller , se parer avec affectation , dis-<
poser , arranger , apprivoiser , dres~
ser , préparer, raccommoder; itffèc»
tare ; eu Espag. afeytar.
Et loi demandes de ce cuir quM'emporte,
et TOUS dira qii*il en reut aei soliera affaitkr^
quand ils seroient dépeciés. MeritM.
Amor tet afiùùer
Ces qui U font ligance.
Gosse Brtdet.
Ce mot a aussi signifié, s^instruire»
ôtre instruit , savoir.
Seiguor , or fetet pais , un petit tous teaîes *
S*orez bona rers nouTiaux, car U autres sont
vies,
Jelians H Iilirelont fut moult bien afetiex.
La Fengeance de la mort tt Alexandre g.
par Jehans li Nivelons,
kYkiTii , iifedéf a/ffaicdé, affecdé :
luslruit , savant , poli , ajusté ; ^
fectus.
Afanadob , qfenador : Tonte es-
pèce d'ouvrier, hôtelier qui loge les
muletiers et les mulets. Fo/ez Afai-
KBUR.
Afaict : Angoisse , enfant ; d'iiH
fans.
3o AFP
Afàitl : Bouchon de taverne, en-
seigne de cal>aret.
Afautrer : Harnacher, habiller.
Voyez FÀUTEE,
Afebloiance , afflehoiement , af-
foihUment : Affoiblissement ^ flexi^
bilitas.
Afebloier , afaihUdery afehloyery
itfeibliry aff ailler , qffeblier , cffei-
bioier^ qfflavilier : Aifoibiir , dimi-
nuer , 8*affoiblir ; adflexlhilem sta-
tum venire ; flectere»
Et dist qu*!l est etsonïez ,
Car vieux est et afebloiez»
Rpinan de Dolopatot,
Afeltre , aff autre. Voyez Af au-
tre a.
Afemmir : Devenir féminin ; de
/emina.
Afkrir , iifferir, i0îerir : Conve-
nir , appartenir à quelque chose , im-
porter , alléguer , proposer ; à^etf"
ferre.
Affiert moût que les riches homs apregnent
lettres. Assises de Jérusalem , chap, 5.
Aferisint : Convenant , propo-
sant , alléguant.
Afermer. Voyez Affermer.
Afester : Donner une fête, un
festin, régaler; àefestum,
Afetardir : Ralentir, retarder,
devenir plus lent , amollir, énerver;
de tardere,
Afeuber , afeublen Voyez Af-
FEUBER.
Afeuler, qffuler^ iifuleri Coiffer,
mettre sur la tète quelqu*espèce de
coiffure ; dUnfula. Voy. Afublbr.
Afeurer. Voyez Affeurkr.
Affaictement : Enseignement ;
fffectaùo. Voy. Afaitement.
Affainhur , ajfanour : Manœu-
vre, ouvrier. Voyez Afaineur.
Affaiteur : Flatteur , affecté ,
liorome qui vit aux dépens de celui
<|ui l^écoute 3 qffectaior. •
AFF
AsFAiTii , affaitiés : Instruit, fin ,
rusé. Voy, Afaitie.
Affaitier. Voyez Afaiter.
Aff AN : Intelligence, entente, pei-
ne, chagrin , fatigue , travail , effort.
Voyez Au AV.
Affar : Ferme, métairie; affarium.
KvtkKts : Dépendances d'un fief,
redevances en grains ; de/'ar,
Aff^ AGE : Démembrement d'un fîcf.
Affeager : Donner à féage , en
fief; inféoder ;yîV/e//i agere,
Affebloyer. Voyez Afebloier.
Affectiohement : Attachement ,
inclination ; affectio,
Affectionnement , adv. : Avec
amitié , affectueusement.
Affeloner , affellonery etffollonir:
Fâcher , irriter , mettre en courroux.
Voyez Fel,
Affi^rage : Prix de marchandises
fixé par une autorité supérieure.
Afferance : Rapport , produit.
Afférente (part) : Part qui re-
vient à chaque héritier.
Afferer , ciferer y ajferir : Etre
sortabie , convenir , appartenir , res-
sembler , être conforme ; à^affere ,
affïrere ; il qffîert^ il convient ; d'où
est venu , affaire.
Affermance : Assertion , affer-
missement , affirmation ; affirmation
Affermer , aframer : Appuyer ,
étayer, consolider, affermir, affir-
mer; affirmare.
Et Oride même afferme ^
Par sentence e&prouvée et ferme.
Boman de la Rose,
Li Sarrazin requistrent tantost le Roi Loya
qn^il affermât les trires qu*il avoit ^rizes au
Sondant.
Ann, de S, Loys.
Afferue : Proportion , ordre ,
règle.
Affessir : Se lasser, s'appesantir;
àefessus, las, fatigué.
ATT
AwrvràiWfj remuant, turbulent,
alerte ; affectatus.
Affster : Fouler, mettre les draps
en presse \ affeciare,
Affeuber , qfeuhlery afibler : Se
couTrir , se revêtir d*habits ; qffïhu-
lare; c*étoit mettre une sorte d^habit
ou manteau qui s'attacboit avec une
boucle ou une a-grafe^/ïàula , comme
iont Ifs chappes d*ëglise.
Affeueage. Voyez Affor.
Affeurer, i^orer, aforer: Taxer,
estimer , mettre à prix ; de forum ^
raarcbé ; dans Cotgrave il signifie ,
fournir de paille.
Afpiàce : Assurance , confiance ,
sûreté ; qffirmatio.
Affi AILLE, affiance : Fiançailles,
promesse de s'épouser , foi , con-
fiance ; d^i^dare,
Afficâvage : Certain bail à cens ;
afficavagium. En Italie on affiche les
maisons par ces mots casa a affitar,
Toy. AccE2isEMEifT et Advoierie.
Affiche , ajfihley f^ficluiily affic-
que : Epingle, boucle , agrafe \fibula;
en bas. \slK. fur.ula.
Afficher , affichiery tifflxer, af"
fnuchier : Affirmer, certifier, s'ap-
pliquer , se confier ; affirmare. Ces
mots signifient aussi ficher , planter,
clouer , fixer , arrêter , appuyer, po-
ser , affermir , graver , imprimer ,
appliquer; à^a/fïgere*
Gans à brochet de fer , li fist on apporter,
Kt rîchcs bacincts U fi«t on pour jouster
Es estrieri %* affiche, bien se fist regarder.
yie de Bertnmd du Guesclin.
Affictement : Bail à cens, louage,
fermage. Voyez Accewsement et
Afaitement.
Affictions : Affiches , publica-
tions par écrit. Voyez Afficher.
>^FFIENSSER : Fumcr les terres.
ArrisR : Compter sur quelqu'un.
AFF 8i
promettre , assurer , toucher , inté-
rosser, fiancer , épouser , donner sa
io\\fidem qfftnnare, c^darcyfUlere}
cela m'affiert : cela me touche.
Salehadins li rrspondî.
Bues , TOUS le me aferez
Sur Tostre foi que revenrex.
Ordène de Chevalerie,
Apfierer une femtne : La bien
habiller , la parer ; il signifie aussi
atteindre, comparer. Voy, Afferer.
Affiert : Il aj.parlient, il con-
vient, il faut. Voyez Afferer.
n offert qn^il y ait paix et union entre U
Roj d Angleterre et moi.
Jpinville, Fie de S. Louis,
Affi^s : Parens, amis, étrangers
qui prêtent foi et serment à un autre
prince que celui dont ils sont nés su-
jets; affidad.
Affin : Voisin , parent , allié ;
affinis.
Affih , conjonc, et adv. : Totale-
ment , en entier.
Affin , subst. : Fin , terme ; a^
finem , affinis.
Affiner : Joiiidre , unir, exami-
ner, finir de compte, terminer une
affaire ; il signifie aussi faire taire ,
fermer la bouche à quelqu'un , as-
surer « soutenir , affirmer , duper ;
finire.
Affiner , affinir : Blesser , tuer ,
mettre fin à la vie , livrer , abandon-
ner ; finire,
Aohiles le prenx combatablcs,
Avoit esté si destines
Qu'il ne pooit estre affinez.
Fors par la plante seulement.
Ovide , mu.
Affinas : Semblable, pareil, con-
forme.
Affinir : Terminer une chose
quelconque ; adfinem venire,
Affins : A la fin; adfinemn Voy.
Affii^s.
32 A F *•
ÀFriQUE : Boucle, agrafe , anneau ,
affiche ; fibula,
Affiquets : Chiffons, parure de
femmes,
Affistolee : Tromper , piper ,
être rempli d*orgueiI ; de fîstula ,
flûte , pipeau , sifflet. Les Italiens ont
dit au même sens fistola , d*où le
■verbe composé affistoler ^ propre-
ment , piper, contrefaire avec un ap-
peau , sorte de sifflet , la voix des
oiseaux , pour les faire tomber dans
les filets. Af. de Sainte-PtUaye.
Jffistolerdi signifié dépuis : Se parer^
ae mettre en habit àes dimanches.
Affistolkz , affUtoleur : Persif-
fleur, railleur, trompeur ; et depuis,
un orgueilleux , un homme vain.
Afflat : Souffle ; qffTatus,
Afflater : Caresser, aduler, fa-
Toriser , souffler ; offTare.
Afflavilikr : Affoiblir , rendre
foible y devenir foible. Voyez Afe-
SLOIEE.
Estre ensoiniet cntor U ciuuuuod de ion
cffiwiliet cors.
Serm. de S. Bernard , fil, xgo.
Affli , affUct , qffUs , affUsc ,
4xfiU , asflU : Affligé , abattu , ren-
versé ; affUctus,
Affije , qffUery affluer : Abattre ,
accabler , chagriner , inquiéter , châ-
tier , punir ; qff'ligere et qfftere,
Cum longement «erat-je tormentf ii en tra-
vail , eu dulor et affiiez de mort tote jor.
Serin, de S. Bernard, fal. 189.
Afflixion , affliction , a/licion ,
aflicdon : Génuflexion ; de/lejcio.
Doit ettre vestu coui.Diaque,U teste det-
dievelée et là ft*apoië en afflixiont
jusque» a tant qae le Te Deum laudanuu soit
diaiité. Jdf». de Jérusalem , foi 190.
Après li est cène ( tombée ) as pléi
Moalt crémeuse de ses peldés ;
Après li fait affliction,
lU^quiert U m Benichon.
yiu des Saintt,/ôL 6s«
A F F
Affoee : Faire du feu ; qffocare*
Affole , affolié, qffoUé : Biesié«
meurtri, estropié.
Qui haut a pfise sa rolée,
£t qui u'a l'oele affolée.
Se doit tellement maintenir
Pour sa Iiautesce retenir.
Le Die de r Aigle , par Jehdn
de Condeit,
Affolée , qffoà'er, affoler, qffol-
^^9 offoloicTy qffouler, afolaàr, qfo-
1er y afoletir : Blesser le cœur, devenir
presque fou d*amour , rendre paar
sionné , perdre Tesprit , le sens.
Dictes hardiment que XaffoUe,
&• je dj huy autre parole.
Pathelin,
Ce mot signifie encore faire enrager,
nuire à quelqu*un , causer quelque
dommage, détruire, perdre.
Qui narre autrui ou affole , il lui doit ren-
dre ses damages.
Coutume de Beauvoisis, ckap, 3o.
Enfin ce mot veut dire estropier ,
blesser de manière à ne jamais pou-
voir parfaitement guérir. Les loixpu-
nissoient bien plus sévèrement ceux
qui €iff'oloient que ceux qui blessoient;
en bas. lat. iiffolare. Ce mot , selon
M. de Sainte-Palaye , pourroil venir
de Fancien Gaulois , folUs. Voyez
DucAifGE , Gloss» Lat,
Affoleuee , affolure : Blessure ,
meurtrissure ; au figuré une amou*
rette.
Affollonniee : Irriter , mettre
en courroux. Voyez Affolée.
Affou DRER , affonder, afondrer :
Plonger, enfoncer dans Teau , absor*
ber, couler à fond ; Aefundus.
Moult Teissiei liamas floter ,
Homes noier et afondrer.
Roman du Boa,
Affor , affeurage , ajfeuraige ,
tjffoir, affaire, qfforage, afforaige.
I
ùffbrv, ijffbrt : Droit quW seîgttenir
mettoit sur les boissons et les antres
denrées, fixation dn prix des denrées;
4iffbtagiufn ; dt/brum,
Affo&ain : Étranger; Ûe/bni.
Afforant * Appartenant.
Afforcer , wfforùer : Renforcer,
faire effort , forcer.
Afforexent : Estimation de tk-
leur , augmentation de -valeur ; de
forum, Yoyex Affor.
Afforer , qffeurer, qfuere .* Jfet-
tre à flenr et à prix , taxer, acheter ;
et percer , mettre en perce ; en hAs.
lat. qffbrare.
Affouage, cffouti^ment^ e^outd-
ge : Droit de prendre du bois dans
une forêt pour son usage ; qffbca^
gium; de/bcus,
Affovaiûer : Marquer le bois qui
doit être coupé ; en bas. lat. qffbgare,
AFFOucnixa. Voyez Afficher.
Affoochis : Solle de chasse aux
oiseaux , qui se fait la nuit à la clarté
du feu.
Affoukr , affouir^ affbuyér î S*en-
fnir , abattre , accabler , accourir ,
Tenir protoptement; d'affluere^ tif"
flere.
Affouer^ affoer^ afoier t Faire
du fea^ rallumer ; affocare; àe/ocus,
AFFOtJLER D*ENFAHT. FoyCt KyOh
TIRE.
AffotbIoter : AffoibUf. Voyez
Afebloier.
Affots t Promesse , engagement ;
de fides.
AFFmAXCdiR : Donner un état libre,
rompre les fers ; vincula/rangere; de-
là les mots franc et franchise , formés
dtfractutn , participe de frangere,
Affratriment : Stipulation qui
règle les partages entre les enfans nés
de différens mariages , comme s* ils
étoient du même lit.
Affrs , qfrt, kqfre, offre : Epou-
I.
kiPV 33
Tante, effroi, terreur; en bas. lat.
qffraiamentum; et criminel, brigand ;
i^er, africus ; en Angl. t^raid, qui
a peur. M. de Sainte - Palaye croit
que ce mot est l'expression imita tive
du son fre , produit par le mouve-
ment naturel qu'on fait dans le fria-
son , le frémissement.
Affréer : Effrayeif, frémir, faire
du bruit en frémissant ; ûffremeré.
Affrester : Tenir à un frès » lier,
attacher, équiper, former une entre- *
prise.
AFFlitCAirT , affreqUan , aufrican ,
aufriquant : Africain , qui est d^ Afri-
que ; a/er, africus, africanus ; au
féminin ces mots signifioient bêtes
féroces , tigre , léopard , panthère.
Affrioler : Attirer par de douces
paroles , de beaux discours , de belles
promesses. Voyez AffIstolèr.
Affronter : Blesser, Casser, rom-
pre , briser entièrement , assommei*}
choquer, hetirtef ; à'àffrangere.
Haucf Teipée et paît fiert Honte «
Tel oop qn*è poi qa*il ne Vafrontê f
Honte en fu trestote estordie.
* Roman de la Rose, vers i5gi^,
AFFROiftER 9 affronteut :. Effronté f
fourbe , insolent ^ trompeur.
AFFUBLi^Ek : Cacher sa tête sous
un voile , coiffer, couvrir > infulare;
en bas. lat* affibulart,
Affvblement : Habit, vêtement,
voUe de religieuse ; in/ula,
Affuir , affouir : Accourir, se ré-
fugier, fuir, s enfuir; d*affluere et
de fugere,
Affuitier : Construire, bâtir; de
/ustis , bots.
Affuste , afustis : Mis à l'affût , à
la découverte ; de fustum,
Affuster , affusester , afuster :
Présenter un bâton ou une arme à
quelqu'un pour se battre avec; lui ;
le r<\ffuster, c*est le battre , mettre à
6
Î4 ^ FR
Taffût , mirer , viser , ignster ; de
/ustum,
Affutaigie : Ce qa*an compagnon
payoît aux maîtres on à ses cama-
rades pour sa bien-venue.
Affûteurs : Témoins.
Affutiau : Bagatelle , chose de
peu de conséquence.
Arf T 9 €^i , qfis : Confiance , assu-
rance , fief ; 4^ fides,
Afi .; II affirme , il assure, il té-
moigne.
Afiblkr. Voyez Affeuber.
Aficser , cfichier. Voyez Affi -
Afidàe : Prêter serment de fidé-
lité \fidere^
Aftee : Affirmer , assurer , certi*
fier ; je vous qfie , je vous assure.
Voyez Affiee.
Afilhàmevs : Adoption y choix ^
action de recevoir ou de prendre par
adoption \ ^^Jllius.
Af]isqueu& : Celui qui anime une
personne à faire quelque chose.
Aflac :'£n abondance, à foison.
Afoer , qfouager, Voj. Affouai-
Afoi : Ma foi ; de fides.
Afolee. Voyez Affoler*
Afollaxen : Détriment , dom-
mage y préjudice.
Afouder , tfondre» Voyet Af-
roniHiLER.
AFRANQtfiR : Affranchir, donner
la liberté , rendre libre ; àefirangere
WFicula. Voyez Affranchir.
Afre : Frayeur , épouvante \ ef-
froi.
Afre , afrou : Laid , affreux, épou-
vantable. Voyez Affre et Haffrb.
AFRiàvoLiTS,^;^'^'''^^ ' Affoiblî.
Afriee , Aiffrique , Aufrique :
Afrique , du mot tcnhe aphroÂ- , sé-
parer i etk Lat. Africa^
A G A
Afrit : Ardent, acharné , avide.
Afruiter : Fructifier, rapporter^
produire du fruit \ àefi'uctificare.
Afublé , tifeuhlé y qfible , qfulé :
Gi^rni d*Hne agrafe , couvert, revêtu,
coiffé ; de fibula.
Afubler , afeiiler^ c^èubler, cffu"
1er : Agrafer , attacher , fixer , vêtir,
couvrir, revêtir, habiller, coiffer^
ty^bulare , de fibula ; en anc. Prov.
%^€ifusta y s'ajuster , se parer , se ma-
niérer.
Afubleure, affeublage^ affublage,
eiffublement , (rfulcure : Manteau.,
vêtement , coiffure de femme ; df
fibula ou àHnfula.
Afuhder : Tarir, épuiser»
Par Bw lobe entasse et amasse
Cranx trésors en tas et en masse,
Qai ne pnet por riens afunder,
* Roman de la Rose, i^ers x i987«
A«A , agua : Voyez un peu , re-
gardes ; du Grée agao ; en Prov»
agacha.
Et qn*est cecj? est-ce à meshny (malheor)^
Dysîble y ait part î ùga mit\ prendre?
PaihelÎM^
AoACE , agacette , agaeke, agaciep
agasse , aiguesse , aiquiaisse , aj'ace r
Espèce de pie qui a les plumes plua
noires que les autres. Gesner, dan»
son Histoire des- Animaux , le dérive
du Grec aigastra; en bas. lat. aigaiia;, ^
en bas Bret. tigaez; en Ital. gazza ;
en Prov. et en Langued. agasso ; eu ^
Poitou Ojace^^ et en Picardie agadic
Agacer , agacier, agasser, aga^ ^
tier, agaser, é gazer ^ esgacer : Que- ^
relier, exciter à badiner ou à que- |i,
relier , provoquer, harceler, piquer, ^
irriter , aiguillonner ; à^aeuere, ^
Agacies, agachies : Religieux dont
rhabit étoit blanc et noir , par allu* f
sîon a la pie qui est de cette cou- v
leur. Le pape Grégoire > dans tùk «
ÀG A.
tenn à Lyon en 1273, snp-
•or ordennnent par le conseil des
• et frères meneurs » si corne li frères
et U frères ans sacs , et tuît li ly^tre
»ient rente.
■on. àe France , citées par Ducange ,
au mot Fratres Pyes.
[:tKs 9 agaciSf tigassinsj Cors
!nnent aux pieds , durillon ,
é.
15. Voyez Achats.
iT 1 agaist , agaitance, agttaît,
, aguet y aguez p aweit: Sublh-
rprise , artifice , pi^g<^ 9 embû-
; âne. Prov. agcUt, embûches.
t qui furent anuyes d*esrre illuec en
tst si lon^aement , tssirrnt hors.
n-ad. de GuiiL de Tyrjol, 36, 1»°.
fTER , agaister y agkaister ^
rr, aguestrr : Examiner a^ec
>n pour surprendre , tendre
n^es , en vouloir à quelqu'un ,
'r, épier; à^acaere.
. : Canal , conduit ; à^aqua.
.1 : Devenu dur , calleux ; de
durillon , callosité.
.lE» : Aiguillicr , faiseur d*é-
ou d'aiguilles ; à\tcus, acuitts.
.LocHR : Bois d'aloès » bois
rant ; agaUochwn.
f : Encan , lieu où Ton vcnd^
lement ; de quantum.
>u , agqual : Canal , conduite
fontaine , égout , abreuvoir,
►ir ; aqualis , sîve aquarium,
nAifciK , agalancié : Rosier
e , églantier.
açoniiEE : Traiter quelqu'un
*on au sens de débauché , de
f^ofez Garcbon.
ED , agarde , égard , egarz ,
VoveZ ESGAE.
KDEE , awarder , ebbarder,
ESCAEOEE.
&DS : Observé , examiné , vu.
ESCABDCR.
AGE 35
AcASSE : La pie , oiseau connu par
son babil. Koyez Agace.
Agassi N , agassis. Voyez Agaciks.
Ag ASTER , agasder, agastir : Dé-^
vaster, ravager, piller, saccager, dé-
soler, endommager, g&ter, corrom-
pre ; en bas. lat. guasiare, de vastare,-
Agastis , agads : Dégât , dom-
mage fait ou causé par des bétes ^
vastado.
Age , nage , aaige, aé, aez, aie,
aige , oiVe , eage, ecdge : Eau , aqtiai
d'où est venu, je suis tout eh €ige,
et non pas tout en nage, pour expri-
mer qu'on a très -chaud. Ces mots
signifient aussi , temps ,' siècle , âge ,
durée de la vie , jeunesse , majorité ,
vieillesse ; à^œvum et œtàs; vivre peur
aage, vivre longuement; -vivre aages,
parvenir à l*âge d'homme ; qige ber^
niïy âge viril ; œtas viiiîis; àige en^
tendauie y Tâge de majorité i ' ((i^ff
enfandly l'enfance ; estre en son aage^
être majeur ; edge leal , légidme ,
plein, piaffait, de difcrédon; plàin
aage, Tâgc mûr. Voyez Eau,
D'une part II tint la coronne
Li ror» Henryi par son lioinmage.
Et criuit TÎrez par aage (longuement).
GuiU. Gaiart, /oLiS.-v^. paHùdLdu
couronnement de Phitippe-Af^t^te.
AcEER , aager , aagier , eager r
Emanciper, déclarer majeur.
Agencement : Le douaire d'une
femme à la mort de son laari ; en bas.
lat. agendamentum. Se dit aussi de »
proportion , convenance , agréaient ,
grâce.
Agbver , agehir : Gêner*, être k
charge , offenser , insulter , mettre à
la gène.
Agenoiajlleement , €igeloignQns p
agenoîdUons : Prosterné , à genoux ,
suppliant ; geniculatus,
Ag enoiller, adgeloingner , âge .
loigner, ageiougner, ngehoilUef :St^
36 A G II AGI
mettre à genoux , tomber à genoux ; qu*à telle époque on livrera sa niar«
en bas. lat. a^eniculare. chandise , et Tacquëreur son argent;
Agensee , iuUancer , ageancer , et si Tun des deux manquoit , Tau-
agencer, agencier, agensir, ajanctr: trc peut avoir recours à la justice.
Arranger , unir , joindre , placer , pour faire tenir le» conditions du.
poser , ajuster , composer , disposer « marché.
préparer , accommoder. Martinius le Agr aï steb , agheiter : Faire acquit»
dérive de jticere. observer le jour du terme convenu
AoENTia : Rendre gentil , embel- entre les parties pour livrer , et ne
lir, parer, orner. pas le laisser écouler, pour ne pas
Agée , aggere , agrere , agrier : perdre son recours ; â^acquirere.
Droit de champart , ter rage , champ. Agi aux , agiauLx , agios , agiots ,
terre labourable , rempart , digue , agyos : Joyaux , bijoux , colifichets «
levée ; âgrr, agger, choses de peu de valeur , commo*
Ages : Chemins , détours , pont ; dites , aises , démonstrations de piété»
agea , ageia, d'amitié , exclamations , reliques ou
AoESiE : Accoucher. Voy. Gesie. ornemens d*église. M. de Sainte-Pa-
Agglutinée : Enduire de glu, col- laye , et avant lui le Duchat , tirent
1er ensemble , joindre , unir , atta- ce mot de Thymne Agios 6 Theos,
cher ; aggiutinare. Agie : fiois , forêt , haie , branche ,
AooRAiER , agréantir, agreveir : pieu ; en bas. lat. agia.
Agréer , consentir , accorder. Aoii, : Agé , qui a l'âge , majeur^
Aggeappee , aggrapiller^ tigrap^ très- vieux \ à^œgiado , majorité ; for»
peir, agripper : Prendre avec force mé à'œvitas.
et vivacité, accrocher, saisir, agrafer. DoncnepotToîtnnUdire.t«ntf«.teiiUiig«gî«,
Si auçoM g«il wîf'nnent à oU por ol». à En com grant redeyance liomt estoit «igagiex,
Soscorre*, sî plongent enacmble ok , ceo» k'il* ^ar de cent mUe mondes n en paiast les a^i,
puyent agrappeif, ^« *« ^ ^»*« mëisme ne s i fnst ostagiec.
Semu de S. Bernard, fil. a. * ^^'^' ^ •^•^^^ ^ ^«mg.
Voyez pag. 9 de ce toI. la méaie citation y
A^OEEAlfT : Consentant. telle qu'eUe se trouve dans le Codicile éi
AOGEESSB , adgresion , aggresse^ ^«'«n de Meung , publié par Lenglet Dn-
ment, aggresseure , aggression : As- ^''V"?y-J?°.*»* ^'* 'n>ét^ '*^*'^"; "^"«^
^^ ' > t>o •11- ▼o»*' l» diffirence qu d y a entre celle d«
saut, action d assailUr ; aggressto ; en Lenglet Ddfrespoy , et celle de M. M • • •.
bas. lat. aggressura, " a T>t
^° Agibes : Déii'agemens , issnes i
kooK^y%K,agrav€r, agréger, ogre- ^^^^g^^^^g ^ * '
gier, agréger, agriever : Appesantir , 1^„„^ ^ j^,,, ^^,,^ dehors ,
charger, surcharger, accabler, fâ< agiter ; /Victo/Y-.
cher , peser , casser, rompre ,bnser, ^^^^.^^^ ^^ ^^^ ^ , ^^^
engraver; de gra^u s en bas. kt. ^rand-père; d'apu. et avitus.
aggravare» Acieonke : Environner. Fojrez
Li corps qnî comunpanles est , agrievei aiai AcAl NnEE.
rAiurme €t si la fait laisse et perexouae. *AciTATEUE : Commandant d'un
Serm. de S. Bernard, fiL a6i. régiment , conducteur ; agitator.
Agh Aïs : Acquit , acquisition faire Agiz : Tours et détours d*un«
mn sutrché à aghais, c*e9t convenir maison j[ en bas. lat. ageap
AGR
ir ; Gland , fruit du diéne »
i mer , poisson ; glans.
IITHIE& : Eglantier , arbris-
»sier sauvage.
TBK : Suspendre , accroclier.
I* y agnels, agruel, aigneax,
ainel, aingnel , aingniau ^
anel : Un agneau ; agnelius ,
)n disoit au plurier, aigneujc,
c , des agneaux.
one amie ot le prettre,
Testoit et bien et bel,
;ote ot et bon mautel,
eus peliçons bons et bians »
Vftcoirex, Tautre à^aingniaus,
i riche toitsu d*argent ,
lasez parloieot la gent.
bL du Prestre qui ot mère à farce,
L, : André , nom propre ; il
aussi , d*une petite monnoie
frappée sous S. Louis , et
'ésente un agneau.
LE a , aingneler : Mettre bas
:au; en Prov. agnela*
LET : Anneau que Ton met
;t , petite bague , animlus ;
neau , agnelius,
XIV. Voyez Aignelins.
ÎBS : Nqm propre , chaste ,
du Grec agnos ; en Latin
A : Rigole pour l'écoulement
L ; aquarium,
ST , €igalf agot, agout, agout-
yuje y aigout : Canal > évier ,
^gout ; en bas. lat. agotum,
rsTAL : Vaisseau à puiser de
n bas. lat. agotaUum.
7STER , agouter , agoutter :
3uler Teau , dessécher , faire
r; agoiare ; en Prov. agouta.
fSTKB : Goûter, prendre goût
hose; de gustus.
7STER , agouter , agoutter :
ter , faire dégoutter , faire
r ; de gutta»
kC0ia , agrachier : Rçndre
AGR 37
agréable, perfectionner, gratifier,
récompenser, obliger ; graificiurL
Ag&agier : Blesser. Voyez Acaa«
TAHTEE.
Ageailir , agrelir, agreUer, €tgres^
lier y agresUr : Rendre ^éle 9 fin ,
menu , délié , affoiblir , diminuer ; àm
gracilis.
A grailler , acraiUer : EraiUer ,
étendre , rendre fin , effilé , délicat.
AoRAiNEia : Bien rapporter, pro-
duire beaucoup , bien grainer ; de
granum, *
Agraphivbr : Prendre, saisir, ac-
crocher ; de graphium.
Agrassolier : Groseiller ; en Prov.
agrassoulié,
Agr AYANT : Renversé , jeté bas ,
appesanti ; aggravatus.
Agravaicter , accraffonter, accre~
vanter , eiggravanter , agraventer :
Agraver , renverser , abattre , jeter
bas , ruiner , détruire ; aggravare.
Agréante R .: Agréer , plaire , être
au gré de quelqu'un.
Agreation : L'action d'agréer,
agrément , approbation , consente-
ment ; de gratum,
Agrecement , agressement : Sai-
sie , vexation ; aggressio,
Agrefper : Prendre , se saisir.
Voyez Agraphiner.
Agregier , agreigier : S'appesan-
tir sur quelque chose , se trouver
plus mal , supporter avec peine ; ag-
gravare ; en ancien Prov. agreviar ,
agreujher.
Ta Teangheance est tigregiie «ur mei.
Comm, sur le Sautier, Pi. 3i , 'verset 4-
La croix estoit mite derant son lit et deyant
SCS euK ; laquele i fu mise par le «ommande-
ment du sainct Roys méesmes , quant il com-
mença à agregier ( à se trourer plus mal ).
Joinville, Vie de S, Louis,
Agrehikr, agrelier, agrelir, agret-
lir, agreslier : Atténuer, affoiblir»
3.
38 A G A
rendre grêle et menu , diminuer ;
gracilescere.
Agubiânsa : Aigreur « irritation ;
acritas. Voyez Agrestie.
- Ageemeht : Vivement, fortement,
firdemment , vigoureusement , rude-
ment; acriter.
Cette char nele de pechiet, et en
pechiet iinrie est moU plot comimpae
par sa malTaiie costume. De cea vient cea
k*ele si agrément encurist (convoite, conçu-
piscit) en contre respîrit.
Sermons de S. Bernard, foL 3ag.
Agbbmie : Bruire , appréhender ,
redouter, craindre; tremere,
Ageeke : Petite prune sauvage,
ou prunelle.
Ageeiiet : Aigrelet , âpre , pi-
quant; acer, acris*
Ageeou : Èrief , sujet de plainte ,
aigreur ; acritas,
Ageee , agrere , agrier : Cham-
part , terrage , espèce de rente ali-
mentaire ; agrariurn. Voyez Agée.
Agreste , agrieste : Rustique »
rude , grossier , âpre ; agrestis.
Agrestie , agrieste : Rusticité, ru-
desse ; didgresta , acritas,
Agrestissement : Affoiblissement,
Âgrevee : Fouler , abattre , gre-
ver , presser , faire tort ; en Prov.
agreviar; à^aggravare.
Car bien le scevent tos K sagea
Qu*il (l*us«rier) se norrist 4*otruI domages.
Dont ocun agrévé en est.
Le second Renard.
Agricole : Laboureur ; agricola.
Ageiee (droit d') : Droit de ter-
rage ; jus agri; en bas. lat. agrarium.
Age 1 ES té : Dureté , âpreté ;
agrestis y acritas.
Ageivee : Etendre les griffes, égra*
tigner , enlever de force ; en bas. lat.
agrifare ; de graphium,
Ageimensation : Arpentement ,
.mesurage ; agrùnensatio.
A GIT
AokixKvsEujL : Arpenteur, homme
qui mesure les terres ; agrimensor.
AGRiifCEE (i*) : $*ennuyer; œgrè
se habere,
Ageipade : Une poignée , un coup
de poing.
Agri PEUR , agrippeur : Mâtin ,
gros chien ; au figuré , un homme
qui dérobe.
Agruter : Oter, ravir; en Prov.
agruta.
Agu , agus , csgu : Aigu , pointu »
affilé , perçant ; acutus ; en Prov.
aguzo y agus ojrls , yeux perçans.
Agu AIT, agaist y aguayty aguet,
aguiet : Piège , embûche , subtilité';
agtiaitum y gueda y gueta ; d*acuitas,
Sos plantera est proprement li ttguez qv«
Tcn fet az pies de l*oine por Inl fere cheeir.
Comm, sur le Soutier, Ps. 36, verset 5i •
Aguchee , aigucher: Rendre poin-
tu , affilé , perçant ; acuere.
Ague ; Homme subtil , fin ; acutus.
Aoué : Un auvent de boutique.
AouEROCREE , ogorùcher : Cha9*
ser, expulser.
Agi; ET, estre d*aguet ou en aguet :
Se tenir sur ses gardes.
Aguet a pause , aguetter:De pro-
pos délibéré ; signifie aussi , épier ,
guetter.
h\e (la mort) est tont ainsi en aguet, *
* Com cil qui a rarchiere tret.
/<a Biàle Gitioê, ^
Agitete , agueté : Sommet , pointe i
de quelque chose, guérite élevée d*où ^
se fait le guet ; en bas. lat. aguassa^ \
nurn ; d*acumen y acuitas. ^
Aguiee : Assurer, donner sAreté <^
en justice , défendre un sentiment , ^
convaincre , démontrer ; d^arguere,
Aguigner : Faire signe des yeux« ^
avertir , prévenir ; en Basque , aguitH |
geay aguindea y avertissement. y
Aguilanneu , aguiianeufy agtti^ «
lanleu, aguilannci/f aguiieanneijf]^ i
LU A.
f
époUatmerf, agmtteimeu, iigidlh^
neu , au-fpiy~t eut-neuf , haguinelo ,
haguirenleujc , ^^Qgu^iugné, hoqtd^
mono : Cri de joie , présent du pre-
mier et dtt dernier jour de i*an ,
espèce de quéie ; ad Uscum , annus
movut,
^ AcuxLXR : Piquer ayeç une aiguille
<m un aiguillon , coudre, passer le fil
dans le trou d'une aiguille ; ^acuere,
Aguille , agueille : Montagne qui
se termine en pointe , pyramide , ai-
gaille, timon, flèche; d*acuieus; en
las. lat. aguUla,
AcfJiLLiEa , aigudUier : Etui à
mettre des aiguilles ; en basse lat.
aeuariutn ; en ProT. aguUané.
Aguillon , aguUlade , aguillée ,
aguiscy agulhadey agulhoRy aguiiade,
àfgtu/lafie , awillon, esguithade ,
esguiUon : Aiguillon , qui sert à pi-
quer les bœufs , Hèche , dart , trait ,
pointe ; €iculeus ; en bas. lat. aguil^
iada ; en ProT. aguliado»
f Ly ejs (abeille) ât ansi U donoor del miel,
tt la pointe de VatviOon.
Serm, de S. Bernard, fil. 18.
ActrisEa , acucier, aeusser, agus-
ser : Aiguiser , affiler ; acuere.
AouMEif T , aguùement , aiguise-
tneni : Subtilement , d'une façon ai-
guë , action d*aiguiser ; acutê , acur-
iàm.
AousT : Le mois d*août; augustus.
AcnzËT : Remouleur, gagne-petit;
en ProT. aguzdirë,
ASACHiR : Etre infirme , perclus ,
t pouToir marcher sans aide,
Ahaler : Embarrasser , tourmen-
Ahaler
ter.
Ahan , €Uim y aham , ahen , an-
, anhan, enhan , hahan : Cri de
ue , peine , respiration prëcipi-
kam , anhan y enhan , hahan : Cri de
£itigue , peine , respiration précipi-
tée , TÎoleiice , tonrment , chagrin ,
fatigue^ labour t récolte î/hm ahan^^
A H E 3g'
mettre à grant ahan, chagriner, tour-
menter.
Povr let paines , ponr les ahan»
Quelles Tirent nostre Signor
SoafTrir en la crois à cel jor.
PkiL MoutAes,fil. 2B.
ÏA chiens dist qii*il a plus d^ahan
Et plus de paine que il n*a ,
Et »"d Teut il li gagera.
FaàL de CJsne et du Chiem»
Ahavable : Labourable. P^oyet
Aransterres.
Abanaoe , €thennage : Peine , fatk*
gue , labourage , récolte , terre ea
labour.
Ahaher , ahannèr, ahener, arp*
hanner : Herser, passer avec la herse,
dans un champ qui yient d*étre semé,^
et en couvrir le grain , labourer ; en
bas. lat. ahanare, anheUu^y travail*
1er avec fatigue , comme le fendeur
de bois qui soupire et échappe le Son
de voix aluin \ ahaner la terre , lar-
bourer.
Abanier , ahanniere : Laboureur*
Àhanneux, adj\ : Pénible, fati-
gant ; anhelatus.
Aranmir : Aspirer , respirer avec
peine ; d^anhelare,
Ahansterres, ahanablesy ahemerp
ahener : Terres labourables.
Ahante : Entier , achevé.
Ahatie , ahait : Joie , plaisir , di-
vertissement.
Ah AUX : Ordures , immondices i
fumier ; en Basque ahatsa, chose que
l'on a souillée en la maniant.
Ahater : Haïr, avoir en haine;
odisse,
Ahennage : Labourage.
Ahercion, adhérition, adherment:
Adhésion, action d'adhérer , de coa'-'
sentir; à^adhœrere,
Aherder , cuxrdrey ahardre, ahef^
dre , ahierdre : S'adonner à quelque
chose , s'attacher, enlever, prendre %
4
4o A H O
sabir ; à^adhœrere. Ce mot est encore
d'usage en Picardie , pour, prendre »
empoigner , saisir. Si je t'akers : Si
je te prends. Fbjrez Aarder et Ah-
BKRDAE.
Li Uom , dist-ll , lainit foa peîre et sa meire ,
•t si %*tiherder<U à ta femme et dut seront eu
ont char.
Sixième sermon de S. Benuwd,JoL ut.
ARcmNECHiER : Mettre les harnois
aux cheyaux , parer , orner.
Ahers , aers, a/tiers , aiers : For-
tement appliqué , attaché à quelque
chose y adhérent , attaqué, pris.
Aheurecr , adhorer : Venir à
l'heure , arriver au temps , appeler ,
expatrier ; à^hora et ora. Voyez Dn-
oange au mot Ahorus.
Aheurir , ahurir : Etourdir , ren-
dre interdit ^ mettre en peine , affliger
en annonçant une mauvaise nouvelle;
on dit encore populairement , il est
ahuri y pour dire » il est étourdi, il ne
^ait ce qu'il fait. Voyez Heur.
Aheurté ; Obstiné , opiniAtre.
Aheurter : Contrarier, choquer»
affliger , obstiner.
Aar ,, ahiluSf ahy , ai, ay, hahi ^
tuU f hailas , hay : Ah ! ha ! aie ! hé-
las ! exclamations de joie, desir, peur»
aurprise , douleur \ ha l vœ l
Ahier ; Pris , entouré.
Ahirbs , hires : Jje$ lies d'Hièrea ;
insulœ arearum,
Ahogher, ahoquier, ahorter, ahot*
ffr : Arrêter , accrocher.
Arongh^r ; Saisir, serrer.
Abôhier , aJionir : Déshonorer }
•i^nifie aussi , applanir , rendre égal.
Ahontack , ahontaige ; Honte »
déshonneur.
Knov\i, , ithontez, ahonii; Rendu
honteux , déshonoré , qui est sans
honte , effronté.
AsovTEa , akontager, akontagier.
ahontir : Faire honte , déshonorer ,
faire affront.
Adonc respondit jaloasye
Honte j'ai paour d*estre trahje ;
Car lécherle est tant montée
Qae trop poorroit estre ahontée.
Roman de la Rose*
Ahors : Cri tumultueux.
Abughbr , ahuchier : Appeler ^
mander , crier ; c*est le composé du
verbe simple kucàer , formé de hu ,
qui signîfioit cri. Voyez Hucrer.
Aruoue, ahœge : Enorme, grand ;
ingens; en Angl. huge,
Li halbercs pesad cinq milles sicles , e te
fer de sa lance » sis cenz » e la bansta fnd
grosse et ahugue.
làv. des Rois, fil ai , v^, parlant da
tarmure de Goliath»
Ahvr , ahurs ; Effrayé, effarouché»
Ahurant : Etourdi , homme qui
ne réfléchit pas.
Arurir : Ennuyer par ses dis-
cours. Vpyez Aheurir.
Ahurte , ahurteit, akurteiz : Heur«
té , choqué , opiniâtre , obstiné.
Ne soit ahurteit de nule chose II fralletels
de l*amalnc nature.
Sermons de S. Bernard, fiL 53.
Ahurter : Heurter, choquer, s*ob^
tiner, s*attacher.
Por cen k*a ceu ne s*ahurtet cil qui cort si
est mestlertf ke ses cuers soit enlomineis de
la buoiere de discrétion.
Sermons de & Bernard, fil. 190.
Aï : Lieu fertile , bon terrein.
AïABLE , haiable ; Aisé , facile.
AiAx : Aïeul.
AiBER , aibrés i Arbre ; arbon
El soréirè ac fbm e wi an aiber Bçuer lono
k Tia, y eue à Inl e no i trobec alcuna caoas«
si no fnUas.
Hominus efuriit et vidit tfoum uhoremjiçi
fi non invenit nisifilia^
AiRLEusiE : Ruse , finesse , subtil
lité , enlèYement ^ yol fait adroite^
AIE
AiBOOAlLLs , ebouaiUe : Epôu-
▼antail.
AîcB : Territoire, contrée, grange,
ferme , métairie , département d'un
TÎgmer on ficaire ; en bas. lat. aiacis,
4iiz£s , aiziun ; en Auvergnat aice ,
habitation.
AicsL , aicels : Celui , ceux.
AiCBLA : Cette, celle. Fox- IcbI'I'K-
AicREYiR : Accomplir, finir, ache«
Yer. Fox^* AcHiOER.
AîoABLKTi , aidimce : Aide , se*
cours , assistance ; auxUiatio.
Aide : Subvention , tribut que les
sujets paient au souverain pour sou-
tenir les charges de TEtat ; en bas.
lai. œjrda, aidae , ôiauxiUum.
AiusLATTE , aales , aideloz , alùe,
ideieiie : Adélaïde , nom de femme ;
AïDKREssE : Femme qui en aide
une autre à faire quelqu'ouvrage ;
adjutrijt»
Aidés , aidiés : Toujours , jadis ;
tout aidés, dès à présent. Vox» Anis.
Ai DEC R , aideour, aidewr , aidis ,
axdeur : Qui^ aide , qui secourt ;
iîdjiitor,
Ai-DiiLWiyadier, aaier, aisfer, axder,
aydier, axier, haider, haxdier: Ai-
der , servir , donner secours , payer
Taîde ; adjuvare , adjutare ; en Ital.
aitare ; en auc. Prov. ajutar.
Ai DONC. Voxez Adonc.
Aïe , ahUs oUe, aist, axe, ajue,
hax^ i Aide , secours , soulagement ,
aise , plaisir , volonté ; oi^utorium ;
en Ims. lat. aidas. On s*en sert aussi
comme de la préposition à, d* où notre
exclamation lorsque quelqu'un nous
fait mal , aie, aie , aie, pour deman-
der aide et secours ; peut-être ce mot
est- il une contraction des orthogra-
phes, aide, aieve, ajue.
Ce fa à l*ajonier, à Tanbe apparîuantf
Qic lk»çhvt fiât à tr^îs I Pcx «!(?, criiuit|
AIG 4t
Et NonniBt aprei lui ne vont mie tnjaat,
Ferant Tont des espées et dea lances l»oaUBt«
Roman du Rom,
AiEL , ail : Aïeul , grand'père 9
avus , aviolus. Voyez Asl.
AiEQUES , auques : Quelque chose.
AiEE : Fils , héritier, et arrérage ;
héeres , hœretUtas.
Aie a : Feu , chaleur, violence.
Bfl-acnetl qui aentit Vaier
Dou brandon, sanz phis delater
M*otroia un betier ou deus.
* Roman de la Rou, vers 3489.
Aie a , ahier , aïer, axer : Aider,
secourir , assister , soulager ; A* ad-
jutare, adjuvare, '
Aie a , aiere , airer , airiere , air»
rier : Arrière , en retournant , en
reculant derrière , contre , chez , au-
près ; de retrb,
AiESEMEifT. Voxez Aeisemevt.
Ai EVE , aive, auiuve, auwe, awut^
axeue , axewe , axuwe, ax^e: hXàt^
secours ; adjutorium.
AiEVER , aiâjever , cdver, aower,
axeuer, axuer : Aider , porter se-
cours ; adjuvare,
Ele ne %^aîdjevet, mais ke d*ane aole aie.
Sermons de S. Bernard, fii, 3o5.
AicAiL, egail, esgail ^ esgai : La
rosée ; d^aqua,
AiGE : Eau ; aqua; en Prov. aigo^
AiGLAN , ai^î , aigUau : Aigle ,
le plus grand des oiseaux de proie ,
aiglon ; à!aquHa^
AiGhiLifTit.n yagfander : Eglantier,
buisson épineux qu'on trouve com-
munément dans les haies.
AiGLiER : Aigle , lutrin , pupitre
d'église ; d^aquiia^
AiGNB : Béte à laine, mouton;
d^agnus,
AicNEAGE : Droit d'ainesse. Vox*
Aainheescre.
AiGN si<, Jignien, Ji^ens (saint) :
4a A I G
Saint Aignant , nom d'homme et de .
lieu.
AiGiTBLET , aignelez , aingnelet ,
an^eiait : Petit agneau , espèce de
monnoie ; agneilus,
AïONELiif s, agneiin, €ungne : Laine
des jeunes agneaux qu'on irient de
tondre.
AicouT. Voyez Agoust.
AiGBE- FEUILLE , grefcuille : Le
houx , ainsi nommé des piquans dont
ses feuilles sont hérissées ; aqid-fo^
Hum , agii-folium; en Languedocien
grefuelio,
AiGEEMBNT : Yîgoureusement , ru-
dement. Voyez Aygrement.
AiGEESTÉ , agreste : Amertume 9
aigreur; acritas,
AiGREYiN : Vinaigre. Voy» Aigue.
Il faut , dit un de nos anciens
poètes , pour se bien porter :
Cler vin avoir, sa poulaille rostîr,
Connins (lapins), perdrix; et pour espiceric,
Canelle avoir, safran, gingembre, et prie
l'ont à\iigrevin et rerjus deatremper;
"ùotmiT au maio.
Eustache Deschamps, /ol, 3o8 , coL 4<
Al GAIN , mgrun , egrum , egrun ,
esgrun : Herbe ou huit aigre , amer ;
acrumen; en Ital. agrume.
AiG&oiEâ : Aigrir l'esprit de quel-
nu'un , l'animer , aiguillonner, pres-
ser; acescere.
Aigu AIL , aigail , aigal : La rosée
du matin; d*aqua,
AiGU4]\DEN , aguardin : £au-de-
Tie.
AiGUÀTE ; Droit qu'on paie pour
avoir de l'eau , afin d'arroser un
terrein.
Ai GUE 9 atge, aygue, egue : Eau 9
fleuve , canal , étang ; aqua; en Prov ,
aigo.
> AiGUÉ : Mêlé d'eau , rempli d'eau.
AiGUEMENT : Finement 9 subtile-
ment \ aciUê^ Voyez Aqub.
A IM
AiGUBRlB : Réservoir , coBdmt ,
aqueduc ; aiguerium , à^ aquarium.
AiGUET : Petit canal.
AïL, aigl , al y aui , aus , aux,
auz, heaus, ol : Ail , aulx ; alUum,
Al LIGES ( les ) : Les champs les
plus voisins de villes ; à^ala ; en bas^
lat. acUagia.
AiLAMouK : Là -haut. Voyez
Amont.
AiLAYAL : Là-bas. Voyez Aval.
AiL^iTE 9 aileixe , tdleye. Voyex
Alison.
Aile VIN : Etranger, enfant trouvé.
Aille , aele , aelle , aesle , œlle ,
œsle, aisle , aie, aile, ele, elle, esle,
halle , helle , hesle : Côté 9 flanc ,
aile 9 bord 9 extrémité ; ala.
Ailler : Filet pour prendre des
cailles. Nicod prétend qu'on a dit »
ailler à Vml , pour cailler.
AiLLiE 9 aillée , ailUée, alée, alie^
allie : Sauce , ragoût où il entre de
l'ail ; d*allium ; au figuré 9. pique ,
aigreur, querelle.
AiLLiER , ailliers : Oiseau de proie ;
haUœtus, Borel présume que le mot
alerion , dont on se servoil dans les
armoiries 9 est venu à^aillier.
AiLLioRS 9 aillors, aiUours , alieur,
alà'eurs , aylurs : Alors 9 ailleurs ;
aliorsiim , alioversùm,
A1LLU9 aillue : Raccommodé, ajus-
té 9 préparé. •
AiLLURE 9 aUleure : Alliage » mé-
lange; alaia.
AiM 9 ain , aing : Aimé 9 chéri*
Voyez AiNS et Ain.
AiMARGUB : Lieu fertile 9 bon ter*
rain.
Aimas 9 aimans, aimant, ayementg
aymant : Diamant ; adamasn
Aimas est plere ital
K*ele est cler cnine cristal
Par fer, ne par fon n*iert ovrée
$*•! sang del bue chiald n*ett temprée.
MarbodÊudc (km. in; /« M i64«»
." A lui : Azyme; azymui,
AiMEçoH y aim, aimechon y ain,
mmeçoM , ein, emeiàson, haim, hain :
Hameçon , crochet , petit anneau de
fer ; dé hamus.
Lors prîtt li drri les antres braies ,
Pois ai$s • ce ne sont (vas les moies ,
Ainx sont les braie» au Tilain
Bien fn b dame prise à Vain,
FM, des Braies au CordeUer,
Ai«i. Voyez Ainmi.
Aixr : Ancienne . terminaison des
noms de femmes ; on disoit , Evmn ,
Bertéùn, pour Eve, Berte.
Aiif (rime) : Aime.
Gentillesse est noble , et si Vain
Qu*el n*entre mie eu cuer vilain.
Roman de la Rose , vers 67 1 5.
Aiif c , aim y ain : Jamais; unquàm.
Voyez AiNS.
AiNCHÈ. Foyez Anche.
AiifçoiSf ainchoisy aincoins y aino'
zois y ainschois , ainsois , anceos ,
anchiez , anchois , ançois , ancoys ,
ansois , anzois , ayncois , einsois ,
encheujc y encieux y inçois : Volon-
tiers, aussi-tôt, avant, avant que ,
jnais, plutôt, en attendant, aupara-
irant , d*abord ,• au contraire ; ante-
quhm. Voye» AiNS.
AiifcusKR. Voyez Ancuse».
Aiif EUX : Haïssable ; Podium.
Aiif CLE , an^le : Ange ; angélus,
AiifGLETERRE : Lc royaumc d'An-
gleterre ; Jnglia,
AiNGNE. Voyez Aignelivs,
AiNGEEEE : Payer, satisfaire.
AïKMi, aimi, aimmi y aymi , end y
heiini , hetni : Exclamation. Le pro-
nom mi y moi, réuni à Toptalif du
verbe aier, aider, a produit ces ex*
clamations composées.
Ain s, aine y ainquesy ainzy ans y
anz y eins y einz y ens , enz y haine y
adT. : Mais, avant, jamais „aupa-
l^vanl) ci-devant 3 plus, plutôt^ on
À 1 1^ ai
le'joignoit a la particule que y pour
exprimer , avant que ; ains qu'en
puisses à chief venir; aim plutôt y eut
dire , au contraire. Dans cet*tatnes
provinces on se sert encore de qui
ains ains y pour dire , à qui mieux
mieux. On le trou\e aussi en diffé-
rens manuscrits, dans la signification
de plutôt que y ou simplement , plu^
tôt ; cette dernière acception lui est
commune avec ainçois ; c\est ainsi
qu'on le voit dans Marot : ainçois
seront semblables aujc festus. Ains
vient du Latin antèy dont les Italiens
ont fait antis et anzi pour la même
signification , et les Espagnols antes ;
les Picards disent eindUeux et an*
dieux y pour encieujty qui ^st la même
chose que ains et ainçois,
Cf est à la feste de tons sains ,
Cliascuus i vient qui ains, ains.
Crans pas et longues ajambëes.
FabL de la Court de Paradis.
AiNsif É , ainzné : Aîné , premier
né ; anlè natus y plutôt né , né avant
les autres.
Fuir vaine gloire et vantance, ennorer set
ainsnez, «mer ses mains-nez.
Règle de S. Benoit, Jol ia5, 1^.
AiNSNEAGE , ainsneesse, aisneage:
Droit d*ainesse. Voy. Aaikiiebsche.
Ainsi que (par) ; De manière que,
à condition que.
Ainssots QUE ; Encore que , à
moins que. Voyez Ainçois.
AmsT : A qui mieux.
AiNz. Voyez Aiirs.
AïoNER : Bégayer , balbutier , Uk-
noncer. ^
AioT : Petite maison , habitation »
vêtement.
AiPAïf n , appendice : Ce qui dé-
pend d'une terre , d'une maison ;
appendix.
AipousTuxB : Bile, pituite, flegme 9
apostema ; en bas Bret. apotuiru
(4 AIR
■
AiPEEXTAGv : Apprentissage d*un
métier; à^apprehemiere,
AiQUE : £aa , rivière ; aqua, Voy •
AlCUE.
Toat aatresi com li poÎMoni de mer.
Qui sans aique ne te puet garantir,
Hepuetnies coera sans ma dame durer.
Heemeii mss, des Poètes/ranfois ,
autant i3oo.
AiQUES : Quelque chose.
Aie , aïTy aire : Colère , violence ,
eourroux ; ira.
Si Ta le chevalier ferir.
Sur ton escu de grand eûr,
Rom. de PereevaL
AiEAL : Maison , logement ; ara.
AiRAKOE : Orange; en bas. lat.
arangia, arangium,
AiECHÉ : Arche , coffre ; arca. Voy.
Arches d'amans.
Aire , areie : Etat ; de put aire, de
bas , de tU , de méchant état.
AîRE : Place , lieu , trou , place de-
Tant une maison ou une grange ,
pour tourner une voiture ; c*est aussi
le plancher de la grange , l'endroit
sur lequel on étend le grain pour le
battre ; aire signifie aussi , nombre ,
suite , calcul ; œra, area, era , hera ,
areola.
AîEEE 9 aïrier, errer : Se courrou-
cer f s'emporter , se fâcher , se jeter
sur quelqu*un ; irasci»
Li Rois ê'aire , si l*esgarde ,
Vilains , fet-Il , 11 maos fen t*arde ,
Et Diex te doinst mal encombrier^
Ains que j^aie nul destorbier,
Doner ne yens trop vilains mes ,
Quvit maie honte me promes.
FaàL de Mole Honte,
AiEiE : Carreau , ou partie de jar-
din , cultivé , ensemencé ; iTarare.
AiRLE : Arles , ville de France ;
Arelatum»
AiRLMONE : Aum6ne. Voyez Al-
KONE.
Ai RUE : Esprit , «me ; amnta ;
A IS
m*airme, pour moname ; porfaùinêf
on por les airmes desui peire et de
sui meire , pour le repos des âmes de
son père et de sa mère. *
AiRMEs : Gaufretier, armet dans
lequel ou faisoit des oublies.
AiROKAïaËN , eurozamèn : Promp-
tement , en diligence.
AiRURE : Culture d'un champ ,
d'un jardin , labour ; d'arare.
Aïs , Haiz : la ville d'Aix ^ à^Aqua»
AisGE AU, aiscelle, aiscette, aisciele,
tiiscil , aisil, aisseau, aissi, aissil :
Serfouette , petit outil de jardinier ,
ais , bardeau , planche , petites plan-
ches propres à couvrir les maisons ;
ascîa , axis , axiculus ; en Prov.
aissado.
Après lui vint corne earagiè
Tiloinie la mère outrage,
Viloinie tindrent por sage
De ce quVle ï ert armée.
Sur nn roncin estoit montée ,
Si cras c'on lui poust conter
Les costes totes sens mesconter,
£t couvrir de tuil ou à^aisU,
Ausi com s*Jl venist dVssîl.
Toumoyement tfAntecrist,
fol. aai , o;^.
Aisément, aisemens : Latrines ,
égout , dépendances , décharges
d'une maison , instrumens , outils de
ménage ; en bas. lat. aisancia , aisen^
cia, aisamentum , a.ùameiUum , ai-'
simentum.
AisETTE , aissette : Petite hache ,
la houe , outil de vigneron ; ascia»
Voyez AiscEAU.
AisiRLES. Voyez Aissibles.
AisiE , aisier. Voyez Aaisier.
Aisié : Heureux, qui est k sor
aise ; du Grec aizios,
AisiL, aissil y aizil , arzil, esil :
Vinaigre , verjus. Barbazan le fak
venir du Grec ojralis,
Aproisme nucnes le biau Jhesui en croix ,
Se biele bouce ovri , et si dlst jou ai soif;
Li uns des Juts coru, une spong^e a porté ,^
Aïs
Fil et «ùn/casaole trestrempé, ^
Çiewteê aaier Iravraget à boire U donoleot ,
Qaaat U bûiiu JheMU Cris ot del boiy re gMtct ,
A 1mûm« Toit a dH , jon ai tont coasnmet.
Pasmm de Noostre Seignor»
Aisn. ; se aisU : Il eut peu d'aise
et de consolation.
AisNK : Ane, baudet, animal à
longues oreilles ; asinus.
C*cst en cele proceMÎOQ ke nos prochiene-
aient doiens cdebrer, qoant U people TÎndrcnt
encontre Nostre Signer qui leoit sor Vtùsnet
et qui Tenoit por sofTrtr passion.
Sermoiu de S, Bernard, pour lafitê
de S, Benoit, fi^, ia4.
Im iUa jfroeestione annuenie Domino in
froximo uunus celebratun, quando venienti
Domino ad passionem sedenii super asellum
popuU occurreruni,
AisHEAOE : Droit d*ainesse. Voyez
Aakhscsciie.
AissAi : Deçà , yers cet endroit, de
ce côté-ci.
AissALiN : Ci-dedans.
AissAvouH : Çàhaut. Voy. Amont.
AissAVAL : Çà bas. Voyez Aval.
AissEircKs : Dépendances d*une
maison. Voyez Aisément.
Atssee : Gros et grand ais ,
plancbe.
AissEUL : Essieu de voiture ; omis.
AissiBLES 9 aisibles : Faciles , com-
modes.
Aissisr : Mesure de froment; en
bas. lat. assinus.
Aissis , aisselle , aissil: Petit ais,
petite planche; axis; en bas Bret.
isscen.
Aisso-MKZEUs : D'autant mieux.
AisT , Mste : Aidé , assisté*, part.
du Tcrbe aider; adjutus, Voy. Aïe.
AisT (m') Diex: Que Dieu m'as-
siste , m'aide , me secoure.
AisTEAiNGEE : Aliéner, contrain-
dre; {istringere.
Vf aaistre escheTÎn jurera qn*il tî'aistrain'
géra nul dct fit fs ^î appartitantat à Tef ckc«
Tiaaife.
A J A 4S
AiSTKE , aiire : Existence , Tie , du
verbe esse. Maison , demeure , cour^
parvis, cimetière; atria y atrium;
savoir l'aistre , connoltre tous le»
réduits d'une maison. Ce mot dé-
signe aussi , l'àlre , le foyer, l'endroit
de la cheminée où l'on fait le feu dans
ks maisons ; Ducange le dérive é*as^
trum ; en Prov. aizës,
Aisn. Voyez ki%\h*
Ait : Force , aide , secours. Voy.
Aïe.
Ait : A ; eut estey : A été.
Aitainuois : Portion que chaque
enfant a droit d'attendre de ses
parens.
AiTAiTiGfriK : Provocation , con-
trariété.
AiTAL : Moi , un tel.
AiToa : Aide , compagnon , ap«
prenti ; adjutor.
AiTRB , idtrie : Le parvis , le porche
d*une église, pourpris, étendue de
terre , appartement ; atrium.
AiT-sus : A eux.
AiuDE , aiue ; lisez , ajude, afue :
Aide, secours; adjutorium; en anc.
Prov. ajhudo , ajhut.
AiuMB , heaume : Armure de tète.
Voyez Heaulme.
AiusTAMËN , lisez , ajttstamën •' As-
semblée , accommodement.
AïvE , aïvie : Eau , rivière. Voyez
Aique et AcQUE.
AixBMAHT : Égout, latrine. Voyez
Aisément.
AixoLEE : Assurer, agréer.
AizK, aice : Territoire, district, do-
maine ; en bas. lat. ajacts, agicis, aidsm
AizEs , aisse : Haine , colère , de-
sir de nuire ; odium,
Aizi , aissi : Ainsi , de même , de
la sorte ; sic.
AiziNEE : Temps propre , occa-
sion favorable.
A'Aix : Au contraire.
46 AL A
Ajornail f ajornant , ajornvc : îiC
point du jour ^ de iUes ; en bas. lat.
diurnus,
Ajobnbr : Faire jour, comment
cer le jour, d'où est venu ajourner,
fixer le jour. Mns Xa^oimer; a^ant le
jour.
Ajous : )£spèce de genêt, diainp
qui en produit.
Ajouster : Attacher , joindre ;
ctdjungere ; en anc. Prov. qjhuttcur^
ajustar. Voyez Accoupler.
Ajouvkhxr : Rajeunir; àejttvenis,
Ajudar , aju^r , ajuier : Aider ,
porter secours; ^adjutare.
Ajude , adjucCi adjudha^ idutlhày
qjutf ajuwe : Aide , celui qui aide ,
secours ; adjutorium,
Eiui ke U chars ke done!e nos estoît en
ajue, soit tonteie à nos en trabochenient et
eu lai. Sermons de S. Bernard, fol, 33o.
Uporat ayoir tant ajues, tant compaignons
cnm il «Terat.
Les mêmes Sermons , fol, i86.
Ajuer , ajuor : Celui qui aide ;
adjuior,
Molt est feola ajueres tïï ki lasseîz ne puest
«stre. Sermons, de S. Bernard, fol, 49.
Ajuns : Joint , uni; adjunctus,
Eswarde, « . . que tu à den es ty'uns, tt s!
ne soies mies non greit sachans.
Sermons de S Bernard,
Ajuré : Intime de prêter serment
pour assurer la mérité d'un fait ,
témoin en justice ; jurator,
Ajurbr : Prier instamment , pro-
mettre î/^^/inre.
Ajustik : Pièce de drap-
Al , o/z .' Haut , élevé ; altus ; au ,
aux,a^; alpraçis^ aux prés. U si-
gnifie eiicore, autre; aUus^ alii.
Al A. Fojez Ale.
Alabaï : Aux abois , à l'extrémité.
Alacays , afagttes ; Arbalétrier ^
soldat armé d'^irbalèie.
AL A
Alaciirr : Approcher, présenter.
A l A c H I R , aladiissement , aloquie :
Foiblesse ; laxatio. On dit aussi de
quelqu'un dont le train ou la voiture
vont foiblement ou à demi , il ne fait
que haloquier.
Alaghir, alachier^ aloquîr : Dc^
faillir » tomber en foiblesse , n'eu
pouvoir plus , relâcher ; de laxarc,
Alagan , à Itigan : En désordre »
avec perle , avec dégât.
«
Lî Quens lor dist laissiez corre, de plus
cruel mort ne poons nos morir que de uoier.
Us vinrent devant Anmarie tût à iagan, Galies
et Batel, plaines de Sarrazins , leur rindrent
encontre, et le prisent, et le menèrent devant
le Soudan. Boman du Quens de Ponthieu,
Alaiuir : Rendre laid , devenir
laid , quitter , délaisser , injurier ^
offenser, fa'ire une injure ; lœdere,
Alaigre , alegre , atîcgrc , aligrc :
Agile , léger , bien portant., délibéré ,
prompt , vif , actif , ardent , vile ;
alacris ; en Ital. allegrç,
Alaicremen T , alaigremant , ale^
gremant : Agilement , légèrement ,
gaillardement ; alacritcr,
Alaigresse , alaigreté , alegretat,
allaigrcsse : Alégresse,' jpie, gaieté,
vivacité ; alacritas,
Alaigrir , alaigrer : Rendre gai »
joyeux , dispos.
Al AI NE : Souffle , respiration ,-
baleine ; halitus.
Au prestre est Valaine faillie ,
Du duel qu*il a et de la honte ,
Mes ne vueil aloigner mon conte.
Faàl. de Constant Duhamel,
Alaiter, alaitier , alatùer, alec-^.
ter: Téter, savourer, prendre nour-
riture , amorcer , attirer ; lactare.
Alaixier : Abandonner, quitter ,
relâcher ; loararc,
Alan , allait , allant : Dogue ,
mâtin, chien bon à la chasse ; a/^i-
nus; en Espag. alano. Voy. Alasyk.
A L B A L fi Hf
Alancxit. Vajres le mot suivant. Pierre blanche et dure ^ espèce de
ALâVGOuai, ée, aiangouri^ alart- pierre à cbaux, dont on peut faire
guil: Languissant, affoibli, défaii- du mortier ; dW6«.
lant, langoureux ; languens , ion- Albasse: Abesse. Foy, Abaiessk-
gtâidus, Al«e : Saule , peuplier, ^une , boi»
ALAHConaia 9 aiangourer, tdan^m hlAtic ; aibus ^ evCl^ror . €iiba,
gtiîr, allanfpurir : Être affoibli , lan- Albe : Blanc ; albus.
goissant , défaillant ; languere. Albe : Aube , Taurore ; alba,
Alanuitaii : Nuitamment , dans Albejots : Albigeois , hérétique»
la nuit, sur le soir; /loc/u. qui s*éleyèrent a a douzième siède,
Alante , Alenie : La Sarmatie dans la province du Languedoc ;
Européenne. On Ta nommée Âlanye^ tUbigensens , à'albia , aibiga,
et les différens peuples qui l'habi- Alberg, albergate , alberge, al^
lent AUêUu , parce que le premier de bergement, aibergue , halbergement :
ces peuples inconnus , qui se répan- Auberge , logis , hôtel , ebàteau , for-
dit d^ns la Germanie , les Gaules et teresse , droit de logement dû par le
l'Espagne , étoit sorti des environs vassal à son seigneur ; en bas. lai.
d*tane chaine de montagnes appelée alberga , albergia , albergium , air
jilanas ; enltit. Alanus morts, bergum; en anc. Prov. alberc; ea
MM, de Saifttè'PiUajre et Mouchet. Ital. eUbergo, Yoyes Habbbgb.
Alaobte : Allouette ; alauda, Albebgeov , alberfon : Cotte de
Alame, Âttapie : Alep, ville de mailles, ^oj^^z H aube a.
Sjrie; Alepum, Albeecer, albergier: Loger, ha-
Alavitb , aiapiste : Farceurs qui biter ; en anc. Prov. alberga , alber-
se donnoient des soufflets pour amu- gar. Voyez Ha berger.
ser le peuple. Alberou : Espèce de froment.
Alaquer. Voyez l'article suivant. Albie ^ Albion : L'Angleterre ^
Alaschier , €ilaquer, alaschir , ainsi nommée à cause des rochers
aiasder, alaskier: Se relAcher, de- blancs, ou des falaises qui parois
venir mon et lâche, desserrer, déten- sent sur ses côtes.
dre « affoiblir; de laxare, Albirar , arUrar : Croire, pen-^
A LASSER , asclaser (s*).* Tomber ser, estimer , juger ; arbiirari,
de lassitude ; de laxare. . Albire, arbirë : Jugement , déci*
Alât A , aldia : Chemin des rondes sion , sentence ; arbitrium,
d*une place de guerre ; alatoria, Albocok : Le Pouliot , herbe ara-
Al AVESPRÉE : Au soir, à la soirée ; ma tique.
ad -vesperum, Alboum : Le corps d'une lettre.
Alatbr : Diviser un bois en plu- Albkâv y albrent , alebran, aleye^
sîeurs parties. bran , allebrent , halbran , halebran :
Albahez : Albanois, les habitans Jeune canard sauvage , canard sau-
de TAlb^nie , province turque , si- vage dans sa première mue. Ménage
tuée sur le golfe de Venise ; Albani, le dérive du Grec alibrenthos , cane
Ajlbare : Quittance, acquit, fossé ; de mer.
en bas. lat. albarum, Albrener , albrenicr : Chasser
Albas : Là-bas , au bas. aux canards.
Albassaw y albazzan , albereau ; Albrb? , Alebret s Contrée de la
48 ALE
Gascogne « qni étoit si abondante en
lièvres , qa*elle en fut appelée Lepo-
rttum , Leprttuin , dont on a fait le
français Aiebret , Albret , en y ajou-
tant la proposition a.
Albugin K : Taie sur Tœil ; albu-
go , albuginis*
Albumineux: Glaireux, visqueux;
fXalhumeru
Albuh : Blanc d*œuf ; ^ album,
Alcan , alquant : Aucun , quel-
qu'un , certain ; signifie aussi , nom
de peuple , serviteur , soldat.
Hais ge te proî qaVtle choM duoni nous
estre ke li habitacle des iUeans astoient ato-
chîet par la ninle de la puneisie , et des aicans
ne poreot pas estre atocliiet. Saine Grégoire,
Alchbmik , alquemie. Voyez Ak-
X.EMIB.
Alcix : Exhaussement , élévation ;
exaltatio; en Basq. eUcia, banc, siège,
escabeau.
Alcy , aici : Le même, aussi.
Aldesob : A Télroit, au-dessus ,
en dessus.
Alb , AUe-le^Blan : Arles , ville de
France. Voyez Aiblb.
Ale : Aile d*armée , troupes ,
part , partie ; ala,
Dous ale% ait donket nostre oroîsons, lo
detpeitement del monde et Taffliction de la
char. Sermons de S, Bernard,
Ale : Séparé , détaché , éteint ,
fini, affoibli.
Nos oors , quant il est bien betez ,
Ii*est si chaitis, ne si a/és
Con Tos serez, s*ous i aies.
^ Roman de la Rase, vers zo334.
Alé : Aller, marcher ; d'ambulare.
Aléatoire : Ce qui dépend du ha-
sard ; aleatorius.
Aléauteb , alaiauter, aloyouiert
Manquer à sa parole , justifier , se
justifier.
Alebiqueux : Pointilleux , diffi-
cile, aimanta disputer^ d'a/!ai7i^û;.
ALE
Nous disons encore s^alambi^uet
l'esprit pour torquere ingenium,
Aleg , illec : Dudit lieu.
Alegret : Corcelet léger fait de
mailles ; lorica. Voyez Halecret.
Alkcter : Attirer, flatter, sé-
duire ; allectare,
Alée : Voyage, départ, sansobs*
tadè , 8ans difficulté , de plain pied.
Si que chevax ne paent pas
Jusqu*as fossés venir à' alée,
Qu*il u*i éust a Tant mellée.
* Roman de la Rose , ipers 388o«
AL^oiANCE : Soulagement , con«
solation ; ailevatio.
Aléoier : Alléger , soulager ;
adlegiare. Voyez Allécher.
Alegrarsi : Se réjouir , être gai*
Voyez Al AIGRE.
Alegremekt: Gaillardement.
Vojret Alaigrement.
Aleheure , aleure : Allure , ga-
lop.
Aleie , aieii^ aleiz , alez : Passé ,
mort , terminé , fini , éteint , corrom«
pu ; prêt. parf. du verbe €Ueir,
Aleins : A l'instant , aussi-t6t«
Aleir, o/er^ alier, alleir, alloir:
Aller, sortir, venir, arriver, termi-
ner, éteindre , passer; ^cunbulare,
Alejer : Guérir, recouvrer la
•anté ; adlegiare,
Ale M AI NE^ Alemaigne^ Alemain*
gnet Allemagne; Allemannia,
Alemande : Amande , fruit de
Tamandier ; eunjrgdala ; en bas Bret.
afamandès,
Dn jen que amours \y comande
Qu*il ne prisast une alemande.
Fabliau de la Bourgoise d^Orlient,
Albmarche : Armoire , buffet;
armarium,
Alemite : Soufflet , coup de
poing.
Alemoire : Sorte de bateau.
Alekke , aUine : Souffle , haleine.
respiration; halUus ; en Frov. o/e-
£& la fin tuît cîl chantoieot ,
Au reiret cl*tfinorK s'acordoient ,
Et dUoîent,
A loogae tUeine,
loâi nos ineiiin*
Li maiM di amort.
Mom, Je la Poire ,/ol. 66 , i?**. nt* 7995.
Alêne A : Respirer péniblement ;
kaittare.
Alent : L'espace d'une heure.
Alehtir : Rendre lent , retarder,
arrêter , tarder ; de lentus,
AxEnciE, alers : Voyage, allée,
trajet ; d'arribuiare.
ALEniON , aleiron : Oiseau de ra-
pine, aiglon. Voyez Ailliee.
Axes : A côté, auprès ; de latus,
A LÈS : Sardine , andiois , hareng ;
haletas , haler..
Aletes : Oiseaux de mer; acides,
alitis.
Aleto^, aUton ^ aneton : Hanne-
ton , sorte de scarabée ; alitonans»
Aleu , aà'eu, alodes, alurfy aluel :
Héritage exempt de tous droits sei-
gneuriaux, fonds ou bien patrimo-
nial dont on peut disposer. Barbazan
fait Tenir ce mot du Latin aUocaiio,
Voyez Feanc-Aleu.
Aleu (estre) : £tre présent en un
lien , en une compagnie.
Aleuoe. Voyez Alude.
Al EU a : Coureur, \oyageur; am^
bulalor.
Al EU RE : Train , pas ; grantaleuref
grand train ; chemin, marche , action
de marcher ; à^ambulare,
Aleutee : Parler en faveur de
quelqu'un, l'excuser; s^tUeuter, s'ex-
caser.
Aleutiees : Possesseurs d*aleux ,
fiefs francs , ou héritages dont la di-
recte appartient au seigneur.
Aleutee. Voyez Aleheure.
Aleter : Faire une levée d'argent,
I.
ALI 49
établir un impôt ; commencer , éta-
blir , supposer , accuser quelqu'un
d'une faute , d'un crime ; levure,
Alexement : Attachement, amor-
ce , appas ; à^alUcere^
Alezerar : Avoir du temps a soi»
du loisir.
Al£2£rat : Oisif, qui n'a rien à
faire.
Alge : L*algue , plante marine ;
alga,
Algosak , algozian , argousil , ar^
gousin : Bas officier de galère; dérivé
de l'Espagnol alguasiL
A-l'heure, à-teurCf alhor, af-*
hors y alhors, alor : Lors , alors , dans
le temps , en ce temps-là , à l'heure ,
à cette heure ; ad horam, ad illarn
horarn.
Alias : Autrefois , ci'-devant , on 9
autrement ; aliàs.
Le gros Dubois, alias dit Crétin,
En pliunestant sur son petit pulpistre»
A minuté ccate présente épistre.
Pour TeoToyer à frère Jelian Martin.
Oetifi , page a49.
Alibi : Diversion , détour , sub*
tcrfuge , lieu éloigné de celui où l'on
prétendoit qu'un homme étoit en
certains temps ou en certaines occa-
sions; alibi.
Alibi FOREiN : Défaite , excuse ,
échappatoire.
Aliborum : Homme subtil à trou-
ver des alibi, c'est-à-dire, des lieux
éloignés de celui où on le croy oit. Nos
anciens poètes ont aussi donne ce
nom à l'âne , et depuis , nos fabiiers
en ont fait aliboron,
Alicter , alitier : Aliter, être ma-
lade à s'aliter ; de lectus,
Alik ^ alies : Fruit d'alisier \ en
Prov. aligo.
Alik : Franc-alcu. Voyez Alsu
et FrA5C-AL£U.
Il
56 A L L
Alibit 9 niiîen : Etranger, qui est
d*iin autre Heu; aUenUs.
ÀLiKjrciER : Acquéreur, acheteur;
aUigator,
ÂLicEa : Se lier, s'engager, con-
tracter; UgarCy aUigare,
Aligné , ëe : Tiré droit , propor-
tionné , ajusté , recherché dans sa
tournure; de Uneatus,
Aliier : L*alisier , arbre qui Tient
dans les bois ; son fruit est gros com-
me une noisette , et à-peu-près de la
même couleur.
Alinéa : Equiper un Yaisseau,un
bâtiment ; parer , orner , ajuster ,
agencer, raccommoder ; de Uneare;
en franche-Comté , cdllue.
Alingnance : District, ressort,
alignement de juridiction ; alUgatio,
Alis , alise : Poli , doux, courtois ;
uni , plat , net ; en Vroy,, alisa , polir,
lisser.
Alisoït , €Ùleite, ailexe , ailejre ,
alizôn , aufy : Diminutifs d* Alexis ,
pour dénommer des femmes.
Aliver , ajrver : Egaler , égaliser ;
d^cequaUs,
Alixande : Alexandre, nom d'hom-
ine ; Alexander.
ALitÀNDRE : Alexandrie , TÎUe
d'Egypte ; Mexandria,
Alixon : Diminutif d'Alexis, nom
d'homme ; Atcxius.
Aliz : Serré , ferme , compacte.
Voyez Alis.
Aluehie. Foyez Alquemie.
Allàgàier , alleyer : Elaguer , re-
trancher ; alleviare,
Allaier , atlaycr : Battre mon-
noie par ordre du sourerain; allier,
mélanger, mettre ensemble ;a/2r]g«re.
Allangovrir. Foyez Alanoov-
SaiR.
Allarger : Etendre , élargir, aug-
Saenter.
Allascbkr , allascheir, aliaschir :
ALL
DeTenir lâche , perdre courage ; ia^
xare.
Allauf , aleu. Voyez Aleu et
Allodial.
Alleace : Alliage , action de join-
dre , d'unir ; alù'gatio.
Alleboteur : Grapilleur de raî*
sin , glaneur.
Alleghekent : Amorce , appas ,
attrait , charmes , invitation ; d'à/-
licio»
Allécher , alegier : Attirer par
ruse ; alUcere ; soulager , se purger
d*une accusation par serment ; â/-
Icviare ; en bas. lat. adlegiare»
Allectiok : Election, agrégation,
association ; attecdo.
Alléo ANGES : Allégation , citation
d'une autorité , d'un passage , pour
prouver un fait ; allegatio.
Allégeance , allégement : Soula-
gement, allégation ; alleyatio; en bas*
lat. aûegaUo,
Allegiér , alegir, altyir, alieger,
aligir, aljicr: Soulager, rendre léger ^
alleviare,
Alleigne, aliénée : Souffle, ha-
leine ; kaUtus, Sa dernière alleigne t
Son dernier souffle de vie. Foyez
ALENlés.
Allslvie , allelue, auleluye : Joie,
plaisir , alégresse , réjouissance, cri
militaire ; d^alleluya ; en Prov. €dèjhi'
rar, tressaillir de joie*
. ALLENANT,/7//e/?e^'.* Hors d'haleine,
essoufflé ; haUtawt*
Aller , allier o cry : Aller au se-
cours du côté où Ton entend crier ^
ambidare.
Tous et tontes doivent aJQtr o try comnvé-
ment , quand cry de feu , ou de menrtra
oyent. Coutume de Bretagne.
Alleu, aleud, allieu , alloet, al^
loeufy alod , alode , alodie , aloud :
Exemption , franc - aleu , héritage ^
nHôdiu/n, Yoye^ Alev,
Ak.t«ùBK , alUeure : VWarité , dili-
gence 9 promptitude ; ambidatio.
ALLftuYiEE , alcver, àteyner^ o/ce-
veTy allemcr, allever : Rendre léger,
sonlager , lever , perceTolr , élever ,
protéger ; aUevi'are;en b. L adlegiare.
Allevuee : Levain , levure pour
faire gonfler et œiUetonner le pftin ,
la pâtisserie.
Allicement : Soulagement, bon*
àeur; allevaîio^ Voy. Allégeance.
âeurenseNatiTÎt^l
très joyeolz iidTenemeiit l
Par qui dqsuis Franc« a esté
Mise ea paix et tUligement.
Martimlde Pans, rigUes de CkaHts FIÎ,
Alligueue : Grand parleur.
Alliier , aller y atigéer , aiiier^
^lUayery alloiery aliùucr : Lier , join-
dre , allier, unir, assembler; ai/igare.
Allireiît : Allèrent ; ils allireni ^
ils allèrent ; du verbe aller,
AxLixovES , elisours : Electeur de
}*£mpire ; alligator y electon
Allobroge , allobrogue : Un hom-
me grossier , un rustre , un homme
qui a le sens de travers , qui n*a pas
reçu d*éducation , qui ne sait pas
"vivre ; adlobrius, allobrox,
ALLoiiiAL,€i//o^//r//â/ :rNobIe dont
les biens sont exempts de services et
de rentes ; en bas. lat, allodialis.
Voyez Aleu et Feanc-aleu.
Allodialité : Qualité qui cons-
titue Taleu , ce (^ui est allodial.
Alloiance : Alliance. Foyez
Aloiaicce.
Allotê , idoté : Ce qui est échu
dans un lot.
Allouavce : Louange ^ approba-
tion; laudado.
Alloucbee , aUucher : Allumer ,
enflammer ; de lueere; en Prov^ aluca.
Allouée , alloery allowery alluer :
Placer , arranger, louer, établir, ap-
prouver ; en bas. lat» allocare.
AL M 5t
AtLouiA : Approuvé^ loué, accor*
dé , donné.
Allouvi : Qui a très-faim , affamé
comme un loUp ; de lupus,
Allouviers : Louvetière, piège à
prendre des loups.
ALLOtJYERE, aloiere, aloyere : Gi-
becière , espèce de bourse large et
plate, que Ton portoit anciennement
à la ceinture ; aujourd'hui on appelle
gibecière une bourse de cuir, dans la-
quelle les chasseurs mettent le plomb,
la poudre , et les autres choses dont
ils se servent à la chasse ; idlot^eriumm^
Lf s lettres qne m*ot tramis Rose ,
Toutes deus, foi que doi Saint PierOi,
Atoîs encore en 1 a/oiere
Que je porte à ma cliaintnre , ^
ht elles qui mettent grant cure
A savoir de quoi elle ert plainne.
Si cVstoit de soie ou de lainne ,
Ou J*un frion on d^une sloue.
Poés. de Proiaartffol, 171 , eoL i'*<
Allotê : Qui est porté dans la loi,
arrêté paroles réglemens du sou**
verain,
Allucee , aUucheTy alluchier : Al«.
lumer, allécher, placer, mettre , piano-
ter , semer. On a dit , loc y leuc ; en
IjSiûn locus ; de-là le verbe allucer ,
dans la signification d'allouer , pla-
cer , mettre. Voyez Alloucbee.
Repo!gnet-om noitre trésor el champ, «t
aostre pecune allueet-oia el sachet.
Sermons de S. Bernard, /oL 90.
Alliiez : Héritage. Foyez Albc
Allumée : Espèce de coiffure da
tête , sorte de chaperon.
Allumel^e , alemelcy idlumelle :
Une épée , la lame d'un couteau 9
fer tranchant ; de lamina y dont on
a fait le diminutif lameUa.
Alue : Ame; anima,
Alue : Qui nourrit , fertilise , ré*
jouit; almus*
Almoces : Charges , rentes sei-
gneuriales.
5a
A L O
Almone , airlrnone y ammoigne ,
aumoigne : Aumône ; alimonia ; en
anc. Prov. al/nôina y almâino.
Almoner : Faire Taumône, sou-^
lager les malheureux.
Alne : Aune , espèce d'arbre de
bois blanc , qui croît dans les lieux
bumides; aûius,
Alneux : Auneurs jurés. Voyez
Àduner.
Alo , aie : Aile ; ala. Il se dit aussi
de domaine , métairie.
Alo DIS : Terre noble , exempte
d'aucune charge ; alodus , allodium»
Aloe , alaude , alloue , aloes ,
aloue : Alouette ; alauda,
Flors ne glais ne yoîs hautaine,
DWoe ue de œauTis,
liai si graot yoloir m*amaine
De chanter ce m*e»t avis ,
Corne amors de caers proçaine.
* ^il/aume li Viniers , poet. francois
avant 1 3oo , tome a , page 814.
Aloé , alose, aloué, alousé : Loué,
applaudi , estimé , fam^x , recom-
mandé ; laudatus. Le Roman de la
Kose parlant des traîtres qui cher-
chent à nuire en complimentant , dit :
Et abayssent dei bons les loi ,
Et desloent les aloez,
Aloee , aloser , alouser : Louer ,
donner des louanges ; du Latin tous,
iaudare,
Alo^r, allouer, a loyer: Dépenser,
payer, vendre , louer une maison ,
affermer; allocare ; louer, applau-
dir, complimenter; Iaudare.
Aloet : Sorte de redevance.
Alogement : Logement , habita-
tion, demeure.
Alogie : Sottise, fatuité et orgie,
excès de débauche ; cdogia.
Aloiaitce : Alliance ; alligatio.
.Voyez Alloiance.
Aloie : J*allois,imp. du verbe aller.
Et li Eoîs li respont , amie,
Z^e jORi en eunerveillies iQle|
ALO
QnVl demorer ot achoison.
Mi CheraUer et mi Baron
Me blasmoient trop malement^
De ce que trop escharsement
Aloie et venoie avoec ans.
Le l^ tfArîstote,
Aloiere : Gibecière , bourse ; en
b. lat. alloverium, Yoy. Allouyere*
Aloicne , aloignement : Retard ,
délai , lenteur ; longUudo ; en Prov.
alonghis,
Aloicne : Retardé, délayé, délaissé.
Aloigner , aloingner : Alonger y
étendre , différer , prolonger ; longû»
cere , elongare,
A LOIR : Passage , sentier , allée »
corridor ; à^ambulare,
Alonc : Le long , au long ; de /o/z-
giiado.
Alongeail , alongement : Délai ,
prolongation , éloignement ; longi-'
tudo.
Alori : Lié, attaché avec une cour-
roie; de lorum,
A LOS : Les ailes , le bord , les ex*
trémités ; à' ala. Faire alos , c'est al-
louer , passer en compte.
Alosé , alousé. Voyez Aloiê.
Aloser , aloouser , alouser, alou-»
zer : Louer , vanter , faire l'éloge ;
Iaudare, '
Alot^ : Ce qui est tombé , échu
dans un lot.
Aloude. Voyez Alude.
Alouer ': Vendre , loner, prendre
à gages , à bail , à rentes ; allocare,
Alour (Mot employé pour rime).
Chant de l' alour: Chant de l'alouette;
à!alauda,
Alour 01^. , alourdi : Etonné, hé-
bété , surpris , étourdi par un coup ;
en bas. lat. lurdus,
Alourdrmen T : Séduction; et étour-
diment , sottement.
Alourder, alourdir : Incommo-
der, fatiguer, ennuyer, étourdir «
rompre la tête à force de bruit.
ALT
AlP| alh, albe, alpe : Blanc, de
couleur blanche ; ce mot a aussi si-
gnifié , montagne » détroit , gorge de
montagnes, parce cpie leur cime est
toujours blanche ; de-là ce nom donné
a cette chaîne de monts qui séparent
la France de Tltalie , la Suisse et
r Allemagne , parce qu'elle est, pen-
dant sept mois de Tannée, couverte
de neiges ; dans le Celtique , c'est-à-
dire , le bas Bret. alp , alb , monta-
gne, du Latin albus. D'Herbelot le
dériTe du Grec i^«ç. Les Grecs nom-
moieut les Alpes AXtrgiç,
Alper : Blanchir , rendre blanc.
Alquaht : Serviteur, soldat, rojr.
Ai.cAir.
Alqusvie , alkemie y arquende :
L*alcliimie, l'art de préparer et de
purifier les métaux , la philosophie
hemiétique , le grand œuvre ; com-
posé àt alf article arabe qui signifie
la ; du Grec chuméia , chimie.
Als z^Ceux , celles \Hli.
AuiEXE. Voyez Allouteee.
Alsixent : Aussi, de même, éga-
lement , de même façon , de même
manière.
AxT , alte , aiteit , hait , halz :
Haut , grand , élevé , fort ; aùus.
Forment à aite vois iVscrie
Et nous te Tenrons en aïe ,
Nos vestures couperons.
Ho» faces eagratignerona ,
Si hait hncerona et à fait
Que tôt cil Torront del pabif.
Roman de Dohpatos , n? 7535.
Alt AB AGE , nJtarague : Droit d'au-
tel ou d'église ; altarium.
AxTAEGUES : Offres faites en ar-
gent , pour avoir part aux prières de
Féglise.
Altaeis, aUarixte : Prêtre qui des-
sert un autel , chapelain , desservant,
vicaire; altarius,
Altbit, tiUelf (UleTf ater^ aulder,
ALU 53
auteit, auteus, autier : Un autel ; ai-
tare ; mot composé de , alta ara ;
en bas Bret. auter, altaer; en Borde-
lab autar; en Allemand autaer,
Alteeaté : Altéré , endommagé ,
préjudicié , affoibli ; à'alteratus-,
Alteegas : Débat , querelle , dis-
pute 'y altercatio,
Alteegateur : Querelleur , chica*
neur ; altercator,
Altéee : Inquiétude , contention
d'esprit , changement , émotion , agi-
tation ; alteria.
Altérés : Contre-poids ; ^a//lpr.
Alternation : Changement ; «/-
ternatio,
Alteeque , alierquie : Dbpute ,
querelle , débat ; à^ altercatio.
Alterquer : Contester, disputer;
altercari,
Alt et bas : Souverainement, en
dernier ressort ; altus et hassus.
Altitonant , AUitounant : Le
Grand Jupiter , dieu du tonnerre \
altitonans»
Altres : Autre , l'autre ; alten
Altressi : Aussi , de même que ,
pareillement.
Altrui : Autrui, les autres.
Mult granz droit est, ke WaltruiloVt la sac
chose , ke ce ke il li ot tolut , U rendet » et ao
li eniBcldret lo torfait.
Sermon sur la Sagesse, /oL i83;
Alucher , allécher, allucher, alu'
chier : Attirer par ruse, exciter. Voy.
Allougher.
Luxure est ungs pechié que gloutonnie aluche.
Et si le fait flamber plus cler que seiche bûche,
C*est uns leus oultrageux qui en trop de lieuie
juche ,
Moult est fermes et fors qui n*i dûet ou tret«i
bûche. Test, de /. de JUfeung.
Ce mot signifie aussi, planter, semer,,
cultiver.
Kul ne doit alttchier mii arbre ne maie herb««
* Même Test, dcts i3q^
a
54 A M A
Car Djabte sî les a ««chiei ,
Qui les a par tout aiuchie»,
* CodicUe de Jehan de Meimg, ven 78,
Alude 9 aleude , aloude : Basane
colorée , dont Tenvers est yelu ; on
remploie à couvrir des livres ; alutor-
riam , aluia.
Aluoel , alutely s. m. : Terme de
chimie. Ce sont des pots sans fond
joints ensemble, qu'on adapte sur un
nutre pot percé au milieu de sa
Jxauteur.
Aluine : Absynthe , amertume ,
déplaisir; absynthium.
Alum , aiain, alin : L*alan ; ahtmen,
Alumele, Voyez Allumel^e.
Alumne : Nourrisson ; alumnus,
Alupee , (Uupir : Regarder fixe*
inent, long^temps ; en Prov. aiupa.
Alutee' : Eclabousser ; de lutum,
Alvâls , arvaulx ; Champs 9 terres
cultivées ; arvaUa,
AxvETS , avuelz : Alluvions 9 Iles ;
aUuvius, En très fond et en alvets :
£n alluvions et eu iles.
Alk , az : Eux 9 elles ; et à 9 au 9
flux ; ad.
Amagtemekt 9 amouiement : At-
troupement de chiens,
Amador 9 cunadour : Amoureux ,
qui a une grande amitié ; amator,
Amadote ^ de Deunoudot : Sorte
de poires 9 ainsi nommées par les
Bourguignons 9 du nom de daiue Ou-
det, qui la fit cultiver la première.
Amaoae : Cacher, couvrir 9 enve-
lopper; amandare,
Amaioe : Droit qu'on mettoit sur
chaque tonneau de vin mis en perce 9
et destiné à être vendu eu détail ;
e'étoit aussi le nom des vases propres
à contenir le vin; ama^hama^ hamida.
AxAiLSOKER : Abonner 9 donner à
ferme ; de mansio,
AvAiHST 9 amaint : Il amène , il
conduit*
A M A
AiiàtEt : Archive 9 bibliothèque ^
armoire. Fojrez Aulmaiee.
Amais , pour, mais , enfin , ear.
Amaisii^e : BAtie , édifiée.
Tente d^uae plaice en tell ménîére , se fait
•Bcienement amaisiée»
Coutume de Mets, x3i5«
Amaladie , amaleudir : Garder le
lit pour peu de chose , tomber, deve-
nir malade ; de l'adjectif malade ,
qu'on écrivoit malapte; de malè ap*
tus ^ on a formé le verbe composé
amaladir,
Amance , snbst. fém. : Amour y
amitié, douceur; damans.
Amande , arnantUse : Correction ,
répréhension , réprimande ; amende ,
réparation ; emendatio.
Amaitdeliee : Amandier, arbre
qui produit les amandes ; arnrgdalus;
en Prov. arnaiet, amëlié.
Amakdellerie : Etat, profession,
des amands ou écrivains de la villo
de Metz. Voyez Amands.
Amakdement de jugement : Il se
demandoit au même juge par sup-
plique , et par conséquent plus res-
pectueusement que par appel.
Aman DE E les tors : Ind<»mnîser
ceux à qui on a causé quelque dom-«
mage , profiter, corriger, améliorer ;
emendare,
Amandir , amender : Amoindrir,
diminuer, éloigner, bannir; aman-
dare ; en Prov. amendri. Yoy. Amen-
DRIR.
Amands, amans : Ecrivains pu-
blics ou notaires qui furent créés k
Metz à la fin du douzième siècle, par
Bertrand , évèque de la ville ; cea
places étoient fort considérées , et
remplies par les premières familles;
amanuenses , atnani ; à' à mano , de
récriture.
Amandui : Tous les deux.. P''oye:i
Ambeoecjx.
JLUJl
kuk'nmwn, (s*) : S« préparer, te
disposer ; du substantif main , l'on ft
lormé amanevir, comme adextrer du
mot dextre , avec une signification
Analogue.
Am ANNETTE : Mcuottc , sortc de
ii€a ou de chaîne , pour tenir les
mains des criminels ; de manus,
Amahoté , amanouté ; Qai a les
mains liées avec un anneau de fer ou
ttne ckaine appelée menotte ; de
moifitf.
Amant : Juge de causes civiles ;
mman%»ensi$^
Am AKTER , amantevoir : Raconter,
mirrer, réciter.
An Aa : Aimer , chérir , estimer ;
AvAE , amarre : Qui est amer ;
gtmarms; en Prov. amarejha et amar^
AvAEEL : Le cerisier sauvage dont
l'écorce est un fébrifuge ; cerasus sil-
vestrû amara*
Amaeeue : Amertume , affliction ,
déplaisir; amaror.
Amaecae : Etre amer , causer de
ramertume ; amaricare.
Amaeionié , amarignier : Souche ,
mcine d'osier, lien , attache, corde;
en Prov. aman'no; en £sp. amarra,
AuARTSSEUENT : Diminution. P^ojr,
Tart. suivant.
Amaeitijme, amariteity amaritude,
amartume , armetime : Amertume ,
afHiction, déplaisir ; amaritudo, ama-
nias,
AvAEEis , amarri , amarry : Ma-
trice; de matrice y ablat. de matrijr,
Am AEviTS : Prompt, actif, diligent.
Amase : Pré , jardin , champ.
Amaseuent : Un bâtiment public ,
«ne maison.
An ASEE : Bâtir une cité, y assigner
des logemens aux sujets. On disoit en
Inis* Ut. amasalus mansuSi pour dé-
A M B SS
signer un héritage dans lequel il y
avoit des maisons ; en bas. lat. amo-
sare; de manùo,
Amassaos : Redevance qu'on de-
voit payer en vin.
Amassement : Amas , tas , assem*
blée , assemblage ; de massa; en ancb^
Prov. amassais.
Jetèrent un i^rant amassement de busche»
et puis jetèrent desus huile et poîs et tajn^
pour mieuU ardoir.
. Amasseees : Homme qai amassa
de Targent.
Amassuee : Instrument qui servoit
à amasser quelque chose en tas : on
peut le comparer au râteau ; et don-
ner des coups de bâton , de massue 9
en bas. lat. amassare»
Amati : Massif , lourd , épais ; de
massa,
Amaticle , amathyste > amadte .^
L'améthiste , pierre précieuse de cou-
leur violette, tirant sur le pourpre ;,
amet/ijrstus ; âvL Grec améthustoSm
Amatin EE : Se lever de grand ma*
tin ; manicare; en Prov. s'amatima,
Amatie , amastier : Rendra lourd ,
épais , lasser, fatiguer.
Amaurissant : Diminuant, abré-
geant, raccourcissant.
AKAUEOSiré : Maladie des yeni ;
du Grec amaurôsis,
Amaxenier : Rétablir une ma-
sure , faire construire une maison ;
de mansio. Et doient ladite maxiere
amaxenier en boin estct a tos jors
maix : Et doivent rétablir et remettre
en bon état et pour toujours , ladite
masure.
Amay : De plus , encore , outre
cela , au reste.
Ambacht : Etendue de juridic-
tion , territoire avec haute et basse
justice; à^ambactus ; en anc. Flam..
ambacht, v*
4
S6 A M B
Ambaciàtor : Ambassadeur, en-
voyé , député ; en bas. lat. amhas"
ciator. Voyez £mbassadeur.
Ambacte , oinhachte , ambates :
Officier , client , ser^teur , vassal ,
domestique, dévoué; ambactus;en
«ne. Flam. ambactman , ambacht-
man. Ce mot est latin et de la bonne
latinité, malgré ce qu*en disent les
amateurs de bas Breton. Cœsar ^
lib. VI , de Bello Gallico , a dit : IJt
quisque est génère copUsque ampUssi-
muSf ita plurimos circum se ambactos
cUentesque habet : hanc unam gra-
ù'am potentiamque noverunt. Voyez
Saumaise, sur VHist, Auguste, p» 486.
Ambages , amb<igis : Amas de pa-
roles confus et obscur ; et circuit, tas,
monceau , détour , circonlocution ;
€irnbages,
Ambanié : Clôture , ban ou publi-
cation pour la clôture des prés. Voy,
Ban.
Ambatoner : Fournir de toutes
sortes d*armes ; de batuere.
Ambatre : Ficher, planter dans la
terre ; batuere, Ambatre quelque
part , c'est se presser d'entrer dans
un endroit où il y a beaucoup de
foule.
AmBaxade, ambayade : Ambas-
sade, message, mission, députation;
en bas. lat. ambascia,
Ambb , ambes : Avec , l'un et l'au-
tre; ambo ; en anc. Prov. amb,
Ambêche : Vase , espèce de tasse.
Ambedeux , ambdoi , ambedeus ,
éombedous , ambedoor , ambedui , am-
besduiy amedui : L'un et l'autre, tous
deux , ensemble , en même temps ;
du Latin ambo et duo, qui signifient
la même chose; et du Grec ama, en-
semble ; en Prov. amandui. Les vil-
lages où deux seigneurs exerçoient
la juridiction , ou conjointement ,
ou alternativement, se nommoient
A MB'
ambedeux : les juges s'y nommoienC
de même.
Ambedoui , ambedui, ambedux,
ambiduis , amedos , andous , ans-
deus : De deux côtés; en anc. Prov.
amdos,
. Amber , ambier : Enjamber, tour-
ner autour , au figuré ambitionner ;
ambire.
Ambezas : Mot employé au jeu de
trictrac, il signifie deux unités ou
deux as , on le nomme bezet; d'ambom
Amblai , amblair : Claie ou ri-
delle en osier , dont on entoure une
charrette pour y voiturer des choses
minces , et qui passeroient au tra-
vers des ridelles ordinaires.
Amblance : Folie, démence, extra«
vagance. Foyez Amence.
Amblant : Qui va à Tamble, vole;
enlèvement de plein saut ; ambulans,
Amblavkr: Ensemencer une terre,
y semer du bled ; en b. lat. imbladare.
Amble : Le pied , le pas d'un che»
val ; ambulatio.
Amble , amblée , amblcure , ain-
blure , anbleure : Enlèvement de
force , marche , petit pas d'un che-
val ; ambulatio ; en bas lat. ambula-
tura; monnoie amblée, ambulatona
moneta ; cheval qui va V amble , qui
a bonne allure ; ambulator.
Lors cherincha grand alenre
Ii«s grani trot non pas Vwnbhtire
Tant qu'il ataint tes charretù-rs.
Fnbl. de la Bourse pleine de sens.
Amblé : Surpris, enlevé, soustrait.
Amblf.r, ambleer , ambleir, an-'
bler : Aller l'amble , l'entrepas ; am-
bulare; et enlever, voler, surprendre,
se soustraire à quelque chose de pé-
nible ou de désagréable , prendre
d'emblée , de suite , sans opposition ,
sans résistance; invohere ; en Prov.
ambre. Voyez Embler.
S« dist Tristan )e aim tant one dame p«r
AMB
•mon, qnî me foit ambk'e 3 y s fbjordliiiî
nng an. Roman de TVùtan,
Amblbua : Écnyer qui a soin des
cherauz ; ambuiator,
Am BLOTER : Adoucir , attirer par
de douces paroles.
AuBoimE : Abreuver, imbiber ; de
hibere. Voyez Abetbeb.
Amboic : Jubé , rancien usage de
Téglise étoitd*y lire l'épltreet révan-
gile, ainsi que d'y faire la prêche,
le prône ; ambo.
Amboubo : Sorte de bierre , bois-
son fermentëe.
Ambouscrure : Mélange d'une
chose de médiocre qualité , avec une
de très-bonne ; en Franche-Comté ,
c*est un biseau de pain , la baisure.
Am BRASSEE : Assemblage , ramas ,
recueil; de brachium,
Ambrebin , ambrebuin : Un jac-
quemart , figure de métal ou de bois
qui frappe Theure.
Ambriéi : Ambroise^ nom propre;
]jémbrasius.
Ah brix , ambrum : Lambris , pla-
fond ; à^ambrices,
Ambroise : L'ambrosie , plante
que les anciens ont cru être recher-
chée de leurs Dieux , à cause de son
odenr ; ambrosia»
Ambroisin : Petite monnoie des
comtes de Milan ; amhrosina.
Ambruhché : Fâché , de mauvaise
humeur , couvert , caché d*un drap
rembruni.
Ambsui : Tous les deux; cuiamb-
sut sont vignour , qui sont tous les
doux vignerons. Charte de f3gg.
Voyez Ambeukux.
AxBU : Entonnoir ; d'irnbiteus.
Ambubaoe : Femme publique ,
prostituée; ambubfiia; chez les Grecs,
les Atnbubages étoient d^% courti-
sannes qui jouoient de la flûte pour
attirer les passant.
AME 57
AMBtrtiER : Marcher, aller, em>
barrasser, empêcher ; ambulare,
Amgombrrr. Voyez Augombreir.
Amdos. P'orez Ambedeux.
Ame : Quelqu'un ; m'ame ; mon
ami , mon amie.
Amecher : Garnir d'une mèche.
Amegroier , amaigrier y amid^
groier, am^grir: Diminuer, amoin-
drir , maigrir , ruiner , amincir ; de
macère.
Or escootei «pe oodi ferons :
Ne ftomes-nous as^ez poissant
Por ainaigroier Dant Constant,
Pelei de la et je deçà.
FabUeui de Constant du ffamel.
Amei : Ami ; amicus.
Ameir, ainair y ammer : Rude,
désagréable , fiel , haine , méchan*
ceté ; amarus.
Aneirkmeiit : Amèrement, dou-
loureusement ; amarè.
Si ploreWent ameirement li angle de paix.
Sermons de S. Bernard , fol. 376.
Ameloier. Voyez Amoloyer.
Amenaice : Voiture de marchand
forain, action d'amener; de minore.
Voyez Maicnee.
Amen CE , amentie : Démence , fo-
lie , extravagance , remords , regret ;
amcntia,
Amenceux : Avare, ménager, qui
a de la rancune ; â*amens.
Amehde , amande , amandise ,
amendise , amendison : Faute, répa-
ration , peine pécuniaire ou amende ,
punition, pénitence ; emenda, emen^
datio; faire une amende, encourir
Tamcnde.
Se ang borgéoiz feit nne amande ,
Soixante solz ou lui demande.
Roman du second Reneird , mss.
Amender , amendicr : Réparer ,
faire satisfaction, réformer, profiler 1^
t;S AME
améliorer, se rétablir en bonne san-
té f augmenter ; emendare.
Dame, dlst-îl, ▼Uainemeiit
Ai en cest jmage mcspris. ^
JVstoie yvre , ce m'est adrli ,
Quant je ceste chose laissai »
Alumez, si VainenderaL
Fabliau du Prestre crucifié.
Amendrir , amanrir , amenrir :
Diminuer, dépérir, mutiler ; du com-
paratif latin minor^ on a formé le
comparatif français mendre, menre,
moindre ; delà le verbe amendrir ;
en bas. lat. minorare pour minuere ,
imminuere,
AuENEiR , amaigner , amainer ,
amenier, amoigner : Amener, con-
duire , avancer ; de minore,
Ameitistre : Serviteur ou ser-
vante; ministrator,
Amenistreur : Administrateur ,
directeur , chef ; administrator,
Amenrissemekt, amanrissement:
pimiuution , mutilation.
Amen ROI : J*amenerois.
Amentevânt : Instruisant , en-
seignant , réfléchissant.
Amentevoir , amanter , amen-
foir : Penser à quelque objet , faire
réflexion , mentionner; amcntare ,
du subst, mens , mentis.
Amenuisement , admcnuisement ,
amenusement : Diminution, soustrac-
tion.
Amenuiser , admenuser, amenui-
sier, amenuser, amermer : Diminuer,
Voyez Amendrir.
Ameor , amakor, amaor^ amere ,
çmeres , ameur^ amiere , amierres :
Amant, celui qui aime; amator; en
anc. Prov. amador.
Mais une autre merroille y ost
Que Li rergicrs durer ne post,
£ie tant non que II oisillons
. Y venoit clianter les dous sons;
Cv de cbant usent li ameurs,
FabUau deHlaùék tOiseUf.
AME
Et cil qui de ce je rent famdra
Iii'est mie trop ioiaux amière.
Puisque 6*amors lui semble am^*
Le Dict dArisMe.
Amer, aamer , ainmer^ ameir :
Aimer, chérir; amare; en ancPror.
amar. Ce n'eut qu'à la fin du quin-
zième siècle qu'on y a ajouté ri.
Por rien ne ml tendroie
De bien amer.
Si je dame trovole.
Gobin de JUains,
Amerative, ameratif : Amer» plein
d'amertume; amarus,
S 'amour fu si caricatÎTe,
£t sa mort si ameratit^e.
* Cod. deJ.de Meung, vers 420.
Amercier : Condamner quelqu'un
à Tamende , imposer une peine pécu-
niaire proportionnée au délit ; en
bas. lat. amerciare.
Amercimbnt, amerchiement,
amcrciament : Amende pécuniaire
imposée pour un délit , un crime ;
en bas. lat. amerciamentum, Voye»
Mbrge.
Ameresse : Fem>ne qui aime p
amante ; ameurix.
Amëhmâr : Diminuer, retrancher.
Voyez Ambnorir*.
Amermé : Diminué , amoindri.
Amermer : Diminuer. Voyez
Amendrir.
Amermomjbn : Diminution , sous-
traction. Voyez Amenuisement.
Amesroi : J'amènerois.
Amessures : Querelle, préjugé,
abus.
Amesurement : Estimation faitti
par justice; modestie, sagesse, so^
briété ; en anc. Prov. amëzuransa.
Amesurer : Rendre sage , discret,
donner des formes agréables ; esti-
mer y réduire à sa juste valeur.
Amesurez : Sage , discret , sobre;
en anc. Prov. arnèzunU*
AMI
AssTB : Petite «me, ame peu ctoi-
|uitiftsaate , qui n't que de petits
eentimcDS ; d*amma»
AMÉri : Borné « limité; de meta,
Amkttb : Une auge.
AnÊTuas : Ce qui entre dans la
eonposîtion de qnelqne chose , ce
qu'on y met ^ ce qu'on j emploie.
Amkdes, ametu:. Voyez Aiizoa.
AjfEVSBMEKT : Atcc plsisir , de
toute mon ame ; Ranima*
Amut : A la demie ; amey-may^
à la mi-mai.
Aurouaa. Voyez Amphoeb.
Axi , ammi : Milieu d'une chose ^
de médium > Voyea Kmmi.
Amiable, amable^ amiaule: Ai-
juuble , utile , commode ; amabilis,
Akiablbmbnt , amiaulemcnt : A
rumiuble, commodément; amabih'ter,
Amiabletb , amiauleté : Liaison
intime , étroite amitié , amabilité ;
û'oMiibià'tas ; en Prov. amiga,
AxiABLBTBiT , amisté : Amitié ;
mmabilitas ; en Ptoy. amistal,
A MIC , amigy tunin , amis , ammi;
uu féminin, amie, amile^ ammie :
Ami, amant, parent; amie, mal-
tresse , amante , parente ; amicus.
Amict : Linp;e de forme carrée et
béni, que le prêtre met sur sa tête ou
sur ses épaules quand il se revêt
d'une aube pour dire la messe ;
amicius,
Am» : Nom de femme , de Saint
Amé.
AariELBBiB : Devenir meilleur ;
de meiior, on a fait le com|>aratif
mdeidre , d*où est venu le verbe
oMmieldrir.
Amibbois : Habitant de la ville
d'Amiens ; Amhianus.
Amii^bbs : Amateur de belles clio*
ses ; et ami , amant. Voyez Ameoh.
Amibttb y ainietey anuoie .-Petite
l^aic, terme de^falanterie. Voy, Am ic.
A MN 59
Amicnabdbb, amignoter : Cuteè^
ser, flatter.
Amiiis : Amis. Voyez Amig.
Amiii sBia : Amincir , rendre min-
ce. Voyez AuBif OBIB et Ambh uiseb,
AxioTAR : Témoigner de l'amitié ,
caresser ; ^amicare.
Amiee , adtniral , admirât y adm*
miralx , almiral , abniran , amiranz ,
amirax , amiraz , amiré : Amiral ,
échevin ; en bas. laL admiraldus,
amiralius. Ce mot est arabe , il vient
d'amir, ernir , gouverneur de pro-
vince che* ce j>euple. Kicod le dé-
rive du Grec almuros ; en Basque
aminaL
Amission : Peine pécuniaire pro-
noncée en justice , confiscation ;
amissio.
Amistance , amisté: Amitié , atta-
chement. Voyez Amiablkté.
Amisté. Voyez Au^v.strt.,
Amisté : Tante du côté paternel i
amita,
Amistouffleb : Envelopper , enw
beguiner, se cacher la tête dans son
manteau ; d'amicfus.
Amit , amist , amite , amits , am-
mithe , amuce : Capuchon , couver-
ture , habit , espèce de cape , vête-
ment; amictusn
AprcK viut un Tallct moult gcnt.
Qui tiut un tailleur d'argent
Envelopé en un amit
JRiche et bel d'un Tcrmoil samlt.
Roman de Perceval^foL 376, v**.
AMMEBvoiLLKa : Emerveiller ^
extasier , étonner ; de mirabHit€is,
Percerai mont fort %*ammen'oi//c ,
Prent tth armes K*a|}aroiIle
Saiu atargii-r le haubert ve&t.
Roman de Perceval , fol. a 3 7.
Ammestre , A//zi>f^ ; Consul , éche-
vin. Voyez Amire.
Amnestik : Amnistie , pardon ;
du Grec amnestia^
6o A M O
Amnie : Délivre , arrière-faix ; du
grec amnion,
Amoderer , amouderer : Modé-
rer , tempérer , accorder; tnoderarc.
Amodiation : Alliance , coiidi*
tion , traité , convention ; amodieuio.
Amodier : Stipuler, faire alliance;
€imodlare,
Amoikr, amaiery amayer: S'adon-
ïier , s'appliquer , émouvoir , s'em-
ployer, avoir à cœur, aimer, chérir ;
nmœnare , amare.
Qui biau ftet dire et riraoior,
Bien doit sa science €imoier
A ferc cfiose où Ton aprcnge ,
£t dire que Ven n'i mesprenge,
£t cil ne fet mie folie ,
Qui d autrui meffet te chastie.
Le Dit du Buffet,
Amoillerer , moillerer : Légiti-
mer, rendre un enfant naturel habile
à succéder. Ce mot est formé de //i«i-
lier ; comme il n'y avoit qu'une
épouse ( une moillier ) , dont les en-
fans pussent être légitimes , on disoit
qu'on amoUleroit les bâtards , pour
signifier qu'on les reconnoitroit en-
fans légitimes.
Un ot enfant de sa mescbine, il la prit à
famé ; quant il fu mors , li coi»In roloient tolir
as enfans Tiretage au père, corne as bastars , et
Ten défcnt qu*il ne le face. (Note.) Que enfant
•ont amoilleré par le mariage fait cmprès.
Livre de Jostice et de Plet, mss. n" 8407.
A M o i N É , amesné , atnoinné ,
amoisné : Amené , traduit , conduit.
Amoiner , amesner y amoinner ,
amoisner y amoisver y amoiver : Con-
duire y traduire , amener, transférer,
déplacer; amovere^ rninare,
Amoisenéir : Louer, abandonner,
donnera ferme. ^ok^'^Accenser.
Amoisenor, amoisenour: Fermier,
cultivateur, métayer.
Amoisonné : Drap qui a la lon-
gueur et la largeur prescrites par
l'ordonnance.
A MO
Ahoisonnement : Convention ou.
stipulation de donner une certaine
quantité de grains , ou une somme
d'argent en échange d'autres mar-
chandises ; en bas. lat. amoissonatum
servi tiuin.
Amoisonner : Contracter un mar-
ché d'échange.
AhDistir, amoleir, amolier^ amo~
i/j'er, amoller , amologer^ amoloyer t
Adoucir, mouiller, fléchirquelqn'nn,
attirer par de douces paroles , tou-
cher, amollir, attendrir, rendre sou-
ple ; molUre , emollire ; de l'adjectif
jnollis.
Je le conois comme ung denier ,
Il se scet bien amodier
VtLV chaer et par snplier.
Roman de la Rose.
Amoloyer : Aiguiser, affiler.
Amome , amoume : Parfums , her*
bes odoriférantes ; amomis,
Amoncélement : Monceau , tas»
action d'entasser ; de mons»
Amonestâmen , amonëstansa ^
amonëstransa : Instance , exhorta-
tion , encouragement ; admoniiio,
Amonester , amonnester y amo^
noter , amounester : Encourager ,
exhorter , animer , conseiller ; admo-
nere; en anc. Prov. amoncstar,
Compains, entendez ceste not«
Que ge vos amoneste et note.
Rornan de la Rose.
Amonkté : Averti ; admordtus.
Amonition, admordtion : Amas,
provision, vivre, munition; en bas.
lat. amonitio. On disoit le pain d' amo-
nition , pour désigner celui consacré
à la subsistance des troupes. Voyez
Ducange , au mot Auonitio.
Amont , amunt ; lisez à mont, à
munt y adv. : Au haut, au faite , à
l'extrémité ; en amont ^ en montant ,
ad montem; en aval, en descendant ;
tant amoni qu'aval , tant en montant
A M O
qu*en descendant ; on dit i présent
par monts et par vaujc ; en anc. Prov.
wmoMn.
Là menestrell , quant II Tentendent ,
Qnl autre chose ne demandent.
Vont là, «oit amont, toit arjd,
I«*an à pié, Tautres à cheral.
Fabliau de Charht le Juif,
AvoHTKR : Toucher, intéresser,
mgmenter , parvenir, arrivera un
but très-clevé , avancer , monter ,
cialter ; ad montem ire,
Ajf on UTioR : Avertissement , or-
donnance ; rnonitio,
Amobal , amorauie : Aimable ,
beau. Voyez Aueor.
AxoEDas : S'attacber, faire, en-
treprendre , amorcer , s'appliquer ,
s'adonner ; mordere,
Gl Diex qui par m mort volt la mort d*enfcr
mordre.
Me veille , ai li plest, à «on amers amordre,
* Rutehœuf, Dict des Jacobins.
AxGBETisTR : Qui aime Dieu de
tout son cœur, de toute son ame ;
^ainores.
AxoBETTKs: Amourettes.
AxoBOUs : Amoureux , complai-
sant, aimable. Voyez Ameor.
AxuBOZAHKx : Avec soin, dili-
gence, avec instance.
AxoRS , amor y amort, amur ^
ûmurs : Amour, amitié ; amor.
jttmors me fait comroeucier
Une cliauM>D novele,
£.lc me Tuet enseignier
A amer la plus brie.
Chanson du Roi de Navarre.
Ajiorsk : Amorce , attraits, ap-
pas ; de morsus,
AxORT : Attache. // s*amort à
moi : U s'attache à moi.
AxossAiRE : Gagne-petit , rémou-
knr^ ambulant ; en Prov. amoulaire,
AjtofTBAicK : A dire d'experts.
AMP Cl
AxocLER , amcurer , amorer ,
amourer: Aiguiser, affiler, diminueri
rendre pointu. Voyez Amoistir.
Amouiit. Voyez Akout.
AxouNTER. Voyez Axontzr.
Akourer ,^zmo/ier; Rendre amou-
reux , devenir amoureux , s'amoura-
cher; à*amores,
Amourous , amenas , amoreus ,
arnoros , amorojr : Humain , sensi-
ble , bon , amant , amoureux ; d*amo-
res. Voyez Axeor.
Amourouset , amoureuset : Dimi-
nutif d'amoureux.
Ampâllerie , amparlerie : Fonc-
tion d'avocat , de défenseur, action
de parler , de faire un discours ; de
parabola. Voyez Par£exrkt.
Axparexemt : Fortification • rem-
part.
Am PAR LIER , amparliere : Avocat ,
procureur; de parabolari,
AxPEiTRER , impétrer : Empêtrer,
embarrasser , obtenir ; à^impetrare.
AxPERER : Fortifier , comman-*
der, ordonner ; imperare,
Ampet : Planté , cultivé.
Amphibolie : Amphibologie, ter-
me de grammaire , discours obscur,
ou parole à double sens ; arnpkibo-
lia ; du Grec amphibolos , ambigu.
Amphigéale, ampJdtéale y anfi^
céfaalc , anphitcale : Lit à deux che-
vets ; amphithalainus,
Amphiotère : Serpent à deux
têtes ; amphisbœna ; du Grec amphis
et de bainô.
Amphore , amfoure : Cruche ou
vase dont les anciens se servoient
pour mesurer les choses sèches et li-
quides ; amphora,
Ampiégne : Empeigne, dessus de
souliers.
Ampiere : Empire, royaume, domi-
nation, pouvoir, autorité ; imperiunu
AxPLAioiEiR : Plaider , intenter
6î A MU
nn procès» chercher noîse. Voyez
Plaid et Plaideur.
Ampl^kr , amplier, empler: Ac-
croître, a^andîr, augmenter, gros-
sir, repaître , remplir ; amphore.
Car cil i prennent bon rxiample.
Et cil de Tatne gloire ^^ample.
* Roman de la Hose , iwrr S^J^j,
Amplk'^eiz , ampleitez y ampli^
îttde : Amplear , largeur, grandeur ,
étendue ; ampUtudo,
AMPLiATF.tJR : Qui augmente, qui
étend , qui exagère ; ampUficator,
Ampli#. : Accru , agrandi , aug-
menté , grossi ; arnpU/icatus.
Amplus : Davantage , plus ; am-
piiùs.
Ampouilf.z. Voyez Appocllez.
Ampoule , am polie , cmpole :
Vase qui étoîl fort en usage pour
conseryer le vin et l'huile , bulle
d'eau ; ampolla, ampulla ; en Bas-
que ampnlita,
Ampoulettk, ampoulaite : Vase
qui servoit au même usage que le
précédent, mais plus petit; ampollata.
Amprekdre : Entreprendre , se
charger d*u ne affaire , décider. Voy,
£3fPRENDRE.
Ampr^s , ^77?/>r/x : Entrepris , ré-
solu , arrêté,
Ampritthre : Allnmcr ; // s^am-
print , il s'alluma. Voy, Empriiidrb.
Amprintés : Empreinte , épreuve,
essai.
Amprise : Entreprise , action d'en-
trcpn»ndre. Voyez Emprinsk.
AnuAFLE : Terme d'injure. Voyez
Amustal.
Awtfi, amnix , amuiz , amuys :
Muet , devenu ou rendu muet ; de
rnutus, Vossius croit que ce mot est
imitatif du «on mu y mut y expression
naturelle d'un muet qui s'efforce a
parler.
A XI' IRE : Rendre muet.
ANC
AviTLAR : Mouiller , amollir. Vofé
Amoistir.
Amusoirr ,<z//?£<.ye^/iej ; Choses qui
font passer le temps ; de mussare,
Aml'sser , amucer: Cacher , cou-
vrir ; amicire,
AxusTAL, amnstans y amustant ^
aumustans : Titre de dignité distin-
gué de celui d'amiral. Voyez Au-
MATOUR.
An, am : En , avec ; cri plaintif ar-
raché par la douleur.
Air , am , artn , aun : Année ^
temps , mois , saison ; à'annus,
AfTABAsiKN : Courrier du bas em-
pire ; du Grec , anahainô.
Anable : Habile , capable , con-
forme , convenable ; é!in/tabilis , qui
a signifié viildè hahilis, comme w-
ciens a signifié valdè scieiis,
AxABOLADioiv : Sortc de mantelet
de femme.
Anacara , anacaire , anaharra :
Timbale. Ce mot est arabe. Voyet
Nacaires.
Anagine , anagivne: Commence-
ment , origine.
Analecteur : Qui fait des re-
cueils de livres , de manuscrits , ou
qui en copie ; à^analecta,
AwANs , ans : Avant , auparavant;
antè'. Voyez Aiirs, AiNçois.
AxAifTiR , anantcir : Avancer une
affaire, la presser vivement, haus*
ser, élever; enProv. anaouta.
AxAp : Coupe. Voyez Haztap.
Anatk. Voyez Anete.
AiCATociSME : Sorte de contrat
usuraire ; du Grec amitokismos,
Anboine : Personne qui est lâche,
molle , engourdie , lente , endormie ,
qui passe le temps à ne rien faire.
Anc : Exclamation de peine ou de
fatigue. Voy, A h an. Jhc veut encore
dire avant ; am: nuit , avant cette
nuit j anc jour, avant ce jour 5 antè.
ANC
Awc : JAmais^ uon jamais.
jImc mai no fo TÎst aîul honi.
Ahcele, ancelle f ancheie , an^
cieie y ancHle , anseille, anseiie : Ser-
vante , esclave , femme , épouse ;
i^ancilla.
FIHc de D»ea mère et anceffe,
Tantost fn» nourrice et puecUe;
Qnanil Tauge te Tint dire ave.
Ci fa gracieuse nouTelle.
€31orIeii9e Vierge et pncelle.
Qui es de Dieu mère et anêeUe,
Pardonne-moi tout met peehiesi
DeiqneU je suis si entedies.
Fahri, Art de Khétorique,
\jt% Ters suivans sont une imita-
tion des précéclens.
li*ambassade fat acomplie
Earirun I*hcare de complie,
Que te déclaras IramUe anetlh
Du Seigneur Dieu Vierge pueelle.
Crttin, Oraison à la Vierge,
AifczLKTE : Diminutif d'anceie.
Ah CKNsiEm : Encensoir d*ëglise.
AsrcEN TE : Instrument propre à
frapper.
Ahceae : Cuve.
ANCEmifER : Entourer , ceindre 9
enclore ; de cerncre pour circumclu"
derc.
AircESPâssADE , anspessade : Sol-
dat appointé auquel on accorde queU
que privilège , gendarme démonté
qui 9 n*ayant plus mojen de servir
dans la cavalerie , entroit dans les
fantassins avec une haute paie ; de
rital. lancia spezzata. Voy, Ménage.
An CESSE RIE , ancessoric , anc/u"
série, ancisen'e, ancissorie : Ancien-
neté , terme collectif de prédéces-
seurs , suite d*aieuE ; aniecessio,
AliCESsfeva 9 anceisor , ancei"
sur, ancessor y ancessour , anches^
geur , anchisour , ancidour , ancis'
tier , anÂiseur , unsesur : Prédéces-
seur, ancvlre, père, grand- père.
ANC 63
aïeul ; du Latin aniecessor, par syn-*
cope antessor.
Pour remembrer dea aneessùurt
Les fe«, et les dix et les mours.
Doit-on les lirres, et Ica geatea,
£t les estoires lire as festcs.
Rùman du Rou,fol, u
AifCESTEE 9 ancestor, ancestrel^
auncestre. Voyez Amcessbui.
An CEUELEE. f^OjreZ AMCUEELEa,
Anchainge : Échange 9 action de
changer , de donner une chose pour
une autre.
AncHAEBE : Mettre les fers aux
pieds.
An CHE 9 ainche , ancheau : Petito
cuve. Voyez Enche.
Angheici : Etre inquiet , tourmen*
té 9 chagriné ; en bas Bret. ankemué
Archesseeie 9 anchiserie : An-
cienne et noble race. Voyez AvcEa*
SEBIE.
Anchesseues 9 anchisseurs : An-*
cétres. Voyez Ancesseue,
Anchie 9 anclûez , anchois : Avant
que 9 ensuite 9 après. Voyez Aiirs et
AiNCOIS.
A2icHiEZf9 aencian, antien , art*
xien : Vieux , Âgé , ancien. Il y a
dans les mots ancien et ancestre » une
analogie qui porte à croire que Tun
étant formé de la préposition oins ,
réunie au verbe estre y on a formé
l'autre par la réunion de la même
préposition ains ou ante y au parti-*
cipe latin ens. Voyez Antain. Ou di-
soit encore, ancicnneury ancMenor^
ancianour y ancienory ancienur , en*
cienor,
AnciiiFEENÉ : Surpris 9 embar^*
rassé , confus.
AirciioLiE : Mélancolie, tristesse;
mclancholia ; du Grec niélagchoUa,
Ancianoe (rime): Ancien, anti-
que , vieux 9 âgé. Voyez Axtcesseue*
ArfciKNS hcritai^es : Biens dtf
64 ANC
succession , venus en droite ligne ;
ceux qui yen oient de branches col-
latérales étoient souvent mis au
nombre des acquêts , mais ceux qu*on
donnoit en avancement d^oirie en
directe, étoient toujours réputés an-
ciens.
AifciLLE, Voyez Ancellc.
Anciser : Couper, trancher, tail-
ler ; incidere,
Ancitement : Excitation , sug-
gestion ; e.rcitatio,
AscLOTiE : Cacher, se cacher,
renfermer , entourer ; et parlant des
animaux, se jeter dans son terrier,
dans son trou ; includere,
Ancnuit : Avant la nuit. Fojrez
Aifc.
Airçois. Voyez Ainçois et Ains.
Ancombue : Embarras , obstacle ;
en bas Bret. ancomhr,
AircoMBREiiv , ancombrer: Empê-
cher , conglober , amasser , englo-
ber, comprendre le tout; incombra-
re, de combrus»
Aif coir , anconè , angon : Pique
dont les fantassins se servoient, on
la nommoit autrement francisque;
lïuncus , croc.
Akconce : Beau , ravissant.
Ancone: Bannière, image; du
Grec eikon; en bas. lat. icona^ ancona.
Ancre : Dur, âpre , roide , fort ,
et ancre de vaisseau; en lat. andiora;
en Allem. ancker.
Ancrée : Défile , lieu éfroit et
long , gorge de montagne ; ancra ,
ancrea,
Ancta: Injure, affront.
Ancuerler , anceurler ( s* ) :
Prendre quelque chose fort a cœur ,
n'en jamab perdre le souvenir ; de
cor.
X 9
Ancui : Avant ce jour. Voy, Anc.
LUT : Très -cuit, brûlé; de
Ancui : Avant ce jour.
Ancuit : Très -cuit ,
COC/I/i'.
AND
Ancuskr , aincuser : Accuser, re-
procher, blâmer ; accusare.
Ancy : Aussi , ainsi. Et ancy en
savant des dous en avant : Et ainsi
de suite pour Tavenir.
And : Avec. Voyez An nui et An-
DEILS.
ANnABLE , endable : Affoibli , qui
a perdu ses forces.
An u AIN , andeain : Étendue ea
longueur d'un pré qu'on fauche ,
rang ou suite d'herbe coupée ; à^an-
dare ; en bas. lat. andena , espace.
An DANSE , andause : Serpe.
An DE, andcle : Belle-mère, se-
conde épouse du père. Voyez Ante.
An DEC RIS, antecrist: L'Antéchrist,
tyran qui , selon nos aïeux , devoit
régner sur la terre ; antidiristus.
Car il a ci conté une grant rote de gent,
par cui sent* fiances il veaut mostrer quex iert
la nie^niée antecrist.
Comm. sur te Sautier,foL 172 , f®. 'vers, 6.
Andée , andeyc : Sentier de
vigne.
Andeils, andei , andeis , andelz,
andeux , andex, andoi y andoiz , a/i-
dous , andui j enduis , enduit: Avec
eux , tous deux , ensemble. Voyez
Ahbedeux.
Andemné : Badin , enjoué , fo-
lâtre.
An die R , landier : Chenet , grosse
bûche qui soutient celles qui brû-
lent ; en bas. lat. andena , anderia;
en bas Bret. lander.
An DITE R : Accuser devant un
juge.
Andxteur , anditor : Délateur ,
accusateur, dénonciateur.
Andoi , andoux : Tous deux,
l'un et l'autre , les deux. Voyez Am-
bedeux.
Sire , je romaing de tous grosse :
Qui garira (nourrira, aura soin)renfant et moi,
Miex voil que moribsous atidoi.
Fabliau dune PuceUe..
ANE
AicfioiL : Ooison, mur fait en
terre.
Ahdrbit , Drien ( Saint ) : Saint
Adrien ; Adrianus*
Ahdkizn , Andreyen : André ; An*
dreas; en bas Bret. Andreo, Amireu;
en Prov. Andriou.
Ah DAOM , androme , androne :
Salle de compagnie an rez-de-chaua-
tée y galerie , lieu d'assemblée pour
dta hommes ; c'est aussi une très-
petite ruelle entre deux maisons ,
dans laquelle on jette les eaux ; en
FroT. et en Languedoc, modernes , il
•ignifie un cloaque, un égout, un
cul-de-sac ; du Grec andron; en anc*
ProT. androuno ; et en Italien art'
drotute,
Ahdui : Ensemble , par ensemble ,
enx deux. Voyez An deils.
Andvissoh : Couche de liqueur
qu*on répand sur quelque chose
pour la peindra , on la Ternir ; in-
ductio.
Ans 9 anne y aulne , enne : Cane ,
canard; amu,
Anxahtkr. Voyez Aniznter.
Ak BL , agne , agneaulx ^ €ignel ,
oigne , aigniau , aneau , anial ,
mmau^ amax ^ aniel: Bague, an-
neau, sceau, cercle, anneau à ca-
cheter; à^tmellus, diminulif d'âit-
midus.
n a la Dune saluée ,
Kle li rent sain moult bel,
11 trait Mraument un anel
De soo doigt, bien Taloit on marc.
Dame, ne ▼ous dolns pas mon arc,
Frt-il , mes Vtuul tous doios gié
Por seulement a tout congié ,
De bésier celé bêle bouche.
Dont la doaçor an cner me touche.
. WMmu tle QmsUmt du JùuncL
Anxi. : Ane , baudet \ asinus.
Anblbt , agnelet, anneleî : Petit
anneau , boucle de corset ; annulas,
AwEMM j aime , ainnne , airme ,
I.
ANC fô
aime y amne, anma, anme, arma,
arme, €umet : Respiration , haleine ,
ame^ chose animée; anima.
An BMi : Ennemi ; inimicus.
Sire, fait-il, chou (cela) est garant,
Contre Tassaut de \€utemi.
Chou apris jou ja autresi.
Ordene de Cheimkne,
Nos anciens auteurs employoient
ce mot pour désigner le diable.
Mais il STient que 11 anemis qui met tout
son pooir en deceroir home et famé pour traire
les âmes en pardurables peines , fet aucunes
fois, quant Dien lui sueffre, areair les chosea
por lesquelles les sorceries sont fêtes.
Coût, de Beaupoisis, chap, a.
Anentis ( biens ) : Biens dont on
t'est mis en possession.
Anbte , anate , anede y aheite ,
aunette : La femelle du canard ,
cane ; ananas , anads ; en bas. lat.
aneta,
Anetel : Petit canard , caneton.
Airsr , aneux : Ennui , tort , dom-
mage ; de noxia,
ÂNFARnELBB : Lier , garroter ,
surcharger^ Tcxer, tourmenter.
Anfarme 9 anferme : Infirme , va-
létudinaire ; infirmus.
An FAUTE^, enfeutré: Fourré. Voy,
FauTBii.
AiTFE AMERiE : Infirmerie , lieu où
Ton soigne les malades. '
Anfebmier : Infirmier , garde-
malade.
Anfers : Prisonniers ; àtfermm.
Anfoîa : Enfouir , cacher ; info^
dere.
Anfoeoe : Gibecière , bourse ,
besace, bougette, sacoche de mar'*
chand ; de l'Espagnol a^orjas.
Ancardb , augarde , eingarde :
Ayant-garde, éminence, hauteur,
donjon , lien élevé , tour ; en bas*
lat. antè gardia,
Angariabt : Contrariant,
es A N G
Ancakits : Violence « injustice ,
dol 9 fraude ; angaria.
Angahis : Lieu couvert où Ton
ferre les chevaux ; angarium. Ce mot
est persan d*origine , avec une ter-
minaison latine.
Ancarier , angeer, angier: Vexer,
tourmenter par des propos désa-
gréables qu'on est forcé d'entendre ;
anganare. Ce mot signifie aussi , voi-
turer, conduire.
Anceih NE , Angevine : La fête de
la Nativité de la Sainte* Vierge ; du
lat. Anna genuit > Annœ gemiaà's
Dies,
AircEL, aingle , angeil, angele,
angle , anglere , angre : Ange , en-
voyé , messager ; angélus ; du Grec
aggelos ; en bas Bret. ael , qui vient
également à^ angélus ; on a dit, ange--
lety onglet, pour petit ange.
Pais , que U rmwréîz angeles ot trové le mil
et decea U premier home.
Brunetto LatirU,
Anceligal , Angeliel y Angelin,
'Angiliel : Angélique ^ angélus ; on a
dit aussi , Angelour, d'angelorum.
Angblon : Fromage qu'on ap-
pelle à Paris angelot^ il se fait en
Normandie , et particulièrement au
pays d'Auge ; de là on les aura nom-
més augeloty augelon, et par cor-
ruption angelon.
Ou de tartres on de flaont.
Ou de fromages angehns.
Qu'aussi est ae moult bel jonel.
Roman de la Rose,
Angelot, angelet : Ancienne petite
monnoié frappée sous Philippe-de-
Valois , ainsi nommée , parce qu'un
ange vêtu d'une longue robe portoit
Fécusson des armes ; il y avoit des
pièces qui valoient le quart d'un écu
d'or fin , et d'autres de moindre va-
leur. ,
Angsoir I angepin : Petite pièce
ANG
de monnoie frappée à Angers ; An"
degavensis*
Anger : Incommoder , serrer ,
charger , imposer une charge ; an»
gère.
Anoeein : Homme de basse extrac-
tion , qui épouse une Damoiselle.
Ange» : Fossés pour saigner les
prés , les héritages , et faciliter Técou-
lement àeh eaux.
Angevin , angevine , engevin :
Monnoie frappée en Anjou, dont
Saint Louis permit le cours en 1 265 ;
elle valoit le quart d'un denier mes-
sin, et quatorze angevins valoient
douze petits tournois; Andegavensis^
Anghbt : Com , lieu caché ; asV"
gulus.
Angine : Esquinancie, taverne;
angina,
Anglar , anglée , anglere , an^^
gliere : Angulaire ; angularius.
Anglat , aingle , imglade , an»
gléey anglety angleton, anglon, an^
glos, engle: Angle, coin, certaine
mesure de terre ; angulus ; en anc«
Prov. anglado.
Angle , angonne , angueme :
L'aine , la hanche , la partie du corps
qui est entre le haut de la cuisse et
le bas-ventre ; inguen.
Angle , angléiet y anglet , angre :
Ange. Voyez An gel.
Uog jour seulle sa feoune estoit ,
Là Tint à lui ung jouvenceau,
Angle Dieu gracieux et beau.
Le Roman du second henard,
Anglise : Chose terminée en angle;
angula,
Angoesse , angouche , angousce,
angousse,anguissey angusce: Étreinte,
oppression, douleur, embarras, souf-
france , détresse , angoisse ; angusiia ;
en Ital. angoscia,
Angoine j angaigne , anguengne :
ANC
Ennui, Ghagrin ^ trbtesse, colère 5
dépit , rage. Voyez Angine.
AvGOissBL : Dur , fâcheux ; an"
Ahgoissbment , angoisseusement,
amgouseiuemetU: Avec chagrin 9 avec
affection ; à^angustia. Voyez Anous-
TKIT.
Ahgoissbe > tmgoissier, angouscer,
mxguUder y anguisser: Presser vive-
aient, persécuter, serrer, étrécir;
mmgustare , cmgusùare.
AwooissKUX , angaissous , angois'
MX, aiigosseus : Triste , chagrin , fâ-
ché, ennuyé , qui a le cœur serré ,
accablé de douleur , de tristesse ; an^
Ulec est arrÎTes deius un cheval roax.
Mm cottirc cheTilier qn*'d ne faie angoissons
PonM le Ta ferir.
Roman ^Alexandre.
La mescine en est moult honteuie.
Et M>n cuer moult angoisseuse.
Plus por ce c^a tort la het,
Qae por le preu quMe en pert.
Roman du Brut,
Air(K>iz, onglet y imgiez, angiieiz:
Créancier, Anglois, natif d'Angle-
terre; Anglus; en Prov. Angles.
.... Paaseront Gaulois le bras marin ;
le porre jinglet destmiront si par guerre ,
QB*adoDC diront tnit passant ce chemin :
Ou temps jadis estoit cy Angleterre.
Eusiache Deschamps, foL 45.
Ahcolesme. Voyez Angulesme.
An COR : Ancre de vaisseau ; an-
dèora.
Aivcoan : Corvée , servitude , es-
dâvage. Voyez Angabib.
AsrooaisME : Affliction d*esprit.
Axca AND, angreand : Nécessité de
€nre une chose ; estre cmgrand, être
ibreé , poussé , incité.
Akceb : Ange ; angélus. Voyez
AwcEL et Angle.
Ahguara : Corvée , service de
die vaux.
A N I 67
Ancuêgnb : Tristesse ^ extrême
douleur ; angina*
Anguilladk : Coup appliqué avec
une peau d'anguille ; à*anguiUa; au
figuré , tromperie , fraude.
AtrouiLlERE : Lieu propre à pren-'
dre des anguilles, et le droit d'y pé-
cher ; anguUlans , anguillarium.
Anguillbtte : Petite anguille.
Ancuillomeux , anguiUoneux .*
Fourbe, trompeur, cauteleux ; Borel
le dérive languis.
Anoulesme , Angolesme : La pro»
vince d'Angouléme ; Engolisma,
Angust]£, angousté : Étroit, seiv
ré , gêné , resserré ; angustus,
Anousteit, angusteù y engoisse f
Angoisse , chagrin ; angusUa ; en
Ital. tmgustie et angoscia ; en Bas-
que angustia.
Cils deyint mornes et pensis
Et durement enmaladis,
Pour engoisse Testut morir.
Ne pot par autre fin garir , .
Mais Dame-Diex bien le yenga.
Fabliau de la mole Vieille qui conchià
la preude/emme, ,-'
Angustie : Détresse, indjgc^ce»
embarras.
An HATE a , ahhaster : £mbrocher ;
de hasta, broche. VoyeztLi%n,
Anheler : Hale(er, souffler, sou-
pirer ; anhelare.
Anhët : Agneau, petit mouton;
€ignellus,
Anhilrr , aniéler : Annuller ,
anéantir, f^oje^ Anichiler.
Anhortkkent : Instance , exhor-
tation ; exhortaiio,
Anxax , aniatus : Anneaux d'une
chaîne de fer , l)agues ; annulas ,
anus.
Et en ce jo^ de mécredi il se senti phis ale-
gié , et ftt dclez ledit tombf I , et prist les aniax
ilecqnes pendant, et se dreçà petit et petit,
et 9*aerit as aniax,
. Mimdes dt S. Lqys,
a
68 A N I
AiciAx : Fers, prisons, chaînes.
Si n*est-3 pas homs qui ne faut.
Mes f'U i a par mot défaut ,
Fetea moi trotter met peniaz,
£t taillir hort de TOt anituc,
* Moman de la Bose, nten i5435.
Anichiea : Faire son nid , cou-
ver ; nidtficare.
Ahicbila , anichilla : H perdit, il
passa , il tomba dans le néant , il fut
réduit à rien.
Anichilant : Anéantissant, an-
nuliant.
AHICHILI& : Perdu , passé, anéan-
ti , privé , diminué , réduit à rien.
Anichilee, anichiUer, amenier^
annichiier : Réduire à rien, rentrer
dans le néant , ruiner , saccager, dé-
truire , démolir, renverser, ravager ;
câ bas. lat. anrdhilare ; en Ital. an-
nicMlare ; du Lat. mhiL
Anicote : Bftton, béquille ; à^anus,
Anientee , agmantir , agnienter,
anéantery anéantir, amendr, anoien^
tii;: Aliéner, réduire à rien , détruire,
anéantir. Voyez Anicbiler.
Aniëk , anié : Homme qui , dans
les villes du Midi , ramasse les or-
dures et les met dans des paniers
placés sur le dos d*un mulet ou d'un
âne ; atinarius.
ÀNiEtrx , annieus, : Ennuyeux ,
incommode , fâcheux , désagréable ;
\Vanjcius.
Je la trcare si encombrente ,
"Si greyalne et tl anieuse,
Qoe je n'en pou à cblef venir * (renlr à bout).
• - Jlànuut de la Boie,
Aniles , anilieS , aniUes : Potence
de bois dont se servent tes personnes
âgées ou iâfirmes pour marcher;
baculus anilis.
Atf tMC , animée : Ancienne arme
eti fer , espèce de cuirasse. Ce mot
est une altération de lamine ou lame,
-parce qu'elle étoit composée de lames
A N N
de fer qui obéissoient au mouvement
du corps ; de lamina,
Anis , anisse, aniz, anize : Laine
d'agneau ; agnis , <ïagnus ; en Prov*
anissës,
AiriTOR , anitotir, anitowe : Cres*
son des jardins , dit cresson aienoù /
de nasturtium,
Anlay ( an ) : En allant.
' Anmis , prochiens et chamois : Les
proches parens. Fojrez Amic.
Anhals , annaulx , annuaulx z
' Service et messe pour les morts ,
qu'on célèbre au bout de l'an révola
du décès; d*annuus, anniculus; en
bas Bret. annaoun , âmes des dé-
funts.
Annals-plaits, plaids^annaux :
Assemblées qui se tiennent tous les
ans. Les cours plénières se tenoient
aussi les jours de grandes fêtes an-
nuelles; à!annuus*
Annab, anar : Aller, marcher; en
Prov. ana; en Ital. andare.
Anii AULX. Voyez Annals.
Annaux : Annuels; on appeloit
plaids-annatu: les jugemens qu'on
rendoit tous les ans, en .présence da
tous les habitans du lieu.
Anne , iuue : Tante ; mi anne , mf
tante. Voyez An te.
An Nié , {innée : Aine , ée , premier
né ; nostre année fille , notre fille
ainée ; annotas , formé d*anté notas.
Anixmz^anné, années, anneité ,
anneus , anniex : Année , an , an-
nuel , qui revient tous les ans ; annus.
Toutes let fettet années je temonnote ( j*iA-
Tîtolt) tons let riehet homes de Tott.
Join^Ule , Histoire de S, Louis,
■ AvNEiT (1') : L'aiué d'une famille;
annotas pour antè notas.
Année : Ancre de vaisseau ; an^
chora.
Anneu, anuit y anute : Aujour-
d'hui ; cil Ai vencct anute ; celui qui
AN O
ei
anum--
au
Tieodrt anjonid nui ; da Lat. hoc
mode ; il faut remarquer qu'on comi^
toit autrefois par nuît«
Ah vsx : Attaché « uni , joint ; a#i«.
I mucus.
Ar irnux « €umotif, iumoiin .* An-
lael, anniversaire, ce qui se fait tous
les ans ; nnnuus,
AKHiHiLKa , annichUer. Voj<
AjricHiLBa.
AwvoiEB. Voyez AiroiEa.
AwiroMsaBa , anombrer , ana
hmer : Nombrer , compter , mettre
■ombre ; anmimerare.
XtsMonciLm.'HT ^ annoiidade , an^
mmcion , annimciade , anontion ,
mmimcemeni : Annonciation , mes-
sage , suinonce ; annundaùo*
AirwoNCBALia : Devenir lâche ,
perdre courage, tomber en langueur,
se laisser abattre. Voyez Cbaloir.
AjrHOBCiKB , agnonssier , anons-
sier, ononztTf anuneier, anunssier :
Déclarer, prédire , annoncer ; annuité
Ûarem
AiriroiriBiB , annornerie : Marché
an bled et de toutes sortes de vivres ,
redevance en bled ou en seigle ; an^
mima ; en Prov. oiuma , anouna ;
provisions de bouche.
AhVOBBB. f^O^'tf2 Ahober.
Ahsobtemebt : Entêtement. Foy,
ESHOBTEMEBT.
AirvoTiB. Voyez AnifiEUx.
An BU AL, annueje , anues : An-
■Bel , drÀit , cens ; annuaiis,
Ak BuciBs : Années. Voy. Abneie.
AiTBViB : Consentir , accéder, ap-
prouver ^ promettre; annuere,
Abbuité, annuitis : Annuel, rentes,
revenus , ce qui revient tous les ans.
AinvuRCiATEOB : Prédicateur, de-
vin ; annurUiator,
Aboi , aisnui, aneu , atmoy, an-
mmy, anui : Peine, ennui , chagrin,
dcgoùt > blessure , douleur» otl'ense ,
A N O 6g
obstacle , incommodité ; de noxia /
en Ital. noia; en Espag. enoia.
Si m*ait Dîez . «t Mflite arou ,
Miex TOu» «ÎB c*onque* net o^ fis.
Sire, fet-«le, or in'ehbahli,
De ce qa^aioçoif ne tous cooqi,
Je Tont al fet munit grant anui,
£t •! m*eii tieng or moult fér foie.
Fubiiau dts Btrmiet au CordéUtr.
AzfoiAU ^anoyam: Anneau $■ d'an-
hmIus. Voyez Anel.
AifoiEBTEB , anoieniir : Anéantir»
Voyez Abicbiler.
Anoieb, tf/itfe«r» anuer, annier:
Ennuyer, nuire» soulùrir, i^lre impa-
tient, faire de la peine;, apporter»,
\enir tous les ans; de nocere,
J*ai en mccon betoingot à fera »
J<* n*ai cure de tel afpre ,
Mali paiei-moi tost ma monoîe.
Au prettre durement a/ioi>'
Tos ses parosohieaa-apelo,'
Cha*cuns entor U •*atr^>pcle.
J*ai trouvé dans un manuscrit le-
quatrième vers écrit .de cette ma-
nière :
Au prestre mont forment anoie,
FakL des troà Aveugle* de Compiengne.
A voiEUs , anieus , aniex , anious ,
annuieus , anoious, anuieus, emuiex,
anuiox : Nuisible , malfaisant , in-
commode , importun, persévérant^
fâcheux. Voyez Aboi«
Anoit : Lieu planté d'arbres. Voy.
Au L BAIE.
Anoucells : Sorte de poisson de
mer.
Anonchalxe : Devenir froid , lan*
guissant , insensible. Voyez Cba-
LOIE.
Amob : Fief, domaine , honneur.
Dex qui de tos fist son apôtre
Petit i conqnetta d*«iior.
Car tu traitf* Noire Seiguor» * (trahis)
Munit fu petite votre fui »
Vus reaoiaates par trois fois
Que B*citoié«-de ta eompeignie.
. JMiimm dm yUmim , f w* comqmùê-
Paradis en jUaiuaui,
70 ANS
AicoREm , emnorer z Honorer, res-
pecter ; honorare*
Li loial dèrc fisieien
Doivent estre movlt €ttmoré.
Et moult terii et moolt amé.
Bible Guiot,JoL xo8.
ÀNOBJf ÂL 9 anormé , anormauls ,
anorrrunuK : Contraire aux règles ,
extraordinaire, irrégulier, déréglé;
anormis ; du Grée a privatif, et de
norma , règle ; d'où est venu le mot
énorme,.
: Ahote : Sorte de bulbe.
Avoux : Jeunes agneaux d* un an ;
anoujs la grainge, la grange aux
agneaux ; en Prov. anilous , anoâjhé.
.Voyez Anbst.
Anpaeestroit : Parfaitement, suf-
Csammeut.
Anpor : Échange , troc.
Anquaists , anqueiste : Examen ,
enquête, recherche; anquisitio.
An Q«JK : Avant que. •
An QUEEGEa : Enquérir, informer ;
anquirere*
Amqpeeee : Entériner , enregis-
trer ; vérifier une grâce accordée à
un crjminel.
An QUI : Là , delà , deçà.
Auquisition : Réquisition, de-
mande , prière ; anquisiUo.
Anquiteus : Qui friponne , qui
vole , accusé, poursuivi crimiiielle<»
ment ; a^quisitm. On a conservé au
palais le mot anquilleuse , pour dé-
signer une femme qui vole.
Aneeoicee, éreinter^ errent .' Bat-
tre , casser les reins ; renés frangere,
Ane^t^ ; Roue engagée daps une
ornière ; de rota,
Aks, cinty enans , ènt i Au con-
traire , avant , plutôt ; aniè. Voyez
Aiif s et AiNçois.
Ansaige.: Admission , réfiepUon
dans un corps « «droit qu*on paie à
cet effet.
ANT
k.ft%kn^i.^ ^ensanle , ensanne: En-
semble; in simuL
Ansei : Vaisseau à anse qui sert
aux vendanges ; ansaius,
Anseor : Juge , arbitre.
AirsEEiif E , anserinet : Petite oie ;
anSerina,
Ansoine : Enseigne , drapeau ;
d'insigne ou de signum.
An sois : Mais , quoique , de plus ,
outre cela. Voyez Ains.
Ansoisque : Avant que ; sy se dî"
net ansois qu^il presentet ses lettres ,
s'il dinoit avant de présenter les let-
tres dont il est porteur.
Anta : Outrage , injure , affront*
Antaine , àritetne : Antenne ,
vergue ; antenna,
Antân, antainy anteîn, antin, aun-.
tein y autein, hantain .'Gode, frère
du père , de la mère , tante ; antiquus*
Lon respondi PoUlntces,
S« tu as non Méleages,
Bien me dois rendre la mesoa,
Quant je t'aire dit mon non,
Que je suis fils de X^anuUn.
Ot non mon père.
Ronu de Tieàes, n" 6737.
Par mes trok ondes Neptunus ,
Jnpiter, Pluto ; par m'éuttaîu * {* ma taule)
Juno la vielle que tant aln
Que ge Todroîe qu*el fust arse.
* Roman dé la Rose , vers i xo5$.
Antae: Insulter,outrager, blesser.
Antax » antan , anten : L'an passé ,
Tannée précédente , le temjm écoulé ^
le temps passé ; anté annum.
AvTK ^ainte, anne, artt, antaine,
ente : Tante , sœur du père , de 1^
mère ; antiqua*
Or , ^ire , la bonne Laurence
Votre belle o/tir moonut-eUe.
Pathel'm.
Antefinier : Autiphonier ; anti--
phonaritun,
Antekibe , anténàidc : La camp-^
nulle , sorte de plante de la famille
des coiymbifères oa radiées.
AifTEHois^ antenuis: Cherrean âgé
d'an an ; il se dit aussi d*un agneau
qui est âgé d'un an; antè annum.
AHTxaz : Pierre précieuse , espèce
de jaspe ou d'améthyste ; anteros ; du
Grec and, contre ; et A^er6s , amour.
Cette pierre étoh ainsi nommée, parce
que, peut-être, nos aïeux crojoient
qu'elle étoit un préservatif contre
Famour.
AHTBvznBfa/t/ieme^ anihaine : Ku"
tienne , sorte de verset qu'on chante
dana l'ofGce de l'église ; antiphona; du
Grec and, qui marque alternative ,
et de phàné, voix , parce que dans
Forigine , les antiennes étoient chan-
tées par deux chœurs qui se répon-
doient alternativement.
AifTKAisoNs : Jeunes arbres nou-
▼ellenient entés ou plantés.
Anthone , Anuce : Antoine , nom
d'homme ; on a dit aussi Toinot ou
Thoinot, et Toinon en parlant d'une
femme ; à^Antonius.
Anthovomasie : L'action de met-
tre un nom commun pour un nom
propre , ou un nom propre pour un
nom commun ; ce mot est purement
Grec , antonomasis,
Ahti-bulle : Bulle donnée par un
anti-pape ; and-huUa,
AvTiCHRisT , andecri , antccri :
L'aatechrist. Fojrez An décris.
AvTiE , anUé, andeite , andeu ,
antif, andve, andx, antor : Anti-
que , vieux, ancien ; antiquus.
Ahtlioohte : Répondant, caution.
Antoillier , andoiHer : Andouil-
1er 4 terme de chasse.
Axtoiser' y Mettre en pile , éle-
ver ; d^intensus, partie, d'inieruîere,
AnTOMBi : Assoupi, lourd, stupide.
Antone : Antoine. P^oy. Ahthoke.
Ahtoheul : Entonnoir , vaisseau
AN V 71
qui sert 'k tranikvaser les liqueurs.
Antrag , anthrax , ' enirac , en-
irax : Espèce de charbcm vif ; tumeur
entourée de boutons ardens ; du Greo
anihrojB^
Ahtraper : Embarrasser dans une
trappe ou dans nn piège. .
AifTRECHAiTiiES : Plauches qu'ou
met dans une boite ou une caisse
pour y former différentes eases.
Antrustioh (e&tre en) : Être vaS"
sal et dans la foi du roi.
Anuble. f^ojez Derruble,
AnIICE. Fb^«ANTMONE.
Anui, annuit , anuti, ennait:'Lt
soir , cette nuit , pendant la nuit , au*
jourd'hui; in hodiè ; cet.adverbe est
formé de la préposition a, réunie au
substantif nuit ; en Prov. a^gnùé ,
anéit. Voyez Anoi.
Anuistexemt : L'entrée de la nuit.
Amuistbr , adnuicter , anuiter y
anuitier : Rester tard , voyager de
nuit , commencer à faire nuit«
Eiui tretitot le jor entier
CheYaucha jusqu'à Vanwder,
Roman de Perceval,foL 363.
Anuitier , subst. : La nuit ; ainx
tanuider, avant la nuit , l'entrée de
la nuit , faire nuit , se retirer chez soi
pendant la nuit.
Or disons ainsi , que à Vanuider reTenîmes
de la périlleuse bataille dema dite, lo Roy et
nous, et nous lojanea où lien dont noua
arlons cliacle nos csemis.
JoinvUh, Histoire de S. Louis.
Anuncier : Annoncer, faire sa«
voir, apprendre ; atuiundare*
Ja «omet à ce Tenu , que ^os n'avont pro*
▼eire, ne antel , ne sacrefice » ne prophète qui
nos puisse conforter, ne annncier l'aveue-
meut de Messias.
Comm, iMT le Souder, Pi. 73 , ^verset g,
fol iSo, y\
Anvain : Anvot , petit serpent
privé de la vue ; en bas Bret. anv,
Anvkg : Avec^ anvecoulz^ avec eux.
4
7a AO R
Akvx « emîs : Malgré , à peine ;
amis seroitj il seroit difficile.
AmriLLE : Anguille, pûissdnd*eaa
douce ; anguitla»
Anxewaht : En avant y dans la
suite des temps; eundo, exeundo.
AocHEE : Suffoquer, étouffer.
AoEiLLEE , aœiÙier, aouiUer: Fas-
ciner les yeux , parer , embellir ;
^ocuius,
AoiEE : Augmenter , accroître ;
augere. Fojrez Oik.
AoM BEE , aombrer : Faire de l'om-
bre 9 couvrir de son ombre , cacher ,
ae couvrir, voiler ; orbare, umbrare.
Corn IStt Gabriel K Archangles,
Quant mt diat que U RoU dei Anglea
h''aombrerQU tù. mea aaina flanc*.
Gautier de CoincL
AoHDANSA : Suffisance , capacité.
JloirnANT : Suffisant , capable.
AoNiEE : Unir, joindre ; umre.
AoNTOs: Ennemi.
AoKkJXT ^aourant: Suppliant, ado-
rant, désirant, souhaitant.
Aoai , aouré : Saint , adoré , ho-
noré ; adoraius. On appeloit le Ven-
dredi-Saint le Vendredi aoré , Jnur
ile la croix aorée , parce qu'on va ce
jour-li adorer la croix.
T fiai deatniire biea aîgnora
Ki aa mort «Toient jurée.
Le jour de la Croia aourée»
PhiL Mouskes,fol 459.
~ AoEEiLLiEE : Écouter ; à*auris,
AoEEE i ttdourer, aeurer, ahorer^
mhourer, €ioireer, aorrer, aourer, aru-
rer, auorer y aMourer, aûrer: Prier,
adorer, honorer, intercéder; adorare^
Maîa bien penaoît que bi pncelle
Qu^en aoroit en la chapelle ,
A voit por lai fct aea eep^iaus *. (* tournoi ,
joute. }
Miracles de Notre-Dame qui fut
au ToumcyememL
AOU
TalentHi, je vneil de tout booMiie,
Estre aouré corne un dea Dieux.
Tragédie de la Fengeance de J, C»
AoEGEE : Arrêter, borner, limiter.
AoEREMEiTT, aoumement : Orne-
ment , parure ; cuLonuunentum.
Bieb aourooae est li alrme (l'ame) ke «legea
eet de saplence : ttr justice et jugemens est
li aornement de son aiege.
Sennons de S. Bernard, foL a6.
AoEsi : Méchant, traître, furieux ;
à^ursus.
S! r*iert molt d^armes engoraés,
Li vilain fel et aorsés,
* itoman de la Rose, 'vers i58oi«
A osT : A l'armée , avec une ar<
mée. Fojrez Osx.
AouBALESTEié : Archer qui avoît
pour armes l'arc et l'arbalète. Fojrez
Aebalestiee.
AouBo : L'aube du jour ; d'o/-
bum,
A.OUBEË : Arbre ; arbor ; on a dit
Aibre , Aiber ^ Albrë, Atber^ d'où
l'on a fait les noms propres Auber,
Alber, Albret.
AouciE : Tuer, immoler ; occidere,
AoucizËDOE : Meurtrier , bour-
reau ; occisor,
Aouco , aueo, auque : Oie, oiseau
domestique; auca*
AoucTÂ : Dommage , peine.
AoucTOE^ auctor: Tuteur, cura-
teur; actor.
AouiÉLié : Berger, pâtre ; d'ocix.
AouFEGA : Étouffer.
AouiLLEE : Saouler,, donner eu
abondance , remplir, plonger.
AouLcus , aoucus : Certains , quel-
ques-uns , aucuns.
« AouLio , ouaiUe , osHiiUe ; Brebis ;
d'o('<^.
AouMENAJHË : Hommage lige ,
vasselage ; à'homo.
AouE:Or, l'or, le plus précieu:^
A O U
des mëUax , et souvent le plus dan-
gereux ; aarum.
AouaANiA , auram'a : Extrava*^
gancre, folie.
AouaKE : Souhaiter.
Lendemain matin •• mat la Damoiaelle en
b To je et Tint à Triitao , et Inî aoure le bon-
jour. Moman de Distan.
Aouaio , aurio : Or, qui est d'or ;
aureus,
AouaMxm, adoumer, 4ihomer, aor"
ner : Orner, ajuster, embellir ; tidor^
Rare. On disait , le vendredi aoumé
pour adoré ^ le Tendredi-samt. Voy,
Aom^.
Aov&sé : Fatigué , harassé ; et mé-
chant, traître, avare ; Cursus.
AouasE A : Se jeter sur quelqu'un
a^ec la furie d'un ours, avoir un
mauTab caractère , devenir furieux ;
d*iimfx.
AovsBxa , ausher : Cuirasse , ar-
mure. Voyez Haubert.
AovsT : Moisson I mois pendant
lequel on fait la récolte des grains ;
Aon STAGE : Rente qui échoit à la
■li-aoùt. .
AousTEa : Moissonner ; augustare;
en Prov. aousta,
AousTEEELLEs , aousteUcs : Sau-
terelles ; Borel fait venir ce mot
^aagustus, août, mois où elles pa-
rassent.
AousTEmoH , aouteron , ousteron :
MMsaonneur.
^ AouTjk , alita : Le vent d'Autan ou
du midi ; œsuu.
A00TISM2: ht Très-Haut ; ^i^V-
Kovto^GkKyaoutrèjar, aoutrëjhar:
Octroyer, permettre 9 livrer; aucto--
Ao€TW,Kr f aovert , apert, awers ,
>: Ouvert , découvert , dévoilé ,
tonnJX'fOpertÊU.
^ A P A 7-^
AouTEETEMENT , avertermciu ,
alertement : Ouvertement , claire-
ment , manifestement; e^ertè.
Aouvai : Occupé au travail ;
^operaius.
Aouvaaa, aœvrer, aovrer : Tra-
vailler, mettre à l'ouvrage , opérer,
faire , agir ; opérarL ^
Aouvaia , eidovrir, aovrir, auverir,
auvrir, awrir : Ouvrir , découvrir ,
faire voir, expliquer; aperire.
AouzAT : Exercé , habitué.
AouzivËN : Ouie, action d'enten-
dre ; d*auditio. '
Aouzia, oi/zir: Ouir, entendre;
audire.
Aouzoa : Honneur ; honor,
Ap : Avec ; ab,
ApACTia : Faire un pacte , une
convention; de pactus , partie, de
paciscor.
Apaee , apaier, apaiier, apaisant
ter, apaisentir : Payer, satisfaire,
appointer, contenter, appaiser, faire
la paix , calmer, accorder, transiger ;
de pojr , pacis , dérivé de l'ancien
verbe pacere ou pagere, le même
que pangere, au supin /^ocfti/Ti.
Poetqae nottra Siret ne welt miet ma
mort ja Tolentiert li offre ma Tie. Ci»e
est li sacrifices kl apaisantet Nostrc Signor.
Sermons de S, Bernard, foL 269.
Apagabls : Tranquille , content ,
satbfiait.
ApAisANTEua, apaiseun Pacifi-
cateur ; pacifer , pac^ator.
Apaisement, aptuement : Traité
de paix, pacification.
ÂPAiSEua : Qui appaîse , qui con-
cilie ; pactftcator, pacéUor,
Apaisiee : Se réconcilier, faire la
paix ; pacificare.
An joar qae Dîex tenra set pbit,
To emporteras mont grief fais ,
S*anchois n*es à Ini apaisieg.
Mi$er9r9 d» Btçlm de àloiiensn
74 À P A
AvÀixoLK : Préyenir, éviter les in-
conyéniens. Voyez Apaea.
Apalir : Devenir pâle^ être ému 9
changer de couleur ; pallescere.
Apanage , apennage : Fourniture
de tout ce qui est nécessaire à quel-
qu'un; du mot partis, pain , accep-
tion prise pour toutes sortes d'ali-
mens , dont on a fait d*abord pana-
gium y ensuite apanagium y apana-
mentum,
Apanagp.r , apaner : Donner en
apanage , donner du pain et des ali-
mens ; apaner une plie , c'est la do-
ter; en bas. lat. apanare, Monet et
Hofmann croient , mais sans fonde-
ment , que ce mot a signifié, exclure,
renvoyer, chasser.
Apanser : Disposer , préparer ,
délibérer, former le dessein , ima-
giner.
Apaouzaa : Distribuer , donner à
tous ; aponere.
Aparacee , aparageir: Comparer,
égaler, doter, marier. Voy. Paeace.
Aparackoe : Qui tient en parage.
Voyez Paeageau.
Apaeaili^, appariliet, apparill :
Préparé , disposé, arrangé ; appara-
tus ; en anc, Prov. aparélhadoy apa-
rëlhat,
Apaeaillee , apairer y apaner ,
apariUery apoHUery aparoilï^y opé-
rer y appairaillery apparier : Être pa-
reil , semblable , égal ; comparer, éga-
ler, préparer, offrir, ajuster , accom-
moder , disposer ; eu anc. Prov.
aparèlhar. On fait venir ce mot du
verbe apparare; je croirois plutôt
que son origine vient de l'adjectif
purilis.
Entre les mors fiit son tref tendre.
Et U roTa son ottel prendre ,
Là &it son mangier aportcr.
Et apariliier son tooper.
tiomon dm ihm,/hl, »35, V*.
AP A
Aparcevoie, s'aparceuatr : Con-
noitre , entendre , comprendre ;
adpercipere,
Aparchis : Perches à placer ou
percher les draps pour les lainer.
Aparcoivement : Finesse , vue
clairvoyante , entente , habileté, pré-
voyance, vigilance.
Honte porte une grant etpée ,
Clere, bien fête et bien trempée»
Qa*ele forga douteiuement
De touftii à^ aparcoivement,
* Roman de la Rose, vers ïSgoj.
Apaeecer : Devenir lent , pares-
seux , être mou. Voyez Pereceus.
Apar ENTÉE , apar€tnter : Avoir
pour parent , reconnoitre pour pa-
rent ; deparens.
ApktL'B.fi ^ aperer y aperlery appa^
rery apperer : Faire paroitre , corn»
paroitrc , découvrir ; aperire,
La yërité qui est couTerte,
Yous en «era Ion toute aperte.
Roman de la Rose,
Aparier : Joindre y unir , appro-
cher.
Et quant j*ot senti la fleronr
Et si doucf et si boue oduur.
Si n*ol talent du repairier,
Ains m*en conuneoçai apaiief,
* Rom. de la Rose, vers 1681, oior.
Aparillem ENT , apparoUlement :
Préparation , prépara tif ; apparatio^
en anc. Prov. apparelhamen^
Aparissablement : Manifes-
tement , évidemment, publiquement.
Apaeissant : Visible , appareut ,
évident ^ reconnoissable.
Aparlembnt : Pourparler , dis-
cours , paroles ; parabola, Voy. Pae-
LEMENT.
Apaelee , apairler y aparoler :
Parler , discourir , traiter d'afïaires.
Voyez Paeolee.
Apar LIER , aparaillery apareiUery
appareiller, apparilUer: Disposer >
ÀPE
pr^arer, appareiller, arranger , ha-
biller , ajuster , parer. Voyez âj^jl-
BAll.I.Ea«
Trop fl« terent^apparinier,
filondir, crespir, et frasdelAier.
Eoman ttAtyf et ProffiUai,
A'PAR-XAiir , à-par^mesmes' y à-
per-màin , h'-per-méjnes , h-per-*
mûmes : A TiDstant , snr~le>champ ,
toat de suite , dans le même temps ;
per médium, medianum y en sous-
entendant tempus.
Car à-per-mùmes que li soels (le icel, le
scean ) fut briiiei , si Tint à'per-mémes après
ti amers departemenz et U triste discorde.
Sermons de S, Bernard, fol, 137.
Aparoil, app€troU, au plurier,
aparaulx , apparaux : AppareU ,
préparatif ; apparado,
ApAaoïaE : Faire connoitre évi-
demment ; com du toute Hz nos feist
aparoire , montré à l'évidence. Voy.
Aparbe.
Apaet : Séparément , hors, gare,
retirez-vous.
Apasantiouk : Arbitre , juge , ex-
pert. fTy^e-sApAER.
Apasteler , apateler : Nourrir ,
donner la nourriture , la pâture ,
faire bonne chère.
Apatichee , apadsser : Manger,
faire manger, et imposer un tribut
pour lepast. Voyez ce mot.
£t délibéra de soi tutadcher à la garoison
la pis* prodiaine, Toulant aroir pastis.
Juvenal des Ursins,
Apatichon, apadssementy apads-
Mitre .- Rançon, contribution , fourni-
ture de vivres; en bas. kt. apatisatio,
Apau : Droit seigneurial et doma-
nial ; en bas. lat. aptdius. Voyez Ac-
CENSEMENT.
Apautee. Voyez Accensee.
Apedent , apedcste y apedeut :
Ignorant ; du Grec apaideutos.
APE 75
Apeler , apaller, apieler : Invo-
quer, prier, nommer, pousser, pres-
ser , faire approcher , venir , compa-
roitre , crier , heurter , sommer , re-
quérir, assigner ; appeliare.
■ Certes ne pris pas une aile
Tos vos deuiers, ne vos trésors.
Par toK les Sains qu*on ape/e à Gisors,
Je n*ai cure de Yostre avoir,
Bien le sacJiiez à mon saroir.
Fabliau du PresCre et dAliton.
Apéles : Ouvertement , publique-
ment \palam,
Apéloe , apeleor^ apeleres , ape»
liere, apelor, appeloir, appelou^ :
Demandeur , accusateur , plaignant ;
apellator; en auc. Prov. apellâirë,
A-PEif n , a-pens , append , tsp^
pens : Ce qui dépend , en pendant ;
depemiens.
Apenueis , apentis , appendeis :
Appentis , partie de mur qui déborde
le toit par-devant, coteau , bâtiment
attenant les murs , les portes d*une
ville. #
ApsirnisEa , appendices : Appar-
tenances et dépendances; appendi-
lias , appendiciœ.
Ape N D E E , apandre , appandre :
Dépendre ; pendre , être attaché ,
suspendu , tenir , appartenir \ de
pendere.
Apéniautisme : Exil ou absence
d*une année ; du Grec aperùautàsmos.
Apens , apenséement, apensement,
empanséement : Examen , réflexion ,
pensée ; pensatio. Voyez Appekse-
MSITT.
ApEirsAciA : Ferme , métairie.
ApEHsi, apenseis, appensé : Qui
est pensé , réfléchi , qui a pensé ,
occupé , instruit , rempli d'idées ;
pensans,
Apersee , appenser : Penser , ré-
fléchir., examiner, préméditer. Voyez
Apansbr.
76 AP £
Lort •*attlt for Tespoode et tînt le ehief em-
bron;
ïjon ê^apense et porpense, s! à coi dira ton bon;
Quant tant ot porpensé , si dreça le menton.
FaNimm de Gtuêder dAupak.
Apekcevem ENT , aparcojrvement ,
apersure f appercevement : Action
d'apperccToir, vue, connoissance ;
percepdo,
Aperçoiy&e , aparcevoir , ap€u^
zoivre, apercheuoir, apersoivre, aper-
zoivre : Apperceyoir , voir , ouir ,
goûter, sentir, juger; àepercipere,
ayec la préposition ad.
Dont si tott qne le Stigntur ê*aperchoitqae
tele alianche est faite , il le« doit prendre à
forche. ... Il doit punir tons les consentant
par longue prison et membre à sa volenté
•don leur aroirs.
Cmuume de Beauvoistt, ckap, 3o.
Apeae : Apparoit , il est évident.
Apekent : Apparoissent.
Apeet : Ouvert , découvert , évi-
dent ; franc , indiscret , effronté y im-
pudent ; aperttts.
Apeet , ê^irt : Savant, connois-
seur, intelligent, agile, évident ; aper-
tus ; en apert, évidemment; apertè;
aperùse, évidence; apertio; en bas
Bret. amperty adroit , industrieux.
Apeetae : Toucher , concerner ,
appartenir ; pertinere.
Apeete (action) : Action bril-
lante à la guerre , qui a été vue de
tout le monde.
Apertelet ( rime ) : Vaillant »
courageux.
Apeetement , atvertement : Ou-
vertement , au su de tout le monde ,
publiquement , hautement ; apertè.
ApEÈTiirEicT : Qtii appartient , pa-
rent, ^Xà^'ypertinens.
Apertise , aperteté f apreoice :
Agilité, adresse , dextérité , capacité ,
évidenee ; à'apenre. Ménage ie dérive
^ ^adperiùa , formé àtperitas.
APL
Apesaht : Pesant , lourd.
Apesar : Cochemar , oppression ,
suffocation, f^oj^z Pesance.
Apetisee , apeticher , apetUier ,
appetisier : Amoindrir , diminuer ,
abréger.
A PEU : Peu s*en faut , il y a peu.
Aphonie : Extinction de voix ;
aphonia; du Grec a privatif, et de
phânéf voix, chant.
Api : Le céleri , plante potagère ;
à! opium.
Apie : Douceur; d*apis.
Api^ : Ruche de mouches à miel ;
apianum.
Apii^teir : Se gâter, se corrompre.
Apilee : Mettre en pile , en tas ,
en masse ; de pila ; en Prov. apila.
Apimee , apincer : Suspendre , ac-
crocher.
Apitee , apitéer, apitoyer : Tou-
cher, attendrir, exciter la pitié , être
ému.
Aplaicnee : Caresser, plaindre,
amadouer , s*apitoyer ; plangere.
Aplait , applect : Uarnois , joug ;
apph'citum,
A PLANEE , aplaigner , aplainer ,
aplanoier y applaner, applanier, ap^
planoyer : Rendre droit et uni , ap-
planir , adoucir , mettre de niveau ;
deplanities; en Prov. aplana.
Et Tnng des arcs estoit de boia
Tout cCmu et mal aplané ,
Tout plein de neodx et mal tonmé.
Boman de la Meee^
Aplanos : Sans erreur, sans faute,
sans reproche ; du Grec aplanos.
C*étoit le mot ou cri d'armes de la
maison de Montmorenci.
CVst le ciel qai court si à point,
Qne d'erreur en cotitrt B*a point.
Aplanos pour ce l'appelèrent ,
Ceulx qui point d'erreur n'y trouvèrent.
Car apuxnot''^%x^X en Gregeojs*, *(en G4rec)
Chose tans erreur en François.
^ MoauM de fa iUfse,
A PO
Aplejee , applegier: Candonner 9
donner caution. Voyez Plage.
li<Mweifaciir Pierre de Boarbonne me Hot
▼cotr et je le rettng entonr moj ; 0 m*apltja
€■ la Tifte ce qu*il me fûUi pour ftutàr et pour
Hist, de S. Louis.
Apleknee : Venir en foule ; de
pienusm
Aplet, aplaitf aploit : Filet de
pécheur ; apUMum.
Ajpletage , apleitage : Place , lieu
où l*on dépose les nurchandises que
Ton débarque , ou qui sont destinées
à être embarquées ; deplacta.
Aplicavt : Plaideur^ plaidant.
Apliee , apkder, aploHer : Appli-
quer ; appUcare ; et plier, se plier ,
. plisser ; plicare.
Aplom EE , aplommer y aplonmer ,
mioumer: Endormir, être assommé,
tomber sous le poids de la fatigue ,
du sommeil. Ce mot est formé de
i'imit^tif du bruit que fait une chose
en tombant. Voyez Ploxxe et Plom-
.... Pardonnei-moî, je n^ote
Parier haut; je croU qu'il repose ;
D est on petit aphminé.
Pathelin.
Aployoie , aparieuvoir, apleuvoir,
apiouvoir, apluvoir : Tomber du ciel
en pluie , tomber comme une pluie ,
affluer, abonder ; appluere*
A^ocEfOpouce /Inepte, incapable.
Apoceisiajae : Légat , chancelier,
ambassadeur ; apocrisiarius.
Apode , apodeie : Espèce de mar-
mite à trois pieds ; du Grec apodos.
Apooieib : Démonstration , expl»*
cation ; du Grec apodeixis,
Apodtteee : Lieu où Ton se dés-
habille ; du Grec apodytérion.
Apoi , apoué : Rassasié.
Apoesee , apoiser : Peser , appe-
santir, être pesant , rendre pesant ;
appewure»
A P O 77
Apoi. Voyez èl^^qu
Apoial , appuail, appuiel , ap^
puyal : Appid , soutien , balcon ^
podium,
ApoiEK. Voyez Appoibe.
Apoignee , appoigner : Prendre
avec le poing; depugnum,
Apoindee : Piquer, coudre, pi-
quer ou donner des éperons ; àepuit-
gere; venir apoignant, c*est venir en
piquant , donnant des éperons.
Apolin : Qui concerne Apollon,
qui appartient à Apollon ; d'JpoUo.
Apologeme : Apologie; du Grec
apologéma.
Apondeb:,: RépondrCi appointer ,
décider; iidpunctare,
Apovee (s*) : Se disposer; appohere.
Apoeetique : Problême, chose dou-
teuse, embarrassante; du Grec aporos.
Apost : Apposé ; appositus,
Apostel , apoistref apostele, éipof*
telle , a/M>stle , apostoile, apostoire,
apostole f Kipostre , apoustre : Pape »
apôtre , envoyé , évêque , apostoli-
que ; apostolus; en bas Bret. abostol,
ebystel y ebystil; en Gallois apostoL
On désignoit le pape, sous le nom
d*évêque , dHÂpostoile de Rome.
De aoitre père YApottoiU,
VolfUfe qa*n tembUft reitoille
Qui ne se maetjjbien le Toîent
Li mariniers qui si aToient*
Bible GmiaL
A POSTEE , apposter : Poster , du
participe apost; apposiius y mettre
en avant.
Apostole , apostolité : Autorité
apostolique , papauté ; d*apostolicus.
Apostee : Apêtre ; €ipostolus. Yoj.
Apostel.
Apostume , apostheme , apotume :
Apostême , tumeur ; du Grec apos'-
téma,
Apostumee : Former suppuratioa
en abcès I en pus ; à^aposUfina.
^8 A r P
Apothequx : Garde-mangct, cel-
lier, boutique, cave, office ; apotheca,
Apoudêea : Homme riche en fonds
de terre. Voyez Pondérons.
Apouiê : Qui ne peut manger.
Apoundeîê : Joindre , attacher ,
lier, placer; ponere,
Apounha , apougna : Tarder, dif-
férer.
Apountamen : Accord, conven-
tioa, accommodement.
Apountar : Traiter , convenir ,
accorder; adpunctare , tippunctare.
Apou&ee , apurer : Tirer au clair,
mettre au net , taier une amende ;
purare , pur^ftcare.
Apourie , apaouvrÎTy apaurier ,
apouner y apouroier, appauvrir, ap~
povrir : Appauvrir, dénuer, douter,
balancer; aporiare.
Charles Martial (Martel) fut forment apouri,
A TApostoile eu avoit un jor prii,
Droit à Lion ki sor le Rosne tiit.
Vint TApottoile contre CJiarle son fil,
La Teistiés de dert plos de troiz mil.
Tant jen iot ja contes nVn iere pris.
De chevaliers i ot plus de xx mil.
Romans dts Loherem.
AppACHONEE. Fojez Appanagee.
Appaicnis : Accompagné.
Ap PAN AGE , apanaige : Dot , apa-
nage ; de panù»
Appanager , apanery appachonery
apporter : Mettre les porcs dans une
forêt pour y manger les glands ; et
doter, assurer la subsistance, assi-
gner un revenu. Fojrez Apanaoer.
Apparaceors : £nfans puînés ,
pour lesquels les aines font hommage
au seigneur haut-justicier« Voyez
Tarage.
Apparçonnee (s') : Se mettre de
moitié, s'associer; apprêter, mettre
en ordre, disposer, préparer. Voyez
Parcener.
Appareilla : Qui ne craint pas de
AP P
péril , qui est prêt à tout faire*, à tout
entreprendre. Voyez Aparaillee. '
AppAREiLLEiR,<^/7<zreiMer, appa*
rîUeir : Préparer , accommoder , ap-
proprier, comparer, fournir, accou-
tumer , disposer , orner , arranger ^
panser une plaie , donner, faire pré-
sent , fipprêter , rendre convenable ,
préméditer; apparare^
Un petit avant que il mourust, il apela %kêù.
•erjant , si comendat que om lui «ppareilhast
▼Mtimens pour eissir.
Tradttcthn des Dialogues de S, Grégoire p
Uvé 4 , cnap, a5.
Apparer, aparery apdroiry opérer,
apperer : Paroitre , faire paroftre »
comparoitre , se présenter , se faire
voir , rendre évident , prouver ; €ip^
parare,
Appariation , appartement : Sou-
tien , union , accouplement , associa-
tion , comparaison ; apparilitas,
Apparicion, aparicion : Apparia-
tion, l^ction de se montrer, de se faire
voir, de paroitre; apparitio, Lifeste
de V Aparicion : L'Epiphanie. Les
Chartres des xi*, xii*, xiii* et xiv* siè-
cles , sont souvent datées de la se-
maine ou du jour de V Aparicion,
Apparilliez : Précieux , beau ,
joli , bien apprêté ; apparatus. Voyes
Aparailé.
Apparissant, apareisJFont : Parois-
sant, apparent , visible , évident.
Appariteor, apparitor : Huissier,
sergent, bedeau , domestique , bour-
reau ; apparitor.
Apparoir , aparoir : Paroitre , M
montrer, se présenter ; apparere.
Appartage : Part , partage. £strf
appartage d'un héritage : En recevoir
sa part; dépars et participatio.
Apparu , aparuit, apparuiz : Mon-
tré , présenté , paru , qui a paru.
Appast , apast y apat y apatilz ,
appastis y appatlz : Repas > nourri-
APP
:iire 9 appât y attrait , pÂtn-
TELER, apateier, apaier, ap-
Tpaieler, appâter: Repaître,
faire manger, attirer avec
, mettre un appât ; àepastus.
is : Contribution , ordre de
les vivres aux soldats ; en
apaùsatio; de pastio»
issER : Contraindre les habi-
i pays à nourrir des troupes.
issiEE : Fournir des c«ntri-
Voyez Apastelee.
, appealy appeau^ appiau,
Appel , convocation , pro-
en justice, au combat, accu-
lemande, invitation , ordre ;
io. On appeloit jours d'«p-
les jours auxquels se ju-
es appellations.
, : Pomme d*api; appiana
D Anglois apple,
rDAMT^E , appendentée : Pa-
ntenant différentes choses
;t attachées ensemble; d'ap-
, appendenx , appe^dentes,
CDEE : Pendre , attacher,
v le scel : Attacher le sceau ,
: ; appendere.
rsEMEif T, appenséement .'En
, avec examen , avec poids
re , en réfléchissant j pensi-
tanieres sont de hardemens , Tan
Dtre fol ; li sages hardis si est celui
meut et appeméement monstre son
; et le fol hardi , si est chelui qui ne
;arde à laquelle fin il puet renir de
entreprend.
Beaumanoir, Coût, de Beauvoisis,
Iw. l, chap. I.
f SEE : Penser, agir avec pru-
néditer, faire réflexion ; âp-
ECEU, aparceus , apcurceut y
r y aperchu , aperzuis , ap^
Connu par quelques qualités
APP 7^
éminentes , compris , entenda , ap-
perçu; ie percipere,
Appkeovt : Apparoitront.
Appeeea : Apparoitra.
Appeet (en) : Publiquement , ou*
vertement , apertè.
Appeet : Il parott , découvert ,
connu.
Appeetemekt : Clairement , à dé-
couvert ; apertê.
Appesaet. Voyez Apesant.
Appet^ : Recherché , désiré, sou*
haité ; appetendus.
Appétence : Convoitise , désir ,
envie , empressement ; appetentia.
Appetee : Rechercher, demander
avec empressement , convoiter, vou-
loir, désirer; appetere.
Appeticiee : Rapetisser, dimi-
nuer, raccourcir.
Appinglois : Epinglier.
Appipaudee : Parer avec affecta-
tion et recherche. Voyez Afistolee,
PiPEE et PiPOLEE.
Applacquee : Apposer, mettre un
sceau à une lettre, à un contrat , à un
acte.
Applakotee. Voyez Aplanee.
ApptscT. Voyez Aplait.
Appleoement, appldgement :
Acte par lequel on donne caution ,
complainte , action possessoire. Voy.
Plage.
Applegee, applegîer, apleiger :
Cautionner , servir de caution , se
complaindre, intenter une action pos-
sessoire. Voyez Plage.
Appleigvemert : Requête en com-
plainte.
Apploiee : Baisser la tète en signe
de crainte ou de respect ; de pUcare,
Apploit : Filet , instrument pour
la pèche ; aploidum,
AppLOCMi : Tranquille , en repos ,
endormi , au figuré , un lambin , un
imbéciUe. Voyez Aflomse.
8o A P P
Appoi i appoy : A peu , pour peu.
Appoi, appoiée, appoiement, ap-
poieuTy appoy : Soutien , appui , bal-
con ; podium*
AppoïKa, apeuer, apoiier, apooier,
apojrer, appouier, apuer : Appuyer,
soutenir, accouder, adosser, asseoir,
mettre ,arréter,assurer;de/?ef,/9e^>,
s'est formé podium ; 'd*où le verbe
Latin barbare, appodiare^ appuyer.
Li seremenz doit eitre gardez en totet ma-
nières contre celui qui »e tint apoie» quant il
le letsa fère. Le Livre de Jostice et de P/et.
Appoinctation , appunctation :
^Négociation , accommodement.
Appoinctement, apoiniementy ap-
punctement : Exemption de tout ser-
vice militaire hors le combat , ap~
punctatio.
AppoiNCTEa , apointer, appoinc^
ùer : Arrêter, fixer à un point, négo-
cier, traiter, accommoder, apprêter,
ajuster, armer, 'équiper, ordonner,
entretenir, tromper, attraper, sur-
prendre ; rendre pointu , mettre en
pointe , opposer ; appunctare,
Appoincteur , appointeur : Négo-
ciateur.
Appoint», appointiser, appotn-
tuscr : Rendre pointu , se terminer
(*n pointe, aiguiser; appunctare.
Appointon : Arme pointue, es-
pèce de poignard»
Un appointon en la main destre
Kt une boiste en la seneatre
Tenoit : mail Vappointon mnchoit
Derrière li , et coucheloit.
GuignevUU,
Apponer : Appliquer, poser, pla-
cer ; apponere.
Apport : Marché, lien où Ton ap-
porte pour yendre; redevance due
à une église pour l'entretien du sa-
cristain ; en Jbas. lat. apportttgium ,
apportatio.
AppoRTioir : Divisé par portions >
A P P
avec proportion, partagé; àt pro'
portio»
Apportionnemeht : Division, par-
tage en proportion.
Apportionner : Donner la por-
tion à chacun ; faire voir', exposer ,
déclarer \proponere.
Apports : Offrandes qu*on faisoit
dans les lieux de dévotion.
Appostres : Lettres de relief d'ap-
pel ecclésiastique , appelée^ eid apos^
tolos,
Appoullez, ampouilez : Terres
ensemencées.
Appratir , apprayer : Mettre en
pré , semer un champ en pré ; de
pratVLm ; en Prov. apradi,
Apprehbntion , appréhension .-
Exécution d*un décret de prise de
corps , ou de contrainte par corps ;
apprehentio.
Apprender, apanre, apprandre ,
appre/ienSre , aprandre , aprendre,
aprenre : S'instruire , apprendre ;
prendre en étendant la main , pren-^
dre l'habitude , l'idée d'une chose ,
reprendre , relever , faire connoitre ,
accoutumer ; apprehendere. Il est
évident que le verbe françois appren-
dre, est une contraction du latin
apprehendere ; c'est par une espèce
d'asservissement à l'orthographe éty-
mologique , que dans le siècle de
l'érudition, l'on aura écrit appre^
hendre , en transposant 1'^ final.
M. lie Sainte-Palaye*
Apprenture , aprenement : En-
seignement, instruction, coutume,
habitude.
Appresagemsvt : Appréciation ,
évaluation.
Appresagier : Apprécier, estimer,
évaluer, priser; appreciare.
AppresseR) apressièr y aprieter^
apriesser : Accabler , oppresser , ap-
AP P
procher, fouler, opprimer, affaisser,
suÎTre^ poursuivre.
QoaDt nos nppresseie la nnlel^e de la diar-
oeil corruption , en tant corn oot poont* nos
acompagnons par les raiz de nostre diicre-
tion a ceaz enspireiz ki ton joint k la lumière
del mi Orient.
Morml de S. Grégoire , foi, 4a , F*.
Appressure, appnseure, appris-
sure , apreseurcy apresure : Ardeur ,
feu , courage , apprentissage , ensei-
gnement , instruction , coutume , ha-
bitude.
If enil qaar amors Tefforça »
Qui M Tolenté li donna
Sor toi et sor tontes ensemble ,
Dont n'a li mestres , ce me sanl»lê
^ule coupe en sa mespreture
Jie Ta pas fet par apresure,
Bfaja pair droiture diroite et fine.
Lai ttdrtstote.
Approbaciozt : Épreuve , assu-
rance , raisonnement ; approbatio»
Approche, approuché : Accusé,
traduit en justice.
Approchier : Accuser, reprocher,
faire des reproches.
AppRonaire : Tablier de femme.
AppROXfiER : Tablier d'ouvrier de
forge.
Approper : Approprier, nëloyer^
rendre propre , commode , appli-
cable.
ApprousSe , aprosse , aprùusse i
Ardeur , bâte ,' vitesse , empresse-
ment; âiaspcrkas.
AppROUVAVDEirfeitT , approvatide-
ment : Approvisionnement , fourni-
ture de chose nécessaire à la YÎe,
profit; en basi lat. approwimenta ;
de prœhenday par contraction de
pmkabenda,
AppROirvANBER^ approvandety ap^
prouvemder : ApproTÎaionner , four-
nir ce qui est nécessaire; de pne-
Lenda.
AppoiiGTBJiBiiT : Traité , trrmi^i
APR Si
gement d'après les pointa disentés,
/^ojez AppoiircTATxoir. .
Apreissah j Pressant, précipitant,
insistant ; aspen
Apreissansa : Ardeur, nécessité
urgente ; asperUas,
Apreissar : Insister , presser Ti-
vement ; asperare*
Apremën : Tribuktion , douleur ,
déplaisir ; asperitas,
Aprenrx : Apprendre , saisir ,
mettre en sa possession ^ emporter ;
apprehendere; en anc. Prov. aprënrë»
Qoant qn^en i met , ici se mirent ,
Tuit cil qui foloient et musent.
As bonet escoUa et nsfCRt,
Lors tans por triéherie aprenre,
La Bihk Guiot,foL lo^»
ApRfeST^ : Apreté , rudesse ; aq>e^
ritas.
Aprestise : Apprêt , préparatifs
ApretieR , opresagier , apristt^
gier, aprisier : Évaluer, estimer.
Aprim E , aprimoy , aprisement .*
Approche , voisinage , parenté ; ap^
proximado.
Aprimer , aprismer^ aproismer z
Approcher , apprivoiser ; approxi-^
mare.
Quant amors me vit aprimer.
Il tret à moi sans menacier.
Ronùm de ta Rose, n>ers 17^0.
ApRtNSE , aprison : Ce qu'on re<
tient par force; enseignement, ins-
truction. Fojrez ApHlessurx et ëm-
BARNIR.
Aprison : Coutume , habitude,
enseignement , instruction.
n ne puet en li demorer
Vilanie ne mesprJMn
Ne nule maarase aprison,
* Roman de la Rota, ven 1964.
Aprisonnxr : Rançonner , déte-
nir quelqu'un eA prison \€tprUionare.
: Aprissahce : Avantage, préémi-
nence. Voy^ AppRKSéirmt.
32 A Q U
A»Anr^tt« aptvvc.ùer : Apprivoi-
ser , rendre privé \ àepriptUus.
, Ai^i^o^: < < tipret^ : Auprès , après .
Aprochement , aprecement f
t^rouchen^tiU : Action d'approcher ,
approche; approximation
ApEo^iAiiËif : Approche , venue ,
accès ; cipproximatio.
Apaop-si : Ches soi.
ApEosMiEa : Appeler en justice.
Ap&oussb. Voyçi Appaoussb.
Apte « uahs^ aue^ ate : Capable ,
proportionné « ajusté; aptus,
Aptumxste : Qui est propre à tout
faire.
Apuant : Appuyant , s*appuyant.
Apusee : Imposer « poser , dispo-
ser ; ùiappositus y participe à^appono.
Apuyal , apuiail : Appui , sup-
port , soutien , confort ; de podium,
' n choisît la b«Ue Ysenlt , qui regardoit par
dëfbrt , les deux bras acontez sur Vapuiail
de la £nBe*tra , et enteadit qu'elle se dolosoit
Kook. ■ Âoman de Tristtuu
K^it : Céleri , plante potagère ;
opium,
Aquaire (fil d') : Fil d*archal.
Aquast : Acquisition , acquêt.
Aquastexr : Acheter, acquérir;
acquii'ere,
Aquazi^ 9 équ€izié : Qui est carré ;
quadratus,
Aquriixir : Associer , donner
part dans quelque chose ; accoUigere,
Aquerkav» : Machi&e de guerre.
Aqueeir : Provoquer, chercher
fortune, voler; acquirere,
Aqueter , aquester > aquoster :
Acquérir, faire emplette, acheter;
d*acquisitus , ^axU d* acquirere.
Aqueteurs de cbemih : Voleurs
de grands chemins « qui attendent les
paasans po«r prendre ce qu'ils ont.
. AQVEiiRT>: Aooônrfe.
. AQUxpT,a9»fevr.' Accaeiilt^ bien
reçu; acquimùu^ .-.;
ARA
Aquiaut , aquieut : H accueille.
Aquieut sa voie ; Il se met eu chemin.
Aquilant : Roux , brun , alezan ,
de couleur d*aigle ; à^aquila,
Aquineter : Pencher , baisser
d'un côté , aller à un coin.
Aquis , aqus : Fatigué , réduit à
Textréraité.
Aquitement : Décharge qu'un
garant doit au garanti.
Aquoiser : Appaiser,' tranquilliser.
Ar , aras y aro : Sur , proche , k
présent , jusque-là ; d'hora.
Ara : Aura.
Ara : Laboura.
Arare , Arable , Arage , Araibe ,
Arrabc : L'Arabie , grand pays d'A-
sie , qui se divise en trois parties i
Arabia,
Arari, Arabais y Arabeis^ Aror-
bis : Arabe , nom d'un peuple origî*
naire d'Asie ; en Lat. Arabs,
Effstion est armé
Onques ne vi melllor Gascon ne arabt,
Romiin d'Alexandre,
Ararle , airage , arage y araige ,
€waule : Labourable ; arabilis ; pro-
pre à être labouré ; terrage , campa-»
gne , labourage ; arado,
Ararler : Labourer ; arare, Voy.
Arrarler.
Ararustier, arbustier, tarabus^
der : Importuner , chercher des chi-
canes mal-à- propos, hors de saison,
Arabe. Voyez Arëkr.
Arage. Voyez Ararle.
Araona : Treillis m fil de fer , et
qui sans doute imitoit certaines tofles
d'araignée ; d*ara¥iea,
Aracn E , airagne y aireigne , arai*
gne, iragne, iraigne : Araignée , totla
d'araignée ; araneay e^raneum,
A a AON EUX, airagneux y arai^
gneux : Plein d'araignées, plein de
thaïes 4*araigiiées; aranéosus^
ARA
Am AiCBKT ( cens ) : Cens , ou ferme
rmchetables»
Aeaioe : Terre labourable. Voy.
Aeable.
AaAioREE. Voyez Aaâivfta.
Aeaiii , arainy areim : Airain;
œnunen, formé de œs , œris ; en
bas Bret. €uraim.
AiAiNs : Trompette d'airain ;
ù^ctrtunen,
AsAiJiBE, araigmer f araignier :
Accuser , chercher à perdre quel*
«ftt'un , à lui ttoire. Voyez ABiisSEa.
Aa AiMMBE, itiraingier: Ouvrier en
«train*
Ajlaîeb y^arebre^ areyre: Cliarrue^
instrument de labour; aratrum,
A a AI s, Ararii : La rivière de
Smàne ; Jrar, J/foris,
Abaiskeour , araisneor , ares^
meomr : Raisonncurv parleur.
AmAisNEB, lÉfkuroit/iery aregnier,
aresner, aresnier^ aressoner, aresu»
mer : Parler raison , faire rendre
compte , soniBMr, appeler en justice ,
qucalionner , interroger , entretenir ,
dialoguer , liarangiier ; en bas. lat,
mrmiare ; Barhazan le croit composé
diL verbe nuioeimiri,
Ajlaishieb.: Arrêter^ tovcber queU
qu*an , lui parler.
AmAisonEMBiTT 9 araisnemeni :
EEécution de ce que porte un décret ;
action d'adresser la parole 9 de par-
ler, entretien , conversation.
AaAM. Voyez Aquaibb.
AuAiiiE 9 aranUsf ttrrtunie: Furie ,
rafe , guerre déclarée « carnage ;
aMigution qu'on s*est imposée par-
devant le juge ; nrreamentiam ; en
bas^ lut. mremia ; en Basque arrosa.
AuAMim « arramir : Faire preuve
4c courage en se battant en duel ;.
pfUiucttre, engager, att»{ner ; jurer,
cetment; eu bas. lat. arramire^
: Aînin;
A H B 83
Aeavgi. Voyez AiBAvot;
Abarota : Il appartit en ce lîeti. *
Abavfeb 9 eranrmr .""Brifér leA
reins , se rompre les reins ; de renés*
Arap : Rapt, acte de violence,
vol, larcin , rapine; rt^umJ
Abapbb: Voler, prendre, saisir
avec la main; ne^pene, arripete ;m
bas. lat. arrapare ; en Ptov. arapiu
Ar ar : Labourer, laboureur ; ara*
tor; oral, il laboura.
Aras i Auras ; uroiv , aurons ; et
maintenant , désormais. .
Arauble. Voyez Arable. .
AJU.ULIT : Engourdi , transi de
froid , malingre , maladif. .
•' Ara Y NE , €irena : Sable , gravier^
arène ; arena.
Arbaleste , arbalestrc ,^ arffe'»
iestre , arcbalestre , aubelestre : An*
cienne arme composée d*une mon-
ture ou fikl de bois , au haut duquel
est un arc de fer , une corde et
une fourchette ; elle se bandoit avec
effort par le secours d'un fer ( espace
de clef) , propre à cet usag^ ; iorcitf
balista ; en bas Bret. arbfilesù'.
IVot serjans à pié ùslrent d*Acre , et com-
menciérent à Imrdîer à eulx cft d*arcx et d*ar*
haiestres. JomvUle, Ifistoirè de A
Abbalest^e , arèialéstrée .* Portée
d^arbalète.
ARpALESTEL, orholestiaût , ârha*
Ustia^. : Arbalète , arbalètes.
Arbarlestier , arbalestrier: Sol-
dat armé d'une arbalète ; arettbaiista-'
rius; en Prov. aùubùiêstrié, .
Abcbbnaioe. Vmytt Alkmautb.
Arbitbibl : R»p|W>rt , délîbérU'»
tion des arbitres} à^arèùmgimf^ '
ABBi.TBiBi.m^: Sentence arbitrale.
Abboir , arbores , arbteus y • «t^
briere :, I^n planté d'arbrc^^ u^^
retum ; en ba». kt. mrboUlÊltm ;• e^
Basque arboia , arbre ; et qrbffiildi^/
bcatfuci ^ pépînîèBfc
04 ARC
A&Bovft» mrboisier, arbousier t At^
buste fovgonrt ..vert , et qui porte
à*JaTfeîf des fleurs et des fruits ; ar-
At^f^dtxn \ .arboirîe , arbrois , ot"
broys : Bttîsspns * broussailles.
K^^cmt'^ arboutant : Pied de bi-
che ; battre de* fer iqu'on met eu tra-
Ters d'un des'Tentaux d'une porte
pour la fixer.'
Arbeeau , abnsel, arbraissiau ,
arbresseau-, aràret y arbroisel, ar^
bndssel : Arbrisseau , fût d'arbalète ;
à'arbor. • :
Akbriêr : Monture de Farbalète.
AaBaoïKf 4»broée , arbroye.'^hcf^
cage 9 bosquet ,' yerger ; arborettim.
Arbbois. ^ox^t Abbout.
Arc AI, Archer^ Arghie, tarchier:
I?oms propres dérivés à^Arcuarius.
. Argas : L'a'rc-en-ciel , ou iris;
arcus cœtestis,
Arcb : Forteresse 9 palissade, es-
pèce de fortificatïoh \ marqué des li-
mites dès champs diffcrens de la
borne \ cachot ; le trésor public ou
le fisc ; autel jpOrtatif ; arx , arca ;
en bas Bret. arc et arg; en Prov.
arco. On dîsoit en bas. lat. arca an-
nonœy pour grenier public.
ARCEnsLiN, architiclin, archUri^
clin : Maître d'hôtel , celui qui prend
soin de préparer un festin; inten*
dant ,.inajoid6me ; architricÙnus.
. Argxdtagrx : Archidiacre, ofifi*<^
cier ecclésiastique ; archidiaconus.
ArcbCiLk: Pelit coffre, petit ba-
hut; èiiiMis. l^Là\arceUa.
Arcbr : Brûler.- Fofez Ardre.
ArcAA : Enfîermer dans un coffre ,
dans un lieu étroit.
Arcrut , arcieut , arcùfi .r Droit
de logcnent, droit de gite, de ré-
çeptiob*
AnGHAisME : Action de banderun
I
ARC
arc ; expression ancienne , surannée ,
vieux mot ; du Grec archais, vieux.
Archarace, arcairage , arckai^
rage. Voy. Arquer ace.
Arche , airche : Caisse ,* coffre ,
cenrueil, autel portatif, trésor, ar-
chive ; grande caisse trouée dans la-
quelle on conserve le poisson ; il se
disoit aussi d'une salle , d'une en-
ceinte couverte ; arca ; en Basque ,
en Espagnol et en Albanois arca ; en
Anglois et en Allemand ark ; en bars
Bret. arch, archedy coffre ; et archel,
cercueil. Onnommoit orcA^x (damans
les archives publiques, où les no-
taires gardoient les minutes des con-
trats. Foyez Amanus.
' Archebreste , archeprestre : Ar-
chiprétre , archevêque ; archipre^
bjrter,
Arghxcapeeaih ' ; '■ Chancelier , le
grand-aumônier de France ; arckica»
pellanus,
Archechapelaiii : On nommoit
ainsi , sous la seconde race de noa
rois , le grand-aumônier du palais ;
archicapeUanus.
Arch^e : Port d'arc , environ une
centaine de pas ; Varchée équivaloit
à ce que nous appelons une portée
de fusil.
Arcbéer : Chasser à Parc , tirer
de l'arc.
Archeoayx , archegaie y arà"
gajre : Sorte de lance ou de pique
que les archers portoient' ; selon
Froîssart , c'étoit une machine de
guerre qu'on jetoit sur les ennemis.
Arcbelst : Petit arc , archet de
violon ; arculus.
. Archer , airchiery archiery arf^ier:
Soldat de l'ancienne milice , qui étoit
armé d'une lance , d'un arc et dtr
flèches ; ce nom ne fut donné ensuite
qu'à des gentilshommes \ en bas. lat.
atcarius f^.arcaior ^ arckaior , ardke-
ARC
rùu , aremarims; en anc ProT» arkié,
4Mrquié.
Ki Toit Tcalr Mm «sini caannt ,
Po«r traire & loi grant t^etc* d*aeier, -
n M décroît trMlomer «■ fnjaat ,
Et garestir le il paet de Xarckur.*
CkamoH dxLrmdê Nmtm.
Aj^chekot : Petit archer, épithète
donnée à Cupidon.
AmcHiBAM : Banc à dossier, Iwnc
d'honneur encore en usage chez les
paysans des Geyènes : il est placé au
coin de leurs immenses cheminées;
c*est le siège des chek de la maison
«t des étrangers de distinction ; archi*
hamcus.
AmcHia : Voûte que forme Tare
lon<{n*il est tendu ; arcuaUo.
AjiGHiaa : Faiseur d*arcs , archer,
soldat ; il s*est pris pour trésorier;
AjLCBiERE , arkiere : Carquois ;
trous qu*on faisoit dans les murs
d*ane forteresse pour tirer des flèches
aux ennemis ; en bas. la t. archeriai
en ProT. arkiwo^ archeiro.
Ijf mvkieres sont as quamlaux ,
Par où on trtfa les qnariaux ,
A domager la gent le Roj.
Boman du RenartL
Et anx arehieres de la tour
Sont arbalestres tout entour
Que soi ■'oitroit s*j tenir.
Roman de la Bose,
AmcBisaKs: Lucarne pour rece-
voir du jour par une cour ou un
jardin; en bas. la t. architriay archena*
AncBirma , ardùfve , arcifve :
Coffre rempli de papiers; en bas. lat.
orMum*. Voyex Aechx.
AacniLi.x : Petit logement placé
taprès d'une étab&è; d*arcàena , pe-
tiie maison.
AmcHiscoLX : Maître d'école; ar-
dÊudêoiœ.
Aacjutaicliv. Voy* Aecsoblut.
ARD
S5
AacHiTAai: Archiriste, gardien
des arddyes.
Aacvoixm , archoyef^ Tirer de
l'arc , courber, plier en arc ; anmare.
AaenovT , arehui : Droit sur la
dime.
AaoïxHS, arîiênt : Étudiant en
philosophie ; artifex , artaitts.
AacQ : Grand coffre à tenir de la
farine ; arca,
Aaco : Tour, forteresse; arx.
Arcohett : Châlit , couchette.
A&coiBE , arooir, arcuer : Conr»
bure que représente un arc; et cour*
ber; areiuUia et arcuare.
AaçoH , arson : Ardiet de violon ;
arcus,
AacovT 9 Arcout : Nom propre ^
Arcondus.
Akct : Astreint , obligé ; arctus,
AxcTi : Étréci , resserré ; arciaius»
Aedank , Ardeine : Le pays des
Ardennes ; ^eluenna.
Aedeeur , ewdjeor^ andeow : Brù«
leur, incendiaire.
Aedemeit : Incendie , brûlure ;
à*ardere.
Aeoemev. FoyezUkKJitMfLTir.
Aedeh : La forêt des. Ardennes ;
Anluenna»
Aeoee , iirdoùr , ardoire > ardre :
Brûler, briller, rougir ; ardere*
Cils alcime le feu por voir
Por loi hroler, por loi ardoiri
Qui a sa cheTance establle ,
Son biau TÎvre, son biau manoir ,
Selonc le cours, son cstaToir ,
Sans dongîer trestote sa vie ;
Viandes et boas via^ sor lie ,
£t il fait tant quo par envie »
Pour ce ou*tl a on peu d'avoir ,
S*esmuet a ce qu'il ne doit mie ,
Et prent contre lui aatle.
Qui Ta mis en si grant pooir.
Jehan K Êigoiez.
Aedilixe , ardilUûrs : Lieu rem-
pli de broussailles , de halliers , de
ronces ; en bas. lat. ardiUana.
3
S6
ARE
Aedil;.*., ardriUe y arsille: Ar-
gile , terre grasse ; argiUa ; en bas.
Ut. ardîliim,
Ardit, anii^ àrdic, turiid^ hûw^
dt : Petite monnoie appelée liard ; en
bas. lat. ardicus ; en Basque ardiia^
et en Prov. ardido , pièce de deux
liards. Voyez Harox.
AaDoif E , ordonne : Eau qui s'é-
coule dans les prés sans qu*on la
Toie; du Grec ardo , selon Borel.
Aedor : Chaleur « ardeur , feu ,
pétulance ; ardor.
A la fois TDÎt II cAragM ces choMt ki à
Tenir sont , et encontre ce met teCe l'enten-
•ion ; dont U Tient granz ardort de tensont ,
U songes fait , la nuix U est tomëe en jor ; et
ja soit ce que U leix en repos tenget les mem-
lires par defors nekedent si at grant tence
dedenz el marcliiet del cuer.
Mand de S. Grégoire, fol 45, F*.
Aanouas : Brûleurs de maisons ,
incendiaires ; iïardere.
AaDHE , ard^ y ùrdoir^ ardrer ^
erdre : Brâkr, consumer, incendier ;
ardere»
lie papeillon à la lomiere ,
S*art et oocist.
Bikie OuioL
AanaEEiE , arderie : Entêtement ,
échauffement de tête > ardeur , cha-
leur, passion ; ardor.
Akdkeux : Brûlant, enflammé;
d*ardere,
AaDS : Brûlé du soleil , de cou-
leur Aoire ; ardens pour arsus,
^ Aanu , ardou : Haut, sublime ,
pénible , difficile ; arduus,
AanuaE : Échauffement de sang ,
colère , aigreur , tourment , désir ,
araour, emportement, violence, cu-
pidité , chaleur, brûlure ; ardor.
Ardus, arduz : Difficile, élevé,
escarpé ; arduus.
Are , aire , aret , arez , ayre :
Aride , «ec , deuéché ; andus.
ARE
Are , hare (tout) : Tovt-&-
l'heure , à présent ; de hora.
Aké : Labouré, travaillé, défri-
ché ; aratus.
Are , ari : Bélier ; aries ; en Basq.
aria t s eu Ativ. aret.
Are AU, aîreau : Charrue; ara-
trum.
Arecier : Se mettre en œuvre,
travailler ; arare,
Aredir : Rendre , remettre ; red--
dere.
Ar^e, eUrée : Labourage, terre
labourée , terré en labour ; aratio.
Areger, aréer^ aroiner, arraier^
arréer, arreger, arroyer, haréer: S'ar-
ranger , s'accommoder , disposer ^
équiper, préparer, régler, tracer une
ligue , mettre en ligne ; de radiare.
Et t^aregèrene lî conroi
Moût bdement delèz Tautre.
Rom€m de MeHin.
Tonte la gent que U Rois a
Et qui s*est à lui orée.
Se retient d^autre part serrée.
Gmihumo Guiéuf , &ux« siècie.
Arecner , aresgner : Attacher un
cheval par les rênes ou à la longe , et
l'arrêter.
Areie : La terre ; area. Voyea
AÏRE,
Aremair , aremer: Répandre des
bruits injurieux contre quelqu'un ,
l'accuser. Voyez Aramir.
Arena : Sable, gravier, arène;
Arevc , arench : Hareng blanc ;
harengiis ; en Prov. artncado^ en
Espag. arencada,
Arendataire , arendateur : Fer-
mier, rentier, locataire , colon, cul-
tivateur ; en bas. lat. €urendator.
Arendation : Bail à loyer , à fer-
me, location ; arendatum ; en Prov.
arentamën, Voy. Acgenskbikmt.
Arsndee : Donner ou prendre à
ARE
fente y à ferme , à loyer; arendare ;
en ProT. arenda , arenia.
AmBHsux : Sabloneux, graTelenz ;
arenaceus , arenosus,
AmBiroBA : Réprimander, corri-
ger, remontrer, haranguer; arengare,
AmsRGBaiB : Lieu d'aisemblée tu-
mnltuente.
AmsPTAa : Faire, des reproches ,
blâmer. <
AaKa , areir : Labourer , semer ,
planter, travailler, repeupler ; arare ;
en bas Bret. oretrL
Are* pour Dieu , Jïarons , arez ,
Et Tos ligiuûgei reparez :
Se ne pensez forment à^arer.
If *e«t riens qui les peast reparer.
Roman de la Bote.
Aebr , arere, areus, ariery ancre ^
€Êriers , ariez : Arrière , derrière , en
reculant , en retournant ; retrà.
AazaE : Arrérage , échu , en ar-
rière, ce qui est dû annuellement
pour un fonds qu*on afferme; en bas.
lat. areragium, arrieragium,
Ahbsc : Bequée , bêchée , appas ;
esca,
Abescle : Cercle mince d'un tam-
bour , éclisse , écorce , éclat de bois.
Abescuél , arestoely arestoly ares-
tuel : Blanche , poignée , anse , partie
d*nne lance.
Une lanee rude à merreille
lii ont eus en poing d*estr« mise ,
Et il Fa par Varescuel prise.
Roman de PercevoL
Abbsneb , aresgner : Attacher ,
lier, retenir, arrêter, attacher par
les rênes ; en bas. lat. arestare.
Abesnieb , aressoncr. Voyez
Abaisxbb.
Abesoxbb , arresoner : Interroger,
questionner , demander , s'adresser ,
raisonner; raiiocinari; en Prov. are"
satina,
là Bicitres si Varesodà,
Taial, dii(-U, enteodei ^À,
A R G 87
Fns tu ribaoB , trahître , on 1ère.
If ènil , fet-il , ains fat ionglere »
AToec moi ai trestout VaToir
Que li cors seut au siede aroir.
FaéSau de S. Pierre et du Jougkor,
Abbstb : L*angle întérienr d'un
édifice , petite partie ligneuse du lin ,
incommodité , retard 9 obstacle ; ar?
rectaria y arista.
Abbstbb : Accuser I croire quel-
qu'un coupable ; du verbe reri,
AaESTEs : Barbe d'épis de bled ;
à'arUta.
AaESTEUx y arestoiÊt : Plein d'ares
tes ; au figuré, plein d'incommodité,
d'embarras.
Abestibb : Tuile propre ponr lea
angles des couvertures de maisons.
Abbt. Fojrez Abb.
Abetif : Rétif, reréche, maua-
sade ; ^arista.
Abbub , areor : Laboureur , jar-
dinier , homme de la campagne ;
dnttor.
Abeuee. Voyez Abablb.
Abcalh : £gout, puits perdu, F(^m
Agoust.
Arganettb : Machine de guerre
propre à jeter sur les ennemis des
matières combuUibles.
Abgaht : Argent , métal qui tient
le second rang entre les métaux ;
argcnium ; éh bas firet. àrgand ,
argent.
Abgaut, afgant: Casaque At toilé
grossière dont les paysans se vêtent ,
habit long ; en bas. lat. argaviun ;
en Prov. argaou,
Abgentelet : Argentin , qui a le
son clair et aigu ; argenteus,
Argenteux : Qui a beaucoup d'ar-
gent ; argentosus.
Abgbntfbes : Franges d'argent ;
iVargefU^ery pris pour argenieus.
Aegentieb : Orfèvre , changeur,
trésorier de nos rois; argentarius ;
4
88 A R l
en anc* Prov. arjhéntané ^ arjhenUé.
En un and d*or toat nasils,
Fu mon signet xpis et aMti ;
Et rentaiUa moult volentien
Uni trèt^bons mestres argenûen.
Poésies de Froissart ,foL x66, eoL x.
Aeohe, argo, erghës : Champ , do-
naine ; ageK
Aegieb : Soldat grec.
Arcives : Habitans d'Argos ; ^r-
givus,
Aagnâ. Fioyez Aenâ.
AacouiEEE : Railler , se moquer ,
démontrer, conyaincre ; itrguere,
Aeooulé , argoulei : Arquebusier
à cheval , sorte de chevau-léger ; an
figuré , homme de peu de valeur et
de conséquence.
Aegu : Blâme, reproche, injure;
du Lat. argtttus; en bas Bret. argu ,
débat.
AacuEE : Pointiller, argumenter,
téprimander , disputer , conclure ,
blâmer, accuser, reprocher, démon-
trer , édairer , avertir ; urguere ; en
bas Bret. arguL
La nuit quant s*amors m* argue,
La met aveo moi couchier,
If o^t eitroit à ma char nue ,
Por met maifs aMoagier.
Givos de Dijon.
Ae6|7EE][s, argoutîe , argue, ar^
futfe ; Argument , altercation , subti-
lité , ruse , finesse, friponnerie ; argn-
fia; en Pfoy. argumenta,
Aequeux , argoui, €irgut : Conten-
tieux , subtil, fin , spûrituel , savant ,
habile ; i^rgutus.
Aei : Mouton non châtré ; aries^
Aei : Sec , aride ; andus,
Aeiduee : Majgre.ur , sécheresse ;
^aridus,
Aeiee : Arrière, derrière \ de rétro,
G^irai arier parler an fil Garin ,
Par acordance le ferai li Tenir ;
8e ta le paea entre ta gent tenir ,
OcU Ini • Sire , nel garîle mia vis ,
ARM
Puis feroai pali au riche roi PepIa
Si ft*en iront li Loherens mendi
Et remanra la guerre et li estria.
Roman de (kuin des Loherens, fgl. i38.
Arietbe : Se battre, se choquer,
se heurter , courir sur ; arietare.
Aeifoet : Raifort , espèce de rave.
Ce mot est encore en usage dans le
Lyonnois.
Aeicot , larigot : Sorte de fifre ,
petite flûte militaire.
Aeilateue : Qui arrhe, qui donne
des sûretés de sa parole ; arilator,
Ariole , auriole : Devin , sorcier ;
arioius,
AaioLEE : Prédire , raconter la
bonne aventure; arioiari.
Arieee : Se mettre en colère, s'em-
porter , se fâcher ; irasci.
Ariscat : Eveillé , hardi , sémîl*
lant ; irascibilis ; c*étoit le surnom
donné à Inigo , comte de Bigorre ,
roi de Navarre : il a été la tige des
rois de ce dernier pays, et vivoit eu
Tan 800.
Ariscle : Cercle , caisse de tam*
bour.
Ariscles : Planches propres a faire
des portes.
Ariter ; Mettre en possession, re^-
vêtir d'une fonction.
Arivoer : Port , rivage où l'on
arrive aisément ; d^advenlorius*
Arjbëiytiero : Une mine d'argent;
argentoria.
AeIiAm; arlan , arlandie : Pillage.
J^aîre arlam : Piller, faire main-basse
sans égard, cri des soldats pour s'ex-^
citer au pillage,
Arlot : Fripon , coquin , voleur.
Ark : Bras, membre en général ;
(innus^
Armaire , altnaire , alman'e , ar-»
mairie , arrnarie , arrnoaire , aut^r
mare , aumaire : Armoire , lieu ou
meuble à serrer des armes , des h^«
A R M
bits ; armarium ; en ProT. armari;
en Langned. armazi. ^
AEXÂLiirs , armelaine, armeili-
ne : Hermine , fourrure précieuse ;
à^Armema , Arménie , grand pays
d* Asie qui les fournissoit ; on a de-
puis donné ce nom à une fourrure
très-fine et très-blanche qui vient de
la Laponie.
AaMALx, aumail^ aumaille ^ au-
maulx : Bœufs qui y ont à la charrue,
animaux de basse-cour, bétes à cor-
nés ; armentum, Ducange dérive ce
mot de manualia pecora , seu ani^
malia rnansueta , quœ ad manus
accedere cofuueperunt,
AaxAS , erme : Lande , terrein in-
culte , forêt , lieu désert ; eremus.
Aehatocs : Bandage d'arbalète.
AaxATUAB , subst. fém. : Armure;
4irmatura;por m* armature, pour ma
défense.
AmMB 9 ainnne , arma , armie :
Ame , esprit , cœur , vie , ce qui ani-
me le corps ; anima ; en Prov. armo*
DtlM à Toitre seigneiir le Eoy de Tuaet ,
de par moy , que je désir si ardammeiit le
mIu de, •mrme, Annales de &, Loua,
Diex, diftt-li Rois, com ore soi Garis,
S'or eiut martet Blaochefor à Clervis;
Sacliié» que m^anne eu grant joie te fist.
Âomau de Garin,foL 9.
AaifKFUf : Taffetas pour dou-
blure.
AaxELEiNE : Bétes à laine ; d'or-
mentalis. Voyez Armalx.
Armelt , armelle : Garde-robe.
Fojcz AaMAiaE.
Armée ANGE (Rime). Fojr, le mot
suivant.
Arxeret , Galant , poli , qui a la
passion des armes et de la gloire ; ar-
mure de tête.
Armerie , annenie y armoirie ^ ar-
morie : Plantes et fleurs odoriféran-
|CS| bétoine, giroflée, œillet, écus*
A It 9 fW)
son , éctt d*armoiriet ; armewitujlos.
Arxkt : Casque, armure de tête.
A^MiGVAGO^ : Gens de la faction
des Armagnacs ; armeniaei.
Armillk , armeille : Bracelet , an*
neau ; armiila,
Armin , Armine, Ermin : Qui est
d'Arménie , qui est d'Hermine , Her-
mine ; Armenius , Armenia.
Arminkte : L'alermin, outil de
menuisier ; armamcnta.
Armiol , armiole : Vaisseau des*
tiné à recevoir du vin , espèce de
broc ; armillum,,
Armiré : Moucheté, hermine.
Armoigite : Aumône , charité, acr
tion de donner ; eieemosina.
Armoiries : Armurier , artisam
qui fabrique ou vend des armes;
armamcntaritts.
Ar MOISIS , armosie : Harmonie,
accord , musique ; harmoma.
Armol : Arroche« plante pota*
gère émolliente ; en Prov. armôou ;
en Esp. armuelku,
Armor : La mer ; armor,
Armorique : Le bord de la mer ,
côte maritime ; ancienne contrée des
Gaules ; armorica,
Armoter , armoier , armoirer :
Armorier , bla sonner ; armare»
Et delez lui estoit messire Jehan le Barroîs,
à Pennon armojré de ses anues. Froûsart,
Armum : L'épaule, le bras ; €irmu$,
Arna , argna : Teigne , vers qui
ronge les livres, les habits; à^ant-
neus , qu'on prononçoit aràcàmeuSj
aragneus.
Arnait, arpan : Arcade, ouver-
ture faite en arc.
Arraud : Débauché , mauvais
sujet.
Aritauder : Chercher noise , cher-
cher dispute, querelle sans sujet,
maltraiter. Ce mot est encore en
usage en Picardie,
ço A R P A R R
Aehoul, Arnold, Amolde » Ar^ siqne à cordes ; harpa; en bas. lat.
nould, Ernol , JErnoid , Hemoux : arpa; en Basque arpa ^ arpea.
]^om propre, mari dupe et malheu- Aape : Pour harpie ; fiarpyia; en
reux ; Amoldus, Prov. arpi , saisir , empoigner ; ar^
Abo, aras, aros, oras, oros : piou , ongle, et arpo ^ griffe. Voyez
Maintenant, à cette heure, à pré- Arapek.
sent , pour le coup j d*^ora. Arquabot : Mauvais sujet, dé-
Arochkb , arrochier : Briser , ré- bauché.
duire en poudre , accabler , jeter des Arquars : Trésorier , argentier ;
pierres à quelqu'un ; en Ital. arro- arcanus,
cluare. Abquelieb, harquelier : Kommt
' Aroille : Oreille; auncula. g«gé I>ar un religieux pour le mener
Aboit : Qui est roide , qui est en ^a^re la quête ; ce mot a signifié
érection ; arrectus, 9l\ïss\ , un vagabond , un vaurien , un
ArÔmetis : Aussitôt , inconti- batteur de pavé,
lient. Arquemie , alchemie , arhemie :
Aroh DE , alondre , arondeau , L*alchimie , Tart d'apprendre à dis-
4trondel, arondelle , amndelie : Hi- soudre tous les corps naturels et à
rondelle ; hintndo» les résoudre dans leurs principes ;
ARONniLLEB , arundiller : Mur- se dit aussi de la philosophie hermé-
murer ; d*Airundo, hirondelle , parce tique , le grand œuvre ; chytnia; en
que le chant de cet oiseau est une Prov. arheirdno.
«spèce de murmure. Arquemiek : Alchimiste , homme
Et Toiu ne Toleistes Mcendre , mesTons, ^^ ^^^' ^^^ opérations de chiçiie
luescreans à la parole noatre Seignor , noatre pour trouver la pierre philosophale.
Dieu-, arondUùuees en voa uhernaclea et Arqukb : Se courber en forme
(deiatea : IVoatre Seigoor noua haut. j*
r »-i» w,' ' « ^ f d arc ; arcuan,
La Bibie Histonaux , /i® 7601 , chap. i , . ». ,
1;. a6. Deutéfvnome, Arqukbage , archairage , archa--
Ei noluùds ascendere; sed incrtànU ad '"^^^ arquairage : Droit par lequel
urmonem Dommi Dei nostri ; murmuraatis on étOlt tenu de faire un soldat , un
in tabemactUis vestris, a$qtie dixûtis : Odit archer à son seigneur; à^arquites,
potninus, Arquet : Petit arc, archet de vio-
Arotb : Aridelle , mauvais cheval, i^q . ^arquatus.
Aroue : Soin , inquiétude. Arquoi : Ajustement, parure de
Abousse : Yesce sauvage; ara- femme.
chus. Abrableb : Assembler , prendre,
Aroutkb , aroster, aroter, arro- enlever , tirer avec force et violence ,
ter : Conduire , accompagner , se ^ayi^ , piHer ; abradere. L'auteur
mettre en chemin ; de ruptum, route , ^u Roman de la Rose , parlant de la
participe de rumpere. convoitise , dit :
Aboy : Charrue; d'^ro; du Grec ^, „ ., ... ,
, T> ^ C eat celle qui baille a usure
(fronn ; en bas Bret. ar. E,t preste par U grant ardure
ArpABUE , €lgripade : Une poi- D'avoir, conquerra et arrabUr,
gnée , un coup de poing ; hoipaso, Rober, tolUr et barater ,
harpax; en Prov. arpado. ^' P" ^*"^^*« meacompter.
Abpe : Harpe , instrument de mu- Abbagbieb , €wechier, arrcschier.
ARR
fMgier: Arracher, déraciiier; d'o-
bradere , et selon Ménage , d*a6ra-
AftEAcns : Enlèyement 'fraudu-
leux du pknt des arbres d*une forêt ;
d'abriuus , part, ^ahradere.
AaaAFFLKE : Égratigner,écorcher.
Aeraoke : Enrager , devenir en-
ragé , furieux ; mbire,
Aeeaobeie : Rage , fureur , em-
portement ; de raUes,
Aeeaise, iurajrer, anx>yer : Ar-
ranger 9 mettre en ordre 9 par rangs ,
par bandes, ranger en bataille; en
bas. la t. ariare ^ îïarrigare,
Aeeâignbe : Appeler en justice,
impétrer , solliciter en jugement ,
assigner.
Aeeaickxs : Barreaux de fer qui
font saillie en dehors des fenêtres \
û^aranea,
Aeeaikee : Promettre , assurer.
AEEÂiiriEE : Contraindre, exiger
par autorité , citer devant un tribu-
nal ; en bas. lat. arrainare,
Aeeaiour : Maréchal de camp ,
sergent de bataille ou de compagnie.
Voyez Areatee.
Aeraisohee , arraisonner. Voyez
AmÂISITER.
AmEAMiE : Accusation, méchan-
ceté. Voyez Aeaxie.
Aeeamine : Amende par défaut.
Abeamie , arrametr^ arramier :
Promettre de servir quelqu'un sans
en avoir le dessein ; assembler , réu-
nir, convoquer, sonner le tocsin,
appeler, s*engager^ défier ; en bas. lat.
arrandrt ; place arrande^ joute, com-
bat indiqué , engagé.
IfoU les ofMicz wrratmr,
Seretnent faire et foy plevir.
Xef ComstUutkmi de Chartesmagne,
Aeeapa : Accrocha, prit, saisit
avec avidité ; à^arraper ; en Basque
atrapa i rapine.
A R R 91
Aeeapee : Saisir avee force et
avidité, accrodier, empoigner; or»
ripere,
Aerâs : Cri d*arroesdes Flamands.
Aerasement : Dernière assise de
mur élevé à égale hauteur, apla-
nissement.
Ae RASEE : Élever des murs à égale
hauteur , raser , mettre en ligne
droite, démolir, jeter bas, unir,
aplanir, niveler; dans le Lyonnois
on appelle le ruisseau d*une rue For-
rase ; en Basque arrasa ^ signifie
perte , carnage , destruction ; de ra-
sum y supin de radere,
Aeeastle : Espèce de bêche.
Array, arrayement : Ordre , dis-
position , arrangement ; arramen-^
tum.
A'RRATié , array ié : Équipé, four-
ni dp toutes choses.
Arratee , arroyer : Essayer de
faire quelque chose, arrêter, ren-
contrer, mettre en bataille , arranger,
disposer au combat; arrigare ; en
bas. lat. arraiarc.
Aerayer , arraiour, array eur ^
array our : Maréchal de camp , gé-
néral d'armée , chef d'une troupe de
gens d*armes; en bas. lat. arraiator ,
arraîtaior.
Arrkak GHE : Ordonnance , arrêt ,
ordre , jugement ; en bas. lat. arres^
tum,
Arréer : Labourer pour la pre-
mière fois , disposer la terre aux se-^
mailles ; préparer , équiper , régler ,
arranger ; arare.
Tout le quareiine Cst arréer le Roi lei nefi
pour reveiûr eu Fraucr.
Joinvilie, Histoire de S. Louii,
Arreisquk : A moins que , à côté,
Arrender , arrenter: Prendre 014
donner à rente, à cens ; en bas. lat«.
arrendare , de reiLicre ou rcilere.
Aeeejcse. Voyez JLKkmvz^.
/
9^ A R R
AEAraTCMENT : Bail à rente ,
prise à rente ; de redditus ou reditus,
Arre&e, arrers y arreus , arriens ,
arrier : Derrière, arrière, en recu-
lant , retournant ; dans , chez , au-
près; de retrà,
Ar&esgiea : Arracher, déraciner.
Aeresoher. ^o^ez Aresoker.
Arresser , arreger: Dresser, roi-
dir, hausser , relever ; arrigere,
Arresteul : Anse , manche , poi-
gnée , partie d*une lancé.
Arrestoison , arrestance , arres-
tée , arrestement , arretizon : Arrêt ,
jugement , obstacle , empêchement ,
retard , délai ; arresturn,
Arresuer , arresver : Interroger ,
arrêter , juger ; de restare ; en bas.
lat. arrcstare.
Arretakgs : Domicile , demeure ;
de restans,
Arretiste , arrestographe : Com-
mentateur d'arrêts, d'édits, d'ordon-
nances; à^arrestuin, et du Grec gra-
pM, j'écris.
Arrêtée : Derechef , encore.
Voyez Arrere*
Arrez : Vers , de côté , de tra-
Ters , du côté de , aux environs , en
dehors, excepté. Fojez Aîeb.. Une
terre exempte de tout droit, €urez
de dixme.
Arrie : Obstacle, empêchement;
de restare.
Arrier-arages : Arrérages , reve-
nus de terres labourables restés en
arrière.
Arrière , orriers : Derechef, en
arrière, autrefois, ci- devant, an-
ciennement ; de retrd.
Ça en arrière , qnVnfès estote
il me loaTient bien qne j'ooie
Parler de sains et de saintes
Dont a Caiens et mains et maintes.
Miracle de la benoîte dent çue nosire
Sires maa en t'enfonce.
A R R
Arrheri^: Retardé, retenu, em-
pêché ; de retrà. «
Arriere-ban : Convocation des
arrière -vassaux du souverain , no-
blesse que le roi mande pour servir
en corps dans ses armées ; retrb^hanr
num. Voyez Bak,
Arriere-mis : Écarté , négligé ,
mis de côté ; cy arrière , ci-devant , et
quelquefois il est pris pour, ci-après.
Arriérer: Retourner en arrière,
retarder , rejeter , interdire.
Arriers ; Train , suite , équipage ;
derrière , à reculons ; rétro,
Arrite : Petite monnoie en usage
dans le comté de.Bigorre.
Ar ROCHER , arroquer : Presser,
accabler , fouler. Voyez Arogher.
Arroi , arrois , arroy, arroye :
Ligne , trait , rang , disposition , fa-
çon , sorte , espèce , genre , manière ;
arrangement , propreté , magnifi-
cence , équipage , suite , train ; en
bas. lat. arraiamentum. Voyez Ar*
RIERS.
Car qnoi ! qui tous auroît crache
Tous deux encontre le parroy
D*une matière et d*on arrcy.
Si seriez-Tons sans diiTérence?
Padkelin,
AuROi kv CE jorreance, arréement :
Arrangement , disposition , prépa-
ra tif.
Arroier, arroyer, Voy. Arriver.
Arrois , arroy : Train , attirail de
labour , ordre , arrangement , cor-
tége, pompe , convoi, équipage de
guerre.
Arrol : Voûte , arcade , courbe ^
cintre.
Arrouge , arrouche : L*arroehe ,
plante potagère.
Arrour : Erreur, écart, égare-
ment ; error,
Arrousers : Arrosoir, arroser;
Nicod dérive ce mot de rojr ou rosée»
A R s
A&EOUTKK : Assembler , mettre en
traiD , mettre en tas.
Aaaot : Arrangement, équipages.
Fbje* AmRiBEs et Arrois.
AB.muKKm , turnmer , arrumer :
Mettre en ordre , arranger, équiper,
régler. Foyez Areatse.
Aes : Partie de devant du corps
d'un cheyal , d'un cerf; d'artus.
Aes, arsé, arseiz, arsis, arsiz,
arssiz , art, arté : BriÛé, enflammé ,
embrasé , incendié ; arsus; en anc.
Prov. éirsa. S. Pierre ^des Jrsis ( et
non des Ands ) , S. Pierre des Brûlés.
Mal fVit chauffé , qui toit t'est an,
Ancien Proverbe.
Aes , arse : Adulte , avancé en
Age; iMdukus.
Ams : Art , science , état , métier ;
Aes : L'épaule ; du Grec armos,
Aes, €irçon, arçonez, arcf, or-
son: Arc, archet de violon; d*ar-
eus , d'où est venu le nom de la rue
S. André des Arcs , et non des Arts.
AasKA : Charbon peu brûlé.
Aesbcatb : Espèce de pique ou
lance. Voyez Aechboate.
Aesbrac : Arsenal ; de l'Arabe
dar-sendah y en retranchant \e d ,
atelier, magasin.
Aesbe : Brûler , briller ; ardere.
Aesbe : Rehausser , redresser.
Vojes Aestke.
Aesburb , arsure : Brûlure , ar-
deur , pet]}e , souffrance ; eirdor.
Aesxn : Brûlement par ordre de
josticse d'une maison appartenant à
un criminel ; à^ardens.
AiLSivs : Bois qu'on brûle dans
une forêt qu'on veut labourer ; d'or-
€Unsm
Aasius : Bois brûlé par accidens.
AmsoiE : Hier au soir.
AmsoN , artin , arsion , arsour :
Incendie , brûlure , en4>rasemeiit.
ART 93
Arstbr , €udery ardre , arser, etr-
ter : Brûler ; ardere; en anc. ProV.
arsar.
ARStJRB. ^oj^ez Arsbitrb.
Art : Brûlé ; d'aster. On dboit en-
core, savoir d'art , pour être fin,
rusé.
Art AIL , artauxj orteil, artei, oT'
deux, artoil, ortoy, ortoz , ortuel :
Article , articulation , doigt du pied ,
de la main ; ongle de patte de loup ,
de chien ; orticuius.
Arte , artison, artuson : Vers qui
s'attache au drap , et qui le ronge.
Artblibr : Atelier, lieu où l'on
s'occupe de certains arts ; lieu où
Ton pose les outils et les machines
propres à ces mêmes arts; d'on^-
cialis,
Artbr : Arrêter, retenir, répri-
mer, fixer ; de restore,
Arter : Brûler , s'eriflammer ,
s'avancer ; ardere,
Artibit , curcien, artefior, arteus ,
arttficiere y orti/iory ardien, artousy
artox : Artiste , qui opère avec art ,
adresse , avec habileté et prudence ;
savant dans les arts ; orti^ex.
Artilleck : Art , science, savoir,
érudition.
Artillembnt, orteilleriey arteUe-
rie , artillerie : Meubles , ustensiles ,
attirail ; machine de guerre ; en bas.
lat. artillaria ; en Basque artiUeria.
ArtUJene est le charroi
Qui par Dac , par Comte , ^ar Roi,
On par aucun Seigneur de terre ,
Est diargié de quarrians en guerre,
D^arbalestea , de dars , de lances ,
Et de targct donnes semblancet ,
De tiex hamois la prendre senlent,
Li desgami qui prendre en veulent.
Cil qoi les délivrent , en baillent
A cent à qui tiex choses faQlent.
GuilL GmartJoL 34i , iT.
Artiller , ardlhier y artHUer :
Fortifier , armer ^ équiper un homme
94 ARtr
de gnerre; parer avec art, opérer
avec artifice.
Près de la Marche, for la mer,
ÀToit fet un cbaitel fermer ,
Qui moult eitoit bien batiUiea *
Si fort et si artiUUz
Qia*il ne cremoit ne Roy , ne Conte.
Le dû du Baril, n^ 7918, y^A i,
R^, eol. 1.
Aetilleux, artUleus , ardUeuse,
artillos.: Fin, rusé, artificieux; ar-
tillus, à^artificiosus.
Je tais avec lea orgueilleux , «
Les usuriers, les arHUeux ,
Quf les mondains honneur convoitent
Et les grands besongnes exploitent.
Roman ée la Mcêe.
Ge maîng avec les orguellens ,
Les TeaJea , les artUhmt ,
Qui mondaine» honors conroitent
Et les grans besoigncs esploitent«
* Roman de la Rose, vers 11391.
Aetimacb : Art magique , sorcel-
lerie.
AaTisixR : Artisan; àLortifex.
Artos : Pays, cluunp^ aire, sol;
arvtttn.
Artcit : Repas, droit de gite;
du Grec artos , pain. M. de Sainte-
Palaye croit que ce mot vient de
p<istus,
Abtumaieb, artlmtùre y arimai-
re : Magie , sorcellerie ; ors nuQor*
Si sai meiat beau geu de table ,
Et d*entregiet et à'artumaite.
Bien sai un enchantement faire.
Fabliau, dee deux Bordeort riheuu,
fol, 70, i?®. coL 3.
AaviirKE : Ruiner , abîmer , dé-
tniire.
Amuaa , arrure : Labour , labou-
rage; anuum,
Aetâlk : Mauvais dessein.
Arvâulz. ybjrez A.hYAJ.i,
Arts : Place vide et propre pour
bâtir, terrain y cbamp; arvmmi en
bas. lat. arpA.
ASC
Arvoirb : Enchantement , vision ^
vapeur.
Or serent bien et voient tait
Que par songe est on par arvoire
Ife tiennent pas la chose à voire.
Fabliau tCAhuL
Arvol , arvaux , arvolis , arvolt ,
arvaulu, arvout : Arcade , voûte ,
cintre; arcus votutus ; en bas. lat.
aruoutus.
As : Aux ; ad.
Com li Prodom se gisoit en son lit
Et 3 avoit grant paor de morir.
Ne regardoit son père , ne son fil ,
Ne son parent , ne son germain cosîn ,
Af moines noirs que Sains Beneois fisc
Donoit sa terre et trestot son pais ,
Et por itant fna li mons apoari.
Ronumxks Lohermtu
As : Avec.
Fors qu*il est plain dVnvoiséore ,
Et qu*il ge«è lu gens et parole.
* Roman de la Rose, vers 9(M.
As : Unité, monnoie valant ua
sol; as.
As AIR : Essai , épreuve.
AsAL , asais , asalx : Assaut , at-
taque ; assultus.
AsisRR : Rassasier, donner ea
abondance.
AsAUDRE , asoudre , assaudre , as^
saure , assourer : Absoudre , remet-
tre une peine , une dette ; absolvere.
AsAvoRRR : Goûter , essayer , sen-»
tir ; de sapcre.
AscAircE : Rémission , absolution*
AsçAVANTER '. Rendre savant , de-
venir savant , s'instruire ; de sapnrcm
AscKK iiRE : Gravir , monter ,esGa?*
lader, s*élever; à'ascendere*
Cil levaunt par nuit, aseeruK tit ttoimt
Siuai , com nostre Seignor out comandé»
Biàle kittoriatuc. Exode j^ ehap. 34»
verset 4«
AscRHsiair : Droit de succéder à
un aacendaat; Oèvensio.
A SE
AtcB&TBLBR : Casser la tète , la
cerrelle.
Après , Delis et Bîen-celer ,
irônt par Honte ascervcitr,
* Motnan de la Rose , ven 10943.
AscBEMEs. Fojrez Acéement.
AsciEHT , assume. Voyez Esciakt.
AsciBNTEE , assiantre : Avec con*
noissance , ▼oiontairement ; scienter.
Alscin : Enclos , enceinte , mu-
raille ; de cinctus , part, de cingere,
AsGON : Petite nacelle ; itscMs ; en
Anglo-Saxon , tue.
Ascokdeb. Voyez AecoirsEa.
AsGOUT : Ecoute. Estre en ascout:
Etre aux écoutes.
AscouTEE , abseoulter, ascoher ,
mscuter : Ecouter , fagre attention ,
entendre ; auscuUare ; en bas. lat.
abscuUare.
Ascuff : Aucun , nul , personne.
Ascua : Tranquille , qui ne craint
AsB , adne , ahne , aisne , asen ,
asgne , asne : Ane , béte de somme ,
monture , ânon ; aselius , asinus ; en
bas Bret. asen ; en Ital. asello.
Um asme «Toit eo ta maison.
Mais teil €une ne vit luais hom ,
Qni vint ans entiers le servi ;
Mais né saî s*onqaes teil serf tî.
lÀ asne momt da TÎellesce ,
Qni OMot aida à la richesce ,
Tant tint li prestres son cors chicr i
C*onqne non laissast acorchier
Et Tenfoi 00 semetiere
Ici lairai cette matière.
JLi Testament de tAsne,
AsmEEEE : Se rendre maître de
^ttdque chose par force , attaquer.
Qai a joré son terement
Qaa jà ca Chasiel Hkoserra, ^
Ile jà , ce dit , cop a*i ferra.
* JoaMM de la Mose, *ûen 10904.
FraBchise et Pitté s*ofrèrront
Çoatra Oaay icr et l'Aferrofir.
* Ibid» imrt itïQSi.
A S O 9S
AsBEvisEE : Donner une terre à
charge de service ; de servùium,
AsGouT : Eau de pluie, ruisseau^
fossé rempli d*eau; d*aqua.
ASGUILLETTE , S. f. AiguillcttC «
ornement, ruban; d'acuieus,
AsiRE , assotifrir : Fournir le né-
cessaire , donner assez.
AsiSEE , assiser : Assiéger. Vojfe%
ASSAEDEE.
Ils arcent Rains et asisent Paris,
Us brident Rheims et assiègent Paris.
Roman des Lokerens.
As3f £E , aesmer : Estimer , peuser»
juger , évaluer; œstimare,
AsMOiNUE : Aumône^ charité, li*
béralité ; du Grec eleérnosyné. ,
AsNiAus : Ane , ignorant*
Dont je seroie trop asniiuu.
Se n*en savoie raison rendre.
* Dit du 'vrai Anel, %%o,
AsoAOE, asouage, assoage : Il sou-
lage , il adoucit , il diminue.
AsoAGEE , asouager , assoager, as--
soaigier , assoajer, assohaiger , as^
souager y assouagier , assouger y as^
souvager , assouvagier , assuajer :
Soulager , adoucir , consoler , appai-
ser , calmer , diminuer.
Se Diex li grans t*a tonrmenté,
Soffrir li dois sa Tolenté;
Cliias qni te sçet adamagier.
Te saora bien assouagier.
Distiques de Càtoa^
AsoLOEE. Voyez Asâudee.
AsoMEE : Terminer , achever ,
compter.
Amor commence , amor Mome,
* Roman de la Rose, vers 4481.
. Et tôt par nombres asoma ,
Et set combien en la some a.
* Ibid, 17x99.
AsoEBiE : Eteindre , absorber ,
anéantir , engloutir ; absorbere,
AsoEBiLLEE : Sc ncttojer les oreil-
les , couper les oreilles ; d^auriçula.
gG ASP
AioSTiLLBR (a') : S*indastrier«
Il De teroitnt ja si vain
Que trestait ne ê^asostiOasseni
Comment as armes coatrestasseot.
* Koman de fa Base , 'vers i8a82.
AsoTKE , asotir, asouUer : Deve-
nir sot ou foa.
AsoTiE 9 asoiement : Folie , sottise «
ignorance ^ et débauche , prodigalité,
incontinence ; ^asophia; en bas. lat.
asotia*
Asouacbmeut : Émancipation ,
soulagement , consolation , adoucis-
sement.
AsoupEfL : Choquer,hearter, frap-
per,
AspARAOE , asparge , asperague :
Asperge , plante potagère ; asptira^
gus, du Grec asparagos; en bas Bret.
asperjus,
La coustume fut jadis en Boècie , que les
Jbonnes et honnestes matrones approuchantes
pour devoir coucher la nouvelle mariée , lui
îuisoient nng cliappellet sur sa teste de bran-
ches de asparaees aspres et mai gracieux ,
▼oulans dire qu il falloit endurer les rudesses
dumary.
Le Mariage de PolUon et Euridice,
AsPBCTioN : Inspection , vue 9 coup
d'œil ; aspectus,
AspÉB : Épée 9 glaive. V* Espée.
AspER , aipre y aper ^ aprie^ as--
pers , aspre : Dur , rude , b&ton
noueux , raboteux , inégal , stérile ,
aride ; d'éisper, aspreium,
AsPE&cioN : Ouverture ; d*apertio.
AspÉBEB : Rendre âpre , rude ; as-
perare*
Aspérité : Rudesse , âpreté , iné-
galité , stérilité ; asperitas.
AspiES : Un peu , peu, en petite
quantité.
AspoRT : Enlèvement , rapt , trans-
port ; asportatio,
AspoRTER : enlever , transporter ,
emporter \ aiportare* *
A SS
AspRE : Ardent, empressé, dur^
rude , désagréable ; aspretum^ tispefk
Il est plus asprts c*une ronsce ;
Miex vaut de mon solas une onCe,
Que du sien ne fait une livre.
Fabliau de Constant Duhamel.
AspRicB : dpresté ^ aspérité ^ as-
presce , aspresche , aspresse, aspreté ,
aspreteit , aspreur : Sévérité ^ Âpreté^
rigueur , rudesse , peine , douleur ,
tourment , ardeur, activité , animo*
site , exaction , corvée pénible , ai<«
greur \ à^asperitas.
Tu deaires par aventure la santeit , maïs ta
redotes Vaspreteit de la médecine por ceu k«
ta te sens et tenre et aaftrme«
Sermons de S. Bernard,
Tu Jortè saluiem optas , sed curationli
acerbitatem , teneritudmis pariter et œgritÊt^
dinis propriœ conseiiu reformidas»
AspRiR , aprir, aspérir, asproier,
aspToyer : Exciter , pousser , aiguil*
lonner , aigrir, irriter , tourmenter ^
poursuivre; asperate,
AsQUETTE : A l'abri. Se mettre as-
quctte : Se mettre à couvert pen*
dant une pluie ou un orage.
AssA : Çà, adv. çà, dites-moi.
AssABLBVEKT , asuÊbUssement .*
amas de sable qui forme une lie ; de
sabulum.
AssACiNBMEKT i AssassiuBt , mcur*
Ire. Ployez Haresins.
AssAnE , aissade : Bêche , houe ,
lioyau ; iïascia*
Assagir : Rendre sage , le devenir
soi-m«me ; de sapientia»
AssAiBR , asaier, assoyer , saiet:
Essayer , tenWer , se disposer , tâcher ;
goûter , éprouver , connoitre ) ea
anc. Prov. assatar,
AssAiBUR. Voyez Assbur.
Assaig:! ouRiR : Devenir seigneur i
se rendre maître.
>UsAiLL£ii. Voyez Assârdbb.
Assailliez : Assaut » attaque ; as^
SU/iUSm
r.t k ces choses faire mîstrent bien sept
seroainrs ; et assek y ot soarcut de bbncs
nssail/iez et de biaus |>oignei« deT»«nt les
portes. Gui/I, de Tyr, foL a;[ , ^.
AssAiNEMKNT : Assignation, liypo-
tlièque ; assiffnauo.
AssAiRE : Arclicr , homme de
guerre.
AssAL , axsalie y assoit, assalx,
assault : Assaut , attaque ; assiiiius.
AssALin , asalir , assaulter : Assail-
lir , assiéger , attaquer , poursuivre.
AssAMBLKR .* Assembler, attaquer
Tennenii, comparer, venir aux mains*
Âssctnbler les proycs : Butiner.
Ass AMPLE , exsarnple : Exemple ,
précepte ; exemplum,
AssARDER, assallir, assardre , as-
saudrCj assaulter y assauier: Poursui-
vre, assaillir, assiéger, attaquer, esca-
lader ; assélire; en bas. lat. assalliare.
Ci affiche son piet, to ki es juniens de crîz
et si apren de ciiin grief tentation tu «oies
mssalli , ke nn ja ne crocps ke uost e Sires
t'ait por cea. Serin, de S. Bernard, fol. ia6.
Ass A SE , assasié y assazc : Ense-
mencé , fertilisé , satisfait , fortuné ,
Leureux.
As<»ASER, assasier y assazer : Sa-
tisfaire , fournir , rassasier ; assistera
A.vsAssx!<rs. Voyez Hakesiks.
AssAULDROiT : Attaqucroit ; as-
laitt; il attaqua ; du verbe assaillir,
AssAULER : Assembler , mettre en
tas.
Ass AULX , assons : Assises , rentes
seigneuriales; assisia*.
AssAVANTER , oscavatitery assaver,
assavoir: Instruire, rendre savant;
de sapiens , part, de sapere,
AssAvoURER, asavorer, asauurer,
assaverery assavoreiry assavorer : As-
saisonner, goûter, donner du goût ,
goûter avec plabir y ragoûter , ins-
A S S 97
trulre , essayer , sentir , éprouver ,
savourer; de sapor.
Moult sont prodorame II Templiers;
Là se rendent 11 cheTaliers
Qui ont le siècle assavoré ,
Ht ont tout veu et tout tastiS.
Bible Guioe,/ol, loi, F^. .
AssAZEz : Rempli , comblé de bien,
content. Voyez Assaser.
AssEAu : Hachette ; ascia^
Assecder, assechier, asseicher :
Devenir sec , sécher, dessécher ; dW*
siecaré,
AssÉE : Bécasse; en bas. lat. accia.
Asseoie , assegié, assegiéc : Assis ,
assise.
AssEGi£R,a^^^er, asseyery assieer:
Faire asseoir , poser , placer ; assi-^
dcre ; en anc. Prov. assëirc,
AssKGNER : Déterminer, fixer, at-
tribuer ; assignare,
AssEGNORiR , asseigneurir : Mai-*
trlser , se rendre maître , autorber j
à'insignior,
AssEGRissER : Adoucir, appaiser*
AssKGijRANCHE ! Assuraucc , pro-
tnesse , engagement.
AssEôURANCBER , asscurenter :
Promettre , s'engager. Voyet Assl^u-^
RER. •
AssEiÈR, asseger, assegier, asseir,
asseoir, assessir : Assiéger , cerner ,
environner, envelopper; assiderc ^
en Prov. assista,
AssRiLE , asseilles , assenne : Pe-
tit ais , planche dont on couvToit leà
livres ; d'assa et assainenta,
AssEix : Vue et uiDnlrt»e , indica*
tion i\is héritages contentieux qui se
dressoit en forme de procès-verbal
pardevant un commissaire chargé
d*en fôire coniioitre la nature , la si-
tuation , les tciians et nboutissans.
AssEi!<fG : Assignation, désigna-
tion. Asseing {F un héritage : Son as-
siette, le lieu où il est situé; assignation
o
^9 A SS
AssEiE , assir : Bien placer, trai-
ter , s'asseoir, se poser; à^assidere ;
en bas Bret. aseein ; en anc. Prov.
iissèirë,
AssEis , iisseiz, assex , assies , as-
siez : A suffisance , en quantité suf-
fisante , assez , beaucoup , trop ; €id
saûs ; en Ital. assai; en Ëspag. asaz,
AssELEiR y assenéir : Assurer , ga-
rantir.
AssEMBLANcs .* Rcssemblauce, rap-
port , conformation ; assimilatio.
Assemble : Ensemble , en tas ; in
nmul.
Assembler : Ressembler, et ras-
sembler ; asximulare, assimilare; en
anc. Prov. assëmblar,
AssEMER : Orner, parer. Voyez
ACESMER.
AssEN , asens, assenty assenz : In-
telligence , sagacité, esprit , adresse ;
accord , consentement , signe, indice ,
renseignement , conuoissance ; assert-
sio, Estre cTassens : Etre du même
sentiment , du même avifi.
AssEKitLEMKNT , assemhlement :
Union de Thomme et de la femme \
réunion , rencontre , société.
AssKNDi : Assuré, confirmé, con-
senti ; iVassensus,
A SS K N E , assainement , a^senementy
assigiiement : Assignation, destina-
tion, signe , indication, position,
disposition , placement , saisie ; as-
signaiio ; en bas. la t. assenarnerUum;
en anc. Prov. assëntamOn»
Assener , asenery assegner, assci-
gncr, assenier, assenneir , assincr :
Placer, destiner, marier, établir,
assigner , désigner , enseigner , ré-
server , adresser, arriver, atteindre ,
parvenir \ assignare; en bas. lat. o/-
senarc.
Le Seîgnor doit le gig« reeeroîr et assener
Ifi jour de bataille au quartntième jour.
Assises de Jénttaiemg çhap. ^3,
A S S
Vialê quant Dieu bien eftproyé l*eiut«
Droit en Egipte le mena ,
A un hermite Vasena,
Caïuier de Coinsi, Uv, 8, chap, i"^
Assenez : Favorisé.
AssRNiRR. Voyez Assetnek.
AssEN nement : Assurément; main-
mise , désignation d'un revenu à
prendre sur certain fonds , saisie féo-
'dale; en bas. lat. assenamentum ,
à^assignamcnturn ,
AssEN NLR : Consigner , assurer y
atteindre , frapper , convenir ; assiff»
nare.
AssENT , assentement : Consente-
ment , accord ; assensus,
Fai ayant apporter la cbartre que 1! mar-
chit ot de rEmpereour Bauduin qui fu fetft
par le commun assentement des hanta Baron»
qui pour cet atliment furent esleu.
Fille-Htuxiouin,
AssEKTÂNT : Consentant, accor-
dant.
AssENTÂTEUR : Complaisaut , flat*
tenr ; d*asseniator.
AssENTATioN : Acquîesccment ser^
vile aux seatimens des autres , coi^
descendance ; assentatio.
AssENTER : Consentir , acquiescer*
Voy. ASSKNTIR.
AssKNTiLLONS : Tuîles de bois.
AssENTiR : Consentir, acquiescer»
pressentir, sentir, ressentir, toucber ;
assentiri.
Quant Toit Saint Pierre que Diex fairo
Rient ne yoluit de cehte affaire ,
Prier l'en list à ses arcliangleh,
A set apostres , à ses angles,
A ses martirs, à se& coufcs;
Mais pour ce qu'ert mort deconfes,
A leurs prières ne i'assentL
Gautier de Coinsi, Miracles de NoiFW»
Dame, liv. z , chap, i5.
Assenz : Accord , consentement \
asse/isus.
Asseoir , asseor (s') : Se reposer,
et assiéger ; assiilcre, Yoy. AsSKiK&..
A s s
AsszmAGiR : Rendre serf an hoitlxnci
libre. Voy, Asskrvagir.
AssEEEXANTER : Recevoir le ser-
ment de quelqu'un ; de sacrameti"
turn, jurement.
AssKR EMEUT : Sûreté donnée en
justice ; de sacramentum ; et crépus-
cule du soir.
AssERER , asserrer (s*) : Affirmer ,
s^assurer de quelque chose , s'en
rendre le maitre , la prendre ; asse-
rere ; en bas. lat. assecurare.
AssERGENTiR : Assujettîr, obliger ;
de servicns,
AssERiR : Faire soir ; calmer, tran-
quilliser.
Ass^.RisiER : Calmer , adoucir ,
txanquilliser.
Assermentée : Cueillir les sar-
meos, et en faire des fagots ; prendre
à foi et à serment , lier par un ser-
ment , jurer avec serment; de sacra-
mentum.
AssERTER ) assarter ^ assorter^ es-
gartcr : Défricher des bois , serrer ^
retenir ; asserere,
AssERTEUR : Qui assure , qui af-
firme son droit ; assertor,
AsscRVAGiR , asservir , asseoir:
Aider , obliger , servir , se soumet-
tre , conserver , préserver , ache-
Tcr y consommer ; assenûre et assers
AssESSER : Etablir , régler , dispo-
ser, asseoir, fixer , imposer ; assidere,
AssESTOTs : Aussitôt , sur-le-
champ.
AssJÊTARSi : S'asseoir ; assidere,
AssETAT : Assiégé , assailli.
AssEULER , esseuler : Isoler , éloi-
gner , réduire à être seul ; de solus.
AssEUR , assaieur : Collecteur des
iatlle» dans les villages ; certain , as-
suré ; en bas. lat. assessor,
AssEUKy^c. : Certainement, assu-
lément , aTCC sécurité , en sûreté.
A S S 99
Assr.uRÈifEivT : Sauf-conduit ac-
cordé à un accusé par le seigneur ou
le juge ; et assurément , avec sûreté f
assurance y avec sécurité.
AssEURER : Certifier, assurer, affir**
mer ; en bas. lat. assccurare , formé
de la prépos. ad, et de securus.
Lî Rois Jehan ont entière;
Mais il ne Pont gaires ploré.
Ueuris ses fins ot la couronne;
Si hoiune Pont tuseuré,
PhiL MomkeSyfoL 609.
AssEURETÉ : Assurance donnée ca
justice , sauf-conduit.
AssEURisT : Assura , promît.
AssETERATioir : Affirmation, assu**
rance; asseveratio.
AssEVERER : Affirmer^ assurer}
asseverare, *
AssEviER. Voyez Assouver.
AssEviR. Voyez Assouvir.
AssETER. Voyez Assaier et As^
SEIER.
AssEYNER , asscnicr , assirder i
Mçttre des signes ou des marques sur
les habillemens ; assignare. Les filles
publiques de Toulouse éloient obli-
gées de mettre des marques pour se
distinguer des honnêtes femmes.
Assi : Ainsi , de cette façon j et à
lui , à elle.
AssicEs. Voyez Assises.
AssicHE : Pieu , pilotis.
Assiège : Place , terrain vague.
AssiECTE : Imposition, taille; as-
siecte de tailles; assia talliœ,
AssiEMENT : Cession , abandon ^
situation , désignation et séance.
AssiEMENT de bois : Partiedefor^t
désignée pour être abattue.
Assiis : Confiés , fiés.
AssiESTA. Voyez Assist.
Assiste , assiote, assoie : Aban-
don de terres , dont le produit égale
les arrérages d'une rente de laquelle
on étoit chargé, on les intérêts d'una
loo A s s
aommed*argent que l'ondevoit : c'est
aussi une assignation de dot , de
douaire; en bas. la t. assieia,
AssiGNANGE : Assignation ; en bas.
lat. assignamentum.
Assigne : Estimation, ordonnance,
mandement; assignation
AssiL : Exil , bannissement ; exi-
Uumn
Si ancan fct chose par quoi le legier cou-
rage à homme , buit apoanté , il est eoToié
en MsiU Ane. Coutume <f Orléans,
AssiHBELA : En faire accroire ; si-
mulare,
AssiNS : Assassins , meurtriers.
yojrez Uakesins.
Assis , assises : Droits que levoient
les seigneurs sur les bétes de trait.
Assises : Plaids «olemnels et ex-
traordinaires que des juges supé-
rieurs alloient tenir dans des justices
subalternes. Les assises se tenoient
toujours dans un lieu public , afin
que chacun pût y avoir un accès libre
et facile. Ce mot signifioit aussi , re-
cueil des loix d'une province , d*hn
royaume , assemblée de personnes
notables qui se réunissoirnt chez le
souverain pour juger en dernier res-
sort les grandes causes : leurs arrôts
étoicnt sans rappel ; assisœ,
AssisiAGE : Ressort, district , us,
et coutumes d'un pays ; assisa,
AssisT, assiesta : Assiégea. Voyez
ASSKIEH.
iSanuacherib assist à la parfin Jérusalem.
Bibie Historiaux.
Assistée : Mettre, poser, établir,
ordonner, dresser, ériger, statuer;
statuere , assistcre.
AssisTRENT : Ils s'assircnt; scde-
runt.
Asso , erso : Devant erso , avant-
hier.
AssoÂGER, assoagier y assûoigier,
assoajer, assoïiaiger: Soulager, coa-
A S S
soler , adoucir , diminuer, appaîser ,
calmer.
AssoiLÉ, absoillé : Déchargé , ab«
sous , dispensé ; absolutus.
Assoie. Voyez Asseir.
AssoLEiR , axsolir : Chasser , ren-
voyer , mettre dehors ; d'ejrilium, II
se dit plus communément des pou-
les, des pigeons et des voleurs de»
champs. ,
AssoLOYER : Se chauffer au soleil,
faire chauffer , mettre au feu ; en bas.
lat. assolare y d'assarc,
AssoLT , assolte, assoste :VarU du
verbe assoudre , absoudre.
AssoMK , assommé f assomné y us-
soumé : Assoupi , endormi , las , fa-
tigué ; somniculosus.
11 est un petit aplommé;
Helas ! il est si assoiné
Le povre home !
Pathelin,
AssoMER, assommer, assomner,
assoumer : Compter , nombrer, finir,
dire en compte; causer un profond
sommeil , être assoupi , fatigué , las.
Estre assommé , être accablé de som-
meil; somniare,
AssoNDRER : Assurer, absoudre;
cacher , dérober ; ahscondere , absol-
vere.
AssoNNiER, assounier, sougnier :
Donner ses soins à faire une chose,
la soigner, la prendre en considé-
ration.
AssoEBissENT : Ils absorbent.
Assorte : Assorti, assemblé, ap«
pareille ; de sors,
AssossÉ , assoiis : Absous , franc ,
quitte , déchargé , exempt , lavé d*uno
faute : absolutus,
AssoTÉ : Sot, ébahi, éprisd*amour;
infatuatus.
AssoTER , assotir, assoutir: Rendra
sot , convenix , être sortable , agréer»
AST
plaire , (ascîner les yeux ; infatuare.
Quel drap eit cecy? Yrajeinent,
Tant pla» le voy et plus m^assotef
n mVn fault avoir une cotte.
Pathe/in.
AssoUÂGtMENT , assouvagcment :
Soulagement , consolation. Fojez
ASSOAGER.
AssouAGEa ) assouagier. Voyez
ASOAGEK.
AssouDAE : Absoudre; absolvere,
Lt abbei et Ir covent Di*oiit assout et mes
antrceavors de par ons et de par rApostoIe
dr toutes les metpruoiiti ke iiout arou» fait à
réglise S. Aruot. Titre de l'an ia35.
AssouLAiEÂ : Faire un plancher ;
AssouPEMENT : AchoppcRient , oc-
casion de faute.
AssouR (rime) : Absoudre.
AssousTHs : Exempt , franc, quitte^
absous ; absoiuttts,
Assou\iLGER, assouvagirr. Voyez
ASSOAGER.
Assou'VEE , asseicher , assevier ,
assoui'ier : Etang qui ne s'cmpois-
ftoiine pas; et dessécher, mettre à
sec une ]iièce d'eau, un étang ; en bas.
la t. axseiviarc , à\issudesccre»
Assouvir , axs(mr : Achever, con-
tenter , conclure , accomplir ; arran-
ger et finir une affaire , persuader ;
en anc. Prov. assuavar, M. Huet dév
ri\e ce mot d'adsopirc. Je le croirois
plutôt formé de suaviari ou suadere.
Dame assouvie. Dame parfaite, accomplie;
puissance assouvie, puissanoe absolue.
Assuré , conduit, Foycz Baw de
T^i.s-roNo.
Assurément : Déguerpissement
d'un héritage chargé de cens au profit
de celui à qui Je cens étoit di^.
AssuvANENTs : Calmc , repos, dou-
ceur ; suaviias.
AsTAc : A la chaîne , attaché, lié.
AsTAo : astade, estaile : Stade ,
AST lor
mesure itinéraire de 1 25 pas géomé-
triques ; stadium ; en basse la t. aS"
iadia,
AsTAiN : Etain.
AsTE : Broclie. Voy* Haste.
AsTEiiTERiE : Courroux. Vbyet
Aatie.
AsTELiÉ, astiery hader : Grand
chenet à crans servant à mettre plu-
sieurs broches ; de husta. Voyez Ha*^
TIER.
AsTEi.LE, aitcllrsy attelle : Bf^toA
de pique rompu dans une bataille ;
et en général tout bois rompu , co-
peau , latte , éclat de bois ; (V/iasta;
en bas. lat. astalia , astella; en bat
Bret. astelL Voyez Estelle.
AsTKNANCE : Abstincucc , jeûne j
contrainte- astenance , hypocrisie.
Pien-celcr, ContraLinte-astenance ,
Qui Faus-semblaut o li nmaine ;
Senx li i vcniit-e!e à paiuc.
* Rotnan de la Rose, itcrs 1066^
Astenah CE, atenance : Sensibilité ,
impression , pouvoir. Voyez Ate-
ITAKCHE.
AsTENANT , atenant : Sensible «
tendre.
Tf le est d*araours la poissance ,
Qu*c'lc fait Tome ttitenant,
jédam li Bocus,
»
Asti , aste , haste, hasti : Broche,
pique , lance ; /lasfa,
AsTiÉ : Rôtisseur, cuisinier; haste*
lator. Voyez Uasteur.
Astievemekt : Hâtivement, trop
vivement ; active,
Ft pour ce f^uVlle iroit &ant ordenance
Et trop asticvement et «ans mesure ,
S*elle u*avoit qui de m de»inrsure
Le dffttourdast et le rainesurast ,
Et de son droit rienle le droit ura>t:
Pour ce 7 fn par droite art ordonnée
Une roe seconde.
Froissart, t Horloge amoureust,
AsTiLLES y astereaux , astreaux :
3
V ^
102 A T Jl
Tranches de viande qu'on roule et
qui se mangent grillées.
AsTiNB, aslicy astique : Querelle,
désordre , confusion ; de tinea,
Aganacmnon vit la asdne
Qui p€ut monter à grande haine.
Ovide, nus,
AsTOis : Longe,partie d'un animal.
AsTONKE : Pique , lance ; hasta,
AsTOU : Autour ; de tornus, Astou
Ij prtdel : Autour du petit pré.
AsTEECH : Etroit , serré ; axinctus.
AsTEu : Ustensiles de labourage.
AsTUCR : Finesse , ruse , adresse y
fourberie ; astus , astuHa,
AsTuaciEH : Homme très-rersé
dans une chose.
AsvouTREA , avoultrer : Couper ,
tailler les branches. Avoultrer ia vigne,
c*est la tailler et en couper les bran-
ches inutiles.
At : Il a , elle a ; d'habeL
Atabâ (s') : S*asseoir par terre
dans un coin.
Atâchk : Epingle , échalas , lien ;
ù^attcarcre. Ménage le dérive à^atta-^
chiare; je ne sais où il a pu prendre
ce mot.
A T A H I H , ataine , atainement ,
atfiyne, atones, athaine, aOùne, atie,
atinc , attaine, attine : Haine, dis-
corde , querelle , dispute , chagrin ,
jalousie, animosité , tourment. Se cisi
atahin seoit : Si cette haine subsiste.
Atâign K : Dépit , confusion ; de
iinea.
Ataike , ataines : La ville d*Athè-
pes ; Atfienœ,
Son mestres Arittote ^Ataine ^
Qu*ainors bone leauB lointaine
Se défirent à aprochier.
Jjt Lt^ dTAristnte.
ATkiTxn'E^ata/ffner, atayncr^ athir,
atiner : Nuire , mal faire ^ fatiguer ,
inquiéter , lasser , irriter , obséder ,
peiner, ennuyer, chagriner ; tineare;
ATA
en bas 'Brtl. atayna.LAulxn de Da«
mcrey le dérive du Grec ate.
Atainsux , ataineus , ataineuse ?
Fâcheux , méchant , querelleur ; en
bas Bret. atayner,
Atâing : Qui appartient , un pa-
rent , un allié.
Atalatcter , atalenteir, atatenter,
atenlenter : Disposer, instruire , ren-
dre propre à quelque chose, avoir
bonne volonté , apjprouver , avoir
pour agréable, se mettre en train ,
agir de bonne grâce , faire plaisir.
Puisque fabloier nCatalcnte
Et je y ai ini»e mVntente*, (*ina science)
Ne lerai qirencor ne vons die.
Fabliau de Bertnger au long C. . .
AxAPf T , hâtant , aiante , ataunt ^
h^taunt ^ adv. : Au temps, alors,
lors , après , d*abord , en attendant ,
en ce moment , maintenant, au reste,
puis.
A'taunt%^9Xi Vait Abraham hors de Egypte,
cil et M femme à totes rien:» qu'il ont, et Loth
od lui à la partie viers le South.
Bible Historiaiix , n° 6701 ^ chap. i3.
Ascendit ergo Abram de AFêgypto , ipse et
tixor ejus et omrtia quar habebat et Lot cum
eo, ad australem plagam,
Atapier , s*atapiry atupier, tapir :
So cacher, se presser, se tapir contre
quelque chose , aller en tapinois , en
cachette , à la dérobée ; en Prov.
atapa.
Un Prestres qui arolt non Plcgilles. . . . nn
jour pria nostr** Scingnrur. . . . quNl li mous-
trat quel forme et quel scmlilauce i'atapissoit
•ouz le pain et le vin que li prcstre sacrolt à
Tautel.
Fies des SS. Pères , /iV. a ,/ol. 88, f».
Atarger, afarg/er : Relarder, tar-
der, venir trop lard , prolonger uno
chose, la traîner en longueur; tar^
dure.
Dame, distl-fle, or vous empire «
Quar vcz ici , par Dieu , mon Sire,^
O luy trois marcheans ensemble:
La dame Tôt , de paor tremble \
ATE
B« et U den sut aiarptrr,
S<Hit aodnî nOli dn corier.
£Ue taflU hor* tonte nne ,
An plustoftt qii*el pot l'ett TMtue.
Lb Dict du Cuvier»
Ataroie 9 atarge , atargetiison ,
iUargier, atargue : Retard , prolon-
gation , retraite; tardor, tardiias,
tarditutio.
Atatalz : Attentat , crime ; à^at-
ttntitre,
Ataves : Ancêtres ^ aîeax ; d^ata-
pus. Voyez Ahteckssoes.
Ataxie : Trouble , rumeur, confu-
sion , irrégularité ; ataania,
Atédier , attedier : Ennuyer, être
è charge, relâcher, amollir ; tepescert.
Atkle : Eclat de bois à brûler.
Voyez Estelle.
Atemprah CE , sttbstf, : Arrange-
ment , modération , accord ; tempe-
rantia ; en a ne. Pror. aeé/nprat»
Atexpremknt , adif, : Modéré-
ment , règlement ; temperanter; en
Aiic. ProY. atëmpërânsa,
Atemprrr , atrempery attemprer:
A rra nger, mesurer, accorder^ régler;
êeinperare.
Fn tons tens do!t en îtsi atemprer. Tore «t
de run maugier et de Tautre.
Ri^gle de S. Benoit, chup, 4i*
Atemptee : Suqîrendre , entre-
prendre, éprouver; aitentare.
ATKif ANCHE : Suspension d'armes y
trêve limitée. Voyez Atrrver.
Atehdance , aiendue : Espoir, de-
sir, espérance ; à'attendere.
Si crieng autinc aroir perdae
Mon espérance et niatendne,
* Roman de la Rose , vers 3987.
ATENnuK DE CONSEIL : Délai qu*on
sccordoit au défendeur pour con-
sulter.
Atevurir , attenerir : Atténuer ,
slToiblir; attenuare,
Ar iRi^yatterir : Remplir de terre,
ATI io3
et détruire , broyer , briser , ruiner ,
écraser, épuiser ; eaterere,
AniaissEKENT : Amas de terre que
les eaux emmènent d*un lieu à un
autre ; en bas. lat. atterrdmentum,
Aterment : Arpenteur.
Atermivement : Délai, conclu-
sion ; terminatio.
Aterminer : Prêter à usure.
Lor» jert bons Creatîent qoant nonstro do"
miné ,
Ont recéa l'argent , on l*Ant atermmé.
* Test, de/, de Meung, vers 1991*
Atestar : Porc châtré.
Ateven ES : Etienne, nom propre^
Stepkanus. Voyez Esteines.
Athavee : Tuer , 6ter la yie par
surprise.
Athle : Languissant y mourant.
Atice , atise : Engage , excite , aft»
tire.
Aticiiê : Attaqué , assailli.
Atiérer : Equiper, appareiller.
Atiiment : Accord, traité, con*
Tention.
Atine , atdne : Dommage , que-
relle ; tinea.
Atiner , aftr, atiainer, attiner:
Chagriner , nuire , irriter , impatien-
ter , hâter , presser ; tineare,
Ati n et^ , aûncié : Bien aj usté, paré*
Atineusement , adv, : Avec im-
portunité, vivement.
Li Sarraxîn qnî aTOÎent derant conm rert
Frauçoifc , se trairent arrière enlonr yetpres ,
et fu par arenture , ponrce qu*il* Touloient
garder leur Sabbat ; mais le jonr emprèa
▼indrent si aigrement et si atineusement ,
quMs faitoient nos gens crier ans arme*
quant ils dévoient mangler.
JoûwUle, Histoire de S. Louis.
Ariif TER , adncter ; Coiffer , or-
ner , embellir , ajuster , parer.
Atire : Orné , ajusté , paré , dé-
coré.
Atirer : atiner f atdrer: Ajuster,
oonvenir , accorder, orner, décorer,
4
ATR
A Ton H B II , atoumer : Parer, or-
ler, nrrangpr ; et dans un autre
noMr^-StiDgnnl^.
Kègle de S. Benoù, ckap. i.
sens, changer, défigurer ; a
en La». lat. atorrmrv.
El TolW nt q„t so.enl «.irni
Qu'où Yoîi dr> bicD» l»u>i n..l
Atikbr : Traiter, compoMr, ar-
rêter.
Si l™r doil IVn miiT reprover
El atarnrr a plui graril liante ,
Qu'à cdi qui de bOnl .lo nul en
ncte.
Atisr- peu : Fourgon , instrument
fourctiu pour tirer la braise d'un
four ou d'un feu quelconque.
Atisieh , aticer f atiser , atitier ,
atizcr, aldsier , attiser : Allumer, en-
flammer, exciter, brûler, attiser;
e.rcitarci en bas Bret. atisa ; en Esp.
Ne doit iToir lolug dv faiotinf.
Lruneiio latlni, l!v. s,
Ato : Acte , action ; ai-vu , aetio.
Atoivrf. : Collier ou joug qu'on
met aux boeufs.
Atohfb : préparer , environner ,
promulguer une loi; parer, orner,
embellir. Voyez Acesmeb.
Atoh , itloiir, atours: Ornement,
parure , préparalîf , disposition , ap-
pareil , équipage ; en bas. lat. alor-
Jia , ô'aelornamentlim.
Atortté , atomes, aloarné, attnr-
nes : Procureur, porteur de procu-
ration , celui qui fait les affaires d'un
antrej en bas. lat. altornatim.
Li atoivé , eit lil qui pardeTaDt justir* est
nluriti puor aurun ta ctctieqiiii.r , ou en ai..
titf, Duîlaït rrcorlipanrpDiiriuîirect pour
Atout, aloiirne: Prépare, dispose.
Atos]ohs, lisez , à tos j'ori mais,
toujours niai.T : K totijours, a perpé-
tuité , pour toute la suite des temps.
A TOS KE : A tous ceux qui , à tous
Atour : Statut, règlement, or-
donnance , prérogative , bien , fa-
culté , parure , ornement. Voyez
ATouttaiKEsse ; Femme- de-cham-
bre, couturière.
Atoubre» , atorni'ir , atorner,
atourncir, aiarncr: Parer, équiper,
arranger , babiller avecgoùi, har~
naclier; statuer, arrêter , adapter,
régler, apprêter, orner, embellir,
ajuster, disposer, préparer, appa-
reiller; et se révolter, se roidir, se
défendre; adornare ; en Prov. s'a-
La bajaiii- alorn* à mrngliT
fJiiar GuSlp en pul, palca au poivre
El Lnu Tin cklrel hoD i borrrp.
Fabl'au du Pmire et de la Dame.
m micï pur le, ciirt.
Sermonide S. Bernard, fol. i6.
Atoift , lisez , il toul : Avec tout
cela ; iitiial su ckemisc , avec sa seule
clieinise ; alout un homme, avec un
seul lionimi'.
Atraiul:, anraire : Attirer, exci-
ter, préparer; tiltrahcre.
ui du Hou, fil. -13 1.
ATR
Atbu ; Derrière ; reirA.
ATBATXII.LZK : Chagriner, tour-
menier.
ATkATiiBi : On nommoît ainsi la
portion qu'un seigneur avoit en cer-
tain,cas , dans l'amende et les con-
damnalions prononcées parla jas-
lice d'un autre seigneur.
Atke , aslre ; Le foyer , la cliemi-
née ; à'atralus, noir, couvert de noir ;
on le dérÎTe aussi d'ain'um , cour.
Ménage Ip fait venir A'atruin, noir ; et
Ducange de la bas, lat. astruin, qui
■ignifioit une maison toute entière.
Atib, aitre , altre : Antre , aller %
d'afrcpcrt, d'autre pan. Toj-.Aitre.
Aire Air X : Tranches de viande que
l'on mangi? rôties.
ATRr.MPEitr.B , subst.fèm. : Tem-
pérance, modération, accord ; tein-
perantia.
Atbejii>eii. Voyez Atempreb.
ATiiEs(faire): Faire hâter , con-
traindre à faire quelque chose.
Atresi, alrelal: De même, pa-
reillement , tout de même. Voyez
Al'TKESI.
Atseveu , atriever : Faire une
trive , «ne suspension d'armes.
Atkibi.e> : Battre, accabler de
Atbie, atn'er; Espèce de parvis,
lieu où , dan* certaines provinces, on
rendoit la justice ; atiiamentum ,
iCatriiim. Voyei Aitke.
Atbibu : Aire, foyer, cuisine;
Atbobimzxt : Invention, décou-
verte , action d'inventer.
ATBOBta : Trouver , inventer,
imaginer.
Atbokchemeut: ViTificaliond'un
délit commis dans une forêt, et qui
se fait en rapportant l'arbre trouvé
(Lra un pariieulier , sur le tronc de
celai qci a été ccupê en délit.
ATT io5
Atbopelbb , atruper: Assembler,
réunir , attrouper , entasser ; de
Atbomahss : Mort, ruine, car-
nage, dcsiruciion; tracidatio.
Athi'mar ; Ecraser, tuer, massa-
Attackk, rbvesAT»iwc.
ATTtiito^R. P'orn kftv\iiitn.%.
Att*i>e , allaînie. Voy. ATiniK
et Ataike. 1
Attaini'.heiit: Chagrin, tourment.
Attaikeb , nllajner , atteircir ,
aUcyacr. Voyez Ataiheh.
ArTAinEn , attaincus , attainicr:
Querelleur, eiimiyeux. ffij-. Ataois.
Attiist : Poursuivi en jugement.
Attâihte : Action pour se plain-
dre d'un jugement ou d'un procès-
verbal faux.
Attarde A 110:11 ; Retardement ,
proloi'i;nlioii.
ATTEnir.E : Ennuyer, refroidir,
être à charge ; li-pencrf.
Attefis : Greffe , ente d'un arbr«
Attrfjt : Baliveau.
Atteikurk , al/iiiulre , alindre ,
attiiindre : Convaincre, juger, sontl-
IiT, déshonorer; altiiicici en bas.
lat. atltiininare.
Le cliamploD r>t mnaot pir deax ml-
ancien,,/ CouiumffJmifiu.
ATTE»pnbn : A n'a iig (~r , régler,
ajuster, ordonner , accorder un ins-
trument ; aticmpeitirc.
Atteuphessé : Qui est mAr , en
maturité.
Attemasce : Convenance , per-
mission, espoir.
Attenasche : Trive, suspension
io6 ATT
Attendue : Défaut , fantede com-
paroir, de répondre à une assignation.
Attknk : Appaisc , amoindri , di-
minue, aminci ; attenuatus.
Attenerir, attenter, aftennep, at-
tcnnier ^ attenurir: Atténuer, rendre
mince , menu , maigre , appaiser ,
iranqnilHser ; attenuare.
Attewir, attenter : Ktre parent,
êe ressembler , avoir du rapport ;
A^attingere.
Attenir (Tun coste: Etre de ligne
collatérale, allié.
Attermoyement : Retardement ,
prolongation.
Attife A : Coiffer , parer la tâte
des femmes.
Attifkt : Coiffure, ornement de
télé. Borel dérive ces deux mots du
Grec Xi^tif. P'oj'cz Affiquet,
Attine : Querelle , chagrin , dis-
corde.
Attiw^e : Provocation , colère ,
dépit ; ce mot , au subst. fém. , signi-
fie , provoquée, en colcre , chagrinée.
Attiner > Irriter , exciter , pro-
voquer ; tineare,
Attinteler , attaintier, attinctery
attlntcr : Préparer, disposer, parer,
orner, embellir. Voyez Atourner et
ACESMER.
Attirer , atterier : Terrasser ,
renverser, briser, détruire ; attcrere.
Attisier : Allumer, enflammer,
exciter, brûler, attiser.
Attornement : Procuration ,
transport en justice; en bas. lat. at"
forna mentit m.
Attorher : Transporter à un
|i litre le droit qu*on a; en bas. lat.
çttnrnare.
Attorwey. ^oj^sAtorné.
Attoitchier , atottchier: Etre pa-
rent. Ce.stiiy garclUon m'' atouchict :
Ce jeune homme étoit mon parent.
Attourhance , attournement :
AU
Changement de seigneur, acte par
lequel les vassaux renoncent à l'obéis-
sance qu*ils dévoient à leur ancien
seigneur , pour la transporter au
nouveau; en bas. lat. attornamentum.
Attraicter , attraire : Attirer;
c*est de ce mot que vient celui d'at-
trait. Voyez Atraire.
Attrairesse : Femme trompeuse ;
à^attrahere»
Attraitier : Entretenir , avoir
soin.
Attr kyLvkTxcT.^attrempance : Désir
modéré pour quelque chose d'hon-
nête; température douce,modératioii,
tempérance, accord ; temperanUa,
Si fout U paix de quatre enncmif
Quant 11$ les ont ensemble mis
Par tutrempance convenable
A complexion ravsouable,
Pour former en la meilleur forme
Toutes les choses que je forme.
Ronum de la Rose,
At'i RAMPER, attremper : Mode*
rer, ajuster , arranger, accorder »
adoucir ; temperare, Y oy, Atempeer.
Attreicne. Voyez Atre.
Attrempkemewt : Modérément ^
sagement ; temperanter,
Attrkmpement. Voyez Attram-
PANCE.
Attremp^s : Doux , poli , rempli
d'aménité ; temperatus,
Atrere. Voy. Atraire.
Atret : Accueil.
Malc-Boichc qui la covtne
De mcius amans peuse et devine,
Kt tût le mal qu*il «cet retret,
Se prist garde dou bel atret
Que Bel-acueil me dcigrif>it fere.
* Romem de la Rose , 'vers 35a7«
Attrosser : Vendre publique»
ment , adjuger à l'encan.
Atubal : Allumette souffrée, menu
bois, copeaux.
Atuiser , atuteer : Tutoyer.
Au, aou : Du , de , des. Aupaow :
De peur que. Cet article défini , qoi
AUB
marque le datif, est quelquefois mis à
la place de l'article du ; dans la lan-
gue romane , les articles étoient sou-
vent sou»«ntpndus.
AvBkviv^ijjaubadi'mer: Donneur
d*aubades , musicien , ménétrier.
AcBADURs (terres) : Terres de dés-
hérence , qui n*ont pas de maître.
AtJBAiif, albin , auban , auliein^
aulbain , auWein : Né en pays étran-
ger ; iïjiibanus, Ecossois , peuple
qui quittoit son pays pour aller
s\*tablir dans un autre.
AuBAiNAGK , aubaineté y aubanie,
auheine : Droit d'aubaine , succession
d*nn élran{;er qui meurt dans un
pays où il n*est pas naturalisé ; droit
qu*un étranger qui abandonnoit la
terre de son seigneur , payoit an ba-
ron dans la terre duquel il alloit de-
nienrer^ et s'il ne lui prétoit pas ser-
ment de fidélité , le nouveau seigneur
devcnoit riicritier de ses biens ; en
b. lat. auf/e/ui, adi^ena, albantigium,
AuBAiNER : Réduire à la condi-
tion des aubains, dépouiller , dé-
cheoir de succession ; en bas. lat.
aibnnare,
AuBALESTE, aubclestc , aubclcstrc ;
Arbalète ; albaiista , iïarcubalista.
AuBALESTRiKB .* Arbalétrier, sol-
dat armé d'une arbalète; albalcs-
trius , èiarcubalistarius.
AuBABADK ; Terrein planté d'au-
biers ; i^alburnnm*
Aube : Point du jour; aubecrie-
vant^ à la naissance du jour \ î^alba ,
aurore.
Ai'BEGOis , yiubûjoix n ^ubt*rni,ç ,
j4ubiJois : Le pays d'Albi , srs liabi-
lans ; hérétiques qui suivirent les
erreurs des Bulgares ; aibigcmïs.
Le Saint Roy me conta que plaieurs f^cïDt
4es Àuhigois vindrent au Conte àe. Monfurt,
qui lors gardoit la terre des Aubijois pour le
ftuyt Joinviih, Hittoirt dt S, Loua,
A U C 107
AuBKLiéEK , aubiliére , aubilioire i
Licou , muselière.
AuBKLiQUE : Clerc , enfant do
cbœur.
Au BEE, aubère, aubergeon, auber*
jon : Cotte de maille. FoY' Hauber,
Puis li font veitir nn gambèii
De soie et d*auqueton porpoint
Qu*il i out un aubère ve»tu ,
Si fort que ne crie ut un fcstu
Cop d'eipée , ne cop de lance.
Roman de Perceval , foL %tu
AuBERcé : Armé du haubert.
AuBERGUE. Voyez Alberc.
AuBEssoN : Très-petit poisson.
Aubete : L'aube, le point du jour^
le crépuscule , l'aurore ; à^alba.
AuBLissoN. Voyez Abéson.
AuBORAiGE : Droit qu'on payoit
au seigneur pour obtenir la permis-
sion de j)renflre Vauboar,
AuBOfjR , aubourg, auhourx : L'au-
bier, arbre dont le bois est mol et
blanc , et dont les rameaux ressem-
blent à ceux du sureau ; alburnuin $
en Anjou , le peuple entend par au-
bout' y une ruse , une tromperie.
AuRRAiE : Lieu planté d'arbres,
d'aunes ; arboretum, Voy. Arboik.
Al'bres : Arbre, arbrisseau ; arbor^
AuBRiER : Oiseau de ])roie.
Auc : Quelque chose, quelqu'un.
Koti me danrcz auc : Vous me don-
nerez quelque chose. Voy, Aucques.
AuciwnRE : Tirer quelque chose
d'un endroit,
At'coiRF. , .inroirrc, Auroyre: An-
xerre , ville de Bourgogne; Autissio"
dorum,
Guys do Binulieu, evesque de Attçoirre^^
la*»*'* tt preus ausiinnen, sou* Touibre et
su:i* la couverture de evc^que.
Armah's de S. I^uis,
Aucques , anqucs : Ah)rs , aussi ,
en ee moment, à présent, aucun ^
quelqu'un ; aliquamli),
Auc<|V£TTC : Petite portion da
io8 À U L
terres labourables , entourée de fos-
sés ou de haies.
AucTEUR , austour , autour, ostor,
oustor : Vautour, grand épervier;
aslur ; en Ital. astor.
AucuNEFois : Quelquefois.
Aucunement : En quelques , en
certains puints , en aucune façon.
Aucun peu : Quelque peu.
AuDAAnAiN , audaarin y audae-
rcin y auderivns : Enfin , à la fin , au
dernier. /'br^sDAARAiN.
AuDESSKMENT i Auilucieusement ,
d'une manière audacieuse ; audacter,
Au-ni£u-PLAisiR : Au plaisir, à la
grâce de Dieu ; tid dei pUicltum,
AuDiTFUR : Homme chargé d'en-
tendre les témoins d'une affaire;
auditor.
Au m VI , audivU : Mots latine em-
ployés pour autorité , puissance ,
pouvoir , crédit.
AuFAiRE : Au fait, lorsqu'il est
question d'agir.
AuFEiTURE : Acte, contrainte ou
oliligation , en vertu de quoi un ser-
gent peut enlever à un débiteur la
■valeur de ce qu'il doit.
AuFERRANT : Cheval de bataille ;
signifie encore semblable , qui a les
mêmes proportions.
AuFERRANT ,ytTû/i/ .* Frappant;
dcycrirc,
AuFONs : Pour Alphonse, nom
propre.
AuGKLOT : Petite auge ; alveus,
ahcolus.
Aujam: : Volaille , gibier.
Aï^'JouLET : A'ieux bon homme.
AuLANF. , aida nie : Noisette, au-
lanier, noisetier. Voy, Avllane.
AuLCHUN , aulcun : Aucun , quel-
que , quelqu'un , nul , personne ; alz-
qiiis ; en ancien Prov. alcant, al-
qtmn.
AuLE : Méchant, fin, ru&é«
AUM
AuLE : Halle , cour d*un ch&teaa ,
église, nef d'église, grande salle; aula*
AuLÉE , auleye : Décoration de
théâtre, tapisserie pour garnir les
salles , en un mot , tout ce qui con-
cerne l'ameublement ; aulœum,
AuLELuiE : Temps pascal où Ton
chante oUctuia,
AuLMARE , aulmaire , aumaire :
KriinÀVi^ 'y almurchiti y almaria y al-»
inarium . V oyez A r m air r .
AULMONIERE. J'of, AuMOSNIERE*
Allnaif. , aulnée , au luette y aul"
noie y auLnois : Lieu planté d'aunes;
alnetum,
AuLTF LACES, autezagfs : Casuels,
profit d'une cure ; à\dtarc,
AuLTERi : Adultère; adultcrium.
Voy. Arotin.
Kncaras donan që si deguns* hom që aîa
moUer , o fëma që aia niarit , sou prés ëa
aiilleriy që amdui (la fëiiia an prëniiërau) coron
nuh pcr la Villa é ii^ou bëii batus. K eu al
rën , nou siâuu coiidcinpnatK.
Estatus e Costumas d'Jhst , cités par
Vabbé des Sauvages,
AuLTON : La paille de bled dans
laquelle il reste encore des grains de
bled.
AuLTRETANTs : Autaut
Aulx : Hoirs, eux, elles, héritiers.
AuMACOR ; Mot tiré de l'Arabe
omara-khor y qui si^^iiifie princeps
stabidiy il peut répondre au mot con-
nétable.
AuMAiLs. Bctes aumailles : Bétes à
cornes, bœufs , vaches, animaux de
basse-cour et de ferme, chèvres, co-
chons. Voyez Armalx.
AuMAUNK : Osier, arbrisseau.
Aumf.au : Jeune bœuf; en Basque
aumeay bouc.
AuMnNNKRiK : Office claustral
d'une abbaye , dont le titulaire doit
avoir soin de faire les aumônes aux.
pauvres.
AuMONNiE : Hôpital.
I
AU Q
AiTxosiriERK 9 auùnoniere, snbst.
fém. : Bourse destinée à conteuir les
aumôoes , gibecière ; almonaria ,
^elcemosynaria ; ce mot a été pris
aussi pour scrotum seu pellis quœ
testictilos contineU
Puisque là se mêlent aerdre ,
Ainz qu*il iDuircnt poîMent-il perdr#
Et Vaumosniere et les estales
Dont il ont signes dVstre mâles.
* Roinatt de la Rose, n^ers aoi 1 1»
AuMucE : Partie de rhabilleracnt
des anciens François , qui est restée
aux chanoines ; ils la font servir à se
couvrir la tète et les épaules en hiver,
et la portent sur le bras pendant
l'été , cet ornement est en pelleterie ;
d^arnictus, amiculum ; en bas. la t. al'
mucia, aimucium, almiitia, aumussa.
AîJir : Etre d*intciligencc , du
même avis , du même sentiment ;
ù*€ulunare,
AûifER, aûneir, aiïnir , aiinire :
Unir , réunir , rassembler , amasser,
joindre ensemble, compter ; adunare.
Eu U sale fii fes li feus
Et il mei&mes on fu kcus ,
JLe» malades i aùna.
Et puis après au roi pria.
Sire , TOUS en irez à val
Et trcstait cil qni n*ont nul mal.
Faèiian du Vilain ^lire,
AcTTOi : Aune, arbre qui croit au
bord des rivières ; alnus.
A.TTKOI , aunaie y aunette : Lieu
plante d*aunes; alnctay alnetum.
AuîfTEiN. Voyez Antan.
Au PINÇON : Espèce de petite mon-
Boîe.
AUPLITS BRIEFQUE : Au plutôt, à
\t première occasion.
AcpaiSMK , auprume , oprurne :
Seulement , alors , pour la première
fois. V'oj-ez Opeume.
AuQUEs, auquies : Alors, aussi.
Voyez AucQUES.
AuQUETE : Petite ou jeune oie ;
tn Prov. auquo. Voyez Os.
AU S \off
AiTQrETOW, ncton , a^eton, auc^
ton y iiaucton : Cotte de maille , cui-
rasse ; ce nom s'est donné à un ar-
cher à cause de la cotte d*armes dont
il étoit revêtu.
AuREiLLAL, aureilladey auriUadc z
Oreille de porc ; coup donné sur
Foreille; A\inricula , oriciila.
AuEKVELiKR , aurifcricr : Orfèvre;
aurarius , aurtfex. A'^oy. Argentier.
AuRiEou : J'aurois.
Aurilleur : Fermier qui jouit da
droit d'aboilage ou d'abeille; api-*
cularius,
Avtiihhtivx , avrilieux (temps) :
Temps semblable à celui du mois
d'avril ; à^apriUs.
Aurins : Nous aurions.
AuRous : Venteux , halletant ,
soufflant ; d'aer.
Au s , auts, aux , auz : Eux , elles »
a , il , avec ; eis , ad.
AusATsoxBE : Accessoire , inci-
dent; d^accessor.
Ausculté ; Colla lion né, confron-
té sur Tori^i^inal ; auscultatus.
AusE : Toison , dépouille d'un
mouton.
AusÉ : Accoutumé à quelque chose.
AusEMENT : L'sage, coutume, pa-
reillement , aussi , de même.
AusER : Habituer , accoutumer.
AusiNc : De même, aussi.
AusiNT : Aussi bien.
AusMONiER : Exécuteur testamen-
taire ; d^elecmosynarius.
AirssAY : la province d'Alsace ; en
bas. la t. Ahatia,
A u s s E T : Troussis , trousseau ,
meuble.
Avssi-cuM : Tout ainsi, comme.
AussuERE : La ville d'Auxerre.
ArsT : le mois d'août ; au^ustiL^.
AusTRAsiE, Austrie : Nom d'un
grand pays de la France orientale ,
qui a eu titre de royaume. II î'ut
iio AUT
d*abord renfermé entre la rivière
dm y la Meuse et la Moselle : il com-
prenoit une partie de TAlsace , la
Lorraine et le Palatinat. Il fut en-
suite appelé royaume de Metz ; en
bas. la t. Austriay Austrasia.
AusTRE , auton , autoun : Vent du
midi ; auster, austrinus.
Au-suBsiDE : Au secours , à moi.
AuTA : Aussi , autant.
AuTAMBEN : Aussi bien.
AuTANLEu : Aussitôt que.
Autant: Minute authentique d'un
acte ou d'un jugement : c'étoit aussi la
marque que chaque ouvrier mettoit
au greffe , afin qu'on pût recon-
noitre de qui provenoit l'ouvrage.
AuTEiL , autel, auteUe , autcx , au-
tieubc y autieux y adj. : Pareil, sem-
blable , de mc^me ; ad talUs,
Le Souseftabli (le procureur substitui?) a
nuiel pouvoir comc ledit Pierre 6e il ektolt
prêtent.
Coutume de BeauvoUis , chap. 41.
AuTEiL , autel y autcx, auticuLe,
autieux , autresi ynày, : Pareillement ,
seinblablement.
AuTEiLz , auteiz, autcrs , auticrs ,
autirs , autuers : Autels, chapelles ,
églises; altare,
AuTENiR : Obtenir , venir à bout ,
occuper, posséder; obtinere.
AuTEifTiQLE : Magnifique, écla-
tant , brillant ; authenticus.
AuTiME , autisme : Très-haut ; al-
tissimus\
AiiTON. Forez Austrk.
Autre hier , autre ier , au trier :
Avant-hier.
Vautre ier par la matinée,
Kntre un bos et un Terrer,
Uue pakturc ai trovée,
Ciiautaut pour koi euToixIcr.
Chanson du roi de Navarre.
AuTRESi , autrestant , autretant ,
auti'ctel j adv. : Pareilleiaent , autre ,
AUX
tel , comme , de même , semblables
ment ; alter similis,
BfaÎM por famé que pat n^a^oît»
Le blasmoient moult si ami,
Kt toute la gent autresi;
Il dit volontiers eu prvndroît
L'ue bonne, te la troroit.
Fabliau du Viltun Mire.
AuTRUGiER , autoursier: Celui qui
élevoit et faisoit voler les autours ;
d'astur.
AuTz : Accoutumé à quelque
chose.
AuvE : £au , rivière , canal ; aqua*
Li €Utve est nostre, porcco le noun del pats
est de cil à qui il avicut et chalenge est fait.
Bible Uistori<utx.<knèse,ch. 'j^ô^'vers, ao«
Nostra eslirpuif^uam ob rem nomenpuiei,
ex eo quod acciderat , vocavit calumniam,
AuvE : Mesure en usage en Flandre,
AuvER , aver : Avoir , posséder y
être en possession ; d'/iabere.
AuvERus , auifens : Avent , tempt
qui précède la fête de Noël. Voyet
Avens.
Au y EKVÂS y A uver/iat: Qui est d'Au-
vergne; iïalverma. Il se dit aussi d'une
espèce de raisin , ainsi nomme parce
que le plant vient de l'Auvergne.
AuvoiRE : P'olie , vertige , en-
chantement, vapeur. Foy. Avertie.
Aiivo^Ri% : Adidtère , commerce
charnel; d^adultcrium,
AuwiÉRE : Vivier, pré situé dans
un bas-fond , et qui est entonna d'eau.
A Trx , aj: : A , ils , elles , eux , les ;
ad, illi,
A1ÎXKNTIR : Cilé sans fondement
dans le Glossaire du Roman de la
Rose , parce que ce mot n'a jamai»
existé. Son auteur a cru qu'il signr-
fioit , éteindre , tlissiper ; il renvois
au testament de Jehan de Meung , où
il se trouve en effet au vers 379;
mais il a mal lu le manuscrit, ou Tim-
primé dont il s'est servi étoit peu
correct car^ dans plusieurs mauu»-
A VA
criti et impriisÉs que j'iî tus , on
trouve anetuail , et non pai amren-
ù't. Déplus ,ou ne dit point éteindre,
dîisiper des larmes , mais les tarir ,
le» emp^her de couler.
Qai unortit mort m mourut,
Qbî aatantil plosn m plannat.
Teiumenl de Jtlian de ileung , par»
lantdtlamortdtJ.C.
Avii.-Fojreî Au,
A u X I K : Angraenter , accroître ,
multiplier; augert.
Adzel : Oisesu , oisillon ; avicula,
Ay^iU, aval : Eu bai; advallem;
«valer, descendre; de vatlii.
Atablk , avaitable : Nécessaire i
qu'il faut avoir , valable ; valens.
ATicBta : Rendre mou , parej-
MUX, poltron ; de vacca,
Avack ; Droit que les bourreaux
levoient les jours de marclié sur plu-
sieurs sortes de marchandises.
AviL , ai/au , avaz : Kn descen-
dant , an bas , en bas ; ad vallem.
Cftci . ionglHT» . ditt Silnl Pi*rri» ,
Cil fnr tmJ, li eom \t cdîI ,
Par fo!( , «nX )u!ni Plerit , j'il liull.
Fabliau dt S. eiem a du Jougkor.
Atalaob , avalaigs , avaliage ;
Droit que les bateaux raontans et
dcM-endan» payoîent au seigneur de
U rÏTicrc.
Atalàisoh , dvd/i^TTe, aiwtfe, ni'iT-
Ifiton , avuletoii : Droit de pécher
avec une nacelle et dcs/!lets, lespois-
aons qui s'^liappent d'un étang ou
d'an réservoir dans une crue d'eau,
pour «e ,'e>cr dans quelque rivière ;
en bas. lat. ailvateia.
At&i>£ , avaUé : Abaissé , soumis ,
humilié.
AvALKKiwT : Descente , acUon de
descendre.
AvALEHcuE , avaùiTtge : Chute de
■eiges des montagnesdans les vallées.
Atai-xa : Descendre, diminuer,
ATA iir
écouler, aba>ss<.T, laisser tomber,
mettre à sec , mettre bas , accoucUer;
en bas, lat, afallare. Le mot carna-
val vient de caro et avallare , qui
avale les viandes ; en Frov. aboli ^
avali, perdre, égarer.
Lie fu i]DUt tf iMii pUina,
De la grani Otiti bnmiioe ,
Qui eu ton con fu araléei
Au»i louif roiD U rou)^
Vient et deicent lor la rerdure ,
Si «int Dici CD It Vir^ purs.
Faiiaa de la Court de Paradlff
parlant de la Vierge.
AviLB-rs : Descendans en ligne di*
recle , pe lits-fil s.
AviLiK ; Perdre, disparottre, dis-
siper, évanouir. M. l'abbé Des-Saa-
vages le dérive à tort d'evanetcere ;
il vient du mot ai'al.
Pria Jéhio lo p> é bcatrc-lo, i fnii , *
donec ail'èlji i ubrni ii ullii lor, é cojfnaghe-
ro , é avalic k d'rlt ul> de lur.
AccepU Jesits panein et AenedixU et /régît
et cognovtrunt eum ; elijMe emnnil ai ocuJà
AvALOEBS : Qui est en pente.
AvAi.otB , avaloire , avalison t
Gorges que l'on fait dans les rivières
pourprendre le poisson, pêcherie^
lieu uii l'on vend le poisson : on dit
aussi que quelqu'un a une grande
avatoire , pour dire qu'il inauge ou
boit beaucoup ; eu bas. lat. avaiiali'ot
AviLois : Habita ns des pavs bus,
des vallées. Tous ces mois sont for-
més de la pri^p. tut cl de valUs.
AvALi;BHf.!(T : Evaluation, dinii-
nulioD , estiiuatiuu.
AvAs : Osier , et en général le»
plantes qni croissent au bord de^i
Av
•ancieiTCs : Procu-
fiscal , promoteur.
in crime ir [lerpctre dini l'eiteDdiir ils
llle , It qu'il »'j (il nul 4Ù *e cta.ui; ,
lia AVE
Vti^ancieres doa Sfiguurdoit poftîre le mal-
frtcrrc et en demander amende pour le Si-
gnor. Ane. Coût, de CUtUcau-Thieny,
Avancer , avangicr : Baisser ,
avancer , arriver , marclier.
Avant : Ci-aprcs.
Avant : Avance , profit , progrès ,
ou plutôt argent donné avant la pro-
messe pour encourager une entre-
prise ; au préalable , sans préjudice
du reste, Vojr, Estatk.
AvANT-niRE : Poursuivre , conti-
nuer, prédire.
AvANTKR , avancicr : Garde-juré
d'un métier pour veiller à la qualité
des ouvrages.
Avant KR :, Mettre en avant , allé-
guer des raisons.
AvANT-PAELiER : Avocat. Voyez
Ahparlikr.
AvANT-SF.iCNRUR : IjC premier , le
principal seigneur.
AVANT-TKRRK .* RivagC.
AvANT-vENT : Auvcnt.
AvAULT , avauljc : Parmi, d(;dans.
AvAUX-LA-viLLE , avau.T la vie :
Parmi la ville , au bas de la ville.
Voyez Aval.
AvÉ : Bonjour,Dieu vousgarde;<2r<?.
Ave : Avez ; iï/uihere ; se dit aussi
d'un troupeau de brebis ; à^ovis,
Avé : Bien , fortune , richesse.
Vey> Avoir.
Ave AU, asùau : Aïeul, grand-père ;
avus,
Ave AUX , aviau.T : Bombance , di-
vertissement , bonne chère.
AvECQUES , aveuc , atvecque ,
ameuc : Avec , ensemble.
AvEDiKR : Jointée, la main pleine ;
ce qu'elle peut contenir est une sorte
de mesure.
AvEEXENT : Autorisation ; advo-
catio,
AvÉER , aveier : Avouer, confes-
scr , autoriser; ai/vocare.
A VË
AvEiLT.E : Ab(?ille ; aj)îs.
AvKiNDRE : Tirer quelque cho^é
d'un lieu ; (Vavete ou îïhahere ; ce
mot est encore usité en Picardie ; en
Prov. avëra,
AvEiNE : Avoine ; avena; en Prov*
as'cna, .
AvEiNiERE : Champ d'avoine ; ave*
narla. ^
AvEissÀ : Tuer, égorger.
AvEL : Volonté , désir, envie, tout
ce que l'on souhaite.
A tant te tarent « si font paîs ,
Que cU n'eu doit parler jamais ,
De chose que sa famé face ,
INe n*orra noise ne menace.
Rutebeuf dit pu sou fabel :
Quant famé a fol , R*a son avcL
Ftihliau de la Dame qui fist troiâ
tours entour le Moustier,
AvELANE , avcllaine : Noisette j
aveline; avcllana; en Prov. avelano»
Av KL AN 1ER , avclainicr^ avelcnier:
Noisetier, coudrier; avcllanariiis,
AvELETS : Pclits-enfans , neveux,
AvELOT : Lieu planté de noise-
tiers; en Prov. avclnnicrn,
AvENAc.E : Droit seigneurial , re-
devance en avoine qu'on doit au sei-
gneur ; elle fut changée en autres
grains on en volailles : à\i\'ena,
AvENANCK : Convenance , propor-
tion ; advcnicntia,
AvKNANMENT , avc/ians y avenant,
avenantemcnt, avenaïuncnt : Propor-»
tionnément , convenablement , à pro-
pos.
Avenant , subst, : Mérite , valeur,
prix , proportion. \
Avenant, awnans , adj. : Agréa-
ble, qui plait, de bon abord , affable ;
adveniens,
Avenantement : Estimation, pri-
sée.
Avenante E , avcnautée : Terre
venue par profit de fief.
Avenakter : Estimer, priser.
AVË
ÀTSVAffTOUE : Estimateur, appté-
cuteur, qui garde les plroportioiis ,
les €H>nYenaiices ; ces mots 'viennent
AvENAE» : Terre qui n*est bonne
qa*à produire des avoines. Dans la
Bresse ^Vavenarietil un champ qu*on
a couYert de Peau des étangs , et où
Ton sème toutes sortes de grains ;
avenariif,
Atekc. Voy. AvfcCQtJES.
Atkice : Avoine; avena,
AvKif KDI8 : Etranger ; advena.
Ateicke : avenir : Suffire , arrii*
Yer, atteindre, avenir, survenir; ad^
AvENisa : Contrôleur d'écuries.
Atkrs (les) : La fête de Tavent,
r«rrivée , la venue , Favènement ;
€uivenUiS,
Et MirhÎM que 11 fix Dea ft dont ovenM ; li
premiers fa reposx as Gîi« et à çans qui Tocit-
trmùSi i car la Delté fu repoate en l^umanité.
CommenUÙre sur le Sautier, Ps. 9,
ntersttHyfiL 18, V^,
Aviirs : Ayant ; à*?iabere,
Atehtail : Partie de Tarmure du
devant.
Aventura , aventureux : Hasardé,
Tttbnté, méprisé; adventorius.
A VER. Voyez Avbes.
AvEE : Avoir ; habere»
Ave a, avère y averier, avers, averse :
Vilain , ladre , avare , avaricieux , in-
léfeasé; avarus.
Jadis ettoit uns yUaliu riches ,
Qui moult estoit at^en et chiches ,
XJnfb charme ad^ aToit»
T#steDs par kii la maiotenoit
I>*iine jument et d'un rondn ;
Assex ot char et pain et vin ,
m qnanqoe mestier U estoit.
FtMiau du FUain àHre.
AvBEAOE : Droit de corvées dû à
son seigneur par son vassal.
AvEEAi, j'autai; avéras, tu auras;
mpera, il aura; avenues, j*aurois;
AVE iiS
àveroU, il auroit; avenent, ils au*
roient.
AvEEETi ^ s. /. :■ Avarice ; ava*-
rida.
AvfiaiE : Parcimonie, lésineriCf
vilenie.
AvERtAima : Maquignons, mar-
chands de chevaux.
AveemEnt : Aveu d*une tenure.
AvERNAUx : Infernaux ; é^aver-
naiis,
AvEREEE : Prouver, affirmer, vé«
rifier.
Avers. Voyez Aver.
Avers : En comparaison.
Avers , avoir : Bestiaux qui nan-
tissent une ferme de campagne , les
choses mobiles , l'argent , les meu-
bles , les instrumens aratoires , eu
un mot, V avoir ; à^habere ; en bas.
lat. averia , averium ; en anc. Prov.
avër,
AvERSAiRE : Adversaire , antago-
niste ; adversarius.
Le ûayapele nottre aventure
Et ses eiigiens sa plume yaire «
Sathans est vairs corne Taire pliun«
Par divers engient de mal faire ,
Son ni et son propre repaire
Claime el cuer qui d*orgneil fume.
Recbu de Maliens, strophe 180.
AvERTEiir , averdn , avertineux :
Homme qui a un défaut dans la vue ,
vertige , épilcpsie ; un frénétique, un
furieux , un homme qui a perdu la
raison ; d^adversatus ou de verdgo.
Avertie , averdne : Maladie da
vertiges , folie ; adversum.
Icelni etoit entaché à'^avertie de la teste.
Trésor des Chartres, i4a5.
Avertir : Appercevoir , s'assu-
rer , vérifier , remarquer , voir , rc-
connottre ; advertere.
Les norrîces descendirent aval , et rîndrent
en la plache ou eles avoient laissié le Ber»
choel , si le troTerent torné ce dessons de*
. teure , et U Tirent sanglant et le placbé «a-
(
ïi4 AVI
tour , lors tl re|;arderenlt vert la salle et
•"avertirent que 11 lévrier laieus crjoit et
braoit , si qiiidiereat qa*il fus esragicz ; lors
Tint li chevaliers, quî torna le berchoel et
ê*averùt que li fufez n*avoIt nul mal et se
dormoit , 4oDt s^at^rtit que cVstoit à tort
que il avolt ocliîs le lévrier.
Komaft des sept Sages de Home.
AvEscHiE , avesQuat : Eyéché ; en
auc. F^OY. fiyescal; épfscopat , epis-
copaii^s,
AvESPREE, avesprement , avesprer,
avespres, s. m. : Idopmencement du
soir , robscurité de la nuit ; vesptr
ou hcsperus , uom de Tétoile appe-
lée Vénu$ , qui pafQit aussitôt le
coucher du soleil : on dit encore dans
plusieurs provinces de la Frafice la
vespréc , ave^pr^e^ pour après>diner;
ad vesperas^
AvESPAEa j avesprir : Faire nuit ,
commencer à faire nuit.
AvESPai : Surpris par la nuit.
^YESQUAT : Ëvéché.
AvESQUE : Ëvéque ; episcopus,
AvESTUKE : Investiture ; et penret
son auesturc tle Ijr : elû prendra de
lui son investiture, ses pouvoirs.
AvETE , as>ette : Abeille \ apis, api-
cula>
J^\^VGj.E.Tt 9 aveugieUé : Aveugle-
nient.
AvE|JLE , atfuie , aivgle , awitlc :
jBLvëi^gl.e ; avulsus à lumine. Voyez
Ayule.
Avs^i^x : Transporté de colère ,
lior^d^ soi. Fojr. Averteih.
AviANDEK : Se repaitre, donner
la pAture aux oiseaux de proie.
Ayiaulx .* Les oiseaux ; d'avis»
A VI AUX , aveaujc : Bijoux , tout ce
qu*pn souhaite., bonnes aventure* ,
lieux où il n'y a point de chemins
tracés ou frayés. Selon Borel , ce
mot a signifié les ornières des che-
-nûns ; à'avius; en ProT. aviat: faire
AVI
les aviaux , s*arauser , se réjouir*
Tousjours à chascun quelque tache y
Mais se par nioy y a défaut ,
Faites-moi troukser mes paniaox
. £t saillir hors de dits aviatix.
Roman de la Rose»
Ayictuailleur : Celui qui appro-
visionne de toutes choses » de vic^
tualia,
A VIE : A vie. Bailavié .^iBail à vie^
Re sont avié : Qui sont pour toute
la vie d'une personne.
AviEL : Aïeul, grand-père ; d^avus.
AviEzvGNENT : Arrivent , doivent
arriver ; d'advenire.
Quiconques cuyde , ne qui die
Que soit folie ou musardle
De croire que songes at^iengnent.
Roman de ta Rose,
AviENT : Ils avoient : habebanU.
Ayier : Montrer le chemin à quel-
qu'un ; de via.
Avignon : Derechef , de nouveau*
AviLLEM ENT , avilemcnt : Avilis-
sement , mt*pris ; d'eviéescere.
AviLLEH , anler, avilicr, aviUener:
Mépriser , avilir ; au figuré , dimi-
nuer , tomber à un prix plus bas ;
evilçscere,
AviN^ : Plein de vin , ivre ; W-
nosiis,
AviNGNiER : Mettre une terre en
YÎgne , y planter des ceps de vigne ;
de yinea.
K.WKO'siLYi ^ aviroi^ner ^ avirroner:
Environner , entourer , envelopper ;
de girare.
Avis : Portion de bien qu'un père
assigne à ses enfans pufnés ; d*a\ftts.
AvisEMEHT, advisement : Avis ,
conseil ; en bas. lat. avlsamentum.
Aviser : Instruire , donner avis ,
ii>former, penser, appercevoir; ea
bas. lat. avisare,
Baiaona m'enseigne et attisé ^
£t jou tù çurtfiuei&iji^t , «
CMen Je BemeviOe.
Aviiiov , avUon : Vûion , ftntai-
■îe ; Visio
Atitiks (biens) : Bieni pouédé«
drpuit long-temps par la même fa-
mÙI« ; on appelait encore aîn>i des
terres qn'ondonnoî t aui soldats pour
lear tenw lieu de paie ; A'avitus.
AiiTBK : Rendre vif, éveiller on
homme endormi, qui est naturelle-
ment paresseux ; en Prov. aviva.
AvivxusES : Brillantes.
Bi 4'or fin , plerm precinua*
ToDt-<1 dcru et tmreiati.
* Jtomoa d* la Adm, vtrt |65II.
AtuCuimcb , avoeasserie , avo-
rattie : L'art de plaider au barreau ,
foDCtioo, charge d'uQ avocat; advo-
AvocAssEK : Remplir les fonction*
d'avocat, plaider j advocare.
Atobc. Foyez Avscques.
AvoasTBE ïAvortement, adultère,
cnEant illégilime ; d'adulterium.
Avoi : Hélas I ha I «ctaroation.
AvoiD-K>aJEiiT : Plr en haut.
AvoiBK, avoyer : Se mettre en
ckeniin , marcher -, viatn agere.
Avoiaa : Conduire.
Ifc cil qui m dn|oiu aroit,
TtitoUnini n'i »I li Toi..
' Soman de la Jtoit , iren io3SS.
Avoia (s'), aeeïr, av^r : Se com-
porter décemment , se bien conduire.
AvoiK : Bien , fortune , richeue ;
en bas. lat. aceriKm, averia. -Avoir
btm ton fang,c'ett être fou, insensé;
omr en dépU, mépriser ; en Prov.
m>rr.
Tri *■>■■•< 1» F"»' •w,
Qbî h tjet qni le doit «Toir.
Soman du ncomd Renard.
AvoiK SK cowvBii'iNT : Promet-
tre, s'engager. Fo/a Con*iwt.
AVO ii5
Avo» sK poia : MarchM»di»e«(|iii
se vendent au poids.
Li inDTCDt en l'itli da Cathar tont ce qo*
mFitier leur eil , ea tajt et eipicei et dn*
•t tout avoir de poà. Hude tille ,p(i^ aiy.
Avoias : Animaux de basse-cour.
foyez Avaas.
Avois : Avoué, confessé.
Avoi SI E , avoisié , apoizée : Fin,
rusé, avisé , spirituel.
AvoisLAOE : Profit des ruches à
miel, foj'ez ABEisLACEetABOtLAOK.
AvoiSTBE , avoitre : Enfaat n«
d'un adultère ; aduUer.
AvoiTaEa. Fby- Advoult»».
AvoL^ , avoté : Etourdi, tëtefoUe,
légère, qui ne prend conseil de per-
sonne ; qui est d'un paysautre qoa
soi i d'advolare , ou du Grec «CaAft,
AvoLEsiA : Tort, dommage.
AvoLEZ. Foy. AuBÀiH.
AvoLONTER : Déierwiner,s4 por-
ter à accorder une grâce de bon
cceur ; donner i de voluntas.
AvoLs : Insipide , ennuyeux , fati-
gant.
Atomes : Nous avons ; Aabemut.
AvotrDAK : Suffire, avoir enaboQ-
dance , en quantité ; abuntfare,
AvoHDEEA : Suffisance , multi-
tude , grande quantité ; aburtdaatif,
AvoTiBE , adalfre , advoultre , ad-
voutire, advoutrie, alvoutire, avaettre,
aeoisire , avoitire, avoitre , avoitiergt,
avoltir , avorlure , avotre , avouet-
tre , avouetrt , avouldre , avouiter^,
avoultre , avouUreut , i
teire , avoutere, avouùre , avoitre,
avauin'e , avoutrise : Avorteroent ,
adultère ; enfant illégitime ; avulun^,
à!adulteriuai; en âne. Prov, ovou-
trairiu, avoadminit,avoiueriu,avou-
trador , adultère ; avoUar , avoutrar ,
commettre un adultère ; en bas Brf^.
aoultr, aoultren, aoultriaig, avoultr^
avouUren, avouitri, avoultritlf coU'
ii6 A VU
mettre un adultère ; en Ital. avoùeria,
et avolterare.
La Loj que II Empereurs fi«t de» çvoitires
eo des commun» iugempn», par quoi cil qui
font de» avoitires sont condampué.
Livre de Jostice et de PleL,
Ayouemk : Espèce de bail ou tu-
telle , fonction et charge d'avoué ,
protection ;' droit que les vassaux
doivent à leur seigneur , par lequel
ils l'avouent et le reconnoissent pour
«eigneur ; adçocaùo ; en bas. la t.
ndvocaria.
AvouL : Aven , confession.
AvousTBzrc : L'automne et le mois
d*août; d'augttstus,
AvowERiE : Reconnoissance faite
au seigneur par son vassal , de ce
qu'il a de terres relevant de son fief.
Voyez AvouEaiE.
AvoY : Ha ba ! interjection admi-
ra tive.
AvoYDE : Nul , compté pour rien.
AvoYEMENT : Enquête, entrée, en-
droit , ouverture , chemin ; de via.
AvoYEE : Mettre daps le chemin
de la vertu , amender, devenir meil-
leur ; de via,
AvRS 9 €irva , et evre, ebura : Nom
de deux petites rivières qui se réu-
nissent près la ville de Dreux. L'Avre
ou l'Aure sépare le Perche de la Nor-
mandie , et se joint à l'Evre ou l'Eute
au-dessus d'Anet.
Av&iOL : Poisson qu*on nomme
maintenant maquereau.
AvaoN , avrion ; Folle avoine.
AvuERTEMENT .* Ouvertement , à
découvert , sans dissimulation , clai-
rement ; apertè.
AvuLE , avugle : Aveugle , privé
de la lumière ; avulsus à lumine.
AvvLER : Aveugler , priver de la
lumière ; à^avellere.
Yoni qui par let travera aies ^
A atntstre trop «filti :
AWG
Retourne toi, geus avulééf
Regarde aour ton destre les.
O gens foie , où es-tu alée 7
Dtez a sa lumière avalée
A avule dans la vatée*
Diex a monstre ai avides ,
La Toie clere , haute et lée ^
Tonte la terre est estelée ,
Si com li chius est estelez.
Roman de Charité, par le BecUu dé
Moiiens, strophe 78.
AvuLTERiE : Avortement , adul-
tère ; atfulteria , à'aduUerium.
AwAN : Auvent , petit toit fait pour
garantir de la pluie ou du soleil ;
au%fana,
AivARD , awair, awart : Arbitrage,
sentence , garde. Foy. Avouerie.
AwARDER : Prononcer sur la com-
pétence des juges d'une affaire ; €id^
vocare,
AwiRTs(les sept des) : C'étoient sept
juges qui, à Metz république , étoîent
clioisis entre les treize et les prud'hom-
mes , pour décider de la compétence
ou incompétence d'une affaire ; ad^
vocati,
AwAST , afvoost , awost , awoust ,
awouste : Le mois d'août ; ô^augustus}
en bas Bret. awsL A mei awost : A la
mi -août.
AwE : Eau , rivière , fontaine,
étang; aqua.
AwELz : Avec. Voyez Avecques.
AwEN : En cette année , l'année
courante.
AwKRNlTs : Raisins noirs, ainsi
nommés , parce que le plant vient de
l'Auvergne.
AwET : Qui est au guet , espion ,
espionnage. Voyez Aguait.
AwEY : Avoué , confessé ; advo-^
catus.
AwEYONS : Confessons, avouons.
AwGLE , avugle : Aveugle , priv4
de la lumière ; avulsus à lumine*
Puis diat , el cors me fiere go«te ,
Se ]• ne aal s'il loicvt gouit
fA éuvgf^ ttair Tolrent
Bimunent d'âne part m Hndreat ,
SI l'etcneat, fêtes nous bien*
Porre ftomes lor tonte rien ,
Cil eit monk porret qui ne rott.
Wabiiau des trois Avenues de Compiegne»
AwosvB , w^mne : ÀToine ; d'o-
wena»
A wouST, atvost, afpousie : Le mois
d*aoùt; atfgustus.
Atto : Avidité , désir bràlant ,
cnpidité ; de THébren et de l'Arabe
mHih , désir ; en bas Bret. awydd,
Axx , aux : Eax.
Axs yose : Ane ; asinus , asellus*
Axi , iuuti : Aussi , de même , pa«
Teillenient.
Axi ES : Aussi , selon Borel ; il cite
âeux Ters du Roman de la Charette ,
pur Godefroi de Leingny :
De» îex et da oier U conrote
Mes axies fat courte la joie.
AxiNOMANCiB : Sorte de divina-
tion , manière de prédire l'avenir par
le moyen d'une hache ou d'une co-
gnée , qu'on faisoit rougir et qu'on
posoU sur une agathe ; du Grec «(/v9>
mrinéy hache , et de (iMmiie^ rnanteia,
divination.
AxvxKR : Assurer, donner sûreté ;
«LTur^^ , qu'il assure, ^oy. ExuaiEn
et EXUXKMEHT.
AxumMKiiT : Sûreté , assurance.
At : Il a ; habet.
Atabi«e : Capable , qui peut aller,
kon à quelque chose; habilis.
Atai< , ajaux : Aïeul , aïeux ;
AroAHT : Allié , confédéré ; il se
diioit aussi d'une ancienne monnoie
des Pays-Bas ; adjutans.
Ate : Allez , va ; en i>as Bret. ay,
ira.
Ate : Aide , secours ; à^adjuîus.
Arxa : Héritier, ayant cause;
A T R 117
Atbr , ayere , ayers : Derrière »
arrière , dans , chez , aupKès ; de re^
ira. Botter ayere ; orner bouter ,
repousser; d'où peut-être le verbe
rebuter, Cheoîrpar etayer: Tomber
à la renverse.
Atgat : Débordement de rivière ;
d*aqua,
Avomir : Aigreur ; lïacer,
Atgue : Eau ; agua,
Atgukrie : Un évier ; aygueria*
Atocrtte : Eau claire ; à^aqua.
AvMAifT : Diamant ; adeanas. Il
signifie aussi, aimant.
Atme : Mesure de vin , taux à vue
d'œil.
Atmf.r : Présenter, dresser.
Aymeterie : L'art de faire l'émail*
Atous : Août. Li mois d*ayous :
Le mois d'août ; à^augustus.
Atousse ( r ) : La moisson ; d'aw-
gustus y août, mois où l'on recueille
les grains.
Ayr : Colère ; ira ; de ayrer, se
mettre en colère.
Atru *' , ayre : Aire , place , lieu
à battre le bled et les autres grains ;
atrium, area,
Ayreav : Charrue à labourer;
aratrum,
Ayrer : Irriter, fÀcher, mettre en
colère ; irasci. Ce mot ne signifie pas »
prendre l'air, comme le prétend l'au-
teur du GIoss. du Roman de la Rose.
Pais doit la dame louspirrr ,
Et par semblaDt loy oprr,
L*a>»aillir lui courir seure ,
Et die que ai graut demeure
TI*a il pat faite tans raison »
Et qu*il tenoit en aa maison
Antre famé et se deduisoit
Dont le aoulas moult ly plnîsoît.
itoman de la Rose, Mss. de im
Biblioth, impériale.
Pnis doit la dame sopirer ,
£t soi par semblant eûrer,
Kt Tas^aîlle et li core sore ,
Et die que si grant df more
nS AZE
n'l-3 mie ftt imt rcMD ,
Et qa'il tenoil <n u meioD
Autre famé, qudifD'elfl u>it.
Dont li wiUi min U plcIoSt.
* Boman de la Boie , lien 1 4i6g.
D'après cesdeuxcitationi, on peut
Toir que ayrr.r ne signifie pas, pren-
dre l'âir, comme l'a indique Lenglet
du Fresnoy, dans son Glossaire du
Boman de la Rose , publié à Paris en
1735, et répété dans la rciiupreMion
de l'an Tu-i 799 en 5 Tol.in^°. D'ail-
leurs , dans la citation à laquelle cet
auteur renvoie , le second vers est
ainsi écrit :
Et pir tnubliill à toijrrtr.
El dire qu« li grini dcmiars
Vt il p» faiel« uni niion ,
Ta qu'il tenott en il miiioli
Autre rcmme aa ta d*>Jui<oit
DoDt le Eoulii miculi lui pUiioit.
'>UiiKKomait,édit.deGiJliotDupri,x5t^
Cette dernière citation prouve en-
core que , yrer j est employé ponr ,
irriter , mettre en colère , fâcher , et
non pour, prendre l'air.
AvKETEK : Donner l'investiture ,
mettre en possession.
Aï SB : Chose dont on a droit
d'nier, on de s'aider.
Atsil : Oscille , plante potagère ;
Atsixe : Tout instrument propre
an travail , meubles , aisance , fa-
cultés ; en bas. lat. aytina.
Atiszi. : Essieu de rone ; axis.
Arssin : Mesure de grains.
Axacdak ; Arroser ; de rigare.
AzAon : Avorton,qui est né avant
le t«rme.
Aeaoot : Bean , propre , capable.
AzK. foyet AïK.
AuiiTA , aaèitè : Ane , bourrique ;
AZT
A'asinus ; en bat Bret. azenn , ïgno^
rant , 'stupide, >
AzERBB : Muscade , qni sent la
muscade.
Aei : Présure , compotïtion pour
faire caillef le tait.
Aeihant : Pierre , aimant ; d'ada-
mat , k t'ablat. adamanie.
AzutELi, azimei, azj'me,azjrmelt7
Pain sans levain , qni n'est pas fei^
mente; du Gi^ a privatif, et d»
i'/ii > zym^i levain.
Kt ipitiErfiit ferine laqufle il portcmit
o'adgairei de F.gipte et Ërtnt bncolei cen-
drinoDi acmeb , ar il ut pooient eitre le-
Tcinei, lei EgipticDi Ici contraigunat da
fuir, et ne luffrut eui faire nule draioere,
□e il ne poicDt acoom de rien et apparaiOer
de pnlmeut.
Bible Sittoriaux. Exoiie, chap. >d,t. 3g.'
AziNS : Petites planches en formff
de tuiles , propres à convrir les mai-
Aeik : Haine, colère, rancune ; ira.
Aeikable , adirabU- : Haïssable j
méprisable.
AziKiHBH : Haine , colère.
AziitiH , adirar : Haïr , détester.
Ces quatre mots viennent da Latin
ira ; on leur a seulement ajotité la
préposition ad. Les anciens Proven-
çaux cbangeoient ordinairement le
AzoKAH : Prier, adorer, et orner ;
adorare et adornare.
AzoBuiÊiiAMËN , adordënamên ;
Ordre , disposition , arrangement ;
AzoaojÉiiAR,arfon/(-ffAr.- Disposer,
arranger, mettre en ordre; ordinare.
Azur : Minéral qui donne un beau
bleu et d'un grand prix ; ce mot est
encore actuellement en usage.
AzTVB : Pain aana levain, Voyg^
Aeimkia
bAX
BAC
»»»
B
BAÂiLvm 9 hdailler, baaler : Bâiller,
aFoir envie de dormir. M. de la Môn-
noie , dans ses notes sur les Contes
de Bonaventure Desperriers, pense
que ce mot vient de l'exclamation
que Ton fait en ouvrant la bouche
lorsqu'on voit quelque chose qui ne
plaît pas. Barbazan dit qu'il vient
du mot bayes y ouTcrture, le vide de
la porte, et que celui-ci vient de va-
cuitas; en effet , ajoute-t-il, bâiller
a*est antre chose qu'ouvrir la bouche.
L«s Signe» de mal estomac en sim
E de lieble digestion ,
dunt pesantnme de cors e làolesce »
Enflore de face e peresce ,
E bouler de bâche savent ,
E pesaotume des cils ensement.
Les Enseignemens ttÂristote,
BiAL, baat, bael, 6ae/^.- Bâille-
ment , envie de dormir ; de balare ,
par onomatopée du cri du mouton
ou de la brebis.
Baallie : Cuve , envier , cuvette.
Baaztche ( a/oir ) : S'imaginer ,
conjecturer , penser , viser* avoir en
vue ; du verbe Béer.
Meadisant M quant ne sVstancbe
De mesdi're , a il donc haancke
Qn*n fadie en chou bien ne savoir,
'Et ipie li siens mesdSs Taranche
nenll , ainchois le desaranche.
Le Diet du Médisant,
Baavt , baalant : Ouvrant , en-
tr 'ouvrant , bâillant.
£ ai la chose en quantité grant
Sadea ke de eeo de maintenant
Lea piez e mains se estendent ,
Les membres ressortissant rendent ,
E le cors en rent tut tremblant ,
E savent la bûche en baaiaitt,
E antre" mais kVn viennent assez
K.*a santé sont contrarietez.
Lei Enseignemens d*Ânstote.
Baasteax : Bâton , branche de
lis ; bacuius; en bas Bret. baaz^
Babaraoudo : Gratide robe qui*
couvrait la tête et 2e èorps ; elle ëfoit
eii usage dans nos ptoVihCes mérî-
dionales , pou'r les pompés funèbres ;
le plus proche parent, oii Yhé!iiiiet
du défunt , s'ehveloppoit de ce
mascfue , sous lequel , et avec nn
mouchoir â la ma'in , il avoit une en-
tière liberté de pleurer ou de rire.
Oh ponvoit même remplacer l'héri^
tîer par un personnage qui jouoit ce
rôle. Les Romains avoient aussi dei
pleureurs à gages.
Babbutier ; Bégayer ; balbutire.
Babée , Babiche y Babickon : Éii*
sabeth , nom de femme.
Babeiites , babaignes y babines t
Lèvres , joues ou mâchoires de cer-
tains animaux , tels que la vache , le
chien , le chat , etc. ; en Prov. babino*
Babequih : Soufflet pour allumer
le feu.
Baboto , babaou y pap6ou : ConteSy
sornettes , la béte , Togre , fantôme ,
être imaginaire, dont on fait peur
aux petits enfons ; de vagare et va--
gari ; en bias Bret. barbaou; en Ital.
baoa,
Babocik : Gros singe; en terme
de mépris , enfant ; et au figuré , là*
chc , couard.
BàCAiGE : Ce qu'on paie pour pas*
ser un bac. Voyez Bacil.
Bac AUDE. Voyez Bacaude.
Bace : Servante , jeune fille. Voy.
Bacele.
Bagnes , baceyes : Perles , bagues
et anneaux de chaînes ; baca et bacca,
Bacel : Battoir , outil de lavan*
dière pour battre le linge ; bacelius ,
badllus y diminutifs de bacuius ; en
ProV. batadàiéirOy batipdou y bassareL
Bacel ACE ^ bacélajhë : Soins at
4
I90 BAC
empressement d'un homme aaprès
d'une femme à laquelle il fait la
cour. FojezBicKmaK.
B«cEtE, baceleOe , baceîle , bace-
lùte , bachele , backeUtte , hachclle ,
bachelote : Jeune fîlle , servante , ap-
prentisae, toute fille qui n'a point
d'état ; en ane. Prov. bacelo.
Bacelb , bacelée , bacelie , ba-
chele: Terre qui comprenoit autant
d'étendue que vin^t bceofi pou voient
kboorer en un jour. Une terre ba-
celie étoit composée de dix mas ou
meû , et le meùr , suivant les cartu-
laires de Chsriemagne : <■ £tt majisutn
vel maïuus quem par boum colidie
arare potest et sufficit duos bobus in
aimo massa fundus , heredium , unde
qiàs se etfamiliam suam tueripossit ,
ferre u. Il falloit quatre terres en ba-
celie pour former une terre ban-
nière j suivant un ancien cérémonial
composé par un hérault d'armes du
duc de Bourgogne , cité par Deslau-
rières, et dont une partie se trouve à
la fin des Gestes romaines de Robert
Gaguin. n Quand un chevalier ou
écuyer B la terre de quatre baceltes ,
le Roy lui peut bailler bannière a la
première bataille où il se trouve , à
la seconde , il est baoneret , et i la
troisième , il est baron >> ; en bas. lat.
baccalaria , d'où est venu backeler.
Bacellbr : Faire l'amour; et faire
un apprentissage, commencer une
étude.
BicKLLEaiB , hacheterie i Adoles-
cence, jeu d'eutaoce, jeunesse. Foy.
Bachblaqe.
Eilecoc-toi JouTeDce n tm iacehrw,
Jj£&tare JuvtnU In idolfiefiilïk tUA.
Dia/ogua de S. Grégoire, lit. 4, ciap. 4.
BicHacon : Goujat , homme de
BAC
Backii : Gacliis , mare , cuvette «
et bassin de fontaine, auge dans la-
quelle on fait boire les chevaux ; ea
bas. lat. bacca, bacclia,baceharium,
BiCBK : Vêtement de femme , qui
tenoit lieu de jupon.
Bacse : La paillasse d'un lit.
Bachelage : L'art et l'école de U
rhevalerie, étude des art» et des scien-
ces, apprentissage d'un métier.
Bachele B , bachclard, bachelier,
bachelor ( rime ) ,: Jeune homme ,
adolescent qui n'est pas parvenu an
degré qu'il désire , qui n'est point
formé , qui n'est pas encore parvenu
a l'âge viril , mineur qui ne jouit pa»
de ses biens, gentilhomme qui , n'é-
tant pas chevalier, aspire à l'être*
apprentif soit dans les armes , lei
sciences , les arts , ou tel métier que
ce soit, aspirant , étudiant, homms
dont l'éducation n'est pas formée;
en bas. lat. baccalariusj en Picardie
bacheler ; en Daup)finé BacheUirtî
en anc. Prov. baceiâjhe.
Le Dict du Lpjti.
Barbazan pense que le mot latin bac-
calia, arbrisseau qui porte fnut , a
bien pu donner naissance à notre
mot bachelier ; en effet , dit-il, un
jeune apprentif est un jeune arbris-
seau qui a déjà porté du fruit , mais
qui n'est pas venu encore au point
où il aspire. Le latin bacca signifie
toute sorte de graines et même d'ar-
brisseaux ; que sont autre chose les
jeunes geni , les étudians , sinon dea
jeunes plantes qui ne sont point enr
core fiirmées ? Au reste, de toutes Icft
étymologies que j'ai trouvées, celle-ci
m'a paru la plus satisfaisante, cella
d« Ita^ueau 1 d'après Cujas , est rid^
BAC
«nie , cdle* deHëoMge et de Dneuige
ne Mtiaferont personne, non plut
qnecellea(]eFavjn,deHoaet ;Borel
dérive ce mot de baculus, et pen «ptè>
de haecataureut ; il est toujours en
suspens , tantAt d'na avis , tantAt
d'un autre , on pourroit , relative-
ment à ses étymologies , lui appliquer
cea vers :
nvidn UsM SB noir ;
BscHBLBTB , baeheletle , bache-
lote. Voyez Bacslk.
BicazTALEaEVx: Guerrier, jea ne
aspirant à la cbevalerie , qui dierche
à ae distinguer.
Bichimiob: Droit sur le sel, qu'on
prend avec un bassin.
Bacsinb : Espèce de poêle de cni-
TTC , casserole , bassinoire ; de bacar;
en bas. lat. barxinum.
BicHiREa : Frapper sur un bassin
annoncer quelque chose.
BiCBiKOH, batchin : Tasse de bois ;
de bacar.
Bacsobi : Hotte aplatie, propre
k porter des choses liquides. Foyes
B*<^itovB.
Bachot, bacel, bechot : Bêche,
petit bateau; baceliu; en bas. lat.
baieha, bateiliu.
Bacsoub, bacAote, kascboue : Es-
pèce de vaisseau de bois , large par
le haut , et étroit par le bas , hotte ,
ti»e ou vaisseau àporter la vendange.
BACIifBT : Casque de fer très-
léger, fait en forme de bassin; en
bas. lat. baeinetum.
L'ArdiAuqnc de ScDi , rn llru d« iniln
aortoit UD kacinet , ponr dilmatiqne un htm'
bergvM.pouT cbuubic 11 prèn d'uGicr, M
^ liiB da croce niu fauche.
Meiutrtlti, foi, t,fol, -jg du Ma.
Bacirkts: Soldats qui portoient
«a chapeau de fer. On disoit m
fi A D lai
Muta bad/utt , comme on dit six
cents cuirassiers , pour signifier six
cents hommes.
T iToit •!> bwmlcm «t dciu cco* iaei-
BiciQiTOTEa : Tromper, surpren-
dre, suivant Borel. qui cite le Roman
de la Rose. Je n'ai jamais vu ce mot
dans aucun exemplaire de ce livre,
soit mannscrit ou imprimé. M. La-
combe , qui a souvent composé des
orthographes et défiguré les mots ^
a écrit celui-ci de cette manière : fca-
cieoter, baciour,
BtCK : Vaissean à boire , coupe,
écuelle ; de baear.
Back : Un bac , bateau qui sert à
passer la rivière aux endrdks où il
n'y a pas de pont ; batxut.
Bâcles : Fermer une porte en-de-
dans avec une barre de bois; de ba-
cului. Bâcler une chose, la terminera
Baclois : Nom qn'on donnoit in-
différemment à tous lespeuplesétraa-
BicoH : Cochon, lard, jambon,
chair de porc , viande séehée à la fu-
mée; en bas. lat. baeo, bacco ; en
Prov. bacott.
OnijDei , pir loi kidi , DnI tochtJ t
ïliii c'ot Rciblei , bieu la ui ,
Qui s fait nwi'ne de taaia :
Se Dl«i me dotnt eonfeuioD ,
Ce fui uD èacoa que je tuai.
Failiaa Ju Soua-ctain de Claii.
BicouLB : Une belette, une fouine.
Bacouleh , Aa^u^r.- Frapper avec
un bâton ; de bacului , bacillut ; en
Prov. bacular, huissier à verge.
Baoa , badé: Sentinelle qu'on pla-
çoit au haut d'une tour pour décou-
vrir l'ennemi ; en bas. lau bada.Voj.
GUAITB.
Vaoace : Herbe anx puces.
tiia
B AD
Badaiee, bayer, béer: CHcp à
tue-téte , être la bouche béante ,
bayer aux corneilles , bâiller , admi-
rer , applaudir , être dans Tétonne-
ment ; en baa. la t. badare ; en bas
Bret« bitda. Voyez ^aailer.
Badaïrë : Criard , braillard ; au
figuré badaud , qui a la bouche béante;
de badare.
Badatce : Droit seigneurial sur les
bœufs propres au labourage.
Badatamen. Voyez Baal.
Bade , badise : Baliverne, bêtise ,
propos bons à tromper les ignorans ,
vanité ; de vagus , vacuitas,
Badé : Sentinelle qu'on ptaçoit
dans un lieu élevé pour découvrir
Tennemi de loin , et faire sonner le
tocsin ;j^ bas. lat. bada,
Badel , bedel : Bedeau d* église ;
badellus j bedellus ; en bas. lat. ba-
dellaria, emploi^ de bedeau; en bas
Bret, bedell; en Basque , bedela,
Badelaire , baudelaire : Sorte de
sabre ou de cimeterre , dont la lame
ëtoit large , courte , et recourbée à la
turque ; en bas. lat. Imltearis,
Cliarles-le-ChauTe avoit toi^oun à son cdté
un grand badelaire turquols.
NicolUs Cilles.
Bader , haer, bailler, bayer, béer:
Ouvrir la bouche ; en bas. lat. ba-
dare,
Badesso : Abbesse; en Ital. badèssa.
Badincoinces , badigoines : les
joues , les mâchoires. Voyez Ba-
BEIiTES.
Badorco : Cabane , grotte , tan-
iiicre ; du Grec bathos, prqfunditas.
Badverie , bade , badise : Niaise-
rie , bêtise , stupidité , bagatelle ,
chose inutile , vague , sans fonde-
ment; vacuiVof et vagus,
F.nsi tant plulsors gf nt cul friiit sachet et
' rhieient , por cen k*il trop hastiolement nals-
§€n%. Ce smt cU kl en i encomencement de
B A G
lor ecmversîott Tnelent apermeraet fraetiHer
par une presomptuouse badise.
Serm, de S, Bernard.
Baele : Matrone , sage-femme.
Baér : Ouvrir la bouche , souhai-
ter;^/^ baée, bouche ouverte. Voy.
Béer.
Baérie : Stupidité, niaiserie.
Baffe : Faisceau , fagot ; et un
soufflet , une tape.
B A F F R A I , baffral : Engin de
guerre , tour en bois. Voyez Be-
FROI.
Bapfrer, ^âw^er / Manger glou-
tonnement ; valivorare.
Bagan : Berger, pâtre qui garde
les troupeaux dans les landes , avec
une charrette ou cabane, sur laquelle
il porte tout ce qui lui est nécessaire-
ponr vivre ; bagan est dit pour iMi->
guant.
Bagasse : Terme injurieux , fille
publique , femme débauchée ; de va^
gus , vaga. Voyez Bajasse.
Bagasser : Mener une vie débau-
chée , infâme , vagabonde ; vagari»
Bagau : Filet à pécher.
Bagauoe , bacatide : Révolté, rc^
belle; paysans qui, du temps de Dio-
clétien , se révoltèrent contre leur
prince; ainsi nommes suivant Fau--
chet, à castra hagaudarum.
Baghe : Envelop])e , couverture ,
sac pour serrer les hardes qu'un ladre
ou un lépreux emportoit en sortant de
la ville ; son bagage consistoit en uor'
manteau, un chapeau , une besace
et une cliquette ; en bas. lat. bacca y
baga, de vagina , d'où vient le mot
bagage.
Bagingner. Voyez Baroaiciyier.
Bagl. Voyez Bkkit'f.kx.
Bagh AuoE : Fadaise , sornette »
niaiserie , sorte de poésie toute mas-
culine ; de noagare y vagaH , d'où le*
mots, baguenauder, bctguenaudier^
BAH
Toyet I<^ notes de Ledaclïàt s.nr Ra-
belais , hv. II.
Bagn^, hagniêy haHîé: Messîer,
garde de vignes ou dfe bois ; banne-
rius, dérivé de ban , cri ptiblîc , dé-
fense. Les ihèssièf s, messariiy de mes-
tis y étoiént proprement les gardes
de la moisson.
Bâgnious : Bains d'eaux tbei^
maies.
BAGiYions , Sagna , Bagnions ,
Bagnoou : La ville de Bagnols.
Bagou LE R : Babiller , parler beau-
coup.
Bâgvk : Passage étroit , anneau
qu*on met au doigt ; de virga.
Bague : Bagages , bardes , ajuste-
mens , meubles ; en ane. Prov. baga,
balles ; sortir vie et bagues sauves y
c'est-à-dire #rec tout ce que Ton
J>eut emporter ; bacca, de vagina.
Bague , baguié : Joyeux , gai , ai-
mable , agréable.
Baguenaude , baguenode : Espèce
de poésie toute masculine et mal ri-
mée , dont voici un exemple :
Qui Teut trèt-blen plumer son coq^
Bouter le faut en un houzeaux ; *
Qui boute m tête en un sac,
n ne TOftt gonte par le troux.
Sergiena prenea gens par le nés
Et moaatârde par les deux bras.
Baguée : Emballer , faire des pa-
quets.
Baguette : Vétille , bagatelle ,
babiole.
Baguihguer , baguignier , bargtii-
gnier : Marchander sans avoir envie
d*acheter.
BAHALEivEà : Bêler; balarc.
CVftt lo crit des très grîès lous et de la
Bcrbtx qnl entre ous htihaleivet.
Serm. de S. Bernard, fol. i4x.
CUunor atuem biparumgrwiam et balantls
m^icuiœ tMier eot.
Basâet, baharisy hahàriies , ba-
hariz : Marin ^ maritime.
fifamelna-Baharites , nom que les Turea
donnoîéht aux esclares qn! leur ^erroient de
soldats de marine. Le mot bahari est formé
de Tarabe Bakr, qui signifie la mer on un
grand amas d*eau. Les Turcs appellent aussi
Bahariz où BaKarites , mille Jeunes gens qn«
Mellk-Ussali aroit achetés des Tartares^et
qu*n fit élerer à tons les exercices milftairesy
de manière que dans la suite ils possédèrent
sa confiance: il les combla de ses bienfaits ^
et les éleva aux premières charges de TÉtat.
Us jouèrent un grand r6Ie sons les règnea
suÎTans , et furent lès auteurs de la mort d«
Tonran-Chah, qui ayoit succédé à Nedim-
Eddin , son père C*est le corps de ces trou-
Ses que JoînTille désigne toujours par le nom
e la Hauleca.
Bahegne : Le royaume de Bohême.
Baher y béer : Ouvrir la bouche ,
d*étonnement ; badare.
Bahut y bahuce , bahus : Coffre
couvert de peau , valise , coffre de
bois dans lequel 4n serre le pain ;
bahudum ; en bas Bret. bahus ; en
Espagnol bahuL
Bai : De couleur brune ; badius,
S*encontrerent un chapelain
Seur nn Bm palefroi ambiant ,
Àpert et de haitié samblant.
FabL du Prestre et des deux RibiMiUf
Baiasse , baj<isse : Servante, fem-
me-de-chambre. Voyez Bagasse.
Une hajasie ot amenée,
Qui estoit de la rille née,
Ne sai sa nièce on sa cousine.
Fah» du Pescheor de Pontseur Saine.
Baibille : Bavette d enfant et de
tablier; en Prov. bavarel y babiurel.
Baichet : Brochet.
Baichette , baichote. \ojez Bais-
selle.
Baidre : Assigner, hypothéquer.
Bai EN : Brun; pois baicnsy pois
noirs ; de badius,
BAiEtSE. Fojrez'BkiàME.
Baxeur : Barrard, parleur éternel.
\
i!t4 BAI
BuGVES ( meilleiirs y : Meilleurs
effets.
Baigvie. Voyez Bak.
BiiGNié : Garde d'an ban, d*aii
territoire. Voyez Bagn^.
Baignote , haingnote : Cuve pro-
pre à se baigner ; vagna.
Bail. Voyez Baillie.
Bailar : Louer, donner à loyer.
Bailé, baLfi y baus, baux: Gai,
joyeux, content.
BiiLË, bailet. Voyez Vablet et
Valet.
Bailistee. Voyez Baixlie.
Baillance : Action de donner, de
mettre entre les mains.
Baillard : Garçon de noces , ami
de répoux qui conduit les demoî-
Relles au bal , et qui veille à'ce qu'elles
dansent à leur tour.
Baillarge : Orge , avoine , vesce ,
gros pois.
Baillart : Bailleur, endormi.
Baille, porterne , poterne : Bar-
rière , porte avancée d'une ville , pa-
lissade , barricade ; ce root vient sans
doute de bajulare ou de vallum ,
parce que dans les villes assiégées on
&e servoit de la baille pour faire en'
irer dans la place ce qu'on croyoit
nécessaire.
II fit charpenter des biuUes et les asseoir
un trarers de la rne. Froissart,
Baille , bailler ( lou ) : Concierge
d'une prison; bajulus.
Baillée : Adjudication ; bajulatio.
Bailler, baillier: Donner, prê-
ter, porter; en bas. lat. bajulare.
Une lance li fait baillier
Où ele avoit fait entailler
Une ensaigne bêle et vermoîlle
Où il ot pain un leon blanc.
Tôt li otroia et dist
GanTains ice que li reqnist
La lance et le penoncel prist.
Roman dePercwat^foL 3a8.
BAI
Bayllebesse : Femme qui passe
un bail, qui donne ou laisse à loyer*
Baillet : Cheval qui a une étoile
ou marque blanche sur le front , ou
de poil roux tirant sur le blanc.
Bailleul, bail y bailCy bailg, baili,
bailistre , baillif, baillistre , baj'ule ,
balliseur, bals, bait , baùs : Gouver-
neur, gardien , administrateur, agent
chargé de percevoir les droits d'un
seigneur, ou d'administrer les do-
maines des grands vassaux ; en bas.
lat. baUvus , balliolurn , bajulus ; en
anc. Prov. bailë y bailon ; en bas
Bret. baiU,
Baillie , bail y baile, bailie, bai-
listre : Soin , administration , régie ,
tutelle , curatelle , juridiction , pou-
voir , garde, puissance, en bas. lat.
balia , baillia , bajulia , baliagium »
baliurn , balliva , bajukuio ; en anc*
Prov. bailia , bajhuUa ; on disoit
bien bailli, pour bien traité; mal
bailli y maltraité \ a en sa baillie , il
•st chargé , il a en sa garde , eu sa
puissance.
Li Turc qui aroient la seîgnourie de la
TÎle , tenuient encores les autres tours en
leur baillie,
Traduct. ele Gttill de 7yr,Jbl 34.
Se li cors Ta serrir nostre Seignor
Toz li miens cuers remaint en sa baiiUe,
Chase, de Couct,
Baillier: Prendre, tenir en sa
puissance, en son pouvoir.
Et Cner-failli à li s*a corde
Qui songe tote jor la corde
Qui li fet liericier et tendre
Tôt le poil quVl ue voie pendre
Larreciii son filz le tremblant,
Se IVn le puet baillier cmblaut.
* Roman de la Rose, 'vers 10497.
Baillistre. ^o/rz Bailleul.
Bailliveau : Rejeton des forêts^
petit bâton ; baculus,
Baiuchette : Nacelle, petit ba-
teau ; de vagna.
BAI
Baios , biiire : Uotte , panier.
BAiONiBm : ArbaJétrier.
Baie (jeu de ) : Jeu de courses ,
jeu de barres ; de vara.
Bairbe , pour Barbe : Nom de
femme ; Barbara,
Baiee : Barrière il*une porte de
"ville; de vara»
Bairkté (estre) : Etre trompé
par quelqu'un , être arrêté par une
barrière.
BAiaiGNK de vignes : Rangée de
ceps éelialassés.
Bairrk : Bâtard ; cens baùre, cens
bâtard.
Bais : Marais , eau stagnante » une
snare ; de bossus.
Baisedoy : Ce qu*on donnoit à
TofFrande lorsque le prêtre présen-
toit sa main à baiser en place de la
patène.
Baiskment : Un baiser ; basium, ,
Baisotkr : Baiser sans faire de
bruit ; basiare,
Baissar : Descendre , laisser échap-
per.
Baissare : Homme qui aplanit ,
qui nivelle; eu ProT. baissa^ tondre
les draps ; baissaire y tondeur.
Baisse : Bêche , outil de jardinier.
Baisséle : Toute une famille ,
maîtres et valets.
Baisse LLE , baichette , baichote ,
baisselette, bessote : Jeune fille, jeune
servante. Voyez Baiasse.
Baissemeut : Diminution; en bas.
lat. b€Uss€unentum^
Baissier , bassier : Jeune garçon.
Fojrez Bacheler.
Baistangier : Exciter des querel-
les , des batteries.
Baistams 9 baisiant : Procès» que-
relles particulières ; c'étoil aussi une
émeute ou bataille entre deux pa-
raiges, U iHoît défendu à ceux des
BuXTtspivwges de se mêler de la dis-
B A t 12S
pute , et aux combattans d'aToir au-
cunes armes meurtrières ; de batuere,
Baistahs ( les ) : Les flagellans «
fanatiques qui coururent le mond«
vers 1348.
Baiviaux : Baliveau , rejeton des
forêts , petit bâton ; de baculus.
Baix , boire : Bas , basse ; de bas-
sus ; en Proy. iaisso.
Car se U cor« vtmX en baix, li coen soai
toutes Toles en haie.
SÊrm. de & Bernard, fol, a5.
Nom et d eorpora inferîus , sed eord^
tursum.
BaixijiA : Baisser, descendre , lais-
ser échapper; «n Prov. boisson
BaxxM'^ ^fnf^ ' Mesure de char-
bon. •
BajaSpL. :>tSerYante , femme-de*»
chambca» Pvprez Bagasse.
BajôuI :Ca bajoue d'un animal,
les jonèt délkchées de la mâchoire.
BAJtdk : €K>uvenieur, administra-
teur \^"êajuli^ , de boà'vus. Voyez
Bailks.
Bivi.x : t'Ouvernement , admi-
nistrilion, autorité; bajulo, boHo*
gium ; en anc; Prov. bojhulo. Voyez
BAiiixiB.
BiL : Voilé de religieuse ; et bail »
contrat.
Qui prent homenagele doit prendre i«»lnt.
Cil qui requiert, doit juiodre les mains et
dire : Sire, je deviens Tostre home de bal,
se c*est bid, ou d*iieritage , se c*cst héritage,
que ge foi et leaulté tous porterai.
Mu, BibL ûnjfér. n^ 8407 yfal, 17 , F^.
Balaa : Dansa, sauta; du verb^
boler.
Balade : Pièce de yers , espèce
d'épigramme.
Baladeur: Danseur, sauteur.
Voyez Baler.
Balancier : Jeter, lancer.
Balanoeur : Baladin, sauteur^
faiseur de tours.
12Ô BAL
BALtXDkiH : Manteau de campa-
gne , »orte de casaque pour garautir
de la pluie; en ba*. lai. baiandrana.
Balahiek : Espèce de gros gland
odoriférant, et le geDft, arbuate;
jbalanas i en bat Bret. balance ,
«gênât.
^t^^iQUE , balashe : Enveloppe
citérieure de Is châtaigne, laquelle
eit liérissée de poiiitei; balaïuia.
Balâthor : Gourmand , mauvaU
■KJet , fripon , macaud ; balatro.
Balave : Ardillon de boucle.
BiLAT. foyet Balet.
Balbe, baube : Bègue, homme qui
bégaye; balbus,
Balcihifeb : L'étendard et le poi^
tfr-életidard des templiers.
BALDÊCHiiruM , baudeqifin : Drap
fait de fil d'or et de soie^
Baldemext , baudeiÇctt : Gaie-
juen tjjojeniement,
Ximdia que cl) p*ntlnjtiaii«it.
X pi* deictiidint baliiiittfiu.
Bam<m\U DoièfUtat.
Balui : Bai , de Couleur baie ;
haldlnus.
Baldicheue : Une balançoire,
Bale, balé , balée : Avance, au-
vent de bouiîque, (jalerie, balcon,
n ProT. baie , balën.
balen: Baleine, célacé;
corridor ;
Baleki
Baler
: Vais!
•er, sauter, sagiler, remuer, se di-
vertir; en bas. lat. baltare , de va-
àllan- i eu liai, ballare. ,
BtLÉEiie , ballerie , subst. fém. :
Danse, divertissement; duGtec^^-
BAL
P*r préi , par Tignn , par jiehiarM,
Kl longe ^a par JD|;«ncat,
El tuants ctkirulM.
El <>Yt TiFtItfct citoUa,
Et fleuri d'ïipic» Joulcertiuet ,
Boman lie la Boit-
Lct m» CD dumbri tokcicr ,
Lei autrit toiI pir boit chaeicr.
Par monalgaca cl par rWiini,
P»r prci.jwr ligori , par jackieMti
ElionKefl«eIj.ug«iieni,
Et baltiiei cl kvolei ,
Il goui
upicri ^dorci
* if/ntc Bomaa, wn iS8*3.
Balesta : Grand panier, gruide
nuinne; en Prov. mod. banatto.
BÀi-esTE : Arbalète ; du Grec baUo;
ta Latin balista ; en Basque baiesUtf
en Prov. balesto.
Bai-icstbi. , balestes , subst. maso. :
farceur, bateleur.
Balksteii : Arbalétrier , tireur
d'arc ; eu anc, Prov. aoubalettrié.
Voyez Abbalestieb.
Balestiaux : Danses accompa-
ig;nécg de chant.
Balkt, bala^: Petite galerie, re-
bord , ou avance d'un toit ; baleiurn.
Balbub : Danseur , sauteur.
Balkvbf.s , baleuvref , balièvrtt ,
sub&t. masf. pi. : Borel pense que ce
sont les lèvres inférieures ow ba*-
Icvres ; bit labra; il cite ce passage
de FroiMWt : Perçoie.nt bras , têtes ef
bat - lèvres , de. Barbaxau , d'après
JuinvilIe,Mss. fol. 'J57,croilqnec'est
le menton, la m&choire iufi^rieure;
en^ il sé prend aussi pour toute la
mâcLoire.
10/.
.(turU •»«<<:<
Ir. Ds* M cUambr». MUwr,
joù d^ I'«i. .
Lu lutr» Tool par bail diaiisr,
tw UKuUifjiu*, pat TitUftt^
que poiiqoe j« M
le balmrBiMbiim-
BAL
TU ptte et halievres Mchl^ «
Joe« de rooille ratecliîéet.
* Epman de la Rote, 'vers io365.
Voyez la même citation au mot
BâULIÀ VILES.
BiLcz : Ce mot se trouve sans ex-
plication da^is le Glossaire duEoman
de la Eose, et l'ai^teiir renvoie au
-vers io6ao , où il se trouve en effet ;
mais dans les Mss. et dans les pnc.
éditions, on trouve lassez, et ncm
pas hale^.
Balicot : Basilic , plaqte.
Balise : Voltiger, agiter 9 balan-
cer; vacillare,
Baligaut : Fanfaron 9 maus#ade ,
impertinent, mal plaisant, ennuyeux
Balih GE , balîn : Befceau , langes ,
maillot , grand drap ; bidiiya ; en
Prov. baUen, baùlèn, langes, dra-
peaux d*enfant ; en bas Bret. baiien ,
couverture de lit.
Baliser, baliseir : Nettoyer, dé-
combrer , rendre praticable , plan-
ter des balises pour marquer un
passage.
Balises : Enseignes , poteaux pour
indiquer la route , pieux mis dans
une rivière pour indiquer un passage
dangereux.
Baliste : Arbalète , machine à
lancer des pierres dans les villes as-
siégées; b(iU$ta ; du Grec baUo. Yoy,
Mai^gokel , Maiygoitrau.
Baliste : Fermier d'un passage.
Ballen. Voyez Balutge.
Balleteou : Balai. ^o/^zBalier.
Balma : Grotte, caverne, antre.
Baloians , balojrans : Flottant ,
voltigeant , allant au gré du vent ;
V€udUans,
Balpixe, 6a/c^er.* Flotter, vol>
tîger ; vaciUare , d'où on a formé
halaier.
Job fa sembUot ao dlmp de tôle »
Qui tîtat k ploi où ou le |ilaî«;
BAN laj
/ob fa U graint <i«e II flaîans
Jeté de U paille et netoie;
Job ftt buei arant en U roîei
Job rompi roie , lat et roslaut ,
Corne for« bette et fors olaiaim
Jo^ ne fu cokes ne rosiaos ,
Qui au veu^ se tourne et baUne,
Roman de Charité, strophe sx^
. Balois : Criblure du bled.
^Ai^jOAR , balouard :■. £^>èce de
guêtres , gros bas sans semelles*
Balouaet : Boulevard , fossé de
place forte.
Baloy : Rubis balai , pierre pré-
cieuse ; ^a/o^cïW.
Bals, baise, bau , bauid , baulip
baux: Joyeux, gai, content.
BàLS. Voyez Bailleul.
Balsime : Baume ^ bakamum»
Cîst balsime est très puirs , et por ceu U
corient très ferme raisseal.
Sermpns de S, Bernard, fol i4a«
Baltes : Baudrier ; balteus,
Bahlevie , blesmir : Devenir pâle.
Ban : Territoire d'une seigneurie ;
se disoit aussi d*un terrein dans le-
quel les habitans d'un même lieu
jouissotent des biens et des droits
communaux ; proclamation , conseil
de gens de guerre , cri public , ap-
pel fait par le toi à sa noblesse d'al-
ler à la guerre ; défense , ordonnance ,
édit , règlement , statut ; en bas. lat.
bannum. On le croit dérivé de l'Al-
lemand.
Cest ban et c«>9t establîssement met H
Sires contre les trikeeurs , qui autrui grievent
par leur bosdte barattaressement.
Conseils de P. Desfontainet^
chap. x6, art, u
Baiy : Réserve , prairies ou arbres
. mis en ban , en réserve ; bannus.
Ban : Peine, punition, exil, bao-
nissement ; de bannum,
BaN'Aeeièee-bah : Assemblée des
vassauE et arrière-vassaux. U 'dif-
ft;re du ban , assemblée»
ii8 BAN
BiM-BaiiK ; Bélit qne coioniet-
toient dans une (cigoeurie des gens
qni a'j ëtoient pas domiciliés , et
qui s*; battoicnt.
fi&n-cLocBB : Cloche pUcée au
milieu d'an -vUlai^ pour en a»eiii-
bl);r tous tes habitana ; annonce pu-
blique au son de la cloche.
BinAïQK, banage : Droit de bao-
nslité. Foyn pAHiaB.
BÀHiaBÀH : Charrois qne les vas-
mus étoient obligés de faire pour
leur seigneur.
Bahabd, 6(Uif£iei- .- Garde de ban ,
messieri garde des champs.
Bahastb, bantutre, banne, ban-
Rtau, benate, beitne, benneau: Pa-
nier ou manne qu'on met sur le dos
d'un &ne , hotte dont se servent les
paysans pour porter les grain» ; me-
sure potir le charbon de terre; bu-
ncutum ; en Espag. banuiia; eu bas
Bret. benna i en Lyonn. benne; en
■ne. Prov. balesta; en Prov. mod.
banaito, batuutro.
fiARiTBE : Tapissier, matelassier.
Barcaob : District, juridiction,
droit d'avoir moulin, four et pres-
soir banaux.
B&mcabt : Espèce de tomberean.
Bahcellk : Petit ban ; de bancur.
BincHAGE : Droit que les mar-
chands payoient pour le banc lur
lequel ils élaloient.
Bahchabt : Brancard ; de bra-
Bahcbb : Boutique , étude de iio>
Bahcieb , banequier : Marchand ,
BiRçiLLon : Petitbanc; en Ptot.
bancilUou. '
BkKCLocvB: Son de la cloche pour
. la tenue des plaids aanaiu ; c'étoit
«ussi l'alarme sonnée par une cloche
qu'on nommoit aiiui.
BA»
Bakdb : Une troupe, une Mnipft*
gttîede soldats; bandian. Barbasan
le dérive dtpangere, lier, joindre*
BAnoKE : Publication pour ouvrir
les vendanges.
Bahdeneitt : Hardiment,
Banobb : Se réunir , s'associer, sa
joindre.
Bakdebollk , banneroUe : Ban-
nière, étendard, enseigne; en bas.
Ut. banderia, àe pondère i en Prov.
bandteiro , enseigne de cabaret.
Bak de TBif-roKD : Espèce de Aé-
crct par lequel , après trois publica-
tions et autres formalités , le rentier
on créancier i« faisoit adjuger l'hé-
ritage assuré et non relevé , pour
en jouir en toute propriété, foy. AA-
svBBMBHT, Conduit, REi.ivBiiE>v. •
BAH-D'KiuaexEttT, ban tTatture-
ment : Droit qu'on obtenoit par jtw-
tice , de faire sortir quelqu'un d'un*
terre ou d'un bien quelconque.
Babdez : Partisans du duc de
Berry, qui portoient une écharpe ou
bande.
Bahuieb : Banal , public, yojres
Bahdieb : Sergent foretder,cri«ur
public, qui proclame. Foj. Bababu.
Bahdib : Permettre , accorder ,
donner.
Bandoic : A discrétion, librement,
avec profusion, libéraiement. Voyn
Abahdon. a son bandon , à sa dispo-
sition , à SB suite , à sa discrétion , à
son désir, à son envie ; à bandon, à ma
discrétion^ A ftimifoirailv., librement;
à leur bandon , a leur disposition.
Car cit qui par regird pltiMtDt,
On par dmlce chien ftiuBt ,
A lui on pir DP rii lerïji ,
DaBDc »on cucur toui cuteria.
Doit bito ifftii •! ricbc don
D(WB«r ravoir loat k iaiHioi:.
Bamau th Im Kait.
BAI»
Bandoi^ : Étendard , enseigné à
laquelle on doit se ranger ; de pan-
nms; c*étoit aussi un cri public , une
Tente , un encan. Voyez Ban.
Bandoh : Joie , discrétion y puis-
sance.
Par dtomnt £ent qae H toim amenti
Par derricrt putain tous clamant »
£t dicnt ce qoe pis leur semble ,
Qaant te moquent de tous ensemble ,
Cdmbien qae cbascnn d*euls Tons seirre »
Car bien conoist toute leur Terre (
Sans faillir , c*est bien Terites
Qnaad à leurs bandtms tous mectex ,
Ils Tons saTent bien mectre à point ,
Car de dangier en tous a*a point
Quant entrées estes en la foule ,
Chaawin tous boule et tous défoule.
HomMi de Za Âase.
BANnoN : Joie , alégresse ; je l'ai
trouTé une fois employé pour dési-
gner, guerre, haine , inimitié.
Bandoit : Hardiment , sans crain-
te ; entièrement, sans réserve; enfin
bandon étoit encore pris pour , sans
relard , sans délai , sans miséricorde.
Pour pénitence espec'kl ,
Bequerea à celi pardon ,
Qui par tous a eu tant de mal,
. Xt ai li donrex en pur dou ,
Cuer et cor tout à son bandon ,
Yostre' honneur et le sien gardé ^
En reconfort et en guerdon.
De ce que tant ares gardé.
La Con/essùm de ia beUe Fille,
BAvnoiiLiKBS : Voleurs de grands
chemins. Vojrez Holisb»
Baxi OBRY : Le fer avec lequel on
iMuideit Tare.
Baveçov : Grand panier. d'osier ,
coriieille ; benna,
Ifoult lu grans de lui li renoua
CofniJDÎas fis et àanefons
De Tergrs , en ce laboroit ,
Kt de ce labor ce TiToit ,
Que de unis riens ne mcnjast»
Si de ses mains nel gaagaast.
yies des Hennîtes, foL 75.
Bakemkht : Bannissement^ hart^
uutn ; en Prov. barùmên*
Ban 129
Banebet ( chevalier ) : Celui qui
peut lever des soldats pour marcher
sous sa bannière ; qui a droit de por-
ter bannière à la guerre.
Bankret (seigneur) : Celui qui a
droit d*avoir four , moulin et pres-
soir banaux.
Baneeie : Territoire.
Banebier : Garde de fruits ou de
moissons , un messier. Foy, Banaru.
Baneeole, hannerole, Yoy/BAzr*
i>EEOLE.
Baices : Cornes , l'os du crâne dea
bœufs, des chèvres, etc. ; banut, qui
porte des cornes ; en Prov. bam'liou ,
batiu, banudo.
Barestie : Un vannier. Voyez Ba»
VASTE.
Banestouh. Voyez Bavastb.
Bangaeiies, bangards y banniers ^
banvars, vinciscles : Messiers. Voyez
Banaed.
Banie, hcigHiCi banagCf bandi^
ment, bannée , bannie : Ban , publi-
cation , droit de ban , édit, loi, pro-
clamation , assemblée , banalité ; et
amende , peine imposée aux infrae-
teurs de la loi. Voyez Ban.
Bamié : Abandonné, rejeté, ex-
clus ; de bannire,
Banier : Sergent, huissier de jus-
tice , trompette , crieur public, F^oy.
Bahoier.
Banier , baniére : Commun , corn*
mune.
Banile : La vanille , plante.
Banixiee : Bénir , donnei^ la bé-
nédiction ; benedicere,
Banixiés : Bénis&ez.
Ban LEVRES, balievres : Le men-
ton , les environs de la bouche.
Les cheTf ux a tous hnrichea.
Les yeux crues, en parfont glicai^
Vis pâle, banlevres sarchxes,
Kt jues de tait entachies.
Kofnan de la Base,
*JloiFi0t éi la Mou, 'Ban lOSCS.
BLKMoLiit : Droit de banalité poar
BB laoatia.
BiHKAB. Voyez Bah ARD>
Bahre , baimeetu , benne, ben~
jWBit. Voy« Bamaitk.
BiMMSKiTS , handerets , banne-
nets,&0(Mern.'CherBiieraqaiavotent
tMKz de vassaux pour en former anc
oompa^Bre. A Meti on ajipeloit ainsi
le* oflîcien des paroisses ; eu bas. lat.
bamnertti milHet ; le hanneret êtoit
pins que le bachelier et moins qne le
ht ri II Foyes B>kebkt.
BAnnsaiB : Banlieue, ou terri-
toire appartenant k nn lien , comme
la faanliene ^le Paris ; bannum leagtr ;
«1 bas. lat. btmiteria.
Banhekii! : Office des paroisses de
Mets ; it le diioit aussi dn lieu oùTon
jvgeoit, où l'on eiereoit la juridic-
twn; en bas. lat. banratonttm. V. Bak.
BAinrzBoi,E, banderole : Bannière,
étendard; en bas. lat. bandum , de
B A!î
pour saillir les vaches,
UJie rétribution.
Bavhiiik : Publier, annoncer, pro-
clamer à sonde trumpe, àcrïpa-
Uio; depaadere et pojigere.
Ba^ihiebe : Chose commune, ba-
nale ; enseigne à laquelle on dmt se
ranger au cri pnblic ou au ban. La
bannière de France étoît tue cor-
nette blanche semée de fleurs de Ijrs ;
àtpanatu.
BitnniKRBS OBAHDBS (femmes de):
De haut état , femmes de grands
bannerets.
BiKHoi* , bamuton : Vaiiaeav ,
panier, ou CDTe propre è conserver
le poTsMn dans vue barque. Fojres
BANK{o:r.
Bamok , bamKM : PAtUK conw
mune ; de bemutm ; tempt bmtmm,
temps auquel les terres sont commu-
nes et abandonnées aux bestiaux du
paUic.
Bawqvbii AS , Atf^enof ; Tempête,
orage , ouragan, désordre » ravage j
de bacchanalia.
A U OH Tiorn» ,
Bafitetok : Coffre trôné dans le-
quel les pûchears ^éposoient leur
poisson.
fiAHHBTTE : Espèee de panier.
Bakrib, banon : Proclamation,
publication ; e'éloit anssi une per-
•onne abandonnée, qui n'étoit plus
BOUS kl survesltance de l'autorité pu-
ïliqne. foret Basis.
Baitxieb : Grieur pnblïci et crier,
publier , annoncer à son de trompe.
BAiTitm : Seigneur qni a droit de
porter bannière à la guerr«, qni a
droit de foor, ^nomlin et pressoir
banaux.
BiniTtEB (torean); Taureau qui
•{iputieat au Kîgnenr, et qui sert
Und« à eroiiuc fI itronlilnr,
ToEi fuit 11 mer tonte «pndue,
LI nnt tIuI ■ U ttt darut.
0 tonnait il bnqatnai gnalt
Rompent cafdci, Il trri lor Taiit,
Hùi. de rélatliisem. dt la At« dt I*
CoKcepàon , par Wmim,
BiHQURTTEn : Être tonjonrs en
festins , en banquets , en donuer, les
fréquenter.
Barsb : Grand panier , manno
Banvin : Droit qu'avoit un sei-
gneur d'arrêter pour un certain
temps la vente du vinde ses vassaux^
pou^ Tendrs le sien.
fi AU
Bahc : Tutelle d'un ^inenr.
Baovois : Espèce de bled.
BlouBiLo : Joyau , babiole, jottet
^'enfant.
Bâouçak 9 bauçant: Cheyal de pe-
^te taille.
BiouoAif , baudon : Les boyaui^ ,
les intestins.
Baouïar , bauzar : Surprendre ,
tromper, frauder.
' Baouziol , bausiol : Trompeur,
traître , insidieux , pernicieux , pér-
iode.
BAooziosAMSir : Qui est triste ,
chagrin, et avec peine, douleur,
d'une manière plaintive.
Baptestiee : Vaisseau, et lieu où
ron baptise ; haptisîerium.
Baptrure : Salaire des batteurs de
bleà ; de haptidere ; battire , battre.
Baptiser : Spécifier , déclarer ,
qualifier , indiquer, fixer ; bàpdzare,
Baptisier : Bdtir, édifier.
Baptizoére : Robe qu'on met-
toit au baptisé.
Baptoikment, baptistère : Bap-
tême; baptismnm.
Li èap^tere snra bians ,
Qiian^ la toîs rereora rfet clans »
Kt Staint Jelians en tremblera,
Qui sor Ir chirf nos rcfsera
14 bons bastisiere à sa main
La sainte îaue don fltm JordAÎn.
Traduct, du Psemtiîer, paraphrase
du pseaume Enictarît.
Baptoier , baptojrer : Conférer le
baptême , baptiser ; baptizare,
BAQHEZf AS : Désordre , tempête.
Voyez Basquenas.
Baquet : Boiteux , bancal , es-
tropié.
Bar. Foyez Barov.
Bar : L*e barbeau , fleur des
cbamps , et le barbot , poisson d>au
douce ; barbus
. Bar. f bart : Fange , limon , vase.
B.Aaà : Civière renforcée pour
B A ft z3t
trans^iorter des fardeaux ; àe vara,
Bara : Tromperie, fourberie. Foy^
Barate.
Bar! : Fermer, boucher. Ce mot
indique l'ancienne manière de fermer
les portes, au moyen d'une barre
mise en travers ; cela se pratique en«
core dans quelques-unes de nos pro«
vinces chez les pauvres gens de la
campagne ; de vara.
Bararah : Bassin de cuivre, ea«
pèce de timballes sur lesquelles on
frappoit pour annoncer quelquo
diose.
Baracan : liC bouracau , étoffai
fort commune dans nos provinces
méridionales , et qui rejette la pluie ;
en bas. lat. barracanus. Voy. Bon*
QUERAK.
Baraicke , baragne , brehaigne t
Stérile , impuissant , qui ne rapport*
aucun fruit. Voyez Brahaichb;
Lî arcs des fbn est snnnnntcs ,
R li fieble snnt efPorotec.
Ki primes furent saziex.
Or se snnt pur pain lues »
£ li fameilleuz snnt asasiez»
Puis que la baraigne plnsnrs enfiintidy
£ celé kl mniz ont enfAns afébUad.
Livrt dei Rots , Iw, i^ chqp, 9 «
'Versets ^etS,
Barait : Fraude , mensonge. Voy*
Bar AT.
Baraitterie. Voyez BARAtk.
Bar ALI : Barrière, barricade , pa-».
lissade.
• Baraniade : Clôture faite de haiCf
haie vive , échalier ; de vara^
Barat , baral, baras , baraz : £m*
barras , empêchement , ruse , trahi*
son , tromperie , fraude , perfidie »
dol , dispute , fausseté ; en bas. lat.
baratum; en Prov. barat, barqtei;
et en bas Bret. baradm
Rutebues dit , bien m*en sonrlent ,
Qui bwrat qniert , haras li Tieat.
i(ut9h$i^, FM. de Ouu-hihJuj^
SI
i3'i
BAR
Babàte , baraitterie , haraùe :
Tromperie , tricherie , complot ,
mauvais dessein ; en bas. lat. hara-^
iaria ; eaYtoiS . baratèt ; en Ital. ba»
raUeria,
Barate : Grand vase de bois ,
fort profond , dans lequel on met la
eréme pour la battre et en faire du
beurre ; bamthrum,
Barater , baréter : Tromper, fri-
ponner , frauder , tricher au jeu ; en
bas. là t. bdratare ; en ProY« barata ;
et en £sp. bdratar,
Barateressement , barattaresse-
ment : -Frauduleusement.
Ctêt ban et cest establissement met U
^ires contre le» trikeeurs qui tutrui grieTent
1^ Icujr boscUe bunUeressemenL
Conseils de P. Desjontaines ,
chap. i6, art, i.
Barateur, barateaulx ^ baralC'
resse, barateuse , baratresse: Trom-
peur , trompeuse ; haraterius , de
veterator , vetenUrix ; en Prov. ba-
ratte, fripon.
Car les dores TÎlles chenues ,
Quant de jonesse sont Teniies ,
Où jadis ont estes flatées
£t sorprises et baratées ,
Quant plus ont esté dcçénes
Plus tost se sont apparçéuës
Des barateresses flaveles.
Que ne font les tendres pueeles ,
Qui des a^^uez point ne m dotent ,
Quant les fleoteors escotent.
Ainz cuident que barat et gulle
Soit ausinc voir com F.vangile.
Roman de la Rase, vers 21959.
Baratre , baratres : Lieu inacces-
sible, creux , profond, gouffre où
Ton précipitoit les scélérats ; bara-
thrum ; du Grec barathron,
Barau , barrau : Mesure de vin de
VTÎngt-sept pintes , sorte de petit baril
ou tonneau en usage dans le Comté
.Yenaissin.
Barbacane , barbaquane , barbe--
cane, barbocanne , ^jiàiiU fém. : Pa-
BAR
rapet , ou partie la plus élevée 4*un
mur , fente faite dans les murs d*une
fortification , pour tirer à couvert
sur les eunemis , créneaux , avant-
mur , cloison de planches ou de pieux
que Ton fait devant les murailles et
les portes des villes ; en bas. lat. bar^
bacana ; en anc. Prov. barbacano»
La TlUe ont bleu fermée et bien édifiée >
Et fu la barbacane contreval tresbochiée.
F'ie de du Guetclm,
Bar RACOLE : Qui a grand soin de
sa barbe, qui la porte longue pour se
rendre plus vénérable ; barbacoiiu
Barbajouon , barbajhôou : La
grande joubarbe , l'artichaut de mu-
railles , plante rafraîchissante ; barba
jovis,
Barratauder : Brasser de la
bière.
Barraude , barbaitdée : La bière ,
boisson que Ton fait avec de l'orge
et du houblon.
Barbaudier , barbataudier : Ua
brasseur de bière.
Barbe : Oncle ou personne éta-
blie pour veiller à la conduite des
autres, pour ce qui regarde le salut.
Barbé : Qui a de la barbe.
Force se n*ai les cheveus blanj ,
Ne sui ge mie mains sachans ;
A la barbe ne gardez mie,
Tel Ta grant , n*a de sens demie :
Se H barbé le sens avoient.
Bous et cUevres trop en aroient.
Fab, de Coquaigne»
Barbeaulx : Dents ou pointes.
Barbe de fuere : Gerbe de paille.
Barbe-faire : Faire la barbe à
quelqu'un malgré lui ; la couper par
ignominie , ce qui étoit une injure
sous Charlemagne ; en Prov. bar-
bejha,
£n vos despits , fnmes si mal tenus ,
Que sans nos barbes sommes ci reTemis.
Cette citation est la réponse que
BAR
les ambassadeors firent à Cliai:le-
magne , à leur retour da Danemarck,
où il les avoit envoyés ponr perce*
Toir le tribut qai Ini étoit dû.
Baebeléb : Gelée blanche « et
les barbes de plumes ou antre ma-:
tière qui sont à Textrémîté des flè-
ches pour les faire aller droit; de
barbafus ; en Pror. barbeto , terme
de nstigeur, soutenir un apprenti
nageur par le menton , pour Tempd-
cher d*enfoncer.
Einini ne mal ne li pnet faire,
l^nt i tçeust lancier ne traire
Maintes sa jettes barbelées
Tretea li a et entesées.
Gautier de GnnsL
Baubeler : Geler blanc.
Bar BELOTE , barbote : Grenouille
ou espèce d*in secte , qui se tient dans
les fontaines, et préférablement dans
les eaux dormantes.
Babbeloter , barbeter : Marmo*
ter, babiller, murmurer.
Toajonrs nn tas de pet!t« ris ,
Un tas de petites sornettes ,
Tant de petits charivaris.
Tant de petites façooettes ,
Petits gans , petites roainettes ,
Petite bonche à barbeter,
Ba, ba, ba, font ces godinetes
Quant elles reulent caqueter.
CoqmUart, MonoL de la Hotte de Foin,
Babberol , barbié : Un barbier ,
nom que portoient autrefois les chi-
rurgiens.
Babbille : Monnoie des coiÉtes
de Limoges.
Babbilloic : Fer qu'on mettoit au
bout d*une flèche ou d'un dard , et
qui étoit barbu ; de sorte qu'une fois
entré dans la chair , on ne pouvoit
Ten retirer qu'en déchirant les par-
ties enTironnantes.
Qqant Alizandre fut itmenea en sa tcntr ,
les sirorgyens copercnt le fnst de la sayette
Sdijc dcdeaf son corps, mais le ter ne kc
BAR
i35
mnt point , et lors quMIs Teorent de/lrcstu «
Ha oognnrent que le fer aroir barbillon,
ponrqnoy ila ne le poroient oêter sans grant
doounage de son corps que ils ne feissent sa
playe plus grande et plus large . et ^oub-
toient que flux de sang n*7 surrenist , car lo
dart estoit entré bien arant , et sembloit qno
il penetrast jusqnes dedens les entreilles.
TYad, de Quinte-Curee , Iw. 8 ,Jhl, aoS^
r°,chap,S,N.C,
Babbits : Brebis, mouton, trou-
peau ; de ven'ex' , ven*icis,
Barboier : Faire sa barbe; dé
barba et de/acere.
Barboire : Masque qui avoit une
barbe , barbouillé , peint , fardé ; de
barbigen
Ve sVsDerrant nus de cliest roAt,
S'il ne croit chou qne dire Bl*ot,
En soi a petit de memore ,
Ausi com li potiers sen pot
Fist Diex cascun tel com li plot.
Wai cheli, soit blanche, soit noire.
Qui por soie bianté aoire «
Se paint com imaige marmoire,
Diex des œuvres qn*il fait sVsgot,
Il nous aime la fâche noire .
Qu*ii fist ; mais fâche de barboire
Quidiea qu^il aint , ne qui lot.
Bllserere du Reclus de Molieru ,
strophe 88.
Barboter : Frissonner, trembler ;
marmoter, parler entre ses dents ; en
Lang. barbouti, Voy. Babbeloter.
Barbotine : L'absinthe de mer.
Barbouchet : Tape , soufflet ,
coup de la main sous le menton.
Barbouebe : Couvert d'ulcères ,
de plaies.
Barbute : Homme d^armes , ainsi
appelé à cause de l'iiabillement de
tête , ayant une mentonnière ; espèce
de couverture dont on se garantis*
soit la tête dans les combats ; barbuteu
Babche : Barque , navire , galère ;
barca.
Kt por la prière de eeaus qui là furent , sî
furent dcspeudu à faire barckes.
Machab, s , chap. li, 'v, ao.
3
i34 BAR
Baeche: Meule de foin ou de paille.
Bar CIL , bareil : Baril , tonneau.
Dût M anfl à Tautre, Dieu merci»
Coin fet or biaa maogier ici !
Qui aurolt bon vin en bareU,
Booi pastez et autre appareil ,
p i feroit plus delitable
Qu'en une sale à haute table.
FM, des ChexHiliers , des Clercs
et des Vilains,
BiRco : Bac , bateau plat qui sert
& passer une rivière ; barca,
Baeoache : Gaule qui sert à abat-
tre dès fruits.
Baroachkr : Abattre avec une
gaule.
Bar n AL , hardac : Une alouette ;
«n bas. lat. bardala,
Baroahe , bardana ; Plante médi-
cinale,
Bardb { Armure d*un cheval de
bataille \ elle lui couvroit le poitrail
€t les flancs; ce mot signifie aussi le
)iarnoisd*un cheval. On a dit , barde ,
bardellc , bâtiere y bâtine ; eu Prov.
hardo,
Bardï , bardie : Un homme fort
et vigoureux.
Bardeaux 9 esseins, esses : Bois
qui sert à couvrir les maisons.
Barder ; Mettre la barde ou la
Ibàtine à un cheval » à un âne ; en
bas. lat. v€W€we ; en Prov. bardo*
Bardes ; Poètes gaulois, qui chan-
toient en s'accompagnant dinstru-
ynens, ils }ouoient la vertu et blâ-
9noient le vice , c*étoient les chantres
4e la nation ; bewdi.
Bardiere : Feu de joie.
Bardies : Espèce de chiens de
chasse.
Bardocuculle , bardiac , bardo-
eucul: Cape, manteau avec un ca-
puchon qui couvroit la tête et le
corps ; barflocucullus,
Bardoire : Un hanneton.
Bardoliv : Jeune ou petit mulet.
BAR
Bârdoh, bardot, bardou : Lomw
dàud, paysan ; ^/%/tf^.
Ëardou : Badin , homme qui fait
Fagrèabie ; de bardum sefacere,
Baré : Bigarré de noir et de blanc «
bariolé de différentes couleurs. Fof.
Barré.
Bareil. Voyez Bargil.
Barète : Petite brouette; de b€fm
ris. Voyez Birete.
Baréter , barcteir, baireter,Y oj.
Barater.
Bareteressevent, adv, : Faus-
sement , avec fourberie.
Barète UR , baretere , bareterèsse,
baretter , baretiere : Trompeur |^
baraterius y de veterator; en Prov,
baratté y fripon.
Barcaignier , bargeignery bargi-^
gnery barginer, bargingner, bar^-
gner, barqucinier y barquerder y ber^
guigner : Marchander , négocier ,
disputer de prix , être indécis , ^ong
à prendre un parti ; en bas. lat. bar^
ganniarc , barguinare ; en bas Bret.
bargaigna; en Ital. bargaghare.
Je sui puocUc, jonette et e«clia vie*, ('•/'raiicAtf .)
Si doiii bieu icbtre des iionimes bargingnie.
Roman dAu^ri,
Bar GAINE : Cérémonie , façon.
Bar^aul : Le gras de la jambe on
le moUet.
Barge , barje , ( barge de cantiers
ou cautiers) : Un esquif, une barque
enl^énéral , chaloupe, grande barque
qui portoit trois voiles et une ancre \,
il se disoit aussi d'un bandage , d*ui\
fossé.
Barcam unam de canterio cum tribus
y élis et anchora una. Titre de x a6S,
Donc fist faire grans nés et barges^
Quatre ringtK eu i ot si larghes,
CVuques si grans ne furent, mail
Por porter grans gens et grans faia ,
Estre les autres nés menue»
Qni de par tout t «unt Tennet.
Roman du Br^^
BAR
Babceladx : Trémie , sorte de
Taisseau.
BAEGir Acs 9 bornage , harruxfhe ,
hemage : Baronage, la noblesse d'une
proTince ; les hommes , les sujets
d'un roi , d*an prince , les hommes
qui sont à lenr suite ; en anc. Prov.
hanu^hè y haroUnaJhe, Ces mots
Tiennent de baron.
Xi roîi tî mande à «on Bargnage pour coa-
Béâ gacrre qa*il ferolt. Perceval,
Baecote : Petite barque ; harca.
Baai : Murs , remparts ; vara ; en
bas. lat. barum, barium; enceinte ou
liarricade £ùte avec des poutres ou des
liarres posées k plat Tune sur Tautre.
BAaiCAYE : Fondrière , précipice.
BAaii.LAT , banlà'er : Tonnelier.
Baeiquette, bariquelle, barquC"
roQe , barquerote .* Barquette , na-
celle, petite barque , bachot, esquif,
canot; de burca; en Prov. barqè,
èiirqëio.
Bâeisel : Petit baril , tonneau ,
petite cuve. Borel l*a confondu avec
barigely capitaine de sergens, d'ar-
chers.
Baextohee : Se remuer, danser
en cadence 9 se déhancher en dan-
sant.
BAarroirisEE : Chanter , jouer des
instrumens.
Pan oaeqvei nieas ne àaritomisa ,
Diapason ao son de se» musetes :
Pytbagoras oncqiies n*organisa
Diapaato , de si douces bnsetes.
V Art de Rhétorique»
Baeju , barjus : Baril , petit ton-
neau.
BAELAirc, barlang^barlong : Sorte
de carré long, brelan; en Prov. ber~
lingaou, jeu d'osselets.
Baelot : Demi-porte qui empêche
rentrée d'une boutique.
Bâeitace : Désordre , confusion ;
éiat des gentilshommes de la cour
BAR i35
â*un souverain , baronnie , bagage.
Foyez Baechage.
Baehes , bornez : Noblesse ; équi-
JMige d'un grand seigneur. Foyez la
mot suivant.
BiEiriEz, bornez : Noblesse, baron*
nie , corps de noblesse ; en anc. Prov.
bornié y par syncope de baroumé ,
barounajhé y baronie. Voy. BAUOir. '
Bien o : Jeune homme émancipa*
Baeoille : Baril , tonneau.
Baeon , b€irné y baroun , bar ;
beirsy ber , ba^s y biers y faron y vet^
ron : Homme en général , mari ,
homme hit » titre de noblesse ; de
vùvy ablatif de vir; en bas. lat. 6a-
rOy baras / /oro y voro f varus ; en
anc. Prov. bor, boro; en Esp: V€ar>,
homme fort, vaillant, vigoureux;
en AUem. bar.
Peu de mots ont occasionné autant
de recherches que celui-ci , et exercé
davantage la patience de nos étymo*
logistes ; Ménage , le plus savant
d*entr'eux , le dérive de baro , mais
les Latins n'ont employé ce mot que
pour signifier un sot, un étourdi 9
un nigaud , un brutal , un niais , et
les Français , au contraire , enten-
doienj par baron un honune fort et
vaillant, cette étymologie ne peut
donc être la véritable. Isidore, Pa-
pias , Icquez , Campden , ChifiBet 9
(luichard , Martînius et Wasems 9
se sont également trompés sur son
origine, Borel s'en est plus appro-
ché en le dérivant de TEspagnol varo*
Basile Lefevre , dans son Trésor ,
prouve d'une manière certaine que
son origine la plus satisfaisante et la
plus juste , est vir, il décide formel-
lement qu'il ne peut venir du Latin
baro. Dans les lois des Lombards 9
ainsi que dans les lois ripuaires 9
baro et barus sont pris par- tout pour
vir y ainsi que dans la loi salique et
4
i36 BAR
dans celle des Allemands ; au titre 34
de la loi salique , il est opposé à mu-
Uer ingenua. Ce qui me confirme en-
core que cette étymologie est la seule
Téritable , c*est que dans nos ancien-
nes ppésies , le mari est souvent ap*
pelé par sa femme mon baron ; usage
qui s*étoit conseryé en Picardie et
dans la Flandre.
Nos pères cbangeoient souvent le
b tn V ; de vervex , vervicis , ils
avoient fait brebis ; de caballus ,
cheval ; de labrum p lèvre; liber,
livre; ebur, ebore, ivoire ; yî?ôw ,
fièvre \faba , fève; mirabilitas, mer-
veille ; scabinus , échevin ; fiber,
bièvre ; faber , fèvre , ouvrier ; vir-
gatus , bizarre , qu'on écrivoit bi-
gearre ; februariusy février ; probare,
prouver ; involere , embler ; advas-
tare , abattre ; debere , devoir , etc^
Or me femblez que mestleri tVst que tn
en cest leu soles voisons de ti awardeir del
▼îce d^orgofl ; car molt est grant cliose , si tu
«inii pues veincre ti meismes. Miels valt , ce
diit Salemons , li patiens del fort baron et cil
l^i at signorie sor son cuer , ke cil ne facet ki
les citez prent.
Serm, de S, Bernard, fol, 73.
Porro in hoc loco jam cavendum tibi arbi-
tror h superbia. Magnum est enim omnino
tic 'vincere semetipsnm ; mtiior esi , €iit Solo-
mon , patiens riro forti et qui dominatur
animo $uo , expugnatore urbiuin,
Ke ( S. Paol) il fu ibeneis as secreîs choses
del tierf ciel et nekedent reflekist ToeUi de
aa pense par compassion à ordineir lo Ut
des mariez 4 disans: Li barons rendet la dete
à sa feme et la feme semblablcmeat a son
baron,
Dialog, de S* Grégoire , i. Cor, 7, 6.
Quod ad cceii tertii sécréta ducitur , et ta-
men mentis ocuium per compassionem reflec-
ùt ad disponendum cubile coiyugatorum di-
cens : Uxori rir debitum reddaty similiter et
ftxor Tiro.
Dans le Commentaire sur le Pseau-
tier , le pseaume 1 1 1 9 Beatus vir qui
iimet Dominum , est aiusi rendu par
BAR
la traducteur , beneit U blers qtd
crieme nostre Seigneur.
£niin , dans la Coutume de Beau-
voisis , chap. 1 3 , on trouve le pas-
sage de la citation suivante :
La femme enporte en doaire la moitié da
tont rhîretage que ses bttrofù aroit de son
droit au jor que il re^>osa ; se il n*est einsinc
que ses barons ait en autre famé dé laquelle
' il ait enfans ; car adoncques )at enporte-elle
por son doaire que le quart de Thiretage son
toron.
M. Tabbé des Sauvages , dans son
Dictionnaire Languedocien, rapporte
la citation suivante :
Lo bar no es criât per la femna ; mas la
femna per lo baro. Non est creatus rirprop'
ter muiierem , sed nmlier propter Tirum.
Barot : Grand chariot, longue
charrette.
Baroueste : Brouette. Voyez Bi-
ROUETTE.
Barqie*, barquerot, barquier : Ba-
telier , patron d*un bateau , d'un
bac; en bas. lat. barcarius.
Barqueuier. Voy. Bargaionkr.
Barquerolle 9 barquerote , bar^
quelle. Voyez Bariquette.
Bar QUI AU : Réservoir , bassin ,
nappe d'eau ; barqueUus,
Barra : Ferma , boucha.
Barrage : Droit qui se lève aux
barrières ; de ixzra.
Barrager : Qui reçoit le droit de
barrage.
Bar RAILLE : Haie, clôture , porte ;
de vara.
Barra»knt, barrement : Serre-
ment de cœur.
Barre : Exception ; en bas. lat.
barra.
Bar Ré, barrés ; Bigarré, bariolé
de différentes couleurs. C'est le nom
qu'eurent d'abord les Carmes ame-
nés à Paris en i aSg par S. Louis , à
causQ de leurs habits noii's b^rré^ 4q
B A a
jaune et de blanc , virgaîœ vestês.
La me où ils ont demeuré a conservé
lenr nom , rue des Barres. Borel ,
dans ses Antiquités de Castres , dé-
crit un ancien convent de Carmes ,
qui s'appeloit la Barradiere, Tous
ces mots viennent de varra; en bas.
lat. Inuratus ; en Auverg. bariola ;
en Franche-Comté ^onouZa; en Prov.
harës,
Baeexmeht : Cessation de gages.
Baeekh, barran : Levier, verrou.
Bauree : Bigarrer, mouclieter; de
w'gatus,
BAaaBTAanE, barretade : Coup de
chapeau , salut fait avec le bonnet ou
harette. Foyez Bieete.
Baeretor : Chicaneur, trompeur.
Voyez Barateur. ,
Barri : Murs , remparts de ville.
Voyez Bari.
Barri , barrie : Le faubourg, les
portes d'une ville; de vara, bar-
rière; em bas. lat. barrium, barra;
en Prov. et en Auverg. barri.
Barriel : Petit baril ; en Prov.
harielo , barico ; de bariius»
Baerois : Foret ou vrille de diar-
pentier.
Barrole : Bureau de recette à une
porte de ville.
Barrot, barreau : Tombereau;
en bas. lat. barrotum,
Barroter : Plaider, faire des pro-
cédures, instruire des procès dans
certains délais.
Bartas : Uallier, buisson épais,
touffe de ronces , d*épincs , brous-
sailles ; de barta,
Barte : Buisson , bouquet de bois.
Barthemehs , Berthiemien, Ber-
tremens , Burthemeu : Barthélémy ,
nom-d*homme ; Barûtolornœus.
Baruchel , b€uiicheaulx : Ton-
neau t barrique ; baruteiius.
BAS i3y
Basaniee : Vendeur de cuir et de
souliers.
B ASC A DE , bascaude : Panier, cor*
beille, cuvette ; bascauda»
BAscaiH : Bassin.
Baschoue. Voyez Bacroue.
Bascle : La rate d*un homme ou
d*un animal ; en Prov. bescle , be^
dousso.
Base : Epée courte , coutelas.
Basi , bazi : Fosse , tombe.
Basilicaire : Clerc qui assistoit
révéque lorsqu'il disoit la messe.
Basilique : Palais , grande salle
où nos rois rendoient la justice , tem-
ple , église ; basilica.
Basilique : Arme meurtrière.
Basm E , balme , banne : Baume ;
baUamum; et grotte, caverne; baltna»
Basmette : Petite caverne.
Basquier : Le maître d'un bac.
Voyez Barqie.
Basquizi E : hochepUs , vasquine y
verdugale : Robe de femme fort am-
ple , et qui , par le moyen d'un cercle
qu'on mettoit dessous , se tenoit ou-
verte et étendue
Basquiner : Ensorceler; du Grec
baskainein,
Bassa. Voyez Basse tte.
Bassaque : Paillasse de lit , la toile
ou le sac de la paillasse ; en bas. lat.
bassacha; en Prov. bassaco. Ce terme
est corrompu de bissac', ou double
sac , de même que besace.
Basse : I^ base d'un pilier, un
piédestal; de basis»
Bassegue : Bourdon, ou battant
d'une cloche; en Prov.. basse fpu ;
brancard^ d'un puits à roue , longue
barre, levier.
Basseizi , basseine : Plus bas , in-
férieur.
Si fiât il Bertheron la tUMine et Bertheroa
la àiusei/te citée murées eyaut portes et ba-
rere« et ceirorea. //. Paralipom, cA 8, ^v. 5.
t38 SAS
ButxT : Tout bas , i demi-voix.
Va cmpUitra da bon «pair
Si cirme grcigoor biiD mi foot'.
Qna b poiwD de U Golc,
Cu m'a rendue la pkrolp .
Tounttwm^nt tf Antéchrist ffài, a37.
BissSTTK : Mauvaise aelle dont lei
gens de campagne se servoient pour
«lier k dieval.
BussuB : Manvabe qualité d'une
choM , état de ce qui est de peu de
prix.
BiHEum , hassioar. Toy. Backl.
BissiEK I Mineur, adulte , pupille,
|Mtit.
Bassikkk : Ce qui peut te Iiaosser
ou se baiiser, en parlant d'une écluse.
B*isiHtcB : Droit qu'on prèle voit
dans une batsine , sur le sel ou au-
tres denrées.
Bâssiket (arme de) : Fusil ou
Bassinet : Chapeau de fer en forme
de bassine , qu'un certain nombre
de soldats portoient ; de haxsinus •
en anc. Frov. hatsinë. Voyci Bi-
CIIfETS.
Panonccioi >t biolcrn brnin
GiiiV. Guiart.
BtssovEH ; Coudre légèrement ,
faufiler.
Basstb , boisayes : Latrines, lieux
fecrets , lieux de commodiUs.
BiST : Bùlard.
Bsstaitt : Suffisant, convenable ,
qui est assez abondant. Une raison
hutante, qui suffit pour persuader.
(]e mot se dit encore de quelqu'un
q^ est libre , qui peut aller et venir
BAS
selon sa volonté. Une pluie hastante :
Une pluie abondante.
^kiti-nr, lestant, bestence, het-
tent .' Procès , débat , coatestation ,
litige , querelle.
BiiTixDEKte , bastardiere : Pépi-
BisTK : Fourberie , tromperie ,
souplesse ; c'étoit aussi le chaton ,
l'enchâsiure d'une bagne.
Ba-ste : Vaisseau , ou panier pour
porter la vendange ; basta , de kat-
tagia , voiture pour les vivres.
BisTER : Suffire , être en bon iut,
réussir; benèstare; eu Ital. brutarv,
BisTEH : Tromper , faire illusion ;
d'où basieleur, qui fait illusion , qui
fascine les yeux,
Bastks : Lett basques d'un habit ;
enProv. battoir.
BisTiAH : Bastien, pour Sébastien.
Bastice : BAtiment ; en Prov. ftof-
BisTioB : Maison de cimpagne.
Au xnt* siècle on appeloit, en f^o-
vence et en Languedoc , baxtiâa , les
villes nonvelleraent blilies ; entre aa-
trei celles qu'Alphonse de Poitiers et
la comtesse Jeanne sa femme , firent
construire dans leurs domaines; c'est
ainsi qu'on disait, ta Aoitùia de Villa-
Francs en Rouergue, la bitttiduie
Sainte-Foi, de Solminiac , etc.
BASTILLE , bastion (ung) ; Un chà-
tean de bois , un fort , tour en bois
qu'on clevoit contre les mmrs pour
assiéger une ville; battis.
BisTiLLi : Forlifté avec des toars
et des créneaux.
SI T»j ang wrgEiT ({nnt et M ,
EnclM d'un lianU mur tmtitU.
Roman de la Bot».
Bastih : Pour Sébastien.
BisToir , s. m. : Biton, épée , ha-
che ; en bas. lat.' Aaftonttf.
BtSTORcEL : Petit Uton.
» AT
%iftf oootR : lAtvL où Ton bat quéî-
^ti'é chose.
fiAis-TobLBk : Terfne de cba^se ,
qui te dièoil deH oi^aùt qui n*ont
I>as le Tol 'élëré.
Bast : tJn bommè hiort , la ddoH.
Bat : Queae de pomon.
Bat AIL , batei : Battant de cloche;
e*est anssi la partie du moulin par
où toimbe la farine ; en bas. la t. baial-
Hum, hasieiius; en bas Bret. hatailh.
Bataille : Division , corps de
troupes , armée ; battualia y batalia,
S*-TOs de Taotre part François
Od eU Parttnopeos de Blois;
Jà roii de France vient devant
Sa bêle b€UaiUe conreant.
Rom, de Partenopex de Blois.
Batailleia: Combattre, attaquer,
•e défendre ; de batuere,
Batailleks , baUuileres , batûil-
Uers .- YaUlant, guerrier, combattant.
Batailleur , batailieureux. : Qui
aime à se battre , un bon soldat.
BaTAiLLEUREtTSEMENT : Vaillam-
ment , courageusement.
Bataruaitte : Race bâtarde.
Bâtarde : Espèce de charrette ;
de h€ist€içfa.
Batbfou : Machine de guerre pro*
pre à attaquer et à défendre.
Bateilleie : Combattre.
Batel. Voyez Bachot.
Bateli&e : Sorte de vers , qui con-
tistoit a faire rimer le milieu du vers
«a le premier hémistiche , avec la fin
du vers précédent.
Bateor : Moulin à draps , à tan ;
hatatorium ; en Prov. batanaire ,
foulon.
Bateuve : Malheur, palpiuition ,
tremblement ; en Prov. batega, trem-
Uer, frissoner.
Bâtis : Petit bois.
Batisier : Bâtir, élever, édifier.
A Iroîa Unes de Tf r s'tlcrent lierbergier
Pcsiyu» une sontai^l^ asexprèt d*nn gravier;
Scandallon Tapelent et alat aor on rochier ,
Podrçon qne li Pàxtn dUtretit an temps pre«
mier,
Qn*en Caudrai i^voit non Alixandre d'aller ,
Si vaurent en «on non le cattel Huiiùr,
Illueques sejoarncrent por lor cors aaisier.
Aom. {TA/èxiutdre ,Jbl, iS,A^,
Batisozi , batizon : Action de battra
quelqu^un jusqu'à le tuer; en Prov.
batesto y une rixe , dispute où il y a
des coups donnés.
Batozi a feu : Canon, coulevrine,
fusil, arquebuse.
Batraie : Arme, armure.
Battable : Qu*on peut battre.
BATtAiLLEES : Combattaus , guer«
riers.
Battaison : inclinaison.
Battalogue : Auteur insipide ,
ennuyeux ; de battalogus.
Battant : Cliquet de mouHn ,
maillet à fouler le drap , foulon.
Batte , battement : Rainure qu*on
pratique autour d'une fenêtre , pour
que le contrevent s*emboitebien lors-
qu'on le ferme, et qti'il ne fasse paa
saillie.
Batte L , batel : Bateau , nacelle, '
Vojez Bachot.
Battens : Contestation , débat.
Battis : Pelouse , nommée ainsi
parce qu'elle est foulée , battue par
les habilans et les bestiaux du village
où elle est ordinairement située.
Battizon : Manière de pécher en
battant l'eau. Voyez BatisoK .
Battoeie : Comptoir ou magasin
qu'on a en pays étranger.
Bau : L'ouverture d'un vaisseau^
Bau, baux : Niais , sot , imbécille^
en enfance ; en Prov. baou^
LI fiz qoi est en bau, et antrui serf, et ciV
qui est an ventre sa mère , et li sorz poeni
partir au testament.
Lw, de Jostice et de Plet,foL 109»
Ho B A U
"BAVfbatt, baidt, bautx, bout s
Gai, iayt\ïj.i(>tUdui, de validiu.
De 11 IilODdtle,
J'en fnuic plat tout,
Ifu.deta SiU. imp-n" ',it&,Jol.Zi-,
Fait, dt la Complainte if Amour.
fiArsB : Bc^f . Louis le Saube :
Louis le Bègue ; balùai; en bas Brel.
halbi en Espag. balbo.
'&xvB%,boubc : Un cnftnt.
BivBBf : Lèvres, grimaces; cliaas-
»ie» , levées.
BiDBOiEH , baubier : Bégayer ;
kalbutire; en bas Bret. balboaia,
BinciLE : Vaiiseau , seau à puits ,
Ta»e à rafraîchir.
BivçiNT , baaçrnt : Cheval de pe-
tite taille ; en Prov. bAoucan.
SAU
ce mot que viennent baodrnclie,
feuille de bojan , poar les bsttenn
d'or; et baudroyenr, Davrier qui
fabrique les cordes à boyau.
BicnB, baud , baalde , bauldt ,
bauU , haut, baiLt : Hautain, fier,
snperbe, joyeux, gai, enjoué, hardi
en parolrs, content, alerte; de va-
liilus;en bas. lel. baidioiun. On ditoit
aussi , marquis de Baude, pour mar-
quis de Bade , ou Raclrn , prince de
l'empire d'Allemagne, fox- BiWT.
BiuDEL. Voyez BAnuiiB.
Baudeliire , bandeùâre : Conte-
las , sabre , glaive.
BjkuiiexrKT , ade. : Gaiement ,
joyeujenienl , hardiment , lojale-
'menl, librement , ouvertement.
Uiiu
II pri p»
Dni chenllcr
I, Vn
DchaDt
El memt
D'arbro ifaini, di faiiili» umbri ,
D'crbti et de florrUn mtu,
Vd petit > laDt urtMii.
Fati. Jet Cktralien, da Oert
rt da yiiaùu.
BinçiHT , bauçent : De couleur
jaune ,'rouste.
BjkucEiST : Pavillon, enseigne.
Bavch. Voyez Biu.
BtucHB : Assise , une touche de
quelque liqueur.
Bauchb , bauge , Imce , boge : Pe-
tite maison, petite habiiaiion;enbas.
]at. bugia , bogitim.
Bauciàht : Un rapporteur, un
BiuniMRMT, baudement , adv. :
Joyeusement; baiilaciicr, de vaUdè ;
en Italien baldeunente,
BinnAH : Intestins, boyaux , tri-
pes } en ProT, baoudan. C'est de
Oudar lU Lamun}-.
B»irnFociK : Petite monroie qui
valoit six deniers. Elle fut ainsi nom-
méc, parce que le roi y éioit repré-
senté sous un dais ou baldaquin.
BitrnKB*! , baudrai ; Je me rë-
Biudkbik: Joie, plaisir.
Bacdib : Se réjouir, assurer, ga-
rantir; et exciter les chiens àla chasse',
encourager les faucons au combat ;
en bas. lat. hanrlirc.
BiunoÉiniGE , baudouiirage : Ac-
couplement de^audels.
BAunonK : Réjouissance. On nom-
moit ainsi sainte Clotilde.
Qoant pm rt hoTt sont ïd itriomi.
Et cil oinillnn pur baiidaar.
Songe da V^^er,
Bacobu. /orr; Bai'DE«at.
Bacdb4h : Désordre, tumulte;
en Prov. baoïidragn, banudran,
Baudbk, baudré : Foison, abon-
dauce , provision ; et battârier ,
BAU
ichatrpe qui soutenoit Tëpée ; bal-
dreiius, de beUteus,
Baudeotea, haudrtÀer: Corroyer,
trmTailler les cuirs.
Baudaoteur : Corroyeur , ou-
Trier qui prépare les cuirs ; en bas.
lat. baudraius.
Baud€fle , baudufe y haudufon :
Tonpie , sabot , jouets d'enfant.
Bauffaes , bqffre : Soufliet.
Baufeee, pour Baffeer : Manger
gloutonnement.
Bauge : Le creuT où se place le
sanglier. Voyez Baucbe.
Bauge : Tas , monceau.
Bauhiee : Marchand de porc.
Bauee , esseau : Bois qui servoil à
couvrir les maisons.
Baula : Crier, appeler au secours.
Baulde , baulds. Voy. Baudk.
Bauliee : Danser, sauter, voltiger.
BAULiivEES : Les lèvres , le men-
ton, yby, Balèvres.
Lei cheveulx a tons kerisȎx,
Lei yelx en parfoadeur glacés ,
Vis pasle et baulièvres saiches.
Joues royllces , plaines de taiches.
Roman de la Rose,
Bault , baulles : L'ne assemblée
de danse.
Bault : Fier , hautain ; validas^
Baulx. Voyez Baudx.
Baume, harne , basme , borne :
Grotte, caverne; babna.
Bauhale : Celui qui est sujet à la
baiulité. Foy. Bah.
Bauptizsxent, bautefrne : Le bap-
tême y baptùtmus.
Et pardone mei. tn. mes péchiez ,
et eaus que je fis devant le bmtestne
el eans qua je fis après , et 1< pediié orinal
MÛ me TÎnc d*Adan.
Comm, sur h Sautier,^oL 54, Ps. 24,
venei 10
Bausaitt : Cheval marqué de npir
«1 de bUnc.
BEA 141
Baussee : Creuser, faire un trou*
Baut , baus : Joyeux , gai , con-
tent , alerte ; validas,
Baut : Donne , prête 9 du verbo
biutlcr, donner.
Baux. Foy, Bau et Baude.
Bauzar , baouzar : Tromper, to«
1er, surprendre.
Bauzeta, baouzé'Uz, baouzia : Dol ,
tromperie , fraude.
Bave , baverie , baveme , bavie :
Moquerie , paroles inutiles , discours
mielleux pour obtenir ce que Ton
désire.
Qui sçaTez si bien les manières ,
Ka disant mainte bone bave,
D*avoir du meilleur de la care.
Fiihn , Repues franches , pag. S,
Baver : Se moquer, faire de mau-
vaises plaisanteries.
Baveur : Moqueur, mauvais plai^
sant.
Bax : Sottises, injures.
Box andorer est grant laldnre ,
Mais Selnt Iglise les endure.
Sainte Leocade, v. 427.
Baxxe : Caverne , grotte ; balma.
Bay , bayan : De couleur brune ,
rousse ; en bas. lat. bagus , badius ,
baius.
BATARn : Spectateur , curieux »
avide , attentif.
Baye : Coutelas , épée courte.
Bayer. Foyez Béer.
Bayerie : Bailliage. Foy, Baillie.
Bayeur : Menteur, foj^ez Baveur.
Baylexezit : Location, loyer.
Bayzi AUBLE : Qui est défendu par
un ban.
Baysadure : Baisure de pain..
Baystieux a la QUiNTAïKE : Ba-
teaux de moyenne grandeur , qu'on
appelle maintenant cainnes.
Bazoche : Ancienne juridiction
entre les clercs du palais.
Beal : Fossé creux.
I4l fi£C
Bbals : Belle. Foyez Bçix.
Beange, $,/• : Intepdon , defîr,
espérance , bonheur , félicité ^ béati-
tilde f occasion ; beatitudo*
Béant : Regardant ^ songeant ,
pensant.
Béante : Bonté , douceur.
Béasse. Voyez Bajasse.
Beat : Heureux , bienheureux ;
beatus.
Be4Trick : Nom de femme ; Bea-
trix,
Beaulté , bealtéf bellasse , bialié,
bielté : Beauté ; belUtudo^
Beaultrme^t : Avec grâce , po-
litesse , jpliment , bellieinent ; bellulc,
BEAU-PEftE : Titre que Ton don-
noit aux religieux.
Beax , biau , biaifLf:, biaux , biax ,
belofc y bloye : Beau, belle , bien ;
belius.
Bkcaoe : La béquée d*un oiseau ;
au fîguré , un poup de bec , raillerie,
sarcasme; en Proy. becadq, de bec ,
formé de vectum , p^rt. de veherc,
Becraro : Binette de jardinier ,
houe fourchue, marre à deux pointes,
instrument à deux pointes pour bi-
ner les vignes ; becca » beccharia ;
de vectum , part, de vehere.
Bêché , bçchet , bequet: Brochet ,
poisson d'eau douce.
BecHOTB : Jeune fille, seryante.
Voyez Baiasse.
Becexj : Qui a le nez aquilin , et
tirant sui: la forme d'un bec d'oi-
seau.
Bechus : Bec , conduit , canal \ de
vectum , part, de vehere,
BKciLiiAfi : Avoir ei^vie de dor-
mir, s*eudormir.
Becnaude : Criprd, bavard^ grand
parleur , mauvaise langue.
Becquerellk : Brocard, ^lauvais
propos , coup de langue ; en style
popul. coup de bec ^ eu Proy. becud.
BKD
babillard, rai^oupeur » mauvais plal*
sant.
Becquotsel : Sorte d'arme qui
ressembloit à un bec d'oiseau.
ÇEcyiz. Voyez Besquit.
Brpaine , bedondaine : Ventre «
boulet : de-là vient qu'on disoit je^
ter bedaines , pour dire jeter boulets.
Bedats : G^ennes et bois défen-
dus ou prohibés ; de vetare,
Bedkax , bedfi : Archer , be4ean ,
crieur public.
Beofl , bedele : Veau , génisse ;
en Proy. bedelo ; de vitellus,
Bkdklet : Bedeau, huissier, crieur
pulilic; en bas. lat. bedçllus ; en bas
Bret. bedell; en Basque bedelo,
Bkdier : Sot, ignorant, stupide.
Ce mot vient de ce qu'un nommé
£eda voulut détourner François i*'
d'établir des professeurs de langues ,
alléguant que la Grecque (dont il
ne connoissoit pas l'alphabet) étoit la
source de toutes les hérésies.
Brdille : Le cordon ombilical.
Bkdoil : Sorte d'arme , courbée
comnie une serpe.
^EDON : Poulain, jeune cheval;
gras , replet , et un tamboyr.
Bedondaine : Gros ventre. Cest
aussi un instrument de musique gros
et court ; machine de guerre propre
à jeter des pierres.
Bedoneav , bedouan , bedoiufu:
Le blaireau. ^
Bkdoner : Battre de la caisse , du
tambour. ^^
Bedos : Torain , qui n'est pas du <
lieu.
Bedugut : Petite maison , cabane « ^
petit logem*nt« ^
Be DU IN , bedoîn , biduin y Induyn :
Hérétiques, Turcs de la se.cte d'I^ljt
Arabes Besoins; au figuré, voleur,
pillard.
B£uuisT £tourdi,fat,sansjraifon. ^<
B£ F
BiK : La baie de toute espèce de
Irait ; bea ; de bacca,
BiELLEE : B^>ler 9 crier comme un
mouton; balare*
Une miit oi Saînft Bflirhms enfans bnSre ,
brtbi* béeller et bues maire , fanie« plorar ,
Uoiu mire , et autrci naslère* de tontei
TOift.
ViesJei Saints Pères , Uv, ^yfol* xoi*
BiER , bayer : Attendre avec em«
pressement 9 rendre bienheureux ,
aspirer, penser , souhaiter , viser,
tendre, regarder, former un dessein,
songer, désirer ; en bas. lat. beare»
Icelal qui bée k trfthiton,
Chet CD M joéme prison*
Bonum àt Tristan,
Apres moi riemiest qa*ilt me héent ,
lût dnq à moi ocirrnt béent.
Boman ék Percerai,
BsFLEE , beffler : Mener quel-
<{u*nn par le nez comme un buffle ,
le tourner en ridicule.
Befeoi, b^rajr, b^roi, b^roù,
bç^rojr, berfroi : Cloche qui servoit
à sonner Talarme ; en bas. lat. bel-
fredus, berfreelusy bere/ridus.
Piicod dérive ce mot de béer , re-
garder , et de effroi. Pasquier croit
que c'-est un mot corrompu , et qu*il
ert dit simplement pour effroi. Pour
moi , je pense que ce mot est un de
cens que nos Croisés ont empruntes
ans Arabes.
lien je Toeil <pi*oii Mnne à branle
Le gro» bejfixijr qiw cftt de roirre.
Fiilon,
Charpente qui soutient une cloche,
ou bien un clocher.
Lort a «ne cloehe Tesë
£a on petit beffnty la reiie.
PercevaL
Tour de bois qu*on construîsoît
pour découvrir | jNir son moyen, ce
B £ G 14S.
qui se passoit dans une ville assiégée ;
cette tour servoit encore pour asseoir
des machines qui pussent agir du haut
en bas. Foyez Beetbche.
Les Angloîs avoîent hlï charpenter deme
beffrms de gros merrlen à trois étages, et
estoient ces beffrois au lez de la TJlle , tona
couverts de cuir bouUu pour deffendre da
feu et du trait.
Wroitsart^ Ckron, nwL i, eh» ito.
Beffroit , prison i parce qu'on met»
toit les prisonniers dans des tours.
Si avicpt quVn Sergieas ^i à court reperolf»
Fu pris de larrecln , des amicaux qu*!! eB«
bloit ;
La Tieâle rint à lui en la prison tout droit ,
Si lui dist , mon ami , le tien cors mourir doit|^
Mais si faire Touloie , ce que Ton te dîroit
Tu serole délîrré , et mis hors de beffroit,
Bom, 4e Garin de Mont-Brune*
Enfin Bfjfroiy nom donné par les
rois d'armes et les hérauts à un écn
vairé ou composé de trois tires do
vair y à cause de sa ressemblance
avec les cloches qui servoient à son-
ner Talarme. Voyez Baetecmb.
Begault , begaut, bcgaux : Sotf
nigaud , une béte.
Bbge : Roux , roussAtre.
Begnr : Espèce de panier.
Beguaeds. Voyez Beguihs.
Begude : Rafraîchissement , coup
à boire , cabaret , bouchon , petite
auberge de campagne , où les voya-
geurs se rafraîchissent en passant ; en
Prov. begudo,
Begué , vegué: Huissier , sergent*
P''oyez Vj^u^er.
Beguelz^ : Bégueule , imperti*
nente.
Béguin , béguine, biguenette : Dé-
vot, dévote, espèce d'ordre religieux
fort commun en Flandre.
En riens que heguine die y
N^entendez tuit se bien non.
Tôt est de religion
puanquc on Vreure ta M rie ^
144 S £ H
Sa parole est prophétie ;
$*ele rit , G*est compaigme ;
S*el« pleure, c^est aeTOtkmi
S*ele dort , elle eit ravie ;
S*ele soDgc , G*eit Tision ;
S*ele ment, noa créiez mie.
RuUbeuf, Satire sur les Beguignes,
Béguins , begnard , besgards : Es-
pèce de moines qui se marioient : ils
furent condamnés aux conciles de
Cologne en ia6o , et de Vienne en
i3ii. Ce mot a signifié aussi, un
hypocrite , un tartufe.
Brhjlighx , bchaine , behemgûe :
La Bohême ; Bohemia.
Behaichon, hehetriguon : Bohé-
mien , sorcier , devin.
. Behistek : Tempête , orage.
Behorueis , behourdiZf bohordeis,
bouhordeis, s. m. : Combat, course de
lances. C'est aussi le nom qu'on don-
noit aux combaltans. V, Brandon et
HoRDKis; en bas. lat. behordium,
Behorder : Causer avec excès,
caqueter» babiller. Voyez Beuovr-
Bkhou : Perche de bois.
Beuour , bakours , behourd, be^
hours , behourty bohourt, s. m. : Ga-
lop , caracoles , joutes , combats.
Fojez Brandon.
Behourder, ^^^OKr^&e/*^ ^^r^r^
hohorder, boorder, border, burder :
Lutter , galoper , caracoler , jouter ,
caqueter , trop parler , passer le
^émps à se réjouir.
Ce dîst Martin* , par Sainct Climent »
Ge Tois une lance aporter,
Et puis en ira bohorder
Lais aTal en crie cort.
Le tUct du Sougretain,
Behourpie ( jour du),^. m. : Jour
de combat a la lance , à la joute ; en
bas. lat. behordiuin,
Behourt : Espèce de bâton 9 bal-
con de fenêtre.
B£L
BsHUdE : Joues , visages
Lori levé li vilain la hure,
Frote ses iex et «et behure.
* Roman de la Rose, vers 374^*
Beihols : Portion ou mesure d«
terre.
Beille : Bègue; balbus. Vojes
Baube.
Beiller : Bégayer , balbutier ^
balbutirc.
Beira , béiigra, beigrd: Couchette^
lit de repos ; grabatum,
Beissa , baissa : Foulon; baissatar.
Bejauke : Bec jaune , un ignorant,
un sot.
Bel : Bien , doucement ; et grand,
de belle taille , beau , agréable ; 6e^
lus; en Prov. belo.
Belaimge : Tridaine ou tiretaine,
étoffe de laine grossière.
Belamie ; Sorte de tunique , de
manteau : belamia.
Bêlé : Belette, martre.
Bklee , bellée : Belle. Famé be^
lée : Belle femme ; bella.
Bêlement , adv, : Doucement ,
agréablement , sans bruit , sans hâte ;
belle.
Belen : Aigu, pointu; beàn, clair.
Beleou : Peut-être.
Belet , belette : aïeul , aîeole.
Belfait : Un beau fait , une belle
action, sans reproche, dans les règles.
Belceois : Belge , Flamand : Bel»
gicus,
Belhues, bellues : Contes en Pair,
faussetés, mensonge.
Mail quant famé a fol debonere.
Et elle a rien de lui afere ,
Elle li dist tant de bellues.
De truffes et de fafelluea ,
Que elle li fait à force entendre
Que li ciex sera demain cendre.
Fabl, de la Dame qui fit trois tomt
entour le Morutier,
Belie : £table à moutons* Ce mot
Tient de halarc, bêler.
BEM
Bxuir : Sorcier » enchanteur ; an
figuré , un sot ; et nouton ou bélier,
fatnc»
fiELursa : Tromper, attraper quel-
^n un*
Beliser ^ Décombrer, piocher,
perforer , faire ^n trou en terre , dé-
terrer.
Bellastee : Qui a un faux air de
beauté.
. Bell^b. Foy. BsLiliB.
Belle-euvre : Pelleterie apprêtée.
BeLlemezit : Doucement , agréa-
blement , sans bruit , à la sourdine ;
hiUè.
Bellique , belUqueur: Belliqueux,
guerrier , vaillant ; belUcosus , bel-
iator,
Bellistre , bélitrc : Coquin , yo->,
leur, soldat misérable; de batista.
Les arbalétriers débandés dégéné-
roient en voleurs. Foy^z Bâlatron.
Bklloche, baloce, belloce, beloce :
Espèce de prunes.
Bv-ishovc^bellone, beliongue: Iné-
gal en longueur.
Bellot : Un joli enfant.
Bellote : Un bâton.
Bellves. Foyez Belhues.
Beli^ugue , bibate , bibeite :
Bluelte de feu , étincelle.
Beloce , belioce : (^hose de peu
de valeur , peu considérable ; espèce
de prunes.
Beloun : Nom propre , formé par
syncope d*/ra^/o/</f ^.diminutif d'7>a-
ieou y Ixabeau , Isabelle , dont on a
fait Babé, Babel , Babeau , Babiche,
Belote. Foyez Bkax.
Belude , belue : Homme farouche,
méchant , et en général toute chose
sauvage qui n*est pas cultivée ; bel-
itUtm
Belutes : Ecuelle à soupe.
Behis : Terme d'affouages, qui
du bois échauffé qjoL à demi-
BEN • 145
pourri, et dont un ouvrier ne peut
se servir , sous peine d'amende.
Benaoe : Vanne h arrêter les eaux;
hotte ou panier.
BsBrAUES , benaùtres : Panieni
qu'on met à la selle d'un cheval.
Benatiers : Ouvriers qui font le
sel dans les salines.
BEHATOif , bene : Panier à mettre
des fruits , sorte de mesure. Foyez
Banaste.
BËNAvoNOAR : Suf/irc.
Beh BANCE : Grande chère , bom-
bance.
BsirnE : Bande , bandeau.
Mais la bende qae j*ay deraat les yeniz,
Me fait passer les ieuues pour les vieulx^
Et ne mv chault qui cliante , ue qni pleure.
Je les pennes efforcier qui mieuix, mienlz.
De pourchasser par le monde en tous lieux ,
Sans ariser lequel d*eulx miculx labeurc.
Dttnce aux Avenghs,
Benuer : Mettre dans rembarras»
donner de l'inquiétude.
Beh OERET : Chef de bande.
Bene : Nom propre , diminutif
de Benoit ; Benedictus.
Bénéfice zfCE : Largesse , libéra-
lité, bienfaisance; beneficentza,
Bezieficiair (heir) : Héritier par
bénéfice d'inventaire; de. bénéficia^
nus.
Beneie : Bénisse ; benedicat
Beneir , beneistre f bcnesir , be^
neyr, benoier : Bénir, louer; benedi'^
cere.
Brneisoit, bcnéeson, beneiçon, be-
neisson, benicoii, beniscon : Bénédic-
tion, benedictioy en Prov. benodissiou.
Ben Eois : Bail à rente. S, Bencois :
S. Benoit ; Benedictus,
Beneoit, beneet, benoît : Saint, ^
béni; beneoite ^hén\e^ bénite ; benedic-
tus; enanc. Prov. benazét, bënëzëct^
benezet , bënëzit; et en Lang. bene.
Va tost, si conte Cfs mcrTcilles
Au prestre » si ramaâne o toi,
a.
144 S £ H
Sa parole est prophétie ;
$*eie rit , c*eit compaigiiie ;
S*ele picore, c^est oeTOtion^
S*ele dort , elle eit ravie ;
S*ele sooge , c'est TÎtiion ;
S*ele meut, nou créiez mie.
Rutebeuf, Satire sur Us Beguignes,
Béguins , begnard , besgards : Es-
pèce de moines qui se marioient : ils
furent condamnés aux conciles de
Cologne en i a6o , et de Vienne en
1 3 1 1 . Ce mot a signifié aussi « un
hypocrite , un tartufe.
Behaigne , bchaine , behemgùe :
La Bohême ; Bohemia.
Behaigzion , behetriguon : Bohé-
mien , sorcier , devin.
. Behistek : Tempête , orage.
Behorueis, behourdiz, bohordeis,
bouhordeis, s. m. : Combat, course de
lances. C'est aussi le nom qu'on don-
noit aux combaltans. F. Brandon et
HoROKis; en bas. lat. behordium,
Behorder : Causer avec excès,
caqueter 9 babiller. Voyez Beuovr-
^£R.
Bkhou : Perche de bois*
Behour , bahours , behourd, be^
hours , behourtj bohourt, s. m. : Ga-
lop , caracoles , joules , combats.
Voyez Brandon.
Behourder, behourdier, béorder,
bohorder, boorder, border, burder :
Lutter , galoper , caracoler , jouter ,
caqueter , trop parler , passer le
temps à se réjouir.
Ce dist Martint, par Sainct Climent«
Ge Toift une lance aporter.
Et puis en ira bohorder
Laïs aTal en oele cor t.
Le dict du Sougretain,
Behourpie (jour du) , s, m. : Jour
de combat à la lance , à la joute ; en
bas. lat. behordiuin,
Behourt : Espèce de bâton 9 bal-
con de fenêtre.
BEL
Behuae : Joues , visagéé
Lors levé li rilain la bure,
Frote ses iex et ses behare.
* Roman de la Rose, vers 374^.
Beihole : Portion on mesure d«
terre.
Beille : Bègue; balbus. Yoyes
Baube.
Beiller : Bégayer , balbutier ^
balbutire.
Beira, bmgra, beigra: Couchette,
lit de repos ; grabaium,
Beissa , baissa : Foulon; baissator»
Béjaune : Bec jaune , un ignorant,
un sot.
Bel : Bien , doucement ; et grand,
de belle taille , beau , agréable ; bel*
lus; en Prov. belo.
Belainge : Tridaine ou tiretaine,
étofîe de laine grossière.
Bel amie : Sorte de tunique , de
manteau : belamla.
Bêlé : Belette, martre.
Belee , bellée : Belle. Famé be^
lée : Belle femme ; bclla.
Bêlement , adv, : Doucement ,
agréablement , sans bruit , sans hâte ;
belle.
Belen : Aigu, pointu; beau, clair*
Beleou : Peut-être.
Belet , belette : aïeul , aïeule.
Belfait : Un beau fait , une belle
action, sans reproche, dans les règles.
Belceois : Belge , Flamand : Bel»
gicus.
Belhues, bellues : Contes en Pair,
faussetés, mensonge.
Mais quant famé a fol debonere.
Et elle a rien de lui afere ,
Elle li dist tant de bellues.
De truffes et de fafellues ,
Que elle li fait à force entendre
Que U ciex sera demain cendre.
Fabl. de la Dame qui fie trois tottrt
entour le Monstier.
Belie : Etable à moutons. Ce mot
Tient de biilarc, bêler.
BEH
Siuv : Sorder , enclianlrar ; «a
Cgnré , tan lot s et mouton on bâîer,
BiuHXK : Tromper, attraper qnel-
qn'im.
Bkiisek : Décombrer, piocher,
perforer , faire jj^ trou en terre , dé-
terrer.
BaLL&tTKB : Qui a un fanx air de
bt»até.
. BaLLia. Foy, BblAe.
BELi.a-auvBB : Pelleterie apprêtée.
BeLlbmeht : Doucement , agréa-
os brait » à la sourdine ;
BBLLiQDE,Ae/&^uffi(r.' Belliqueux,
gnerrier , Tftilhnt ; beUicosus , bel-
Bellistkb , bélitrc ; Coquin , yo-^
leur, soldat misérable; de batista.
Les arbalétriers débandés dégëné-
roïent en Toleurj. Voytz Balateoit.
Belloche, baloce, belloce, beloee :
Eapéee de prunes.
'Bzi.i.ova ,beUone , 6eUongue! Iné-
gal en longueur.
Billot : Un joli enfant.
Bellute : Un bàtou.
Bellues. Voyet Bslbuzs.
Belldcue, bibaie , biUue :
Binette de feu , étincelle.
Belocb , btlioce : Chose de peu
de Talear , peu considérable ; espèce
de prunes.
BelouÏc : Nom propre , formé par
syncope d'/<aie/oun^iminutif d'/ia-
htou, Ixabeau , lîabclie , dont on a
fait £abé, Sabet , Baheau , Sabiche.
Belote. Voyez Beâb.
Belude , belue : Homme farouche,
Biéchant , et en général toute chose
saaTBge qui n'est pas cultivée ; bel-
Bblctes : Ecuelle i soupe.
Bkmis : Terme d'alfonages , qui
signifie du bob échauffé q/t « demi-
BEIV ' 145
pourri, et dont un ouvrier ne peut
ae KTvir , sons peine d'amende.
BairiDE : Vanne à arrêter les eaux;
hotte ou panier.
Bbitàdbs, benmsD^t : Panier»
qu'on met a la selle d'un cheval,
Bbititiebs : Ouvriers qui font le
sel dans les salines.
Behitok , bene ; Panier k mettra
des fruits , sorte de mesure. Fojea
Bëitavonuab : SufBre.
fiEKBtHCB : Grande chère , bom-
bance.
Ben na : Bande , bandeau.
jmoci pour Irt vienli,
chault qui chinlr , iiv ipii pinire.
Dg paurcliiiHr pir la mandf rn [ont lîtul,
5uu iTÎHr lequel d'eulx mïculx Ubcore.
Dance aux j^rcnglei,
BEnnEK : Mettre dans rembarras^
donner de l'inquiétude.
Bekdebbt : Chef de bande.
Benb : Hom propre , diminutif
de Benott ; BenedicOu.
fiEREricincE : Largesse , libéra-,
lité, bienfaisance; beaeficentia,
Beseficime ( hcir ) : Héritier par
bénéfice d'inventaire; à& bene^iaor'
Bemkib ; Bénisse ; benedùat.
Bedeib , beneittre , benesir, be^
neyr, benoier ; Bénir, louer ; btnedi-
Berbisoit, benéeson, benaçon, be-
Tieitson, bentçon, benûçon : Bénédic-
tion, benediciio; en Prov. bcnodùsioa.
Beheois : Bail à rente. S. Beneoit :
5. Benoit ; Benediçtas.
BEnEoiT, beneet, benoît : Saint, '
béni; 6«neotfe, bénie, bénite;^ne(Ac-
tus ; en anc. Prov. bcnazel, bénézéct,
bénëzct , bëaèzit; et en Lang. bene.
Mi6 BEN
Et li dt qii*il aporte o sol
L^eatole et l'eve beneoite,
FahL tTEstuU.
Beneub^ , hienaûré , boinereus -,
,honeuré : Heureux, fortuné ; en anc.
Prov. benurado»
Beneufé fiant U poiir« d^eiperlt ; henevré
•ont cil qui sont soef.
Cèmm, sur le Soutier , Ps, i z , vert, 7.
La damoiftelle le voit tant beau , qa*elle
diat qu'elle leroit bieneurée y w il la dainpDact
uner. Roman de Tnttan,
Behxubek , bieneurer : Rendre
heureux , combler de bonheur ; en
anc. ProT. benura,
Beneureté , beneuretté, beneurté,
bieneurté , boneurté : Félicité , bon*
heur , béatitude. Ces mots viennent
de bona hora. Ployez Oa^. .
Benevisee : Abonner , fixer.
BËK BEB17C, Béelzebuc ôBeelzébuth,
le démon , le diable.
Benistbe. Voyez Beneib.
BKTfivoLEKCE : BieuTcillance ,
affection ; benevolerUia,
Bennage : Droit seigneurial sur
le tit| débité en certains temps.
Benne , benneau : Petit vase on
Taisseau , vivier on réservoir pour le
poisson y grand panier ; en bas. lat.
benna. Voyez Bànastk.
Bennes^ pour bende$ ou bandet :
Troupe de gens de guerre.
Bennib : Assemblée ; territoire
défendu par la publication d*un ban.
VoY* Ban.
Bennissembnt : Défense , bannis-
sement , ordonnance. Voyez Ban.
Je deffant que force ne toît fête que cliet-
cona ne puisse mener parmi le floeve sa nef
grant ou petite , et charger la , ou desclier^
gier en la rive; et je commanderoi qa'il loise
à nagier par lac et par foMe et par estanc
tommun. Il ett porreu par ce hennissement
qoe r^n ne deifende paa à aagier par corn*
Biu flnare.
Xir. dé Jotikê et de Pkt, foL 1 43.
B£R
Brnnt : Proscrit , exilé , banni.
Benoist : Sot, benêt; en Proy;
benë.
Benoistbe : Bénir , donner la bé»
nédiction; bénedicere. f
Benoîte (la) , benoiste : La bénie y
la sainte ; bcnedicta,
Be «oitieb : Bénitier ; de hener
dictas,
Benoteb. Voyez Benexâ.
Benus : De Tébène.
Qeou , bon, boux .'Le bonleanf
betula,
Beoube, beuré', biourê : Boire ^
bibere, ^
Bequebeaulx : Agneaux Agés d'un
an ; en Prov. bedigas ; en Berri, va#-
sivau.
Brquillabd : Qui porte des bé<-
quilles.
Beb , beir , beirs , biers : Homme f
baron , seigneur , mari ; de vir , à
l'ablatif vim. Voyez Babon. On a
dit aussi haltber , pour grand sei-
gneur , et c'est de ce mot qu'est venu
fief de hauber, et bermxge. Voyez ces
mots.
> Beneit II biers qui crieme noatre -Seigneur.
Beatus yir qui timet Dominum,
Comment, sur le Pseautier, Ps. i\i,
Beb , bers : Berceau ; versus»
Bebanguibbb i Bassin de chaise
percée.
Brkbebe : Epine-vînetre , plante
qu'on mettoit autrefois sur l'autel
des sacrifices ; berben's.
Bebberie : Métier de barbier , dt
perruquier ; de barbator,
Bebbi : Dartre , chancre.
Bebbis , berbix : Une brebis ; ver-
vex , vervecis ; le v changé en 6.
Doua choses atrouveras en ceate berblr,
la nature douce et bone, et forment bout ai
cum burre.
Sermons de S. Bernard, foly*] , r*;
Bebgaii, y bercil : Bergerie, établc*
lierctfta ; de berbicai, et de vèrsuf ,
^versuilus; en bas. Ut, berdolus. Voy.
Belie.
Bbecs : Bêche « pelle à remuer la
terre ; berça,
Bbkcelet ) berch : Berceau d*en-
fitnt ; en bas. lat. herciolum.
Beecee , berser: Chasser , tirer à
un but , tirer de l'arc^
Ci me plest moak à Ujorner»
Por lier cluiejer et bercer
Zn cet foret ci devant not.
Roman de Peteenâ.
' Beecbe : Sorte d*artillerie de mâ-
tine.
Beecaiee : Berger , p&tre.
Beechieee : Fonds de terre assi-
gné en dot à une femme ; en bas. lat.
worhena,
Beechottl , bercii , bercuet: Ber-
ceau : versullus.
Un petit enfant en èercuei
Paiisoît la bone famé en Taltre.
Fah. de Gombert et des deux Clera.
Beecil : Bergerie , étable.
l«*ant entre an cortil maintenant»
Pais ne rait qocres atardant
Des chola trencha par le cortil :
L^aotre te trait vers le bercU
Pour raia ouTrir, tant fet qu'il TueTre,
Avia lui est one bien va Tuerre ,
Tastant Tait le plus tras mouton.
Fabl dEstida.
Beee : Venin , poison ; cidre ,boîs-
lon.
Beefeot. Foyez Befroi.
BERGàiif : Marché , traité fait avec
quelqu'un.
Beecamatt : Coutelas , poignard ;
ainsi nommé de la ville de Bergame
où on les fabriquoit.
Beegaedebos : Brigand , Toleur,
assassin.
Beecae : Frotter.
Beece i Barque , petit bateau ;
barca; et petite ëmincnce , pile de
lia , amas de^rains , de paille.
BfeEGBEET : Houlette, bâton dé
berger.
Bergeeette i Boisson qui se faî-«
soit avec dU miel , et qui étoit fort
estimée.
Bkrgeeot : Jeune berger ; en basi,
lat. berbicarius, de ven^ear,
Beeceeote : Jeune bergère.
Beêgi^ beurgi, bourgi : Ecurie^*
étable.
BergieE : Gardien d*un troupeau^
berbicarius.
Beeginr : Brebis. Ces mots, ber^
gerot y bergi y bergiery bergine, yitDi»
nent de ven^ex , vervecis, brebis.
BsEGOiGifE : La province de Bout*
gogne ; Burgundia,
Beeig. Voyez Belie.
Bericle , vericie : "Verre , cristal ;
le beril , pierre précieuse ; beryllus*
Bkrier : Le dernier.
Beringl'Ier : Bassin , aiguicte^en
ProT. bëringhëiro , bring/uéiro,
Berlang , berlang y berlenc y ber»
ling y berlingue : Sorte de jeu à trois
dez , jeu des osselets, jeu de brelan}
en Langued. berlingdou,
tJn berlenc aporte et trois des«
Delcz le jougieor s^asist
Tout coiement , et se li dîst :
Amis, fet-il , veus-to jouer?
Vois, quel berlenc pour hazeter.
Et s*ai trois dex qui sont plenier^
Tu pues bien i moi gaagnier.
Fidfl. de S. Pierre et duJougleon
Berlingue : Mesure d*à peu prèi
deux pintes.
Bermehous : Véreux , plein de
▼ers ; vcrminosus,
Berkace : Train , équipage d'un
grand scigifeiir ; assemblée des ba«
rons. Voyez Baron.
Bkritament , berncmcnt : Action
de berner , de se moquer de quel-
qu'un , de le railler.
Berkaet : Sot, niais, nigaud.
«4^ B E R
Berne : Espèce de saie, surtout
de campagne ; benna, .
Be&ke : Aune 9 arbre.
. Bebiticles : Rien.
* Beenicles : Supplice chez les Sar-
rasins , espèce de gène , torture ,
sortis de question. . ' -
Beeniees : Yassaux qui payoient
le droit de bredage ; bernani. Voyez
Beenage.
Beenïl : Fort , ^ubsant , vigou-
reux ; virilis, *
Bebuilement : Fortement, vigou-
reusement ; virHiter,
Beeoment : Vraiment; verè,
Beeon , berou : Ver qu'on trouve
dans Tespcce de cerises nomm<^es gui-
gnes.
Beronche : Guerre, bataille, ex-
pédition militaire.
Berot , beroye : Beau , belle.
Berr : Bref, court; brevis.
Berret : Toque , bonnet de pay-
san. Voyez Barète.
Berri : Crochet , anneau, cram-
pon.
Berrie :^ Campagne rase ,' unie ,
sans monticules , plaine , prairie.
Et sefoîent là .où à Japhe à tout Inr pooir
pour deffeudre que le Soudaoc de Babilolu«
lie pasbast la berrie y et entrast tn la terre de
fiiorie. Le Continuateur de Guili. d*i J^r,
Berroiche 9 berroige: Instrument
pour la pôclie.
Berrcikr , berrichon , berruycr :
Qui est du Ben^i; de bitunx,
Bers. Voyez Ber et Baron.
Bers, bcrsault y bcrse , bcrsillot :
Claie, treillis d*osier, panier, bcr-
ceau ; en bas. lat. bersa , de ver--
Bers : Abrogé , abréviation ; brève,
Ber SAILLE R, bersaulder, berseiler,
herseiller, berseUier^ berser : Couvrir
de contusions , blesser ; pris comme
substantif il siguiiie, action de tirer
B £ S
des flèches ; en bas. lat. bersarti bù**
sare.
Et furent tekment beruiiUe* de tnits^
^*iU se TÎndrent rendre.
Olivier de la Marche, Lh, L
m
Bersault, subst, m, : But, objet
qui sert de point fixe pour tirer, pour
ajuster.
A mon cner dont il fiât henaàU
Bailla nouvel et dur astanlt.
Ovide , Mu,
' Ber SE : Amusé , amadoué \ blessé
par des flèches.
• Be R SE L , berseily berseiul, berseml z
Captivité , lien , chaînes , menottes*
Berser. Voyez Bercer.
Bersukil , bersuel : Berceau.
Li ras uëls Testranglerolent (rhomme)
Quant es bersueillc trovcroient.
* Roman de la Rose, vers i8a63.
Bertaru. Voyez Bestard.
Bertaûder , bertouder^ bertour^
dery bretauder, Voy, Bestourubr.
Bertel : Petit poids j peson.
Berthemieux , Berthenùex : Bar-
theIemi,nom propre d'homme^ Bar-
tholomœus.
Bertrescué : Fortifié, défendu.
Voyez Bretkche.
Bes : De la glue ; et le bouleau ,
arbre de futaie , dont les menus brins
servent à faire des balais \ en bas
Bret. bcz,
Bes , besics , bezi : Deux fois ; de
bis.
BKSAciiE , bisaigue : Beaaiguë , ha-
che à deux taillans , outil de charpen-
tier ; bisacuta ; en Prov. bézagudo.
Là Bois s'aïre et le requiert
Et en IVscu moult grand colp ilert ,
Que plain pié est la besagûe
Parmi le furt escu venue ,
Et al resacier par aîr
L*a fait sur les génois venir
Corne s*il fcust esjaretés.
Rom. de Parteno£ex de Biais.
BES '
* SsiAm » besatme : Essaim » racbe
à miel.
Besal, besaliere, besaliete : Canal,
conduit d*eaux , rigole qn^ amène de
Tean dans on pru; en Prov. bezo"
Ueiro.
Besait , bes€Ùtt, hezant : Monnoie
d*or y ainsi nommée de ce qu'elle
commença d'avoir cours dans la ville
de Bysance. Borel et Ragueau ont
écrit qu'elle valoit cinquante livres
toomoîs, et que la rançon du roi
Saint Louis fut payée eh cette mon-
noie. Le sire de Joinyîlle en a effec-
tivement parlé; mais il lui assigne
une valeur bien différente , car selon
lai , le besant né valoit que dix sols.
£t lori le conseil tVn r*al^ parler au Soo-
danc , et raporterent ao Roy qoe te la Roine
Toalolt paier dix cent mil besans d^or, qui
▼aloient cinq cens mile livres, que il délivre-
roit le Roy.
JoinvUlCf Uist, de S. Louis ^ fol. 1 76 du Mss.,
etpag, 73 </e t édition de 1 761 , ùt-foL
Si le besant 2c^c^^. valu cinquante
livres, la rançon du roi seroit donc
montée à cinquante millions ; et c^étoit
alors une somme si exorbitante, qu'il
est permis de douter que la France
eût pu la fournir. Voyez la XX* Dis-
sertation de Ducange, sur THist. de
S. Louis, pag. 2^7. Dans le Fabliau
des trois Avugles de Compicngne ,
par Courte Barbe, un clerc rencon-
tre sur la route de Seiilis , trois
aveugles qui mendient ; après avoir
plaint leur état , il leur dit :
Tes ici , fet-il , un besant ,
Que je vous donc entre vous trois;
Diex vous le mire et sainte Croix ^
Frt cliascuns , ci n^a pas don 'ait ,
Cluscnns cuide ses tompains Tait.
Cependant , quoique ce soit une at-
trape , et que le clerc n*ail pas donné
de besant, chacun des aveugles croit
que c'est son camarade qui Ta reçu ,
Cl cachajités d'une si g.rande libéra-
B £ S 149
lité 9 ils retournent à Compîcgne ,
dans le dessein de bien se divertir*
.... Dedens U TÎle entrèrent »
SI oîrent et escooterent ,
C'oB criolk parmi le chastel » .
Ci a bon vin f rès et uovel ,
Ça d*AaçoIre , ça de Soissont ,
Pain et cliar et vin et poissons ,
Céens fet bon despendre argent ,
Ostel i a à toute geut ,
Céens fet moult bon licbergier.
Nos aveugles entrent dans un caba-
ret , où , après avoir bien bu et liièn
mangé , ils demandent à combien
n)onte leur dépense; à dix sols, ré^
pond le cn^aretier ; alors :
•
Li troi avuglet à Totte ont dît :
Sire , nous avons on besant.
Je croit qn*n est moult bien pesant ,
Qnar nous en rendez le sorplns »
Aiorois que du vostre aions plu«t
Yolentiers li'Ostei rcspont.
Le reste étant étranger à la matière
que je traite ici, j*y reviens , et je dis,
que quoiqu'il semble par le retour
que les aveugles demandent sur leur
besanty que cette monnoie valût plus
de dix sols , il seroit cependant très-
possible que ce ne fût simplement
qu*iine diminution sur leur écot ; au
surplus , le passage de Joinville est
précis , et celui de ce Fabliau ne peut
en détruire la force ; et- si le besant
valoit plus de dix sols , on ne peut
]>as en conclure qu'il valût cinquante
livres , puisque cotte somme étoit en
ce temps-là si considérable , qu*il n'y
aurait eu qu'un souverain ou un
prince fort riche , qui eût pu faire
une aumône aussi forte. On volt par
loS écrits du xiii* siècle , que le plus
bran cheval possible n'étoit estimé
que de quarante à cinquante livres ,
à moins que le mot hesant étant venu
d'outre-mer, on eût donné son nom
rn France à une monnoie de plus
grande • valeur que celle frappée a
3
iHo B E s
Bysanee ; enfin , dans plmsiears titres
d'abonnement de fief, le besanteit ap-
précié vingt sols, et dans d'autres, dix
sois; aussi Oucange (Hist.de S, Louis,
pap. 269] dit-il que le marc d'argent
Taloit huit hesans ou quatre livres
(qua tre-\ ingt sols) en argent , Au sacre
de nos rois on en présentoit treize à la
messe , et on les non^moit hysantins.
Le mon besant^L été formé du nom
de' la ville de Bysance , aujourd'hui
Constanlinoplc, Bysantiurriy comme
les Parisis , de Paris ; les Tournois ,
de Tours ; les Pietés , de Poitiers ; les
Carolus ,• de Charles , etc. L'étymo-
logie de Borel , tes cl as , deux as ,
ressemble à celle que M. Grandval ,
dans son pocme de Cartouche , fait
donner par son héros, au mot argot ;
argaf , dit Cartouche , vient du Grec
(irgos.
BesAïtoe : Pièce , morceau.
Besinte : Grand'tante ; bis-and--
^ua. Voyez Ante.
Besay , besare : Une bêche , un
boyau. Foyez BESAoiJE.
Beschecleu : Ouvrier en fer.
Bescheroh : Bec , pointe ; de vco-
tum y part, de vehere,
Beschevet : Double chef , grand
chevet de lit.
Beschochier, bercochier : Trom-
per, escamoter.
Bfschut , bescut : Qui a deux
pointes aiguës ; bisacutus.
Bescle : Le foie , la rate. Voyez
Bascle,
Bëscousse : Secousse, agitation.
Besekl , besées : Bisaïeul , formé
de bis et aifus,
.Beseu. Fbycz Bescbut.
Besiauuee : Délicatesse , mignar-
dise,
Besiart :. Jeune oiseau dont les
.plumes ncsont pas encore formées.
BES
Besut ; Douillet, délicat» mignon J
un jeune homme.
Besicles , besiecles : Lunettes ; do
bis-ocuU*
Bbsier : Embrasser, baiser, don«
ner un témoignage d'amitié, d*amour,
de respect , par l*attouchemènt de la
bouche ; de basium ; en basse lat.
basiare,
1
Ha biaz iiié«,or yoî bien qne Jhesn Crfst a chîer^
Je te prî que ta bouche je puisse anpos^«rr«
Dame , ce dist Bertran , aUes ailleurs briller ,
Ailes Yostre mari bcsier et derroier ;
Car des dames hesier, par Dieu le droitariep,*
Il ne m*abeliftt point sans faire antre roettiei^
La Fie de Bertrand du Guesdm.
Besil : Peine , vexation , tour-
ment , mutilation , blessure ; besilium^
Besiller : Blesser, estropier, mu«
tiler, tourmenter, vexer.
Besinat : Voisinage.
Brsir : Dessécher une viande en la
laissant trop rôtir , la priver de son
suc.
Besivre : Pris de vin , fort ivre ;
bù-ebrius.
Besloi , besloé , bcsloy^: Loi con-«
traire à une autre ; bis-lex,
Bkslong : Oblong ; bis-longus.
Bksoche, besochée : Femme pros-
tituée.
Besogner, besoingner, bcsongnen
Travailler, se mettre à Touvrage ; en
Ital. bizognare,
Besoignable : Qui a besoin. Dotent
mettre c, s. (cent sols) de Mez d'amen-
dement en iaditte majcon , a plus be^
soignaMe a rowaire d'ovriers,
Besoignablehent : Nécessaire^
ment , par besoin urgent.
Besoigne , besogne y besoingy be^
soin^ne : Affaire , besoin , travail >
tâche.
Je Tos dirai oomcnt s^TJot.
Ll chevalier povres devint ;
n n'avoit ne Vignes , ne terres ^
En tomoiemcus et en guerres^
BES
I«t trtitoÉte ton ateiidiiie««
11 laroik bien ferîr de Itnce »
Eardii estoît et combataDs «
Xu grtu besoingnes embatanii
Mai» U tontoi «ont deffeiidn, ^
Tout a aangié et detpendo.
FabL A Chevalier qmifaùoii parler
les*** et les***.
Kt II borgoU comence à dire ,
Twi. en meson hesoingne à fere ,
Je n*aî cnre de tel arere ,
Mais paieunoi to»t ma monoîe.
WakL des trois AvugUs de Compiengne»
Bbsoiohement : Travail , occupa-
tion.
Bbsoiohsv, besoigné, besoingné ,
hesoingneux : Qui est dans le besoin ,
dans la pauTreté , Findigence.
Bssoir : Pionnier, celui qui remue
la terre avec une bêche.
Bksonclb : Grand oncle.
BssoT : Malheur. Porter hesot :
Porter malheur.
Besot, boson, bosot, bozet, bozon :
Un jeune enfant.
Besotte , bosote , bozette , bozo^
mette : Une jeune fille \ il se dît aussi
d'une petite bêche.
Besque : Une bêche ; de becca.
Besqdihes : Basques , pans d'une
Teste , d'un habit.
Bbsquit , becuiz : Biscuit , pain
cuit deux fois ; panis bis coctus ; en
Basq. bizcochoa.
As marckéans ont la nés aehatée ,
Richnoent Tunt garnie et conrêe.
Assez i misent dur enite et char salée
£i pain besquit, ferine boletce.
Rom, de Garin,fol, 143 « V*,
Beseuter. Voyez Bereuiee.
Bkssache : Besace ; en bas. lat.
hesaccia, «
Bessaeole : Alphabet \ en Prov.
hess€u^lo$,
Besse : Instrument propre à la
pêche ; en bas. lat. bessa,
Bessieeb , besse : Lieu bas et ma-
Yccageux , j^lein de broussailles.'
BES
i5i
Bessolb : Un gué de ruisseau.
Bessozt , basson i bessone, bisson,
hossan : Jumeau, jumelle; en Prov.
bessou ; l'un des deux enfaas nés d'une
même couche ; oe terme est Hybride »
ou composé de deux langues ; sayoîr»
du Lat. bis , deux fois , et 4^ l'anc.
Franc, on^ om,komy homme; de sorte
que besson, bisson , sont dita pouv
bishom , double homme , double en-
fant , double enfantement.
Bessok AOE : Accouchement de deux
enfans à la fois ; en Prov. bessounadom
Bkssos : Bête sauvage.
Bestadie : Chose vraie, qui est
véritable.
Bestawgb : Suffisance, abondance.
Bestaitcibe : Contester, disputer.
Bestabu : Bâtard , enfant adml-
térin , illégitime.
BiJrent les Anglola le siège à Montargîs , et
le lera le sire d'OfTal, le Bestard ^Ot\kKnt ^
La Hlre et plusieurs austres nobles et très-vail-
Uns bornes. Chroniq. de Ffance de 1427.
Bestelettb , bestiol : Petite h^t ,
jeune animal.
La penne fa assex plus dûere ,
Que pon en est de tele menierc;
Tonte fu donnes besteleUes
If on mie grans , mais petitetes ^
Celldron si les oi nommer ,
Petit en pnet on recouTrer.
Mom, dAtjrs et Profims,
Besteng : Dispute, différend, di-
vision, querelle.
Besterie , bestialité : Extrême fo-
lie , sottise , bêtise , stupidité; en bas.
lat. bestialitas.
Bestiage , bestial : Toute espèce
d'animaux , bétail ; de bestia ; en
Prov. bestiari, bestidoiu
Bestialité : Sottise , bêtise , niai*
série , stupidité.
Ha! Dieu, quelle bestialité!
Vrajeneut cela ne faisoit point à taîre.
Dance aux jiveuf^s*
4
i5a . B E T
Bestiissb : Sot, béte, nigaud; en
bas. la t. betacius , sot , sans esprit ;
en ProY. bestiasso ; péjoratif de béte 9
grosse béte.
Bestor , bestors : ObUqne , tor-
tueux , de travers ; bestorneis , mau-'
"vais pli , reuTersement. .
Besto&né , bestourné : Insensé ,
esprit renversé , inconséquent ; biS'
tornatus*
Bestorker , bestoumer : Tour-
menter l'esprit, le renverser ; et ren-
verser , détruire , couper , altérer ,
corrompre , nuire , changer ; bls^
iornare.
Et qui TOudroIt ce fere , moult I aurplt de
hestorûé de ce qni eat bien atornë.
Le Livre dç Jostioe et de Pht,
Convoitise qui fait les avocats mentir ,
Les droiz bestomer et les tors consentir.
La Complainte de Ste. Eglise,
Bestourder, beriauder, bestour-
V//r;. Couper, tondre irrégulièrement;*
i/is-tondere. ^
Besugher : Épargner, avoii' pitié 9
mtnager.
Besuoue : Niaiserie.
Betage : Sorte de corvée de bes-
tiaux , droit de les faire paître dans
une forêt.
Bete : Couleur; j'ai trouvé cou-
leur betCy sang bete, et n'ai pu en dé-
terminer la véritable signification.
Bete : La plante appelée poirée ;
fçfa; à Lyon on dit , Blette , de ùlitus,
Beter : Enimuseler , mettre une
inuselière.
Uog ours qnant il est bien èetez
N*est si betif , ni si baies ,
,<Que serez si vos y alex.
Roman de la Rose,
Beti , Betiaine , Betie , Betion, Be-
tionctte : Elizabeth , nom de femme.
Betri, berre^ betrie , betron , be-
trou : Le ventre d'nn enfant ; de
poster.
BEU
Bbttsaï , Bettare : tat viUe de
Bésiers ; Biterrœ,
Betulz : Rouleau de papîier, et lo
bouleau ; betula,
Beu : Beau , agréable ; et le bnste ,
le corps; &6//tt^.
Beubak : Dur, orgueilleux , fier^
hautain.
. Beubàit , beubanty bobant, bobaru :
Pompe, magnificence, grand étalage^
vanité, arrogance, orgueil , appareil «
dureté.
■ Li Comtes de Monfort entra en la cké dé
Limoges en mottlt grant éobant, et liiî fist*
on grant lioneur. Froissait.
BEunT : Étable à bœufs ; de bos,
bovis,
Bkuc : Boue , fange ;: en Pic. bauë:,
Beueite , beune , bevene , boine ,
bSne : La lisière du drap , un ourlet
de toile , le bout , la fin et les extré^
mités ; de bonna y borne.
Beuere , bevere, beveor : Un ivro-
gne , un buveur ; biberius,
Beuerie , beuverie : Ivrognerie ,
excès de vin; en anc. Prov. ^Vé-
dairia,
Beuille : Le nombril; en bas. lat.
botuius , boyau.
Beuillu : Homme ventru , qui a
un gros ventre.
Beulier , botdater : Regarder de
près.
Beulot : Chat-huant.
Beuràge : Cens , redevance en
beurre ; de butyTum,
Bevs , beux : Du buis ; buxtts.
Beuse ; ' Exclamation , ah ! veut
dire au^i veuf, veuve.
Coraperaisse , fet Anleuse »
PzT mon chief je vous en dis beuse ,
Quant YOê volez , si comenciez.
Fabl, délire Bains et daine Anieuse^
Beuvelet. Voyez Bovelet.
Beuveràge : Présent en boisaon.
BIA
BsmrzEiB : lyrognerie > action de
boire.
BsuTiAGs : Breuvage, abreuvoir;
hÊuratorium,
BîÊYSDAimii : Excès de vin.
B&vEHDE : Boisson , l'action de
boire , lieu où Ton donne à boire.
Betsse , bezoche : Bôche , houe ,
pioche ; en bas. lat. hesogium.
Bett : Qui est vide.
Bbsaine : Brebis.
Bbzanhe : Rnche à miel.
Bezaht. Voyez Besan.
Beze : Visible 9 objet dont on peut
supporter la vue; visibilis; en Prov.
bèzèdouy vëzedou,
Bezonha : Besoin , nécessité,
BÊzoHflAR : Avoir besoin , être
dans l'indigence.
BJBzoHHos : Nécessaire.
BJêzoNUozo : Chose dont on a be-
aoîn , qui est nécessaire. '
Biafork : Cri pour implorer l'as-
sistance , le secours public ; en Lat.
via-foras ; en Prov. biafâro^
BiAiN , Vian y bianque : Corvée ;
en bas. lat. biennum.
BiALTÉ : Beauté; de bcllus.
B1ANNA11X : Ceux qui doivent la
corvée ; de biennum,
BiAs, bva.r y biaii y hianhr y inanx y
ht€Lr y bieulr , bieu.r : Beau , gentil ,
aimable ; de bellus.
An ru d*uoe elère footaine
Dont riaue estoie et clère et saine ,
£t Li bos est entoor inoult biax
Et Terbe Terde , et li .riiîMiax
Couroit tos par fine grande
Qui estoit plus luisans et bele
Que B*est fins argent esmeré.
Roman du Rou , joJ. a44.
BiAssoH : Poire sauvage qui ne se
mange que lorsqu'elle est entière-
ment molle. Voy. Blkque et Bloce.
' BiAUBEET : Fanfaron, faux brave )
T«ûi\ Vo(f€^. Beii%
B ï B isa
BiAtiKAiHE : La ville de^aucaire ;
Bèlioquadra,
BiAuvois , bieuuet : La ville de
Beauvais; BeUovacum.
Biax , biaus : Beau , joli , gentil.
Benart, dist lyons , biaus frère »
DI moi par Taine de ton pcre »
Qui t*aprist ai bien à partir?
Pab, de la Compaignie du Renard,
BiBATE , bibete. Voy. Bellitcue.
BiBAUS , bibaulty bibauLty bibaux .*
* Espèce d*ancieiis soldats qui combat-
toient à pied avec l'arbalète et la.
lance. Voyez BinAux.
BiBEEE : C'étoit un coup à boire
qu'on perniettoit aux moines pen-
dant l'été, après nones,et avec lequel
on leur donnoit un peu de pain ; bi^
^eres nonales,
BiBETON : Vase qui sert à boire.
Bible : Satire très - ingénieuse y
composée par Guiot de Provins ,
moine de Ciuni. II j déchiroit tout
le monde , et prétendoit ne dire que
la vérité ; c'est pour cela qu'il l'avoit
appelée Bible , du Grec bibios, livre,
comme q\ii diroit , le livre par excel-
lence ; en voici le commencement :
Don siècle puant et orible ,
M*estnet conunencîer une bible ;
Por poindre'et por agnilloner.
Et por grant essample douer :
Ce n*iert pas bible lo^engiere ,
Mcx fine et Toire et droiturierc,
Miréors ielt k toutes genz.
On a inséré cet article , qui est un
hors d'oeuvre , pour que Ton sache
à quoi s'en tenir sur la fidélité des
citations rapportées dans le Diction-
naire du vieux Langage de Lacorabe«
Bible : Baliste , engin de guerre f
machine à jeter des pierres ; biblia.
■ Li Rois fait ses engins drccier
Kt rers les lians murs charroier »
Bibles et mangoniaux gcter ,
ht les chats aux fusses mener ;
Les berfroîs traire vers les mur.
Cil dedcns ne sont pas à sur.
Jlkfma» de Claris et JUuriu
iS4 B I E
BiBLSu&s : Gens qui font du bmît,
tapageurs. •
BiBLiEH : Professeur de TEcrilure
Sainte.
BiBOTUM : Commandement, ordre.
BicHAT, bichetasy bichetat: Faon,
petit d'une biche ; de bicca ; en bas.
lat. bichia, biche.
BiCHÉ , bicMé y bichiery pichier :
Petit broc de grès ; du Grec biAos ;
en bas. lat. bicarium,
BicnENACE : Droit sur ce qui se
Tend au liicbet ou au panier,
BicuERKE : Mesure de terre qui
est dVnviron un arpent.
BiCHET. Voyez Bichol.
BicHEY D^AKCENT ' Boîtc d'argcut
faite en forme de panier. J^
Bichol , biche y bicliet y bichot :
Mesure de grains ; bissetus,
Bi CLIN ION : Salie à manger, située
au rez-de-chaussée ; bicUnium,
BicoQUET : Ornement de tète, es-
pèce de chaperon, parure de femme.
BiCQUE , bique : Chèvre ; du Grec
bé/ké; en Lyonn. bicca ; en Dauph.
inigita ; en bas Bret. bicq; en Auverg.
hoquette,
BiDAUX , bidaus , bideaulds , hi-
detiuLiy pitaujr : Corps de mauvaise
infanterie , qui comballoit avec des
lances ; !\TonslreIet les nomme bi-
baux ; en bas. lat. hibidcU»
BiDELLE, bindelle y viilelc y vin-^
dele : Manche de chemise ou d'ha-
billement.
Bir.ybiefy biel, bier, bies , liez y
boire : Canal on ruisseau qui conduit
IVau à un moulin ; il sr disoit aussi
d'un vase de terre ; en bas. lat. Ue-
zium y bierum , de via tiqua; en Auv.
bczo y et en bas Brol. berus,
lîiEFS : Fosses pour saigner les
prés ou clorre les champs.
Bienfait : État précaire, qui n'est
Bia
pas sAr. Tenir à hiet^ait , c'est tenir
à vie ; beneficium,
BiENHEuaÉ : Bienheoreiix. Voyez
Beneuré.
BiE5HKURET^ : Bouheur , béati«
tude , contentement; de bonorhora^
en Prov. bcn-ourado.
BiENTEN ANT : Celui qui possède les
biens d'une succession.
Bien VAILLE A : Admettre quel-
qu'un au partage d*un bien ou d'ua
héritage.
BiKNVEioNAHT (faire le) : Faire un
compliment , féliciter quelqu'un.
BiENVEiGifEE : Féliciter, compli-
menter, saluer, louer; de bene^enire*
BiEKvouLU : Qui est almë , chéri,
estimé.
BiERRAN : Droit qu'on payoitponr
avoir la permission de vendre de la
bière.
BiERE , bierrc : Nom qu'on don-
noit à la forél de Fontainebleau.
Contre Dangier ayant se hince,
Kn fta main tcnoit forte lance t
QuVUe apporta belc et polie, '
D«" la fon'st di' Tliuorio,
Il u\'n croist nalle tt-Ue en bierre.
Roinan de la Rose,
BiETRixATTi , Béatrix : Nom de
femme.
BiEVRE : Une loutre , un castor ;
fiber; en liai, bcvcro ; en Espagn.
befre.
Une b<'ftte qui a nom hitvre ,
Un poi , ce cuit , greignor d^un licTT*
Moult sener, et duromeut sage ,
Pi*(^t pas privée, mes iiauTage,
Si frt l'un di^ kfb grnitairrs ,
Mf ciuei â plukort a fa ires.
Guil/. Osmona
Biffage : Kxamen de comptes.
Bu'FE : Fausse apparence , cbose
trompeuse ; pierre ou diamant faux.
BiGANE : La chassie qui vient aux.
yeux.
BiGATAZf o : Javelot , dard..
Sf 6
BxczAs&B : Bixafrc, inconstant ,
fantasqae, qui change à, tous mo-
mens de volonté ; virgaius ; d*oà
lugarrer et bigarreau.
Bigle , bigion : Qui est louche.
Bigler : Loucher , regarder de
travers.
BiGHE : Bosse, enflure, tumeur
occasionnée par un coup, une chûte^
en Langned. borgne,
BiGNoir : La truble , filet de pé-
cheur ; en Prov. bignou,
BiGoacHE , bigne : Bâton ferré ,
petite poutre longue et grêle , soli-
veau de brin , et boyau , outil de
vigneron ; biga; en Prov, et en Lang.
btgo, bigos , bigot ^ bigou.
Bigot : Superstitieux , hypocrite ;
des mots anglois by-god, ou , suivant
Barbaean, du mot corrompu vtsigoth.
Dans la citation suivante , il est pris
pour nom de peuple barbare.
Sorent dlent : Sire , por coi ^
Ife tolez la terre as bigos ?
A vos andssors et à vos
La tolirent lor ancissor
JLi par mer Tinrent robeor.
Rom. du Rou,foL aa8.
Bigote, bigotelley bigotere: Bourse
qu^on portoit à la ceinture; étui dans
lequel on serroit pendant la nuit sa
barbe et ses moustaches.
BiGaE, bigery bigron : Garde d'une
forêt , qui avoit soin de chercher
les abeilles , de les rassembler et les
élever dans des ruches , pour en re>
cueillir le miel gt la cire. Le bigre
aToit le droit de couper et d'abattre
les arbres où elles se trouvoient sans
pouvoir être recherché , et de plus il
avoit celui de prendre le bois né-
cessaire à son chauffage. Cette charge
a été supprimée en 1 6G9; en bas. lat.
bigrus y à^ftpigery apicurus,
BiGar.niB : £ndroit où Ton met les
fucUcs des abeilles^
B I L i5S
BicvEa : Changer, troquer.
BiHAi : De travers \ d*où est venu
biab. *
Bilan ne signifie point marchand,
de bilanx y balance , comme le mar-
que Borel ; c*est un registre où Ton
tient la recette et la dépense.
Bilbarer , billebarrer : Orner ,
parer, barioler, bigarrer.
Bilingues : Couteau à deux tran-
chans ;'au figuré , fourbe , menteur «
personne qui parle bien de vous en
votre présence ^ et qui vous déchire
en arrière ; de bis lingua, ^
Comient fuirai-je ces biOngues,
Plaikans à mesdlrc et dresser
Langages piquan» com cspingles ,
Alns quils voient le temps verker.
En riant viennent ambrasser.
Puis après ne font que farcer.
Et parler des gens mcschammcnt.
Dial. du yiondnîn.
Billard ; Homme qui est oblige
de s*appuyer sur un bàlon pour
mardicr.
Bille : Bâton , canne ; de viSs ,
selon Borel , qui en dérive aussi bil-
lon , monnoic de peu de valeur ; je
crois qu'il a plutôt signifié petite
boule y de pilla ^ en bas. lat. billus;
en Lang. biliot, dont on a fait boula
et ballon.
Qu*oucques ne fut baril , ne bille
De forme si bleu arrondie.
Roinan de la Rose»
Bille R AU de: Désordre, confusion,
BiLLEA : Jouer , s'amuser , se di-
vertir.
Bille n , billicr : S'appuyer sur
un bâton , marcher avec un bAton;
lier, garroter.
Mes poYretv Ira raconwic
Froide, tremblant, trcstute nue^
J*ai rentrée c-t el a Tihsue :
Jà pnis d'elz no mVntrenictré »
Tant soii'ut saic;c8 n** letré;
Lors si piiont alcr bi/lier.
Qu'il sont au derreuier millier.
. * fiomûu ^.la Rote, vtrs io3i».
f 5fi & I P
BiLLBABÉ : Galonné , oourert de
galons.
BiLLETEs ; Borel dît que c'étoît
une espèce de Nonains ; ce sont les
Carmes qui étoieut à Paris , rue des
Billèles , quartier Saint- Avoie.
BiLLETES : Sont encore en blason,
des petites pièces solides en' forme de
parallélogramme ou carré lon«; dont
on cliargeoit Técu ; elles étoient de
métal et de couleur.
• BiLi.E-\ESKE , bilie-vcLce': Balle
aoufflée , remplie de vent ; au figuré ,
cliAses vaincs , trompeuses , contes
en l'air, sornettes.
BiLLioif , bille , billvte , hillot :
• Tronc d*arbre , souche , massue ; en
bas. la t. billus ^ en Lan^uod. bilio,
BiLLOTEÀiTx : Espèce de souliers ,
sorte de chaussu-e.
Bii.LouAiRTS : Boulevards, rem-
parts , châteaux qui étoient aux por-
tes des villes.
BiLOTKR : Partaf^cr le bois, le fen-
dre, le coujier en billots.
BiMAuvE : I^ guimauve , plante
médicinale; viscosti rnalva,
Bimbklot': Jeu , jouet d'enfans.
BiMKKi.oTiKR : Fabricant , marr
rband de jouets d'enfaiis.
BiME : Jeune vache, génisse.
BiMK : Jet d'osier, petite branche
de bois ; vimvn,
BixnELTE : Ornement qni s'adap-
toit aux manches du vêtement.
BixKE : Doubler, accoupler; bi-
narr.
Binette : Binol , boyau, bident,
* oui 11 de vigneron ; en Lang. bif^it,
JliôoL ^ biidou : Bœuf, taureau ; bos.
BiPAr.Ti , mi-parn : Moitié d'une
faron, moitié d'une autre; hiparUtus.
CVstoit une Royne roronire q|iii tvoit le
vîsfl;»e biparti t car Tunt» partie cX drnlte moitié
rKtûïT uuirc comme charbon, et l'autre partie
LIauchc comme crore. Dance aux Avenyles.
BIS
firoxTE r Chèvre. Foyet Bicqve.
Biquet : Chevreau; pied qui «oÛ«
tient (fùelqiie chose.
BfHASQUE , birrasque : Orage, tem*
péte , bourrasque.
BiRE : Bière, cercueil.
Ce moi plaist ke tu dis , mait de aï grant
horo Pascaisr ce mof t moo corage à deman-
dise ke il après la mort fu mcneiE al poi«
nal Ihi , Gui vesture de sa birc pot eatre ato-
cille , et li maligues espir estre cbassiex del
possis horac.
Dialog. de S. Grégoire , liv, ^, ch. 4?-
P la cet qttoddicis, std de tanto viro PaS".
c/tasio hoc animian ail imfuisitioncm movet,
quod pttst mortern ad jtanalem locitm duçttu
est, cnjus- feretri vestis tangi potuit et mo'
lignas spiritus ab obsesso hotninefugarL
BinEirouTE r Détour, volte-face*
BiRER, virer: Tourner, détourner,
esquiver; au figuré, se rtfjouir, me-
ner la vie joyeuse , s'amuser ; girare;
enProv.,enL.ang. etenbasBret.&cra«
BiRKTE , burette y barouêtte : Une
brouette, petite voiture à deux roues;
de bis rota.
BiRETTE , barret, barrete , hirete,
birrete : Bonnet d'enfant , ainsi nom-
mé Hé cet qu'il étoit barré de passe-
mens ; c'étoit aussi une espèce de
ehaperon ; en bas-, la t. biretutn,
BiRMANNE : Monnoie liégeoise et
du duché de Bouillon.
BiRO : Flèche, javelot, dard.
Bis : Brun , noirâtre , de couleur
noire.
Sa gorge ne fu pas bis, v
KUe estoit plaisant a devis..
Bornafi de Dohpatos,
Bis : Jurement, double, deux fois.
BisAiGUE : Besaiguë, outil de char«
pentier; bisncutum.
BisBL : Kvéque , pontife ; qwx-
àopus.
Bisbille : Querelle , dissention >.
chuelioteric ;.en Prov. bUbil; en ItaU
bisOigiio,
ï
Bt2
llisB : Couleur grise on ropsie^
ptçêque nmrAtre ; bUa,
Bise : Une bidie , la femelle du
cerf; bicca.
Bise : Petite miche de pain blano
qu'on donnoit aux écoliers.
BisEL , biseau < £u peule ; angle
imperceptible. ^
Biset : Oiseau ou pigeon de cou-
leur noirâtre;, bisms. '
BxsoGNE : Soldat de recrue , tout
nouveau.
BisoT : Animal de couleur cendrée.
BisouAET : Colporteur, commis-
MOtmaire.
BisouGREE : Baiser, embrasser,
jouir des faveurs d*une femme ; en
Ital. bùognare.
BispiL : Épiscopal, ou apparte-»
xuuit àTëvéque.
BispAT : jqpiscopat ; episcopatus.
BispË : Kvéque ; episcopus*
BiSQUiifs : Biscajen; de bisciua^
eu Prov. biscain,
BissAQUE , bisyac : Sac double et
tout d*une ])ièce ; bisaccium,
BissE , bise : Couleuvre, serpent;
on se sert encore de ce mot dans le
blason.
BissETEE : Malheur, infortune;
corruption du mut bi.«isexte ; ancien-
nement l'an née bissextile et oit réputée
malheureuse.
BissETEKux : Infortuné , malheu-
reux.
BisTARDE. Voyez Beschut.
BisTORiE : Poignard , et un ins-
trument de chirurgie; gladiuji pisto-
rieruis.
BiviAiRE , bi\*oie : Lieu où deux
chemins aboutissent ; signifie aussi ,
voir deux fois; bii'iûm ^ bis-viaria. Bo-
rel Ta interprété par garde extraor-
dinaire d*un camp ; d'où on a fait ,
kivoac , bihouac , biouac ^ bivouac,
Biz£T : Ramier , sorte de pigeon
BLA i57
sauvage, dont le bec et les pattes sont
rouges ; bisus ,. bisius» Voy. Biset.
Blag , blad: Bled, froment; bla*
dutn; en Prov. bla,
Blacassoit : La jeune rame du
chêne blanc ; en Prov. biacassou.
^LACHs : Champ de jeunes chênes
et de châtaigniers , plantés à une dis*
tance qui permet de labourer eu-»
tre; en bas. lat. blacha, blachia; ea
"Prov, biacof, blaco , jeune chêne.
Blachi ! Bassine ou cuiller à seau.
Blachib, Blahiey Blan/Uz , Blof*
quie : La Yalachie ; blaclùa.
Alun» ^'A vos plaitt soor Johannlate qaS
eat RoU de Bltuhie et de Bougherie.
yilh'Uardouin f Mss,foL i9m
Blagok : Bouclier, écu.
Blad. Voyez Blac.
Bladage : Droit de pâturage sur
les terres qui ont rapporté du bled ;
bladagiumy de bladum.
Bladerie : Marché où Ton vend
le bled ; bladaria.
Bladiee , blatier : Marchand de
bled ; en anc. Prov. bladié.
Blaee , bleer : Ensemencer une
terre en bled ; bladare.
Mes pères raourut saisis et Testiis tf^nans et
preuaiis , blaans et deblaans et le» bifiis dé*
pouillaus, Ia:s JUnbUis, de S. Louis.
Blaigue : Mou , paresseux.
Blaihë : Calomnie, blùmc; b/as^
phemia,
Blaiete, blecrie : Champ couvert
de sa moisson ; en bas. lat. blaeria.
BhAiRiEybiadade, biasterie : Droit
de haute-justice , dc-pendaut de ré-
gale; cVtoit aussi un droit seigneu-
rial sur le bied , et une permission de
pacager dans les terres non ensemei)-
cées.
Blavuie , plamusc : Coup , sonf<«
flet , tape donnée avec la main.
Blan , blanc : Monnuie qui valoit
\
i58 B t A.
cinq deniers ; il ne nous est resté de
ceHe dénomination , que celle de six
blancs , qu*il faut préférer à celle de
deux sous et. demi ; en anc. Proy.
blan*
Blanc : Danp^, péril , aventure.
Blàngaous : (ruig;ne blanche, es-
pèce de cerise de couleur de cire ,
dont un côté a une légère teinte de
rouge ; en bas. lat. blancus , formé
ô*alifu,v, suivant Ménage. Ce chan-
gement ne scroit pas plus étonnant
que celui de dies , en jour.
Elance : Blanche , on appeloit
ainsi une veuve , parce qu'elle étoit
habillée de blanc pendant sa viduité ;
en bas. lat. hlanca,
Blanchard , blanchart : Blanc ,
qui est blanc.
Blanche : Chamoiseur, tanneur,
ouvrier qui apprête des peaux ; en
bas. lat. hlancarius y hianquerius,
Blanchéen : Fleur de farine, le
plus pur froment.
Blanchebie : Action de blanchir,
de corroyer les peaux ; en bas. lat.
bUincaria,
Blanchoiant : Blanc, qui est blanc,
' qui paroît blanc.
Blanchoier, blanroier : Paroître
blanc , devenir blanc , blanchir.
Cil qui les chois alolt coillant ,
Le ProToire vit blnnchoiant ,
Ciiicla que ce fust sua cotnpaing
Qui apurtast aucun gaaing ,
Se li deniiuda par graot joie
Aportes-tu rieus ?
Fab, dEstula.
Blanchon : Sorte de pique.
Blançor : Blancheur, beauté, can-
deur, ingénuité.
Quant il sodaincment trovat an paiu de
tnerveilhouse grandesce et de blancor nicat
•cou8tum<'it.
Dial de S. Grégoire, liv. 3 ,chap. 37.
Tune repente panem mirœ magnitudinis ,
miqne inioUîi ctndorii MfVJUÀ
fil A
ËLAirnE : Droit qu^on payoit pour
chaque feu ; il veut dire aussi, belle*
douce , blanche.
Blandices , blandjs : Caresses f
flatteries ; blandities*
Blandilalié : Espèce de pomme
blanche, que nous appelons haute
bonté.
Blandimbit : Consentement; blorh
dimenturriy caresse.
Blandir : Caresser , amadouer ,
flatter, cajoler; blandiri,
BLAirnissANT : Trompeur, flatteuFf
menteur.
Blanditeur , biandureau , blan^
durel : Conteur de sornettes , galant*
Blanduriau, blanduriette : Très*
blanc , très-blanche ; pommes de Ca-^
leville blanc qui venoient d'Au-
vergne.
Blanque : Blanche. Foy, Blancs;
Blanquerie : Blanchisserie.
Blakstange. P^oj'cz Blastancx.
Blaout , blaveirou : Bleu , de cou^
leur bleue.
Blaque , blaquiy blaquien : Habi-*
tant de la Yalachie, un Bulgare; de
blachia,
Blaquie. Foyez Blachie.
Blarté : Bled provenant du droit
de terrage.
Blasme : Reproche , réprimande f
blâme , mensonge , blasphème , mal
parler ; blasp/iemia; en anc. Prov.
blasmi'zo,
Blasmêr : Reprocher, reprendre,
réprimander , mentir , blasphémer ,
parler mal contre quelqu'un ; blas»
phemare,
LI Roiz en fo bhumez , et Gerberde aotreiî ^
£tTyel>aat en out blasme ^q^x cel plaît eut baati.
Hôntan du Rou,foh 114.
Blason : L*écu d*armes et se% cou-
leurs. Borcl le dérive de laits y et so-
nare , en ajoutant un b devant ; et
Ménage, de latio, parce quil étoit
BL A
porté par les chevaliers sur leurs
écus.
Blasohkr , biasonner : Louer, flat-
ter, amadouer, blâmer, dire du bieu
ou du mal , chapitrer. «
Par Salncte BlarJe la belle ,
Je Tai armé et bkuonné ,
8i qu*il me Ta prefq[ao domié.
BLAsoivNAïaE : Gi^nëaloçlste; bla^
sonneur, celui qui blasonne; mé-
disant.
• BLASSKa : Fomenter, tramer quel-
ques mauvaises actions.
B&ÂSTANGB, blanstange, biastcnge,
hiasteni, blasUnge : Ressentimenl ,
aigreur, blâme , insulte.
Blastamoeb ; Blâmer, condamner,
babiller, parler à tort et à travers ;
hiaierare.
Anievfe , je te blastent,
Qoe ta reapODS si fetemept,
Qoar tu Toii bien apertement.
Que ta ne puéa plus maintenant ,
Si te conyient d*ore en avant
Fera del tout à son plekir ,
Qpar de ci ne pu^s tu iskir
Se par son comandement non.
Wahl. de tire Hauts et de dame Ànieme,
Blastëmah : Blasphémer ; blas^-
phemare,
Blat. Foyez Blac.
Blatieîi : Marchand de bled^ de
hladum.
Blaton : Laiton.
Blattf. : Cloporte, sorte de ver ou
d'insecte qui ronge les livres et les
étoffes; bUuta.
Blau : Coup , tache , meurtris-
sure ; en Prov. blaoul,
Blavk : Bleu , de couleur bleue ;
blava; en anc. Prov. blaoïtt,
Blavkrib : Droit sur le bled qu'on
amène au marché ; en Prov. hUuëiraSy
bladf^ireUy champ à bled. Voyez Bla«>
IlERlIt.
Bi. A VET, blaveole , blaveolet : Le
BLE tSg
bluet , petite fleur qui croit dans les
bleds; biavus, blaveohu»
Blavoye : Verdure , herbe.
Blavoteb : Verdoyer, devenir
verd.
Blaz AS : Gerbe de bled ; de bladam*
Blazi , blaze : Biaise , Bazile , nom
d*hcmme.
BiiAZf a : Rendre bleu ; au figuré ^
flétrir, faner, tacher, froisser, meur-
trir.
BlA , bleque, blet : La blète des
champs , espèce de poirée ; bUtum ;
en Prov. hledo ; en £spag. biedos.
Bleche , blesc/te : Feinte , ruse ,
détour.
Bleche, bleque, Voy. Blaque.
Blzb , blçf, bieif: Bled, grain |
biadum.
Je le Tos dî por an prooToIre »
Qui avoit une bone csglise ,
Si ot toute s*entent« mise
A Ini clierir et faire avoir,
A ce ot toraei son savoir,
Asseic ot robes et deniers,
Kt de bleifxoz plains ces greniera
Que li prestres saroit bien rendre ,
Fit ponr la vendue à attendre
De Pâques à la saint Bcmi ,
Et si n'cnst si boen ami ,
Qui en peust riens née traira
S*oni ne li fait à force faire.
Le Testament de VAsne,
Bl^ee , blajer : Ensemencer ; eu
bas. lat. bladare, de biadum»
Bleitk , bleiste : Toupet, cheveux
relevés sur le front ; b/csia.
Bleuir : Pùlir, frémir, trembler,
avoir peur ; frcmcre.
Blêmissement : Peur, pMeur, fré-
missement.
Blrmitif : Pâle , blême , qui a
peur.
BLETfEL : Tombereau, charrette.
Bllquk, blesse, blet, blette, blosse,
blosson ; blot : iVIou , molle ; de blir'
tu m y poirée; en Grec bliton. Poire
bleque : Poire molle.
l^O
BL O
Ble&ie : Bonne terre à bled , danâ
. laquelle il y en a de semé.
Blese (une) : Une mécbe.
Blesib. : Pâlir^sécher, passer, user,
faner. Foyez Blazir.
Blesmir : Tacher, salir.
Bleste ;^ Bourbier, chose sale, dé-
goûtante; bliteus.
Blet, blette : Trop mûr. Voyez
BXil^QUE.
Bleto : Une gaule , un sien , Une
houssine ; forêt plantée de jeunes
arbres ; de btetonata,
Bleter : Garde des bleds, messier.
Bliaux , bleaut , bliaus , bliaut :
Sorte de fobe , juste-au-corps , man-
teau , habillement de dessus , robe
qui enveloppe ; en bas. lat. bliaudus,
blialdus; en ^voy. blisaud; en Lang.
brisa ut ; en Lyonn. blode; en Norm.
plaude ; eu Picardie bleude.
La Rome cstolt Testue d'an bliaut tavelé
de Tcrt , de jaune et grû et de vermeil avec
des orfroifi , et tcnoit à un uojaa de james et
autres pierres prétleuses. Roirum de Tristan.
Bloc, blocage, blocaille , biocal ,
bloquil : Pieu , barrière , barricade ,
muraille ; àeglobus. De ces mots sont
venus , blocus , bloquer.
Bloce , bloche : Prunes qui ne se
mangent que lorsqu'elles sont irès-
moUes. Voyez Bllquk.
Bloes , bloé , bloi , bloie , biais ,
blou y bloue , bloy, bloye : Bleu , de
couleur bleue ; de blavus; en bas. lat.
bloius , blutum. Voyez Blave.
Le ciel est cil qui nous rend
La bloé cul eu r qui aVstend
K mont en Tair, que nous veoos
Quaiit airs est purs environ.
L'Image du Monde,
Blokte : Étoffe bleue; en bas. lat,
blottis.
* Bloi : Blond, jaune, bleu et blanc.
Bloiee : De\enir bleu , rendre
bleu , peindre ou teindre en bleu.
• BLO
BLOtRE : L*aclion de couTnif les
yeux des oiseaux de proie.
BijOisE : Homme qui bégaie ; blœ^
sus ; du Grec blaisos; en Langued«
blez.
Bloiser : Bégayer, balbutier.
Blon DETTE : Blonde, beauté.
S^amor venlst à plesîr ,
Que me vousissent sesir.
De la blondete
Saveurousete
J*en féusse plus baus.
Mss, de la Bibl. Imp. n^ 7918 ^fhh 357^
FabL de la Complainte ttamouT,
Bloiydettb chiere : Bonne mine^
réception ou façons gracieuses. Voy,
Chiere.
BlonoiIl : User d'art pour pa-
rof tre blond ou blanc.
Bloqueau : Tronc , boite , petit
coffre où Ton met de Targent' ; en bas.
lat. blocus.
Bloqueau : Billot, tronchet.
Bloquelet : Petit billot , et bil^
lette., eu terme de blason.
Bloquels. Voyez Bloc.
Bloquer : Arrêter, conclure un
marché.
Bloquet, blot : Souche de bois.
Bloquier , blouquier : Bouclier ^
en bas. lat. bloquerius,
Bloquil. Voyez Bloc.
Blosse , blossoH , blot. Voy. Blé-
que.
Blossr : Tumeur qui se forme sur
le front lorsqu'on le heurte.
Blotte. Voyez Bloustae.
Blou : Bleu , qui est de couleur
bleue ; en bas. lat. bloius.
Blouquete : Petite boucle ; en
bas. lat. buccula.
Blouse : Terre à bled; de bladunu
Bloustre', blotte , bloutre : Petite
motte de terre renversée par le suc
en labourant.
BfoYE , beloye , beroye : Belle;
LcUa.
B09
Blitse : Bleu , azar. Voy^ Blocs.
Blu&s : Bluet, fleur qu'on trouve
daiu les bleds.
Bo , hos : Bon ; bonus, Yoy. Bos.
BoicE : Prix du louage de boeufs ;
de boarius.
BoAGE (terre en) : Terre en jachère ;
en bas. lat. boasium.
B0AGK9 boQffe i boeUage : Rede-
▼ance payable à raison du nombre
de bœufs qu*on employ oit au labour ;
en bas. lat. bovagium,
BoBA : Grimace.
BoBAicHK : Chaussure qu'on met-
toit par-dessus le soulier, et qui le
garantissoit de la boue.
BoBAK, beubant, bobant, boben ,
bonbéin, bouban , boubance : Orgueil,
Tanité , somptuosité , pompe , faste ,
luxe , magnificence , grand appareil;
pompa.
Ele ii*ot pas bon corage , et ne se contînt
mue ftagement, ainçois fu monté en un fol
kohan , et desiroit avoir la seigneurie et le
pooir de la terre.
Traduct. de GmH. de Trr,fol i54.
Après fu dit à Jonathas et à Symon son
irere que li fil de Jambri fesoit noces riches ,
et nenoient Tespose de Madaha la fiUe de
rim des hauz princes de Cbanaan od moult
grand bobioiz,
Traduct, des Machabées , Up, z«
BoBAVciER : Vain, présomptueuZ|
homme de plaisir.
Tant la trente orgueilleuse et fière ^
Et snrcuidée et bobanciere.
Roman de la Rose^
BoBANDER , bobandir : Montrer de
Torgueil, se carrer, s*admirer, se
aiirer, se rengorger.
BoBE : Plaisanterie, badinage, pué-
rOité , babiole , bagatelle.
BoBELiN : Ancienne chaussure à
l'usage du peuple , espèce de brode-
quins.
BoBBLXir : Bouyier, yacher.
B O C \6t
BoBSLiHBB : Serrer sa chaussure »
se chausser.
BoBELZNEUB : Cordonuler, saye-
tier.
* BoBENGiEB 9 bobers : Fier , hau-
tain , orgueilleux , fiEufaron ; en bas.
lat. bobineUor,
Boc : Bouc; buccus; c'est de ce mot
que dérivent bohier^ boukier , bou-
cher ; et ^co/re ^ boucarié y bouche-
rie ; en bas. lat. bocarius et bocan'a.
Bocal : Petite forêt , bocage ^
boscus,
BoGAiTB : Sorte de danse.
BocE , blosse , boche , bosche :
Bosse, enflure , bouche ; bucca, Yoy.
BocHU.
BocE , bocU : Milieu élevé du bour«
clier ; buccula,
BoGEBEus , bocerez : Noueux.
Li uns des an qui fn hîdens ,
Et plain de nenz et bocereus,
* Roman de la Rose, 'vers 979.
Bocn , boche : La bouche, le creux
des joues ; et un détroit ; bucca. L*
Bestiaire, parlant du cerf, dit :
La lettre si nos tesmonie
Qu*il a de ctc la boche emplie 9
A rentrée del crues Tespant »
£t la colerre maintenant
S*en ist , quer remeindre B*i pnetu
Qner des nariUes au cerf muet
Et de sa boche ist une aleine ,
Qui par force hors Ten enmeina
Tôt hors s*en ist baant la golo
£t le cerf Toclst et dévore.
BocHEBON : Bûcheron, homme qui
coupe du bois dans une forêt.
BocHET , bochez : Bosquet , bou*
quet de bois ; de boscus.
BoGHET : Sorte de boisson ; en bas.
lat. bochetus,
BocHETTE : Petite bouche ; de
bucca; en Prov. bocho; en Italien
boccia,
BocHii : Morceau , bouchée de
pain ou d'alimeos \ de bucqsUa ; ta
li
•6^
BOE
Ancien Prov. boco; en Ital. boecone*
Bocuu, boçe, boçu , bosche, bos^
^hu : Bossu, qui a une bosse.
En la TÎle ayolt un bocu,
Onqups ne y\ si malostm ,
De teste estoit moult bien garnâ :
Je cuit bieu que nature ot mis
Grant entention à lui fere. .
A toute riens estoit contrercy
Trop estoit de laide faiture ,
, Grant teste avoit et laide liure ,
Cort col , et les cspaules lées ,
Et les avoit haut encroées ,
. De r lie ae peneroit ,
Qui tout raconter tous vondroit.
Fabh des trois Bocus,
"BocxotT : Hareng fumé ou soret ,
qu'on appelle en Hollande bocking»
BocQVE , boque : Petite élévation,
' éminence.
BocQUET : Les bondes ou écluses
d*une rivière , d'un étang.
BonA : Nièce , la fille du frère ou
de la sœur.
BonE , bodie , bodin : Trou très-
profond ; en bas. lat. bodlncus.
BoDE : Maison , habitation. Voyez
BOROE.
BoDET : Petit lit portatif, lit de
sangle.
BoDiNCE : Rivière profonde , dont
on ne connoît pas le fond ; en bas.
lat. bodincus.
BoDOR , bodone : Bouton.
BonRiLLON : Un chevron , un pieu
de bois.
BoË : Fange , boue ; le pus , la
matière qui sort d*une plaie. Foyez
Beue.
Le pic aToit à tel nieschîef ,
Et la jambe si boursouflée.
Et si vessiée et si enflée ,
Si plaine de treus et de plaies
Qu*il î avoit, ce croi , de naios
Et d^estoupes demi giron;
Boë et venin tout environ
De totea para en sailloit fort;
, jCauUêr de ComsL
BO<î
BoEF : Bœuf; bos.
Si boef aliens avéra navrez le boef de an-
trui , et cil avéra estée mort , et il vendent
le vif boef et devisent le pris et departtsaenii
entre eaus la caroigne del mort.
Bibt. hise. Exode, ch. 21 , vers. 35.
Si bos alieniu bovero alterius vulnentverit,
et iUe mortuus fuerit , -vendent bovem o;/-
vum , et divident pretium , c€uia»er autetn
mor.tui inter se dispertient,
BoEL, bocle y boue y bouely bovel,
brouaiUe , brucilles : Boyau , intes-
tins , trompe d*cléphant ; en bas. lat.
botellusy budcllus y de burbalia ; en
anc. Prov . boUada y bouUada ; ea
Lyonn. bouaille ; en Ital. budello,
BoELLON : Ciselure , relief^ en bas.
lat. botiniis,
BoEM : Sorcière ; bokema,
BoEMé : Ensorcelé ; bohentusm
BoEir , bocne: Bon, bonne; de bo^
nus y bona,
BoERiE : Ferme, métairie; en bas*
lat. boeria,
BoESMiEN : Vagabond , coureur.
BoEssEREE : Mesure de terre qui
rapporte un boisseau de grains; ea
bas. lat. boicellata.
BoEssiERE : Lieu planté de buis;
bu,Tcna,
BoFFois , bofois : Bruit , rumeur,
vacarme. Voyez Buffoi.
BoFFUMiÊ : Bouffi , en colère..
BoFFUMER : Crier, être en colère ,
en être tout bouffi.
BoFU , bqfus : Espèce d'étoffe.
BoGE. Voyez Boujon.
BoGRE. Voy. Bougre et Bulgare.
BoGRERiE : Hérésie , secte qui ré-
cliauffoit les dogmes des Manichéens ;
schisme dans lequel étoient tombés
les Albigeois, et que Ton croyoit être
venu de la Bulgarie. Voy. Bulgare.
Se li home cliiet en bogren'e, la femme
bonne crestiene le Icsse, et l'en dit que s^il
•ont endni départi par juigement d^gltse , Ven.
ne doit pai forcier de retomer à celi mari ,
BOI
^ %*ele t^en ret par •*aatorUê , por fere ennî
à Tome , l*eu la doit forcicr de retorner à li.
L*en demande se Tun des maris èhlet en
Bogrerie se l'an an Tirant de Tautre se pot
j^Mrier o autre , et le Pape deyise et dit qne
se Tun des bogres retorne à la foi et Tun ne
relt ha&iter o Tantre, o velt sans le despit de
aostre Seignor, bien s<r porra marier par le
congé d'Iglise , et issint entent Ten le dist
l^Apostre , se le bogre s*en Tet ange. Et se li
•utre chiet en bogrerie , cil qui remaîndra en
la foi, ne se pot marie, tôt soit ci plus grant
lo despit -an Creator. Car tôt soit yerai le
mariage qui est entre bogres , il n*est mie
qoant à crestiens ; car issi le créant auroient
dooiage sans colpe, et ce avient soreut. Pour
me ayient que Ten yet contre la malice de
plusors, que s'il savoent que bogrerie poit
dqpecier mariage , il feindreent soTcnt bogre^
rie por départir de lor femes , et ci est solue
la demande , se cil qui remaint en la foi est
forciez de retorner à celi qui retorne à la
fou. (iVqA?. ) Trois cas ou mariage des mes-
creans est dcpeciez par droit , et la rigle dit
que aocun pert aucune fois son droit sans
colpe. Mss, n'* 8047 ,foL 3o3 , 3o4>
BoGUK , hoggue : Arbre ; drogue ,
cbose de peu de valeur ; sorte de
polssoD.
BoHADE : Conrée faite par des
bœufs ; de bos,
BoHORDEiR , bohours : Joute, com-
bat «imulë , course de lances.
BoHORDER : Jouter. Voyez Bk-
BOURDER.
Boiâsse : Ouvrière , femme d'arti-
san , servante. Voyez Bajasse.
Soit clercs , soit lays , ou homme, on femme »
dire , sergeus , bâfrasse , on dame.
Roman de la Ro$e*
Borel a mal lu ; il y a dans tous les
exemplaires que j*ai vus , baiasse ,
bajiuse ; et dans une édit. Goth. sans
date , on trouve :
Soit clers , soit lais , on hom , on famé ,
Strt^ serjans^ bajasse, ou dame.
•
Boiche : Entrée d*un cellier, ou
d*ane cave; bouche; bucca,
BoicHÉE : Espèce de nasse pour
prendre le poisson.
BOI i63
BoiCHXEE : Celui qui fait des nasses.
Boidie : Fraude , tromperie , tra-
hison , félonie. Voy, Boisdie.
BoiDRAi , pour : Je baillerai : Je
donnerai.
BoiE , boier : Cloaque , égont.
BoiENS (les) : Peuples de la Gaula
Celtique ; Boii.
•Boier : Broyer, rompre, briser,
casser.
BoiETTE , devenir boiette : Se dit
des yeux qui s*éteignent et s'obscur-
cissent; en bas. lat. boieta,
BoiGKET : Espèce de râteau.
BoiHEDiE : Mesure de terre , au-
tant que deux bœufs en pouvoient
labourer dans un jour d*élé.
BoiLLANT : Bouillant. Saint Martin
le Boillant : Saint Martin le Bouil^
lant , ainsi nommé à cause de la fête
de sa Translation, qui arrive au mois
de juillet , temps où il fait ordinaire-
ment irès-chaud ; de bulliens.
En la conté de Dant Martin ,
Avint entor la Saint Martin
Le boillant, que gibiers aproche.
Uns chevaliers , qui stus reproche «
Yesqui ou palis son aage
Moult le tenoient cil a sage ,
Qui de lui estoient acointe.
FabL du Chevalier à la Robe 'vermeîUe^
BoiLLE : Cour, jardin ; il signifie
aussi , buisson , bois taillis.
BoiLLiR : Bouillir; hullire,
BoiN, boins : Bon, doux, clément ;
bonus.
BoiifEMENT : Bonnement , aisé-
ment , fort bien , à Taise ; bonè.
Qui sent mener vingt chevaliers ,
Quarante en menra volentiers ;
Vst qui de trente servir sent ,
De soixante servir vous veut ;
Et cil qui sont servir de cent ,
Denx cens en nienra boinement,
Rom, du RoUffoL a3o.
BoiNEREUs. Voyez Beneur^.
BoiRADE : Corvée ou service qu*um
vassal doit faire avec ses bœufs.
«64 BOT
BozmiT : BouTier, celui qui a aoin
des bœufs ; boarius.
Boire : Ferme, métairie.
Boias A Li SEioLK : Boire au seau ;
de bibere,
BoiRS BON SENS : Devenir fou,
perdre la raison.
Bois : Lance , arme des anciens ;
àeboUs,
Bois chablis : Arbres abattus par
le Tent.
BoiscHBT : Sorte de boisson ; en
bas. lat. bochetus,
BoiSDEUx : Traître , dissimulé ,
bomme faux.
BoiSDiiE, boedie, bœsdie, boidie,
boisdie y boise , boisette y boisie , bos-
àie , bojrsie : Ruse, finesse , adresse,
tromperie , fraude , contravention ,
dol, prévarication, artifice, perfidie,
méchanceté , subtilité , détour, tra-
hison , hypocrisie; en bas. lat. biui"
sia y baudia , de versuda ; en Prov.
baousia. Voyez Voisdie.
Quar quant plat dit , bîaos dons amia
£n TOUS ai del tout mon cœar mls^
Por fere rostre yolenté;
liOrt a en li plus grant plenté
De trahison et de boisSe,
Fabliau de la Blastange des Femmes,
Boisdie ( faire ) : Contrevenir , se
soustraire , Àrauder.
BoisDivEM ENT .* Avcc rusc , subtil
lité , d'une manière frauduleuse.
Et qui boisdivement demandèrent ahrul
tttftîmena il confus reprisent les lur.
Dial. de S, Grégoire, li¥, 3,ch, i^
Mi qui fraudulenter vesHmenta çuœrebane
aliéna , cf^/usi feceperunt sua.
Boise : Bûche, gros bâton, rondin ;
en bas. lat. boisia,
BoisBOR, boisettes y botseuTy boî-
€ier, boisierrc : Trompeur, prévari-
cateur, fourbe ; en bas. lat. bausiator,
. jBoiSEE , boisdier, boisier : Trom-
|{er, surprendre, ruser, frauder, vio-
B OI
1er sa foi , son serment ; en bas. lat»
bausiare y bosiare.
Boisseau : Bouteille, vase à mettre
du vin , et lieu d'assemblée ; en bas.
lat. boissellus, «
BoissEL : Boisseau , mesure.
BoissELAGE : Office de mesureur
de bled ; en bas. lat. bosseilagium.
BoissELEE : Mesure de terre qui
produit au propriétaire un boisseaa
de grains. -
BoissELLE : Petite boite.
BoissEs : Broussailles ou brancbet
d*arbres ; de boscus,
BoissiERE : Lieu planté de buis.
Boisson , bisson : Buisson , boi^
taillis.
Biax oisellont en Tcrt boissons ^
De tote# eves les poissons.
* Roman de fa Rose, 'vers 16491.
BoisTAED : Morceau de bois em-
boîté dans rœillet d*une meule.
BoisTE : Péage ou droit de perce-
voir la dime des menus grains; boUtOm
BoiSTEAu, boistel : Boisseau.
BoisTouLT, boitoujc : Boiteux.
Boite ( estre en ) : Etre ivre ; ce
mot est encore en usage parmi les
paysans des environs de Paris.
Boite Lé E : Mesure de terre qui
rapporte un boisseau; en bas. lat. *
bustellus.
Boitement : L'action de boiter.
BoiTiAu : Boisseau.
Boîtier : Celui qni recueille et
garde l'argent de la boite ou bourse
commune.
Boitoux : Boiteux.
Boitteau : Boite ou botillon, mor-
ceau de bois emboîté dans l'œillet
d'une meule.
Boittel : Boisseau; en bas. lat»
bustcUus,
BoiTTELLIÎE. Voyez BOITELÉE.
BoiTVRE : Débauche, gourman?
' , goinfrerie.
BOM
SoiTÀirrE : Grande joœase, fem-
qui diftftipe son bien.
BoiTiAu : Baliyean, jeune arbre;
de baculus*
BoivRK , hoyvre : Boire ; bibere.
Om ne uot donet miet reienele d*or , oa le
limiqp, mail celai qni en ob est » et maingien
«ft hoyvr€s.
Sermons de S. Bernard, foL 54, T*.
BoKiER , houkier : Boucher ; boca^
rius. Voyez Boc.
BoLADE : Massue. |
BoLBESTKE , pour volvestrc : Petit
pays arrosé par la rivière de Volpe ,
dans le diocèse de Rieux.
BoLEA. Voyez Boulee.
BoLHÉE (une) : Un grand nombre,
nne multitude.
BoLi : De la craie.
BoLiR : Bouillir, sorte de supplice
usité autrefois.
Bol LAD A, houUada : Tripes,
boyaux , intestins.
BoLLADE : Massue; en bas. lat. bola.
Bollando : Un bossu.
BoLLES : Boules, jeu de boules.
BoLLEWERQUE : Boulcvart.
BoLos : Limites d'un champ , d*un
héritage ; bodula ; en Espag. bolas.
BoLzi&NE : Fente, crevasse d'un
mur.
BoLEOiTE : Or et argent en lingots ;
en Ital. c'est un trait d'arbalète.
Bombarde : Canon, engin de guerre
avec lequel on lançoit des pierres ;
hombartla, de bombus. Froissard par-
lant d*une bombarde, dit : Lorsqu'elle
decliquoit , on l*oyoit bien de cinq
lieues par jour, et de dix par nuit.
BoMBAR»E : Ornement des man-
ches aux habits de femmes ; instru-
ment de musique , la basse.
BoMBARDELLE : Diminutif de bomr
horde,
BoMMiER, bomtner : Poser des bor-
j^ dea limites- Vojrez ÂBOBJua*
BON l65
Bon ; Plaisir, yolonté. Faire ses
bons : Faire ses volontés.
Bon AiGE : Droit qu'on payoit pour
le bornage des terres ; bonagium.
Bon AOURA , bondourado, bonasO'tU
Voyez Beneur^.
BoNBAHciE , bonbans : Bombance f
grande chère , grande dépense ;
pompom
BoircERON : Echoppe < eaisse 'ou
coffre à conserver le poisson.
BoNcoN : Balle qu'on lançoit avee
un arc. Voyez Boujok.
Bond , bonde : Borne , limite |
bonna.
BoNDAGE : Vilaine tenue.
BoKDAiL : Un bondon , un gros
bouchon.
Bonde : Abondance , accomplisse*
ment , perfection ; abundantia.
BoNDER : Abonder, avoir en abon-
dance ; abundare,
BoNDON : Parties naturelles d#
l'homme.
BoNDONNAL : Boudou.
BoKERiE : Mesure de terre labon-
rable. Voyez Bonnier.
Bon estre : Bien-élre, aisance.
BoNETE : Malle , valise.
BoNHOMMEL : Sorlc de jeu de
cartes.
Bon IF AGI : Boniface , nom d'hoffir*
me ; au figuré, bon.
BoNissiER : Bouteillier, boutillier,
échanson , celui qui a soin de la cave*
BoNiTON : Espèce de poisson.
Bonn AGE : Droit de bornage ou
de faire planter les bornes, que le
seigneur a voit seul dans les terres de
ses vassaux; en bas. lat. bonagium.
Bonne, bonde, boune, bourne :
Borne , limite , écluse , bonde , émi-
nence , colline ; bonna , du Grec
bounos.
BoNNiER : Borner, poser des bor*
nesî de bonna»
%
i66
BO R
BoinfXVENT : Aisément , commo-
dément.
BoKNERET : Labourage 9 cnlttire
des terres.
Bonnet : Anclenoe étoffe , ainsi
nommée parce qu'elle servoit à faire
des ornemens de tête.
Bonnette : Malle , valise , espèce
de coffre de voyage.
BoNNiER : Champ dont on a fixé
ou déterminé les limites ; bonnarium;
en anc. Prov. bonnié,
BoNNiYENT ; Sorte de pelisse ou
de drap.
BoNoi , bon oï : Défaut, incommo-
dite , maladie.
Bon oï (j'ai) : J'entends très-bien,
j'ai bon entendement.
BoNOisoN : Bénédiction; benedictio.
Bons points : A volonté.
BoNT : Droit seigneurial.
BooL : Bouleau , arbre , et champ
en friche; booletum, de betula,
BooNNE : Borne ; d'où, boorncr,
poser des bornes.
BooRDER : Combattre à la lance ,
jouter. ^ojezBEHOURDER.
BoQUE. Voyez Bocque.
BoQUELLE : Repas médiocre , fru-
gal ; en bas. la t. boquetallum»
BoQUER : Frapper, choquer, tou-
cher.
BoQUERON , bocheron , boquillon ,
boscheron : Bûcheron , coupeur de
bois ; de boscus,
BoQUESPAN. Voyez Bohabe.
BoQUET : Tortu , boiteux , bancal.
Boqueteau : Petit bois, jeune bois,
taillis ; de boscus,
BoRAL : Bagarre, tumulte, entre-
tien bruyant.
BoRBossADE : AiguiUou à bœufs ,
espèce de fourche.
BoRG, bourc : Bâtard 9 enfant adul-
térin.
BoRC , bar, bor^, borsy hos, hours^
B OR
buts : Ville , cité , ville entourée et
fermée de murs ; urbs ; depuis , ce
mot a signiGc, bourg , bourgade, vil-
lage ; de la bas. lat. burgium ; de-lic
on a fait , forbourg , foras urbis , et
fauxbourgf fallu urbs. Ce changement
n'est pas plus étonnant que celui de*
ville , villa y qui n'a jamais signifié
que, campagne , maison des champs ^
aussi Borel, au mot Borde , ajoute z
a De sorte que maintenant les villes
ont prb le nom des maisons cham-
pestres ». Nous disons encore , bour-
geois pour habitant, et manant d'une
ville ; bourguemaistre , bourguemes-
tre , magistratus urbis , pour magis-
trat d'une ville , qui est à la tête de la
bourgeoisie. S. Grégoire, dans la tra-
duction de ses Dialbgues, est qualifié
d^Apostoile dcl bors de Roume ; Àpos-
tolus urbis Romœ , et le titre de ce»
Dialogues est intitulé :
Ici siint 11 quatrf! Livres desDialoguet Gré-
goire , lo Papa dp] bors de Home , de^ mira-
cles des Pères de Lumbardie ; et au liv. 4 ,
chap. 3 :
El tems alsjment de cel meisme Prince ,
qnant Dacius U Ycske del bore de Motlans,
demeneis por la cause de la foid , s*ea aloit al
bore de Constautinoble dunkes vint-il à Co-
rlnthe. Ce qui est rendu dans le Latin par :
E^usdem quoque Principis tempore , cîint
Dodus Mediolanensis urBis Episcopus , causa
fdei exactus , ad ConstantinopoUtanatn ur*-
bcm pergtret, Corinthum devenir.
Le Fabliau du Lais de l'Oiselet ,
fait encore la distinction de bore ,
urbs^; et de ville , villa.
Il avoit nn manoir si bel ,
N*a bore , n*a vile, n'a chastel»
Ut se je vos en vcil conter
£u tout le monde n*ot sou per.
Les Italiens disent villa , pour dési-
gner une maison de campagne. Qui
ne connoît les villes Borghcse , Far-
nèze y Pamphtle , Ludovisi ? etc.
Bo&CE » borse : Bourse , petit sac
BOÏ
destiné a receyoir de Targent ; bursa.
Bfiex Tant unis en Tole , qoe en borse de- '
nier. Ronum d^ Alexandre,
Bo]u:het : Vase d*ëtaîn ou de cui-
Tre , qui sert à aller chercher de Teau
pour boire.
Borde , borde au, bordel y bordelle,
bordette y bourde , bourdeau : Loge ,
petke maison , cabane bâtie à l'extrë-
xnité de la ville , dans le faubourg ;
de-là ee nom a signifié » petite ferme,
masure^menil, closerte, petite grange,
petite métairie , cabane dans laquelle
on renfermoit un lépreux; en bas.
lat. boizria, borda, bordellurn, boria ;
en Prov. bordo , borio ; en Basque
borda; en Auverg. bovie; en Lang.
borie. On a appliqué ensuite ce dimi-
nutif aux lieux de débauche. La li-
cence des mœurs étoit montée à un
tel point aux xii et xiii^ siècle» , que
les loix sévères de Louis tx n'y purent
porter remède ; on fut obligé de tolé-
rer ces lieux jusques dans les plus
petites villes , où Us étoient relégués
dans des rues écartées. Dans le Lan-
guedoc et la Provence , on les. nom-
jnoit carieras-caàias, A Paris., les
rues Trousse - Vache , Tire - Boudin
{Tire-F.,) et Brise-Miche {Baille^
Hoi: ) , étoient les mieux approii-
•ionnées.
Cil en mon martire se mire
Qu^il ne dole de bon cuer dire-
Je te clain quite;
EnToier un hom eu Egipte
Cette doteur est plus petite
Que ne la noie.
Je n>n puis mais si je m*osmoio
L*an dit que fox qui ne foloie
Pcrt la saison
Que je n'ai borde ^ ne maifon^
Suis-je mariez sans raison
Encor plus fort
Por doneir plus de confort
A cex qui me heent de mort
Teile famé ai prise
Que n*un8 fors moi n'aime , ne prise.
Ix Mariagf de Uutcbcuf,.
RO R 167
RoRDVLACE : Métairie chargée d«>
quelque redevance ; elle étoit ordi-
nairement tenue par des gens de con«
dition servile.
BoRDELER r Fréquenter les mau-
vais lieux , les Keux de débauches^
BoR DELIE R , bordeler : Homme qm
hante tes lieux de prostitution.
Border : Causer, babiller, tenir
des discours frivoles.
Car se ils demoroient fort de LVgUae,.aii*
cuns par aventure se recocheroit dormir ,.oa
•eroit touz oisons , ou il entendroit à Border^
Ancien. Trad. de la Règle de S. Benoit,
Border : Jouter , combattre à la
lance.
BoRDERiE : Petite maison située ii
l'extrémité de la ville , dans le fau-
bourg.
BoRoiÀU : Maisonnette,. chaumière»
cabane. Voyez Bourde.
Boa DIE R :. Fermier de campagne ,
métayer qui a des terres qui confinent
aux bords des gjrands chemins.
BoRDiERES , ailages ,, allages :
*Champs situés auprès d*une ville »
d'un bourg ou village ; bordura*
Boa DO. Foyez Borde.
B0RD02C , bourdon : Bâton de pè-
lerin.
BoRDRE : Fraude , tromperie.
BoREOTE : Étable à bœufs ; boanum
BoRGE : Sorte de toile , bougran ;
(foù est venu borgicr , celui qui la
fabrique ou qui la vend.
BoRGisiE :. Bourgeoisie..
BoRGNETTE : Cliassic , mal aut
yeux ; d*où bargnier, être chassieux*
BoRGNoiÂNT : Celui qui rcgardt
avec un œil en fermant Tautre.
Loi» TÎ qu'Envie en la pointure
Avoit trop lede esgardéure :
Ele ne regardast notant
Fors de travers en borgnoiant.
* Roman de la Rase, 'vers aSi.
BoRGOiS) borgoise, borjois , bar*
1^9
BOS
joise : Bourgeois , bourgeoise ; urhi--
eus. Voyez Borc.
Dent neTeiu la seîgnor i ot ,
Et un gan qui ère apportoit.
£t chambrières i ot trois ,
Si i fa la nièce au horgois ,
Deux pautoniers et un ribant.
Fab, de la Borgoise tTOrltem,
BoRGOHs: Espèce de champignons.
BoRiK : Ferme, métairie; en i>as.
lat. bona. Voyez Boebe.
Boaio : Étable à boeufs ; boaria.
BoRjoN : Bourgeon , rejeton.
BoRM : Morve , crachat.
BoRMovs : Monreux.
BoRHi : Borgne; en bas. iBiUborgniU.
BoRiroTKUR : Viseur, celui qui vise
à un but.
BoRRAs , borrasse : Gros linge.
BoRREÂU, boniax: Bourrelet, par-
tie et ornement de la coiffure d*une
femme ; veut, encore dire , bourreau.
BoRROGHE , bourrocke : Sorte de
panier.
BoRRVOAT : Espèce de poisson de
mer, appelé maigue.
BoRS , bos, Foy. Borc et Borce.
BoRSÉEs. Voyez BouRsiES.
Qu*eles sunt mes si aors^i ,
Qa*ei ne queurent fors as borsécs,
* Boman de la Bote, 'vers 8543.
BoRTER : Se servir de la lance pour
rombattre. Voyez Behourder.
BoRTROLE : Tige ou branche d'un
chandelier.
Bos , bosan , bosart, boset, bosot ,
bous, bousart , bouset , bousoni bou-
soty bozon : Un petit enfuit, une per-
sonne de petite taille. rSyez Besot.
Bos , boe , boise , bosc , bosche ,
bose, bou, boue , busche , buse : Un
bois, une forêt; boscus; en ancien
Prov. bos, bosc,
"Lt cerf aloit par hot, par prè^, par plaini,
A lu! prandr«, ou arrester as mains.
If e pnct ataindre
te dict du Cerfb!<me,
BOT
BoscKAGE , boscage, boschet: Bo-
cage, bosquet ; en bas. lat. boscagium;
en anc. Prov. bosceu»
Boschet : Sorte de boisson ; d'où
boschier, celui qui vendoit ou faisoit
cette boisson.
Boschu : Bossu.
BosDiE : Fourberie y tromperie »
trahison. Voyez Boisdie.
BosEC : La buse , oiseau de proie.
BosMES , bosne : Borne , limite.
Boso : Machine de guerre pour
battre les places.
BosoGHE : Bêche , houe , pioche »
inst^umens de jardinage.
BosQUEiLLON : Bûcherou.
BosQUiLiNE : Terre couverte de
bois et d'eau ; de boscus, -
Bosse : Une tonne de vin contenant
une demi-pipe ; en bas. lat. bossex^
BossiL : La partie relevée d'un
fossé.
Bossoir VILLE , Bouzonville : Bour-
get , abbaye de la Lorraine Aile-*
mande.
BossuETTE : Petite éminence , ou
petite bosse.
BosTEiT. Voyez Hosteis.
BosTELiER : Botteleur ; bostilUUor.
BosTiA : Botte , vase.
Bot , bod : Extrémité , fin , bout ;
voeu , but ; veut dire aussi , tortu ,
mal fait ; et crapaud , sabot , outre »
ou peau de bouc préparée.
Bot , boe , boue , bouet , bouetic :
Trou en terre pour jouer à la fos-
sette ; botta , de buttum. Voyez Bo-
TEREL.
BoTEAU : Pommeau.
BoTE-Eir-coRROiE : Façon de par-
ler pour exprimer les pilleries , sui^
vaut de Sainte - Palaye ; Barbazan
l'explique par filou, voleur qui fomlle
dans les poches.
De fortune la semîlleuse
Et de sa roc périlleuse
BOU
Tw kt ton conter ne pwrroîes
CTctt II gien de èote-en^eorroie,
* Boman de la Base , 'vers 6^t,
B0TBI.LK : Petite boite; et botte de
foin ou de paille ; bosteUa ; en anc.
Prov. bastia , boite.
Bote a, bouter , boutre : Mettre ,
placer, poser en quelqu'endroit. Foy.
BOUTISR.
BoTEKEL, boty boterauxy boteriaus,
hoUe , botterei f bouiereaux, boute^
rei : Un crapaud ; bu/6 ; en basse
lat« boOa ; en Italien botta ; ce mot a
a osai signifié vautour, apparemment
qu'on avoit d'abord fait volterel ,
du Latin vultuTy et qu'ensuite on
changea , selon l'usage de ce temps «
leveub.
^ BoTEEOH : Sorte de panier.
Botes : Souliers , chaussure.
BoTiLHONs : Garde forestier.
BoTiHEA : Partager le butin.
BoTOAiA , botoer : Moulin à^raps ,
à tan.
BoTOH : Bouton ; dire de quelqu'un
qu'on ne l'estimoit qu'un boton ,
c'étoit le ravaler, le mépriser, le met-
tre à bas prix ; en bas. la t. botonus.
BoTTEL , botteau : Une botte , une
poignée, un faisceau , plusieurs cho-
ses attachées ensemble ; botuius.
Bottes de S. Benoit : C'étoit un
tonneau de vin.
Botte ussE , botrusses : Viande épi-
cée, espèce de saucisse; de botulus.
Bou : Brin > morceau , ocre , terre
bolaire.
Bou , boou : Un bœuf; bos,
Bou^CHELLE : Fille, servante, gou»
vemante d'enfant.
BouBiL , mal boubil : Le membre
viril. L'auteur de la citation suivante,
parlant àt% prêtres qui se souillent
da péché de luxure » dit qu'ils doi-
BOU i6c^
vent être purs pour toucher le corps
de J. C.
li moine, li den et U prettre.
Ne doirent estre à tont le nitin*,
Bfoult doivent bien garder lenrt maint
Qa*en Tilain lieu ne les atooehent ,
Tuit cil qoi Dieu lèvent et couchent»
Qui le con Dieu manoier doit,
Ne doit toucher ne main , ne doit »
An mal houbii, au mal malan * ,
Qui tontef gent met en malan.
Gautier de Coinci , iw» i, ek, 33.
* Malan tignlfie, ulc^, plaie; mais Tan*
tenr Ta employé ici pour désigner, le derrière,
le fondement.
BouciiGE : RedevanceMke sur les
vignes qui ne sont pas tenues en fief.
Bou G AL : Le gouleau d'une bou-
teille ou d'un vase ; de buccuUu
Bouc AE AN : Bougran , grosse
étoffe de laine , sorte de toile gom-
mée ; boquerannus.
BouGAHii , bocanéf bol>arié, bou-
h€uié : Boucherie ; buccaria. Voyea
BoG.
BouGASSiN : Sorte d'étoffe; en bas.
lat. boucassinus,
BouGAUT : Vaisseau , vase , ton-
neau ; bouche d'une rivière.
Bouge* Voyez Bougete.
BouGEL, botely bouchely bouciaup
bouder y busar; au plurier, boteaux,
botiauxy bouchiaujCy bouciaux et bou*
ciers : Tonneau destiné à mettre du
vin , bouteille , cruche ; boucellus.
Bouget , boucilé : Flacon , bou-
teille.
Bougete , bockette , boucette : Pe-
tite bouche ; bucceila,
BouGHAR , boucho : Sale , bar-
bouillé , ptuint , malpropre ; c'étoit
aussi , un bouc , une chèvre ; de bue-
eus; en bas Bret. bouch.
BouGBAEiÉ : Boucherie. Voy. Bou-
CARI^.
BouGHE , bouchon : Botte de chan.-^
Tre f fagot.
t70 B O U
BoucHET : Buisson 9 broussaille ^
de boscus,
BoucHETE : Petite bouche.
BoucHETEH , boucketter : Emou-
cher, battre , étriller, maltraiter.
BoucHETON (se mettre à) : S'ap-
puyer des mains sur ses genoux.
Bouc HIER : Boucher; buccarius,
.Voyez Boc.
BoucitiERE : Lieu planté de buis ;
buaretum; en bas. la t. bu.rcria,
BouGHiEu : Tours , vannes de
moulin.
Boucnq -j Une chèvre ; hucca.
BouciAL. Voyez Bout.
BouciAux : Ventre, bovaux.
BouciQUANT , bouclquaut : Merce-
naire , qui fait tout pour de Targent.
Bour.LÉGE : Petite boucle ; en bas.
lat. bouclcta.
Boucler : Bouclier.
Boucoif : Poison , appât empoi-
sonné pour détruire les animaux nuî-
eibles.
BouDAïKE : Le ventre , dont on a
fait bedaine ; de botulus ; en Prov.
boude fia.
Boudiné : Le nombril \ de la bas.
lat. boudinus , boudin.
Cortoisement demandé a
Que c'est que fust que tasté a
Ele li respont mes tetlax
Tie croi pas que truissiez plus bîax.
Adont la priut par la poitrine ,
£t mist ses mains sor sa boudiné ^
Sur son ventre et sur ses co&lcz,
Bêle , fet-U , or m'escoulcz :
Dites moi donc que est ceci ?
Ht cele tautost rc&pondi :
C'est mes costez, c'est ma poitrine ,
C'est mes ventres, c'est ma boudiné ,
Que vous en plaist-il plus oîr.
Fabliau de Garin ou du Chevalier qui
faisait parler les *** et les ***.
BouDissou, boudouissouy boudout-
sou : Un bouchon.
Boue : Pus , matière qui sort d'une
plaie. Voj^ez BoË.
i^ouE DE terre : Espace de terre
BO U
que deux bœufs peuvent labourer
en un jour; bot^ata terrœ ; de bos ^
bovis.
Bouée , bouié , boyer : Bouvier ,
gardeur de bœufs ; de bos , bovis.
BouEL , bouelle : Boyau, intestins.
Voyez BOEL.
BouEN , boue/me : Bon , bonne j
bonus y bona,
BouERtscHE : Instrument de pêche
fait en osier et en fonne de panier.
BouEsc : Bois, foret, taillis ; boscus»
BouESiKE : Trompette ; buccina,
BouFAGE : Gourmandise.
BouFÈs , hijfcy hoiiffe y bouffeau z
Soufflet sur la joue , et soufflet^ meu-
ble de cheminée.
BouFFARD : Glouton, gourmand;
du Grec bouphagos ; en Prov. èoa-
faire»
Bouffe : Enflure des joues.'
BouFFEL , boufiel : Branche d'ar-
bre dont on fait un bouchon pour
servir d'enseigne à un cabaret , et le
droit du au seigneur pour mettre-
cette enseigne.
BouFFEMENT : Soufflc , haleine.
Bouffer : S'enfler les joues en
soufflant , s'enfler de dépit , de co-
lère; il s'est dit aussi de chasser. Vil-
lon dit , en parlant des morts :
De cette vie sont bouffez,
Boufin : Une poche.
BouFois , biifois : Bruit , vacarme»,
rumeur ; en bas. lat. buffa,
BouFONAiRE : Plaisant , railleur.
BouFouNADE : Bouffonncric, rail*
lerie , plaisanterie ; de bufo.
Bouge : Trou , liaut-de-chausses ;
petite maison , petite habitation , cui«
sine , salle à manger ; en bas. lat»
buç^la y de bulga. Voyez Bougette.
Bouge : Faucille, serpe.
Bougée : Chandelle de cire.
BoucEHiER : L'ouvrier qui faisoU
BOU
4es flèches appelées, bougeons et
bouges.
BouGEON , bouge , boulge : Flèche
qui a une tète ; bulga ; il se disoit
aussi d*une partie de i*habillement.
Bouge RIE : Crime de bestialité ; de
bulgaria ; d*où bougeronner, com-
mettre le péché de sodomie.
BoucETTE : Bourse , petit sac de
cuir; bulga.
BouGHKz : Soufflets de forge ^ à
bascule.
Bougon : Verrou , verge de fer ,
boucle, trait d*arbalète. Foy.Bovjov.
BouGONNEUR : Maître, garde ou
juré de la draperie ; en bas. lat. bou-
/ornUor.
Bougre , Boulgre : Bulgare ; bul-
garus. Voyez Bulgare.
BouGRiE : La Bulgarie ; Bulgaria.
BouGRiN, bogre : Hérétique , Albi-
geois , homme né dans le schisme et
l'hérésie.
BouGUERiE , bougrerie : Hérésie ,
secte des Albigeois ; bulgaria. Voyez
Bulgare et Bogrerie.
BouGUETTE : Sorte de poisson de
mer. Voyez Bourbete.
BouHié , bouié : Laboureur, bou-
vier , gardeur de bœufs , pâtre ; de
bos^ lH)vis. Voyez Boter et Bouée.
BouHocHE : Sarcloir, outil de jar-
dinier.
BouHORDEis, bouhordisy boukour-
diichy bouhourdis : Course de lance ,
joûte , tournoi, combat simulé; en
bas. lat. bohordicuni. Le jour du bou-
hordis : Le premier dimanche de ca-
rême. Bouhourdis ne signifie point
tourbillon ni impétuosité, comme le
dit Tauteur du Glossaire du Roman
de la Rose.
Ce chenUer aimoit fort le bokoardis et
toumoiemens , pourquoy il fist crier tin jour
«n bouhourdis en son chasteau; auqu(>l plu-
ûeurs Tindreat an jour et riieore ataiguée »
BOU 171
aa femme et aet damoliellea TÎndreiit pour
Teoir Tesb^tement.
Roman des sept Sages de Borne.
BouHouR : Bâton ou lance pour
bouhourder (jouter).
BouHouRDER : Choqucr dcux cho*
ses Tune contre Tautre ; jouter à che-
nal la lance à la main , et rendre à
une femme les devoirs du mariage.
Voyez Behordeis et Beuourder.
BouHUENTi : U accorda , il con-
sentit.
BouHUENTiR : Accorder, consentir*
BouHUiTUM : Il eût accordé.
Boui : Buis ; buxus.
Bouille : Hotte faite de. planches
bien jointes, dont on se sert pour
porter la vendange , les raisins.
Bouillon : Certaine mesure ou
poids; ornemens d*liabit de femme.
Bouissieiro : Champ ou montagne
couverte de buis ; buxeria,
BouiTié : Boite , écran.
BoujON : Grosse flèche, trait d*ar«
balète.
Citero est une montaigne
Dedans ung boys en une plaigne »
Si hauhe qnii nul arbaleste ,
Tant soit fort ne de traire preste;
lie trairoJt ne boujon , ne rire.
Roman de la Rose.
Boujon : Echelon, et statut de dra-^
perie.
BoujoNNEUR : Maitre , garde ou
juré de la draperie ; en bas. lat. bou-
jonator.
BouEE : Bouche , ouverture ; en
bas. lat. buca,
BouKET : Espèce de chanvre.
BouLDURE : Fosse qui est sous la
roue d'un moulin à eau , et les bâti-
mens d'un moulin. •
Boule : Tromperie , astuce , et
massue. Savoir du boule : Savoir
tromper.
BoLLÉBUit , bottleres , bouleur ,
t7a B O U
houliere, bouUerres : Rosé, fiii) trom-
peur, et grondeur.
BouLEN , boulenghier, boulens :
Boulanger; en bas. la t. bole/igarius»
Bouler : Bouillir ; et rouler , de
Jïonle ; bultire , huUare ; en Prov.
houU y cuTer; on le dit de la ven-
dange , du vin nouveau qui cuve >
qui fermente.
BouLEE : Tromper, mentir, et non
pas , gronder, attirer, allécher, faire
plaisir, comme le dit Fauteur du
Glossaire du Roman de la Rose.
D*un borgois vous acont la TÎe
Qui se vanta de grant folie ,
QÉe famé nel poroit bouler»
Sa famé en a oî parier ,
Si en parla privéement
Et en jura un aeremeot ,
Que ele le fera mençoogter ,
Ja tant ne %ï sara gueter.
FiibL de la Saineresse,
Car la douceur qui fort les houle
Qu*il n*e8t nul qui tant en engoulo
Qu*ils n*en yueiUent plus engouler
Tant les scet la doucer bouler
Que lecherie ai les pique
Qu'ils en sont trestuit jdropiqne.
Roman de la Rose, Mss, vers 6a35.
Qui de bouler sont entachiéa
De cens bouler n*e8t pas pechies.
Ronum de la Rose, "vers fj^t»
Kt pour la jalousie bouler ,
Ferai-je partout defoler
• £t les preaulx et les herbages.
Roman de la Rose , 'vers a 1660..
Boule EOT : Goujon , espèce de
poisson.
Bouleeee : Adroit , rusé , trom-
peur, menteur.
Boules : Globes de plomb qui se
iiroient avec la fronde et Tare.
BouLEux : Cheval gros , court et
. petit.
BouLiEEE. Fojrez Bouli^eue.
BouLiEux : Nom donné à quelques
babitans d'Annonai , dans le hautVi-
varais, parce qu'ib demturoîeat prè»
B OU
d*un lieu planté de bouleaux ; on ap^
peloit aussi boulieux y ceux qui ai-
moient beaucoup la bouillie, ce qu'on
attribue aux Normands.
'Bov'Lifi ^ bouillir : Genre de sup*
plice autrefois en usage.
BouLisEUEE : Décoction, liqueur
qui résulte de plusieurs choses bouil-
lies ensemble.
BouLLKTis , boulteis : Combat ,
joute; vclitatioy volutatio.
Boulon : Grosse flèche, trait d'ar*
balète. Fojez Boujon.
Moult fu Quens Tnrgibos de grant renon^
Il prist un jor son arc et son boulon ,
Si en fist un beau trait par avison ,
De Tare qui est pliu roit que n*est un jon 9
Il entesa la flèche jusqu*au peoon.
A cel cop perça Tele d*un papeilloa» .
Que il trova séant lez un buisson
Qui puis ne pot voler , se petit non.
Roman d'JiuiiigUrm.
BouLUM : Tas , monceau ; voAf*
men,
BouLVEECH : Boulevart , rempart^
en bas. lat. bolvetus.
BouLz : Bouleau.
Boum BARDA : Canon , grosse et
longue pièce d*artillerie. Voyez Cou-
LOUBHiNO et Bombarde.
BouNE , bourne : Borne , colline^
éminence; bonna,
BouMÉ : Tuyau, canal.
Bouirié. Voyez Bonniee»
BouNiFÂÎ : Boniface,nom d'homme*
BouQUAiM : Sorte d'étoffe.
BouQUE : Bouc. Voyez Boc.
BouQUE. Voyez Boudiné.
BouQUER : Gronder, bouder, ans^
murer , embrasser par force ; de
hucca,
BouQUERAN : Bougran , étoffe de
poil de chèvre ou de bouc; en bas*,
lat. boquerannus. Ce mot a été em*>
ployé depuia-pour désigner une toikb
BOU
enduite de colle , et extrêmement
grosse.
La grant Pntaigne a poroir de toi resUr da
homqueran blanc.
BMt hUtoriaax de Gmiarddes MouSns,
ApoeaUpte,
BouQUESMAVT : Puant comme un
bonc , terme injurieux.
Bouquet: Jeune chèvre^ cheTreaui
et par opposition, bouquin, vieux
bouc.
BouQUETTX, biquette : Une cbèyre ;
c*est encore une petite bouche. Fojr.
BiCQUE.
BouQUiBK , bauquier : Soupirail ,
ouverture par laqueUe on peut bwit^
quer, c'est-à-dire , regarder.
Boua : Canard , cane.
Boue , bore : Profondeur , troii 9
Boue AS : Grosse étoffe faite d'un
poil grossier, ou d'une espèce de
bourre ; c'est aussi un lange d'enfant ;
en bas. lat. borassium ; en Langued.
bourasso,
BouEBXTE : Poisson qui mange les
corps morts , peut- être le barbus
d'Ausone, le mulet , poisson de mer.
IKouê ne mangions noU poÎMont en l*oit
Umt le qnarecme , mes que bourbetes, et bout'
betet mangeoient les gens mors , parce qut
ce sont gloos poissons.
JoinviliCf Msj,Jki. i5o.
B0UEBETEE9 bourber, bourbeteir,
bourboter: Barboter, fouiller, se vau-
trer dans la boue , dans la fange.
BouEBOXGNONS : Certains pillards ^
Bourguignons.
BouEBouiEA : Salir, gâter ; du Grec
borboros»
BouEC : Bâtard, enfant adultérin.
BouECiiCE : Petit bourg ; en bas.
lat. burgellus, Yoy. Boec.
BouECHiEE : Grand vase d'étain
dont on se servoit pour aller cher*
d^r de l'eau.
B O tl 178
BouEOALi^ : Fermier, métayer,
granger; bordarius , bcrdelUuius.
BouEDE , bourdon : Bâton à grosse
tête , bâton de chantre, un gomdin ,
bâton court et plus gros par le bout,
espèce de crosse ; fausseté , trompe^
rie, mensonge , plaisanterie, railleriCf
sornette; potence, béquille dont let
gens infirmes se servent ; borda ^
burdo, de vertusia; en Prov. bourdo^
bâton ; d^où le verbe bourd^'àa, jouet
du bâton.
Tant de bourdes * de ces boitenz (* béquilles)
Qa*en dites toos? Ce sont des bourdes * (^trouL
peries).
Fers cités dans les Aventures du Baron df
^œneste, pa(f, 70 , édit. de le DuekaL
BouEOE : Frontière , extrémité ,
bord ; bordus , bordura.
BouEDEiE , bourdier : Lien de dé^
bauche; celui qui tient un lieu d^
prostitution. Voyez Boa de.
BouEDELACE : Paillardise , Com-
merce impur des femmes ; en bas^
lat. burdegalium. Voyez Boans.
BouEDELAOE : District d'un sel'»
gnenr , redevance qu'on lui devoit.
BoUEDEL ACIER , bourdelicr : Pro-
priétaire ou fermier d'une borde.
BouRDELLERiE : Commercc infâ-»
me ; action de favoriser la débauche.
BoUEBELOT. Voyez BouEDiir.
BouEDEE , boder, bouder : Trom- *
per, mentir, se moquer, conter des
sornettes , railler, caqueter, se jouer,
plaisanter ; en bas. lat. burdare.
BouEUEEESSE , bourdcusc : Femme
qui parle mal d'autrui , méchante ,
menteuse , trompeuse.
BouEDEUE , bordeor, bourdeor,
bourderres : Trompeur, menteur, far-
ceur , baladin , beau parleur , diseur
de sornettes ; en Prov. bourdtfalio ,
bagatelles , guenilles.
BouEDiGH : Le premier dimanch»
4« cajrime. Voyez BaAiinoir.
174 B O U B O U
BouRDicuE : Parc fait de roseaux Bori^GVE-MAisTHE'^ bourguemet'^
ou de cannes pour prendre et con- tre : Magistrat d^une ville, qui est à la
server le poisson. ' tête de la bourgeoisie ; magistratus
BouEDiL : Ferme , métairie. Voyez urbis.
BoEDE. BouiiGu^niE : Sodomie , infamie*
BouEDiLLANDE ( bois de ) : Bois Voyez Bougre.
propre à faire des pieux , des solives. Bourguicnote : Sorte de calotte à
BouRDiir , bourdelot : Tourte de oreilles , ouverte pardevant , ancien
pommes et de poires. casque fort léger ; son nom vient de
BouRDOiRE (place) : Lieu où Ton q^ que les Bourguignons s'en sont
joûtoit. servis les premiers.
BouRDOTf , bordon : Parties natu- Bouriage : Ferme , métairie,
relies de l'homme ; bondon , et bâton g^^^,^^^^ , niet à mailles serrée»
de Herm; en bas. lat. bordonus , ^^ propre à prendre des petits pois-
burdus, burdones, r r x * *r
Bourdonnasses, ^2/rt/o/i^: Bâtons ^* t /• ^« c^«»^j^«^'i^
, ... ,. ? . j , BouRiNEs, ootttt«^j: Sorte de voile
de pélenns ; c étoit aussi des lances i,- • j » .^-««* ^««-i«. „«:.
'^ ' , .en biais , dont on se sert dans les vais-
O'osses et creuses pour les tournois.
^ ji seaux.
^oyez iJouRDE. ■ Bourlar : Se moquer de quel-
BouRDOUNE : Une tente. , a- \' m. i
^ , -. 11- j 1. 1 ou un .louer, se divertir; ôiirtore.
Bou RE : Un collier de cheval. « , , , « i-
BouRÉE : Poignée de verges ou de Bourlarder , bouharder : Palis-
bois menu; feu clair, comme de paille, ^^^^'^ » ^^^"^^ *^^ remparts,
de genêt ou de petites bûches, Bourlette , bourlotc : Espèce do
BouREN : Drap de grosse toile, et massue,
étoffe grossière. Toj. BouRAS. Bourleur : Trompeur, séduc-
BouRES (le dimanche des), fbjez ^^w.
Brandon. Bourlos : Plaisanterie, raillerie,
BouREscHE : Espèce de panier dérision,
pour pécher. Bournal : Rayon de miel.
Bourg : Bâtard , illégitime. Bournay : Essaim d'abeiDes.
BouRGAGE : Bienvenue. Bourne : Borne , terme. Voyez
BouRCAiGNEAu : Droit que les ha- Bonne.
bilans d'un bourg payoient àleur sei- Bournerie , bornage : Droit de
gneur. Voyez Borc. régler les bornes.
BouRGAL : Homme franc et libre. Bouron , bourron : Cabane, mai-
Voyez Borc. *<>"•
BouRGALAMEN : Franchement , Bourrac ; Outre à huile,
loyalement. Bourraquin : Grand flacon de
BouRGHESiE : Droit seigneurial ^^^^ ^^«c lequel les religieux men-
sur les bourgeois d une viUe. ^^^s faisoient la quête; en bas. lat.
BouRGiN : Espèce de filet pour la burrhanicum; en Prov. bouragi.
pèche* BocRRARD , bourrelé : Canard , oi-
BouRGOiNE , Bergoine , Borgoi- »cau aquatique.
gne, Burgoine : La province de Bour- . Bourras , bouraz : Grosse étoffe
gogne; Burgundia^ faite de bure , drap grossier ; en bas.
BOU
lat. borassium ; en ancien Provençal
bowas.
Son habit en Mirquanî« ,
Bonneste et sans yilenle ,
Mais elle ne fut de bourras.
Roman de la Rose,
Yestne ot nne sorqnemle
QnJ ne fut mie de bouiraz,
* Roman de la Rose, vers iai8«
Bov&RASSo : Lange de laine dont
on enveloppe les enfant au maillot;
en bas. lat. borassium.
Bourre, bouras , bourras, bour-
reaulx : Poil , laine , chanvre com-
mun , on étoupes de chanvre dont
on faisoit des étoffes ou des toiles
grossières , qui portoient le même
nom; soie crue ou étoupe de soie;
btara^ bourra ^ de bursus, roux. Foy.
BouRis , Bourras.
Bourre, boureie, bourotte , bour^
Tard : Cane , canard.
Bourrée : Espèce de poisson.
Bourrelets : Rouleau de linge ou
d'étoffe, pour soutenir les jupes;
c*étoit aussi une espèce de cordon qui
passoit sous le menton , et fixoit par
ce moyen le chaperon sur la tête; cet
ornement étoit commun aux deux
sexes.
BouRRELLCR *. Tourmeutcr, gron-
der , crier après quelqu'un ; burrire.
BouRRiAGE : Métairie , petite mai-
son.
BouRRiQURT , bourriquon : Petit
âne et cheval ; burricus, de burrus; en
Prov. bouriskë»
. BouRROiCHE , bourrache : Instru-
ment en forme de panier pour pé-
cher.
BouRRON , bowrgt: Cabane , chau-
mière. ^'
Bourrons : Bourgeons de la vigne;
en Prov. bourë.
Bourse ES : Bourses pleines d'ar-
gent , grande quantité. A plaines
BOU 175
boursées : A pleines mains ; en bas*
lat. bursa.
BouRSELEf, bourselot y bourset,
bourseton, bourseite, bourson: 'Petite
bourse.
Bourse R : Mettre en bourse.
Qni donne bénéfice por espargner sa bonrse^
le di que ceste paie est parrerse et rebourse ^
Et si pert Ulex et s*ame qui tel aroir emboorse.
Car Û dras et la penne de s*entencion bourse»
* Test, de Jehan de Meung, vers 58 1,^
BouRSEROif : Certaine quantité.
Bourseron de foin : Certaine quantité
de foin.
BouRT (frère) : Frère convers.
BouRTHOUMiou : Barthélemi , nook
d'homme ; Barûiolomœus,
B0URTOULAIGUE , bourtoulaïche i
Pourpier , herbe potagère.
Bous , bout : Outre , grande bou-
teille ; en bas. lat. busa, botta.
BousiN , boussin : Une bouchée de
quelque chose ; en Prov. boussina.
BousoN : Boue , fange. Fojr. Bois. ;
BousouLs : Au diable , jurement.
BousQUETiER, bocogcr : Bûcheron
qui habite les bois; de boscus; en
Prov. bouscOssié,
BoussER : Heurter , frapper avec
force.
Boussi , bouci : Un morceau , lo-
pin , pièce de telle chose que ce soit.
BoussoTE. Voyez Bure.
BousTARiN , bustarin : Homme
ventru , qui a une grosse panse; au
figuré , homme qui fait le jeune , le
beau, l'aimable, le pimpant.
Bout, boucial, bous, boust, bou-^
té : Bouteille , flacon , pot , cruche ,
outre. Voyez Boucaut etBoucEL.
Bouta DEUX : Capricieux , chagrin ;
du verbe bouter,
BouTAGE : Droit sur le vin vendu
en gros ; en bas. lat. botagium..
t
ijS B O U
BouTAiLLE : Espèce de grand pa-
nier, baime.
«•BouTA-Kii : Touchtt là, mettez
là , placez ici.
BouTAE : Futaille, tonneaa de vin ;
en bas. lat. buta; en ProT. mod.
bouto ; en Espag. bota.
BouTÀ&GUBs : Ragoût d'œofs de
poissons.
Boute : Tonneau , futaille ; outre
de peau de bouc; buta; en Prov.
bouto ; en Espag. bota.
BouTiÉ : Vin qui est gâté , qui sent
le fût.
Boutée, bottée : Effort, impulsion.
BouTE'HÀCHE : Fouine , instru-
ment de fer à deux ou trois fourchons.
BouTBL , boiiteou : lie mollet , le
gras de la jambe.
Boutée , boteir , boter j botter ,
boulseir , boulter : Mettre, presser,
pousser , produire , exciter, induire,
chasser ; pulsarc.
Cil ki après Tont lo bottent et trabnchent.
Sermons de & Bernard, /oL i34.
OffiUos dît qae hatre ett o dolor, et àoter
sans dolor.
JJçre de Josdce et de Plet,Jol, 175, F^.
Boute EÀME : Tranche de pain sur
laquelle on étend du beurre.
BouTERiL. Fox» Boudiné.
BouTEEis : Tonneau contenant un
demi-muid , vase à mettre du yin ; en
Prov. bouterlo.
Boutée 05 : Espèce de panier. '
Boutes ACQUE : Perche qui sou-
tient un iîlet tendu.
BouTicÂiRË : Apothicaire et bou-
tiquier , homme de boutique , mar-
chand; d*apot/ieca, boutique.
BouTiCLE : Boutique, lieu de pros-
titution ; apotheca.
BouTiEE , bouteiller , boutiller ,
boutiltier : Echanson , qui a soin de
la èave ; en bas. lat. buticulanus»
BouTiLLE : Pommeau d*épée«
BOU
BouTiLLEEiK : Droit sur le Ued
qui se vend au marché.
BouTiLLETE .' Petite bouteille ; en
bas. lat. boutella.
BouToi : Le bout du nez des bétel
noires.
BouToir : Le fruit de Téglantier.
Voyez BoTow.
BouTONViEE : Buisson de clÀtorey
Taube-épinier , l'églantier.
BouTOUiE : Moulin à drap,
' Boutée : Employer ^d^enser,
placer , ranger , mettre , pousser;
pulsare.
BouTEEiL. Voyez Boudiite.
BOUTTAIE BOES DE TEEEB (se);
Sortir de terre , croître , pousser.
Voyez Boutée.
BouTTÉEs : Piles d'un pont et au-«
très massifs de maçonnerie dans une
rivière. Voyez Boutjêe.
BouTTEMENT : Sollicitation, de-»
mande.
BouvE : Boue, ordure. Voy. Bos.
BouvELET , beuvelet , bouvart ,
bouvcauy bouvillon: Jeune bœuf d'na
âge moyen entre celui du veau ^t
du boeuf; bovillus; en Prov. bioulë ;
et l'oiseau appelé bouvreuil.
BouvEEET : Labourage, culture
des terres , espace de terre qui est
labouré par des bœufs ; de bos,
BouvEEOT : Revenu , domaine ;
en Lorraine c'étoit le patrimoine
d'un curé.
Bouvet , bouvillon , bouvinet t
Jeune bœuf, béte à cornes.
BouviEE : Conducteur de bœufs.
B0UVIEEES. Voyez BoviEEBS.
BouvoiEiE : Étable à bœufs.
Bou YANT : Fad^ à mettre en mou*
vement ; bulliensT
Boute : Laboureur, vigneron.
BouYLLE : Extrémité, pointe, bout.
Bouton : Sorte de flèche. Voyem
BouiON.
BR A
BovziGO , hottzijho : Labourage »
dëfinchemeot > fouille ^ essart ; en bas.
lat. bosiga,
BotJzoH : Flèche , trait d*arbalète.
BovATGE : Redevance qu'on payoit
a proportion des bœufs et des vaches
qui servoient au labour ; de bos.
BovE : Cave ; c^évoit aussi une me-
sure de terre, contenant ce qu'un
bœuf pou voit labourer en un jour.
BoviEKBS , bovircsy bouvières : Ter-
res laissées en jachères pour servir de
pâturage aux bœufs pendant le temps
des labours.
BovEÂiGB , bouraige : Calice ,
breuvage.
Et dont dist , ci que ros je rig , car cîtt
èmÊnUges ne paet mie tretpasier ti je nel
bocf. Sermons de S. Bernard, fol, i5i.
Tiutc ergo dixit, ecce venio, non enim
fotest hic calix transire nui bibam Ulwn.
Box : Bouc, le mâle de la chèvre.
BoYAE : Cheval propre à porter
les plus grosses charges.
Boyau , voycau : Chemin étroit,
voie étroite ; de botulus , boteUus, ou
de wa.
BoTER : Bouvier , homme qui
garde et soigne les bœufs ; de bos ,
bovis; en anc. Prov. bouJùé ^ bouié,
BoTETTE : Layette ou boite.
BoTiNE : Tuyan on canal d*un
privé ; de botulus ^ botel/us, ou de via,
BoTLE : Chèvre , femelle du bouc.
BoziiiE : Trompette ; buccina , qui
est formé de buccd cano; en Prov.
bonzina.
Bozo : Machine de guerre , engin
pour abattre les murailles.
BaABAircHoifs : Les habilans du
Brabant ; Brabandni.
Brabançons , bouliers , canla-
tours , cottereaux : Vauriens , ban-
dits qui parcouroient la France ,
tuant , pillant , et se vendant à ceux
qui les payoient le plus.
I.
B R A ïyf
Bràbetât : Valeur , mérite. Foj-et
Beavion.
Brag : Court , étroit , mince.
Brag : Boue , bourbier ; le pus qui
sort d'une plaie.
Bracatgk : Orge , espèce de grain»
B RACE : Seigle ou méteil , bled mé-
langé de seigle.
Br ACER : Piler, broyer; de brachium»
Dames lor traceront tel polrre^
S*il pevent en lor Ux chéoîr ,
Qu*il lor eo devra meschcoir.
* Roman de la fioâc, n^ers itiSa,
Bracerole : Manche , partie de
rhabillement ; lame de métal qu*OB
met toit au bras ; de bracile.
Brache , brtœhée : Ce qu*un
homme peut labourer de terre dans
un jour ; de Ifracbium.
Braghe , braccon, bracelet, bracel,
brachel, bracfiet, braçhçz : Chien de
chasse qui a les pie4f courts ; du Grec
brachys, ou peut-être des langues da
Nord.
Si TÎt venir nne bîtche et ton brochet aprèa
qui la suÎToit molt iinelleflaent. Merlin,
Brachelle : Brassard y armure de
bras ; bracfiiale,
Brag HE R , brakenier : Valet de
chiens , celui qui en a soin ; broeo--.
narius.
Brachier : Bemuer , agiter les
bras 9 prendre entre les bras ; de
braçhium.
Orguettt Tordre d*a!€r treapaMe»
Car de ton piefc au travers patte,
Orgueus va des brat bmchiant,
Det ctpaiilet espauliant.
Miserere du Eecbu de Maliens,
Brachile : Bracelet , ornement
du bras ; en bas. lat. bracellus,
Braghis : Petit ours.
Braguoier : Marcher les bras ba*
lans.
Bracole : Pain cuit sous la cendre.
Portannt adecertet da canixtrc det asimea
q«e ettoit dcYSat U Scîgotr psint tâBS IcTtlM
378 B R A
et hracole conipcrtea de oîUe et mltt leveine
«AT les flan et le destre espauldle bailltimt cet
•nsemble à Aaron et à ses fils.
Bibl. hist. Levit. ck. 8 , 'vers, a6.
ToUens autem. ch canistro azjrmorum, quod
êrat coram Domino, panem abstjuefcrmento,
€t collyridam consptrstun oleo, ia^aniinquc,
posuit super adipes, et armiun dextrum, tra-
dens simul omnta Aaron etfiiiis ejut»
Bracon : Branche d'arbre ; bra-
chium ; de-là on sl nommé bracon les
appuis \ les consoles , les potences , et
généralement tout ce qui étoit fait de
branches d'arbre.
Beaconage : Droit qu'avoit un sei-
gneur sur les filles de ses vassaux
lorsqu'elles se marioient.
Braconier : Ce mot vient de bra^
con ; il signifie , un coupeur de bois ,
de branches d*arbre ; homme qui fait
lever le gibier, celui qui chasse sans
en avoir le droit.
Braellier : Faiseur de culottes ,
qu'on nommoit brajres,
Bragamas : Sabre ou épée courte.
Foyez Bramc.
Bragard : Galant, gentil, aimable.
Bragardomen : Bravement , joli-
ment , galamment , plaisamment.
Braomarder : Faire le galant, l'ai-
mable , le recherché.
BRAGoifiERE : Brassard , armure
de bras. Fqyez Braghelle.
Braoiïb, braguée, braguicr (faire) ;
Se divertir, folâtrer, vivre sans cha-
grin, passer agréablement le temps.
Bbagues : Les reins d'une voûte ;
divertissement.
Braouesl, brageSf braguette y brnis,
brayeSy brayctte^ brayolctte : Culot-
tes , haut - de - chausses , caleçons ;
braccœ; en Prov. braios, braghios.
Bragurtin : Bateleur, faiseur de
tours , joueur de farces.
Brahaigne , braheigne , brahin ,
bramgne, brehagne , brehenne : Sté-
rile > impoiftant , qui ne peut rien
B R A
produire ; en Franc-Comtois brèmes
à Metz bereigne ; en Angl. b€urrainem
L*un est braheigne et rien ne porte,
L*aatre en fruit porter se déporte.
Ronum de la Rose , vers 6o85.
Brahic : Boueux, fangeux; en bas.
lat. braiacum. Voyez Bray.
Brahié , braié , brajrer : Bandage
pour les hernies, et baudrier pour
porter plus aisément uue croix , una
bannière.
Brai. Voyez Bret et Brat*
Br ALE : Culottes, haut-de-chausses,
caleçons; braccœ.
Cil qui vendent braies et chemiseï, et dras
de lit nnés et uapes et touailles nneres » il u«.
doivent riens de coutume , st il ne meatcnt
sus estai.
Establiss, des Mesders de Paris ,
àtss./bl, aa8.
Braiel , brayette : Partie de la cu-
lotte qui tenoit lieu de celle qu*on
appelle à présent le pont; en basso
latinité brayetta ; en Prov. braios^
braghios,
Brail : Chasse aux oiseaux, espèce
de pipée , sorte de piège composé de
deux baguettes , pour prendre des
obeaux ; de la bas. lat. broliutn, bois.
Braime , braingne, brème : Femma
stérile. Voyez Brahaicnk.
Or es ta braùigne stcrlle ,
Infructueuse , inutile ,
Quant "fiar pointure débile
Veulx amour favoriser.
Dance aux Aveuglât,
Brâine : Génisse , jeune vache ;
espèce de poisson de rivière , que je
crois être la brème; c'étoit encore 1^
nom d'une ancienne mounoie.
Li forestiers vos bues ennuine,
11 dist que en Tautre semaine ,
liî emblastes par nuit trois chetoea,
Qoi TOUS cuusteront quatre braUtes,
VakL d* OfiutàmDmÂamÊi
BR A
Baaioel , braoiel : Le liaul de la
culotte.
PuU a etgardé d*aiitre part.
S'a réu les braiei geiir,
HastiTeroent let cort sealr ,
Si le* liere par le braioel,
Kt li Taainâ par le tuiel
hv» empoij^e par moult grant ire.
Fabliau de sire Haint et de
dame Anieuse.
BtiJLioLhZK^ braoilier : Mettre sa
brayette , jouer de la brayette.
Beaions , braons : Les canons de
la culotte.
Braies : Crier , pleurer , se la-
menter.
Beais : Haut-de-chausses , et le
^rain destiné a faire la bière.
Beaixellette : Fille. Josnesbrai"
xelleites : Jeunes filles.
Beam , brame : Cri causé par la
douleur, et désir; tremor; en bas
Bret. bram , bruit ; en Ital. brama ,
désirer ; en anc. Prov. brans de dol,
gémissemens , cris de douleur.
Beame : La brème , poisson d'eau
douce ; bresmia ; en Prov. bramo,
Beamee : Crier, pleurer, brailler,
•e lamenter, gémir, se tourmenter;
du Grec bremo , dont les Latins ont
iormé/remo; en Prov. , en Langued.
et en Franc.-Comt. brama; en Ital.
et en £spag. braman.
Beanc : Sorte de vêtement de
femme.
Beanc, brance, brand , brande ,
brane, brans : Sabre recourbé, épée,
sabre , glaive, coutelas d'acier qui se
tenoit à deux mains; He frangerc ,
fractum; la lettre/ changée en b.
IVVst pat de Tordene Saio-Martio ,
Qui en yrer par la bmiae.
Partit de son branc acheria, ^
Son mantel au povre el cheminf
Miserere du Reclus de Maliens.
BftAircàii : X^ pancrace , nom de
13 R a: 179
Pundes exercices des athlètes chez le»
anciens; du Grec panAratos.
Beance , brace, bran : Espèce do
froment très -pur, et quelquefois le
son de la farine.
Beance , branchée : Une branche
d'arbre , une perche ; en Prov. bran-
quo, brancoy branchia, de brachium,
Beanch^ : Perché , juché.
Beanchee : Homme associé dans
une entreprise , qui a. une portioa
dans une affaire.
Branches : Les hanches.
Branchiee : Oiseau de proie qui
se perche sur les arbres ; de branchia,
Beanchieee : Poteau où Ton atta-
che le tarif des droits de péage.
Be AN DIEUX : Homme qui a le dé-
voiement ; en Prov. brënous.
Beandie : Secouer , remuer ; en
Prov. brandoula, bransoula, brandi;
en Espag. blandir,
Beandon,^. m. : Tison allumé,
feu , flambeau ; de-lâ on a ai>pelé
dimanche des brandons , le premier
dimanc^he de ' carême , parce qu'on
allumoit des feux ce jour-là ; il éloit
encore nommé le jour du beliourdiy
behourty bordes y bourdich , termes
qui signifioient,unejoûte, une course
de lances. U se nomme encore dan*
quelques provinces,lejourdesgra/i^/j
feux , des valenùns , le* jour des
bulles ou des bures, le dimanche des
bordes; au figuré, l'ardeur de l'amour
et son flambeau; brando. On appelle
à Lyon, brandons, des rameaux verds
auxc(ue)s on attache des gâteaux , de»
oublies et des bngnes , le premier di-
manche de carême.
Beanoonnee : Arrêter , saisir un
liéritage faute de "paiement dn cens
qu'il doit.
Beanquiaet : Grosse branche d'ar-
bre , bûche ; en bas. lat. branca , d«
brachium*
i8q B R a
«
BRÂOiLLBa , hrcunllicr : Oter ses
brayettes^ défaire ses culottes.
IjI PrevoBt prUt à esgarder ,
6i TÎt le Tilain braoillier ,
Au prestre monstre ta muilUer.
Qu'est-ce, ce dist-il, que je vol là?
Or esgardez que ce sera ,
Ce pnet bien estre la P restresse,
La coDCstnlex tous à la fesse.
Et aus cfttres qui sont cntor.
Fabl. de Constant Duhamel,
Brâon : Le gras des fesses , le
derrière.
Li cers passe outre, et tôt li cien,
L'eucauclerent après si bien ,
K*enCoiMr et enriron li Tiennent,
As oers et as braons le tiennent ,
Si l'ont par force à terre mis.
Roman du Rou , fol, a 4^.
Bràou., brau : Taureau , bœuf ; en
bas Bret. /?raw;et lieu boueux, fan-
geux, marais.
Braoux : La petite ville de Braux
en Champagne.
Braquk , braquet : Petit chien de
chasse.
Braquema-RT , . braquemerU : Epée
courte et lar^^e ,' sabre.
Braqurnapk, btaquenaude, breu-
quetuuidç : Sorte de cerise aigre.
Braquer : Casser, briser le lin dans
un iusirume^it. fait exprès , qui s'ap-
pelle braqupire.
Braquks : Les^ serres d'une écre-
\isse ; de brac/uam.
Braquetin : Bateleur, faiseur de
tours.
Braquets : Petits clous dont les.
paysans ferroient leurs souliers.
Braser ^ Souder le fer.
Braseret : Se dit en parlant d'un
moulin qui moud le grain à faire la
bière appelée btaie.
Brasiller : Faire grill^ sur la
braise ; on le dit aussi d*une chose
desséchée par le feu ; en Pro v» brwiuu;,
en Ital. abruzzare.
B R A
Bràso : De la braise; brasa; en
bas Bret. bras ; en Ital. bragia,
Brassadel : Biscuit , gâteau ou
échaudé apparemment cuit sur la
braise ; en bas. lat. brassadellus,
Brassado, brasifit, brasso : Bras-
sée, Tfne brassée , ce qu'on peut tenir
entre les bras ; accolade, embrassade ;
de brachiaUs,
Brassage , brassaigc : Frais de la
fabrication des monnoies ^ en bas. lat.
brazeagium.
Brassarik : Travail des bras, tra-
vail de la terre ; en bas. lat. brasscria^
Brasse : Bière ; en bas. lat. bras-^
siurn.
Brassée : Certaine mesure de terre,
autant qu'un homme en peut labou-
rer à bras dans .un jour ; en bas. lat.
bradUera,
Brasser : Remuer, machiner, sus-
citer , mouvoir les bras ; de 6/Ta-
cfiium,
Brasseresse : Brasseuse, femme
qui fait ou vend la bière en gros; en
bas. lat. brajratri.r.
Brassif.r : Laboureur, homme de
journée , ouvrier , manouvrier j en
bas. lat. brasserius,
Brassin : Affaire , science ; il se dit
aussi de l'action de brasser , faire de
la bière.
Soit filosopbe, ou médecin.
Il n'entend rien en tel brassin,
Jehan de Meung, Compl. de Nature,
Brast : Détour, tournant d'une
rue.
Brau. Voyez Braou.
Brave : Bien paré , bien arrangé ;
en Langued. bravé, de bravium*
Braverik , bras^eté : S*est dit pour
avoir de beaux habits , de beaux
atours ; de bravium.
Beavion , brabeion, braveion : Ré-
compense , prix accordé au mérile ,
BR A
à la Talenr ; du Grec fifaÇu^t ; en bas.
lat. bravium, brabeium.
Car ce noui est on but de vertnt et blanc
4*iiijioceiue prefix , duquel qui plus apro-
chen, plus juste sera et en portera le bravion,
Prologtte des Actes des Apôtres par
personages,
L*autear cite a la marge ce passage
de S. Paul :
Multi qtddem currunt; sed untts accipic
braTÎum.
Brat : Appeau pour attirer et ap-
peler les oiseaux ; cri , pleurs.
Bray, brahic, braicy braichybraye^
brie, brou, broue, brouet, broj, broyé :
Fange , boue , terre grasse , dont on
fait les murs de bauge , le corroi
dont on enduit les bassins des fon-
taines , et les chaussées des étangs ;
en bas. lat. braium , braiotum ; en
Ital. brago,
Braydonue : Femme débauchée,
prostituée.
Braye , brayel, brayeî : Caleçon ,
culotte.
Braye : Partie de rivière resserrée
entre deux digues , pour faciliter la
pèche du poisson ; en bas. lat. braga.
Braye : Espèce de bastion , et de
porte ; d*où vient , fausses brayes.
Qui parfist en briefves saisons ,
Tours , ponts , hrayes , fossés , maisons.
Inscript, du château de Vincennes»
Braye : Sorte de filet ^ et sorte
d*armure propre à garantir le bas
du ventre ; en bas. lat. braya.
Brayer : Bandage d'acier; en bas.
lat. bracheriolum , de brachium,
Brayer : Broyer , pulvériser y
briser.
Brayette , brayele, Voy. Braiec.
Brayeux : Boueux • fangeux.
Brayoire, 6ra^o/i.* Instrument qui
sert à briser le chanvre , tout inslra-
ment propre à broyer ou à battre.
Baayt : Cri \ du verbe braire.
B RË 181
Briî : De la poix , du brai, le gou-
dron ; de brefia ou brutia , suivant
Borel.
Bai : Berceau d'enfant. Foy, Ber-
CHOUL.
Brebiage : Impât qu'on levoit sur
les brebis ; de ven'cx , vervecis,
Brebiail , brebiai ; Un troupeau
de brebis ; de verve.v , vervecis.
Brebiete , brebietety brebiole : Une
petite brebis ; de vervecinus.
Langue de prélat sans parole
7i*est mais qui rapîaut peccatour,
Amfî périssent sans retour
£t en apert et en destour
WtiH. qui au leu (loup) brebis retolo
Ains les emporte sans estour
Se les cornant au graut pastonr
S*il veut , si gart sa brebiole.
Roman dé Charité y stropHe 124.
Breca , bresca , bresqite : Gàteaii.
Breca de mél : Rayon de miel. Foyez
Beesca.
Brèche : Le bras ; br^c/uit/n.
Bréchet , bruchct : Le creux de
Tcstomac , la poitrine. Foy, Forgel.
Brecier : Blesser, mutiler, -
Brecin ; Un croc de fer.
Bredale , bredaille : Gros ventre.
Bredouille : Le membre de
l'homme.
Bref : Borel, en citant le songe
du Vergier, dit : Que si ce mot ne
signifie pas du bled, il n*en connolt
pas la signification ; mais il a mal lu ;
car dans le Mss. de la Bibliothèque
Imp. , Fonds de Téglise de Paris , Ù y
a b/ef. Voyez Blee.
Les fromis sentans la pluie à Tenir, por-
tent le bief en leurs tavernes.
Songe du Fergier,
Bref de sentence : Dispositif re-
mis par le juge au greffier ; breuis»
Bregame : La ville de Bergame.
Brecie : Sorte de grains.
Brsgikr : Betget, gardien d'un
i
troupeau; en bas. lat. berhicaritis ,
de vervcjc, vervecis.
B&EGiN : Filet à prendre du pois-
son , et l'espèce de poire qui est d'un
- rouge brun.
Brecoun : Brisoir.
Bregous : Hargneux , vétilleux »
querelleur ; en bas. lat. brigosus,
Brehagne , brehaigy brehaigne ,
hrehain , breheUne , breheigne , bre-
henne : Impuissant , stérile , infruc*
tueux. Voyez Bràhaigne.
Teil fruit porte U arbre saWaige et hre-
haig et ce semblet ke U cugnieie toit jai mise
as racines de ces arbres.
Sermons de S. Bernard y fol, ia5.
Talemfructum feront arbores infractuosae
tui quorum mdices securtsposUajamvidetur,
Brehaigiteté : Stérilité , impuis-
sance.
Brei , brez : Sorte de chasse où
Ton prend les oiseaux avec une
chouette.
Brkier , brehier : Broyer du ci-
ment, des couleurs ; gâcher le plâtre,
le mortier.
Breil, brel, brelc : Un bois, une
forêt , un buisson , un taillis. Voyez
Broillot.
Breiz , braSf braux : Grains pré-
parés pour faire de la bière.
Breloquie : Chose de peu de va-
.^ leur , bagatelle. Voyez Beloce.
Brem AS : Bâton ou arme quelcon-
que, pour attaquer et se défendre;
il s'est dit aussi d'une sorte de bois-
son , espèce de bière.
Brève. Forez Braime.
Bremi^ : Place où l'on exécute les
criminels.
Bren , bran , brenie : Ordure , et
du son , ou ce qui reste dans le sas de
la farine sassée ; en bas Bret. bren j
son.
BaBNAGK , brenoige : Redevance
en son » que des vassaux payoient
BR£
d'abord à certains seigneurs pour Ta
nourriture de leurs chiens ; en ba».
lat. brenagium ; cette redevance a été
ensuite évaluée en avoine et autrc^s
grains , ou en argent.
Brene , brenc : Les ouïes d'un
poisson ; branchia; en bas Bret. brenk»
Breneusité : Ordure , saleté.
Breneux , brenou.T. : Mal-propre ,
sale , dégoûtant ; il s'est dit aussi du
mari dont la femme est infidelle ; en
Prov. brenous.
Bren NI N : Fort , courageux ; de
brennuSy montagnard du Tyrol , sui-
vant Borel; je crois plutôt que c'est
une corruption de bernil, bermn,
Brenot : Un bœuf d'un rouge
brun.
Breork : Violent, impétueux , qui
brise, qui renverse.
Breou, breu : Bref, court; brevis^
Breou : Sachet que les femmes et
les enfans porloient au cou.
Brls (Saint) : Nom propre , Saint
BrJce , disciple de Saint Martin.
fia ES : Berceau d'osier ; en bas. lat.
berciolus , de versus , versullus.
Bres : Espèce de grain pour faire
de la bière.
Bresca , bresche, hrcsco, bresque,
bresquo : Rayon , gâteau de miel ou
de cire fabriqué par les abeilles ;
brisca ; en liai, bresca , cire brute ;
en bas Bret. bresc, cassant.
Bresdir : Hennir , parlant d*uii
cheval.
Bresiller : Rompre , briser, met-
tre en pièces. Dans la Brie et eu Pi-
cardie , on dit encore bersiller, pour
casser , rompre , briser , mettre en
pièces ; en Langucd. bresilla.
Bresmel : Brème, sorte de poisson.
Bresmen : Courtier , faiseur d'af-
faires , commissionnaire.
Brëspalia : Collation, goûter; d*
vesptraiit.
BRE
: Le soir, la soirée ; de ves»
pera. Voyez VESPRiE.
BassQCE : Broussailles , terre in-
culte* Voyez BaoïLLOT.
Bessqubue : Qui est cassant , fra-
gile , facile à rompre.
Bressine : Moulin à moudre le
]>led.
Bresso , bressolet , brest : Petit
berceau , cabane portative du berger ;
en bas. lat. bressolum , de versus ,
versullus,
Bresson : Bœuf de couleur de fro-
ment ou de poil roux.
Brester , bresiir: Quereller , faire
grand bruit pour peu de chose , dis-
puter, contester.
Brsstich , bresieh : Cbou , plante
potagère ; brassica,
Bret : Cri , pleurs.
Bretàirb , Bcrtaine , Bretaigne :
La Bretagne ; Britannia,
Bretauder. Voyez Bertàuder et
BsSTOURnER.
Brete , Brette : Un Breton , une
Bretonne ; Brito.
Breteaux : Nom donné aux lies
du Rhène.
Breteche , berteiche , bretesche,
bretesque , bretesse , bretaische : For-
teresse , citadelle , château , place
forte , parapet , créneaux , tour de
bois mobile pour attaquer et défen-
dre les places , boulevard , rempart,
palissade pour garder les villes ; en
bas. lat. bresiachia.
IfoTiDmiiz te defrendir4>Qt comme TBual prové ,
Aa beruiekes montèrent et au mur guernelé.
Roman du Bon,
Bretecque : Portail , mur de face.
Bretemeul : Pour Barthelemi ;
Bartholomœus.
Breteque : Corridor , marche*
pied , lieu le plus élevé d'une fortifi-
cation.
Bretescber, bretequer : Forti-
BB£
i83
fier, renforcer, garnir de créneaux.
Bretesque : Qui est de la Breta-
gne; brito,
Bretueles : Espèce de panier oi&
de hotte.
Bretim ER , hretime , breiuhs : Rot^
rapport d'estomac ; action de roter.
R si T1U avex eracrattnnà et Brttuns
Egre , ceo est par rencheîsuu ,
£ signe ke Testomach arez
Freit, saciex de Téritéx
La roescine de ceo ke devex recelm
£ftt ke devex chaude eve beivre.
Les Ensdgnemens ^Aristote,
Bretole : Mot cité par Borel, et
sans explication. Parmi nombre d'an-
ciens auteurs, soit Mss. ou imprimés,
que j*ai consultés pour fomer ce Glos-
saire, je n'ai pu trouver ce mot : Borel
a sans doute fait une erreur ; les vers
suivans, qu'il a empruntés du Roman
de la Rose , ne laissent aucun doute
sur sa méprise. Au premier vers , au
lieu de bretole, il y a carole et corolle».
Voyez Carole et Caroler.
Dont Ton s*enfuit à h hretoU
L'autre au moustier, Fautre à l'escolv»
Citation de Borel, Bom. de la Rote,
Dont Tung s*enfnyt, Tantre carole,
L antre au moustier, Tantre à Tescole.
Boman de la Bose , édition de
L. DufresnoQTt 'vers 16778.
Dont lung senfuyt lautre corolle
Lautre au monstier lautre à lescoHe.
Ibid, édit, de Galliot Dnpri , x5a9i
feuUlet 3oo, V*.
Breton : Monnoie des ducs de
Bretagne ; témoins de ceux qui se bat-
toient en duel.
Breton : Rot , vent , rapport. Foy.
Bretimer.
Breton-Bretonant : Qui est de
Basse-Bretagne , suivant les notes de
M. de la Monoye , sur la cinquième
nouvelle de Desperriers.
Car combien qu*iU fussent Bretons, toutes
fols ils n>»toient pas tonans, et s'estoient mes-
lez de faire de buiis tours avec ces Brettes, t^
•uot d'assflx honae Tolopté.
l84 BRI
Brette : Breton , qui est de la
Bretagne.
Brette : Sorte d'épée longue qui
se fabriquoit en Bretagne.
Breu : Mémoire", brevet j brève,
Breu : Soupe , potage.
Breu , breil , hreuily breul, breux,
broii , broillot , bru , bruel , bruil ^
bruiUet, bruHlot: Buisson, lieu planté
d*arbres , bois taillis dans lequel les
animaux ont coutume de se retirer ;
pré appartenant à un seigneur, et que
les habitans doivent faucher par cor-
vée. Voyez Broillot.
Breuilles , brouailles : Boyaux ,
intestins ; burbalia,
Breullàt : Brouillard ;enbas.lat.
brolhardus,
Breuxen , adv, : En peu de mots ;
breviien
Breunche : La HedeThuile : terme
usité dans F Anjou , suivant Borei.
Breusse , broisse : Coupe , tasse ,
vase.
Brève , bricve : Termes des mon-
noyeurs.
Brevemeht : État de dépense ,
mémoire, agenda, horàeresLu; brève,
Breton : Pilon d'un mortier.
Brez : Berceau. Voyez Bresso.
Brian , brien ^ brion : Un ciron ,
nn petit ver.
Bribàn : Un mendiant, un gueux ;
en Ital. bîrbante ; en Esp. bribon,
Bribe : Reste de pain d*un repas ,
morceau de telle chose que ce soil ;
briba; en Prov. brlco;en Esp. brivaco.
Delà on a dit briber, brifer: Man-
ger beaucoup.
Jco TOI» mettrai bribe de paîn et soit ros-
tre quoer conforté » en après pasberez tous
outre. Trad, de la Bible, Gènes, ch, x8,a;. 5.
PonamqiêehvLeetXtBasipanis f ei confortate
€cr vestrum, etposteà transiùitis,
BayiERESSE : Mendiante,coureuse.
Bribzuà : Grand mangeur.
BRI
Bric , brie: Cage, engin à prendre
des oiseaux.
Bricâille : Mie de pain ; brida ;
en Prov. bricou. Voyez Bribe.
Bricard : Bègue , homme qui bé-
gaye , qui parle beaucoup , et d'une
façon embarrassée.
Briche : Machine à jeter des
pierres.
Briche : Ordure , fumier, excré-
mens, toute chose vile ; sorte de jeVf
tronc , grosse bûche.
Bricla : Qui a les yeux louches.
Bricole, brigole : Anciennearme;
fronde qui étoit faite de cuir , et ser-
voit à jeter des balles de plomb et
des pierres ; bricola,
Brigon : Malotru , misérable , co»
quin , impudent , imposteur , trom-
peur , méchant , mauvais sujet , mé»
chant garnement. On trouve dans la
bas. lat. ôr/co^i/i" pour querelleur; en
Ital. bricone ; en bas Bret. brigus.
Dans le Fabliau de S. Pierre et du
Jugleor, ils se querellent au jeu de
dez ; le Jugleor accuse le saint de pi*
per les dez , et Pierre lui répond :
Toux t mentez , se Dîex me saut »
Mes c'est coustume de ribaat »
Quant on ne fet sa volenté.
Si dist qu*on 1! change le dé ,
Moult a en toi manvés bricon;
Quant tu me tenis por larron ,
Moult s^en faut poi , par saint Bfarcel »
Que je ne tou» oing le musel.
Bricque : Sorte de jeu.
Bridel, bridoun : Un brîdon de
cheval ; de ryter, que les.^oliens écri-
voient bryier, mot dérivé du Grec
rué , ryô , je tire : les Grecs pronon-
cent le t comme nous prononçons
le d; en Basque brida,
Brihure : Terme d'ouvrier en
drap , pour marquer un défaut dana
l'étoffe.
Brie. Voyez Bric.
Brie : Lettre, brevet ; breve^ brevis^
BRI
Bue os : Verre plein de boisson*
Briep : Court, serré, concis; et
bref, brevet ; brevis.
Brief (en) : Bientôt ; à hrief , en-
fin ; breviter.
A hrief, d« toas estolt jugîf rt
Que <l*enfer entoit parclionniert,
Disolent à mont et à val
Qa*en lui ettoient trestout mal.
Roman du second Renard , pag, a6^ V^.
Baiefheict , hriefvemcnt , hric'
ment: Tout de suite , sur-le-champ ,
succinctement ; breviter»
Jà prestrea a prise Teatole ,
Si monte, sans plus de parole.
An col celui, et il &Vn va
La Toîe, si corne il yint là;
Qu'il Yoloit aler pins briffinent
Par le sentier tout droit doscent.
PabL d'Estula,
Beiemâs : Sorte de boisson, espèce
de bière.
Briere : Bruyères.
Bries, bricux : Pa^se-porl; brèves.
Briesiéez : Brisée, rompue, cas-
sée , mise en pièces.
Brifable : Mangeable.
Brifalt: Chien de chasse; homme
vorace , gros mangeur.
Brifer , briffer : Manger glou-
tonnement. Borcl le dérive du Grec
brephos f un enfant ; parce que , dit-
il , les enfans mangent beaucoup ,
et qu'ils ont la faculté digestive plus
forte. Je le crois plutôt dérivé de
bribe. Voyez ce mot.
BaiFVETEis y brieteit : Brièveté ;
brtvitas*
Encontre ces dons choses ai à toi ci des-
lOTre desox brieteit respondut.
DiaL de S. Grégoire , liv. ^y ch, 1 7.
'j4b uiraque hoc tibi superius sub brevitate
mpondi,
BaiOA , bn'gaie : Bruit , querelle ,
procès , démêlé , combat ; brigu.
Bricahuer : Faire le métier de
brigand , voler à maio armée t piller ;
BRI i85
d*où briganderie , volerie , pillerie »
brigandage.
BRiGAirniir : Brigantin, sorte de
vaisseau léger.
Briganoine , brugne : Armure lé*
gère faite de lames de fer jointes , et
qui servoit de cuirasse. Originaire»
ment on nommoit brigands les sol-
dats qui portoient cette armure ; et
comme ceux que la ville de Paris sou-
doya en 1 356 , pendant la captivité
du roi Jean , commirent une infinité
de vols , on désigna ainsi depuis les
voleurs et les coquins. C*est ainsi
qu'en latin latro , qui signifioit sol*
dat , désigna par la suite un voleur ,
parce que les soldats en faisoient le
métier. Les brigandines étoient aussi
une sorte de brassière qui servoit à
garantir les bras , et elles étoient la
plupart couvertes de velours.
Frederich de lune luy envoya douze très
belles et grosses arbalcstes d*acier rt douce
brigandines, dont quatre cstoient couvertea
de veloux. Rom. du petit Jehan de SaifUré.
Brigarder : ^e pas oser faire
quelque chose.
Brios. Foyez Brug.
Brigole : Machine a jeter des
pierres , espèce de fronde.
Brigole , brigoulê : Qui est de
différentes couleurs ; virgatus.
Brigueur , brigueiix : Querelleur.
Bril , bn'len : Lueur , étincelle ,
éclat de lumière.
Briller : Pour brailler, crier.
Brilleux , brilleus : Homme qui
chasse ou qui pèche la nuit avec de
la lumière ; ce qu*on appelle briller.
Brimbaler , brimballer : Remuer,
agiter çà et là , comme les cloches ,
faire aller ses bras ; bracMa vadllare^
Tetîn an grand Tilain bout noir ,
Comme cflluy d^n entonnoir,
Tetiu qui brimballe à tons coups
Sans estre esbranlë, ne secons.
Marotg Epigrum, du laid Tetixt.
186
BRI
Bkimbs. Voyez Bribk.
Beimbellbtb : Babiole, bagatelle.
Brin : Courant de Teaa d'une ri-
"vière , et le rivage ; en anc, Prov. hroy
abro f rive , rivage , bord.
BaiNDE : Santé qu*on porte à quel-
qu'un ; du Flamand ik bren^tu,
Beimoestoc : Bois propre à faire
des lances pour jouter; de TAlle*
niand sprinchstok^ suivant Borel. Ne
Tiendroit- il pas plutôt de brin, bran*
die , et ^ estoc y souche , branche
qui vient d'un tronc ?
Bringakt : Priape , ou Vertumne ,
et le membre viriL
BaiifOE : Brosse , vergette , verge.
Bbingeb : Nettoyer avec une
brosse ou une vergette 9 fouetter
avec des verges.
Bbinon : La ville de Vernon ; Fer-
nonium.
Brucseb : Rompre, briser, fra-
casser ; de in ramusculos secare, selon
Barbazan. Voyez Brisiék.
Briom : Mousse qui vient an pied
des chênes.
Brique : Morceau , partie et car-
reau à paver; imbrex ^ venu d'//w-
hricare , selon Borel , et du Grec bru-
cha , tegula , suivant l'auteur des Ra-
cines grecques.
Briquet : Sot , stupide ; se dit
aussi d'un peson.
Briquet : Petit chien bon pour la
chasse des l:\laireaux et des renards.
Briqueteub : Briquetier , faiseur
de briques.
Briquoquet : Ornement de tête,
es])èce de chaperon.
'Bris , brlr : Fracture , rupture ;
en Prov. bnza.
Brise : Soufflet.
Brisée : Route , chemin , voie pu-
blique. Ces mots ém, brisée, devien-
nent du Grec brizo ; en bas. lat. bri-
sure, C!ollumelle a employé le mot
BRO
brisa pour désigner du raisin foulé »
dont on a voit exprimé le jus.
Brisefot : Homme qui manque k
•a parole.
Briser : Plier , courber , rendra
souple.
Comme iU ballolent coîntement,
L*une venoit tout bellement
Contre Tautre , et qoant ils estoienC,
Pois aprèt si cVntregettoIent
Let bouches et yoas fenst aWs
Qu*ils s'entrcbalsassent au tIs (visage) ,
Très bien saroient se deviser
£t leurs cors en dansant brùer.
Roman de la Rose, Mu,
Briser le marche : Empêcher
que les denrées ne viennent au mar-
ché , ou ne s'y vendent librement.
Brisike, bn\r: Infraction, rupture.
Brittk : Breton, habitant de la
Bretagne ; Briio.
Brive : Un pont ; briva.
Brivk , à brivez, adv. : Prompte-
ment , dans l'instant ; breviter,
A son seignor en vient tantoU
Sor la rive renmaine tost ,
Et li escrins tous h brivez
Droit à SCS pies est arrivez.
Gautier de Coinci, lu: 2 , chap, ii.
Brixier. Voyez Brinser.
Bro , abro : Champ, pays, région ,
bord , rive.
Broc , broche , broque, broquette,
brouquet : Petite bûclie , rondin, bâ*
ton , fourche , et une broche , une
agraffe , un clou; en Prov. broco;
en bas. lat. brockcronns.
Brocart : Vase qui a un tuyau ou
un robinet , espèce de fontaine.
Broge , broche : Éperon , parce
qu'ils étoienl faits anciennement, non
pas en molettes comme les nôtres «
mais comme une broche.
Broce , brôcclie , broches , broii ,
broisseSf brokes, brosse: Broussailles y
petit bois , jeune taillis , bruyères \.
broca , broda. Voyez Broillot.
Beocrreux , broccrreux^y brocàe^
B R O B R O 187
reux : Lien rempli de broussailles ; ment propre à rompre le chanvre,
bois brocereuXf bois plein de nœnds. On nommoit aussi broioux une es-
BaocERON : Robinet , tuyau , et }>ece de petits barils ; en b. lat. broia,
petit vase ; en bas. lat. brocheronus, BaoïoifE , broingne , brugne, bru^
BaocH , broAe : Broche 9 fourche , /i/e /Cuirassé, cotte de maille ; et sein,
pieu , bâton pointu , faucet ; en bas. mamelle , poitrine ; bronia, brunia.
ïat. broca y de veruculum. Vint s'en U Cuens qa*il tint nue aVipée,
Ypocras dist à s«s amis , or tray» de ce J^~** * ^ P«>»^« (d'Orange) pas ne loi fu Tee ,
tonel toutes ces brokes , cil les sacbierent , et J^*'' * ^^l «'« ?«**«"» '"**«»^^ àtiitte ,
gonte d*eTe n'issi du tonel. *^*™« GuAours li est encontre alëe ,
' Roman des sept Sages de Rome. ?^ ^*>î' ^^ ""« « ^ f^^^, «faulrëe ,
n ^ 1, t.* ^ 1 j Son escu irait, et si ffrojumtf fansée.
Broche : CaneUe , robmet , dard , r„ piui^ar. lius sa blanche char navrée ,
broussailles , fourches, et aiguilles à Lors sot la dame que bataille ot trovée.
tricoter ; veruculum. Roman de Guillaume au court nez, fol. 4.
Brochée : Bourrée , fagot. Broillis : Brouilleries , rupture ;
Brocher : Brosser, avancer, être action de rompre.
& U fin, à rissue, piquer un cheval Bhoillot, bregille, breii,brel,brelc,
avec des éperons. brelle , breuil , breuille , breuillet ,
D*nntre part Meliados comme preux che- breuly breus^ breux , brogil^ brogille,
Talier et hardi , ne le voulut refuser, il brocha broil , broillet , brol , brolUet , brou ,
U dettrier de. espérons si Tint à l'tncoutre IrouilUt y broul , brouliet , brorne ,
de Ccrard, Koman m Gérard ae Kevtrs. , , ', ... . .... » .
bru, bruel , brueil-, bruéiUe , brut.
Broche» : Hranorroide». ^^^.^^ j^^^^ bruiUet, bruillot, brul,
Bkochete : Soufflet de boucher. ^^^.^^ . p^^J^ ^^ ■ ^j, j^jyj^
Beochette» : Eperons ; de veru- ^^^ j^^^^j ,^, ,n;„au, «>„t cou-
eulum. tumc de se retirer , branches d'ar-
Brochiee : Percer , traverser , j,^^, . broussailles qu'on brûloit sur
faire passer. ^ le terrain lorsqu'on vouloit le défri-
BaocnoH : Pieu pointu ; en bas. ^„. ^ ^ Ut.brogHum. brogiolum,
' *"^ "*' -, ... hroilum, brolium , bridUum ; en anc.
de^^r""" '' *""'**"' "*^ "• P"-»'- *"?^ brouUat, bruëil , bruël.
-^ * «« 1 • • £1 val de Josaphat j est nn breuil fbillu,
Brochourr : Brochoir, mstru- Roman ^Alixandre.
ment de maréchal. Et demanda embachement en un broillot,
Brocier : Sorte de vase qui verse Roman de Merlin,
la liqueur par un tuyau ou robinet. Broisse : Coupe , tasse , vase.
Brode : Brun ,bis, noir; del pan Broisselles : Bruxelles, ville de
hrode , du pain bis. Flandres qui appartient aujourd'hui
Brodier , broudier : Le derrière , à la France ; Bruxellœ.
puant, sale, et puanteur, mauvaise Broisseron. Voyez Broche.
odeur. Broissette. f^oj^ez Brocier.
Broeches. Voyez Brâte. Brore : Pieu pointu ; en Picar-
Broet. Voyez Brou es. die , on appelle broke , une broche
Broiche : Broche , robinet qu'on pour faire rôtir la viande.
met à un tonneau pour en tirer la Broxardier : Buveur, ivrogne,
liqueur ; brochus , de veruculum. Bromest : Grosse grappe de raisin.
Beoie , broiaîre, broiçu : Instru- Broitcess : Buisson , broussailles.
i88 B R O
Broitdes , hrondailles : Les petits
rameaux ou bourgeons d*un arbre ,
d'une plante ; hronchus ; en ProY.
brou.
Brondons, braques : Les pousses
ou rejetons qui tiennent sur les
troncs des clioux ; en Ital. broccoU,
Bronquer : Se tenir droit.
Bronquier : Bouclier.
Bronxowicu : Le duché de Bruns-
wick ; BrunsiK'icum,
Broque , braquet , braquet, bro^
quette : Pointe , broche , petit clou ,
agraffe, ardillon*; braquctta; en Prov.
brouco ; en Espagnol broca. Voyez
Broche.
Broquet : Vase qui contient un
demi-septier.
Brosse : Broussailles , buisson.
Brossebon. Voyez Brocier.
Brossonnieux : Qui est noué ^
plein de nœuds , noueux.
Broteâux : Nom donné aux lies
du Rhône.
Brou AILLES 9 breuilles : Les inte^
tins , les boyaux , selon Borel et Du-
cange : je ne Tai jamais vu dans cette
signification , mais bien pour brous-
sailles.
Brouànt : L'oiseau qu*on appelle
bruant.
Brou AS , brouasse, brouaz, brouil-
la.? : Brouillard , gelée blanche.
Broucàl , bocal : Vase de bois qui
servoit à boire.
Broucre : Brosse, vergette ser-
vant à nettoyer : les premières étoient
faites avec des bruyères.
Brougi : Bouillon.
Brouee : Fagot fait avec des me-
nus brins de bois.
Brouée : Pluie subite et de courte
durée , brouillard épais.
Brouer : Aller au bord , côtoyer.
Broùes, broety brouet, bru : Grosse
confiture de poires ou de pommes ,
B R O
espèce de raisiné ; jus , sauce de
viande bouillie ; brodium»
Et bien te gart quelle ne muellle
Ses dois es broues ju9qu*as jointes,
Ne quelle n*a pas les lèvres ointes
De soupe d*aus , ne de char crasse.
Roman de la Rose.
Brouet : Chaudeau , et ce que les
nouveaux mariés donnoient à leurs
compagnons pour boire , le jour de
leurs noces.
Brougi nouR : Le canal , le bras
d'une rivière.
Brougnon : Le fruit que nous nom-
mons brugnon , et qui ressemble a la
pèche. On désignoit encore par ce
nom les noix et les pèches.
Brougnou : Essaim de jennes
abeilles.
Broui, brouy, brui : Roussi, brûlé,
grillé ; d^urere.
Brouillikurs : Chicaneurs , pra-
ticiens de mauvaise foi , qui cher-
chent à embrouiller les procès.
Brouine : Bruine, petite pluie ,
brouillard \pruina»
BaouiR : Brûler , griller; urere,
Brouliet : Bosquet, jeune bois ,
taillis. Voyez Broillot.
Beouller : Embrouiller , obscur-
cir , embarrasser, tâcher; en bas.
la t. brogUarc,
Broulleur : Un charlatan, brouil-
lon , remuant , intrigant , tracassier.
Broulliz : Querelle , brouillerie ,
débat, contestation, discorde ,démélé.
Broun DE : Bourrée , menu bois
qu'on ramasse , et doHt on fait une
botte , fagot de broussailles ; en bas.
lat. bronda; en Prov. brondo,
Brouquette : Allumette.
Brouquié : Tonnelier.
Brousque. Voyez Brusc.
Broussau T : Chaud , bouillant de
colère , fougueux , impétueux. -
Brousse. fT^/ez Brosse.
B R G
Baovssr.R : Aller dans des brous-
lailles , raipasser du bois.
BiiOLssKS , brouc , bruc : Brous-
sailles , bruyère , cliamp couvert de
bruyères; du Grec bruon ; en\iSL%%t
latiniti^ brueria , bruarium; en Prov.
brouxsus.
Broussks : Vapeurs qui s^élcvent
sur les rivières.
BaoL'ssiR : Colère, chaleur, em-
portement.
Beoiîsso : Touffe de bruyère de la
petite espèce ; brouscia ; eu bas Bret.
broust.
Beocst : Coque ou écaille de noix,
et pâturage.
Bbocstea , broustiller : Manger
lentement.
Broustilles : Broussailles , menu
bois.
Broustio , broitstiriro : Pelilc boite
faite de lames minces de sapin re-
fendu ; hrustia ; en bas Bret. brous-
tel y bois aisé à fendre.
Brout , broittou : Bourgeon , bou-
ton de fleurs ; du Grec bnô; en bas.
lat. brustus.
B R o u T K , broutel : Bouquet de
fleurs ou de fruits qui tiennent à un
m^me brin , et qui sont sortis du
même bouton ou bourgeon ; en £sp.
hroton.
Broutée : Charge d*une brouette.
Broutikr : Chasse-marée , peut-
être )iarce qu*il meuoit le poisson
dans une voiture qu'on uommoit
brouette.
Broutilles , bribes : Morceaux de
pain. F'orez Bribe.
Brou TON A. : Bourgeonner , venir
eu boulous.
B&ouvÀiGE : Boisson , breuvage.
Browkttk : iispcce de tombereau
ou de charrette, qui scrvoit à con-
duire les criminels au lieu de leur
supplice.
BRU 189
BaoTE : Caleçon , baut-de-chaus-
ses; bracca. |
Ba.oYNE. Voyez Bruâilles.
Bru : La sauce d*un ragoût , da
bouillon. Fojrez Brûles.
Bru , briu : Un ruisseau , le cou^
rant de l'eau, une source , une fon-
taine.
Bru , breidl : Pré appartenant à
un seigneur, et que les habilans sont
obligés de faucher. P'oyez Broillot*
Bruâilles : broussailles , menu
bois , bourrée propre à chauffer le
four. f'''ojrez Brou. lot.
Bruc , brugue. Voyez Brousses.
Brucuet , bréchet : Creux de Tes*
tomac.
Brucin : Buis; bujrus,
Brugroy. Fojrez Bruerot.
Brue : Bruyère; en bas. lat. brua*
Bruées : Bouillon.^r£/e>^f de tripes:
Bouillon de tripes; c'étoit un remède
contre le rhumatisme.
Brueil, brueilie, bruel : Bois, petit
taillis nouvellement planté. Foje^
Broillot.'
hex un bruel de loriers mfttinr ,
Qui niout ii-rt biauz et bieu fuîllux,
Orcnt taudu eu uu pré
Cil qi^i devant furent aie,
lie tref 1k roi , eu qui dekccnt
£t tuit li autre lieciucnt.
Moman de Pcrccval,foL X64,
Bruellet : Buisson , broussailles.
Bruer : Couler, marcher, faire
route. Veve brue fort : L'eau coule
bien vite.
Brueroi, brueroY : Bruyère, brous-
sailles; brucria; en anc. Prov. bru-'
gherrolo.
BniiKscHE : Sorrière, devineresse,
en langage du pays de Foix ; de veru/n
clicens, sul\ant Borel.
Bru F : Bœuf; bos , bwis,
Brug , brigc , brugc : Pont , don-
ÎOD , tour, cb&teau , forteresse.,
igo BRU
Bruoelin , Brugcois : Qui est de
la yille de Bruges ; Brugcnsis.
Bbuger : Pousser, heurter; en bas.
lat. brugare.
BauGiF.a : Mugir, beugler comme
nu bœuf.
BauGif E , brugnic : Baudrier, cui-
rasse ; brugna. Voyez Hauber.
Brugnet : Sorte de champignon.
Brcguelis : La ville de Bruxelles ;
Bru.rcllœ. %
BnuHTKR : Épervier bâtard , oiseau
lâche et timide.
* Ja de bruhier ne fera t*on espreTÎer.
jÊncien Proverbe.
Or soit chatcims de tous faucons , et noi-
tre aversaire soient tout bruhier.
Ville^Hardouin , Mss.faL 3a.
Bruil, bruillct: Buisson, bosquet.
Voyez Broillot.
Bruiller : Griller, r6tir, sécher.
Vers cias crcst U poivres toas blans ,
Mais la Temiine i est si grau»,
Qa*il y convient le feu bouter.
Pour la vermine hors geter ;
Et quant il c&t bruiiiez ainsi.
Si le cuct on crespe et nercî.
Image du Monde.
Bruir. Forez Brouir.
Bruire : Faire du bruit.
Vers une rivière m'adresce
Que )*oi près d'ileques bruire.
Car ne me koî aillors déduire.
* Âoman de la Rose, 'vers io4*
Bruissement, brouissement : Bruit,
murmure ; frenntus,
Bruiter , bruitier: Oiseau de proie.
Brûlas : Dégât , ravage , pillage ,
pillerie.
Brulier : Messier, garde des biens
de la terre.
Brulliau : Sorte de poisson.
Brum AL, yoi/rj brumaux : Les jours
du solstice d*hiver.
Brumaz : Gelée blanche , frimas.
BauMS : Le solstice d^hiver» le plus
BRU
court jour de Tannée \ c*est aussi le
brouillard; bruina.
Brumen , bruman : Le mari de la
fille , gendre , beau-fils, selon Monet.
Brument : Allège, bateau, barque.
Bru NAIN : Brun, de couleur
brune.
Brune HiNc : Nom propre d'hom-
me et de lieu.
Brunel : Un minot , dont le con-
tenu pèse cent livres ; brunellus,
Brunette, s, y. : Sorte d*étoffe
fine et délicate , de couleur presque
noire , dont les gens riches s'habil-
loient ; en bas. lat. bruneia, brunetum»
C*est teigne qui rien ne refuse ,
Les pourpres et les bureaulx use^
Car auAsi bien sont amourettes,
Soobz bnreaulz , que soubx brunettes»
Rotruui de la Rose»
Vous achèterez deux paires de fines chatusct,
les unes de fine escarlatte, et les antres de
fines brunette de Saint Lo qui seront tontes
brodées de long.
Rotnan du petit Jehan de Stùntré.
Brunie : Espèce de cuirasse; bru--
na. Voyez Brugne.
Brunquier : Broncher, manquer
de tomber, tomber à demi.
Brus : Sombre , brun , noir ; la
bruyère à balais ; brande , bruyère à
ramer les vers à soie ; bruscia ; en ba»
Bret. bruc, broussailles.
Brusc , brousqtte , bnisq : Myrte ,
espèce de houx , osier sauvage ser-
vant à lier lés vignes aux échalas et à
faire des veines ; brnsctts,
Brusqii£ : Pain bis, pain de re-
coupe, pain de munition.
Brusquenemknt : Rudement, brus-
quement , précipitamment.
Brusquet : Un peu brusque, sau-
vage, brutal.
Brusselles : Drap qui se fabn-
quoit à Bruxelles.
Brut ; Bruit , tapage , tintamarre.
B U C
BaUTiu, brute, hruiif : Brutal,
lâche, traître, en-dessous; bruturn.
BauvAGE : Boisson ; en bas. lat.
bruvaffium. Voyez BovaAiGE.
BauY : Bru , femme du fils , belle-
fille.
Bbutâii T : Fanfaron, qui faitbeau-
coup de bruit , faux brave.
Ba YCHE , brysche : Brigue , cabale.
Foyez Brique.
BaTCHET : Bœuf qui a le poil gris
et tirant snr le roux.
Bu : Le buste du corps humain ,
tronc.
Bu AILLE : Menus bois , broussail-
les , bourrée. Voyez Broillot.
Buanderie , buerie : Lieu où Ton
fait la lessive ; bitria,
BuANDiERE : Blanchisseuse , lavan-
dière ; en Prcfv. bugadièiro»
BuBE, boussote, bubette : Bubon,
tumeur , enflure , petite cloche qui
s*élève sur la peau ; du Grec boubon;
en Latin bubo; en Prov. bubos.
Le cors fu de bonne moUoa,
Sans trouTer aucune achoison ,
Si n*j ot bube, ne mairu.
Roman de la Rote,
Le col fut de bonne moison.
Gros assez et lonc par roison ,
$i n*i ot bube ne malen.
* Roman de la Rose, 'vers 54 1*
Bue : Ruche d'abeilles ; un ergot ,
nn chicot d'arbre ; buca.
BucALLÉE : Droit qu'on paye pour
le pâturage; buccalis , de burca,
BucH : Un bœuf; bas , Imjvis,
Bl'chaige : Droit sur le bois.
BucHAiLLEs : Des copeaux, des
éclats de bois.
BucHALiKR : Bûcheron.
BucHE : Un brin de paille ou de
bois ; en bas. lat. busca , de bustum ,
dont on a fait bois , bosquet, bûcher,
Mcheroii , boquiUou,
BUE 191
BucHB : Bouche, ouverture ^ 6ifcca«
Puis apr^ si f rotures
Vos dêna «t gengiTCt aiMs »
Od les escorces tut en tur
D*arbre diaud , sec , amer de ctTiir^
Kar iceo les dens ennetit ,
E TÎce de bûche fut eunienttt^
La langue bien parlant rent
£ la parole dère ensement.
Enseignemens d^Aiistote»
Bc CHERIS : Boucherie. En ly vies
bucherie : £n la vieille boucherie ^do^
buceriay bucceria.
Bûchette : Petite bûche.
BucHiEH , bûcher : Marchand de-
bob, bûcheron.
BuciNE, buccine : Trompette , ins-
trument de musique ; buccina,
BucinETTE , bocinette , bucenctie :
Petit chalumeau, et petite trompette ;
de buccina,
BucEJOL , buchjon : Hareng fumé,
autrement appelé soret, et bocking
en Hollande. Ce mot est d*origin«
Flamande.
BucQUER : Frapper, heurter.
BuDEL , budeou : Boyau , intestin (
en bas. lat. budellus,
BuDiNB , boudiné : Le nombril.
Bue , buef, bues : Un bœuf; bos$
du Grec bous; en bas Brct. bu; en
Ital. bue,
BuÉ , bouée, buée, bui, buic, buyc,
buyée : Lessive ; en Prov. bugado ^
en bas Bret. bitgat.
Buée : Cruche ou vase de terre à
trois anses.
Buéferie : Élable àbœufs; boven'a.
BuEHs, bouens : Biens, avoir, pro-
priété ; et homme doux , bon , tran-
quille; bonus,
La nature de Tuoie et de totes les créât itrea
est buene, neis don deable.
~ Comm. sur le Soutier, Ps, it^
verset ^, fol, %S,
BuEHs , bouens : Bien , contraire
de nul i benè.
UJ1 B U F
BuER : Bienheureux , bien né*
Com cil jemploie bien son tans ,
Qui de bon cuer te sert et prie f
Douce dame «ainte Marie
Com bucr fn nez et cil et celle
Qui de bou cnrr tQDJours t^apelle.
Gautier de Coinci , liv, ij ch. 6, parlant
de ceux qui honorent la Ste, Vierge,
BuER : Laver , lessiver , blanchir ,
nettoyer ; en Prov. hugada.
Quant li Sires vit son lévrier féru à mort ,
fil en fut mont eourecliiez , et dist , dame , co-
nsent fustcs vous ore si hardie que vous osastes
ocliirt' mou Icvrier devant moi ? Ha a Sire ,
dl»t- lo dunt ue vée/ vous cornent il a atourné
mon pf^Iichon , et com il a cunchié chascuna
jour I10& lis, il convient chascune semaine,
bucr nos dm s.
Rotnan des sept Sages de Rome, fol, az.
Li chastiax estoit biax et gens »
Mais ah»i« estoit loing de gens ;
Deux {sm^.% entrax tous a voient
Qui pour aus huer les servoient
AsscK estient de bel atour
Que plux plus, qui miex à son toar|
DVlek faisoient îor volenté
Cliascuiis , et à cèle pleuté
Kt ha Cl la, ce ebt la somme
Com famé puet miex servir home.
Fabl, dune Femme pour cent Hommes,
BuERiK. Voyez Buanderie.
BuKS , bouez , bue/, bueus: Bœufs ;
hos'es.
Bu FAR : Souffler. Voyez Buffe.
BuFÉ , bujfet: La partie du casque
qui couvre les joues ; vouloit dire
aussi , soufflet , couj) sur la tête ; ca-
billot , bureau , seuil d*une porte.
Bu F F A. Voyez Bu f foi.
Bi^FFK , buffet^ buffle : Coup de
poi:.>g , soufflet, tape \ buffa; en Ital.
buffettone ; eti Basq. bufeta ; en Lan>
guedocien bufa,
Barbazaii croit que ce mot peut
▼ei'lr de biiftie , bœuf sauvage, en
Grec houbulos , des peaux desquels
on faisoit des gants, que Ton ap-
pelle encore buffle. Mais peu après ,
il de rive les mots buffe, bitff'oi , de
bouter 9 pulsare , par le changement
BU F
du t en/. Qu'est-ce , en effet , dît-îl ,
autre chose , un soufflet , un coup de
poing , sinon que de pousser sa maia
sur la joucd*un autre? un soufflet à
feu qui pousse le vent ; rebiffer , rc-
buffer , rebiffade , rebuffade , n'est-
ce pas la même chose que rebuter ,
repousser , rejeter , repulsare ? Buf^-'
fois , pour signifier orgueil , c'est
enflure ; et ne dit- on pas , il est enflé
d'orgueil ? Une chose bouffante est
une chose enflée ; bouffissure , c'est
enflure; et pour enfler , il faut pous-
ser. Bouffée de vent , n'est-ce pa»
une impulsion violente de l'air? et
de-là le mot de buffet d'une salle à
manger, parce qu'il saille , ou parce
que l'on y expose la vaisselle la pins
précieuse.
Dout^Ysengrin en pîez se drece ,
S'aert renard par la chevesce.
Du poing li donne tel hufet
Que il en fist voler un pet.
Le second Renardm
Buffet : Dressoir , crédence.
Buffet : Soufflet à feu.
BuFFETÉ : Tourmenté , battu.
BuFFETER : Tourmenter , chagri-
ner, inquiéter; maltraiter, battre;
en liai, buffettare,
BuFFETER : S'éventer , pousser
comme les vins, se tourner, se gâter.
BuFFETEUR : Voituricr qui, pen-
dant qu'il conduit le vin , en tire aux
tonneaux. On appeloit aussi bujfe^
leurs de vin ceux qui le frelatoieut.
BuFFETiER : Marchand de vin, vi-
naigrier.
BuFFiER , buffoyer : Souffleter ,
frapper, maltraiter, chagriner.
Hom orcnt en raison aperle ,
Quant Diex souffri pour uousponerte.
An jour qu'il fu pour nous laidis ,
Quant le serve gente le quiverte
Le buffia faclic couverte ;
£t lui disoit , geuous fléchis
Diex te saut , li Kois des Juîs.
Miserere du RecUu de Uolicns, strophp yS*
fiUH
Buprox , hyffoU , hufcie : Vanité ,
orgueil , pompe , fierté , hauteur ,
somptuosité , ostentation , grand
écpiipage ; et moquerie , mauvaise
plaisanterie.
AiBB que je aie cett fabel
Tiué, (acheTë) toim di je bien en foi ,
8« TO» famé» nMînent bu/foi,
Deseur tooi mil jor par mal art ,
Qne ne aoiez pas si miuart
Qae TOUS le aouffrez louguement.
FM, de sire Haim et de dame Anieuse.
BurroiBE. Voyez BurriEa.
Bu r FOIS : Bruit , rumeur , Ta-
BoraJÊ : Le buffle , bœuf sau-vage;
hosftrus.
BoGADiii : Cuyier i lessive.
BvGÉ , boujhë, hujhë: Garde-robe ,
diaise percée , mur de cloison ou de
refend , petite habitation ; bugia,
BuGES : CuTclles dans lesquelles
on voilure le vin.
BuGHAiGE : Droit établi sur le bois
i brûler.
BuGHE : Pacage , pâturage.
BoGLE , bugUe : Buffle , bœuf sau-
vage , jeune bœuf ; bovulus ; en bas.
la t. buculus : delà est venu bugier,
hMgiememt,
BuGLEMENT : Mugisscment , hur-
lement*
BuGLEE : Mugler, beugler, crier
comme un bœuf. Barbazan dérive ces
deux mots xVululatus et à*ululare,
BuGif E , boum'e , bugrde , baigne ,
bune : Bouton , tumeur , contusion ,
enflure.
BuGWS : Mounoie qui , à Metz et
•es dépendances , valoit quatre de-
niers du pays.
BucNOM : Ruche k miel.
BuHA : Petit vase de bois de forme
oblongne , dans lequel les faucheurs
mettoient de l'eau avec la pierre à
aiguiser leurs faux*
BtJI 19S
BoHE : Une cruche; d*où bukc'^
tiety celui qui les fait ou les vend.
BuHOR. f7>^ez Behordsis.
Bdhoeiâox : Butor , espèce de
héron.
Bui : Je bus ; bibi.
JÀ moinet à Tabé respont ,
Qaant tout burrnt cliil qui chl tonta
Et joa treotoof «eu» ne bid pas ,
Si j*en parlai , quVn puis joa dont?
Ai chest mot li moiaf foat
Murmure crscud à soi bas.
Miserere du ReeUa de MoUensi
strophe ^So,
BuiEs, bids : Entraves , menotes ,
chaînes , liens , carcan , fers aux pieda
et aux mains ; boia,
BuiGNART , buinard : Fol^' extra-
vagant , imbécille.
BuiGHE. Voyez Bugke.
Bu I L L , buU : Boule , bouteille
ronde; àe pilla ; en bas. lat. boa,
BuiLLOT : Sorte de panier, manne.
Bu ION , beure y buie , biu're, bure i
Broc , cruche , pot , vase à mettre du
vin ; de bibere,
BtiRE : Boire ; bibere.
BuiRK : Pot à Teau , cruche*
Si Peu ama , mais il s*eii est Tantes
S'arai s'amour , et chil Tara perdue »
Et arec ce itrt sa buire fendue
S*il Tient jamais crier li maurais glona»
Fontaine en lieu dont je soie jalous.
Servantois et sotes Chansons. Bibl. Imp*
Fondsde F Eglise de Paris, fol, 3o5.
BuiRON : Instrument pour pécher.
BuisE : Canal, conduit.'
BuisiRE,^<W/ie, bosine, buissine,
busine : Trompette, instrument de
musique ; buccina.
BuisiNER : Sonner de la trom*
pette.
BuisNART : Sot , hébété , imbécille^
d*où bmsnardie , sottise , bêtise.
BuissE : Petite bûche , petite bran-
che d*arbre.
BuissiER : Lieu où Ton trait l<j
vaches ^ et le bûcher.
194 ÈVL
" BcissiEAE , boessiere , boissiere ,
honchiere , boussitre , bussiere : Lieu
planté de buiii ; buxeria,
' BùissoM ET : Petit et jeune buisson.
Voyez Broillot.
Bu iT A A DE : Outarde, que lei Cham-
penois nomment bitarde,
BuL , bule , butte : Un sceau , un
seio^; butta,
Bule , butte : Feu de réjouissance ^
bulta. VoyeK Braudoit.
BuLËs : Anneaux , colliers.
£t Gedron te leva , et ocist Zebée et Sal-
ioana , et pri&t \vs aJiuurneineaft et les bulcs
èotit le» cols des cbuneux roiaU aoleient ettre
•libealis.
Tréid. de la Bible, Juges, ch. 8, 'ven, ai.
Surrexit Gcdeon , et interfecU Zebee etSaU
mana : et tulù prnamenta ac bullas , quUfUs
colla regaù'um ceunelorum decorari soient,
BuLETEiL : Bluteauf ou sac d*uu
moulin qui sert à séparer le sou
d*a\ec la farine ; butetettum.
BuLETTE, burtette : On appeloit
ainsi à Metz les droits de sceau, qu*on
faisoit apposer aux contrats de ventes
d*immeubles ; butteta.
Bu LGA , Ifoutge y butgans : Petit sac
de cuir, bourse ; butga.
Bulgare, i^oij^ars^ Boutgare : An-
cien peuple qui habitoit >ers le Da-
nube ; c*étoit aussi le noiii qu^on don-
tioit ftUx sodomistes, aux albigeois
et à certains hérétiques qui réchauf-
fbient les dogmes des Manichéens sous
S. Louis , ainsi qu'on peut le voir par
eette épilaphe rapportée par de Mar-
ta , dans son histoire de Béa m :
Cjr gist Alix , Comtesse de Bigore ,
fîtte de Guy de Montfort , qiii , pour
la foi. y .mourut contre tes Bulgares en
Albigeois.
Bull : Bouillonnement de l'eau qui
bout : buttitus, Vovcz Buill.
.Bullâda , budclldda : Tripes ,
tioyaux , intestins.
BcLLATiQUK ^ Grosse lettre em-
B U R
ployée dans les bulles , gros caradère
d'écriture.
Bulle : Sceau qu'on imprimoit sur
les bulles rondes qui étoient -en cire
ou en métal ; butîa,
Bulleauee : Couper la tète des
arbres.
BuLLETEE : Sceller des contrats ;
bullare*
BuLLETTE : Petit seau à puiser
de l'eau ; sorte de bijoux de femme y
et certificat, bulletin.
BuLLiON , Buitton : A présent bouil-
lon , ville capitale du duché de même
nom ; Butiio, BuUonium.
BuNcuETTE : Sorte de ragoût aux
navets; de bunium.
Bu HIER : Mesure de terre labourée.
BunoLs : Petites ouvertures pour
donner du jour.
Buou , bidou y buôou : Bœuf; da
Grec bous ; en Latin bos ; en bat
Bret. bu.
Bupreste : Mouche venimeux;
buprestis.
Bu a : De couleur sombre, enfu-
mée; burrus.
BuRACUE , bourroiche : Instrument
en forme de panier projire à pécher.
BuRATAiRE* : Tisserand d'étoffes
de bures ou bureaulx.
BuRC , burg : Bourg , ville ; en bas.
lai. burcus y burgium. Voyez Boac.
BuRDAucuKR : Faire grand bruit
dans une maison ^ dans un apparte-
ment.
Bure , beure : Barre de bois qu'on
met derrière la porte d'une grange
ou d'une maison pour la fermer ; et
lessive.
Bure : Beurre; butyrum.
Bure, buratey buratin , bureau,
burety burete, bur/au, burreau : Grosse
étoffe en laine de couleur rousse ou
grisâtre, dont s'habillent ordinaire-
ment les ramoneurs; cette étoffe est
BUK
LÎne de brebis noire «t bmne,
sans aneune autre teinture*, burelliu}
en bas Bi^t. burtU; en Prov. burêl.
Moult boofl lechieret fu Boîtîiu »
P^rpesn toi que à Provllu
A la foire roudra aler ,
£t si fera de lui parler :
AiiMi le fet com Ta etnpri» ,
Vestu» te fu d*an burti gri» ,
Cote , et forcot , et ohape entamble*
Qni tout fut d'uo , si coui moi tamble ,
f.\ si ot coiffe de borras ,
Set soUert ne sont mie à las ,
Ainz sont de yaclie dur et fort.
FabL de Éoivùude Provins, n" 7a 1 8.
BûEEL : Brun , couleur brune.
BuRELLE : Le membre viril.
BvaES : Jeu , espèce de course de
lances qui commençoit en France le
jeddi qui précédoit le dimanche de la
Qainquagésime. Les bures finissoient
le 10 mari. Ce mot vient de buire ou
bure f vase à liqueur, parce qu'on
bavôlt beaucoup ce jour-là. Fojrez
Buiov et Bruioon.
' BtTàEi (le dimanche des) : Le pre-,
mier dimanche de carême.
BuREssE : Blanchisseuse , laveuse.
BuRGÂDiuM : Droit établi sur les
maiaons. Voyez Borc.
BuROAGE : Droit sur les maisons
que les bourgeois dévoient au sei*
gneur; burgagiuin. Voyez Borc.
BuRCALAiSE, burgaleic : Pique,
lance.
BuRdER , buquer, burguer : Pous-
ser, heurter, frapper sur quelque
chose.
BuRGBSSES , burgeois : Bourgeois.
Burgessour : lucendiaire , voleur
qui entre de force dans un lieti.
BuRCHiE : Habitant d*ttn bourg,
bourgeois, habitant d^une ville. Foy.
BoRC.
BuRGoiif NE : La province dé Bour-
gogne ; Burgundia.
Bu ROUE a : Pousser, frapper,
iMorter.
BUS t95
Bdrike ! Querelle où Ton se dit
beaucoup d'injures ; burina.
BuRLETE : Petite bourse.
BoRNEis : Bruni, poli; du verbe
burnir y brunir; d'où bumisseresse ,
femme qui brunit et polit l'argenl:.
BuEo, ^ef/io/î: Un moine; un vilain;
buron veut dire aussi , taverne , ca-
bane , petite maison , lieu de tcti'aite.
BuRRE : Beurre; b'ùfyrum;éXyk\i*
ment d'étoffe appelée bure; eh 'bas.
lat. burra. ' '.
£1 laicd de la berbix at doua ckosca \vburre
et lo fromage. Serm, de S^ernard,
BuRRELLÉES : Sceilées., cachetées.
BuRS. Voyez Borc
BuRTEL : Un bluteau.
.BuRTHBMiN : Barthelemi ,. nom
fi'hoinme ; Bartholomœu$^
Bus : Buste , le corps, . . ,
BusART : Vaisseau c( mettre dn îrin.
BusAs : Sot , butoir ; On dit encore
communément de quelqu'un qui a
l'esprit bouché , que c'est nn« buse. •
BuscAGK : Droit sur le bois qu'on
menoit ])our vendre.
BuscAiGE : Servitude , corvée dûfî
par un vassal à son seigneur pour
couper le bois à son usage.
BuscBE : Sorte de grand bateau ,
et filet pour prendra des lapins.
BusGHE-GREFrE : Eipèce- de cou-
teau.
BuscHEL : Mesure , trébuchet , ba-
lance.
Tu ne avéras en sachel dlrers poys mryndre
et greyndre , ne en ta maiton ue ert le hus»
chel meindre , ne grrindre.
TYad. de la Bible, Deuter, ch, a5 , vers. 1 3.
Non lutbebis in sacculo diversa pondéra ,
majus et minus : nec erit in domo tua modiua
major et minor.
BuscHER : Abattre du bois , faire
des bûches , couper des branches
d'arbre ; en anc. Prov. buscaiia ,
buscalha. Voyez Bûche.
'ïijd BUT
BusB : Soupirail , et sorte de yais*
teau au navire.
BusETE : Canal , conduit , petit
vase ; c*étolt aussi le cornet , instru-
ment de musique; de buccina.
BusHEiaS , bushele : Mesure appelée
boisêeau. ^oj^ez Buschel.
fiusiiiE. Foyez Buisive.
BusivEm , biusinier, businier : Son-
ner de. la trompette ; de buccina.
Oliphant Mir ta grant etchine ,
Qui de ton nea trompe et biuine.
Et f*en paitt an ■oir et an main,
C^me un home fait de ta main.
. ' « • Itoman de lu Âore,
. BosLE : Une bulle du pape ; bulla.
Busqué : Broussailles ; en bas. lat.
buscarium, ■
Busqué A : Guetter, chercher, cou-
rir , faire • recherche 4 frapper à la
porte, heurter \ pulsare.
BusQUET : Arbrisseaux , plusieurs
arbres réunis \ de boscus,
BussàED , bussarty busse : Barrique
de vin qui contient une demi-pipe.
Busse : Grand bateau , vaisseau
dont le yentre étoit grM et la proue
petite; bussa,
BussEBEAN : Terme de raillerie
pour un boulanger, ventre de son.
BussEL : Boisseau ; en bas. lat.
busselltts.
BusTAit : Bois de lit , couchette.
BusTi LH E , bucallée, butalhc : Droit
de pâturage.
BusTiRiH : Ventru. F. Boustaein.
BusTiȣR : Partager le butin.
BusTUAiEE : Sculpteur.
Buta : Heurter, pousser, frapper.
BuTALHK. Fqyez Bustalhe.
BuTAU , buteau : Un homme gros-
sier ; de buUiurus.
Buté : Pot , cruche.
Buteau : Tombereau , brouette ;
de bustum.
BTS
BuTEiLLBE : Celui qui fait lei essais
des vins à vendre , dégustateur.
Buticle : Boutique ; sorte de bir
teau.
Butier : Bouvier , homme qui
garde des bœufs.
BuTiERE : Canal , conduit , oa*
verture.
BuTiM E : Bitume , poix.
Fai à toi nne arche de fust de Ueas, lî fSena
petites maniions en Tarche et les oyikdarM da
éiUime dedens et dehors.
Bibl. hist. Genèse, 6, ir. 14.
Foc tihi urciun de Ugnis Uevigutû .*
sitifictdas in ttrca/acies, ei bltnmlne Umiei M-
trinsecus et extrinsecus,
BuTsiif EOR , butsineour : Sonneur
de trompette , héraut ; buccinator.
Butter : Tomber, renverser.
BuTziLLEs, butzellions : Petits mor-
ceaux de bois, copeaux.
BuvERAGE : Labourage avec des
bœufs.
BuvERAicE , buvraige : Boisson ,
breuvage ; de bibere.
Buy : Vide, espace vide; de v«-
cuitas.
Bute : Cruche , vase k mettre de
Teau.
Buts : Forme de soulier.
BuzAR , bujrsari , buzart : La bnse ,
le butor, oiseaux de proie; buùo ,
buteuirus, formé de bos et taums , à
cause de leur voix ; en Prov. buzac ,
busarc,
BuzE : Habitation, lieu de rési*
dence , village.
Byaut : Sorte de vêtement fort
léger , plus communément appelé
bliaut» Voyez Bliaux.
Btok : Sorte de vase. Vojr* Bute*
Byrans , byrrhias : Homme dont
les cheveux sont roux; du Grec
bjrrràos.
Btssx, bîssie : Sorte d*étofFe de soie.
CAB
CAB
«97
k , lisez ça : Ici , donc » cela ; de
suite, dans l'instant.
De ce ot K chcTtlier petaace»
£t ot des puceles pitié,
SoD cheval t tant avancié,
Huet ataint , et si U dift ,
Baille moi ea , se Dîex t*aïst f
Ses robes, n*es emporte mie
Qae ce seroit grant Tiloinîe
De faire à ces paeeles honte.
Gan'n , Fabl. du Ckevalier qui
ftUioU parler les C^* et les **\
Ca I cua , liseï c'a , c*ua : Qa*à ,
qae a.
JhefM dist e*a t*eUe mesure »
Corn li nos al aatre mesure ,
Ifoui mesura et che est droit.
Mtiserere du Reclus de Sfoliens, stroph, 5o.
Ça br abeieek , ça en avant: G-
devant , il y a long-temps.
Ca. Voyez Cak et Cat.
Cabak : Manteau de berger et d^
Toyageur ; manteau avec des man-
ches pour se garantir delà pluie. Mé-
nage le dérive de cappa ; en ItaL et
en Espag. gabbano. Voyez Gabav.
Cabab : Clou à tète , cabocLe.
Cababbt : Nom propre ; de cap-
arei, tète de bélier.
Cababbt : Raquette ; batfoir 'y t!
s*est dit aussi d*un lieu fermé de
barreaux en forme de cage
Cababeteub : Cabaretier.
Cabas > lisez ça^bas : Ici-bas , là-
bas , en bas.
Le bon Jhesus dtrroît on Bien amei^
Qui ^a-bas touH mort endurer
Pour racheter l*humain lignage.
Tragédie de la Femgeamee de /. C.
Cabas : Un panier , chose lourdei
Caable : Bois renversé , abattu et pesante ; du Grec /'a6o^> qui, sui-
par le vent ; l'action d'abattre et de vaut Hésychius , signifie non-seule-
jeter par terre ; en bas. lat. cabulus, ment une mesure , mais encore un
Caableb , chaabler, chabler: Cas- panier de jonc ou d'osier. Barbazan
ier des branches d'arbre , détruire ,
couper ; abattre des fruits.
Caagb , cahage : Droit pour l'en-
trelien des ports et des quais.
Caaihe : Lien , chaîne^ catena.
Caasté : Continence y chasteté ,
pureté , innocence ; casiitas, ,
dérive les mots cabas et cabassei, de
cabala ou cabbala , chose cachée.
Cabasseb , cabacer : Cacher , rete-
nir indûment , tromper, surprendre ,
subtiliser , soustraire.
Ca BASSET : Casque , armure de
tête; de caput, Nioot le dérive de
Cab : Tète ^chef , bout , extrémité ; l'Hébreu colia , ou de r£sp. cabeza ,
capui. tète.
Cabacbitt : Ils volent , iU surpren- Cab assu : Homme qui a une grosse
aent ; du verbç cabacerJW, Cabasseb. tête.
Cabal : Cheval , caballus, Cabat : Mesure pour le bled ;.> du
Cabal , cabaou ^ capal , cote! , Grec kabos ; c'étoit aussi le nom de
chatel : Capital , total des biens ; ca- paniers faits- en paille , et avec les-
jHtaUs, \oj. Chasteis et Chastel. quels on alloit au marché ; en bai*
Càbai^mert : Entièrement, en to- lat. cabus. Voyez Coffih.
talité. Cabatz-babatu : Terme injurieux
Cabajt , cadaneUe : Petite maison , pour une femme.
petite métairie; en bas. lat. et «n
anc. Prov. cabanaria-, de tabema.
Cabag : Capital , les fonds ou les
biens de quelqu'un.
198 CAB
Cabaust : Lieu fermé de barreaux
de fer.
Cab|e : Vieille vache qui nedoi^ne
plus de lait , et qa*on engraisse pour
tuer.
Cabkl : CheTeu, barbe, tuyau de
bled ; de capiUus,
Cab£ladoba : Cheyelure.
CABis, cabessialy cabèssié: Che-
Tet de lit , le côté où Ton met la tête
et le traTcrsin ; de caput»
Cabessal y cabèssdou : Torchon ,
chiffon , rouleau qu'on met sur la
tête pour supporter les fardeaux
qu'on y a posés ; de capuU
Cabîêssiiè : Le dossier d'un lit.
Cabesso : Tête ; caput \ d*où est
Tenu caboche ; en Espag. caheza.
Cabestbace : Droit seigneurial en
usage en Provence.
Cabesteë : Un licol ^ capistrum.
Voyez CflEVECiirE.
Cabi : Serré , rangé ; de caUmen-
ium.
Cabiliado : Chicane , supercherie ,
détour, dispute ; cavill4Uio.
Cabilious : Pointilleux , railleur ,
chicaneur; cavillator»
CARiiiEifT : Ordre , arrangement ;
établissement ; cablmentum,
Cabisgou , cabiscAou : Dignité ec-
clésiastique, qui répond à celle de
grand chantre ; caput ckori. Voyez
Capiscol.
Cable : Arbre ou branche abattue
et rompue par le vent ou autrement.
Cabocrau : Mesure de grain, de sel.
Cabochade : Un coup de tête,
opiniâtreté ; de caput.
Caboche , chabogne : Tête dure ,
homme sot, entêté et opiniâtre; de
caput»
Cabochieits : Séditieux du temps
de Charles vi , ainsi appelés d'un
boucher , nommé Caboche , qui ëtoit
à leur tête.
C AB
Cabochov : Capuchon , ce qui sert
à couvrir la tête.
Ca BOITE , éaboulot , cabote , cà^
pane , chabonne : Cabane , hutte ,,
maisonnette; de catq>onaoxï capmmap
qui pourroit Tenir du Grec kapanéy
crèche , ou espèce de toiture ; en ItaL
capanna ; en Espag. cabana ; en bas
Bret. caban,
Cabobdb : Petite loge de pierres
sans mortier , qu'on fait dans les
▼ignés.
Caboeke , eahoume : Sorte de ca-
puchon de religieux.
Cabot : Chabot , petit poisson.
Cabouleb , cabosser. Voyca CâJt-
bouleb.
Caboz : Sorte de petite bourse.
Cabbaou : Le figuier sauvage ;
caprificus»
Cabbf, crabe: Une chèvre; co-
pra y capella,
Cabbi , cabrily cabrit : Chevreau ,
chevrette ; c/ï/îr«, caprea^ capreo^
lus; en Langued. cabrilio , cabretto ,
d'où les mots cabriole , cabrioler et
cabriolet , petite voiture légère , qui
est en vogue à présent.
Cabtjckau , cahucel: Le dessus,
le couvercle , le faite de quelque
chose ; capitulum ; en bas. lat. cabu^
sellus ; en Prov. cabuceau,
Cabuser : Tromper, surprendre.
Cabuseur : Trompeur.
Par Cf. point pourrez vous phiieun
Amuser k perdre leur teins;
Trop bien à d'aucuns cabttseurs
Qui ne font que tromper les geni» *
"ÏA. qui toujours corne, sergens ,
Vont adjoumant de lieu en place:
A ceus la je suis bien d*asseos
Que pareillement on leur face.
La Confession de la belle Fille»
Cabussar : Plonger dans l'eau ,
•précipiter, noyer; en bas. lat. acia-
bussare.
Cabussbl. Voyez Cabuceau. .
V CiBOsasKy cabusseur, cabusswre :
Courbure , élévation.
Cabussbt : Petit panier. Foyez
C4BAS.
Çac4, cacaï: Ordure, excrément;
au Grec cacos , mauvais ; en Latin
cacaius ; eu bas Bret. cach.
Çacâblee , cacabrer: Crier comme
)a perdrix ou la caille ; caçabarc. .
, Cacalause : Escargot.
Cagalia : Le muffle de veau ,
plante qui croit sur les vieilles mu-
railles , et le chervis sauvage ; c'étoit
aussi le nom qu'on donnoit au bec
des anciennes coiffes ou cornettes ;
cacaiia.
Cacarder : Terme imitatif du cri
des oies. Voyez Cagablee.
Cacau : Toupie , sabot.
Cage : Trou d'une aiguille.
Cage : Chasse ; action de cbasser ;
en bas. lat. chacea, chasca, cachia,
cada^ cassa,
A rîMÎr d'ane trenchie»
D*uii cen plus blan» que nolf uegî«.
Ont si bien trové la trace
Monlt fn bonne et belle la eace.
Roman de Dohpatot.
Caceor , cacheor, quaceor : Chas-
seur , veneur ; cheval de chasse.
Cacer. Voyez Cachier.
Cageries : Lieux de chasse , lieux
propres à chasser.
Et de TÎgnobles bien cargies
Da TÎriers et de caceries»
Roman de DoloDotos , parlant
de la ville Je Mantoue,
Cacbe : Incursion , course sur une
lerre ennemie , poursuite en justice ;
et coffre , cassette. Voy. Cachier.
Caghecoul : Fichu 9 mouchoir de
col. Eabelais , liv, i, chap, /3.
Cachefer, cacheffés : Levier.
Cache LET : Masque , suivant /{a-
hélais, Uv, i , chap* tS*
CACBBJiEVT y çachéement : En ca-
C A q 199
çbette» f ecrètement ; action de cacher.
CTaghemuseu : Petit chou , mor-
ceau de pâtisserie.
Caghekez : Petit masque de ver
lours ou d*étoffe fine , que les damés
po^toient pour conserver leur teint*
Cacher : Se blesser ; et percevoir^
lever , exiger un droit.
Caghi^reau : Cartulafre , papier-
terrier , baillif ou secrétaire gardien
des Chartres ; en bas. lat. cacherellus.
Cagheris : Droit de chasse ; ac-
tion de chasser.
Cagheure : Blessure , plaies
-. Cachier, cacer, chacher, quas^
ser : Chasser, aller à la chasse ; pour-
suivre, agiter , expulser , renvoyer ;
quassare. Barbazan le dérive i\e cal-
care; en bas. lat. caciare , chaciare^
d'autres étymologistes le font venir
de captare. Le roi Artus voulant ré-
tablir une ancienne coutume d'ADf
gleterre , dit à ses chevalier^ :
Lî Rois à ses Barons a dît ..
Qa*U Touloit le blanc eertcachifr
Por la costume renliaucliier.
Monsiguor Gauvain ne plot mîe
Quant il ot la parole oïe.
Sire , fet-il, de ceste eace >
H anroJs tous ja ne gré , ne grAc^
Kous savons bien trcsiot pieça
Qael costume le blanc cerf a ;
Qui le blanc cerf ocire puet ,
Par raison baisier li estuet,
La plus bêle à quanqu*il cort.
Des puceles de Tostre cort;
Mais en porroit renir rooU grant
Rrror. A il çalans cinq cens
Damoiselles de hait paraigea
FiUes à Roi gentis et saigea
Ne n*i a nul qui n*ait ami
Cheralier Taillant et hardi
Qui tost desrainier la roldroît
Ou fust à tort, on fust à droit
Que celé qui li atalente
Krt la plus bêle et la plus gente.
Lî Rois respont ce sai ge bien
Mais porce nel laîrrai jo rien;
Mais ne puest estre contn>(lite
Parole , guisque Rois Ta dite.
Roman dJSres et tTEnide.
4
%oo CAD
Câchikr : Chasser, mener les bes-
tiaux au pâturage.
Cachofle : Artichaut , plante po-
tagère.
Câghoieb , chassoire : Fouet à
pousser les chevaux; ce mot est en-
core eu usjige en Picardie.
Cacuonin : Oiseau qui n*ose pas
sortir de son nid , et par métaphore,
homme foible et puéril.
CiCHouMATE : Tirelire; boite où
Ton enferme de Targent, et qu'on
n'ouvre qu'après un certain temps.
Caclutee : Publier, proclamer.
Cacou : Terme injurieux en basse
Bretagne.
Cacoute : Coup , tape.
Cago-zelle, cacozele : Zèle in-
discret, ardent, peu réfléchi; mot
▼enu du Grec KMciç et ÇvAtf .
Cacque-teippes : Chausse-trappes
qui se mettent dans un gué de ri-
vière , pour en empêcher le passage
à la cavalerie
Cacumin B : Sommet , faite , cime ,
élévation , comble ; cacumen.
Cad : Chute , action de tomber ,
de renverser ; de casus.
Cadastre : Registre de la taille;
capitularium , de capitado»
Cataule , cadole , catloule : Le
loquet d'une porte ; en Prov. ca-
daoulo,
Cade, coda, coda- us , cad-un :
Chaque, chacun.
Cadeau, cadeie , cadelie : Jeune
chien; de canis ; en Prov. cadelar,
cadelas.
Cadeaux : Traits, omemens d'é-
criture et de dessin qui entourent la
plupart des manuscrits; de catena ;
en bais. lat. catellum,
Caokfaut : Échafaud; cadqfàlus.
Cadeiea. Voyez Caiére.
Cadel , ehâdele : Jeune chien.
fojf. Capbav.
CAF
Cadelbb : Tracer des cadetmr, àe$
lettres capitales.
Cadeler , cadeleir, cadelier, dut»
deler, chasdeler : Conduire , emme-
ner, enchaîner, enfermer ; atpiieiare,
de capuL
Et mande à AUxandre qn^ll ckadele les gril»
Roman d Alexandre^
Cadenau : Cadenas , petite serrure
qui se met au bout d'une chaîne ;d»
CiUena,
Cadeitb : Chaîne, chaînon , anneau
de chaîne ; catena ; en ProT. cade^
nou ; en £sp. cadena,
Caoeu. Voyez Cadel.
Cadieee , cayelle, cayer : Siège y
chaise. Voyez Caiéee.
Cadin : Grand plat, jatte, écnelley
Tase; cadus, catinus.
Cadole. Voyez Cadaulb.
Cadoun , cadun, cascun : Chacun»
chaque , tout le monde.
Cadee : Cercle^ cadran; quadra-
tus, quadrans,
Caouckateue , caduceour : Dé-
puté , envoyé , ambassadeur, héraut
d'armes ; caduceator,
Caelit : Châlit , bois de lit.
Caehe , caenne : Chaîne , lien ; eO"
tena; caenne s'est dit aussi d'un quai.
Sarratios lor vîorent encontre , et le* pri-
sent et les menèrent derant le Sondan , si
Vtn fissent présent de tout leur STOtr , U Son-
dan les enroya en ses prisons luiex àtcaents»
Homan du Qnens de Ponûùeu.
Caesté : Chasteté , continence ,
innocence, pudicitc ; castitas.
Cafard : Flatteur , hypocrite ; en
Turc , ca/ar signifie un renégat. Ni-
cod le dérive de l'Hébreu cappha ^
couvrir; Leduchat sur Rabelais, iiv. i,
chap. I , du Latin cappa, manteau oii
robe auquel le capuchon tient.
Cafarote : Antre , caverne.
Caffee : Ce mot se trouve dans
Gautier de Coinsi , liT. u « chap* 1^4
Poccftnon â*nii gentilhomme qm tna
le fils de son frère, et en accusa nne
Impératrice exilée , qui étoit gouver-
nante de cet enfant. Étant devenu lé-
preux, et cette Impératrice faisant
des miracles, il eut recours à elle
pour sa guérîson, mais elle lui dit
qu'il ne pouvoit Tobtenir à moins
qu'il ne déclarât tons ses crimes ; en
Àet, il ne fut guéri qu'après l'aveu
général qu'il fit de ses forfaits. Bar-
baxan, duquel j'emprunte cet arti-
cle , croit que ce mot ( et cela est pro-
bable) signifie un bouc ; de caper, par
le changement fort ordinaire du p
Tant par ett lais qnM nVtt hom Tii,
ll*ea doie aToir peor et hide ,
Tona ses pechics for» Tomecide
A rcTelez et detcourers
lA Coffre pourris et cnirers
Dont Oiex la dame a si rengi^ ,
Que vert H ont la char men||[té
£t les lefîres dnsqnes es dens.
Cagarkl : Sorte de poisson.
Câgaeieb , cagan'eur : Visage ou
grimace d'un constipé.
Cacâ-savgue : Flux de sang , dis-
•enterie ; eacado sanguinis.
Cage : Espèce de filet pour pécher.
Cageois : Villageois y paysan. Ni-
rod dit qu'il s'est dit pour ctisois; de
€€ua.
Cageolee : Jaser comme un oi-
seau en cage , endormir quelqu'un.
Cageolee , subst, : Babil , bavar-
dage , caqueterie, indiscrétion.
Cageoleur : Babillard , qui amuse
par son babil , trompeur ; de cavea.
Voyez Gaiole.
Caoete : Boite, petite cage; capea,
Caohaed : Encognure , lieu mal-
propre, tel que celui où logent les
chiens ; de canis.
CAGFAanîEE , cagnard, cagneux :
Paresseux , poltron , fainéant , Uehe.
Cagke, tagm'e: Un chien, une
chienne.
Cagneux : Qui a les jambes comme
celles d'un basset à jambes torses ; et
au figuré , paresseux , fainéant , men-
diant ; de canis.
Cagot : Ladre, mesquin ; nom des
Sarrazins qui restèrent en Gascogne
du temps de Charles-Martel. .
Cacoteeie : Vilenie , avarice.
Cagots : Habitans du Béarn et de
quelques parties de la Gascogne ,
méprisés et haïs. On nomme aujour-
d'hui cagot , un dévot outré , un
bigot , un hypocrite , un tartufe.
Cagoule : Soutanne , froc de
moine.
CAHAEii : Droit pour l'entretieB
des ports et des quais.
Caheee , cahocr: Chandelle, bou-
gie , flambeau.
Cahikbe. Voyez Cai^ee.
Cahs : Navire , vaisseau , bâti-
ment ; en bas. lat. gatus.
Cabuet : Espèce de bonnet , par-
tie de Taumuce qui couvroit la tête.
CÂBVETTE^cahueiie: Maisonnette,
petite cabane ; casa.
Cai , prononcez cai : Tomba,
tombé.
Cele nnît ala li pères derant et li fieoa ak
après , tant qu*il vinrent à le tour, si coas li
•os sages qnida entrer dedens' et marcha
arant , lors caï en le candiere dessi à la gorga.
Roman des sept Sages de Borne.
Cai : Quoi ; quid.
Fille, dist la mère, TÎenls ta ooTrer par
mon conseil , certes dame oil ; jo te loe don-
qiies fait la mere que tu assaies ainçois ton
baron d*aucane chose , dame dist cele , voleii-
tiers , et de eai porrai je le assaicr , dist celle ;
fiUe , je te le dirai.
Boman des sept Sages de Rome.
Cai , lisez c^ai : Que j'ai , qu'aL
Caians, caiens ^ il faut lire ça-
ùriu .* Icirdedant , céans; htc intiu»
oofi C A I
Caiavs : Chien ; cams»
Job fut simples com ans algnîtof
Job fu siges com li eaiaus
Qui tous tans siut au ilalr sa proie.
Roman de Charité, stroph, ai 4*
Catbôde : Cabane ou pe^te hutte
faite ayec des pierres sans mortier ni
plàfre.
Caie : Tranquille, en repos; quietus,
Vcnna qui ne cessoît de rire ,
Ne ne se pooit tenir cois ,
Tant par estoit jolivn et gaie.
* Roman de la Rose , vers x993ql
CaIBLLER. ^/>^rzCADELKB.
C A I E & : Chandelle , flambeau 9
torche.
Cai^ee , cadeire , cadlcre , en-
Jùere , chaiere , chayere , cheyre y
chjrre : Chaire , chaise , fauteuil ; ca-
thedra; en bas Bret. cadoerj cador,
Caicr : Toile pour prendre les
sangliers , espèce de filet ; de cavea,
Caicnole , caignon : La nuque du
€ol y chaînon , parce que la nuque
ressemble à un chaînon ; de caiena.
On dit encore populairement le chi-
gnon.
Caile : Étable à brebis , bergerie.
Cailhol : Une pie , ou autre ani-
mal des deux couleurs blanche et
noire.
C41LLER : Chasser aux cailles » sif-
fler les cailles.
Cailler : Se prendre, se réunir;
€oa^iare.
Cailler , caillier : Vase à boire ,
-verre , tasse , gobelet ; machine à
prendre les cailles , et appeau qui en
contrefait le cri.
Cailles : Écailles , ardoises ; squa-
mœ , squamulœ.
Caillet , caillette : Fou , stupide ,
niais , cré<lule , imlx^cille.
Caillette , caillot : Le ventricule
des bœufs , des veaux et agneaux , et
ce qui y est contenu, dont on fait la
présure pour faire cailler le lait.
CA(
Caillsur : Chasseur et sifflenr dte
cailles.
Câïi^IjOS y cailioel , caillouei : £§-
pèce de poire qui est remplie de gra-
meleaux ou de petites pierres , et qui
n'est bonne que cuite.
On de tartres on de flaons,
On de fromages angeloas.
Qu'aussi est-ce nioull b«I jouel ,
Ou la poire de caillouei.
Roman de la Rose.
Ou de tarte« , on de flaons ,
Ou de fromages i*n glaons ,
Qn*aasinc est-ce molt bel joel«
Ou la poire de cailheL
* Roman de la Rose , vers laiSg.
Caillos : Caillou , espèce de piec-
res ; calculas»
CAmxvD^iCaimandeur: Mendiant ,
celui qui truche , qui gueuse.
Caimander : Gueuser, mendier;
par interversion, de mendicare ; en
Prov. caima , languir de misère.
Caimaitdkrie : Gueuserie, paresse,
fiction de demander Taumène.
Cain : Blanc ; candidus.
Caine : Le repas du soir , le sou-
per ; cœna,
Caint : Ceinture , écharpe ; de
cinctus,
Cair : Chariot ; carriis,
Caire : Visage ; cara ; en Espag.
cara. Voyez Chère et Chierk.
Caire, cair, cazë: Tomber, cheoir;
cadere. ^ .
Cairel : L'affût et le tr»t d'une
arbalète. Voyez Carrel.
Cairilieiro : Trou par lequel on
lançoit des flèches. Voy, Archiere.
Cais , lisez cais : Il tomba ; coûtes,
vous tombâtes.
Et por ce dist la rois * quant entre tfti et
'aascteus estijez el lit là où vous caïstes pasmé.
Roman du S. Graal,/hl. 3$.
Cais : Quasi , presque.
Caissote : Casserole , poêlon ,.
plat.
C AI^
. CâilTUBS : Le comté et la TiUe de
Caslreft ; Ceutrum.
Chvnw , ctùpt^, caideu j cai^ 9
caidu y ccdtivié y cet^fg cetis , chai"
thUi ehaitiff chaitis, chaitiu y ckti^
tif y cheùfy chety, quaitif y quedf :
Captif, prisonnier, malheureux, in-
fortuné ; captiviAS ; en ProT. et en
Langued. ccùtiou y caitious , caltius ,
caiùvo; en ItaL cattiwo.
Ardent ers viles , U famée en îm! *
Jjt» proies ctcent * si ont ces vilaios pris ,
Les mains loiés les eomalne c/iaitis.
Bonum de Garin des Loherens,/oL 14, r"*.
Caitivaison , caitiue y caitiveté ,
coitivison , caidvoison : Peine , tour-^
ment , affliction , misère , captivité ;
captipitas.
Pins chîer enst à racater ,
Ses gens qui erent en prison ,
.Et erent eacaicwison.
Entre les mains as Sarrasins.
L'Ordene de Chevalerie,
Caive : Caverne, loge , tannière,
cage ; cavea*
Gier fu li nrs fors laissiez de la cawe : U
ooeis emptis et comrous , requist lo Teske ,
is sodainement obliat sa cnieiteit.
DicU, de S, Grégoire , liv, 3 , cA. 11.
Dimiuus iiaque ttrsns ex cavra est: qui ac-
centua et conciius episcopiim petiit , sed su-
hitè suœ feritatis oblitms est.
Càjus , lisez ça-jus. Voyez Jus.
Cal : Durillon , peau épaisse ; cal-
Eus,
Calabee : Machine de guerre pour
msaiéger les places.
Calabrief , calahrin : Carabin ,
sorte de troupe légère.
Calaorio 9 caladrius: Espèce d*oi-
teau assez singulière.
CaladriMu est un oisiaz,
Sor K>z autres corteis et beaus,
Antrcsi blanc corn la neis,
Moult par est cist oiseaus corteis.
Aucune feîs le trouve Ten
El puis de Jerusalbem
CAL ao3
•
Quant bom est en grant maladte
Que Ten desespeir de sa rie.
Donc est cist oisel aporté;
Se il deit estre conforté
Et trespasse de ce 1 raalage
L*oisel lî tome le Tisage
Et treit à sei rcnfermeté;
Et s*il ne deit avoir santé
L*oiseI se tome d*antre part
Ja ne fera Ters lui regart.
n signifie sans error
Jésus Criz nostre sauveor
Qui onques neires peines n*ot
Eins fn tout blanc , si com li plot
Qui nous a guéris par 4a mort.
Le Bestiaire»
Calamau : Écrîtoire, étui à mettre
des plumes ; calamaria theca*
Calamat, Ckandelour: I^ fête di»
la Purification de la Sainte-Vierge;
de candela,
Calamën : Silence ; an figuré , scm-
litude. l
Calamistrer , halamistrer : Fri-
ser, mettre des cheveux en boucles*,
ajuster; calamistrare, '
Calamiteux : Misérable , malheu-
reux , infortuné ; calatmiosus.
Calancaoe , calnngi , calenge >
calonge f Contradiction , dispute ,
contestation , concurrence , opposi-
tion, empêchement; calumnia,
m
Mes dis maudis hf\ noux trahist
Par bel parler nous esbaliist,
Noos n*i savons mctre calonge
Par tant biaus dis nous Avaïst ,
N*est home en ses las ne ca'ist.
Miserere du Reclus de Moliem, strophe x 16.
Calanoage (aller en): Aller en
maraude , aller chasser ou dérober
sur les terres d^autrui.
Calanger , calenger , calen^cr ^
calongery calongier : Calomnier, ac-
cuser, disputer, blâmer, refuser,
contredire, demander, assigner, s*op-
poser, être en concurrence ; calujn-
niare. Ces mots n'ont jamais été em-
ployés dans la signification de louer ,
faire plaisir, ainsi que Tont dit Borel
fto4 CAL
et l*antenr du Glossaire da Roman
de la Rose.
Tous les pliu grans et let mlnenrt
PArtoîent à rlcbetse grant honeors»
Cliatciiot si Tapeloient m dame.
Et craiguoit comme riche famé ,
Tons te mettent en ton dangier ,
Et b veut cafccun calanger,
Boman de la Bote , parlant de la richesse.
Vassal , prins estes , point n*j a
Da destoumer , ne dû dépendre ,
^^^e Jay pas dangier de toi rendre ;
Quant plus Tolentiers te rendras ,
Tant pîostost à mercy vendras,
n est fol qui maine dangier
Ters celui qui doit calengier
Et quil convient à soploier.
Boman de la Base , le Dieu d'amour
parlant à Vamant,
Calah t : Sorte de bateau, chaland.
Calate : Jatte , Tase de bois ; ca-^
léUhus,
Calbobitk : Conrbé.
Calbostais : Petite caisse de bois
qui sert à serrer un marteau et des
dons, ou autres choses semblables.
Calcable , eaiquable : Difficile à
faire , à passer, suivant Borel ; il n'y
a pas réfiëdÉ, c'est le Latin calcahi-
lis , lieu où Ton peut marcher , il n*a
pas d'autre signification dans la Chro-
nique de Hainault , où en parlant des
rivières , l'auteur dit qu'elles étoient
guëables , et que l'on pouvoit les
traverser â nied ou à cheval.
Calcia : jDe la chaux ; catx,
Calciace : Droit pour l'entretien
<des chaussées ; cetlciatus,
Calçon : Caleçon, haut-de-chausse;
ealcis summum.
Calculbux : Qui est rempli de
pierres , graveleux ; calculosus.
Cauievx, Caldien, Caldtcu : Chal-
déen, habitant de la Chaldée.
Et Aran monisl devant Tliaré son pîere ,
en U terre de sa oaissanuce , en Ur citée des
Caldeux. BièL kisC, Genèse, cA. z i , 'vers, aS.
MortuusfUê est Aran antè Thare patrem
mtnm , in terra natmtatis sua in Ur Chal-
chroniiB»
CAL
Cale , ealctte , cole : Une calotte ,
un bonnet d'enfant et un ornement'
de tête ; de calantica ou de callus.
Caled : Dur ; callus,
Calel , calen y caleou : liampe
carrée et à queue.
CalîêndIou : Grosse bûche desti-
née à être brûlée la veille de Noël , et
qui étoit pour le peuple une occasion
de superstition.
Calenuos : La fête de Noël.
Calendbe , calandre : Oiseau ,
espèce d'alouette plus grosse que
l'alouette commune, et dont le chant,
beaucoup plus fort , diffère de celui
de l'alouette simple : cette espèce est
très-commune à Lyon. Barbazan dît
qu'il croit que la calandre n'est antre
chose que la cigale , à cause de ton
chant ; mais nous pensons qu'il se
trompe , parce que la cigale n'imite
pas les oiseaux, tandis qu'on apprend
à la calendre et même à l'alouette
simple , à les imiter.
Le rossignol adonc s*efforee
De chanter et de faire joie ;
Lors s'évertue et se rejoie ,
Le papegault et la calendre,
Bùman de la Base,
F.n nng lien aToit rossîgnaux ^
Et puis en Tautre papegaux »
Si avoît ailleurs grans flavelle^,.
DVstorneaux et de torterelles ,.
De chardoneaux et d^arondeUei,
D'aloetes et de lardelles.
De pinçons et d*autres o jsiUoDS »
Faisant d*arbres leurs pavillons ;
Calendres i eut amassées
Kn ung autre lieu qui lassées
rîe fussent de chanter envis.
Borna» de la Boseï
Incontinent que Tiscontin mourut ,
Son Aroc entra au corps d\ine calandre :
Puis de plelu vol vers le Roy s>n courut-,
Encor un coup son service reprendre ;
Et pour mieux faire à son maistre compren^Ere^
Que c*est lujHnesme, et qu*il est revenu,
Comme on Touit parler gros , et menu ,
Contrefaisant d'iiommes geste, et faconde»
Ores , quUl est calandre devenu ,
U contrefait tout les ojseaox du monde.
Marot-, Epigramme de Visconwtk.
CAL
Calenes : Nom qu*on donnoit ea
Ihrovence au 1 5 de décembre.
Caleiice : Débat , contestation ,
plainte au criminel, ^ojres Calân-
OAGE.
Cale!CG£ : Prisonnier , détenu.
Voyez CnALoîf GEAHT , Chalenoeo&«
Calevoéb : Prise de corps.
Cale NOS a, caiengier ^ cciloigner ,
thalenger, chalonger : Blâmer , cen-
surer , reprendre , quereller ; en Nor-
mandie, ce mot signifie barguigner;
calumniare. Voyez CALAHOBm.
Calbitoie , chalangCy chalonge :
Débat , contestation, querelle; en
Ims. lai. callengia, de calumnia.
CALEoass : Dissimulés , trom-
peurs.
Caler : Se taire, se cacher, se
modérer , s*appaiser ; en langued.
#r cala , se taire.
Calette : Sorte de bonnet.
Calevbes : Fourbe , trompeur ,
dissimulé , hypocrite.
Calez: Calais, \ille de France;
Calesium.
Calibistei : Parties naturelles de
la femme.
Calibuenb : Nom de Tépée du roi
ArtUS. f^OJ^^3ËSCALIBO&.
Caligineut : Ténébreux , obscur,
sombre ; caliginosus,
CALiGiirosiTi : Obscurité; de ca-^
ii'gO.
CalignaÎas ; Galant, amoureux;
àegallus, coq, dont on connoit la
courtoisie.
Caliyalt : Charivari.
CALLABaEM£5 : Connivcuce.
Calleicge : Demande formée en
justice.
Calliqubs : Espèce de sardines.
Calminer : Crépir, enduire.
Calobe : Vêtement long sans man-
ches , sorte de manteau qu*on met*
loit pir-dessas un habiu
CAL
Caloir : Importer ; colère.
2o5
Seignor , dist Catoiu , tenons nont , car
par famé perdrons ooos s'amour, Seignor,
distMarkes, que tous paot co/oÂr, s*U no
TOUS sert , je tous scnrirai mieux {{n*ll n%
feroit. Roman de Mark Coton,
Calomitieux : Triste , fâcheux , né-
buleux ; calumniosus,
Calor , ccUeur : Chaleur ; calon
Le frons et U pis li sentirent
Qui point d'alnine n*i troverent *
Mais qn^un pou de C€dor avoit ,
Entor le pis qui se movoit.
JKoman de Dohpatoi,
Calor , lisez c* alors : Que à leur*
Calos : Trognon de chou , de sa-
lade , branche dépouillée de ses me*
nos brins ; caulis,
Calounier : Valet de paysan, de
fermier.
Calour : Chaleur , feu ; calor»
Calphaoeur : Calfateur, celui qui
calfate un vaisseau.
Calquablb : Rivière, montagne,
lieu facile à passer. Voyez Calcable.
Calquas, carcas : Carquois; en
bas. lat. carcaisnum.
CiLs-QE : Quiconque.
Caltbb : Draperie.
Calu :Vue courte et basse, myope;
de cali^o,
Calu G : Louche.
Calumphib : Fraude , chicane , ca-
lomnie; calumnia.
Calumpnier : Querc^ller, dbpu-
ter; calumniare •
Se cil qui mi»t le serement sur l'autre , ne
l*en quitte et Tne Jnrra pas de calumpnier .
l'en ne li doit pas doner aucion ; car birn si
gart cil qui choisi à aroir le serement qui
n*aur4 pas avant de calumpnia , qift fist sem-
blant que cil It Tosist pardonner.
Mss, de la BibL ïmp, n'^ 8407.
Calvaguettb : Service militaire
à cheval.
CALViiffSR , calvanisr ; Valet qui
'2<i6 C A M
sert à enlever les gerbes de bled du
champ pour les entasser dans la
grange, ou pour les mettre en meule.
Calvaudine , cahairiene .•■Perru-
que et tête chauve ; de calvus et cal"
variusy montagne sèche et aride.
CiLYBSGS , calvicCf calvitie : Qua-
lité d'être chauve ; calvities.
Camahev , tamahier : Camaîèu ;
en bas. lat. camahotus.
Camail , capmail > 'ventaiUe : Ha-
billement de tète, visière d'un cas-
que ; en bas. lat. ciuncdlûs y de capuU
£ gardau qu*il capmail faîtz bMar per me-
«ira.
. Que votre eamaîl ne soit al trop large , ni
trop serré, et qa*îlkOtt lacé bien juste.
Poésies prov. Mss, d'Urfé, pièce 980 ,
foL 14c , coL a , K^p
Cambage : Brasserie , lieu où Ton
fait la bière; droit qui se lève sur la
bière ; en bas. lat. cambagium,
Cambe : Brasserie.
Cambgevr , camhiador : Chan-
geur , agent de change , banquier.
Cambi , cambis: Change , échange ;
cambium.
Cambiador , catnbiaire : Banquier,
chargeur, troqueur; et au figuré,
volage , inconstant.
Cambi ER : Brasseur de bière, f^oy.
Cambage.
Li sages arer qni la tour denst garder y
ala estaut entré ens, il trouva les deux pis,
et «'.iperçut quW avoit osté du trésor. 11
Tint en sa maison, ai prist une caudicre à
cambier, grande , parfunde et lée , si le mist
en terre desuus le pertuis , puis fist quérir de
la plus fort glus et de la poix.
AoNum des sept Sages de Rome.
Camiouler, cabosser y cabouler,
chabocer : Laisser tomber la vaisselle
d'argent ou d'ctain , la bossuer, et se
donner réciproquement des coups
Sur la tête, lorsque l'on se bat à
coups de poing.
C AMBAE : Chambre ; caméra, parce
C A M
que les plafonds étoient voûtés ; en
Prov. cambro.
En celé cambre un lit avoit
Qui de paile aomés estoit ;
Moult par ert boins et ciers li pailea.
Rom. de Flore et de Blanche Flore, foL 248.
Caicbaelage , cambrelaige, Yoy.
Chambellagx.
Cambrer : Voûter y courber \ ca>'
merare.
Camb&esiite : Mousseline de Cam.<-
brai ; camercacensis»
Cambrette 5 kanbréte : Petite
chambre.
Cahbhieh : Chambrier, camërier ,
maltre-d'hôtel ; officier claustral d'ab-
baye ; camerarius.
Cambrt : Voûte; caméra.
Cameill : Sorte d'armure de tête.
Voyez Camail.
Camel , camcau , cameou : Cha-
meau ; camelus ; du Grec kametos ;
eu ]tal. carnelo.
Camelin , cameUne , camelline :
Espèce d'étoffe de couleur brune;
camelina. Ce mot avoit encore une
autre acception suivant ce pastoge
cité par Borel :
Il faut dcnx saussiers foumissans toute ver-
dure , pour faire sausste et cameline.
Estât des Officiers du Roy,
Cahie , camione y camions y ca-
mise : Chemise; brouette de vinai-
grier , boite , coffre ; camisium, et ca-
miUurn ; en Basque Camisa , à Ca-
hors , Camio; en Prov. camias , ca-
mizo^ camisolo. Voyez Chainse.
Caminaue : Chambre à cheminée.
Camih E : Toile claire et fine qui se
fabriquoit en Turquie,
Cahitïolr : Se/i lier, passage étroit.
Camisade : Attaque qu'on faisoit
par surprise à la pointe du jour ou
pendant la nuit
C A M
^ Camise : Chemise et sorte d'habil*
lement.
Camoca» : Étoffe fine faite de ])oil
de chameaa ou de chèvre sauvage ;
en bas. lat. camoca y camucum.
Si oui ceulx qui de camelos
SoDt vestus et de camocas.
Qui dîent qa*ilz font ad^ucu.
Mais pourUat n« le sont Uz mye.
PatheKn,
CAMoisié : Couvert de plaies.
Camoisiee, camoisseir, catïioisser :
Préparer une peau comme celle d*un
chamob.
Camosé : Ciselé.
Campa NE : Cloché ; carnpana ,
ainsi nommée , parce qu'elle fut in-
ventée en Campanie; d*oii campa-
mer, clocher.
Cam PAïf ELLE , kampanette : Son-
nette , petite cloche ; campiineUa ,
campanula» Voyez Campeitele.
Campaniee, campanié : Sonneur
de cloches, carrillonneur ; campana-
rias ; en Langued. campaniëraz,
Campaeot : Potiron.
Campaet : Droit de champart.
Campas : Terrein en friche , lande ,
pelouse ; campus.
Cam PAU : Le dessus de Técaille
d'une tortue.
Campelet : Petit champ ; cam^-
pellus.
C AM P£if AET : Clocher; de campana,
Camp£?c£Le , campancUe : Cloche;
tiampana,
Ll Crestifn s^en aperçurent; si firent metrc
rois de fort (il au travont du flim , et y aroU
campeneUs et barclie» eittablies , que ti tu&t
coiiuue le» campeneles souooivnt , il aluieut là
et ocioi«*ut ou prenoieut ccaus et ce que ii
portoient.
Continuât, de GttilL de Tjrr,fQl 38?.
Campestee , campiestre : Terrain
inculte et agreste , lieu champêtre.
Cam PI É : Messier , garde d'un
champ \ campcu\
C A N ÎI07
Campicee : Camper, tenir la cam-
pag^ne.
Campis. Voyez Champi.
Camuré , cainurié, camurus .*Très-
voùté, cambré, fait en arc; ciuneratus,
Can : Un chien ; canis.
Can : Un champ ; de campus.
Can ABASsiÉE , canabasseur, cam"
iMzilf.* Tisserand, marchand de toiles;
de cannabinus; en anc. Prov. can^
diaire.
Canabe , hanabe : Chanvre ; can-
nabum ; en bas. Lat. camiba ; en Ital.
canapa ; en Prov. canabou ; en bas^
Bret. canab,
Canabieee : Chenericre, lieu rem-
pli de roseaux; cannabeturn; en Prov.
ccuuibiëirou ; en bas. lat. canabaria ;
en baè Bret. canabec,
Cananeux, Cemanesfus : Chana-
néens , habitans de la terre de Cha-
naan.
Et cogne il venlisent en celé terre , Abram
•Vn Taist la terre tant que al noble raal : Cd-
naneux adecertek furent en la terre.
BibL hist. Genèse , ch, xa, 'vers. 5,6.
CUm^ue ntenissent in eam , pertransivii
Abram terram usque ad locum Sichem, usçue
ad convaf/em iUustrein : Ciiauauasus auuifi
tune eràt in terra.
Canaoulo : Long gâteau , dans le-
quel on ne mettoit point d'œufs , et
qu'on mangeoit en curéme.
Canaein : L'oiseau appelé serin ,
ainsi nommé parce qu'il est origi-
naire des lies Canaries; canaricnsis
passer.
Canastel : Panier , corbeille ; crt-
nistrum ,* du Grec kanistron ; en bas.
lat. canastellus ; en Prov. canastelo ;
en Ëspag. canasta ; en IXaX.canestor;
en bas Bret. canastetly buffet , vase ,
Taissellc.
Canaveea : Roseau; en Prov.
mod. eanaèero.
Canax : Canaux , ruisseaux ; eu*
THiieS.
y^
do8 CvA.N
Canbassbr : Examiner avec soin.
Cancan : Plainte , bruit , lumulte;
faire un grand bruit de quelque
chose ; de quamquam,
Caicckler , canceUer : Annuler
un «crit , le barrer par des traits de
plume; cance/lare, du grec »iy«^'{v.
Cancellation , cancelare : L'ac-
tion d*annuier des écritures , lignes
qu'on tire sur un acte pour l'an-
nuler.
C AN CEE : Boiteux , boiteuse.
Canchrl , cancel, chanceau : Clô-
ture , enceinte de murs , balus-
trade , treillis ; cancelU; en bas Bret.
caeL
Canchelre : Balancer, chanceler.
Cancres , canchies : Avant que ;
formé de ainchois»
Cancionaiec, canchionaire : Li-
vre de cantiques ou de chansons ;
canticorum , cantilenarum liber,
Cancoile , cancoire : Vu han-
neton.
Cançon , cancÂon : Chanson , can-
tique ; de canUcum , et non pas de
cantus sonus.
Konquet eaneon ne fis jour de ma Tie ,
6e «ire amors ne m*enteigna avant.
Gaste Braies.
Canconade : Pelite chanson, chan-
fonnette.
CANçoNAiEK : Compositeur de
chansons, chanteur.
Candé, condéy cognac : Confluent,
embouchure de rivière ; condate.
Canuelaike, candelier, chande^
labre : Candélabre , chandelier ; can-
delabrum; en Prov. candeiié,
Candelx , candaile : Chandelle ;
candela,
Candeleuse. Foyez Calamat.
C AN DELIEE , condcleur : La fête
de la Chandeleur.
Cakx : Ordre , mesure » règle t mo-
C AN
dèle , rôle d'impositions , regbtft f
tarif, bâton à marcher; c€Mon»
£s tens li rois TîrrI « li pères de mon anrc
avoic faite la demaodise del cane en Sicile air
ja repairoit en Lonbardie.
Dial. de S, Grégoire, AV. 4, eh. 3o.
T%eodonci régis temporîhus, paier toeeri
met in Sicilia exactionern canonii egorat, o^
çue jam ad luUiam redibat.
Cane (la sainte): Les saints canons.
Canebassiee , canesfossier : Mar-*
chand de toiles. Voyez CANABAsnxm*
Canéghies : Avant.
CàNEL : Tuyau de roseau, trame ;
canna , casnus; canal , lit de rivièrey
canalis,
Canélie , canet : Une cannaie »
lieu planté de roseaux ; canetum ,
casnus; en bas. lat. canecium.
Caner : Foirer comme les canes ,
faire ses besoins , se décharger le
ventre; de cacare.
Canes : Blancheur des chevenXy
cheveux blancs.
Après parla li secons sages , cil ne fu trc^
grans , ne trop petix , atn:» fu de riche forme
et de bonne taille , si furent ses cevex meDea
de canes , si que U blans pasaoient li noir.
Roman des sept Sages de Rome,
C AN este AU , canesùauy caniestau :
Echaudé , sorte de légère pâtisserie ;
corbeille , panier; canistellus , de ca^
rdstrum,
Canet , caneton , canette : Jeune
canard ; d'anas ; eu Prov. caneio.
Canetee : Se dandiner en mar-
chant , marcher comme les canards.
Caneviéee : Chenevière , lieu
rempli de roseaux.
Ca.neynes. Foyez Cani^lix.
Cangeoue : Changeur , banquier.
Cancier , canger : Chan^^er , faire
échange , transformer ; cambUtre.
Cani , canU : Lieu où Ton élève et
nourrit les chiens de chasse.
Canibote : Chenevotte > le tuyau
du chanvre.
C A N
CtKiB : Ancien vilement , espèce'
de robe. Ou disoit toucanie , lou-
^MtmiUe , toaquenie , stfuenie , turca-
mie, et tunjueme , pour yétement à
netlre sons ou sur la tanie.
CiilissA , canitio , caitissou : Lam-
Wls , garniture en roseaux ; claie
pour 1m ver»-à-soie ; canaeut i en
£ip. cam'io.
CsHlSTKE , canestreux : Corbeille ,
panier, manne; canistrum.
Et II ncilrc dci pfilann Tîit ipH II ugr-
■CBl «ponDt le Boingc n diit : rt \to \i un
lanal » U poiriac cl \tt dihiui de cco
aiU.JlUt.G*^lhe,clulp.^a,■».t6.
CinivATC. f^Ojrei CàNlBiSSIEK.
CaNitkl , canivet : Pelît canîf,
jwtit couteau.
CtaiviLLE : Chemise.
Ci,nniviiix : Gros paves.
CsNO : Mesure qui l'^toit plus lon-
fne que l'aune de Paris ; canon. On
a'en est servi loug-temp» en Pro-
Cmoovm , canone , chanone: Cha-
n<Hnc ; canomcus , du Grec canon f
CD anc. Prov. canoniyke,
CiRoi : Grand panier d'osier ; ea-
CiHotsiB, camMjt^ .■ Cliapitre de P*""
CAiioi.it : Trachée- a rtère , canal de
la respiration ; canalit,
CinoLE :L'oi du coude, le radius;
canne , roseau ; canalis.
Cahok ; Loyer, cens, redevance;
et flAte , chalnraeait.
Caboncé : Le revenu d'un canO'
nicat.
CAHOMiKaB : Embrasure pour pla-
«er une piic« d4 caatin.
C AN sog
CaMot, canote : Canard, canejuRa/.
Cir l'inia EoIUa M Itoaitt tante.
Le pDiirccI mtiaible et b tnt!e , \
Quini jikii K wiUc et plni >'eiibii«,
TiDt U pluiil plu ri liel U boé,
£0 fiepi CI CD bunrblrr habile.
Qui» mille, qoiw délite,
Kd l'ordebot de luiarF,
(Jiii »ii cu« i |.lDTige et H cnr*)
Bien (Il lembL-ble ■ la canou,
Qai tout jour bimrbe et baurbote.
Gautier Je Coiaii , Ur. 1 , cA. 33.
CsHnuaOA : Etre reçu ou admis i
la dignité de chanoine ; ainour^n.
Canouroo : Église de chanoines ,
ou consiruiie par eux.
Cadq, ckonque : Le nombre cinq ;
Cakbiou ; Champ arrosé par des
ruisseaux ( campus im'gaui.
Cass: Chiens, piur. decan; ca-
nes; champ , campagne ; campus,
Li cuntrér fu brie (I riche ri pleotiniM
yWe-Uordoiùm, Ma.fiÀ.ii.
Carsalaiie , carnsalade : Chair de
porc , viande salée ; de camariuin et
sal; en anc. Langued, cantalado ; en
Langued, mod. c'est un nom propre
de lieu qui répond à rampas satinas.
Caht : Combien, çuonniwt; quand,
lorsque, quandà.
Dookei eau li sllm periiteni , « •« rt-
MoralesdeS. t>igoin ,/ol. U, F'.
Liv. Je Jnh.
Cant '. Chant, action de chanter ;
F.l >i nom racnale li hriloire que Ampliron
qni C>l I* cilé d'Alhi
BÏr Inpierrri n \r iiiiiripD » u noaceur oe
un cani , G^rmt-i-dire , pir tri boiae» parolekr
Bruntttalatini, Trtior, liv. 3.
Cahtabrukb : Flacon plein de vin
que les paysans du midi emportent
lorsqu'ils vont au travail ;
aïo C A N
rus , dn Grec kantharos ; en bas. lat.
€antabrum,
Cantae : Absoute, service pour
les morts ; de cantarc,
CàiTTABKL , cantarelo ; Chanteur,
chanteuse ; cantator y cantatrix, C^é-
toit aussi le nom de la première corde
du violon , autrement appelée chan-
terelle.
Cautatours : Révoltés , brigands.
Voyez Brabançons.
Cantkcin : Incontinent , tout
Aussitôt, sans retard, à l'instant.
Cantée : Sorte de mesure.
Cantel : Quartier, morceau, por-
tion de quelque chose.
Ganter : Chanter \ cantare.
Un des EDglès qui ot tcus
Tos les Normans rcs et tondus,
Cuida que tôt proToire feusMOt
Et que messes conter peussent.
Roman du Rou,foL a3a.
Cantbrme : Sorte de sortilège , de
maléfice.
Canti , cantié , cantjré : Cantonné,
qui est dans un lieu à Tabri de toute
insulte.
Cantoin , qnanton : Canton , coin,
angle d*une maison , ou d*une rue ;
de quantum ; en Prov. cantou.
Cantonniers : Femme prostituée,
débauchée qui arrête les passa ns au
coin des rues.
Cantorbie , Cantorbille : Cantor-
bery , ville d'Angleterre, capitale du
comté de Kent ; Cantuaria.
Hues de Cambrai conte et dist ,
Qni de ceste œvre rime fiiit
Qu*en reTe«cliié de CatitorbUle ,
Ot un Englès à une ville ,
lUchet liom estoit à grant force.
Fabliau de la MtUe honte. ^
Cantorie : École de chant , lieu
•à Ton chante ; de cantor,
Cantu ARix , chantrerie : Bénéfice
it chantre.
CAP
Cand , chanu , chenu : Qui a le»
cheveux blancs ; canus ; en bas Brel.
can. Dans le Lyonnois, on appelle
canu , canut les ouvriers en soie , à
cause des petits fuseaux qu*ils em-
ploient , et qui se nomment cannetes»
Canvre : Prononciation picarde
pour chanvre.
Caoursin : Le pays de Cahors.
Caoitssamenta : Chaussure ; cal^
ceamentum,
Caoussicauo : Foulé aux pieds ;
calcatus,
Caoussigar : Fouler aux pieds ; et
parlant des animaux , ruer , regim-
ber ; calcare.
Caouzar : Persécuter. Voyez Ca-
CHIER.
Caouzar : Chausser, mettre des
bas, des souliers, des bottes ; calceare.
Caouzas : Souliers , chausses ; àm
calceus.
Cap : Tête , sommet , faite , com-
mencement , bout , extrémité ; ceiput*
Capagk : Capitation , tribut im-
posé par tête ; en bas. lat. capagium ,
de capitatio ; en anc. Prov. capdjhe.
Capank : Maisonnette, cabane; en
bas. lat. capana. Voyez Caban.
Capas , copas : Grosse tête, bonne
télé ; de caput : il est opposé à ca-
pet. Voyez ce mot,
Capatrou : Sorte de chaperon.
Capdal , capdau : Chef , seigneur,
nom de dignité ; de caput,
Capdalat : Titre sous lequel oa
possède un bien , une terre.
Capdet : Cadet, puiné, cftdet de
famille, jeune gentilhomme, par op-
position à cap^ostal, Tainé , le chef
de la maison.
Cap-d*hohi : État et condition des
personnes.
Cap-dueil , cap'deulh : La prin-
cipale maison d*un domaine , d^un
fief , tour seigneuriale » qpi appar-
CAP
tùnt k l'aloé pur précipot ; de capi-
taHum , en bas. lat. capdoliutn.
CirE : Gros manteau; decapeiia,
parce que l'étofTe étoit de poil de
cbévrc, fo/M CiBiH et Cbipb.
Ctre ; Conduit d'ean , canal.
CAPmcKua : Voleur, recors , aide
de sergent ; de capeisere.
CirEL, oBpcùu , cappel , chapel:
Chapeau; capidulum ; enb. Br. cabeU.
loIuaBct qui drelo pourcel
El m* dicict point <chI pour >eu
Jamait ne AieM uid pour tCfrl.
PoËPt lU fanlt.dîiw u&g beau ojsel ,
MftU TOdi dîrei mig bet ottau.
C'en bien diet no ptthi mortel ,
Cul Haï dicl Bn peclij morlfan.
Dictri lool briD cliippuu roDucaa
Saut dire bel capptl ronuel,
rabri, ArtdeRhélor. liy. :t,fal. SS , f".
Capelah, capclant : Pritre, clia-
pelain , abbé , enfin toute sorte d'ec-
clésiastiques séculiers ; capellanut.
CtPELiBiE .- Chapelle , bënénce
ciinple ; en bas. tal. capellania.
Capelet ; Chapelet; petit chapeau.
Càpelihb : Chapeau de forme
basse et de petit bord que portoient
les gens de basse condition , comme
-valets, paysans, messagers; chapeau
de fer à l'usage des soldais ; et lam-
brequin que les chevaliers portoient
sur leurs tétet : homme de capeiine,
homme hardi , résolu ; capelÙna ; en
ProT. capelino,
Capslieice : Espèce de casque, sr-
Capelle. T'o/ei Cipblehib.
CtPiLLBN , co/^e^n/i. ^. Capzlsk.
CspBLncBE : Chaperon; deco^^^.
Capbkok. Voyei. CatPBBON.
Câpbt , copet : Télu , opiniâtre ,
petite tète , petite cervelle ; de caput.
Capeteb : Vexer, tourmenter.
Camaolb , capieuf : Chapeau.
CAP - ail,
CiPiDK^, capidiet : Vaseï sacrés
pour les sacrifices ; ce^do et capis*
Capilaibb : Scapulaire.
CàvirLOBisTE : Qui blanchit les
cheveux , qui concerne les cheveux ;
capiUant.
Csptoi. : Chef, capitaine ; capitaUs,
CiPtscoL, capiscQn: Maitred'écolC)
doyen d'un chapitre, grand-chantre;
caput scholœ.
CiPiTicB, capiuùnage : Cens dA
au seigneur chaque année par ses
hommes de corps ; capitatio ; en bas.
lat. capitanagium.
CspiTiiK : Gouverneur , capi-
taine , commandant ; en bas. lat. ea-
pitaneus ; de caput.
CAPiTâLii ; Entrepreuear , fer-
mier; de capitaUs.
CAPiTKiu , capitau , capitel : Ca-
pital , bien-fonds , avoir ; couverdet
le haut , le faite ; capitaUs , dectyiut.
Capitei.e : Chapitre , iieuoùs'a»-
sembloicutleschanoinesellesmoines.
Capitol : Le point principal, cha-
pitre , aisemblt^ des principaux ha-
bitant d'une ville. Fojct Cap-dubil.
CAPtTOLiEK , capituleur, capitul-
lier: Capitoul , échevin.
Mettre son chapeau
CiPiTocL : Lieutenant de police,
ou consul de Toulouse; de capiM-
lum et capitutariui.
Capi.e , capieit : Combat à l'épée.
De dan i ol griDt Isnctîi
Et de lancei grnnt bontpis
F.l d'ïip^ei granl capieïs.
Koman du Brut,
~' CspLoiEE : Combattre , frapper
avec l'épée ; capulare. Voyez Caa*
Cappe : Chappe, chaperon , capu-
chon ; voAte ; capidum , eappaf au
bas. lat. eapidulitm.
319 CAP
CivrrxiitcE : Armore de tête , es-
pèce de casque.
CiPPiLAiBB : Scapnlaire , habit de
CirpiTi-K : Chapitre; de capttulum.
Cappitulieh. f'qrez CipiToLits.
CiraiFOLE : Le chèïre-feuîlle ; ca-
CiPiiiMiiT : Pouls ému comme
celui d'une chèvre , ou dont les pal-
-Mtions en imitent le saut y capri-
tatu paltus.
Clpsb : Boîte de forme ronde ;
cassette , coffre ; capta.
CiPiÉiLE, capsule : Etui, four-
Man, petite boite, petite cauette;
eapsala.
CiMiHE : Poignée de grains , an-
tant que la main en peut contenir,
iorte de mesure.
CïFsooL , capsou : Druit dû au
seigneur sur le prix de la vente des
biens qui relèvent de lui.
<:iPsoos : Sorte de rente , en ma*
liére de fief.
' CiPTjii., capital, captau , ehap-
tat , cliaplel , ckatal ; Capitaine ,
rhef ; le gouverneur des marches, des
limites , des fronticrei qui sont les
marf^es d'un Etat; captai de buU,
chef, capitaine, commaiidant dcshabi-
tans; capitalisi en anc. Prov . chataou,
captaou ; en Prov. mod. capouUé.
Vtrt It Captif de Bnt i'fo Ht «n ritour nit ,
r^ itnti I» BlrODt n Clif Tatiert gPDIil :
Ot ton iinW Capital,
Etei
«ll« lin
Dci TiHeii
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l'iulrc deuu
t Ui prit florii
Vie.
it Birtnmi du Gueiclm.
Captii
LIÏK.
, eaptalor
.' Frrmier
leur.
. débiteur
i captator.
CAR
CiPTÂTioN : Rose , artifice , rfr-
cherche, empressement , industrie,
application ; captatio.
CspTEin : La protection , la dé-
fense qu'un seigneur doit ■ ses va*-
saui , droit que les vassaux patent
au seigneur pour la protection qu'ils
en reçoivent ; en bas. lat. captemum.
CiPTRK : Captiver, prendre, re-
chercher , poursuivre ; captare.
Ca?tioiihek : Mettre en prison.
Caftivehik ; Esclavage , priaon ;
de capdvare et capUvitai$ en bas. Ut.
Capucions : Capnchon, habille-
ment de léte ; d'oii est venu le mot
capucin. Voyet Cappe.
CAQueniH : Cabale , conspiration.
Caquebabekc : Hareng en caque.
Caquesancue : Dys^euierîe. Voyet
Caqdeux , raquim ; Hommes qui
étoient regardés et traités comme
Juifs en Bretagne.
CAQnin ; Caque, petit tonneaa.
Cab : Chair, viande ; caroj et char)
chariot , charrette ; carrut.
Cab (au) : Au coin , à l'angle.
Caba : Mine, visage. Voy, Chkbb
et Cbiebe.
Caba : Cilice.
En cara i en rënfrèici hr pfnèdënM.
/n cilicio tt cintre agert paniltattam.
Cabafrach ; Brisi'-léte; ancien
nom des fourches patibulaires de Hf-
me» ; formé de cnra exfrango.
Cabaie , caraufle, caraux i Es-
pèce de soriilëge ; billet écrit en ca-
rnet ères raagi<(ues.
CiBAHEi. : Chalumeau, tn^an de
paille et instrument de musique ;ca-
lainus ; en bas. lat. calameltus.
Cabakemtbakt, careine-prenant ,
earetmcnCrant ', carmantran , ear~
mentran : Le carnaval ; le inardi-
giras} homme de poiUc qn'on pro-
C Aft
pienoit dam les rues le mercredi des
cendres; en ba*. lat. eartmentrmt-
luit , carmentranas : on dUoit aussi
earnivora , cariticapium , pour le
jnardi-gras , ti canuprivium , pour le
temps de carême.
Cakamot : Salico(|tte , crevette.
Cabatk : Caractère, air, mattièrei
tharaeieri du Grec x'^f'""-
ÛABAuaa : Ri'Jouisunce, plaisir.
CasAUDEB , karaudcr: Se réjouir,
■ amuser ; du Grec chairo.
Cakaudf.sse , caraulde : Sorcière,
qui a le visage défiguré j de cara,
«ÏMge ; eu Lang. carcto , un matcgue.
Cabbasks , earbaiiet : Voiles de
navire; âecarbata.
Cabbe ; Clianvre , lin ; carbasus.
Cabborcle, carboucle : Sorte de
mbîs, pierre précieuse ; carbuaculus.
CAaBonnACE( droit de) : Droit de
prendre ou faire dans une forêt le
charbon dont on a besoin; ctu^nana.
Cabbohréi : Charbonuée, mor-
ceau de chair grillée.
Cabbouh : Charbon; carbo.
Cabboiinbi. : Le bled niellé ; de
caràiUKutatio.
Cabcailleb : Imiter le cri dei cail-
les , appeau pour les cailles.
Cabcaibe : Ëperon.
CABCAXonssB : Machine de guerre.
Cakcah , careA/jM , charchant :
Collier ou chaîne de pierreries que
les femmes portoient sur la gorge ;
careannwn , carchesiux laqueus.
Cabcas , carcaize : Carquois ; en
bas. lat. earcaissum; en lui. car-
cauo ; en £sp. carear.
CA,Bci, carce : Une prison ; career,
CABCEI.I.IBB , carvcA'er .- Geôlier,
gardien d'une prison ; carcerarim.
CARr.uiBB , eareier : Chercher, de-
naader ; quterere. Foyez Cabcek.
IMUa Ju raoin Jfirv.
Cakciovk : Artichaut , chardon.
Cabdaigrz , cardée : Carde , c6tes
de plantes potagères ; cardaut ; en
Prov. cardo; en Lyonn. cardon.
Cabdino , cardonncreul : Char-
donneret, oiseau iCar^/ueZiV; en Lyon.
c/utdrilloni enpTo\. mod.cartlouniWo.
Cabuonal , cardonacl, cardonox,
chardtMal ; au plur. eartionaux :
Cardinal ; eardiitalis.
tnaocral l'ApoitolF miodâ bd uiat Iiom*
Fouk» qu'il preiclia«t dci crûi» pour t^no-*
torilé , et aprù i »Taîi un tïtn Canlonari
nuiilT» Picrroa de Cap» cn>»ii.
FUlfBardouin, Ma. foL i.
CinDOHZTTE ; Artichaut épineux,
dont la fleur sert à cailler le tait ;
carduui ; en Prov. cantous.
Cabr, carre : Visage, fi^re,phj-
aionoroie. ^ojez Chibii.
Cabée : Le charroi , la voiture,
charretée; en Prov. care , carèçh i
en bas. lat. carea.
Cakée : Droit de voilure que Je*
vassaux dévoient à leur seigneur \
eu bas. lat. eareum.
Cabel : Lampe portative à queue.
Carelle : Querelle, dispute, dis-
en ssion animée.
Caeesmehtbaht, caresmfprenant .*
Le mardi- gras, le premier diman-
chede carême. Fb/. Cabameutkaht.
Cabetoh, careàer : Charretier;
eu bas. lat. careltarius.
Cabfov : Heure de la retraite ,
qu'on annonçoit le sotr avec une
cloche ; le couvre- feu.
Cinoifa , cargier, carguer : Chato
ger ; cargare et caricare.
De 11 flotc qui fo li gnnt .
Et d< Il gtDt dont il al liai ,
ni M qa« deoi b^ prrilliri
N* Mi H fuml trap MfyHb.
Amuk 4u Bon .fit. a3i.
si4 CAR
Cascuk : Charge, fardeau ; en bai.
Ut. cargia ; et charge , imposition ,
redevance.
CiniACE : Grosse toile, serpiliêre ,
canevas et cbarrni. royei C^t.it..
CAEiiini ; Train de grand sei-
CïKiBÂRi: Charivari, tiolamarre,
tapage , grand tumulte.
CnKiF.H , caroier : Voilnrier , char-
relie
duire, charrier j ce mot s'
de carder.
El Do>lr« Sire drmiutra bici
■idicr ■ U noitrr gcnl , cxr oo
CAR
Caiwilenekt , carnelemenl :
Charnellement ; carnaUler.
CiRnALEn : Tuer du bétail pour
M consommation.
CARRr. , carme : Charme , arbre
cametz , car-
niaur- , earniar , carnot, quarniau ,
quarma,-r : Créneaui ; ouvertures
ménagées dans l'épaisseur des mars
pour tirer sur l'ennemi ; en bas. lat.
quarnellus.
Quiiiii II conu d« Japlic
u tri miâin
it bien
rllle-Hardouin, Mu./o/. ÎS.
CtKion : Le diiîéiue de la dixme
qu'on donnoit à celui (]ui la eondui-
soit à la grange du décimateur.
Cahitatif , can'tatii-e : Charitable,
en bas. lai. caritaHcrius ; en anc.
Prov. caritadié , caritadout.
CmiTé : Le vin du marché.
Cabiteii , carité : Charité , con-
frérie ; chantas.
Uaii partial kc eariieU ni [dinicii d« la
loi, il gardai lol« la loi en l'amur de D.u et
del prormr. S. Grégoire, iiy. 3 , fil. iH-
Caklih , car// .- Petite monnoie
qui étoit en usage dans la Navarre
et le Bigorre.
CtKME : Versification , poème ;
Carmen; en bas Bret. carm , garni ;
muni Carme, le mont Carmel , motis
Carmrluf.
Carmàcié ; Cruel , brutal.
CAEnAL, cam .- Chair, viande;
temps où il est permis de manger de
la viande ; caro et carnalis.
Cabnàlage ; Le charnage ou la
' dixme des agneaux; tribut que les
bouchers |>ayoient en viande au sei-
gneur de ta terre sur laquelle ils de-
ineuroieat ; carnaiis et caro; «Lprov.
on panoDCel. Joinrilh , Hiit. À S. Loaû.
Caehieb : Boucher, charcatier,
celui qui, en général , vend de la
chair ; camarms.
CiRHiKBE : Porte , ouverture,
chambre , charnière.
Q.ia>» ellr est oÏDte el bieo p^ert.
U riclici talrt tau. refui.
floHwn A Chnriri, llropht n.
CÀEKirrs: Inqriiélude, souci, tour-
Cabiii<]L'et : Gaieté, humeur jo-
viale, plaisanterie, goguenarderie,
badinage, raillerie.
Cabror : Ancienne armedes Ftan-
Caeoier ; Danser, se divertir.
Cahoic;<e , carongiw ; Charogne ,
cadavre; de caro et de rodens.
Car i'oi bicD dire à Ions uni giott.
d'ordure eudo.e ,
Qu'il a'
I. 6, Cl
Le DapiitmeM du Carpi.,
CiKoia , earouge : Place, prome-
nade prêt d'un TÎUaje.
CAR
Caaolb , corolle :l}SLn$e , concert ,
assemblée , divertissement ^ de cho-
rea , chorus.
Caaoler , caroier^ caroUer :■ Dan-
ser , se divertir , mener une vie
joy.euse , faire de la musique ; choros
ducere , agere,
Cabolleur : Homme de plaisir,
qui aime et ne pense qu'à se divertir.
CAaoLus , karolus : Monnoie fabri-
quée sous Charles viii, marquée d*un
X j et qui valoit dix deniers, ou deux
blancs. Voici ce que Nicole Gilles en
dit dans la vie de ce Roi :
Et ft*ea alla le^t roi Charles visiter ton paya
A» Picardie où il fut hoDourablemeut reçn,
«t fit faire monnoje d'argent nouvelle , de dix
deniers la pièce , qu*on appelle Aaroltu,
Il y avoit aussi en Angleterre une
monnoie de ce nom , laquelle étoit
d*or , et valoit 1 3 liv. 1 5 sols.
Caeox : De la brique.
Caeotte (retourner) : Changer de
parti ; en bas. lat. caravisa,
Caeousse : Débauche à boire.
Caeousser : Boire abondamment.
Caepant : Hachis de carpe.
Caepentemeitt : Charpente , bois
assemblé pour la construction d'un
édifice.
Caepentiee : Charpentier , me-
nuisier.
Hé , fromont Sire , li engignieres ditt ,
Avès me tous le» carpentiers jiorquis ,
Tous ceaus qui sunt on ccl rostre pais;
Y tu ai mesticr, faites le» moi venir.
Romande Garin,foL ii6.
Caepentiers (rouges) : Le feu.
Caepee : Viande ou poisson mis
en hachis \ carpeia,
Carper : Pincer , comprimer.
Carpiere : Réservoir de carpes et
d'autres poissons ; de carpe, qui^ient
de cjrpronus ou de carpio,
Carpite : Tapis, sorte de drap.
Car POT , carpoute, quarpot : Im-
pét sur le vin) Jus carpendî par-
CAR âi5
tem ; part de vendange du proprié-
taire d'une vigne , qui en partage les
fruits avec son vigneron.
Çarquais : Carquois , sorte d'ar-
mure.
Carque : Charge , poids ; en bas.
lat. cargia,
Carrairol, carrairou : Chemin,
sentier; en bas. lat. et en antf.Prov.
carreria.
Car RAQUE , caravelle : Barque, na-
celle , bâtiment de mer ; caravclla ;
en b. lat. carraca; enBasq. carahella.
Carre : Haut de la forme d'un
chapeau ; quadrans.
Carre ,ca/re, carré : Char, cha-
riot ; carrus ; en bas. lat. carerium ;
en bas Bret. carr.
Carreau : Sorte de mesure à-peu-
près de la longueur de L'aune ; outil
de tonnelier ; tarrière.
Carrect : Impôt , droit de trans-
port ; de carrucarius; en b. 1. carrecta.
Carre-feu, cerre-feu l Couvre-
feu.
CARREiciroH : Cachet ; armes >
sceau , empreinte.
Carr EL, carreau , carriau , car*
riax , garât ^ garât y garreau , garret y
quarrel , quarriau , quarriax : Flèche
dont le fer a la pointe triangulaire ,
gros trait d'arbalète ; en basse lat.
qnareUm: y quadrillas, carrellus ; exk.
anc. Prov, cairel.
Quiconque s est archiers à Paris, il pntt
faire ars , quarrimix et fleiches de tel fust
corne i li plait , ou de cor » ou de plnseur piè»
ces , ou d'une , et puet empencr lok quarriaus
de tex pannes corne il voudra , soit de gellnea^
ou d^autres.
EstablUsement des Mcstiers de P€tris,
Carrel : Place publique.
Carreler : Garnir, fournir, meu»
bler , munir , assortir.
Carretage : Droit sur les cha-
riots ;^en bas. lat. carrecta.
Carretk : Vilebrequin , vrille ^
âi6 CAR
tarière : en Picardie , on dit carrcUe
pour voiture ou charrette ; en bas.
lat. carrela y carrecta.
Cahivik : Catafalque, cénotaphe,
décoration funèbre, sarcophage.
Carroi , cariere , carrière y carroy:
Rue , place publique, chemin , route
où passent les chariots ; carreria;
en Prov. carièiro,
Careolea : Sauter, danser. Voyez
Caroler.
Carron : Charron, artisan qui fait
les trains de charrettes et de chariots ;
carrorum fabcry carrucarius,
Carros : Chariot qui portoit le
principal étendard de Tarmée.
Carroueil , cû/Toi/^e: Carrefour.
Car ROUSSE , carrous : Intempé-
rance , débauche \ manière de boire
à Tallemande.
Carroy : Rue, place; carretum,
Carruble : A proportion, au marc
la livre.
Cartable : Porte-feuille et sac de
cuir dans lequel les écoliers mettent
leurs livres ; cartoholus.
Cartal, cartairou, cartel: Mesure
de V in qui répondoit à la pinte d*au-
jourd*hui.
Cartarenche : Mesure de grains
qui équivaut à la quarte.
Cartas : Flèche, javelot.
Cartel : Mesure de bled qui
change de capacité suivant les lieux
où Ton s*en sert. Dans une partie de
la Cham}>agne , le quartel est la qua-
trième partie du septier ; en bas. lat.
carteUus,
Carte Li^E : Quatrième partie
d*un arpent.
Carte RI ER , cartier : Geôlier, et
infirme , qui ne peut sortir , qui est
enfermé ; carcerarlus,
Cartipfl : Cartel, ou étiquette
qu'on attache sur un sac des pièces
«l'un procè»^ carta tXpellis,
CAS
Ciaxoir : Charretier.
C A ETRE : Prison j carcer,
Ke est ce duokeA ke de Perron TApottele
escrit quaut il par l'angele, fut forsraeneis
de la cartre ? ke il a 6oi retornei» dist : or
sai-ge voirement ke li Sires a enroiet son An-
gele , si moi délivrât de la main d*Erode , et
de tote Tatcnte del pople des Juis.
S, Cirégoire , Uv, a , ch. 3.
Quid ergo quod de Apostoho Petro scripOun
est, dùm de carcere ah angelo educUufmss€t ?
Quid ad se reversus dijcit : nunc scio nterè ,
quia misit Dominus Angelum suum, et eripuii
me de manu Herodis, et de omni expectat»m0
plebis Judeeorum.
Cartrier : Prisonnier et geôlier;
C€ircerarius,
Li cartriers s'en r*ala à la cartre, ê'uanxm
MonKoigiiorTIiicbaah vestu de cliaTÎaiu H dm
barbe , ma^re et descarné. Quant la Dame le
vit , si li demanda dont il estoit , et qaesnoaie.
Roman du Cuens de Pontkieit,
Cartulaires : Papiers terriers cjes
églises, espèces d'archives où sont
conserves dans des registres les
Chartres et 1rs autres écrits impor-
tans ; de chartularium,
Caruage : Droit dû au seigneur
par ceux qui ont des rharrues.
C^ARL'E : Charrue , instrument de
laboureur ; carruca,
Caruk, carnée: Ter rein qu'une
charrue peut labourer en un an.
Caru enter , carx^etUer : Traiter
rudement , accabler quelqu*un de
travail , de peines et de fatigues.
Cary : Cri des Boulenois pour exci-
ter à courir sur les percepteurs que
le peuple regardoit comme des gens
injustes.
Cas : Chat , animal domestique qui
est ennemi des rats et des souris ; en
bas. lat. catux, cattus ; en basBret.
caty caz; en liai, gatto.
Cas : Brisé, rompu > cassé; de
quassare.
Cas AL , casait, cascau : Hameau ,
CAS
>îU«ge ; ferme , métairie ; maison ,
liftbitation , place vague où l'on peut
bàtïr tue iDBÎton on faire un jardin ;
Caial , etualitr : De nuùion , qui
garde la naison ; ctuarius.
C*t4Ls ; Serf, homoie qnidi^pend ,
qnî est attaché à une métairie.
Caialbl : Petit bassin , espèce de
petit plat.
Caiimibh : Honune qui reste toa-
jonn à la maison , qui eat paresseux
pour wrrir ; de etua.
Casiqdb : Uoqueton d'armes ,
saie , habit de toldat.
CasiQriN : Camisole, petite casa-
que à l'usage des femmes; àtcota-
quus , selon Borel ; et de sagum , ta-
gulum , suivant Monel.
C«tc«vEi., cascaveou : Grelot,
sounette , hochet d'enfant.
Cascun , cmeunt ; Chacun , celui-
ci , celui-là ; quisquc anus.
TiBl on *lil Cl laol ont priié.
Et ;ui ODI au Due coniillié,
Q« eatcani te miil ta IVtgiit
Dta Biroiu dt eatcane part.
Jlomat lui Kou,/oJ. i38, y.
CiSE : Maison , habitation de paj-
sau; cause, droit ; casa , causa,
Cis^iroBME ; Lieu où l'on affine
1» fromages; casearia.
Casbhbiit : Terre, chitean tenu
en Gef sont certaines conditions ;
maison , demeure , habitation ; de
CtSEKica : Habitant, domicilié:
CAS ai7
plication dans la citation qui suit :
iroft cl le benre , le fraouigc cl luttH tiUct
TilaJl».
CiSNiBD : Flatteur, adulateur.
Voyez CïGHiHD et CicniauiEa.
CAsnAanEft : Aduler, id»litrer.
CisquE , easqurt : Arme défensire
qui couvroit la lëte et le col du ca-
valier ; eassida , cassii,
Cassadk : Conte, mensonge, flat-
terie ; de castes , filets , rets.
CissAÏnE : Chasseur. Koy. Ckcioa.
et CiCHiea.
CàssAL : Place vague. Voy. Cistu
CkMU>it.\. Voyez CisF.NiBa.
CissE : Poêlon, casserole, chau'
dière ; en bas. lat. cassa , de cctpsa ,
Cisse ; Coffre de lioii , cassette ;
châsse, reliquaire; capsa.
CssaaET : Panier ou corbeille
d'osier, en quoi on met le lait caillé
pour faire le fromage ; de easeus.
Cki\i , casier, chasicr : Laiterie ,
lien où l'on fait le fromage , garde-
manger ; easearùt , eaieaU. Une des
•ent Monvelle* nous en donne l'ex-
Com de relique» pli'ine caste.
De cirit^ pliiui l'i |iarr>ii.
Rontan de ChariU , itrophe 7 1 .
Cassk : Chfne, la noii de Galle;
n Prov. cassano , cnssartote.
CusBHAT : Jeune chêne.
Camenieb. ^q;'. Casbhiek.
Casse BON : Espèce de poisson da
Cassif, (mont) : Le mont-Cassin ;
Cassinus mons,
Caisine : Maison de campagne;
hermitage , lieu solitaire ; en bas. lat.
Cassoata ; Nom qu'on donre aux
cliéiies dans le comté d'Armagnac.
Foy. CuAOtNB.
CAssoL:T/;prcus,sujetà la lèpre.
CAMoa : Le quart d'un arpent de
terre } motte de terre.
9iS CAS
Câssot : Lépreux , de race sujette
à la lèpre.
Castacho : Marron , châtaigne ;
eùstanea.
Casteas , cassin , casteaz , castel :
Village , ville non murée , bourg ,
château ; castellum,
Quar li casteaz ki est dit cassins , il est
njs el leÎK d*un hait mont , li qu«ris , Toist à
Mvolr , mons par estandat saim , rer^it cVst
ymeiuœ castel , mais par trois mil pas soi dre-
zant en liait sa haltesce , tent aûi corne as
airs. DiaL de & Grégoire , /(V. a , ch. 8.
C^stmm namque, quoJCaiSimum dicitur^ in
excehi mtmtis latere sitmm est , quivide/icet
moms distenso sinu hoc idem ca&tnim recc'
pitfSedpertria millia in aitum se subrigens,
veiut ad aëra cacumen tendit,
Castée : Chasteté ; casUtas , k
Fabl. castitaie.
Castel AGE : Droit qu^un prison-
nier payoit en entrant ou en sortant
du château dans lequel il avoit été
renfermé ; de castellum,
Castelatt : Châtelain , comman-
dant d'un château ; castelîanus,
Castelegakde 9 castlegarde : Ser-
"Vice de guerre qu'un vassal devoit à
aon seigneur.
Casteleeie , cautelerie : Astuce ,
finesse , chicane ; en b. lat. castcUaria,
Castellan : Poignard; casteUanus.
Castelleeie : Châtellcnie , fief,
office de châtelain.
Casteou , casùas , castiax : Châ-
, teau , forteresse ; castellum,
Castice 9 castiche : Chaussée ^
digue ; en bas. lat. casttcia.
Castichexent : Edifice, action de
faire des édifices ; castida.
Castjchee : Edifier, bâtir; en bas.
lat. castichare^ castitiare,
Casticheue : An^hitecte, ouvrier
en bâtimens; castitiator.
Castiekesse : Celle qui corrige ,
qui châtie ; castigator,
C ASTI K ES : Correction , punition ,
^primande; cliangement.
CAS
Castiûa : Châtier , corriger; ciw-
tigare, "
Casticaxen : Châtiment ; castÈga^
tio. Voyez Castoiemekt.
Castijee : Se corriger, changer.
Castille : Querelle , différend ,
débat , contestation , discussion.
Castimargie : Gourmandise, excès
de boire.
Castine : Débat , querelle , sui-
vant Borel. Je n*ai vu ce mot autre
part, il l'aura lu pour asti ne , has-^
tine y qui ont effectivement cette si-
gnification. Forez KsiisiL,
Castis 9 nuùs : Chétif , malheu-
reux , détenu , prisonnier ; de cap^
tivus ; en Ital. cativo,
Los sers et les caitis Iionorr,
De ce les malvais sers licrite.
De quoi les nohles dci^erite ,
Los larrons et 1< s malfailors.
Donne les casfiax et les tors ,
Kt dist que oisucs sont desrie ,
Icil qui murs out descrvie.
Roman de DoIojkUos,
Castoie3ient , castoi , castoy^^
ment : Instruction, remontrance, re-
préhension, enseignement , précepte,
avis , conseil ; castigatio; en bas Bret.
casti,
Castoier , castoyer y chastier »
chastoyer : Instruire , remontrer ,
donner des préceptes , des avis ; se
corriger , changer de vie ; castigare.
Je ne say riens que fox amt maini
Qae chastier, il n'en a core.
Tant est fox de pcsme nature ,
Que plus li est doctrine sure
Que ne soit à Tenferm le pains.
Reclus de Moliens , fil. i ^ F^.
Caston : Chaton d'une bague, en-
droit où l'on enchâsse une pierre
dans un anneau.
CàSTRAMETATioif : L'art de bien
placer ou tracer un camp , de cam-
per ; castrametatio.
Castrat : Mouton , animal coupé ^
castraîus; en bas. lat. ceutor^
CAT
Casiteshk : Chouette, oiseau de
nuit. Voyez Chetece.
Câsu&e : Chasuble , habit sacerdo-
tal; casubla.
Ça* sus : Ici , en cet endroit.
. Cat : Chat , animal domestique ;
catus»
Catacan : Incontinent , tout de
suite , à rinstant.
Catadoupe , catadupe: Cataracte,
chute d*ean ; du Grec JB«r«^tfv«f .
Catal : Meubles. Voyez Catels
et Crasteis.
Catapelte : Sorte d'instrument
de supplice ; espèce de presse faite
en planches, entre lesquelles on met-
toit le patient ; catapelta.
Catapulte : Machine de guerre ,
qui servoità lancer plusieurs grosses
arbalètes ensemble ; catapulta ; du
Grec ttMTMwixjtiç,
Cat AS : Dissimulé, fourbe. V, Cat.
Catate , cateie , cateye : Espèce
de javelot et 60 machine propre à
jeter des pierres; cateia.
Cateau. Voyez Caste as.
Catel : Lampe à queue ; ustensiles
de paysans , effets mobiliers de toute
nature.
Catellier : Harceler, attaquer.
Catels • cateux , caticr , catix
(biens) : Biens réputés tantôt meu-
bles , tantôt immeubles , tels que les
bleds qui sont meubles après la mi-
mai , et immeubles auparavant, com-
me n'étant pas encore séparés du
fonds ; en bas. la t. catallum,
Catèn E , cateine : Lien , chaîne ,
attache ; catena,
Catepok : Homme chargé en chef
de quelque opération.
Caterve : Brigade , compagnie
de soldats. ^
Caterves : Bandes de soldats, et
non pas , comme le dit Borel , nom
de légions gaoloîies; caîervœ^
CAT 219
• Cateitx : Fin , adroit , rusé. Voyez
Catels. ^
Catrelihe : Nom propiT, celui
du Romain («atilina , fameux par sa
conspiration contre César.
Kl se Toiu Toolez savoir des faits cl« G»-
theline et de sa conspiration et coujuratiout
lisez Salustlus. Roinan de Jehan de Saùitré,
Cathice , cathiche : Chaussée,
digue ; en bas. la t. casticia.
Catboicet , cathonnet : Alphabet,
livre où les enfans apprennent à con«*
noitre leurs lettres, Va,b , c, &c.
Catiliek : Harceler, attaquer.
Catillement , castillcment y ca~
touillement: Chatouillement , et exa-
men, comparaison , découverte; ca--
tuUtio.
Catiller , castiller, catoiller, ca-
toilUer , catouillcr : Chatouiller , et
voir , examiner , découvrir; catulirei
en bas. lat. catularc.
Las ! que volois je !
J*ai ou mal t'oragc ;
Avoir me catoilhu
Dont j^avoie à outrage ;
J^ai resumblé Ir chien
Qui pai»se son rivage
Qui por Tonibre de l^eve
Lest cheoir son fromage.
Fab. de la Complainte de Pterra
de la Brosse,
Catilleux , cas tille ux , castoU^
leusy catouillcux : Chatouilleux.
Catiiv , Catau , Cataut, Cat/iaui,
Catosy Catot : Nom propre de femme,
diminutif de Catherine ; Caûiarina,
Catin : Plat , assiette , «petit bas-
sin , écuelle ; cattnus.
Catir : Presser, serrer fort.
Cat RE : Le nombre quatre ; qua-
tuor.
Une semaine fait un mois ,
£t cotre Paquet a en l'an.
Et ctUre festes saint Jehan ,
Catre toz Sainz , cotre IVoex ,
£t catre festes chandeleurs «
£t catre quarcsmes prenant,
TLX aa seol quaresme eo dis «ut.
FM* deCo^itor'gn^
aïo c A û
Cattuz : Machine de guerre.
J^yé»3 Catapulte , Catatb et Chas.
Catus : Cas, aventure , fait ; casus.
Cad : Chaud , chaleur ; calidus ,
calor,
C AU BLE : Chaux ; pierre calcinée
dont on fait du mortier ; caix,
Caubre : Contenir , arrêter.
Caucadoire : Sorte de vaisseau,
hotte , cuvelle à fouler le raisin avant
de le jeter dans la cuve.
Caucemarrk , chaucemarre : Op-
pression qui advient en dormant ;
cochemar; àecalcarcy presser, fouler.
Caucexente , caucéementc , eau-
chemente, chaucemente : Chaussure;
calceamentum .
Caucer , cauchcr : Chausser ; cal-
ceare.
Caucks, couches : Brayes,culottes,
bottines, chaussures, bas; calcea.
Cauch : Chaux ; cala:.
Cauche : Chaussure, chausse, sou-
lier, bas; calceus.
Cauchemente : Cl^ussure.
Caucher , cauchi'er : Cliausser ;
ealceare,
Caucher : Ranger, mettre en or-
dre , tasser.
Cauchetirr : Marchand , ou fai-
seur de chausses.
Cauchiék : Chaussée , chemin.
Cauchier : Soulier ; et chausser ,
paver; d'où cauchieur , paveur.
Cauciaoe, cauchiage : Droit qu'on
le voit pour l'entretien des chemins.
Caucoire : Fête de village.^
Caude : Chaude, bràlan te; ca/iV/a.
Se tu et de caude nature ,
Et tu et esprit de loxure ,
NVnten D*à boire, n'a mcngîcr.
Car par droit font luxurijer.
Dist. de Caton , par Adtuis , Uv. 4*
Caudemellk , caudemelléc : Vive
querelle : batterie de gens échauffés
p%r la colère.
C A U
Cauderette : Petite chaudière,
chaudron ; caldarium ; en bas. laL
calilaria,
Cauderon, caudron : Prononcta^
tion picarde pour désigner un chau-
dron.
Caudestrepe : Chiendent.
Cauoice , caadicie : La tige d'une
plante.
C AU m ERE , cauldiere : Une chau-
dière ; caldarium.
Caudrelach, caudrelas: Cuivre,
airain.
Caudrelies : Chaudronnier ,
homme qui parcourt les villes et
villages pour vendre et raccommor
der la vaisselle de cuisine. Dans lea
provinces du Midi, ils se servent en-
core d'une syrinx ou flûte de Pan ,
pour s'annoncer.
Caudlns : Exlrcmilés des ani-
maux , issues ; tripes.
Cauf : Chauve ; calvus.
Le hier de qui Xt^tc. fbeveax de«aiir«Bt *
il ctt cauf ai net et 6t let cheTPux averont
cliauz dcl froant , il est rccalf et ctt net.
Bible hisL Levit. ch, i3 , vers. 40^
Vir, de cujus capite capUUflwuU, coItus cf
mundus est: et si afronte ceciderint piU ^ r»»
calvaster et intindus est.
CiUFFOiR : Chaufour; d'où cattf-'
fourer^ construire un cbaufour ; et
cauffburier y chaufournier , ouvrier
qui fait la chaux.
Caul , caulet , çhaul , chauLr :
Chou , plante potagère ; caum ; en
bas Bret. caul ; en Prov. çaule ; eu
Ital. et en Esp. caulo.
Caul-capus : Chou cabus.
Caulte , cauU^ caut : Fin, rusé,
artificieux ; cautus , de cavUlator,
Caultkllk : Artifice, ruse, finesse^
de cautcla.
Cauve : Caverne , lieu creux..
Voyez Cavée et Cavehhe.
Cauhit : ïsé^ft6é,mort^ai afinû.
C AU
Caup : Coup ; à cet caup , poar
cette fois.
Cacpsr : Tailler, couper.
CiUQUKMARE, caurauldc, cauresse:
Sorcière. Voyez Carauoessb.
Cacrs : Chêne ; de qucrcus.
Cauretace : Courtage.
Cadeetier : Courtier , celui qui
flîit le commerce avec la marchandise
qu'on lui confie. Voyez Couhatibr.
Causrb : Chaleur ; calor.
Caus : (rime) : Coups , action.
Hé Dlex ! quel caup de clieTtlier
Chic cam le prouva Urge et fier
Oscqnes te» ctua oe fu feras
Toct doanast de deux Tun entier
Qui le teul ne douta trencliier.
Miserere du Reclus de Maliens , strop, 107,
parlant de S Martin , qui partagea son
mamteau avec un pauvre.
Çaus , cfuiiuc : Ceux , celles.
Caus , Ibez c^aus : Qu*aux , que
ceux.
Caus : Chaud ; calidus ; chaux ,
Caus : Co\,coilum; chauve, calvus.
Causer : Mettre en cause, accuser.
Causi , lisez c'ausi : Qu'aussi.
Quant je les ri pendu au fu»t
Guidai causi poudre me deu&t.
Roman de Dolopatos,
Causiez : Chaussure , bas , sou-
liers. Voyez Cauche.
Causskme^te : Chaussure; cai-
cea/nentum,
A l\\pustoine yeul aller.
Par cuusoil querre et d. -mander
Cooictit je me doi conteair:
S^aveuc moi voloieb veuir,
LVu 00 feroit havau , u^housel ,
Me caussemente de ta pel,
}e Mi moult bien tous le<i cliemini.
Roman du Renard»
CAtJisET : Cachot , prison noire et
obscure.
Caut , caulte , caute : Plein d'ar-
tifice et de fourberie ; et sage > pru-
dent ; de cautus.
C A V «Ji
Cautslé, cautelée, cauteleu, eau-*
teleur, cauteleux : Homme ou femme
dont Tesprit est rempli de ruses et
d'artifices , fin , rusé , adroit , spiri-
tuel ; en Prov. catiou.
Cautelle (en Prov. cautello^i
pris en mauvaise par^ , ce mot veut
dire ruse , finesse \ de cataela ; et
lorsque c'est en bonne part , précau*
tion sage et prudente.
Cautkller : Agir avec trop d^
précaution.
Caut EUE NT : Avec prudence et
circonspection.
Cautilleusement : Cauteleuse»
ment , avec ruse.
Cautionage : Cautionnement , as*
surance ; de cautio.
Cauves : Cave, creux, enfonce-
ment ; cavurn , cauca.
Çaux : Ceux-ci, celles-ci , ceux là.
Cavage : Capitation , tribut im-
posé sur les personnes ou sur leA
biens.
Cavaiit : Jeu , ou espèce de joûto
qui se faisoit le jour des brandons ^
parce qu'elle s'exécutoit dans une
plaine : ce mot signifie aussi chemin
creux , vallée , cavée.
Caval : Un che\al, une jument;
caballus ; en bas Hret. cauaL
Cavalairia : Armée, troupe de
cavalerie.
Catalcada : Une chevauchée »
service militaire , droit qu'avoil un
seigneur de place de se faire suivre
à la guerre par ses vassaux montés
à cheval.
Cavalerisse : Écuyer , maître de
manège; en anc. Prov. cavalgador ,
cavalier , homme qui monte à cheval.
Cavalet , kevalet : Chevalet.
Cav ALLER : Battre, vaincre, défaire
en bataille ; en anc. Prov. cavalèriar,
faire la guerre.
Cavajlot : Petit cheval \ petite
!i22 C A V C A V
monnoîe fabriquée sous Louis xii , de Përîgord en 1 3o6 , laquelle fait
qui valoit six deniers. partie des Mss. de Colbert, qui sont
Cavaras : Trou , creux, vallée. a la Bibliothèque Impériale , et qui
Cavau : Cheval, ou mulet : ca^ contiennent les anciens titres des mai-
haîlus. sons de Limoges et du Périgord ; il y
Cave , cauette : Le chat-huant. est dit : Que les caviers sont ceux qui
Cavf.cheul , cavecheux : Cheval tiennent des terres et fiefs immcdia-
qu*on tient par le licol. tement du seigneur de Caussade, et
Cavechiere : Un licol , une longe, qu^ils sont au-dessus de tous les au-
Fbjcz Chevesche et Chevestre. très sujets. Voici comment s^exprime
Caviée : Chemin creux ; de cavea. cette coutume :
Cavkl : Cheville de bois; cavilla, «Les caviers de Caussade doivent
CwELLATioif , cavellacion , cavil- tenir leurs hommes et leurs terres en
lation : Ruse , finesse , adresse , sub- tous leurs droits bonnement et fran-
tilité , mauvaise dispute ; cavillatio. chement dans Caussade et dehors, en
Nous deffendons q.ieleBtîllif, ou le Mère. ^^ ^^^^ manière que leurs prédé^
ou le Hr^-TORt, oe contreigneot parmenacrs, cesseurs les Ont cy-devant tenus , et
on par poour ou par aricune caveliation nos on ne doit pignorer à aucun cavier,
.ubjèz à payer amende eu repost. ^ maison, ni ses meubles, ni SOU bes-
Johii^Uh, rie de s, Louis, ^n ^ ^^^j ^^y ^ instrument confessé
Cavennk, caivane y caune : Ca- (titre avoué et non contesté) ; et si
vernc , cave ^ lieu bas et creux; ca- nous avions clam de cav/er, ou d*au-
çea, cavcma ; en Ital., en Esp. et en Ire home ou femme , devons denon-
Basq. cavcjna , et en b. Bret. cavarn. cer le clam à celui de qui il est fait ,
Cavkr , cavalier, cavier : Clieva- et s'en puet conseillier avec celui de
lier, vassal qui sert avec ses chevaux, la part de qui il est fait ».
un seigneur; en bas. lat. ra&a//iir///j, Et par un autre article de cette
cavallarius, J^ajoutc ici le sentiment même coutume , il est très-claire-
et rarticlc de Barbazan sur ce mot : ment décidé que les caviers sont les
il m*a paru trop curieux pour l'omet- chefs et les principaux habitans de
tre ; son intért^t me fera trouver grâce (^ussade. Nous devons , dit le comte
•ur sa longueur. de Périgord , seigneur de Caussade,
Caver , cavier. Ragneau , après dans celte coutume, avoir aux fours
avoir cité plusieurs articles des cou- de Caussade des fourniers et manda-
tumes d'Acs , la Bourt , Solle , et diers à nos dépens , et devons faire
Béarn , dit que les seigneurs caviers cuire le pain ventable au seizième , et
sont ceux auxquels les cens , rentes l'autre pain des caviers et des bour-
et devoirs fonciers sont dus par les geois et du menu peuple au ving>
tenanciers , et ont connoissance et tième.
justice basses et foncières entre leurs Dans Ragueau , M. de LauFière a
hommes et leurs héritages , des euien- ajouté cette note :« Selon la remarque
des envers eux, et des chemins privés de M. de Marca , dans son Histoire
de voisin a voisin , entre leurs tenan- de Béarn , liv. 6 , cliap. 24 i n. 10,
ciers et financiers. ca^'er vient de caballarius , qui signi-
Suivant la coniume de Caussade fioit dans la bas. latinité, c^cca/Zer ».
en Périgord, rédigée par les comtcd Ainsi cavivr ^ curer ou cqvêe^ est
C A r G A T 733
proprement nu vassal qui doit à son amont tissu par tôt. Milites crgo
seigneur service de clieval. càrn crucifiKissent eum , acceperuni
Malgré la considcration due à ces 'vestimenta ejus , et fecerunt quatuor
deux grands hommes , je prendrai partes : uniculque mliiti partetn , et
cependant la liberté de dire ici qu*ils tunicam, Erat autem tunica inconsw'
sont dans Terreur , ainsi que beau- ftV/V , desuper contexta per totum.
coup d'autres auteurs , sur rély- De-là on voit clairement que ce que
mologic du mot chevalier , en le fai- Ton appcloit chevaliers étoient les
sant venir de la basse latinité ca^ soldats à pied , et c*est ce que Pierra
hallarius et caballus , cheval : il a Berceure , Barnabite , et prieur da
bien une autre source ; il vient de Saint«-Eioy, traducteurde TV/ie-X^V^?,
caput, chef. Je me bornerois à ren- explique disertement dans la liste des
voyer à ce que j'ai dit sur cela au mots françois qui n'ont pas de pro-
mot Bacbeliee , si je n*avois d'au- près en latin. Chevalier et chevaw»
très observatioits à faire sur ce mot, cheur ont cette différence entre les
Le mot bachelier, en fait d*armes, Romains, et par la manière de par-
étoit un apprentif qui en apprenoit 1er en cest livre; car c^ep^/rer^ ce sont
le métier; un chevalierétoit un homme ceux qui estoient gens de pié endoc-
totalement instruit dans le fait des trinezenl'artdecAeca/er/eydesquieU
armes; c*étoit,en un mot, un vrai estoientleslégionsdesRomains,etpar
soldat , et qui même commaudoit aux les((uiels estoient faitte l'avant-garde;
autres. Tous les anciens traducteurs et faisoient leurs batailles come font
n'ont jamais traduit le mot latin mi- aujourd'hui les sergens ou brigaus;
les que par celui de chevalier, et le car communémens Romains se com-
mot militia que par celui de chcvale- battoient plus à pié que à cheval ;
r/>. S. Bernard , dans ses Sermons , mais chevaucheurs estoient ceux que
JoL 54*, F^, dit : Li multitudine de la nous appelons gendarmes dont il y
chevalerie de ciel , loet et donet glore en avoit souffisant quantité toujours,
à Dcu et pars as homes de bone vo- come six por doze , et ceux-ci n'es-
Jonteit. Laudat cœlestis militia mul^ toient pas tant pour combattre , que
tituilo , datur gloria Deo , pax ho^ pour rompre les batailles des enemis^
minibus bonœ voluntatis. On trouve et pourleseucUacier quand ilfuloient.
aussi dans S. Jean , ch. 19 , verset i : Ainsi, soit que le mot de chevalier ait
Donques pur ceo Pilâtes prist Jhesum sign ifié soldat à pic'd , ou soil qu'il ait
et le flaella, et li chivalers plia flnts signifié un chef, dans l'un et l'autre
une corone des espines, la mistrcnt cas , il vient de caput ^ chef; les sol-
alchief deluy. Tune crgo apprehcndit dais à pied étoicnl toujours à la léte
Pilotas Jesum etflagellavit, et milites des armées , les chefs cummandoient
plecteutes coronam de spinis , impO' aux inférieurs. Le chancelier de
suerunt capiti ejus. Et même ciia- France a encore le titre de chevalier,
pitre , verset 2 3 , il dit : Les chi- non pas parce qu'il va à cheval, mai$
valers pur ceo comme il le eussent parce qu'il est chef de la justice. Le
crucifié , pristrenl les vestemens de premier président a aussi ce titre,
lui , et firent quatre parties à ches- parce qu'il est chef du plus auguste
cun chivaler une partie , et la cote tribunal du royaume.
Ion ert la cotte nient cousuitz par A l'égard des mots chevaucheurs
«34 C A Z
et cavaliers, ils viennent du Latin
eabuUas, dont on a fait cavale, parle
clian);eincnt du £ en v ; et de copier
on a fait cavier, pour sigtiifier les
chefs de$ habîtans. foyez Bacmblek
«tCHF.V*I.,E».
CivkKiK : Terre sujette an service
d'un caifr, ou dont le maître est un
vassal qui doit servir avec ses che-
-vaux le seigneur dont il relève.
Oaviikiw : Chevron ; décaper, se-
lon Mtnage.
CAVEsTaR , cavette; Pendant , ci>-
qnin , (fut mt'rile la corde.
Cavetii.x , cavetonmer : Savetier,
homme qui raccommode les souliers.
Ci>it.Li(ioN : Chicane, détour,
raillerie, ^upliisme, calomnie.
CtviLLKMf.HS : Ruse , fiuesse, dé-
tour, fraude; ciivitlatio.
' f'.A^ ii.Lvii : Cliicaner, railler, snb'
tili.si'r; cafillari.
Cavii-i-i-dx, caiiUé : Rusé, fin,
stiliiil.ralllFnr, chicaneur; cavittator.
CiviH ; Vallée, fossé, chemin
CTfrux ; cavea , cavum.
CAVIIILI.IR : Eau trouble, action
de troubler l'eau.
Gayaux : Jouets d'enfans.
Caymànt , caytnenl : Mendiant ,
«oquiii, vaf^abotid.
Cavoit , lisez tnjrcn : Aïeul.
LaiicrU.1 !• Lun Ray Drluigi
CKL
Caxes : Églises , ou cbapetlet don-
nées eu bénéiice à la charge de let en-
tretenir.
Cazihs : Céans , ici , ici dedani-
Cazucua : Caduc, quiaperduses
forces ; caduciu.
Ce : Si.
Ct,i : Maison, enclos; cajra ,
cayum , de casa.
Ceàu : Le ciel ; cœlum.
Ceau': Suif; en bas. lat. ceurum,
Cbaulx , ceali, ceaux, ceax, cilz :
Ceux , celles.
Ceberob : Bois souple et pliant.
Cec , cer : Aveugle ; cœcus.
Cechib : Sequtn, mon noie d'or
en usage en Turquie , et valant Â-
peu-près sept livres.
CÉciTi : Aveuglement , privation
de la vue; cœciias ; en anc. Prov.
eèght^ra, cëghfia.
Ce cuit : Je crois , je pense , je
SUIS d'aiis , je m'imagine.
CsnEBiE : Soierie , marchandise
C*YR : Tomber , faire «ne chute ;
clieoir , encourir ; cadt-re.
CivTiv : Cliéiif , misérable , mes-
quin j captivas,
Lazil : Cahute , hameau, village;
f:AZAMËNT$ : Clinl>', élioulis,
CizEns : Tombant ; ca.ii-ns.
Caïpk : Tomber ; caih-rc.
CAZT.a : Le lu.nibrc quatre, par
fDtlre; qaaientio.
CEui:Loir : Acte judiciaire.
Céers : Ici, dedans, en cet en-
droit ; flic inlùs.
CECtaBi : Brouillards épais et de
mauvaise odeur.
CtcHAiL : Chambre basse , salle à
manger ; etrnacu/uia.
Ceiitsist : Ceignit; du verbe ceïn-
Ceiht : Lange dont on ceint ou
dont on enveloppe un enfant; c/nc/Mjr.
CKinTiJKE ne la Heike : Nom
donné à un impdt sur le vin : il étoit
destine à l'entretien de la maison de
la Keine. Il s'appeluit , au quator-
zième siècle , la taille du pain et iln
Cel , celai , cil : Celui-ci, ce,
celte; ce/s, ceui-li.
V-a cri loi ci naitinnt DOi luit, ft ce doot
JÊÊÙ Mt Jon ds BDbleea et d'owarïtlet Jon
dm Mncbrci ti it Eiiri>iii.
Sermoni de' S. Bernard, fit. tli, F'.
Celadk : Salade.
Celast : Cache , secret , discret;
elo.
* Boman de ia Ba$e, ih
Cblite , salade, relaie : Heaume ,
partie de devant du casque ; quel-
quefois on désîgnoit par ce mot, le
casque entier; de cœlalus, à cause
dei ciselures qui étoicnt dessus^
Celdil , cendal : Etoffe de soie.
Fojez Cendil.
Cbl^e : Déguisement, cachette;
celata.
CBLÉeMSHT: Secrètement, en ca-
chette ; eeiatiiit.
Cblbb : Cacher , déguiser, serrer
en cachette ; celare.
C^LiaicB , cellerage ; Droit que
les seigneurs avoient sur les vins qui
étoient dans les celliers ; eellarium
Celekibk : Econome d'un monas-
tère , religieux chargé des affaires
temporelles de sa communauté: cel-
larius , celierartus.
Le cderitr doit-cn ctlin en loata It con-
(ngition , ulga et de mnire mlnien , mcin-
nblr , DOD p» glout, ne orgoeillaui, na
•oaU^knu , ne lorcratroui.
La Règle de S. Benoît, ehap. 3i.
Celzkin : Poisson de mer sem-
blable à la sardine.
Celkstel , celestial, celeftiau, ce-
letûel, cetûsUelie, celesûen : Céleste ,
qui Tient du ciel, qui tient quelque
diose du ciel ; cœlesâs.
C E.K 225
CxiKT , seUlet : Espèce de sceau }
ligillum.
Celée , celeit : Vers , proche.
Celi : Celui-ci , celle-là.
Cbliqdb : Céleste; cceliliu. Tof.
CEL ESTEL.
Cellat : Celui-U.
Celle (estre à la)-: Sïfger en jtu-
lice.
Celle , Uses c'elle : Si elle.
Celle : Cahane, maisonnetle ,
cellule , chambre d'un religieux ;
eella , eetlula; en Ital. cella; en Esp.
ceida, ciUo; en Basque celdai en
bas Bret. /tael.
CBLLEMsnT , celéfment, ceUée-
meni : En cachette , en secret ; ce-
laâin.
Celleeiee : Sommelier, qui s
soin du cellier ; cellarius,
Celli : Celui-là, celle-là.
Celoce : Petit navire appelé Bri-
gantin , frégate légère ; cetox.
Celsitude : Titre honorifiquequî
répondoit à celui de Votre Altesse;
celsitudo.
Celtes (les) : Nom des aniûena
babitans de la Gaule celtique; Celttt,
CBMERt. , cemlnaus : Assemblée ,
joute, combat, tournoi; danse de
paysans ; danse sous l'ormeau. Bord
le dérive de cjrmbalum.
Cells d'oiieri
Ile mec en oubU ,
Qna n-(ille en cenM:
Tut > bien en 11
Qne moult eubrii
Le gieu lOni l'ormel.
Boman dt CuiUaimu de Doit.
Cbmise : Chemise ; camûium.Voj.
Camie.
Ka poBT gDlmpl» , ne pour cotdUl ,
Ne pour cemàe , ne peLcei.
Roman J* la Rait.
Cm i Cela, ce que.
Cbm ACLs , cenailte : Salle à nun-
gCTi lieu où l'on prend ses repas;
ecenacuium ; en ancien Provençal
cènador.
CinAOK : Droit de pèche sur toutes
Uf rivières d'un Ëef.
CËSAK , eèiihar ; Faire signe de la
xuin ou de la tête; de signum.
Cbuchet : Ceinture, sungle; <m«-
gulum,
CBHnAD r IJncenl , suaire ^ajuAmi.
Cbndai., cen^au, centlaiu, lan-
'dat, sentlal , seadau : Sorte d'étolTe
fort estimée chez nos aïeux , espèce
de camelot ; selon Dncange , c'étoit
•osû une étoffe de soie , dont on
&isoit les bannières et l'oriflamine;
les citations suivantes paroissent con-
firmer cette
Anctm poi pliu forlu que guùbple ,
De ctndal roujajàDt et umpls,
Saut ponrctnitnrB d^aatre i^ur».
GuiU, Gujrart , paiu du i3" tiiek.
CBHDoBtBa : Le centuple ; centu-
CBNnaiB : Éendrc propre k affiner
l'aident.
CsnoanuiL, cendr^ut, cendrier:
Hautain, fier, orgueillcas, lèche,
* Tain, vil, méprisable; homme qui
ramasse des cendres , quien fait dans
une forêt ; frilleus , qui a toujours
les pieds dans les cendres. C'est en-
core le nom de la partie inférieure
du fourneau destinée à recevoir tes
cendres; cineraceus, cinereus ; en
Prov. cendrilious.
CBHnaiirs , cendroat : Cendré ,
couleur de cendre.
CiniLi , eaiteUe, taaelie : Le
GEir
trait du houx et de l'aul
fojrez Ctnblb.
Ne prite pM Di>« CCD«I1(
OiiiJa Ku. cilipar Bortt.
Cbnbb : Manger, faire ou prendr*
un repas ; eaimrt ; ea anc, Prov.
Cbrclb ; Enceinte , et ceinture ,
MDgIe -, cingalum ; en b. Bni.cengleH.
•Cbholvk : Sanglier.
CBKGLKB,cf/iAf/-.' Ceindre, me ttr*
uneceinture ; cingere; en Prov. mod.
CEniBH : Repas du soir ; eeeita.
CENia : Ceiudre , environner, en-
tonrp r ; cingere.
Cbhnabb: Vae,coup-4'<eil,per>
spicacité.
CBitNBK) sermer : Conper, rom-
pre , briser, cbïtrer ; du Grec Aaiité,
déchirer,
CËBaBS : De la cendre ; de einerût
Cbns, ceiue, censel, chenil ;
Rente seigneuriale et fonrièrej dont
un héritage est chargé envers le sei-
gneur du fief d'où il dépend. Donmer
à censé, affermer, moyennant une
redevance annuelle , et quelquefois
perpétuelle; de la basse lat. cemta ^
census, ceitsaria , ceraitia-
Ceksahle : Chargé de rentes, af-
fecté à un ou plusieurs cens; cen'
Cbnssiob : Cens on redevance an-
nuelle dne an seigneur.
Cbhsal : Revenu en rente* on
CaitSÂt) , censal : Courtier , agent
commercial.
Censaulb : Qui est sujet au cens ;
(Ikhsaux r Propriétaires de cens ',
héritages chargés de cens.
Cbi(s->âtsbds : Au sens rigou-
reux , ce aont le» cens ou reutcs ac-
CKN
«{«MM i }nû d'argent, comra e on peut
le voir dan* l'ordonnance de Meit,
da ap mai i564 ; mais dans l'uiagè
actuel^ tons cens non Kigneariaux
•ont nomméi bâtards.
€■«(■■ FqyetCtva.
Cama : Taille , iaqxMitioB.
Ckmie : Métairie donnée Ji ferme;
CcRiEÀBLE : Qui eit tajet au cent,
qnî doit le cent.
Ckrssl : Cens, redevance à titre
deceni.
Caitaisa , eeiueur .- Propriétaire
d'un cens , le seigneur on antre à qai
U est dfl i admodiatenr d'niie mélai-
ne en grains.
CairsiEa : Ofïider d'an monas-
tère, qui a soin des cens ou métai-
ries qui ea dépendent ; en bas. lat.
CBasiEBKS : Familles qui tiennent
one métairie, une ceose. On appe-
loit métoyèrtt celles qui n'av oient
^ne des vignes.
CxRsir ; Le terrîtoir qui est sujet
ao cens.
Cbmsivte : Terre chargée de cens.
Ccusta : Donner a cens.
Cbhsitk, censàaire : Celui qnidoil
cens , qui a une terre ou un fonds a
diarge de cens ; en bas. lat. ceniita$.
Ceirsoain , censoricn : Censeur.
Ckmti , cÎTita : Ceinture.
CBKTKniQ : Centaine ; centena.
Cbrtbnb : Juridiction , domaine,
liencomposédecentTenx ou familles,
<I dont les juges étoient nommés
eenteniers ; les Allemands les nom-
ment encore cent graff; de cenuna,
Ckntirb :- Petit bateau, nacelle.
CBXTOiaa ; I^ centaurée, plante
de la famille des cinarocéphales ; cen-
CEXT-ran ; Cent et cent fois , cent
lBi*«nUnt.
CEP 217
CBNTtraaiKB : Ceintnronttier; de
dnctorium.
Cbou : Le ciel ; cœlum.
Cep , cepiel, ceps, chep , cfieper,
(Jtepier , cheps : Espèce d'entrave
dans laquelle on nietloit les pieds dn
criminel, pour lui donner la ques-
tion; catence; en bas. lat. cfpput ,
cippus ; en Basqne ceps; en Italien
ceps; en Ëspag. cepo. Cep s'est diÉ
aussi pour prison.
Et 11 PrOTOiE U roailU
&*MM pliu dïr« ta cep V\ aiiia,
Fabliaude Coiutant Dakamtt.
On a cru faire plaisir an lectenr ea
lui donnant la description de cet in^
trument de souffrance. Selon Nieod ,
le cep étoit composé de deux pîècea
de bois entaillées sur le bord et jn».
tement à la même distance , qui , ve-
nant k se joindre, serroient les pied*
ou les mains , et ménle quelquefoia
les unes et les autres ensemble. Ce
n'étoit dans l'origine qu'une esp^
de prison où l'on dOtenoit les crimi-
nels jusqu'à leur jugement définitif;
de là le nom de crppîer, pourdéiigner
celui qni en (Toit la garde, terme qui
répond à ceini de geôlier. Depuis,
dit Nicod, dont je copie les expres-
sions , on en a usé pour une punition
infamatoire , si qu'il y a en des ceps, ■
les entaiUnres desquels détenoient te
col dn condamné à subir l'ignominie
du cep, presqu'ainsî qne fait aujour-
d'hui le carcan. Selon ce, on disoit
être condaiané ou mis anx cepi ,
c'est-à-dire à l'ignominie des cep*;
ce qni est dit en pluriel , ])arce que
le cep est fait de deux pièces de boia
ainsi mortaisées que dit est , les-
quelles jointes , sont retenues par un
lien de fer ou autre chose, tant qa'oa
les yeuille desserrer et ouvrir.
CiîAOS : La peine , la punition da
aaS C E R
€ep ; droit ou office de geôlier , geo-
lage.
Cepeouv : Billot de bois ; coutelas ,
hache.
CxPEK , cepUr, chepicr : Geôlier ;
eipparius,
GEPma : Abattre , renverser , dé-
truire.
Cbpier, ceppier : Prisonnier et
geôlier. Voyez Cep.
Cept : Le nombre sept ; septem,
Cept : Couche , planche ; lieu où
Ton a planté des oignons ; cepidwn.
Cepte : Secte ; secta.
Gérant : Petite monnoie, chose
de peu de yaleur.
Ponre* devins , et pain querant
£t je n*eiu Tiùllaut ung cerant.
Roman de la Rose.
Ceeas : Trop salé , trop cuit.
Ceeceau : Enseigne de cabaret;
agitation de Tair par le battement
des ailes des oiseaux ; de circulus,
Gekcel^ : Frisé, crêpé.
Geecelle : Espèce d'insecte vo-
lant, papillon.
Geeche : Tournée , ronde , cercle ,
<:erceau ; circulus,
Geechiee : Chercher , parcourir ,
aller de tous côtés ; quœrere; dignité
dans l'église de Metz ; en Prov. cerca,
Cerciau : Cerceau, cercle de cuve
ou de tonneau ; circulas ; en Prov.
cëoucle*
Cercle de nuit, cerche : Celui
qui est chargé de faire le guet ou la
ronde pendant la niiit.
Cercle d'or : Couronne des im-
pératrices du Nord.
Cercler : Environner, entourer;
circulare.
Cerclouere : Sarcloir.
Cerculier : Circulaire , qui est dé-
crit en rond.
Cergus , surcot : Vêtement. Fojrez
Cote*
GER
Gère : Cire; cera; du Grec Aeroi |
en Ital. et en Espag. cera,
Cerfoîjete , cerfoite : Serfouette»
outil de jardinier.
Cerfouir , cerfoujrr, serfouir : Lt:-
bourer la terre légèrement , fouir la
terre par dessous , la cultiver avec la
serfouette ; subarare.
Ce RIE : Paquet, ballot d'un poida
déterminé.
Ceriligiov : Porc-épic , espèce de
hérisson.
Ceris : Faucille dentelée , instru*
meut à pointes , et qui sert à affiner
le chanvre.
Cerisaie , cerisajre, cerisée : liea
planté de cerisiers ; de cerasum; de-là
le nom d'une rue près l'arsenal à
Paris ; en Prov. cereiredo.
Cerlinge : Librement.
Cermeau : Sorte de serpe*
Gern : Corne d'animal ; cornu*
Cerne : Regarde; du verbe cernerm
Cerne ; cernée , cemeié , cerne^
liere : Cercle, rond, circuit, enceinte;
et compagnie , assemblée ; tas ; de
circinus,
Cernelle. Voyez Cenelb.
Cerner : Regarder, connottre »
s'entretenir, parler ; ccrnere.
Cernoâr , cemoire, cemouer : Ins*
trument à cerner les noix.
Gernuateur : Sauteur, faiseur de
tours.
Cero : Le soir ; c'est aussi le nom
qu'on dounoit à l'oiseau que nous
appelons guêpier ; seras; en Ital. sera.
Cerquemanage, cerAernanage, cer-^
quemage , cerquemanement , cerque-
ménage, cherquemanage , cherque^
ménage , cherquinmange : Recherche
des limites faite pardevant le juge ;
en bas. lat. circamanaria,
Cerquemaner, cerkemaner: Me-
surer , fixer les limites , les bornes
d'un champ, d'une ville , d'un pays*.
CER
Ceiqttxmavziik , cerhameneur f
^erkemaattnt : Agent préposé pour
fixer les limites et les bornes des héri-
tt^M ; en bas. lat. drcamannui.
CEmam : Pois chiche j de cicer.
CEaaa-FBn : Id r^aitc, le signal
pour se relirer chea soi. ^oj'es Cou-
TRK-FIO.
Ckbs, ci>rve, /er/.* Vent qni souffle
«a Languedoc de l'ouest-nord-onest
à l'eat-sud-est ; il contribue par sa
fraîcheur à modérer les chaleurs de
ce pays , et à entretenir la salubrité ;
de drciui ventus, selon Borel.
' Cebt, Utez C'est ; Cétoit , ce sera.
CEBTAiiiBTi : Certitude , chose as-
torée ; et débat , différend , querelle ;
Ckkuel, ^ez Cekvbi. : Cerveau,
cervelle ; cerebrum , cerebelium ; du
Grec M^K, télé ; en ProT. ccrveios.
Cebvelieke ; Amure de léle, un
casque ; eerveUiera, ccrvelierium , de
ftrebeliare , cerebellaris.
Gairte li rtmcl dcnat
El H>ii gut ton et ton tilnt.
Sa faCT bliDchf , ton dont rii ,
S* btUe bonche comme \yt.
Bornait iFAlù et ProJUùu.
Ckbvome : Bière , boisson j ceni-
da ; en Ital. cervota } ta Basq. et en
£^g. eervtia.
C E V aag
Cbitoisier : Brasseur , cdoi qui
fait ou Tend la bière; cerwiariiu.
' Ces : Aveugle j de Cfvcv.
Ces : Interdit ; censure ecclésiu-
tique.
CBsXBiBifs : I^s Césars., les pre~
miers empereurs de Rome. -
Cesc , ceie , ceze : Pois chiche ;f
dcer; en Prov. cezes, cezeroiu,
Cescle : Un cercle ; circuiju.
Cbihe : Suite, cortège.
Cbskih , eetùnin : Chemin, rente.
Cesse : Interdit , cessation de l'of-
fice divin pour un temps dans on
lieu , censure ecclésiastique ; cestatio.
Cest , cet : Celui-ci , ce , celle-là ,
c'est , est , il est ; est, hie , ùte. Voj.
Je Di'«> in;,
CiP haï *D ù'ett jor m mcojû
Si iisi qacrrc mi f'aaAt.
ilonuii ifii Benartt.Jiil. i39.
Cbstb : Ceinture de femme ; eetouf
du Grec zirr«r.
Cbstes : Ces présentes.
Cbstisk : Mesure de grain , setier.
Cbstnon : C'est mon avis.
Cx,*Tei, crstiiù,celuci, celui: Cet,
ces, ce, celui-ci, celui-là.
Ctiaii Chingni la gnindH fili da KuB ,
deTOJt régner «prè* la mort du père i or itlnt
qu'il mourut; miû il remetL de lui iu>-ili,
qui mit nom Teunir, et caaii doit eiCra
gnnt Kaan et leiKueaf eprèt U i
Cetemne ; Mois de septembre ;
september.
Cktif : Captif, prisonnier; cap-
Cbube : Coutume , loi municipale ;
d'où ceurier , juge , échevin , muni-
cipal.
Cedtizb : Coûter , valoir , con-
tenir.
Cevil , eevel : Cheren , chevelure ;
eapiUufi
i3o CITA
Cet Ali : Cheval ; caballus; au plu-
rîer, cevaus, cei'a.r ^ ceveax , ceviax,
chevax, ^
\dt ceval forment conyoîtolt ;
Souvent Tacule et aplanie.
Et le ce\'al «i bel manie
Por un poi ne le vaît baisant;
n vit le ceval ù plaisant.
Poèi, Franc, m, i3oo , tom, 4, fol, iS5o.
Cevalerik : Chevalerie. ^oj^.Che-
TALIBK.
Li uns 11 ramentoît b joie
Pe la terre qui sera soie ,
Li altre la cevalerie.
Roman de Dolopatos,
CsvALiER : Chevalier. Foy, ce mot.
Et pour ce que il a cevaus de plnsieura
9ianierea , li uns sont destrier grant pour com-
battre; li autre sont palefroi pour cevalier
à Taise du cors ; li autre sont roncin pour
iommes porter. BnmeUo Latini, liv. i.
Cevechel : Chevet , oreiller.
Cevelet : Ornement d*habit de
femme.
Cevelier : Cellerier , officier mo-
nastique.
Céves : Ciboule, oignon; cepa*
Cevee : Loi municipale.
Cex , c€z : Aveugle ; cœcus,
Cezile : Le royaume de Sicile.
CuA : Cela.
Cha 9 chau (m*en) : Peu m'importe.
Voyez Cbaloir.
Chaable : Meurtrissure ;perrièr^
inachine de guerre ; arbre ou bran-
ches abattues , câble de vaisseau ;
en bas. lat. chaahlis ; en Prov. cha^
bla, broyer, pulvériser.
Chaabler : Renverser , détruire ,
se battre.
Chaaive : Chaîne ; catena.
Chaalis , cnaèUs : Petite abbaye
située à deux lieues de Senlis \ c'étoit
aussi un bois de lit.
Chaalons : Monnoie des évéques
de Châlons-sur-Maroe.
Chaaitcx. Fojrez Chkaitck.
CHA
Chaake : La ville du Caire*
Chaastré : Châtré , eunuque ; ««#-
tratus,
Chaatou : Morceau de cristal on
de verre dont on se senroit au lieu
de pierre précieuse.
Chabene : Cabane , loge.
Chabir : Établir, marier.
Chablage : Peine, fatigue.
Chable : Meurtrissure, contusion;
et câble , cordage ; cahtUus; en bas
Bret. cabL
Chable R , chapler : Couper, tail-
ler, abattre.
Chableur : Fournisseur de câbles
pour un bateau , celui qui est chargé
de le conduire ou passer.
Chablis : Bois abattu, renversé »
cassé par le vent.
Chabocer : Laisser tomber Ifi vai^«
selle d'argent oju d'étain , la bossuer.
Chabogne. Voyez Caboche.
Chabot : Espèce de poisson à grosse
tête ; capito»
Chabriot : Chevron.
Chabutz : Collet , partie de Tba-
billement qui entoure le col.
Chace : Action de poursuivre vi-
vement ; quassatio,
Chacelaz , chacelatz : Le raisin
blanc que nous nommons chasselas.
CHA^IJHiEU : Louvetier, chasseur
de loups.
Chaci&or , chaceour : Cheval de
chasse , et chasseur. Voy. Cachibr.
Chace poL : Sergent préposé à la
levée des impôts.
Chacerie : Chasse, droit de chasser.
Chaché : Cognée, hache; en bas.
lat. chacia,
Chacqueu ,' chosqueur : Pressoir
à faire du vin.
Chacuniere : Maison , logis , ap-
partement , habitation particulière
de chacun.
Chadeler I chasdekr : Conduire %
CH A
mener , édairer, précéder, être à U
tête ; capdelart. Voy/ Cadblsr.
CAkJïWiAMM.^^^chadeUerres : Chef,
conducteur, capitaine ; de caput.
Chaen B : Chaine ; catena,
Chab&, chair, cfiooir, cheoir: Tom*
ber; cadere,
CnkYkTiT : Échafaud ; appentis.
Crifourbr , chaffourer : Défigu-
rer, embrouiller, rendre obscur.
Chàfrcmer .'Reprendre avec force,
faire une vive réprimande.
Chagrain : Chagrin , ennui , mé-
lancolie ; acritas,
Chagrineux : Fâcheux, chagrin,
de mauvaise humeur.
Chaiax, chmel , chaielle : Petit
chien , petite chienne ; il signifie aussi
la progéniture de tout autre animal.
Vojez Cadeau.
Car nos yiex sanglt«r hericSet ,
QuaDt des chlena est bien atielex»
N*ett si craiex, ne lionetse,
Si tristre, ne si felonuesse.
Quant li venierres qui Tassant ,
Li renforce en ce point Tassant,
Quant el ralalte ses ehmax.
* Boman de la Rose, vers 9^1*
Chaiere. Voyez Caiére.
Cbaiclr : Parc fermé de murs ou
de haies , enceinte ; de cingulum.
Chailemie , chalemeal , chaU'»
meattlr, chaleméCy chalemelle, cha-
lemety chalemie : Flûte champêtre;
du Grec kalamos; en Lat. calamus;
en Prov. chalamino.
Ck AILLE , chaky du verbe chaloir t
n me soucie , il m'importe , il n|*inté-
resse. Ne vous chaille : Ne \o\is em-
barrassez pas ; de calere,
Haii 11 fol dlent , qae nos ekailfe?
Helinant,
Chaillous : Pierre , caillou ; de
calculas ; c'étoit aussi le nom de la
petite ville de Caillaux en Bourgogne.
Ses poires cuites étoient fort estimées
âu xiu* ûècle.
I
C H A a3i
CflAXMBE : Jambe.
Chain DRB : Ceindre , enTironner ;
dngere»
Chaike. Foyez CHAoïmi.
CiAiNGE : Lieu où Ton rendoit hi
justice, place de commerce; eom-
bium.
Chaihgle , changle : Enceinte t
parc fermé de mur ou de haie ; cein-
ture , sangle ; cingulum.
Chainoinerie : Collégiale de cha«
noines ; decanonicus, formé du Greo
KMfêÊf,
Chains : Céans , ici ; AlS? intàs.
Chainse , chaisel, charmie, chein*
cerie, cheinsil , chemisai, chinche»
rie : Chemise, jupe, voile, nappe
d'autel , et généralement tout ce qiid
sert à couvrir ou enveloppe^; ca-*
misia.
Sire de Toa ne me diaat ,
Traies tos arier»
K *atoacIiiez pas a mon ehainse
Sire cheTalier.
AnotyrrM, Recueil des Poèt, Fran^,
amnt x3oo, tom, 3.
Chai KT , chainture : Ceinture ;
cinctorium,
Chaiiitre : Terre entourée d*une
haie ; en bas. lat. cinctada.
Chain TURETTE : Petite ceinture.
Chaipelain : Chapelain , prêtre
qui dessert une chapelle ; eapellanus.
Chaipot : Place qui est devant une
église.
Chaiptibz : Fruits d'un héritage.
Voyez Chastel et Chasteis.
Chair : Tomber ; cetdere^
Chaires : Formes ou stalles , sur
lesquelles s*asseient les chantres d'é-
glises ; cathedra; du Grec xuêi^u,
Chaireton : Charretier , voitu-
rier ; carrucarius,
CRAiRGii : Chargé. Voy» Carger.
Chairles , Challe, Challon, Chai--
los^ Charlon: Charles, nom dliom-
se; Caraius. Voyes Karle.
4
l"))
CH A
Chairlote : Charlotte 9 diminatif
de Charles , nom de femme.
Chaulpaignr : Ouvrage en osier.
CHAiRaiER : Charron , ouvrier qui
construit les voitures et les instru-
mens aratoires ; carrorumfaber.
Chiirton , chereton : Voiturier ,
charretier; carrucarius.
Châirtre : Prison ; on dit encore
familièrement de quelqu'un dont les
actions sont surveillées , qu'il est en
chartre; carcer. Voy. Cartre.
Chaisel : Espèce de vêtement.
Chaisneau. FoyezCniLVkv*
CsAissE : Poursuite , expulsion ,
'bannissement; quassado,
Chaissier , chaicer : Chercher ,
travailler à obtenir quelque chose.
CflAisTSRON : Petite layette en for-
me de tiroir , pratiquée au haut d*un
des c6tés d'un coffre.
Chaistre (comté de) : Comté de
Castres ; Castrum,
Chaiteillant : Petit château;
easteilum,
Chaiteis : Rapport en argent d'un
champ ou d'une vigne. Voyez Chas-
tel et Chasteis.
Chaitis. Voyez Q.kvixf*
Chaitivet^ , chetivoison : Capti-
vité , bassesse , foiblesse , chose de
peu de valeur ; capdvitas.
Chaiture : Temps où il est per-
mis de manger de la viande. Voyez
Car VA LACE.
Chaiz : Cabane , loge , petite mai-
âbn , chaumière , cahute, habitation ;
en bas. lat. chaia; en Basque echea.
Cha-jus : Ici*bas. Voyez Ju&.
Chakeu. Voyez Chacqueu.
Chal : Chaud , brûlant ; calidus.
CiiALAMER : Réclamer, former une
demande en justice.
Chalan , chaton : Petit bateau où
l'on nourrit le poisson; boutique;
en bas. l^t. cAeiandium, chalonnium*
CH A
CsALAïf DAS : Qui est disputé , ce
qu'on s'efforce d'obtenir.
Chalan ORE : Chaland , espèce de
bateau.
Chalangage , chalange , chal-
lenge y chalonge^ cha/ongne : Conlesr
tatiqn , dispute , oppositien , accusa-
tion , assignation ; calumnia. Voyez
Calaiccage.
Chalanger , chalangier y chalcn^
ger^ chalengier, cha longer y chalon-
gnier : Calomnier , disputer , mar-
chander, f^tre en concurrence, re-
traire un héritage , accuser ; calum^
niare.
Aucun pnet chalongier on p«r etpeciaos
demandes, on par devant le prevrost , et isait
le dit Pomponius , s*il n*i a point autre causr.
Se aucuns demande iftsit son fUs por ce qa*U
est encor en son bail , secont la costume de
Rome , il m*est avis , et Pompooins dist et •£
consent qu*il demande bien , car il dit qa*îl
puet bien chalongier par droit s^il i mett et
dit la cause pourtpioi il demande. Par ceste de-
mande non pas seulement une chose puet catrs
chalongiée, mes tôt un roonclaux de bestes
et issit le dit Pomponius , et aussi dit-il des
bues , des vaches et des haranz ; et de ces aiH
très solas de bestes» et il nous souffira que li
moncel soit nostres , tôt ne soit il pas noitres
chascua chief , et IVn cheilengié tôt et non
pas partie. Kt se li nombre est ivel Ten ne
demandera pas tôt le moncel, mes la moitié
de tôt , et se Tun a plus , et se Tautrui en est
ostié , il ne laisse pas à chalongier le moncel ,
autrui chi es de bestes n'aviennent pas à estre
randues.
Mss.de laBibl. Impér. «» S^o-jf/ol. 45, V^.
Chalant : Ami déclaré d'une fem«
me , son amant.
Chalante : Canal pour égoutter
l'eau d'un toit.
Ch ALBIN DE R : Terme obscène.
Chaloeals : Câble , cordage des
vaisseaux ; chalatorius,
Chaldement : Chaudement; ca-
Udè.
Chaleil : Lampe ou vaisseau pro-
pre à faire brûler l'huile ou la graisse
-pour éclairer.
CH A
CmxLtitUT : Publia, prononça.
CsAiEMAiTKE , chalemaitit : Ter-
me d'injnre on de méprô , employé
pour désigner un emploi tïI et bas.
Chalkmeiux , cAaUmée , ehale-
mel, ehaUmeUe , chatemit. Voyez
Chiilenie.
CHÀLiHZLBn , chaUmer ! Jouer
delà flùle, du flageolet, du chalu-
meau j d'où cAafemetfo/t, joueur de
flAle.
Et tiat UB fnttcl de kh'udx
Si ehaiemoït le duuiiiu.
Chalkmeleb : Signifie aussi, crier,
publier, annoncer.
Si r'i(rt-cle triiie à mcrfcilla
Qdui li lierres ekalemtloît ,
Qui aale rieiu ne ii celoil.
''Roman de la Kose , -vers i!ïoi8.
Cbilbnihk : Calamine , pierre bi-
Ininineuse.
Cmx%.t,«uzvB*.,ckalemeler:SoiaeT
de la fiùle ou du chalumeau, et
joueur de ces ùistrumens.
CMXi.ziian , chaUenge : Demande
en justice.
CaiLENGEon, chalengzerret , cha-
iongièret : Calomniateur , qui dis-
pute, qui assigne, qui marchaudei
Voyez CALÀNOEa.
qoe cil qui lODi pariDt lu Tindior de lignage
de »1 parlledoDtl* cLdm niaeEianUcliDie,
partant came elr coite dedani l'an et jor : et
•e U aofaeterrei dit qne li an et li jar loit paa-
•et.porqaoi ne li « irtaut reipoadrc, le
eiaJôngierei conveDilra qu'il enfraigne ce par
garuu cl qu'il fu à la Ttute ferr, et ai deaien
pardn pat li acheterr^t ton argent , et te il-
n'a &aiiit la teuuc , li acheterrei rendra la te-
ûie , et lera li jiJgemeDt dann contre le
cAdJrnnorrt ('il nie qu'il n'eitpaidel lignage,
tl l'Q dit qn'il n'»t pu de celé paroi dont U
rboac mnel, en telle cboae n'a paa de ba-
taille , mjia par bona leimoïna qu'il uchent
qoe il lorat dcl lignage d'oir , et de uioir de
Cele partie dont U elioie mael à l'en moilrce
taeAeJoKgr.
Mm. dt la BM. Imp. n' ilto-ji /ol. (g.
C H A 9)3
ClAtsHOxi, datengier: Récla-
mer, demander quelque chose commo
■on propre.
CBaLEuasnsaMXRT: Par un prompt
mourement de colère ; ealidé.
Cbileueeux : Vif , prompt, sen-
tant la colère ; calidas, •
Chilibandb: Feo de joie, d'arti-
fice , fen de la Saint-Jean ; de calidui.
Cralitz : Bois de lit. Fbyet Chaa-
LIS.
Chalival) , chalivari: Charivari,
émeute, tumulte.
Challe : Moule à gaufTres et à
pttisserie , écaille , enveloppe , co-
quille d'une noix, d'un fruit.
Ceallemulle , chaUemie : Cha-
Inmeav , flûte ; calamus,
CsALLEa : Ecater, écailler, Ater
l'enveloppe de certains fruits , tels
CvALLEi : Charles. Abj'.CHAïKLRS.
CnArocHEK : Contester, ilisputer.
Voyez Cbalakceb.
Cbaloik : Importer , se sontner ,
avoir soin , se mettre en peine , pren-
dre soin ; de calere ; en ProT. chaoït-
ta;'dneme chaut; il ne m'importe.
Amy , de cet JDjci mondaioei
Ne me chault, tt m'en tieni forcliu;
Car ce »nt pûiiauei lOadaiBCt,
Qui «e piuenl et ne lont phu.
Dane» aia AveugUi , pag. iQi,DibiUdê
lomiM Monatàit et du Hetigititx.
Cbaloit : n importoit;du verbo
chaloir.
Cbalor. FoyctCuHAK.
CitAi.oncr. , cAalange , chaloàtge :
Tromperie, et espèce de t
Voyez Calakcage.
Si la doit aïoir tant ekalongc,
CnidJei-TOiu bien que le tod> di
Ckaiorgbaiit, chalangeauiu : Ca-
s34 C H A C H A
lomniateur , qui assigne » qui dis- en Ini prêtant le serment de fidélllé ;
pnte. enfin le droit dû au premier huissier
raj fait jogenent et jostice , ne moi baille de la chambre des comptes par ceùX
as ckaUmgetumi moi. qui y rendoient foi et hommage.
BM. hisLfPs. ii8, 'vers. x«i. Chambeeeche : Cens ou rente que
Feci judieium et justidam , mm tradat me la chambre d*un seigneur IcToit sut
calumniantiboâ mr. le, terres de ses vassaux.
Chaloitcer , chalongner. Voyez Chamberlan , chambrelens :
CHALAKcsm. Chambellan.
Chalor : Chaleur, ardeur; calor. Chambert : La partie du derrièra
Chaloureusement : Par un mou- du col.
Tement de colère , ayec vivacité. Chambioh : Jambon , ou pied.
Chalt. Voyez Chaille* Chambre : Fisc , domaine ; et ce
Chaluc : Sorte de poisson de mer. qui est accorde à la femme comme
Chalumel : Chalumeau , instn»* meubles après la mort du mari,
ment de ipusique champêtre ; cala- Chambre- basse , chambre ^ coie ^
mus; en Prov. chabamino. chambre-courtoise , chambre- coye :
Chalzemen T : Chaussure ; calcea* Garde-robe , chambre privée.
mentum, Chumbre-coie est uns leos cherez , oa Tes
ChAM : Petit banc , escabelle sur ▼" »• requeste» de nature.
laquelle on s'assied pour traire les Uy. de Jostice et de Pht,
Taches. ^ Chambrerie , camererie : Office
Chamais : Banc pour asseoir plu- elaustral du maître - d*h6tel d*une
sîeurs personnes. abbaye , dont le tenant est nommé
Chamarier, camberlanc , cham- chambrier ou chambricL Quand dans
belan , chamberlan , chambrelan : un ancien titre il est dit qu'une
Chambrier , caméner , officier clans- chose est due à la chambre d'une ab«
Irai, valet de-chambr^ , trésorier; baye, cela signifie qu'elle est due k
camerarius. Voyez Chambrerie. la camererie ou chambrerie.
Chamarra : Habit de berger fait Chambrie : Chanvre; cannabis»
de peau de mouton ou de chèvre, et Chambrier. Voyez Chamarier.
sur les coutures duquel il y avoit Chambries , chambry : Lates ,
plusieurs bandes en guise de passe- treillage sur un mur de jardin pour
ment. y attacher les espaliers , ou treille
Chambaloit : Courge, bâton au- faite en berceau ; du Grec Aamara,
quel on suspend des seaux pleins voûte ; en Lat. camurus ; courbé,
d'eau pour les porter. Chambrillon : Jeune servante i
Chah bar : Qui a les genoux en- de cameraria,
dedans , qui est cagneux. Chambrillour : Compagnon , co-
Chambarerie : Office , dignité de habitant de la même chambre,
chambrier. Chamel , chameul : Chameau ; car
Chambellage , chamberlage j melus.
chambrelage : C'étoit , i**. le droit de Chamellan : Chambellan. '
fief dû au seigneur à chaque muta- Chameller r Chanter, jouer de
tion de vassal ; 2^. celui que les bé- la flûte ou du chalumeau ; en ProT%
néfiders de France payoient au roi calamela. Voy. CnALBiiBLEm^
CH A
CHimiTTs , chevatîce 2 Sorte de
T^ement.
CHAMBmAKDK : Endoit.
Chamion : Espèce de chariot , ba-
quet , et petite épingle.
Chammidor : Marchand, changeur
de monnoie; campsor, Voyes Cam-
BIADOa.
Chamon : Terre en friche, qui n*est
paa cultivée.
Champagnol : Potiron; de campo*
lus ; en Langued. campcUroL
Champaigb : Champ où Ton fait
paitre les bestiaux , pâturage.
Champaigne : Campagne, plaine,
champ ; fond d*une étoffe ; la Cham-
pagne , province de France ; ctunpus
et Cainpemia»
Champarer, champarter^ chani'^
partir : Lever le droit de champart.
Champart : Droit qu*a un seigneur
de prendre un certain nombre de
gerbes dans la moisson, des tenanciers
de sa seigneurie ; de campi pars.
Champ ARTS ressb : Grange seigneu-
riale où se mettoient les champarts.
Champarteur : Homme commis
par le seigneur pour lever le droit
de champart.
Champeaux , champiaux : Halles ,
champs ; campi , campelli,
Champelet : Petit champ ; cam*
peUus.
Champeleure. Vojez Chamte-
PLXURS.
CmâMviy campi, campis, champie^
champily champis : Enfant né d*une
mère qui n*étoit pas mariée lors de
sa grossesse , bâtard ; de campus ;
comme si l'on disoit^^W campi; les
anciens à\%o\tulJïlius terrœ. «
Champion : Défenseur qui sou-
tient le droit d*un autre , qui te bat
pour lui ; campio.
Champissk : Femme ou fille àir
liaachéc.
C H A a35
CflAXPiSTEAUx : Bru8q[ue , fâché
sans sujet.
Champoibr : Garnir , orner • un
chaïUp de quelque chose , te battre
avec quelqu'un.
Ckampoyer , champoier : Droit
d'envoyer les bestiaux daus les prés
après la fenaison.
'Chamvreirb , chamviere : Chene-
vière ; cannabetum.
Chah AL : Bois , forêt , et canal ;
canaUs» Voyez Chahel.
Chance: Enchantement, bonheur» '
fortune, hasard, rencontre heureuse ;
cadenda.
Chance AU : Châssis , treillis , bar-
rière , grille ; cancellus,
Chancel : Espace entre le maître-
autel et la balustrade qui le ferme ;
cancellum; en bas Bret. chantele ;
en Prov. chanteL
Chancel , chancela, chancelado :
Grillé , fermé d'une grille ; cancelr^
lotus; de-là le nom de la fameuse
abbaye de Chancelade , dans le Pé-
rigord.
Chancelle : Chambre de l'épouse,
ses meubles et habits.
Chancellement : Tremblement ,
vacillation.
Changer : Jouera la chance aux dés.
Changerb : Dot assignée wa un
fonds de terre.
Chancbux : Fortuné, heureux ,
qui a de la bonne fortune.
- Chancil : Chanvre , toile blanche.
Chancir : Moisir, blanchir, deve-
nir blanc ; canescere.
Chançokelb : Chanson, chanson-
nette; cantilena»
Chakcus : Tombé , renversé ; de
cadere.
Chandelbir de cire : Marchand
Giner.
Chandblierb : Branche de laferme
du grand poids , à Rouen.
a36 C H A
CHAVDELiEa-sAin T-DENis : Espèce
de serf.
Chandelle , chamleiUe : Espace
de temps dans la nuit.
Chandeloub. f^ojes Calamay.
Chakdoille , chandoile : Chan-
delle ; candela. Devoir la chandoille
à S. Arnpud, c'est être C...
Quant la chandoile est aluinée.
Tant art , tant luist qu*ele est gattée.
Bibie Guiot,fol io6, f .
Crait DRES : Cendres ; cineres,
Chahel, chane , chenal, chenel ,
chenex : Conduit , canal , gouttière ,
lit de rivière ; boiss forêt ; il s'est dit
aussi d'une sorte de mesure ; canaUs;
en b. la t. canola; en bas Bret. canol.
Ils anroient un baing cruel
De la froide eve da chanel,
Fab, des trois Bocus,
Chan ES : Kides , cheveux blancs ;
de canus,
Ch AN ESTE : Prébende , canonicat ;
de canonicus.
Cranesseul : Lit de plumes.
Chanetier : Sorte de vase.
Chanettes : Burettes qui con-
tiennent l'eau et le vin que le prêtre
consacre à la messe.
Chanevacerie : Négoce , com-
mence de toile de chanvre.
Chankvacibr, chanevassier : Mar-
chand, fabricant de toile de chanvre.
Change, chainge (ly) : La banque,
le change ; de cambium.
Changeor, changeour, changerres,
thangieres : Changeur , celui qui
exerce le change.
Crangoint : Sorte de mesure pour
le sel.
Changon : Cérémonie qui précé-
doit le jour du mariage, assemblée
des parens et amis des futurs époux ,
entrevue ; il s'est dit aussi d'un terme
injurieux.
Chaniast» chanjast: H changeât.
CH A
CRAWLAirT. Voyez Chalaitt.
Chanlete : Petit canaL Voyez
Chanel.
Chanletes : Petites tuiles pour
couvrir les maisons : les anciennes
tuiles étoient bombées ; de canalitius»
Channe , channée : Espèce de me-
sure pour les liquides ; canna,
Channeheurks : Ouvroirs où Ton
fabrique des petites planches propres
à couvrir les toits.
Channes : Petites planches.
Channeteil : Chanson bruyante.
Chanoinerie : Canonicat;. de ctMf*
non.
Cranoinie: Chapitre de chanoines.
Chanoinne , chanone : Chanoine,
celui qui possède une prébende ; ca*
nonicus.
Qni me donroit vin de coventy.
W*en $croîc-je janiès yYre,
Moult i fet rolex morir que vivre..
Beneoiz soit Sainx Augustins,
Des bons morsiauz et des bons vin*
Ont li chanoinne à grant plenté.
Moult sont gentilment atorné;
Ice porroie bien souffrir.
Que j*alm miex vivre que morlr.
Bible Gniot,foL lox, VK
Chànole. Voyez Canole.
Chanoyer : Sorte de danse.
Chans : Champ , campagne ; com-
pus,
Adecertes les foies femes communes àt
chans ou de viles séent getées hors ; et quant
Ten lenr aura ce «monestë et devéé , li juge
d*icels lour prangent lor biens ou autres pur
rautorlté de cels jusqu'à la cote ou le peli-
çon. Liv. de Jostice et de Plet,fol, a ,F®^
Chansi : Agé , décrépit , et gâté ,
avarié , moisi ; de canescere,
Chansonnelle : Chansonnette,
petite chanson.
Chant : Chante.
Chantaisse : Je chanterois.
Chanteau : Morceau, partie de
quelque chose.
Chauteib à un alteit ou auteUez
CHl.
Tenir an autel , en être pourvu , le
desservir , célébrer le sacrifice de la
messe ; cantare.
Ly prestre que chanteie à Tauteit Nottre-
DaiBc, et le» altret prestres qui le dit alteit
tenront et deuervlrout.
Chautel , chantcau : Un morceau
de paiu; de cantellum^ diminutif de
cantum ; en Lan^ed. canteL
Chautel : Dos de la main , sa par-
tie extérieure.
Chantelage : Droit sur ceux qui
Tendoient du vin en gros^u en dé-
tail ; en bas. lat. chantelagium,
Chautement : Sortilège , enchan»
tement , charme ; incantatio.
Chaittepleuee , chanteplure : Ro-
binet d'un muid ou autre vaisseau
qu'on a mb en perce , arrosoir , en-
tonnoir ; et douleur, affliction.
Chanteeel : Graduel, livre de
chœur d'une église.
Chahtàaes, cfianterres : Chantre 9
chanteur , ménétrier ; cantator.
Chah TEAiE , chantrene : Office so-
lennel des morts.
Chantiée : Droit établi sur le via >
qui se vendoit en détail.
Chahtille : Contre -mur d'un
demi - pied d'épaisseur ; morceau 9
partie de quelque chose.
Chahu , chênes , chenu : Chauve 9
qui a les cheveux blancs ; canus.
Chah VEHOH : Chanvre ; cannahum,
Chaoine 9 chaîne : Le chêne ; quer-
eus ; l'arbre le plus utile et le plus
employé dans les arts. Ménage le dé-
rive de quemus , et Barbazan de
Chaonia , contrée de l'Ëpire 9 comme
les cerises, de Cerasunte; les pêches 9
de la Perse; le parchemin, de Per^
game , &c.
Chaoie 9 chair, chairer, cheir : Di-
minuer, tomber, renverser; cadere,
Chaouhez : Sorcier.
CHAouRSiKa : Usurier.
C H A a37
Chape : Robe qui avoit un chape-
ron pour mettre sur la tête ; en bas.
lat. capa , cappa , formé de capuU
Voyez Chaperoh.
Elle eut d^une chape fourrée ,
Si bien de ce je me records,
Afifeublë et Têtu son cors.
Roman de la Rose.
Chape de saih Maetih : Espèce
de rochet assez court et sans man-
ches 9 qui étoit devenu l'étendard de
la France9 voile en taffetas, sur lequd
S. Martin étoit peint 9 et qui avoit
reposé quelque tipmps sur son tom«
beau ; il étoit gardé 9 à l'armée 9 sout
une tente particulière : on le portoit
autour du camp avant la bataille*
Au XII* siècle il fit place à l'oriflamme ;
les ducs d'Anjou en étoient gardiens ,
comme grands sénéchaux de France.
Chapeau : Couronne que les filles
portoient le jour de leur mariage ; de
caput ; en Prov. chapèlë.
Chapel 9 chapelet, chapet , chap-
pel : Voile , chapeau > couronne de
flears9 guirlande ; capellus, de capuU
Un Tert chapeleC en sa teste
Toz jors Toiuist que il fust feste.
Fabi. de S. Pierre et du Jouglew»
Chapel , chapeleis : Tuerie , bou-
cherie 9 hangar où l'on tue le bétail ;
au figuré, carnage, massacre; ea
anc. Prov* chaple.
Chapelain : Prêtre 9 curé ; capel-
lanus.
Chapblbr : Briser 9 couper, tail«
1er. Fbjrez Chaployer.
Chapeline : Armure de tête ; CO"
pelUna ,' de caput.
Chapelle .'Couvercle d'un alambic.
Chaperoh : Habillement de tête ,
espèce de capuchon que les honmies
et femmes de tous les rangs portè-
rent jusqu'au quinzième siècle. Il
étoit en drap 9 et ressembloit à un
bourrelet, avec de» pendans aux deux
«38 C H À
c6tés du cliaperon. On s*en envelop-
poit là tète comme avec une coiffe.
Biches et pauvres portoient le chape-
ron ; et suivant le commandemelit de
Charles vu en i447 9 chacun fut
obligé d'avoir une croix dessus , à
moins qu'elle ne fût sur la robe. Lors-
qu'on vouloit saluer quelqu'un , on
levoitou l'on reculoit le chaperon de
manière que le front fût découvert,
lia. reine Isabelle de Bavière prit en
liaine JèanTorel, parla seule raison
qu'il ne levoit pas son chaperon lors-
qu'il, lui parloit. Lorsque les habits
étoient mi - partis , c'est-à-dire de
deux couleurs, le chaperon l'étoit
aussi ; cappa, capero , de caput; en
Prov. capayroun,
Chapexonee : Promettre sans te^
nir ; donner de l'eau bénite de cour,
faire des révérences et des sollicita-
tions à quelqu'un dans l'espérance
d'en obtenir quelque chose.
CilAPEEOHHÉE : Ce que peut con-
tenir un chaperon.
Chapeeohneuse d'Anjou : Cha-
peron propre aux Angevines.
Cbapbs : Chevrons , bois qui sou-
tiennent la couverture d'un bâtiment.
Chapeye. Voyez Chaple.
Chapiau , chapin : Chapeau ; de
eap'ut,
Chapitel : Chapiteau ; capitel-
ium , capUulum , de capiU.
Chaple , caple^ capleis, chapeleis^
chapiàs , chaplemeni , chapleys ,
chaplis , chaplon , chappleis : Com-
• bat , bataille , carnage , blessure, cli-
quetis des épées en frappant détaille,
combat à l'arme blanche ; capulatu-
ra, de capulatio;en anc. Prov. cha-
pla , tuerie , boucherie , carnage.
Se mirent les antres batailles en la meslée ,
moult fn grans 11 chapleis , et assez y ot es*
panda mbc as gbÛTes et as espées.
Trmd, de GaUL de jyr.
CH A
Chaplecho : Nom d'un instm*
ment de musique qui étoit en usage
dans le Lyonnob ; en b. lat. capriola»
Chaployex, chapleiery chapleir,
chapler, chaploier, chappleyer : Com-
battre , donner des coups d'épée , %é
battre ; capulare , de scapellâre.
Chapoli : Hyppolite , noiri
d'homme.
Chapon : Sommet delà tète ; capuU
CHAPOtER : Hacher , couper ; se
battre, faire du bruit; capulare; en
Prov. chapoutei.
Chapotois : Sorte de monnoie.
Chapouillbr , chapucier : Cou-
per, tailler. Voyez Chaploteh.
Chapouller (se) : Se chercher
noise , se battre.
Chappe de plonc : Sorte de sup*
plice. ^
Chappelet : Petit chapeau.
Chappelinè : Armure de tète.
Chappellus : Clous à grosse tête.
Chapperon (ung) : Une casaque.
Voyez Chaperon.
Chapperons rouges : Les cha*
noines de la congrégation de saint
Maurice en Vélay.
Chappiaux (hauts) : Chapeaux
pointus extrêmement élevés , et dont
les bords étoient très-étroits. Les gens
de qualité les ornoient d'une plume.
Chappin : Espèce de petit couteau.
Chappitrer : Tenir chapitre, être
assemblé en chapitre.
Chapple : Plaie, blessure faite
avec une arme qui taille.
Chappuiz : Billot à l'usage At%
tonneliers , tronchet ou trouchet.
Chappuser , chapuiser : Tailler du
""bois de charpente pour le mettre en
état d'être assemblé, travailler du mé*
tier de charpentier; en Lang. capusa.
Chaptal y chapteL Voyez Captal.
Chaptxu : Baux de bestiaux. Voy.
CSASTJBIS.
CH A
Chaptkls , chaptelz : Pressoirs ;
dutptels de fruits , vente de fruits
non caeillis , de fruits à percevoir ;
ehé^fifls des champs , fruits pendans
par la racine; de capiiaUs. Voyez
Chepteil.
CHArniR : Chapitre 9 assemblée ;
de capiiuiaria*
Cbapuis : Qiarpentier, mentdsier.
Chapusie 9 chmipusie , chapuîsie :
L'art> le métier» Tétatde charpentier*
Char» cher : Viande , chair ; caro.
En« (MU AotU ekMT de plaie et «itandM
■•aiioun.
hs iapidtm, chap. de TAméthy$m.
Char : Race , IfSeimille.
Charaie ^charei : Espèce de sor-
tilège , billet écrit en caractères ma-
giques.
Charboucle , charbocle, s. f. : Es-
carboude; pierre précieuse qu'on
creyoit être aussi brillante qu*un
charbon aUumé ; carbunculus»
Et el prunier rers ert la pierre de tarde
et de topas et de smaragde; el second ckar-
èoude , aaphir et jaspe , el tiers ligure , acate ,
ametiste , el quart crisolite , onicle et beriU , si
Sttroat-il clos de or pat lour ordre.
Mièh hUt, EsBode» ckap, a8, vers, 17.
in primo venu èrU lapis sardiiu, et topazius
et smaragdus : in secundo carbancolus , sup-
pkirus, eîjatpis: in tertio ligurius, achates,
eir ametf^ritÊU : in quarto chrjrtolitus, onjrekè'
mms et betjOut, inclusi aura eruntper ordinei
suot,
Charcx : Ma^re , décharné.
Chargvtis : Combat , massacre.
Cbardonal , chardounal : Cardi'
nal ; cardinalis.
Crareil : Lampe de cuisine.
Chareis , charlier : Charron.
Crarer : Tomber; cadere.
Chareton : Charretier, conduc-
teur de charrette ; de carretla.
Lors Marcel tost et Tiatement
Jftu JM to«t iQR TtsUBeatu
C H A s39
A la roe se mlst ao bas :
"Lt chartton ne le crut pas ,
Mais pensa i quant t'aira mis bon»
n t*ostera la vie du corps ,
Pour ce se prent à toy.aidier, .
Lors Toult cil s*espée sacquier.
Âoman du second Renard, JbL s6.
CnÀMGÂÈT : Incommode, à charge.
n (Thomme) dcTlent froit et sec , bayenU «k
roplens ,
Hoignens et §ratelens, et laerencoUenx,
Jà tant n*ara esté par devant gracieux ,
Online soit en eel point ckargimt et anoieuu
* Test, de Jehan de JHeun^, a». iSi.
Chargés : Charge , une certaine
quantité.
, Charger : Accuser, taxer, impo-
ser, chagriner, calomnier.
CHARii : Vermoulu , carié ; tH"
riosus.
Chârisr : Charger ,Toiturer, aller,
procéder ; carruatre.
Crariere : Route , chemin.
Chariez : Chevet du lit.
Charih ER : Railler, moquer, xtdi-
culiser.
Charis : Grande porte de ferme}
place dans laquelle on remise les
charrues et les charrettes d'une ferme»
Charités : Les trois grâces ; cA«-
rîs f charités; du Grec zûftrtç,
Charlsrie : Le métier d'un ou-
vrier de charrue.
Charlier : Charron.
Charlot , Chairlot : Charles , nom
propre; Carotus. Yojez Karls.
Charme, charmoye : Sortilège,
magie , charme , enchantement , \ml
danse des sorciers au sabbat ; carmetim
Charmeresse , charmegneresse :
Sorcière , femme qui fait des char*
mes , qui sait charmer , magideune*
Charmoye : Lieu planté de char»
mes; carpinetus,
Charmage : Temps où il est per-
nûi de manger de la riandc •
a4o C H A
Charnaliti^ : Affection déréglée ,
débauche; de camaUs.
Dex délivre Israël de tox leur tri-
bous , et de ça m cpi*tl ont dedenz aui , de
leur charnalité , et de çaos qu*il unt de fors ,
des erites et des fans crestîens.
Conu sur le Soutier, fol, 54 , Ps, a4,
verset aa.
Chaekel : Parent , qui est de la
même race , de la même famille.
Chakkeumsht : Charnellement.
Chaeneux, chdrnex : Charnel,
charnu ; camosus,
Chaeniee : Saloir , vaisseau dans
lequel on conserve de la viande sa-
lée ; camarium.
Chaeniee : Jalon , échalas.
Chaenieee : Penture d'une porte.
Chaeolle : Danse. ^oj-.Caeole.
Chaeon : Flacon , bouteille , pot ,
cruche ; en Langued. chtiro,
Chaeonibe : Charron, ou celui
qui conduit la charrue.
Chaeostiee : Carnassier, qui man-
ge beaucoup de viande ; camarius.
Chaepagne : Menu en gin de pèche.
Chaepe : Charme , arbre. Il s*est
dit aussi d*un instrument de fer pro-
pre à couper et à tailler*
Chaepinee : Carder.
Chaepie : Mettre en pièces; faire
de la charpie , effiler de la vieille
toile ; carder de la laine.
CHAEPissArrr : Mettant en pièces.
Chaeeau , charraul: Chemin assez
large pour qu*une charrette ou un
'chariot y puissent passer.
Chaeeasson : £chalas pour les
vignes.
Chaee^e : Charretée ; en bas. lat.
chàrreta,
Chaeeet : Rouet , instrument
propre à filer ou à dévider.
Chaeeeyee , charreton , char'-
rujrer : Charretier; laboureur qui
conduit la charrue^ carrucarius.
cha:
Chaeeieeb , charîere : Chemin de
charroi , rue , route ; en
carnèiro. Voyez Caeeoi.
Jus Tabati , teste Tersée ,
Si que le liaterel derrière
Li est chau en la chariere.
Par pou qae n'est escerrelé.
Roman du Renard, fol. 67 , R?,
Chaeeoi, charroie,charroy^ char-^
roye : Le chariot du roi Artus , ou
le char du diable , que les paysans
ou les gens crédules croyoient passer
la nuit en Tair avec grand fracas ; les
danses des sorciers au sabbat. Il se
prend aussi pour tout ce qui est ap-
pelé charmes , enchantemens.
Mes gart qne ja ne soit si sote,
Por riens que clers ne lais li note ,
Que jà riens d*enchantement croie ,
Ne sorcerie , ne charroie.
* Roman de la Rose, ifers z4B4i«
Chaeeoieeesse : Sorcière , magi-
cienne.
Vire la face Ten Urder,
L*orde vielle put . . . prestresse «
llaq .... relie et charroieresse,
* Roman tle la Rose , vers 95a6.
Chaeeuaioe : Autant de terre
qu*une charrue peut en labourer
pendant une année.
Chaeeuiee. Voyez Chaeetoit.
Chaeet : Lieu couvert où Ton
remise les charrettes , les charrues et
les autres choses nécessaires au la-
bour.
Chaetb , chartie : Acte public , au-
thentique , lettre , épitre ; bharU^,
Cha ETE : Qui a une charte , us
privilège , un droit.
Chaeteeiee : Geôlier; carcera"
nus. Voyez Caeteiee.
Chaetin : Le corps de la char-
rette.
Chaeton : Charretier , cocher.
Foyez Chaeeton.
CflLA&TftE 9 châtre : Fri»OD } carcar;
Denii ie !■ chartn. Toyec
s cAorlre , al nnoînt tt
Il II Piien «I «cbaraltoient, «t dr-
LaV'udetSS. Pèrti./ôl. aa.
CiAkTBE : C'ëtoit anisî le nom de*
■ctM^le l'autorité et des litres on en-
leignemeRS qu'on f^rdoit pour la
dtfence des droiu d'un Elat , d'une
commananlé on d'une seij^enrie.
Od appelle CAanre Normande, un
titre qai contieDt plusieurs privi-
légea accordés aux habilans de la
Normatidie par le» Roi* Jean , Phi-
lippe VI , Charles ti et tii. Le litre
originaire et priii)ilif,dalé du 19 mar*
i)i5ia été accordé par Loub x,
dit le Hutin ; châtia.
Cbiktkeb : Accorder une char-
tre , un privili^ge.
Cha»tiievk ; On appeloit ainsi à
MeiE les Cisterciens.
CHAKTBtBa : Triste , malade, in-
commodé; geôlier, prison, prison-
CHÀKTaïKK : Lieu où l'on garde
le* cbartrec ; celai qui les garde ;
teneur de livres ; chartulariut.
Cbaktbime : Celui qui tient regia-
tre de quelque chose.
Csiat-BiR ,ciiaretenier, chartremer,
tkartrier : Geôlier, prisonnier ; car-
f : Petite layette en foi^
roe de tiroir qu'on fait au haut d'an
de* cAtés d'un coffre.
Chabtbousiiih , chartrassin ; Un
chartreux; earthutianus ; etsuirant
Borel , de carrer, parce que ces reli-
gieux ne sortoient jamais. Il est plus
probable que ce nom vient de catorU-
tium , catarissium , lieu où ils s'éta-
blirent la première fois; en François
ehatroute , dont on a fait char-
C & A' s4i
CiltviOK ; Voiturage -, action
d'amener en cliarreiie.
Cb*s , chaos : Travée, espace qui
se trouve entre deux poulrcs , ou
entre une poutre et le mur : ces mots
désignent aussi une cuisine.
Cais-CHisTiiL's , chas , chas-eht^
teil, chatt-chastcl, chat, chaz : Galeries
couvertes ei flanquées de tours poiir
mettre à couvert les doldats pendant
un siège ; elles étoient en bois de
cbarpenie et routantes ; en bas. lat.
catha, catut. Je crois que le mot chat
eat d'origine arabe. Voyez Bermot.
LeBoTmlcodKilïDluldF fiin fiirense
cb>Du^ par ■ IriTcri li rîrlrrr puur puMr
*Di Simiiiu ; ft pnr garder cmi qai fui*
loicDt liditlc diiDHrr, il (lit fiirr dfui Uf.
fruit que on ipi»!!* chat-chaslfH , cir ri jr
iToil deni ekiûiUi drTinl Iri cluii , cl imw.
le* SirmiiDi geltoiint à rngiiu.
Chasal : Masure , ferme , métai-
rie , maison en ruine.
Cstsczoa , chasàert : Cheval de
chaste et chasseur, yoyez CACHisa.
Ch**e , chaisier : Cvlni qnî tient
un fief, une maison.
Ckisemeht , chatsement : Terre
ou chAtean tenus en fief sou* certai-
nes conditions. Voyez CHiSTEis.
CsASiBB , chaseret : Panier à fond
d'osier dont on se sert pour faire
égoutter le fromage ; de caseus.
Ceâsksissk : Menues branches de
cbéne ou d'autres arbres , fagot.
Voyez Crioiiie.
Cbason : Saison , pays, climat ;
de statio selon Ménage , et de sado
selon nicod.
Chissiik : Espèce de bois, cbéne.
Chassil. Voyez Ca&sii..
CuissK : Poursuite en justice ,
amende; quassado.
Chassk ; Coffre o& l'on tient les
reliques ; eapsa ; da Grec Mi^a.
d42 C H À
Chasse , chatte : Chausse , instru-
ment pour pécher. Voyez CHA&Tai.
Chasser : Chercher, pécher. Voy,
Cacbier.
Chasses-marks : Sorciers.
Chassete : Chaton , ce <}ui en-
châsse.
Chassetikr : Chaussetier, faiseur
de chausses et de culolleîi. Voy, Cau-
CEMENTB et CaUCES.
Chasseure, chassouerCy chtuxoire :
Fouet de charretier.
Chasse-vilain : Oiseau; vaisseau
pour porter le mortier dans les ate-
liers.
Chassie : Humidité , moiteur, eau»
Chassieres : Chasseur , cheval
propre à la chasse. Voyez Cachier.
Chassihs : Assassins. Borel le dé-
rive à'Arsacidesy anciens tyrans.
Chassipole : Sergent chargé de
lever les impôts.
CRASstPOLERiE : Drolt payé au
seigneur par les sujets pour avoir la
permission , en temps de guerre , de
se retirer avec leurs famiHes et leurs
effets dans le château.
Crassoire : Fouet de charretier.
Chasta^ , chastée : Chasteté.
Chastaigneraie , chastegneraie :
Lieu planté de châtaigniers ; casia^
netum,
Chastal : Détail. Voyez Chasteis.
Chasteis, chaptel, chasteilSy chep-
tel, chetel, chevaie y chef*eU/ge : Bail
de bestiaux estimés , soit par les par-
ties intéressées, soit par des experts ,
et dont le profit doit se partager au
lemp» convenu , qui ordinairement
est de trois ans , entre le bailleur et
le preneur.
Chastel , r^/Mz/^ casteil y casteis y
casteizy catel, cateiix y catiex.^ chap-
tel , chasieojCy chastiax y chaté y cka-
tef , chàtély cheptel y cheteL Voyez
Aussi Castxas : Bourg , village» ville
t B A
non murée; biens d'antmi» eflefi
mobiliers , gain , profit , totalité de*
biens ; castellum y capUnUs ; en bas,
lat. eaptale y capitale. On dî%o\\,9Ln*'
tre£o\sJaire chastiax eFiAsie , comme
nous disons bâtir des châteaux en
Espagne , pour faire des projets en
l'air , rêver. Malgré la différence de
leur orthographe , les termes de ce»
deux articles n*ont tous , à propre-
ment parler, qu'une seule et même
acception , qui est de signifier la to-
talité des biens; mais par un abus
familier à nos anciens écrivains , ces
termes ne désignent assez souvent
que des effets mobiliers. ( Gloss, dt
/oimnlle,^
Je ne tai pur où je eommance
Pour parleir de ma pouret^ i
Pour Dieu yoat pri , grsnt Roi de Franc* y
Que me donciz qneloue chevance ,
Si ferez trop graut ciiaritel ,
J*aj Teseu de l*autnii chateL
Le Dict de la Poureté , par Rutth€wfm
Chastelain , chastellain , chate^
loin : Gouverneur d*un bourg qui
avoit droit de chastiau ^ oti de maÎHr
forte. Pour faire la châtellenie, il fal-
loit que dans la seigneurie et juridic-
tion du châtelain , il y eût une al>-
baye ou un prieuré conventuel , un
pressoir et four banaux : avec ceit
on pouvoit impunément se donner le
plaisir d^assommer de se» nobles
mains les serfs et villains de ses ter-
res ; castellaniis.
Chastelaine , ckasiellaine : L^é*
pouse du châtelain , dame om darao»-
selle d*nn château.
Chastel-emblé : Chose mobi-
lière volée.
Chastelet : Petit château ou for-
teresse où les seigneurs châtelains
logeoient.
Chastellkrie : Territoire d'un
baron , d'un châtelain , ckâtellenie.
Chaste YS : Profits d'un mouliii.
C H A
Chastt. Voyez Cuastoi.
Ch ASTI AULX , chasùas , chastie ,
^hasdeux , chaz : Château ; galeries
couvertes , roulantes et flanquées de
tours, lesquelles étoient faites de bois
de charpente. Voyez Ctik^cnàATikVs.
. Ch astoi , chastoy, chasty : Instruc-
tiou , avis , réprimande , correction ,
châtiment. Voyez C astoi émeut.
Chastoier , chasùer , chastqyer :
Instruire , reprendre , châtier, corri-
ger, punir ; casUgare. Voy. Castoike.
H'eft p«» merTeille» te li pcrei chastw ton
foUtat» qiUMt il le Toit metpreodre.
GmilL de ryr,J6l. i36.
Chastoiller : Chatouiller. Voyet
Catillse.
Chastois , chastoy, ckasêoyement :
Correcticj^ châtiment , avis , ensei-
gnement ^réprimande , instruction ;
casiigmtio. Voyez Castoiement.
Chastouii^lee : Mftrguillier de pa-
roisse , fabricien.
Cbasteb : Manteau de cheminée.
Chastri , castn, ckastron, chairi:
AninMd châtré ou hongre ; casO'oUis.
Lft TéisM^ cet graz buét aciMiUlry
Et tante Taiche , et tant moton chatri.
Vêtent le fen per treêCoi le peis.
Roman de Garin , JbL ^i, V^,
. CliâT : Gros vaisseau, ly vire ; ma-
chine de guerre pour mettre â cou-
Tcrt ceux qui attaqfuent.
Chat , chai-ckasieL Voyez Chas-
CHASTIAUS.
Chatê : Arrhes 9 somme â compte
sur le prix d'une chose achetée.
Ch ATXL, ckatiel : Homme de corps,
qui doil le cens capitai ; biens mobi-
liers de quelque nature qu'ils soient.
Chats - levaxit , ckate^premant ,
chateù'le%*a¥tt , chateit-prenani^ cha-
iel^oMtuua, chaiel^prtnam : Clause
qu'on inséroit dans les contrats faits
au pays Messin, qui donnoit pouvoir
à ceux qui prenoîent de» fonds â
C H \ r»',',
gaglèro ou à in()rl-j;i<«;p, den pren-
dre , d'en percevoir les fruits. VoycM
Chasteis.
Chateu : Brouillon , fripon ; en
Prov. chatou»
Chateux , chatels : Effets mobi-
liers. Voyez Chasteis.
Chatiax, chcuiex. : Bourg, châ-*
teau ; castellum. Voyez Chastiaulx«
Li ckatiax ettoit biex et g«Dc
Mais as»!» estoit loin^^ de gens.
Fab. ttune Femme pour 100 hommes»
Chaton , Chatons : Caton d'U ti-
que , nom propre ; Cato,
C h ATONE a : Ramper, aller â quatre
pattes.
Châtre. Voyez Crartre.
Chatrillok , châtrons : Jeune et
petit animal auquel on a £ait ou l'on
fera subir la castration; casiratus. ,
Chau , chaus y chaut y chotié, châ :
Tombé, participe du verbe ChaIr j et
il ne m'importe. Voyez Chaille.
Craualer , chauvalcr : Tomber â
la renverse. Voyez Aval.
Chauc^e , chanceu , chattéhon i
Pressoir, cuve où l'on foule la ven*'
dange ; calcaiorium,
Chaucementr : SouUer , botte ,
chaiMsure ; aUceamenium»
li^AToU p«f sourent çktuatmtHH,
Et quant à la foU avenoit
Qne il uns soller^s t^oit
Pert«Saaiec et d«fbr«te« ,
MwkL i crt gr«D<i« la cUrtes.
Fa^. de S. Pierre et dm JotigjfâQr,
Chaucerib : Le métier de culol*
tier et de cordonnier ; çalcearium,
Chauchke : Fouler avec force ;
calcare.
Cbauchxkee : Four à chaux ', 90!-'
caria.
Chaucie : Ce mot me parolt si-
gnifier, impôt , droit, entrée, &c. .
Tonte manière de leun aeif poi» de Ter>
mendoit «n ckar , ne doÎT^nt payer que dêîîk
deniers de ehattcie.
EttéMiit. des Mestierede Pofit/foL <oo.
a4( C H À
Chaucier : Culottîer, cordonnier;
talcearius.
Chaudeau : Bouillon qu'on don-
noit aux époux le matin du lendemain
des noces; calons jusculum.
Chaude - colle : Promptitude ,
premier mouvement de colère ; en
basse lat. talida colera; en Prov.
caoudo*
Chaudelet , chaudel : Échaudë ,
biscuit , gâteau plat et sans ceufs ; en
Prov. chaoudëL
Chauoerée : Chaudron , chau-
dière, et le contenu d*une chaudière ;
caldarium.
Chaude-soueis : Chauve-souris ,
oiseau de nuit.
Chaudeelas : Cuivre, airain, ainsi
nommé parce qu*on en faisoit des
chaudières ; d'où chaudreliery chau-
dronnier, celui qui travaille ces ma-
tières.
Chauduk , chauduns : Boudin , ex-
trémités des animaux , issues , tripes.
Chaudurnée : Plein une chau-
dière ou un chaudron.
Chauf : Chauve ; calvus.
Chaufvau , chaufaus , chauffaui,
chauffaux : Echafaud , lieu élevé ;
en bas. lat. catafaltusy de scapus.
Chauffaudee : Échafauder, éle-
ver un echafaud ; condamner un cri-
minel au supplice. Estre chaufoldé :
Etre mis sur un echafaud , être con-
damné à la mort.
Chauffault : Espèce de tour de
bois , machine de guerre propre à
l'attaque et à la défense.
Chauffe-paitce : Cheminée basse.
Chauffe iTE : Chauffrette.
Craulc^e : Route , chemin frayé ,
chaussée; calcata.
Chaule : Echelle; saUa,
Chauleihe : Chaux à bâtir; calx.
C^AULBia , chauler les bleds : Les
CHA
préparer avec de la chaux pottf k$
semer.
Chaulme : Paille , chaume ; de ea*
lamfis , culmus,
Chaulsailles : Fiançailles, noces.
Chault. Voyez Chauz.
Chaulx : Le chou , plante pota-
gère ; caulis ; en bas Bret. caoly caul,
cawl,
Chaument : Pain dur, qu'on a
trop tardé à manger.
Chaumette : Faucille propre à
couper le chaume.
Chaumine : Chaumière , maison
de paysan couverte de chaume. Voy»
Chaulme.
Cn kvnovv LY,T ^ chaumouplet : Ca-
mouflet , fumée qu'on souffle dans le
nez , par le moyen d'un pfi|k soufflet.
Chaunter : Parler, déâfler, pro-
noncer, arrêter, régler, statuer.
Chauqueur : Pressoir, pressureur;
de calcatorium. Voyez Chacqueux.
Chaurroit. Voyez Chaills.
Chaus : Ceux , celles.
Chaus : Chauve , dégarni de che*
veux ; calvus.
Com il alloit par la vole, des pettta cnlH
isiirent de la cité et le gaboient, disant,
monte chaus , monte chaus,
4** Liv. des Rois , chap, a , *ven. a3.
Chaus. Voyez Chau.
. Chausi : Choisir , faire un choix.
Ménage le dérive de colligere.
Chausier : Faiseur de culottes oa
chausses , cordonnier ; calcearius.
Chausist. Voyez Chaille.
(«HAusoiRE, chaussemenie : Chaus*
sure , chausson ; calceamentum.
Chaussé , caucJùé : Chemin , voie;
calcata,
Chausselier : Fermier d'un pres-
soir; calcator.
Chausses : Bas , chaussure des
jambes ; de calceamentum.
CH A
* ^Chausses : Salaires , honoraires >
préaens , pots-de-vin , épingles.
Chaussbtier : Bonnetier, culot-
tier. Voyez Chausiee.
ChaussIe , chaussée : Droit poar
Fentretien des chemins ; de caicea»
Chaussine. Voyez Chaulbine.
Cb Avssoifs : Souliers , chaussore ;
ealceamentum.
Chaut (il ne me) : H ne m'importe;
du yerbe cheUoir.
Chautue : Écluse. V, CHAULcéE,
Chautie : Dresser, remuer les
oreilles.
Chaux : Souliers; calceus,
Chauz, chault, chaus : Chaud,
brûlant , ardent ; caàdus.
$*ires en Unges et detehant
Par les froiz et par le« eham,
FabL de la PtUnnostre du Fm,
Chayaige : Cens dû au seigneur
tous les ans par chaque tête de ses
hommes de oorps.
Chayaigne : Corvée due au sei-
gneur par chacun de ses yassaux ;
rachat en argent de cette servitude.
Chavalee : Tomber à la renverse,
comme un cheval les quatre fers
«n Fair.
Chavan : Panier de vendange. Voy.
Caban et Cabas.
Cbavatatebib, ohavakuene : Lieu
rempli de boutiques de savetiers,
qu*on appeloit ehavaùert. Ancienne-
ment les états étoient réunis en un
même quartier; de-là les noms de
rues, des Maçons, des Arcs, aux
Oues , des Prouvaires , &c.
Chavenacii!.e : Marchand ou ûk-
bricaut de toiles de chanvre.
Chavents , chanevis : Chenevis*
Chavbe : Creuser, faire un fossé ;
Chavebin : Chevreau; capreolus*
Chavessaille ; La partie de Tha*-
bU qui entoure le cou > colieU
C H É «45
Chavesteagb : Le droit du pale*
frenier lorsqu'on achète un chevaL
Voyez Cabesteiu
Chavbstbiau : Querelle > débat ,
démêlé.
Sire Haina MToit bon mettier»
Quar il laToit bien raiiaitier
Les cotelea et les mantlaos,
'Toz jort erent à «havtstnam^
Entre lui et Dame Anieote »
Qui n*e«toit pat trc^ Tolenteiaa
De lui servir à son Toloir.
Fah, de sire Hains et de dame Anieuse»
Chaveterie : Le métier de chape-
tier on c/iavetonnier, celui qui faisoit
des souliers de basane , savetier.
Chaveus : Les cheveux ; capiUi,
Chavibt , duKdex : Chevet de lit ;
capitium,
CnkYionov ^chaviUon : Chevrette ,
cheville , ou l'échelle d'une charrue.
Chavissxeb : Pêcherie.
Chavoulx : Cheveux ; capiRl,
Chaveetage , chavrotage :■ Droit
que pa y oient les possesseurs de trou«
peaux de chèvres ; de caper.
Chat : Cellier, cave^ cabaret, bou-
tique ; cavea,
Chaye : Compagnie , assemblée.
Chateh E : Chaîne ; caiena.
Chayere, chayre, cheyre , chyre :
Chaise , fauteuil , et chaire à prêcher ;
caAedra, Voyez Cai^ee.
Cha«. Voyez Chas-chastxavs.
Chaz^ , chazier : Fieffé, celui qui
tient en fief.
Chazement : Terre , château tenu
en fief sous certaines conditions.
Chbable : Vieux , caduc , prêt à
tomber ; du verbe chair.
Cheaine : Chêne , arbre.
Cheancb , chevissance : Utilité ,
profit , avantage , chance , échéance ;
et malheur, accident. Voyez Cbb-
VANGE.
Chkances : Épaves, aubaines ; chà«
te , action de tomber.
3
s46 C H £
Cbeâvhx : Chaine ; catena.
Chcavs, cbeani : Tombant; heu-
reux. Bien cfieans , bien heureux ;
yiâ/ ckeamsy malheureux ; de oa-
ducus , cadens,
Chea^tjù : Tombante.
£t b fortim« la metcheante ,
Quant sur 1pi hominet e«t chéante ,
Elle les fait par ton metcheoir ,
Trestous «i très clèremeiit veoir,
Qvtt leurs fait tels amys tronTer
Et par expf riment pronrer
Qa*ils ^ent mielz que nnl aroif
Qu'ils puisaent en ce nonde avoir. .
Jtoman de la Âose.
Cheau : Le petit d*une chienne et
de toute espèce d'animal , rejeton ;
et par métaphore , Tenfant d'une
femme libertine ; catellus.
CuECAt, y chechnl : Sénéchal , Tor-
donnateur d'une fête.
Cheens : Céans, ici; Ak ùuùs.
Chef , chi^ : Tête , bout , extré-
mité ; au figuré , le premier, le plus
excellent ; de capiu,
Chefau : Maison de maître, princi-
pale demeuré , habitation principale.
Chef de Boue g : Lieu principal.
Cheffb : Cage à enfermer de jeu-
nes poulets ; cavea»
Chef^mss, chef- mois : Principal
manoir, chef-lieu. Foyez Mas.
C HEF V ET Aiif , chefetain, ckefeuUne^
eheyekiigne f chevetuin y chevetaine y
^hief laine y chirfvetain y chieveuùn y
chievetaine y cievetaigne : Chef, com-
mandant , capitaine i général d'ar-
mée ; de caput; en b, la t. capitaneus^
Chefyie. Voyez Crevie.
Cheillie^ : Cellier.
CHEiifGKaiE : Lingerie , blanchis-
CuBtvsiL : Habit de paytan , fait
«n toile.
Cheie , cheire , cheoir : Arriver,
tomber ; cadere.
Moult i çhcircni ot Amnt thata 4mi dta*
CHE
l[»lf mericwil «t %9 reoeier«at p#r lea
qu*il ne porent soffrir.
Comm, sur le Seuuier,/bl. 189 , F^.
Ps. 90 , paraphr, du verset 6.
Cheite : Chute , perte d'un procès.
Cheitif : Chéiif, de peu de valeur )
d'où cheitivcmerU y cheiUveté,
Chelée , cheléemtnt : En secret ^
en cachette ; celatitn,
Chelee : Cacher, taire , dissimu*
1er; celare.
O carité j*ay mont sXé ,
EsperaucJie m^aroit boulé
De toi qnerre en cbe&te talée :
Ti ostel ne sont pas chelé ^ •
Se tu n*at us renouvelle
De toi liebergter à chelée.
Roman de Charité, strophe alo.
Chelevalet : Charivari; en bas.
lat. chaivaricuih ,
Chelle , cheà : Celle-là.
Cbellé : Son , bruil.
Cuelm , ehelme y chelmeste » dteh
mie : Turbulent , rebelle , séditieux,
Chbmagb € Droit que payoieut les
charrettes qui passoient dans cevr
tains bois ou routes.
Chbmbxl : Joute , tournoi. Voyez
Cembel.
Chem E , chemie : Mesure de bled»
Chemeb : Maigrir, tomber en
éthisie ; gemere,
ChémeeAgk : Droit d'aînesse.
Cbemiee , ehrfiniery thànùez :
L'aiué d'une famille noble; de capêsU
Chemin ( femme de ) : Femme ou
fiUe débauchée, de mauvaise vie ^ qui
appelle les passans.
Chkmik-voisihaIi : Chemin detru»
verse.
CuEHiiiB , chemimel y ckemiaon:
Chenet.
Chemiiieau rPain qu'on mangeoit
dans le carême en Normandie; en
^s. lat. simenelius.
Cheminée (chevalier de) : Terme
de déri»iou 3 chambellaa qui reitd
Cfl £
4«prèi de son maître , tandis que les
autres cheYaiiers vont à la guerre.
CaiMisoi f chemisete > dkemixôt :
%|tite chemise ; couverture de livres ;
eamisia.
Chema : Entrée d'une rivière ; co-
Chehhs , ckenaye : Lieu planté
de chênes. Voyez Chaoine.
CHENâiL : Grange , grenier.
Chehâl f cheneau : Canal ^ gout-
tière ; canalis.
Chenau, chaisneau, chenex : Gout^
lière , canal de bois qui reçoit les
eaux d*un toit , et les jette en bas ; de
çanalis, *
Ce «et^en bien et toit le Toïenf ,
QiM U chenex retient U pluie ,
Et r«Te giete fort et ruie.
La Bible Guiot,foL zo6.
Chenbel : Joute , tournoi ; d'où
ckenbeler y jouter.
Cheneau : Jeune ehène* Voyez
Chaoine.
Chehel : Petit ou jeune chien.
Voyez Chanel.
Chenee , chemer : S*ennuyer , sé-
cher d*ennui. Voyez Chemee.
Cheneyas : Corbeille ; canistrum,
Cheneveue : Chanvre , ohenevis,
graine de chanvre ; cannabis,
Chenevote : Tuyau de chanvre.
Cheneveau, chenevreaUf chene^
rrtl : Chêne vière , lieu semé de che-
flievîs pour faire venir du chanvre.
Chenex. Voyez CaENâu.
Chenice : Mesure qui éloit la hui-
tième partie du boisseau.
Chenil : Loge de chien ; •anile ,
ûiè,cams.
Chenille : Terme de guet pour
avertir les raessiers qu'on vole dans
les champs dont ils ont la garde.
Chknin , ckennin : Parjure , traî-
tre, menteur y faussaire y déloyal ,
Uk;he î caninus*
C H £ ft47
Chenhetes : Les burettes qui ser-
vent au sacrifice de la messe ; de
canna ; en bas. lat. cannatag^
CflBNNEWts : Chenevière.
Chenoigne : Chanoine; canonicus.
Cbenolli^: Trachée-artère, le ca-
nal de la respiration.
Chenu , chenue , chenus : Tête
blanche de vieillesse , chauve ; canm^
canntas,
Cheme , cAofir.* Tomber, faire une
chute ; cheoir en opprobre , tomber
dans la misère ; tourner à injure j
cadere,
Qn! se tant damer par anîse cTetdaf qne
il ait acheté, qui toit Diesel ou meaelle, oa
foe il càiet en namTaiâ uau.
Assises de Jérusalem, ckap. laS.
Chboit : n tombe.
Cheoits , cheuie : AjctioH de tom«
ber, accident , chute ; casus.
Cheoité , cheé , cheez y cheu t
Tombé , participe du verbe cheoir.
Che» , chiper , chepier, ckeps ;
Fers qu'on met aux pieds et aux
mains des prisonniers ; partie d'ua
champ aboutissant à un autre.
Chepage : Prison, geolc; âecatena*
Chbpiee : Geôlier , gardien d'une
prison ; catenarius.
Chepteil , cheptel ( bail à ) : Bail
qu'un propriétaire à» vigne fait
avec son vigneron , et dans lequel
est stipulé qu'il lui donnera une.
somme en avance , le logement , et
qu'il lui laissera quelques journées
de libres ; moyennant quoi ledit pro-
priétaire recueillera tout le produit
de la récolte ; nombre de bétes
donné à un berger pour en avoir soin,
et les nourrir pendant un certain
temps , à charge par lui d'en rendre
un pareil nombre à la fin du bail , et
de partager le profit avec le pro-
priétaire ; capitale , capuUe ; de c/z-
pitaUs, Voyez Chastes e( Chast^l.
k
248 ' C H £
CheA) chiere : Chair, vUnde ; cha-
riot ^ cliairette ; caro et carria.
Cher. , chier : Précieux , agréable.
Cher 4 : Mine , contenance ; en
bas. la t. cara , de carus.
Cheraok : Ce qu*on paie par tète ,
écot.
Chercel : Hoyau , instrument de
jardinage ; houe , bêche , pioche.
Cherche : Religieuse qui fait la
ronde dans le monastère pour voir
a*il ne s'y passe rien contre la règle.
Chbrchel : Cercle; circulas.
Cherchemenent : Enquête juri*
dique pour parvenir à un bornage ,
le bornage lui-même.
Cherchier : Droit qui ezemptoit
les sujets du chapitre de Toul de
toutes recherches de la part des offi-
ciers de ville ; de quœrere.
Cherchier, cherchour : Digni*
taire de cathédrale , chargé de veil-
ler au bon ordre dans les lieux ré-
guliers; circator , circùor, quœsitor.
Chkrdenerues : Ornemena de
chandeliers.
Chère , chiere : Visage , mine , ré*
ception ; de carus; en bas. lat. cara»
Ménage le dérive du Grec »«p«.
Chère lie : Accueil gracieux ,
bonne mine. Il lui a /ait grande
chère : Il lui a fait grand accueil. Faire
fade c^<fre; C'est faire mauvaise mine;
en anc. Prov. chiëra; en Prov. mod.
çara; en Esp. caro , et en Ital. ciera.
Cherer , chcfier, chérir, chierer,
chierir : Faire bonne chère , se ré-
jouir, faire amitié , faire tête, tenir
cher ; du Grec 3^«/p«.
Cherf : Cerf; cervus»
Cherfoir : Serfouir, donner un
labour avec la serfouette.
Cher FUEL , cherf ui : Cerfeuil ;
chœrephjrllum , cerefoUutn.
Chergable : Qui est à la charge
%\ coatre quelqu'im»
CHE
Cherczer : Charger. V. CAEomi.
Cheriste : Qui fait bon accueil.
CHEREEMANàNT : Jugc des bomcft
et partage des terres. Voyez Cs^
QUEMANEUR.
Chermer : Courir après quel-
qu'un , enchanter , charmer, ensor^
celer ; en bas. lat. carminare,
Cherpigkier : Vannier, faiseur
de paniers.
Cherpo : Écharpe; ceinture.
Cherque : Circassien , habitant
de la Circassie ; Circassus.
Cherqueler , cherheler: Partager
les terres d'un héritage , assigner à
chacun ce qui lui en appartient*
Voyez Cerquemaner.
Chkrquema!! AGE , cherhemtme ,
cherfiuemanementy cherqueminement:
Information faite pour connoitre lea
bornes d'un héritage. Voyez Cb&-
QUEMANAGE.
Çherquemaner : Fixer les bornes
d'une terre.
Cherquer î Parcourir , voyager
en divers pays ; quœrere,
Cherquijkr : Chercher, exami-
ner avec soin ; quœrere.
Cherre : Charrette , chariot ;
carreta , catrus,
Cherriere : Chemin par où peut
passer une charrette , rue.
Chers : Chaire, chaise. V, Cai^re.
Cher&, cherses ; Char, voiture j
carrus.
L< nom du Seîgnor est poissant et getta les
chers de Pharaon et Tost d'icellui enn mer.
Bible Uistariaux , Exode ^ ch. i5, 'Vtrs. 4.
Chersel , cherssel : Cerceau, en-*
seigne de vin à vendre en détail y
droit qu'on paie pour mettre cette
enseigne.
Chérubin : Le haut, le sommet
de la tête ; de çherubim.
Çbe&ue : bavette , petit vaiMeau
dans lequel on met Tenoens. Voyez
ACCBREA.
Chkevées : Charretées.
Chesal, cheseauy ckeséolage, che-
zal : Maison , église , maison de
piété, de retraite^ casula, cçsale»
Voyez Casal.
Chesgan , chescunan : Chaque an-
née , tous les ans.
Chescunne : Chacun ; celui-ci ,
celui-là. Voyez Cascun.
Cheseau , chesseau : Botte , fagot ;
fieffé y celui qui tient à fief sous cer-
taine condition. Voyez Chesal.
Cheseue : Choisi , élu, nommé. -
Chesnée ; Mesure de vingt-cinq
pieds , qu'on appelle perche dans
<:ertains lieux.
Chesnih : Qui est de chêne;
quernus,
Chesnoices : Chanoine^ canoni^
eus.
Chessal : Ordonnateur d*une fête;
en bas. la t. senescalcus.
Chesse : Chasse , poursuite : aUer
ni chesse , aller à la chasse. Voyez
Cace.
Chessek : Pousser , poursuivre ,
aller à la chasse. Voyez Cachier.
Chessier : Contraindre , pour-
suivre en justice. Voyez Cachier.
Chessok : Petit chat. Voyez Cat.
Chest, cheste, chist, cist : Ce , cet ,
cette, celui-ci, celui-là; iste y ista;
en Langued. aqueste.
Chestron. Voyez Chi^tron.
Chetel. Voyez Chasteis.
CuyLTiT y chaitif f chaitis , chesds ,
eheûs : Mesquin , de peu de valeur ;
malheureux , pauvre , infortuné ;
captivus.
Tu prU et amenas arec tei d*enfer la cher
tJTciton , let ckaitis qae U deables teneit en
prikoo.
Comm, sur k Sautiwr, Ps, 67, v, ig,/oi. 1 35.
CxxTif V0X505 , càaitivoisoiijtcha^
CHE a49
tiuiietts eheu'veison, chetiveté, cketi-
voison: Captivité , misère, malheur ^
infortune , bassesse, chose viie ; ctip-
tivitas ; en Prov. caitivié*
Grans priheires est Cm kî montant en
hait , moinat la chatùvoiso^ en ckaitweie.
Sermons de S. DemartL
Magntu prtttUuor Ckristus , qui ascendens
in o/tum y.captlvam eiujeit in eaptWitatem.
Chetivé : Empiré , rendu malr
heureux.
Li pieur anemi de tou« »unt li prÎTé,
Et cil trois sunt à nous si joint et si rÎTe ,
Et de noas décevoir si duit et abriré»
Que noas sommes par euLi presque tnit chetivé,
* Test, de Jehan de Meung, v, x4ii.
£|IET0IRE ; Ruches d'abeilles.
Chetoliee : Celui qui prend un
bail à cheptel. Voyez Chepteil.
Chétron : Petit tiroir , petite
caisse faite àc6té d'une armoire, d'ua
coffre.
Cheu , cheuSf cheux : Chez , pré*
position qui marque le lieu , la de*
meure de quelqu'un,
Cheu. Voyez Cheoir.
Cheux : Ceux ; iiU , isU,
Chevage : Droit que les bâtards
et les étrangers qui vouloient s'établir
en France , payoient au Roi : il étoit
de douze deniers parîsis. H étoit ainsi
nommé , parce que chaque chef ma-
rié ou veuf le devoit payer , au cas
qu'il fût aubain ou bâtard; capitatlo,
de caput»
Chevage , chevaige , queuvagc :
Tribut imposé par tête , capitatiou ;
en bas. lat. cavagium , chevagium ,
de capitatio,
Chkvagikr : Qui étoit sujet au
droit de chevage.
Chevaie, chevelage y chevelaigem
Voyez Chasteis et Chastkl.
Chevais : La partie de l'église qui
est derrière le chœur ; capuium , de
çapiu*
^%o C HE
ChevIlcheie , chevalcker : Aller
à cheval. Foxt'z Chevauchée.
Cheyale : Dépouillé , pillé, poup-
ftuivî.
Chetalée : La charge d'un cheval.
Chevaler t Mqnler souvent à che-
val, s'en servir pour courir après
quelqu'un , pour poursuivre une
affaire ; et dépouiller, piller un camp.
Voyez Chevauchée.
Chevalerot : Cavalier, homme à
^cheval.
Chevalet : Petit cheval.
CuEVALEUREux, cheval€reux:Covi'
rageux , vaillant , brave.
Cheval-feust : Chevalet à l'usage
des ouvriers ; il s'est dit aussi d'upe
espèce de supplice.
Chevalier , chevalerie : Nom et
profession les plus honorables qui
fassent chez nos aïeux : ce n'étoit que
par une suite de belles actions qu'on
pouvoit y arriver. Aussi la jeune
noblesse qui s'y destinoit veilloit-elle
sans cesse sur elle pour ne rien faire
qui la rendît indigne de cet honneur,
cl les chevaliers à leur tour , fiers
d'une profession qui les rendoit
le» appuis du royaume , et de la-
quelle tous nos Rois s'honoroient
d'être , s'appliquoient de plus en plu»
à fixer les regards de la France et du
souverain sur etix. Toutes ces consi-
dérations donnèrent aux siècles de la
clievalerie une élévation d'idées que
nous regardons à présent comme ro-
manesques , et qui alors étoient com-
munes. Dieu , mon Roi, ma dame, et
t honneur y telle étoit leur devise.
Porceu DOS convient il porvcoîr les biens
ne mies solement davaat Deu , mais nés assi
^rant les homes , ensi qnc nos poiens estre
aceeptaules , ne mies solement à noktre Roi ,
mais nés assi à nos compaignotis ki ensemble
nos se travaillent en Tespirituel chevalerie.
Sermons de S. Bernard, foL 39.
Propureà si quidein oporm itosprondcrê
\
CHE
hona nonsoUtmcoram Deo^ sededam eonam
hominibtu , ut non tantum Régi nostrQ , sed
et concivibus et commilitonibus nostris grati
esse possimus.
Chevalière : Fief de chevalier.
Chevaline : Trafic de chevaux ,
entreften , nourriture d'un cheval.
Chevance ! Bien, faculté, héri-
tage , possession ; ruse , expérience »
richesse, bonne fortune. Faire che-
vance : Gagner , amasser des riches-
ses; en bas. la t. cabentia, chevancia.
Chev ANTON , chevanne ; Tison arp
dent, pile de bois allumée et flam-
bante ; de candescere.
Chevauchablk : Propre à être
monté , qui peut servir à la monture*
Chevauchée , chev'aulchée .'Voya-
ge , trajet , course faite à cheval j en
bas. la t. calvacata.
Chevauchée (droit de) : OWîga-
tion des vassaux de marcher pour
défendre leur seigneur féodal Ior&«
qu'il étoit attaqué.
Chevaucher , ckevauchier , cke»
valcher : Aller à cheval , marcher ^
courir ; en bas. lat. caballicare ; e^
liai, cavalcare ; en £sp. cabalgatm
Et chevauchèrent deux à deux
Tout droit vers» le gué périlleux.
Que petit , ne grant ue vantoit
La pucelle qui chevauchùii,
, Rotnan de PereewêL
Mais les vaillans homes TassailUnt
Et la chevauchent et poursaillent ,
T.% tant à espérons la bâtent
Qu'il s*en desduisent et esbatent.
Roman de la Rose,
Or chevauchent tôt contrerai ,
Tant qu*il vieuent à cort Roial.
FabL d'Estrubert, /i" 7996.
Chevaucherie : Cavalerie , troii!-
pes à cheval.
Jmdas li Mâcha beus dist anciennement
Ke victoire n'ert pas à grant masse d'argeat ,
Ne grant chevaucherie, ne grant pleuté de g«nt»
Aina vient du grant Seignor qui fist le firma-
ment.
LaFiêdn Uonde, ttrofhe 11»
CHË
CH«TAvcHCum , ckcvauchier : Ca«
Talier, écuyer, courrier, homme qui
monte un di«val. Dans la Bresse , on
à'en sert encore pour désigner un
maître de poste.
XaU d*une chose m« remembre
Que li Sires ot Ifi sa chambre.
Fait une petite estabie
Qui crt à son die rai metable.
Qui estoit à son chevauchier,
n a voit son cheval molt cliier,
Qnar «piarente livre» valoit ,
Mais des autres ne U clialoit,
S*il fussent bien ou roalement
Vors d*ttne mole seulement.
FahUau des Tresces, Mu. de
S. Germain, n^ i8So.
Chevaucheure , chevauchure :
Action de monter a cheval , service à
cheval ; monture, cheval « et autres
bétes servant à monter et à porter.
Cheyâuchie : Obli^^ation de mon-
ter à cheval pour servir son seigneur
lorsqu*il étoit en guerre.
Chevax : Chevaux ; caballi, Voy.
Cevàl.
Chevecàgne : Ce mot se trouva
dans Borel pour cavalerie : il cita
Perceval ; il a mal lu ; il y a cheve-'
(oigne. Voyez Chkvktain.
Cheveçaillk , chevec/iaile , cke^
vccin , chcveUchaillc , chevesmlle ,
chewessmlle , chcvcstre : Tresse de
cheveux « chevelure , voile, coiffure i
couvre-chef) capillamentum.
Et pour tenir U chevessailh
D«u& fermeaulx d'or au col luy baîHe.
Roman de la Bose»
M^ ce ne le seoit pas mal
Que sa cheveçaiile est ouverte.
Même Romun de la Rose,
Cbevecb : Tète , sommet , le chef j
Cheveckl : Chevet , oreiller.
Chevegerie : Première dignité ,
dans certaines collégiales , qui dou-
noit le dossier. Foy, Çheybesevi.
C H E 25i
Chetechb , chevesque : La chouette,
oiseau de nuit ; cucuba, coiffe, yoile.
Ménage dérive ce mot de copeccn,
qui a été fait de capo ; en Prov. cet*
beco y cadosco.
Chevechel, chevecel , chepectel:
Chevet , oreiller , coussin , tout ce
qui sert à la tête ; de caput,
Il ot en li(*u de ckevteel
Soubz son chief d*herbe uug grant moncel.
Roman de la Rose.
Chevecaer : Galopper. Fojes
Chevauchée.
Cheveghier , chevege, chevestre :
Coquin , pendard , qui mérite la
corde ; en bas. lat. cavesirum,
Chevegin. Fojrez Cheveçaili.b.
Cn^\'i,civji.\ chevestre t chevetre ,
chevoistre , chevoitre : Licol de mon-
ture , joug auquel on attache la téta
des bœufs ; pièce de charpente ; caput
Hringium , capistrum ; en Prov. ca»
hëstrë ; en bas Bret. cabestr.
Chevedaoe : Droit dùauseigneur
par chaque feu , maison ou ménage.
Cheveils, cevals ^ chevoU : Che-
veux ; cnpilU. •
Chevel ' Capital, principal ;c/7/>ttr.
Cheveleux , chevelu : Qui a beau*
coup de cheveux ; caplllaius»
Chevelices , chevelise : Mises,
dépens ; territoire où Tou peut exi-
ger le cens capital.
Cheveliee : Cellerîer , qui a soin
de la cave. Fojrez Cei.eeiee.
Cheveliees, cheviliere : Ruban
de fil, cordon.
Cheveneei : Chenevière.
Chkvenoir : Chenevis , graine de
chanvre.
Chever : Creuser, empiéter sur
rhéritage ou le bien d'antrui;cm'e<i/-t*.
CuEVERSEUL : Dossicr d'un lit ,
chevet , oreiller ; de caput.
CbkvbscbB} ehevcsce, chevcssaitlc :
9^2
€ H E
Chaperon , cuUet d'iiabit , capuchon ,
tète d'une robe , le haut d'un hau-
bert , la partie de Thabit qui entoure
le cou.
Et del poliçon le merreilloit
Que la ckeveschc lert en trarert
Et si l'avoit vestu envers ,
EfttroLi estolt par chevesche.
Roman du Renard.
Chetesque , chevesche : Chouette,
oiseau de nuit. Voyez Chevêche.
Cheyesse : Lit garni ; ornemens ,
joyaux , habits de femme.
Chevessel. Voyez Chevechel.
Chevestke,^. m. : Un licol, le haut
de la bride ; caput stringium , capis^
trum. Voyez Cheykcine. «
Cbevet : La tête ; traversin,
oreiller ; de caput. Avoir la tête sur
le chevet, c'est être attaqué d'une
maladie mortelle. On appel oit en^
core ainsi une saillie qui, dans un
|>âtiment , soutient une poutre ou
une autre pièce de bois.
Que Herodet $t marturer
11 chevet à gleve treucber.
yie de S, Jehan citée par Borel.
Chevetain, chcvetaigne , cheve-
taine : Capitaine , chef , comman-
dant , général d'armée. Voyez Cbef-
YETAIN.
Quant pès te fet entre les chevetaignes de
la guerre, ele doibt tenir entre tous le#
lignaiges de Tune partie et de Tautre.
Coutume de Beauvoisis , chap. 59.
Chevetaiiteeie , chevetaignerie ;
Capitainerie , com2)agnie , régiment.
Chevétràge : Droit que les
écuyers du roi prenoient à Paris sur
le foin qui Yenoit par eau ; en bas.
la t. capistragiuin.
Chevêtre, chevestre, chevoistre.
Voyez Cheyecine.
Cheveul, chevex y cheviax ^ che^
viaz : Cheveux ; capUli.
Çheyiea : £tre à k fin , achevqr ,
CHE ,
finir ses jours , quitter la vie ; de
put. Voyez Crie p.
Cheviller (cheval) : Limonier.
Chkvillot : Parties naturelles do
l'homme ; de clavicula,
Chevir , chcfvlry chevier : Agir^
se servir , s'aider , finir > débarrasser,
capituler , se comporter, assurer à
quelqu'un son bien , son héritage ;
sortir d'une affaire , en venir à bout ;
faire une satisfaction à quelqu'un
qu'on a offensé ; posséder , jouir ,
maîtriser , conduire , gouverner ,
dompter, venir à chef, composer,
traiter ; en bas. lat. cheviare; de caput^
Voyez Chief.
Là gist IJ Princes cui DIns fkce merci ;
Kt deux proverres i a fait a»seir ,
Et doner rentes dont bien porront chévÎTi '
Roman de Garin ,/ôL 64..
Sire, dist le Juifs on tous oonaeiUera,
La dame en sao dormant ejitaîudre eonTendra>^
Plaie , ne liorioa sur son cors n'avendm ,
Bien en saront chevir , car on la seurprendra«.
Fie de du Guesclin.
Cis est riches qui se set cheyir de sa pon<-
reté , car cil qui pou a , et li sou6t , n*est
mies pourcs , mais ois qui plus conroite , l*eit»
qu^il n'a oui il ne soufiist , car que peat cha-
loir combien il ait à aroir , quant il ne conte
mie ce qu^ll a acquis , mais ce qu'il bée i
aroir. Proverbes de Sénèque.
Chevissance , chevisance , chevis*-
sèment : Traité , convention , trans-
action , accord , issue d'une aflBaire »
expédient pour en sortir , gouver-
nement, enlrelien. f^OJ^ezCHEVANCE.
Cheyissant : Traité , accord , con-
Yention.
Chevite : Mesquin , chétif , misé-
rable ; de captus et captivus, Voyea
Caitif.
CuEY(TÉ : Vilenie, mesquinerie»
misère ; captivitas. Voyez CHETir*^
YOISON.
Chevocher. Voyez Chevaucher^
Chevoistre , chevestre : Licou«
<£u£\0L. VqyezQïkï,yi£>iL%m
\
C U T
Chfvot.x. fo) . (!hf.vax.
Chevrel , cheuvi'UCy chcvrete^che-
vreUe , chevric : Chevreau , petite
ckévre ; caprea ; et instrument de
musique ressemblant à la cornemuse;
sorte de musette champêtre.
Cheyeonneuse : Espace qui est
CDtre les chevrons.
Chevaotace : Droit seigneurial
sur les chèvres d*un han ; de caprea.
Chevroter ; S'impatienter , pes-
ter, jurer.
Chstere. Vojr, Chère et Cai^re.
CHEzi : Espace de terre qui est au-
tour du château ou de la maison
noble qui est en fief. Dans quelques
coutumes , il est appelé vol du cha-
' pon : cet espace est , en quelques en^
droits, de deux arpens , et eu d'au-
tres , de quatre. Voyez Casal*
. Ckbzbau : Habitation , manoir
entouré de terre propre à cultiver.
Chi : Jeune chien; carUs; oignon ,
plante potagère ; cœpa.
Chi, ci, e>- ; £n cet endroit , ici ;
hÊe.
Chi ^t Catoiu en Romans.
Fin de la JTraduetion det Distiques
de Cakm, parAdans de Guienejr.
Chtaus , chiaux , dans : Ceux.
. Chiboirb : Dais ou baldaquin
d*autel soutenu par des colonnes ;
dbonum.
Chic : Petit morceau , parceUe ;
finesse , subtilité , chicane.
Chicb : Ménager , mesquin , qui
donne peu.
Chics , chiceté: Avarice , vilenie,
mesquinerie.
Chighbron : Bout de la mamelle.
Chighestre : Chester , ville d'An-
l^leterre; Cestria.
Après les trots ans se monrnt
A Ckiehestrw, à U cors jut ;
Cordeille rcnseTell
Sa la croate al temple Janl.
Romtm du Brut,
C. H T
*m .9 \
rniriTrî'x : (!linssirux.
Chicon ; Fanclioii , Françoise ,
nom de femme ; Francisca,
Chicot : Un petit morceau de
quelque chose , brin de bois.
Chicoter : Disputer , contester,
débattre.
Chicourlier : Jujubier.
Cbi^ge-Deu: Chaise-Dieu , petite
ville de la Basse-Auvergne ; Casa'
Dei.
Chi^e , cftiet : Il tombe , il arrive i
il survient ; de cadere. Quoiqu'il en
chiet: Quoiqu'il en arrive.
CuiEF , chies, chiez : Tète , bout,
commencement , extrémité , issue ,
fin ; capuU Le chiefy la tète ; chioj
de tar, chiefde tour, à chief , à chiej
de pièce , enfin , à la fin ; chief dé
Van , bout de Tannée , fin de Tan-
née ; chirf enclin, tète baissée ; chiij
levé , visage haut ; de tJùef en chief,
d'un bout à l'autre ; à chief traire ,
venir à chief, mettre à fin , termi-
ner , venir à bout , posséder, jouir ;
en chirf , personnellement ; chief,
commandant, conducteur, capitaine \
en chirfdu mois , au commencement
du mois.
Chief (homme de] : Celui qui
doit le cens capital.
Chiefaux : Maison de maître , ha-
bitation du chef.
Chiepuetàihe , chiefveUùne : Ca-
pitaine commandant en chef.
Chiel : Ciel ; cœlum,
Chielle (mettre sur la) : Mettre
au pilori , au carcan ; de sccda,
Chienaille : Chenille.
Chien ESSE : Meute de chiens.
Chibnez : Petits chiens ; de auùs.
Tes ses enfans lî enbla,
Por les sq>t enfans assembla ,
Sept chienez qa*elle saroit
Qu'une bracette quelle avoît ,
AtoU fait.
Roman de DohptUot^
«S4 C H 1
CHiEirvÂiLLE : Troupe de cliîens ;
9u figuré , amas de populace : c*est
de ce mot qu*on a formé canaille y et
il vient de canis , et non pas de ca-
nalis y comme le prétend Ménage.
Le bon Conte de SoUsons en ce point là
où nous estions , se inoqaoît à moy et me di-
soit , Sencsclial , Icbsous huer ceste chien-
naUle , que par la quoife Dieo , ainsi cooirae
il jurolt , encore en parlerons nous de ceste
journée es chambres des dames.
Joinvilie, Hist. de S. Louis , pag. 5a.
CHiENif RT, ckiennez : Petit chien ;
tanis ; chenet; en bas. lat. ekenetus,
Chier , cAiere : Chose de prix y
précieuse 9 à laquelle on est attaché ;
de carus.
Or n*i qnist nape ne toaîlle ;
Tôt maintenant li ront la teste,
Kenart menjue et fet grant feste
71 e fet pas semblant au mengicr
Que 1! chapon soient trop chier,
Rotnan du Renard, fol. 80, F^.
Chier , Cheer: La rivière appelée
Cher y qui prend sa source dans T Au-
vergne , et vient se jeter dans la
Loire; Carus,
Chierches : Gardes de nuit; guet,
patrouilles.
. Chierb , chère : Visage , mine ,
accueil , réception , contenance ; de
carus, cara : chiere haide , haucie ,
chicre lie , bonne mine , visage gai ,
joyeux , contçnt ; chiere basse , chiere
mate , chiere morte , visage abattu y
baissé , triste ; chiere levée , sans
crainte , visage levé ; chiere laide ,
mauvaise mine; chiere hardie y mine
iière, insolente ; à chiere bonne y avec
plaisir ; faire bonne ou belle chicre ,
bien recevoir , faire un accueil gra-
cieux.
Cbieebvent : Avec tendresse,
avec amitié, avec instance, fortement.
Chuseeem iNÂGB , chierchaine : En-
quête juridique pour connottre les
bornes d^un héritage. Fojce^ Cee-
C H I
CHfBES : Cher, de grand prix, afaaé
tendrement ; carus.
Chiebt^ : Estime , amitié , contî^
dération : il s'est dit aussi pour d^-^
pens , frais , cherté.
Rt la mère méesme noblement le vettoît
St luy monatra qa*en chierté le tenoit.
Fie de du Gêtesdim
CviERTEs : Assurément , certaine*
ment ; certè.
Chiesse-Dev : ÉgKse , ainsi nom-
mée, parce que c'est là que Diett
siège principalement ; qu*il est adoré ;
Casa-Dei,
CfliET: Il convient, il est à propos*
Chiet : Il tombe ; du verbe cheir»
CniEUREUs, chievreus : Chevreau ,
petit d'une chèvre ; capreolus.
Chievetaiwe , chievetain, VoyeB
Chefvetain.
Chievre boust : Le chèvre-feuille;
caprifoUttm.
Chievrott : Chevron , pièce de
bois ; canUietius.
Chiex : Les cicux ; cœli; chez.
Chiez , chieuz : Chez ; et tète, chef.
liais moull est plus béas et plus precioo*
sea chêés , car 11 chie* de Cris est Deus.
Serm. de S. Bernard, foL gOb
Stdmulibpretiosius et speciosûu capot efutg
quoniam caput Christi est Deus,
Chiffe : Vieux morceau de toile i
de linge , chiffon , guenille.
Chiffleb : Siffler. Chijflety sifflet.
Chiffort (le comté de) ; Le comté
de Suffolk , province d'Angleterre.
Criffriéen akoourisme : Expres-
sion souvent répétée dans Gautier de
Coinsi , pour signifier qu*un homme
a été trompé dans son attente, qu*il
a mal fait de ne pas accepter ce qu'on
lui offroit.
Chifraïre : Arithméticien ; du
mot clùffre , qui vient de TArabe , se^
phira ^ de hà racine sapluir, compter.
y
CHT
CsioifiBm Toix : Fournir un che-
iBtn « accorder passage.
Cnusas : Machine de guerre, sorte
decliarpente pour attaquer lesYÎlles.
Ll Enpereres fist somiw la retnite et poîs
fait qnerrc carpenticni partout pour foir»
eacbicUeSybefrroij , et grans chij'ers et chil de
dedens te defTendirent catciins de treatoot
aôn pooîr. FiUe-Uardouin , foL 43 , V^,
Chikenie , cesherde : Chemise,
vêtement de dessous. Je n'ai tu ce
mot que dans fiorel. Voy. Chai use.
CttiL : Celui , ce.
Chille : PauTre , infortuné , qui
n*a rien.
Chimacrée : Mauvaise mine , vi-
lage disgracieux ; de chiere , visage ,
on , selon Barbàzan , de malè gratia%,
CniME : Ciment , mortier ; cœ^
mentum,
Chimeiii^e , clùmenei : Btûsson ,
touffe d^arbres.
Si TOUS adeeertes ne TOiUez , soit feu l5sa
de cAimemée et devorge Ifs cedret du Libau.
TYad, de la Bihle, Juges, ch. 9^ 'V» i5.
iSSt autem non uuhis, egrediatur ignîs de
riianm» , et devoret cedros LibanL
Chimentiehe : Cimetière , Ten-
ceinte qui est devant une église.
Chih : Chien ; canis.
Chincelier : Dais , tente , balda**
tpuin , rideau , tour de lit. Fojez
Cavchel.
Chiuche : Guenille, chiffon.
Chihchb-pâce : Visage hideux^
désagréable.
Chincbeeib : Lingerie.
CxiifEAU f chaisneau : Gûuiiière ,
canal. Voyez Cheiv au.
CHiHraENEAD : Coup qu*on reçoit
à la tête.
Chiholb : Enceinte. Il se dit en
Picardie d*une sangle ou bande avec
laquelle on attache la selle d*un
choval.
Chiuquau : Amas de gerbes qu'on
«n tM par cinq \ de quimque.
C H I dfiS
CniNQUEE : Boire beaucoup , ver- *
ser à boire , porter une santé.
Cbikquisme : Cinquième ; de quin*
que.
CaiOEiiE : Foule, presse, mul-*
titude.
Chi ot (en) : En qui il y eut.
Chiot : Un petit chien ; canis,
Chioueee : Latrine , privé , lien
d'aisance.
Chiouejie : Forçatsqui font mou-
voir une galère; galériens; de turmai
en bas. la t. ciurma,
Chi PAU LT : Romme couvert de
haillons , dont les habits sont en
lambeaux.
Chiphoene : Sorte d'ellébore.
Chiphonier : Jouer de Tinslru-^
ment musical appelé chiffonie ; sym-^
phonia.
Chipoter ; Manger lentement ,
avec dégoût ; boire goutte à goutte ,
à petits traits ; s'amuser , contra-
rier , faire enrager , chicaner , tenir
tête ; vétilier, marchander ; en Prov.
chipouta,
Chipoutbux , cA*/7ottV?r; Vétilleuxv
qui regarde à tout , qui chicane ; en
Prov. chipoutaire.
Chique : Chicane , finesse , flub«-
tilité. Une chique de pain : Un mor-
ctau de pain.
Chiquer : ' Boire , manger ; en
Prov. chica. Chiquer del cher : Man-
ger de la Tiande.
Chi RAT , chiron : Monceau d«
pierres qu'on a rassemblées en défri-
chant une terre.
Chirceamber , chirceomer, chir»
seed : Sorte de cens dû aux églises
en Angleterre,
Chi RE : Cire ; cerea.
Crirer : Clos , verger.
Chirographie, ^^'ro^a/T^e: Dou-
ble copie d'un acte passé entre plu'
nieuM personnes ; de chirograpkia.
«56 C fi t
Cnimoir : Artisan ; terme de char-
{Millier ; et monceau de pierres.
Chirsbbd. f o^ez CBiBcemiiKft.
Chihseu ; Espèce de cens dû an-
ciennement anx ('■gliseslEn Angleterre.
Cbh, c/iiîi, chute; Celui-ci, celle-
là; ùtc.
Chisbl : Ciseaa.
Cristiavs : L'abbaye de Ctteaax.
CiriTÉ .- Cite , ville ; civitas,
Ponr DlcD , Sire Qncni , il at m'ai pti itii
^ua U lit rn (oiire nquril* nul* niioo , ne
que Togi t«D> cliotei dfoici» nia reipirrre
■brr|{ien que «loi lijr* Ici ^:hilis, al le>
■vau fMé en toute» Ie> plai gnm heioigna)
ia U cooqatile tuiii sdie*.
Piile-Hardnuin.
Chitoiaiits : Citoyens , habltans
d'une Tille ; cives.
CaiTocit. : Zédoaire, sorte de gin-
gembre, ëpice,
CHITBtK. fores CUTSTBIB.
Cbiuhc, chùiq, chonq : Cinq ;
Chiukquaktr, chuinquattte : Cin-
quante; qainquaginta.
Sdrbadint loi a lirr^
Griot compirgnie de le gral
Sani orgufl ei uni «îlonnia
But dt Tabarie.
Cbivs , celui : Cieus ; coeli,
Cbival , clùvau ; Cbeval , b£ie de
Wirdaii chier freire , kt ro* ne êojti li
en ajer li , et ju adet entemble ti.
SermonsdeS. Bernard, fol. 6H.
Kùlite obitcro fieri licul eqDut et mului ,
led sicut pium jvmenn,mqnod ail, ui ju-
menram /aclia tum afud te , et ego lemper
CfiO
CtcirAntcBAiitiTS , chivalehatu^ §
ehivalcheor , chivalcheour , cAivalen
Voyez Chktauchbur.
Cbive, ckivot : Cive. Voyez Cibo.
Cho , chocas , chop : La chouelle ,
le hibou , le chat-huant , oiseaux
de naît ; cueuba. Voyez Cekvf.chb.
Choais , choaix , choajrs : Choix,
préférence , distinction ; AecolUgcre.
CuoK , cftoue : Marché, halle, foy-
Cbo.
Choebh , ckaerme , goerme : Un
porc, un pourceau ; du Grec x"f*i-
Cboeshe , chaîne : Pain blanc et
délicat ; de canas. Ménage le dérive
de canonicux , pain de chanoine ; le
chéne,arbre;7ucn;nf;et unechatne»
un lien ; catena. Voyes CuiotHE.
Cbokuset : Enfant de chœur; de
choraiiles.
Cboilek : Celer, raeher ; ceZore.
n'rl ehoiltJfu, >uiî> birp le prita
Lei Distique! de Colon, par Adam, lài. i.
Chointe , ckoint , coint , coiate :
Orné, ajusté, aimable, joli, agréable.
Cnoisia , coisir : Appercevoir, dé-
Cboisoh : Occasion , dessein. Borel
s'est trompé , ce diminutif n'a pa»
existé ; on disoit Vachoison , mais ja-
mais la choison. Voy. Achaisoi*.
Cboist, cAoïï.- Abattu, faligaé*
tombé. f'oj'eïCBEoiB.
Choite , escAoile : Succession ,
chose qui doit arriver; casut,
Cbol, choie , cholle , sole , toule,
toulette : Bile , et le jeu île ballon.
Cbole, cholere, eole : Colère, pa»-
sion bilieuse; choiera,
Cbolebkb : .Se mettre en colère.
Cholieb , cheoUer, cheoller, chot-
Ur,chomUer, jouJ^ .-Patiner, glisaer
lur U glace; chiffonner le moacboir
cao
d'Qne fille, et jouer au ballon ; ea bai.
tu. cheolare. Voyez Cboih-bk.
CnoLLiT. Voyez Cuokshe.
Ckols, eholj-. : Cbou , plaate pota-
gère ; caulii.
Ub( Bomlt mamnt rkhri hua
■moÎI mault prèi àr lar mcMin.
CiJ lomnuvr», li r)cV> (ol'.
Chovabib (jour) : Fêle pour la-
quelle on CMse le travail.
Cbohkhekt : Ceuaiion de irav aU.
CnoMBE , ehommer : S'arrêter, ne
rien faire.
Cnoif eaa : Qui cesse le travail.
Chohih , ehaorsin ; Bauquii^r.
CBonaE : Jeanne > nom de femme ;
Johanna.
CaoF : Mouillé, trempé.
Chofaue , choppcment : Achoppe-
ment, faeurlemeiil.
Cbope , choque , ehiipe , cache :
Un tronc d'arhre , une souche ; en
1ms. lat, eeoca, cacha, choca.
Cbopek , chopper : Heurter, lou-
cher rudement.
Choppet : L'action de toucher
quelqu'un pour le faire tomber.
Cuo<|tic ; Souche de vigne , b&che.
CsoKtL : Enfant de choeur ; au
plurier choraux , choreaax; de cho-
CHoaDE ; Corde; chorda.
Csokiit. , chariau : Chantre , clerc
ou prêtre qui clianLe au chcenr; cho~
Chobcr : Coin, eneognure.
Chos : Chou , plante potagère ;
CaosÂitT : Traitant de différentes
chos/'s.
Crosr, chosée : Réprimande , que-
relle , contestation , procès^ causa.
C H O a»;
Chosemeict : Blflme, remontrance.
Dial. de S. Grrgoire , Ih. » , ch. i^
Qua incrppHlJoDf compléta, lete ctim eu*
dem fratritus ta amtionem iL-tlii.
Cnoin». , chiiteir .- Gronder, blâ-
mer, accn&er, imputer, rt-prendrc,
faire peur , contester, quereller , dé-
sapprouver.
CHosstPOLK ; Sergent qui lève le*
impiVis. foj-cs CaiïsiwiLK.
Chot ; Chouette. Voyes Cao.
Chotieh : Evier, endroit où l'on
lave la vaisselle.
CaotT , chu ; Ceci, cela ; hoc,
A ciou (lui> mrtre 'ODte t'ruXnM eoDmcBt
trt gec. et tiiougilTivii» ru |wi>>trn droi-
ture d«Dm ta! , inpiuiH'iDtnt li nïi^itax , M
li ptr»n>< loDtfi de uiDtt CVte.
Enseignement de S. Loiiù à uttt ^.
CnouAdE : Droit de hallage.,
CnouikTiT : Chat-huant, chonctte.
Vojcz Cbevecue.
CHuuctcB : Droit qu'on payoît
au seigtieur pour prendre des sou-
ches dans ses bois.
Cuoiinis, chocas, chouca , ehoif
chrtte: Curnclllegrise au bec et pieds
rouges ; cucuha.
Chouchbb : Coucher, se mettre
Chougs : Hibou , chat-huant.
CnouÉs : Déchu de ses espérancei.
rnoL-FFiKit : Baiwr sur la bouche.
Choitle : Es|iècr de |eu de mail ,
de ballon , Af paume ; d'où chauler.
Cnovi.t.11.. chvoler,ckoler,chouller:
Jour r au balioii.a la longue paume,
à l'esieuf i eu bail. lat. chfolare.
Ri €11 cl camp xuit ti-ir ciiiufMrgiiie d'*n-
faot qui ckoulment. Jtomun Jt àVerlin.
Ckoitquet : Petit billiit , petit*
gont-he ; diminutif d<' chaque.
ÇaouvK» : Balayer; jcopar».
aSS C B n
Cbotbiu , chauveau , chovelot :
Petite mesure pour les liquides.
Cbox : Clioui caalis.
Cmoveil .- Méuager, traiter délica-
tement.
Choys ; Le taux, le pris d'une
dtose. Voyei ('hdàis.
Chots: Modèle, choisi, (listiB|>ué.
Cu&ÂPovniHK ; Sorte de pierre
précieuse, qu'on crojoil se trouver
dans la tête d'un vieux cra^iaud.
Uiii «Ufl qui rnirt lu ^CUI
Au botenl crull. »t pliu fine
Qa'oa iculi sprlcr chrapoiuiine
Qui bi«a ipanicnL a orgurl.
Toumoiemenl if Àntechtàt.
Chkestisn (parler) ; Se servird'un
langage à la portée de tout le monde.
CBKBSTiENen, chrestiennrr, chrit-
iamser : Baptiser, embrasser le chris-
tianisme, convertira lafoi chrétienne;
éhrùtianum t^tterc; en anc, Prov.
crèsUaiM.
Dronln , fiit-il , pir oint Offler
Tu le ferai chvstlener;
8iia>t corn bitiiiei leroBt
Juuji de ce oui ne clirrront.
Roman du Renard.
Cbbistiah , chriitien : Chrétien ,
qui suit la doctrine de l'évangile;
nom propre d'iiomme ; christianus.
Cbsistou : Christophe, nom d'hom-
me ; Chritiophorui.
CsaoïfiQUEk : Faire des chroni-
ques , raconter par écrit , iaire le
^écit des faits , des événemens d'un
temps ; chronica scrihere,
CaBOHiQUEUB,cAro/io/r^e.-Chro-
nolofiiste , annaliste ; chronologus ,
ehro/iograp/i u.v.
Cbu : Ce, cela, ceci; /loc.
Cunc : Suc , sève d'une plante.
Cbcchetemest , chucitillcment :
Action de parler l)as , de murmurer.
Cnvcvii.LS.Ti t chcc/iillicr, chucho-
ter: Murmurer, chuchoter, parler
Itu , marntoier entre les denti.
CI
Chocor : Un petit insecte, un ptèA
moucheron.
Chuche : Sacre , mot encore en
usage dans la Picardie.
Chcerel : L'os eoronat , le crii>e>
CauEm : Parler bas, parler i l'o-
reille , flatter, caresser, appaiser,
tranquilliser; et nonpas,iniIpaHerf
comme le dit l'auteur du Glossaire
du Roman de la Rose.
Qo* il riuHbt pirnn da dite»» muiarc.
Codicile dt Jehan dt Ucang,
CauPLCis, ckiifles .- Choses vaines,
superflu! tés.
CauFeLEB (se) :Rsiller,se moquer.
Cbuikijuàiite. F. ChiurquâIIt*.
Cbunchiee , conchier : Remplir
d'ordures, salir, ternir.
Chvpmer , ckopier : Taimeari
corroyeur.
CuntEiux , churriaux ; Ordnrci,
choses viles , morceaus de vieîlUt
étoffes.
CHyHoisB:Ciboire,armoireetbal>
daquin qui couvre l'autel ; eiborium,
Cbtel , chyeite : FoiUe, débtk,
■anguissant.
Chihole : Enceinte ; dngulum.
Chtstke , chitn'e : Espèce de mar-
mite; (lu Grec chytra.
Cl , cil , cist : ici , là , en cet eu-
droit ; hic ; ce , ces , cette , celwi-ci ,
celui-là, cela, ceci.
D'où Yienntnt tuil c! oiipli.
FkdeS. UroHdmin
a «t »ge< *l b:.n aprii
Qui ri >er>i>e D^Fu «1 pri.;
Etilenaloiiirel ten»;
C.rDi,-ilirent.il.ii.l<lon
Quo l<ix bieni aora atniulon
Et U joi« de puidii.
. CI£
CiAULz : Citoyens; cives.
Ci AULX, ceas, ciaus ^ ciauxy ciax,
cfer : Ceux , celles.
Mlez ain mourir, m morir dol.
Que por vos face tel desroi
Contre cetu à lui sui douée ,
Qui m*ont de lor amur douée.
Fah. tttme Femme pour cent hommes,
CiAx , ciaux , ciejc : Le ciel , les
deux; cœlum.
CiBAOE : Avoine, orge.
CiBo, cevc f chive, cive, civot, ci-
vette : La civette , espèce de petite
ciboule; cœpa, cœpuia,
CiBoiEE ; Armoire; cUfonum.Yoj,
ChI BOIRE.
CiCAM us : Sorte d'étoffe. Borel s'est
trompé ; on trouve camocas dans le
Ihiss. de Pcrceval.
CicEBE : Bière , boisson ; sicera.
CicHAEou : Poisson , espèce de
maquereau.
Cicoai , cichorée : Chicorée ; ci-
chorium; en Itol. et en Basq. cicorea;
en Espag. chicoria,
CiiiBAiLLEB : Boire souvent du
cidre ; de sicera,
CiEF : Chef, tête, bout, extrémité,
commencement; capuu
Set barons a tous fait mander
Qui le vcnisseat Tiseter
Que «ouaret à lui Tenissent,
Que cri ne noite ne fei»sent;
Catcuns teui en la chambre entrait
Et cascunt «eus à lui parbtt ,
Que li ciej forment li doloit
£t la uoÎM mal 11 faisoit.
Roman du Brut,
CiELz : Ciel d'autel , dais, balda-
4iuin ; de cœlum,
CiELz DE PAILLE : Dais dont la
broderie ét(it en paille, broderie alors
fort estimée ; ces dais étoient à six
lances , c est-à-dire , soutenus par six
bâtons.
CiER, cerce, cere , ccrx , cierce ,
cierx y sers : Vent , tourbillon, orage,
icmpcte \ çirciêu.
C I G aS^
CiEB : Cher, de grand prix , qu'oa
aime tendrement.
CiERCER , cierquier : Chercher «
examiner ; quœrere. Ménage le dériva
de circarc,
Li fins du Marchis cierca U cité , por Teoiv
se clr estoit bien garnie de vitaille , et si com
U ciercoit, il trora les baniereii de Salehadiu
qu'a pritt. Gtierres de Jérusalem,
CiERE : Face, visage. F. Chiere.
CiEBoiER : Marchand ou ouvrier
en cire.
CiERs : Certain, assuré, constant ;
certus,
CiERT, lisez c'iert. Voyez Iebt.
CiERVE , cerve , cierge : Biche , la
femelle du cerf; cen^a,
CiKs , cièz : Télés , chefs. Fo^ez
Chief*
Ci ET : Troisième personne du prés,
de rindic. , il sied , il est situé , assis.
CiEURGiEN : Chirurgien.
CiEUTEUT : Ils savent.
Cl EUX : Aveugle , privé de Im lu-
mière; cœcus,
£t Jhetus ontrepassaunt il vist un home cieux
de la natirité , et ses Disciples le demandè-
rent qui at pecliée cist, ou lus parens, qu*il
fust nés cieux.
Bible kist, S. Jean , chap. 9 , v. i.
Et prœteriens Jésus vidit kominem csrcum
à nativitate : et ineerrogaverunt eumDiscipuii
ejus : Rabhi, quis peccavit, hic, aut parentes
ejus , ut Câecus nasceretur.
Cl EX : Le ciel , les cieux ; cœlum»
CiÉz , dès : Chefs , têtes.
La peussiez-Tous voir rant viez dras depenex ,
£t tantes grandes barbes, et tant ciez hurepea.
Roman de Bertain,
CiÈz : Les chefs. Voyez Chef ,
Chief et CiEF.
CiGAu : De mon chef, d'après ma
tète.
CiGLATON , siglaton : Vêlement
d'une étoffe précieuse , espèce de cour
ireriure; cjclas.
afin C I H
CicocET : Ergot, chicot.
Cil , c'a : Celui-ci , celni-là , ce ,
ProV. ciÎA.
aiie la t]1p iiiriertat Irnr aiiagoiiiiewi
le cluiid df ru.1.
Gui/taume ifc Tjr, fol. (i , *".
Cil, lise» c'it: S'il, si il.
CiiLE : Celle-ci , celle-là.
CiLi-ZB : Fermer les jeui , joittHre
le» paui>icres. Ci: mot vîi^nt de cils ,
poils (les paupières; fUium , dont on
« fait sourcil , syicrçiliuiri ; en bas.
la t. cillere.
CiLLiEft : Couper le blcd , le fau-
CiLS , cih : Ceux.
CtxiiH : Cliemin , route , sentier
étroit , ruelle ; aei.tila.
CiitBiLBs: Instrumcnl de musique
quiavoitlaforinedeuoscasUgneties.
Jje joueur en a> dît une dans cliaque
main , et les frappoit l'une contre
l'autre; c^mbatuia.
CiMBEl.. Voyez Cembkl.
Cimboul': Clochette , grelot.
CiasBE , cynnble : Timbre , ins-
trument de musique; de cjmbalum ;
en Prov. cimboul , sonnette.
CiHB : Punaise, insecte; ciinex ;
«D Prov. anc, et mod. ciiae , cin^o ,
CiMEioLx : Extrémités des brait-
ches d'arbres , la lisière d'un ]>ay9 ;
de dma. Voyez Cmou.
ClKENTERE, cimenlire , chnitoirc :
Cimetière , lieu ilestiiié a enterrer les
corps de* défunts; cœmctcrium.
I* iDcrc Di(u lui di>t ndoDqiHi
t> fu U clei'i , fri-rll.' . rrrr<' .
Qui ton de vntrr rim€iUere
Umu no fo.«. ■ '
Gaatitr Jt Coinsi , liv. t , thap. 6.
Cixou : La cime d'une montague;
ca Prov. iimouîi ea liai, i
Cm : Signe.
M« nVn hn chtrrc, ne ein.
Se n'rit tifoii un lirrtciu.
• âoiaan de la Koie, vm •jSiS.
CiHCE : Ceinture , sangle; de eia-
gularn , et de cinctut.
i'iHCELiEB , chiucelier, cincîUîer,
cuitelier : Dais , baldaquin , tente ,
tour de lit , coussin , oreiller , lit d«
repos ; en bas. lat. <
QuDt Judiih y
. "T*-
Biile Aiit
CiitRE^Ei.LE , cincenaudc : Corde
de moyenne grosseur , petit cible ;
et petite mouche , cousin.
Cii*<:f.vs ; Fâcheux , désagréable ,
CiNCHK : Espèce de massae.
CiKURE , «Virfnr ; Outil de cliar-
pentier ; de ceiitrum , selon fioTCl.
CisE : Crgiie,
C'en oii.i dirtem^rBirrre,
fil Ifgiertmum congnoiiMbl*
Qu'il ni 111 cùir uoir tembUbie.
* Soman clr la Soie , iwn Bgoa.
CiKEFiEa ; Réduire en cendro,
bnilrr, ilétruicE ; cine/acere. ^
CiNCLE : Sanglier. J
CiNQi:iiH ; Nombre de cinq.
CinQuiHTEnizn ; Of&cier d'un
quartier d'une ville.
CiHTE , eiacu ; Ceinture , sangle ;
CiotDE , cei'ode ; Avoine , oi^ ;
en anc. Prov. cii-aia ; en Prov. mod.
cil-ado ; en Espag. cebttda.
CioH : Bejet d'arbre qu'on re-
plante ; et vent , tourmente , tem-
pête , gicle.
CiOL-iiinA : Citoyen , habitant
d'une ville ; ctw.
CiouTA ; Ville, dté ; cii-itas ; en
Espag. eiiulad.
CiPuoitiE .' Instrument de musique
à cordes , que je cioij £tre ta vielle.
C I R
CiPHoaiEES : Joueurs d'instru-
mens.
Circonvenir : Tromper quel-
qu'un , l'abuser, le surprendre ; c/>-
cumvenire,
CiRcoNVENTiON .* Détour, surprise,
tromperie , fourberie ; circumventio,
CiRcuE : La partie du harnois qui
tient le cheval attaché à la voiture .,
lien , corde.
CiRcui : Environué, entouré , en-
veloppé , investi ; circurndatus.
CiRcuiR : Se tenir autour d'une
chose , environner , accompagner ,
parcourir, aller autour; eircumstare^
circuire , circutnire*
CiRCUiR , circulaires , circuUers ,
subst. : Action de tourner, d*envi«
ronn^r, de parcourir.
CiRCuiTE , circuitude : Circuit , en-
ceinte , contour , circonvallation.
CiRCUMCiRGÀ : Environ, alentour;
circàm, circà,
CiREAU , ciriau : Geste de menace
ou de mépris , coup de main sous le
jnenton.
.Cire (faire de) : Faire DÎen, à pro-
pos , convenablement,
n estoit b«au et elle belle ,
Bien ressemblutt ro»e noTcUe
De la coloar, et m cliere teadre
On U lui paet treocliier et feodre
Arec une petite ronce ;
Le front eat bel , poli , sans fronce ,
Les sourcils blons et bien traitiz ,
Kt les yex doocets et faitis ,
* Qui rioient tonsdis arant
Que b bouclie le plus sourent ;
Je ne vous sais du nés que dire.
On ne IVust pas imenx Jfaû tU cire ;
FJle eut la bouche très-doucette ,
Plaisante , mignone , ^Éj^'^o ^^^^ »
Le cliief eut blond et muisant ;
Que voua Iroia^e devisant.
Roman de la Rose.
CiRiMANATCE, cirùnanage, cirma-
ttnge : Espèce de cens , redevance
qu*on pa^oit en Béarn. MM. de Jkau-
C I S 2G1
rière et de Marca ont écrit strime^
nage. Voyez Cerquemanâge.
CiROGRAiPHE , cirograffe , ciro^
graiffc : Chirographe , la signature
de la main propre d'une personne »
un écrit signé d'elle ; chirographum.
Et une cfaaîcun« partie de cestny eirograi'
phe contre les cautcllcs des manlTais , arons
nous garnis de uoktre seel avec U subscrip-
tion des teraoiugnaiges. Charte de f 1S3.
CiROiNR : Cérat , onguent.
Cirons : Chassieux.
Cirque : La ville de Sierck.
Cis , clst, cest : Ce , ces , ceux ,
ceux-ci , ceux-là ; isie»
Quant cist ot cest consei) doné.
Et U autre Pont tuit loé ,
Brennei volcntiers les crei ,
Bien cuida faire , si failli.
Roman du Brut.
Cisaille , cisaillement : Action de
couper, tailler, rogner.
Cisailler : Couper avec des ci-
seaux; de cœdere.
Cisailles : Rognures ^ coupures 9
gros ciseaux.
CisEL , ciselet : Ciseau à ciseler ,
ciseau à couper ; en bas. lat. sàselum,
CisME : Grand , immense , très-
élevé.
CisNE , cysne : Le cygne , gros oi-
seau aquatique ; cygnus , cjrcnus.
CiSNEAU , cisnal , cisneault, ciS"
neaux : Jeune cygne.
CisoiREs : Ciseaux , forces ; d«
cœdere,
Cist. f^oyez Cis.
CisTK : Panier , coffre , cassette »
corbeille ; cista ; du Grec kista ; en
Italien et en Espagnol cesta ; «n bas
Bret. cist^
Cistercien : Religieux, moine de
Citcaux ; Cisterciensis.,
CisTETAux (droit de) : Droit civil
et municipal ; de civitas.
CisxiALz, citiax : Fameuse abbaye
4
afîïi C I V
qui est à cinq lieues de Dijon ; Grâo
Cisterclensis.
CiSTRK , citre : Espèce de fenouil ;
arbre de bois odoriférant , et fort
beau pour la menuiserie ^ citrus.
CiTADiif : Habitant d*une cité ,
d'une ville , bourgeois ; civis,
CiTADiNAGR : Droit de bourgeoisie;
de civitas,
CiTAKN , citain , citéen , citéien ,
citien : Citoyen , Labitanl d*une cité ;
civis,
Craz eu! il aroît longuement toffert anemis
iMrini la tcoKon , rendit à derrieut citains
parmi lo sacreCce.
Morales de S. Grégoire sur Job ,
foL 14, r\
Cité , vîteit, citeiz : République
particulière , ville libre ; civitas.
Certes chaitive est U citeiz en cny Herodet
tcfpipt • car ele tenz dotte terat parceniere
del malice d*Herode.
Sermom de &, Bernard, foL 8â , V«.
Citien. Voyez Citaew.
Ciro kt.^citonal, citouart, citouaut:
Sorte d epice que je crois être la can-
nelle ; peut-/^trc seroit-ce le zé-
doaire , graine aromatique qui res-
semble an gingembre , mais qui est
d*nn goût moins acre, et de meilleure
odeur.
CiTOLE , citolle : Instrument de
musique à cordes , que Borcl dérive
de cythara, espèce de sourdine lon-
gue et étroite , dont le son devoit
être fort doux , suivant ce qu'en a
écrit Guillaume Guîarr.
Que le roi de France a celle erre
Enveloppa «i dr paroirs
Vfiit douces qne sons de citoft^
CiTouL. Voyez Citoal.
CiTRiii : Couleur de citron.
CiTauLLE : Citrouille , sorte de
plante cucurbltacée , \tpcpo des La-
lins ; angurîa citrutlus dicta.
CiTADiSR ) civaier, ciçier : La hui-
CL A
tième partie du setier de grains ;
en bas. la t. civaderium,
CivARE (faire) : Vanter, priser
beaucoup.
Cive, civot. Voyez Cibo.
CivRRAGE : Redevance dite à un
seigneur par les tenanciers des terre»
qu'il leur a accordées, et qui est
payable en avoine ; en basse latinité
civeragium.
Civil : Subtil , adroit dans les af-
faires ; d'où civilité , habileté , sub-
tilité. '
Civiles : Ordonnances, lettres du
souverain , qui sont justes , et qui
tendent à assurer le bonheur du peu-
ple ; de civitis.
Clabau, clahaud : Chien de chasse
à longues oreilles, qui crie beaucoup
en chassant. Borel et Nicod le déri-
vent de l'Hébreu chaleh ycheîeb. Bar-
bazaii/ pense qu'il peut venir , par
corruption , de clamare , dont on à
fait clabauder.
Clabel ! Clou , morceau de fer
pointu qui «ert à suspendre ou à at-
tacher ; clavus.
Clabkler : Clouer, ficher, atts-
cher avec des clous ; clavumfi^re.
Clabot : Clochette qu'on suspend
au col des bœufs qui pâturent dans
les bois , pour Jcs entendre ou les
retrouver.
Clacelier , clachelier : Qui tient
les clefs d'un office , et celui qui les
fait ; clavicuUirius,
C L Ac E Li F. R E , claccrière : Portière,
qui a les clefs.
Claie : Le dos ou le revers de la
main. ^ '
Clatk-vote de pierres : Garde-
fou à jour fait en pierres de taille;
de clausus.
Cl ai M , daim c y clain , clnm , <?/«-
mors : Amende sur les bestiaux pris
en délit ; cri, clameur, prière,' powf-
CLA
«
fuite 9 pUinte , deoiande , citation
deyaat le juge; clarnor; en bas. lat.
ckunum ; en anc. Prov. clam, clams;
en bas Bret. et en Angl. cUiim.
Claimer : Se plaindre , appeler ,
demander, avouer, nommer , invo-
quer, crier après quelqu'un , porter
plainte, sommer, réclamer un droit,
une possession ; clamare. Claimer
quelqu'un, c'est l'accuser en justice,
l'y poursuivre; en anc. Prov. cla~
mar, clamarsë.
Cl AIN , clains : Procès , plainte ou
demande en justice ; de clamor.
Claine : Habit de grosse étoffe.
Clair , claire : Illustre , recom-
mandable ; clarits.
n eot aiiMi réciter le fait de la pncelle £1*
liadc en ton lirre qui t'appelle des femmet
ciains. Roman de Fhridan ettrBIUnde
Clair : Clarté , lumière.
Clairan : Éclairci, nettoyé; de
Clair-a-val : L'abbaye de Qer-
Taux ; Clara uailis.
Clairer : Déclarer , exposer clai-
rement, rendre la lumière , illustrer ;
elarere,
Claxe : Sorte de vêtement ou
manteau.
Clam : Ban , publication , plainte ,
ajournement , citation faite à un ab-
sent ou contumax par un eri public ;
clarnor. Voyez Claim.
Clamablb (bien) : Bien sujet au
retrait.
9
Clamant : Demandeur en quelque
droit, appelant, nommhat'yclamator,
elamans, •
Clame , clamie : Manteau de péle-
xîn; du Grec chlamus.
Clamée : Amende à laquelle étoit
condamné un débiteur qui retardoit
ton paiement ; clamado.
Clamer : Recommander, plaindre,
demander, crier > publier , accuser ^
CLA 26Î
rendre plainte , avouer, nopmer, ap-
peler ; clamare. Se clamer las, se dure
infortuné , abattu ; clainer quitte ou
cuite, dérlarer^ quitte, abandonner
sans restriction , sans retour ; cla»
mer chctif, reconnoitre qu'on est
malheureux , infortuné.
Celle ponr qu! je lai emprîs ,
C'est une dame de hault pVit ;
Et tant est digoe d'être amée »
Qu'elle doit Rose être clamée,
Roman de la Rose.
Or doînt Dîex qnVo gré le reçoeva
Cde por qui je l'ai eupris.
C*cst celle qui tant a de prl|i •
Et tant est digne d*etre aàk^a ,
Qn'el doit estre Roae clamée,
* Roman de la Rose, 'vers 40.
Mengier, ne bien aroir ne doit qui ne s*aîdfi,
Ainz tieng de soy méismes celui à liomicîde
Qui se pert par perece que Clera clâinent ae-
cidc :
C'est uns pechié nortel dont pmi dt gtnt a)|t
hide.
* Testatn. de Jehan de Meung , nfers 1637.
Clamon^ claimo^ : Clame-tt-on ^
appelle- 1 on.
Clamoreux , clameour : Criard ',
qui crie toujours ; plaignant ; c/a-
mator.
Clamour y clameour , clamor :
Cri, clameur, plainte, do)éai)ce^
prière , accusation ; clamor*
La Roine a fait aa clamor
Si com celé qni par anor
Aime desmesurévment :
Moule parole à luy folement.
Roman de Dohpatos.
Clamts : La clilamydedes anciens ;
du Grec chlamus , chlamudos.
Claouzado : Kiiceîute, canton ;
étendue de pays circonscrit par des
limites fixes ; de claudere.
Clapet : CrcsscHe , claquette.
Q^kvii. ^ clapisso : Tas, ama^ de
pierres ou d'autres choses de grand
volume entassées sans ordre; de lapis
CLAP0ia|( : Lieu de débauche.
!i64 C L A
Clipoit : Uii porc , et nn fer de
chenal , ainsi nommé par le bruit
qu*il fait; en bas. lat. vlaponns.
Clappif.r : Monct*au de pierres.
C.LAQUiN : Leconnélabledu Gues-
clîn : il se dit aussi d'une monjioie
de Flandre.
Ce Brr'rpn du Chquin «voit monll Tolcnfé,
DVb^ucicr Duir l't jour, et matin et vi-kprée.
fie de du Cuesclin , par Mentws.
Cl4r , c/ars j clas, classes , {^Uiis ^
glas : Le son des clorlies pour les of-
fices des morts; du Grec clazo, et du
Lat. clango^ ^arn€K Ménage le dé-
rive de elassicum ; en Auverg. clary
cUar y clias ; en bas Brel, glas. Ce
mot signitioit aussi grand bruit , ta-
page.
Claraist , clarant » clare : Clarine,
sonnette qu*on attache au cou des
animaux qui sont en pâture.
Clârcetairk : Clavier, chaîne à
laquelle étoient attachées les clefs
qu'une toufrtère de couvent avoit à
son côté.
Clark : Savant , instruit , illustre ;
elarus, ^ojrez Clair.
Clare , r/rz/W'.* Commencement du
jour; de claritas.
Clark, étaret : Vin blanc, vîn
clairet ; de clari*o.
Clarine : Sonnette dont le son
est fort aigu ; de clarisonus*
Claro5 : Clairon , instrument de
musique du genre de la trompette,
et dont le son est fort aigu ; petite
' sonnette que Ton pend au cou des
animaux ; de clarisonus ; en bas. lat.
ctaro, clario ; en bas Bret. rlcroun.
Clarl'iskr : Nettoyer, rendre clair,
brillant , donner du lustre , du poli ;
, clarare , clarescerc,
Clas, gloisy glas : Son , ébup ,
son des cloches pour les morts ;
bruit, tapage. Voyez Clar.
Cjla&eau : Sonnette , petite clocUe.
CL A
Clastro : La cure , le presby-
lèrc , nn cloître ; claustrum ; en bas*
lat. clastra ; en bas Bret. claustr.
Cl AU : Clef, clavis ; cîou , clavus,
CLAUHAirvE, Claudene : Claude ,-
nom propre ; Claudius ; et boiteux ,
cagneux , bancal ; rlaudus.
Claudication : L'action de boiter;
cla'tdicatio,
Clavuiter , clodcter : Boiter ;
claiidicarv.
Ci ALFicniKR : Allacher avec des
cloui , clouer ; claudere , clavum
fi gère ; en Prov. clavela.
Cl AU s, claiijr : Clous; rlavi,
Clausatge : Clos, lieu fermé.
CLArsF.Au : Petit jardin , petit
enclos ; clausum ; en Prov. claouzè ,
claouzel.
Clausele : Lieu réserve , excep-
tion ; cLausula, '
Clausit : Plein y rempli , abon-
damment.
Clausportf. Voyez Porcelet*
Clava : Trace des pieds.
Clavarle : Qu'on peut suivre k
la trace.
Clavaire : Garde des clefs d*un
trésor de charlres , ou d'une ville ;
davarius,
Ci.AVE , clavee , clavie : Partie de
riiabillement des anciens ; massue ;
clou ; claviis.
Clavel-barbat : Un liamecon: de
clavtts,
Clavklé : Etre atteint d'une ma«
ladie qui peut s^ communiquer.
Clavkou : Clou; cliivus ; en bas
Bret. clai\
Clavkr , cîavere .* Porte-clef, gar-
dien ; cUwarius,
Abfttiornce est mervetlhise portere
^'i entre vice , al entre ne la fere
Fait la tresbuchcr et chair arrière
Obédience est par deA»ut clûvtre,
Roman dts Romam$ , itropke »ii^*
CLE
Clayer : Conjecturer , croire ,
penser , présumer.
Clatet , claveau y clavel : La cla-
'▼elce , espèce de lèpre à laquelle les
moutons sont sujets.
Clàyetee : Heurter à une porte.
Clateure : Serrure ; d*où claveu-
rier , serrurier ; de clavis.
Claveuriek : Serrurier ; clava-
rius.
Clayeuse : Potasse. Sandre cla-
peuse : cendre gravelée.
Clavieieo. f^oxez Closerie.
Clavier : Portier, celui qui a la
garde et les clefs d*une maison.
Cléch^ : Percé à jour, vidé ; cla-
nculatus,
Clecbie , clecfdé , clcchier , eleu-
chie : Un clocher; en bas. lat. doc-
carium,
Cl^da : Fermer , entourer de
claies ; elaudere ; en bas. lat. cledare,
Clsoe : Claie , porte à barreaux ;
deda , de crates , craticula ; en Pro v.
cledo ; en bas Bret. cled.
Clef le Roy (faire la) : Ouvrir
les clefs et les coffres avec des instru-
mens de serrurier.
Clem ENTis : Chapelain de Téglise
de Rouen.
Cleher. ^ Voyez Clamer.
Clenche : Loquet d'une porte ,
morceau de fer ou de bois attaché à
une porte, verrou.
Clbr : Illustre, glorieux , insigne ;
dair ^ blanc ; ciarus.
De cors fa aut% grant ( Amanri) par raison
et plot han» de ccaus qui in<^en e»toieDt : ri-
aage ot c/er , bien fait , par qnoi îl sambla
bien haut home. Maintes fois on fti eonnent
à Roy de cens qui onques Teu ne l^aroient ;
lea iex ot btaua et Tair» et nn pois gros.
CttilL de Trr,/oL 14», ^^
Clerc : Savant , instruit ; greffier
d*une juridiction ; homme d'église ,
êecréuîre \ maître d'école ; juri^oû-
C L E nSS
suite , juge. Les auditeurs de la cham-
bre des comptes furent nommés clercs
d'en bas ( clercs (Taval ) , et petits
clercs , ainsi qu'on peut le voir dans
plusieurs listes de ces officiers. Clerc
étoit encore pris pour écolier , et le
nom de Pré aux clercs que portoit le
terrain où étoit bâtie l'abbaye de
Saint-Germain-des-Prés , ne lui fut
donné que parce que les écoliers al-<
loient ordinairement s'y récréer. En-
fin , ce nom étoit donné à toute per-
sonne habile dans un art, une science ,
et dans sa profession. Crant clerc y
bien habile ; tnau clerc , mal-liabile;
ignorant. C'étoient , au temps où la
noblesse se piquoit de ne savoir signer
son nom , les ecclésiastiques seuls
(étant lettrés) qui remplissoient tou-
tes les charges , celles même qui de-
mandoicnt le moins de littérature ;
en anc. Prov. clergé, clerjhv , cler^hë,
Clercklier : Geôlier , gardien
d'une prison.
Clkrcon , clerconiau : Jeune clerc,
petit clerc ; clericus.
Un jour jouoit une grant flôte
De clerconiaux à la pelote
Devant les porteb de Teglise
Où celé image estoit aMîse.
Un des cierçons î out moult bel
Qui en son doit a un auel
Que §9 mie li out doué
Amour Tent tant abriconné
Par grant ehose n% roustst mia
Que li aniaus de sa mîe
Fn ne perdus , ne pecoié.
Gautier de Coiftsi, liy. i , cnap. lî.
Clercs jdrés : Commis du grcifc
reçus en. justice.
Clkre, cler : Clair, brillant; clarté,
Clerement : En petit nombre ,
clairement , nettement, évidemment;
àlarè,
Clergastee , clerfieastre : Faux
clerc ; clerc de mauvaise vie, homme
ignorant ,et c^ui tranchoit de la •cience#
96^
C L I
Cleageaujizkt : DocteiBentt sa-
Tamment.
Cleagkot, clergeon, clerjon : Pe-
tit clerc , enfant de chœur , écolier ;
elericus. Cotgrave écrit ciergeau,
Cler GESSE : Femme habile, savan-
te , lettrée , qui cultive les sciences»
Cleagie (la) : Le clergé d*un dio-
e*^ , d*une ville ; bénéfice clérical ;
et çrtffe y oflGcier de greffier ; cieri-
eattis»
Clergic , clergiesse , clergise :
Science, littérature, savoir. Sçauoir
de clergie : Etre très- savant.
Ceo fo , saeiez la diligence
D*e8tiKlunt en lur seience
£ ceo fu la Tailla ntie
Des sages estudJans en clergie
Ki sur tute rien . «cience amerent ,
Et par ceo teu choses trouèrent.
Ztfi Enseignem. tTAristote à Alexandre,
Clergo!! , clerjon. Voy. Clfrgeot.
Clerin : Grelot, sonnette; clari-
sonus. Voyez Clarine.
Clarion. Voyez Clergeot.
Clerilois , clcrcois : La langue la-
tine , ainsi nommée , parce qu'an-
ciennement elle éfoil regardée comme
la clef de toutes les sciences.
Or Toï lea priiiex qoi sont deiTendiis. Lr
premiers est orgeus , li seciiiis envie , |i tiers
ire. Il quars pediiex de pcr^'cbe, c*on apele
en clerAoù , accide ( ^^accido , afToiblir ) , li
qMÏns arariste , li aixtr luxure , li septième
Ifiouteriaie. jO Miroir du Chresùen.
Clerxont , lisez Clcr-mont : Le
ciel , le paradis ; clarus mons,
Clers : Gens savans , instruits.
Clés , clez : Clef ; clavis.
Cleuficher : Clouer , attacher
arec des clous.
Clevs : Clou ; clavus ; et furoncle,
abcès.
CLETona , clovctour : Cloutier, fa-
bricant de clous ; cUivariusfahcr,
Clicaet : Crosse, mail.
Clicbb , cUchet: Loquet de porte.
CLI
Clichoukee : Rigole qui sert à
faire écouler l'eau.
Clicorgxe , clicorgue : De c6té ,
de travers. Regarder clicorgne , c'est
regarder de travers.
Cliue : Claie ; en bas. lat. cleda.
Clier , cUcIiiery cliier: Lieu fermé
de claies , suivant D. Carpeotier. Bo-
rel dit qu'il a signifié laisser , et ren-
voie an Roman de Pcrceval.
Climatric (année) : Année clima-
térique ; chaque sepLicme année de 1^
vie tle l'homme ; annus cUmactericus^
Clin : Cheveu, poil, crin.
Clincbf.r, cligner y cliner : LiclLr
ner , pencher , baisser, courber , et
cribler , passer au < rible ; du Creç
hlino ; en Lar. inclino,
Clixet : Un crible , instrument ^
vanner.
Clivcni : Cluny, abbaye de Béné*
dictins ; Climiacum,
Un b'aii miracles toiiii rueil dire,
Qu*à son tenipiiire fis* cscrirc
Sains Hues l'abri de Ctin^ni
Pour ce qu*cn ncl mette en oiiUî.
Gantier de Couisi, liv. i , chap. 16.
CLiifQiJâNTKR : Charger un vét^
ment de clinquant.
Clinsser , clider : Glisser, chance-
ler pour tomber.
. IÎlipet : Ballant de cloche.
Clipon : Bâton en forme de mas-
sue , et qui est terminé pab un gro>
noeud. Les pâtres le nomment /o-
qnette.
Cliquant : Qui fait du bruit.
Cliquer , cliqueter : Faire du
bruit , du cliquetis , rendre un son
bruyant.
Cliquet : Le loqurt d'une porte;
le son de la cloche au matin , et ins-
trument pour la pèche ; en bas. lat.
cUquetus ; en bas Bret. cliket,
Cliqu4:tt£ de Ladke : C|siagnet-
tes , selon Monet»
CLO
Clistavh : Coarrir de liaUlons.
Cloànt : Ce qui tient fermé,
agrafe.
Cloche : Robe de ferame , sorte
de cape , et manteau dont se ser-
Toient les Toyageurs ; sorte d*habîl-
lement qn*on portoit à cheval : il
étoit étroit par en baut , large et ar-
rondi par en bas ; en bas. lat. cioca,
Clochkman, clochemant y cloche-
ment , clocman , clokman : Sonneur
de cloches. On le nomme encore à
Amiens clocman; on appeloit aussi
clocheman le mouton qui conduisoit
lit troupeau ; en b. lat. cloquem/innus.
Clochea : Sonner les cloches;
élaudicare.
Clocheste, ciocette : Petite clo-
fhe , sonnette , grelot. C'étoit le tùi'
dnnabulum du bas Empire ; de cloea,
suivant Borel et Ménage ; mais ne
Tiendroit-il pas de claudicarc, boiter,
s*agiter, parce que , pour sonner, il
Xaut qu*une cloche soit agitée , et aille
d*un c6lé et d'un autre ?
Clochette : Une robe d'enfant.
Clochieb : Boiter, incliner plus
d'un côté que de l'autre en mar-
chant.
Clouois , lisez Clodoïs : CIoyîs ,
roi de France.
Cloeee , cloître : Pile , tas ; vais-
seau dans lequel on met les draps
pour les fouler.
Cloeue : Celui qui enferme un
champ de haies ou de murs.
Clofich]^ , cU^lchée : Qui est at-
taché avec des clous.
Clofichek : Clouer , attacher
avec des .clous ; clavarc , clautlere ,
clavum figere.
Cloicree. Voyez Clopee.
Cloie , clcil, cloLexon y cloie.ro f ,
rloje y creil : Cloison , claie , sépara-
lion d*un tout par parties ; clausum,
CLoiBifSjdu verbe dore : Fermer.
CLO 267
Cloisoii , cloisonnage : Enceinte ;
clausurn.
Cloisteiee : Moine cloitré.
Cloistrieee : Fille ou femme de
mauvaise vie.
Cloee : Sorte de vêtement , man-
teau ; en bas. lat. cloca.
Clooit : Fermoit ; du verbe clore,
Clop , clopinel , clopin , cloppe ,
clos y cloupe : Boiteux; claudus; en
btis. lat. cloppus; de là clopiner, boi-
ter. Jehan de Meung, qui acheva le
Romnn de la Rose, ne fut surnommé
Clopinel y que parce qu'il boitoit.
Cloper , clocher y cloiclter y cto^
piner , clopper : Boiter , marcher en
boitant; claudicare,
Lort k*0B part qae plus of s*i targ*
La lince ou poin , au ont la targe ,
Armes dfsoa le destrier blanc
Qui ot tôt plaÎD cofttc et flauc ;
Bien fu ferré pas uc chicha.
Roman de PercevtU , fol. 371, V°,
Cloquette , docctte : Petite clo-
che dont on se sert à la messe pour
annoncer le Icvor-Dicu ; en Prov.
cloco , tintement , coup de cloche.
Clore , clouer : Fermer , serrer ;
claudere ; en anc. Prov. cleda.
Clore les ventres : Rendre sté-
rile.
Car Dieu out clos tous les ventres de la mnî-
•on Abimclech, por Sarra la femme Abrabaui.
bikl. hist. Genèse , ehap. ao , v. 18.
Concluserat enim Dominus omnem Ttilvnm
domus Abùnciech propter Saram lucorem
AbriUîœ,
Clos. Voyez Clop.
Clos , clou , clous , doux , clouz :
Fermé , enclos , bouché ; clausus,
Closages : Qiamps voisins -d'une
ville , et espèce de fief.
Closk , closure : Clôture , dos t
enclos ; clausum y clausura.
Clqseau , dosei, closiery ciousier:
Petit jardin de paysan , on peiît dos
ai6S C L O
ferme de haies ou de fagotage ;
ciausus,
Closemekt •: Entièrement , sans
exception.
Closkbir , clourle : Petite métai-
rie , très-petit bien de campagne ,
champ entouré , clos de haies ou de
ffours ; en anc. Proy. claviëiro.
Closiee , clousier : Concierge ,
gardien , portier ; fermier, métayer ;
en bas. lat. closarius,
C1.0SOX. Voyez Cloie.
Clossement : Cri des poules.
Closser : Glousser comme la
poule , imiter son cri ; glocire ; en
Prov. cloucho , clouco,
Closses : Coques de noix , noyaux
de fruits.
Clostee, ciouastre : Cloître, en-
droit fermé de murailles où demeu-
roient les religieux ; claiLstrum.
Closuae : Porte , barrière. Voyez
Close.
Clôt , dotes : Fosse , tombeau ,
creux , cavité , enfoncement ; claus^
trum.
Ker gaiToIent amrs moines
Heaumes, liaabers, pex ne maçues,
rCe huche , ne chtes , ne chambres ,
Qu*il ne fu<i! dept-cier, par membres.
" Roman de ta Rose , 'vers 14265.
Clotir (se) : Se cacher, se ren-
fermer; de claudcre,
Clouastre : Cloitre ; claustrum.
Clouatiea : Serrurier , fabricant
de clous; clavarius,
Clouchier , clokier : Clocher, bâ-
timent fort élevé, dans lequel on
suspend les cloches ; en bas. lat. c/00
eaïiuin,
Cloucteue , clowetour : Cloutier ;
de clai'an'us.
Clouer , cloore , cloure : Fermer ,
tlorre ; ciaudcre.
Ktte aroît trop manrais usage ,
Car n€ pooit Je 100 Tiaag«
C L O
Regarder tout de pUin à phiin:
AijM clouoit un crii par desdain »
F.t fondoU «rire , et si ardoit
Quant aucun qu*cllc regardoît
Kstolt ou proux , ou bel , et gcnt ,
Ou aime , ou h)ué de g<'ut.
Roman de la Rose , ^[ss. de la Blbh Imp^
Ele avoit un mauves usaige ,
Qu'elc ne poolt c! rîs.iîge
Regarder riens de plain en plaiog,
Ains clooit uu cil par desdaing.
Kle fouddit d*jre et ardoit
Quant aucuns quVlc r<>gardoit
Kstoit ou liiax , ou preux , on gêna.
Ou loe7 , ou am<-x de gens.
* Roman de ia Rose, "vers a85.
Clouerf. : Petite enclume.
Clouettiere : Certaine quantité
de clous.
Cloup, Voyez Clop.
Clouqce : Poule ffui glousse; de
clossement; en Prov. rtouchoy cloucor.
Voyez CLossEMr.>'T.
Clous : CouTcrt , bouché , fermé,
clos; elausus ; m i)as Brct. clos»
Clottsif.r. f orrsCLosiER.
Clousons, eioftxtnnv : Fermeture,
l'action de fermer etd'cnclorre;c/!nir-
sum , clausiira.
Clous^rf : Clos, lieu fermé de
murs ou de haies ; claurttra,
Clouvftikr : Cloutier.
Clouyere : Pile, vaisseau où* on
met les draps pour être foulés.
Clove : Clou , morceau de métal
pointu qui sert à attacher; ciavus.
Cloye : Claie , par corruption d&
craticula.
Le Clieralier quoiqu'on die
Fut appointé sus une ckjjre
Pour mener pendre droite TOje,
]VIais \i- bon Duc en eut pitié.
Ainsi fu par luy respité.
Retwtirs de Mathîohts.
Cloye : Le dos ou le revers de la
main.
Cloyfre : Héritage clos , envi-
ronné de murs; clausura,
Cloyson : Enceinte d'ui^e ville ^ '
C O A
Cloz : Clos : c*ctoit aussi )e nom
qu'on donnoit à un bouton purulent
que nous appelons clou,
Clud (faire) : Vant^lAûre va-
loir, priser beancoup.4^^
Clugon (à) : Les yev^^Rmés.
Cluigtc ER , clif^ner : Fermer, bais-
ser les yeux , vu faire signe. Ménage
le dérive tVinclinare ; du Grec «Ain/v;
en Prov, ciuca,
Clun AGITER : Remuer les fesses.
CLuy ES, cltùnes : Les fesses; dunes.
Cluqueus. Voyez Clugon.
Cluqukt : Jeu de cligne-musette ,
ou de la cachette.
Clusau , cluseau , cluzeau : Ca-
'▼eme , cave , creux ; de clausus.
Cluse de Pasche : CkUure des
fêtes de Pâques , le dimanche de qua-
aimodo.
Clusteiaux , clustriaus : Haillons ,
lambeaux , guenilles , chiffons.
Clut : Raclure , fragmens.
Clte : Lieu fM'mé de claies.
Clyucni (abbaye de) : L'abbaye
de Cluny ; Cluniacum,
Co , lisez Ço : Ce , ceci , cela.
Co in*est am , e jo bien le puis dire ,
VA poqiles est en tlulrreus uiartirc,
Kar cijescuu jour de lutr*» pars sVmpîre,
C0 tkt merveilles k*il nos :icut de rire.
Roman des Romans , strophe 73.
Co : Encore. Voyez Cop.
CoAG : C*cn est fait , cVst fini.
CoACTEUR : Receveur des impôts ;
commis de barrière ; coactor,
Coace , caage : Droit pour Ten-
Iretien des quais.
CoiiLLE , quGaille : Grosseet mau-
vaise laine ; de cauda , selon Bon»! ,
qui dit que la laine la moins estimée
est celle de la queue.
Co A R n E M j : N T , couardement : Ti-
midoment , lùchcnient.
CoAROER , couarder: Avoir peur,
être lâche, faire le poltron.
C O C 261)
CoiRDisE , coiUu'die , couardise :
Crainte , peur , timidité , poltron-
nerie , lâcheté ; de couc , cauda ,
parce que les animaux qui craignent
portent la queue entre les jambes.
CoARs , coard , coarde , coart ,
couarde , couard : Lâche , poltron »
timide , paresseux , lent.
Lagent Dalre sV'ufuit toute enseo^le une part «
Li grleuslet enchaucent qui ue sont pas coofUL
Roman it Alexaiuire,
Li enfés sot moult des sept art
£t si n^eii fu mie cours ,
Aiat en fut agus et hardis ,
Bien fu parlans et de bons dîa.
Roman de Dolopatot.
Code : Désireux , convoiteux ; i>as-
sionné; cupidus,
CoBEzËJHAR, cohëzer: Désirer, con-
voiter, souhaiter avec ardeur; ci//7i>e.
CoBEZEssA : Convoitise , cupidité ,
concupiscence \jcupidUas,
CoBiLLoif :- Filet pour la p^che.
CoBiR , coffir : Meurtrir de coups ;
coUiphizarc. Borel le traduit par
confire.
CoBLER , coubler : Accoupler ,
joindre , unir , assembler ; copulari.
CoBRAR : Recouvrer ; recuperarc*
CoBRE : Acquisition , achat.
CoBRÉ : Du reste , au reste.
CoBRER : Prendre , saisir , s*em-
parer.
CoBTER , cotir : Heurter, choquer,
frapper ; du Grec tcv^uj^ selon Bo-
rel. Voyez Copte R.
CocAixGif E : Contestation , qpe-
relie , diffcreild , dispute.
CocAs : Le mont Caucase.
Cocasse : Coquemar , chaudron:
il se dit aujourd'hui pour plaisant ,
jovial , comique.
CocATRE : Chapon qui n*est châ-
tré qu*à demi.
CocATRiCE , cocatrîx : Crocodile.
Gestes choses adecertea serount recountées
«ntre chotes dcfolées de ces que lont oicua
«70 CGC
•n terre. Li tconfle et 1a •nrrîce et la
tri^ , chescuo «elonc toim geadre.
Lévitique , chap, i x , 'vers. ag.
Hœc quoque in ter polluta reputabuniur
de his^ quœ moventur in terra, mustela et
mus et CTocodiiu» fSinguàijujcta genussuum,
CocciNE : Ecarlate ; coccinus,
CocGUs : Arbrisseau qui porte U
graine d*écarlate; d*où vient le mot
de cochenille.
Coc-Eif-PKLU (faire le) : Faire le
suffisant , Tayanta^ux , Thommequi
ne doute de rien , le jeune , le plai-
sant, l'important.
Tonte jour s^aloit acoupant
£t destourbaut tout oo»tre a£Eaire ^
Pie li poiens uul mal faire,
/i grant p<iiiie Tavons en,
yiuxAx fais-Mt le atc-en-pelu ,
Li pa|MJarft , li ypocritet ,
Bien avou» hfh weurres cftcritea
Ii*eii pooos cstre faunoié.
Gautier de Coinsi, liv. i , chap, 33.
Coche : Truie vieille et grasse ,
qui a eu plusieurs cochons ; truie
châtrée ; en bas. lat. cocha; branches
d'arbres destinées au chauffage , et
cntaillure qui est au bout d'une flè-
che , pour y mettre la corde de l'arc.
CocHEE : Coucher , mettre au lit;
cubare,
Cochet , cocgnet, col, et, coquet :
Bateau , petit vaisseau ; en bas. lat.
cochetus , coqua y de concha,
Cochet : Présent en viande, en
vin ou en argent qu'un nouveau ma-
rié devoit à ses compagnons de noce ;
petit coq que l'on met sur les clo-
chers.
CocHiozAMËN : A la hâte , d'une
laanière pressée , promptement.
Cocnois ; Filet pour la p^che.
CocoLE , Cocolas , Cocolette : Ni-
colas , Nicole ; noms d'homme et de
femme.
CocQ-LivoGEs : Faisan.
CoGQUET. Forez Qoç^nzT.
C OS
Code : Pierre à aiguiser. Veyem
CODOU.
CoiiE : Coude ; cubitus ; certaino
quantité ;,-eii bas. lat. coda.
CoawÊÊÊjbLtiit. : Ce qui est conteoa
dan» virlMcille ; codicillaris.
CoDiciLLANT .' Celui qui fait un
codicille , un testament.
Codicille : Disposition écrite par
laquelle le testateur ajoute ou change
quelque article de ses dernières iro-
lontés ; coflicillus.
CoDiL , coirl : Coudée ; cubitum.
CoDou , code : Caillou , pierre ,
rocher ; cautes.
CoDRE : Le coudrier, arbrisseau.
CoDWENiEE : Cordonnier. Fojrcz
COEDOANIKR.
CoE : Queue ; cauda^
Une beftte est moult TîUlae
De ledure et d'ordure plaine ,
C^eftt le singe que tos rées ,
Dont les hants hommes font chierMt p
Chief a , mes coe , n*a mie , «
Tout adès pense félonie.
Le Bestiaire.
Coe (Amer sans) : Aimer tou-
jours , sans interruption.
Coe (Amorsans) : Amour étemel.
CoECATEUE : Celui qui est chargé
de la répartition de l'impôt des tailles.
CoEFFE : Casque, calotte de fer
ou d'acier. Voyez Coir.
CoÉGAux : Egaux , semblables ;
co-œquales,
CoELLART : Animal auquel on n'a
pas fait l'opération de la castration.
CoELLjR. Foyez Coillir.
CoÉMENT : Sans bruit , tranquil-
lement; quictè.
Coe NE , coe non : Antoine , nom
propre dUioni me , selon Borel, qui
s'est trompé : il signifie Etienne ; et
dans le Ville-Uardouin Mss. de la Bi-
blioth. Irap., ce mot est écrit coeus ,
coeucs , cucnc y cucnon,
Co£3fL2fs> cuntiin : Liapin } poil de
coc
ammn, ]>oil de lapiti ; eamcuius.
CoENS , cueny : Comte ; cornes.
CoER : Cœur, force , Courage y in-
trépidité , vigueur ; cor,
Belacorl , biauz tref douls amîf ,
Se TouA ektet en prison mis ,
Gardés moi an moins vostre eocr.
Et ne soafFrés à nes-un foer
Qve jaloDsie le sanvaige
MeUe jà to coer en servaige
AinssI comme ilft fait le curs.
RonuM de la Rose, 'vers 39^5.
CoEft : Tranquille , calme 9 qui est
en repos , paisible ; quietus.
CoEssiN : -Coussin.
CoESTRON : Bâtard , enfant illégi-
tiine.
Co-Étàt : État d*un prince qui en
partage la souveraineté avec un
autre.
COETE. FojrCZ COUETE. •
CoEOVRER , cœuvtir : Couvrir^ ca-
cher; cooperire.
Et se TOUS ailleurs Tencontrei
Nul mal talent ne li monstres ;
dage home ton mal talent cœuvrt.
Roman de la Rose,
CoPERMADoiRO : £n assurant , au-
torisant , confirmant ; ad con/ïr-
mandum.
CoFFS , cqffers : Coffre , et sorte
de vase.
CoFFiN , coffineau , ccfuijrdas ,
couffin : Corbeille , manne 9 petit
panier ; du Grec hophinos ; en Lat.
cophinus ; en bas. lat. cofinus ; en
bas Bret. cof.
Co-FiDE-JussEUR : Répondant so-
lidaire avec un autre de la dette
qu*nn troisième a contractée.
CoFORTAR : Consoler^ animer,
encourager, engager; corifortare.
CoFUiJif lAs : Panier , corbeille ;
cophinus. Voyez Bankçon.
CoGAXErrT : Sccrèlement^ en ca-
diettc; quietè.
CocLXT , copient, courent : Né-
cessaire.
C O H 27P
CooEa ; Forcer , contraindre «
pousser avec effort ; cogère»
CoGiTATioir : Pensée , réflexion ;
cogitatib*
Tonte sa cogitation
A tourné à sa vision ,
Tout son coeur li a esm*
De paour, d*admiration :
Quant est en recordatlon
Qoe il a si grant fain en
Du bel fruit que il a reu.
Miserere du Reclus de MoUem^ strop, (Sou
Cogiter : Penser, croire ^cogitare»
Cognac , coignac, congnac: Em-
bouchure de rivière.
Cognât : Parent en général , pro-
che, allié, de même famUle ; cogtiatusm
CoGNATioN : Parenté, cousinage »
proximité \ cogmatio.
Cogne : Coin, angle; enb. 1. cognuK
CoGNEHEU : Connu , reconnu ;
cognatus,
CoGNissANT : Savant, cbnnoitseur.
CoGNiTiON : Conuoissance , dis*
cemement; cognitio,
CoGNiTiEUR , cognoissiere : Cam^
noissf ur , rapporteur d'une affaire »
agent ; cognitor,
CoGNOMER : Surnommer , donner
un surnom ; cognomtnare.
CoGNON : Breuvage empoiaonné »
pouon.
Pire es qne le emel Neroa
Neronissime est ton cognon.
LVxpericnce en est en effet.
Lespleignajr, Empois, du Dauph, en z536L
CocNUssANT (faire) : Faire savoir,
donner conuoissance , avertir.
CoGUL : Mari dont la femme est
infidèle.
CoBKRCiON : Pouvoir de corriger
et de punir : cohibitio.
CoHERER : Forcer, contraindre,
retenir , réprimer ; cohlbcre ; et s'at-
tacher , se joindre ; cohctrcre,
CoKERTÉ : Héritage , succession à
partager; de cohofrentia*
••J2 COI
CoBttioR : Joaclion de deiuc cho-
ies : cokeesio.
CoHiEK : Espèce de cbéne doDt le
gland est pciit , et doiit les feuilles
aont longues et larges ; en bas. lat.
eoercus.
CoBiESE ; Prison , cachot ; carter.
CoHOC : En nurmandie, on ap-
prloit ainsi , l'auditoire des jnges du
«eigneur.
CuuooBTEum , cohoarteretse : Ce-
lui ou celle qui parcourt la lille avec
des inarcliaudiscs qu'ils engagent à
aeljeler.
CoBVlcE : Droit qni se lève sur
les marelu'S -, en bas. lat. cofiuagium.
Voici l'extra il d'un ancien aven rendu
en 1 473 au comte d'Anjou par M. de
la Trimouiile, qui fera connoître ce
que c'êloit que ce droit.
Itpin,ioiomc d( beurra •nunLdt Bretigne
cohntige , tt ai plie
COI
mncr . m cacher , ne pas se moMKt^
I», «I UD d>
cokuage.
M, a
Cohue, coAn/e , coAu^-e .- Assem-
blée des ofliciers de jusi ice pour ju-
ger les procc* ; halle , lieu couvert
où l'on exposeen vente toutes sortes
de marchandiies ; au figuré, troupe,
foute , ciiiifuiion de monde , et toutes
■orles d'assemblées. Borel le dérive
de coeiindo , s'assembler, ou de co-
hors, rassemblement ;Ducange le fait
venir de chaos : pour mot , je le crois
dérivé du verbe hiicher. Voy. ce mol.
Cohvue : Couenne de lacd ; codn.
Coi : Quoi , lequel , quelle chose ,
pourquoi ; quid, quarè.
lÀ pilctroi »ar coi b dime icitl ,
Kttoil pli» blauk [[i><^ nul.' fli.r< de !;• ,
-ftoman de Garin de LaAere/u,
Coi , cof i Paisible , tranquille ;
quietas. Se unir coi , u'oKr se re-
co.;
-.Ht., choiche
, coche ,
cheure
; L'entaillure d'un arc ,
d'
pièce de boi*.
Hi
iflÉche,
Eu
cordi la oiiil ia
cokht.
s:i
l'euleu juM|ii'â 1
■orciU*
L'.
rc qui »toIi for:
I * merreUk
Roman dt h
lAo»,-»»
>6
Ili
UDioil priinn.
: eoiclie ,
El
qnaul !■ corde fi
leonùA*,
".'
.i,«. jusqu'à l-o
reiUc
: Tranquillemeat, sani
X basse j quielè.
orff^, coiffe, coiphe,
quoife : Coeffe , tout ce qui »ert à
environner, à couvrir quelque chose,
une baie , une clôture. C'éloit Iush
un bonnet ou calotte que le» cheva-
liers porloienl sous le casque et le
chaperon ; ceux qui ne l'étoient pas
n'avoieni qu'une coeffe d'acier au
lieu de heaume ; scpct. Kay, Seir.
r dt Cointi, Mir. de P/otrt-Damt.
LOS : Coffre, caisse, huchei
Coton Es : Coins.
CoiiusE .- Espèce de ceinture.
CoiLDKitz : Vous cueilleries.
CuiLH, coi/ic : Les testicules, le
génitoire ; de coleus.
CoiLKK ; Ci-ler, cacher ; eelare,
CoiLLicr. : Ce qu'un nouveau ma-
rié dunnoit à ses amis , pour qu'ils
le laissassent concber a>ec sa femme.
CoiLLïRT , couillard , couUart :
Hacbine de guerre qui servoît à jeter
COI
Qpi pùim ; corde qnî tient U gMode
voue dn grand mit.
CoiLLiB, coeliir: Cueillir, ramas-
MT, recueillir, aMcmbler ; colii^re.
Cil eui (mort JDttiH ,
Kt qu por 11 M irtniDe ,
n« parait «n nile gniM ,
Ooillir I« gnin lua U paille.
Hrfr-rrfr fl|frir
CoiLLDT : *"'""! qui n'eat pas
coupé. fo_^« CoBLLiax.
Coii-Toii : Aine ; de coleus.
Coin : Sceau; a(-oi>coin, jouirda
droit de ballre monnoie,
CoiNoi^ : Congé , licence.
CoiMOHiK : Cognée > espèce de
Bussae ; de cuiteiu.
Ct wlr en M chambre litaii,
ToBi icid en u coochc giioiii
Lm hnû rurcst \rit bien Tcrin^.
Cet dcui, dODl je IDDI xj coiapt^.
Une grOHte coingnâ prindrenl.
Tant droit «a droil le premier loiiun
Cnuil cuup lui dnnnire duiomme,
Keeaanrereal et udi ferireai
Qae le cerTeul lui retpHBdiriDi.
Bonum du ttcottd ^nard ,foL ii!
CoiDT : Le c
COI 175
CoixTXMxiTT : Prudemment,
agréablement, proprement.
CoiHTBaiK , coinde, coimûr : Gen-
tilIeiK, afTèterie, manières élégHntes
et recherchées ; a^ectation de pa-
rure , vie joyeuse ; direrlissement ,
coquetterie , parure , ajustement j
de complut.
Si le honniiienl et ahaalcat
tir autmgeuie coiaterie
. l'angte d'une
chose.
CoiHT, choint , ckoinu , cointe:
Agréable , gentil , avisé , ajusté , gra-
cieux «joli , aimable , prévenant , af-
laUe , propre , paré , beau , bien
fait , rusé, doux , prudent , sage ,
bien instruit ; de complus , comlut ,
tnivaut Ducange ; de culUit, selon
Ménage; en bas Bret. coant.
Jlonua dt /a Au*.
Et le Werptt l'd* reipondrg ,
U. U telle l'etoit mud»,
Cer ceinta art et veiiei.
CoiatASCK. fojret Accoutioz.
Qniei
Oride, Mu. cité par BertL
CotHTBcsE : Ce mot cité dans la
Glossaire du Roman de ta Rose , n'a
jamais existé \ et au vers gaSo , il
devoit y avoir coustease , coûteuse.
CoiMTii , cointite : Parure , ajus-
tement , coquetterie, fo^ez CoiH-
CoiiTTta , eoiittoxer, eontater :
Prendre du plaisir , s'amuser , se di«
vertir, se réjouir, s'ajuster, séparer,
se soigner, orner; instruire, polir,
enseigner, adoucir.
CoiHTisE ; Discernement ; et orne-
meut, parure, ajustement, f^ojez
CoiNTEBIE.
CoUtTOIEK. Vojez COIHTIB.
CoioiBEBiE , coiracherie , eoiroi-
herie : Tannerie , lieu où l'on pré-
Coiox , cahian, coyon : Lftche,
poltron. On le dérive de quielus ,
parce que les poltrons , dit-on , n'ai-
ment pas à se donner de la peine.
CoionnERiE : LAcheté , poltron-
nerie , paresse , nonchalance.
CoiPEL : Copeau , morceaux d<
bois , éclat de bois , rognure.
CoiBissi:lInecuirasse;de comim,
parce que les premières furent faites
Coin iTii , corécor/u£n^.' Tanneur t
corroyeur; coriariiis.
CoiEE : Cuivre ; cuprum.
274 ^01
CoiKSÀtTX, coiraujn : Bœufs sortant
de l'engrais.
Cois , cons : Caché ; condUu.<,
Cais : ChoiXfdistinction; collectum*
Jhesus dtst c*à t«le mesure
Com 11 uns al ahre mabore
Jf OQS mesurra , et chou est droit ,
Cheste parole n*est pas sure ;
Or se gart c*ait droite mesure ,
Boas Dîex a dit corne courtois ,
Or pues estre tout à ton cois ,
11 n^7 a point de souspresure :
Car il D*cB preat deseur toi cure ,
Ile tVn plains pas , tu n*eu as vois ,
Ta besoigue est si com tu rois
Sovr toi chou est plus que droHnre.
Mûtrere du Reclus de MoUeiu, strop, 5o.
Cois : Tranquille, paisible; quietus.
CoiSER 9 coisier : Appaiser , se
taire ; qidescere ; et frapper, blesser.
CoisiEH : Cuire; coquere.
CoisiN 9 cosin. Voyez Cognât.
CoisiNE : Cuisine ; coquina.
CoisiB. : Découvrir, appercevoîr,
choisir \ coUigere,
CoisoNNER : Blâmer , faire des re-
proches. Voyez AcHAisoN.
CoissE : Cuisse , hanche ; coxa^
CoisSE : Couverture de maison ;
et droit de mesurage. Voyez Coif.
CoissENDEDURA : Scissurc , déchi*
rure.
CoissER , coissicr : Incommoder ,
faire du bruit , causer de la peine.
CoissEE TABOUE .' Battre du tam-
bour.
CoissiN : Coussin , traversin ,
oreiller ; eulcitra. Voyez Cogwat.
CoiTA : Hâte , diligence.
Coite : Robe , saie , manteau à
queue traînante ; et lit , matelas.
Voyez Cor ETE.
Coitkr : Presser , pousser , hâter,
dépécher , exciter , aiguillonner ; co^
excitare. Barbazan le dérive deper-
€uterc ; en anc. Prov. côitarsë,
CoiTBua :- Qui désire ardém-
COL
irtent , conToitenx , désirent , presi#|
poussé.
François celé part s*acheminent »
Coiteux de grever Tosf contraire ,
Font sur un marais un pont faire.
Gmllaume Guiart.
CoiTiER : Serrer , mettre à cou-
vert , abriter, enfermer.
CoinvER : Cultiver ; d'où cfiiti-
ctfiir^ cultivateur, laboureur ; et coi^
tiveure , culture ; culdvare et cuiiura^
CôiTosAHEir : A la hâte , eu dili-
gence , promptement , sans retard.
CojURE : Espèce de ceinture.
Col : Cou , poignée , manche, anse
d'une arme , d'un vase ; coUum ;
coup , action de frapper ; colaphùs.
Dont Teissiez dures mellëes ,
Cob de lauces et cols d'espées ,
Fraindre lances , escus froissier ,
Barons cacler , seles widier.
Rom, du Rou,fol, aaft.
CoLAcioN : Harangue , discours.
CoLADA : Soufflet, gourmade; co*
laphus. Voyez Accol.
CoLAFisER , cotaphiser : Donner
des soufÛets, soxifûeXer;coiaphùutte;
et donner la coice ; en ancien Prov«
coUuliar. Voyez Coléb et Aggol.
CoLAGE : Droit de collier : e'étok
un droit que le seigneur levoit sur
ses vassaux à proportion des bœufs
qu'ils atteloient pour labourer les
terres qu'ils avoient dans sa seigneu-
rie; de collarey collaris.
Col Aies, colatse : CouHsse,berse ;
en bas. lat. colacius,
CoLAR , ColUtir y Collars , Cou^
las , Coulo: Nicolas , nom d'homme.
CoLAYE : Charge ou'on porte sur
le cou ; de collum.
CoLBERT : Compagnon d'affran*
chissement ; co-libertUs.
CoLCAMËN : Le coucher ; culnUio,
CoLGi : Lit , couche ^ cubile^
COL
CoiCtfiEE , colcier : Coucher ; eu-
Malt quant taot fa d*al«r colcier
Li e»cui«r« sec colces font ,
Li CeTaller colcier ft*en Tont.
Roman de Dolopatos.
CoLK, colle : Bile , pituite ; du Grec
choie f bile.
CoLE , colle : Désir , disposition ,
conspiration; de eoitio'y mensonge >
fête 9 repos.
Col E, pour coule : Habit de moine.
CoLÉE , coleie: Coup d'épée donné
sur le cou , accolade , un coup , un
floufflet \ colaphus ; en anc. Prov.
colada.
Pas roçocTent tel colée,
Tocu chevaliera qui ceint espée.
Roman de PercevaL
CoLENTs : Prosélytes.
CoLEa : Servir , honorer , chérir ,
aimer, rendre hommage ; de colère,
CoLGAE : Le coucher ; de cubare^
CoLiEE : Sorte d*armure , charge
qu'on porte sur le cou ; de coUum ;
il s*est dit aussi pour se livrer à la
mâmncolie , être de mauvaise hu-
meur ; choiera,
CoLiiEE : Partie de la croupière
qui passe sous la queue du cheval ,
bride , bridon ; de collum.
Saint Looû se feri entre les Turcs si arant ,
qne il U empristrent la coliere de son cheval
de fen grégeois. JoinvillCf Mss./ol, x38.
Colin AS , CoHnar, Colin : Nicolas ,
nom propre ; Nicolaus, Vo j. Colae.
CoLi NETTE, Collette : Nicole , nom
de femme.
CoLiEE : Onguent , spécifique , re-
mède.
CoLiSE. Voyez Colaice.
CoLiviEiNiEE , coulevrinier : Bomr
bardier, artilleur, canonnier.
CoLLABLEMËN : Counivencc.
Collage : Une certaine quantité
de terre cultivée.
COL 275
Collation : Rapport en partage
de succession ; conférence , commu-
nication , harangue , discours , ins-
truction , assemblée d*après souper
pour conférer de quelque chose ;
collaiio,
Collaudee : Louer, chanter en
chœur ; collaudare.
Colle : Tourmente ^ tempête.
Voyez CoLE.
Collectai EE : Livre d'église qui
comprend toutes les oraisons appe-
lées collectes ; collectarium.
Collectée : Percevoir , lever les
impositions ; coUectare,
CoLLECTiEK : Cclui qui lève et
asseoit la taille; collector; il s*est die
aussi pour traiteur.
Collée h Flatterie affectée . trom-
perie, méchanceté.
Collée. Voyez Colée.
Collège AT : Boursier d'un col-
lège ; coUegiatus,
CoLLEiE : Couler; colore. Se dotent
chescan partir à vin colleit sus la
coive : ils doivent chaque année se
partager le vin coulé sur la cuve.
Collège : Emporté , violent ,
homme qui frappe, qui donne des
collées ; de colaphizare.
Item ne souterrout pas en leur erreur lor
PreTOst et tours antres officiaux qni soient
dessor ans iujurl des cotteors ou soupass«>
nous et autre rie deslioneste monant en apert ,
ainsois les corrigeront de lor exeps ensi com
raisun sera. Ora. de Phillipe'k'Bel, deiZiS.
CoLLEEAGE : Droit qui se payoit
pour mettre du vin en perce.
Collet : Tissu de paille qui ser-
voit de but à ceux qui apprenoieut
à tirer de l'arc.
Colletace , colletaige : Tailles »
aides et subsides qui se levoient sur
le peuple ; collecta.
CoLLETEEE. Voyez Collectâtes.
Colletin : Pourpoint sans man-
ches , grand morceau de cuir que les
a
376 COL
pclerins le nettoient sur les épaules,
et snr lequel ils attacLuieut des co-
quilles; lie colliim.
Coi-LETitiMRns : Artilleurs; nom
d'une ancienne roilicr.
CoLLIBKRT : Serf, vassal, homme
de corps. Voyez CoLr.EKT.
CoLLiÉuE : Colléj;c , assemblée ,
compagnie, cunf;régation ; coUegium.
Collier : Carcan, et chargequ'oii
porte au cou ; de coUaria.
CoLLicEK : Ramasser , recueillir;
eoUigere.
CoLLiHHOii : Mauvais vin qu'on
recueille aTi pays de Caui en Nor-
nuindie ; les vins de Saint-Cloud ,
Ueudon et Nanterrc sont du nectar
saprès du colUnhou. Aussi Dumou-
lin , dans son Discours sur la Nor-
mandie , dit -il :
Le Tto irucliii boj^a d'Ainadi»,
Et nnapl-ccioiurc i« Liril ,
A miodc Reiuail d'Aigiucei
Que co^iakoa ion It giL
CoLLiTiDtms : Cenx qui plaident
l'un contre l'autre.
CoLLOBE : Tunique à coortea
manches. Nos princes et nos geni
de lois portèrent long-temps de ces
coltobes , dont ou peut reconnoitre
«quelques restes dans l'habillement de
certains ordres religieux ; colobîum.
CoLLOuui : Louage , convention.
CoLLOQUATiox : Ëntrctieu j juge-
ment par lequel on colloque , on met
en lieu, en place, en ordre et en
rang; colloijuiuin.
Coi.LOHi(}iit^ : Violent, emporté ,
bilieux ; choleiicits.
CoLLUCTE : Lutte . difTérend , dis-
pute , résistance , effort ; coUnctalio.
CoLLcntB ■ S'entendre avec quel-
que partie pl.iidante au préjudice
d'une tierce personne; colludere.
CoLLUBioK : Femme criarde, que-
cdlciue; de colluctari.
COL
CoLoiEK : Cultiver,
Cdloie Cl
t âti CBcn I* CDDcorduee
rluls, cipriiiga* CI dlDca
peiiK à fol (iflil
u Mera nul dclil
?l*DBt CD 11 boacbc «1« argins
(Palier île Coùai, lir. 9 , cA. i (.
CoLoiEB : Affecter certains mou-
vemens du cou on de la tête, don-
ner des coups sur le cou , être da
mauvaise humeur, se livrer i U
mélancolie.
Coloiche, Co//o^e .- Cologne,
viile électorale; Colorûa jégrippina.
Coloi[;he : Quenouille; eoîut.
CoLOM , Colomb , coulon : Pigeon »
colombe; columbus; en h.Bret. colom,
CuLoKBEiuLi, colombiau : itwatt
pigeons; colambuli.
On icaU que le urpent prudence unefi*
El L co/iMnAïaa blaù , iloufo
C0LOKBE1.E , coloinbelU : Jeune
colombe ; columba , columbula.
CoLOKBi : Pilier , colonne ; colons
bier; eolumna, columbarium'
CoLoBBiKfts : La ville de Calmar
en Alsace ; Colmaria , Colambaria.
CoLoMiEE : Colonibiei',pigeonnier.
CoLon : Le gros hojrau qui passe
au-dessous de l'estomac entre le coe-
cum et te rectum ; colon.
CuLOH : I.aboureur, fermier, cul-
tivateur , habitant d'une colonie ;
coltmuf.
CoLOHiifBB , colone , eoulaage ,
coiilone , coulonge : Maison d'uncul-
livateur, métairie , ferme ; eolania.
CoLOBÉ , colorée. V. CocLOuaii.
Coi.ounB : Couleuvre, serpent.
CoLP , cotps, coU , coLe : Coup ,
C01.PB, corpe,eoulpe ; Faute |dé-
it , action bUmable^ c«^.
CO M
CoLPft : Le col , le cou ; coUum,
CoLUMBE : Poteau , pieu , jam-
iMige d'une porte ; columna,
CoLUME : Petit colombier, Tolet,
fuie , pigeonnier.
CoLuircE : Métairie, terre nou-
Tellement défrichée.
CoLx , colps y cols : Un coup , un
soufflet; coiaphus,
n a prift an baston,d*Qsqu*ii dit colpsVtn charge,
La chemise li ront qui fu de fors filage.
Fabh de Gautier eTAupais,
CoM , coity prép. : Combien, quoi-
que, comme, avec; cum; en anc.
ProT. coma i presque.
Aussi de roxT com de mençouge
Son ïi penser com li songe.
Roman du Hou ,/bl. 246.
CoMÀiN : Habitant de la Comanie.
CoMAN : Maitre , commandant ,
comte , grand seigneur ; cornes ; en
anc. Prov. comandairë.
CoMAN , comand , comande , co-
mandise , comands , comans y co-
rnant, comanz , commande com-
mantie , commandise , commans ,
commant : Ordre , commandement ,
ordre de supérieur, ordonna née, loi;
de citm et mandaium.
Après la résurrection, Jhesu-Crist flnp<ni
anr la mer de Tiberiade k ses Disciples «t
leur fist peschier, et à son commant fu leur
loys emplie de grans poissons et de gros à
planté, 7W. de Pierregort,foL i3i.
Commencement , commence.
Comment je Tueil que ce romans
Soit appelle que je comans.
Roman de la Rose,
Recommanda tion ; recommande ;
eommendatio .
Aléa , à saint Père 1* Apostre »
Fet la dame , je vous comant,
Fabl, du Vilain Mire.
En sa commande , à sa disposition ;
te commant y je t'ordonne.
CoMAvoEA : Donner , mettre en
dépôt.
COM 277
CoxANDisE , commandise , com*
mende : Dépôt , action de déposer.
CoMANiK : Nom d'une contrée d'A-
sie peu peuplée ; Comana, Comania*
CoMARCHis : Seigneur d'une terre
Toisinedes frontières. Fb^. Maachb.
Cou AB QUE : Frontière.
Combatable : Combattant, vail-*
lant, qu'on peut combattre.
Acliilles le preux comhatableê
AToit esté si destinez
Qu*il ne pooît ^tre affinez
Fors par la plante seulement.
Ovide, Mss. cité p<ur BoreK
CoMBATEMENT : Attaquc , assaut»
CoMBATTEUx , combaicuo: : Que»
relieur , agresseur.
Combe : Grotte , Tallée environnée'
de tous côtés de montagnes; du Grec
kumbos. Ménage le dérive degumba ;
en AngU comb.
Com BEE : Empoigner , prendre
avec force.
Combien que : Encore que.
Comble : Petite mesure , litron.
CoMBLvssE : Petite vallée.
Combre : Pêcherie faite de pieux
fichésdans une rivière pour y tendre
des filets, et y prendre du poisson.
Combrkcelles : C'est le dos qu'on
tend pour qu'un second y monte, et
s'en serve comme d'une échelle pour
escalader un mur.
CoMBREE : Empoigner , prendre
avec force. Koyez Comber.
CoMDRissAHLE : Facilc à briset.
CoMBRissEHENT , combrisemcnt :
L'action de briser.
CoMDiFRs : Terme qui paroit ré-
pondre à celui de calendrier.
CoME : Dignité, comté; de comi^
tatiis»
CoMç , lisez C'oME : Queliomme^
comme homme.
Car qui Dien sert, faut corne est vif,
Il est plus rois en paradis.
Image du Mondey
3
278 C O M
CoMENC&iER , comcncicr : Com-
mencement , naissance , principe ;
de cum et initiare,
CoMENDACEs : Prières pour le»
morts.
CoMEssàTioN : Repas , festin ; co-
messado.
COMINALEXEN. VoyCZ CoMMUPfA-
LEMENT.
CoMiTiAti : Épilepsie , mal caduc ;
condtiàlis morhus,
COMMANCZANT LE LETTRIIf : Ce-
lui qui chante au lutrin.
CoMMAïf D :'Commettant,qui donne
une commission à un autre 9 qui re-
commande; commendator.
CoMMAND, commande. Voy. Co-
KAIf. *
CoMMANDAGioir : Droit qu*a un
seigneur sur celui qui s*est mis sous
sa protection; commendado.
CoMMAiirDE : ATcrtissement,
COMMAIfDEIR. Voyez COMMEITEK.
Commandement (à) : A Tassigna-
tion.
Commandement : Procureur, ce-
lui qui agit au nom d'un autre.
Commander : Recommander ,
prier d'avoir soin , mettre sous la
protection; commendare.
Commander a itn ksorit : Mettre
par écrit , confier à un écrit.
F.t afia qae cette paîx demeure ferme et
«stable tiCos y muer par tous âges, nous
Ta vous fait commander à la féable garde de
ce présent cirograiphe.
Charte detévêque Bertrand , armée ziSa.
CoMMANDisE : Commandement ,
ordre ; dépôt.
CoMMANT. Voyez COMAN.
CoMMARCHiE , comorquc : Limite,
borne , frontière; en bas. lat. com-^
marchia. Voyez Marche.
CoMMARCHis : Le seigneur d*un
-village , le commandant d*une ville ;
eu bas. lat. comarchus.
C O M
Comme : Comment.
CoMMEiTER : Confier, mettre tn
mains, recommander; commendare*
CoMMÉMORAisoN : Souvcuir, Com-
mémoration : commcmoratio,
CoMBffENÇAiLLE , com.menchaiUe ^
commenchemertt : Commencement ,
principe, source, origine , naissance ;
de cum et iniûum,
CliaKcnn doit plaidier saisir, de che dont ît
est en le saisine d^n le commenchement don
plait» Si- le plaît n'c^t de forche, ou de non-
Tele dess^isiiM' , ou de taute , ou de roberie »
on de iarrt chio.
Coutttme de Beauvoisb , chap. 44*
CoMMENciER : Commeuccr , en-
trer en matière : au commencier , a»
commencement , d'abord ; de cum et
iniuare,
CoMMENDACEs : Prières pour le*
morts , différentes des vigiles ou à^
l'office des morts.
CoMMRNDisE .' Cc qu^ou pajolt BU
seigneur pour le droit de protection
qu'il accordoit ; commeTidatio,
CoMMER : Comparer. Voyez Con-
PEREE.
CoMMiCE , commicile : Assemblée
publique et particulière ; comidaUs
et comida ; en Prov. como.
CoMMiNATioN .' Mmacc , action
de menacer ; comminado.
Commise : Commission. Faire comr
mise : Donner commission ; confis-
cation d'un fief. Tomber en commise j,
c'est être dans le cas de la confisca-
tion ; de commissus.
Commissure : Joint, liaison , as-
semblage ; commissura.
CoMMiTUMiis : Privilège que le roî
accordoit à certaines personnes, de
plaider en première instance aux re-
quêtes du palais , ou de l'hôtel ^
committimus.
CoMMOiNE : Religieux d'un même
couvent , de la même abbaye.
C OM
CoMMUjr : Publie , qui appartient
â tous ; et octroi « imposition accor-
dée en faveur d*une commune.
CoHxuiTAOB : Terre , prés en
communes ; commums.
CoMMUNiisoN : Communion , as-
sociation , entretien , liaison.
Communal , communel : Uni de
biens , d*amitié , d*intérét , commun.
CoMMUNALSMKiiT , communol'
menti communaument , communé-
ment : Ensemble , ordinairement ,
communément , publiquement , uni-
yersellement , en présence de tout le
monde, en .général, tous ensemble ;
commumiàs i comtnuniter ; en anc.
ProT. comincUomën*
CoMMDif ALisTE : PrétTC aidant un
curé dans ses fonctions , et vivant en
commun; de communita^ ; en bas
Bret. communitez , communauté.
Commun AUTiER : Religieux chargé
du soin des vélemens des moines de
ton couvent.
Communaux : A tout le monde ;
communU.
Commune (la) : Le corps des bour-
geois d*une ville , d'un bourg ; com-
mune,
Cqmmunkl, comnuel : Commun,
qui est à tous ; communes.
CoMMUFiEE , communiste : Habi-
tant ou officier d'une commune.
CoMMUNiTiÊ : Co-propriété , droit
de propriété ^ pour partie , dont on
jouit par indivis ; communUas.
CoMoirifiËN : Avb, avertissement ,
remontrance , exhortation ; commo-
niiio*
CoMONEEE : Avertir, donner avis ;
commonere.
CoMPAGE : Compérage.
. CoMFAONEE : Etre en commerce,
ou en familiarité avec quelqu'un.
• CoMi>AiGNABLE ! Compagnon ,
jeune komme qui n*est pas marié.
COM 179
CoMPAioNB (bonne) : Femme d'un
commerce aisé , agréable.
CoMPAicNON : Confrère ; de la
même profession , du même corps ;
de compaganus , formé de compago.
CoMPAioNEE : Soutenir le parti de
quelqu'un; accompagner, avcûr com-
merce avec une femme.
CoMPAicNiE , compaigne : Compa-
gnie, assemblée, association, société,
troupe , foule ; en anc. Prov. coiw-
panha»
Saint MathffOf avec lui estoît,
L*uafl Tautre par la main tenoît.
Et Tont jonaat par aea btaus liai |
Et laiot Simoiia li dovs, U pii» ,
Qui tai^t est biax en sa persooe »
l'rent loes sa table et si la sone »
Puis leur a dit à toîs série s
Bien puist Tenir U eompaignie,
FM, de la Cour de
CoMPAicNiE FOLE : Commerce illi-
cite avec une femme.
C o M p A I N , compàignoh , com"
paing, compmns, compan, compang,
compans , compeing , compoing :
Compagnon , camarade > ami ; asso-
cié , confrère ; co - partageant ; de
compagine, abliftif de compago.
Biais me dist compaim , or soyét
Seur , et ue tous eunayés ,
Je congnois de pieça Dangter
Prest à maldire et ledaogier,
A meadire , et à menacer
Ceolx qui aiment à commencer.
Roman de la Rose,
CoMPANAJHE , companage : Un
mets , un morceau à manger; le pul-
mentum ou pulmentarium de l'évan-
gile ; en bas. lat. companagium.
CoMPAEAOEE : Comparer, égaler,
exprimer le rapport qui existe entre
deux choses ; comparare.
CoMPAEANcs : Terme de droit:
comparution.
CoMPAEE : Redevance , obligation.
CoMVAEïE, çomparrer, comperer:
4
a8o • t O M
Acheter, payer, acquitter, décou-
vrir , reconnoître , récompenser ,
acquérir ; et être puni ou récom-
pensé, mériter; comparare ; en Esp.
comprar; en Ital. comperare. Je l^ai
comparé cJùer : Je Tai payé cher.
Joie qal a corte durée
Après est bi cher comparée.
• Uelinand.
11 nVst droif que li yraî peierlo comparent
la folie des de&loiaus.
Trad, de Guillaume de Tyr,f6L i5.
CoHPAKiTioN : Présentation en
justice.
Comparoir : Comparoitre, se pré-
senter en justice; acheter, payer, ac-
quérir et comparer ; comptirere*
Comparse : Promenade que les
che\'aliers faisoient autour des lices
avant de commencer la joute , afin de
faire remarquer leur bonne tenue et
leur dextérité.
CojMPARTiR : Faire des comparti-
mens , diviser, partager ; àepartiri,
CoMPARUiT : Acte qui constate la
, comparution de Tune des parties en
justice , tandis que Tautre ne s'y est
point présentée ; àe<:ornparatus.
Compas : Mesure , justesse , com-
paraison , règle, ordre , proportion ,
discrétion ; de comparare.
Compas (sinq) : Cercles formes
Tun dans Fautre sur un autre cercle
plus grand appelé cuviauar , lesquels
servoient de but pour tirer à Tarque-
buse ou à Tare.
CoMPASSER : Ajuster , mesurer ,
proportionner , régler , composer ,
travailler avec soin.
CoMPAssuRE , coffipassettr : Ap-
proximation , mesure , proportion ,
règle , justesse.
Ce bel Tergier par compasseur.
Si estoit tout d*une quarreor;,
Il fut aaUnt long comme large.
De Iroict fut tout plaln le ramage.
Hoiiuui de la Bo$§,
CO M
CoMPEiGNiE : Assemblée , coai'^
pagnie. Voyez Compaiw .
CoMPEiifs : Compagnon , mari.
CoMPELLER , compellir : Forcer ,
contraindre , compulser , Térifier ,
examiner.
CoMP^NAGE : Dariole, sorte de
pâtisserie.
CoMPENELLE : Ornement ou par-
tie de la bride d'un cheval.
CpMPER : Acquérir, acheter. Vtty^
COMPARAGER Ct CoMPERER.
CoMPKRAUMENT : Eu compère , ca«
valièrement , sans façon.
CoMPERE , comperre : Acquiert*
Que je le compère : Que je le change ^
le déguise ; ne le compère : ne le paie
pas ; lui chier compère : lui coûte
cher.
CoMPERER , comperrer : Acheter ^
mériter, punir, payer, acquérir»
déguiser, changer, contenter; s'ëga*
1er, comparer, mettre à la mémél
mesure , niveler ; comparare.
Tai toi , famé de pnte afere ,
Fet sire Hains, lai moi ester;
Ne fust por ma chose lMister„
Por aler au marehië demain ,
Tu le comperaisses aparmaln.
Comperaisse , fet Anieuse ,
Par mon chief je tous en di benae »
Quant vos volex si comenciez^
fabl. de sire HiUns et de dame Anieme^
CoMPERSONTflER. fo^. FARCEITEft^
CoM PESTER : Disposer les terres à
recevoir avec succès les semence»
qu'on y met ; competcre,
CoMPETER : Convenir , apparte-
nir ; competere,
CoMPiEKG : Ordure , bourbier.
Compilation : Cabale, conspifa*
tion , pillage, brigandage, vol; can^
pilatlo.
CoM PISSER : Pisser fréquemmeat ^
et par-tout.
* Complaisance (droit de) : Somme
que donnoient les habitans d'un lieu
C CM
pour le mariage de la fille du sei-
gneur.
CoMPLAHEE : Fiuir, égaler, appla-
nir , acheyer , unir , orner ; complo"
CovpLiiTT , comptent : Lieu planté
d*arbres et de yîgnes ; complanUUus;
concession d*un terrein , à charge par
celui à qui on Ta faite , de le planter,
et de donner au concessionnaire une
redevance sur les fruits qui en pro-
yiendront ; complantum,
CovPLiNTER : Faire des planta-
tions , mettre une terre en rapport ;
eompUmtare.
CoMPLÂNTEEiE : Héritage sujet au
droit de complant ^ et terre donnée
pour planter des yignes^ complantum.
CoxPLExiON , complectionné : Si-
tuation de la température d'un pays ;
complexio.
CoxPLi, compile : Accompli , acbe-
Té , parfait ; complétas,
CoxPLiR .'Remplir , achever, finir,
compléter; complerc,
CoxpoiN , compoing, Y. Compâiit.
Coxpoix : Cadastre, livre de
compte , r^istre , état de biens ; de
computatio,
CoxpoRT : Proportion , relation ,
rapport ; de componere.
CoxpoRTE : Vase propre à porter
quelque chose.
CoxpoRTER : Porter çà et là.
CoxposER : Imposer, taxer.
CoxposEUR : Auteur, composi-
teur , écrivain ; compositor.
CoxposiTioN : Sorte d*impôt.
CoxposiTiONNER Taxcr une
amende , ou en composer.
CoxposT , compoust : Compnt des
temps ; ^mputum , computatiQ ;
composition , recueil ; qui n*est ni
vrai , ni dair , ni juste , qui est com-
posé, ou emprunté jf de compositio
€t compOiiiÊU.
C O M i8i
Composte : Sorte de confiture,
compote.
CoMPOSTURE , compoture :' Temps
ou saison de l'engrais des terres.
CouPRÂ : Marché, achat, acquisi-
tion ; de comparatio.
CoMPRÂiREN : Acheteur , compa^
reUor,
CoHPRERENSABLE : Quî cst soumis
ou sujet à quelque chose.
Comprendre : Admettre, acheter,
acquérir; comparare.
Compresse : Chagrin, douleur,
affliction ; compressio,
CoMPc EssER : Affliger ^ chagriner ;
compritnere,
CoMPRiNs : Compris , entendu ; et
enceinte , circuit , enclos.
CoMPTÂiGE : Ce qui est dA au
compteurdu bois, qu'on livreàl'ache-
teur; computatlo.
Compteur : Trésorier.
CoMPTouER : Chambre ou cour
des monnoies.
CoMPTouoiR : Comptoir , co£fre
ou cassette à enfermer l'argent.
CoMPULsiON : Ordonnance qui
force à faire quelque chose ; com^
pellatio,
CoMPcncTioir : Douleur, regret,
componction ; compunctio.
Et main leranz offrit Mcre£cea por cbail-
cuns , dont noi lerons nos matin , cant noi avi-
roneit de le lumière de compunction, laia-
•ons la nuit de notre humaniteit et ovrons Ie«
oea de notre pensé as raîx del vrai solollh.
Dial. de & Grégoire , foi. 3 , i?<».
Coxs : Comte , noble qui possède
une terre érigée en comté ; cornes.
CoMUGAR : Communier, recevoir
la communion ; commumcare.
CoMiTiiALEMENT , comunoument.
Voyez COMMUNÂLEKENT.
CoMUNALHÂ , comunahans : Com-
munication , conférence , entretien ,
conversation; communication
38?.
c oy
CoMUNAM TK : Coinmu liante , cont-
pagnie, société; communitas,
CoMUNisTE : Officier de commune
oïl de Tille.
Coir : Comme , ayec , combien ,
qaoiqne; cum; t^on, qu*on.
CoNARD , cornard : Sot, imperti-
nent , ridicule : c*étoît aussi le nom
cl'ane confrérie établie à Evreux et à
Rouen , et dont les frères se permet-
toient beaucoup de plaisanteries , et
n^me des sottises.
Coif AEDiE. Voyez Cornardie.
Congeler , concheler : Cacher ,
celer par fraude ; d'où concelement ,
fraude , Faction de celer.
CoNCEPER : Attraper.
Qnant totef les cnide eftnpcr ,
14 'ez puet ensemble conccper,
* Roman de la Rose, n*ers i6357.
Coif CHE , conque : Coquille ; du
Grec hogché y qui se prononce hon-
ehé ; en Latin, en Ital. et en Espag.
coucha ; en bas Bret, conk,
CoNCHE , conchie : Fortune, ordre,
arrangement , parure , équipage ,
ajustement. Mal conche : Mauvais
ordre , mauvais arrangement , mau-
vaise fortune , mal ajusté. Boine con-
che : Bon ordre , bon arrangement ,
bien paré , bien ajusté.
CoNCHELE^MEifT, conchiélcment z
Fraude , surprise.
Concheler : Celer, cacher.
CoNCHEoiR , conçhei'cr : Conce-
voir. Voyez CoNGiPER.
Concret , cochet : Présent en
viande, en vin ou en argent qu^un
nouveau marié donnoit à ses com-
pagnons.
CoNCHiiî, conchoié y cunchié : Sali,
taché , souillé.
CoNCHiEMENT : Mélange d'une
chose médiocre avec une bonne.
CoNCHiER, cauchier y conchoiery
toncier, cunchier^ cunciier : Souil*
C O N
1er, gâter, tacher, barbouiller, salir ;
faire ou dire des ordures ; mépriser^
tromper , surprendre , corrompre »
moquer ; coinquinare; en Prov. couit-
cha ; en bas Bret. conchesa,
CoNCHiERE , conchieres : Làdie ^
poltron ; sale , dégoûtant.
CoNCHiKURE , conchiement : Mo-
querie , tromperie ; saleté , ordure »
souillure ; coinquinatio.
Concile (tenir) : Causer, jaser,
parler ensemble, tenir conseil, atsem-
bler; conciUuniy consilium a^ere*
CoNciLLER : Conseiller, donner
des avis, prendre conseil; consiUare^
CoNciON : Harangue , discours ,
sermon , auditoire ; concio,
ÇoNciPER , conciver : ÇonccToir,
engendrer ; concipere.
Une Virgine , diit*U , conçwerat et sî tm*
fanterat un fil et ses non» «ereit Kiiinanael
apcleii. Sermons de S. Bernard, fnl. 6 , F*»
CONCIRE. Voyez CON CILLER.
CoNciTAiN , concitieen : Conci-
toyen ; habitant d'une même ville ;^
d'un mc^mc pays que soi ; de civis,
CoNcivEMENT : Conccptiou , ac-
tion de mettre au monde, d'enfanter^
génération dans le sein de la mère y
concepûo , conceptus.
De b quelle chose estât awertement , ke Kî
tôt poUsaut Deus avaist destineit à multiplier
la semepce Abraham parmei Is^ac, et ne*
kedent si est escrit : Uaac proia lo Sanior p4ir*
aa famé, portant k*ele astoit brahaioge : or
Deus Toit si donat concivement à Rebech««
•Se Grégoire , Iw. i , chap. 8.
Ex qua reapertè consttu,quia omnipotent
Deus semen jibraha multiplicare per Isaac
prœdestinaverat y et tafnen scriptum ett : de^
precatits est Isaac Dominumpro uxore tma,
eo qubd esset sterilis : qui eJMudiint eum » 9t
dédit couceptum Rebeccœ.
CoNCivERAT : Concevra,
CoNCLUDK : Non recevable; con-
clue , terminée ; de conclusus,
CoNCLUER : Terminer, finir, ache-
ter, conclure ; concludere%
CON
CoKCLU» , eoncUUse , roitelus ,
conctiue : Conclu , achevé , expédié ,
enfenné, encloi; de conclaiax.
CoHCLDBZ : Faire taire i mettre ad
metam non loqai; convaincre , per-
studer , faire conclure ; concludere.
Covco : Bassine de cuisine sans
anses} en Grec honcM; en Lat. concka.
CoNCOBniHT : Convenable , pro-
pre , conforme ; conconians,
CoifcoRDi : Accordé par grâce ,
par faveur ; concordatus.
CoKCDBiir : Débauclié, celui qui
"nt avec des concubines ; concubinui.
> CoHCDBiLLia , concoilhir, cor-
cmliir , conqueillir, conqiàliir: Cueil-
lir, ramaïKri rassembler, se retirer ,
ae réunir, diriger-, de colà'gere.
Car il coOTitnl i ttluj i{al • toola hi>-
COR]
•ci/le l'ri>
Biik Hia
■ f^OJfZ CODB
il'KK.
CoHDiT, conde , condé : Confluent
on emboaçlinre de deux rivières ;
coHdate,
CoRDBMKiDB : Sorte de Jeu de
cartes qui se jouoit à trois personnes.
CoHDiBB : Arranger , accommo-
der , apprêter ; eondire,
CoMDiTioir : Humeur.
CoHOiTiORB : Qui est de condi-
tion , serf.
CosniTiOXHRH LRS m^BiTiCEi :
Ccst leicblrgerd'uaufruit^stipnler,
faire une convention.
CoifDOL ,»in(fo(.* La partie la plus
élevée d'une ornière ou d'un sillon.
CoHnoKAT : Retigirux de la con-
grégation de S. Sulpice , près de Ren-
ne» en Bretaf^ne ; coitdonatui : ces
religieux ëloient louraii aux monas-
tère* de filles , comme l'ordre de Fon-
ConaoDLoia : S'affliger, partager
la douleur de quelqu'un ; condolere.
CoNDnoam : Espèce de clerc de
CON »8Î
chanoines, et cbonoine du second
CoHiincTiBB : Conducteur, offi-
cier militaire qui conduit une troupe.
CoHDniL : Ciiarretier, voitorier;
conductar.
ConnciBB :0n npprioît conduire,
mettre en possession d'un béritafe
dont onavoit obtenu l'assnrement on
le relèvement ; ce qui se faisoit par
la justice du lieu , et devoit précéder
le ban de trcs fond. Voyei Blir et
ElCHEMEHT.
Conduis : Cantique, action de
grâces ; de c.anticam.
Cou Dui SB M BUT : Conduit , canal ;
conduite , direction ; conductiis.
CoNnniSBim , conduiséeur: Cura-
teur , chargé de procuration ; ceJui
qtii gère les alTaires d'nn pupille;
eondiietar.
Conduit : Boutique , magasin ,
atelier ; mule , chemin ; droit de
péage; condactus ; acte de jnstice,
terme de pratique qui «primoit la
possession que le créa ncier et oit ob)i{>«
de prendre , par autorité de justice ,
de l'héritage déguerpi par er.ure-
ment. Voyes ce mot.
Conduit ': Gouvernement , con-
duite, action de mener; il s'est dit
aussi pour tuteur, curateur.
CoREssiNT (faire) ; Faire connol-
Ire , faire savoir.
CoitBSTiai.B. fo/ea ColIHiT*BLIt■
CoNBSTlBLB$tB : La femme da
connétable.
CoNExiÉs : Dépendances.
ConrABULATBUft : Conteur de fa-
bles , diseur de contes ; cù^faliu~
CoHriniri.»Tioii : Entretien , dis-
cours familier.
CoRriBDLBK : S'entretenir aree
a84 C O N
CON
quelqu'un , parler avec lui; confa-
CoTFiKiTi : AfUnité , Toiùiiage ,
bulari.
proximité ; conflrdum.
CoBFAis. Foyez Cospé*.
CoNFtïCiHT : Celui sur qui tombe
CowriiTExVMT : farfaÎLement, sé-
une confiscation ; canfïscattu.
rieusement , comment , de quelle fa-
Confit : Ruiné , mon-, de coitr-
çon ; cùnfectè.
ftcere.
ConFALOB :Confrériede pénitens;
CoKFLÀERiE : Confrérie.
c'est aussi le nom dontu: à chaque
Cobflâ:is, confiant, confiants.
confrère ; en baa. lat. con/alo.
confolent , confoulanC : Lieu où deus ,
CoNFiNiED : Enseigne , guidon.
rivières se joignent , confluent ; con-'
Voyéi GonFÀLOwaiEa.
fluens, conflueiitia.
^ CoNFinon yCOnfannnn.HtafeAw,
CoHFticT , conflit : Choc de deux
étendard de troupe», et bannières
armées, combat , rencontre de deux
d'église, yoyez Gonpilou.
choses ; confUctU! , confligium.
De Cl qu'in
oMibail
«Og q-U.
Jt <t/1IJ1 et de Profitai.
ConrECTEUH : Gladiateur, com-
battant ; confeclor.
CoMp^BEHCB : Comparaison, pa-
rallèle , analogie.
CoNFiBEE : Rapporter en partage
de succession ; entasser, acciiranler;
confereire ; comparer , mettre en
présence ; conferre.
CoNFEEMiKCEE , Conformément :
Confimution , assurance , témoi-
gnage 1 preuve ; confîrmatio.
CoifFEBUED ; Confirmer, rassurer,
renouveler, prouver ; confinnare.
CoirrEEiiEnT : Droit qu'on pajroit
au seigneur pour la confirmation de
quelque privilège ; de confinnare.
Coufeeon. Foyez Cosfanow.
CoKFis , conffi : Confessé , avoué,
déclaré; confenu!.
CoKFiCRiEB : Confisquer; consu-
mer , dissiper ; confîcere.
ConricT : Absorbé , rempli , ima-
giné , inventé r confictux.
CoTiFinEKCE : Confiance , assu-
rance ; confidentia.
CoHriEcs : Des confitures; de
ttuffiectura.
CoHFoLEH : Fouler aux pieds i _
ter bas , gâter.
CoHFOHicE : Bornage ; l'action de
borner un champ.
CosFORT : Soulagement, aide , ac-
cours , consolation , soutien , encou-
ragement
û qi lo»
onhliri
Et doun
Chan.
» nouirl confiirt.
son du Chaurlain Je Ce^à.
Cou FORTE» EUT : Encouragement,
soulagement , consolation.
Conforter : Aider , soutenir ,
consoler, animer, encourager; c<w
CoKFRiRiE : Confrérie, tinion.
CoNFREHANCE : Confirmation , a»-
surance , soutien ; confi^atio.
CoHPUTKR : Réfuter , détruire le<
argomens et les objections d'un ad-
ConcÉ r Permission, licence, dî»-
pense; Ae comineatus , selon Ménage.
Payez Congéer.
CoKCHABLE : Qui peut être expnt
se , à qui on peut donner congé. Do-
maine coiigealilc : Domaine dans le-
quel un seigneur peut toujours ren-
trer , en payant à celui qui le tient
les améliorations qu'il y a Ailes.
Coito^BR, eof^Vr .-Donner congé ^
C ON
congédier » renyoyer , chasser, ezpul-
ter i cojyicere; en bas. lat. congeare.
Sire ConsUnt , ûflez Toof-«nt
De ceti moDstier isnelemeot ,
J« Tout congie de sainte YglUe ,
11 ii*i aon chanté serrae ,
Tant corne tous ccens teres,
PabL de Constant DuhameL
CoNOBRiE : Amas de plusieurs
choses réunies sans ordre.
CoHGiE : Mesure contenant six
teptiers; congius, congiarium,
CoNOLE : Ce qui joint les bœufs
attelés à un chariot \ de conglornerare.
CoHCNOissÀMEifT , congnoissau--
nient : Avec connoissance.
CoNCNoissiERE Counobscur ,
agent , homme d'affaires ; cognùor,
CoNGNOiSTEE : Counoitrc , avoir
la connoissance 9 découvrir, apper-
cevoir; cognoscere.
Mais enfin le sang fnst estanchîez et pou
à pou le ceur lui reWnt tellement qu*il com-
mença à congnoistre ceuls qui estoient entour
lai ; tonte celle journée et la noit ensieu-
Tant se tint Tost en armes entonr la court
confessaus que tons Tivoyent par un seul es-
perit et ne se partirent jnsques ad ce qn*on
•pperchut qu*il reposoit ung pou par someil
Krqoo y ils rapportèrent chacun en son logcia
ipoir certain du salut du Roy.
TratL de Quinte-Caret y liy, 8 ,fol. ao4 ,
CoiroaiER , congreger : Se conve-
nir, agréer ensemble, ramasser, as-
aembler, adjoindre , convoquer ; co/i-
CoNGEEGANDiNES : Religieuscs ms-
^uées sous le nom de la congréga-
tion de Notre-Dame ; de congrex.
CoifOREGUËR : Assembler. Voyez
COXGRÉER.
CoTîGRiER : Clôture , barrière faite
avec des pierres et des pieux , et qui
est placée dans une rivière pour y
retenir le poisson ; de congregare.
CoifocuENT : Convenable ; qui a
du rapport , assortissaut ^ congr^tens.
G O N s85
CovGuiSB, conquise : Acquisition.
CoNBET : Petit couteau à cerner
les noix.
CoNi , conopée : Pavillon , tente ;
conopeum,
CoNiL : Lapin ; cuniculus.
CoNissANCE : Intelligence , discer^
nement , connoissance, examen; co^-
nilio,
Ifekedent ke tn ne soies boisiez de la co^.
nissance de sa Tie,
DiaL de S. Grégoire, &». z , chap. 4*
2Ve tamen vita ejus cogolxioïke fraudens,
CoNJOiER , conjoïr ^ conjouir, con^
Jqyer : Se réjouir ensemble , se fê-
ter, bien recevoir quelqu'un; con-»
gaudere,
CoHJOuissAircE : Congratulation ,
plaisir, embrassement, accolade ; con-
geminado.
CoNJUROisoN : Conjuration.
CoNK.ES , conques , Usez c^onles ,
c'onqiies : Que jamais , non jamais.
CoNNESTÂELE, concstolde : Maître^
d*hôtel , off cier d'une maison , selon
Borel ; il s'est dit aussi pour che£
d'une compagnie ou confrérie.
Amis , ailes as conestabht
£t dites qu*ilfl mettent les tablée.
Roman de PercevoL
Connétable , connesiable; cornes^
stabuU : Officier de la couronne qui
étoit sur-intendant des domestiques
des écuries du Roi , et dont la place
étoit devenue si considérable , qu'on
ne pouvoil offenser, par voies défait,
celui qui en étoit revêtu , que la per-
sonne du Roi n'en fût elle-même bles-
sée. Le connétable avoit la garde de
Tépée du Roi , qu'il recevoit nue , et
dont il étoit obligé défaire hommage-
lige. Louis xiii supprijna cette charge
en iGj7.
Dans To&t , le Connestabie doibt estre che*
TCtaigues après le Roy.
Jssises de Jérusalem , chap. 390.
9t86 C O N
Connétable , conestable : Chef de
j^ns de gaerre.
Hector Teu ot fait conestable
Ht g;f ns do pied et ses partiet.
Roman de la Destruction de Troixe.
CoNNETABLiE , connestabUc : Com-
pagnie , troupes de soldats.
CoNNiL , connin, connit : Lapin ;
cuniculus ; en Prov. couniou; en ba:s
Bret. conicl; en Ital. cordgUo.
CoNNiLLER : Esquiver ^ fuir, ter-
giverser , chercher des défaites , des
subterfuges , des faux-fuyans ; en
Prov. counilia,
CoNNiLLET : Jeune lapin , lape-
reau ; cuniculus ; en b. Bret. corùsell,
CoNNiLLiERE , conîUere : Une ga-
renne , et au figuré , détour , échap-
patoire , subterfnge ; cuniculum ; eu
anc. Prov. couniliëiro.
CoNNiNEUR , conileur : Le fermier
ou le garde d'une garenne ; cunicu^
laris,
CoNNivER : Négliger de punir une
faute ; dissimuler , être de conni-
■vence ; connivere.
CoNNoiLLE : Quenouille, bâton
auquel on attache de la filasse , du
lin , de la laine pour filer ; en Prov.
counoul ; de colus,
CoNNoissiERE : Counoisscur , ins-
truit , savant ; cognitor.
CoNoiNCNOLE .* Outil de tisserand ,
quenonille.
CpNoissANCE : Reconnobsance ,
gratitude ; cognitio.
ConoiTRE : Avouer, déclarer, ré-
véler, convenir d'une chose.
CoNoiciTEs : Hérétiques de la secte
des Eutychiens , ainsi nommés de
l'évéque Conon , leur chef.
Coif OPEU , conopicu : Voile , ri-
deau ; conopeum.
CoNOR , conors : Consolation.
CoNORTÂR : Consoler, adoucir.
Conque: Quelconque, quiconque.
CON
Conque : Sorte de vase à boire $
plat , ustensiles de cuisine ; concha ;
en Grec konché, mesure de grains.
CoNQUEREUR .* Couquéraut , capi-
taine qui a subjugué des armées et
des provinces , acquéreur.
CoNQUERRE , conquerter, conques-
ter y conqueter : Conquérir, faire des
conquêtes , acquérir , amasser , ga-
gner , profiter ; conquirere. Barba-
zan le dérive d'un verbe composé dci
ctun et acquirere, acquisitum.
Fox fa, par aaiate Patrenottre,
Dtex , quant de rot fist son Apoaire ,
Petit i conquesta d'onor.
Quant on trahi Nostre Seignor
Yo« le renotaftes troi fois,
Mok fu petite vostre fois:
Si ecte» de sa compaignie.
Paradis ne tos a££ert mie.
PabL du Filain qui conquist Paradis
par plaida
CoNQUET , conquerre , conquest :
Gain , profit , avantage ; en ProT*
conquérëmèn ; en bas. lat. conquere*
mentum.
Et pour ce ratendoit-il , que il Toloît qMr
il fost parçonnier de la joie et dou eottqutH
de la dievant dite cité d'Acre.
GuUL de Tjr,/bL 345, r^».
CoNQUETs : Biens qui s'acquièrent
pendant le mariage ,qui entrent dans
la communauté , et dont la moitié
appartient à la femme.
CoNQuiLLiR : Cueillir; de colli-^
gère. Voyez Concueillir.
Conquis : Abattu, découragé.
Conquise : Acquisition , emplette.
C o N Q u o : Une auge ; concha.
Voyez Conque.
CoNRAER, conréer y conrer : Ap-
prêter , préparer un festin , un repas.
CoNRÀiRs : Conrard , ou Conrad»
nom d^homme; Conrardus^ Conradus.
CoNRASERiE, corrascHe : Office de
maitre-d'hôtel ou de cellerier d'un
couvent.
CON
CeifKisnft : mâitre-dliôtel ; qui
a soin de la table d'ua seigneur ; en
ane. ProT. conrazier, le cellerier d'un
eonyenU
Côsaiam : Avoir soinf arranger,
préparer, bien recevoir, bien traiter ;
CoHata : Tanner. Cuir conré: Cuir
Canné.
Coiraoi , conrott, tonroy , corée ,
coroi, coroys : Détour , troupe , codi-
pagnie , provision, soin , suite , train,
pr^aratif, appareil, ordre, rang,
arrangement , projet , dessein , repas,
droit de gîte. Jvot'r conroi , prendre
conroi^ Avoir soin , faire cas de quel-
que cbose ; cura.
Or ait pîtié chacim de soy ;
Car «*jl n*en prent hatif conrqy
He puet faillir à isort fobite.
Helinand,
Coif aouE , conréeur, conreur, coFt-
foiour , couratier : Tanneur, cor-
royeur ; coriarius.
CoHaoT, conroi't. Voyez Coheoi.
CoiraoTEE ^conraer, conréer, con-
roier : Traiter quelqu'un , lui faire
du bien ; préparer , disposer, ordon-
ner , arranger, ajuster, régler, équi-
per, gouverner, prendre soin; curare.
ÏÀ ehiralier, ne M borjoi*,
lÀ plue raillant, li plat cortols.
Qui iniex puet , miez se coriroie ,
Xi une por Tautre se derrole.
Aoman dAtyi et de Profilât,
CovâOYEa : Donner la préparation
«a cuir après qu'il est sorti de la tan-
nerie ; corium subigere.
CoKavE : conrrye : Clôture faite
avec des pieux dans une rivière, pour
y retenir le ])oisson.
CoNS : Caché ; cnniUtus,
Coif s , lisez c'ons : Qu'on , que
Yotiy que on.
Coif SAU , consauls , consaulc, con-
gaus , consaux , conseuls , corueus ,
€onsoU , cojUueu : EcLevin , consul i
C O N i«7
dessein , sentiment ; résolution , avis,
conseil , délibération , projet ^ coft^
sul , consulta, consilium.
Lî Du« et U Prince et U Roi,
S*en devTOÎent bien couseillier »
Graut consaus ï aorolt mettier.
La Bible GaioL
Boinereos eit ki ne s*acorde mie as eonsaui
des félons. Roman du Saùu GraoL
CoNSÂUs : Jurisconsultes et offi-
ciers consultés par le souverain ; con-
seils des provinces des Pays-Bas et
du Luxembourg , auxquels le souve-
rain conununiquoitles lois qu'il a voit
dessein de promulguer , afin qu'ils
donnassent leur avis ; en anc. et mod.
Prov. cossol , cassoul et consou»
CoKSAUT : Conserve , console.
Or pri je en la fin an Setgneor qui ne meot ,
Qui eonsaui tout prudomme et tons pccliears
amant.
Complainte de Sainte Eglise , par IbUebeafi
CoNscHANTE : Consente,approuve«
CoNSE : Consul ^ échevin ^ c<msmL
Voyez CoNSAu. »
CoNSEGUxif , creusequÎM : Coupe ,
gobelet , vase à boire.
CoNSEiGNBua : Celui qui est sei-
gneur , conjointement avec quel*
qu'autre , d'une terre , d'un pays.
Conseiller : Raconter à voix
basse ; parler a l'oreille , prendre et
donner avis ; consulter , examiner ,
décider , juger , aider , pourvoir ;
consultare, consiliare.
Estions une fois Sorbon et moi , burani et
mangans à la table dudit Seigneur Roj, et
parlions conseil Tnn à Tautre : Quoi Toiar.t
le bon Roi nous repriut , vou» faites mal <le
conseiller, parlez haut aftin que ros compai-
gnou» ne doublent que tous parlez d*eax tJk
mal, et que en medissez.
Joinville , 3Iss. de la Bibl, bnp, ,foL 6.
Conselt : Aide , conseille.
CoNsÉMiNK : Terre ensemencée de
plusieurs sortes de graines ; co/i^c*-
minaa.
d88 C ON
CoirsEH 9 cosin : Parent , cousin $
^onsanguineus.
Consens , consense : Consente-
ment^ permission , complicité \ con^
sensus.
Et chil qui rien tolir oe pense,
£t pour Dieu doune ta despense,
£t riens n'a fors de labour droit;
Mais d'autnii crieme est en ofTence
Quide 11 que rers Din le tence,
Li dons que li poures rechoit.
Faus est qui sour cliest gage acroit
Chil qui en tel auniosne croit,
11 accuse Din de consense.
Se Taumosne rers Diu tensoit,
Hom tant corne en crieme soit.
Dont livre Diex péchiez à cheuse.
"Miserere du Reclus de Maliens, strophe 67.
Consens (jour du ) : Jour où la
résignation d'un bénéfice est admise
en cour de Rome.
CoNSENsoiT , lisez c'ons en soit :
Qu'on en soit , par exemple , averti.
Consent , conseut% : U atteint , il
approche.
• CoNSENTEREs : CompHcc , qui
consent ; de consentirez
CoNSENTEUR .* CcIui qui donne son
consentement à quelque chose.
Consentir : Donner, accorder 9
convenir , approuver ; consentira
Conserve : Réservoir d*eau ; co/i-
servatio,
CoNSEUE : Atteinte , frappée , du
▼erbe consuivre. Voyez Consievir.
CoNSEULs , consens : Projet , des-
sein. Vojrez CoNSAU.
CoNSEus : Atteint , frappé.
Et li Quens premiers à ses engieoA
XJ il faisoit traire mairiens,
De la rebonde d'une pierre
Fu conseus el chief derrière,
Arrière fu porté bleciés,
La vesprée s'est acouciés.
Philippe Mouskes.
CoNsiAUx : Co-habitans , associés :
consocii y conservi,
CoNsiEAQB : Garde, conservateur;
CON
de conservare; en bas. lat. coruirgua*
Consievir , consuir , consuivir,
consuivre : Courir après quelqu'un»
le joindre , poursuivre , atteindre ,
frapper , blesser ; cùnsequi ; et ju^r,
arrêter , convenir ; consciscere.
CoNsiCE : Somme que Ton cou*
signe pour caution ; consignation
Co NSiE é E , consirrée : Désir amou-
reux , tendre passion , ou fille aimée,
n^itresse chérie , considérée , suivant
Tauteur du Glossaire des Chansons
du Roi de Navarre , qui n'hésite. pas
à le dériver de considerata, et il cite
à Tappui de son assertion ces deux
vers d'un anonyme > qui déposent
contre sa méprise.
De li font tuit mi consirre
Ne pans riens al qu'à la bele.
Dans la vingtième chanson du Roi de
Navarre , page 4^ » je trouve :
Chascnns dist , qu*il muert d*amort»
Mais je n*eu quier jn morir,
Miex aim sofrir ma dolors ,
Vivre et atendre, et languir «
Qu'ele me puet bien merir.
Mes maus et ma consirée : *
N*aime pas à droit, ki bée
Là où ne puet avenir.
* n y a dans le Mss. n^* 76x2, 76x3 , de la
Biblioth. Impér. conserée.
ce qui doit être traduit par :
Chacun dit qu*il meurt d*amour , mais je ne
cherche point à en mourir ; j'aime mieux
souffrir ma doulenr, languir, attendre et
virre , parce que celle que j'aime peut biea
me récompenser de mes maux , et de la longue
absence que j*ai soufferte : celui' qui riae oà
il ne peut parvenir, n'aime pas arec raison.
Voyons encore la vingt -cinquième
chanson , page 55.
Miex aim mes dolors
Soffrir, et les grans pavors.
Que soffrir, raint consirée.
Mieux aime souffrir les douleurs et les
craintes que cause l'amour , que de me priver
d!aimcr.
Ce mot signifie donc 9 distance ,
CON
iépttatîoii , pviTation, absence^ élèi-
gnement , retard ; il vient de con-
scMiere^ arracher, rompre , sépr.rer.
CoNSiEEE : Se priyer , s*absteiiir ,
s*^oîgner , retarder ; de conscindere,
CoNsiRRER , suhti. ! Distaoce , sé-
paration , éloignement « absence.
CoTTsoiL , consols : Conseil , avis ,
résolution ; consilium ; en bas Bret.
M:onsailh, A <onsoil : en secret. Voy.
CONSAC.
Cist consols eit teereîy , ne nel seyrent m
li «min non. Serm. de S. Bernard, fol. 1 1 3.
Contilinm istnd est secretutn, quod soUs
mredatur amicis.
CoHsois : De son plein gré.
Consolât : Comté : c'étoit aussi
le nom qu'on dounoit à une juridic-
tion d'échcvlns appelés consuls^ ton'
su/a tus. Voyez Cowsau.
CoNSOT.EMKNT Soulagement ^
adoucissement que Ton apporte aU
chagrin , à l*alTIiction de quelqu'un ;
consolamctitum , de conso/aiio.
CoNSOLRUR : Qui console, qui adou-
cit les chagrins ; consolator.
Cou sou ERS : Sœurs de confrérie ;
formé de cum et soron
CoNSPÂRGER : Répandre 9 verser,
épancher) étendre; conspergere.
CoNSPàRS , consparse : Aspergé ,
répandu , arrosé , versé ; conspersus»
Preng an tmI de U Ttcherie et deux moiH
«DM niant ioiles , et pains sans lereinf et U
crontte can» mie , laqœle toit de oile cofw*
p€tr»e, eC U tnrtel ails soient oins de oile.
Trud. de la Bible, Exode 29, 'vers, i.
ToQe vitulum de armento, et arietes duos
immacu/atos , panesçue azymos, etcrustulam
absque fermenta , quœ conspersa su oho ,
imputa quoque asyma oleo lita.
Conspirer : Chercher , prévoir.
On Toit sonrent dn joor k lendemain
Attcna Tirant estre sain, dru> et gras ,
Qui tost est mort dormant entre deux dras,
Kt ne «cet on les moyens conspirer.
Dance aux Aveugles , page 70.
I.
CoKsai ! Pain apprêté avec beau*
coup de soin. Voytz Cokroi.
CoHssotJS : Échevin ^ officier d*une
ville.
CoNSTABULÂiRB c Gouvemeur de
chAteau , châtelain ; constabularius»
Voyez Châstelaiit.
CoNSTER : £tre certain et évident,
être assuré d*un fait ; de constarc.
CoFSTRANGE , constraignement ,
coMstregnement , constrente : Con-
trainte , violence ; de constringere.
CoNSTUM E : Habitude , coutume \
consuctutio.
CoNsuiR, consivre, consuivir, con^
suii»re : Poursuivre , atteindre , join-
dre quelqu*un , frapper , imiter , ob*
tenir , acquérir ^ s'attirer ; consequU
Voyez CoxtsiEviR.
n entrecoupît le eliemîn que oneqnei par les
TÏngt homes ne fu»t advisé, si s*en rint ferif
sur les dix Chevaliers. U eu consuivit Tung
de sa lance que moult estoît roidc et forte ,
en tel party qne tant oultre le Corps luy passa»
Roman de Cerard de Nevers,
Coif suiVRiER : Mot cité'par Borel ,
qui n*en donne pas la signification t
je pense qu*il n*a pas existé ; il devoit
lire consirrcr» Voyez ce mot.
CoNsOL , consulteur : Conseiller ;
consuUor, Le Roi et ses consuls en fn*
rent contens. Froissari, Voy. Consau*
Consulat : Conseilla , aida ; du
■ verbe conseiller.
CoNsuLTRicE : Celle qui conseille
ou que Ton conseille.
CoNsuRE : Avertissement, semonce.
Conta m N : Né dans un comté ,
paysan , habitant de la campagne.
Contamination : Souillure , ta-*
che , salissure ; contaminatio.
Contaminer : Souiller , pourrir;
g&ter , tacher , corrompre ; conta^
minare,
CoNTAXNER , coniemncir : Mépri-
ser , dédaigner , rejeter ; conUtnnêre,
T
ago C O N
CoirTAircmm « cantander, cordant
cer : Disputer , contester.
CovTAssB , contencon : Contesta-
lion , débat , dispute ; de contendo.
CoNTB : Discours; tenir conte, ja-
ser , parler.
CÔNTJê : Nombre , calcul , suppu-
tation, dénombrement ; computatio,
CoHTSCRBK : S*attacher , se pren-
dre, toucher, et tacher qui est la
même chose ; de tactuin, participe de
iangere.
C*«tt gnnt dorieur , quant eette téclu
A maint preudomes •! contécht .*
Cil qui d*ivreftte eft entechiez,
n ett «ongîi k t(Au nechles.
Gautier de Comti, Kw, t , chap. 7.
CoUTBiT , contée ; Comté ; comi-
tatus, La conteit de Lucemburg : Le
comté de Luxembourg.
CoKTSMif AiTT : Méprisant , dédai-
gnant ; cofUemnens.
CoifTBMHEMBAT UB JUSTICE : Rc-
Ibs de comparoitre ou d'exécuter ce
que le juge a ordonné.
CoNTEHHBR .' Mépriser , dédai-
gner ; contemnere,
CoiTTEXPLB (en ce) : En ce même
temps.
CoNTEUPHEMEifr , contempt: Mé-
pris , dédain \ contemptus,
CoNTEMPORAN CE : Contemporain ,
du même temps; formé de cicm et
tempore,
CoNTBMPS : Débat, dispute , que-
relle , contestation , dissention.
CoHTEMPTKuR , contcmptor : Qui
méprise , qui dédaigne ; contemptor,
CoHTEMPTiBLE .' Méprisable , ab-
ject ; contemptibilis,
CoNTENCER , contcncicr , conten-
dre : Disputer , quereller ; avoir
droit de contester ; se conduire , pré-
tendre , débattre ; contendere.
|f e je ne «ai si font ne si hardiz ,
/Que vers âatiori osaite point coiuendre,
ChastÊimn de Cou^,
CON
Co VTKircrâ : DâMttB , coiitetléft
CoNTEUçoif , contempt , ccmêemds^
contents, content , contentieux ,
tention : Dispute , querelle , dîi
tion , débat , difïérend , procèt, eeiir
testatioB ; contentio.
Penser d^aro^r <tté beurcai. «
C*eit àmr morcean à avaler ;
Kt nng des toormetu dooleorenx
De quoy l'on sache point parler :
Mais bien sauray diMlmnler,
EscbeTer hainef et contends.
Rire, flaUer, taire» celer;
a faalt TÂTre aelon le teiapa.
Dance aux Aveu^Us , pae. 3 xo. Débat dt
lomine Mondain et au ÂeSgieux.
Cou TEND RE : Disputcr, contester»
contrarier, tâcher, faire ses efforts ;
contendere.
CoNTENEMEHT , contiennement :
Contenance , conduite , maintien ,
posture ; le contenu d*une chose j
état , revenu ; de continere.
CoNTENERSJÊ : Se comporter.
CoirTEHS, contend , content: Tout
contens : A Tinstant, dans le moment,
sur-le-champ. Fojrez Cowtençon.
O Créateur da monde !
Raconte-moi tout content.
Le nombre pur et Aïonde
Des geirtes de ton sauf.
Candifue iur ta Patsion,
CoiTTENUE : Fièrre continue.
Or artnt ainiri que une contenue me prîst ,
p«r(|ao« j*alai au lit » et tonte ma meanâ» awsii ,
ne Miques ua jour toute-j*ur je aVi «mquar
qiH. me peuac atdier , se lever.
lainvfHe, foi, %iS dm Mu,
CoNTEOR, compteur: Calculateur,
avocat , exposant , homme commis
pour exposer et narrer devant les
juges les faits d*une cause; compu^
tator.
Conteor est que aucun establit pour conter
pour lut en cort.
ancienne eoustume de NomuuuSe.
CovTKOBp conteours, conteres, con^
terre, contieres : Faiseur de contes ,
CON
&&tt]Ule) qui inventant des dits
ttgrëables , alloit les réciter dans les
chAteaux. Voyez JoNOLsoa.
d«fgnor, après le fsbloier.
Me vueil à Toir dire apoîer,
Quar qui ne set dit'e que fables ,
M'est mie contetre resgnables.
Pour à hante cort k servir,
$*il ne sait roir dire, ou mentir.
Fahl. du Convoitox et d« t Envient,
CoNTEaiE : Procure ou. cellerie
d'un monastère ; Heu où l'on paie ,
et où Ton reçoit de l'argent.
CoNTJÊROGAa : InteiToger , deman-
der, questionner; m/^rrogn/v.
CowTEST , conteste : Contestation ,
querelle , procès ; contestatio.
CorfTRUR. Voyez Couteoe.
CoTf THoAAL : Femme , épouse.
CoNTiciNiE : Temps calme et do ui;
conticinium,
CoifTiEKNEWEiTT : Contenance ,
maintien , disposition , condnîte ;
continentia. L'auteur , faisant le por-
trait de sa mie , dit :
Et qui plus est son doulx conttennement ,
Fait à propos, demonsvre proprement,
L^innocence d'une humble pastorelle;
Maistresse, elle est de parler sagement.
Aller, venir, soj tenir gentement,
Yertu du mondé en elle ne se cele;
Ainsi bonne est , et belle , et telle qtt*ell«
Mieux désirer on ne puet à plaisir.
Les Bakuies de Bourgogne,
CovTiifiJE : Suivant, qui vient
après ; fièvre continue.
CoHTivutirrÉ : Suite , continuité ,
dépendance d*une même chose.
CoNToas, contour iQxyOLXt'i cornes.
Nos anciens poètes n'employoient ce
mot que pour la rime : ils ne s'en
servoient ni au milieu du vers , ni
dans la prose. Voyez Conteoa.
Cel jor il i ot maint Prince ,
Maint Duc et maint (Àmtors.
Homan d'Ourson de Deauvois,
CoifTou» : Margulllicr, conseiller;
assemblée de juges.
CON 291
CoKTBAtoovT : Terre qu'on donne
pour suretéd'une rente ou d'un cens
dû sur un autre fonds.
CoKTRA-coRBJB : AUcr au-devant»
Contraction : Action utile ; ac-
tion qui donne le droit de contrain-
dre son adversaire à faire ce qu'on
lui demande : contractîo.
Contractuel : Ce qui est stipulé
par acte ou par contrat ; de contractas.
Contrabant : X^ontractant , qui
passe un acte, un marché; contreJtens,
Contraier : Contracter, faire un
traité , s'engager ; contrahere. .
Contraicnable : Qui peut être
contraint à faire ou à payer une choseï
constringendus,
ContraigHekent : Contrainte^
violence.
CoNtRAiNTisvKMENT : Par con*
trainte, par force.
Contraire , contrere .* Accident »
malheur , chagrin , adversité, ennui 1
peine ; contrarietas ; ennemi , adveiv
saire; contrarius*
Il fut assez derant troublé {
Mais ore est son mal redonUé,
Comme de mort est assailli
Quant Bel-acueil lui est faill!,
Poufquoi li faites tel contraire.
Trop grant mal \nj fait amour traire.
Romeui delà Rote.
Promesse tans don ne Taut gaires,
Aroir me fait tant de ctmtrairés ,
Que nnl n'en puet taroîr le nombre.
Bornai de là Rose, '
Ja si lui ont la toix enclose
Que haut crier ne puet oa n*OBe ,
Ke savons que il vuelent faire;....
Mais il luy font trop de contrmre.
Mors est, se tantost n'a secours.
Bonum de la Bose,
CoNTRAiRiER , Contraire : Resser«
rer , rétrécir, retirer, attirer , gagner,
assembler , et contracter; contraAere.
Contrait , contret : Contrefait ,
mal fait , estropié , difforme , boi-
teux , qui a les membres desséchés ;
contractus , partie, de contfuho.
a
aga C O N
Contrait , contrants , contraux :
Contrat , marché, accord '^ contractas.
CoNTRAiTURE : Contraction de
nerfs , perclusion ; contractio.
Et Jhesus Tenans en nn« citée , es vos qae
l*eii lai offerri uns boa& deshetié d*au« eon-
troiture gUanf sor son lis , et Jhesus voians
lour foif, il di«t au contrait : Mil fil, soiea fia ,
tes pedués te sont pardonez»
BM Historiaux.
CovTEALiER : Contrarier , con-
tester ; ne pas éU/t du même avis ,
aller contre, dont on a fait contrôler ,
contraire ; en bas Bret. contrall, con-
troU.
CoNTRÂLiEUx , contralious : Que-
relleur, contrariant; contrarias,
CONTRÀPLEGEMEIIT , COntl^ applc-
gement : Caution que fouruit le dé-
fendeur.
• Co5trà8T : Différend , dispute ,
opposition, contradiction. '
Contraster, contrastar: Résister,
i*opposer, contredire ; de contra-ire,
CoKTRATBUR : courticr.
CoNTR^ABLE : Opposé , COU traire ;
contrarias.
CoNTRE-ADYEU : Oppositiou à une
demande ou complainte ; d*où contre-
advouer, former opposition , et con-
tre^advoueury celui qui la forme.
Contre- a>6tal : Étai , barre d*une
porte , poteau , appui ; de podium.
Contre AUX , lisez contre aux :
Contre eux , envers eux.
Contre-avant : Auvent, contre-
Tcnt.
CoNTREcimiéE : Armure pour dé-
fendre le ventre et les intestins.
CoNTREDAiGJfER : Répliquer, con-
tredire, repartir, riposter, réfuter.
CoNTRSFORCHiER : S^cfforccr, ré-
tbter contre, se défendre, tenir tète.
CoNTRKGACE, contregagairc : Cau-
tion , nantissement , représaille.
CoNTREGAiciER : Uscr dc repré-
aailles , rendre la pareille.
CON
CoNTRERAUT : De bas en haut;
contra aUunu
Co NT REM AND , contrcmant, contre'
ment : Excuse , moyen pour différer
un ajournement personnel.
CoNTRK-MONT : En remontant, en
haut^ en montant ; arbres d'un grand
contremonty d'une grande hauteur ;
contra montem.
Bon fait bienfait continuer.
Sans varier et tans muer;
Je te proeuve par le nageur
Qu^en ce cas aérobie le pécheur;
Le nageur sa nef demaine
Trestout contremont de saine ,
Tandis nage en contremont,
£n labourant il va amont;
Tant va amont comme il labeur*
£t trestoudis monte au desseure.
Et quant advient que il s'oublie,
Qu*à nagier ne labeure mie ,
Et qu*il y laisse entrevale,
La nef arrière se ravale ,
Et arrière contreval revient.
Boman du second Renard ,f<U* 9$, F**.
CoNTREMONTER : Gagucr, augmen-
ter, faire des progrès.
CONTREPAN. Voyez CoNTRABOUT.
CoNTREPANER : Compcuscr, don-
ner en équivalent.
CoNTREPART : Partie adverse.
CoNTREPENSE : Réfléchi , médité.
CoNTREPETTER : Imiter , contre*
faire , être le singe de quelqu'un.
CoNTREPLEGE : Lc répondant de
la caution , et la caution même. Voj*
Plage.
Contre-rabat : Saillie de chemi-
née, le manteau.
CoNTREROLEux : Crîtiquc ,«celui
qui contrôle les actions d'autmL
CoNTRBSTANT : Nonobstant,malgré.
CoNTRESTER , contrcsteir, encontre^
ester : Résister , tenir contre quel-
qu'un , s'opposer.
Deux manières sont de torffait ; li mie est
qui le fait , li autre est qui mie ne contreste à
ciausqui le font as autres, et c*est aussi blas-
i&able cose.
Brunetto Latini en ton jyesor, Hv. au
CO N
CoNTEETAiLLs : Terme de musi-
cpie , Tespèce de Toix que nous appe-
lons ténor.
CoiTTEETENEUE : Haute-contre.
CoNTRETENiE : S*opposer, empê-
cher, contenir, modérer.
CoNTAEuvE , contrevtUUc , contre-
9ue , controvaille , controuvaille , cort^
trouveure , controuvure , contrueve :
Imagination , invention, fable, conte,
mensonge fait à plaisir ; contextus.
Mais qai roara saroîr fans faille,
No* deux non» et tans controuvaUlep
Tccj cornent on les sara.
Confort d^Ami^
Dî to«t à ton* san« controuvure.
Que tenir Tueil cort à droiture,
£1 moi» après la Saint Rémi ,
Weil qne tous soient devant ml.
Car tenir rourraî cort pleniere.
FahL de la Court de Paradis,
Coif TEE-VÂL : En bas , en descend
dant; contra vallein.
CoiTTREVÀNGE , contrcvcnge , conr-
trevengement : Vengeance , repré-
sailles.
CoNTREVEWOUER , contrevcngcr :
Se venger, user de représailles.
CoNTRisTER : Affliger , attrister ,
donner du chagrin ; contristare,
CoKTROVERSiON ! Qucrelle , dis-
pute, démêlé, différend ; controversia.
CoNTRuiT : Mal fait , contrefait.
Voyez Contrait.
CoHTUM AcioN : Contumacc , terme
de pratique.
CoNTOMiLiE : Injure , affront ;
Contumelia,
CosTUM^LiEusEMEiiT : Outrageu-
sement , d'une manière injurieuse ;
contumeliosè.
CoFTusiÉLiEUx : Outrageant, in-
sultant , injurieux ; contumeliosus,
CoNTus : Meurtri , broyé , froissé ,
^ai a ont contusion \ contusus^
C O N ag3
CoNUi : Pour connu.
Sire, fet-ele, or w*esbahU,
De ce qn*aInço!» ne tous eonut.
Je TOUS ai fet monlt grant amiî.
Et si B*eii tieng or moult por foie»
FM» des Braies au CordelèBr»
CoNVSAifs (rime) : Connoissance*
CoNusiER ,co/iftfei>*: Reconnoitre ,
avouer; cognoscere.
CoNusoR : Prédécesseur, auteur,
celui au nom duquel on jouit d^un
fonds; cognitor.
CoiTVALoiR : Recouvrer la santé,
être convalescent.
Coif VANT , convenant , convenC ;
Convention, engagement réciproque,
promesse ; conventio ; en bas Bret.
convenant.
ConviLance , convenance , conve^
mantfConvence : Convention, accord,
promesse. Convenances de mariaiges:
Pactes matrimoniaux ; convenientia,
CoNVKis , conviz : Bien venu , bien
reçu ; du verbe convisere.
CoNVENARLE : Notablc, digne. /*«7^
sonne convenable, estimable soui tout
les rapports ; conveniens^
CoirvEiTANCE , convence , convéhe^
ment , convenent : Accord , pacte ,
convention par écrit, conclusion d*ufi
marché ; convenientia.
Li mettre» qui prent aprentîi , il doit haeher
an convenances du marché den» de» me»trea ,
et deu» des Tallès, por oîr les convenant*
faites entre le mestre et Taprentis.
lù EstablUsemens des.Mestiers de Paris g
Msf./o/.5S,n\
CoNVEZf ANcé : Convenu , stipulé,
consenti ; de convcntus , participe de
convenire.
CoNVEiTAiTCER, convcntMcier, con-
venter: Convenir, demeurer d*accord,
faire convention, fiancer, promettre f
convenire.
Convenant : Contenance , dispo-
sition ; continentia.
3
agî C O N
CoxvENAUMENT : D'unc manière
convenable ; coTivcnieriter,
Convenir : Citer en justice , assi-
gner, faire assigner, appeler, intenter
une action ; arriver ; convenire* C*U
conveno't : S*il arrivoit. Estre con-
venu : Être assigné.
CoNVENT : Accord , convention ,
engagement ; conventio.
CoNVENT, covcnt : Monastère, cou-
Vent ; garde , tutelle > sauve-garde ^
convcntus.
Ver. ci ces Pelerinuquî sont moult boneft geof,
n sont de mon pais, je vous ai eu cotwent^
faites sacher du tîh, du meilleur vistement.
Lu yie de du Guesc/in.
Contenter : Faire un accord , une
convention ; convenire,
CoNVKNTicuLE , convenne : Assem-
blée secrète d*une partie des moines
d'^n couvent ; conventiculum,
CONVENTIONNELLEMENT .* Par COn-
ir^ntion , conditionnellement.
CoNVKNTUAU, conventuel : De cou-
rent , dé. monastère , qui appartient ,
qui regarde le couvent ; conventuaUs.
CoNVERS : Converti ; conversas.
Lou jor Ȃ. Paul Ijr com'crs : Le jour
de la Cojiversion de S. Paul.
CoNVERS : Repaire , retraite de
bétes farouches.
CoNVERs, converse .* Contraire » op-
posé ; conversus»
Estre humble sans clergie raut mieulx que la
converse ,
■Car quant li uns s'adresse, U autre tumbe et
▼erse ,
Science quant ele enfle, cV&t citose «i traverse,
Quelle envenime tout, se la boë nVKt trrse.
Codicrie de Jehan de Meung^
Conversion : Habitude , liaison ,
familiarité.
CoNVETER : Conserver à un autre
le droit qu'on a ou qu'on pourra
avoir; convcrtere.
CoNvi , convier : Repas , festin ;
çQamium^
CoNTiciATovR , convicioieur : f^joi
injurie , qui fait du bruit , de fan!!
reproches; inconstant; conviàator,
CoNYiciER : Médire , dire des in^
jures , outrager par des paroles \
conviciari,
CoNvicT : Lieu où Ton s'assemble
pour faire bonne chère, et se divertir.
CoNvicTEUR : Convive, commen-
sal, qui vit avec quelqu'un ; convictor»
CovYiCTh.icv. ^convitrice : Pension-»
naire de couvent.
Convier , conviver : Mauger avec
quelqu'un , convier à un festin ; con-
vivere. Ménage le dérive de conviiare^
formé de cum et vivere. Voyez Con-
VOIER.
CoN VIGNOBLE : Qui vient à temps ^
conveniens,
CoNviNE , covlffne , covine : Prati-
que , conduite , intrigue , prémédi-*
tation , sentiment , pensée , disposi-
tion , arrangement , manière d'agir^
de se conduire , de se gouverner ; si"
tuation , état des affaires d'une per-«
sonne ; querelle , dispute ; conve^
nienda.
Abraliam hissa son serf avec TasiKP an pied
du tertre , car il ne Toloit mie que il ne senst
son convine. Brunetto Ladm.
CoNviNTAiLLE , convincoille : Cou-
yention , accord ; conventio.
CoNv^s, convive : Festin, gr%nd
repas ; convivium,
Granz est voirement 9i<t convivef lai on 11
miséricordes , Li justice et li sraices no» aj^-
rent ensemble.
Sonnons de S, Bernard, fol. i38.
Marnum convivium ubi pariter nobis mise'
ricordui f jtatitia et gracia apponuntur.
CoNviToiEMENT, cointoicmont, con-
viioiremcnt ; Pa,rure , ornement ,
ajustement.
CoNvivACE : Qui est du même 4ge,
qui vit dans le même temps. Vojez
CONVICTEUR.
CO N
CovTiTB , eomvine , coiwine : Etat ,
situation , contenance y disposition.
^OyW CoNTIlfE.
CoNvoiEMBiTT y coMPoy .' Compa-
gnie, cortége.
CoHyoiKR , convoyer : Conduire
dans la voie, guider, accompagner
quelqu'un , soit pour lai faire hon-
neur , soit pour sa sûreté. Ménage
le dérive de conviare ; mais il vient
du composé cum ware. Ce mot n*a
jamais été employé pour, inviter,
<»nvier, ainsi que le dit Téditeur du
Roman de la Rose.
Lon , me dit le Légat , que je le convoiasse
jiuqiMft à MM hostrl.
loinviUe , Histoire Je A Louit,
Le leadeBMàmmAtm se partit TrisUa et toot
le convoierait jiuqa*à la mer.
JRoman de Tristan.
CoNvoiTAHs, convoiieux, convoîtos,
convoitoa: y covoUos z Envieux , qui
désire le bien d*autrui. Ménage le
dérive de com^otare, et Barbazan de
Tfovere volum , ou de concupire con-
tupitum.
Je ani Saiat Martin le preudoo ,
Chaseun de tou» me ruitt ua don»
Si aara lues que faii plaira»
Et U autrea qvi se taira,
f.n aura maiutenaut deux tant.
Lon ae penaa li convoitant,
Qa*il laira demander cetui ,
81 en aura deux tans de lui,
lloult goulousent double gaaing.
Faèl, da Convitox et de FEmieus.
CoNvoTÉ : Lié par vœux , par ser-
ment ; convoiatus,
CoNXNEvAirr : Conjointement ,
convenablement ; convenienter,
CowxNiAEFNT , contiiarent z Ce
qn*on y aura , ce qu*iïs y auront.
CoNxvivTAHT ! Héréditairement,
par succession de frères et de sœurs.
CoNzoïvaK : Concevoir, enfanter ,
donner le jour ; concipere.
If *cn est ele dons ct-le en cul rentre tn fus
eonzuit et u tu demouns nuef moes-, et lu
C O P apS
t*alaîtat èm set diastea maoïfQcf «et ensemlile
Ini tu dexendii de Jhiemsalem, et quant lu
jà aroies doxe aaa et ai «stole aoageis à kï.
Sermons de S, Bernard*
Nonne ipsa est in cuJMS utero concertas ea,
novem mensibus moratus es, cujus nurgineis
nnseeribm lactatus es, cum quâjam duodecin^'
annorum foetus de Jérusalem descentUtùf et
eras suJbditus il/L
CooEDE , coordie i cqourde j cour-
daye : Citrouille , calebasse ; cucur-
bita; en Langued. cougourle , cou-
gourde*
Coos : Tapes , coups.
Co» , cope : Sorte de mesure paya-
ble en bled ; prisée , estimation.
Cop (a) : Aussi-tôt , dans le mo*
ment , à Tinstant , tout-è-coup , sur-
le-champ.
Cop , coop f cope , au plurier cops,
copz : Un colip , une fois ; colptu, de
colaphus^ Tout a ung cop , tout d*nn
coup ; moitiet a côp , moitié à la fois ;
cop depougne, coup de poing.
L^ Fortooex et Les Mondaina earenx
Sont malutfsfois premiera en mes grenSen,
Et meurent matx , doulana, craintifs , penreaz,
£t despbûsans d*etlongner leora déliera :
Ce.ê amoreiix ne laisse pas denûers ;
Car je les faiz à ma dance renir,
Kt à regrets mes dura copz souatenîr.
Pour dcmonstrer que mon poTolr surmonte
Tout les desdoya an*autreft pcuent tenir.
Et sy ne tiens ne a* Amours m d*E«r cent*»
La Douce aux Avenues, pag. 78.
CopAGB , copagée : Impôt ou capi-
tation établie en Languedoc en xB57,
par le Comte de Poitiers , fils du Roy
Jehan ; de copiée*
Cope : Faute , délit , action blâma-
ble ; culpa ; vase , coupe ; cupa.
Cope : Mesure de grains et de sel.
Cope , copeau , coppe , coupeau :
■ Cime , sommet ; péage ; copeau s*est
dit aussi pour, rigole , coupure , por-
tion d'eau tirée a*une rivière.
C^PB , copeau , copet : Couteau de
cuisipier, de boncher; eopix.
4
296 C O P
Copeau 9 copeiz : Bois nouTelle-
ment coupés.
C0PE0& : Bûcheron , coupeur
d'jtrbres.
Un copeor quant îLabati un rata de l'arbre ,
•î ocitt un home , il est tenuz «1 le gîte eo leu
commun, ne il ne cria paa avant qu*U se
gardast.
Liv, de Jostîce et de Plet,foL 55, F".
CopER : Délivrer, adjuger, couper,
trancher, abattre ; du Grec xiir^ufy
selon Nicod , et suivant d'autres éty-
inologistes,de capularc,ou de cœdere.
CopB.iN , couffin : Panier d'osier,
de jonc; copfiinus,
Copi ; Quolibet , mauvaise plai-
santerie, calembour.
Copie : Abondance , jouissance.
Copie u , copieus , • copieux : Rail-
leur, mauvab plaisant , persiffleur.
CoPLicE : Complice , compagnon ;
çomplex , à Tablât if complice.
CopoiER : Blâmer, accuser quel-
qu'un d'une faute , réprimander ;
railler, se moquer; culpare.
CoppAU , coppeau , coupeoM : Mari
dont la femme est infidèle. Vojez
COQUILLAED.
CoppE. Voyez Cope.
CoppKE : Mesure de grain*
CoFPEooacHR , coppegorgias : Da-
gue , poignard , stylet.
CoppETE : Tasse , petite coupe.
CoppETER , cobter, copier : Agiter
le battant d'une cloche , tinter une
cloche , sonner un coup , frapper ,
battre; du Grec iços-711», selon Mé-
nage ; mais ne viendroit-il pas de
cop , colaphus ?
CoppoN : Tronçon, éclat, morceau,
partie ; bougie , chandelle de cire.
Coppon de lance : Tronçon de lauœ,
CoppuiEz , coppuis : Droit de cou-
per le rejet des arbres.
Cops : Droits, pouvoirs ; voix, suf-
frage dans ans élecUoo} de coopiort.
COQ
CopsER , casser : Frapper injoile*
ment.
CopT : Diligemment , à temps ,
tout d'un coup , sans s'y attendre.
A copt et à droit : Comme cela doit
être , comme il convient que cela soit.
COPTER. FofeZ COPPBTER.
CopuLATEUR : Qui fait un enfant
à une fille ; de copulor.
Copulation , copule : JonctîoD «
accouplement , union , assemblage ,
mariage , hymen : copulatio.
CopuLAUD , copulaus : A Fessai ;
et petit couteau , serpette ; copis*
CoPYATE , copiùer : Fossoyeur.
Coq : Espèce de plante aromati-
que ; costus.
CoQUARD , coquar, coquardetm i
Galant , diseur de fleurettes , jeune
garçon qui se vante , qui fait le (iuw
faron ; de gallus,
S*na coquardeau
Qui soit nouveau.
Tombe ep leurs mains ^
C'est un oiseau
Pris an gluau,
IVe plus ne moins.
Blason des Faulces Amours.
Sans demander ne qni ne qnoy.
Plusieurs coqtiars sout bien en point ,
Et ne fcçauroyent tenir de quoy
Payer U façon d'ung pourjioint.
CoquUlart, Monologue des Perrucques.
CoQUARPiE, coquardùe: Aventure
galante.
CoQUARDiE : Coquetterie, action
de se vanter , de se faire valoir.
CoQUART : Mari dont la femme est
infidèle , sot , nigaud.
CoQUAET : Jaseur, conteur, cher-
cheur de bonnes fortunes.
CoQUAssiER : Cuisinier ; coquus,
CoQUATRE : Coq 9 oiseau de basse^
cour qui est le mâle d'une poule ; coq
à demi-chàtré auquel on a laissé un
des testicules. Dans certaines pro-
vinces, on dit un coquart pour un
œuf«
COQ
CoQUS : Vaisseau , bateau , cer*
lu ; de concha,
CoQVKBKaa , coquebin : Nigaud ,
•ot, impertinent.
CoQUKFEEDouiLLK : Malotru, mi-
sérable.
CoQUKLiHKE ! Imiter le chant du
coq, et courir après les jeunes filles.
CoQUELLE : Un plat , une assiette,
et un pot ; cucumella, Borel le fait
▼enir de coquere.
CoQUELooTE : Pierre blanche de la
forme d'un œuf qu*on met dans les
nichoirs pour accoutumer les poules
à y aller pondre.
Coqueluche : Maladie épidémî-
que qui, en ]5io et i557, fit mou-
rir un grand nombre de personnes ;
cucuUus morbus. Presque tous les
enfans sont sujets à cette maladie.
On trouve sa description dans Fate-
nola , médecin. Selon Rabelais , ce
mot Ycut encore dire capuchon de
moine.
Coqueluche : Coqueluchon , ce
qui couvre la tête , espèce de capu-
dion de moine fait de grosse bure ;
d*où coquelucAer, porter un coque-
luchon.
CoQUELucHER : Etre atteint de la
coqueluche , tousser.
Pareillement m'adTertis »i toaf cenlx
I>e ton quartier ont esté i»i toiuseux,
Comine deçà on va coqueluchant,
Crctin.
Coquet : Petit bateau en forme de
coquille , nacelle ; concha,
COQUILLAED, COp, COS, COU, OOuioi,
coup , coupeau , coux : Mari dont la
femme est infidèle , et coupe pour le
Vf ce versd ; cucuius ; en bas, la t. cu^
gus; en anc. et en mod. Prov. eoughiol
et coucou. Pasquier prétend que les
mois cou , coup , coupeau , viennent
de coape , cu^a , faute , infidélité ,
COR 2Q7
et qu'on disoit : ta femme ta fuit
coupe , pour coupeau.
Coquille : Nom d'une coiffure de
femme , qui , selon Borel , a donné
son nom à la rue Coquillière. Le nom
de cette rue vient plutôt de Pierre
CoquilUer , bourgeois de Paris , qui
y demeuroit au treizième siècle. M. de
Saint - Foix , dans ses Essais histo^
riques , tom, i , pag, 92 , dit qu*elle
s'est app<*lée Coqueticre , à cause des
marchands d'œufs qui y tenoient leurs
marchés ; mais Corroset , et après
lui Bonfons et le père Dubreuil, rap-
portent qu*en 1999 , Philippe-le-Bel
ayant conquis la Flandre, envoya
au Louvre à Paris le comte Guy qu'il
avoit fait prisonnier avec ses enfans ;
qu'ayant été depuis élargi , îl fit bâtir
l'hôtel de Flandres au lieu qu'il ache-
ta de Pierre Coquiller, ou CoquilUer,
bourgeois de Paris ; et là où est , dit
Corroset , ledit hôtel qui se nomme
encore la rue Coquillière. Vojr. l'His-
toire de la ville et du diocèse de Pa-
ris , par l'abbé Lebeuf , tom. i ,
pag. 109.
Damoitelleii ponr paroîstre gentille*,
Portent ennuyt de si jnstet coquiUes,
Qu'il semLle ad?is quMlet soient descoê/ïeet,
Kt par dessus ont belles beatillet
Converte» d*or, et de pierres subtiles:
C*est un trésor qu Viles sont bien tifféts ,
£t oatre ce font si bien des saffrées.
Uis Partions de S, Trotet,
CoQuiH : Gueux , mendiant ; d'où
coquiner et coquinerie,
CoQUiNAiLLs : Bande de gueux ,
de coquins.
Coquine : Pot, marmite ; coqnina,
CoQuiHEE : Mendier , demander
l'aumône , gueuser.
CoQuiHEEiE : Métier de mendiant.
CoQUoir , coqusse : Coqueluchon.
Coa : Une conr ;curia, Voy. Coux.
CoE , liaex c'or. Que ores : Qu'à
pré9eut«
Bg8 COR
Cor : Cornet à encre.
Co& D*iyoi&B : Corne à boire ; de
4fornu.
CoRÂ , eoriis : Quand , en quel
temps.
CoE AGE , coraige : Cœur, Tolonté ,
pensée, esprit, courage , résolution,
fermeté , enirie , dessein ; cor; en bas.
lat. coragium, S. Bernard a dit ber-
ml corage , pour virilis animus,
CoRAïAHSA : Animosité, fureur,
colère.'
CoRAitLE , couraiUe : Cœur, in-
testins, entrailles, boyaux; cttr; en
bas. lat. coraltum ;en anc. Prov. cor,
corajhë ; en Lang. cowradUlos y cou-
rado ; en Ital. corata y coratella ; en
bas Bret. corailhou. Ce mot a en-
core étd pris pour chœur d*église et
chœur de musique ; chorus. Voyez
Corée.
Ptritous
Fiert le tU conte d*Aiiiarie,
En riaume tuz, dou branc d*acier
Oue tôt li a fait embroier ,
Tranche la coife et b rentaille
£t très bien prèf de la cortùUe,
Si Tabat mort, qu^aini ne parla.
Roman dAtx$ et de ProfiTias.
Cor Aivs, corainsque;\\zes. corains :
Jusqu'alors , quand ; en anc. Prov.
coras ; en Lang. coiiro,
CoRAL : Chêne ;en b. lut. corallus.
CoRATKR , coreir, corazdirë : Cor-
royeur, tanneur; coriarius.
Cor ATI BR , couratier : Marchand
de chevaux , courtier.
Alors enrôlèrent quérir des pins tooffisans
et feables courtiers du elievaolx et se inftM*-
laerent. Boimin dm, Petii Jehan de SaJmtré.
CoRAYE d'argent , uommée de-
puis jaseran , jtiseron : Chaîne en
argent , ou tresse large et plate de
même matière qu'on mettoit autour
du corps , et qui fermoit la ceinture.
U y avoit diflerentes agrafîet d'où
j>endoient des chaînes plus petite^.
COR
•axqnelles on accrochoil des eîsettiui «
un clavier , &c. et une poebe «q
forme de gibecière qui pendoit sur
le ventre , et qui servoit à mettre Far-
gent.
CoRRAifT , corban : Couchant » et
habitant ; en bas. lat. cubantes,
CoRRARAN , corban : Trésor, lieo
où Ton gardoit le trésor, où Ton met-
toit les offrandes ; corbona.
CoRBAu : Sortel , sorte de poisson
noirâtre du Nil ; coraciniis,
CoRBE , crohe ^ croube : Courbe »
courbé ; curvaius,
CoRBE , crobe : Une corbeille , un
panier ; corbùt.
Corbeau : Grosse pierre saillante
en dehors d*un mur pour soutenir
une poutre; corbita; en baf Bref.
corbelL
CoRBEiLLOcREUR : FaiscuF dc COT-
beilles, vannier.
CoRBKiLLOKif i£e , corheillée , cor-»
bellonnée : Plein une corbeille.
CoRBEL^ corbin : Corbeau, oiseau;
de- là on a appelé gentilshommes aa
bec de corbin j ceux dont les armes.
avoient un bec de corbeau.
CoRBKssoN : Joug qu'on mettoit
aux bœufs , morceau de bois courbé.
CoBBET : Serpe, instrument de
fer propre à couper du bois.
Cor BETE : Ornement de saUe de
cheval.
CoRBETTK , courbette , courvette :
Sorte de vaisseau que nous appelons
corvette ; corbita,
CoRRKiTiL, Corbeut: Corbeil, ville
de France située sur la rivière de
Seinte , à dix lieues de Paris. Les oi-
gnons de son territoire étoient an-
ciennement fort estimés ; CorboUum,
Les coclies de Corbeil étoient appelés
eorbillartLs,
ConniERE : Lieu fermé de claies.
CoRBiJLU , cordUut cordiu.i Par le
,€OR
de DieiL, sorte de jttremfnt.
CoEHN ; Corbeaa , oiseau noir qui
irit de charognes ; corvus.
ComaiHÂGE, eomage : Droit en
vertu duqufl les curés prétendotent
«Toir le lit àt% gentilshommes décé-
dés dans leurs paroisses; droit an-
nuel que le seigneur réclamoit sur
les bleds ; droit que le seigneur châ-
telain prétendoit sur chaque bœuf de
labour.
Coamiirsa : Tromper, enlever,
chercher à écornifler des dîners ; cor^
bitare ; en bas firet. corbiner,
CoaBiNEua : Trompeur, parasite ,
écornifleur.
Or coidoît-je eatr« sur tous le malstn
Def trooipeiirt d*icî et d'aiUeiirs ,
Det fors eorhimeun, des baiUeon
Pt psrolts en pajemeiit,
A rendre au jour dn jugement ,
Xt nn berger dea champs me passe.
Ftirce de Pathelîu»
CoaBisiER : Marchand ou fabri-
cant de corbeilles ; celui qui porte sa
marchandise dans une corbeille ; de
carbis.
CoEBONOiER , eorbondiour : Ins-
trument de musique de la nature du
cor, et dont on se servoit dans les
grandes réjouissances.
CoECELS : Cruel, barbare; crudeîis,
CoEGiE : Battu , maltraité , cour-
roucé,
CoEciFEE : Qui porte la croix ,
porte-croix ; crucifer,
CoanAiL , cordailles : Corde , cor-
dages d'un vaisseau.
CoEDE , cordelle : Attache , partie
Trere à sa corde : mettre de son parti ;
chorda ; du Grec chordé ; en bas
Bret. cord.
CoEu^ : Grosse étoffe de laine ,
grossière.
JC%ttz de moî, par le cors Dé»
Tfqn cote et sercot de cordé.
^ Maman de la fkftti^ ^êcts 94^
2»
COR
CoEuiAL : Ficelle de laine*
CoEUEiANTS : Curieux.
CoEDELES (les) : Les CordeUers ;
ordre de religieux ainsi appelés , à
cause de la corde dont ils utoient liés.
CoEOELLE : Lacet pour corsets et
antres ajustemens de femme ; lien «
attache ; cordela. A sa cordelle ; A sa
discrétion , à sa disposition.
CoEUELouE. Voyez Coedei.bs«
CoEUEE : Former en pierre ou en
bois le cordon d'un bâtiment.
CoEDOAir, conr/oifo/iy corduen .*Cnir
à faire des souliers. Voy. Coeoowav«
CoEnoAN lEE , cordoannier y cor-
douanier, cordo^penier, cordyanier ^
cordubanier , corduennier : Cordon-
nier, savetier, bottier, faiseur do
cordons ; cordubens^
La terre est si benéorée,
Qn*il i a uns eordoaniers ,
«M ja ne tieng mie à laniers,
ni sont si plaiu de grant solaz»
Qu*il départent soUers à las,
Boosiaus et estÎTUus bien fais.
Faàl, du pa^ de Coeagne^
CoEUOLou : Chagrin, peine , crevt-
eœur ; cordoUum,
CoEDOWAN , eordouan , cordubam ;
Petit cordon; gance, cordonnet, et
le ouir propre à faire des souliers : le
meilleur sefabriquoit dans la ville de
Cordoue en Espagne , d'où il a pris
son nom ; corduba,
CoEËcoM AIE ÎÊ ; Tanneur, ouvrier
qui travaille aux tanneries; coria^
rius ; en Prov. cttraiié.
CoEVnuEA : Couture d'une robe,
d'un manteau.
CoE^E , courée : Frcssqre des bétes
de chasse , intestins , entrailles ,
boyaux ; ce qu'on en donne aux
chiens , ce que nous appelons la cu«
rée ; veut dire aussi le cœur ; cor,
L'oudeur la pins savourée
]i*f ntra jusquet à U tforrie.
fifimaadelaâf^t^^
3oo
COR
L*oador des roses savorées
M^entra ens jasques a» corécs.
* Roman de la Rose, vers 1697.
CoRKiADA : Un fouet ; coriacea,
CoBEMi : Geôlier, suivant Join-
Tille.
CoEENT y lisez crûrent : Qu*ils eu-
rent.
Tantost coreut osté la tahle »
là Sergent , et li Conestable.
Roman de Dolopatot,
CoEEOE , eorcour , conraire : Cou-
reur, léger à la course, cheval de
chasse ; cursor,
CoaEa : Collier; corca,
CoEEs : Courroie , cordon de sou-
liers ; corrigia,
CoaESGUs : Fâche, irrité , cour-
roucé.
Moult furent an palais corescus et dolent ,
DouRoi et de Florence la bêle o le cors gent.
Roman de Florence de Rome.
CoRCSME , coiresme , karestne: Le
carême ; quadragesirna,
CoEET , fforet : L'ouverture d'un
cornet à encre.
CoEEuuEifT : Cordialement , de
bon cœur ; cordatè,
CoEEUS : Grand , excessif.
Quelle joie pour la Virge quant ell^ oî ohan*
ter les Angeles , (Uoria in excelsis Deo. Dont
n*est chou coreus joie à la mère li lors , et li
bonours que li Auge le et li Pa^tours fissent
à son enfant.
I4BS quinze Jojres de Notre-Dame.
CoEEUx : Qui fait soulever le cœur,
qui cause des nausées ; de cor.
CoEEUx : Attaché de cœur , sincè-
rement. •
Puisque tu as assez por autri et por enx ,
Tn ne leur dois mi« estre si tendrement coreux.
Que tu en entroJilies les poyres Ungoreux ,
rie t*ame à qui tu dois estrc pluk amoreux.
* Test, de Jehan de Meung , vers 38 1.
CoEGE : Bâton ou arme offensive.
C0EGE05 , courgeon : Cordon 9 ran*
géé , chose mise en ligue*
COR
CoEGiE , eorgiée^ coitr<gie, écorgh^
écourgée y escourgée : Sangle, cior-
don , verge ou sangle de cuir , fouet
de charretier , poignée de verges ^OH
riurn ; en bas. lat. corrigia,
Amestibte a propre semblanca ,
Semblarjce a à ftaiute escriture,
A la salutiMue vesture.
Dont (;;eu* J. C. t; s/oient *(Jiii£i)
Quant d< s corgies U btitoient ^
Boit» se faÎNoit et por r«scliart»
Vc&tir de porpre sa char.
Le Lapidairmi.
CoEGossoif : Calendre.
CoEiAL : Chantre , clerc ou prêtre
chantant au chœur, enfant de choeur;
chorus,
CoEinoL : Corridor, espèce de ga-
lerie que Ton appelle dortoir dans
les cou V ens , et courroir dans cer-
taines provinces ; de curro.
CoEiE : Le cuir ou le cadavre
puant de bete écorchée; charogne;
corium.
ConiEU : Faiseur ou vendeur de
courroies; coriarius.
CoRiNE : Colère, dépit; mauTAise
humeur ; en bas. lat. corina,
CoEiON : Attache de cuir ; corium,
Faisoit porter devant luy son peanon plot*
Bernent de France et Angleterre et TentiUoît
an vent par une mauiere estrange ; car les
eorions en desccndoient presque en terr«.
Froissard, iW. 3 , ckap, 6911
CoRLiEus : Messager, courrier^
CoEsiE. Fojez CoEiriE.
CoENAGE : proit sur les bétes a
cornes, et notamment sur les bœufs
et vaches ; publication ou convoca-
tion faite avec une corne ; de cornu.
CoENARu : Nom des acteurs d*uQe
fête ridicule ; homme dont la femme
est infidèle ; en bas, lat. cornardus.
CoENAEDiE , cosnardie : Discours
sans suite , sans raison , illusion ^
tromperie passive, sottise , surpriK%
COR
Le JQge, fati^é du galimatias du
drapier et de Pathelin , leur dit :
C^eit une drolcte comarJie
Que de TOUS deux : ce n'est qae nolie.
Il*ai«t Dien , je loz que je m'en voUe.
Ta t*en , mon amj ; ne fetoume
loBait, ponr sergent qnî t*aJoarne.
La coort t'absont : entana-tn bien?
Et pins loin le drapier reconnoissant
Pathelin » loi demande son drap , et
loi dit :
Fe Tona Utasé-je pas malade
Orains dedens yostre maison?
Pathzlzii.
Haï qne recy bonne raison 1
Malade ? et qnelle maladie ?
Confesftex vostre comardie :
Maintenant est elle bien dere.
Farce de Pathelin.
Ei|>eciattment ii arer
Qui ne rnelent lor cners laver
De la grande ardure et dou- rlce
A la coTeiteuse avarice.
S*est pins coruars c*aas cers rames
Biches lions qui cuide estre amea :
H*est-ce mie grant cosnardie?
n est certain qu*il n'aime mie.
Et cornent cnide-il qne Ten Taime,
S*il en ce por fol ne se claime ?
Roman de la Rose.
Co&HAaDiK : Ltat humiliant , qua-
lité d*un mari dont la femme a des
galanteries.
CoRNÂET : Mari dont la femme est
infidèle.
CoEiTAU : Quartier , canton.
CoaiTAT : Le temps , Tépoque où
se payoient les redevances du droit
de carnage.
Co&NE : Instrument de musique,
n y en avoît en métal , et d*autres
faites de cornes de bœufs sauvages ;
comws et cornu ; en a ne. Çrov. corn ;
en bas Bret. corn. Voyez Cornie.
CoaNEBBE : Outil de tisserand.
ComviE, cornet, comie , comier ,
cmmiere , cornu y cornuez : Coin.
Cornet d'une chambre : Le coin d'une
COR 3oi
chambre ; cornu; en bas. lat.-co/Tie-
ria , cornerium ; en Prov. cornuda.
Corrigée , corner : Tympaniser
quelqu'un, le décrier; et sonner de
la corne , de la trompette ; en bas.
lat. cornare; en anc. Prov. comar.
Ces mots sont encore en usage dans
quelques provinces. Les vachers et
les gardiens de bestiaux se servent
de la corne d'un bouc pour avertir
de lâcher le bétail pour aller aux
champs > et lorsqu'il en revient.
Par ce moien il est permis
Aller gaiement par les bois
Coméer, chasser daids et conins.
' Robert Gagtdn.
CoEiriÊEs : Les coins de telle chose
que ce soit.
CoEifEuusE : Ancien instrument
de musique , relégué en Auvergne. U
sert à faire danser ; il est le même que
I4 chalémie , à l'exception que cette
dernière n'a pas de petit bourdon.
CoRNEMusEUE, comemusort , cor^
nemusaresse : Farceur ou acteur des
mystères, musicien , jonglenr, comé-
dien , joueur de cornemuse.
CoERET , cornette : Couverture de
tète , le devant du chaperon , et le
rub^n pour l'attacher sous le men-
ton ; de cornu.
CoEN ET : Partie de la téte\ qu'on
appelle tempe; coin , lieu retiré > ca-
ché , pointe.
Cornet d'Allemaigite : Grand
cornet , longue trompette.
CoENETE : Vêtement , ornement
de tête pour les deux sexes.
CoRNETEAu : Redevaucc cn grains
due pour les bétes à cornes ; de cor-'
nutus.
CoENETTE BLANCHE : La bannière
de France.
CoRNEUR : Celui qui donnoit de la
corne; cornicen. On cornoit antre-
fois pour avertir que le diner étoit
âoi cou
près de commencer, et qu^il falloit
aller se laver les mains; de-là Tet-
pressîon de corner Peau.
CoEHiAKT : Espèce de trompette «
cornet ; de cornu , cornua.
CoKHifc , corme , corne , comilte :
Arbre qui porte nn fruit acre; on
nommé à présent cet arbre cormiet
on comoniller ; cornum,
CoRlIriEEE. f^.CoEIfETetCOAKÉTC.
CoR^rt FiQUEZ : Bâtes à cornes.
CoAHoù AILLE : Le cornoniller, ar-
bre dont le bois est dnr. On en fai>
soit des instrumens de musique ; cor-
nus ; en ProT. corgno , courgnè.
Coaif ucopiE : Corne d*abondance ;
cornucopia.
CoENDDE, cornue : Seau ou Tase à
, deux anses.
CoENUDEAUy comujrau : Écliaudé)
gâteau de forme triangulaire.
CoEOÉ : Corvée , servitude d'un
vassal envers son seigneur.
CoEoir : Coin , encoignure.
CoEoiTDA : Colonne, poteau, pilier.
CoROKjss : Un cadavre.
CoEONEz, coronné : Couronné ,
qui a les cheveux coupés à la manière
de certains ordres religieux , clerc ,
tonsuré ; coronatus.
Qiur «a fonjant li Mt «rît
C^unt prettre en la «Cambre ett entré
Toz rooigpiez et corontt ,
S*aToit M famé si «orprise.
FabiÙM dÂlùmL
CoEOT : Courroux, colère, empor-
tement , fâcherie , fureur.
CoBOYETTE : Petite ceinture de
cuir ; de coriurn.
Corp : Corbeau , et sorte de pois-
ton ; de coracinus.
CoEPABLE : Coupable , qui a com-
mis une faute.
CoEPE , courpe : . Faute , crime ;
d*où corper, commettre ou faire un
crime , une faute. Voyez Colpe.
COR
CoaPKiL , courpe : Faute»
CoRPEL : Poignée d*une épée*
Coepee , éourper : Faillir, ptfiti*
cip^r à une faute , la commettre.
CoEPOEALiEE , corporoUîen Boite
à serrer les corporaux ; ciboire ^ vase
sacré oà Ton conserve le corps de
Notre Seigneur J. C.
CoEPOEiEx : Corporels.
CoEPOEU, corporeus: Qui estgros»
de fort volume , qui a beaucoup de
corps, puissant, robuste; de corpux.
Corps (homme de ) : Serf, homme
d'une condition servile.
CoRQUÉ : Encore que.
CoRRATixE :Courtier,maqHigaon.
Corée , corse: Cours, jàpoir carre:
Avoir cours, courir.
CoEEECiEE , corroder : Fâcher ,
courroucer , mettre en colère. Fêje»
CoUEKCtIIEE.
He bêle «t blonde an con gnnt»
D*ane chose ait grant désir
Que TospnÎMe tolir.
Ou rwbleer nu donz.baiaâer :
Par si que si corrociêr
Vos en euidoie
Yolentiers le tos rendroie.
Anonyme, Poète firancois tunmt x3oo.
CoEEEuiEE : MaUre<i*h6teI;eor«
rigedarius.
CoEEEiGHE : Couronne ; canma*
CoEEELAiEE .* Corollairc , aug-
mentation , loyer, salaire, récoai-
pense ; coroUafium,
CoEEEOE : Coureur, léger â la
course , maraudeur ; cursor.
Et bien aT^noit souTent que , quant Tes
mengoit en Tost qui dehors la cité estoit « qn«
li Sarrazins correor veooient si prex àt* he^
berges, qne bien i pooimt traire des pflea»
Continuât, êe GuUL de Trr,/6l 366.
CORRETIER. f^OJ^Z CoUEEETIXa. *
CoRRiER : Corroyeur, tanneur;
eoriarius ; en bas Bret. correowr,
CoREiGEMEMT : CoTrcction^ ayei^
tîssement.; correcth.
CO&
ÇoftAmi» : Homme qui tire de
leau d*iin puits ou d'une m^me curtus.
COR 3o3
CoES , coFt : Court ^ petit , bref ;
source qu'un autre ; qui a un ruisseau
commun avee une seconde personne.
Co&EODAiTT : Corrosif, brûlant*
CoAEooBE : Songer ; conotiert.
CoERoi : Façon que )e corroyeur
donne au cuir ou à la peau ; de a>-
riaceus.
CoEROiK : Bourse qu'on portoit à
la Peinture ; ceinturon ; de corium ;
coryée , serritude.
Qa*ades Ttolt mler ami en Tolt
Que pe font deniers en corroit,
* Roman de la Rose, vers 5078.
CoEEOMPTioir : Corruption^ cor-^
ruptio,
CoEEOVT : Courront , couleront.
CoeEoe : Tomber ; eorrucre.
CoEEOEB : Corrompre, séduire,
suborner, altérer, gâter ; corrumpere.
CoKEOY, corroL Voyez Cou a 01.
Coaaoz : Courroux , colère.
CoREircxEE : Corri^r, punir, chA-
lier.
ComE0M»ABLE , coTTompabie , cor»
rumpaule y corrumptable : Corrupti*
\Ae^ sujet à corruption \ corruptibiUs.
CoEEinirsii« VT:Défloratiou d'une
fille ; de cormmpere.
CoEEUMPEB : Abolir, annuler;
d'où eorrumpre nature, pour signi-
fier les effets trop prompts d'un tem-
pérament très-vif dans l'action du
mariage.
CoEEUPT : Corrompu; de corruptus,
CoEEUPTER : Violer, déflorer.
CoEEUsioM : Dépravation.
Coms : Cour ; euria : cx^rs, corps ,
corpus ; cœur , esprit , courage; cor;
et course , cursus : grant cors , grande
course , grand train , grand équipa-
ge ; cohors. Voyez Cou et.
Sns une tuble où Fromont teut mrngier ,
Caocitcnc le cors au gentil cheralter.
Roman de Garin ^foL Si.
la rérité de Testoire, si corn* It Roys Xs fi»t
Un den de Chastian-Dun , Lambert I7 eors Vi
mût
Qui dn latin l'a trait et en romana la fist» -
Roman d Alexandre»
CoESABLEMEKT .* Communémcut ,
assez ordinairement.
CoESAGB : La taille d'une femme ;
on dit encore un élégant corsage ,
pour désigner une belle taille*
CoESBTiEEB : Petit sac, bourse.
CoESiEEB : Fausse porte pratiqu«'*e
dans les murs d'une ville » et par la-
quelle on sort pour surprendre les
assiégeans ; chemin des rondes \ cor^
séria.
CoESON : Cours de ventre.
CoESSiir : Banquier.
CoET , corte : Cour ; cortex. C'est-
aussi la troisième personne du pro-
sent de l'indicatif du verbe courir. Il
court ; cutrit,
CoETAisE : Courtoisie , civilité.
CoE-TAsso , eourtasso : Une grande
et vilaine cour.
CoETE-LAiMcnK : ta Languedoc.
CoETiEAVT : Vêtement d'église,
sorte de dalma tique.
CoETiL .* Jardin. Foy. Couetibits.
CoETiLLAoa : Jardin potager,
verger.
CoETiHE , courtine : Ce qui envi-
ronne un Ht , les rideaux , un tour
de lit , les pentes du tour de l'impé-
riale ou du ciel de lit ; cortina ; en
Prov. courtinos.
CoETi!fKE , courtincr : Orner de
tapisserie.
CoETOis. Voyez Courtou.
CoEToisEE. Voyez Coueto^ee.
CoEToisiE. Voyez Covetoisie.
CoEUPTO : Corruption; corruptia.
CoEUSGATioa : Eclat , splendeur ,
magnificence , pompe ; a^uscaùo.
Sô4 C 0 S
CoaTBÀBLE : Sujet au droit de
corvée.
CoEYKE : Train , suite , queue ;
champ qui se laboure par corvée ;
en bas. lat, corveia,
CoRVEY (abbaye de), Corwey .'Ab-
baye de la nouvelle Corbie en Saxe ,
fondée au neuvième siècle par Adel-
liart, proche parent de Charlemagne ;
Corheia.
ConvisiEE 9 corvLrier , corvoisier»
Voyez CoRDOÂifiER.
CoRTBANTiEE .* Dormir Ics yeux
ouverts , suivant Rabelais.
Cos : Le col , le cou ; coUum,
Cos : Corps ; corpus : mort ; mor^
tuus. Il es cos : il est mort.
CosE : Une chose, une cause; causa.
Kt certes renoier soi n*est mie autre eose
que refuser ses volentés , en teil manière que
cil qui estoit orgueilleus deTÎegue humble.
Brunetto Latini , /iV. % de son Trésor,
CosEL : Chaumière , maisonnette ,
cabane.
Co^ER : Gronder ^ faire des répri-
mandes.
CosiNAioE : Parenté»
CosiiTE : Cuisine , et les mets qu'on
y apprête ; coquina, • \
CosME, cosmée^ cosmure : Cheve-
lure ; de coma, suivant Borel.
COSNARDIE. Voyez CoRlfAROIE.
CossAL 9 cossol : Consul , juge ,
maîre , échevin.
CossAs : Cosses de légumes , com-
me fèves , pois.
CossE : La tête \ il s'est dit aussi
pour potiron.
Cosse a , coster, cour : Se heur ter ,
courroucer , irriter ; coniscare,
CossEEv : Camarade , au service
d'un même maître.
CossiRAïf s : Pensant , considérant.
CossiRAR : Penser , considérer \
considerare.
COS
CossîEEà : Pensée , conaidénlioà}
consideratio»
CossiEos : Inquiet, soucieux.
CossoL , cossoul. Voyez Covsav.
CossoN : Ver qui ronge le bois , le
grain et les légumes ; cossus; en bat
Bret. cosseL
Cossous : Courtier , maquignon.
Costal , costau , coteau : Tout au-
près ; de Costa.
CosTE : Le câté ; costa.
CosTE. Foyez Cotelle.
CosTéER ! Côtoyer, être le long
ou au côte de quelque chose*.
CosTÉER : Qui est de même sangi
issu de la même race.
CosTEOE , costage, costemerU, cop-
tenage, costenges , coustanges, cous^
tentent : Dépense , frais y coût ; en
bas. lat. custamentum.
CosTEL, costeax, cultel: Couteau;
de cultellus»
COSTELETTE. VoyCZ CoTXZXX.
CosTE LUT (de) : A c6lé de luif à
sa portée. jEh coste de Vosteit : A c6té
de l'hôtel.
CosTEMENT : Dépcusc , frais*
CosTEN JousEMENT : A grand frais.
CosTER : Coûter : constate.
CosTEEE , coste : Hotte pour trans-
porter le raisin pendant la vendange;
costerium.
CosTEREAUx : Brigands , pillards.
Coste RET : Sorte de mesure de
yin ou d'autre liqueur.
Coste T : Le bras d'une civière.
CosTicE : Sorte de bande dans le
blason.
CosTiER , costoyer : Qui n'est pas
droit ; faiseur de matelas. Foy. Cous-
TIGIER.
CosTiEEE : Côte maritime.
CosTiERs : A côté y qui est à côté;
dt costiu
C O T
CosTOXBE : Suivre , aller après»
Vêlé le Dieu d*amourt m*a suivi,
Et de loin ai>stoit costoiant
Ile regardant et cspiant ,
Comme le veoenr fait la béate,
Pour me ferir de aa aajete*
Roman de la Rose,
CoftTaAiNDEK:Contraiiidre,forcer.
CosTaR : Trésorier, dont l'office ou
la dignité se noinmoit costerie,
CosTREiTs : Pressé , serré , re»-
acrré , mis à Tétroit ; contractas^
Costume , costumtu : Les coutu-
mes , mœurs , usages ; consuctudo ;
en bas. lat. custurna,
liue iMsttune est en un païi , que l'en ape-
loit cela coiuinuncmcat qui veooient oïr pîei-
der pcir jut^cr; reudefTeiit que ce ue soit fet,
aa^ do.plns i^agea homet de tôt It* païs face
l*en jugeora » enten que ^Vu ue doit pa» fol ,
ne mu^rt aprlcr à nul jugf ment , ne doner
couauil. Livre dt Jostice et de Pie t, fol, 6.
CosuEs : Afiichées. Lettres cosues :
Lettres affichées.
' CoTAEEL , costereaux y cotereaux:
Paysans révoltés, qui, sous le règne
de Louis vu , infestèrent la France ;
de cota , cabane , chaumière ; en bas.
lat. cotarelii; en Prov. coutarei, ha-
bitant d*une cabane.
Cote : Race, tige, origine de quel-
que chose.
Cote, cosie, cotte : Veste , soubre-
Teste , robe de dessous , tunique ; de
crocota , selon Borel.
Trenchons donke « nos cucrs , por ceu ke
ces vcatîraena Wardiens entiers , si cum war-
deit fu li cote noatre Signor.
Sermons de S. Bernard.
Cote-haedie, cotelle : Sorte de
vêtement commun aux deux sexes ;
en bas. lat. cotardia,
CoTELiDo^s : Ligamens pour les
plaies.
CoTKLLK , costclle y cotelctte , cote-
ton : Veste , petit corset , manteau de
I.
C O T 3o5
lit qui n'alloit que jusqu'aux cdles »
jupe de femme; de costa.
Et d*avoir sans deslier bourse
Des fourrures pour nos cotelles,
Pathelin.
Dans la citation suivante. Ce mot est
employé pour just^au corps»
Jasun ne peut refourror sa cotelle »
De la toibou uout il fut couque«teur.
Gr'm^jore , Mtnus Propos,
CoTKLLRTTE .* Petite cotte ; dimi-
nutif de cote et cotelle.
Cote a : Observer, marquer, re^
marquer.
CoTVEBL , coterez , coteriau : £*^
pèce d'arme , épée , grand couteau.
Cote yeiite : Manteau de lit.
CoTBiDiAN , quoûUdien : Qui est
d'uu usage journalier; d'oùcotàHan-
ncmenty journellement, chaque jour.
CoTi : Ëcoué , qui a la queue cou-
pée.
COTICE. f7>/ez COSTICK.
('oTiN : Chaumière , cabane.
(^otia : Envelopper, environner,
frapper , cogner , écraser , broyer ,
briser , heurter , battre , froisser ,
meurtrir ; corUundcrc, Voy. Coter.
Cotise, cottUation : Division d'une
somme qui doit être payée par plu-
sieurs , pour savoir ce que chacun en
doit payer pour sa part.
CoTissEAT : Us battentfilseuTelop-
peut , ils environnent ; du verbe cotir.
Les 6otx la heurtent et debateut ,
Qui tuusjoors à lui se combatent»
Kt luaintesfois tant y cotissent ,
Que toute en mer s*euseveliaseot.
kotn^pt de la Rose,
CoTissuRE : Froissement, meur-
trissure, heurt ; contusio.
CoTEE , coure : Matelas ; ci//r/£ra.
Cotte d'armes : Petit manteau
qui ne descendoit que jusqu'au nom-
bril , et que les chevaliers portoient
en tout temps sur leur armurt. Il
y
3o6 COU
avoit des manches courtes , et étoît
ouvert par les côtés. Sa fourrure
ëtoit d'IiermlMe ou de vair , et cLa-
cun y faisoit broder ses arnie.s en ma-
tière précieuse. La cotle d'armes étoit
Tolante , et souveut composée de
plusieurs bandes de différentes cou-
leurs alternées et milles en dii'féreus
sens ; ce qui faisoit ({u*on Tappeloit
quelquefois divise. Les hérauts d'ar-
mes a voient conservé cette partie du
vôtementde nos chevaliers que Nicod
appelle tunique. Il cite te passa«(e sui-
ysinl de Gaguin , au sujet du cou-
ronnement du roi d'armes. Ménage
«t Borel , et avant eux Scaliger , dié-
rivent ce mot de crocota.
« Monljoye portera U tunique ou cotte d'ar-
mes du Roy , en la poitrine de laquelle sera
fiché« une couronne d'ur, c]iar)(«'-e de fim^
lûerres précieai»«s , où sera seulement euiaiHé
le chiffre du Roy.
CoTTEEKAUit, cottcriaitx : Pillards,
Tolcurs. Voyez Cotaekl.
CoTTBRiE : Terre roturière de la-
quelle ne peut dépendre uu fief; terre
d'un vilain.
CoTTERON : Jupon , partie de Tha-
billement des femmes; crocotula.
CoTTiER : Teuaut d'uu héritage.
Voyez COTTEEIE.
CoTu : Qui a plusieurs coins.
Cou , lisez voit : Ce 9 cela » «elui.
Pour çou : Pour cela.
Cou. Voyez Coh.lart.
CouA : Queue ; cauda.
Cou AL : Queue de mouton.
Couard : Lâche, poltron.
CouARDEMEifT : Avcc timidité ,
avec crainte. Voyez Coabdkment.
CouARDER : Craindre , trembler
6ans sujet , avoir peur , agir en lÂche
«t eu pollrou.
CouÂRDiK , couardise. Voy. Coae-
COU
CouÂRLLiER : Tasse , gobelet, tast
à boire.
CouBtRToiRE : Couverture , con-
vercle , croûte ; cooperirnentum.
CouKLE : Solive, et sorte de filet.
CouBRER : Prendre, saisir, s'edi-
parer, se rendre maître.
CoucHET : Présent en viande, en
vin ou en argent, qu'un nouvea«
marié faisoit à ses camarades.
Cou c SI , couchaire : Boucher ,
écorcheur.
CoucHiE , couchiz : Couche de sa-
ble; de peinture, en général de toutes
sortes de choses.
Coucicouci : Tellement quelle-
meut , tout doucement ; comme oe
sera , ce si>ra ; quoquomodà.
Cx)u cou Li A Dou : Alouette huppée ,
coche vis; cuculUitus,
CoucuuRUK : Courge, calebasse»
espèce de fruit dont l'intérieur est
creux , et peut contenir des liqueurs
lorsque les graines en sont ^tées;
cucurbita,
CoucuoL : Mari dont la femme est
infidèle.
Coudés :Lien pour attacher ; d'où
couder, lier, attacher; et poignée, oe
que peut contenir la main.
Cou DÉ NE , couénc : Peau qui (rou-
vre le lard ; codo ; de cutaneus-, selon
Nicod ; en Prov. courléno.
CovDEK ^ couderc : Petite place ^
aire devant une maison ou une ferme;
jardin ou petit enclos attenant au
manoir du maître, pâturage commun*
Ou trouve dans un ancien titre :
Pratuin , sive coderrurn.
CouuiERK : Partie de la manche
qui couvre le coude.
CouDOLc?riER : Coignassîer, arbre
fruitier; cydonia malus. Les premiers
furent apportas de Cydon , ville de
Caililie , comme le p^>cher, de Perse \
le cerisier, de Cerasunte » &c.^
cou
CooMnrLi : ^it ctUlon.
CouuouLout : Lieu pierreux , reob-
|>li, couvert de cailloux et de pierres ;
CooDoOHT Coing, fmit; cotoneum,
jPMifo/n cftionium.
Cou DR R , keudre , /toudre : Le cou-
drier , arbre qui porte les noisettes ;
CouoEBE : Corroyer, brasser les
cuirs.
OouDEiBE, /K7tfd!n6fr.* Plume gâ-
tée et pourrie.
CoDB : Queue \ le membre viril ;
^auda,
CouK : A qui Ton porte la queue ;
animal auquel on n'a point coupé lA
queue ; caiideus,
CouÉNAiLLK , quenaille : Canaille.
ï^ojrez Cri EN TT AILLE.
Cou ENKU X : Gras, épais ; et envieux,
llomme qui désire , qui convoite.
CouEft : Cœur, esprit, courage; <?or.
Coures : Mari qui soufTre et qui
favorise les infidélités de sa femme.
Cou ETE , code, coite, cotre, couette,
eotteltre, couette^ coustr, coûte, cutre :
Matelas , paillasse , traversin , lit de
plume , oreiller ; cuicttra.
Cou ETE , couite : Hâte , vitesse ;
tn Langùed. coujrta,
CouftTKE : Convoiter , remuer la
queue.
CouÈTïTix , couetteux : Paillard ,
efféminé , convoiteux.
CotjrpouET , confort : Javelot , bâ-
ton ferré, demi-glaive.
Cou F IN, cou/fin : Panier d'osier
pour aller au marché ; cophÎMus,
CouFLK : L'enveloppe des grains
et la peau des fruits.
CoutîET ; Caffard , cagot , hypo-
crite, sot, impertinent.
Coucha : Beau-frère, mari de la
sœur ; cogRoiHs; en Eftpag. cugnado,
CoucvuiTAa coar cas : Convenir
COU 3.07
d'im fait , avouer sa faute ; cog--
noscere,
CouGOT : Hypocrite , cagot , sot.
Coucou EUE , couhourde : Courge»
CouiLLAED. Voyez Coillaht.
Couillaut : Dans Téglise d'An«-
gers , c'étoit le nom qu'on donnoit à
un valet de chanoine qui y servoit.
Ménage le dérive de colUberti.
Coyiir , covin : Chariot de guerf^
armé de faux ; covintis,
CouîNB , combine : État , situa-
tion , fortune; suite d^ personnes;
de cauda,
CouiNirBE : Plaindre, gémir, la-
menter, pleurer en criant.
CouiEOU : Cuivre ; cuprum.
Couissiir : Coussin , carreau , tra-
versin , oreiller. Voyez Couetz.
CouxEE : Coucher ; cubare*
Coula, Coulo : Nicolas.
CouLAivs : Doubles portes des châ-
teaux et des villes fortifiées , qui se
desccudoient au moyeu de coulisses,
lorsque la première porte avoit été
forcée.
CouLDiBE : Partie de l'habit qui
couvre le coude.
CouLDEB : Couper, frapper, pour-
fendre , combattre.
CouLxicE : Coulisse, herse. Cou-^
leLs : Qui est à coulisse.
Coulée E : Vallon serré par des
montagnes.
CouLBT : Petite colline « monticule.
COULETACK. Voyez CoUEEXtACK.
CouLETiRE : Courtier, agent.
Cou LE V R E ME XT,cott/ettpn///er,co«-
levrinier : Sorte d'anciens soldats ;
nom d'une milice existante au quin-
zième siècle.
Cou LIÉ : Collet, bande , rabat ; da
collum,
CouLiNE : Buton entouré de paille
qu'on allume pour >ervir de brau-
don.
3o8 COU
Coulis : Inondation , déborde-
ment d*eau.
CouLLART : Madiine de guerre
propre à lancer des pierres.
CouLLETAicF. : Courtagc , Toffiee
et le droit d'un courtier.
CouLLiER : Lâche, poltron.
CouLLu : Animal non coupé.
CovhOM .f coulomb , coulon , cou-
loum y couloumb y couloun : Pigeon ,
colombe ; columùus , columba ; en
anc. Prov. colom y couloun ; en bas
Bret. colom, •
C0ULOMBA.GE (bois à) : Bois propre
à faire les poteaux et les jambages
des portes.
CooLOMBE : Pilier , colonne ; co-
îumna,
CouLOR , colory coulour : Couleur,
lumière réfléchie et modifiée selon la
disposition des corps qui les fait paroi-
tre, rouges, bleus, jaunes , &c. color.
CouLOT : Conduit par où Teau
s'écoule, ruisseau.
Coulour £ , couloré : Orné , em-
belli , qui a de belles couleurs ; colo^
ratus; en anc. Prov. coulërëtos , fraî-
cheur de teint , belles couleurs.
CouLPE : Faute, imprudence, man-
quement; culpa,
CouLPER : Accuser ou reprendre
d*une faute , blâmer ; culpare,
CouLsé : Traversin , oreiller , lit
de plume; de culcitra,
CouLTE , couître. Voyez Couete.
CouLTRE, couiteauy coustre : Cou-
teau , tranchant d*une arme , d*un
outil ; culter,
£t le» coustres de Icnrs charmes
Ayec les sochs en dit les rues
Feray en glcves convertir
S^iLs ne reulent adrertir
De leurs maukc.
Poésies (TEust. Deschamps, /ol. 648, col. 4.
CouLTRERiE : Office de sacristain ,
de clerc de paroisse.
COU
CouLuvREAu : Petite conleuTre;
coluber. •
CouMBE : Vallée, vallon; du Grec
A'umhos y cavité ; en Prov. cournbo ;
en Sax. combet; en bas Bret. comb€U.
Cou>fESTi£ : Sergent mis en gar*
nison citez un particulier; de co/ti-
mL^tux,
CouMiTivo : Compagnie, cortège ;
de commistio,
CouMPAGNAGE , coumpaignogc :
Viande , pitance ; association , so-
ciété. Voyez CoMPAiN.
CouMPËLi : Contraindre, obliger,
forcer, presser ; compellere,
CouM PLANTA .* Planter , semer ,
planter en plein champ; ccftnplantare.
CouMUNAL : Pâturages communs
d*un ou plusieurs villages ; commu-
nes ; de commuais,
CouiiD AMINE , condamine , cou»-
damino : Champ seigneurial , ou par-
ticulièrement affecté au seigneur d*uii
lieu, et qui étoit exempt d'impôt»;
campus domini.
CouiTFRounTA : Confiner, limiter,
a voisiner, aboutir, être limitrophe;
infrontare*
Cou NT E : Comte ; cames,
CouNTiÉ : Comté, titre 4*honnenr
donné à certaines seigneuries; co-
mitatus,
CoUNTREMONT : En haut , en re-
montant ; contra montem,
CoupANz : Les deux côtes de Ton*
gle de sanglier.
CoupAUDER : Commettre un adul-
tère , rendre un mari ou une femme
coue.
CoupAULE ; Coupable.
Coupe : Faute, délit ; culpa.
Coupe , cop , coupauty coupeau :
Cocu , mari dont la femme est infi-
dèle. Voyez COQUILLARD.
CoupKAV. Voyez Coupi.it.
c ou
Coupxi. , cotqplet : Le baut ihui
arbre , les. braiiches.
Coupelle : Petite mesure de fro-
ment , formant la cinquanlième par*
tie du bichet ; en bas. la t. copa^
CouPERSAU. Voyez Coupe.
CoupEEON, coupet, couplet: Cime»
la partie la plus élevée d*une mon-
tagne , d'un arbre.
CoupET : Chignon du cou ; de ca-
put; en Prov. coupé.
CouPETEST^E : Tête coupée ; dé-
capité.
CouPETTE : Petit couteau, serpette.
Couple : Mariage , assemblage ,
liaison ; copula , copulaùo ; en bas.
la t. cupUi,
Couple : Coupe , lasse ; de cupa.
Coupler : Accoupler, joindre, as-
sembler, mettre ensemble ; copulare.
Couplet : Haut , sommet , faite
d'une montagne. M. Huet le dérive
de cuppa ; il s'est dit aussi pour le
haut de la tète , charnière.
CoupoiER : Blâmer, accuser d'une
faute; culpare,
CoupPEAu : Gâteau de miel. Voy.
Coups.
CouppERE , couppereau. Voyez
COUPB.
CouppiEB : Coupeau , branchage.
CouQUAGE , couchage : Action de
se coucher ; de couquer, coucher.
Cou^uioL : Mari dont la femme
€st infidèle ; cucuUus,
CouRADE, couraiUe : Entrailles,
intestins , poumons , fressure ; con
CVst la donleur , c*eftt la bataille
Qui 11 detrenchc la couraiiie.
Roman de !a Hose,
CouRADOUR : Corridor, galerie.
Courage : Ame, cœur, vaillance,
dignité , rang , condition ; de cor,
CouRAiGE : Fâché , irrité , qui est
•n colère f, qui souhaite du ma]«.
COU 3o9
CouRAiGs (avoir eu) : Haïr, vou-
loir du mal.
CouRAiLLE : Les entrailles. Foyez
CoURADE.
CouRAL : Espèce de vaisseau, de
navire fort léger.
CouRALMENT , courattemeiU : Cor-
dialement , de bon cœur.
CouRANCE : Courant d*eau.
CouRATiER : Médiateur. Courader
de chevaux, maquignon, courtier,
marchand ; en bas. lat. corraierius ;
en Prov. couraiié.
Cour AU : Le corail , plante ma-
rine; corallium,
ColuRAU : Petit bateau ; on s'en
sert encore dans la Garonne.
Courbet , couràeit : Pavtie d'un
bât de mulet , qui est élevée en forme
d'arcade sur le% aubes ; curvaturai îl
s'est dit aussi pour serpe.
Courgaillet : Cri de la eaille,
petit sifflet qui en imite le cri, et qui
sert d'appeau pour les appeler.
CouRcÉ , courcié , coursé: Cour-
roucé, fâché. Voyez Courechier.
Courcelle , corcette , courcillon :
Petite cour,. petit jardin; coiticella.
Voyez Court, Cou LTi eus et Coua-
tilage.
CouRCER , courchier ^ courcier ,
courser : Courroucer, mettre en co-
lère ; de cor, cordis, ou de corrodere,
CouRCET : Ajustement , et sorte
de coiffure de femme.
CouRciER : Coursier, cheval de
bataille , grand cheval propre pour
monter un homme d'armes ; cursor,
CouaciERE : Petite cour entourée
d'étables et autres bâtiraens rus-
tiques..
CouRCouissoN : Courte haleine ,
difficulté de respirer; en Prov, cour"
daleno , asthme.
Cour DEL , courdelcs , courdeUes :
Lacets , getits cordons à l'usage des
Sfo COU
femmes • et cordeau àe nuicon oa
' de jardinier; en Prov. courdeio.
' Cor E Dur ATT NIEE : Cordonnier, fai-
seur de souliers.
Tons li cordouanmiers de ParÎJi doirent an
Roi tous les aDb 3a bols de parists poar sea
liueaetf.
Zi Establiss. tUsMestiers de Paris, foL i85.
CouEDUROUE, courduraïre : Table,
eomploir de boutique.
Cou HE , cofre : Cuivre , airain ;
çfs cyprium , cuprutn.
Col RE AU , courou : Barre , cou-
lisse , verrou.
Co u R E c n I R E ., cnnrchirr : Cou rro«-
eer, mettre en colère ; de cor, cordis»
I Mënaf^c le dérive de eorusrare , et
Barbazan de corrodcre , corrosum ,
parce que,dit-iJ, un homme en cour-
roux est pour ainsi dire rongé.
J^aj eu jadis dliumaînes crcatarea
£n pluseurs lieux infinis miJliona,
£t tant difait, que maintes régions
5oct à preseut par ce iiiii.nbitée^.
Qui de mon dart ont esté sagitées ,
Kt depuis n*ont eu secours ni ressource ;
Conte ne fais de vies limitées ,
Quand pour pimir le Créateur se courcr.
La Dance aux Aveugles , pag. 72.
CouEÉE : Intestins , entrailles.
CouRÉER : Soifjiier, observer, veil-
ler, avoir soin, prendre gûrdcj cz/rare.
CouREGE : Courroie.
CouREOE, coure.Qur : Coureur, lé-
ger a la ctourse; cursor ; en Prov.
courioou.
Cour F RIE : Course de gens de
guerrq , incursion.
CouRKTiER , corrciiery cour ut 1er :
Homme qui sans avoir de marchan-
dises, en procure à ceux qui en dési-
rent, agent, coiirlirr, entrenulieur
d'affaires ; en lias, la t. corrateriu^ ,
curritnr, de cursor, cursorius.
Lors M estre advocat m'assis
Yx courretitT et procurerts,
Pour ce ne fus je pas moius lerres .
Moman dm seeomiÂenard,fil 1$, F*.
co tr
CnirasuRS de seafs : Foufevrk
CouEFEu, courefeu» Voyez Coih«
VEBFEU.
CouECE : Potiron , cttrouiUe. Voj<^
COOEUE et ConoouEDE.
CouECKE : Couler , courir ; en
prov. courne,
M! filr. ne eourgemt pomt cette choaea èm
tes oeU , garde la ler et le ceusail.
Proverbe de Sahman, ck. 3, vmrs. ai.
Fili mi, ne effluant kofc ab oetUis ùtit : eai#»
ioiU legem atque consilinuu
C0UEGIE. ^'o^ezCoRCiE.
CouEiEE : Officier dont les fonc-
tions étoient de tenir la main à Tmcé-
cution des ordres et règlement d'un
archev<^que ; il exerroit la juridiction
purement temporelle et laïque; en
quelques endroits il faisoit lea fouc-
tions de juge et de procureur fiscal»
et dans certaines communautés reU-
gieuses , le courier étoit le procureur
de la maison ; de cursor ; en bas* lai*
correarius , courrerius,
CouEiEusK : Coureuse^ prostituée;
en Prov. couriolo^
(Gouaille : Cœur. Voy* Coeâille*
CouEiou : Peau, cuir; corium ^
airain , cuivre ; cuprum.
Courir -sus : Attaquer, se jeter»
se précipiter ; de currere*
CouE-LATE : Juridiction séculière
opposite à la juridiction ecclésias^
tique.
CouRLious, cottriieu : Oiseau aqua-
tique qui a un long bec ; en bas. lat.
cloritts , corii/tus , cori/vus,
CouEi.oïfOE : Droit de gîte.
CouK^KLl : Curuu , qui a des
cornes.
CouRrçunE : Barrique qui sert à
transporter les raisins des vignes
dans la cuve ; c*ëtoit encore une
jatte , un baquet ; en Prov. cour^
n/idNdo,
CouaooKE : Couronat; coromm*
CouKOLo , carolo : Tresse de che-
TOUX en f(»rnie de couroiiDe que les
femmes mettent sur la tête ; coroUa.
CounoN : Coin, encoignure.
CouK ON NATION : Couronnement.
• CouaoNNE (une) : Monnoie d'or
<|uî valoit vingt-deux sols six deniers
sous Charles vi ; corona.
Couronne : Tonsure des clercs;
d*oii ils étoient appelés couronnés.
Cou ao Y ES : Rubans y bracelets
pour parer les daraes ; de corrigia.
CouRPE : Coup , mauvais traite-
ment.
CouaPER : Couper, retrancher; eu
bas. la t. capulare.
Cour RATAGE , courrrta^ : Cour-
tage, emploi, et droit de courtier.
Courre : Câble , grosse corde.
Courre AU : Coulisse , barrière >
barre.
CouRRÉER : Couvrir, couver, soi-
gner, défendre; cub€ire , cooperire,
CouRREiL : Verrou.
CouRRERiE : Course de gens de
guerre, incursion.
COURRESEUSEMENT ! AvCC COlcre.
Cour RE-SUS : Atiaque , cri pour
$*exclter à combattre.
CouRR ETAGE , couletage : Droit ,
impôt sur les courtiers.
COURRETIKR. VoyCZ CoURETIER.
Courroie , corroyé , cotvrroye :
Ceinture, bourse qui se port oit à la
ceinture ; de corrigia , et uou pas
de corium,
Toufjour» vautt mieux ainÎK #o voye
Que DC fout deuier» «n eoiirrqjre.
Roman de la Rose,
Les deux vers ci-<1e$sus sont une imi>
lation du suivant :
Mieux yaat aœyen roye , que onborie dénier.
Roman tT Alexandre,
Courroie : Petit sac , porte-man-
teaià y bougetle»
COU 3ix
CouRROiER : Ceinturier, celui qui
fait ou vend les courroies ou \t%
ceintures ; corrigiarius.
CouRSARLE : Sujet à la colère, ^io-.
lent , furieux , emporté.
La huitième est que il ne »oît trop
bh , et que il ne dure tr<>p en «a ire et «i^soa
malt«ient ; car ire qui abite en seignor, est
•emblance à foudre qui ne laikfe coooitrt ré-
ritë ne jugement donner.
Assises de Jérusalem , chap. 98a.
CouRSARLEMEiïT : Commonémeuty
assez ordinairement.
Cour s h , du verbe courchier^ cou-^
rechier : Courroucer.
Coursé : Courroucé , indigné , ir-
rité , fâché , qui est en colère.
CouRSEL : Tombereau, brouette.
CouRsi JURO , coursiere : Chemin où
Ton fait des courses, lieu destiné aux
jeux , galerie , chemin des rondes.
CouRsoN , coursson : Flux de Ten-
tre 'yprqfiuens cursus. Dans la Cham-
pagne le courson est un échalas qui
soutient la vigne, et qui est devenu
court à force d'avoir servi.
Court , cors , cort : La conr , la
suite , le cortège d'un souverain ou
d'un prince ; coriicc , ablatif de cor*
tt'z ; court s'est dit aussi pour juri-
diction , ressort.
Court, cource (il y; : Ainsi soit-il.
Courtage : Honneur, respect et
considération.
Court AU t : Cheval de course de
moyenne taille.
(Jourtrnent : £n foit peu de
temps, brièvement.
CouaTi.iiK,cowr///if»; Lit garni, ri-
deau, tour de \\{',cortina. V. Cortiitk.
Cou RTKR ESSE , cotsrtrcs.iff : Insuffi-
sance , incapacité , inhabileté.
CouRTiBAUT , courûbauU: Dalma-
tique , espèce de tunique ou habit
court, partie du vêtement nécessaire
pour dire la messe ; eu bas. lat. cor-
4
3ia COU
tibaldus. M. Huetle dérive de curttts
baltheus, et Ménage, de curtum tihiale.
Courtière , coutratiere : Femme
qui tient une maison'de prostitution.
CouRTJ£i:s, corùlyCOurtieu.T, cour'
ticT. y courdl , couriUle , courtîUicrc ,
courtilUs, courlis : Jardin qui est or-
dinairement enfermé de murailles,
de haies ou de fusses ; du Grec chor-
tos ; en Latin hortus ; en anc. Prov.
courUUo ; en bas. lat. curtile , corti^
liurn. Ménage le dérive de cortile ,
diminutif de cortis.
La bone faine du maisail
A ouvert Thuis de son courtit^
Homan du Renarde
Bel>acu«Il eipoir desceDdUc
Ei courlis , ou il Patendist
Ou sVnfouiAt hors du pouqiris
Ou tenu l'avez maint jour pri»«
Roman de la Rose.
CouRTiLAGC , courlilagie , courti-
lage y courtillagc : Endroit où il y a
des jardins , ])etit jardin ,^ré , cour,
petit champ entouré de haies , pro-
duit des jardins , culture ; ei> bas. lat.
coruiagiurn.
Et s^espandirent et fols et sages ,
Ca et là par les courtillages,
Guill. Gif tare.
CouETiLiER , courdl 1er y courlil-
leury courùUier : Qui prend soind*un
jardin ; jardinier, maraîcher; olitor;
eu bas. lat. curlilarius,
CoDKTiNE. Voyez CoRTirrE.
Courtise. Fojrcz Courtoisie.
Courtois , courtoise^ adj. : Civil,
affable, gracieux, honnête, courtisan.
•
Lances courtoises et courtois roquets sont
dits par traotlation, les lances et le» roquets
dont les. pointes et fers sout rabat'us , ninussc-s
tt non esmoubia d*qael& ou rouibat suit en
lice ou en behourd, pour plaisir et déduire
foi et les daines. Nicod.
Courtoisement : Gracieusement ,
d'une manière honnête et affable ^ eu
COU
Cour TOISEE, cortoùter : Conrliaer,
faire sa cour à quelqu'un.
Courtoisie , courtoiscrie : Manie*
res honnêtes , gracieuses , prêvenan -
tes envers les dames; grâce, politesse;^
affabilité , faveur. Ces motsvienoent
de coriejr. Voyez Court.
CouRVAissiER , courvoisier : Cor-
donnier, tanneur. /V^.Cordoânier.
CouRvÉE : La corvée , droit établi
sur les vassaux parieurs seigneurs.
Ce mot a été encore employé pour
désigner une sorte de jeu ou de com"
bat simulé.
Cous , COUT : Coups. Guyot do
Provins , affirmant qu'il ne voudroit
point entrer dans l'ordre dea Temr*
plicrs , dit :
S*cn lor ordrft rendu cttoî«
Tant sai-jc bien que je fuirole
Ja n*i attenderuie» les coux
De ce ne &ui je mfe si fonx.
Bible Caiot,
Cous, couslange, Voy. Costege.
Cous. Voy\ COQUILLARD Cl CoYER,
Couse ; Cause , chose ; causa.
CousEL (tenir en) : Posséder en
roture , à cliarge de services , de cens
et de corvées.
Covsina:«mknt : Comme cousin «
en ])arent , en allié.
Cousin fraireur : Cousin ger-
main. Cousin en autre on second :
Cousin issu de germain. Cousin en
ders : Cousin au troisième degré.
CousiNiERE : Nombreuse parenté.
CousoiL ( dire à ) : Kn secret , à
Toreille, en coniidence.
CoussENT : Consent;int, complice.
CoussKR , couster : Matelas , lit de
plume , traversin ; de cu/riira,
Coussi : Comment, comment donc?
(k>ussiER : Tailleur, faiseur de
pourpoints.
CoufsiCRKS , cousserasse , cote^
cou
rosse : Couturière , cousense , ou-
Trière en robes ; de' consuere.
CoussoLK : Une cuiller à seau «
bassin en cuivre dans lequel toutes
les personnes d'un logis vont boire.
" CousT , coustage , coustange : Va*
leur, achat , prix, dépens, frais, coût.
De poure coust : De peu de valeur ;
de constare. Voyez Costegk.
CousTE. Voyez Coûte.
Cousteau , coustel : Couteau.
CousTELEssE : Sabre, coutelas ,
poignard ; de cultellus.
CousTELET : Petit couteau.
CousTBMEKs : Frais , dépens, coût.
Se «luïne estoît que aucuns achetast d^m
■atre . dont lignage It demandatt achat, et U
oITritt les denier;i à randre que II achaz li an-
loit coûté , et U mostrast les deniers , et soit
prorë que U achax auroit conté , et deist con-
tes biens de tons les coustemens, et je les tods
rendrai , que veez ci les deniers.
Les EsUibUssemens de France, chap. x53.
CovsTENGié : Chargé , condamné
aux frais par une sentence.
CousTEifTiNOYS : Habitant du Co-
tentin , contrée de la Normandie.
CousTEEET : Sorte de mesure de
vin ou d*autre boisson.
CousTES, cùsiiez, coiùiies : Lit de
plume , coussin, couverture ; culcîtra,
CousTEum , coustre, coutre : Sa-
cristain qui a soin de sonner les clo-
ches , et de fermer les portes de l'é-
glise ; de custodire.
CousTEus : De grand prix, très-cher.
Ifais pour le fil sainte Marie
Que me vault ceste cointerie
Celé robe eousteme et chiere
Qui ai TOUS fait hancier la chiere.
Konuuî de la Rose,
CousTiciEa, costiety costoyer, couS'
(ter, cousioyer : Faiseur de matelas ,
lits de plume , traversins. Le métier
t'appeloit cousterie et cousticerte,
CousTiLLAanB : Balafre, coupure
dans le visage«
COU îi3
CousTiLLE : Sorte d'épée tran-
chante des deux côtés, poignard;
eultelia.
CousTiLLER , costoierj cousiilleur^
cousûlUer: Soldat armé de la cous-
ùUe , gendarme ; et frapper, blesser,
couper, tailler, trancher, tuer.
CousTivER , couiiver : Ci^ltivcr.
CousTRKS : Marguillicrs , gardiens
de réfçlise de Toul^ Voy. Cousteur.
CousTUMABLE : Savant dans los
coutumes ; et chose sujette à la cou-
tume ; de consuctudo.
CousTUsriER : Habitué , qui a la
coutume , l'habitude; sujet d'un sei-
gneur féodal ; en b. lat. ctistumanusm
ù carîtés, très bnle cose.
Bien sai que tn n'es pas enclora
En porte qui ckt merceuiere ,
Par raison aperte et décolore ,
Prouvai bien que toi ont forclose
Li Cardounal de lor caruiere;
Car la malsaie est eoustumiere
De gratr à son inagestiore ,
Rien sans congié faire nVn ose ,
Li Sire a son cerf sa maniera ,
Kt la dame à sa chambericre
Sa coitstume empront et enipose.
Roman de Charité , strophe ii.
COUSTUMIEREMENT , COtlfltmf'C-
ment : Oi*dinairement , selon' la cou-
tume , selon l'usage.
CousTLRERiE : Offîcc dc sacristain.
CousTURiER : Tailleur, artisan qui
fait et vend des habits.
Coûte , couste : Le coude ; rubi-
tus; et une coudée ; matelas , cou-
verture , carreau, coussin , lit de plu-
me ; culcîtra ; et écoute.
Quant fut apoicz sor «on coûte* , * coudr.
Aniouse , fet il , ç*a conte * * écoute.
Il m'est avis, et si me samble
Que ja ne serons bien ensamblc ,
Se nous ne tornons à un chief.
Fabl. de sire Nains et de Dame yfniruse.
CouTEL : Côte, coteau; plateau
de poia où de haricot aouvellemeai
Si/f cou
dt'fleiiris ; le coutre d'une charmé «
rouleau; cuUer y cultellus,
CorTF.ï.ACK : Droit qu'on prélc-
voit sur le» cotiretiers,
CouTELAS.^E , coutillc .* Poignard »
contelas ; en bas. ]at. contelarius.
Co UTR LE 1 R F. , coutcUere : Fou r rean
d'f^pée , gaine de couteau ; étui.
CouTENGKux : Cher, qui coûte
beaucoup , de haut prix.
CouTK- POINTE : La courte-pointe
d'un lit ; culcitra puitcta,
Li qiiq>ol de mon list estoît r^tta d*or f t
d^argeot, et par ffena» avoit couttS' pointes
•t dra« à remuanees.
Vie dfs SS. Pères , Uv, a ,fol. 77, F".
Goûteurs : Dépenses , frais.
CouTiBAU , eoutibaut : Sorte de
grande robe , espèce de dalma tique,
vêtement d'église.
CouTiLiBR., coutillcur y coutilUcr :
Coutelier ; cultrarius , cuUellarius,
Voyez COUSTILLER.
CouTiîfAUT : Gentil, joli, propre,»
beau ; en Prov. coutinaou.
CouTOUFFLE : BoutcilIe , flacon.
CouTTE : Le coude ; cubitus.
CouTTÉE : Une coudée ; cubitus.
Couture , coulturc : Culture ;
champ labouré ; terre cultivée et en-
semencée ; cultura ; d'où la rue Cou-
ture Sainte-Calhcrine à Paris.
CouTURERiE : Lingerie, endroit
où Ton fait et raccommode le linge
ou les habits.
CouvADis : (Bufs couvés, assem>
blage des œufs qu'une poule couve
an même t^mps; cubatio,
Couvaxt : Pacte , traité , condi-
tion ; convcntio.
Que Tos diroi-je plus aprc».
Il n*i raneat ne loin ne près
Sain* et Saintes ne. «nient iK-mont,
Rt ton» apele par leurs nont ,
Kck les dÂnca mariée-» ,
A-il p;ir l(ur« noms i^x-lées,
Com cil qui eut cner debonaire ,
COU
Li Sire arrière s^ea repairt*
Par devant Jhefta*Cri«t oraqt ,
Puis dit , j*ai fait rotre couvant
Tous ai semons grao» et petis.
Fo^/. de la Court de Parmêh.
Couve, couventurCj couverte : Cgn-
Ycrture , pièce d'étoffe qui sert a cou*
vrir ; coopcrtura,
CouvEN : Piquette , sorte de bois*
son.
Couvekant : Promesse, parole
donnée ; com-enientia , conventio.
Couverture : Couverture , pièce
d'étoffe.
Couver : Cacher , couvrir , abri-
ter; cubare.
Job eu carité se prova,
IV'atendi pas qu*ou li roava
Ou son chil qui rnsi se pnieTest
Job onques trésor ne couva '
Tant cum à qui donner tronva
Mais or li poure peu trueirent
Qui leur doinst , nisjqiiant ille rucTest.
Roman de CliariU, strophe axa.
Couverai : Je cacherai.
CouvERCEAU , cQuverteur : Cou-
vercle.
Couvert fen) , coutterte : En ca-
chette , en secret. £xtre armé h la
couverte ou couvertement ^ c'est Atre
armé d'une cotte de mailles par-de»*
sous rbabit; de coopcrire.
Couverte M eut (se tenir) : Se te-
nir caché, se dérober à la vue.
Couyertiz : Droit qu'on payoit
pour obtenir la permission d'étaler
des raai^handises sous une halle cou-
verte.
CouvERTOiR , coûtée y couventttre ,
couvertoier, couverfoire , couvertouer^
couvertùur : Couverture , pièce d'é-
toffe qui sert ix couvrir; coopertura;
en Prov. couvertou ; en Langued.
coubcrtouiro ; en I^vonn. couverte.
Si est defeiKÎu que l'en ne pregne pas les.
lîts , ne les cotivertoirs den ehafts qui gis«>iit
malades. Coutume de Betsm^oitis, eh, 04.
C O V
CoirrxT : Vent de mauvaise odeur
parti sans bruit du fondement.
CouTEVL , couveux : Jaloux , en-
TÎeux.
CouviCE (geline) : Poule qui couve.
^ CouvicNABLE : Couveuable , qui
Tient à temps , à propos.
Cou VIN , copîn : Sorte de gros che-
net ; piquette , sorte de boisson.
CouviifE : État, disposition d'une
personne , ou d'une chose , conspira-
tion , projet , dessein , conduite.
CouviNEif : Accord , convention ;
eonventio.
CouvivER : Flatter , caresser.
CouvRAiiCR : Acquisition.
CouvREcmAs : Couvercle.
Couvre GRIEF, vonvrechrfy cou-
vreehiez , creveché : Bonnet , voile ,
chapeau , et tout ce qui sert à cou-
vrir la tétc ; capitis operimentum.
Couvre peu : Cloche qui sonnoit
le matin au point du jour, el tous
les soirs à sept heures , pour avertir
les habitans de se retirer chez eux , et
de couvrir leurs feux ; en bas. lat.
igmtegium. Dans quelques provinces,
cette cloche étoit appelée chasse^ri-'
hauds,
CouvRETOiR : Couverture de lit.
Coux , cQujroU. Voy. Coquillard
et Cous.
CouYiif : Cuisant , dévorant ; de
cùcdvus,
CouTOUL : Cocu. V. Coquillard.
CouYTE , coite : Matelas , lit de
plume; ciilcitra,
Couz : Mari dont In femme est in-
fidèle ; et queue , |>i<Trc à aiguisrr.
CouziE , couziçpié ; Cuisinier^ co-
quuM* Voyez Qui:u.
CovE : Il faut.
CovELANCE : Cobîenfz, ville ;Co/i-
fluentia.
CovEiTAifs , ronvant , convence ,
eotwetU, eouvenanty couvent, covç-
C O W 3i5
nnnce, covenane, coi'ent : Promesîie ,
convention, enf^agemeht ; convenivn-
tia y conventum ; en ancien Prov.
couviiwn,
CovENiR : Convenir , promettre ,
assurer; concentre,
CovE^wNE , coventicule^ covine: As-
semblée secrète ; conventicuiutn. Voy.
Cou vin F.
CovKRTEMENT .* En sccrct , en ca-
chette , a la dérobée.
L! quinx degrex d*uni;lît^ c^t qu»iit ^b df s»
eaevif |Mr humble coofi'Sfioa à frou proroirc,
toiitei l«-4 raolvèfev pruft^c» cpii vi(*un«'nt «u
cuer, et 1rs duiua q^ne en a fflir. cavrrtctnrnt,
Règh dt S. Benoit y chap* 7.
CovERTURE , covrvtoitrs : Lieu se-
cret, cachette, couverture de lit;
coopertura.
CovEUTFUs , covoiteus : Convoi-
teux , envieux , jaloux , désireux du
biend'autrui. Foycz CoivvoiTAifi.
SopD G«t mal à mainte (;ent,
Coveufcus fu cl'or vl d'.-ir^'eut ,
IS'avoit de nul iiome pi'JÂ
ISc do pnle, uo do cler{Ȕ<l;
Les houes alolt raembrant ,
Kt le» é:^liscs dt striiibant.
lioman du Rou,foL aai , F*.
CoviFKT : Il convient.
CONVINARLAMJSX .* A tcmpi « Cl à
contre-temps.
CoviiTARLE : Propre , ajusté.
CoviNE. Forez Convutb.
CovixEN : Complot , trame.
CoviT : Iinitallon.
CovniFR : Couvreur, artisan qui
couvre les maisons.
CowARD : Lâche, paresseux, f'oy.
CouAnn.
CowE : Queue , bout , extrémîlf* ;
cauda. Ce mot est aussi empl<»yi'* prntr
cuve. Et coustoit un tnnNet tt natif une
cowe , douze so/s de Mez , en 1 /{ it/^ :
Et un tonneau tenant une cmt; douze
sols Mes>ius.
3i6 C O Z
CowE DE RAYT : Qucuc dc rat.
CowE DE VIN : Queue de vin.
CowRE, couvre : Cuivre. Vng tup^
pin de cowre en la teste : Un vase, une
terrine de cuivre sur la t<île ; cuprum,
CoY, coye : Tranquille, ferme ,
paisible , calme. De pied coy : De
pied ferme ; quietus,
Quar iroas rendez do frère qui est prens et
oortoU
QuVncore le puissons téir en nos décrois ;
€^e fu vers la To7..saias que repère li frois ,
De vent et dr geldc et de pluie et do noia ,
Que Gautierf s*cn ala , aius ue vout e:>trf> cayt.
Il a*ot qae sa cbemiic , moult fut cliuuciez
cstroit. Gautier iVAuputs,
CioT , coyemcnt y adv. : En srcrrt ,
tranquillement , doucement ; quieiè,
CoT , subst. : Tranquillité , calme,
repos , silence ; quies.
Coter : Attacher , joindre en-
semble.
CoYER : Pierre à aiguiser ; petit
Taiaseau de bois ou de cuivre de for-
me ronde , dans lequel les faucheurs
mettent leur pierre à aiguiser ; de
cotaria.
CoYEft : CreuY dans un mur mi-
toyen. Fenesire coye : Fenêtre figu-
rée , et non ouverte.
< CoYFiER : Faiseur , ou marchand
de coiffes.
CoYs : Droit sur les vaisseaux qui
échouent sur la côte , Iç droit d'an-
crage et d'amarrage.
CoYSsiN : Coussin 9 oreiller ; en
bas. la t. coy sinus y de culcitra,
CoYTAR : Dépécher.
CoYTiF , coytive : Tranquille , as-
soupi , paisible ; quietus.
CoYTivER : Cultiver, ensemencer;
eultivarey en )^angued. couytiba.
CoYTivER : Tranquilliser, appai-
sér ; quiescere,
CoYVRE : Cuivre ; cuprum.
CoxiNE : Querc*lle , dispute , rixe ,
contestation.
C A A
CoziNE : La cuisine ; coquina^ea
bas. iat. cocina ; en Ital. cucina.
Créant : Croyant , assuré , cet'
tain ; credcns.
. D«x li Sire tôt poissant
Qui en la sainte Virge vont prandre char ¥t
sans» ;
Sire , si oom c'est voir§, et s>n soraes eroantp
BAalntenee la Ro'iue et jutuves ses enfans.
&rmons de Sancevtatut.
CnA-iiKTER : Promettre , garantir,
cautionner.
'Characer : Renverser, détruire»
abattre.
Chakf. , craho : Chèvre , chevreau.
Crache : Graisse, grosseur, épais-
seur ; crassitudi).
Crache : Oèche, lieu où J. C. fut
mis en naissant ; élable , écurie.
Cracoe , Cracowe: Cracovic , ville
capitale de ^a Pologne; Cracovia.,
Craccopolis,
Craérik , craeire : Droit qa*on
payoit au seign<^ur pour lever de U
craie ; de creteirins.
Craffer : Kcailler.
Craikr : Vaisseau de guerre.
(]raintise : Crainte, frayeur ; £rff-
mor,
Los rosiers d^uoe claye furent
Clos à i*cnviron coin il durent ,
Mnis je passiisse la cloison
Mont voieutiers pour roccoisott
hu bouton flairant comc basme \
Se je n^eusfte craintise de bLtsme.
Roinan de ta Rote.
Craisset : Lampe , chandelle ,
gra isse ; crassitudo .
C rai TIR : Sécher sur pied , brûler;
crcmare.
C R A M A L ., cramçUcy cramillon, cramr
mis : Crémaillère ; crcmastcr; en bas
Bret. cramai thcr,
Cramickoî.e : Bonnet, toque.
Cramme : Chreine , onction.
Cuidiez vous, dur frcirc , ke li cramme fal-
loit ri b.iptismo dc Cri»t? li Espîrs uostre-
Seignor inunut «or Inî.
Scnnotu de S. Bernard , Jbl^ ti^^
C R A
PmUUU , fratrts , quia ChrîsH hapthmo
chrikina dejuerit? manet DomUii Jtpiritus su-
per ipsum.
CaAMPK : Attaqué de la crampe,
qui marche diflicilement.
L#xiire a'c»t de riens cudormle, ne crampe.
Par tout queurt , par tout monte , par tout
gravitt et rampe.
Test, de Jehan de Meung , i>ers 1753.
Caams : ]>s cheveux ; crines. Je
soupçonne qu'on a mal lu , et qu*on
devoit lire dans les Mss. crains.
CaAN y crâne : Creux desséché ,
vide ; et entaille , incision , fente, cré-
aelure ; crena.
Ce ANCHE (aller) : Marcher diffici*
lement , en boitant , en estropié.
Ceak o , creand : Caution , assu-
rance , sûreté , promesse , serment.
Voyez Crakt.
Crâne : Terre argileuse qui fume
les terres.
Cranequin : Pied de biche ou ins-
trument pour bander les arbalètes :
il étoit en fer, et se portoit à la cein-
ture.
Craneqijinier : Arbalétrier à
pied et à cheval ; en bas. lat. cranki-
nariwi,
Crannrr : Boucher les fentes de
quelque chose.
Cr ans , cranc : Un crabe , un can-
cre , poisson de mer de la famille des
crustacées.
Crans : Cheveux ; cri nés,
Crant, crantement : Consente-
ment, autorisation , décision , assu-
rance ; contrat , engagement , garan-
tie , cautionnement , obligation , pro-
messe, billet, récépissé. Ce mot si[;ni-
fioit encore Tacccssion de quatre pa-
rens, n«^ccssairc pour qu*uîie femme
mariée puisse aliéner ou hypothé-
quer ses biens. Crant de chaptcl :
Bail de bestiaux ; crants , minute de
DOtaire ; crediuun,
Ceaiitjbb y aaeahter f craanter ,
C R A
:îi7
creaneer, creancjery crcanter, grtzn-
ter : Promettre, certifier, s'obliger,
assurer avec serment ; en bas. laL
creaniare. On se sert sur-tout de ce
mot pour signiiier une obligatioa
faite devant notaire. Ofl/i/er, creamrr
une fille , c'est la promettre , l'accor-
der en mariage; credere,
Crapal'lt : Guichet , petite porte.
Crapee : Vendanger, couper lu
grappe.
Ce API N : Criblure, le bled qui
tombe du van.
Crapois : Sorte de poisson de mer.
Craquelin : Petit gâteau d'une pâ-
tisserie fort légère, sèche et cassante.
Ceaqueeie : Mensonge, fausseté.
Ceas : Gras , graisse ; crassus et
crassitudo,
L*uns entre el cortîl maîntentnt ,
Pni$ ne Tlit gucre» atardant
Des cIioU trencha par le cortil.
L'autre se trait vers le bercil :
Pour Tuis onvrir, tant fet qa*il raerre»
▲▼is loi est que bien va Tuevre ,
Tastant ralt le pins cras mouton.
Fabliau (TEsmUu
Ceassel , crassetfCroissoi: Lam])e
de nuit ; crucihulum ; eh Ital. cruci--
volo ; en bas Bret. crtuseul,
Ceasses : Rognures , reste d'étof-
fes , morceaux ; crassamen,
Ceasset , crastier : Cniaine ; et
lampe , lampion , chandelle.
Ceassete : Graisse; crassitudo* ■
Ceassiee : Marchand de graisse ,
dont le commerce s'appeloit cras'
série,
Crastin , crastine : Lendemain de
fête où il se tient une foire ; de cras-
tinus,
Crat : Esturgeon , poisson.
Crau : Gras ; crrissus,
Cr allant : Tombant , branlant.
Crauler : Tomber, choir, s'abat-
tre, s'ébranler, écrouler.
Ceavantke. fVjjcrs Accrayantee.
BiS CRE
CaAWATB , crow de parchamin :
Cétoit un pptit morceau ou .bande«>
lette de parchemin , sur lequel cha^
que électeur du maître échevin de
Metx^écrivoit le nom de celui auquel
il donnoit «a voix. A tour de i322.
Cfc^AHcft : Crédit. A créance : A
crédit.
Chkamckh , crôancjrer , creanler.
Voyez CaAKTfcK.
CaKANCHiKa : Créancier, celui à
qui Ton doit ; creditor.
Quant un gentilliommc b*ille pleftget gôtis
de poosté, et chfliii a qiii4a dette est deue
Tcut avoir nans dr; ces plegges , et le geotil-
hoiume veut baill'er uans au creanchier pour
se» ple^gcs acquiter, le creoiichier uc les
petira pas %é il ne vent.
Beaumanair, CouL de Beattvoisis , ch. 3o.
Créant, crand, crcanchcy crcan-
cie , cfeand : Promesse, garantie,
permission , foi , engagement , cau-
tion , sûreté ; en bas. lat. crcantum.
Geste aumosnA ai-je fait par le créant et
par Tutroy de Mooéeigneur le noble barou,
Comte de Bar. Lettres de X2J().
Creaitt : Recevoir le créant d'un
reirait, c'est être mis eu possession
d'un bien retiré.
Caeant , créante : Je promets ,
j'assure , je ceriilie : ce mot s'est dit
aur,si pour permission.
Chka^itatiox : Passation d'acte
c2irz un notaire.
Créaktil : Consentement , agré-
ment.
Créantkr : Consentir, promettre,
garantir, assurer, cautionner, passer
un acte , s'engager, ex|)édier.
(^uant preniiercineot Tesgardai,
SlTiù soprift dv m beauté,
Que Icauté li creantai,
êl li tenrai.
Perrin tTAngecort.
Cbfanz : Criblures de grains.
ChKAT : £fturj[reou*
CRB
CacAUBLfi , creaule : CroyaMe «
digne de foi , probable; crediàUis,
CaERE : Crèclie.
ChKCEfiz , crlclfiz : Crucifix ; de
cru.T , crucis, ^
0 a F. c E R E L L L , crccellc : Ba tl ant de
bois qui , frappant avec force sur
une espèce de roue que Ton tient à
la main par un manche et qu'on fait
tourner , fait un bruit assez dés-
agréable. On s'en servoit autrefois le
Jeudi saint pour annoncer les offices.
Crécerelle est aussi le nom d'un oi-
seau de proie. Scaliger dérive ces
mots de querquedala , querquerella ;
Saumaise, de crepitaccUa ; Ménage,
de crecarella, à cause du brait que
cet oiseau fait en volant.
Crkdence , kredance : Commode,
buffet , armoire ; essai de viande ou
vin servis sur la table d'un prince ,
croyance, confiance, {oiycredetUia,
CRKDBifGiEE : Sommclicr , celui
qui faisoit l'essai du vin chex le roi.
Crejiict : Crédit , considération,
et dette active , créance ; creditum.
Créditeur , creditour: Créancier,
préteur ; creditor ; en bas Breton
credour,
Cr^e : Craie , sorte de terre cal-
caire , friable , sans odeur et fort
blanche ; creta , à cause de l'ile de
Crète où il y en a une grande quantité.
Créer : Sorte de vaisseau de
■guerre.
Crékrer , créerres , crieres : Le
Créateur ; creator,
Li Creeres et li Sires de totea choses rittl,
et us )iuuie!i vint, et por les homes vint, et
hoiue vint. Sennons de S. BerftunL
m
Crée TU RE : Crue d'eau, quantité,
multitude ; crcbritas.
Creffe : Gale , écaille.
(^.B£G!viou : Craindre, redouter.
Crki : Il croit , il pense.
Crkii. : Une claie ^ cradcuian
GRE cri; 3c9
CiSTM : Grosse fiiuriiie. Ceilkut : H craignit ; du verbe
CaBU , errgudo : Accroiasement , crerner, ercfnir, craindre > redouter*
magmentation , alluvion. ^o/. Cazt- Caàii : Une entaille ; de crena.
TiNE. Crénelle : Sorte de vaisseau de
Cebisme , chrême , chresme : Crè- guerre.
me, la partie butireuse du lait, lait, f Crénelé , cremax : Créneaux de
douceur ^ le saint chrême , onction ; remparts ; crenelius , de crena ; en
chrUma , cremor; en bas. lat. crema Langued. crestil , un pan de mur
iaetis. très-haut.
CaBittia : Ajouter, crc^tre, aug« Crenequin , crennequin : Sorte
nenter ; crescere, d'armure de tète que portoient les
Creist : fl crut , pensa ; il agran- arrfaers à cheval. Fojrez Cranrquin.
dit , augmenta. Cren equinier , crenntquinier ,
Creistre : Accroître, augmenter, crenquenier : Soldat armé du crenç-
Creuail : Chèvre , chevreau. quin. Ducange et Bord expliquent
Cremanî : Craignant, redoutant, ce mot par, officier on sergent qui
appréhendant ; tremens. peut faire exécution. V. CRâNEQuix.
Crtmanz Den et repaîrâûx en lu. del iiid; Cren EUR , crenleus : Craintif , ti-
•CrcBioir Deo en nul bien ki à faire »oit très nùde 4 peureux.
pasMit , de ce est dit parmi Sdbnion/ca ki Crrneure : Coupure par dentcl-
erient Den ne met rien en negligcce , maU j^^ ^^^ ^-^^^
par ce kc 11 alkaot font ensi alcuns i>ieus ke il >^ -^
ne M>i oâteîre mie d'akuos mais, si en Tient Crenter : Promettre , garantir ,
après des crermma rrpairana eta sa» dsl maldit. Cautionner.
DUtf. éâ S. Qrégùbt , /ùl, % , F"». Crenu : Qui a do beaux crins , de
Creveh-t. r. Creïs et Crestikk. beaux cheveux.
CasuER, crrmayer, cretnir, cre- CaioisoN : Création, créature;
moit, membre , criemer, crienetre : crcatio. ^ , .
Appréhender, craindre , redouter j Ca^oN : Crayon , pierre , pâte mi-
tretnere; en Prov. tretgne , eregne , nérale qui sert à dessiner.
greignou. Cr^pb : Crèche à moutons*
Si regarde a. comenchier, qne lî Père, Crepelu : Crépu , qui a les ch«.
li Fiex . et li Saîns Esperis est un Oîea tout veux crépés ; erapatas.
poissant, à qni ta dois trois cnsea, servir, CaBroif , crespon : Croupion ,
<minir et «mer. Miroir du ChrétUn,
échine; crépi ^ enduit de mortier.
CaEMETETTSEnirr : Avec crainte. Ceeque , ovc^tf ; Prune sauvage.
ÏL\Y.TU.'Mi%^crem€reua:yCrefneieus, Creqvier : Prunier sauvage qui
cre//7er/^i/x ; Craintif , timide ; rre/nffifU vient dans les haies, particulière-
et tremalus ; en Prov. crentous, ment en Picardie. La Maison de Crê-
Cremeit, r/vmtt.'Qui se fuit crain- qui portoit dans ses armes un cre-
dre , qui est à appréhender. quier de Gueules en champ d'or.
Crkmeur , cremor, cremour, cries- Crescue : Écurie, étable, bergerie,
me, mrnt<7r; Chiin te, appréhension , Cresme : Juridiclioii ccclésiasti-
inquiétude; tremor ; en Prov. cmneo. que , son district, fojrez Cubisxe.
Crksiilliér : Crémaillère. Cresmeau : Béguin, coiffe ou bon--
Cfi EMIRENT : Ils craignirent, net qu*on met. suff la tète de Tenfant
CaEMOYE : Je craignois. après son baptême; de cAm/#ui.
3^0 C R £
Ckesmelea : Oindre du saint chrê-
me , confirmer.
CviiLSMiEKy cresmeau : Vaisseau où
Ton conserve le saint chrême ou les
aaiules huiles.
Crespeline : Gaze , crêpe.
CaESPiNE : Bord , bordure 9 pa-
rure de tête.
CaKSPiNETTE : Sorte de coiffure.
Et par dessous la crespinette ,
Une conroae d'or pourtraite.
Roman de la Rose»
Crespikier ; Ouvrier en crêpe.
Crespinois : Qui porte le nom de
Crcpin, qui a les cheveux frisés; de
crespir, friser.
Crespie : Couvrir, enduire; cris-
pore.
Cresse : Graisse; crassitudo.
Cressedor : Auteur; un bon au-
teur augmente la somme des con-
noissances.
Crkssement : Taillis , plant de
jeunes arbres, el accroissement ; cres-
centia ; en bas; la t. cressamcntum,
Cressee : Accroissement ^ aug-
mjentation; de crescere,
Cressol : Sorte de tombereau.
Cressokage : Droit d'engraisser
des bestiaux dans une prairie ; de
crassiuido.
Cressonikee , cressonnière : Mare,
amas d*eau , lieu où Ton trouve du
cresson ; en bas. lat. cressonaria,
Ca JêsTA, crasta : Châtrer un animal.
C&JBSXADAN , crëstia : Chrétien ;
chràuanus.
C RESTE : Bois pour construire le
comble d'une maison.
CaKSTfcAU, cresdau : Créneau.
Ce ESTE LÉ : Entaillé en forme de
dents.
Crbstse : Peigner, maltraiter.
Crestiana : IBkiptiscr, convertir à
la foi chrétienne. f^CQr. CHRESTiENEa.
C&KtTUix 9 cretiure, crétine, crt-
CRE
tur€ : Crue d'eau , débordemâtt 4
inondation ; de cretum , participe de
crescere,
Creture est un accroissement de eve qèî
▼icDt ccléenieut , et il ap(-rt que ce soit ajoiat
par crtturt qui a joint si petit à petit , queuta
ne pues mi entendre combien il en a ireiin ■
chascun moment. TraeL des InstitiUes,
Creston : Chevreau, petite chèvre.
Crestre : Grandir, augmenter,
croître ; crescere,
Cresu , cresude : Qu'on croit , qui
est cru facilement : créditas.
Crète : Terrain élevé ou inculte
autour d'une maison de village.
Cretik : Petit panier ; c'est aussi
le nom d'un célèbre poète François,
qui vivoit sous Charles viii.
Cretons : Lard coupé menu qu'on
fait frire dans la poêle ; de crusta, ,
Cretovs , cretones : Restes de suif,
ce que le feu n'a pu dissoudre et qui
reste au fond de la chaudière.
Cretu : Arme offensive, bâton qui
a àm entailles en forme de dents*
Ceetuleux : Plein de terre grasse
et blanche , plein de craie ; cretaceiu»
Creture. Fojrez Crestivk.
Creu : Tronc d'arbre creux ;
croix ; criLr,
Creusequin : Coupe , gobelet »
vabseau servant à boire.
Creuseul : Espèce de lampe.
Creute : Habitation creusée sous
.terre, maison souterraine.
Creux , cruex : Croix; cnix; en
bas Brct. croas , croes,
Creuxier : Faiseur de croix; hom-
me qui met opposition à un héritage ,
un créancier : c'est le contexte qui
détermine le sens de ce mot.
C&EVÉ , crevée : Fatigué , harassé ;
de crepare.
Creveche. Voyez Couvée chibf.
Crevellie&e , cervelUere : Xv"
muire de tête.
CRI
CmiTEE L*iuBB (voir) : Commen-
cer, poindre le jour.
Cretissb 9 escrevisse : Espèce d'ar-
mure , cuirasse.
CasTEE : Croire, penser, estimer;
CaËzJBooa , crëzëire : Créancier ;
creditor,
Ceezbu , crezieu , creziou , crezou,
erisou : Vase à mettre de lliuile pour
1a salade ; lampe à crochet.
Cai : Poil , clieveu ; crinîs.
Cai , aie us , cris^ crut, eruis : Je
crus ; creditii,
CaiAOE : Office de crîeur public ,
cri , publication ; le droit dû pour le
cri ou publication de quelque cbose.
Cai BELLE, cribeste : Crète, huppe,
aigrette.
CaioE : Cri, publication.
Crie : Proclamation , cri public.
CaiiB : Indice , marque.
CaiEN , crient : Craint , appré-
hende , redoute ; et droit de celui
qui Toiture la dime a la grange du
décimateur.
le Véka si amorousement ,
Qn^en li amer ne crieu mort , ne domage.
Gau* Brûles,
CaiENDEE , criembre : Craindre ,
appréhender; iremere et timere.
Cbien TE : Crainte , appréhension ;
trem€}rm
CaiEOUB , crierres : Crieur public.
Cbieb : Tirer du néant , créer ;
creare.
Criée : Publier à son de trompe ,
proclamer; de quiritare.
Ceiesxe : Faute , crime , attentat ;
aimen-
Ceieue : Juré , et officier de yille
qui étoit établi pour annoncer les
ordonnances de police, le vin à ven-
dre , les choses perdues ou trouvées ,
les personnes décédées.
DefTeotea lont faites à tout criemn de corpa
C R O 3ai
et de Tins, de tendre on faire tendre es égli&es*
maiftons, portes et huis d'icelles de ccste viUc
ou fauxhourgs d\'crUe « aucuns draps pers ne
autres , sous peine de priration de ïenr ofice.
Ane. Ordonn, de PoUee,
Crikcrons : Poils , barbes q1^
viennent aux épis de l'orge et de quel-
ques autres espèces de grains; crines.
Crins , crigncs, crines : PoUs, che-
veux , chevelure; crinis.
Crique : Baie , petit port où des
petits bâtimens peuvent se retirer.
Criquet : Petit cheval de peu de
valeur ; bâton qui sert de but au jeu
de boule.
Cris (donner cris de guerre) :
C*étoit donner le mot d'ordre , 1e
consigne.
Cri s If KR : Faire cimier la chaise sur
laquelle on est assis , la faire craquer
en se dandinant ; de crepare; Ménage
le dérive de quiritare.
Crist ALLIER : Ouvricreucristaux;
de crystallum.
Cristiat : Chrétienté , pays habité
par les chrétiens. Vojez Christiaii .
Critiqueur : Celui qui critique ,
qui reprend ; cridcus,
Crorvee : Corvée, servitude cor-
porelle ; en bas. lat. con*agiurn»
Crob : Cachot , basse-fosse.
Croc (de fer) : Espèce de lance ,
instrument pour bander une arbalète.
Crocak z : Révoltés du Périgord ,
du Limousin et du Poitou , en 1698.
Crocb : Qui est de couleur de sa-
fran ; de crocus.
Croche : Crochet , branche de
vigne taillée et raccourcie à trois ou
quatre yeux ; et mesure de sel.
Crocoere : Joug, morceau de bois
courbé où Ton attache les bœufs.
Crochet : Écbasse , et recette
d'impôt.
Crochuer : Rendre crochu, cour-
ber; curvare, .
X
322 C R O
Croçok : Croix de par Dieu ,
alphabet.
Crocus : Plante et fleur de safran ;
crocus.
Cro^s, croéexy crouces, crouveau.r,
crouveis , crovées : Corvées , droit
de faire travailler ses vassaux à des
ouvrages publics , rentes seigneu-
riales.
Croettes , croes. Voyez Crasses.
Croez : Sorte de jeu.
Croicefiz : Crucifix, figure re-
présentant Jésus en croix.
Croicer , croiser : Tourmenter ,
affiiger, chagriner ; cruciare,
Croichet : Jeu où Ton croise les
jambes ; b&ton pour tenir ferme une
charrette.
' Croigir : Augmenter, accroître.
* Croie. Foyez Crée.
Croier : Accroître , multiplier ,
acquérir, étendre ; de crescerc.
Croixr , croycr : Blanchir avec de
la craie.
Croil : Verrou ; en b. lat. coralc.
Croille : Fourchette de cuisine.
Croire : Confier, vendre à crédit ,
prêter ; credere aiiquid aUcid.
. Or, Sîre, le» voulez-vow croire?
Jasqiie& à ja quant tous yiendrez;
IVon pa» croire, mez Us prendre!
A mon kuyz , en or , ou monn^oye.
Fiuxe de Pathelin.
Croisade : Uaction de tenir les
bras en croix , pénitence monastique.
Croisaige : Contribution qu'on
paye à Tennemi , suivant les conven-
tions faites avec lui.
Croisret : L'action de hausser le
menton de quelqu'un en le tenant
avec la main., et lui faisant claquer
les dents , ce qui est une marque de
mépris.
Crois de ceks : Accroissement ,
augmentation de cens ou rente.
C&oisÉi : Croisade.
CRÛ
Croisement : Saisie d'un héritage
pour lequel on n'a pas payé le cent
seigneurial ; elle étoit nommée i^XHse-
ment, parce que la justice plantoit
une croix sur le terrein en saisie.
Croisement signifioit encore , Ten-
chère qu'on faisoit sur le tiercementi
ce qui étoit appelé en Lorraine , mo'
tiement» Voyez Quartiers.
Croiser : C'est faîî*e ce qui est dé-
signé dans l'article Croisemekt.
Croiserie , croisement : Croisade »
entreprise d'une guerre contre les
Infidèles ; de crux.
Croiseur : Celui qui , au nom da
seigneur, saisissoit un héritage rede-
vable du cens.
Croisie : Ce qui partage en forme
de croix , ce qui est fait eu forme de
croix , et croisade.
Croisi^s , croisés : C'étoit le nom
de ceux qui alloient en croisades dans
la Palestine ; ils furent ainsi nommés
parce qu'ils portoient une croix , et
qu'ils combattoient pour la croix.
Croisieu : Lampe faite en croix.
CROisiLLE,crcMj///o/i .* Petfte croix»
comme on en rencontre quelquefois
sur les chemins.
Croison : Créature , et création ;
creatio; et ce qui représente une
croix ; en bas. lat. croiseia»
.Croissel : Lampe de veille, ainsi
nommée à cause de sa forme.
Croissibr : Se croiser, prendre la
croix pour une croisade.
Croissir , croisir, croisser, crois"
sier : Rompre , craquer , casser, pé-
tiller; crepare; en Langued. crouissi.
Ijors reistiez ester mcller,
D*ainbes deux part gens assemUer,
Lances croisir, escus percier,
Haubers disrompre, et desmaiUier.
Roman dAtys et de Profilias,
Croist : Augmentation , crois-
jance ^ surcroît , accroissement.
CRO
CmoiSTADi : Accroissement , aug*
menUtion.
Croistke : Craquer comme fait
un arbre prêt à tombier.
CaoïsuBL : Lampe qui a la forme
d'une croix.
CaoïT : Augmentation d'un trou-
peau par le moyen des petits qui y
naissent ; de crescere,
Caoïx : Manche, poignée en forme
de croix ; et sorte de jeu.
Croix d'outremer : Croisades.
Croix (les grands) : Processions des
trois jours des Rogations.
Croix hoires : Le jour de S. Marc,
ainsi nommé des processions et des
kabits noirs dont se Yétoient les assis-
tans , en signe de pénitence.
Croie : Vent qui sort du corps
ayec bruit par le derrière , pet.
Crolar : Branler, remuer, Taciller.
Crole , croleùt , crôiement, crolle ,
croliement, cro/ies , croliejrs : Ébran-
lement, secousse , écroulement, ébou-
lement , tremblement de tetre.
D*illuec Teniines en une cl^é où Saiact
Leoncet gif t , qui puis fu def Iruite par le
eroffe dé la terre an tens de TEmpereur Jus-
tinien. Fie dfs SS. Pères, ftV. 3 y foi, x xo.
Croler , croUair, croUer, crosler ;
Écrouler, ébouler, tomber en ruine.
Croliz, crolaie , croliere , crou'»
iiere : Fondrière , ornière , marais ,
mare.
CaOLLEMEHT. FojTCZ CrOLE.
Crollemest : Ébranlement , se«-
tousse , éboulement , tremblement.
Croller : Pencher , murmurer ,
chanter à yoix basse.
Crolleys : Émotions, agitations
de l'ame.
Croniqueur , chroniqueur : Histo-
rien , écrivain.
Croniser , chroniser : Faire une
chronique 9 une histoire par ordre
CRO 3a3
de temps , noter ce qui est digne de
remarque ; de chronicus,
Cropet : Gras et trapu , de petite
taUle.
Cropie : Filet pour la ch^se; temps
auquel les lièvres et autres animaux
vont au gagnage.
Croquant : Mendiant, homme ^e
rien, un paysan. La Fontaine s'çn
est servi dans ce dernier sens , dans
la fable de la Colombe et de la Founjû.
Vojez Crocauz.
Croque , croquebois, croquepois ,
croquet : Bâton armé d'un croc y ou
qui est recourbé ; en bas. lat. croca,
Croquier : Faire le crochet, don-
ner le croc en jambe.
Cros : Croix , béquille , potence
dont les gens perclus se servent pour
marcher; crux ; en bas. lat. croda;
en Prov. crosso; en bas Bret. cro^ ,
crottcq, croas; de ce mot a été formé
crosse , qu'on devroit écrire ccoee.
Cros : Fosse pour un mort, creux,
fossé.
Crosle : Remuement , branle.
Voyez Crole.
Crosler, cnotti/er, crousler, crousl-
1er : Remuer , inquiéter , branler ,
écrouler, ébranler, tomber en ruine*
Foyez Croler.
Li seconx chapitres nos dît.
Que mont a cil bon Esperit,
Que pacience puet avoir.
Ne se doit crosler, ne movoir
De sa foi, ne de sa créance.
Bibh Guiot, fol 94 , F*.
Crosser : Courber, plier.
Crosson : Berceau.
Crot : Trou, fossette, fossé, creux.
Croté : Grotte , caverne , cave ,
cellier , fosse , creux ; crypta, Voye^
Crouste.
Tote trespassa la cité
Dehors IfS murs d'antiquité,
Trova une ç/Y>re sos terre.
tLoman ttAtjrs et de ProfiSms.
3a4 C R O
CmoTB : De la craie : creUi»
Crotéb (soupe) : Soupe , potage.
Croton , crotton , groton : Prison
obscure , cachot ; en Prov. croto.
Voyez CrcAjste.
Croube , croubes : Courbé , pen-
ché; cun*atus.
Car monlt croubes, et moult crochues,
AToit les nuiiiis icelle image.
I Roman de la Rose,
Crouchet » crouillet: Agrafe , fer-
moir, Ycrrou.
Croucit : Bâton terminé par un
morceau de fer en croix ; de crux ,
crucis.
Croule : Terre cultivée , et en-
tourée de maisons , de haies , clos.
Crouez : Creux, vide ; de curvitas.
.Voyez Crouste.
Crouilliere : Ornière. F. Croliz.
Croule : Secousse , tremblement.
Voyez Crolb.
Crouler : Se remuer, se mouvoir.
Croullant : Tremblant, remuant.
Croullrr des instrumens de mu-
sique ^ c'est en jouer.
Crpumpaîre : Voleur , trompeur.
Croupe , croupe , croupie : Epais,
et la croupe , le croupion d'un che-
Tal ; uropxgium.
Croupie. Voyez Cropie.
Croupon : Cuir de boeuf et de va-
che qui est tanné.
Crouppe : Espèce d'étoffe.
Croupte : Chapelle souterraine;
crypta.
Crouquet : Un quignon de pain.
Crous : Croix ; crux.
Croustade : Pâté , tourte ; chose
qui en couvre une autre ; crusta ; en
Prov. crustado.
Croustas : Croûte qui se forme
sur une plaie ; crusta,
Crouste, creute , croie , crousiel,
troute, croutel : Grotte , cave sépul-
CRU
craie , caveau ; mare remplie d'eau f
souterrain , caverne , tanière ou re-
traite d'animaux ; crypta,
Aprez les trois ans se moarat
A Chicheatre, à U cors jut;
Corde îlle renseTeli
En la crouie al tample Janl.
Roman du Brut,
Crousté : Croûton de pain ; de
crustum,
Croustellb : Petite croûte de
pain ; crustula,
Crouteau : Petit caveau. Voyez
Crouste.
Crouteille : Espèce de gâteau ;
crustula,
CROUTELEvi : Couvert de croûtes
et de gales. ^
Crouvee : Corvée, servitude.
Crouzat , crozat : Monnoie mar-
quée d'une croix.
Croveisier : Cordonnier. Voyez
CoRDOAIflER.
Crovixier, cordovinier, cordutpe^
nier : Cordier, faisant de la corde.
Voyez CORDOANIER.
Crowate. Voyez Crawatb.
Crote : Craie , pierre blanche ser-
vant à crayonner ; de creta,
Croyé : Espèce de craie qui se
trouve sur les raisins et les prunes ,
lorsqu'ils sont en maturité sur l'ar-
bre ou fraîchement cueillis.
•Croyement : Probablement, com-
me il est à présumer.
Croyer : Donner naissance, créer;
creare. On donnoit aussi ce nom à
une sorte de vaisseau de guerre.
Croyer : Marquer à la craie. Voy*
Croire et Acroire.
Crozat : Sorte de monnoie mar-
quée d'une croix.
Crualment, cruaumertt: Cruelle-
ment , méchamment ; crudeliter,
Li Rois lor dist iréement
^*U U tanneatent cruatunent.
CRU
Bu plat grief turment qp^'d Muiront,
Cil dient k« en»! le feront.
Le Philosophe seemuba,
C&UÂLTi : Cruauté ; erudelitas*
Crubarân : Dans le for de Béam,
mbr. dehotrdddiSf art. s 7, ce mot
signifie recouvreront. Ragueau,
CavBEL , cruveou : Tamis , crible 9
claie ; crates.
CaucAREvi : Lié , uni.
C&UGXL , crucet : Lampe en forme
de craix ; en bas. lat. crucibulum,
CaucHEFiJE : Crucifix, croix.
Aprèt etgirda Joseph qae la Unche que il
•Toit feue en la main dn tîerche Aogele, ettoit
fichiée parmi le costé à Thome cruchefije , si
en deconroit contre tsI: la haatte en roisseans ,
ki n*estoit ne tos aigœ , ne tos sans.
RomoM du S, GraaL
CaucHoir : Redevance , droit , im-
pôt.
Cauci: Rompre, froisser, craquer.
CauciEMENT : Tourment , inquié-
tude, douleur violente; cruciatus.
Ge soi en la main de Den, octez moi de cele
mort de laqueile il sofferat moi estre occis.
Dnnkes plot à toz les Lombara ki forent
ilokcs ke ils denssent trunkier lo chief , par ko
il sens grief crudement par corte mort fine-
roient la vie de celui.
DiaL de S, Grégoire, Uv, 3, cA. 87.
in manu Dei sum, eâ morte me occidite,
qu me occidi ipse penrùserit. Tune omnibus
qui illic aderant Langobardis placuit^ utewn
eapite truncare debuissent : quatenus sine
gravi cmciatu vitam ejus eompendiosa morte
terminarent.
CauciFERE : Monument qui porte
une croix , porte-croix ; crucifer.
CauD^LiTi , cri/^^; Cruauté, in-
humanité , férocité ; crudeliteu ; en
Ital. crudelta.
CauEHTE : Cruelle , insensible.
Prince , qui pendis en la craix
Et mortr toU de mort cruente .*
Pour le pescheur, ainsi lé crois,
Badictet de playe doalente.
CRU 5»5
Veuilles par ta digne poîssanee
Que dire pult de cuer courtois;
Qui de terre es toute poante
Retourner t*y fanh ane fois.
Danee aux Aveugles , pag, 98»t
Exhortation au Pecàeur.
, CauEULx, cruetts, crueûse, cruetue,
entex : Cruel , barbare , impitoyable,
sanguinaire ; cruentus , crudeUs. Ce
mot servoit aussi à exprimer ee qui
est grand, excessif, soit en bien ou
en mal.
Bien a tous cause de trembler
Pour les grans et eraeur peehifllE
Dont le monde est fort entesehié.
Tragéd de la Fengeance deJ.Ç,
Crueusexeh T : Cruellement , ou-
trageusement ; crudelittr»
CauGEON : Petite cruche de terre*
CauiEEE : Cruelle ; crudeUs.
Car dure chose est et entière, de taîDer lo
membre d*un enfant qui novelement est nti|[
d*un eoutel de pierre.
Sermons de S, Bernard, foL 86.
Durum enim videtur et cmàti» , parruh
recens nato cultrum lapideum adhibere,
Caùis : Cru , croyable ; credibilis,
créditas. Li ditpriour et couent doieni
être cruis : Le prieur dont s'agit ,
de même que son chapitre , doivent
être crus.
Cauix : Croix ;. crux,
CacLURE :Criblure,lemenugraui9
les ordures du grain qu'on a criblé 9
vanné et nettoyé.
Crup : Groupe et croupe de che-
val; crupa. Voyez Croupe.
Crupellaire : Soldat gaulois pe-
samment armé ^ espèce d'oplithe ;
crupellarius. Suivant Borel , qui cite
Bochard , c'étoient proprement ceux
que les Latins z^i^eXoïenXcatapJiraciii
Cruppée iVolée de coups de bâtons.
Cruquecmon : Vaisseau de terre
ou de grès propre à recevoir dea
liquides , tels que vin , huile.
Cru» : Creux , le fond d'une terre.
3
3i6 C U B
Guichard dérive le verbe creuser de
l'hébreu cfiarah.
Crus , cruse ; Soie qui n'a pas été
adoucie, travaillée , qui est crue ; de
crudus.
Crusgà , cruseir : Écraser , faire
craquer ; de crepare ; en bas/ lat.
cruscire.
Crusset. Voyez Crucel.
Cruste , crutze : Croûte de pain ,
et son de farine ; crusta,
Cruvel, crouvel : Crible et co-
quille de noix ; en Langued. cruveou,
Cruvelâ : Passer des châtaignes
au* crible à claire-voie pourles net-
toyer ; en Elsp. acrevilîar,
Cruvelier : Marchand de coffre*.
Cruve : Cruche , pot de terre ou
de grés.
Crute&e : Cruelle , méchante ;
crudeUs,
Trop fu meire cruyere qnand tu cesl avor-
tement touIus faire porce ke nuU ne fus( kl
pulst rezoivre celai cui ta aboies forgitiet.
Sermons de S. Bernard, foU 46.
SaeTa nimirum mater ita abortivum facere
volais ti, dum non esset qui excipere posset
txcussum.
Cruyse : Morceau de pot cassé ; tét.
Crt (aller au) : Aller au secours
du côté où Ton entend crier. •
Cry : Droit de faire des proclama-
tions publiques; cridatio.
Crye : Crieur public , héraut qui
proclamoit ou annoncoit quelque
chose.
Crypte : Caverne , grotte , lieu
souterrain ; crypta,
CvyCiii, cuti: Qui, lequel; de cujus.
Ctjauldee : Recueillir, faire la ré-
colte ; colligere,
CuBARiE : Cellier, endroit où Ton
serre les cuves ; de cupa , cuppa,
CuBAT : Petite cuve de pressoir ;
de cupa; en bas. lat. cuha,
CuBEL : Petit tonneau , baril.
CtJE
CuREKT : Couvert , cotiTerde »
couverture ; de coopertura ; eu bas»
lat. cubrecellum, coopcrculum,
CvBicuLÂiEE : Yalet-de-chamlnre ;
cubicuUirius,
CuBREMEir : Voile, ornement de
tète.
CitBRiMËif : Manteau, robe de des-
sus ; de cooperire,
CucHE , colche , coulche , cuchon ,
cuchoty culchcy ^i/^cAor.-Tasdefoin»
meule de paille , tète , cîmc^, haut ^
faite ; culmen.
CucRE, lisez çucre : Sucre ^ sitO'
charum.
Trop se vent bien an contentv.
Contrefaire la Madelaine ,
Plus a en aus borre que laine,
Yeuin et fiel , qae miel et cucre.
Adès quierent il le sepucre
If ostre Seigneur , ce m'est aria
Enbronchiez ont tox tans les vis
£t par semblant moût se dckpisent.
Pour eus aeroistre s*apetisent
Por ce les bas , por ce me nuisent.
Gautier de Coinsi, /rV. i , chap. s>
pariant des Papelards.
Cucu ; Coucou , oiseau.
CucuLE , coule , cucuUe , goule ,
gule : Manteau de voyageur, capu-
chon , scapulaire ; cucullus,
CuDE : Sorte de padoue qui se fa-
briquoît à I.yon au seizième siècle.
CiJDE , pour cuide : Pense, estime,
sUmagine ; cogitât.
CuDE , cuide, cuder, subst. : Esti-
me, considération; cogitatto. Voyei
CUIDER.
CuDER, cuider : Penser, présu-
mer, croire ; cogitare.
CuE , cueue : Queue , tonneau à
mettre du vin , suivant Monet.
CuÉ : Cuit au four ; coctus.
CuÉcHON : Cuisson de quelque
chose , action de la chaleur qui sert
à cuire ; coctura,
CuEiLiEUR, cueilleteur, cuelieur:
Collecteur , receveur , celui qui rc-
eu E
eudlle un droit ou un péag« ; col-
iector,
Cubillete : Récolte 9 moisson;
taille 9 imposition ; collecta,
CuEiRiiit , cuen'er: Eclievin, juge
des eauses ciyiles.
CuBL : Le col ; colliim. Je n*ai
trouve ce mot que dans Borel , qui
cite le Songe du Vergier.
CuELLÉE : Assemblée tumultueuse;
sédition.
CuELT : U cueille , il ramasse 9 il
assemble , il recueille.
Qui petit teme, petit cuelt;
Et qui aacquet recotUir ruelt ,
En tel lieu U semence espande.
Que fruit à cent doubles l*y rende.
Chreseien de Tnyes,
CuEVE, euenon : Diminutif d'£-
tienne; Stephanus.
CuEirs 9 cueniy quens : Comte , di-
gnité ; cornes,
Ba! Cuens de Blois «mors est mal baîIUe
S*eie m*ocist ou Heaume de France.
Gosse Brûles.
CuE& , caersy cueur : Cœur, esprit,
ame, courage, envie, résolution ; cor.
Car molt est cbaitis cil qui est de roit citer
et que fintement humiliet son cors, car 'de
ceos at ki felenessement s*umeli«ut , et ke lor
CAtraiUes sont plaines de boyttie.
Sermons de S. Bernard ^ Jbl. 43 , V**,
CuEE : Chœur d*église , chœur de
musique , chorus ; c*étoit encore le
nom des chapeaux que les chanoines
portoient au chœur pendant Tété.
Et en après el disieme jour de sa maladie
devant dite, il fu avis audit frore Jehan, et
ne set se il dorrooit on sM reilloit , que il es-
toit dans IVglise de St. Denis eu France , là
oà le» os du benoict St. Lois estoient ense-
velis devant Tautel St. Estienne , qui est en
citjer aus moines, et qui est emprès le tombcl
du benoict Saint Loy» et H f-stoit avis que il
cstoît otcnr , el lieu ou 11 estoit au etier et que
il aToit graut clarté entor le toinbel qui est
ilec dehors le cuer entre celui mctsmc cuer et
le grant autel.
Miracles de S. Louis , chap,. 5o.
C U G 327
CuERE 9 cucrier : Juridiction dès
ëchevins , ou juges des causes civiles^
CuEEFRU&E, cuerfrere : Soumisà
la juridiction des échevins.
CuERLE : Doux 9 mollet.
CuERSEUR : Femme soumise a la
juridiction des échevins.
CuETTE : Coude ; cubitus»
CuEUÀULT : Homme dont là fem-
me est infidèle. Foyez CoquiLLARn.
Cueur : Chœur dVglise; chorus.
Voyez Cuer.
CueUrier : Chantre , maître -du
chœur ; chorostates*
CuEURiR 9 lises cuevrir : Couvrir.
CuEURT : Lacourd*un souverain.
Fojrez Cort.
CuEURT : Etroit 9 court ; curtus,
CUEUS9 cueujs, cuez, Aeu, Aueus,
queu y queute , queus , queux ^ quex :
Cuisinier 9 maitre-d*hôtel ; coquus*
CuEUVRE : Couvre , met à l'abri.
CuEUvRE-CHiEF : Votle , cfaa^^eâu ;
capUis operimentum. Voy* Couvre-
CUIEF.
CuEu VRIR 9 cuesfrir : Couvrir^ ipet-
tre une chose dessus ou devant une
autre ; cooperire.
AntrefToh hiy met nne gitai>le.
Et par dessus an eueuTrechief ,
Qui cuenvre b gimple et le chief;
Mais ne cueuvre pas le visaige ,
Car ne veult pas tenir Puialge
Des Sarrasins , qui d*eslamhie^ ,
Cueuvrent le» cbiefs anz Sarraataei.
Bonum de la Bote*
CuEUx , cuex, queu je : Pierre à ai-
guiser, queue.
CuKVRE , cttii*ers : Cuivre 9 airiin ;
œs cyprium , cupruth,
CuKVRE FKU : Couvre-feù, signal
de la retraite.
CuKX, cuez. Voyez Kex.
CuFFET ; Coiffe , couverture de
tète.
Cuc : Je pense ; du verbe cuitw,
i -
3a8 C U I
eujha , penser , présumer , croire \
cogitare.
CtJCNAT : Cousin, beau-frère ; cog-
natus.
CuoNET : Petit coin ; pièce de terre
terminée en pointe ; cuneus, cuneolus.
CuGNiKTE : Petite cognée , petite
bacbe. Voyez Coi 5 on ie.
CucNON DE PAIN : Morccau , quar-
tier de pain.
■ CuoNOT , cung : Petit coin , cul-de-
sac ; cuneus,
CuHiiÊ : Cuiller , cuiller à pot ;
cochiean
Cui : A qui , de qui , qui , auquel ,
lequel, duquel, desquels, à celui qui ;
cujus, cui j quorum.
Marcelllnas alsiment liom d*honorabIe vie ,
il fu ereftkes de celé meisme glifte Ancho-
Dltane, cuialemv.n» ii mais des pies de mult
graat dolor avolt contrait.
Diai. de S. Grégoire , Uv. i , ch. 6.
Ejusdem quoque Anchonitanœ autistes ec-
clesiœ "vir vitof venerabiiis Marceliinus fuit ,
cujiu gressum dolore nimio podagra eom-
traxer<U,
Cm AB : Penser , présumer , croire ;
cogitare.
CuicELiER. Voyez Cincelier.
CuipAircE. Voy. le subsU Cuidee.
CuioANT : Croyaut , présumant ;
cogitans,
CuioéES : Les vendanges.
CuioRR, cuder, cuidier, cuyder,
quider, quidier : Penser, croire, s*ima-
giner , présumer , se persuader,' être
d'avb ; cogitare ; en a ne. Prov. cuiar
et cujha. Voyez Quidee.
..P^usor» Jones sont si ontrt'Ctiidés , qu*i\s
cuideni toot sçaroir , pooir et Taloir
toujours , dit-ou , que cuidier u\st pas scaroir.
Les quatre ylges de f Homme , par
Philippe de Navarre.
CuiDÈR , cuidier , subst. : Imagî-
Tiation , présomption ; pensée, croyan-
ce, a>is, sentiment. Barbazan pense
^ele mol cuider, étant une croyance
CUI
incertaine , ou une présomptioB »
vient du Lalin quidam , dont on a
fait le verbe et le substantif cuider»
Au mien cuidier : A mon avis , selon
moi.
En un mai de cmdûsr, ii*a pas plaln poing
de saroir. Ancien Proverbe,
Clianx qui ne tesmoignent fors ({oe cw-
dier, ou par onir dire, il est chertaine chose
que lor tesmoignage vaut riens.
Couttune de Beauvoisis , ckap, 4-
CuiDEEEAUx : Jeunes gens pré-
somptueux , qui ne doutent de rien ,
s*imaginant avoir du mérite ; et non
pas amans , comme le dit Borel qui
cite ce vers de Villon :
A cuîdereaujc, d*amour transis.
CuiDiAus : Instrument propre à U
pèche.
CuiGNAT, cuignate : Beau-frère ,
belle-sœur , cousin , parent , de même
famille ; cognatus.
CuiGNÉE : Cognée , outil de bû-
cheron , de charpentier.
Ju.squ*au matin qne an Tilaia
Y Tint sa cuignée à sa main »
Qui renforma son peliçon,
Avenc si aroit un gaingnon
Que Ii repriica sa pel.
La Confession du Henmrd,
CuiGNET : Gâteau ; petit coin ; en-
coignure , angle.
CuicNKTE : Petite cognée,hacbette.
CuiL , cui : Qui , lequel. Voy. Cui.
CviLii ^ ceuillette y ciiiUette , cuH-
laite y cuillette , cuillie : Moisson , ré-
colte des biens de la terre en géné-
ral ; collection des tailles, perception
d'impôts ; coUectio,
Cuir :, Briller. L'auteur , parlant
des abbés et abbosses qui nourrissent
et entretiennent leurs familles an dé-
triment de leurs religieux et religieu-
ses , dit :
Moult d^abesses , moidt d*aabé
Souvent aiusi ont Dieu gabé,
Iieurs parens paiiMeat et nourluent »
CUI
Et tSL qai em doiore porrÎMent »
Et en DIen serTÎr te déduisent
On peu de Fiane ou U nef cuisent,
GmMiUr de Coinsi, Iw. i, ekap, 34*
Cuia, curée, curie, cuyrée : Col-
let de cuir ou de buffle semblable à
l'espèce de rochet que portent les pè-
lerins ; de corium»
CuiaE , cuite : Coudée , mesure ;
cubitus.
CoiBÏE : Chasse au loup ; et la cu-
rée des chiens de chasse ; de corium»,
CuiAET : Peau dont la laine a été
V>ndue , mab qui n*a point encore
passe à la mégie.
Cui&EUR , cuiratier : Ouvrier qui
travaille à la préparation des cuirs ;
coriarius.
CuiaiE (rime) : Cuirasse , pour-
point sans manches*
CoiaiEE : Couvrir quelque cl|ose
en cuir.
Cuis , du verbe cuider : Je présu-
me f je pense.
CuiSÀGE : Cuisson.
CuisANçoN : Soin, inquiétude.
Voyez CuzANzoN.
CuisiAU, cuisiauUf cuisiaux, cuis-
sierCy cuissot, cuissots, cussiere : Cuis-
sart, Tarmure des cuisses ; cosserium;
de coxa, ^
Cuisine : Petite boite en cylindre
de cinq à six pouces de longueur, qui
s'ouvroit en plusieurs endroits ; on
y mettoit des épices et autres dro-
gues aromatiques pour Tapprét des
mets. Cette boite se portoit dans la
poche ; de coquina.
Cuisine RIE : L'art de faire la cui-
sine , d*appréter à manger ; ars co-
quinaria.
'CuisiNET , cuissin : Coussin , oreil-
ler ; de cttlcita,
CuisiNS : Cousins , parens , alliés ;
de cognatus ou de consobrinus.
Icelui soir le laissèrent ensi ,
Josqu^an demain que IJ jors esclaîrclt t ,
CUI 329
HemaoU mandèrent monlt tost et U i vint ,
Son frère acole asseiz et conJQÎ,
Et pais Giribert qui ettoit ses etdsùu.
Et la Roine an gent cors seignori.
Roman de Garin le Loherens,
CuissÂET , cuissel, cuissere : Ar-
mure des cuisses.
CuissENiEE : Cuisinier. F. Cueus.
CuissETE : Ce quècouvre la cuisse
d'un animal.
CuissEux : Les côtés de la selle où
posent les cuisses du cavalier.
Cuissots : Armure des cuisses.
Cuif : Brûle, brûlé ; du verbe cuir.
Cuit : U pense , il imagine , il pré-
sume ; du verbe cuider; cogitât.
Ainsi com li«enfès empoigne
La chandoile , dont il se ciuV (brûle)
Ont il embracié , 9è cuit,
La mort , ne Ion cmt, ains le croî.
La Bible Guiot , parlant de Tordra
de Grantmont,
Cuite (à) : A force, ji cuite ^es^
perons : Presser bien fort un cheval.
CuiTEM ENT : Franchement , sans
payer, g^tis.
CuiTTE : Quitte, qui ne doit rien ,
égal , pair.
Cu;vE : Airain , cuivre ; œs cy^
prium , cuprum , selon Borel.
CuivEES , cuivert: Méchant, cruel,
débordé , libertin , esclave , homme
de condition servile, infâme, perfide ;
bas , abject , sans principes , sans sen-
timens. Guiot de Provins dit qu'au-
trefois on trouvoit trois vertus dans
les couvens , savoir , charité , droi-
ture (justice) et vérité ; mais que de
son temps on y avoit substitué les
suivantes :
La première a nom traisons ,
Et la seconde ypocrisie ,
Et la tierce a non symonie,
Las ! com ci a cruel échange ,
Que traïsons est si estranga
Ypocrisie si couverte ,
Et sjDonie ai cuivertc.
33o CUL
Et si destroUe et si ardanf ,
Bleu sont ces trots vieilles piuos
Hui est Li jors dame du monde.
La Bible Guiat.
CuivRRTiSK : Bassesse , esclavage ,
méchanceté , cruauté, libertinage.
Cul : Poignée , manche.
CuLAiCE , culage , cuUage , cul-
liage : Droit t^fVanniqûe et odieux
que certains seigneurs s'attribuoient,
de coucher la première nuit des noces
avec Tépousée ; c'étoit aussi le nom
du présent que Tépoux étoit obligé
de faire à ses amis le premifr jour
des noces , pour qu'ils le laissassent
coucher avec sa femme.
CuLCHER : Coucher, se baisser, se
prosterner ; cubare.
A col quant en la rertnt de Deu , de| auc-
toriteit Sainz Plrre , dissent soi avoir ferme
^»erance de la santeit de celui , mânes li hono-
rables bom soi culckat en orison et il com-
nençant les soUcmpniteiz des messes , el re-
gart del tôt poissant Deu offrir sacrefice.
Dial. de S. Grégoire , /rV. 3, ch. 3.
Cm dum in ifirtute Dei, ex auctoritate Pétri,
fixain salutis iilius spern habere se dicerent,
^protinus venerandus vir orationi incubuit ,
et missarwn so/emnia exorsus , setcrijicium
in conspectu Dei omnipotentis immoUwit,
CuL-DE-LA-couRCELLE : Lc der-
rière, le fond d'une petite cour.
CuLHiCHA : Collecte , récolle ; col-
lectio.
CuLiERE , colierc , culefon : Partie
de la croupière qui passe sous la
queue du cheval. Voyez CoLtikE.
CuLiTE : Espèce de petite mouché.
CuLLACE. Voyez Culaige.
CuLLET : Espèce de drap ou de
peau.
CuLLOT : Espèce de chien.
Culot : Creuset , sorte de bourse ;
c'est aussi le nom d'un oiseau der-
nier éclos d'une couvée; il s'est dit
aussi pour le coin du feu.
CUL
CuLPE : Faute, délit, manque-
ment ; culpa.
Après ce que li premerahu pet« 4a la ha*
maine lingie por sa culpe , fu for» boteis dé*
joies del paradis».
Dial. de S. Grégoire, liv. 4, chap, i.
Postquam de paradisi gaudiis culpa exi^
genre , expulsas est priinus humant gênais
p€u-ens,
CuLPER , prononcez coulper : Ac-
cuser ou reprendre d'une faute ^ blâ-
mer ; cidparc.
Culte : Matelas , lit de plome ;
culcita,
CiiLTiFiEMENT : Culturc , labouf,
entretien ; cuUura.
Ceste genrratiouns de ciel sont et de terra
quant elcs est oient crée* el jour que noatre
Sire fi&t ciel et terre et tôt cultipement del
champeinK que cco fust née en terre et tools
herbe de regionne avant que ceo germûla.
^ Bible, Genèse , chap. a, «vrt. 4.
Istœ sunt generationes cceliet terrte, quand»
creata sunt , in die quofecit Domifuu Ùèm
cœlum et terrain : et omne virgttltnm ngri
anteçtuun oriretur in terra, omneinque Aer-
ba/n regionis priusquam germinaret,
CuLTTTiOR , culdfiour : Laboiareur
qui cultive les terres ; cuUiveuor ,s
cuiiôr.
Abel adocertes fu&t pastnr des bwéillet , et
Cain cttltijior. Bible, Genèse, ch. 4 , i*eri, 2.
Fuit autem Àbel pastor ovium et Coin
agricola.
Ils laborront en la terre et înront o lu? ,
laquelle est esparse et lée à deffatite de cti/cr*
■fiotir, Jbid. chap, 34, ^vérs» li.
Negotientitr in terra , et exerceant eam ,
quèe spMiosa et lata cultoribos indigec.
CiiLTis, co£/rt// : Jardin potager,
verger. ,
CcLTiviOE : Labourage , culture
des terres.
CuLTivEMENT , ci/^/V^tfre : Hom-
mage , adoration,' culte qu'on rend
à Dieu j cultus.
eu w
CuLTumxE : Labourer , cultiver ,
avoir soin; culUvare.
CuLULx : Grand vase à boire ;
ailulius.
CuLVEaT : Infâme , pervers , traî-
tre y perfide. Voyez Cuivebs.
CuMÂiN s : Peuples dont il est beau-
coup parlé dans Ville - Hardouin.
Fojrez CoMÂiir.
CuMÂSEL^ : Crémaillère d*une che-
minée.
CuMBEL : Vallée, vallon. Voyez
Combe.
CuMEiftiEMEifT ^ cumandemenz :
Commandement, ordre, ordonnance ;
de cum , et mandatum,
É D*ad pas f ennd mes veies è mes cuman-
demenz, pur faire jnstise et dreiture en terre,
ai cmne fist ses pères David. Ne parquant ne
toldrai pas à lai le règne.
Livre des Rois ,liv,%^ fol, 98.
Cumul : Droit singulier que les
héritiers de propres en ligne directe
avoient dans certains lieux ; ce droit
consistoit à ajouter aux propres les
meubles et acquêts , pourvu toute-
fois qu*ils excédassent des trois quarts
la valeur des propres , et à exiger
qu'on leur en donnât le tiers ; cu-
jnulus.
Cumulatif , cumulaùment : Qui
te fait par cumul , accumulation ;
cumulatè y cumulaûm,
CuN , cune , cuns , lisez c'un : Que
un , qu*un ; unus,
L*eTe maintenant qoerre alerent ,
La Dame et PcrccTal lavèrent ,
S^essuirat h ane toaille
CuMe damoiselle lor baille.
Boman de Perceval , fol. 3 4 4.
CuvARDia : Entreprendre une
chose difficile , s'en charger, diviser,
séparer; cuneare.
CuNCHiK , cunciié : Souillé, gâté,
sali.
CuNCHiEB : Salir, gâter, souiller.
Voyez CONGHIEB.
C U R 33t
CuNEL : Coin à fendre du bois ;
cuneolus.
CuKG , cogn :Un coing; cofoneum;
en Prov. mod. cougne,
CuNG : Coin de la monnoie ;
cuneus.
CuNJUBEisoir : Conjuration, com-
plot , conspiration ; conjuratio.
CuNKE : Commencement, géné-
ration.
CuNTBÀT : Estropié , contrefait ;
coniracius,
Cun vEBTEB : Attirer à soi , con-
vertir.
Alisandre à vus eunvertez
Les corages as sages ke vas ares
Lor trespas , e lur tors ostez
A la gent matire pas ne donez
Ke mal passent parler de vus (vous).
£nseignemens ttjéristoU.
CuNT (saint) : Saint Quirin ; Qia-
n'nus.
CuPÂ : Accuser, blâmer ; culpiire*
CupE : Yase , coupe ; cupa,
CupinE , cupidique : Désireux ,
convoiteux , envieux ; cupidus.
CupiniQUE : Qui appartient à Cu-
pîdon , à r Amour ; Cupidineus,
CupinoNÏ : Joli , mignon , beau ;
de cupido.
CuQUELiN : Certains poids et me-
sures.
CuB : Cours ; cursus.
Cuba , du verbe curer: Avoir soin.
CuBÀCBE : Cuirasse.
CuEALiEB : Bois, haies, brous-
sailles.
CuBATEBEssE : CvLT2LXv\ce\curatela.
CuBATEBiE : Tutelle, curatelle,
soin; curatura ; et métier de'cor-
royeur.
Cu BATIE , curatier : Tanneur, cor-
royé ur; curaierius.
CuBATiRB , curatour : Curateur ,
tuteur, courtier; curator,
CuBATBiB : Lieu de débauche»
33a : C U R
CcuBi : Couvrir, courber ; curvare*
Cube : Soin , souci , attention 9
protection ; cura.
En r'ûté et en ordare
En vie trop obscure
Ai esté lonc terminer.
Boine nete et pure
Quar me prea en ta cure
£t si me médecine
Par ta yertu devine
Qn*adès est entérine
Fais dedens mon cucr luire
La clarté pure et fine
£t les iex m*enlumine
Que ne m*en Toi conduire.
Miracle de Théophile, par Autebeiif,
«o 7218.
CuBi , curés, curez : Nettoyé, lavé j
cttratus.
Cv^iLkL ^ cureault, cureaulx : Cho-
ristes , enfans de chœur ; choraules.
CuREBoissoN : Bêche, hoyau; ins-
trument de fer pour découvrir ou
àXet les racines d'un arbre.
CDR£CTB,c2ire/; cureté : Croc pour
nettoyer un puits.
Curies : Ce mot se trouve sans
explication dans le Gloss. du Roman
de' la Rose ; l'éditeur renvoie au
▼ers 1 io83 , où il se trouve en effet;
mais il a mal lu , ou son Mss. étoit
fautif; dans tous ceux que j'ai vus,
il y avoit partout cuirées,\e carquois,
ou la bandoulière qui suspendoit
l'arc , ou même la cuirasse.
CuBEiT : Curé , prêtre pourvu
d'une paroisse; curio , curator; en
bas. lat. curatus,
CuBEB ; Nettoyer , polir , rendre
propre, avoir soin, régir, gouverner,
soigner un malade ; curare.
Tu me semblés sains hom , certes Toire
Ordencr nie fis Provoire.
A la cure de tout le monde ,
Si com il dnre à la reoude ,
Partout Tois les âmes curer.
Roman de la Rose,
Ta sambles sains homs — certes ToIre ;
Ordener me lia à ProToire ;
CUR
S*oi Fa cure de tôt le mondé-
Si com il dure à la réonde ;
Par tôt rois les âmes curer,
* Roman de la Rose, vers 1 1999».
Curette : Cure-dent, cure-oreille.
CuRE^jR : Curateur, celui quTft
soin des biens d'un mineur.
CuREURE , curare : Ordure, saleté
qu'on ôte en nettoyant y. instrument
à nettoyer ; curatura,
CuRFUBEL : Cloche qui annonçoit
le couvre-feu.
CuRCB : Court , bref ; de curtus,
CURIA.LITÉ : Courtoisie, bon oflScf.
CuRiALs , curiauU, curiaus : Hom-
mes qui jouissent de l'état de citoyen^
hommes dont là réputation est in-
tacte , contre lesquels il n'y a point
de jugement infamant , gens propres
à posséder les charges publiques ;
curiaii. Ce mot n'a jamaiis signifié ,
homme de cour, courtisan , ainsi que
l'a dit Borel.
Modestins dit : Se cil qui ont fait omecide ,
ou de leur grié , ou par tricherie , aont en
aucune digneté , il soient estre envoie- en ess3,
mais il doivent prendre plus legiere Teageance
des curiaus , se il puet avenir, et IVn en doit
demander consoil au Prince.
Affcrmemans de fuus nom et par paîne d»
faussonnfrie, li avocas qui a été pardlxant a
esté hors d*ordrc curiaJU porce que il av#it
recité par devant le Prévost un faux instra-
mens , puet recevoir sa digneté après les dix
ans , car il ne chaï pas en la loi por faire faa-
seté , mais por reciter la , et por celé meisme
reson» li bas hom qui fut envoie en essil tem-
porel , par cel meisme cause porra estre fais
curials quant il sera revenus.
Mss, delà Bibliothèque Impériale ,.
/i° 8407, yç>/. 194.
CuRiANSÂ : Sollicitude , inquié-
tude , empressement; cunositas,
CuRiAux : Ënfans de chœur, cho-
ristes ; choraules,
CiJRicuLE , curule y curuleie : Pelit
chariot, pelit char; curriculus*
Cu&iE : Envie , désir.
eu»
CuEixu : Cuir, peau d*animal;
eoriumm
Yalr , ctcnrkQS, lierres , cheTrel et aîngnel
àt curieu cm , doivent une obole de lonlieu.
EstM, des Muùen do Paris tfiL loi.
CuaiEz, cure^ carres : Char, cha-
riot; currus,
CuatsoL : Pain destiné pour les
domestiques.
CuEios, curious, euros : Empressé ,
plein de zèle , d'affection , soigneux ,
attentif , curieux ; curtUus , curiosus.
CuAJOzsTÀD : Soin , inquiétude ,
curiosité; cura, cunositas»
CuROia, curon, curotte : Instru-
imeut pour curer, nettoyer, pour 6ter
la terre qui s'attache à Toreille de la
charrue.
CuEOSAMJÊir : Atcc soin , attenti-
Tement ; curatè.
Cu&AE : Chariot, sorte de voiture.
CuESELÀiEE : Amas d'îles.
CuET : Cour ; cortex, Voy. Coet.
En nekedent si puet il recorrer
S'il se Tont efforcer de donner ,
Issi porroit le plet set ans dorer
£Inz ke la curt le feist arrester.
Romtm des Bornons, strophe i66.
Cuetesie , curtaysie : Droit de ri-
duité dû au mari qui a un enfant vi-
Tant. En Angleterre, c'est le droit
qui laisse au mari la jouissance , pen-
dant sa vie , d'un fief non noble que
sa femme lui avoit apporté en dot.
CuETiL , courdl : Verger , jardin
potager.
CuETiLLAiGB : Herbcs ou plantes
potagères, légumes.
CuETiLLiEE : Homme de cour,
courtisan ; curialis. Voy. aussi Coua-
TILIEE.
CuETiw , courdl , curds , curtiu ,
curùul : Verger, jardin potager. Fbjr,
COUETIEUS.
CuETiNR. Fhyez Coetinx.
CuETiirEE : Enfermer, enclore un
jardin de murs ou de haies.
eus 333
CnauLB : Char, chariot
CuETÂTUES : VoÀte, courbure,
cintre; curveUura.
CuETÂTUEi : Courbé, plié, Toùté;
curvatus.
CuETSE : Se courber, plier, pros-
terner; curvare.
Soles tu Seîgnor de tes frères, et toîeatls
fils de ta mère deTant toy cwvez , ai soit-il
maldit, cpii toi maldira , et cil qae toi bene^
qoira soit repleni de beneisons.
Bible historiaux. Genèse, ckmp, sjt
nterset 99.
Esto Dominas Jratrum tuorum, etlncamm»
tnr anee te filii matris tuœ : qui maledixerit
tibi, sit iUe matedictus : et qui oenedixerittibi,
benediethnibus repleatur.
Cus : Le derrière.
Entre deux selles chiet (tombe) ems k terre.
Plus tire cus qne corde.
jinciens Proverbes du treizième siècte,
CusÂNsoir (à grand) : Avec grande
dextérité , avec beaucoup de sens el
d'adresse , adroitement.
CusEHiEE : Cuisinier ; coquut.
CusiN , cusine : Cousin , cousine ,
parent ; cognatus.
CusTAGE. Voyez Costeges.
Custode, custodie : Rideau, étoffe;
étui , coffre , armoire , fourreau ;
prison , platine ; custodia*
Custode : Sacristain chargé da
soin des habits sacerdotaux , des re-
liques et autres effets précieux d'une
église ; custos. Dans quelques collé-
giales , le custode étoit trésorier , et
sa place regardée comme la première
du chapitre.
CusTOTB : Manches de robes sem-
blables à celles que portent les prêtres.
CusTUME : Habitude , coutume ;
consuetudo.
Et Tos garderez cesti jor en tos généra-
tions par perpétuelle custume.
Bible, Exode, chap, la, 'vers, 17.
Et custodietis diem istum in genertuitmet
vettras ritu perpetuo.
334 C U Z
CuTE : Cache, lieu secret; cutum;
d'où cuier, cacher.
CuvAiGE : Cellier ,• lieu où l'on
serre les cuves ; de cuva et cupa,
CuvELETTE , cuvcau .' Tcrrûic ,
cuvette , petit envier.
CuvELiEE : Tonnelier, faiseur de
cuves.
CuvERT : Vassal , serf ; infâme ,
perfide , traître. Voyez Cuivers.
Une serve se maria o ua serf dWe église ,
enprè^ li itires à la serre rafrancbt et le mari
nrmest ouvert , ils orent enfant. Or Todrtot
li clerc à qui le père estoit serf, que U enfex
fu serf pour ce que \é peie Testoit , le fiz à
soi (IcfTendre inobtra la chartre de franchise
de sa inere; le Pape dit que se li clerc ne
dient rien contre la chartre , que il ne de-
mandent rien à IVofant , Cj^ il déent plus
deffendre que travailler.
Mss. de la BibL Imp. n" 8407, JoL 100.
Au fol. 18 du même Mss. , il y a :
Qae qui est nés de franche mère , ne doit
pas estre mis en cu^ertage,
CuvERTAGE .* Esclavagc, servitude.
CuvERTiERE : Le toit , la couver-
ture d'une maison ; opertorium , co-
operturcu
Cuviiux : But dans lequel on ti-
roit à l'arquebuse.
CuxEN 1ER y cux.inier : Cubinier;
coquiis. Voyez Cueus.
CuxiME, cuirine : Cuisine; CO"
quina,
CuYDATfCE. Voyez CUIDER.
CuYDKR : Penser, croire, présu-
mer, s'imaginer ; cogitewe,
CuYGNiÉ : Coin , pièce de terre
terminée en pointe ; de cuneus.
CuTRiEN .'Taxe, impôt sur le cuir;
de corium.
CiJYSOL, cuysot : Jambon, sau-
cisson ; de coxa,
CuzAirzoïf , cuzençon : Souffrance,
douleur cuisante.
Si ne soit mies grief à ceos ki saiges stint
det escritures , si nos ceos ki moens saige
CTW
sont , AToni assî ettsencon al corn rtlaoai àê
chariteit requiert , je croi qn*il miimea Bft •••
ront mies boisiet de lor délice.
Sermons de S. Bernard, JoL 89 , V^»
Cy : Oui ; et ici ; htc,
Cyroingne : Ciboire, vase à boire,
tabernacle; ciborium,
Cyeb vos : Voici , voilà ; ecce.
Çjrkevos nneTirgine concÎTerat et enlîuite-
rat un fil si appellerex son n<in Emaanal,
k*altretant ralt cum Deus ensemble nés.
Sermons de S. Bernard ^foL 7.
Eece Virgo concepit et pariei fUitsm > et
^vocabUur nomen ejus Emmanuel quod isUtr-
prttatur nobiseum Deùs.
Cymaise , cymoise : Vase ou pot
d'étain à mettre du vin ou des li-
queurs ; cyma.
Cymbale : Petite sonnette,' cloche
d'église ou de réfectoire , sonnette de
mulet •, cymbalum. ,
Cymballer: Sonneries cymbales;
au figuré 9 décrier quelqu'un ; enbas*
la t. cymbalizare,
Cymbe : Nacelle y petit bateau 9
chaloupe , canot , barque ; cymbu.
Cymbu LISTE : Fabeur de nacelles;
de cymbuUu
Cymeaulx : Extrémités des bran-*
ches d'un arbre.
Cymentikes : Cimetière. Voya^
CmENTSRE.
Et en après ladite Ponce porta ledit dra-
pel on le linceul en un jour de celé aenaine
à réglise , et le mist el tymenùere.
Miracles de S, Louis ,foL 3i.
Cymeron : Le bout ou le globe
du nez.
Cymette : Rejetons ou tendrons
que les troncs de choux repoussent
au printemps ; de cyma,
Cynamome : Cannelle , épice.
Cynkle , cenellcy cynelle, seneile,
sinelle : Le fruit du houx , prunelle
sauvage , et le fruit de l'épine blan-
che ; cocdneiius , de coccus , à caost
B A A
et leur resêemblance k la graine d*é-
carlate. Ce fruit est rouge et à petits
bouquets : les dindons en vivent en
certains endroits.
Ctpboinb , cyphome : Instrument
de musique ; sjrmpàonia,
Ctpbosisme : Supplice qui con*
sutoit à frotter de miel le criminel ,
et à Texposer , les mains liées , aux
piqûres des insectes et à Tardeur du
aoleil.
Cyrogkàphe : Seing , signature.-
Cteocrylles : Espèce d'animal ,
sorte d'hérisson ou porc-épic ; chœ^
rogryUus ; du Grec choirogrylUox. La
Bible histor. Mss., parlant des bétes
qu'il est défendu de manger, dit :
Corne le charnel et le cjrrogryUes.
CTaoTGN^ , cjrroyne , syrojrgne :
D A D 335
Espèce d'onguent pour les blessures,
sorte de cérat ; cenUum,
Ctseâu : Flèche , dard , javelot ;
de cœdere.
Cytholoué : Joueur de Tinstru-
ment de musique nommé citole»
Cytoàih , çjrtoaen : Bourgeois ,
citoyen , habitant d'une cité j civis.
Cytoix : Zédoaire , espèce de gin*
gembre^ épice.
Cytole , cjrthole. Voyez Citols.
Cytoleue, cjrtholeur , c/àiolour.
Voyez Cytholour.
Cyve : Ciboule, petit oignon; ârj^o.
Certes ay fait maavait change ,
Quant rers moi estea ai estrange ,
Qae j^aime plus que riens qui Tire
Et ce ne me yaut une cyve.
Roman de la Rose,
CzA ET LA : Çà et là,de c^té et d'autre.
D
JL/À , dca : Oui ; dites. Da , c'est le
dea des Latins ; déesse ou dame.
Da , dojT : Dé à jouer ; dUcus ; ou
Daaeain , daarein y daarieriy daitf
raiiiy dd^pLUi daerin, dairnj, dane,
derrain , derraine , derrenier : Der-
nier, qui est après tous les autres.
Ménage le dérive du mot frapçob der^
rière y fait de la particule de y et du
mot rière y rétro. Au d^uurcùn ; A la
fin, enfin.
.... Jadis furent trol larron
D*ime compaignie assemblé.
Maint avoir aroient emblé
A gent de siècle et à conTers.
lii uns avoit à non Travers,
Ans antres deux u*apartenoit ,
Mai» lur compagnie tenoit,
Li autre dui estoieut frère ,
5*avolt esté pendus lor père ,
CVst à larron cUuiram mes.
Li nns avoit à non Haimès ,
It D«iras ses frères germains.
FMe d'Uaimet et Banu,
DAAEAixrsMEiTT : Dernièrement.
DABLis : Cueillette , récolte.
Un homme se plaint issit qne un home Ion«
on champ ▼Ingt lirres jasqu*à cinq ans la <^
hiée, IcsqcMx Tingt livres Ten a paiées , U of»
reaut baller le cjiamp , si requeron que vos
U facea tenir les convenances , et s*fl vent nier
que ce ne soit voirs (Trai) nous somta près
ào proTer par qqa et par ganns , qa*il rit les
deniers bailler.
Aùs, de l^BUtl, Impér, n» S^oj,/ôl 85.
Dabohdahx , lisez d'afjonduni :
De plus, en plus grand nombre, outre
cela ; abundaater. Voyez As an doit.
Dace : Espèce de tribut ou d*hom-
mage rendu à un seigneur , sorte de
don gratuit ; dtuio.
D ACIER : Collecteur, receveur des
tailles et impôts ; en anc. Prov. da-
Clé; et en itid. dazîo , impôt, douane.
Dactes : Fruits du dattier, du pal-
mier.
Dada. Coquillart , dans le Mono-
logue des Perruques » appelle dada
336
D A6
. un homme dont la femme est galante :
il le nomme aussi dando , et c'est de
\k (]fae Molière a intitulé une de ses
pièces Georges Dandin. Note de Bar-
bazan. Foyez Dandin.
Dadais : Nigaud , sot.
DiDiia : Dattier, sorte de pal-
mier.
Daoanos : Hydropique , enflé.
Dagner : Daigner , juger digne 9
être cru digne y-dignari.
Et li enfy tôt retenoit
Ja deux K>it oïr ne qneist
Cose que êeê maistres deist,
Aaoune fois bien la savoit ,
Requi et proie li a voit ,
JËt prie encore qu*jl apragne.
Plus autre cause , se il dagne.
Roman de Dohpatos.
Dagone, dayrone : Certaine quan-
tité de cuir; en bas. lat. dacrum,
Dagorne : Vache qui n*a plus
qu'une corne , à qui on en a rompu
une.
Dague : Raillerie , insulte , propos
piquant , paroles mordantes.
Dague, daigue : Sorte de poi-
gnard , de courte ëpée , dont voici la
description selon Nicod. Dague est
une manière de courte ëpée , d*un
tiers presque de la due longueur
d^une épée qu'on porte d'ordinaire
non avec pendants de ceinture à épée,
ne pendant du côté gauche pour les
droittiers ainsi qu'on fait Tépée , ains
attachée droite à la ceinture du côté
droit ou sur les reins , laqu'elle ores
est large et à poincte d'espée , ores
est façonnée à deux aresles entre les
trenchans et à pointe plus aiguë. La
dague se pourroit aussi nommer poi-
gnard , combien que le poignard est
plus court et moins chargé de ma-
tière , en ce que celui qui la porte à
tous propos, l'empoigne, ores par
contenance , ores pour se faire crain-
dre , ores pour frapper. £n bas. lat.
D AI
daga, dagua; en Ital. dagga; en
bas Bret. déic; en Allem. dagen, Bai^
bazan dérive ce mot de tactusy partie.
de tangere y parce que cette arme
étoit courte , et que l'on toucboit à
son ennemi.
Daguenelles, daguemettes : "BfÀ"
res et pommes séchées au soleil et au
four que l'on mange au carême*
Daouer : Poignarder , frapper
avec la dague; en Prov. et en Lang.
daga , daghëjha,
Daguet , lisez daguet : Sourde-
ment , sans bruit , en cachette. Fbjr*
Agait.
Daguette : Petite dague.
Daicienant , lisez d'aid-enant :
Dorénavant , à l'avenir.
Daie , daile , daille , dajre : Faux,
le fer d'une faux ; en Langued. et en
ProY. dalio ; en Esp. hadalla.
Daie NT : Doivent ; dehenU
lious dépendons que nus de nos subjea
soient mis en prison pour debte noie que d
daient, se ce n*est pour la nostre.
GuilL de NtingtL,
Daiere : Derrière. Voyez Daa-
KAIN.
Adam misnies se rolt corrir contre IToftra
-Signor, de la femme , par coi il aroit pechieCy
assi cum il par daiere son dot we Tokist
eschuir de la seette.
Sermons de S. Bernard, fid, 148.
Dail , daille : Faux , et principa-
lement le fer de la faux.
D ailler : Faucher , couper avec
la faux; dolare,
Dkiv ^ daine : Animal sauvage,
sorte de poisson ; le daim et sa fe-
melle ; dama.
Daint : Daigne.
Qui sert la Vierge et soir et main ,
Qn à s*eu gieu elaint mettre sa main.
Car cil cui gieu plaît et vieut faire
Biens ne puet perdre , ne mefTaire :
La Mère Dieu qui est la lime
Qui tout tsctire et tout eilime p
Dam
. lUctftr daùit et eslimer,
Pour sei minclei blau rimer
téà. lugae Gantiers de Colnei,
i^mi poar t^amonr eomence tint!.
Prolog, des Mir, de la Vierge, par
Gautior de Coinsk
Dâia : Dernier. Fojrez DiAKAiir.
Daiak : nom propre dltomme;
Darius.
DÀiAiEHlirEMENT t Demièrement.
DàlE , dalle , darne , deie : Tran-
iche , morceau de telle cliose que ce
soit, masse de pierre > d'acier; dé
de pierre sur lequel on pose des piè-
ces de bois pour bAtir des hangars ,
pour étayer ; masse d*or ou d'autres
métaux ; talea > taleola,
Dalés , dalez, delès^ delez : De
côté et d*autre, auprès , de côté , çà
et là , par delà ; de lotus, latens»
Dont apiela li Empereres lei Princhef et
Bnroni ki laians ettoient premièrement I^Àr-
cheTetqne de Salcnique qui dalès Ini leoit.
FiUe-Utirdoum , lUss,
Dallk : Pierre dure qui sert à at-
tiser le fer des faux ; talea, taleola.
Voyez Daie.
Dalle , dallée : Fosse', fossé. En
Normandie , la dalle est un évier, un
égout, trou par où les eaux s'écoulent.
Dalmatique : Longue robe , es-
pèce de chasuble ; dal/nattca,
Dalphinos , delphinos : Partisans
de Charles y , lorsqu'il n'étoit encore
que dauphin ; delphinates.
Dam , dame , damp , dan , dans ,
dant, dom » domp, ilon, dons : Sei-
gneur, maître, chef, homme éleyé an*
dessus des autres par son mérite , on
par son pouvoir et ses richesses ; fem»
me de qualité , dame de haut parage ;
dominus ; en bas. lat. domnusy dont-
nulus , domnula ; en anc. Prov. dom,
dons; en bas Bret. dam, dom; en
Ital. dom; en £sp. don. Ce diminu-
lif te donna à quelques prélats et à
DAM 337
tertains ordres de religieux» C'étoit ^
disoil-on , pour se mettre au-dessous
de Dieu , à qui seul appartient le
titre de Dominus. Le mot dame a
formé beaucoup de noms propres »
tels queVidame, Vicedotninus; Dam*
Martin , la ville du seigneur Martin ;
Dam*- Pierre, la ville du seigneur
Pierre , &c.
Dam , damage , damaige , dam-»
mage , damnage , damnaige , damp^
maige : Tort , dommage , d^àt , ac-
tion de nuire , condamnation , perte ;
damnum , au plur. damna ; en bas.
lat» damagium , dameigium ; en bas
Bret. doumaich , domach.
Et il portoit un bauberjon en son doc 1
que li pilet ne li feiiient damage.
Commuât, de GuUL de Tyr^fol. 338» V^,
Damage : Une pie ; et par ampli^
fication , unepiegrieche^
Damaoeant , damagent , datna^
janty damqjows : DommageablCi^nui-
sible , désavantageux.
Damagea , damaiger : Faire tort »
causer du dommage ; damnufn agere,
damnum genetare; en anc. Prov.
dampn^ha.
Et pour che ne doit nus estre ois en dé-
battre teatamcnt , ae il ne M sent damagitM
par le fet don teatament»
Couttane de Beauvoms, ehap, 11.
DAMAJAtiT. Voyez DaHageaut.
Damaticlb { Vêtement de prê-
tre , habillement d'église. Voy. DaL"
MATlQUk.
Dame ; Seigneur; c'étoit aussi le
nom donné aux femmes de distinction
jusqu'aux femmes des chevaliers in-
clusivement : celles des bacheliers »
quoique nobles , ne portoient que
celui de damoùelle. Ce mot , suivant
Borel , vient de l'Hébreu daman ,
qui signifie silere, parce que , dit-il y
les dames tiennent leur gravité , et
affectent de parler peu. Il y a appa-
338 DAM
rence qu'il a trouvé cette origine plus
savante et plus belle que le domina
des Latins. Voyez Dam.
Dàmk-dé , dame-deu, dame- de je ,
dame-dieu , dame-diex : Sorte d'ex-
clamation qui répond à celle de Sei-
gneur Dieu ; de Dominas Deus, Les
Italiens disent encore dans le même
sens Domino Dio,
Cil dame^ qal fiit air, fea , terre , mer,
Il doint saint Paradis qui tant fait à amer
A toas ceus qui orront mon dit sans diffamer.
Riuebeuf, Pabl de la Foie de PmiUe,
Dàme-g&ant, dame-mere : Grand-
mère maternelle, belle-mère; domina
mater»
Dàmeisel, dandsel , damoiseau,
damoiseaulx f damoisel, damoisiax,
. donùxoul: Jeune gentilhomme, jeune
homme de noble extraction qui n'é-
toit pas encore reçu chevalier, et qui
aspiroit à Tétre. Ce nom se donnoit
même à rhéritier présomptif de la cou-
ronne ; mais ce titre se perdoit lors-
qu'on étoit parvenu à la chevalerie; en
bas. lat. domnulus , domiceiius, dont-
niceiius , diminutifs de dominus; en
Langued. et en Prov. dommaisèL
Damoisel et Escnyer sont arrîrét à No-
Tandel demandant chevalerie \ lequel Tayant
re^u n'est plus appelle de tels tiltres, tint tel-
lement do tiltre de cheralier.
Amadis des Gaules , Up, 3 , chap, 3.
Mort tn as pris Toisel avec Toiseillon,
C'est le biau damouel, Jrlian Tristan ot non,
Drois fn com un rosel,iex vairscome nn faucon,
Dès le tens Moysel ne nasqui sa façon.
Les Kegrets au RoyLoeys (Louis xx) ,
Mss,n* 7218.
L'auteur parle d'un fils de S. Louis
qui naquit en Asie , et qui fut nom-
mé Tristan , parce qu'il vint au
monde dans le temps que la Reine
étoit en grande affliction. {Foy, l'his-
toire de S. Louis , par Joinville , de
1761, in-foL pag. 84* )
Dâmiublb, ttamiseie^ damoiseiie.
DAM
domsel, donsel : Fille de noble et«
traction , gentilfemme qui 9 n'aymt
pas titre de dame , étoit épouse d'un
damoisel ou d'un écuyer ; en bas. lat.
domicella, dominicelîa, domseiia; en
bas Bret. damesell; en Angl. datn^
sel; en anc. Prov. donzeUa.
Déduit lor estoit et delis
De gésir à aise en lor lisy
D*acoler ces cortoises dames,
Lor €Uuniseles , et lor famés ,
Qui tant erent plaisant et b^et ,
Cil Talés de lor tiamitelet.
Roman de Dohpmtoê,
Dames : Point , peu.
Damge : Donunage , tort.
Damnation , damnament : Juge-
ment , condamnation ; dammuio; en
anc. Prov. damnamén.
Damné : Condamné, rejeté, obligé;
damnas , damnatus.
Damner , damneir : Condamner,
rejeter , blâmer ; damnare ; en anc
Prov. damnar; en Langued. donna;
en Ital. dannare ; en £sp. condenar,
et en bas Bret. damna.
Femme , nuls ne t*at damnele? naît, Sirt t
ne je ne te damnerai mie , vai , et ai ne Toil-
les mais pechieit.
Sermons de S. Bernard, foL 139,
jtarlanide la/êmme aitdtère.
Nemo te condemnavit, mtdier? nemo. Do-
mine. Nec ego te eondemnabo, nnide , et am-
plias aolipeccare*
Damoiller : Suivant Coquillart,
appeler , traiter une femme du nom
de damoiselle , fréquenter lea dames
et damoiselles , faire la dame ; de do*
mina muiier.
Damoiseau, damoisel, datnoisiax :
Jeune homme. Fojrez Dambissl.
Damoiseler : Faire la damoiselle ,
fréquenter les damoiselles , traiter
une personne de damoiselle. Une im-
pératrice, forcée de s'enfuir par la
méchanceté et la trahison du fîrère de
l'empereur , fut obligée de servir en
BAN
q«aUté de gouvernante chez un wù-
^eur dont le frère devint amou-
reux d'elle , il la sollicita en vain , cl
Tauteur dit à ce sujet :
Ne !• puet ▼aincre na 4oBter,
N Vstoit pas simple , ne folette »
Ausi €oiii à rieîUe favretté
M allais brUlier faiselt à U ;
A cet oisel a il hlHài ,
En autre lia voit oiseler,
Dosnoîer, et damoiselêr.
GatUier de Coinsi, Iw,^, ehap, i.
Damort, damount, lisez d amont:
En haut , au plus haut « au ialte \ ad
montem.
Damp, Fojrez Dan.
Dampnable : Condamnable.
Dampitement : Condamnation.
Dampnifieb, dampnisier : Faire
tort , causer du dommage , du pré-
judice ; damnum facere»
Dampnuskmebtt : Avec dommage.
Bien roil ke tvs m^oies enteaides
Qui tcb pasturs a nur pueple posea »
Dampmusement en s«*ra encusea
Cam coinpaignon de lur iniquités.
Roman des Êtwmans , strophe io5.
Dan : Tort y perte , donunage y
condamnation ; damnum, Voy. Dak.
Dan , dambé, lisez d'an, tTambë:
Avec.
Dancbb : Danse, action de danser.
DANCBER,d!a/icA/er, dancier: Dan-
ser, sauter; tensare, ou, selon Bar-
hazan «de tensus, partie, de tendere;
tu bas. lat. dansare. Les Latins se
•ont aussi servi de dtnsare, pour
battre , fouler.
Ouy eertainnemeat, ayant dameié «a bod , il
fanlt finableaent tous venir dancier icy ( pour
ce pourte le boef nng linceul qui signifie sé-
pulture. Dance aux Aveugles , pag, 63.
Davdin, dando : Homme indolent
qui se néglige sur le compte de sa
femme, un complaisant, un George
Dandin \ clochette qu*on met au cou
des animaux , ainsi nommée à cause
DAN 33i>
du son qu'elle rend parle mouvement
continuel qu'elle fait.
Jennin espl^iche des chardons >
Maistre Presbtres se va jucher ,
Le Dando tranche des lardons ,
Quant ou va sa char embrocher.
CoquiUart, Monologue des Pemtqtteu
Et plus bas:
Le DaHdo faict boullir le pot.
Dangbe , dangier : Dixième qu'on
prélevoit pour le Roi sur le prix de
la vente d'un bois.
Dangee ue QUELQuir ( être en ) :
Etre son redevable ou obligé.
Dangeeeux : Dédaigneux , crain'-
tîf , difficultueux.
Lort k belle ElUnde n*en retîat qp'an dea
trois , nou pas pour accomplir le vil péché ,
dont elle estoit bien dangereuse, mais pour
et entencion d*ettre preserrée et sci^Tée à
son honneur.
Roman de Fhndant et ifEUinde,
Dakgiee, dangiers , donner cIMt-
ficulté , obstacle , crainte , empêche-
ment y contradiction, peine, soupçon,
délai , retard , contredit , défense ,
contestation , traverses. Ces mois ex-
pr imoient aussi les douceurs et les pei-
nes de l'amour. Faire dangier : Faire
difficulté , refuser ; à dangLer , avec
embarras. Ménage le dérive de d4un^
num gerere^ et ftirbazan àttangere,
faire une chose sans danger, sans em-
pêchement. Le Dictionnaire de Tré-
voux dit que ce mot est corrompu
de dominant et peu après il le fait
venir àUnduigere.
Par les chemins et par les ToSaa
Troure Ten les tables assises ,
Et dessus lilanches napes mises ,
Si i pueent boire et mengier
Tons ceux qui veolent sans dangier* ^diffi-
culté.
Fabliau de Coquaigne,
Lors mandèrent le fortcné ,
Que les cens eurent amené ,
Amené Imit k monlc grant paint ,
Car U TliaWaa si la daMêiaa,
2
ilto DAN
Que nut ne le pooit tenir ,
Grant dangier* ftdBott de venir * difficulté»
llaif toutes Tofs li se pesèrent ,
Tant c{n*à la boiste ramenèrent.
Mir, de la Bemiie Dent de Nostre^igneur,
Atoît Signes pattbnlaires » ceps , piloris ,
sont signes de hante justice , et quant il
chéent , le Seigneur les puet redrcaser dedeni
l*tn sans dangier * d'antrui * empêchement.
Ane, Coutume de Trqyê, art,' x6o.
Bel-acneil molt bien me servi ,
Quant le bolon de si près vi ;
Mes uns vilains qui grant honte lit »
Près d^ilecques repost sVstoit.
Dangier ot nom, si fa closiers.
Et garde de toi les rosiers.
£n un destor fu li envers
D*erbes et de foilles covers»
Por ciax espier et sorprendre
Qa*il voit as roses la mein tendre.
* Roman de ia Rose , ifert a93^
Venez i toutes sans targier ,
Eles responent sans dangier, * * retard
lïos i irons , Symons , biau frère ,
Loé en soit Diex nostre père
QiMint il nos tant nos adaigna »
Que à sa feste nos manda ,
Moult en devomes liées (joyeuses) estre.
Fabliau de la Court de Paradis,
9
Dahoisa : Garde, protection, tu-
telle.L*auteur parlant de richesse, dit ;
Chascun si Tapeloit sa dame ,
Et craignoit corne riche famé.
Tons se mettent en son danger ,
Et la veut cascun calengier.
(Chacun se dispute à qui raura.)
Roman de la Rote*
Ce n'est mie ne d*ui ne d*ier
Que riches gens out grant poîisance
De leîTe ou atde , ou grévance {
Tuit lî greignor et li menor
Portoient à Richece ennor :
Tnlt baoient à li servir
Por sa grâce miex deservir ,
Chascuns sa Dame la damoit ',
Car tox li mondes la cremoit:
Tuit li mons iert en son dangier,
A sa cort ot maint loseagier ,
Maint traitor , maint envieus.
* Ihid, *V€rt xo3o.
Dânjov , dongeon : Donjon.
DAir-MAjLTl]r^ai9^Jbb7tûi^iH»y;p-
DAN
Martin 9 Dom-Martin : La vOle de
Dammartin , c'est-à-dire du seignteur
Martin. Voyez Dam.
Dannem EiTT : Condamnation. ^/*
Dam et Damnation.
DanNea. /^oj^es Damnée.
Danoue : Le Danube, grand fleuTC
d'Allemagne ; Danubius^
Danqui : De la , d*ici , par delà.
Dane^e : La valeur d*un denier.
Dans , dom : Seigneur ; domimu.
DaNsateice : Danseuse, sauteuse;
en bas. lat. danséUrùt, de tensare on
tendere. Voyez Danchek.
Dansel , damoisel : Jeune homme
de qualité , jeune gentilhomme. Foy.
Dameisel.
Dansement : Danse , action de
danser.
Danses de mate , autrement nom-
mées ùimasots , à Metz : Anciennes
danses romaines, dont il reste des ves-
tiges dans plusieurs de nos proTÎnces.
Le premier jour de mai , les jeunet
villageoises , parées de leur mieux ,
s*attroupoient , et alloient chanter
devant les portes des personnes dis-
tinguées , une chanson dont void
quelques mots qui servoient de re*
frain :
C*ost maye , la ml-maye ,
C*est le joly moys de maye
Aux trimasots.
Alors les personnes devant qui elles
av oient chanté , leur donnoient des
œufs , des poulets ou de l'argent , et
les foisoient danser. C'est sans doute
de cette coutume qu'est venue la cé-
rémonie de planter des arbres devant
la porte des magistrats.
Dant : Seigneur , maître , mon-
sieur ; dominus. Voyez Dam. Le re-
nard , s'accusant d'avoir beaucoup
croqué de poules , dit :
Maint an oeis en tele manière
Use ca fls-jc porter en bitra ,
D A H
Hieraiil Dont noble le Lyon ».
^e je oois en tra json ^
Mêm ieele me fa tolae ,
S'en dut ma goole eitre pendne ,
Aine Taillent Taile d*an ponoin»
ll*ot rien for» qne de brcin :
Ce poise moi» or m*en repens.
La Confession du MenanL
Daitter , dénier : Dompter, assu-
jettir, soumettre, réduire; domitare.
Dllnt-Ma&tin : Petite ^iUe à sept
Keues de Paris, sur la route de
Beims ; c*)étoit un comté au treizième
siècle*.
Si come l*lme des partiet meint aont le
Conte de Soiuona «t Tantre deMOM le Conte
de ûant'Martùt, ai avient à le fois qoe li ans
dea Seigneort Tieat penre le contens en sa
asain ». etc^. CoiUume de Beauvoisis , ch. Si .
Danzkxi , demoisel i Ecuyer.
Daoutraguisa , lisez daoutra^gui"
4a i Autrement, d'une autre ma-
jiière, différemment.
DAPirxa : Le sénéchal , et a«^a-
rairant le ceUérier^ le chargé des
provisions de bouche de nos Rois. ;
de dapê^ dapis^ mets ,. et àefero, je
porte ; dap^cus, dapifen»
DAPirxaAT : Charge > office de sé-
Béchal; de dapifer; intendance gé-
nérale sur tous les offices domesti-
ques, de la maison du Roi;: en bas.,
lat. dajHfenUus^
Daqi-bv-dit ,^ daqi o en-drit, o
daqi-en-drëg : Puis , ensuite , après ;
deifuié.
Dak» dors : Trait, flèche, javelot ,
lance ; durdus*
Daeai : Je donnerai, je baillerai.
D^aciDoiNK : La Dardanie.
Daedâiiie , dardaigne , dardène :
Monnoie valant six deniers ; en ProT.
dardéno.
DiaDAïas : Celui qui lance des
pèches , soldat armé d'un dard , arba-
Jbêtrier ; dardiarius.
DijLDAUQu I Acdilbn de boadef.
D A R 34t
DiaDANAiac , dardamer : Usu-
vier, agioteur, vilain , crasseux , ava-
re; dardanarius^
Daxdaux : Deux ,,et d*eux, selon
Borely qui cite Yille-Hardouin : je
l'ai toujours vu écrit d^atus, d*eux<
Daxdx : Flèche,, trait, javalot^
pomte , élancement ;. dardus^
Daxdxnnx : Petite pièce de mon-
noie valant six deniers.
DAXDBa : Piquer ^ poindre , lan-
cer un davd^ une flèche , une arme
pointue.
D-AXDiLKS : Petit javelot.
DAax , darrein ,, detras : Derrière,
de l'autre côté. Foye^ Daaxaut.
DAasMBHT :Dédarationde guerre»
DAjiBa , doMirer : Darder, élancer»
faire quelque chose avec vivacité ,
entrer aveeprécipitatiom.
Daxxse ;.Usé, vieux , passé;.
Daxxsou : Faute , insulte , vio-
lence faite à quelqu'un-, action* con-
tre la raison ;. de rado*
Daeii^bs : Djenrées ,. légumes et
autres menues marchandises qui st
vendent en détaiL
Labeon dit qoe si ans lioms d^fenowM coa-
trée a loué an ser|^t ( apprentif ) marchant
ponr vendre ses danées, ce qae il fera dere-
roit aatretant Taloir com se son Seignor le
fesoit. Desfimusùus , dlwp. «9, «rt. a.
Dabibnhb : Demière,qui est après
les autres. Dariennesvolonêtis : I)er-
nièces, volontés.
Dabibba : £ki desnier Heu , enfin.
Dabiolb : Sorte dé g&teau : les
darioles d'Amiens, étoient fort esti-
mées..
Dabjhaieembitt : Dernièrement ^
en dernier lieu..
Daenb , dane , dawme : Etourdi ,
sujet aux vertiges; fou, endormi;
et tranche , portion , morceau de
viande.
DAUVii* Forez Dahb et Daaaaut.
3
342 DAT
Daron : Vieux , rusé.
ïikKKkiUK ydarré, dcirrein , dar^
renier y tlanier : Derrière, dernier.
Voyez Daà&ain.
Darbeineeemeft, dareinemem :
En dernier lieu y dernièrement.
Daes , darz : Tout ce qui peut
ft'em))loyer pour jeter, comme pierre,
flèche , pique , javelot.
Mes dort est genertoment toat ee qne tn-
COQs glettent o m mtio.
ancienne Coutume ttOrléeuu.
LI honte que 11 Pbariseu oreni de ee qiMl
cojement te départirent , mostrat bien k*il
durement fassent ferait de eest soûl darz M
front dv coin pierre.
. . S,Bômmrd^/ol,\^%^ pmtioHtde
. Im femme admitère,
Qmm gnmter enùn ttd'verhmm hoc smoMa
corda trans/àssa, quota Dehementer hoc umo
Upillo contritœ smt lapideœ frontes , nibor
ipse dbnfusionU et clandestinus proba»U ak^
■emtuK
Le texte latin est bien différent du
françois : ce n'est pas seulement en cet
endroit. Ce qui sert encore à prou-
Ter que lé manuscrit des Sermons
est original , et non une traduction ,
ainsi que l'a ayancé un savant. Note
de Ba^hazan.
Daet : Faux , fauciHe.
Dat : Dé k coudre ; digitalis ; mot
en usage en Provence et en Lan-
guedoc. ^
Dataiee : Officier de la chancelle-
rie de Rome. Ce nom vient.de ce que
te dataire mettoit autrefois la date à
toutes les suppliques ; datum Rumœ.
Datateue : Donataire; dator.
Date : Dette ; debitum ; urine.
Dateeesse : Femme qui donne ,
qui vend ou qui laisse son bien ; de
dator,
Dati , datii : La datte , fruit du
palmier qui vient en Afrique ; en
Prov. datas, datil»
Datos ;Oale d'un écrit ^ datum.
D AV
Datoebee : Détourner , empé-
dier, déranger; disturbtire.
Qui fera force et datoràera aneon qa*il ne
Tiegne à son jor , il amendera de 60 sols.
Anciemne Coutume ttOrUams.
Datodr : Caution , répondant, do<
nateur, cessionnaire d'un bion.
Datte EEs : Débiteur ; debitor.
If^en.eswarde mie sokment à Den, ear ta
es assi datteres , à tes PreUis et à tji^s frères.
Sermons de & Bernard , Jfoi, tio.
JVo/t ergo quasi solumattendere Deum, de«
bitor enim es etiam Prœlatis , edamfiatn-'
bus tuis,
Dau , daoux : Deux ; duo*
Daubée : Bien battre.
Daubeue : Médisant,maitvai8e lan-
gue qui n'épargne personne, r^QIeur.
Daucbeeom : Doloire , outil de
tonnelier.
DAunsHEx : Mauvaise reifeoiRre.
Daumjên ; Pendant que.
Dauntee : Dompter, venir à bout»
Dauqui Eir A VAUT : Désormais , \
Ta venir, dans la suite.
Daveaoe : Sorte de poisson ; il s'est
dit aussi pour lancement de dard. .
D Aus, lisez d^auB : De eux,entre eux»
Li ans dams li dist priraeraina
Les teciies qu*avoit li vilains »
Et corn ert plein de félonie.
Fabliau du vilain Mire.
Dautel , lisez d^ autel : De tel , de
pareil , de semblable. Voyez Auteil.
Se gentilx hons tient rilenage , et il meffet »
de ce qui aparttent à rilenage » les amendes
sont d^autete condition » comme se II estoit
hons de pooté , che est à dire qa^ ac pnsse
desmeffctsde villenage de petites amendes par
cinq sols. Coutume de Beauvoisis , etu 3ow
Dautiee : Parement d'autel ; d'o/-
tare. Voyez Auteilz.
Daux : Faux, faucille.
Dauxe : Gousse d'ail ; de-là on a
fait daujcery frotter avec de l'ail.
Davalee : Descendre, aller en bas.
Davaht : Devant , avant \ tablier
de femme»
D E
Datahtaigx : Dayantage > en oh-
tre , de plus.
DAYARZKa : Prévenir , devanoer.
DaiHUUons donkei U ftson oMtre Seîgnor
€11 coofcMion. S. Grégoire , foi, 4^.
Prvoccnpcmiit igUur fàeiem Domim in
€onfouiome,
DAyAU , lisez d*avau : £n bas , là-
bas, par là-bas. FojrezArài^,
Dayest : Saisine y possession y dé-
yétissemenr.
DAviooiax , davictoire : DeDayid;
Davàiica,
TVi et Mie , ehambre et eortine ,
Lis» et trotne an Roy de gloire,
Trotae de jame pore et fine.
Dons eameré de blanc jToire ,
&ecQa?riers de noatre sesine ,
Ifaiaon de paia, tor Davidoire *, * alias Dtwic'
' ftȉnf
OBve, aiglantler, flor d*eapîne»
Cypr^ et palme de rictoire.
Xef neufJàiu de Notre-Dame, Mu» i»* 791 1 8.
DAyiET : Vieux , décrépit , fou ,
simple i le {lapas des anciens comi-
ques.
Dax , lisez d^ojc : D'eux ; eorum.
Car tant eom Tamon est plus grana »
Sont plna marri U fina amana.
Quant U nna diix de Tautre croit
Qu'il ait dit que celer doit.
La Chastelaime de VergL
Date a : Veillée , assemblée qu'on
liit le soir dans les campagnes pour
trayailler.
Daz : Dé à jouer ; discus ; ou à
coudre ; digitaUs.
De : Particule qui se trouye pres-
que toujours supprimée dans nos an-
ciens auteurs.. C'est ce qui a fait dire
à^^l'auteur du Glossaire du Roman
de la Rose « que le mot Diea étoit ad-
jectif, et signifioit diyin , diyine ,
parce que dans ce roman il y a au
irers 4B98 : *
C*est bone rolenté comnne ,
De getts entre eux sans discordance f
fteloA k Dku benl? obocc.
D £ A 34s
Cest que la particule de est suppri^
mée , et que l'auteur a youlu dire ,
suiyant la bienyeillance de Dieu , se-
lon sa yolonté. On tniaye dans le
même Roman :
UMLa mort ne me grererott mîe »
fl^Se je morrois es bras m'amie.
De , employé pour à , <u/.
Une Royne agenoillée qni loi £aoIt de peu-
aer de aon peuple.
JoimnOe , Fie de S, Imùi*,
De : Depub , à commencer d'un
tel lieu.
Premièrement je tous reqnler pour ren-
iant del Marchis tonte b terre «pii est de Mo-
thon dnaqnea à ICatre et toutea. les apparte-
nanehea qni aont età en dedens et qui eatro
i doÂTent. P'iUe'Hanbmn»
De : Que, pour 9 pour que. De
moi : Pour moi. \
If e qnîst qn*il eut mohie m eonreiit ,
Pfau de h fat religieux.
Gautier de Coinsi, Ikt.ij ckap, 3s.
Di , Beaux , Deuy Dex , Diex ,
Diu y Diuu : Dieu y le Tout - Puis-
sant ; Deus,
Le premier jor de U semeine , fn la r^aur*
retiona ; lora repeira li veira tolanx , U fia Deu,
don fil grant joie en ciel et en terre.
Camm. sur le Soutier, Pt, ag ^
Dea : Vrai, yraiment, certes, cer-
tainement 9 espèce d'affirmation : on
s'en sert encore pour l'expression
commune oui^tia. Voyez Da.
DsABLAGE : Redevance en bled ,
sorte de dlme ; de bladum.
Deable , deauble : L'esprit mal-
faisant , le diable ; diahotiis,
Deablie, deauhlie : Diaolerie , as-*
semblée des sorciers au sabbat , ce
qui provient du diable.
Di^ALS, lisez deals : D'eux, de
eux , entre eux.
Deambulatiov Promenade ;
detunbuUuio»
4
344 I> E B
Dba«buls& : Parcourir y aller çà
et là , se promener ; deambulare.
De Air, deten, dien ^ Doyen» di-
gnité ecclésiastique ; deearms,
lyEkyK^deanté: Chapitre,doyenBé.
Déanne : Espèce de cens ou MBle.
Dearne : Partie , portion, Mm ,
morceau.
De AE TUEE : Diviser les membres
du corps , anatomiser , démembrer ,
déchirer, selon Borel; deartuare.
De AU , deaule : Dé à coudre ; di-
gitalis.
Deaublage ; Redevance en bled ,
aorte de dlme ; de bladum,
Deauble : Le diable,resprit malin«
Deaultié, deauté y diauté : Sou-
lagement , secret , récompense , re-
nède.
Atten » et «ueffr^ la destrece
Q^i or endroit te nuit et bletce ,
Car je scai bien par ^piel poison* (* potion ,
breoTago)
Tn aéras mis à garison.
Se ta te tiens en loyaot^i^
Je te donrai tel 4eauU
Que tes playes te garrira. ^
MomoH de laRosê,
Dans rédition de ce Roman publiée
par Lenglet Dufresnoy, ce mot a été
omis, et on Ta remplacé par celui
ée/ëaulté, et l'éditeur a mis :
Je te dooneraj feaolté.
Se ta te tiens a loyauté.
Ce qui forme un pléonasme \/éaulté
et loywihé signifient également fidé-
Uté, On n*a jamais pu dire : Si tu
tiens à la fidélité , si tu es fidèle , je
te donnerai la fidélité *
De AUX, Deœ j^ Dieœ ^ Dieu > le
Tout- Puissant ; Deus.
DiBAoouLEB ; Vomir, rendre ce
qu*on a sur le cœur ; au figuré , c'est
dire indistinctement toutes les injures
qui viennent à la bouche, et ce qui
se présente à l'imagination.
Dbbaqouu^ub ; Qui Tomit ^ qui
DEB
débagoute, qui parle sans suite t qvii
dit des sottises.
De BAGUEE : Dévaliser ^ voler, dé*
trousser les passana.
Debail : État d'une femme qui de-
vient libre par la mort de son mari.
Débailleb : Ouvrir, découvrit.
On le dit encore en Bourgogne pour
ouvrir une porte : débailler s'est dit
aussi pour dégager , retirer un gage;
lancer un dard , tirer une arbalète^
Pygmalion , voyant sa statue animée:
Lors voit qu'elle est vive et chamne
Si li debaille * sa char nae , * décoarre
Et Toit ses beaux crins bloodoyana.
Boman tU la. iloie.
Débaerat^b , débareter, débiure^
ter^ desbareter: DécoifTer ; de barète,
coiffure de femme ; mettre en dé-
sordre , dissoudre , vaincre , tromper
l'ennemi :
One mes ne pot estre matea
Ile vaincas , ne desbisrttéM
En nulle gaerre , en nul estonr.
Les Métamorphoses d^ Ovide, Mis»
Debatiebe : Homme qui conteste
la propriété d'un héritage.
Et après si pnet le debatiere pledier à hû
sur la propriété , mais se li debaùerm dit aa
seigneur , Sire , de tel héritage dont Pierre
rieut se desaisir , et dont il tous requiert que
TOUS sessissiez Jean , il n*en est pas. seai ain-^
chois î*en suis en sesine, en tel cas li Sire
doit tenir la dessesine en sa roain duaqaes à
tant qu*il sache la rérit^.
Coutume de Beawwsis, ehap, 5i.
Débattre un n£iioirirEMENT iJu-^
ger un procès. Foy. DÈnoHirEiiBNTk
D^bbllatoibe Combattant ,^
vainqueur » triomphant ; debeUaior.
DéBELLEB : Combattre , vaincre ,
dompter ; debellare.
Débet : Débat; en bas. ht. deba*
tu m ; en bas Bret. dçbat*
"DzEiESfdebz : Dettes ; àedebititm,
Débifeeb : GAter le tempérament,^
défigurer, rendre difforme ; en Prov..
debèfia* Voyez DiBABBATEB«
DEB
I>cni.iTB& : AfFoibHr.
Débite 9 debitement : Imp6t, dette,
et toute espèce de redevance ; debi"
imm.
9 ou ne dcToni noies dekùtt
Satre non* de U lo j BIojm ,
Dieo nous a doné la DranchîM.
Tragédie de la Fengeanee deJ,C>
DsBLAYSB , deblaer, déblayer, des^
hlaver y desbleer : Moissonner , cou*-
per les bleds ; faire la récolte , enle-
Tcr les grains de dessus les champs ,
débarrasser ; de bladitre.
Deblaveube , deblaeure , des^
biaveure, desbleure : La moisson des
bleds , récolte.
Debxoitoeb : Couper les extrémi-
tés d*un arbre.
Deboxneb : Cbanger les bornes
d*un champ; en bas. lat. debinare»
[Voyez BoHME.
DEBOENHEMEirT , debonnement :
Traité , convention , abonnement ;
du verbe debonner, abonner, fixer
un droit qu'on ne percevoit que
d'une manière incertaine.
Debonoement : Débordement ,
Tersement d'eau.
Debonebemeut : Avec bonté, avec
affabilité , gracieusement ; de bonê.
Qoar Tenei liTant, bian compère ^
Zt li aa^enêx au comere ,
JS*on'es ee qii« nous ronlont dire }
Je Totroi bien lans contredire,
Fet Sjmons deàof^remeni.
FabL de sire Hains et de Dame Aiueme*
Debonitaibe : Doux , bon , affa-
Ue ; de bonus.
Et affiert que tou graas Princes , et pale-
tant Seigneurs , soirent prirex et debonnai'»
res , et si doÎTent soingneusement commnni-
qoier arecques leurs subjets sans ire et sans
maotalent tenir , ponnpioj commotion soub»
daine ne Tieugne , on sourde , et arec délibé-
ration doit sein erreur congnoistre raisonna-
l^lement et sagement rappeld|
Secreis d^Aris9iae yfol^^^^, a*7Qda.
DEC 345
Debouqu^b : Sortir des bouches
ou des canaux qui sont entre deux
lies, ou entre une lie et la terre
ferme.
Deboutehent : L'action de re-
pousser, de chasser; du verbe de*
bouter y repousser»
Déboutée : Chasser, renvoyer,
rejeter , repousser, refuser, pousser,
jeter, agiter \ repulsare.
Isaac les cnparla , pourquoi ares tous Tenu
à moi , un bome que tous aTCs haî et debou*
téedt TOUS?
Genèse , ekap. a6 , 'verset 27.
Jjocuuu est eis Isaae : Quid 'venistis ad me,,
konunem quem odistis^et empnlistis à ifobisA
Jeo les dehoteroi poi et poi de ton regard,
ai U que tu soie enoitée et eles la terre.
Exode, ekap, %i , iw/v. 3o.
PatUatùn expeOam eos de emupectn tue^
êonec augearis etpassideat terrmm,
Debeioanuineb ? Oter la cuirasse
d'un cavalier , le désarmer.
Debbiseb , debrisUry debruser :
Rompre , briser , abattre , estropie^ ,
plier le corps en dansant.
Alns se saToit bien deèrisier,
Ferir du pié et reuToisier.
* Soman de la Rote, 'eers 743.
Debtb : Dette ; debitum.
la BOit fis t Macbant départir ,
Et que Yhry paya de mort la debte ,
Ke ten tu corn tous sans mentir,
51 grant faiseur , ne si noble poète.
Eustaehe Deschamps ,Jbl^ aa5 , eol. 3.
Debteub , dehtour : Débiteur ,
créancier, obligé , redevable ; debitor»
Debucheb» desembucher : Faire
sortir un homme d'un lieu où il étoit
«n embuscade , où il étoit pour sur-
prendre quelqu'un \ de buxus , buxe-
tum , et busium,
Debuemkrt : Dûment.
Dec , lies , dex : Borne , limite %
butte de terre. F<\j[ei Dax.
34^ DEC
DscAîm , dekaXt : Tomber, yîeillîr,
déchoir ; cadere.
DKCALANci : Qui n*eftt point ac-
cusé , appréhendé. Fojr* CiLiiiGEa.
Decaniser : Faire les fonctions de
doyen ; dccanum agere.
Decaeneler : Tailler , couper la
chair au ^if ; de caro , camîs,
Degaupee : Découper y briser ,
mettre en pièces.
Degazëmër : Ruine , dévastation.
DËGJBBJànEir : Illusion , surprise ;
deceptto.
Decebrar : Priver , soustraire ,
décevoir ; decipere.
De cB EST IL : n résulte de là.
Deceind&e : Oter une ceinture ;
de cinctonutn,
Degende : Sorte de vêtement à
Tusage des hommes.
Degefte , déception .'Tromperie ,
•urprise; deceptio.
Et déception entendre preMunptîon , înfi-
ddité, desIoianlU, et dedoiaulté engendre
lurechln et toute roberie et piUerie.
Les Secrets d Aristote^JoL 8, V^, »® 706a.
Degefte : Trompé , surpris ; de-
ceptus,
Degeptee : Tromper , abuser ;
decipere; enaqc. Prov. dëcëbrë.
Degepteua, deceptif, ilecepvere :
Trompeur , fourbe , séducteur, frau-
duleux, plein de fourberie ; deceptor.
Déception : Tromperie , fourbe^
rie, fausseté.
Deceftivemeut : Frauduleuse-
ment , avec tromperie.
Degeput : Trompé, abusé, fraudé,
frustré , surpris ; deceptus,
DXCKFVEEES. Voyez DECEPTEtTm.
DECEACLi : Qui est rompu , dont
le bord est défait; de circulas»
DegÉeglea : Rompre les cercles
qui soutiennent quelque chose.
Decxas : Dépait.
DEC
Degeueebe, lisez decevenr: Qoife»
ter, séparer, abdiquer ; decidere,
Decevable , decepvable , adj. ;
Facile à être trompé, et trompeur.
Maif ptr tmonr amer ne daignent
Kt se gabent ainsi dea daaes
Et leur promcrtent rora et amea,
lia jurent UMaftongea et ftdilea
A ceux qu*U trouvent deceinMeM
Tant qn*ib aient leur ddit eua ;
Mais ceux U aont les moins deçeoa.
Roman de la Mxue , peÊrtant àti
faujt ammns.
Degevance : Tromperie, surprise*
Decevaut : Fourbe , trompeur ,^
propre à attirer quelqu'un dans un
mauvais pas. Voyez Decefteue.
Degevéeues , decevéors, decevier*
res : Fourbe , trompeur; du Lat.^
ceptor.
Lors si seroie decevierret
Vers Tos, ou vers mon mrstre lierrM.
* Roman de la Rose , *ven 7407.
Decevement : Séduction , corrup*
tion , tromperie. Voyez Degefte.
Décevoir , decevrcr z Tromper,,
frauder, séduire, attirer; decipere^
Voyez Decepter.
Car toujours valt il miex I0 aaàatre.
Décevoir, qu*en rien de^eu eatre.
Roman de la Rose^
Dechaîr : Oter , retrancher , di-
minuer ; de cadere ; et décéder» mou-
rir ; decidere.
Déghaitt : Terme de musique;
c*est ce qu*on appelle aujourd'hui
Ulvlx bourdon ou contre-point. Voy.
le Traité du Chant eodésiastique ,
par Tabbé Lebeuf.
Dech ARMER : Oter un charme à
quelqu'un ; de carmen* Y. Charme.
Degharongner : Déchirer la
viande , la couper mal-proprement.
Decharpir : Séparer deux per-
sonnes qq|^ battent.
Decsaus » dechaux j desckam c
DEC T> V C 3,7
Qui marche pieds nus , sans sou- abandonner , né^'lijjjer , descendre ,
liers ; discaiceatus, ^ détourner ; decUnare,
DEGHiAHGE : Perte d'an droit ac- Et deax Angles Tinrent à Sodome tl Tes-
qnîj. pre , séant Lotli «s portes de la citée , et cora
DxcHBMiNEm : Perdre la voie , le î{ **• .!"",• ^ *"• 1*^^« f * 1" ^••* encontre et
. . , , , I 'il enclina a la terre et les ahonra et dist : Jeo
CliemiU , S égarer , se troubler. ^^s reqner qae T08 déclinez en la maison de
•• . , • . * » k^*» Tostre enfannt et demorez illoques.
liais le soacT qm tant me tormentoit „.., ^ , , ^
■wt 1 •» • « • r . -'^ Bible, Genèse , chap, iq, i»erj. i.
Il eslongnoitpoint moi,ne mafantasie; * ' ,., \
AioçoU tonnoors plus à pins Taugmentoit , Veneruntque duoAngeh Sodomam -vesperè.
Et cop à eop à mes yeulx presentoit ttsedente Lot m Jorilnts cmtatu . qui ckm
De cette mort U dure frénésie. 'Vidtsset eos, surrexu, et mt oèvuim cis : ado-
Sy fas alors ainsy qu*in estasîe ra»^itque pronus in terram, et dixît : Oàsecro,
Par trop penser et par ymaginer Douuni , decUnate m dornum puen vestri, et
Qui font souTcnt les sens decheminer. manete ibi.
Complainte sur la mort de la Comtesse Decliquer : Caqueter, réciter,
ile Charrolois. parler beaucoup ; de decoquere,
Decheequeler : Faire le partage Decloree : Rompre une clôture,
des terrés. ouvru* ce qui est clos ; decludere.
Decheotr : Décevoir, surpren- Deçoivre : Tromper ; decipere.
dre , tromper , et aUer en décadence , . -D^coi-ace , decollace : Décolla-
dindnuer ; dedpere , deddere. tion; decollaiio
DECHis déchet • Mort décès Décolacé (S. Jehan) ; Fête de la
iJKCHEs , aecnet .Mort , décès Décollation de S. Jean-Baptiste ; de
DECHETESTRER:Oterlelicol,lat. ^^^^/^v>.
teche d une béte de somme. Faxez d^^ombre : Malheur, perte, ruine.
CHETESTRS. Dkcombrer : Découvrir , ruiner,
Dechiez : Tombé dans la misère, ^j^^^^ . ^^ ^ ^^,^^ j^.^ ^ ^^^^^ ^
Decimier , decimcur : Décima- délivrance une chose où erapéche-
teur ; seigneur à qui appartiennent ment a été donné.
les grosses dimes.d'une paroisse , et Decompoter : Changer le temps
le fermier qui les lève ; dedmanus ; ^g l'engrais des terres,
en Prov. dëimié. Decompt : Imputation.
Deciflb : Disciple, qui est atu- Decoiïfee ; décoiffées, desconfèa :
ché k quelqu'un ; disdpulus. Mort sans confession , ou sans avoir
DicLAiHER : Déclarer, faire sa- fait de le%t9imetit\disconfessus.
▼oir, signifier^ dedarare ; en bas Deconpire : Ruiner, mettre en
Bret. deckui, déroute, tailler en pièces les ennemis.
DECLARBircE : Aveu, témoignage , Dii^NriTURE , desconfiture : Eu-
czplication j deciaratio* tière destruction , déroute d'une ar-
Declaver : Terme de musique ; mée , défaite des ennemis.
6ttr une clef pour en substituer une Deconfort : Affliction , état mal*
autre ; de <:iads, heureux d'une personne abandonnée
Declehcher : Ouvrir une porte, de tout le monde, état approchant
lever la clenche pour l'ouvrir. Ce du désespoir.
mot est composé de la prépos. de et Deconforter : Affliger, désoler,
du mot denche» décourager, abattre; de corfortare ^
Dbclihee : S'éloigner , quitter» qui se trouve dans la Bible*
S4S DEC
Déconseilliez : Gens dépoumu
de conseils , non expërimentéSy abanr
donnés; de consiiiurn^
Celui là poet moult de bien » se il à boue
loi cookeille et tide les deseonseilli^z et les foi-
blcft. Assises de Jérusalem , chap. 275.
Déconvenue : Malheur, disgrâce,
mauvaise aventure.
Decopement : Déchirement , dé-
membrement.
Decoppeb : Déchirer, blesser avec
nne arme tranchante.
Décore : Honneur , illustration ,
célébrité , gloire , décoration ; décor*
Decoeement : Embellissement ,
décoration.
Decoeement : Écoulement, cours
des eaux , decursio.
Decoeee , decorir^ decornr, de-
counir : Couler ; decwrere.
Or il rit un pnant finet décorant de la pur-
retnre des charoeiz Tiscei par cascim jor ici
decurt aa baases chosei.
S Grégoire, liv, 4 , eh, 35.
Et fœteate/n fluvium decurrentem ^uidit
quia ad ima defloic quotidiè camaiium hic
putredo 'vitiorum,
Decost^ : Tout contre, auprès,
de c6té , à côté ; de costa.
Degoughee : Se lever du lit«
Degouloueable : Qui est sujet à
changer de couleur,^ dont la couleur
est gâtée ; decolor,
Degouloueee : Décolorer, chan-
ger de couleur ; decolorare.
Decouppee : Blesser avec une épée
en frappant de taille.
Decooeable : Qui s*échappe aisé-
ment du lieu où il avoit été placé ,
où il avoit été mis.
Decoueement : Écoulement.
Degoues : Temps de l'entière dé-
croissance d'une chose , déclin de la
lune ; decrescenda.
DECE4iifu& : Renier une dette ,
DED
•e dispenser de la payer ^ tt déeiiol-
tre^ diminuer ; decrescere.
Degeéation , deoréadon : Dégr»*
dation , diminution ; flecrementum^
Degeéis (maistre en)- : Docteor ea
droit ; decretalis.
Décrépite : Décrépitude ,. foi*
blesse , langueur ; decrepitas.
Deceetistes : Juges , gens de
pratique ; de decretorius.
Bien a ren, bien a apris»
Qne lenrs âmes grant peeis^
DoÎTcot avoir tuit traiteur»
Fuit pled^ur , tuit decretisùe ,
Tuit arocat , et tuit legiitre ,
Et trestuit cnt qui pour aroir»
De Toir sont faps et de fiiiii toîc
Gautier de Coiusi, li^%, ehmp* I9«
Degeevi^ : Fatigué , harassé , las^
Deceoisié : Séculier, et homme
qui n'avoit'point été aux Croisades.
Dedanteien : Intérieur, qui est
en dedans.
Concirement glopioua soleaieat aaai coMt
en la deforaine beateit , aux fut atti pretîofa
en la rertut dedantriene,
m
Sermons de S, Bernard, Joh 33.
Conceptus iste non modo gioriosus in ^p«fr
quasi cxteriori specie , sed etprêtiosus in la-
teriori ifirtute. *
Dedens : Dedans , en , dans ; intùs,
Dedicaise , defiicatîon : Dédicace ,.
fèit de la Dédicace d'une église >
dedicatio.
Deoict (saint) : Saitot Didier.
Deoigtateue : Auteur qui , dania
une épitre dédicatoire , adule la per-
sonne à laquelle elle est adressée ,
dans l'espoir d'en recevoir un pré-
sent ; de dedicare,
Deduir , dedujrer, dedujrre : Dé-
duire , amuser , récréer , divertir,
se distraire du travail ; deducere.
Tsenlt et Meliedin allèrent an riragc de la
mer reoir le batteau que Tristan avoît fait
faire pour «07 déduire,
HoiimmdQXyituiiu
BEF
•DBDthsnsvT : S'amusèrent, se
rto^rent ; deduxtntnt.
Déduit, deâuyt : Passe - temps ,
plaisir 9 récréation , amtiseinent , ré-
compense » joie , plaisir en général ;
et en particulier, celui de Famour ;
tieductioy deducttts*
Je tieng Veipolr, le detir, runonr
A hiaa deJnit, qui t*î tet mahiteiiir.
Adam H Bofus,
DixL : Dé à coudre ; digitalisa
DixHiix , déerene , déeme : Fille ,
serrante , femme de basse condition.
Dixa : Devoir , être redevable ,
avoir obligation ; debere.
DixaAiVKMXHT : Dernièrement,
en dernier lieu. Fojrez Diaxaiw.
On ne peut «roir ne reqnerre le fié qn^on
^t qui li soit eschen , que ptr celui qui dée»
rminemenc m été mûiI et tenant corne au tien ,
el le fis ett plut droit heir aparent don père à
liériter« en ce dont il a eu déerainemetU la
aaiaine et la teneur qui ne seroit le fis de ton
niaaé ^z. Assises de Jérusalem, chap, 64.
Déxspoia : Dédain , mépris.
DixsTÂFcx : Dotileur , tristesse ,
tribulation , affliction , déplaisir.
DxPACioir : Mutilation , perte d'un
membre ; de drfecdo , defectus.
DxPAïax , défère : Tuer, punir de
mort , détruire ; disfacere,
Dbpaxx , deffais, d^ois , drfais :
Lieux défendus , où il n*est pas per-
mis de pécher ni de chasser; empê-
chement, défense; drfensio; en bas.
lat. iievensum , defensa^
DxFALAHS : Manquant , privant.
DsFALuix : Finir, achever, man-
quer , tomber en foiblesse , être ab-
sent , s'éteindre , se ruiner ;/allere,
DxFALQUxa : Supprimer , 6ter ,
diminuer, retrancher ; defalcare,
DxFAMi : Infâme, perdu d'hon-
neur, de réputation ; drfamatus,
DxFAMXa : Oter la réputation.
Bfatt •! ta religion «dément
Mt «B tparence derant la gent,
DEF 3j(9
Et Mit en covre manfceant.
De Dieu ert reproré par itant.
Et «erra en despit de gent
Et defainet en ert Teraieaient
Car n>rt est nudement orerrer
Et ToTre al people dune celer.
Les Enseignemens d^Aristoêe,
DxPAMix : Infamie , perte de sa
réputation.
DiPAx : Manquer , faillir % de
fallere.
DXPAXDXX.XX , d^ardeler : Débal^
1er, dépaqueter.
DxPAxoucHxa : Apprivoiser, ren«
dre poli et familier.
. DxPAULTx ! Grosse fisute , grand
péché, imperfection.
' La aeoonde cause en quoi li Sire n*est pas
tenus à fere resesine à chelni qui doit ett»»
aes houmes , est quant il liere par dejatdte
dlionmes. Coutume de Beauvoisu^ chap. a.
Di&PAULT^ : Rel&chcment » dé&ot
d'ordre , ralentissement.
DxFAuxax , defaUfÀr : Manquer ,
défaillir; de/allere; en basse lat.
ilçfalcare.
DxPAUTX : Interruption,cessation.
Tos les aime , tos les enlumine ,
Sans dejaute , sans nule termine.
L'Image du Mbmde,
DxPAUx : Amende due au seigneur
censier , pour n'avoir pas payé le cens.
DxFAT : Terre, bois, garenne «
étang où l'on ne peut chasser ni p^
cher, sans la permission du proprié-
taire. FojrezDETJLiT.
DxPKAsiBLK : Qui peut être anéanti.
Dbfkat : Déchu , anéanti; de ^V
facere.
Defbctip : Celui à qui il manque
quelque chose.
Défection : Abandonnement de
parti , de cause ; drfectio.
DxFXisANCE : L'action de défaire,
d'annuler ce qui est fait, abolition
ou abandon d'un fait ; de ditfàctio.
35o D K F
DsFSMiiA : 'DiffaLxnet^fanUipripafe.
Défenal (mois) : Le mois de juillet.
DEFENDsmESs : Défenseur, pro-
tecteur.
DJÉFEN Doa : Tuteur » curateur ;
dçfensor.
DsFEtfs : Forteresse , citadelle ,
place forte ; defensio,
D EFBir SABLE : Qui est de défense.
Defercer , defferger : Oter, rom«
pre les fers d'un prisonnier; de
/errum ou déferre,
Defes , defec : Terre , bois , ga-
renne.
De ris (être) : Etre p)ini de mort ,
ou privé de quelque membre.
Deffaciee , dçffacer : Dévisager,
défigurer le visage à quelqu'un.
Deffai^ : Infidèle , Payen , sans
foi, qui ne croit pas en J. C; de/tdes.
Deffai^ : Gardé , défendu et pro-
hibé ; defensus.
Pais a demandé le conduit
Parmi la terre dtffaét ,
Saleliadins li a livrée
Grant compaiguie de se gent.
Bues de Tabarie,
La terre de Saladio étoit si bien gardée ,
qae nol n*7 pouToit passer sans on sauf
condoit.
Deffaillie : Manquer, avoir be-
soin ; quitter, délaisser ; dtfaUere,
Drffais, deffaix. Voyez Dbfay.
Depfalt : Défaut , manquement à
quelque chose.
Deffassa : n abolit , il changea.
Deffauldeoit : Manqueroit ; de
là le mot deffauU , manque.
DxFFsciLE : Difficile , mal-aisé.
pEFFEif DEMENT : D('fense,secourSy
protection , appui ; defensio,
Deffehdere , défenderres : Avo->
cat , défenseur, protecteur ; drfensor.
Par nn jor quant li honorable pères là à
t*hoare de vespre prendroit le norissement
del cors , à lui astoit uns moines li fils d*un
défenderres « ki à lui tenoit la luzerne devaiit
lataUe. ThU. dm DimL de S. QrifoirC
DEP
Deffbitgx (rime) : Défende*
Deffercenekt : Axïtion de délier^
d'ôter les fers à quelqu'un.
Defferger : Tirer des fers, dé*
frayer , récompenser, secourir ; de^.
ferre. Voyez Defercer.
Mariage est maumia lien ,
Se m*ajst Dieu et saint Julien
Qui pèlerins errans héberge
Et saint Lyenard qui tons deffiarge',.
Les pèlerins bien repentans
Quant les Toit à lui dementana.
Romam. de la Aoie%
Ifariaiges est max liens ,
Aiosinc m*ajst saint Juliens ,
Qui pèlerins errans herbei^e »
Et saint Lienart qui deffirjge
Les prisonniers bien repentana,
Quant les Toit à soi dônent^ia.
* Même Roman , vert Qoapi
Defferm^ : Ouvert.
Deffermer : Ouvrir , mettre de-
hors.
Bien deroie estre ses amis
Quant ele m^avoit deffermé
Le guichet du rergier ramé.
Roman de la Rose, parlatu doùwetL
Defferrb : Vieux fer de cheval.
Def FESSE : Défense , moyens de
droit; drfensio,
Deffi AILLE , deffiance : Défi, ap-
pel ; et dommage , préjudice.
Deffibur : Qui défie, qui est tou-
jours prêt à se battre, batteur à gage ;
de diffidtwe,
Deffinaille , d^înaUie : Mort ,
trépas; definitio,
Deffimemeitt, d^ffimmemt : Dé-
faillance , langueur, flétrissure , cor-
ruption , pourriture.
Et regarder
Tons plaise , sainte créature ,
Sur leur estât, sur leur nature
Si bien et si soigneusement.
Que leur honneur accroisse et dnre«
Et puisse durer sans laidure
À jamais sans deffimmeni,
Dance aux Aveugles , Ùrmsom
à Nottre-Damê , jfog, s^S.
DEP
DsrrarxR : Dépérir, languir^ coi^
rompre entièrement.
Dkpfimir : Ordonner, déterminer,
fixer; clrfimre.
Deppluke : Découler , conlcr ,
s*épancher, se répandre.
Deffois , deffoix, Voj. Depaix.
Deffoegee , defforcher : Prendre
ou retenir par force et contre justice,
refuser ou dénier en justice.
Defpoee : Dehors ; drforis.
Deffoetune : Malheur , infor-
tune , événement Ou accident mal-
heureux ; infortunium.
Deppossé : Enceinte environnée
OU défendue par des fossés.
Deffouie : Fouir, creuser, 6ter
quelque chose qui est en terre ;yb-
dere ; et s*enfuir, se retirer \fugcre.
Deffoulbe : Fouler , marcher
dessus.
Deffouquiee : S*enfnir, se sau-
Ter, se garrer.
Deffeaitiee : Défrayer, payer la
dépense d'un autre ; de/frahere,
Deffruictee : Perdre son fruit.
On disoit d'un arbre dont le fruit
tomboit , qu'il se deffruictoU.
Deffublee : Découvrir, 6ter, se
dévêtir, dégrafer, déboutonner, dé»
boucler ; de/ibuia.
De F FU EU ES : Dehors ; defons,
Dbffuie : S'enfuir, se cacher,
éviter d'être vu ; fugere.
Deffdlee : Oter son chapeau ou
ton bonnet pour saluer quelqu'un.
DeffdmI^ : Glorieux , superbe ,
enorgueilli, suivant Froissart.
De-fi. Voye% Fu
Definaille : Fin, mort, trépas.
DEFiNi , deffïné : Qui a pris fin ,
qui est fini, qui est mort ; defimtus,
iUfunctus*
DxFiaBE , d^iner : Mourir, finir.
D E F 3St
achever, borner, limiter; d^fuurt.
Hector «t mon et de/mes
Qui Uidenent fn trayoes
Entoar les grans mnrUx de Troje.
Oindê , Sus, cité par BoreL
Depineee : Finira , manquera*
Dépitée : Mépriser, rejeter, dé-
daigner, mésestimer.
DEFLAi : Agrandi , élargi , aug*
mente.
Enerassé ctt li «né et fl eat eoBtro àlé,
«DcraMé deTenn graisle et dtflaé,
Biàl, Deutéronomê , eh, 3a , vers» i5.
Inerassatus est dUecms , et reeakitrmfk:
înerassatus, impmguatus, dîlatatoi.
Deplis : Fatigué , las , harassé ;
d^essus.
Defloeateue : Celui qui 6te la
virginité à une fille.
Defluxion : Enflure, gonflement,
amas d'humeurs ; de defluere.
Depolee : Fouler aux pieds, frap»
per, briser, tomber, traîner; de^
fluere ; en bas. lat. drfokur, Yoyca
FOLLEIE.
Defoeaih : Étranger qui possède
néanmoins des terres ou des maisona
dans une commune , et qui participe
aux charges comme les hahitans du
lieu. Voyez Foeaih.
Defoecee : Retenir injustement,
par force , contraindre à rester.
Defoeetbz : Troué , déchiré, usé»
N'aToit pas flouTent chaïuseiiieiite
Et quant à la fois avenoit
Que il nns soUeres aroit
Pertaissies et defareteM
Moult iert gnmt la clartés.
Fah, de S, Pierre et du Jomgteor,
Defoes , drforz : Hors , dehors ,
autrefois , de dehors ; d^mris ; eu
Prov. ii^ro.
Defoulié , drfolé : Malheureux ,
opprimé , foulé , grevé ; drfluus.
Bien est chetif et defakU
AoA ^ ii TÎkiBMHat ftC boaUy
3S« D E F
S*3 eii!d« qae telle femme Pâme
Pour ce que son uni le cltme,
Qa*eUe loi rît et lai fait fette.
Somam «h la Bote*
Btem eit eheîtn et dejolet
Bons qui si rilment est bolez »
Qn*il coide que tel famé Taime
Por ce que son ami le daime,
Et qa*el 11 rit et li fet feste.
* Même Roman , 'ven 4099»
Défouler , defouUer : Mépriser ^
opprimer, fouler aux pieds, jeter
par terre.
Defoukx]£ : Bâtard , adultérin ; et
un homme laid , mal bâti ; drfomùs.
Dépôts : Défense , empêchement.
Voyez Defâix.
Defeâ : Dedans, et dessous.
Defrai : Paiement de la dépense
d'une maison.
Defeaichie : Défricher, arracher.
Defeenee : Délivrer, rompre les
liens ; sortir du bon sens , de la mo-
dération.
Defeeslee, desfresser : Déplier
une chose plissée ou pliée , la ren*-
dre unie.
Defeipee : Tirer quelque chose
pour le rendre uni comme le linge,
avant de le repasser au fer.
Defrog : Désastre, désordre , mal-
heur , dépouille.
Defroé , drfroyé : Dépouillé ,
privé de ses biens.
Defeouee : Rompre, briser j^ra/f-
gere.
Et leur galie s! angoissa ,
Que très parmi le mast froissa ,
Si roideraent entre aus chaï.
Tout li plus fier s*en esbahl ,
Et si feri le maistre dVus
Les jeux li fist roler andens.
Tout le rompi et defroua,
Gautier de Coinsi, liv.^, ehap. 7.
. Defeuctu : Terme usité pour si-
gnifier un bon repas. Cette expres-
sion doit son origine à une cérémo-
nie qui s'obser voit encore à Auxerre et
DEC
dans son diocèse au commeneciMil
du xviii^ siècle. Le 5* pseaume deaae*
Gondes vêpres de Noël , qui est le 1 3 1 %
se chantoit et se chante encore dans
beaucoup de diocèses , sous cette an»
tienne extraite , et qui fait partie du
verset 11 de ce pseaume : De frafitu
ventris tuiponam super sedem tuam.
H étoit d'usage anciennement que les
principaux habitans des villes et les
magistrats assistassent aux vêpres les
jours de fêtes annuelles , et se pla-
çassent dans le chœur. Le chantre, un
bouquet à la main , alloit à l'un des
plus distingués , lui présentoit ce
bouquet, et lui annonçoit cette an^
tienne De fructu. Cette dbtinctioil
n'étoit pas faite en vain; elle étoit
suivie d'une somme d'argent qui ser-»
voit pour régaler les chantres » et ce
régal s'appeloit le drfructu. Lorsque
la somme étoit considérable, le chan-
tre ne manquoit pas d'annoncer à
ses confrères qu'ils avoient un bon
drfructu ; de même si la somme étoit
modique , il disoit : notre d^rucUL
sera mince.
Dbfeuigtee, dtfruiter: Dépouiller
un arbre de ses îra\t%'^ defructificare»
Defeuit : Provision , chose desti-
née à quelqu'usage.
Defuees. Voyez Defoes.
Defuoee : Fuir^ éviter, échapper;
drfttgere.
Dé FUIE : S'enfuir , se retirer.
Defuler : Se découvrir, 6ter son
chapeau. Voyez Deffublee.
Defun DEE : Enfoncer, faire nau*
frage.
Deoabement : Moquerie, raillerie.
Deoaber : Rire de quelqu'un , le
tourner en ridicule , le mépriser ; re-
fuser. Voyez Gabee.
Degaerie : Office de dégan , exer-
cice de la charge de dégan ; degania*
DicAUf £ (belle) : Façon maussade*
DEC
I)i6Av : Sergent, metsier, offî-
«Ser , garde d*an territoire , nommé
dans chaque paroisse pour surveiller
les délits qui pourroient s'y commet-
tre ; decanus^
DicASTinoa : Qui ravage, qui dé-
truit; au figuré , vorace , gourmand ;
DiioASTsa , dégaser : Déshonorer,
TSTager, consumer, g&ter , détruire (
deyiutare; en anc, ProT. dégasiar,
DxGAuaocHÉ : Malade , fatigué
d*aTi>ir fait une débauche.
Degat : Dégât 9 ruine , ravage; de-
postatio,
DsoETEE , degecter, d^'etter: Re-
jeter, renverser, renvoyer , chayer;
agiter , tourmenter ; dejadare.
S« aacane femme metprend rert coo mtrit
il la pœt degecter de son Iiostel et deMeorer
fie lî et en prendre «ne antre.
Mandeville , foL l'y S.
DioiBiia : Se divertir avec agita-
tion , en se donnant beaucoup de
mouvement.
Decilee : Tromper , surprendre.
Se moun Père me avéra maniet , Jeo doate
qa*U qnidera que jeo lui voldrai degUer et
mené maleison sur moi por beneitoane.
Bià/e, Genèse, cHap, 27 , n)ers. 12.
Si attrùctaverit me Pater meus , et seruerit,
thneo ne piUet me sibi vofuùse illndere, et in-
dueam. super me ynaledictionem pro hentdit^
tmme,
DEGLAVTEa : Tirer Tépée hors du
fourreau ; faire mourir par le glaive ;
de Radius \ en anc. Prov. degoidar,
décapiter.
Et noua le ferons degUxvier
On par autre mort dévier.
Roman de la Rose»
DEGLEirnB : Dispos , ingambe.
DxcoLAa : Décapiter, couper la
tête à quelqu'un par ordre de la jus-
tice ; decoUare,
'Bt.ooVLT y degot, dcgoust: Egout,
D £ G 3j3
canal pour faire écouler les eaux »
gouttière ; de guita,
Aacnns usages sont es boues rfles de mai»
Boner, et de plurlex autres choses qui ne sont
paa ea villes cbampestres, mu ne puet mai-
soner si près de moy qne li degoust de ma
maison ne demeure tout frans, et se je fais
cbaotr mon degoidt en le terre mon voisin ^
Je dois estre contraint de oster lai.
Coutume de Seaanpokit,
DsoovaDELt : Habile , expert, en«*
tendu , expérimenté.
Degoust : Jus de viande qui tombe
lorsqu'elle est à la broche ou sur le
gril. Dans la tragédie de sainte Barbe^
en cinq journées {BibL Impér.) , un
bourreau coupe les mamelles de cette
sainte ; et les donnant à un de ses
valets, lui dit :
Fais les rostir, toi Gadifef ,
Trempe ton pain dans le dégoutta
Ce mot est encore en usage dans le
Berri.
Degot : Chant, gazouillement,
baba.
Degras (faire ses) : Se décharger
le ventre ; en bas. lat. degravarè.
Deoekoheil, degreijgner , degrl-'
ner, degrinier : Dédaigner , faire peu
de cas , mépriser* Fojr. Gteaigneur.
Deg^epix , deguerpie : Veuve ,
femme dont le mari est mort ; dù^
cerpta, derelicta.
Degré vAircE : Tort, dommage ,
préjudice ; de degravado. Ce mot est
ainsi écrit dans Borel ; mais il a mai
lu , et ce sont deux mots dans les vers
du Koman de la Rose :
Ce n*est mie ne d*ui , ne daer
Que riches gens ont grant puissance
De faire ayde et degrevance.
U faut lire :
De faire on aide , ou greyamet.
DfcGRiKCOLiER , degringolcf : Des-
cendre , rouler en tombant d'une
édicUe ou dans un escalier ; degredi.
354 D E H
Degu : Personne , nul , aucun*
Decubir : Retrancher, diminuer;
puiser ; degere,
Deouenganoe : Ûélabré , en mau-
vais état.
Deguê^rTik , deguefper, devtrpir:
taisser, quitter , séparer, abandon-
ner ; discerpere,
Uolioin Levit eatolt habitaunt en la costere
del moût de KÀralni , lequel prist une femme
de Bethléem en Juda, laquele le dbgUerpf,
et ele eb est'iii^tariiéé en la^ raàlsibV AK son
père en Bethléem et maneit devers li pur qua-
tre! mois» ...
TreuL de la Bible, Juges , cA. 19 ^Tfers, i.
Fait quidam 'vir Lévites habitons in latere
montis Kphraim , qui accepit uxorem de
Éethlehem Jtiâaïq'iiceriWqi^iX etùh, et rt^^rs'a
est in domumpatris sui in Beéhlehem,ma9fÉ^
fue apud eum quatuor înensibus,
DâouifRPissÈMENT : AbaAcIon de
là possession d'un bien imtAeuble ;
le déguerpir, Tabandonner.
Deguert : Qui se contreftiit^ qui
se rend difforme par trop d*afféterie.
Deguieàient : Bbniag'é , limites
posééef par la justice.
l)ÉGt;i1ïil : ÇoScr dèaiBottiies.
DECtAKH : Trottfpe^, surprendre.
• ÔkoùVL^AtJ : Sbt , étonné.
lyicuiSAts : Divers-, ^lùéètit».
DfcGÏirÎEà" * Cftangèt d'Bàbftà ; éSe
divers us,
tyiiLktii'£K ^ dehacftiè/' : Càvtper
paf tWoi'iîeau^ , bâcher ^ d'i2;^fcAj^.
BehaïA.: Alerte^ adfoit, éveillé.-
JJikXif ^ dahet , dalèez, defkê, dé-
hel, dehcs , dehet , dékez, dëitiatà y
deshait : Àf flicHon , tristesse , j^ine ,
et "doùfeur d'eiprîl, abattement , mal-
heur, dérangement de santé, maladie,
inquiétude , chagrin. 3fiii dehaiè :
Etre dangereusement malade. Du-
caTfge, le dérive de habere , cesser
d*avoiv , et S^rjjjazan de heritare ;
mais je crois qu'il vient d^u mot hai-
tié, HàUie$, qui vient de hilaritate.
DEf
ablatif à^hilaritàs. Il parolt sortxf
tnrellement de cette source. Fcffd
Hait.
Dolens fa Oedes de la prise
£t de la houte et de Toccise'
Ke' Nbrmant ont des François fait.
Tome lor est à grant dehait,
JHonum du Rou,
DtetfKiT , deitéy dehez : Impiiéca-
tion , <|ui a la même signifioation que
le vœ des Latins.
O^AifE (se) : Se fâche.
Dehaiti^ , dehaité > dekmdezide^
Heti^i deshakié : Triste, abattu, dé-
couragé , défait , malade , dérangé.
DâH'ALÉ : Maijgre, atténué,affoiblj.
Déballa : Débarrassé, déchargé.
Bcle dehcUie : Heureuse décharge.
Deuonté : Honteux , confus, em-
barrassé.
Dehouseb : Fille qui a perdu m.
virginité.
Dehouseb: : Débotter, 6ter set
houzes ; au figuré , dehouser sig^nifie
mourir. Voyez Houses.
A fan soixante et doute
Temps est que Ton se dehouse.
Ancien Proverhei
D'Ei^oTJSSiEk ,' déshottssier f Hiaxt"
rir , se fendre ; se ci*ever ; dehiscere.
' De^ûrteA , dehurteîr .• FrA!pper ,
. agiter , pousser rudement , presser,
renvertef, heurter.
Qutr il to^enzat à êstre ois li aoii9 as«i
.com d*uae grant multitudioe entrant, et fi
huis de la cele estre dehurteiz , alsl coitt sïl
fûst apprésseifc de la tnrBe des entnma.
Dialogues de S, Gtégoir^, •
Deicier : Ouvrier qui fait des dés
à jouer.
Deicimeme : Dixième , le nombre
dix ; tiécem , decimus,
Deie : Qu'il doive ; qu'il dise.
Deie : Les doigts ; tUgid»
Cil qui les pbis mist primes à la veie ,
Ne set or raie ciuà Tome let foleie.
DEI
Ke.qqsU i^arolei hom derîse et ottreîe,
S^ATeir rigUte n'est il mie à treîs dele.
Moman des Romans , strophe i65.
Diîpic , déifique :■ EiceUent , di-
Tin , parfait en son genre , admira-
ble ; de Deus,
DziM E y delme , deume : Dime ,
impôt ; décima ; en Prov. et en Lan-
£^ed. dëimè y dërnë , dëoum,
Deiv ER, delmer : Prendre le dixiè-
me , dlmer \ dedmare»
Deiks-né : Né dans le pays.
DiàiOTS ; En bas, dessous; deorsùm.
pBis , deiz ; Dé à jouer ; discus.
n ii*a hom en cest mont , tant soit dltlsûmas ,
Se de lames servir soit ferTentissimns ,
Tavernes , jeu de deiz , soit en oertiMÎnmi,
C*i^ U fin ne soit poTres , atque miserrimns.
Le Dietdes Femmes f du Jeu et des Tavernes»
Deis y daùc : Meuble de parade ,
ciel de Ht , dais , la place de la table
la plus honorable.
Dbismoue , dùcmeur : Fermier qui
lève la dime ; decimanus ; en ProT-
Dbit : Plaisii; , joie , amusement ;
deiecta^nemum,
Deix, dex : Dix» nombre ; de decics^
dés À jouer. Juveùràtrçis €hix : Jouer
avec trois d^; et Dieu, JDieus,
Dejecteb. : Ecarter, éloigner , re-
ponsMVt renroyer, chasser, rebuter,
mépriser ; dcjicore , jaciare ; en ano«
ProT. dcjkàar.
Dejoste , dejouste : A côté , en
ptnic ; ikjectus ; et auprès ; dejuxta.
Il fu nnrris en celle monstler dlf/oslp le bore
KcpcfflM ftobpfsitoma est apelt is.
DiaL de S. Grégoire , Uv. z.
Nsitritiis est in moaofiterio ^uod yaXSi Ne-
pesinam Suppentonia 'vocatur.
Dejouclee : Déconcerter , inter-
rompre , troubler.
Dkjovstk , dejottxte : Auprès ,
proche ; dejuxta,
DËJU : Jeûne, abstinence ; /ç^'</-
nium i en Prov. mod. tlejhu.
DEL 355
Dejug : Temps où les oiseaux ju-
chés se réveillent et quittent le Juc ,
le matin ;y£/c vient dejacere,
Dejuonir, dejtincter : Désunir^
disjoindre, diviser ; dejungere^
Dsjuina : Jeûner, faire absti-
nence \jejuncure. Notre mot déjeûner
signifie proprement rompre le jeûne.
D^ns le haut Languedoc , on dit en-
core dëjhuna pour jeûner, et en Ital.
disgiunare ; en bas Bret. dejurd , dé-
jeuner.
DËiuNs : Jeûne , abstinence ; y^tf-
niurris
DixÀÎa : Déchoir , tomber d'un
rang élevé dans un i^\\i%h9i%\€Uscadere.
Del : De , du , des , ce , &c. D*un
et del : De chose et d*autre. Quand ,
dans les Mss. , cette préposition pré-
cède une voyelle, la lettre L n'est ja-
mais apostrophée , et cette préposi-
tion et le mot suivant semblent sou-
vent ne faire qu'un seul et même mot.
Delaiemeitt*, delçdance , deUUfr :
Délai, retardement , retard. Sans de-
laier : Sans différer , ss^ns tarder ; de
dilatare , dilatatio, Yoy. Délayer.
Je suis tenu à rendre cbe qoï me f& preste
ifins nul dflUùement, et ne pourqoant se je ne
le Tneîl rendre, et U presterres le Tient r*àrolr
il le conyient ipl H me fâche ajomer.
Coutume de Beamoins^
DsirAia , delaynr y delayr, deloir:
19'om du mob de décembre. Lisez de
leur y de Voir ; lucres. On disoit air
et oir pour héritier. Barbazan pense,
avec raison , que c'étoit le mois de la
naissance de l'héritier. Jésus-Christ
étoit qualifié de VOir de l'Eternel.
L'ordonnance de S. Louis de ia54 9
qui est à la tête du Mss. de la Bi-
bliothèque bnpériale, n^ 8407, con-
cernant la manière dont se doivent
comporter les juges , est ainsi datée à
la fia : Fidt en Van Nostre Seignor
!£• ti^. mit ans ou mois de laynr.
356 DEL
D'àLkUBKÂjiièlembra : Oublier, ue
pas se souvenir.
Délasser (se) : S*afflîger , se déso-
ler, se tourmenter.
DELATAirs (ly) : Les défaillans.
Délayer , delaier : Abandonner y
manquer , faillir , user de délais, traî-
ner en longueur, différer , retarder;
delinquere , dilatare.
D^LiALTE : Déloyauté , manque-
ment de foi ; delictum,
Cil«*toit plein de cmtlté,
Si fit par ta déléaieé,
Ovide, Mss, cité par BoreL
Delbctablst^ , délectation , deli-
tahieté : Joie , plaisir , satisfaction ,
contentement ; delectatio ; en anc«
Prov. dëlëitanca.
Et le appétit Toulontaire oo le deair char-
nel encline le courage del homme à corrop-
tibilité et à mauvai»e vouleoté, et par telles
ou samblables perverses délectations.
Les Secrets dAristo^p ,foL 8 , n? 706a.
DilLEGiBR , lisez de-legier : Facile-
ment , aisément ; leviter,
Deleis , deleiz, delés, delez ; pré-
. pos. , lisez de-leis y de-lez, de-letz:
Proche , joignant , auprès , vers , de-
hors ; à côté , le long y de île, et de
latus , ou de latcre ; il s*est dit aussi
pour délaissement , cession.
Ain^ois sist en mi le chapitre delez le letroi
où Ten Ut la leçon aconstuniee.
Vie de S. Louis , page ^Sq.
Delsit : Joie , délice, plaisir ; de-
lectatio,
Deleitablb , deleitaules , delica^
ble , delictable, delitahle, delitaules :
Agréable , délicieux, charmant, plai-
sant , joyeux ; delectabilis,
Deleiuudes sont les oyvres nosfre Signor
«n la dtforaine faroiis , mais moult sont plus
deleitaules en la dedantriene Tertuit.
Sermons de S. Bernard, foL 90.
Sunt enim et exteriori specie delccudiilîa
01 intcriori ifirttue delcctahiUora,
DEL
Deleitahcs : Volupté,
plaisir, sensualité.
Deleitembkt : Joie , plaiair ; de^
lectatio,
Li deleitement sunt en ta deztre en joak-
à4a fin. Sermons de S, Bernard, foL 108.
Delectatlones in dextera tua usfue in
finem,
Delbtai&b : Qui tue, qui détruit;
deletor.
DéLiBE&ATioN : Délai, retard.
Delicatee : Traiter avec mollesse,
faire , causer du plaisir. Se delicater:
Vivre dans la mollesse ; de delicaius,
Delicatif , delicadve : Délicat ,
friand. Fo^ez Deleitablb.
«DÉLicATivETi : Délicatesse , ama-
bilité ; de delieatus.
De LI Cl ES : Délices , plaisirs ; </c-
liciœ.
Délicieux : Difficile , délicat*
Delictablb, delicable: Agréable,
délicieux.
Deligteb : Se réjouir , se direr-
tir ; prendre plaisir ; delectare.
Delhi GANGUE : Abandon , aban-
donnement ; de deliquium.
Delihque , delinquemeni : Faute,
crime , forfait, manque, diminution,
-perte; dcliquium,
Delinqueb : Faillir, errer, se
tromper ; delinquere.
DelIoube , dësUourë : Libre ,
exempt ; liberatus,
DJBLtouBB i DX8PACBÂ : Expédi-
tion , dépêche.
Deliquib : Foiblesse , défaillance,
évanouissement ; deliquium.
Déliée, délirer: Choisir; deligrrr.
Délit , deUct, delictz : Joie , plai-
sir , soin , attention ; delectamentum.
Mont est biaus cbist coomencheacna ,
Che dist li Ilois par le grant Dé,
Après si Ta du baing osté
Si le chondiA en un bd lit
Qui estoit faic par grant dtlit-
Hum de Tatarie,
DEL
Dzt,iT y delict : Faute , crime, pé-
ché , offense ; deUetum.
Dklitablk, deUtaule : Délectable,
agréable, qui plait ; delectabiUs.
Delitableté : Joie , contente-
ment , gaieté , alégresse ; delectaùo.
Déliter , delicter : Se plaire , se
réjouir , se délecter \ delectare»
Des secrets de philosophie ,
Oè monk te rwAànA^diliter f
Et si pourras moult prouffiter »
En délitant proaCGteras ,
En proii£Btant déKteras;
Poor ee i nUt nature délit
Qn*eUe rent qae Ton s*i ilelit.
Roman de la Ros*.
Délitescence : Retraite , solitu-
de ; de deiitescere.
Deliteux, deieitaubles^ délicieux^
delitejc > delùoux : Agréable , déli-
cieux , réjouissant ; delectabilis ; en
bas. lat. deliciosus , deiidus ; en bas
firet. deiidus ; en Angl. deUdous,
La mort des peehéean est peime; ele n*est
mie seulement maoTeise , mia très mauTeiae ;
ae la vie en est deliteuse , si en est ta mort
pesme. Comm, sur te Souder, foL 7a » K*^
P$, 33 , iDers, aa.
De tons mans , n*cst nos plas plaisans ,
Fors solement cil d*amer ;
Mais cil est doua et pnissana.
Et delitex à panser ,
Et unt set bel conforter ,
Et des granz biens i a tant ,
Que nut ne s'en doit oster.
Fingt-dêuxième Chanson du Roi
de NiUHure, pa^. 49.
Délitée, délivrande i Main-levée
de la personne qui aToit été empri-
sonnée; et libre, affranchi, débar-
rassé , quitte ; de deliberare , selon
Ménage.
Soit assi délivre de tote non purteit li orc-
sons kl est por la vertus de Tairme.
Sermons de X Bernard, Jbl. i38,
Sit oratio qtue pro virtutihus est, etiam
^ omni impuritate libéra.
Deliveeiees , delivrcrcs : Libéra-
teur, soutien 3, liberator.
DEL 33^7
Deliyremeiit, adv, : Facilement ,
sans peine, sans embarras , sans em-
pêchement , sans gène ^ librement.
Deliz : Plaisir , joie , délice, amu-
sement ; delicia , delecUimeiUum\ en
anc. Prov. dëleit.
Deliz : Crime , faute , mauvaise
action; delictum.
Deloee , desloer: Bl&mer^ repren-
dre , faire des reproches; dislattdare.
Aucune fois a rient que chit* qui rée à faire
aucune malice, maine compei^Ue aTecqnea
li , si comme de ses parena on- de ses amia, et
ne leur dit pas che qu'il Tée i fere pour die
que il se doute , que il ne C dèshassent, oa
que il ne vousissent aler au fet.
Coutume de Betuumsis.
•
Deloi , desioi : Désobéissance à la
loi , infidélité , faute , péché.
Deloi ^ desioi: Délai , retard ; di-
laiaù'o.
Deloiement : Dissolution , action
de délier; de i^i^vmo/i^^ablat. deligaùo.
Deloie , desloir: Retarder , diffé-
rer , reculer une affaire dans le des-
sein de ne pas la terminer; chercher
à Teffacer ; deiere , dilatare.
Deloie (mob de) : Le mois de dé-
cembre. Voyez Délaie. La charte de
Thiebaus, comte Palazinde Champa-
gne et de Brie pour la coutume de
ces provinces , Biblioth. Imp, Fonas
de tE^e de Paris ^n"* 17 , est ains
datée:
Ce fa fait Tan de grince noatre Signor
iaa4 le jour de la feste de Moel on mois de
deloir.
Déloyal : Perfide , traître , man-
quant de f6î.
Déloyauté : Perfidie , fausseté ,
trahison.
Deloyee : Délier, détacher, rom-
pre le lien ; disligare , diUtare.
Dels ,. lisez dels. : D'eux ; Ulorum.
Dels, delzy dueils : Deux ; de duo»
Ces mots ont signifié aussi deuil, cha-
gpn I tristess^j dolar.
358 DEM
Delt : Deuil , tristesse , chagrin.
Bien cuident toz qu'il soit muel ,
Dont comença li ëfeft no^el.
Roman de Dohpatos,
Deltkton : Triangle, qui est à
trois angles , deltoton.
Déluge (mestre du) : Celui qui a
soin des eaux , des écluses.
Deluoier , déjugier : Juger.
Delt : Délai , retard. Voyez De-
LAIEMENT.
DEtTACE : Dommage; de damnum;
eki bas. lat. domagium,
Demaigne, demaiene y demaine y
demainn€y demengue, demoine : Do-
maine, pouToir, autorité, puissance,
état , royaume , terre , ce qui est en
propre, qui appartient; iiorninatio,
dorninium ; en bas Bret. damany; en
Angl. deindtn,
CX% n^estoit mie Rois de gas,
lie Rois de fierges ne d'escas,
Aîns iert adroit fuis Rois entiers ;
Rubins , esmefaudes et safirs
Cis Rois ot sanblet Carlemaine
De bien garder son demoine»
Phii, MoiukeSffoL 637 , parlant
de Philippe-jiuguste,
Demaig'nement : Sans bruit, eh
cachette.
Demaigneveut , demainement :
Seigneurie , autorité , pouvoir, état,
situation , condition ; dominatio,
Demaignement , demainement,
demenance^ demenement : Conduite,
affaire , circonstances.
' Se TOUS estes Taillkns et de haute pnIssAnce ,
IJnques por ce n'aiez le povre en Tiltance,
Tfe por ee ne sciez de mauTcse bobance,
Ife ja por ce ne faites mauvese demenance.
Le Doctrinal de Courtoisie,
Jl Tons me rens , bian Sire , puisqu'il Ta en-
sèment,
La Ta reçu Bertrand, et la foi de lui prent,
Ainsi qu^il appartiieot en tel denuànemént.
Fie de Bertrand du GuescUn,
Demiiiter, demelnner, demeïler
DEM
(se) : Traiter, négocier, se codnpor-
ter , se gouverner, se remuer, s'em^
presser, régir, gouverner, agir, iour-
menter , s*agiter , se conduire , se
débattre ; de minore,
Od lui en maine la Roîne
Qui moult parest cortoise et fine ;
Par le terre en va li no vêle ,
n'i a valet, ni damiselle
Qui moult grant foie n*en demmni.
Roman de Dôhpatotm
Demainez : Seigneurs , barons >
maîtres de domaines, grands ras-
saux; domini.
Demaiht: Maintenant, à l'in&tant.
Demandée : Contfémander, chan-
ger, révoquer l'ordre donné.
Demattoer de QUELQu'uir : S'in-
former de ses* no'utelles , de l'état iie
sa santé.
DKMAVDiT.KftKs ! DeTOandènr, Ce-
lui qui forme utie demande.
Demaitdise : Enquête, inforrioa-
tion , demande.
Demangier , demangéer : Faire,
causer du donunage ; damnum agere.
Demanois , desrrtanois : A Tins-
tant , cependant , sur-le-champ, pen-
dant ce temps , incontinent. Ces mots
ont été pris aussi pour noble, illustre.
Demant : Je demande.
La prison pour Dieu vous detnaht
Avec luy pardurablemeht ;
Et se tel puis estre trouvé.
Quand je serai bien esprouvé.
Que de bien servir je defaiUe ,
En aultre prison tôusjonrs aille.
Roman de la Rose.
Demautaire : Devant, ci-devant.
Démarcher , demarchier : Aller
en avant , passer outre , commencer
à marcher , marcher sans être assuré,
marcher sur quelque chose» fouler
aux pieds.
Demasiade : Dérangée , folle, in-
certaine ; de dementire,
DemateHï. f7>^^2 Dexajgxe.
DEM
DsMEZ , demeist, ilemest .«-Parmi;,
entre , au milieu, à moitié ; de mcdio.
S«f piez gluat et dd mêi lo cor» ja defofi
lo pont jof gcteizpar alcun» tr^noiri^hoiae^.
S, Grégoire, U», 4, chap, 35.
Pes lapsus est, et ex mcdio eorpore jam
extra pontem dejectus ex quibmdam teterri-
mis viris,
Dbnbinb X demenois , demoine :
Seigneur de fief , grand yassal.
Dexeinneb : Agir , condi^ire.
DsiiEXENAffCE : Le restant , oe
qui demeure , ce qui reste.
Demenats : Pousse , porté.
D^MENCH^E ', demenche , demert-
ehie : Certaine mesure de terre et de
crains ; demtïïisutn.
Demeite : Conduite , train de TÎe.
Béh BHi : Réglé , arrangé , mesu-
ré. Démené forain : Réglé par la loi
des forains.
Demenement : État, condition,
situation.
Fane et homa qui le jonr , une fois feiileinent
y uth remembrer sa fin et ton commencement,
ParadÎB et eofer, et leur eUfnenement ,
9e pnet eatre dempnez, s'il a entendement.
* Testam. de Jehan de Meung, vers ^o33.
DixENEB : Traiter, arranger, con-
duire , agir, se tourmenter, s*agiter,
s*empresser, se remuer, se compor-
ter; de rninare. Démener graru joie:
Se réjouir. Démener dolor : Etre
triste. Voyez Demaineb.*
Si;Igneur Teuillez rona acoUer ,
Je voDs requler, si nous direz.
Pourquoi ainsi vous démenés,
La Veageanee de Jésus^hritL
Dembneb un cheval : Monter
un cheval , le conduire.
Demkkeurb : Domaine ,seigneurie.
D^MENG : Demeure , logis.
Demehguer : Manger , dévorer ;
de manducare.
Demehieb : Seigneur domaaier^
propriétaire^
DEM 35^
.Dbme;u^eiieiit. f7y^« Db^ionhe-
MENT et CaOISEMBlfT.
Demenois. Fbj^ez Dembihe.
CjE.iiENBAS, démèneras, demerxas:
Conduiras , agiras , te comporteras.
Demenbiemes (nous) : Nous m^
nerions ,.|ious conduirions.
DEMEitTANS , demantans : Plai-
gnans, qui se lamentent.
Deven TE , d^ft^'iioison .* Laçi^en-
tation , chagrin , tourment , jpl^te ,
pleurs ; demenda*
Di^mentee, demjonfer (9e) : Se
tourmenter, se livrer à la douleqr , à
la triste^e , se plaindre ^ tomber en
démence , gémir , pleurer, se lamen-
ter , se ..d^SjÇfpértr ; dernehtire. Ce
mot ne signifie point se préparer ,
comme le .dit Tauteur dû Glct^saire
du Roman .de. la Rose.
Lors se plaint aux Dieux «t démente,
De^Tamonr qui si le tormeate.
itonuM de la^Mote.
Rnsl se plaint et se deman^
La pncéle et si se tormente.
.Mqmam dePerc^9çlj9l,%^,\V^.
DéifBirTiEBS , endemeruders : 'Ce-
pendant , dans ces entrefaites , pen-
dant , tandis que , dans le temps ; in-
tereà ; en >anc . Pro v . déménUe*
Demebbas : Demeureras, -ooadai-
ras. Foyez Dbmerbas.
Dbmbsisb : Propre , oonvenable ;
fonds , propi;iété.
Demesube (a) : Outre .mesure ,
bien plus , -à outrance , avec ejLcèi.
Demesube :;Peu s^ge , inconiÂdé-
•ré , excessif, wàtvé , qui paAse les
bornes , déréglé , prodigue,- libertin.
Demkubahce .'Domicile, demeure,
habitation ; demoratio ,; an bas
Bret. demearanez.
Puis la. mer s*«n aDa
Aux derniers lie^x, sa defnçura^cû fffifnt ,
EnTironoant.de tqus cotés la tefre.
JUàrot.
DsifEqB^, demeurahce, demeu^
4
SÔo DEM
rée : Retardement , attente 9 dclaî ;
demoratio^
Demeurgeut : II& demeurent.
Demiaus : Sorte de mesure pour
le bled ; demensum,
Demi-ceint, demi'Çaint : TabKer,
eelnture d'argent avec des pendans
que pbrtoîent les femmes du peuple ;
setnicincûwn.
Demi-ceintiek : Artisan, ouvrier
' qui faîsoit des demi-ceints.
Demicelle : Demoiselle ; dotni-
eella. Voyez Dameisei;».
Pemi-chiot. Foyez Demi-ceiht.
Demioiton : Terme de musique ;
la tierce mineure.
Demie : La moindre chose , rîea.
Par nuit entrerai chiex t*amie ,
Et li dis que tu D*as démit
Ne denrée de ton aroir,
, Xot as perdu à icett coir »
Te vueUe icest soir herbergier^
. Ao matin t*en voudras aler
Ains jor , por ce c*ou ne te Toie.
FeJfL de la Borse pleine de sens,
Demierkes : Mercredi ; dies mer-
turii.
Demi-heâulme : La moitié d'un
Heaume ; un casque.
Et Saintré le fiert an bas du demi-Jteaidate
ctsaUnce dinssa entre la pièce et la rondelle.
Roman du petit Jehan de Saifitré.
Deminem EHT : Saisie faite au nom
du seigneur ou du propriétaire de
, Tobjet saisi.
DEMiirER:Mettre sous la main du sei-
gneur ou propriétaire, réunir au fisc.
DEMI lie A : Diminuer > amoindrir;
• diminuere.
Demion : Dcmi-septier, mesure.
Demi quart : Monnoie d*argent
frappée par ordre d'Henri m ; — coi-
g née en la pile à Técusson de France,
timbrée de couronne fleuronnée et
impériale , et en l'autre face à la croix
flprencée 9 valant sept sols six de-
awr$ tournois » qui font la hoîtième
DEM
partie de soixante sous tournon, fkî-
sant la valeur de Técu sol de France >
pour laquelle raison il a le nom de
demi-quart y et porte en s» pile le chif-
fre du nombre octonaîre. — Nicod.
Demissionatre (enfant)K>rphelin.
Demi-temps : Partie du bréviaire y
celle d'hiver ou d*élé.
Demoere : Retard, délai, attente ;
demoratio.
Car il ne proient estre leyinée , les Egip»
tiens eux eonstreinans de issir , et ne suflrans
eux fere nule elemoerey ne il ne pooient à
ecconre de rien apparcillier de puhnent.
Trad de la Bible, Exode, cA. 12 , 'vers. ^9.
Ifeque enim poterantfermentari, coeenii'
eus exire AEgjrpdts , et nullamfacere sutenii^
bus moram : nec pulmenti quidquam occwrv-
rai prteparare»
Demoigh E i demojrne :■ Domaine >
propriété.
Demoiselle : Fille de joie, et celle
qui les gouverne.
Demonceler : Oter d'unmoncean.
Demohiacle : Fou , insensé.
DËMOiiiAR:Etrc possédé du démon.
Demonie : Obstacle, opposition»
chose désagréable.
Demohiteir : Intenter un procès.
Demohhement : Procès, difficulté.
Demoitoir: Poursuivre en justice.
Demonstrauce : Signe , démons-
tration » exhibition , indication , re*
présentation ^ demonstraniia.
Demonstréeur (doigt) : L'index,
doigt qui montre , qui indique.
Demoustrebe , dcmonstreresse :
Qui démontre , qui prouve , qui en-
seigne , qui indique ; demonsirator,
Demor, demoraige , demorance,
demoréCy demoremcnt, demorie^de-
morison , demouraison,, demourance^
dcmourée : Délai , retardement y ab-
sence, séjour; demoratio. Sans de^'
mor : $ur-le-cliamp , sans délais
Et ont ponrpensé sans ralaoa
Une trop mortele tnison »
DEK
U cmîdeBt tôt de TOir
■ It paîc« d«ceToir »
it pUu grant demorée
ODt eBMmble atonée.
MonuM de Dohpatot.
.HT : Le restant , le résidu.
;k , demourer : Retarder ,
habiter, s*arréter, atten-
; demoreui; en anc. Prov.
en Langued, dëmoureu
hom de grant hurdement,
eles Guinguebrcfil ,
os eonnnîs est^îl;
il TÎaut plot demorer
kardement esprorer.
\n de PereeviU, fol, 1 1 1 , F*.
ftisoN : Retard , délai , de-
ttente; demoraiio. Voyez
rcB.
KAMEir : Apparence, mani-
apparition; demonsiratio,
i : C*étoit le temps qui s'ê-
tre prime et tierce ; démo-
i Charles vi, depuis P&ques
mi-août, on n'ayoit laper-
; Tendre de la viande frai-
epuis les prières de prime
Iles de tierce.
LANCE, demoraige, demo^
sidence , et bien -vacant par
r demourance : Séjourner,
Tenir demourance en un
y fixer son domicile.
lÂNT (au) : Au reste, après
iim : Absence , séjour ^ors
i , retardement ; de démo-
iBB : Repos, tranquillité.
(ELLE : Fille de joie,ou celle
lYcrnoit. Voy^, Dameisblb.
cz : Auprès , proche.
;iL , Dompter, assujétir,
; donùtare.
ïB : Dissimuler , éviter d'à-
dédire ; denuUare ; en bas.
tare*
DEir 36f
DBMirsaBm : Cacher , sonstfatre à
la eonnoiêiance , couTrir.
Dbxt-cjuiom : Chalumeau , flûte »
instrument ée musique; de canon.
Dbhamt : Avant , auparavant ;
aniê.
DBiTAmxAL : Étalon du poida de
l'espèce de la. monnoie qme l'on la-
brique ; de denarius,
Deitaus : Haut-de-diausses » une
culotte ; en Prov. dénaou,
Devcueb , iTen ekies : De ches,
Dehoespet : Depuis le temps.
DiviAETitE : Eut vil,, abject »
d'une extiéflae bassesse.
Denjkiae : Nettoyer, purifier.
Deeeie : Donner, fiire présent»
gratifier ; don4am*
D^HixAET V NqmkttémeBiL
Dbhbxee : Dénommer, nommer,
donner un nom; tknùmimanK
Deheb^bs , denierées s Choses ou
denrées de peu de valeur qui s'àche-
toient à vÛ pris; de denarius; en
anc. Prov. 4Êënëiradas.
Dbhibb blahc a la coubohke :
Monnoie qui , sous le roi Jean , va-
loit cinq deniers tournois. Le nom
de denier étoit donné indbtincteinent
à toutes les monnoiesfnnçoises. Uhc
pièce d'or o« d'argent étoit appelée
€lenierd*oT, dIsiiMr d'argent. Le de-
nier parim valoit un quart de plus
que le denier tournois* Aussi les pa-
risis étoient-ils nommés monnoie
royale , forte monnoie ; et quand on
àisoit un denier à valeur dor , ou
un denier dt or ^ il u'étoit question que
du parisis , et non d'une monnoie
d'or , parce que l'évaluation de ce
métal étoit alors plus forte que celle
de l'aigentn est fiiit mention de plu-
sieurs sortes de deniers qu'on nom-
moit, aux xiii^et xiv« siècles, Barois^
Blancs, Bourdelois, DonisienSf Farts^
Lomsiem, iftinsois, Ntrets^ Pmriris^
352 T) E N
Piclevin , Tournois , Fiennois , fcc.
et de deniers d*or , autrement ap-
pelés//on'/i.f , savoir , denier d'or à
la chaise , valant 25 sols ; denier&ov
à la masse, valailt 22 s. 6 d.; denier
d'or à la Reine , valant 16 s. 8 d.
Denise Dibu : Ce que Ton doiîife
pour la sûreté d*un marché , de la
location d'une maison , à présent on
dit 9 le denier à Dieu.
Nous «Dtendons que nurchié est {i%y si tost
eonme il est créantes à tenir par Taccord des
parties , entre gens qui pueent (peuvent) fere
mardi iés où conTenancbes'^le ce dont il font
marcliié . où si tost coume le tienier Dieu en
est doiféd ; car chascun de cbes trois choses
rault coniPvnnement ( confirmation , sûreté )
mais che entendons nous desmarchiés qui sont
fets purement sans condition ; car la ou con-
dition i est mise , il conrieut que la condition
«oit aemplie , ou le marchié est du nule valeur.
Couttune de Beauvoisis , chap, 34.
Denie&s de testes : Capitation ,
impôt pour subvenir aux frais d'une
guerre ; de denarium,
Deicoi y dermjre, denoie , denojre,
desni : Refus , négative , désaveu ;
denegatio,
Deitoieitt Inutilement , qui
n'existe pas , de nihil sians.
Deitoier : Refuser, dénier, assu-
rer le contraire ; denegare,
Denols : Les genoux ;.^/2i«i; en
Prov. mod. denoidl.
Denomb&ance : Dénombrement,
ënumération , détail ; dimtmeraùo.
Dehommement : Dénombrement,
déclaration ; denomineitio.
Dénonciateur : Courtier, «agent.
Dbnqui : De-là 9 jusques.
Denrée, denerée :. Revenu iie de-
niers ; den€uium» C'étoit ce qui , chez
nos aïeux , se «lonnoit pour un de-
nier , et qui étoit alors d'un prîxbien
plus considérable quamjourd'hiii.
Dans le temps où Targent étoit extrê-
mement rare , le taux des espèces
très-bas rendoit Je rapport des ier-
res très^oible. On nomaoit éénree
de terre un terrein qu'on estimoit de-
voir rapporter un denier par an. Ce
terrein étoit selon «sa bonté , ou le
pays dans lequel il étoit situé, de 240,
2 1 3 ou 180 verges , de chacune dix
pieds de roi. Une denrée de vin, dans
le Fabliau de la Crote , étoit une me-
sure qui contenoit pour un denier de
vin , ainsi des autres choses ; et de-Ia
on a appelé toutes les menues mar-
chandises des denrées , parce qu'elles
se vendent à des prix médiocres.
Beaumanoir , dans la Coutume de
Beauvoisis , ehap. â5 , explique la
différence des denrées menues mar-
chandises , d'avec les autres effets. Ce
mot a aussi servi pour exprimer quel-
que chose de peu de valeur. :Du. La-
tin denariusy Ton a fait €iemer;tt4fi
celui-ci, denrée.
Sire Reniers i est Tenus,
<Si li demande que il faut ,
£t cil jure que Diex le saut (sanvc)
C*onques à nul jor de sa vie.
N'en sot denrée, ne demie.
FiUL de la Borse plaime de mms.
Denrener : Trafiquer , négocier;
exercer le commerce.
Dens : Epais, épaisse ; densus,
Estcn ta main en ciel , et soient ténèbres
■ sour la terre de Egipte, tant</<evuei-qa-*il pat-
seut palpicr. Bible, Exinie, eh, io^vers»%i.
\Extende maaum tuant m cœlum » et sint
tenebrœ super terrant M>gjrpd, tam^àueàm
Ut pçfipari queant,
«Dental : Ce qui tient Je contre de
la charrue , Tendroit où il est^atta-
ehé ; dentale ; en. Prov. detUaau.
Dentilloun : Chicot , dent cassée
dont il ne reste .qu'un petit morceau ;
de dens,
•DsNUNCEOR : Traître, dénoncia-
teur ; denuntiator,
Deooande : Accident mortel ; et
.selon Ducai)ge , .accident qui îêx\ per-
dre la vie. '
DEP
BSouTsirï, dëoutetrên : Débiteur,
obligé^ redevable; debitor.
D^PAisié : Furieux, qui est en co-
lère; dispacatus.
l!>EPAif i , dépanné : Déchiré , dé-
guenillé , mal Têtu ; ce qui est en lam-
"beaux ; de pannus; en bas. la t. de^
punnùy depanus.
DEPAirsa : Déchirer, mettre en
laïnbeaux ; en bas. lat. depanare.
Depa&igsr , deparaigery dispdra-
ger : Mésallier , marier quelqu'un à
une personne d'inégale condition ;
dUparare. Voyez Par ace.
De PAROLE a : Médire,, parler mal
de quelqu'un , décrier , diffamer.
Département, départie, depar^
dr : Départ , séparation , éloigne-
aMBt, distribution, division; dispar-
iio; en une. Proy. dèparièmen.
«Departbresse : Exécutrice testa-
'■lentaire , femme préposée pour faire
les partages d'une succession.
Départie : Départ , séparation ;
ie trépas.
DsPARTiniv : Dénombrement ,
contestation , diTision ; dispardo.
Départir : Partir, s'en aller, s'é-
loigner ; séparer, diviser, distribuer,
'faire part , accorder, donner, com-
muniquer ; dispèrtire. Barbazan le dé-
rive de pardri , imperùri ; en ancien
VtOY . départir y se retirer.
I«*i^>coliicion TOUS dépars
Od nom d*ainours le Dieu Taillant
Et par ainâî de vou« me pars.
Or ne aoîes pins deffaillant.
Confession de la Mie Fille,
Depasié : Transporté de colère ,
furieux ; formé de peur.
Depecast : Il manqua , il faillit,
Depecemeut ue mariage : Sépa-
ration , divorce.
DEPEctfEUR : Qui transgresse la
loi f infracteur.
D E P 363
Depscrier , depeeier : Déchirer ,
rompre , mettre en pièces.
DsPEGiER UH jugement : C'est
l'aimiiler , le casser.
Di&PXNAiLL'é : Mal vêtu, f^oyet
Dbpa'»^.
Depeic UEUR : 'Trodigue , qui 'dé-
"pense.
DEPEmncE, despendre :'I}é^etî^T^
'payer, prodiguer, donner en paie-
ment; dependere y dispendere.
En c*cit antM fablel. parole
De deux clers qal Tiennent d*escolef
Despendu orent leur aroir
En folie plas qu*en saroir.
Pmbliau de Gomèert et dês deux Clercs,
Depekhiê ( S. Etienne le ) :'Le jour
de l'invention du- corps de ee saint;
depenné vient de à pœrds'Uberatus.
Dépense : Lieu d'un couvent où
l'on serre le pain , le vin et la vais-
selle.
Depert : Perte, ruine, dommage;
de disperdere.
'Depescuement: Division ^partage.
De pie , depié : 'Mutilation , rup-
ture ; démembrement de fief.
Depieça, hsez de-piece-a ; Depuis
long-temps , il y a long-temps , il
"s'est passé un long espace de temps.
Je suis de pieca disposé
A mon poToir de te respondre
Sor ce qui sera proposé.
Danco aux Avmtgks,
Depier, depeder, depiecer tViffm-
pre , diviser, séparer ; démembrer un
'fief, désunir, couper par morceaux ,
-abolir, subroger ; t/^/^eoeare • et de-
peseare.
Bone Canse a le femme de sol partir de son
■ mari, en depeciant do tout le mariage, on en
-soi eslongier de lui , qvant ele a mari jqui Ha
▼eut faire pechier de son cors , ne par loier »
ne en antre manière.
Coutume de Beauvoisisy chap. 57.
Depiqusr : Gataoer 9 adoucir , ap-
poiser.
■ f
364 B E ?
DipiriMFif T, depiteusement : Ayee
chagrin , avec peine et colère.
Di^piTKUs , depitos , depittecdre y
despiteux : Mutin , qui se dépite abé^
ment , colère , sans pitié , cruel ; de
dispectus. Se dépiter : $*indigner«
DsPLAiir : Sommairement.
Deplainte , déplante : Plainte ,
gémissement, lamentation ; planctus*
Eiui ke lo ris tomet en plor^ lo cliaat en
depltmte. Sermons de S, Bernard^
Ut risum in luctitm , cantum in planctum ,
gaudium in mœrorem convertebat,
Deplaisange : Mélancolie, cha-
grin, tristesse, àé^\2L\ÛT\dispUccntiam
Deplayer : Couvrir (k plaies ,
faire des plaies , en être couvert ,
blesser ; en bas. lat. depoUare.
Déplia BLE (temps) : La saison où
Ton relire des champs ce qui n'y est
utile qu'en été.
Depointer : Oter de place , pri-
mer d'un emploi , d'un office , ou de
quelqu'autre chose ; dcpunctare,
Dkpopuler : Dépeupler , ravager ,
détruire , anéantir.
Déport ; Réjouit , s*amuse, se dé-
lasse ; du verbe déporter.
Déport : Délai , retardement , fa-
veur,' ménagement , dépôt, surséance
accordée ; badinage , raillerie , joîe ,
contentement , plaisir , délassement.
A grant déport : Fort vite , à grande
hâte ; formé de la particule de , et de
portas, selon Borel.
Déport : Droit que le Seigneur
prend sur un fief servant, lorsqu'il n'y
^ point d'homme pour le desservir.
Déporter : Se réjouir , se délas-
ser , se divertir , se récréer , être en
joie , cesser de travailler , exempter,
favoriser , épargner , donner du dé-
lai , porter , supporter.
Amors TaToit fait à «es mains
Por les fiuB amans conforter ,
Et por les maolx miex déporter,
* Homan de la Rose^ vers 1866.
DEP
Dépovrter (se) : Se dispenseF.
' Deprehender : Surprendre , at-
traper , prendre sur le fait ; depre-
hendere,
Deprkhension : Surprise , décou-
verte ; deprehensio,
Depreu DRE : Découvrir ^ . sur-
prendre.
Depri , <ie^wr: Diminuer de prix;
Ce mot étoit encore en usage lorsr
qu'on vouloit acquérir un héritage.
On alloit trouver le seigneur en la
censive ou dans le fief où il étoit sp-
tué pour avoir diminution des droits
de relief : ce que l'on appeloit deprUnf'.
Déclaration d'un héritage acquis ; dé-
lai accordé par le seigneur pour- le
remboursement des droits seigneu-
riaux»
Deprier : Prier avec instanee,
supplier , invoquer ; deprecari. Lés
modernes se sont servi de ce mot
pour révoquer un engagemeat y vat
promesse.
Déprimer : Réprimer, contenir,
mettre un frein , modérer , retenir.
De PRIS, deprisahle : Méprisable,
dont on ne fait pas cas ; et conveu-
tion sur le prix de quelque chose.
Deprisemeht : Mépris, dédain.
Dé PRISER , desprisier : Mépriser,
ravaler, rendre vil; depretittre*
'Bbsmer Toldrai et desprisier
Ceuls que je roldrai , et prisier
En dix plesanz sans Tilonie.
* Bible
De PRIVER : Cesser de traiter quel-
qu'un avec la familiarité accoutumée.
Déprourer : Députer, hâter, pré-
cipiter : depmperare.
Depser : Fouler, pétrir ; depsere;
d'où l'on a pu faire dépecer, couper
en morceaux. Voyez Depiei^.
Depues : Depuis*
Drpulier : Publier , annoncer ,l
divulguer | rendre public ^publicare.
D£R
S. Grégoire, dans ses Dialogaes, Uy. t,
A, s, parlant du moine Ldberlinus :
D« cni ja toit ce ke plaison Tertus certaÛM
raoootemeiu de ^\\xitort9\tdeptUiee, Mkedent
Laurent li religions beirs à loi fut très priveis.
De quo quanwis 'virttues multas pbirimo-
numnarratio C€rta rvl^yertl^rrofdtctus tq^n
LmttreMtùu niigioêut vir ei /àmiiiarisstmus
fuit.
D'où notre mot chanter pouiUe , di-
Tnlguer y publier , déclarer les fautes
de quelqu'un , lui reprocher ses fau-
tes ; de-là aussi le -motpouiUé , qui
est l'inTentaire de tous les biens d'un
état, d'une province, d'un diocèse ,
et qoi doit en donner une juste con-
noîssance.
BxpDTÂXEE , deputere , deputers ,
deputhaire : Méchant, cruel , traître ,
pôrfide , de mauvaises moeurs , bas ,
abject ; de depudere.
DspuTsa : Croire, penser, repu-
ter , accuser une femme de débauche;
deputare.
DEQUEKia , dequeurir : Découler ,
couler , fluer ; decurrere,
Dequeurt : n découle.
Dbqubuyeie : Découvrir^ iHsco-
qperire,
DxaAiHÂ (à la) : En dernier lieu.
DEaAiirBME]ffT:Dbcours,harangue.
DsEAiHiER , deraisner : Parler,
discourir , haranguer ; prouver son
droit en justice ; de ratiocinari.
Desaihiess , derainiere : Haran-
gueur , parleur , discoureur.
ÏÀ lirref de Salomon en cni ces choses sont
«tcrites , Eeclesiastes est apeleiz. Or Kccle-
sUstes proprement dertùniers est dit. Or cl
deramement est fors mise la sentence parmei
cni b frintoose noise de la turbe soit rapres-
aeie t et quant li plnîsor sentent diverses
choses parmei la raison del derainant , sont
Deneit à une sentence gieres ici si livres por ice
deramieres est dit; car Salomons prent en lui
lo sens de la frintant turbe , par ke il ces choses
4ict par denuuidjses, lesqueiz estre se puet
par temptation sent la nient sage pense.
Diatomées de S. Grégoire, ftV. 4, chap, 4.
DER
365
Stil9ffioii«r Uber m quo kofe tcHpia smnt,
Ecclesiastes appeUatus est, EecJesiasteâ autem
ffropriè concionator Mdtur, In concione 'verb
sententia promitur , per quam fumuiettosut
iarbce seatiio eomprùnatur , et cùm multi c/.'-
¥ersa sentiunt, per coucionantis ratioa^m ad
unam sententiam perdueuntur. Hie igitttr
tiber id eirco concionator dieùur, quia Salo-
mon in eo quasi tumultuantis turbœ suscepit
senmm , ut ea per inquisidonem dieat , quœ
fartasse per tentationem. imperita tnenssentiau
' Déraison : Malice , folie , raille-
rie , mauvaise action ; ce mot est
formé de rado,
Derârarâ: Dernière. FoyezJdkL--
EAIN.
Deris : Peau de mouton.
Derature : Sillon plus profond
que les autres qui sépare deux
champs , et sert à les faire distinguer ;
de radius.
DÎBRAziOAR : Déraciner, arracher ;
deradicari; en Prov. mod. dëriga,
dërega, dariga.
De rechief : De nouveau , une
seconde fois ; d^'teriim et de caput ;
en anc. Langued. dërëco / en Prov.
dfirëcap et dërec , de suite. Voyez.
Chief.
Deréiral, derêr : Le dernier. Foy*
Daarain.
Deresicer , deresnier : Mériter,
être digne. Voyez Derainier.
Drresnié : Harangué; et suivant
Borel , mérité.
Deresnier : Parler , haranguer ,
plaider.
le suis confès reraiement.
Et reçni ton cors dignement;
Qui ensi mnert Ten nous tesmoîgna
Que Diex ses péchiez li pardoigne ,
Vos saves bien se je Toir di,
Céens entrai sans contredit ,
Quant cécns sui , porqu*en iroie ,
Vostre parole desdiroie ,
Quar ottroié ares sans faille
Qui séens est que ne s'en aiUe,
TSe TOUS n*en mentirez por moi.
Vilains, dist Diex, ^t je Totroî
Paradis as si deresnié.
366
DBR
Que par plAidi«r Ta* gaanBi^»
Bien ses avant mètre ton verbat
Ft^l. du VUam qui conqui$tParadupmrfltU
Dee£ze : Usé , vieux à force de
servir.
Debider, deriser : Se railler, se
moquer; deridere. '
DEaxLÈ&E : Espèce de sablonnière».
lieu où Fou tire de 1» terre.
Dérocher : fouler d*ua rocker,
tomber, écrouler ; et suivant Monet ,
purger de crasse.
De rouer : Cultiver ; derodere.
De ROI , desroys : Désordre , dé-
faite entière , déroute; disrupûo ; en
anc. Prov. derocs , ruines.
Deroié : Déréglé, sorti de la règle^
de la raie.
Derompre , desrompre : Briser ,
rompre, fracasser, casser » déranger,
débaucher; disrumpere.
De ROM PU, dcrosy deroup, deroups,
deroupt , deroupts , derouts , des^
rompu, desros , desroupt , desrouts :
Kompu , brisé , fracassé > dérangé ,
débauché ; disruptus,
Derohig : Plante bonne pour 1^
guérison des morsures de bétes veni-
meuses ; doronicum,
Deroupte , déroute : Rompue, bri-
sée , déchirée ; disrupki ; et inter-
ruption , désordre , confu&ion ; rup-
ture , hernie ; disruptio i en ancien
Prov. dërompëmën.
Deroutte : De suite.
Deroti^ , desroyé : Fou , égaré ,
qui s'écarte de la voie du bon sens.
Deroter , desrojrer .*/ Dérégler ,
égarer., déranger, sortir de son che-
min , du bon sens , dérouter , dé-
tourner du bon chemin , corrompre.
Selon Borel ce mot est composé de la
préposition de, et de roye , qui veut
ciire , ornière, sentier; deviare; mais
il vi,?n^. de deruere» Mettre en dé-
roule , n'est - ce pa5 jeter en bas ,
DER
•
précipiter , abattre , renverser ? en-
anc. Prov« dcrocar ; en Prov. modk.
dërouca. Se deroyer, c'est se mettre
en déroute.
Les Grejois qui trop se desrqyent
Menèrent à destruction.
• OvitU , Mss, cité par BcnL
Derrabs : Un pain du prix de
deux deniers.
Derrain , derraaine , derraine ,
derrains , derrenier, denien , des-
rein : Dernier, dernière ; et derrière';
au figuré , les dernières années , la
vieillesse.
L*hoîr mÀle de la famé derraine emporte
Taineetsée, chest à saroir les deux partadea
fiés et le chlef maooir et Tournage de aea aer
retirs de la tierche partie.
Coutume de Beauvoisis , chap, i3.-
DERRAINSTEZ9 deireneteZf derrei^
netez : Extrémité , fin , bout , limite.
Oiea cousait, et pren discipline, qn« ta
aoiea sages en tes deirenetez,
Trad, de la Bible , Prov, ch, 1 9, vers, sa
jdiuK comilium , et suscipe discipUnam., ut
sis sapiens in novissimis tuis.
Remembre tes derraimetez en tous tea ore-
reigoes , et tu ne pedieras en pardurable.
Trad, de la Bible, Ecclesiase. ch. 7, vers. 4a
In omnibtts operibus tuis memorare aoTii*
sima tua, et in œtemum no/» pecemèis,
Derramme : Serment fait en jus-
tice ^ par lequel on s*engage à prou-
ver par témoins la vérité de ce ^u*oii
avance.
Derruble , deruble : Cavité d*un
rocher, précipice ; deruptum,
Dessoi^s celle roche où il ert
Batoit la mer en un aouble
En un barre sous un derruble.
Roman de Gojuvain,
Ders , dersclet: Ciel ou dais ({u'on
meltoit au-dessus de la table du Roi,
dais à porter le Saint Sacrement.
Drrtre : Dartre farineuse.
Dertrutie : La maladie de dar-
tres y grattelle.
Btev : Ckène^ du Gttcihms; d'oh
i hàs Bret. dentu, et le Françoi»-
'rujrdcm
D^RUMrPAS 9 derumpeir : Rompre ,
riser, détruire, emporter, mettre en
ièces; disrumpere.
Trt
ies et feir corre à plenté lef fon*
et les nit des pluiet.
Com. sur le Soutier, foL i5i , F^*
DsKimsA. Foyez DËsmuimi.
DftRti , </(frif^ ; impertineut, fon,
isensé, hors de sens; deviusé
Dbuvke : Lieu planté de chênes ,
bénaie; dervum,
]>B ATE A, </emr, dervoier, dévoyer:
ortir du sens , n*étre plus dans son
on sens , être insensé , extrada-
uer; deviare.
DxavxaiE : Folie , extrayaganee ,
âge , colère excessive.
Des , dois : Un dab.
Des : Que les. Fbjrez De.
Et au bout da tertre vît seoir on Roy plus
iies antres.
Jcùtvilk, Fie de S. Louis ,/hL a5o.
^EaiÂfOE : Ifinorité , bas âge«
HsABiLLtK : Déplaire , être désa^
ible; de abelimentum.
^UsAGCovmAKcfl 5 djesscouêU"
che : Perte de quelque eoucume
abitude.
.SACH1E& : Agiter, secouer, firer«
\ Cacstbr.
iicoitl t E a , déscècointier: Cesser
Tami de quelqu'un , se broail-
séparer, rompre une liaison ,
r, cesser de vivre en familial-
ec quelqu'un.
icoiNTiÉ : Qni est moins ami
coatnme , désuni , disjoint ,
^mpu société , qui cesse de
ec quelqu'un.
)NARDER : Défricher.
voNf^UES, Ibes des-a-don^
BESi 367
^es : Dèft-lôTS , dès ce temps-là , de
ce moment.
Desabrurb , desaherdre : Se déta-
cher, quitter, abandonner.
Hom enten du bontOlier joie ,
Hom ne boit que il ne s^esjoie
De trois bons Tins de quoi il sert,
Dupremier sert quant Diex enrôle
GrSce an pecheonr qn*il r*aToie ,
QoMit de pecbié se desaert
Lî hocu, et à vertn s^aert ,
En aberrant li ront la toie
Dont TneO du cner aroit conrert i
Aussi com par Tnis entre onrert
Soo obdier 11 a joie orert ,
An mai U nonviau» jours radote.
Miserere du Reclus , strophe 1 83.
Desafeuteee un chetax. : Lui
6ter le caparaçon , déharnacher.
DisAPFUBLEE : Découvrir , dé*
pouiUer, enlever, ravir.
DisÂFiEE : DMer, faire un appel.
DiaAFUBLi : Déshabillé, dépouillé.
Desâgié : Miueur, qui n'a pas l'âge.
Desaheedee : Débarrasser, dé-
tacheis arracher, dégager.
Desaier : Abuser, tromper.
Desaillbb : Desceller, enlever.
Desaxsb : Mal^se, incommodité ,
infortune , disgrâce. Voyez A aise.
Dbsaiser : Incommoder, faire du
mal , ruiner, réduiae à la misère.
DESALoi , desaloez , desahué :
BUmé , repris. Voyez Loi.
Desami : Familier, fort ami.
Desamoncelbe : Séparer, disper-
ser, désunir. Voyez Amont.
Desakcrer : Lever l'ancre , se sé-
parer, s*éloigner ; à^anchora.
Li Eoia a son conseil priré ,
Oà gens a hardb et osés
Parlent entre ena de maintes chotci
Et deriaent que il feront
Quant il se desancreront,
Gaillaume Guiart,
Desanfeutreb : Désarçonner ,(aire
perdre les étriei*» à un cavalier.
Desanger : Détruire l'espèce , la
race de quclqu'animal.
368 B £ S
DssAOKRi , desaowmé : Qui est
sans ornement ; d^ornamentum.
DESAO&iTEa , desaourner : Désha-
biller, prlyer d*ornemens^ ôter la
charge de quelqu'un.
Desapetissangk : Défaut d'appé-
tit , dégoût.
Desapointee : Priver, ôter les ap-
pointemens d'un employé ou d'un
homme de guerre ; ôter la pointe
d'un couteau, d'une arme; il a aussi
signifié déshabiller.
Desaeboeee : Oter, abattre une
chose exposée en public , abattre une
forêt; ÔLorbor.
Desaeee : Errer çà et là.
Desaenie , deshamir : Défaire ,
dégarnir, se déshabiller; ôter les har-
nois d'un cheval.
Dksareivee : S'éloigner delà rive.
Desaeeot , désarroi : Déroute ,
dérangement , destruction, désordre,
confusion. Fbjrez Aeeoi.
Desaerotee : Troubler, décon-
certer. Voyez Areéee.
Dbsassamblement : Déroute.
Desâsseublée : Assemblée.
DssAssoGAR : Avorter.
Desassotee , desasoter : Rendre
raisonnable, polft*, instruire, corri-
ger, détruire un prestige , une illu-
sion, montrer la vérité, faire revenir
d'une erreur. Voyez Assotee.
Car porretez fet admirer
A cealx qui Tamour Taelent folirey
Qui ne leur fait fors toujours nuire;
Bien le yous kceut raison coter;
Mais ne vos puet dtsassoter.
Roman de la Rose,
Bren le tos sot reison noter ,
Mes ne tos pot desasoterr
Sacbies quant tos ne la créustes ,
Cruensement tos decéustes.
* Roman de la Rose, Ders 10457.
Desasteeux : Infortuné , mal-
heureux.
Des A TOSJOES, tosjors maix : Dès
à présent , toujours.
DES
Desatouehee : Oter les omcmicei»
défigurer; desornare.
Et quant Ten ditt d*aut)re partie»
Que quant Tâme sVat départie ,
Ainsi du cors desatourné
S*el tmeve le cors bestonméy
£1 ne puet ainsi revenir.
Roman da la Roê9*
DiÊsATTELEE : Dételer.
Desittiez : Maladie.
Desattremp^ , destUempré, duo-
tenpré : Excessif , immodéré , dénte-
suré, déréglé, qui n'est pas en accord.
Voyez Atempeee.
Desaubage : Repas qu'on donnoit
huit jours après le baptême d'un en-
fant, et dans lequel les parena don-
noient des gâteaux aux autres enfans.
Desaubee : Oter l'aube ou la robe
blanche.
DisAvANCEE : Reculer, empêcher,
retarder, prévenir.
Li tens qui enrielUst nos perea ,
Et TÎdlist Rofs et Emperierett
Et qui toz nos enviellira ,
Où mort nos desa/vtmcenu
* Roman de la Rose, iwn 385.
Desavant : Qui s'écarte du che-
min , qui devient fou. Desavami de
son sens : Qui est hors de sens.
Desavaedee : Essarter , couper ,
retrancher,
Desavenance : Disgrâce , désa-
grément.
Desavenant : Inconvénient, mau*
vaise aventure. Voy. Avekancb*
Desaveit ANT , desavenanz : Indé-
cent, malhonnête , indiscret, qui n*est
pas convenable , disgracieux , désa-
gréable. Voyez Avenant.
DESAvEST,^epef/ : Dépouillement,
abandon d'une possession.
Desbaratée, desbarettéez (mat-
sou ) : Maison en très-mauvais état.
DEShAKATw.n y desbitreter: Dépouil-
ler, détruire, vaincre , renverser.
DES
DBSBàftTONNKR : D^satoièr.
DESBLA.E& : Débarrasser ,acqnitter.
pssBLAMEB : Dlsculper, justlficr.
Desblâybb , desbléer : Nettoyer «
déblayer ; d*où desblavement, déblai,
dégagement.
Desblaveb, ^/e^^/e^r: Moissonner,
couper les bleds , les engranger.
Dbsblée , deshlewre : Moisson , le
temps de la moisson; de bladum,
Desbochieb : Déraciner.
Dbsroubseb : Retirer ua héritage
des mains d*un acquéreur.
Drsrusghek : Oter .les fers À un
prisonnier ; en terme de chasse il
signîfîoit , sortir du bois ; il indiquoit
que le cerf on la grosse bêle que Ton
chassoit s*étoit retire ; et 6ter les fers
ou liens dont est entravé un cheval.
Dbsc : Un plat ; diifcus.
DescichIkh : Pousser, presser,
persécuter, chasser, çigitcr. Voyez
CàGHIKU.
Dkscaieb : Couper, fendre , scier.
Dksç-uîcct, dcscaint y desrcinct ,
desçeint : i^nx est sans ceinture, à qui
l'on a 6 té la ceinture ;' diséinctus.
Descaindbe : Délier , dénouer ,
6ler uneceinture ; de tUscingetè.
Par le poing a prise la Dame
D'niMs pai^' vont en une açalute
Dctloié Ta et desçainte
Sot le faerre* noviao bâta *la paille.
ht «ont andai entrebatu.
Le rilain do BaUlmei.
DKsnALAjfOB : Rétabli en son hon-
neur, fo/w Dec alangé. *'
DKBo/^<.AiiroEB : Décharger de rac-
eu M tiôrr-V justifier, cesser dé blâmer,
d'acch'Aer> de calomnier, cesser des
pou^uîtes contre quel*[u'nn; réta-
blir la réputation de quel^Vun. foy,
DfiBCAdKïBB : Déchausser; discal-
céarëi i; . •■ • ••• '• '^ ^^
Ciz Prèater par un'*jor 'd« Ji* votft retor-
1.
DES 3nr)
neix à maison, k ton lerjana négligemment
parlant comandat , disani : Vien diable« , dts-
caice moi.
«Si Grégoire , Uv, 3 , eh. 20 , parlant d'un
prestie nommé Etienne , de la pro-
vince de Vtdeire,
Qui quadam die de itinere domum regrts-'
sus , tnoMcipio suo negliffenter loquens , prj>
eepit, dicens : f^eni diaâole , discalcea me,
AuMÎ-tût le* cordon* de set bottines se d«r-
lierent , le diable agit dau» le moment , et U
d^hausisa.
Desca5T£b. F'oyez Drschantkr.
De^sc ABC HIER : Décharger, déli-
vrer ; descargare.
Descabné : Maigre, décharné.
Desgabnkb : Rendre maigre , dc-
charner.
DkscAUPEB: Retrancher «diminuer.
Desgaus : Déchaussé ; discalceatus^
Or conrient doner à boire et à mangier a
chans qui ont fain et soif, rerestir les nu» «
les descaus rediaucier. Miroir du Cfiresrieu.
Descéelement : Ouvertement ,
sans précaution.
Desckh DEMENT , deschcndement :
Succession, héritage en ligne dbrecte ;
descensio»
Descendues : Adversités , tra-
verses.
Desgenim ENT : Sorte de défense.
Descens : Maladie de hernie , la
descente; descensio.
Descepline : Punition corporelle,
discipline. ' ' .
DEscÈBNBitENT : Réglémènit, drvi-
sion , séparation ; de discefnerè.
Descebneb : Séparer, diviser.
Desceit : A Tinscu.
DESCRAiNbBE : Otcr la ceinture.
Voyez Desçaindre.
Deschalceb : Déchausser ; ats-
calccanè,
Deschalleb : Défricher, mettre
une terre en valeur.
Descuant : Discordant, qui n*C!»t
puint d^aècord , chant ou ramage des
oiseaux, ^j-w Di<îHANT.
A a
370 DES
Deschanter , descanter : Cbanter
en faux-bourdon ou en ]>artieft.
Deschârnek : Lâcher les char-
nières.
Dbscharpir : Échapper, dégager,
séparer, dt'^barrasser.
DxscuAVFFAUUKR : Oter un écha-
faud.
Deschaus, desckauLr, descauchié,
descaulchié : Déchaussé; de Cidceus;
en Prov. déscaott.
DïiscuAussAiLLE , desckaussQge :
Ce qu*une nouvelle mariée donnoit
aux jeunes garçons le jour à» ses
noces , pour boire.
" Descuaussoèrk , deschaussoire ,
deschaussouere : Hone , instrument
propre à remuer la terre*
Descuendemknt: Succession, hé-
ritage eii ligne directe.
De9CHEvacher , deschevaucher ,
deschevauçhier : Démonter, ôtcr le
cheval à quelqu'un.
Desgueverks : Trompeur; t/eç^tor.
Lori leva la main en haut , ai fi leaigne de la
vraie croix detus lui ke tle li fiikt c*eua con-
tre diables qui e»t dt^schevcrts pardurable ,
car il de biée fors qu*à dechcvoir toz chaus
qui l'amour Dieu sont espris. S.'Grtud,
Descica , desciqua , Ibea^ des-ci-
, c'a, des-cl-qu'a : Jusques , jusqu'4 j
depuis ici jusqu*à. Trestot le pour-
femli desciqua la corée, jusq[u*aux
«ntrailles y et non pas la corde m. com-
me Tont marqué plyisieurs diction-
naires.
Descirer : Déchirer, mettre en
pièces ; dUsçcarc , dUcerpcra»
Descirêure : Déchirure, plaie,
Wessurç,
Desclairer, desclaircir, disclai-
r((rr ; Expliquer, éclaircir, démontrer,
prouver, mettre au jour, faire en-
tendre.
L]9po»BtMneiift qM ie.desofaire
l^ôiicham la csittf dca iuih
DES
Pour la matière discfairien
H convient bien Texaimuer.
Tragéd, de la FengetMce âe /. C.
Descliquer : Babiller, bavarder,
dégoiser, selon Borel ; et dans Pa-
thelin , parler rapidement , et ponr
ainsi dire ^ans ordre. II s*est dit aussi
pour détendre , débander.
Desclore : Ouvrir, découvrir,
paroftre , sortir, délivrer ; il a aus^
signifié, diviser, partager, eiidore;
de disctudere y disclaudere.
DEschos ^ desclot : Crevassé , ou-
vert , découvert ^ disclusus.
Donc lî parc bien devona garder
A ce que nos somes deselos ,
Que nos teigoions Us bien^ endoa
Kt les droits chemins droitnrien ,
Que oostre pars n'est mie entiera ,
Kt œalve«ement ae regardeat
Nostre Pastor , qu^il ne nous gardcat s
Il ne tieiineut reson , ne droit ,
If e nos aèrent gnier a^lrott.
Bibfe Guiot, nrers 790.
Desgo : Corbeille , panier d*oiier j
dise us ; en bas. la t. desca.
Descovrir : Découvrir, apperce-
voir ; discooperirc, , .
Descogiioisi^ance : Méconnoi^-
sance, ingratitude, ignorance ; action
de ne pas rèconnoftre, P^oj-ez Con^-
GïfOISTRE.
Descognoissaut *dk BAtftoir : Dé-
raisonnable, usant peu'desa raison.
Dftseoitk , dcsoif^: Inimitié , haine.
ri|£scoLi<ii : Ëxtuse , justification ;
disculpaÙQ. . . ,
■Di^coLPEiL : KsK^uter^jfuitUler, dé-
charger de Vacoi^tion ) diààtipiur,
Descpm^rkir.) Levcar, ûier l'hypo-
thèque d*uu bien, débarrasser. .
DucQtioaER :. Défjhavger i api-
toyer, déboucher , débarv^^sser^. jkIr-
guer> délivrer d'embavraA),.4a pf î"*')
de tourment, sauver de rinïTurliiiMfi
découvpjp \ dUcumulare ; ca Lan^^
DIS
escombfif ordures , et désccmbra ,
6ter It dessus d'uAe carrière pour
troHver la bonne pierre.
Kt Dîex font mamtenaDt i cnrte
Qui MU cuer descûtàbra et dietCtfaTre
D'orgiiel , et de tome durté «
Si remp1i»t tout d^uinilité ,
Si gete •! trhi grans toopirs ,
Qae cbe semble que ses eipira
A casoOB GOp U «alUe hori .
Le Dkt du Barisel.
Dkscoxpotbr : Changer le temps
des engrais des terres.
JDsscoNFÈs : Qui meurt sans con-
fession. Voyez Dbconfez.
DBS(K>irFiBB : Ruiner, réduire à la
pauvreté , défaire , détruire entière-
ment Tennemi; disconficere,
.Dbsconvituks : Malheur , perte ,
bataille perdue.
DEscorrronT : Tristesse , douleur,
acddent fâcheux.
Je suis trestout c-sihevTftîllé
Des pt^haes et Ae hr ddrté ,
Dont TomA^ si eèt travainé,
Qu*est assaUIy de postée ;
Pert^de bleni , iAal<nir<té ,
FaiiD , soif, désespoir , deteonfùTti
Battu , flagellé , tormenté ,
Et puis au dernier mis à mort.
i^àhcê atix Jveugîés , pag. 33 x , Débat
de Fomme Mondain et ml RtUgieux,
Dits^oirFonysR : Se désoler, s'af-
fliger, craindre , 6ter FespétaùCe;
DBsÊtMTFOETEZ : Affligé , malheu-
reux.
Edeorefe viieli que tous fb^ssiez l^s'ctarret de
jBuericorde, assavôit, les Yioes d'antmi ce*
1er, tes. injures supporter, les decoi^rtez
cooaolêr et pour tou* les pécheurs prier.
Roman du peut Jehan de'Saintré,
DascoNCifoissANÇE , âesconnois^
9ance: Oubli des bienfaits, ingrati-
tude , méconnoissance.
Dkx h«t ingratitude , Diex het celé et cell
Qui en descongn<nuance sunt trop enseveli :
Soioûa à lui servir preuz et deftjjbi'deli ,
Et osona bien des grâces que nous tenons de U.
* TesL de Jehan de Meung-, vers a65.
DssooiiOiiioifTAa, th^o/Hnoitte: Se
D E S 371
déguiser ,^e travestir, se méconirtfoitre.
Desconsbilli^ , descohseillé , des-
consilUé : Abandonné , qui ne sait à
qui avoir recours , à qui demander
conseil, infortuné.
Desconvenue , desconvenancè :
Malheur, défaite , douleur, tristesseï
accident.
Bescoro , descor, descordance *
descorty discort : Débat , procès , dif-
ficulté , querelle , dispute ; discordiom
Desiêccordé : Qui n'est pas d^accordf.
Car cbascnns de ans sdonc Tacort
De son instrument sans descort.
Le Temps Pûsnar,
D£sdOEnABLE : Qui est en dispute»
contentieux.
D%sCOE0£ : Le sujet du diiJTérend ,
ce qui est disputé.
Descobd^bhknt : Avec discorde.
t)KSGORDKa : Quereller, débacitre,
n^étre pas d'accofd , désunir ; dis-
cOr'dàr'é.
Quant li Abés et lî priors se descordent en
aucunes dioset , il covlent par ce deseorder^
âmes perîllîer , et cil qui sont dnoB ana vont
à perdition. Aègle de S. Benott, foL i43.
. Descobs : Espèce de poésie , de
chanson à refrain.
n monte le sôlr as kemits ,•
Et atrempè ses chalemiax.
Et ses buHines et tes cars :
tJne ore dit laix et descors g
Et iortnet dotif Aé Côdtfxitliinè
As cstives de ComociUe.
* Moman de la Rose , vers Sçir.
Descote a : Frapper sur les côtes ;
de éosta.
DESooncHEB , desdùttchier ; Se Je-
ver du lit ; le lever, l'heure où Tod
sort du lit.
Dbscoulpe : Excuse $ défense , jus-
tification; disculpation
D)esc6vlp£b , descoupêr : Absou-^
dre , purger, disculper, décharger de
l'accusation, justifier; discu^nire.
n fu jugié que puisque Jéban avolt este d!r/*
compès dî;«faciiiâ pour qui U a^ur-esloit, «t
s?»
DES
autref accusez , il n* j «voit nat g^ge» contre
ledit Jehan ; nuis se il fust ainsint avenu que
chil pour qui li apiaus ettoit , n*eust nnlui no-
me de chaut qui chelni firent , ne nulul des-
coupé, li apia«« fust , et se il en eust descoupé
Jehan et ne vouUist dire que cheli fist , si com
21 avient que Ten pardone sa mort pour Dieu ,
ponr che ne dculdurasf pas que li apians ne
tenist. Coutume de Beauvoisis, chap, 63.
DeslCoupa^le : Exempt de crime,
innocent , intègre , pur.
Dkscourâble : Échappé de prison,
qui est en fuite.
DEscouapKm : Laver, disculper,
décharger, éviter une réprimande y
disculpare,
Descoustumanche : Droit auto-
rué par la coutume.
DEscouTAiTGEa : Défrayer , payer
les frais.
Descouvrance : Action de décou-
vrir , d*appercevoir ; discoopertura.
En descouvrance , à descouvrance ,
descouvertement : A découvert , ou-
vertement 'y discoopertè,
Descovees : Découvert, en vue ;
éUscoopertwt.
Cil ki mis est az dispensations des terrienes
choses , est plos legierement dètcoven as
•aettes del repuus enemis.
MonJ, de S, Grégoire sur le JUv. de Job,
fol, 45.
Descovree, descovrir^ descuevrir:
Découvrir, dévoiler ; discooperire.
Cil qui diront faus tesmoinz, ou rers , ou
qui les deseovrent as parties , le jnge les doit
punir hautement.
Liv, de Jostice et de Plet^/oL qS.
Desceiee : Décrire, raconter, faire
rhistoire d*une chose , d*un fait ; de-
tcribere.
Coustume saet estre des reconteors ke cant
Il descrient la bataiUie de la Ji'alestTe, premiers
d^efcr/enf les membres dis luzteors,cnm larges
soit 1. piz e cum forz et sainz, com soient
plain et gros U braz e com li rentres desos
»oit dt-iz ke il ne soit pesa&z de groissece nt
floibles de teueuece.
lHahguetds3,GrégQir9,Jbl%fy:^.
DES
Desceipteâi : Je décriraL
Desceois : Détroit. LidescmUât
Marroc : Le détroit de Gibraltar.
Dksceoisemeiit : Embarras , in-
convénient , déclin ; decremeroum,
Descroisier : Etre dans la peine,
dans l'embarras \ et relever du vœu
de se croiser.
Descubjêr : Découvert , révélé.
DJBscuBRiM£!f : Découverte, révé-
lation. Voyez Descouvrâmce.
Desdainc : Mépris.
Desdepter : Payer ses dettes, s'ac-
quitter ; de debitum.
Desdikier : Rejeter , dédaigner^
mépriser, rebuter ; dedignaii*
Quant ce ot oit li sains hom , sî ri>t ca 4es>
dÎMiant, S. Grégoire, /&. 4.
Quo audito "virsanctus dedjgnando su^rûk.
Desdire : Se taire , ne rien dire^
formé de dicere.
Sire Hains quMe ne 11 feist
Trcktout ce qu'il li requeist
De lui serrir s*avolontoit ,
Et porce que les cops doutolt
Knl desdisoit de unie chose.
Fab, de sire Ueûns et de dame Amettse,
Des doii s est avant : Dorénavant,
pour la suite , à Tavenir.
DEsnoujLoiR : Réjouir, amuser,
tirer de peine. ■
Desdruir : Rendre moin» fort,
moins robuste, affoiblir.
Desouire : S'amuser, se réjouir;
deducere. Voyez Deduir.
Deseagé : Mineur, enfant, jeune
homme.
DiêsiiG : Désir ; desiderium.
Desemparer ; Détruire , démolir.
Desempecuer : Délivrer, lever
Tempéchement mis.
Désempere , désempenné : Flèche
ou matras dégarni de plumes ; de
penna.
Desempenner : Plumer, arracher
les plomes d'un oiseau, d^une volaille.
DES
DESEVcoMBRKa : Dégager, déchar-
ger. Voyez DsscoMBaJKR.
Desbvcusbe : Jastifier, décharger
d*ane accnsalion.
Dbsbvcâceb : Saisir, prendre gage
et assurance pour sûreté d'une dette.
Desengeb : Faire périr, détruire ,
abolir la race , l'espèce d'une chose ,
se débarrasser de quelqu'un.
Desenbeureb y deseneurer: Ren-
dre malheureux; à*hora. Voyez £ur
et Heur.
Dbsenbortement : Dissuasion,
action de dissuader.
Deserhorter : Conseiller le con-
traire, dissuader.
Desenir : Sortir du bon sens ;
de tensus,
Sourent iii*aTient qoe je loniri
De anaotalent, d*ardear et d'ire,
Qfunt j*ot à aocao buinarl djre^
Qae iet miradef ne croit mie
De ma Dame sainte Marie »
J*en desenis toua quant je roi.
Plus loin Théophile dit :
Elle est si forte que son doit
Boute ele jus Les mura dVnfer,
£ofer qui a 1rs dens de fer »
Del sien ne puet riens retenir ,
Elle le fait tout desenir
Elle le fait tout frémir.
Gauiier de Coinsi, Miracle de Théophile.
Des- EH-Qui-EN- AVANT : Désor-
mais , dans la suite.
Desenroui : Dérouillé, décrassé,
nettoyé , poli.
Deserselleb : Jeter quelqu'un
hors de la seHe de son cheval.
Desebiteb : Ruiner, dépouiller, en-
lever, priver des biens ; exhœredare.
Les genti chômes deshonore.
Les sers f t Irs caitis honore ,
De ce les malvais srs erite.
De coi les nobes deserite,
Moman de Dolopatos»
Dbsebpilé : Mal vêtu, déguenillé^
Desebpilleb : Dépouiller, déro»
ber, spolier, rayir.
DES 373
Désert : Ruiné, dépouillé, frus-
tré de ses biens.
Desertation : Abandonnement ,
délaissement.
Déserte : Crime , méfait ; il s'est
dît aussi pour, mérite , récompense ,
salaire.
Déserta (estre) : Etre prive , être
ruiné.
Par ceste raaurai&e rente Landnlphe (bt
presque déserté de ses biens. Beeciice,
Déserter, desertir: Détruire, rui-
ner, rompre, ravager, gâter 5 de^
sertare.
Desertine : Désert, solitude.
Deservir, desservir: Mériter, ga-
gner, obtenir, servir, obliger ; deser-
vire. Deservir lepandre, c'est mériter
la corde.
Dieu fist le monde à son rolloir
Pour ce que il peust aroir
Ancuue rien , qui telle fuist ,
Que ses biens dessen^ir peuist.
Roman du second Renard, fol. 8t.
Dbsespebaiicb : Désespoir, perte
d'espoir, affliction outrée.
Plaine d*angois«e et de pesance
De duel et de désespérance.
Ovide , Mss. cité par BoreL
Desespoir, desespoire (je) : Je
désespère.
Se je pera rostre blenreiUance ,
Jamais n'aurai ailleurs fiance ,
Et si Tai perdue espoir,
A peu que ne m*en desespoir.
Roman de la Rose,
Desxstans : Absent , éloigné.
Dxsëstansa : Absence, éloigne-'
ment.
Desestimer : Mépriser, faire peu
de cas.
Deseur , deseure : Sur, dessus 9
parnlessus ; super, supra.
Si puet on par cest dit aprendre
C*on ne doit blasmer ne reprwdr*
Les amicA. ne les amaaa ,
Qu^Amor 1 pooir et coattoa-
3
3:/, DE»
Par deienr toz fet deseur tonte»,
£t dVuU fet ses rolentex toutes ,
Kt tret à honor tos ses fcx ,
Despais que cîl eu soustJent fes
Qui ftt mestre en toute science.
Le Lai tTAristote.
PpsEUiiANpE : Déroute, défaite ,
désordre , désastre.
Peseuesr. Voyez Deseyree.
DésEYER : Tromper, surprendre 9
abuser; decipere.
Pbseteuzer : SVxcuser.
DssEYRiLiLLE, deseurmlle , deseu-
ra fiche , desevrance , desevranche :
Séparation , désunion , privation ,
départ.
Quant home tt femme s^Msemhlcnt d*espu-
saille,
Grtat est la joîe à ceHe començatlle ;
lies il ne serent cumbicn dure , e quant fcille y
A coutume suut à dol la destvraiUe,
ftoman des Rornans, siroph, x6.
Desevre y lisez deseure : Sur, des-
sus ; super ; et non pas dessous ,
comme le dit Borel.
Deseyrer , deseurcr : Diviser,
rompre, séparer, discontinuer, aban-
donner \ d'où vient , selon Borel ^
sevrer un enfant. Barb^zan le dérive
de scparare , dissipare.
Desfâito : Aboli , non avenu ;
disfàctus,
D£SFiciRE:DéfailIir, quitter, aban-
donner, manquer ; deficere^ en Pro v.
dësfëci^ défaillance.
Desfois : Bois, terres, étangs dont
Tusage est interdit.
Desfortune : MaUieur, infortune»
accident ; disfortuna,
DESFORTUifE : Malheureux , in-
fortuné.
' Desfriper : Faire de folles dé-
penses ^ prodiguer, dissiper.
* Quant de ma biauté me so vient ,
Qui ces 'mHez fesoit triper ,
Tant 1<» feaoie desfiiper
Qttf M a*îert §« merveilU non :
Trop iere lors de grast reaoo.
*BûmQMd$UBùÊ89if«ni^ii.
DES
Iféîa pncM : et oriUi«eat
SVles ierent entortiUiéca
£n dormant dedenx lor orellfes»
Les gréveroîent à merreilles ;
Poous néis , sirons et lentes*
Tant lor livreiit sorent ententtt,
Qu*il lor font lor œurres lessicr»
Et els flécliir et abessier,
Ganchir, tomer . saillir ; triper
Et desgrater, tt des/riper 9
Et despoiUicr et deschancûer^
'(kuit les puent -il enchancier.
* Roman de la Rose ^ vers 1S3S7.
Desfuler , dcfculer : Découvrir;
du verbe afubler, formé àa/ibuia pu
dUnfufa. Ce mot est encore e|i usage
en Picardie; on dit desfuler y pour 6ter
son chapeau ou son bonnet, se décoif-
fer ; et affaler qu afeulery pour mettre
sou chapeau, son bonne t,ou se coiffer»
Desgigler une femme : (Test »
suivant Borel , la déshabiller.
DESGLài9ER : Couper un épi; et
par métaphore, couper la gorge, tuer.
Desglanier : Couper, détruire,
renverser, selon Borel : il fiaiul lire
desglavier y degUivier, U se trouva
dans le Roman de la Rose , où Tan-
te ur pavlant qu'il faut se rendre à
Antéchrist , dit :
Ceux qui ne si rodront aberdre ,
La Tic lor couvieudra perdre ,
Et les feront desglavier
Ou par autre murt derier
PuUqu*il ne nous Tourroat easaîfre.
Mommn de la Rm^
Cil qui ne s*i Todront aerdre ,
La Tie lor corendra perdre ;
Les genz encontre eulz esnoTrons
Par les baras que nos cuvroas
Et les feropf de^lawier.
Ou par autre mort dcTier.
* làid, vers laagS.
Desglavier : Dégainer, faire mou-
rir par le glaive ; de gladius.
Dksgokdoit : Qui fait sortir des
gonds.
DftSGOROER : Babiller, bavarder.
Desgougeser, desgougoHntr, des-
goujonner : Oter les chevilles ou gou-
jons de fer d'un coffi% 9 4*vait porte*
DES .
DssttoimnKUs : Vigilant , chaud ,
)1ein de feu , alerte ^ habile ; dont on
I fait dégourdi.
>i(>a hait Ingratitude , Dieu hait celt! et eelî ,
^ui en deteottgoolMaBCe soot tro]! eaieTeli ,
ioi'onf à le «ervlr prompts et desgouMieiii ,
A iMona bien des grâces que nous avons de lut.
Testament de Jehan de Meung,
DiR&OKÂiJX ^ desgren , desguerain :
> droit de moudre son grain a\ant
es autres sans payer la mouture ; ce
[u*on appeloit degrener.
Desceaive (se) : Perd sa couleur,
'éteint , se dissipe.
Lmoiir d*oiBe envers fkme n>st mîe taitite en
graine , . .
*ar trop pou se deffet , par trop. pou se deS'
graine.
* Tesiam, de Jehan de 'Meung ^ 'Vtrs 437.
DEsoftAUDEm : Dégrader , priver ,
lestituer; du composé ^ra^'or;d*au-
res le dérivent de gravure.
Dksgucher : Forcer quelqu'un à
|uitter une place qu'il occupoit.
DmacuisK » desguysé : Varié , dif-
férencié , diversifié , changé , orné >
paré , ajusté ; de diversus.
Dbscutser , desguiser : Orner , ert-
lollyer, pyer, changer d'habillemens,
de manières , d'humeur.
Maisons rober, enfans ocire,
Et ça et là à Tafoler,
Tmiaa et plés et poins yoler ,
$imc Termeil de char nue traire.
Et oissiez les navrez braire ,
De trop desguisée manières.
GuiUaume Guiart,
D*orfroIs ot an chapel mignot
Q«*oiM|iaes noUe pucclle n*ot
lit plus coiut, ne plus desffuisé ,
If e Tavroie hui bien devisé.
DES
375
n estoit joene damoiseax.
Son baudrier fn point d*oiseiix ,
QttS tout estoit 8 or batn,
Très richement estoit vestu,
D*one robe moult desgtdsée ^
Qoi fut en maint lieu incitée ,
Et dieconpée par grand cointixe.
Roinan de la Base.
Desgutseeib , desguiserie , des»
guiseuse , desguisure , desguyseure :
Parure , ornement ^ habillement ,
changement ; différens habiUeraens ,
mascarade.
Si pren pour faire ma compalgne
Qui me soidace et acompsùgne*
C*est dame Astlaence-contrainte ^
Qui porte desguisures maintes,
SI com il loi virât à plaisir,
Pour acomplir le sien désir.
Roman de la Rase,
SI preng por sivre ma confiaigtte
Qni me solact et m*acompaIgne ,
(C*est dame Ateoance- contrainte)
Autre desgidséure mainte
SI com II fi vient i pleslr
Por aconplir le sien désir.
* Ibid. vers i x463.
Dbssâirike : Hair 9 déchirer , dé-
tester ; formé à* ira.
Dessâit : Tristeue , abattement.
Voyez De HAIT.
DESHÂiTté , deshaitiez : Triste , ta-
cit«riie , abattu , incommodé , mal
disposé , malade , languitêant , in-
firme , morne , qui se déplaît à lui-
même. Voyez Dewaitii&.
Deshâitier : Rendre triste» don«
ncr du chagrin. *
Déshérence : Droit qu'avoit un,
seigneur de fief d'entrer dans un bien
pour lequel il n'y avoit pas d'héri-
tiers ; à! exhœredare.
Desheritascce : L'action de dés-
hériter, exhérédation; ^exhœredaùo.
Sonfrance à la fola (qoelquefoiff) toorne à
desherit€Mce. jineien Proverbe,
Desbers : Dépouillé de ses biens ,
ruiné.
Desheurer : Rompre, séparer,
quitter, abandonner.
Deshiretkr , deshoirer : Deshéri<-
ter, rejeter, bannir ; ^exkœredare^
Convenanche qui est lete contre droit , si
corne si je done en mon testament plus dm
quint (cinquième) de mon hiretage , on se je
4
37G
DES
doue à ma femme première plus dcf la moitré
de moa htretage , oa à ma fecoode famé plus
du quart , ou je doue par couTeoanche à l'un
de mes enfans , tant , que li antres en seroient
deshiretez et se il estoit souffert , toutes tex
cuuveuauches ne doivent mleestre soustenues.
Contutne de Beauvoisis, chap. 34<
DESHOTTESTEm : Déshonorer.
Desaouser : Oter ses houseaux,
se débotter. Voyez Hou ses.
Dëshues, deshus : Dues, dû».
Desic : Jasques y desica ; lisez
de-si-c'à , jusqu'à.
Couvert d*un riche siglaton
Trestottt de^si-c'à IVsperon.
Roman de PerceveU
Desichi : Depuis lotig-temps , jus-
qu'ici , jusqu'à présent.
D EsiE R : Desir,To]onté; desideratto.
Dksieurie : Demande en justice.
. Dksixbringuer : Affranchir, dé-
charger, dégager, libérer un bien de
toutes charges. ^
Desiri.dk •: Désir, souhait, envie ;
desideratio*
Desirâules : Désirable , souhai-
table ; desiderabilis.
Tor. est suejs, tox est sains, toz est delei*
tauhles , toz est à la parsomme tiesirau/es se»
Itfuc la Toix de Tesponse.
Sermons de S. Bernard, foi. 90, H".
Ta fus stiains est, totus safubris est » totus
deU'Ctabilis , iotïis denique secundwnsponsœ
Docem desiderabilis.
Désirée, désirer y destrier , subst. :
Désir, envie ; et adject, chose désirée ;
dcsiderium; en bas Bret. désir.
Desirier : Désirer , convoiter ,
avoir envie ; desiderare,
Desirox : Désireux , convoilcux ;
ilesiderans»
Desirrer : Déchirer, mettre en
pièces ; dilacerqfe , ou du Grec ^-y^it^u y
selon Nicod.
Dksirriers : Prières , actes 4e re-
ligion*
DES
Desist : Il dit, dîjcit. DesùP^M,
ils dirent ; dùrerunt»
Drsjeunemeivt : Déjeûner.
Desiogle^e : Enjoindre, ordonner
d*in ter rompre , ou de finir une chose
commencée.
Desjougler : Se moquer.
Desjugier : Mat juger.
Desres : Depuis , dès que ; et
jusqu*à.
Sairement ceane desÂes le commencement
de l'avent duskes à lendemain de TifTâîgne
(ITpiphanie) , et AsAes raUelui« do» dtsk^a
la quinzaiue de Paskes^
Les Conseils de Pierre Des/ontaines.
DESRKvtLLAGE : Impôt , taxe levée
sur un village.
DBSLArRR« ^Mal habille, débraillé,
sale , mal-propre , celui dont les ha-
bits sont mal attachés.
Drslàvé : Qui n'est point lavé*
Deslâvure : Mal-propreté.
Dksleal , desleaiis, desteax , des-
/eW ; Déloyal , contraire aux Idix,
qui ne les suit pas; traître, infidèie,
perfide. ^
Cil qui fait desleel * {* alias desletuts) »•
semblée et bordeliere, doivent perdre la viUe
(être bannis). j4 ne. Coutume d60rléaMS.
Deslkauté, dcsleallé^ desleaulté:
Déloyauté, inGdélité, mauvaise foi.
Dkslenoier : Injurier de paroles.
Desli]^, : Fin , menu , mince de
façon qu'on voit au travers.
Le mantel estoit dcsUé ,
£t s'estoit d'un fil d'or trecîé.
Boman de Dotoptoot.
Desliener : Refuser, dénier.
Dksligkment : Solde, paiement,
acquit ; de disU^atio.
Desliteler : Oter la lisière.
Desloer. Voyez Delorr.
Desloier , desloer: Oter de place,
conseiller le contraire , dissuader ,
détourner.
DES
JD^ESLoma : Délier, déplacer, dis-
locfuer , dé&approuver ; disiaudare ,
iiisiocare,
DIêx mesmei , ce dîst la lettre ,
A tes Apottres dist jadis,
li iert loiiez * en Paradis ( * lié )
Qaanqae en terre lotirez * ( * lierez )
Kn Paradis iert desfoiiez * ( * délié )
C« dont nos a Diex otroiez.
Gautier de CoifuL
Dbsloyauter : Manquer à sa pa-
role , à la foi donnée ; adlegiare,
Drsmâble : Sujet à la dime.
Desmâillee : Briser les mailles
d*nne armure.
Desmaler : Sortir, se débarrasser,
éviter, se retirer de la presse.
Tolent sajettes empenuées ,
QiHint des ars getans se tlesmaJent,
Cil d*en hant qnarriaux redevaieut * ( *redes-
cendent)
Sas persones sages et sotes ,
Et lancent pierres à très grant Actes,
Là oà cil d>ii bas s'atroupeleot ,
£t grant plenté en escervelent.
ddliaume Gu'uurt.
Desmanoter : Déménager, quitter
son manoir, sa demeure ; de manere.
Desmanteler : Oter le manteau;
dépouiller , détruire les murs d'une
ville.
Deshântehetvt , desmentement ,
desmendssement , dcsmentoison : Dé-
menti, reproche de faux exposé.
Desvârcher , desmarchier : S'é-
carter, se ranger, marcher en arrière.
Desxarroner : Aplanir , mettre
de niveau.
Desxembrance : Démembrement;
Taction de démembrer, de couper.
Dessieeie : La dîme , ou le droit
de la lever ; de décima.
Desmesure : Outrance, excès ; for-
mé de mensura. A desmesure : Hors
de règle, extraordinaireraent.
Desmesuré. Voyez Démesuré.
Desmeublé : Ruiné , appauvri ,
dépouillé y dénué.
DES 377
Desmokler : Oter la moelle.
pESMOLER : Démancher.
Bfaistrc furent de bone eseole ,
De lenr fait et de lenr parole
Sainte Glise fut escolée.
Car sage langue o rie foie
Soit despit, ou autrui afote,
Ponr chou est'mainte âme afolee ;
Dis sans fait, cheste flunrs defolée,.
Dis sans fait , chest fans desmoUej
Que Tant motins à une mole ,
Ne cauchemeote desaolée ;
Ne puet faire liante Tolée
Oisians qni a une é\t rôle.
Miserere du Reclus de Maliens , strophr tt.
Desmouvoir : Détourner, ébran-
ler , faire changer ; apaiser une
émeute.
Je ne te pourroîs desmonvoir ,
Parquoi plos ne t*en parleray ;
Mais au surplus tu dois saroir
Qn*au monde ma rie useray.
Dance aux Aveugles , page xSoo , Déhat
de Tomme Mondain et du Religieux.
Desmurer: Mettre hors de prison.
Desnoquer : Lâcher la noix d^une
arbalète.
Desttouer : Rompre, disloquer.
Dfsociner : Couper les veines «
affoiblir.
Desogier : Finir, terminer, juger
un procès.
Desoicner : Tirer d'embarras «
décharger d'inquiétude , dé soins.
Des-oirs , dès-hoirs y aus-oirs : Des
héritiers , aux héritiers.
Desoivre, desoivrer : Tromper,
surprendre , détourner, abuser; tle-
cipere.
Desor, desore y lisez des-or, des-
ore : Dorénavant , aussitôt ; de hoc
hora,
Desor, desore, desour, desoure :
Dessus , par-dessus , ci-dessus ; de
super; al desor, au-dessus.
Desor OEITANCB , desordonnancc :
Combustion , désordre.
Desors, des'oirs: Alors, dès- lors.
Dxsou BiTEE : Irriter ,piqtter au vif.
/
37« DES
I)Rso0GBm ': Pilier, dépouiller.
Desoyvrb : Bornage.
Desoz : Devant y dessous , en des-
sous.
C*ans chascuns ne t^aliast mîes «olraient
^l'soz les devaiitriens , mais aes assi deso» Us
|ilus jouues. StrmoHs de S. htmard,Jbl, a64>
Despaicbea « despairç^er le Icu :
Partir, déloger, changer de domicile.
Despaier, dcpayer : Payer, rem-
])ourser.
Despaisiiê : Qui est transporté de
colère, furieux.
Despaîsier : Aller hors de son
pays , se dépayser ; dîxpatriare,
Despaissir : Rendre une chose
moins épaisse, la rendre fluide.
Dkspaiturr, despettfire : Dépen-
ser , prodiguer ; tlcpendcre,
Desi*aner : Déchirer, dépouiller,
mettre en pièces, détruire, disjoindre;
i\^ pannus.
Tant le cardia , ce t%X la some ,
Qu*à-Tal la ville vit un home ,
Uns et detpris et despatté ,
Mef(re , et remis et e.nciiaroé ,
Frileux , paUe et enfonau ,
Bien bertondé et tout tondu.
Gautier de Cot'nsi.
Desparacer , deparagier : Mésal-
lier; disparagare.
Desparkillk : Dépareillé, diUSé-
rcnd, dissemblable; di^par.
Après la baniere rermoillft
Yenra une autr« despareiUe,
Qui sera toute fine uoire.'
lYngédie de la Vengeance de J, C
Despartxe : Séparation , division,
partage ; de dispertio.
Despartir : Séparer , partager ,
diviser, donner; iUspertire ; en anc.
Prov. dëspariir f chasser, séparer.
Despartir, suhst, : Dons, lar-
gesses , et séparation. Au despartir :
An départ.
DispÎGBiia , defpechor , despe^
DES
€Îer : Dissoudre , séparer , toniprr»
détruire , briser , débarrasser; et dé-
pêtrer un cheval.
Compaif^n.'e doit estre despeeiée \»nf^
Tuu du& uiarchaanA vient entrer en reltgioa.'
Coutume de Beainfoists , ckap, ai.
Drspecikis : Quiesldétruit,eonpéu
Despecif.r : Couper , détruire ,
mettre en pièces. Despecicr un mar-
elle y c'est le rompre ; elexjiecier la
noise : apaiser la querelle.
H tut Tist despecier et e^mier c«'I TÎIaln si-
mtilaere (de Priapc); kar ço ert ydle depec-
chic et de Irclicrie.
Le Livre des Mois , H%>. ^,fi»l. 107.
Despéescheueiit Expédition
militaire.
DKSPENnRE : Dépenser, prodigner,
Despf.:vs : Rompu, brisé.
Despe^i s : Dépense , paiement ; de
ilepcnxus,
Dkspknsk : Boisson , petit irin
qu'on donnes boire aux valets : il est
fait avec de Teau qu'on laisse cuver
sur le marc pressuré.
Despetvse : Buffet, office oà Ton
serre le manger, ^oyrz Di^pehsb.
Dkspensier : Muhre-d*h6tel ; </û^
pensator,
Dfsper , desperx : Désespéré, dur,
méchant , inhumain , cruel. Fbffz
Dkspitaire.
Se tu as eu mai.«ou tes sers,
1*1 e' soies pas vers eu» éespers
Si sont il hoine comne noa aomcs.
Distiques de Cttùm,
DvspBRANCE : Désespoir, ehagrin
violent ; dcsporatio*
Dkspertemir : Appart>enir , con-
cerner, touchor; de perttnere.
DsspKscHiRR : Décharger, libérer.
Dkspessa : Charge, ministère, (^s-
pensatioii ; dispens/Hio,
Despksse : Dépêche , message.
Dkspestrer : Débarrasser, délî-
vrer, débrouiller, dégager.
DES
. Dc$9f^ : I>émembreiBent, dWision»
Dkspi jECA ou depieça : Depuis fort
long'temps.
Despibch : Dépit , colère , dédain ;
fiespicaÛQ ; en Prov. dëspié.
Despikos : Allons, courage, alerte;
expression pour exciter un paresseux
à trayailler.
DxsPtRE , despeiter, despirer, des-
piter , desprisier : Braver , mépriser,
dédaigner , défier ; despicere ou des-
picari; en Prov. dëspita.
Se Tollex oser de travoir ,
Tenez tous de folie dire
Qui Tostre sens fait à dtsmrê,
Bonu» du second Renard, fol. a5 , f'*' .
CSl kî mon est , despeicet assi bien lestuejf
çiiOAM de ceat mande cnm les asprct.
Sermons de S, Bernard, fol, 3x i.
Despitaire , despitey despitéy des-
pîteur, despiieux , despitieres : Cour-
roucé, méchant , cruel , de mauvaise
huifieur, dédaigneux , rebutant ; des^
picieas et despicatus ; en bas Bret.
despetus , despitus.
Car q[iielcoDqacs Roy qui sonbzmet ton
royanlrae et sa selgnourîe à la loi divine , tel
Seigneur est digne de régner et d'aroir sei-
gnourie honnourable , mais le Prince qni met
eu aerTage la loy divine e^t transgresseur de
▼erité et despiteitr de sa loi meismes.
Ijcs Secreu d^Aristote , foL 8 , n** 7063.
Despitâk CE , despision , despti :
Méchanceté , mauvaise humeur , dé-
dain^ mépris; despicientia ; en bas
Bret. despesy despeU
Despit^ment : Avec colère , d*un
air f jk;hé.
Despitsr : Dédaigner , faire peu
de cas , mépriser ; de iiespecturriy par-
ticipe de despicere,
Despiteusemeiit : Avec mépris ,
avec colère.
Desplâisahge : Ennui , dégoût.
Despliânce :£talagede marchan-
dise ; 4^011 qa*oji piaie au seigneur
DES 370
pour avoir le droit d'étaler dans les
foires et marchés de son domaine ;
d^expUc€Uio.
Desploier : Délier, étaler.
Dbspoilie , despoilU : Dépouille ;
vétemens dont on est vêtu ; de .^o-
liatio,
Despoinctiee , despointer y des^
pointier : Destituer, ef&oer, priver
d*un emploi.
DxspoiaE : Désespère.
Despoieeh : Désespérer ; de spes.
Dfspoise : De differens poids i il
signifie aussi poids, mélange d'ar-'
gent et d'étain qu'on met dans les
monnoies pour en altérer la bpnté.
La seconde maglere .de faux, moooiers , clie
•ont cbil qui la font de bone ilespoise , mais
la monoie n'a pas sou droit poids.
Coutume de "Beauvoisis , chap. 3o.
Desponoee : Expliquer, exposer,
ratifier ; et se décourager , se laisser
abattre ; despondere.
■ L'Rgyptiene li respont •
Que diras or , se te despant
• Mes ors peekiet, auà mauvaise «vre;
IVe sai comment les tt dtscutvrea
Ne li airs seroit ordoiex, .
Se les avoie desploiea.
Nequedent je les te dira! ,
Que ja de mot n'en mentinû.
Fie de Ste, Marie Egyptienne.
Si parleremt tant tnsemblt que li Conetta-
ble s'amolia auqun, et si taillierent entre
ians une paix tele que les deux parties s*eu-
Toisent arrière & Raveniske et là le deponde^
ront communément (publiquement).
ViBe-Uardfiuin.
Despoetee : S'amuser, cesser de
travailler. Voyez Diépoet.
DispouniÊEÂ : ^tropié , paralyti-
que , impotent, privé de l'usage d'un
eu de plusieurs membres.
Despoueveumevt : Inopinément ^
témérairement , à l'impréru, sans ré-
flexion.
Despeendbe (se) : Se troBiper>
^tre dans l'eireiiri^
38o DES
Dbspets 9 drxpuis : Méprisé , tH ,
abject , digne de mépris ; dé^enillé ,
pauvre , infortuné y baffoué ; de de^
jjuere»
Desprisif.r. Voyez DRPiiTSEm.
DESPROiRm : Prier, supplier.
Df.spucelace : Perte de la virpi-
nilé ; défloration, action par laquelle
on ôte la yirginité à une HUe. Voyez
PUCELE.
Et les fils dr Jacob respondirrnt à Sicliem
et à son pirre ru boisdie , se se couroucerent
por k despuctlage de lour serour.
BibU hist. Genèse, ehnp. 34, i>ers. x3.
Besponderunt flii Jacoh Sîchem et patri
0Jus in €hlo , ng^ienies ob stnpmra sororis.
Despucellemeict : ancien droit
seigneurial. .
Despumer : Écumer, 6ter Técume;
despumare.
Desputoison : Dispute , contesta-
tion , chicane ; disputatio»
Df.squant : Depuis quand , en
quel temps ; de quando.
Desquarquaigk : Droit pour I4
décharge des vins ; en bas. lat. dis'
cargatio,
Desquâsser : Rompre , briser, fou-
ler, abattre , renverser.
Uns trenchent, autres contrepassrnt ,
Les destriers «bâtent et desqnassent,
Guillaume Guiart,
Desqueequier : Décharger, dimi-
nuer, alléger, soulager.
Desquet : Panier pour vendanger.
Desqui en avant : Dorénavant ,
par la suite , à Fa venir.
Desquiex , desquiels , desquielx :
Desquels.
Desraicnbr , desratgm'er, desrai-
ner , desrainier, desreigner , desres-
ncr : Jouter , disputer , contrarier ;
se purger , se justifier d'un crime
dont on est accusé , nier avec ser-
ment ; déranger , renTerser ^ déguer-
D ES
pir , restituer. Ce mot est mtê an
Coutumier de Normandie , comme
au titre de haro :
A ce crî doivent jsslr tou$ ceux qui Toai
oui , autrement xont , temi« à Tamende M
Prince , on sVn deresner qu*ils n*oot pas où
le cri s*iU eu sont accusés.
Dksraimrre , dcsrtjiirmbre : Ra*-
cheter, retirer. .Voyez Raiemrre.
Jhcsu-Crist morot à grant destresce et à
Sraut pa»kioi) pour uoc desraimbre des peints
^infcr et tormenz pardiirables.
Le Miroir du Chre$àen»
Deskâiv ^desrains, f bj'. Daaraiv.
Desrainable : Déraisonnable.
Desrainkr , desrainier , desrti-
gnier : Défendre en justice , plaider,
et choisir, prendre par raison..
Desraison : Tort , insulte y injus-
tice. Voyez Déraison.
Desrâmme : Serment fait en jus-
tice , par lequel oià s*engage à prou-
ver par témoins la vérité de ce qu*on
avance.
Desrâsmé : Usé , vieux à force de
servir , déchiré , séi>aré , éloigné.
Desrayer : Arracher, enlever.
Desree : P^^aré, perdu.
Dksrei : Dérèglement, égarement.
Voyez Dksroi.
Desrene , dcsraîgne , desraine :
Plaidoyer , discussion ^ dénégation
d*une chose qu'on assure par serment
n'être pas ; d'où desrener, plaider »
défendre eu justice.
Desrenement : Déplacement de
quelques os , entorse ; de dlslocare.
Desreng : Séparation de terre
faite par un sillon ou une raie.
Desrknikr. Voyez Derainieb.
Desrennement , desrenement:
Colloque , pourparlcr , conférence ,
plaidoyer, dispute, contestation, dis-
cours.
AÎBt dit, poisipie par jogement
DES
YmUot Curt desrenement
D*aToir les armes a AchlUcs.
JLes Métamorphoses tT Ovide, Mss.
DiSRESifiKR : Expliquer quelque
chose , en rendre raison.
DESEKsor , ilesroùon : Tort , in-
jure y injustice ^ mauvaise action.
Dbseiequia : Défricher.
DKiiiiKR : Derrière ; retrà,
Desriruglaicck : Dérèglement.
Desrieuclé , desrieuglée^ : Déré-
glé , déréglée ; de régula.
DÀRiSER : Se moquer , rallier.
Desriver : Détourner, déborder,
sortir d«^ ses limites ; dcrivarc et de-
viiure.
Desrobeor : Voleur , pirate.
Desrorea : Se déshabiller, ôtér sa
robe.
Desroguer : Abattre , détruire.
Desroi , desrois , desroy : Désas*
tre , infortune, désordre , confusion,
surprise , dégât , ruiue , dommage ,
dérèglement, discorde, trouble, faute,
égarement , dérangement , renverse-
ment , mauvaise action. Barbazau le
dérive du composé de régula , ou de
radius, Louis i**", roi de France, prêt
à être fait prisonnier à Meuilan :
Uns (le Meullent quoûû le Roi
Par le fraUi , Ito prikt à tUsroi
' 1^1 dlst le Roi, Roi tu I ck pris; ,
Voas mentez , dist le Rois , de prit
C*oaques'Roi te n*cst mies gas
Ke fu mii^ jus» al gin d'escas,
A tant Hca le bcaa. divers . .
Si Ten a féru à travers
Parmi les flancs, pourfendu là.
Que l*une rooitierc lai la
£t Taotre reipt'st fl ce val.
Philippt MouskeSffoL 485.
Advjsez bien eu rostre fait, et cornent root
|»arlt;r«>x «t si vous pr! que vous ue faciez au-
cun desrojr en mon liostel, ne au chevalier.
Rouum de FlurUlan.
Desroier : Composer pour avoir
diminution du prix demandé.
DttSROitfikJt 9 disromjpre , disrwin-
DES 33i
pre : Briser , rompie , mettre en piè-
ces, mettre en déroute, fracasser \ dis-
rumpere.
Desroquer : Jeter d*en haut, pré*
cipiter du haut d'un rocher.
Desroter : Retirer, enlever.
Desroupt , deroup , deroups, des-
roux , desrupt, disroupt : Rompu ,
brisé , mis en pièces ; disruptus,
Desrotauter : Oter la couronne
à uu Roi.
Desroter : ChJEingerrusage d'une
terre destinée au labour, la destiner
à auire chose qu*à avoir des roycs ,
comme il y a entre les sillons ; de ré-
gula ou ratlius ; et tromper, sublili-
ser , dérouter , dérégler, égarer , dé-
ranger, sortir de son chemin , du bon
sens. Voyez Dsroter.
DesroySj iUs^rrof : Désordre,
confusion , désastre , infortune ; dis-
f-uptio,
Desru^ , derué. Voyez Derv^'. '^
Desruner : Défaire , déranger,
renverser ce qui est bien arrangée
Voyez Desroupre. * *
Desryver : Sortir des limites*
Fb/cz Deroyer. •■' ■ ' '*
DËssA è dëssâ : Des deux c6tès.
Dessacrer : Rendre profane, pj:^
faner, suivant Pomèy. ' ' ' '
'Dessaigniér : Otèr un signe, une
marque ; de sîghiàn,
Dessaison NER , z '' Faire quélcjii'e
chose hors de la sabon , et le temps
convWnable et ordinaire.
DessâmblI^r , dessembler : Déguî-î
ser , changea lit ressèmbliknce ;* sépa-
rer, diviser.
Dessarter , dessenarder : Essa^/
ter , défricher.
Dessegier : Lever le siège de de-
vant une ville, délivrer;
Desseicxer : Prescrire , limiter ,
former une idée, donner ou faire un
modèle \ designare*
384 DES
Qa*j| ne pfaÎMe plat haut noBter ,
Ii« en Angleterre passer.
Romtm du Rqu , foi. a3o , V^.
Moult grant folie, arez emprise qui, cur-
diex tant faire par ros parole» de moy dfs^
tourber (détonrurr) à ment-r une vie que j^ay
accouatumée . Roman de Gérard de Nevers.
Destourbkur : Perturbateur, fac-
tieux, intrigant; disturhator.
Destourbier : ËmpécLement ,
embarras , inquiétude ; du Latin dls-
turbium , trouble , obstacle.
Car tant estoit aimée des petits et dea grans,
que se à la vérité enaauot sceu son destour-
bier, jamais pour rien» ne Ten eussent laissée
partir d'enlx.
Roman de Gérard de Nevers,page 29.
Dkstournée : Égout , canal fait
pour détourner Teau de son cours
ordinaire , écoulement.
Destourra : Détournera , embar-
rassera.
Destr'Age : Maison , demeure.
DESTBAiGifANT : Fait par con-
trainte , tourmenté , afQigé , réprimé.
DESTRAioirEMBUTT y destrtnzon :
Tourment , contrainte, chagrin , in-
^uiétad«, peine, punition, affliction.
Quant en a aucun ifrere plnssors foiz cliastié
et destreint, rt il ne se veult amender, ne por
escommirniement, ne por autre deêtraigfte- .
ment, si U doit on eofttrcier sa poine et des-
traindre par batt^ures.
frad, de la Règle de,S,,BenoCt, ch, 28.
Drstrajic DRK , destraigner, des^
treindre > dtstroindrt : Presser, con-
traindre, arrêter, tourmenter, yexer,
tenir, serrer; se chagriner, ]>érir d'in-
quiétude , réprimer, punir sévère-
ment , être forcé d'agir contre son
gré , affliger , blesser-; destringere ,
distringere ; en anc. Prov. dëstrainër,
Granz est roirement, cliier frcire, li sol-
lerapuiteix ki vi est de la Nativlteit Nobtre
Signor ; mais li bries jors nos destreint ke nos
abreviena uostre sermon.
Sermons de S, Bernard, foi, 47.
DES
Destbains : En grande tristesse.
DestrIins : Les différentes pièeei
d*un procès.
Destraisit : Affligé , pressé par It
douleur ; districtus; et retient, serre,
délient.
Destraire : Médire , décrier, ca-
lomnier; detractare,
Destraiter , destraitter : Débar-
rasser un cheval de son harnois, des
traits avec lesquels il tire la voiture
ou la charrue.
Destrale , destrài , destrau : Ha-
che , cognée ; en Prov. dëétraou,
Destrancuer , destrartchier, dex-
trenchier : Couper, trancher par mor-
ceaux ; distruncare.
On devroit Pilate cscorchier.
Et tout par pièces destranckier.
Tragéd de ia Fengeance de /. C.
Destrapat : Relâché, détendu.
D EST RAPER, destrapper : Dégager,
dépêtrer, débarrasser.
Dbstrar , déstrair : Mesurer , ar-
penter.
DjÊsTRASsouNA : Éveillcr en sur-
saut , rompre le sommeil ; d'eJttrà
som/iium , en sous-entendant/>o/K^/v.
Destrz, dextrc : A droite, du côté
droit ; dextra ; eu anc. Prov. dëslra,
Gérard Tespée ou poing resgarda «urdestre
et choisist le Coûte d'Auvergne a toute sa
rovte, et le Seigneur de GarlBnde, qui *V)-
toient fcruz en la bataille du Comte de Mou-
fort. Roman de Ger<ird de Nevers.
Destreche : Contrainte, exaction;
angoisse , peine , af^iction , détress*" ;
en anc. Prov. dëstrécha , dëstrë'Ua.
Voyez Destraignement.
Destrecuenie : Défrichement ;
de striga,
Destrecher : Désourdir, séparer,
détresser.
Destreionablb : Saisissable, forcé
par contrainte; distrîcuig.
DES
nia : Contraindre, forcer;
. Voyez Destrâindbe.
îf». Voyez DRSTmois.
T : Déserf , lieu non habité.
TAMS^s : Étroitement , se-
rigoureusement , forte-
'ictè»
rPÂNCE : Désordre ^ mau-
gement , désaccord , in-
?, dérèglement, intempé-
oeratio; et noh pas ordre,
lit le Glossaire des Chan-
►i de Navarre.
cors a tel poissance
s Ciex la destrempance , etc.
mon de la Rose , 'vers 18149.
ruÉMENs : Peine , tour<«-
?Z DKSTRAICIf KMENT.
fHKR : Serrer, étrangler,
Tre ; (Ustrlngere.
CHER , desu eschier : Dé-
erre ; de striare*
SE : Disette , tourment ,
flrictio ; en ancien PrOv.
', aflf. : Forcé , contraint ,
lige , pauvre ; desuictus,
', drstroît: Embarras, pei-
>n. Vojrez Destreche.
MSN , desWiansa : Discer-
NCE : Opposition , appel ,
refus ; detrectatio.
R : Séparer , distinguer ,
a différence.
: Démêlé , contestation ,
ispute , différend.
: Divertissement,
MENT : Délai , longueur ,
ilongation.
R , denier, dcjrtrirr : Che-
n et de bataille propre à
d'armes , cheval dressé
pour les maîtres qui s*en
ux fêtes, aux joutes, aux
; à Tannée ; dea-troHus ,
DES 385
dextraÙs , parce qu'on le menoit en
main ; ad dexterani ; en anc. Prov.
déstrë y déxtrë ; il étoit opposé à pa-
lefroi , cheval de parade , de céré-
monie , et qui servoit de monture
aux dames. Le destrier s'appeloit en-
core , coursier , cheval de lance , de
service , coutserot. {^es noms donnés
aux chevaux se rapportoient à leurs
qualités s leurs services , leurs tailles
et leurs couleurs. Les espèces diffé-
rentes étoîent * le courtaut, le double
courtaut, le traversant, le roncin on
roucin , Taufferant ou ferrand ; &c.
PaJen i tnefrent grtat ahaa»
La forent destrier à lagan (
Cil preot ferraut <*t cil morld,
Kt cil Tairon et cil suriel,
Ft cil Uart et cU Bandant (
Cil foit et cil ra Kocant
Kt cil autres fauvicl amainnc,
Li XXI Pera i sont demainne
Al bieo ferir mainte prorce
Fiscnt li autres à la destreCc»
Kt II sergant et li archier
Maint Turc i fissent trcbnchier.
PhiLMousAesi/6l.i%$k
Destrier : Sorte de marteau à
Tusage d'une forge.
Destrier bxvrexknt : Décrier ^
s'opposer, réclamer contre une sauve-
garde accordée mal à propos; Je-
trectare.
Destrxs, destriz, destroùt : Amende
prononcée en justice.
Destbocrsrs ! Fanon o}i mani-
pule que le prêtre célébrant porte au
bras gauche ; dextrocherium,
Destrois, destreins , adj. : Op-
pressé , dans l'affliction , contraint ,
poussé, triste, mélancolique, trou-
blé , chagrin , abattu, embarrassé ,
pressé , agité , gêné ; districtus.
Se fins amis , destrois et angoissous ,
Doit joie avoir pur servir leaum^ut ,
Dont doi-je bien par droit, fstre joienx.
Chastelain de Coucjr,
DfiSTi^OfS I décroisse , destroU :
Mb
366 DES
Embarras , cmpéclieneni 9 dlfficiiU^ ,
oppression , peine , ennui , d/élreM€ «
angoisse ; detrectaUo,
Desteoit , désirait : District , ju-»
ridiction , territoire ; distncfio ; ^
lieu fort , recula , écarté , d'un abord
difficile.
D£âTaoiT£ifS|^T : Etroitement ,
exactement.
DESTRoircjBirM : BrÎMrt mettre en
pièces; eUstnngert.
DKSTEOsuiiûf : Perte , doBU9ag# >
destruction ; dtttunuUum.
DfiSTAOsiE : Agiter, pousser, jeter
violemment ; detrudem; çt détruire,
abattre , renverser ; deso-uerg.
Des raossE : Vol , brigandage j ac-
tion de voler les passans.
Destroussemeh T : Ouvertement ,
^rectement.
Desthousse a , rfwirojf^r ; Piller,
Toler les passans ; destruere.
Desteou&seue : Voleur sur les
ffrands chemins.
Desteot : Triste , détresse , peine ,
rigueur.
Desteuimekt, destruienfCRt , des-
truisement : Euinie , désolaliop , des-
truction ; destrucUo»
Luxure e»t dtstruiiMHtnià.9 corp», etâbfli-
gemeut de Tîe.
SçcreUd'Jrisiott, fol xo, T*.
Destuiee : Découvrir, délivrer.
Destuepation : £ndommagei9ent,
renversement , ruine , trouble 5 di^
turbatio.
DKSuiEL , dewéel : Détourné , dé-
voyé, hors de la bonne route.
Desulteue : Sauteur qui passe
d'un cheval sur un autre ; desuUor.
Desultueition : L'art de voltiger
cheval ; desukura*
sur m. Trompa ; decepU; di| verbe
Desut:-
desoivre. .^^^ soupçon-
DESVi.iowi«a : Dev^ ^'^Hwe.
ner, prédire , pressentir ; ru.7~^
DES
DESVA1C.LBE : Tomhert fll»W«
Voyei Dévalée.
Desvé , desvéf : Rempli de dia-
griu , d^awertume , rebuté , làcké 9
fou , hors de sens ; deviéMuf.
Quant MorgaÎQ Toîit les CbeTaliert rrr»*
ntr , si fut dolente et si det^ée , que à pc«
^B'eUe ^*earage»it de deuil. TritUau
Desvee , desvier : Etre fou , être
fâché, s*éfi[arer, se chagriner; d'où
le mot endiéver ; deviare,
Desveeie , desveiiie: Manie, folie^
chagrin , jalousie , extravagance.
Desveetoile , desvertoiUe : Le lo-
quet d'une porte ; v^rticillum.
Desvest , desavest , devestiture :
Abandon , déguerpissement d*unc
possession.
Desvez : Fou , hors de sens , cha-
griu ; deviatus.
Pins est fon mu i2eii«^ qat dot «nivehonti
Comm. fur le Stmder, Ps, SSt/ôL tiS.
Des VI Al a , desvier du monde : Mou-
rir, décéder; deviare, disviverem
Quant sei fia la morte réuç
Dokns fu , <pie par son parier p
Oft fet aa mère ietvitr.
le Philosophé
Desvoi^ : Égaré , fon , insensé, de
mauvaise conduite; mort; depîatus.
Desvoie E : Mourir, égarer, per-
dre, détourner de la voie, dissuader;
deviare.
Desvoilement : Révâation , dé-
couverte.
i5esvoilee : Révéler^ découvrir ;
disvelare.
Desvoindiee : Revendre, débiter;
devacuare,
Desvoleper : Découvrir, déve-
lopper, rendre évident ; disvolvert*
Sire, ma Dame f<ï% salue, et tous eiiToie à
mengier, et ]e pris la toiaule (napc, aer-
viette ) ai le desiçk/ai, et en trait oa gaateL
JtofHffft du Sm GnÊitl
Dbi^OECx : Séparée.
Bt «on ■«•p«rît «B Dien fôa^e
Taot que de ton •corps luît detParoè
L*ame à qoi doiioa li gnint bonde
Charité qui en lui habonde.
* CodicUe delthan de Meung, vers 1 16«.
Destoutousax : Dévidoir.
Des VOYANT : Détournant, évitant.
DssvoYDSE : Dévider.
DESvoTi : Écarté, éloigné de tomt
lieu public ; de d^viare.
DMvuioxBa : Expliquer.
Tu qui contre enlx ne fine» de ton renln Toîdîer,
Ke «ei eipoir leur Ucute jittqn^nn Ttf ites*
vuidier,
* Testum, de Jehan de Meung, 'vert 8^
Dbswaioiee : Dégager, prendre
des assurances , des nantissemens.
Dit : Le doigt ; digitus.
Detager : Oler une couverture ,
ttac enveloppe, découvrir ; detegere.
DETAiLLEaiK : Dr(At levé sur les
marchandises vendues en détaiL
DBTAU.LIEE : Détaiileur, qui vend
«B détail.
Détao , dété : Débiteur, qui a des
dettes; debàor; il s'est dit aussi pour
caution , répondant.
DaTAYEa : Découvrir, dévoiler;
DETEiiEE : Détacher, quitter, 6ter
les chevaux d'une voiture ; du mot
4uteUej et celui-ci d*kasta , morceau
de bob.
DiTENiE , dednée : Arrêt , obsta-
cle, empêchement.
Détenir : Retenir, arrêter, retar-
der, empêcher ; detlnere,
DiItenteur : Possesseur, qui oc-
cupe une chose ; de detinerc.
Detsrgir : Nettoyer , mondifier^
purifier ; detergere*
Détériorer : Dégrader, ruiner,
g^ter ; de deterion
DaTKâsa. fT^ea Dbstssbe.
» 1 1 387
t)Bt^E§tABLETEz : Inttabflilé , in«-
Constance , bixarrerie.
Uêe ta TÎe od la femme qne tu aimes tooa
les jours de ta rie de tes detestabletieM les-
quds soant à toi donëes south le solail tat ïù
temjM de ta Tanitée.
Trad, de la Bible, Ecclesiast,, eh,^*iferg. ^
Perfrnere i>Ua cum uxore, quant diiigù^
cunctis diehus ^vitœ instahilitatis hue,quidatï
tant ubi mb êoie omni tempore 'vanktumiuet^
Dbtibrres : Caution , répondant.
Detinéb : Permission, voie licite-,
selon Borel. Il me semble qu'il signifie
plutôt , amusement , récréation.
Détinue : Retenue , détention \
emprisonnement ; detentio. '
Detor : Détour , tergiversation ,
voies obliques.
Detor : Débiteur, quia des dettes^
debitor,
Ja se ce qne li bien au detor ne soient |^
porsis sanz contredit , ne porquant li 4ïtm^
ciers qui fu mis en possession , est aiUtvtt
tomme s*il fussent porsis.
XiV/v de Justice et de Plet,fil, i3S.
Detort (être) : Tourmenté , per-
sécuté, chagriné, affligé.
Detortant : Se détournant.
Detortexent , detournemeru :
Action de détourner , contorsion ;
detorsio.
Detorter : Se détourner, se dan-
diner en marchant; de distortum,
participe de detorquere^
De-tot-bn-tot : Absolument ^
entièrement.
. Dbtourber : Détourner ,empêoher.
Détour BiER : Obstacle. Fby. Dbs^
tourbance.
Detractéxent : En blAmant, en
médisant.
Détractéor : Détracteur , médi-^
sant , calomniateur ; detractor.
Detraction : Médisance , calom-
nie ; deiraetîo; en Prov. destrazëmàn,
Dbtrahbvt (paroles) : Parolas i
388
D E T
discours qui tendent à détruire la
réputation de quelqu*un.
Detraignkr : Se retirer de la com-
pagnie de quelqu'un , ne le plus fré-
quenter ; ôter, retrancher, diminuer ;
detrahere ; en Lang. destragna»
Dkteaire : Médire , détracter, ca-
lomnier, décrier; detrahere,
Y.% tôt ensl ot ceos k*el loent , cam ceot
k*el laidangent , tôt eaû ot ceos k*el losen-
geiit , cum ceot k*el detraient , aoz n'en ot ue
1m uns , ne les altres , car il est mors.
Sermons de S. Bernard ,foL laa.
&c vitupérantes et laudantes , sic adulan-
tes audit ut detrahentet , immb verb nec au-
dit quia mortum est, •
Détraise : Obligation , nécessité.
Voyez Destrois.
Detrait, detrcUct : Fatigué , exté-
nué i detractus.
Detrancher , détranchier^ détrcnr
cher : Trancher , couper, diminuer,
fendre en deux , découper par mor-
ceaux ; detruncare ; en anc. Prov.
dëtrèncar,
DéTRANCHiés : Souliers d'une lon-
gueur extraordinaire , qui furent
long-temps de mode , sur-tout dans
le xiT^ siècle. Plus la qualité de celui
qui les portoit étoit émincnte , et plus
les souliers étoient longs. Ceux d*un
prince avoient deux pieds , et ceux
d*un chevalier un pied et demi ; c*est
sans doute de là qu'est yenu le pro-
verbe : Il est sur un grand pied dans
le monde, pour dire, considéré , d'un
grand état , d'une grande fortune.
Détrapkr , détraber , détraver :
Dégager, débarrasser, ôter des chaî-
nes , délivrer de quelqu'embarras
que ce soit ; et suivant Monet , dé-
ménager, tirer les meubles d'une mai-
son ; du Latin trabs ou trabes , pou-
tre , solive. On mettoit anciennement
les coupables dans des solives , c'est-
àrdire, que leurs pieds étoient en-
fermés dans une solive coupée en
DET
deux et échancrée^ que Ton rejoignoîl
après y avoir mis les pieds ; otL les t
faites ensuite de fer.
DËTRAS, flëtraz : Derrière, par-
derrière ; de retrd.
Detreitant : Médisant, calom-
niateur ; de detractum y participe de
detrahere.
Remue de toi maie boache , et lèvres de-
treitans soient de toi loins.
TraeL de la Bible, Pro?, ch. 4, vers. a4.
RenuH^ à te ospravain, et detralieatia loi'
bia sint procul à te,
DËTRËNCAT : Déchiré, conpé , mis
en pièces ; de detruncare,
Détret , dcstret : Étau de serru-
rier ; de stringerc,
Detri : Retard , délai.
Detriadamën : Différence , chan-
gement.
Detriance , detrianche : Délai ^
retardement , prolongation.
DËTRiAR : Discerner, choisir.
Detriement : Délai, retard, dé-
tour, empêchement , obstacle , trou-
ble , assignation \ don d'une portion
légitime et convenable ; en basse lat.
triatis,
Dunkes dist It im§ d*eax ke por U oolpe
cni avoient fait al serf Deu en la rôle , aoûf-
froient-il cel detriement de lar voie.
S, Grégoire , /ic i , chap, %.
Unus eorum intulit, quia ex caUpa quam
servo Dei in via fecerant , iUa sut itmeris
dispendia tolerabant,
Detri ER : Retarder, différer, pro-
longer, retenir, refuser, arrêter; don-
ner, assigner aux puînés une portion
légitime et convenable ; en basse lat.
detriare. Voyez Destrier.
Detriez : Par-derrière ; et dans
la Coutume de Beauvoisis , chap. 3 >
reculez ; en anc. Prov. dèstras.
Detroi, detroy : Tribut , imposi-
tion , amende ou peine pécuniaire
imposée par le juge ; de trikutum.
D EU
Det&oploing , lisez de irop loing:^
Depuis très-long-terops.
Et quant ladite Katerine ot fait ce ren,
«le dormi miex detroploing que ele n*aToit
dormi de tonte la quarantaine.
Miracfes de S. Louis , chap, 55.
DcTaT , detril : Dommage , délri-
ment; detrimêntum,
Detuebi^r. Foyez Destoueber.
Detuepee : Gâter, salir,, défigu-
rer ; deturparë.
Detyeetee : Remuer , tourner ;
vertere,
Deu , Dé f Dex y Di, Dié ^ Diex,
Diu : Dieu , l'Etre Suprême ; Deus ;
en anc. Prov. Dëu, Dëou,
Deuoonei 9 Deudoneit, Theodat :
Dieudonné , nom d'homme ; à deo
deUus.
Lt qneiz Romaina TÎToit en un monttier de*
aos la revle del père Deudtmeit.
S, Grégoire, fiv. i, chap, a.
Qui Momanuf in montuterio smb Theodatl
jfotris régula degebat,
Deues 9 duels : Deux ; duo.
Deucies : Joues , gencives ; et ma-
niables 9 suivant Borel , qui cite ces
deux Ters d'un ancien poète :
Armet Itgieret et deugies ,,
En Egypte furent forgiet.
Je ne l'ai jamais trouvé que pour fin,
mena , délicat , délié , mince.
L*ETangile méiame afiche ,
Plus grief ohote est d*un home riche ,
En la gloire Deu fere entrer ,
Que de fere un chamel passer
Par la chasse d^une aiguntette
Qui soit deugie et petitete.
Le Bestiaire parlant de la Bellette,
Deul 9 dcoil , deuil y deuls , doel :
Peine 9 chagrin ; dolor.
pEULEE, douloir(5e) : Selamenter,
s'afïliger , se désoler , se plaindre ;
dolere.
Dsjjif AE , tièoumtxr : Dlmer } de^
Gimare^
DEY 3%
Deussiemes : Devrions, aurions
dû ; debuissemus.
Dkut : Se plaint , fait mal^ dolet*
Deu V RE 9 devre: Devoir, avoir des
dettes ; debere.
Dévalue :. Descente ; de vtilUê ;
en bas bret. devaL
Dévalée : Descendre ; in vallem
ire ; en bas. lat. devalàre ; en bas
Bret. devalein»
Le Tertuenx conte Lanyvolara
Italien , droit à Tassaut alla ,
Trois fois navré, son bon sens ne a^eigare ,
Trois foia remonte ,.et trois fois devaUu
Marot.
DzyrjLVcnvBfLSj devanciers : Les an-
cêtres , prédécesseurs^ auteurs ; d'an-
tecessor; eu Pcov. dëvanciës.
Dbva^eeit : D deviendroit.
Devant : Sur-tout, principale*-
ment , au-dessus , par-dessus.
Mais partant k*ele amoit une femme sainte
nonain en cel meisme monstier devant lea
altres. S. Grégoire , Hv, 4, chap, xi»
Sedquia quamdam sanctimonialemfwmi-
nom in eodem nwnasterw pra' eœteris dUt"
gebat.
Deyau T QUE : Auparavant ; aMe-'
quàm ; en bas. lat. deantea,
Devahteau, devante , devantel ,
devantier, devandere, devantrin : Ta-
blier de femme.
Devantbiee : Avant- bier».
Deyantiee : Ornement qu'on met
devant l'autel.
DEVANTiài^E : Jupe fendne par-
derrière , que les femmes portoient
quand elles montoient à cheval.
Devaii.tusie : Sortir devant, pré-
céder , prévenir , aller a^ant ; antê
exire,
Pirret , ToNivre est del don « nient li dons
del OBUTre , se ce non k grasce, ia B*est plus
grasce , quar li don devantissentxotn oMivret.
S, Grégoire, H», x , chap, 4«
Opus , Petre , ex dono est, non donum ex
opère ; aliofuin gratta j'am non est gratia :
omtt€ fiff* opui dêna pranreniuat.
3
3go I>E V
DETAifTBiÂiir, devanin'ert, deven-
trien : Ancien , précédent , passé y.
premier, ancêtre , prédécessear, an-
térieur» supérieur.
lU dotent ^e il ci ne rezoîvent les frais
àe hir traralz » Ils dotent ke U divine justice
ne Toiet en cas alcuae aUpissaat pUle , et qne
•U ne» ostet des elêventriens biens.
Les, Mfirqles de S^ Grégoire sur Joh ,
Deyinteiennement : A.ncieoue-'
ment , préeédemmeat.
BAYATES : Débats , querelles*
DBTi, dcsvejre , dévoyé : Fou,
kors de sens , chagrin ; devius,
Dsvë^AMEN : I>éfease.
DËvËDAE : Défendre, empécber.
DcyJBUB& , dëvëzir : Diviser, par-
tager, distribuer ; dividere,
DéviE , desvée : Folle , insensée ;
dcvia. Voyez Dssvé.
Puis quant elle se fat levée
KUe couroU oomnie desvée.
itoman de la Rose^
DsY^EE y deveier , dever , véer :
Défendre , prohiber, refuser, empé-
cbfir ; vetare ; ea bas. lat. devetare.
\oyez Dbsveb.
Quant aucuns fait son jardin on son prael y
<t 1» où il n*y. a nule vene de voisins , et au-
cuns des voisins veut maisonner joignant , Vaa
ne lui puet devéer que il ne face huis ne fe*
aestres. par coi les privetez don prael ne dou
JArdiu soient empiriee.,
Coutume de Beaupotsit, ckap. s4«
D]ftY]éNEE : Dévider du fil ou deJa
teine sur un dévidoir; depem're; en
Langued. dehana.
DBvËîfiDOR : Futur, à venir.
Devenues :Vendrcdi;r/fVf venerès.
£t si passa li Uns et vint
Kt tant qu*â un qnaresme a vint,
T6ut droit a« jonr du bon depemres ^
Gliil qui vess Oiu estoit peu teores..
Se Ai Jeves moût très matin ,
A& keus a <lit en son latin ,
Atirez tost cbest veaisons.
Car il est de meogier saisons ,
le vaunl nMtlHet man^ier.
DËY
Et puis iromes gaaignler ^
Li keu furent tout esmarri ^
Si respoudent triste et marri ,
Com chil qui ne Tosent desdire ^
Ifons feront vo volenté Sire.
Le Dit du BarîseL
Deventail : Tablier de boucher^
Voyez Devanteau.
Dévergonder : Violer , ravir
rhonneur d*une fîire ou d*uae fem-
me ; de deverecurulà,
Devercondeye ; Dévergondée ,
libertine; de deverecunda; enVto\,
dèi>èrgougna ; en bas Bret, diver^ndt^
Devers : Préposition relative au
temps et au li^u dont on parle ; près ,
vers , contre , proche ;. de versus.
Devert : Transport de la pro-
priété d'un héritage à une autre per-
sonne ; de devertere,
Deves : Défense de faire une chose^
Devese : Pâturage réservé et dé-
fendu ; lieu où il n*est permis- qu a
certaines personnes , telle que le pro-
priétaire , de faire paître les bestiaux ;
en bas. lat. deferisum, defecium, de-
vesium ; du Latin ciiviium; en Lan-
gued^et Prov. det>è'zo;en T.sp^defiesa.
Devest : Dessaisine, abandon.
Devestir : Oter ses vètemens, dé-
pouiller, priver quelqu'un de ce qu'il
possède ; devestire,
Devestison- : Droit seîgoearial
dans les mutations.
DsvETTCERE : DévidoÛT.
Deveurer : Dévorer ; fievorare^
Deveureur : Homme qui mange
d'une manière gloutonne ; TXjraccM
Dbvia , déviai : U moarut ; de
deviare.
£t dévia , si que percevit les Anges qui
Vemportereni à la nuje«té du Ciel avec son
Père. Ronum de MerSm,
Device : Mignardise , délices y ri-
diesses , abondance ; iUvitiœ,
Li pais si a non Coqnaigne,
Qui pins i dort , pins i gaaigne s
DEY
n» Imn, fia Mumont ^ «t d*«UMes»
1 sont toutes 1«» nuitont doMi^
Lft oherroo i font d'eftturgoDt ,
Les éoorertare* de bacont.,
Et lei l«tet tontAe umdcM ,
Bloalt • oA piîs de deyieés,
PahL dk Coquaignfi, Mu, n9 761^.
Dbyiueb : Diviser, partager, dii
trlbàer, faire part ; dividere.
Devis ; Trépas , mort , fin , inar
qae , signe ,. enseigne^
Déviée : Folle , foreenée.
Devise ^ Mourir, périr, égarer
da chemin ; de vita egrediet iieviare,
U renoheist en gnnt malnge , et tiraz te ••>
•ovrt d*im mire îl anroit tUvi^ Mot faHle.
Gérard de ffeyert.
Devicnaille : L'action de devi-
ner; et chose à deviner, énigme, pré-
diction ; ilivinatio.
En U Bible coTÎent ngoot dire
l^arolet dares et à sans, (sent^t^
Q\ii De pl^roDt à totes gens ;
Mis ja memçoDge oVn iert dite ,
Que j*ai bien la manière etcrite
Dedenx mon coer , et la verti ;
là ne me sera reproTe
Qii*en la Bible mente , ne faille ;
Sans cuider et sans devignatUe,
i*en dirai réton tôt debout ,
Et droite vérité par tout.
La Bible Guiot^fot 9).
DEtiiriEÀ , dévinaiUe : Devin, sor-
cier ; en Prov. tievignaire. Ménage
dérive ce mot de dîpinus,
Devinieee : Espèce de moucheron
appelée cousin, C*étoît aussi le noA
de la petite maison de campagne de
Rabelais.
Dévie iLisiEE : Faive Topératiôm
de la castration.
Devis.: Plaisir, joie. A depts : A
plaisir.
Devis (avoir son) : Avoir tout éa
^œ Ton toufaaitev<{uia tontà son gré.
Devis (Rime) , pour devise : Jk^
plique.
Monlt ■ bon» clôîtdH' et AfM
£a. jf^çkOM ct'ea coafoxt^
DEY 391
Qni tel Ta corn je toos devis ,
Meiiia puet douter set «nemii.
La Éihte 6uhè,/ûl ^.
Devisance : Division, distriba-*
tîon , séparation , partage; divisio.
Devise : Il parle ; du vcfbe deviser.
ï>EviSE : Devis , discours , expli-
cation , propos familier , enti^tien ,
conversation , conféreiice ; action àt
{)arler , de causer , volonté, gré, con-
vention , avis , plaisir, sétvice. Etre à
la devise de quelqu'un^ c*estétre à tes
ordres, à son ^vé; faire sa devise y faire
son testament, lardivisioh de ses biens ;
de dividere; en bas firet. devis ^ divis*
Lors fera Dlex à sa devise,
Ovidâ,Mss.
Dévise (à) : A peindre, à décrire,
à expirquer , qui mérite de Fétre.
Ains fi laide rien à devise ^
Ile fut née dedans enfer.
Menititik de fercepùl.
Devise : Division de son bien, par-
tage^ testament , dernières volontés,
acte devant notaire , clause de teata-
ment , explication , ordonnance de la
dernière volonté ; Mvisio,
Dsvi^EOR , devisor, devisur : Tes-
tateur, qui déclare sea dernières vo-
loutés.
DevIseoue : Juge , arbitre , no-
taire , expert.
DÉvrtEE , déifkier : Stipuler, con-
venir par écrit, disposer par testa-
ment' ; catiser , jaser, parler, discou-
rir, s*entrelenir , converser, expli-
quer, partager^ sépax'er, dissiper, ra-
conter, réciter, dire , exprimer , ex-
poser, redire; dividere,
Àesn Sirac dîst moult bien ,
Ue Cf qui ne te touche' rlén
If e tViléobUre A aollr gnie^i
lÊt Salomon s! nëns dense :
Qni d'autrui rioe s'entremet ,
Propr<>meBt eellui contrefait
Qui (Ifent Ifer eWra |tar 1er tfrefllet,
S*il le mort , ce n*est pas merTeîlIea.
âomaÂdssfêeomiBmardffoLxt,
4
3gi D £ Z
Deyisierc : Narrateur, conteur.
Dkvois ; Pâturage réservé , dé-
fendu.
DJÊvoL : Foible , estropié > debilis^
Dkvoroee : Dévorer, consumer.
Devotieusemen T : Avec dévotion.
Dévotieux : Dévot , dévoué, con-
sacre ; dévolus,
DÉvouLoia : Cesser de vouloir;
formé de la préposition de et du verbe
volo. Ce mot fort significatif est de
rinvention de MalLerbe.
Dévoyer : Se réjouir , écarter la
tristesse ; deviare,
Dex : Deux ; duo ; dix ; tlecem,
Djtx , Diex , Diez : Dieu ; Deus,
Dex : Amende pour dommage sur
les fruits de la terre ; limites , éten-
due , district.
Dkxaie , lisez Dex-aïe: Dieu nous
aide- 1 cri de guerre des Normands*
Dexciwt : Quinze ; formé de de-
eies et de quinque. ,
Dexime : Dixième ; décima,
D EXTRAIT : Exténué , affligé, tour*
meiité. Voyez Destrain de e.
Dextre ; La main droite ; dextra.
L'autre image aprèc Félonie
Si fu nomée Villeaie,
Geste ci estoit devers dextre ,
Kt estoit presque de tel rstre
Corne l'autre » et de tel faiture.
Roman de la Rose.
Dextrement : Adroitement, avec
adresse, avec prudence; dexterè.
Dey : Deux; duo,
Dkycier : Faiseur de dés.
Deyve : Dîme ; décima,
Deytrâu , deixtrau , destrau: Ha-
che , cognée.
Dez : Dix ; decies , decem,
DËZADORDENÂMEif : £xorbitam-
ment , extraordinairement.
Dez AI : Au-delà , au-deçà.
Or pues veoir k*il est uns obH jemens ki fct à
duerre » car ae toi tfanasiet ae treipeasct lo
D I A
ftan Jbrdaïn , ne tos n'en Oileit dè9élt ■»«.
sien à soD vés.
Sennpns de S, Bernard, fol, 44*
Vides quàmfugienda. qufedam , quàm sii
çuœdam oblivio capienda , neque emn\ Mms
Manasses Jordanem iransiit ^ sed née totuâ
citra sibi elegù mansiofwm,
DszAMPARAR : Abandozmer » dé-^
laisser.
DËziAT : Désiré , attendu.
Dezour, desour dit : Dit, cité ,^
nommé plus haut.
Dez-tradictioks : Le mercredi de
la troisième semaine de Carême ëtoit
ainsi nommé de Tévangile qui parle
des fausses traditions des Juifs qua
les Apôtres n'observoient pas dans
leurs repas. On trouve des titres da-
tés de ce jour-ïà.
Di : Jour ; dies,
Maistres » qui tant nous espoantes.
Je ne di pas que tu oouh mentes ,
71e jou de rieu ne te desdi.
Mais je voel savoir que tu sentes,.
De dieux qui vont les dures sentes ^
Se cil que Diex bat cascun di
Seront rebatu , clie me di ,
Che sunt chil enferm , chil meudl
Il semble de ches gens dolantes
Que Diex unqiies ni entend!
Qui u'acata ne ne vendi.
De quel marchié paiera ventes.
Roman de Charité, stropke %o(k
Di : Dieu , TEternel ; Deus»
DiA : A gauche.
DiABLAiEMENT, diabiciment , dia-
kloiement: Action de jurer, de décrier^
Di AB L A 1 K R , diableier, diabler^ dia-
bloier : Jurer, tempêter^ faire le dia*
ble , décrier quelqu'un.
DiABLAiEDR , diableicuT , dia-
bloieur: Jurcur, qui jure, qui décrie.
Diablerie, diablie : Maléflce, sor*
tîlége ; de diabolus,
DiABLETEAu , diablotcou : Petit
diable.
DiAcoNiE : Sacristie» et le trésor
des aumônes qu'on dbtribuoit aux
pauvres \ da Grec inu^nm.
.DiACftizKR : Faire les fonctions de
diacre , suivant Henri £tienne.
Dia>d'oi : Jour-d^hni y dieshodiè.
DiAGBE : Ltéviie, diacre ;^<Vico/ii«£.
DiAiRE : Journal, livre de co^^ptc;
de eUan'urn , division.
DiAiz , iiials y Usez (Ticiiz^ d'ials :
D'entre eux. Ljr ung d'ialz : L'un
d'eux.
DiALATEMENT : Fuitc , évasiou ,
délai , retardement , échappatoire.
DiALOGisER : Discourir, parler,
faire des dialogues ; de dialogus,
Diane : Le son du tambour à la
pointe du jour pour éveiller les sol-
dats. Borel le tire de dies. Ne vien-
droit-il pas plutôt dedianœa » grand
bruit de chasse ? Pomey le dérive de
rEspagnol diana , qui a été fait de
di'a ou de dt'es.
Diantre (au) : Sorte d*imprccation,
diable , au diable.
DiJiPRÉ, y diaspré ; Ornement d'é-
toffe précieuse , qui est varié de plu-
sieurs couleurs ; diasprus, diasprum.
Diaprée R , diasprer : Orner , dé-
corer , ajuster.
Di APEURE : Variété dans les cou-
leurs.
DiAROOU : Cri des charretiers pour
faire aller leurs chevaux ou leurs
inules.
Di ATONIE , diatone : Deux tons
qui se suivent ; de diatonus,
DiAU : Tristesse , deuil , chagrin ,
libattement ; dolor,
DiAUL , diaule , lisez diavle : Le
diable , le malin esprit , le démon ;
diabolos ; du Grec diabolos^
Pi AULX : Deux ; de duo,
DiAx , lisez itiax : D'eux , de eux.
Diax se doit-on hien traire arrière
Car Diez inéesme t'en desioame.
Çauiier de Coinsi, parlant des Hypocrites •
PiAx , dUx : Deuil , chagruu
DIB 393
DiBEKDRE : Vendredi; dîes veneris^
DiBLER : Plat pour servir de&
viandes.
DicAZE : Dédicace , consécration
d'une église; deilicatio.
Mais en celé meiame nuit qoant el dcTOtt
el après »iv«ut jor ab:ir à procession à U di-
caze del devant dit Oratoire.
S. Grégoire, chap, 10.
Nocte verà eadem quee subséquent die ad
dedicationcm pradicti Oratorii fuerat pro*
cesswax
DiccER : Faire une Ievée,unedigue«
DicNERS : Digne , capable , qui
mérite ; dignus ; en bas Bret. dign,
DicoFRiT : Sorte de corvée en
usage dans la Bretagne , espèce de
travail qu'on devoit au seigneur.
DicT, ilictéy dicdery dictiez, dicton^
dis , ditier , ditié : Récit d*une aven-
turc , discours , traité , harangue ,
proverbe, poème , vers, livre, conte^
fabliau , satire , maxiige , sentence »
ouvrage d*esprit ; dicterium , dictunim
Dicton , dictum : Original , mi-
nute, prononcé d*un jugement '^dic"
tum. Voyez Dict,
DicwELLiNGHE *. L'actiou de rom-
pre une digue.
DioAL : Dé à coudre; digitalis.
DinEAU : Grand filet pour la pé-
c)ie , qui sert à barrer une rivière
pour arrêter tout ce qui passe.
Die , pour dit : Dise ; dictit*
Usages est en liormandie
Que qui liébergiex est , qu'il die
Fahle , ou cliausou à kon oste.
Geste costume paa n'en oste
Sire Jelians li clupelaius.
Fabliau du Segretain (^Sacrtseaik)
de Clttgni.
DiEGUER : Faire une digue ; d'où
diégucrie , l'action de la construire.
DiELx : Chagrin , deuil, tristesse ,
ennui, affliction, abattement; dolor^.
Tant ai foi , çaiena sais enbatu^
J« à U fofi ai) pftT«iUoBS tcndafi
394
]»IB
Ja |>ar tôt tôt nVn iert ont
De damet fu ci^t dampiiés eotendos.
Maint peliçous hermins en fa rompus^
BUaus trencbiez et oherax despompas ,
Ne futiex dielx ne oit , ne veuz
€om le jor fu en Orange rendm.
Roman de Guiliaumâ €Ui touri nem,
BiELX , lisez d^ielr. : D'eux.
DiKMÂNCE , diemaine , diemange ,
éiemence y diemenche , diemenge ,
dimane , dimence , dimcnche : Di-
manche > dominica dies ; en ancien
ProY. et en Langned. dirnërgus.
Theopbilus sa chartre a prise
Plorant vient à la mère éf^ie »
O TËvesques chante la meise.
Bè gent i trente moult presse
Si eom el jor de diëmnine,
Saint Ksperit qni le maine
]>èt ifçCk Tautel l*enmaine droit.
Miraek de Théophile.
Maïs as sains jors et as diemengm
Prenons tex cors corn tu vois ore ,
Dieu wana^des en q^emoire.
Image du Monda.
DiAme : Dîme, redevance ; décima.
DiEN : On dit , il est dit.
DiEN , dienz : Doyen ; decanus.
DiiiTBR , diénler: Valet, serviteur,
homme gagé, aux deniers d*un mat-
Ire ; de denarius ; en ancien Prov.
dlënar,
DiENSTM AN : Sergent , valet de
Tille, dont Toffice se nommoit <û>/wt-
manschepe , mots tudesques fran-
cisés.
DiENT : Ils disent.
DiEosDi ABSOLU : Le Jeudi Saint ,
auquel jour on fait une absoute pu-
blique.
Et si corne je gisoîe en cel lien , dont tous
•Tes ot parler le dieosdi absolu et rendresdi
beaoist , et si avoie , •<• à Nostre, Seignor pLaiat
oit le serviclie k*cni apiele ténèbres.
Roman du S, OraoL
DiER : Dire , prononcer , parler 9
caïuer^ converser j dicerâ.
DiïRTi : Extravagant , iHaeiiaéK
DiBS , diez : Deux ; dttOi
DiESHEs : Nous disions; tiiceha^
mus ; il s'est dit aussi pour dfme j.
deciil$a.
Dieu : Uaulel on Tort conserr*
l'Eucharistie et où Fon oéUbre U
messe.
DxEUESSE : Déesse.
Mes en une sauchoie espesse
I4J dieu a* Amours et li diçuéssê,
Cupido et Venus ensamUe
Remontèrent , si com moi samblc ^
Fornication de Prim-sault
Vis me fut que devant moi Ttoi
Eu tele forme come doit estre ,
Forme de dieuess^ celestre »
Là ou ère en ma cession
Yenns à grant processtoa
De dieucsses qui par amora
Yindrent por mui doner secovt
Du mal c*avoie au cuer ded«is ^
Qui est pire que mal de dent.
Atant s'asistrent enTirbo
£ la dieuesse eu son giron
Me tint le chief pour alegance.
/> Tournoiement d'jéntecnsik
DiEULEE : Se plaindre , marquer
son mécontentement ; dolere.
DiEUTEiET : Dieu subalterne de
la Mythologie.
DiEX, lise» d'iex : D'eux* Toj. Ibx.
DiEx : Dieu ; Deus, Ce m'ait Diex:
Dieu m'aide ; serment venu des La-
tins , qui disoient : Sic me Deus ad-
juvet; de là sont venus les jurons,.
madia, madienCy mordiene, morgue,
morguiéy morguene.
DiFAMAR : Corrompre , séduire >
suborner, débaucher ; diffamare. ^
DiFFALMEMENT : Diffamation, in-
jure ; diffamatio.
DiFFAMv : Honte, opprobre , blâ-
me, diffamation, déshonneur, mau-
vaise réputation ; diffamatio.
DiFFAMEua : Diffamateur.
DiFFERANCE : Disputc , contesta-
tion idiflMrciidi diffcremia^
DIG
IhiriDATioN : Petite guerre qne
les seigneurs particuliers se faisoient
cfitr*eiix ; dyffiekuio ; en basae lat.
dtffidentia.
Dir FiNissEM EiTT : Extrémité,, mort,
fin, définition, explication ; defimdon
DirrosoT , d^'osoi : INom d*une
corvée due au seigneur par les ¥as-
saui^en Bretagne.
DiFFUcx : Chicane , subterfuge ,
mauyaise difficulté; diffugium,
DiFFUTa : Fuite , retraite.
DiGAME : Bigame, mari qui a deux
femmes en même temps ; digamug.
DiOAMiE : Bigamie; bigarnia,
DiOAET : Éperon.
DiGEHois : Monnoie frappée sons
les ducs de Bourgogne , dans la ville
de Dijon ; de Divionum,
DiCEEEE : Réfléchir, méditer. *
Amy , quant bien digéreras
Qn'il te fault une fois mourir.
Ces foUes tu oblieras.
Dialogue du Mondain,
DiCNA : Daigner ; dignari,
DiGNANDiER , cUnandicr : Mat-
chaud de cuivre jaune, chaudronnier.
Digne : Noble, de haute nais-
sance ; dignus,
DiGNEE , disgner^ dispner : Le di-
ner, repas , ainsi nommé de la prière
qui se faisoit avant , et qui commen-
çoit par ces mots 9 rii^are^ domine;
en bas. lat. dignerium ,_ disnerium ,
disnarium. Henri Etienne fait venir
le verbe dùier, du Grec /iliryiiv; Mé-
nage , de desinare pour desinere ,
comme le disent encore les Italiens ;
et Ducange , de la bas. lat. disnare.
DiGNETé : Noblesse , haute naia^
sance ; dignitas»
Quj n'est dignes de petite digneti, n*ett
pas dignes de la grant .... se famé est digne
par lignage ou par mariage , et se «le se mari«
à non digne, ele pert sa digneté,
Mss.nT %^^fbL%u
DxcûBK : Éperonner , donner de
Téperon à un cheval.
DsiccAGX : Digue.
DiiccBE : Faire une digue.
DiicwELLinoBB : L'àotàon de rom-
pre une digue.
DiJAu , dijou : Jeudi ; dies j'ovis;
en bas Bret. dir-j'ou. Voyez Jou.
DiEAGE.'Construction d'une digue«
DiLAcioH , diUùetnent, dilais, di-
lation , diiajr : Délai , retard , remise«
fuite , chicane ; dilado»
DiLAiANT : Qui diffère, qui re-
tarde.
Lesquelles peines , et chaseune, avec lea
autres eouts , domages et Inieréts , lesdittea
parties ont promis payer, c*est assaToir fai
partie dtlaianùf et deifVailknte > » la partie»
obéissante.
Ordonmmee d Alain sire ttJWret,
DiLAiEE , iUiayer : Différer, retar*
der ; dilatare.
Dilapider : Dissiper , prodiguer
mal à propos , dépenser ; diiapidare.
Dilater , dilayer : Différer , re-
tarder, user de remise; de dUaius ,
participe de differo»
DiLATOiàE : Ce qui tend à 9DSpen^
dre ou retarder une affaire pendante
au palais ; dUatorius.
DiLAToiEEMEHT : Aveo W délais
ordinaires ou convenus.
Dilatait» : Étant en retMd , qui
est en retard ; de diiatus,
DiLiOAUMENT, dtUantrement, diU"
gentement , diUjantremeiU , dilijau'»
ment : Vivement, prompCement, avec
diligence ; diligenter.
Et ceste Toye doyens nos molt dUiantrt'
ment querre , ki où uoa poyaiia digncmea;
aleir encontre luy.
Sermons de S, Bemmrd, foL 5.
Unum , restât via, seHfeetp^ quam ifenit^
et htec quoque diUgenter reqmrenda , nf
possimus, sicutdignum est, eioccurrere^
DiuoiA ; iôme r, chérit •
396 D I Bf
DiLooiE : Double sens, ambigaîtë»
équivoque ; dilogia.
DiLON , dile , dille , dillon : Faus-
set , petite broche de bois pour bou*
chéries trousdes tonneaux; au figuré,
le membre viril.
DiLoiJS , dilung , diluns , dilus :
Lundi ; dies lunœ ; en anc. Prov. et
€n Langued. dilus.
DiLuciDE : Clair, évident , expli-
que , démontré.
DiLuciDER : Expliquer , rendre
clair, démontrer.
DiLuciDXTÉ : Clarté, démonstra-
tion , explication.
DiLUVE : Déluge ; diluviunu
«...., Tant pécha.
Li mondes et folia,
Ke Dlex et siècle envoûi
Lt difuye qot noia
Fors Noë ki escliapa»
Par lui donc s'ar«;kua ,
Hecrut et recommeura
Li mondes dès-lors en chft.
Pœt, FroMf, avant i3oo, tom,^,JbL ^74.
DiMACHERES : Soldats à pied et à
cheval qui combattoient avec deux
armes; dimachœ , dimachcwutn.
-DiMAiRE : Dimanche.
DiMANCHER , dimenchsr : Se parer
de ses plus beaux habits , de ses ha-
bits des dimanches.
Y^MÊL'SkQWi.^^iydymenchcrès : Paré
de ses beaux habits.
G^est hi façon da temps qui court ,
De ses Tarktx djmencheiès ,
Qni sont Testus sur le gourt »
De nous appeUer tous Joannes.
Coqmliart, Monologue du Puits.
DiMANDERiE ï Yaisselle de cuivre ,
ustensiles de cuisine.
DiMANDiER , magnan, maignen ,
meignen : Chaudronnier, homme qui
fait et raccommode la vaisselle de
cuivre.
DiMk^^dimars: Mardi; dies martis»
DIN
DitiECRE , dùnercre : Mercredi' ;;
tUes mercurU.
DiMÉE : Le droit de dlme , et la
dime même.
DiMEMCE , dimentche , rlimoinge ^
iUoesXRoy des) : Le jour de la Tri»
nité. Vojrez Diemance..
Sire , dist maistre Daneillas , or m*escoales/
n avint jadis en ceste ville par on j«r c*ob
apele le Roy des dùnences , o*est li jor de la
Trinité , que li Chevalier se deduieut an pré..
Roman des Sept Sages de. Rome.
Les anciens actes étoient souvent
datés du dimanche avec un mot Latin,,
qui étoit le premier de Vintroït de la
messe. — Dimanche Invocabit , le
premier de carême , ou dimanche
beourdich y des brandons. Voyez ce
mot. — Dimanche Reminiscere , le
second. — Oculi y le troisième. «^
Lœtdre Jérusalem , le quatrième. —
Judica y le cinquième de la Passion.
^^ Des Palmes, ou Ozane, ojhPeukes
fleuries y le dimanche des Rameaux..
'^^ Quasimodo , le premier. — Mise-
ricordia, le deuxième.. — /nW/aiie, le
troisième après Pasques. — Circutn-
dederunt y Septuagésime ; et ces acteSi
sont datés ainsi : Le tel jour avant
ou après le dimanche , qua cantatur,,
ou que Ven chante Judica, ou autres.
Dans les actes de Limoges, Mss. de la
Bibl. Impér., on voit un contrat, pi^r
lequel Roger Bernard , Comte de Pé-
rigord , promet d'exécuter les condi-
tions de la donation à lui faite par
Pierre de Pamiers , de la terre de
Maurenes , qui est daté ainsi : Con-
fècto sub data dici crastinœ fesù
Annunciationis beaUp Marias Firginis
antè pascha , videlicet die sabbaû
antè domimcam qua cantatum fuit
judica me , anmo 1 34o.
DiMiNUisER:Diminuer; diminuera,
DîMouvoiR : Détourner; dùnovere.
DiNA2(JU£JUL£ : Marchandises da
Bf Q
cfUÎTre jaune qui m fabriquoîent dans
la ville -de Dinan ; de Dinantium.
DiNAWDiEB, dinantier : Fabricant
ou marchand de ces sortes d'ou-
Trages.
Dîne : Repas que l'on prend à.
midi. Foirez Dignee.
DiNEK : Un denier ; derumus,
DiNiTÉ : Rang , dignité ; dignitas*
Et diat, Sîgnor, ça en arrière
£§toU 11 tant d*altre manière,
A Rome li noble cités,
19*ere pas de tex dinités*
Roman de Dohpatos,
Dms : Dans.
DioLs : Affliction , deuil, douleur,
chagrin; dolor,
DioMs : Nous avions dit , nous
disons.
If OQS Teismes N. S. od toi et por ceo ore ,
le TOUS dioms. Genèse, chap, a6, "vers, a8.
VùUmus tecunt esse Dominum, et idcircb
nos dlximus.
D109S : Disions ; dicamus*
Bien est que nos le dions
Car malles coUocutions
Blesse et corrnnt les bones meurt
Et moult empire lez pluseuri).
Gautier de Coinsi, Mir, du Moine Pouaere,
DiORÉ : Doré«
Dios , dius : Chagrin , deuil , tris-
tasse; dolor.
lioiaus Prince fu Hanrîs
£t4)olns et biaus, et dos et fins.
Et cortols , ne fn ce <lios grains, (grand)
Quant tes Prince sitost moru
Corne 11 bons Dus Henris fu
De sa mort fat dius et pitlez ,
Mais ne pot estre resplties
De la mort , ca» avoir le volt ,
Cil ki bien poolr de fere ot ,
A son oués por ce tost le prîst.
Poës. d^Adnes , ménestrel du duc Henry
de Flandres qui était son protecteur
DiQUES : Digue , ouvrage de uia--
çonnerie , et charpente pour arrêter
et retenir les eaux ; du Grec rtlz^f 9
selon Ménage et Saumaise.
DIS 3g9
DiQUi , lisez d^iifui : D*lci , de-là ;
hic ; en Langued. daqui,
DiRECToiEE : Règle, conduite;
direcùo*
DiKE n'uNE FLSUTTE : Joucr de la
flûte.
DiEE FEVES : Badiner , railler , se
moquer; dicerefabas,
DiaauER : Abattre , renverser, dé*
truire , démolir ; diruere.
Dis, diz : Le jour, la journée ; dîes;
en bas Bret. dis , dez, ileiz ; le nom-
bre dix , decem. Dieu , le Tout-Puis-
sant ; Deus,
Dis , ilit , clits : Dbcours , pro-
verbe , sentence , vers , poésie.
C*est un proverbe et commun dit
Qu*à la coutume de Lorris ,
Quojque on ait juste demande.
Le batn paye Tauiende.
Traité du Franendeu»
Dis : Dé à jouer ; dtscus.
Défendons que nue jene aux dis en nule ma-
nière , se ce n'est es tables et es eschas , et
defendon%lrs escoles ded^'s, et votons qu^dles
soent deffendues en toutes manières, forge
de dis soit défendue par tout.
Ordonn, de S. Louis de xs54.
Dis (tos) : Tous les jours y totis
diebus.
Tant a 11 mal pins d*oseiirté.
Et de doleur, de vlleté
En enfer ou il ert toséUs
Tant com Dlex îert en paradis.
V Image du Monde.
DisAoaiEE : Refuser*
DiscENT : Succession , héritage ;
de discedens,
DiscENTia ^discepter: Contredire,
s'opposer, disputer , débattre , con-
tester ; disceptare»
DiscEPTATEua : Qui conteste, qui
dispute , qui contredit.
DiscEENÂL : Qui esta juger.
Discerner : Décerner, ordonner.
DisciNCT : Qui ii*a point de ceinr
ture ; discinctus»
S^ DtS
Diicmm : Celai cpii prile teCoiiri
à un autre » recors.
DisciPUL4GE : Ecole ^ noviciatk
li très redotable Beirs Libertins , kî el tens
lo TOjTotfie (utProroéàt cde aieiunesabeie
f aodease , il conrertat el diseipuloffe de celui ,
et fa ouriii. .SI Grégoire, Iw, i , chap. ^
Fir reverentûsimm lÀbertinm, qui tempore
Totilœ régis Cotkorum ejusdem fundensii ma-
nasterii prœpasiius/uit , m ditcipaLrto Hiius
coiwersatus est utquê ensditus,
DiscLAiMKii : Renoncer y mëcon-
noitre ; de la préposition iiis et cie»-
mare»
DiscoMBREE : Juger , expédier an
procès.
DiscoMMODEE : Incommoder,troa-
bler, rainer, chagriner.
Discontinu AifcE : Interruption ,
Faction de discontinuer ; discond-
nuatio,
DisGOED : Différend, démêlé, con-
trariété de sentimens.
DiscoED : Qui est toujours d'avis
contraire, qui n*est jamais d*accord ,
différent , opposé ; discors* *
DiscoEDE , discors : G>lèr« , «m-
portement ; dispute , querelle , désu-
AÂon , mésintelligence ; eUfcordis.
Donques et pourtant
Coj Charles régnant
ILn France pour lors ,
Bepens toy plonrant
Des manlx eue fais tant
As, et des discors.
Malheur de la France.
DiscoEDEE : Détonar , n*étre pas
d*aecord; disputer , quereller^ dis-
cordare.
DlSCOUEIE» ^C^» DlSCUEIE.
DiscouETOis : Incivil , maihon^
liéte envers les dames. f^o^.CovETois.
DiscoUEToisxE : Grossièreté , in-
tnvilité , impolitesse.
DiscovEE:Découvrir;d!wcoqptfrr>e.
DisGOVEEY : Découverte; disco^
tperttira.
DisGEiFANCB : Différenoe.
l^iscEiÎTOTEE : Lieu à*ûS$ènAAèè
des mères discrètes dans les couvens
de femmes ; discretorium,
DiscEEz : Prudent , circonspect ^
discret.
DiscEiME , discrimem Danger, pé-
ril , différence , distinction , sépara-
tion , intervalle , éloignement , ns-
que , combat , rencontre ; discrimen,
DiscuEiE , discourir , discunir i
Parcourir , vaguer , aller çà et là.
Les justes resplendirount et il discmrrtrotatt
el roseal corne estencelles , si jogeront il na-
eiounset enseîgnurrontpoeple et lonr Seignor
régnera sans fin.
Trad. de U BiWe, Sagesse, cA.3, onerv. 7.
Fuiffebunt jusU , et tamquàm seùuiBm in
itruiuuneêo dJacarreBt^judica^uHt matiomes, et
dominabuntur popuJis , et regnabit DoMnimmt
illorum in perpetuum.
DisEAu , disain , disein : Nombre
de dix , dixaine ; de decies.
Dise LE R : Mettre par dizaine.
DisETEux, disetei, disitetur : Qui est
privé , à qui il manque quelque chose,
qui en est éloigné ; pauvre , indigent,
qui est dans la disette ; dissitus.
DisEUE : Arbitre , juge choisi par
les parties pour prononcer sur un
différend.
DisGNEE , dipsner : Prendre le re-
pas à midi , diner. Borel le dérive de
^tîwff. Voyez Dignee.
De quatre choses Dien me garde »
C'«M de petit disgmer qui tarde»
De char salée sans moustarde.
De toute femae qui se farde »
Et de TarUt qui se regarde.
Pren compagnie à ton di^iter
Et soies seul à ton souper ,
Le tard coucher fait apourrlr.
Et matin lever enrichir.
tes Dits de TigmmviUt,
DisGRECÂTioN : Séparation , dis*
persion.
DisGREGEE : Séparer, disperser;
delà préposition dfx^et de cortgrrgare.
DisGUOxiA LA VUE : Le ûnictter
DIS
par mif trop frange appUcalioni dUe^
jicere.
DisiEMES , disùnes : Nous disions ;
dicebfwwSp du Terbe distrer.
Hoai baillennit or et argent ,
A cette fin que nom Jiuesme»,
Ses dcciplet secrètement
t<*os(er^nt hors éa mommesC.
DisiHBiRiTÂHOE : L'actioii de dés-
hériter ; exhœredaJdo.
DisMET , dismage , dismeuie : Le
droit de dime , et retendue de terri-
toire sujet à ee droit ; dedmagiam,
DiSMiBE : Le dimeur , celui qui
lèye la dime ; decimanus.
DisvEEiE : Diner , repas.
DisoLus : Débauché, débordé, que
rien ne retient.
DisoE, diseur : Juge, arbitre choisi
par 1^ parties pour prononcer fur
|uie ççiutiîstatipn ; dùçi$sfon
DisPABAGEMENT : Mésalliancc.
DlSPÂRAQEE. Voyez PiPlEAOBE.
IXiSF^ILf : Pispersé , éparpillé, jeté
çà et là ; disjpersus*
DuPiTBi^B , dispatuçr : Bannir ,
chasser» f^vi^V% expulser , expatrier.
DisPEVSACioN : Dispense , permis
sion, Uçf^oe accordée.
Dispersion : Dissipation , #épara^
lion ; diffusas*
DispiREB : Mépriser, diviser, sé-
parer; dispurarf»
Dis^UTOisoif , dispufison : DisputCf
contestation , débat , controverpe \
disputatio,
PisQUBs , dmques : Jusques.
DiSRUMPRE. Foyez Desrompre.
DiisABTE : Samedi ; dies sabbaiL
Dissecteur , dissector : Ecor-
cheur, dépéceur; de lUssccare,
DissEVSB : Dissension , débat.
DissiiTTERE : Dyssenterie.
DissizE : Décize , petite ville du
d^partencuft de U Ntèrjre, titfiée daM
DIS 3^9
une âe de la {^oire , à Tembouchure
de la rivière d*Airon ; Deceticu
Je ne scaî TÎUe niex assise ,
Si ekott appelée Dissixe ,
Et siet en une isle de Loire.
FmhL de ta Bourse pteme de setu* •
pissoLUTEVEXiT : Saus règle, ni
mesure ; dissoluiè*
Dissonant, dissonent : Qui n*est
point d*accord. Dans le Roman de
la Rose , il est employé pour rendre
un son , faire du bruit , et murmura
d'un ruisseau ; de dissonans,
DissoNER : N*étre point d*accord.
DissuT , dissute : Trompé , déchu,
tombé , rompu ; dissoluias.
Dis-TAUT : Dis fois.
DisTENORB : Étendre, élargir ; tiis*'
iemdere,
DisTENTioN : Relâche , cessation.
DisTER : £tre éloigné , distant, sé-
paré ; dùterminare»
DisTiNGTBR, dMaier : Distinguer,
Tarier, démêler; eUttinguere,
If ni ne see€ û bien dUtincter
Qu*il to OS0 n« ^epl mot soner.
Momam de la Mùm»
DisTiBPBR : Vendre , débiter.
DiSTRAiHER : Saisir , enlever par
force , arracher i tlistrahere,
DisTRENT : Us dirent ; dixerunt.
Et ses Barons lui tUstrent que trop seroît
graut péril s*il 7 aloit et loerent qu*il 7 en»
Toyast en son lien aucun Evesque ou aucun
Prélat: si s'accorda lyRoys à ce que ses Baron»
Ini conseilloient. Mare Paiul,JôL 90.
DisTRER : Dire , parler , coinman<«
der ; cUcere,
DiSTREssB : La diose saisie.
DisTRiYER , distriuer : S'éloigncTf
^écarter, le débarrasser ; distruere.
DisTRoi : Détroit y bosphore, paK
sage étroit ; districtus,
DisTRoiT : District, étendue é4
juridiction^ doiBaainCf tfrcitairc » diê*
%où fi t V
Dit, dite, didéf didery dittée ,
dittelet : Maxime , sentence, ouvrage,
traité , discours d*ua aateur ; €iiù^
terium , dictutn.
Et cesti «Uttée toit à moi pont tesmol''
gnannce entre les fiU de Israël.
Trad, de fa Bible, Deuter. cA. 3 1 , 'vers. 19.
Etsitmiki carmen istud pro testimonio ûi'
ter/ilios Israei,
U glorieuse Trîoîté
Qui vivre et entendement dones»
Et tous les biens nous abandones
Aide moi en ce ditté.
Les sept Articles de Foi.
Dit : Enchère , offre. Mettre en
dit : Mettre à Tenchère.
DiTANT : Pendant le temps , pen-
dant qae , du temps que.
DiTKLET , ditcrcl, dittelet : Opus-
cules , petit discours d'un auteur.
DiTEA ) ditier : Dicter , écrire ,
' composer un ouvrage ; dictare.
DiTEY : Ouvrage en vers , poème.
DiTiE : Pièce de poésie , qui étoit
composée de dix vers ; dictum*
DiTiÉ. Voyez Dit et Dict.
Diu , Dius, Dious, Diw, Voy. Deu.
Divâ : Dame , exclamation \ diva.
Diva, fet-elle, renoîet,
Cornent iea tu si faunoiez
Que tu le haut Seigneur appelle
Que j*alletat de mes mamelles;
Ne mor, ne lui pourquoi reclaimes
Quant tu ne Tun ne l'autre n*aimes?
Ja puant bouche , orde et glnease ,
Cornent est si presoroptaeu.te
Que moi ne lui apeler Toses.
Miracle de Théophile, la Vierge
parlant à Théophile.
Divaguer : Aller de côté et d'au-
tre ; divagari.
DivE : Saint, divin; <//V<i^ ; déesse,
sainte , divine ; diva,
Di VENDRE : Vendredi ; dies vene^
ris ; en bas Bret. dergwener.
Divers : Rude , cruel , dur , mé-
chant , contraire , flfl^cheux , incon-
fi!V
slant , bÎEârre , désagréable , inîWMB^
mode , insupportable ; diversuSh
Contre fortune la diverse ,
N'est si bons diartiers qnî ne Téne.
Anciem Proverhe^
Le Roy est si divers qae il ne me lerroit
jamès aler contrariant.
Joinville, Fie de S. Louis, /bl. 319.
Diverse R : injurier , maltraiter,
contrarier; diversitare.
Diversifier : Séparer, partager «
diviser, distribuer ; dividere»
DivERsotRE : Auberge , hôtelleriei
maison, lieu pour loger; diversorium»
Ou est le d/versoire où jeo mangue Ptske
ouec (arec) me»» Disciples , il voua mosterrat
un graut cenaille covi'rt et illeqaes li appa-
railliez. S. Luc, chap. aa, vers, xi.
£/^reir diversoriom uhi Pascha cum. Hûa-
ptdis meis manducem , et ipse ostendet ifoèà
cœnaculnm magnum stratum, et ibi paraie.
Divertir : Détourner, soustraire*
DivEssA : Déesse, femme divine ;
diva,
DivESTER : Dénaturer.
Divinateur , deviniere : Prétendu
sorcier, devin ; divinator.
Divise : Devis , énumératioti, tes-
tament , donation ; borne , limite;
divisio,
DivisEMENT : Séparément , avee
division ; divisim.
Diviser : Faire un devis.
DivtsioN : Folie , frénésie ; cou-
pure , séparation ; divisura. Ancien-*
nement on célébroit, le 1 4 ou le i5
juillet , la fête de la division des Apô*
très.
DivoNA (mot celtique de la meiU
leure qualité , suivant les amateurs
du Celto- Breton i autrement dît jar-
gonbas Breton): Fontaine des Dieux.
Ausone, dans ses vers sur Bordeaux*
fait mention d*nne fontaine près celle
ville qui portoit le nom de Divonat
et dit :
DÎTona Ceharum Umgua,/9ms mddù$ dmt*
DOC
Ce prétendu mot celtique est formé
de de«x mots latins diva-fontana ,
desquels, par abréviation , on a fait
^v^ona, Bochart l'explique ^f^wcfons
'divinusy sacer.
DiwoHART : Sorte de corvée due
«u seigneur par ses yassaux > et en
usage dans la Bretagne.
Dix : IHeu; Deus»
DixiME : Le dixième , la dtme.
DixMiEii : Décimateur , celui qui
lève la dlme ; decimarius.
DixoiTS : Disons. En ensi le dirons
nos : Et ainsi le disons-nous.
Diz : Parole , discours ; dictum,
DiziiNiER , dizenier : Officier qui
UTOît le commandement de dix hom-
nes ; de decies.
Do : De , du.
Do : Le nombre deux; duo, Y. Doc.
Do , au plur. dos : Un don , un
présent ; donum,
DoÂiRE, doale : Récompense, dot,
dotation , don ; dotarium , de dotare.
Herbf n le Telt en roman traire ,
Kt de rumans uo livre faire ,
£1 nom et en la revereuce
Del fil Felipe al Roy de France
Lœi c^on doit tant loer.
Car le fil Den le val doer,
Del doaire de vaMelage.
Roman de Dolopatot*
DoBER : Battre, frapper.
DoBLETiN:Double,doublé;^a/7/(?:r.
n ot resta an hauberc dobletin ,
Ghande est la maille , ne pot Tacier soffrîr.
Roman de Garin,
DoBLiSE , dobloSy doblous : Chose
double ; et espèce de chandelle à deux
lumignons ; duplus.
DoBTAR , dopiar : Craindre ^ dou-
ter , redouter ; dubitare.
Dobte : Doute, crainte, incerti*
tude ; dubitatio.
Doc, doccy dolc y doue y dox :
Agréable , doux , siuve ; dukU^
I.
DOS 4ot
DôGE : Le nombre douse^ duo^
de ci m,
DocET : Paquet, ballot de mar^
chandise.
DocouR , doucour : Douceur.
DocTÈRE : Docteur , savant, éru-
dit ; doctor.
DocTORiE \ ^Qualité de docteur.
DocTORiriEE : Conférer le grade
de docteur.
DocTRiNÉEUR : Docteur, celui qui
instruit.
DocTRiNER : Instruire, enseigner ;
châtier, corriger ; doctrinare.
DoDAE : Doter , faire ou donnei^
une dot; dotare.
DooASNE : Rivage, terre qui est
au bord d*une rivière.
DooE : Soufflet donné avec le dos
de la main.
Dodeliner : Bercer pour endor--
mir , remuer doucement, branler,
s*agiter ; de dormire , dont on a fait
dodo et dodeliner,
DoDiN : Nom propre, diminutif
de Claude.
DoDiN : Indolent , négligent.
Dos : Douve, fossé, canal ; ballot ,
paquet.
DoE : Doté , fondé , avantagé ;
dotatus.
DoEL, duel : Deuil, tristesse. Faire
doel : Gémir, s'attrister.
DoELLE : Douve de tonneau.
Doer : Doter, donner , remplir ,
combler de biens, assigner un douai-
re ; dotare.
DoEH : Douaire , avantage fait à
la femme par contrat de mariage i
en bas. lat. doarium,
DoEssE : Ballot de marchandise.
DoEUL : Tristesse , deuil, chagrin;
dolor.
Doncques <&eii/ porter
Doib», et lamenter,
D*afOîr faUla debte»
ce
4oa D O I
QoaDt tn Toulz Uûifr
Lt habandoiuier
Si noble flourrtte.
Lt Malheur de la France,
DoOHOi£B , dognayer : S^ébattre ,
«rendre ses aises, s'amuser, se dissi-
per, se réjouir.
DoGiroiER , subsU : Plaisir, amose-
aient , dissipation.
Dogue a : Se dit des animaux por-
tant des cornes lorsqu'ils se battent.
DoGUiir : Brutal^ hargneux.
Doi : Doit ; débet; doi(^t ; tligitus ;
deux ; duo ; et non pas tliu , tUcti ,
comme le dit Pluclie.
DoiANT, doian : Sergent, huissier*
DoicKHT : Doivent ; debcnt.
Doigtée : Autant qu'on peut pren-
dre avec les doigts \ de digitale,
DoiD : Doigt 'y digitus.
Dois : Doive , doit.
Doi£2CT, daignent; doing, doins ,
doinst , daim , dont •' Us donnent ,
accordent ; il donne , accorde.
DoiGNER , doiner : Donner, faire
présent , gratifier \ donare*
Enti ke ta a dès lo ffemoigaet à meillort
choMt par ton exvnpU , «t li daignes conseil
ne mies par parole et piur langue , mais par
oyvre et par ycriteit.
Sermons de S, Bernard, 3" Sermon
sur l'Jventffol ii, F"".
DoiLLE : Douillet, mou, cCtéminé,
délicat } deiicatus,
DoiN T, doinst : Il donne ; du yetbe
doigner; dare.
Dois, doys : Siège, dais, ciel de lit ;
en bas. la t. dagus; de tectum, toit.
Sîre léans sied à cel dois
Sor le clûef du dois s'apoia.
Moman de PercevaL
Ce mot est encore pris pour dé à
jouer ; tliscus; canal, conduit ; ductus.
Les oreilles font Toye et dois
Par où vient jusqu'au cuer la voix.
CknstitH de Trojres,
D CL
DoisiL , douet f dottit , douai 9
doYCf didt, duizil : Canal , conduit 9
fontaine ; ductus ; en bas. lat. dàiouf
en bas Bret. douet,
DoiTK : Dette , chose dâe.
Doi z- MI a E : Doigt médecin , le
doigt annulaire.
DoL , doion : Fraude , tromperie;
du Grec dolos ; en La t. dolus ; en
Arabe datas ; en bas Bret. doL
DoL : Deuil , doaleur.
DoL, dole : Plainte , gémissement ,
chagrin ; de dolor; en bas Bret. et
en Gall. dol , dolur et doul.
DoLCE , dois y doulce : Bonne ,
suave , douce ; dulcis ; en bas Bret.
douez,
DoLCEMENT .' Doucemcnt; dtddter.
César Pacole dolcement
Et moult li prie de sa nièce ,
^el Terra mais, ce quide , à pièce.
Roman de Dohptuot,
DoLEiERE : Doloire ; dolabra.
DoLENTEz : Douleurs,soufrrances.
Conceu est de mult grant dolentez ,
A dolur vit tant com il est portez ,
A dolur ueiKt , et quant sur terre est nts ,
De dolur vient , denl greigneur est entres.
Roman des Romans , parlant de tÂamme,
strophe 3i,
DoLEQUiN , dollequin : Courte
épée à deux tranchans , sorte de poi-
gnard; dolabra, dolon,
DoLER : Polir avec une doloire.
Kle flséisme le bordon
M'avoit appareillié por don ,
Et voit au doler la main mètre
Ainz que ge fusse mis à letrc.
* Roman de la Rose, ifers siSS).
DoLEREx , dolereus , dolereux ,
dotoros , dolourous : Douloureux 1
qui sent de la douleur ; dçlorosus.
Au pont caïr fu la criée.
Moult dolereuse et efïrée ;
Moult vets&îe« bamas floter.
Homes uoier et afondrer >
DOM
}fm nt M pot «c«per ,
S*il ne fa»t bien duit de noër.
■Roman du Mou ,foL 299.
DoLoià , doloser, douloir, doulow-
ser : Se plaindre , souffrir, sentir de
la douleur; dolere. Voyez Dodloir.
Je chanteré. ...... non mie U foie cbia*
^on de Bablluiae qui rient de yin de confu-
sion , qui fet lo sen perdre et lo chief do-
■hnr ; mes cliauçon qui yient dou rin de Lécco
qui rehete lo CtH** et garitt Vkmt.
Corn, sur le Soutier, Ps, 74 ,yb/. i53 ,
'vers, 10.
DoLoisoif : Douleur, souffrance.
DoLoir : Bâlon à grosse tête, bour-
%lon de pèlerin ; fiolon.
DoLONs : Souffrons ; du verbe
^ioir.
DoLopATos : Héros du roman de
tîft nom , que le poète Hebers , Her-
bers ou Herbert, son auteur, a fait
régner en Sicile^ et que Borel a pris
pour un poète français.
Tq nez nn Roi« moult nobles bon
Qui Dohpatos ot à non,
Vaufcmeut fn emparentez.
De TiH>]re fu tes pareutea ;
Saines hon fu, et de graut Iok»
Vqt ce ot uon Dohpatos ,
Car il sofri trop à ta rie
De dolor et de tricerie.
DoLOR , dolour, dolur y doulor :
Peine , affliction , douleur , souf-
france ; tlolor.
De l^aogiae (angoiwe) et de U doktr
Ot ai le cuer serré et noir,
Qnant el leu ne le vi aeoir
Que por un poi ne fui desTe%.
hownom. de Percevait foL 146 , F'*.
DoLosAifT : Souffrant.
DoLosB , doulouse : Il souffre , il se
plaint.
DoLOfER , doulouser: Se plaindre ,
gëmir, s'affliger, lamenter, sentir de
la douleur, attrister; dolerc.
DoLu» (s'est à nous) : Il s'est plaint
à nous.
Ooic : Petit monsieur, diminutif
de dominas , maître » monaîeur, set-
D O M 4o3
gneur : ce titre s'est donné à certains
ordres religieux ; il étoit en usage
parmi les membres de la savante
Congrégation de S. Maur. Les Es-
pagnols écrivent don , et y attachent
tin sens plus relevé. Vojez Dam.
DoHAiz , damais : Surtout dç
toile , souquenille de charretier.
DoMAiGE, domq/€,dommaige:T}om'
mage , perte , préjudice ; damnum^
DoMAJouR : Dommageable , qui
est susceptible de dommage.
DoMANGER : Gentilhomme ; àtdo-'
minus,
DoMAHiER : Homme qui possède
des domaines, des fonds de terre',
seigneur justicier ; de domtnium,
DoMAS , dommas : Semainier, h^i-
domadier , qui est à la semaine ; cha-
noine qui , dans les collégiales et les
cathédrales , officie ou préside à l'of-
fice pendant une semaine.
DoMEiNiQUE, dofnjnique: Diman-
che ; dominica,
DoMEifiER r Qui habite sur le dor-
maine d*un seigneur , qui y possède
des biens ; de dominium.
DoMENTRE , dœmentre : Taad^
que , pendant que ; dum iniereà.
Doue RIE : Eglise , bénéfice parti-
culier qui donne le titre de dom à ce-
lui qui en est pourvu ; de domination
DoMESCHE : Domestique privé«qiy
est de la maison ; domesticus , de do-
mus ; en anc. Prov. domëjhës et ^o-
mézia,
Oisiax prives , bettes domesches,
Bacrleriet , dances , tretclies.
* Moman de la Bote, "vers 16499.
Aocaaa ont cerf» ai domesehes qni ront an
bois et revienent et »i uï en a nus que lor na-
ture ne soit sauvage , et en ces maiiierea de
bestes qui par Costume soleut aler et revenir
«at tele régie douée que IVn entende que eles
soient nostres tant corne elta ont corage de
revenir, et se eles It *» ut à ^\Qil Ce corege ,
eles lessent à estre nos et sont à cela qui les
preaMt. L*éa estead qa'^lcf lustat à «voit.
4o4
DON
cirage cle rereair qoant eles ne rerâencnt , A
'corne eleft oat acotutamé.
Mss. de la Bibl. Impér, n^ 8407, /ô/. 127.
Dominer, subxt, : Domination.
DoMiiricÀL : Voile blanc sans le-
qnel les femmes ne pou voient appro-
dber de la sainte Table ; dominicale.
DoMiHiEN s (saînct) : S. Damien.
DoMiHo : Coiffure des prêtres pen-
dant l'hiver , pièce de drap qui leur
couvre la tète , leur serre le visage ,
et descend jusqu'au - dessous des
épaules , ou jusqu'aux talons.
DoMiiro : Sorte de papier marbré
ou veiné de diverses couleurs.
DoMnroTERiE : Ouvrage de domi-
notier , l'art de faire du papier mar-
bré , coloré , et des images.
Doxiif OTiER : Ouvrier qui fait du
papier marbré et autres papiers de
couleur.
DoMixouL : Damoiseau , titre
d'honneur accordé aux enfans des
grands seigneurs dans les xii*, xiii*
et XIV* siècles ; en bas. la t. domnulus,
domiceUus, On leur donnoit, ainsi
qu'aux saints, celui de domnus , par
syncope de dominus, qui étoit réservé
à Dieu seul; par grâce spéciale et
unique , il fut accordé à Monsieur le
très -noble baron Saint Martin. Foy.
Dàm et Dameisel.
DoMMAixE : Domestique.
Domne : Titre d'honneuf accordé
aux femmes ; dame , femme noble ;
de domina ; en bas. lat. damna , da-
ma ; en anc. Prov. , en fiasque , en
Ital.'et en £sp. dona. Voyez Dam.
Don : Doncques ; donec.
Don 9 lisez if on : D'où ; undê.
Don : Présent , et impôt exigé sous
ce nom ; donum,
DoNADOR : Qui donne, et à qui
l'on donne \ donaiantu , de dnior*
DON
DoNiiRE : Secrétaire, nolain^
écrivain public ; de donatarùis,
DoNATiF : Ce qui se donne , ou se
peut donner ; présent, libéralité ; iio-
nativus.
DoNAzoN : Donation , cession faite
par libéralité ; donatio.
Donc , donkc : Donc ; donec ; ea
anc. Prov. doncas , doncs.
Donc , donkc : Alors ; tune.
D0NDAINE , ilondeine : Machine à
jeter des grosses pierres ; de-là les
noms de Dondon et bedaine pour un
gros ventre, et une grosse femme. On
appelle dans le Gàtinois dondaine une
espèce de bouteille qui est d'un verre
très-mince et très-délié que l'on fait
dans les verreries : le cul est plat et
troué ; on la tient par le goulot , et
en chantant , l'air entre dans cette iion-
daine , et forme un écho. Ou l'ap-
pelle dans le Perche une cJumtreine*
Oudin dit que c^iXstrumeniodO' ven-
to, conflauto opiva. Il n'a voit point
connu cette espèce d'instrument.
{Note de Barbazan,)
DoNDAR : Dompter, assujettir; do-
mitare.
Don DÉ : Gras , replet , engraissé.
Dondellb , donzelle : Demoiselle,
maîtresse ; domicella.
Ta femme troarenis , ce cait
De moult plus courtoise dotcUc ,
Que tu ne feras ta dondelle ,
Que qu'elle die, elle est ta fam«.
Garde ton cors , pense de t*ame ;
Ainsi corn je t*ai devisé ,
Va t'en , je te comande à Dé.
La Fab, de la Borse pleine de sens.
DoNDONNE (une) : Une fillederien,
une donzelle, une coureuse, uneliJJe
de joie.
DonÊ : Demoiselle. Foycz Dam et
Damrisele.
DoNE, doneires, doneor, doneour,
donor,donour: Donateur, qui fait un€
DON
^nation y qui fait des présens ; ^o-
aatarius,
liais n*eii e»t qui lembUnz soit ft ti , très
larges doneires , très droitiiricrs rew«rdone-
res^ et très pis delivreires.
Serinons de S. Bem€urd, foL i38.
Non est qui similis sit tibi , mtinerator co^
piosissime, reinunerator œquissime , piissime
UbenUor,
Sachiez que dont le* gens allfolent ,
Aus mes-disans les jangles tolent ,
Se mal as doneotws scavoient ,
Tout le bien doo monde en diroient.
Biau don soutienent maint bailli.
Qui fussent ores mal bailli.
Bons dons de Tins et de viandes.
Ont fait doner maintes prorendes ;
Biau don si fait , ne doutes mie ,
Porter te&moing de bone vie.
Mo/non de la Rose.
DoHEia , danger : Donner , faire
présent ; donare.
Doner , subsL : Don , présent , ca-
deau ; donum.
Bien pnet-on de #es anemis
Par doner faire ses amis.
Boman de Dohpatas.
DoRGEssEux : Dangereux , désa-
▼antageux.
DoiiGiEE : Domination , gouver-
nement, puissance^ pouvoir ; de do-
minatio. Voyez Djlngier.
DoNGOif , dongeon , donion , lisez
donjon : Forteresse , tour, Tendroit
le plus élevé d'une ville ou d'une mai-
son ; en bas. lat. domnionus , dungo,
donjo , dunjo , donjonnus, Fauchet l€
dérive de domicUium ; d'autres de
domus Juin Cœsaris ; et enfin de do~
mus jugi,
Od cens Inr baille on engeuiens maçon
Ke Ten appelle sainte confession,
En poi d*ure ad refermé un dongon
Od lel ert oiment de satisfaction.
Rotnan des Romans.
Donna , donne : Une dame , une
mftitresse ; domina s eu Langued. et
D O a 4o&
Prov. dono. Donne s'est dît aussi
pour, don , concession ; donum,
DoNNi : Serviteur perpétuel d'un
couvent ; datus, donatus; et bâtard ,
illégitime; valet.
Donnée : Largesse,, gratification y
distribution ; donum.
n» font d*im sot un Taillant homme »
Ils jugent Empereurs de Romme
Un chetif , pais qa*il leur donrra ,
Kt puis que leur parler tenrra
Lieu de bien et de renommée \
A ceuls qui leur font la donnée g
Supposé qu'ils ne Taillent rien.
Eustache Deschampr, DorlanC de$
Poètes de son temps, fit. 553; C0/.4.
DoNNiE&E : Homme libéral , géné-
reux. Voyez DoNE.
DoNNisoNs : Droit de conférer un
bénéfice , collation ; de donatio».
DoNoiEE : Caresser une femme ,
faire l'amour.
Don OISON : Don , donation , pré-
sent ; donatio.
Dons , ^dons : Alors. Dedans ,
évadons : D'alors , de ce temps-là ;
tune.
Dont , lisez d^ont : D*où ; unde»
Joie aurai; mes ne sai dont.
Se à merci, ma dame ne s*apont.
Poètes franc, avant i3oo , tom. % ^foL 6a 7^
DoNZBLLA : Demoiselle ; ee mot
est dit pour dontzelia , diminutif de
domicella. Voyez Dàmeisele,
DoNZELLE : Anse de fer pour sus-
pendre une marmite ou un chau-
dron. Voyez DoNOELLE.
DoQUES : Sorte de dlrogues.^
Son sacbelet et ses mindoques
CKngoeroeut sToit fait de doqnes
De Tif argent et de Tieux oingt.
Fabel de la vielle Emande.
DoEABLETÂT : Duréc , éternité ;
dumdo*
Doraige : Celui qui lève un péage
établi éur le poisson de rivière.
3
4o^ D a R
DoRBUs : Excrémens pnlTfhrisés.
DoRCHOS : Courbé, voûté, bossu..
DoROONirois : Nom d'une épéc.
DoEDOREL , dordoriz : Monnoid
d*or valant un florin.
. DoRR , deur : Porlc de maison.
Dorer : Tarie, pâtisserie.
DoRELOT : Mignard , enfant gâté;
homme qui a trop soin de sa per-
sonne ; et parure recherchée , orne-
ment à Tusage des femmes.
Et Dien sçet te on faict la galle
^ A mener dancer ses bourgeoises ,
Ces dorelot* , ces gorgias ,
Menoient les meilleures galuises.
On ne sentoit que muglias.
Coquillard, Monologue du Pays,
DoRKLOTERiK : Mclicr de ruba-
îiîer, franger.
DoRELOTRUR , dorcloùcr : Ouvrier
ou marchand rubanier, faiseur de
franges.
DoRESBiTAVANT , lisez (Vorcs-en-
avant , de-ores-en-avant , ou a nuU
jours mais: Désormais, dans la* suite,
à l'avenir ; tic hac ora in antè ; on
disoit aussi , de ci en avant, dès don-
ques en avant,
DoRKUs : Mesure de forains.
DoROASSK : Terme d'injure qui
signifie vieille béte; il n'est en usage
que dans le Dauphiné. Ménage rtp-
porte qu*£xpill^ (Arrêt 97.) * ^^^
que ce mot avoit été pris en cette
signification , parce qu'un nommé
Claude Chambrier , vice -châtelain
de Voiron , appeloit ainsi une vieille
caVale qu'il avoit. Cette injure , dite
à une femme , amena un procès dé-
volu par appel au parlement de Gre-
noble , et jugé par arréi en 1 585.
DoRGKR, dorgir: Dormir, se livrer
au sommeil ; dormire.
Ne (loignes point dormir à tes oels , ne ne
dorment tcb palpieres.
Traduct, de la Bible , Proveràes,
ehajf. 6,'vertei ^
DOlt
IVe dederis somnam ifemlu tuis , ttêc êùr^
niteot palpebrœ nue.
DoR-LOR : Or, maintenant.
DoRMATfT : Sommeil. Estre en ton
dormant : Etre endormi ; de dormire^
Couchié mVstoie
Une nuit comc je souloie
Et me (lormore moult formant.
Si ri un songe en mon dormant ^^
Qui monlt fu bel à deviser
Corne Toos orrex deviser.
Koman de la Eost*
DoRMp.iYTERfE : Ancieu offîce eo-.
clésiastiquequi a subsisté long-temps
dans l'église de Reims.
DoRMRiiToiRK .* Dortoir , li«u où
l'on couche ; dormitorium,
DoRMTcioir , dormie : Extrême en*
vie de dormir, sommeil ; dormitio.
DoRMiLio?rs : Poisson., torpille.
Dormir au sKicxKtJR : Etre mort^
DoRMiToiRK : Qui fait doriBir.
DoRoPHACK : Qui vit de présens^
Rabelais appelU ainsi les gens de pa^
lais ; du Grec ^Hifét , présent , et de
Çuyoftaiy je mange.
DoRRK. P^orez Douloir.
Dors : Le dos , le derrière de quel-
que chose j dorsum.
Dorsal :Tapisserie ou autre étoffe
suspendue à un mur ; de dorisaiit, -
DoRSKR : Rompre le dos , casser
les reins.
Dort F likr : Clerc qui devoit cou-
eher danaTancien dortoir des cha-
noines , pour étr<' à portée de veiller
à fa garde de IVglisé.
T^oi{TO% y^ dortcoir , dorloter, dor^
loyer : Un dortoir; dormitorium;
galerie dans les couvens , divisée en
plusieurs cellules, où les religieux
liabi! oient et dormoient. Les anciens
dortoirs nVtoient pas divisés comme
ils Tétoient avant notre révolution ,
c*étoient de grandes salles où il y
avait plusieurs lits.
DOS
Moult ioaC de nobli? contenance,
Met il ne tiennent pa» silence;
Il-paroleot bien au mengier,
£t en dorior et en mouttîer.
Bible Guiùt , fçL i oow
Dos, (ioz : Dieux ; Du; deux ; duo;
présent , cadeau ; donum ; doux ,
suave; dulcls; armure du dos; dorsum,
DosAiME : Douzaine, paiement de
douze deniers; duodecim.
Dos DE CEis : Garniture des habits
des gens de palais et des clianoines.
jyosiT* ^dousil , dmset , duisil, du-
sil : Petit morceau de bois , ordinai-
rement en eoudrier , taillé en pointe
ou en cône , dont on se sert pour
fermer ou boncber un tonneau, faus-
set que Ton met à un tonneau , ro-
binet , fontaine de lonneau , cheville
du robinet ; en bas. lat. ducicu/us*
DosiN : Mesure de bled équivalant
an boisseau de Paris^; de duodedm,
Dosivoiement: Amusement, plaisir.
DosifoiER , dosnoyer : Se réjouir,
passer , tuer le temps , se dissiper ,
ne savoir à quoi s'occuper , faift
Tamour , cajoler une femme , se
caresser.
Uo jor li bons Rois t^aviu ,
De bien faire se porpensa ,
Car bien sot que cil Cheraller
De sejorner, de dotFwkr,
Estoient lâches deTenut,
Ce n*ot il mie à gas tenus.
Roman de Dohpatos,
Dosn oiER , subsi. : Galanterie , dis-
sipation , amusement.
DossAGB : Droit que dévoient les
marchands de fourrures de petits gris.
DossAii : Manteau très-riche d'or-
nemens qui n'étoit porté que par les
gens de haute condition ; doxsale,
DossE : Hache , cognée ; dassa,
DossEL , dossal : Dossier.
DossEEET : Dais , dossier ; de dos*
suarius,
DosTÀ, dostar, dousta ; Oter, re-
D O tJ . 407
prendre , balancer, hésiter; dubUare.
Dota BLE : Redoutable, à craindre.
Dot ANGE. Kofez Doutance.
Dote : Doute , crainte , soupçon ;
dubitatio ; en anc. Prov. dotzè.
Dot sa : Douter, craindre , redou*
ter ; dubUare,
If ôstrei Sires les abatra de sos qos pies et
Yos ne les dotez de nient.
Trad, dûs Muchabéts, /iV. i ,/6L xSg.
Doter : Orner, combler de biens y
de grâces; il s'est dit aussi pour,
dompter, vaincre.
Dots : Canal , ouverture , tuyau ,
conduit ; ductuê.
Dots , dotzê : Douze ; duodecim.
DoTTEua : Fondateur d'une église
ou. d'un couvent ; de dotaré.
Dou : De, du ; et deuil ; de dolere.
Pour ranoar dou Cb«Tal9er
Baise la Dame re««tti«r.
Ancien Properàe,
Dou AiEE, dowaire : Domaine d'une
paroisse, fixiB , revenu ; doUmum, de
dotaré.
DouALLE : Conduit de latrine.
Double : Petite monnoie de cui»
vre qui valoit deux deniers.
Double» : Chose double , pliée en
deux ; duplex.
Doubler : Sac, besace; et dou*
bler, jeter par terre.
Doublet: Sortede vètement,houp-
pelande ; il s'est dit aussi d'une espèce
de filet.
DouBLETiER : Tailleur on ouvrier
en doublet.
DouBLBTTE , doubUer : Filet , sac ,
besace ,. vêtement , houppelande ; de
dupUc€Uio ; et sorte de poésie , sui-
vant l'art de rhétorique de Fabri.
Et tout à pt^t enfin Inri
Et sans moonoié ni*en irai.
Que ja n*«nporterai denier
T*f e pain , ne «1 en mon douhlier
L*crmitv Tôt , tenreuient pleure.
lAÙitdu Barisel
4oS B G U
DouBLiER , doubliere : Linge on^
yr^, double nappe ou serviette qui se
met sur la table à manger ; de du-
plaris ; en bas. lat. doublenutn^ ser-
TÎeUe ; en bas Brer. doubler^ nappe.
D0UBLIE& : Bourse , petit sac; en
bas. lat. doblerius ; et plat , assiette ;
il s*est dit aussi d'une sorte de solive
et de tonneau.
Doubliere : Béte t|ui porte deux
petits à-la-fois ; duplaris ; en Prov.
doublis , cbarrue traînée par deux
mules.
DouBTÀBLE ^doublé : Puissant y re-
doutable y dubitablUs.
DouBTÂMCE : Crainte, incertitude,
irrésolution , peur ; dubitaiio,
DouBTEE : Craindre , redouter ,
dputer; dubitare.
Le seigneur Marquis Toyant quMaToitperda
b plus belle , la meilleure , la plus saige , la
plus honneste et la riens au monde que
plus il amoit , nVst à doubler t^ih fut fort
•illici y dolent et eourroussé. '
f^ie de Gaston If^, Comte de Fofx ,
ptw Arnaud Sjuerrér,
DouBTEUR, doubteuse : Qui doute,
^ui craint , timide ; dubius.
DouBTiF : Timide , craintif.
DouçAiN E , douceinne , doucette y
doucine , doulcine : Flûte douce.
Symphonie doucette : Petite corne-
muse à long pavillon ; c^étoit aussi la
yieile; dulcisonus^
DouçouR , doçor, doçour, douzor :
Douceur , bonté , calme , modéra*
tion ; dutcor.
O te ta ceste douxor poies par arentnre
aMavorer et easmcr ceste glore.
Sermons de S. Bernard, fol. 1 8.
T^QXi%\A.Y.^douiUe : Fer creux qu*on
met au bas d*une pique y tubulusfer-
reus ; douve , petit ais dont ou fait
les tonneaux ; de doUum,
Douer : Douter, craindre, refuser;
duhiuire.
Doux» : Deux 3 duo.
D OU
Docesirhs : Monnoie frappée k
Douai en 1 220 ; de duacensU»
DouET, douit : Canal , égoat » cou-
rant d*eau ; ductus*
Douce : Délié , iîn ; au figuré »
rasé, subtil, suivant Borel et Ménage»
Le eors ot bien fet et domgié
L>n ne sëtkst en noie terre
Hul plus bel cors de famé qverre.
* Roman de la Rose, imrs 55e.
DouioN. Voyez Doircoif.
DouisiL , dousil : Fontaine de ton-
neau , robinet , cheville de robinet.
DouiT , douis : Canal y conduit
d*eau , égout ; ductus.
DouLANT, doulens , doutent: Qui
sent du mal , de la douleur , qui
souffre , triste , fâché , affligé ; du
▼erbe deuleir; dolens.
Le corp« qui est corruptible en eat triatt cl
doutant , et pour ce dois tu sçavoir qaa l*ef-
forcenieot de mauvaise délectation engcadrt
amour charnele.
Les Secrets dJristote,foL 8, n" 706».
DouLCEMER : Instrument de ma*
sique ; de dulciter,
DouLE, douule, dovule, lisez dovîe:
Double, épais ; duplex.
11 porfairoQt en lor terre dousde bîcuaanr»
teit por la dovule coufusion et la domh konta
k*il ftoffrirent. Serm. de S Bernard, fid. is8.
Pro confusione enim sua duplici ei rukore,
in terra sua duplicia possidebunt,
Doï}hi.vs^Doulans,Doullens .•DowC"
lens , ville de Picardie ; Dorianium,
Dulendium , Doncngium.
DouLER : Unir, polir; dotare.
DouLESis : Chagrin , douleur-;
abimé de douleur et de peines.
DouLLL : Ivre, plein de vin.
DouLoiR , doloir, doloser, doubHt'
ser : Se plaindre, souffrir, s*attrister,
être triste, gémir, s*af}Iiger,se lamen*
ter ; dolere ; en anc. Prov. dorré*
Femme se plaint, femme se deuk.
Femme plenrt quant elle Tcult.
jâmciem Pnwtrèe,
D O U
Ces vers pourroient être une imita-
tion des suivans. Un jeune clerc est
tué par un Juif , parce qu'il chantoit
les louanges de Notre Dame , et sa
mère s*adresse à la Vierge :
Del tout «Vn prent à Notre Dame
Et bien li dit toat en apert ,
Que »*ele ainsi son enfaut pcrt.
Jamais nul jor n*ara fiance
H*en sa douceur, n*en sa puissance ,
Assez ££t>i</t>£i^e, assez lamente, '
Moult te complaint, moult se démente.
Moult est en grant amaritude.
If e TOUS sai pas la multitude ,
De s« tristesse reeorder.
Gautier de Coins! , /iV. a , ehap. 5.
DotiLOT : Douillet , délicat ; </e-
Hcaius,
DouLOUSEE. Voyez Douloie.
DouLUST : Se fâchoit , se chagri-
Boit , souffroit.
BouLX : Dos de la main ; dorsus*
DouMAi : Plus , davantage.
DouMENiCA : Dominer» maîtriser,
avoir un empire absolu ; dottiinaru
DouMENiQUK : Nom propre , Do-
minique; DonUmcus ; en Langued.
€t en Prov. Doumènjhè, Doumér^ië ;
en Espag. Domingo,
DouJttJÊacADUEO , dominicature :
Domaine d'un curé de campagne at«
taché à la cure ; en Langued. et en
ProT. doununicaturo,
DouMis : Maison , demeure , habi-
tation 'y du Grec do/na ; en Latin
domns.
DouiTT , lisez d'ount : D'où , lors-
que , quand; de ubiet dum.
Doue : La quatrième partie d'un
pied géométrique.
DovwLCOfdoi^rgue: Cruche de terre
ou de grès ; orca , dont on a fait
dorca et dourco ; en bas Breton
dourg^en.
DouEOEEE, dourderety dourdret:
Monnoie d*or frappée à Dordrecht ,
et valant 14 ou 16 sols*
D O U 4o<:)
Dous : Deux ; duo,
Dous gerbes bôot Le tu quiers, li une si est
d*onor, li «Itre >i est de repos.
Sermom de S, Bernard, foL iftS.
Duo manipuli snnt çuos çuœrtÂ, honoriê
tcUicec et quietis,
DousiL. Voyez DosiL.
DousiNE : Douzième ;. duodecim.
DoussELET, doussier : Dais, ciel
de lit. Voyez Dors* ^
DouT , lisez d*^out: D*où; uhi. (
DouT : U redoute, il craint; dubitaU
DouT, douteux : Homme qui doute
de tout , homme craintif et à crain*
dre ; dubiosus.
DouTANCE , dotanee^ douteis, dou*
tis , dubitance : Doute , crainte , in-
certitude ; dubietas , dubitatio , du^
bium ; en bas Bret. doui. Sans dou"
tance : Sans doute , certainement.
Doute : Crainte , peur.
Douté : Craint , redouté.
Doutée , douteir : Craindre , re-
douter , avoir peur , soupçonner ;,
dubitare^
Rutebues nos dist et enseigne.
Qui deniers porte à sa besoigne,
I9e doit douteir maurais lyens ,
Li asnes remesC Cretient.
/> Tesuunent de t'jâsne , par Ruteheuf,
Discrez et sages est sans doute ^
Qui bien crient Dieu et bien le doute,
Gautier de Coinsi,
Doutée , douteir : Se plaindre ,
souffrir , avoir du chagrin , de la
douleur ; dolere.
DouToiT : Plaignoit ; dolebat.
DouTEiNEMENT : P réccp te , ensei-
gnement , science , savoir ; tioctrina.
DouTRiNEE : Instruire, enseigner,
montrer, apprendre.
Tu quiteTeui doutrineràe droit et de terre
tenir. Desfontaines , chap, 2.
DouTs : Source d'eau ; ductus.
Douve | douvre : Fossé , canal 1
4io Dor^
cgout , creux , mare , liéa où Teau
séjourne; doava, dova^ûe ductus.
DouYLEifl : Double, doublé, ployé
en deux ; sorte de mofifioie ancienne ;
duplear.
Doux : Deux ; duo.
DouYME : Dixième; decimus,
DouTR£ : UiHfy aplanir, adoucir ;
dolare.
DouzEMACNE .* Droit de douzième
denier qui se prélevoit sur les Tins
\ qu'on vendoit ; duodecimus. On ap-
peloit douzemier, duotieruirius, l'offi-
cier préposé pour la levée de ce droit.
DouzENi^B : Paquet de douase
pièces.
DovziL : Fausset d'un tonneau ,
robinet , cheville du robinet ; ductus.
DouziN : Mesure de bled , ainsi
nommée parce qu'elle est la dou-
zième partie d'une plus grande.
DovE : Bord d'un fossé sur lequel
on a jeté la terre qu'on a tirée en
creusant.
DovELLE, douelle : Douve de ton-
neau ; dova.
DoY : Taille due au seigneur ;
doigt ; digitus ; canal , fossé ; ductus.
DoTEH , doyenné : Titres de di-
gnités de chapitres , abbayes , &c. ;
decanatus. Doyen éloit wn titre d'of-
fice à Metz , lorsque cette ville étoit
république,et c'étoient les trois maires
de la cité qui élisoient tous les ans
chacun leur doyen. Les charges de
ces doyens ressembloient à celles des
lieutenant-criminels ; en général , le
doyen éloit un préposé sur dix per-
sonnes : c'eat ce que prouve sou
étymologie decanus, de decem. Bar-
bazan le dérive de ducens , participe
de ^i/ce/v. VoyezDizAiifiER.
DoYENif ESSE : Doyenne, la seconde
ou la troisième dignité dans les mo-
nastères de fiUes ; dectina.
DR A
DoYEirs DE sEiGJiEuas : SergeBiv
huissiers ; decani.
DoYiN : Grand vase à boire, cradie*.
DoYOïfs : Devons. Nos ly doyom
chec an payer €iu deux ttrmmet Z-
P^ous les devons payer chaque aimée
aux doux termes fixés.
DoYs : Distance fort petite.
DozAiN , douzain : Sol , pièce de
douze deniers toumob ; en bas. lat.
dozenus. Il y avoit, sous François i^,
une espèce de douzain qu'on appe^
loit grand 6^/ic; il avoit d'iui côté
pour légende , sit nomen Dominé be^
nedictum y avec une croix au milieu
de* l'épée ; et de l'autre , Franciseus
Francorutn rex , avec un écuasca
couronné , dans lequel il y avoit troii
fleurs de lys. U y avoit aussi aoiis le
même règne , des douzains à là Sût*
mandre, qui furent frappés en i539;.
il y avoit encore des demi-douzaim p
valant la moitié d'un douzain»
DozAiNB : Douzième; duodedmuÎK
DozE : Douze , le second nomJ>re
de la seconde dixaine ; duodecûn.
Du 4, tlrojc, dracon, drage^ dnut^-
Fée , lutin , esprit follet , sorcière ;.
de draco ; en bas. lât. dracut ; tira
est Grec d'origine.
Drac : Dragon ; d'où le mot Lan-
gued.yrt le drac, pour faire le diable.
Dragan , draJian : Ancienne mon-
noie du Levant, qui peut être évaluée
à i5 ou 16 sols d'à présent. Cette
espèce de mon note est aujourd'hui
inconnue dans le Levant; mais son
nom et son évaluation portent à
croire que le dragan n'étoit autre-
chose que la drachme ancienne.
n (Louis IX ) f«*soit donner à aucna ont
deniers de U monnaie du payi qui sont apdex
dragans , dout cliïscun {tretgan* Yaloh wpi
petix tornois.
yic de S. Lotus , par Joimnlle ,foL 349.
DaAGEoia : Vase à mettre des dra-
B R A i>lK h, 41 1
Âte boite en forme dfe montre, '«aitlerv piquer quelqu'un , lui rcpro-
dames portoient par orne- cher des défauts, le blâmer.
fa ceinture, et dans laquelle Dr a pb a iE,^rr7y>^<*r/>: Garde-robe,
ttoient des dragées ; en bas. magatîn d'habits , habits qne l'on a
jwiiwi. sur le corps. On dtt à présent fri-
BON : Bourgeon de TÎgne ; perte. Ah ! si je tombe sur ta friperie.
î a oeillet. Et ^^ disant , ■▼< c un groi baston et k tdav
BON : Dragon, soldat qui fait de bru commença à ruer sur «a drappâne (de
e à pied et à cheval ; de draco ; •» ^«■•m') q»«»<l !«• hou Ttace •> qipose et »•
\ \ rlr t» met entre deua. DesjHfrriers ^ f0uyel/c S\
ETES : Dragée , petite confî- Drapier : Moqueur, mauvais plai-
sucre durci; en basse )at. sant , railleur ; et celui q«i frappe ,.
, de tragea , qne Nicod dit ^^ quelqu'un , qui tombe sur ki dra-
î fait de rp«yj,/*ie. perie î la friperie de quelqu'un/
ORMENs : Interprètes de lan- Drappklaice : Linge de lessive ,
angères. roy. Druooemeiit. !»«"« liuge.
UE : Sorte d'oiseau de proie. Drapper : Faire du drap ; il a'est
E : Grand chemin , sentier, ^'^ aussi pour, chiffon, morceau de
de traverse ; du Grec drcmâ, ^^^V ^^ ^« i"»fîc-
le • en Prov. dralio, Drappbrie : Impôt sur les draps.
MER : Drapier, marchand de I^'^^m >*« quelqu'un (être aux ou
lu figuré, railleur, mauvais <^^*) -Etre à son service, porter sa
livrée.
GUELLE : Filet pour la pèche. . ^^^* » draaz, draps , draz : Ha-
AILLE , drapais , drapeau , bits, bardes, vétemens.
j^, drapel, drappeauLr : Chif- Elle esloît heBe , le cors bien fait , le» brai.
lillons , habits , bardes , mor- lo"g* t le» maio* bUoches . un bien petit avoir ,
linge servant à emmaillotler *^«l>»»^^! •'• ^ff,; Pf' a«oi «n po.oit kieu
p apercevoir son petit pied. \
is ; de trabea; en b. lat. êrapits, Gcrard de Nevtrs.
drappus;en Prov. drapel. Drasche, rfr^Me, drague, dran-^
venue* . îcîU «fer., ^^^ dréche , dreschc : Marc de Ifière,
▼eiliiera, ic»l» pensert, ' ' . , ^
aux amans sou» les drapeaux , gousse,coque qui enveloppe le grain;
meut amegrir Uurs peaux. en bas. lat. droscus , drosqua ; eu
lan de ta Rose , parlant des Âtnans. Pj>ov. draco , marc de vendange.
feLEZ : Lambeaux , chiffons , g^ g,.^, £^„^ „, f^j^^ ^, ^^^ ^^j,^ ^
et il comença à beaoigner et il covoita em-
re len» aUîment vinrent à lui alcun pl»r 1« ventre del drasche que les por» man-
iant la merci à dechireii vestîmens ^olent, et mI home ne doua i hiy.
rape/ew si que il scmhl«- vent anaiaea ^'>»^ de ia Bible, S, Luc, ehap. i5,
»*a/. de S. Grégoire , liv. 3 , cA. 14. '**^'- »4-
oque tempore accesserunt ad eutn Et postquam omnia consumMOStet , /acta
juidatn misericordiam postulantes , est famés va/ida in regione illa, et ipse ccr-
tibus , pannis obsiti , ita ut penè pitegere etcupiebat implereven^
fentur. trem suum de siliquii , quas porci manduca'».
ihhi : Qui est drapé, per- bsmt, et nemo ifli dabat,
i laquelle on se moque. ' Drat : Crible > tamis } en Prov«
sa : .Se moqser, tromper ^ drajhe*
4i^ D R 1^
Dbàte : Grand chemin. Voye^
Dh41E.
D&é y drech , drecké , drecfiie ,
dres , (irez : Droit , qui est droit y
dressé , redressé ; directus,
D&ECOER : Rendre droit , dresser,
redresser ; dirigere ; en bas Bret.
drecza.
Drechurâ y drëitura :■ Droiture y
justice ; directura,
Drechurxiramxn : Droitement ,
ëquitablement ; directe.
Dredrs : Onomatopée du claque-
ment des dents.
Dreiturier, dreit : Juste , droit ,
intègre , légitime ; en ancien Prov.
drèiturëirfK
Dex est dreituriers , comme cil* qui rent a
ciiatcou telooc ce qa*il désert.
Comnu sur le Souder , Ps. 7, vert, X3.
Dr^s : Dès y à rinstant , de ce mo-
ment-là 'y directe.
Dresse : Dressoir, armoire, buffet
de cuisine ; en bas. lat. drcssorium,
Drrssehknt des criÉanciers: Or-
dre, état d'affaires d'une personne
en faillite.
Dressouel : Buffet, dressoir où
rôn étale ce qui doit servir à table.
Esquelles maisons a voit gentes salles, cham-
bres,.garderobcs,cliailitz, dressouelz «bancs,
tables. Le petit Jehau de Saiiitré,
Deessouoir : Grande cuiller à
servir.
Dr ET, ttreit : Droit ; établi. Dret h
dret : Vis-à-vis; de directus et de
derter^
Dreture : Ce qui est dû ; droit et
droiture ; dexteritasy directura,
Dkevy.$, Dreuez : La ville de Dreux
dans le diocèse de Chartres , sor la
rivière de Biaise ; Drocum,
Drezer. Voyez Drecher.
Driurillànt : Onomatopée du
bruit des sonnettes que portant les
mulets.
D R a
Driguet, dringuet : Sorte dejeift
qui ressemble au trictrac.
Dril : Brillant , lueur, dartéé
Deillant : Étincelant.
Drille , drilie : Chiffons de toile
de chanvre oa de lin , qui servent à
faire le papier.
Deiller : Luire, étinceler.
Drilleux : Homme mal vêtu , qn&
n*est couvert que de lambeaux, seloa
Pomey.
Drillier : Celui qui ramasM les
vieux chiffons, ou qui en fait le com*
merce.
Dritat , dritura : Droiture ,. jus-
tice ; directura,
DaiTORËiRAMËir : Très-bien ; ^-
rectè,
Dritorer , drlturer l Juste, droit.
Voyez Dreiturier.
Dro : Directement, positivement:.
directe,
Droe : Drague, marc d*ocge cnit;
drcksqua,.
Droila , Xi^tttdroi'i-la : Près de là,,
vis-à-vis, directement en cet endroit..
Drois : Justice , équité. />nM> en r
U est juste ; de directio-, directura.
Drc^t : Jxiste, équitable ; directus^
A mon droit: A ma volonté.
Droit de ville (vente à) : Vente
par autorité de justice. Par droà:
Par ordre de justice ; ce par droit
non :. sinon par ordre de la justice ;
droits-hoirs , héritiers naturels.
Droitoier : Comparoitre en jus-
tice, poursuivre son droit.
Droit pris , droite prizy dratt
priz : Le juste prix d*une chose ; droit
datres y droit d'atours : obligation
que des personnes engagées solidai-
rement sont tenues de remplir.
Droiture , droicture i Équité, jas^
tice, proportion, .sévérité; directura,
A sa droicture : A sa hauteur, s»
proportion , au niveau. A droicture *
DR n
Uen prc^ortiouné^ bien pris ; deie2i-
rigere.
Dkoitubkl, droicturel : Légitime ,
conforme au droit.
Droitueek : Égard,considération.
Deoituees, droictures : Droita sei-
Ipieuriaux, redevances seigneuriales.
On éteudoit abusÎTement ce mot aux
redevances foncières. V, Quaetiees.
Deoitueiee , droituriere : Équita-
ble , juste, droit , sincère , raisonna-
ble ; de direcUtra,
licaiu amon et fine et droUuriere
M*a si i son Toloir
Qoe je n*en puis partir.
Chastelain de Coueî,
DaoLiE : Réserve faite dans un
bail ou dans un contrat.
Deomon, dromoni: Gondole, vai^
seau de guerre ; dromon.
En celé navie aroit soixante dix galles et
antres dromons chargiet et garnies de quan»
qne mestier estoit i la Tîle dépendre.
GuUl de jyr,foL aiS, T».
Deonos : Mot indéclinable; coups,
tapes. Rabelais Ta employé souvent ,
et il est encore en usage dans TAn jou
et le Languedoc. Le Duchat croit que
cemotpourroit bien être une onoma-
topée vernissée de latin par des éco-
liers qui auront appelé de la sorte les
coups de férules qu'on leur donnoit
dans les classes. Dron , continue-t-il ,
est en quelque sorte le son que rend
une houssine pendant qu*on en frappe
Tair ; et comme on a dit au collège
avoir campas, il se peut qu'on y aura
appelé dronos des coups de baguet-
tes , et vert dronos y de ces mêmes
coups assenés vertement sur les
doigts.
Daou : Alerte, vif, prompt.
Deouille : Présent, pot-de-vin
d'un marché qu'on donne au-delà du
prix d'une vente.
Dec, drud, drue, druhe, dnu ^
D R ir k\\
druts : GroSy épais, fort, robuste, gai,
gaillard, formé, nubile; ami, amant,
Êivori, galant, amoureux, élevé; for-
mé, serviteur, fidèle ami, compagnon;
en bas. lat. drudus. M. de la Mon—
noyé, dans ses notes sur Desperriers,
tom. I , p. I AQi ledérive de duras, fer-
me, dur^ solide; en Prov. rsioà.drude,
drufho , vigoureux; en anc. Prov.
ilruz et drudarië, amitié ; en bas. lat.
drudaria^ et en bas Bret. dreau,
dreu , dretv , drud.
Or seron bon ami et dru
Secong raison m^avea Taincn.
Roman de Florimamd.
S^aTonjr perdus , et je et tous asaes
Amis et drus et parens et priva.
Roman de Guillaume au court nez,
Li autre dirai sagement ,
Qui prier sara doucpmen^.
Or m*otroiez ma douce amie
Un baiftié par Vo courtoisie.
Ainsi m*aurex tout retenn
A Tostre ami et Totre dru,
L'Art d Amour,
Gardes que ne getes en voie
Riens qui jamais aidier te doit t
Teus puet estre riclies et drus
Qui puis devient povres et ilus.
Trad, des Dist, de Coton , p€wdu SaeL
I Deue : Amie , amante , chère ,
fidèle , maîtresse.
Car cil qui la vek retenir
Qu*elle ne puisse aller, ne venir.
Soit sa moillier, ou soit sa drue
Tantost en a Tamor perdue.
Roman de la Rose, parlant des femmes.
Deuement : Fortement , souvent.
Aimer druement : Aimer de grand
amour, aimer tendrement.
Deu^eib , drurie : Fidélité , ami->
tié, amour, attachement, galanterie,
vie joyeuse; en bas. lat. drudaria;
en anc. Prov. drudarié , drudaria.
Par druérie et par tolss
Tii ot sa mie fait un cliapel
De roses qui moult li fu bel.
Roman de la Rose.
4i4 » "9 1>
Et tsnt Toos alez detoTtanl
Ne &ai comeot ce va , fors tapt
Que bien vol je que ma druerie ,
Jite mon AOuUs ne tou» plaist mie.
Roman de la Mom,
DnuCE. Ployez Drtj.
Druge : Le GlosMÛre au ttomàfi
de la Rose tilt que ce mot signifie une
souris ou une maîtresse : iL me sem-
ble plutôt être employé pour bruit ,
Tacarme , fuite, retraite»
Moult a flourîs poTre recourt,
Et met en grant péril sa druge
Qui n*a qu*un pertnis à refuge.
iloffUM de h âose.
Mont ••■onrît povrc seconn ,
Et fait en graut péril ta druge
Q^i «*« qii un pertuj* à refuge.
Botnan de la Rose, Màs,
Moh a sorîs porres secora
Et fet en grant perîl ta druge
Qui n*a c*un pertuis à refuge.
* Roman de la Rote , vert x 35g6.
Leurs graot cris , leur horrible druge
Semble le mescliief du déluge
Que Dieu ait là reprctenté *
Cil qui sout par terre adeoté.
Et en saog Tcrmeil se tribonlent,
Si com li destrier les desfoulent ,
ToussisKent lors estres à Naples.
Cuill, Guiart, parlant et une Bataille.
'Bruguement , drogetnan, dtogue-
man : Interprète , truchement. Më*
nage le dérive du Chaldéen targe^
mariy qui signifie expositeurj un ex-
positeur est un interprète.
Drus , drutz : Galant , ami , (!bcri ,
fidèle , amant. F oyez Dau.
Drutdes , druyndes : Prêtres ou
devins des anciens Gaulois ; druidœ;
du Grec drus, chêne , arbre consacré
à leurs cérémonies ; leurs prophé*
tesses s'appeloient dryades.
Drylle ; Chêne femelle , et le
gland d'une espèce de chêne, x
Du î Eh î
DuBKBT : Ouvert, fendu ; apertus,
DuBÎBRTQ : Tranchée , ouverture;
apertura.
btJO
buftiTATioH : Doute , iocertifttiAfc)
dubitatio,
DucAssK : Fête du patron d'an
lieu ; de dujr , chef.
Ducat, duchée : Duché , terre da-
^le ; ducatus. Ce mot est iiré de It
basse latinité, et Ton s*en est toQJonrt
servi, faute d*en avoir Vautre; sa vé^
rilable source est dwe^.
DucATioN : Dédicace d*uiM église;
€tedicatio.
DucHÀME , ducheaume : Dnché.
DucHoisE , ducessc : Duchesse ,
femme d'un duc ; ducissa.
Et ce jour quant riot au man^ier^
Moustra li Dut au Cevalier,
Plus biau samblaut que n'arott £tlt|
Et tel courouc et tel déliait
Eu ot la Ducesse sans fable,
Qu*ele se leva de la table ,
Et a fait samblaut par fainrito
Que maladie li soit prise.
La Chastelainede F'ergu
DuEiLLER : £tre triste , chagno #
5*aff)iger; dolere.
Duel : Chagrine.
Duel , doel, dueii, subst. : Duel»
combat de deux personnes -, duellum;
et peine , ennui , tristesse , chagrin j
deuil ; de dolere. Faire duel : S'at-
trister, gémir. ,
Là ot grant duel de trettoua t«t aaut \
L'asaut remaint qui estoit entreprit;
Se cil durast, Guillaume i fust prît;
Mais por Rigaut le laissierent enti
Del duel de Ui font les très recoillir^
U t*en toruerent , s*oi^t le cliattel guerpît.
Roman de Garin,foL ii3.
DuËLAivzA : lùnulatîon , ardeur ;
et tristesse , deuil ; de dolere.
DuKLLÉ : Triste, chagrin, aiBigé;
de dolendus.
Duo, dugue : Chef, conducteur;
dujr; en bas Bret. dug,
DucANEL : Le grand-duc, oiseau
de proie.
DuGEAUL : Tranquille , aisé à con-
duire i ducUlù.
b tri
Dni : Denx ; duo»
lÀ dui frères tVn Tont niMnble
£ii U meson , si com bkm Mmble
Oà les trois puceles estoieot.
Fabliau du Jugement des €***•
Dui, lisez d'ui: Aujourd'hui; hodiè.
Dui : J*ai dû ;. début.
Oa que il dist , Sire, j*aî en le cheTtl, et
^i les tmx livres , mais j'en ai fait plaio paie- '
ment. Coutume de Èeauifoists, chap. 9.
Doi ▲ DUI : Deux a deux.
Si nos diliantremeot eswardons et U ma<
BÎere et Tonlene de la procession , nos doyens
aleir dui à dui en la procession.
Sermons de S. Bernard, fol. io3.
Processuri sumus bini et bini.
Dui ES : Dresser y accoutumer ,
prendre plaisir , être propre à quel-
que chose y appartenir, conduire, es-
timer, penser, convenir, être à la
bieniéance; plaire ; instruire, élever ;
decere, tlocercp ducerc. Se duire : Se
parer , s*orner. Cela me dtdt : Cela
me convient; hoc me deceL Se lui
duit : S'il lui convient.
EsTie cliele senre amere ,
Dîêt qu'ele toIoU estre mère.
Et mètre au monde de ton fruit.
Par pechié plus lait c*avoutere,
Al» concilier avoec son père »
Par ooe mottt orrible nnit.
Menèrent orrible déduit ,
Il>n leva pas à rentre vair.
De son père conchut nn frère ,
Que on nome Mesdit naodit ;
I^a mère Ta en ses meurs duit
Kt il retint bien »a matere.
Miserere du Reclus , strophe 1 13.
Du ISA NT , duisible : Propre , con-
Tenable ; capable ; de ductus.
Duit : Appris, montré, expéri-
menté , babâe , instruit , conduit.
Cascnns 1« baise et semont
Au geu d'amors et à déduit ,
Mais ne l'ont pas trové bien duit,
Tîe d'acoler, ne de baiaicr,
Ke de belle dame aaitier;
Devant lui dancent et euvoisent ,
De joie faire ne se coîsent.
Mommn de Dolopatos,
DUN 4iS
Duitax : Guide , conducteur ;
ductor.
DuLciFiKR : Adoucir) rendre plut
doux ; dulcorare,
DuM. Voyez Duir.
Dumas, doumas : La dime; decidta*
DuMATS : Dimé , imposé à la dime ;
decimatus..
DuxsT : DuTet ; dumeOlm.
DuMETKUx : Endroit rempli d«
buissons, de halliers; dumotus.
DuH , dum , dunum , tum, tun :
Montagne ,.colline, dune , élévation,
émin€noe, tertre, lieu élevé, sépul-
cre , tombeau , monument ; utmulux.
Cette étymologie déjà donnée par
Barbftsan , a voit été vivement criti-
quée , quoique dans les nombreuses
discussions qu'elle fit naitre , j>ei--
sonne n'en présentit de meilleure , ni
ne put prouver que celle-ci étoit mau*
. Taise.
Les auteurs des Dictionnaires et
les amateurs de la prétendue langue
Celtique (qui de vroit à plus juste titre
s'appeler ramas de tous les jargons ),
sont aussi peu d'aceçrd sur Taocep-
tion de ce mot et sur fon et jmolo-
gie,qu'ils le sont sur celles des mots^v^
/wiHy al, ar,afven, aunn, bal, bar, bri,
et d'une infinité d'autres, desquels île
n'ont pu donner la véritable défini*
tion. Pour parer leurs rêveries d'un
air de venté , ils ont recours à 'des
détours que le goût et le bon sens
réprouvent également. Lisez la pre-
mière partie de Buliet , vous trouve*
rez trois à quatre cents mots (dont la
plupart sont forgés) pour signifier
eau , aqua. Il n'y a pas de raison ,
avec cette facilité , pour que chaque
mot Celtique , ou prétendu tel ; ne
signifie tout ce que Ton voudra.
Les auteurs celtiques n'ont pas en-
core bien expliqué le mot dont il esr
ici question ; mais en attendant , ii#
4i6 DIJN DU»
le présentent à leurs fidèles comme pour signifier profond, bas,tntérieiifi
une relique, comme du Celtique pri- et qu'il n'avoit jamais été employé
mordial , du Celtique de la meilleure pour lieu élevé. De S. Julien dit que
qualité ; ils lui donnent la significa- dun veut dire ville, et le plus soaTent
tion de haut , bas, élevé, profond, une ville située sur une montagne*
montagne,vaUée, large, étroit, grand, Coquille croyoit qu'il étoit pris pouf
petit , jugement , décision , union , mont de terre relevé , et fait de main
maison , habitation , enfin plusieurs d'homme.
autres applications qui , d'après cet Je me résume, et je dis, que le mot
extrait^ ne doivent pas manquer d*a- dunum a eu deux significations : la
muser beaucoup le lecteur , et sur-* première , de montagne , tertre, émi-
tout de rassurer infiniment son opi- nence, élévation , et la seconde, de
nion sur la véritable acception de ce tombeau , sépulcre, monument ; que
mot. Au reste , je renvoie aux ou- ce mot n'a jamais été employé pouf
vrages de Bullet, Lebrigant, Pezron, profond, ni pour vallée ; que dans la
Davies , Kostrenen , dom Lepelletier, première signification , il a été adapté
Latour d'Auvergne, M. de Kéralio. aux lieux hauts et élevés , anx dunes
Tant de significations différentes ou montagnes sur le Bord de la mer;
n'ont été données par les amateurs de enfin , à tous les lieux éminens. Dans
Celtique, au mot dunum , que pour le Roman du Brut ou des Rois d*Aih
parera Tinconvénient des villes qui gleterre , qui fut composé en ii55
ont cette finale , et qui sont situées par Vace Wace , Witace (Euslaehe))
<lans des plaines. Telles sont celles il est dit qu'un géant enleva une jeune
d'Autun , Augustodunum ; Tours , fille d'Angleterre , qu'il la transporta
CœsarodÊinum; Melun, Melodunum; sur une montagne .située sur le bofd
Leyde , Lugdunum beuavorum; Ver- de la mer, entre la Normandie et la
dun, f^en)^/i//ii//72; et plusieurs autres. Bretagne ; qu'après la mort de cette
Si les diss<ertations de MM. Falco- fille , le géant nomma celte montagne
net, Fenel et*Freret (Mém. de l'Acad. le tum Hélène (tumuius Helenœ)^ qui
des Inscript.) ne donnent pas l'exacte est aujourd'hui le mont Saint>Mi-
définition de ce mot , elles servent à chel ; dans la seconde signification,
faire voir la variété de senlimens des il convient à tous les monumens érî*
auleursquienont écrit. Par exemple, gés, soit dans des lieux élevés , soit
Saumaise ne vouloit pas que ce mot dans des lieux profonds et bas. Cest
fût d'origine celtique : il le tiroit du par cette raison qu* A ugustoduMum
Grec Cvyof,par le changement du ^ en enVAugusti tumuius, le monument
^. Selon Scaliger, ce mot ne signifioit d'Auguste y Julio - dunum, , le Jula
qu'une ville. Bochart le dérivoit de tumuius ; enfin Cœ.^arodununi , Bri-
l'Arabe thun, Dom Pezron vouloit tannodunum, Casteiiodunum, Castro-
que le Grec Qêvfcç fût le même que le dunum, Verodunum , ne sont autres
Celtique dunum. M. Falconet , d'à- que les monumens ou villes de César,
près Guichard , croyoit qu'il étoit le des Bretons , du château, de Verus.
i'ii' ou f if des Grecs, qui signifie bord, Dun et del , lisez d'un et d'ei :
rivage , élévation. Dom Toussaint De chose et d'autre , d'un et d'au!re.
du Plessis soutenoit que le mot dun DuK£E,Z>a/ioi/t'.'LeDauube,gi'aiid
ne se trouvoit dans le bas Breton que fleuve d'Allemagne^ Danubius,
DUIC
y Ihroxr (rime). Voyez DuBt.
buoLs , devais : Boiteux , infirme^
^hilis.
DuPEUR : Trompeut ; dupUuis. On
le dérive aussi de deceptor.
Dupliquer : Augmenter, accrot*
tre ; et du; er, tromper ; dupUcare.
DuQO^A , duqu'au > duques , dut^
ques : Jusques à, jusques au.
Dur : Rude , fâclieux , mauvais ,
fort ; duras,
DuRABLAMSif , dorabîament : Érer-
nellement , toujours ; de tlurahiUs.
Dur AL : Terme de musique ; le
chant durai étoit le chant marqué
d*nn bé quarre , et opposé à celui du
cliant marqué d*un bé-mol.
Dur AND AL , durandarty durcndal:
Hom de l*épt*e de Charlemagne et
de celle de Roland. Turpin nomme
répée de Charlemagne et de Roland,
dtirus ictus.
Fort ifue tktrendat et cortaînt
Dont Ogl r »e combat à plain.
Ph, ilousÂes , pag. iq4.
Tiflii, Atropos , et me coupe la tei»te.
De dkr€Uî€kH , joTnise, ou CLirence,
CHi de eourtain, ou fliirMb<*rge qvVst prMto,
AioM auniT de met mauU alegeance.
Départie d^ Amour, foi, 343, col, 9.
DuRDERE, ilnrdrct : Mon noie d*or
de la valeur de 14a 1 6 sois , frappée
k Dordrecht ; de Dorderacum.
Durement : Avec excès, bien fort,
beaucoup, considérablement, cons-
tamment, abondamment, tristement,
durement , attcittivement , violem«
ment , grandement , respectueuse-
Baent; duriler.
Une abbée»se fu jadis ,
Qni la Darae d«* paradra «
Amoit moult tavoureusement ,
Son caer et sou eut«*Qdement
En li servir dou tout metoit.
Et durement »Vutrrmetoit
De garder Tordre et le convenu
•••• •••••••••••••«•••
L^abbécise sVst esTîHie,
Dus 417
llonlt durement 8*est merrfllîe,
t(^nt si tegiere sVst sentir.
Geuitier de Cbinsi, I». i« ehé^, ii.
Tnit cil qui ce myracle oirent,
Monlt durement it*i^n eajoirent,
La mère mielz eu amierent.
Ibid, ohap, iS.
Durer : Soutenir, être en repos ^
supporter, résister, vivre, subsister,
avoir encore ; durare,
Durescb : Dureté , insensibilité ;
durides, duntia.
Mais ce dist Moysea , por la daretce da
Tostre 0|er.
Sermons de S. Bernard, /oL x38.
Sèd ad duritiam iapidei eordû ifestri , ille
locutus est,
DuRPEÎ/s , dutfeù.: Malheureux,
abandonné ; impudent , effronté ,
paresseux, fainéant , lâche.
11 fu uns clers, uns damoisiana.
Qui le cuer eut si ])lain d*omians»
>.t tant en dru» et envoisies,
Qu*il ne pooit estre accoisieXy
De lettres et* t bien embens ,
Mais tant ert sox et durfeûs
Qu*il ne pt-nsoit k nul bien faire.
Cautier de Coinsi, Iw. i , ^ap, 3o.
CiU rlbaus qu*ai ramenteu»
Arec un antre durfiu ,
En une place d*une part.
As des jooit , et à bar^rt
Mais li dez li toma le dos.
Gautier de Coinsi, li», ft , dl. t4*
DuRiLLONER : Devenir duF, eodor-
cir ; durescere,
DuRTé : Dureté, rudesse, cruauté ;
duritiès , duntia.
Les ilarteM que la Royne Blanche, fist à la
Boyne Marguerite furent tiex , que la Royne
Blanche ne vouloit soufrirà sou pooic quelon
filz feuit en la conpaiugnie sa ffdime ne mes
que le soir quaut il aloit coucher avec 11.
Joinvi/le , Histoire de S, Louis,
Dus , duc : Conducteur. V, Dux.
Dus-cA : Jusqu'à ; on disoit aussi
dusqu'à,
DuiiENs : Prétendus démon^ qu*on
nommoit incubes ; incubi'. On sup«*
nd
4iS £
posoit qu*iU avoient commerce avec
les femmes qu'ils conduisoîent au
sabbat , et dans le fait , ce n'étoit
autre diose que le cauchemar ; de
dux , conducteur, guide. S. Aiigus>
tin , Cité de Dieu , liy. 1 5 , cbap. 23 ,
lés appeUe dusii ; dans S. Isidore y
dusius ; en bas Bret. dèuz ; en Fran-
che-Comté dese,
DusKBS, dusque , dusques : Jus-
ques , jusques à ce que ; usque.
Btnnpiie fuit ta robe t^nf « ,
Contrerai dusqu*à la poitrine ,
Dusque derint le Eoyne fine
Âmk toMi •*«!• fnst balne.
Roman de Dohpatos.
DosHB : Dune, lieu élevé. V. Ddk.
DusToaaz : Haintenanl.
Du-TOT, du-tout; du doui en toui :
Entièrement. De toto in totum : Se
mettre du tout en quelqu'un : S*en
rapporter entièrement à lui. ^
Douce Dame de haut renom ,
Je n*ai fiance s*en tous non-
De ma besoigne me deunet ;
£n TOUS, Dame , €lu tout la met
Or eftt , Dame , en rostre rooloir
On dn jonir on dn donUir.
Fié des Ermiêts.
Dux y du±aire : Conducteur , gui-
de , berger » gardeur de bestiaux ;
dux; «n bas Bret. dug»,
Là s*aMMt Pan le dux des beitet »
Et tint nn freitel de rotianz ,
Si chalemeloit li dànzianx.
Onde Mu,
EAO
Dqtab : Apprendre, dreaier à
quelque chose.
Dutt : Propre» enclin , biensëuity
convenaMe.
Dtablie : Àlalignité, scélératesse;
de dîabolus. Voyez Df ablerib.
Dtaitika : If om propre , Déjauire.
Dtape^s , diaprez : Etoffe de dif-
férentes couleurs et de différens des-
sins, f^oy. Diapeé.
Sandaux, moleqoins, malebmnf ,
Indes rermanlx , jaunes et brans ,
Samits, djrapréi , camelos.
Roman de la Rose , parlant et étoffes
dtsose,
Dyéks : Certaine prière par la-
quelle on terminoit les différentes
heures des offices les jours de jeàne-
DvEa : Dire, raconter, parier;
dicere.
DykaH 9 dynandier : Chauânni-
nier. Voyez Din andier.
DYKANnEEiE : Marchandiset , ou-
vrages en cuivre.
Dtscole : Qui est d'un sentimot
différent de celui des autres en ma-
tière de doctrine ; et rude , Dlobcaa,
de mauvaise humeur , difficile à ttnt-
tenter, selon Cotgrave ; dyttotus, du
Grec /nrxeAsJ.
Dtstémie : Anxiété , crainte, va^
aise, abattement; dysthimim^ du GriC
ihf# et Iv^if .
£
£ : En, dans; in; y , au , et ; ad;
et, et.
Jf II Rei kl forent Tcnua en Taie le Rei Ada-
deser e ftireut descwifix, firent pais, e plaît
(accord) al Rei David , s^l servirent e u^ose-
reut pois aie fkire as fis A mon.
Livre des Rois, liv. 3 yfoL 5a.
É:AÎ.
Mes qnant nut poîs catrVfpoatë»^
SI com cî nconté tous é.
Lors iert tomée la ro<4e.
* Roman de la Rote, vers gS65.
Eagb , aige , eaige : L'âge , la do-
rée de la vie. Barbazan dit que ce mot
est formé par interversion d*œtas, en
changeanC le ^ en r par contraction
de l'ablatif artate. Voyez Aaok et
Eav.
EÀtr
Eagli : ÂMfity oweau dt proi« ;
mfuiia.
Tofm ittcfîtiBetf Tcittra ceù que jeo fit as
S^ptientf coBient jeo toua portol* sar 1m
«Im de Vwngie «t Ton* aroi à moi pri».
J>a£ de laBibh, Exode, ch, ig^iwrv. 4.
. Vot ipsi 'vidistis , quœ ftœrim .^gyptiit ,
quomodo portavtrim 'vos super ahu «qaila«
tfma, et assmnpserim mUn,
£asm£e : Estimer , faire cas , avoir
bonne opinion, apprécier ; œstimare.
O M t« cette douBor poîea par afeutnre
iCMTorer y et easmêr cette glore.
Sermons de S. Bernard, Jbi, iS.
O si forte gustare dulcedinem hanc, si
/trtèghriam istam 'vaieas «itimare.
Eau : Eau ; aqua. Ponr répondre
ans observations que plusieurs per-
sonnes m*ont faites sur ce que j*ad-
meltoîs qu*il falloit dire de quelqu'un
en sueur , il est totU en dge y et non
pas comme on le dit et Técrit com-
munément , tout en nage ; pour ré^
pondre , dis-je , à cette objectioo , je
rapporte ici les différeutes orthog;ra*
j>&es dont on s*est servi ancienne-
ment , et qui toutes dérivent d*/i-
^ua,' étymologie reconnue , et qui
convient parfaitement à l'expression
que j*ai citée comme étant la vérita-
ble ; car sans cela , il faudra chercher
éelle de natatio, qui n'a pas la même
justesse , puisqu'elle ne signifie autre
chose que l'action de nager. Voici les
différentes leçons :
*
ji4»ge, aaigey aau , âge , Me, aife,
otffcy aige y aigne, oique, aivCy aiwe,
€ttve y eage , eagues , eaige , eauve ,
^awe y eeuey effcyeffvey eveyiaue,
iéutwe y iave , jauc , y ave , jrawe.
De ces mots se sont formés les sui-'
vans : agaly agaouy agoualy agos,
agoty aigaily qui signifient égout y
évier, aiguière, et conduit, canalj d'à-
qua. Vojr. Agoust.
L*ea ne pnet avoir eondnh, joint à la mè-
■onrcowmiiBe qui reçoit Vaau ou et del, ou
EAU
(19
àè IMrsU (iMMU), et Peu «e |MKt Mlhûdr*
aoa Toiaia fD'd i ah «on a^t {jtmt^^ 1» paroi
comaoe. Mss de la Bihl, ùftp, m^ 8^07.
JbeMt» leur dist : emplez lea pata <le tagtf
et oil les empiifttreof tant que al aommat.
Dicit fis Jésus : impiété hydrias a^oâ ; «f
implefenmt eat usqaé nd sumnUtm,
Et coin Arehitriclhi enat gouaté le enflait
TÎn, et il ne tairoit àomt eeo foM, «t lea mi-
nittre» sayoient qoé avoieat eaposM éMge,
Trad, de la Bible, S, Jean, c À. s , «v. ^ er 9.
Ut tuitem gustavii ArchitrieUmu aqaatti iw-
numfactam, et nonsciebai undàesêet^minit'
tri autem sciebant qui hauserant aquin.
Un joar donqe dift Dien ; soit le finnamenk
ttSit en miliea des eawes, et départe emvet
dei eawes qui estoient ftous le ûrmmmmtL el
diMerari lea €awes que ettoiant aoaa le fir-
mament.
Trad, de la Bible, Genèse, ehap, x, *9ért, 6.
JDlxrt quoque Deus : fiât /îrmamektùm in
medio aqaarnm : et dipidat aqaaa aif aqaia, et
fecit Deus fimuunentum , divisitque aquaa
qtéœ erant suh firmamento*
Monseigneur Jelian de Chaatenay che^*
lier , fust e» la forest de BeUe4>aaaaa en la
diocèse de Roen , oè li Roia da Ftaaav eha-
çoii, CiUnéesme Cbevaliert cornât a^^ chiena,
pourquoi il s'estait moult esc^ufVi^ et il fu^
•aat Teaus an me /«•« *u on maréa oè H j
aroit deux sanglers ocis (qui estoient en VjaiMi
mors} que U Rois aToit sîti ; icèluî mêesmd
Chevalier qui aivit heusea , aâèa Boir pat ^iem
fors es pies entra ear«nit si eeme li Roia et
le antres lesoient pour trère lea sauf^fiv de
VxOxt/e. Miracles de S. Louis , Mss* ah, 6oé
Un moine avoit été fort régfuUcr ,
etavoit toujours vécit d'Ane nMinîiM
eiemplaire :
Biais dyabletf qui en^eift
Bel dé foa cîius qee biea teft hAié
Trop grani duel et de eel afiûe»
Tant Tassailli, tant la tenu,*
CTone pensée li enta.
En son cor^ge qui tant crut
Qtf*il Tengingna et deeet»
D'une dame tant reniama»,
Qae si desréement l'ama ,
Et si durement par saint Pou (t*anl)
Qu'à ton sertisse pensa potf.
. JPeor ataerir sa ▼olanté
▲ M dokate asoelt haai^
Vage passer li cuavcaoit.
SI
439 £ B A
Le diable lui fait donc faire une msti^
tresse qii*il alloit visiter toutes les
nuits. Pour y aller ^ il falloit passer
une riTière sur laquelle il y a voit uu
bac. Un soir , après avoir (ainsi que
dit Tauteur) assouvi sa volonté :
Atant s*en part sans délai er,
l^agc passe sans atargier ,
AXjage ▼ieot et au passage
Cil <|ui le cuer n^avoit pas sage,
En la nef entre isnelement,
La mère Dieu dévotement
Ya depriant quVl le consant.
Gautier de Coinsi, Miracles de N. D.
Eau ardente : Potion faite avec
de la rué.
£au grasse : Potage , brouet.
ËAULS : Eux ; ilU,
Eauve , eave , eawe. Voyez Eau.
Eaux, caus : Ail , aulx ; allium,
"EBAfn^csba/u, esbaïs : £tonné,sur-
pris, dans Tadmiration.
Cils défirent bien estre esbaki.
Quant maleur les envaî.
Roman du second Renard, ^l. 5g.
' Ebahir 9 esbahtr : Etre surpris,
8*étonner, être dans l'admiration.
Ebahissement , ebahistemerU :
£tonnement , surprise.
' Ebalaçov : Ruade de cheval ; il
s*est dit aussi pour estrapade.
Ebandir : Se divertir, suivant Bo-
rel. 11 s*est trompé : il devoit lire
ebauclir, qui a en effet cette signifi-
cation, f^o^ez Ebaudeir.
Ebandisse : Mot cité par Borel ,
pour signifier hardiesse. Il a fait la
même faute que Fauchet : ils citent
tous deui( les Poésies du Roi de Na-
varre ; mais dans trois Mss. de la Bi-
blioth. Imp. , et à la Sa" Chanson de
Tédition de M. Leveque de la Rava-
lière, cette faute n*existe pas; il y a
esbaudiry au lieu à^ebandùse. Si par
lusard le mot ebandisse subsistoit
£B£
dans quelqu*aQtre Mss. ^ il ne tîgtii-
fieroit point hardiesse comme le dî«
sent Borel à ce mot , et Fauchet aa
chap. ] 5 des Poètes François , page
1 2 1 de Tanc. édition , et 565 de Ik
nouvelle ; mais joie , gaieté. Thibaut,
par la strophe suivante , veut dire
que Ton gagne souvent les bonnes
grâces de sa Dame par la joie et la
gaieté ; mais que pour lui , il ne
sait que dire quand il est devant elle,
tant il est troublé par la peine et
l'ennui. (Note de Barbazan.)
Se ma Dame ne Tuet amer nulni ,
Moi , ne aatmi , cinq cent merci Ten rtatf
Assez j a d'autres , que je ne su! ,
Qui la prient de faint cner baudemcat,
EsbautUr fait gagner soient.
Mai ne sat rien, quant je deyant li toi
Tant ai de paine et de mal , et d*aniii:
Or me covient dire , à Dieu me conaal.
Chansons du Rojr de Ifavt^rt.
Ebanier , ebanoier, esbanier : S'é-
gayer, se réjouir, se divertir , se dis-
siper, s*amuser.
Ebaitoi , ebanoie : Joie , plaisif}
divertissement.
Ebarbeh : Raser, tondre de près;
de barba.
Ebat , ebatement , ebattemeni, e^
baieme/it : Passe-temps, amusementY
divertissement , ébat , délassement ,
joie , plaisir.
Ebathe , ébattre , esbatre (s*) : Se
réjouir , se divertir sans contrainte »
se dissiper.
Ebaubi : Etonné , surpris. Fojres
Ebahi.
Ebaubie , abaubir, ebaubyr.: Sur-
prendre , épouvanter, étonner.
Ebaudeir , cbaudir: Tressaillir de
joie , s*amuser, se réjouir, se divertir.
Ebauderie : Joie. Voyez Bau.
Eb AU DISE , ebaudissement : Hu-
meur gaie, amusement , joie, réjouis-
sance.
Ebe : Reflux de la mer lorsque
£ B R
Ift marée baisse , on que la mer re-
foule ; eo bas. lat. ebàa.
Ebée : Vanne qui retient ou qui
laisse écouler Teau d'un canal.
Ebetude : Pesanteur , lourdeur
d'esprit ; étourderte, sottise , bêtise ;
ëtourdissement ; hebetudo.
EaoiLEa, ebouailler : Eventrer^
^ter les boyaux, arracher les entrail-
les. Foyez Boel.
Et cil qui chassent , les destranchent
Et for chevaux les eàoeilont.
Et Tîfs desor les mors rœUnt
Qui s*aiitr*affoleDt et ocicnt ,
Laidement s*entrecontralient.
Roman de Troye , par ChresHen,
Ebonkeh :Hanger, ordonner, met-
tre en ordre ; de bonna, borne. Fojr,
Abokheb.
Ebobeh. Je n*ai vu ce mot que
dans Borel. Voyez Elaboueeb.
Eboit AILLE : Épouvantai!.
Eboueb , ebover : Effrayer.
Eboup fer: Crever de rire, étouffer.
Ebousineb , ebouziner : Tailler ,
couper, rompre , fouiller, remuer la
terre , essarter , défricher ; en anc.
Prov. ebouzigary ëbozigar.
Ebbeuille , Ebreule : Nbm d*un
des quatre principaux châteaux de
liOuis-le-Débonnaire lorsqu'il étoît
Toi d'Aquitaine ; Eboroiactun , Evro^
gilum,
Ebbiax, ebrieu , ebriewx, ebriu :
Ivre , plein de vin ; ebrius,
Ebbieté : Ivresse ^ ivrognerie ;
ebriosttas; en anc. Prov. èbn'ana ^
ébriaza.
Ebbiex : Hébreux , Juifs.
Biex n*ot onques aroir tant chier
De rien qu^il ait en tôt le monde »
Com il a la Vierge et le moqde^
Où il la char et le sanc priit
Dont il les fax Ebriex desdîkt,
Et acompli les prophéties,
Qne de lui furent replantes»
Et de celé Virge pucele
Xot Tint celé joie novele.
la Bible GuùH, *9crs aaSl*.
ECH 4ai
Ebvaad : Gros coin de bois dur ,
qui sert a fendre le bois.* •
Ebudes : Terreins inculleiii
EciCHEMEïiT : Brisure», rupture »
eontttsion.
EcACHEB, eseacer, esKockery esÂa»
cher, esquacher : Aplatir , froisser »
écraser, briser, casser, presser ; de
ealcare^
EcAPER : Fendre l'osier en deos
pour le disposer à être employé.' - ■
Ecaillons :^ Les quatre dÂita' da
cheval , on les nomme crocs« > ' . * •
Ecallate: Couleur roug«;ik:arkte.
EcANo : Morceau de bois dont on se
sert pour faire tomber lapaiïledulia»
ECABBOUILLEB. VoyCZ EcACHEB.
Egaequillement : Action d'élar-
gir^ deséparerv
EcABQUiLLEa , ecortiUert Écarter,
divisery élargir, agrandir^
ECAEXDIf GLOCHEB , OUOU.MILIBa
DU viiïLAOE : Alignement qui sert de
limUe au parcours*
EcBOLiQUE : Eemède qui &Ajie Tac-
couchement ; du Grec i»IÙi^u9,^
chasser.
EccLEsiAisTBE : Eéclésiâste ,. co-
clésiastique ; ecclesiasticus,
EcGLisE : Eglise ; ecctesiOm
Et tant molfstement le poBrimirlf«Bt^ qa*Il
fut contraint soi reposer sar les tonrs de
VcccUse Noire-Dame. Rabelaii, ^, i , cA. 1 7.
EcHALiEE : Clôture de champs
faite de branches d'arbres pour en
fermer l'entrée aux bestiaux. Vecha-
lier diffère de la haie , en ce .que celles
ci est faite d'arbres vifs , et l'autre de
bois sec. Pf icod dérive le mot échaUu
du Grec A^«f«{ ;.mab il vient de scala.
Echangiste : Qui fait On ètluùige;
de cambium y change.
EcHAVTiLLEB : Coufroutcr un
poids avec le poids original ; de can-
tilioy diminutif de conlici; sieloa Mé-
nage. • *-• - '
421 E C H
JltÇWAJTfti^oi^ : In^rtuneiit qoi sert
à séparer les chevenottes du cLanvr»
de ce q]Ai doit être ûlé.
£çi9A^:D, echars : Avare» qni re-
tranche, qui épargne; homme mal
halnUé. Ménage le dérive de scarsus,
iJ^riyé i^ejrpareus. Suivant Borel , il
ytent 4# l'^iicienl^'ranGais ckarci, qui
signifie maigre; enfin Barbazaji le tire
«lu {«alin excidere , retraqclier , d'où
les IliJiens ont pris scarso , dp^s la
in^mf «igntficatîoo, 6vivao.t Oudin,
ou > si r^Q veut , de J(canficare, d*où
Ton n fait ^uarrir du bois , en re-
trancher ; et édiasMer, boiteux, qui a
Plipjiusibe de moins, et qui va sur
di9i écfafissies.
Cneret n*7 t de temps que je arrivti k un
Biarchand qui ettoit moult uLee et lotirt, et
k pifift éehars ettoit du monde.
^moM de Gerari dç ff^y^TM,
EcRAADK : Petit éclat de bois.
EcHAECUET , eMiuguet : Qui
veille f (ji^i fait le guet pendant la
huit , et qui veille à la conservation
des antres habitans d'une ville.
EcH^Airia 9 echernir: Railler, plai-
santer.
EcHias : Raillerie, plais^mterie.
Voyez EcHAHD.
£cHÀRS£MEif T, echax,s'ement:ï)*unfi
manière avare , vilaijote.
£c9ARSi^T£ : Défaut de poids dans
les monnoies; et avarice, vilenie.
EcHAssES : BéquiUes.
EcHASsiER : Boileu]| , q^i marche
avec des béquilles.
EcBAVFFOuaiE : Emotion, trou-
ble, ènga|[ement déraisonnable.
EcBAjOQU^TTE ^ echargueite : Lieu
couvert et âevé pour placer une seo-
lioeUe ; à'excukice.
EcHAux : Rigoles , petits fossés qui
longent et qui traTcrsent une prairie
pour r«rraaer«
£ C H
EcBE : Amorce pour le poiaion |
esca.
Echues : Amendes qui font partie
des Viroits d*aubaiue des seigneors
hauts-justiciers.
EcHELACE : Droit de poser nnc
échelle sur la propriété d'autroi pour
refaire un mur, un bâtiment : ce qui
étoit droit à'échelage d'un c6té , étoi|
servitude de l'autre; en bas. \Mt,sca*
l€iriutn,
EcHELEa , eeheller : Escalader,
sauter par-desstts; eiposer qii€lqa*an
sur une échelle pour le punir de quel-
que crime ; scalix invadere»
EcuELiEa : Râtelier ; de scûIéu
EcuEMER, echamer : Faire un noor
vel essaim d'abeilles, suivant Pomey.
. Eghkztal , eekcneau ^ eckemet,
echenez : Conduit pour faire couleç
Teau ; gouttière de bois ou de plopib
pour recevoir l'eau qui découle des
toits ; de canalis»
EcHBQuiEa , échiquier^ eschiqmer:
Modérer \e% amendes ; ancienne oouf
souver^inç, ou ehambre du trésor
établie en l^îormandie par GuiÙaume
Je Conquérant.
EcnEAPiLLER : Voler 9 dérober,
piller, r^avager.
.£cH£Rpii.LERjE : Yol, brigandage
sur les grands chemins.
EcHÈTE , échelle , eehoite : Hérita-
ge , succession ; du verbe échoir,
EiuHELXENT .* lis échureut.
EcnEuxRE : Echoir; ej:cidcre, ac-
cidere,
EcHKVER , echiver : Fuir, échap-
per, éviter. Le Dieu d*amour pariant
à Faux-semblant, e'est-é-dire , l'hj-
pocrisie :
Dont ne croit lu pas Dieu? non certes,
QuVovi» puet a giaat chose actaindre
En cVst slede , qui veult Dieux craindre;
Car li bon qui le mal eekinmtU ,
£t loiaument dn leur se.TlTcnt
£l qui selon Dien se maintiennent.
EC L
Xnyîf de pain à autre Tiennent ,
*• Tel gcnt boirent trop de aetaUe
ll*«ftt ri* qpk tant ne deaplaiw.
Roman de la Ros€,
EcHBviiiê DS piaoïêSE : Adminis-
trateur» des revenus d*uoe paroisse y
^oe nous nommons marguilliers î de
scabinus.
£cHiirsa » echigner : Rompre les
os , récliine , tuer» assommer, massa-
crer; de spina,
EcMip^E : espèce d'estrapade , de
laquelle on jetoit les coupables dans
ane eau boueuse, d*où le bourreau ne
les liroit que pour les fustiger , et les
chasser ignominieusement de la ville;
de teopa»
EcHiQuixas : Portions d'une même
terre , d'une même paroisse, ou d'un
même lieu qui avoient différentes
conlomes , et qui appartenoient à
âifiérens souverains ; scacarium,
£cBU , echiust : Jl échut, il tomba»
il arriva; du verbe echeujcre.
SçHULAsiÉGhçUet^aia»; d.e scala.
EcHUTE, Voyez Ec^ir^.
EciBif. f'o/ez Escient.
£ciM£R , ecimier, ecoter: Couper
la cime d*un arbre^ d'une plante ; de-
caeutninare.
EcLABOTEE : Couvrir de boue :
e*esl , selon Borel , de là qu'est venu
édaboussé, formé des deux mots éciat
et 6oire.
EcLAPFEB : Eclater, fendre.
EcLBCHE : Dénombrement de fief.
EcLissEB : Diviser, partager.
EcLisTRES : Éclairs.
Or quant 1i hom Dea astolt etchalfeit el
■ink cKalt solhoil , enyirones de ceaz rneimef
Gothet , et enclos par Tensengement del cer«
^eê , dnnkes Tint todalnement ech'stres et to-
■oûrea et aï grant force de ploge , ke cil ki qui
TsTOMiit pria à gardeir , ne porent paa aofïrir
b grandrce de la ploge.
Dial. de S, Grtfgoire , liv.i, eh, la.
Otmqtte vir Dei in 4ok nimio œsiuaret,ab
Gatkù circmmdiUau, et 4osignationc
ECO
433
eireuli inelusus, repente conucatlones ettih-
nkrmm, et HùUa mufbmm ^rufk, mi ki fui
ettm custodiendum aeceperaiu^ mm^mUatem
pbmoe ferre nenpouenU
EcLoi • echy. tscofy : Urine ^ èlo^
tium , ea>4otium.
EcoBUBB : C'est le nom d*ajit cul-
ture fort usitée xlans les Ardcmiea»
Elk consiste a rea«er ayec la houe
un terrein en (riche , e» faîne sécher
les gazons, lesl^rùler sur place ayec
les bruyères et lesgenéts«piUs en ré-
pandre les cendres sur le lenem aou^
▼aUement 4éfinché , le la]NHU«r btcc
une espèce d'araûneqmi «'appcUacroc»
et enfin l'ensemencer.
Ecocb : Ecosse, l'un des trois
royaumes de l'Angleterre ; Scoéut.
Yoaa d«î«#îé« que ea fiaat mm oat;
La RiMM ^Eùoee i Tua»
Qui 491 aa route ot qtiatra fii^jt
De Damea monlt chaValenDenaea.
#bM. dm TcmuÀemtmt des Jktmes.
FiCOf BAI : Grosse ta]>le un madrier
qui sert aux artbans pour travaillera
Ecois^N. Voyez Encoissoir.
EcoLAOE , escollage : Ecole; teho'
là; et p^ement d'une pension.
EcoLATBBBiB : Dignité d'écolAtre ;
de scholastcnum. Toy. Escolitbes.
Ecole B : Instruire , enseigiier.
EcoNDuisEMENT : L*action d*écon-
duire « de renvoyer , de se défaire de
quelqu'un ; éeconductio, educào.
EcoPE : Pelle creuse ; tucopa.
EçoBMOUELLE : Saligots , châtai-
gnes d'étangs ; fruit qui vient dans
les étangs du Bourhonnois , du Ni-
vcmois et dans la Puysaie. La coque
en est fort dure et armée de qua-
tre pointes trcsi-piquantes, et ren-
ferme une amande fort blanche qui
est bonne à manger, U 9'en mange
beaucoup dans lies provinces que je
viens de citer. Ce fruit est en matu-
rité à la fin du mois d'août , et on le
fait cuire dans Teav.
4
4a4 ECU
EcomNs : Affront , perte , domina*
ge ; de sperno.
EcoTER : Eiéter un arbre.
EcoTiKE : Nom de certains cban-
tres dVglise.
EcouEMBiTT : Action de couper la
^eue.
- EcooKR : Couper la queue à quel-
que animal ; de cautia.
EcovRO£% : Fouet ; scutica; en bas.
lat. scoriatd,
EcouTBua : Espion ; auseulfator,
\ EcouvETTS : Vergette à épousse-
ter ; iirosse de crin de sanglier ; de
scopa.
■ EcRAiONB , eereignes y ecrennes :
Maisonnette on hutte faite avec des
perches fichées eu rond , et recour-
bées par en haut , qui étoient recou-
-vertes de paille , de gazon , et où les
femmes cl les filles de village alloient
faire la veillée ; de scrinitim»
EcRENtfEa : Ecorner^ les villageois
proiioncent escortwr et scorner,
EcREvicEs : Cuirasse de lames de
fer, mises les iines^ur les apires; jco*
rabUca , de scarabœus.
Ecrits d'arc bks : Ecrits, actes au*
thentiques reçus par les notaires.
f^oj\ Arche et Airchk.
EcRivAiLLER : EcHre beaucoup et
mal,'cbmmefont les mauvais auteurs.
Ec HIV AILLE RIE : Démangcaisou
d'écrire.
EcRivAiLLEVR : Mëchant auteur.
Ces trois mots sont de Tinvention de
Montaigne.
EcRouTER : Oter la croûte ; de
crusiare.
EcRouYi : Ecroué , enregistré sur
le livre d'un geôlier ; inscriptus,
Ecu : Arme défensive que la gen-
darmerie , en combattant avec la
lance, portoit au bras L*écuavoitla
forme d'un bouclier léger : on s'en
aervoii ordinairement dana les (our-
EÉS
nois , et alors on y faisoil peindre dcfl
devises et ses armoiries ; scutum* Voj.
Escu.
Ecu ACE : Droit qu'on payoit pour
s'exempter du service, on pour faire
servir un autre à sa place; servitium
scuti»
EcuiAGE : État, condition, service
d'écuyer; en bas. lat. scutagium. Voy.
ESCITIER.
Ec-vos : Voilà, le voilà , tous voi-
là ; ecce vo.*.
Eded : Age; œtas»
Hf ly estcit de graot edetL
Premier Liv. de* Rois, ch, a, iMn. sa.
Heli {mtem erat senex vaUè»
EoEFiEMEifTiÉdification^exemple.
Qui teot à bonne fin de bon commcBK
11 doit teudre il troi* chose* , »*il a bon fonds i
meut;
A la gtoire de Dieu» et à son saumnentg
Kt à donufr p.irlout bon édefiemeni.
* Test, de Jehan de Meiutff, ifert r5L
Edel : Ancien, noble, illustre, fa*
meux ; œdiUs,
Edifices abloquiez et solinxi*
Selon Dumoulin «Coutume d'Amiens»
art. i38,cc sont des édifices donnés à
cens. Abloquiez vient à^ablocare; les
édifices wlinez sont la même chuse^
Barbazan dérive ce second mot de
solidum , et avec raison ; il récuse
Ragueau et sou langage Teutonique ,
qui ne peut avoir rapport au texte
de cette coutume.
EoiFiciER : Édifier, bâtir à neuf.
Edifieur ek meurs : Exemple «
modèle de vertu.
EniTER : Prodamer , publier une
ordonnance , une loi , un mande-
ment ; iïedere,
Edulcorer : Rendre doux, adou-
cir; dulcorare.
Elis , es : Abeilles , mouche» à miel»
EFF
*abe01es ; €^es^ Voy.ExAiir.
>nt feloneftseï et lâiiêent lor agnil-
es quV llrs font ; mais nature a or-
loi» des eét n*a point d*agulllon et ce
lamples js Princes , kar de tant ke
pins à douter ke l*ire dou Roi des
•nt ils estre plus rassis et plus at-
It autres. Proverbes de Àne^ue,
Ciif ; ovum.
KL : Jeune enfant ; jeune
nfantulusi en Prov. è/ans ,
ëfantouneL
s. Voyez Eicferme.
ER : Oter aux grains la trop
sse qu'ils font avant Thiver
in temps ; àtfœnuin , foin.
r : Enfant ; inftins.
Eau , ëtang , marais ; aqua.
rÉ : Affecté , hypothéqué ;
ruALs : Exécuté , effectué ;
DER : Inféoder , donner en
odare.
UER .'Quitter, abandonner,
• ; effectuer ; ef/ù'ere,
(LLEUR : Celui qui cueille ou
iiilles,
iSE : Pouvoir, capacité. Pc-
'ise : Petit pouvoir, petite
'fficacitas,
[ER, efflchier : Penser, in-
na^iner; efficere.,
:e : Apurer un compte; le
clair , le terminer \ eu bas.
vre compotum,
(iCE : Effet , cause.
nanes fut rrmeneia ri cors, et Ste-
ciers ki deltiz lui nianoit en ccle
'e morut et en»! fut pruuveit ke
;t 1rs paroles cui il oit , quant la
la mort Stevenoo le» demuatrat.
de S, Grégoire, liv. 4 , ch. 36.
n reductiu in cor pore est, et Ste^
•arius qui juxta eum habitabai,
defunctus est, sicque probatuin
lisse 'verba quœ audierat, duia
I monis Stephani demonstravit.
EFF 41S
Effoaxob : Chaufifage; àe/ocus.
Effoel , effoueil^ effouely effouil:
Augmentation du bétail dans la ber-
gerie; à!effœtay et non pas ^ex/o-
lium , comme le dit Borel.
Effonoemert : Largement ; avec
abondance , profusion ; rffuxè.
Effomurer , effontiery effondre ,
enfondrer : Couler à fond , enfoncer,
submerger, rompre ; effundercy ex-
fundare^ infi^re , infundere. Voye»
Affoudrer.
Kt pies et paiof li ont estrolt lié,
Kn la santine aval Tont avalé, *
La barge effomdrent, ataot sVo sont toméa.
Momaa de Garin^JoL i53.
Effonurer. : Évenirer, ouvrir
avec une lancette ou avec un autre
instrument tranchant.
Effon drilles: Ruines,décombres.
Effondurb ( vilaine ): Construc-
tion quelconque qu'on n'est pas tena
de réparer.
Efforcemevt : Dérèglement , ex-
cès , violence , viol.
Alexandre , beau fib ▼oeflles fuir et cache»
▼erles efforeemens, cogitations, et occasiona
des charurla prchiex et bestiaux drlices ; car
ilz sont TÎb , eormmpables , et de très-petit*
durée.
Les Secrets d'^ristote, n® 706a ,yb/. 8.
Efforcer : Devenir plus fort ,
augmenter.
Efforcxé , adjecU : Extrême, tré*-
grand.
Dr glotonnie nesaent oultraiges et yrreacc ,
£t proiiigaljté qui est foie largrsce ,
Avuglément de cuer , efforeièe frblrsce :
Clotoonie est ana Tiers qui trop durement
blesce.
* TesL de Jehan de Meung, 'vers 1741.
Il signifie aussi surmonté , vaincu.
Croix acqiiite sans eodrbter.
Croix aide sans baréter;
Et quant elle est en cuer fichée,
Dyable n*y poet sa ruis getter ,
Vt giboier, ne fureter,
Car croix ne paet estre efforeièe.
* Codiàlt du même, ifers 643.
4i6 E F F
Effohcikmekt : En force.
Efforgier peis : Rompre un Inûtë
de paix.
ËFFORMiEa : Fourmiller , être en
grande quantité.
Effouage y^ouaige : Somme que
chaque feu ou chaque famille devoit
payer au seigneur ; chauffage ; de
Jocus,
Effoucil, effouely effouil : Le
profit qui retient du bétail , la por-
tée, la crue du bétail. f7>/. Effoel.
Ef F ou DUE : Eclair, d'où effoudrer^
éclairer.
Effouie : Fouir, creuser; effodere,
Effeaer, effrayer^ tffréer : Epou-
Tanter, courroucer , irriter, fâcher ;
effiingere ,frangere,
Mail •osaicom le Publican» qui n*osoit rt^
garder , tel paor arolt il que nostres Sires se
tffraast de clie que il estoit ai pedilerres,
■infoia catoit loina de Tauteà.
Roman du. S. GramI.
Effeakcke : Ridelle, pièce de bois
qui règne le long des c6tés d'un cha-
riot ou d*une charrette.
Effeate : La f resaie , espèce d'oi-
aeau de nuit que Ton croyoit être de
mauvais augure ; strix,
EFFaiEMEMT : Ayec frayeur.
Elle trouva le Duc à qu! elle dit moult ef-
fréement que tost Tenitt en la chambre de sa
tlfeor . Rommm dt Gérard de Nevrt,
Effe^ee , efféer : Parler, dire, ra-
conter; effari. Voyez Effeâer.
EFFEEREMEKTiViolemment, d'une
manière effrénée ; (ffrœnatè,
Effeeoue , effreor: Frayeur,peur,
effroL
Effeeslee , eff rouer : Froisser,
rompre, briser, mettre en pièces ; ef-
/ringere,
Effeondee : Couler à fond ; ef-
fundere,
Effeovtbe : Attaquer front à
EGA
front comme les béliers lonqu'iLi se
battent ; de/rons.
Sua aea oreilles port Ciox comca.
Que cerfs , ne baef , ne onicorBCS ,
S'il se deroieat effrontgr,
Kc pnJH ses cornes somonter.
* Roman de la Rtue, ifers x374}.
Effeouee : Froisser, réduire en
miettes , en poudre , ^^mgtr ; de
/ramgere.
Effeot : Emeute , sédition.
Effumee : Esquisser, peindre légè»
rement, selon Pomey.
Effcstument : Charpente » toit de
maison ; de/ustum,
Effutaige : Bien-Tenue qne paît
un garçon charpentier à ses nonveanx
camarades ; de la bas. kt. effhttu€ttre,
mettre en possession.
Efloitd. Ce mot se trewre tp
Glossaire du Roman de la Rose, peur
signifier, faire paroitre , expliqncr : il
n*a,je crois, jamais existé dans ee ssns,
pas même au vers 67 1 5 de ce fonuB p
•û Fauteur reny oie,et on il y n esp^mk
Maïs lui mesmes à ce respoad
Et la cause noua en mpotuL
En effet , espondre yeut dire eipli*
quer.
Efeacer : Déchirer, briser, uiet->
tre en pièces , rompre.
Efeevolits : Infirme.' F'.EirrsEVE.
EruciTioN : Effusion , épandie-
meut.
Egail : Rosée , humidité , mohenr
qui se forme sur les feuilles et sur
rherbe le matin , selon Monet.
EoAiMEiiT : Gaieté, joie ; §audium.
Egalable : Comparable, qui peut
être égalé ; d'œquaUs,
£gai.ation, eg€disad0m , eg€Ui$e-
ment : Ad ion de rendre égal , d'éga-
liser, égalité, uniformité, supplé-
ment de partage ; d*œqtuUiias,
EcALEUE , égaliseur : Nom de fcc*
tieux j œ^uatOTm
£GI
EfiALTrt ; Parijté^égaltté; œquaiitas.
EcAVDiLLER : Étalonner, marquer
les poids et les mesures sur l'étalon
de la TÎUe ; confronter ceux des mar- .
chands suspectés.
Egaed (prendre) : Faire attention,
prendre garde ; à^advertere,
EoARDEn : Considérer ) avoir des
égards 9 regarder.
ËGAaDKua, egiurleor y esgardeor,
çsgardeour : Juge 9 arbitre.
EcAmnisE : Égard , considération ;
sentence de juge rendue en connois-
sançe de cause ; en bas. lat. esgar-
diumt scardium.
Egards : Maîtres et gardes jurés.
£cAt , eg€iz : Décision , jugement.
EcAU, egaue: Égal, égale; cequaUs,
EcAUDia : Réjouir ; gaudere ; et
cbasser, aller dans une forêt. Voje^
Gault.
EoAUMSif T : Egalement; œquaUier.
$1 pprex por la preuve eotendre
B« mes deux chiens ex ample prendre,
Dont II on TJeol pour moi delfendre.
Et li autre nU puet renir,
liée Tolentien il i rensitt ,
Se les Ueos ne le tenist
Et lirait pour ce qu*il ne sVn îst ,
Egaument\t% doit chier tenir.
Testament de Jehan de Meung,
Egaux, esgaudée, gaut : Bois,forét.
Egaveurs de MATIERE : Praticiens,
chicaneurs qui cherchent, autant que
possible 4 à faire perdre de vue le
vrai point du procès par Texposilion
d'une foule de faits inutiles.
Egener : Tromper, frauder ; ap-
pauvrir, diminuer.
EcioïKirs : Monnoie frappée par
les comtes de Toulouse , à S. Gilles
en Languedoc; JEgidiam, à^^gidius.
EciPTiEir : Sorcier , bohémien.
Ge mot se dit principalement de cer-
tains gueux errans et vagabonds qui
vivent de larcins.
Egite : L'Egypte ; JEgyptus*
EcxTisiEVS;: Egyptien» babitant
de l'Egypte. .
Moult par fu prendoaa «et anîa,
Toot fon aTOir Ini a mff{aif|
V,*ISgitisiem s*e9 est uës*»
A moult grant Joie ett'ivHiraes.
Fab, des dêum èmUyJmb Max,
Eglegib : Eglise •cleiSfé..!,.
EcLiFER : Glisser, oomer»ri
Eglogaire , eelogaire : Savant qui
fait des églogues ; ecioganus,
Egneulsr , egueuUr : Casser le
goulot d'une bouteille « le haut d'une
cruche, d'un »ot^ de guia.
EGOHiNBVlwite scie à maiu*
Egoussbr :*Ëcosser, ôter la cosse.
EoRAFicNEa , egrqfftgner : Égra-
tigner, déchirer, écorcher, éerirefnal
et peu lisiblement ; de graphium.
Egraimoire : Petite cage de bots
ou quelques bâtons qu'on lève ser^
vent de portes.
EcasMENT : Fortement, vivement,
avec violence ; acriten
Egresse : Issue , sortie ; egresuts.
Egruv , egran : Nom qu'on don-
noit à toutes sortes d'herbes , de lé-
gumes ou de fruits acides ; agacer,
Egueills , egueuiiie , esguelUe:
Aiguille ; acuiea.
Eguxilles : Pilots ou pieux ter-
minés par une pointe de fer. Ils ser-
vent à asseoir solidement un bâtiment
sur une rivière , ou sur uu endroit
marécageux ; d*aculeus»
Egubr , oiguaier : Tremper le
linge dans de l'eau claire , lorsqu'il
a été savonné ; à^aqua,
Egues mortes : La ville d'Aignes-
mortes en Languedoc , à deux lieues
de la mer. Elle preud son nom des
eaux mortes d'un lac qui arrose ses
murailles , et non de /b/xa mariana ,
qui est le canal du Rhône plus près
de Ifarseille. Dans Monet , egiiex
mortes, c'est aqua martua,'eèu dor-
mante , qui ne coule point.
42S E I D
EcviLAm. yoyez ÀGinxAirNEir.
Eguillier : Étui, pelote à ficher
des aiguilles.
Ehkhbbr : Sarcler, séparer la mau-
Taise herbe^de la bonne \ ^herba.
Voyes EnHBsvEa.
ÊrloighY : Pélaî \ elongado.
ErloUôh EH : Différer , retarder ,
prolonger, éloigner; elottgare.
Kt celai qu*il ronldroit le plett ehlongner
denunderoît on re ^it pin* loingtain.
jissisesde JénutUem, chap, i6.
Ehohté : Déshoni^S^lunbne, sans
pudeur , couvert de Honte.
Ehoupee : Couper là tête d'unar-
)ire; èiupupa. Voyez Ecimer.
'" Euu : Eu; du verbe avoir ^
El : J*ai ; habeo.
EiANS : Gens ; gentes, suivant Bo-
rel. Je ne l'ai jamais vu nulle part :
il signifieroit plutôt , ayant.
EicJsLLos : Les aisselles ; d^axîlia,
EicETTE : Petite hache ; d*ascia.
£iciBx : Easieu de voiture ; axis.
EiDE : Aide , secours; adjutorium,
Toiex que Itê citez dairent ettre jages e»
#û2ede<faitis letqaez espanderont sauak nient
▼oiUmit. Biile , Nomb. eh. 35, 'vers. 1 1 .
DecemUe quœ urbcs eue debeantin prassi-
dra fugiâvomm, qui nolentes sanguinemfu-
derint,
EiDER , eidiery eidieres : Qui aide,
qui secourt ; adjutor,
Adjtttor in opportonitatihos , et eidieres^ et
ou tes conTenabletez , ce est quant il est mea^
tiers , et cant est-ce f In tribuUtione , en la
tribulation de cest siècle aelonc la lettre, et de
Tautre an jor de joïse.
Comm, sur le Souder, Ps, 9, Denet lOb
EiDER, subst. : Aide, secours ; ad"
jutorium.
Beneit es tu , Israël : qui est semblable à toi,
porple , qui est saluez en Ifostre Seignor? let
escus de ton eider et Téspée de ta glorie.
Bible, Deuteron, cbap,^^, vert, 29.
Beatus et tu, Israël :quit similis tui,poptde.
El S
qmtdHuis in Domino? sastum autOQ tm, 0
giadius ghriœ uue.
EiENs : Jamais.
EiEz : Ayez , possèdes ; haBeaiis,
La terre est en TQstre pœsté, aleseifidtat
Tos bosoignes et la eiez,
Trad. de la Bible, Genèse, eht^ 34,
'verset 10»
Terra in potestate 'vestra est, exerotU,
aogotiamini, et possidete eant,
EiGADiÈRE : Aiguière , pot k Tecs;
aquarium , aqualis.
EiCAN : Rosée ; d*aqit€t.
Eic^ssous : Aqueux ; aquosus.
EiciiE : Aîné, ainée. Fojr, Ajvsvf.
EiCNES , egncs , ignée , ignés : Le
marc des raisins qu^on brùléit dans
Talambic pour en faire de l'eau-de-
vie , ou au feu pour en avoir d»
cendres ; d'ignis,
EicuiER : Évier , égout ; aqtutrùim*
EiLE : Aile d*oiseau ; ala*
Eiirçois , einsois , ençois : Avant ,
au contraire , mais , plutôt. Foyet
Aiirçois.
Eiif FERMETÉ : Infirmité , maladie.
Eiif GLISSE : Église ; ecclesia,
EiNE : L'aine ; inguen*
EiiTs, einz : En, dans, jamais»
mais , au contraire. Voyez AiHSy^
Maudis soit fruit qui ne méore»
Et li hom qui tant s'aséure
A dire mal , qu*il acoustnme ,
Kt bi que son ctier en alume}
Qui ne se puet mie tenir ,
Einz viaut tôt le monde eschemir
Par sa langue qui trop est foie.
Roman de Perceval,foL aaô , F*.
Elit SI If , einsi feinsinc,einsint, einsii,
ensi, ensing : Ainsi , en cettç sorte.
lios nos gtorefions en nos tribulations ; end
deit cbascuos soffrir et aveir joie de son tri-
boa. Comm, sur le Sautier, foL ii5, Pt. 5^
'verset 8.
Eis , impératif du yerbe issùr-^
sortir.
£IS
EiSABXOu , Isabeau, Isabelle : Eli-^
ibelh, nom de femme; Elisabetha,
irmé de deux mots hébreux, qui
eulent dire dieu du serment. De ce
om sont venus Babeau, Babet^ Ba^
on, Belon , Elisa , Elise, Elisse ,
ise , lÀson*
EiSE : Aise , contentement , repos,
>ulagement; œsantia; du Grec aizios»
Qui aime s*aine , ce ctt , m vie , Taeite et
t de aet délia, il la pert; et qui la het en
*tt ftièele « ce est , qui li soitret aet eises por
imor Den , il la garde et Muve en Tautre.
Comm, uu- le Soutier, Ps, ai, nwrs. 3x.
EiSBMEMT : Faculté, pouvoir.
Chapiax de floars en etcUcetes,
Aotmonieres on crespînetes ,
On antrea jorlcx petia,
Cointes et biaz et bien fetiz.
Se TOt en avri Veisetnent,
Snnz Tos mètre à drstruiement.
* Roman de la Rose , 'vers 7635.
Eisiif E : Ustensiles , batterie de
uisine.
Eisios , eivos : Voici , vous voici ;
cet vos. Voyez Ec-vos.
EissALET : Vent du sud-est.
EissAMSif : De même, pareillement.
EissA-ORA : Sur-le-champ, au mé—
ae instant ; ipsa hora,
EissAussAR : Etre transporté, tres-
aillir de joie ; hausser, élever \ exal-
mre , exsuliare.
EissEN , etssant : Sortant ; partie,
lu veii>e eissir.
EissEaons : Sortirons.
EissiLLER ; Exiler , bannir ; dé-
mire , ravager.
EissiE , issir : Sortir , s*ea aller ;
•xire.
Elle pat appellat lef frères , si comendat
n icele meisme bore ke Tom appareillait les
nmens , et si comenzat son mossagier mult
forment aogoissier , ke il mânes deusseut eis"
rir ; z cni oUst Juliens , ce ne pnet esire fait
m nnlc manière , car ge lasseia de la Toie hui
:est jor n*en puis paa eissir» Dnnkea respon-
dit icUy fiby tv moî £ita dolent, car te noa
EKE 419
bVûioiu hnl cest jor , ja dtnaSn n*êtsteromÊ
noa mie. Dm/, tle S. Grégoire, liv. i, cA. 4.
/ffiwo 'voeavU fraires^ prœcepit hora e»-
dem jumenta prœparari , atque ejcecutùretm.
suum eœpit ifehementer urgere ut staàm
exiro deUiissent. Cui Julûutus ait : hoc fSeri
nuUaieniu potest, quia lassatus ex ùmert
hodie non valeo exire. Tune ilie respondii .*
eontrisias me, fili, quia si hodiema die mm
egredimnr, jfam erastina non exibimua.
EissoNS : Sortons.
EisTEA : Sortira.
Prenez nn Tert freine d*wie teîte lone, d
metes el fen • et puis si prenea le jus qui eô-
tra hors ana doua cliief , et la sere de noîer ,
et le jus de joubarbe , et rin , et saim de ai-
guille freis, si metea tôt ensemble, et coles
parmi nn drap , si metea en Toreille quant il
se couche , desqn*il soit guéri.
Mss, de fa Biblioth. Imp, Fonds de fEgCse
de Paris, W g, parlant d^un remède
pour les maux aoralles,
EiTEE : Aire, aitres, place, grange ;
titrium,
n fn illequea emprès le tombel jnsqn*e«
Teure que Ten done congié aua malades , el co
fu el tens que la foire de Lendit siet ; et ile-
ques estoit il tôt le jor et par nuit if gïsoit em
1 eitre emprès la porte de IVglise à deco»-
▼ert. Miracles de B, Louis , chap. 63.
Ejection des meueles : Ordre
porté 'par le parlement de Metz
1 334 9 de vider une maison , ou d*
sortir, sous peine de voir ses meubles
jetés dehors; efectio.
Ejetée : Egetée hors opens : Dé-
jetée , rentrant en dedans ; éjecta,
Ejouie : Réjouir ; de gaudere. Se'
jouir : S*amuser.
Exe : Voici , voilà : ecce.
ExEViN : Echevin ; sctUnnus.
ExEvos : Voilà , voici ; ecce.
Li hom ne seît oïr nnle chose ae char , non ,
et ektvos ke li parole est (aite char, or Tojet
amoens en char.
Sermons de S, Bernard , fol. 56.
Si nikil prœter camem novit audire , ecco
Fèrbmm caro Jaetum est : mudiai illud imi
in
|3o fe L E
El : Le 9 la 9 elle, lui , en, dans, il ,
rien , pas , autrement , autre chose ,
au , au contraire , dedans , aussi ; en
ItaI.,Prov. et Lang. al, el. Parler, dire
' d'un et c/W: Parler de choses el d'au-
tres , de Tun et de l'autre.
ELABOUftER , élaborer : Travailler
avec constance , avec application ,
avec assiduité , avec soin ; elaborare.
Elâiae : Hilaire, nom d'homme ;
HUarius,
Elancs : Landes de terre.
Elatis, eladon , elation : Hau-
teur^ fierté, amour-propre; elado.
Cît que en fèt ordener etchit orgueil et
eladon et ne face mie chose , te ce non que
li abét commande.
La Règle de S. Benoù, ehap. 62.
Elavasse : Crue suinte d'eau de
torrent , ou de pluie ; alluvio.
Ele , eles , elles : Ailes d'oiseau ;
alœ.
Un oîael qnî Anatmiae a non
Porte signification
Dn mantel qne j*a7 , et de moL
Eles et plomea entonr soi
A , et tontes voles Toler
Ke pnet en Tair soi lever.
Guilleinlle, PékrùutgedeU Vie
humaine, Ceit tHjrffoerisieqmi
parle en cet endrxnL
Elb : AieuL yàjrez Ael.
Elef , clefe de€ui : Le flux de là
mer ; à^elevaùo.
Elefantie : Maladie ; eleptumûa*
Dans Celse, elephantiasis , gale, lè-
pre , maladie qui engendre des poux*
Ge conu racontant Antoine lo noble Baron
k« disoit kft sériant son père estre femt del
foA ^elefantie , ensi que ja oheanx les pous ,
li cuirs en enAoit et ne pooit pas repnnre la
croissante maladie.
Dial, de S. Grégoire, Ih, a , ckap, 06.
Ulustri viro Antonio narrante cognovi,
qui aiebat patns sui puenun morbo elephan-
ttno fuisse eorrepttun , ita utjttmpiUs eaéknf
ii&as emiif intmmeteerêt, aifue inereteefê*
eem saniem oceuUare mmpotseL
ELL
Eleic CHE : litre d*itn firre qm
nonce les faits les plus intéremns
rapportés dedans, sommaire; du Grce
elenchos.
Eles. Fbjrez Ele.
Eles : Pas , point, a l'instmiit.
A cest apel TÎenent poceDes,
Tirges, Dames, et Damoisellcs,
Apostres , martirs , innocens ,
Se j'avoie langues cinq cens,
H e Tos porroies eles dire
he grant biauté qa'avoit U pire.
La Court de Parmiss.
Eles : Flûte du genre du frestel ,
sorte de syrinx ; à*aia , à came de sa
forme.
Elesser , elessier : S'élever , se
hausser; exallare.
Qnanqn*aions fet en no jonesre ,
Qaaot aprochomes de Tillesce
Qui blanchit et nous fet florir»
Bien deroni an siede morir.
Le siècle et sa douceur lessona ,
Après Dieu tous nous elessons
Qui bien se Teult droit elessier ,
Tout li convient ponr li loaeier.
Eleu : dus, ici , vite, allons donc
Elbvem B9T : Orgueil , fierté ; ele-
patio.
Eli DE R : Cacher , éluder , briser ,
casser ; etudercy elidere,
ELicii : Estimé , apprécié.
Elin : Gentilhomme ; an mot eU,
lAioisi; elettus.
Eliou : Éclair, étincelle ; du Gréé
helios , soleil ; en bas Bret. d»; en
bas Làngued. liant, lieus et Uëusia,
éclairer, faire des écktii^.
Elisée une pièce i>e drap : Cest
la tirer par ses lisières ; elidere,
Eliseurs : Électeurs.
Eliter : Prendre la fleur, l'élite
d*une chose ; d*electus.
Ellsu : Choisi , élu ; elecuts.
Hnchans efts cners det eUetM la remissioÉ
de tns les pcthles.
Sermom de S BrnnHrd^fiL HS.
X
ELU
Ùamam m eùnUêus dtctomm rÊmissiù-
mêm ommum p0oeaiorum,
Elleict : Elan , qntdnipède de
Tordre des cerfs , et que l'on regarde
comme l'alcée des anciens ; alce.
Elles : Ailes ; rideaux dont on
pare les ailes ou les côtés d'un au-
tel; à*ala.
EllieItet : Élevé, liaussé ; elevatus,
Ib MTent ke la pensé ne toi elUevet mlet as
soTrainet choses , se ele rst en ces basses en-
songié contlmielment es frintes des songes.
Morales Je & GrégoinsurJobJbl. a6ft, ^ .
Elme , elmete : Heaume y casque ,
arme défensive qui couvroit la tête.
Elocer , clocher^ éloscher, eslo^
cher, esloichier, essolchier: Ébranler,
déplacer, remuer, secouer , agiter ;
elocare.
Si deflandi qu*n n*î enst
If «s si lurdi qui que il fnst*
Si comme il avoit son cors chier,
Qui pierre en osast eiioichier.
Roman de Percevai,f6L 47, F"».
Elooiste : Homme qui donne des
louanges ; à*eiogium , selon Pomey.
Eloise , élude : Éclair , clarté ;
d*elucere; en Langued. liaus, lieus.
£ls : Eux , elles ; illi,
Els : TeuX ; oculi,
Els : Abeilles ; apes,
Elsamens : Ensemble ; insîmul.
Elsas : L'Alsace , province d'Alle-
magne joignant à la Lorraine et au
Rhin , selon Monet.
Elucidâtiok :^xamen, éclaircis-
sement ; elucidatio.
Eluer : Paroitre, éclairer ; eîmcere*
Suer AnlaHe estoit nomée,
La dottce mère au Roi de gloire
ÀToit en si très grant meoioire ,
Et tant Tamoit dedens sen cuer^
Qoc pour nule essoigne à nul fuer,
tins seus jours ne lui eluasi
Que a*image ne saloast
Par cent et cjqaantes foiees
A jomtei laaipstîanbca ploies.
Gautier de Coinsi, Uv, i f chap, 90.
E MB 43c
Elugi» : fitre troublé , avoir la
tête troublée.
Elusion , elusioun : Tromperie »
illusion ; illutio,
£m : Nous sommes ; sumus.
Emai : Trouble , étonnement , in-
quiétude , tourment.
Prince , je suis en grant emai
De moi qui les autres chastle :
Car je mesme tout le pis fai
Et si n*amende |^oint ma yie. \
Balades de Bourgogne.
Emaier, esmaier: S'étonner, éton-
ner, troubler, surprendre ; mirari.
Bel-Accueil de chambre en chaaibre.
Qui s*iert aus creaians apuies
De la prison tons esmaiez,
Pensîs le tmeve, trikte, et morne,
# De li confortar s'atome ,
Biaz fils , djst-ele , moult m'emme
Quant vous truis en si grant emaL
Boman de la Rose,
Emaies : Idoles ; de simultscra»
Emasculee : Châtrer, rendre eu-*
nuque ; emasculare.
Ematolee : Donner un mai , ua
bouquet à quelqu*un le jour de sa
fête ; de moins.
Embabouinee : Amuser, tromper
par de vains discours , par des rat-
ions frivoles , jouer que]([u'un , lui
en imposer, selon Monet.
Embaciv^ : Armé d'un bassinet.
yoyez Bacinet et Bassinet.
Embaisgae (s*) : Prendre du souci,
s'inquiéter, s'embarrasser.
Emeaissa : lAssé , fatigué.
Embaissae (s*) : Se lasser , se fa-
tiguer.
Embaisseur : Ambassadeur.
Embalas : Une civière ; du Grec
emballo,
Embanie : Réserve de terres su-
jettes à la vaine pâture, sur lesquelles
on la défend pour un certain temps;
de hannunu
£mbannie : Proclamer un ban oa
4U E M B
\W(^nt^ 5 àû hanmum. ^Voyci Croi*
K.«ii\R»KLKR (sagette) : Flèche au
Wut de laquelle il y a des plumes.
Kvharuklkr : Rendre barbu , de-
Ytuir barbu , garnir une flèche de
plumes ; itnbarhcscere,
Kmrarnir : Croître, fortifier, gros-
sir. Richard i*"^, roi d*AngIeterre ,
Toulant faire assassiner Philippe- Au-
guste son ennemi :
FaÎKOÎt enfanz endoctriner.
Pour lui ueire et aiioer
Qui ja iereot (ouk embiunit,
£t de tele «prison garuiz ,
Que cliascuns d*ens homme océift,
Tel con «on meistre li déitt.
GtàlL Guiart,foL Sg , A«.
Embareer : Ficher, pousser, en-
foncer. Monet le dérive à^impulsare;
en Prov. embara , emhara^na,
Enbasmé , ernbasmant : Qui ré-
pand une odeur agréable.
Embâsmkr , embasmeir : Embau-
mer, rendre une odeur agréable ; de
balsamuin»
Embâssade : Ambassade.
Embassadeur : Ambassadeur. Ces
mots sont ainsi écrits dans Monet ;
Barbazan les croit mieux écrits ainsi,
que par un a, parce qu*ii les dérive
du verbe immiitcre, envoyer, inspi^
rer, aposter, lâcner la bride , c'est-à-
dire , donner plein pouvoir.
Embaster : Garnir de b&ts ; an
figuré , engager dans une affaire em-
barrassante et onéreuse, selon Monet.
Embataitt .'.Combattant.
Embatemritt : Action de pousser,
d*enfohcer, de plonger.
Embatonher, embastonner : Four-
nir d'armes offensives , armer, don-
ner des coups de bâton, selon Monet;
en Prov. embastouna,
Embatre , embattre , enbatre : En-
foncer y pousser » entrer , fourrer »
EMB
précipiter, mêler, avancer, plongfri
courir-sus, entrer à force, fondre 8«r
l'ennemi, engager une bataille; immit'
tere. Je crois que ce mot n*a pas eu les
significations que lui donne Tanteo^
du Glossaire du Roman de la Rose,
qui l'explique par, se divertir, le plvf
souvent dans la vie joyeuse, et quel-
quefois d'une manière très-viTC « ae
réjouir, se délecter, s'attacher, s'ar-
rêter, survenir, venir, et rendre.
Li Dut Wiltanme se combat.
En la griguor presie %'embat ,
Moult en abat, nVst qui reacouef
Bien pert que U beaoigne e«t aoue.
Boman du Jhm,
Se TOUS une autre foU voua embaiiez ca •
tatre tA point , dont Di«x Tout gait t
nous reudromca chi endroit tout çoa que
teuomet de tous.
yUle-Hardouin, Mss.fii, 3s.
Ce sont les Barons qui parlent ainsi
à TEmpereur Henri , qui s*étoit trop
avancé dans un combat.
Mais pour cela point n^atendes,
Requi-r<^s-li-s , et leur tendes
Les latx pour vostrc proye prendre;
Car vous pourriez bien tant attendri
Que tost se porroient embattrt
A ung ou deux , ou trois ou quatre,
Voyi'e ciiiquaute-deux douxaioea.
Dedans cioquaute et deux sepmaiacft.
Rotnan de la Rose , V€rs 8019.
En acquerre est toute m'ententc,
Miex Tault mon pourchas que inareBte,
S*on me de voit tuer on batre
Si me Tueii-je partout embturt.
Et ne querro>e ja cesser
De ces Empereur» confesser.
On Roy s , ou Ducs, Barons ou CoBtct;
Mais de poures geus sont-ce liontea.
Roinan de la Rose, vers zaa87.
Moult sout d'intention amere
Qu*iiK deviendront toutes moussnts.
Se sont en oy&euse tenuè's,
Qnaut sans coupz de martel ferJr,
Laissent les endumt-s périr;
Or s*i puet la rouille embattre
Sans ferir, marteler, ue battre.
ibffuui de la Rose, vert 10471.
(
EMBÂUFAMi : De bonne réputé-
ion; àtfama.
EMBAUFFUMii : Fâché , étourdi ,
rtonné.
EhbI , ambè, amê , ëmt : Avec y
Jisemble ; dn Latin ambo. Voyez Am-
ExBELiB , embellir c Plaire « être
Lgréable , être avenant. Ce verbe est
Nretque toujours neutre : il est rare-
nent actif ou passif.
us sans cehiî ne peoMe rlrrt.
Et l« ToiutiMe tx>Dsjoiirt soîTrei
S^il fonltt , bifla l'aUsiie qaerrc
Jutqaei à Loadre en Engleterre,
Tant me pleust et tant ta'etnbelti,
Qu*à home me miiit et Je loi.
Botnan de la JEoitf»
IfittBEBOUEB : Couvrir , mettre à
'abri; apncari.
Embbelugoqueb : Couvrir la tête;
mH>here. Voyez Embitreliquoquee.
Embesoigre , em6exo/ig7te .'Travail.
EvBBsoBrcvER , embesogncr, eiti"
^soignier : Travailler, embarrasser,
lecuper, s'intriguer , charger d'af-
aires.
Embeu : Imbibé , imbu » ivre; im-
*iitus; en Prov. ëmbegurcU.
Embliblb : Terre en état d'être
nsemencée.
EvBLADEB , emblaer , emblaver,
fnhlayer, embléer : Ensemencer un
hamp en bled ; en bas. lat. imblu'-
^ure , de bladum*
Embliitt : Allant Tamble , le paa
*uu cheyal ; ^ambulare^ •
Ljsiart qui des honneurs mondains saroit
(•es , au pUastost qu*U pent quant il la rit ,
sscendît de son mulet enMtuU , aussi firent
(ox que avec lay furent Tenus.
Roman de Gérard de Nevers,
ExBLAiTT : Volant, enlevant.
EvBLivEUREs , cmblavurcs ^ em-
leures y emblures : Bled pendant par
s racines , qui est sur pied ; de
ladagium.
1.
£ M B 433
Rmbi.at : Instrument pour faire
tourner la vis d'un pressoir.
Emblayeb : Empêcher , embar-
rasser.
XMaLE : Le pas , la marche ; om-
buloùo^
Emblbb. Voyez Amblbb.
EMBLEE, antbler^ enbler: Prendre,
6ter, enlever, voler^ dérober, sous-
traire , ravir, fuir, éviter ; s*embler,
s*esquiver, se soustraire, s'enfuir, se
dérober , se sauver ; dérivé , selon
Nîcod , du Grec s/tC«ÂAiiy ; et Ménage
à*involare , qui a été fait , selon Ser-
vins , de vola y qui signifie , paume
de la main , et voler comme les 01*-
seaux. Borel est de l'avis de Ménage ;
Ducange le fait venir de la bas. lat.
ùnbladare, (Voyez EvBLinBa. } Je
ne vob pas beaucoup le rapport qu'il»
peuvent avoir ensemble ; Ragueaii
le tire ^invadare , qui a été fait du
Grec emballo ; d'autres le 4érivent
encore ^eveilere ; en anciea Prov.
amblmr.
De la cité s>a est 0mbUz,^
. Eb «ne pouro malsonette
S'en est entrei priréement^
ÏAtùM a prit Isnelement
Une soigale et grant et bdto.
Et vint à une Ties chapelU
Qui (n fondée et henéie
De Madame Sainte Sfaria
tiéens aloit tonrent orer
Et ses peehiea plaindre et plortr,
Et si fesoit à la fieie
Grant luminaire et grant soignie
Quant fl pooit argent avoir.
Goitiùrde CoituL
Qvant li cherax est embtez, si ferme 0%
Testable. Ancien Proverhe.
Embleteb. Voyez EMBLinEa.
Emblez (en) : En cachette, en
secret.
EuBLOTSB , a/7t6/a/er, emblaiet:
Empêcher, arrêter les progrès de quel-
que chose; abladiare.
Et
434 E M B
EvBtùâi: Champ éiise'nieiicé. f'ay,
EmblaAer.
Emboéeliker : Alléchef , Attraper,
séduire par des mensonges , suivant
Cofgrave.
Embocher les porcs : CVn léi
mettre à la glândéc ; dé bôseiu ou
de bucdà,
Emboslleb : Arracher lesbojraut.
Emboeà : Couvrir dé Boue , en*
duiré de lK>ue , suivant Pomèy.
ExàoiSR : Piercér de pan en part.
Emboiét^ : Ivre 9 trop plein.
EifRois^R : Amuser, ffbmper, sur-
prendra. f*OyéZ ClIBtJCHKB.
Emboisuur : Charlatan , fourbe.
Embolbeur : Animer , exciter ,
émouvoir.
Embolisme : Infeercalation ; de la
bas. lat. emboUsmus.
Emborber : Environner, border.
Car an palU ^Tfcnt troral
Qne je sebs bien , et pM né' fdî,
9oa« raréhi«M &iR ««r^wrdUe
Dès lors que premiers fu fondée
Qui estolt près de U bordure ^
Si en (m. plut fort eC plus seu#e.
Moman de Uk Mo§ê.
Embotèr : Emboîter , enchAsser
une choM dans une autre.
Embougler : Attacher, serrer avec
une boucle , suivant Pomey.
Embouer. Fojrez Ehboer.
EnBouFFiiBEiiEifT : Opgueilyficrté.
Emboitcér : Mettre de» poches à
mn habit.
EiiBouQuii : Corrompu , g^té.
EiÉBoosBR : Gâter, salir, souiller,
couvrir de boue ; enduire , crépir.
EMBftACBiE , embrassée : Embra»-
sement ; dUmbrachiare, formé de bra-
chium; en bas Bret. embrcga,
Embbâcb'er', embracier : Embras-
ser, serrer ei^tre ses bras.
Embragbez , enbronchiez : Baissé ,
couvert, eh bas.
j2«iBt Oenrd ci W CheTiUer virent les
EMB
oitâgM entnarmrchittd, Sf «er
pour prendre leurs courses * p«ii
les Uncei baissées: lesbeanLoMs
les escttz avant mys.
Roman de Gérard de Ni
EmmmàOMM : Empêcher, mettre abih
tacle , entraver.
EnamsiciisR : Mettre des lert au
pîeds et aux maint.
EiiBRÉfirRirBHT : Action d*eMbi«-
ner, suivant Poinej.
Embre^hrr^ y embrenier : Salir,
souiller^ ea Prov. èmbréma*
EmBreyvr : Faire entrer «mepiiot
de bois dans une autre, selon Pomej.
EmbrevurSt: Registres, archives^
chartf es , capitulaires.
Embrezsr : Allumer, enflamwer.
Ceste espérance k'en nsél «st coiice«tM*cB-
•otagef à penitenoe , et embrezeiSonÊtaê Bon
desier. Sermons do £ Bernard, fiL S?.
Animât itaqne ad pmnitemtian^,et acendit
*vehementius desiderium s/tes concepUu
Ehbricoitsr , eofArrcbffUBer £ Ci9-
rompre , séduire ^ et nou pas
per, décevoir, abuser. Vojti
COlf nbr.
Amottr* est et utile- tit Bouée
lie plus mesurable en^^fe.
Et le plus sage emhncona*
Maotdde Ferrières, eiiéparMêtéL
EfVBRitpvER : Citer en j«scîee<
ËmbrIbyer : Éteindre, aeMrtîr.
EMBRiviMiN : VMeBee,iaiipéla^
tifé , véhémence.
Embbiver (»') : Faire quelque drase
avec empressement , s'empresser.
Embrochi : Couvert , afMilé ; i
Metz on dit , embroué,
Embrochie : Embarrassé y incer-
tain , indécis.
Embroiloir : Bâton qu^ou intro-
duit dans une corde qui entoure un
ballot , et qu'on tourne jusqu'à ce
que la corde soit asses serrée.
Ex sjioir» embronchip etnàroms, est-
EUS
9rMeK, embruns : Triste , tnofne ,
obscur, cacbé , dissimulé , inquiet ,
diagrin , colère , soucieux , silen-
cieux-, pensif.
Ik cormb eoer et U geaUf ,
Xit au bien entendre ententiz ,
Et li f«l cn«*€«a trthistre»
di Mt toigonn embrons et triâtes ».
QaAnt il ot le Bien recorder ,
Qaar U wt »*! paet «corder.
Le EHidmBuffti.
Embeorcher , emhronchier , em-
hruneher, emhrunchier^ emhrunger :
CoiiTrir, cacher, affubler, serrer;
^*oàumbrare,
Adès qniercnt-ib le sepucre
If OAtre Seiraeur , «« iD*e»t ark »
Mtmèronckuz onli tantes les vis
Et ipar samUant mont se despiseat»
Poor ans acroistre s^apetisent ,
Por ce les haa, por ce am nttîsent*
Gamtkr de Coinsi, lip, i, cÂap, i »
^ariani des Pap0lâtds.
EiiBmuiNER : Gâter, brûler par la
iimine , sorte de brouillard ou de
gdée Manche qui noircit et gâte le
Isied; éeprtana, suivant Pomey.
Embeuir : Se mettre en colère «
«^approcher de quelqu'un pour l'at-
taquer.
£iiBBtiissEHXif T : Assaut , attaque.
KsfBKfJiCEa : Obscurcir ; de bruma,
Skbeuhche : Embuscade.
Embbuhcheb , embrunchier : Em-
barrasser, entortiller, couvrir ; d*où
^mbrunckement , entortillement.
Embu ^ embout , cmbus , embut :
Entonnoir pour les liqueurs; dVira-
butus; en Prov. ëmbu ; en Espagnol
embudo ; en ItaL embouto.
Evbubee : Infuser, pénétrer, dar-
der, faire couler, faire passer ; im-
bibere»
ExBvctTEMENT, embosche , embus^
ckement : Embuscade ; action de se
cacher pour surprendre ; et abou-
«lismeat, reodex-vooSf entrevue;
EUE g(05
de buccM} en ane. Prov. AnAofca.
n vient , dit Borel , de bosc, forêt oh
se cachent les soldats.
Eh BVCHEB ^Tendre des embûches,
Hiettre en embuscade, se cacher pour
surprendre , déguiser sa peiuée , te
contrefaire ; entraver, mettre des fers
ou des liens aux pieds ; en ancien
Prov. êmbosear.
ExBUFFLXR : Tromper.
EmbuHeliquoqubr , embureluquo^
quer: Occuper de fadaises et de cho-
ses ridicules , amuser de paroles et
de discours pour tromper. M. Le Du-
chat dit que ce verbe signifie propre
ment, s'emplir la tête de diimèrea
semblables à celles des moin A | qu'ils
ont accoutumé de loger sotii leurs
capuchons. Le Fauvel dentandaiit
Fortune en mariage , dit :
Pourquoi s*il tous plesoit entendro
Qu^à mari me voussîssiez prendre,
Donquet séries tous trop plm sénTo
De Tos biens, ei je on pku graai csfo, '
Car aussi seroi-je ass^ur,
Qoe me touldries mon éar.
Car par vostre foj séries moie.
Et je rostre « lors penseroie
De TOUS amer, terrir, et plaire.
Trop plas qae Tenfant à sa bmiv^
Lors se taist Faurel et soaspire,
D*aa fimx soopir dont il est sire ,
Et cuyde par nuit à la hme »
Jjnâitfwlif «ofriier Ibrtimé.
MomoM dm FatuftifféL 59.
EvBiTT : Entonnoir; imbutut.
EifcHipEicEirt : Ce qui couvre
quelque chose.
Emb, éi^me.* Respiration, haleine,
ame, esprit; anima.
EifB , œsme , aesme, esnte : Prix ,
taux , estimation ; œsdmatiô.
Eue , embé : Avec , ensemble ; du
Latin ambo.
EmEc , emè'd, emëg:Xii milieu.
Emehoâtion , emainde , emande.
entende: Amande, fruit , et amende ,
eonection^ réforme; emembuio*
'A
436 £MI
EKBV9E& t ememdeur : Réforma-
teor* méduteur, correcteur; emen-
dator; tn aac. ProT. éfNéiansér.
Emevdee : Corriger , réformer ,
régler ; emendare ; en ancien ProT.
éméndar.
Après que les utîsM forent fahei , le Duc
Goddiroi et les Seigsors le» etntmdertmt par
pltuieurt fois, c«r les cfaosrs qa*iis Teoleot
tftnnir* à acroistre es assises , iU le fe soient.
Assîtes de Jénuukm, chap, 3.
EvEKCEâVf : Concernant , prove-
aant ; emergenâ.
EMsacEa : S'échapper, se retirer,
se débarrasser, se délivrer ; emergere.
ExEULLovB : Gai , éveillé , vif ;
de mftiUus.
Embeveillable : Digne d'admi-
ration ; adtmrabiiis.
Emesee : Bander, tendre, tirer un
arc ; diriger, envoyer; emiiiere.
E^ESSUEE : Charge , accusation.
Emeussaixitz , emussaintz : Se ré-
voltassent , s*émussent.
Uns home ne doit soffrir palne de sa pen-
sée , li encien fnrent meu et orent grant cure
que li homes ne se emeutsaint* pas legiere-
Bent à pleidier, et nous meismes en arons
frant pensée à ce que le fol hardement «oit
ancniia fois refrcneu par paine.
jimcUnne Couiume dOrUmns,
Emeut : Fiente , excrément d'oi-
seaux et d'autres bétes.
Emeutee , emeutir: Élernuer, cra-
cher, expectorer, rendre les excré-
mens ; à^emittere.
Emi , enuni : A moitié, au milieu ;
in mediom
ÏMicTEK^ émier: Réduire en miet-
tes , en parcelles , écraser , piler ,
liroyer.
Emi H AL, eminau , emine, emineau,
eminée : Mesure de terre , de grains
et de liquides ; achemina,
Emihchez : Eunuque.
!• MràcA», les coîl. ., . defbles, o« de-
EMM
trcschea.oale t.. dctreachei, 3 at'
point en la église de Dien.
Trad^ de lu B'Me , Demtenm.
vers. I.
Nom imtraàie eanochus attrùû i
uuis tesûemiâ et akteàso verUro,
Domùu.
Emiouèee : Moulin on machine
propre à broyer, à réduire et à nel-
tre en poudre.
Emm a I g e 1 e , ammaigr/r, emegrour:
Maigrir, dessécher, devenir maigre;
emacerare , emacrescere.
ExMAiziE : Le Maine, proTÎnce da
France ; Cœnomania.
Apres si oirre on* grant pièce.
Et si erra trefttont Poitav ,
"VEsnmmme, Tonraiue et ABgan,
Kormendie , Fraoche et BoorgoigBa
Provenche, etEkpaignc, et
Et Hongherte et Moriane
Et Puille, et Calabre et T«
Et Loheraioe et tout Ausai
Par tout mikt son cors en
U Dit dm Bmmà.
Emmiih EE :£mmener;iiutii«riAMenft
Emmubstii : Réfléchir, niimncr.
Emmaladie : Devenir plus ■*-
lade. Voyez Malaolux.
EMM ALAJHAT , cmnalagat : Enve-
nimé, devenu plus malade.
Emma LEE : Faire des paqueU.
Emm ASIE : Rempli de manne « selon
Nicod.
Emmantelee, emmenteter : Enve-
lopper, couvrir d'un manteau.
Emmaeee : Tomber ou enfoncer
dans un marais.
Emmaegiee : Plonger, enfoncer,
faire rentrer ; iminergere,
Emmateiculer : Enregistrer.
Emméemekt : Par amour, de toat
mon cœur, avec tendresse.
Sire, fet-il, pour le renom
Qui si renome vostre nom ,
A Toiu me vient oomméement.
Et sachiez bien quVmin/efTM'Jif ,
Et plaisamment tous serriruie.
ûatitifr de GoM, Iw» i y dby. 99-
EMU
EMttf vznsiiT : Rapt , tîoI , enlè*
▼emenl.
ExHBirsissuRE : Altération , dépé-
rissement ; à^emarcescere,
EmiSR : Aimer, cBérir; amorti
EvMESLÉ : Confas , brouillé.
EififEssé : Qui a ouï la messe;.
de missa.
EiiMBSsnaE : Charge , accusation.
J^Mi : Entre , parmi, à moitié , au
ieu; in medio.
Xmmi le cluistel en etUnt
Kft Doe tor et fort et gjnint ;
Un* barbacane mont fort
Avoit tome Yem le regort
Qui à la mer ae combatoit,
QiM U mera au pié li batoit.
Bommn da PerctvaL,fol. lo, F*.
EvmirBm : Emmener.
Emmitofler , emmitoufler : Se ca-
cher, s*enTelopper d'habits ou d'autre
dose, dans k crainte qu'on ait froid,
on pour n*étre pas reconnu.
EmiTRsa : Mettre la mitre à un
éTéque , le sacrer.
• EWitiUDREMENT : AméHoFatioB ,
augmentation.
Emmiuorer : Am^iorer, rendre
Biâfieur, augmenter.
Gbo qui aegligenae empire , emmiudre so-
lonra, porteancbe emmuuire le aens et la
Miroir du Chresùen,
Emmoeler, emœUer : Oler ou tirer
la moelle , selon Monet ; emeduUare,
Emmolxer , amoUoiery eînoUier,
emoioier : Amollir, rendre doux et
flexible ; emoliire,
Emmoiter : Emmener.
EmiovRER , emmurer : Entourer
de mort, enceindre , renfermer, met-
tre en prison ; de murus,
EmcouREUsEMBHT : Amoureuse-
ment , RTec grand amour.
Une Abesae fn jadii
Qoj la Dame At paradla
EouDoît mMiX0mmourtut9m9nt,
E M P 437
Seu cuer et ten entendeoieBt
A? oH mia à k bien aerrlr.
GoMitifr de Càiiui»
Ehvtjrxr : Renfermer, mettve en
prison.
Emmuseler un FouLAxir : Li|imeU
tre une muselière pour Tempécher
de téter , selon Monet.
Emmusquer : Parfumer de musc»
Emoi : Crainte,. surprise, admira-
lion ; émotion , souci , inquiétude.
Emoibr , êmojeit (s') : S*tnquiéter»
se mettre en peine ; emovere,
Emoigiiier : Mutiler, ne laisser
que les moignons ,. estropier.
Emolooatior : Homologation; du
Grec •fêêXêyuf»
Emologukr : Homologuer, ap-
prouver, ratifier, eoofirmer un acte
passé ; homotogare; du Grec •ffXtytiu
ExoRCTOiRX : Chair spongieuse^
derrière les oreilles , aux aisselles ,
aux aines, par où se vident quelques
parties vitales des malignes humeurs,
selon Monet.
Emorcx , emordke : Charmes ,
amorce.
En ousTiLLER , emoueher : Rendre
gai, de bonne humeur, chasser les
mouches.
Emotbr r Émouvoir, remuer, se-
couer ; emovere; en Prov. émoouré ,
émoirè.
Enpjkcsis , empagemtfH : Embar-
ras , empêchement ; imptâimemàm ,
impedido; en anc. Prov. e9npaii;ta
Prov. mod. empach, empackës.
Ehpachuoar , empargar: Erapé*
cher , embarrasser , mettre obstaole
impedire,
EnPAiRnaB : Transporter, henr-
ter, pousser, entrer , précipiter ^ en-
foncer, se mettre; impingere.
Si me faîtea porter dedéni Ik ▼*&•€! dans
lit , Ion fi ac 0mpmiulr$M' <■ k
i
4*^
EMF
tout seol et' M je ^nriens à gariiOB» je re-
toarnerai à ÇorooiuiUes Qnant
Tristan voit k dHeii tî grant , H lai anoie trop
de demorer, ei se (ait emp€Ùndre en mer, le
^wile ttadn; et en pe« dlieare fut eeloacné
du rÎTage. Roman dt Dristan.
Cmr AiiTTB : Attaque , choc , oura-
gftfi , tempête ; impaetio,
£xpiLETOQCRa : S'habiller, se vê-
tir, s'envelopper.
Empâit : Etendue delà main depuis
Textrémité du ponce jns<{u'an boni
dn petit doigt , ou de Textréraité du
pouce jusqu'à celle du doigt du mi-
lieu ; en sorte que Vempan d'une
main ordinaire fait les deux tiers du
pied , c'est-à-dire huit ponces- Monet
s'est trompé Y en disant que X empan
avoit un pied et demi.
■ EiiPAifAGa : Apanage; apanagium^
Empav^ « empené : Ailé» qui a des
plumes ; de pennatus^
Empara : Garni de pain ; depams,
£MPAirE»£& : Mettre dans un pa-
llier.
EMPANaE , empenre : Entrepren-
dre , former une entreprise « et non
])as apprendre , conune le dit Bord ;
iVappnBhfimlere,
Mâh girdea que tu ne lea croire
Ce diront il pour toi traïr,
Grai» tomeaa te feroaa êoafbiw
Et gran» dolort et grans abao
€e ne leste ce qu'ai emptuu.
Puis te diront li adTertier,
Se ta te ▼•«» aller arrier
Por esebaper de ee péril»
Sain et sauf te diront que il
Te remenroot à lauTeté
Par la porte où tu as entré.
Ce te dirons por espoaater
Et p«ar de ton propos giter.
Kncor li diables adrcrsier
Le torMeatoient d^autre part ,
D*«iii ocir lor estoit tart ,
Et pnif le Chevalier prit opt
Li aoeml , et di li ont :
Sofltirir te feroat cet toriPent
^ PC Icate C9 qii'si empoiu.
EMF
Se de ton propot te retraîe p.
If oos te remettrons tout an palfj
A la porte par où renit.
Le PurgmtoirÊ âe JL Pmtnm,pm
MarifÊdÊ Wnmem,
Empaoubrezit , empaourëxà: Ap-
pauvri , tombé dans la misère ; t^o-
riants.
ExpiaiCEE : Egaliser , meftpe de
niveau , marier, unir deux personnes
de la même condition, du même nuy»
Emparar : Protéger, défendre, or-
donner, commander ;.£0fpevisre; en
bas. lat. emparare.
Empaechek : Enfermer dans «m
parc.
EMPAREVKifr : Réparation » pro«
tection ; imparatio. Ce mot ftétéanut
employé pour rempart ^ fortificatîoB.
Emparen TÉ , apparenté: Qui a d^
parens nobles , riches , pnissan».
Emparée , emperer z Fortifier >
élever des remparts.
Empaefcvee : Parfumer, donser
bonne odeur , selon Ronsard.
Eu p AELE , emparlere, emparUns^
emparlieryemparUereSypariier :Hmi-
me éloquent , beau parleur, orateur»
avocat ; d*où efnparlerie, offioe d'u»
avocat.
Empaeler : Causer, pax^er y plai*
der, dire , raisonner , disserter ; par
raholare.
Uns Chevaliers de BoaaKNst ,
Emporta mont retnaJblement»
Seignors , fait-îl , entende! mol
IfoQS sommes tuit hoomie le Roi»
Ver» lui sommes en screaHtaA
Et jel* n'isai premièrement.
Biotnan dt Tiebes , m? 6737.
Empaeleue : Traquet de moulin.
EuPAETXE : Accorder , donner »
fiiire part , octroyer ; impartirL
Empas : Liens, chaînes; tVimpedirt*
Empastueee : Faire paître, mettre
en pâture ; de pascere»
ExFATEOiri& V empaironner : JMet-
tre en possession, rendre mattre d*tuie
chose « juû&ir, donner J'IoYestîtore et
la propriété d*une yiUe ojx «jUxie»
biens.
£ihpavjU>os : Fossé » trou • et gé-
néralement toute espèce de cavité»
ExPAVEiTTEjL : Pavcn
EupEàu, ampeou : Fente, crevassât
ente , insertion , cLéfaut , mauTaise
qualité ; à'impedicula , ou à^impid-
sio 9 suivant Monet.
Émpbchb : Empêchement , embai^
ras ; impedimetUum,
EuPEcasji UN FiEjp : Le saisir féo^
dalemenC
EvPBci « €mpegié: Pris aux kcs^
tombé dans le piège , poissé , gluant^
imptcauu^
Ovgnieat ^ m Angelei fwat pUie »
Ik «r 1m lionitA replaie
Bl ckM et un» « dUoMigîéi
Oi^oMPi pr«ot tAat §«e p«a <aUi«y
Quant a le Prélat ea^egié.
Qui le pueple a mê DieuaUffié p
Toftt tiuit li autres deslogi^
O^aaieps lf« vieE vaîBaat aawia t
PxkBet devenre le dergii^ »
Paateart et berbît a mengi^.
Son fourriers est peu fait d*assaîe.
Miserere du Âedus de MoUem.
"En^ziVDfiUfefmpaindre : Jeter vio-
lemment, lancer, heurter, frapper
avec force, enfoncer ; impingere ; en
wtnc.9Tor,empènhér, emprênhen
Tel i ot ^ «• eieapereat
fit en lan aét fuiaiit «■trèrcnt ,
Et en mer se firent empiùndre.
. RamtMdu Brut»
ExPEiTous : Impétueux , violent ,
emporté ; impetuosus.
Êm PKLLBXBirii : Machine k lancer «
palle ou bonde qui se lève et se baiase
pour faire sortir ou retenir Teau d'un
étang.
SiiPBiri^ , empennez y empennon :
Garni de plumes , ailé ; Tandroit de
EM P 439
la flèche où sont fic)ié«s les filumea
d*une flèche i depeamu
Alors de tons «Ates aueîroaoianl Gutà
en luiJançiBt dare empemmea.
Mtman de Gérard de Neeen^
ExpBiriiBa , empener : -Garnir de
plumes , mettre des ailes: Aejpemna^
en bas. lat. impennare.
Vae avtre en i ot «pelée
Francbiae ; eele îert en^pméê
Da Talor at 4a cortoiaie.
'*ë0mmmdeimtkm,*9en^,
ip pris A mea deas mnkmUê^kêmp
Et flCH&Beaçai fort à tirer «
Et en tirant à souspirer^
Et tant tiré que JWnené
l« lîiatèjpai tôt empené,
fiM^BimBa : Ctmdamner è una
peine , punir » châtier en frappant;
de pœnm,
EvPEiivoif : LVndroit Ae la flécha
wà sont fichées les phimes. *
Empeheb : Entreprendre , em^
•]^1^>er ; impendefT. T07. Ewiiiax.
ZMPMsé : Héflédn , pensé mùre-
mefit \ tittpêftsttiuSm
EupBirrBa : Voir , regarder , exft-
«niner , c/bserver ; inspicetr,
EvpBBB : Empire , juridiction.
EwEasAua : impériana.
Ev^Bacait : Impératrice.
ExPEBBum DBS soTAis : Titre du
chef qu'on éUsoit tous les ans à Nesle
pour gouverner la jeunesse.
EliPEEiEB , emperaory empereor,
emperere , empery, ùnperear: Chef,
commandant , empereur ; imperatùr.
Maladie priât à YJSmptrmorg parqnoi il no
se pot ineire en mer ; il manda pour le Pa-
triarche Girart , et li dist que il ne pool! pas-
•er à ce passage pour «on dabait.
Guillaume de jyr,/hl. Sga.
EMPBBisax : Qui exoelle en toutes
choses^ d'imperatar.
4
44o IS M P
CvPERiSBit , empereis, empererù,
emperix : Impératrice ; imperatrùc.
8« li Eaupererct de Borne «
Sons qui doivent ettre toit howe.
Me diûgnoit voloîr prendre à laine ^
Et fere moi don monde Dame ,
Si Todroie-je mies , f et-ele «
(Kt Diex à teimoîog en apele)
r.itre ta pnt. . . apelée ,
Qae Empererit coronée.
* Roman de la Rose , vers QOiS.
Se TRmperere qai ett à Rome ,
Soubz qoi doirent estre tont home
Me daignoit prendre pour aa famé
Et me faire du monde Dame ,
Si Tondroie orea mienx dist-elle»
Et Diez en tetmoiog en appelle
Kstre ta pot. . . apptllée
Qa*eftre Emperiere appellée.
Roman de la Rose.
Empescbe : Obstacle , eropêche-
,inent ; impedimentum, U se dit aussi
pour pèche y fruit. i
ËM p E SGH E R , cmpcschier , empes^
lier, empesquier : Mettre obstacle ,
arrêter , empêcher, embarraséer ; im-
peilire.
Empesée : Fâcher ^mettre en colère.
Empestée E : Se laisser prendre ,
sVmbarrasser dans quelque obstacle
.ou piège, gêner; impedire*
Empeteee, empetrécr : Obtenir à
force de prières, impctrer; impetrare.
Car poor pals em^frerll Tenlx dire mea dia.
Et qtii demande acort et pais, il m*est arls,
QirU doit de tontes gent Tolentiers estre oys.
VU de du Guesclin.
Empriteose : Bail d'héritage à per-
pétuité ; du Grec emphyteusis.
Empienee : Obliger quelqu'un à
marcher à pied
Em pi EN HE , empiengne : Le cuir du
dessus du soulier , l'empeigne.
Empieeeee : Remplir de pierres ,
changer en pierre, pétrifier, selon
Pomey.
Empieeeier : Empirer , dcYenir
pins mauvais , suivant Borel ; i/ipe"
jus ruerCf inpejorem statum ire.
Empietemsht : Inrmùgm , uiiir^
pation.
Empiétement, twipataneM : IKed,.
base d'une colonne.
Empiffeee, empifreer : FaireflBan*
ger à l'excès, causer nue grande rf-
plétion.
Empigee : Graisser , enduire de
poix ; impicare.
Em PIMENTEE : Parfumer, rendre
une odeur agréable.
Empiquee : Empaler; ùnpalart,
de palus.
Êmpieince ^emptrement: Corrup-
tion qui augmente , détérioration ,
perte , dommage , mal qui accroît
toujours ; substantif d'empirer , de
pejùr.
Se le chose prestée empire pnia snr mol»
par la defaote de ce qne ele ne ne tk rendue
quant je la demandai, je pnia deaiander par
YesoQ le damage de Vemptrememt de le cfeiose
prestée ; car je ne doî pas damage de Yempi*
rtment de le chose prestée.
Coutume de Reauvoisis, p. 197, eh. 37.
Empieee : Décrier, décréditer.
Empiex : Endommagé » tahrant
Borel.
Empiriee : Nuire , endommager ;
empirer, devenir plus mauvais.
Ëmpitivee : Avoir pitié , avoir
compassion.
Kt il ert de nous empiÙHmt si noat
gardée et fait tons ses comandemena devant
le Seignor nostre Dieu si com il nooa tnannda. ,
Trad. de la Rible , Dealer. cA.6, *ven. a5.
Erlique nostrC misertcors , si euâtoduri*
mus etfecerimus ofhnia prœcepta ejus coram
Domino Deo nostro , sicui maadasnt aoèig.
Emplage : Emploi, proportion,
rate part, rate partie ; et remplissage,
addition ; àUmpHcare.
Le quintal de canelle vant cinquante etcns
et Tonce au feur V emplage, on à proportion.
Momet.
Emplaibee , emplaidicr , emptt^
ÉllP
%r .' Intenter un procis « plaider «
mettre en cause , appeler en justice.
Voyet Plais.
Emplaistse, ^m/»i^Av .- Empla-
cement , place Tide.
EupLAiT : Procureur , cliargé de
procuration \ impUcatus,
Emplb, empU : Grand, large ; am-
plus; et plein , rempli ; impletus.
TVx ôt galres iî vil garçon
Ki D*enmena«t François prison.
Et bians dcitriert n cinq » n troîi
Et aant Tautre menu harnoSa ;
IV 'ot chartre en tonte Ifonnendie«
Kl des François ne fuat emplie.
Roman du Hou ,/bi. laS.
EiiPLiia , empler : Doubler, aug^
menter^ étendre , emplir , remplir ;
implere,
Tehaas le TÎt , monlt s*en coreee ,
La maçue qn*il tint, adrece,
Tel cop U done lex la temple
Qne tonte la bonche li tmple
De aanc et de cerrelle ensanble.
FM. de d'Estormt,
Emplet , enpiet, lisez cmplet, en
fltt : Dans le procès , dans la contes^
tation.
EiiPLiyé : Commis, employé ; /m-
pUciUus,
Emploe : Petite caraffe, burette
dont on se sert à Téglise.
Emploite : Achat de marchan-
dises , emplette ^ àiimplere , suivant
Ménage.
Emploitbb : Acheter des marchan-
dises, acheter ses provisions, vendre ,
.débiter ; impUcare.
EMPLoaEa , emplourer : Pleurer ,
ae désoler , se chagriner , implorer ,
appeler à sou secours ; implorare.
As Damoiseles demands
De quel part lor Damme Tenoit.
Celés qui furent emplories ,
Ont les chières en haut ler^s ,
Et contèrent à lor Seîgnor
X^ grant hontt et le dtsennor
ISMP 44l
- De celm qnl l'en ot portée ,
Empiorant et descoufortée.
Roman de Percevais foL 55o.
Emploueez : Triste, éploré, lar-
moyant , pleurant , fondant en lar-
mes ; implorons,
Emplovoie : Pleuvoir sur quelque
chose ; mouiller ; impluere*
Emplumee : Plaisanterie dont on
punissoit un homme surpris en adul-
tère.
EvPLus : Mouillé.
Empoint : État , disposition, situa-
tion , point d'une chose.
Empoint (bien) : Bien armé , de
bonne contenance , bien portant , en
bonne santé.
ExpoET (rime) : Emporte, enlève,
Empoet : L'action d'emporter ^
d'enlever par force.
Et pour ce qne je n*eusse point à^empôrt,
je rae levoie dn conseil, et en ting qtaanqn*
il rapportèrent sans débat.
JoinviUe, Mu./ol.59.
EMPOTiONirEMEirT : Potion médi-
cinale ; depotio.
Empouillee : Garnir, ensemencer
une terre.
ExpEAiNTUEE : Tableau^peiuture,
empreinte , rq>résentation.
ÈuPEEiGNÂifT : Fertile, vert, qui
pousse bien ; de prœgnans,
La tient sa foille tote flestre
Li lorier qui Tert déust eatre ;
Et séclie i redeTÎent olire ,
Qui doit estre empreignant et rire.
* Roman de la Rose, vers 6101.
Empesnaiit, enprenant : Entre-
prenant, courageux.
Empeendee, enprendre : Entre-
prendre. Barbazan le dérive à^impri-^
mère. Voyez Expanee,
Or dit dooc en la persone de seinte E^te,
cui pechica il tome seur sei et dit qu^il sunt
sien , ne mîe par ce qn*il les eit fez ; mes par
ce qu*il les a enpris à effacier par sa pas.sioa«
• Comm, iur le Snutier, Ps.Zt, Tfert* u
4<3 E W P
Graat palne emprent <piî fini. • • pr«Bt à
carda. AinciêM PfOPfroû,
ËMPEEKT : n entreprend.
Coment raîton de Dîeu amée,
Zst jos de la tour deralée ,
Qui l*amaiit chastîe et repreat
0e fit ^e foie Mpoar emprent,
Mûfium de /« Boie.
EvpRÂs, enprès, en après : En-
suite , après , auprès, proche \propè.
Xi se dit aussi pour, exprès , précis.
Se anoon fet miae à Rewc , et enprès Tient
en mesage à Rome , Il arbitres ne doit pat
tatre forciez de dire son dit.
Lw, de Justice et de PUt,Jol 38.
Emp&essee : Mettre en presse, imr-
primer. Barbazan le dérive d'imprî--
tnere , ainsi que notre mot empresser,
pour se hâter, ^empresser n*est au-
tre chose, dit-il , que de vouloir tra-
verser une foule de monde pour arri-
ver à son but , franchir les obstacles.
EMFmEir : En premier lieu.
EMPESSt : Briéyeme&t , en peu de
mots.
Shpesvx , empreut : Le premier,
en premier ; du Grec î» «-p^vreir.
EvFRiMB , oprume : Seulement.
Voyez Opeome.
Emprih oaB , empriendre : Prendre
feu , exciter , opprimer , fouler ; ûit-
primere.
Et quant iU eatoient emprient, Uat plut
tstoient il multipliea.
Trad, de la Bible, Exode, ck, i« vers. 1 2.
. QuoMthque opprtaiebant eos^ tantd mk^û
msUtipUcabantur et crescebant.
Empein se , emprise , enprise : En-
treprise , projet ; àUmpressio ; en bas.
)ft. emprisia; en Ital. ùnprese; en
£spag. empresa.
Une folie eat toat emprise p
Ifaia d'ea iatir, e*e«t la maiatriae.
Boman de la Base,
EHF
Oa fonB« facileDeat nae folU iilr^ptîia^
le grand talent eat de pouToir tn. aortir.
Ha Sires » ce dîst Gérard , Je Tooa sapli^
humblement que ceste chose tous Teuiles ém^
porter d*en phn parler à Lyaiart, aarda cer-
tain cnide savoir, que avant ^oe eeÀ Met
Tenist de son emprinse phislot aaroit ffia^iiia
toutes Ick AUemaignes.
Boman deCerardde Wmêt't,
Empris , enprins : Entrepris , em^
barrasse , opprimé , accablé , MÛsi %
surpris.
Nous ne pourrions trop lionourer
Leur sens , leur rateur , ne leur pria ;
Car assez ne serions louer
Les biens qu*en elles sont comprias
£t quant est à raoy, j*ay emprù
De les servir de ma puissance ,
Fust-ce pour coaibattre à oultranee*
Le Mirmr des Dmimes^
CVst que congé et liardemeot
N'aras eu d*ele araisoner;
Aiuc a esté sans m6t soner p.
Près d*ele confus et empris
Bien cuidoies avoir mespria*
Que tu n'as la Belle appelée.
Boman de la Bùse,
Emprise. Voyez Emprinsr'.
Emproforoir : Creuser , appro-
fondir.
ExpTioN : Achat , aeqnisition \
emptio,
Empucter , empucteir y emptiier ^
emputeir : Imputer , accuser, caloBW
nier; imputare.
EMPUiCNER : Saisir avec lepoii^t
empoigner ; de pugnus.
Car nus ne me puet empuigtmr, ae jaisadi
ne m*empuignera,
Boman de S, Graal,faL Kl > p^Uni
d^wee poigméo d^épée»
Empullenter , empulietUir : S«k
tir mauvais , rendre ^une nuraraise
odeur; empuantir; àUmpuriiia,
Lî enemis »i le demaine ,
Que 9\ très fort sonf6« et alatee ,
Que trop graot Jiide est du vooîr.
Et sue de h\ très grani pooi^ ,
D'une sueur si très puUente,
Tout le moustier en empaUhnte.
Gautier dt Cwui, liv, a» cA^yu iSL
ENA
SMlH9VAitti« : Corronipre.
. EnFUTUs : Accnté , calomnié ; im'
putatus,
£if puTma : Accuser , dénoncer, im*
puter ; d'on empâtement, dénoncia-
tion , accusation .
Emputbue : Calomniateur » déla-
teur; imputaton
Emuchies : Rendu mince.
Emuchies , émouché : Évincé «
renroyé , chassé.
Ehulâteue : Émule , rival , en-
Tieux, méchant ; œmulator; du Grec
EvusEUS : Moucbettes.
Et il iUt sept lasaUroM od l«ar tmmtnUf
«t Us vasMttx doal les Uonterses Mtaîtat
■iQscbées tut de très net or.
Trttd. de la Bible, Exod,, eh. ^^^ven. iSu
Feeit et lucemas septem cum emunctorUs
guis, et Tfosa M ea fum emmneta sunt extiti'
guanatr, de auro mÊmdissima,
Eir : Préposition employée pour on,
en, eux, dans; i/i. Borel dit qu*on la
plaçoit souvent devant les noms pro-
pres d*hommes : il se peut que dans le
Languedoc , Ton s*cn soit servie mais
jamais dans notre ancien François.
£n ces cheienes ej^lises
Forent les proreades assises
D*ainnosoes , par itel corent
Qn V/i les douast honestement ,
Mes en les vent , en les acliate ,
lai a TiUine barate
Jiiàle Guiot,/oL 96.
ExAAGEE , enaagier : Déclarer ma*
jear; d*œvii/n,
£h-aima : Comme , selon Bord.
EifiiMi : A savoir, selon Borel.
Ehaxits, enans 9 enant, denant :
Avant, auparavant ; anté»
En AME a : énamourer, s^enamoêt^
rer : Aimer tendrement , avec pas-
sion , prendre de Tamour; d'amare,
EifiMEEER : Rendre amer; ina-
maricare, d*amaror. Ce mot se trpuve
dans Itoosard*
EN A 443
Etràxoirai « enmmoMreux:Dtreau
loureux, épris d'amour ; d*«0i#r.
Grant pîece aï Illee denoré.
De Bd-Aenefl emamomré ,
Oà ja trouvai graat coaipaîgiÉla.
Momamdelm
Eir AoujHA , enafhar : Ennuyer.
En A PRÈS : Ensuite , aprèa.
Enabchiez : Voûté , coiiribé en
arc,, arqué ; â'arcus,
La front ot lUane, polU aana froaca.
Les sorcls bmaa et emmvkitM,
^ Homo» de la Étosej iren SSo>.
EiTAaMB : Anse ou courroie d'un
bouclier ; ce qui servoit à le suspen-
dre ; alarma. Selon Borel , c*est une
guige , espèce d*armes.
EiTAERHEMsifT, orrkemeni.'Axldùn
de donner des arrhes , engagement ,
achat de grains sur pied et avant la.
récolte ; d'arrha,
ENABKHEm , arrher, enerer : Don-
ner des arrhes , acheter des grains
sur pied , avant la récolte ; arrham
dore. Barbaxan dérive le mot arrhes
de tuirt, lien , ramus , parce que les
branches d'arfaret servent à lier lea
fagots et autres objets , et principa-
lement les gages qu'on remettoît au-
trefois aux juges ; en bas. lat« arrka,
gage , lien. Fofez HAmcxiOia.
EiTAaT : Échafaud de maçon.
Enasee , enazier : Couper le nez ;
enasarc , de nasum.
Enaspeies : Aigries , piquantea.
Et por kal n'apeleroî-je ju nnotioa cen k*
oiedacin et les plaies at assuaget les enaspnm
ooMataoaas.
Sermons de S. Bernard, Jèl, iia.
Quidni tUjterim uneti&mem , qvm et mede^
fur TfMÙiariàms, et axaspcratas fomfitmim
Um't.
Ehavaitt : Dorénavant ; tVi antê.
Enâvieo : Versi environ» à-pen»
près.
44
K l^B
E^BAÏF. , envahie , envoie : Joùf^t
combat , lutte , attaque ; dUnvadere;
en Langued. enbait, étourdi.
Pitirz fiert , qui iot trop d« rose»
Lor la rendit presque confuie»
Blaifttdoat est renux Délit,
Biax Baclif 1ers seur t07. e«1it ,
Cil fist.à Honte nue enbaïe^
Kspée aToit de plaisant TÎe ,
Kscu d*aise , dont point n^aroie
Orlé de sobz et die joie.
Aoman de fa hose.
ExBALDiR : Publier, proclamer,
promulguer, signiGer.
£zfBiRNXR : Grossir, deyenir gros ,
prendre de Tembonpoint.
ExBASMÉ : Embaumé.
Enbatbe : AJ)attre , jeter à bas.
£:fBAucHURE : Travée.
ExBEGUiN^ : Ivre , plein de vin ;
coiffé.
EirBESoNCNER : Faire travailler ,
mettre en besogne.
Eubeuree , cnbeurcir, lisez enhe^
vrcr^ enhcvreir : Munir , remplir ^
garnir, instruire.
Certes ans moines Justes par non fu «/►
ôeuretz de Tart de medicine , M qneiz à moi
mtablit en cel titeisme raonstier sonionse*
ment solott aer? ir et Telkier en me» asai dnei*
maladies.
Diai, de S. Grégoire , //V. 4, chap, 55.
Quidam namque monacktu, Justits nomtne,.
medinnali a rte /itérai imhutu» ^ quimihiin
eodetn monajterio constituto $editlè ohsequi ,
eUque in Msiduis œgriiudittibus mets excu-
bore coMsueverat,
Enbeus : Garni , rempli , orné ,
savant ; imbtttus,
Enblader, enblaer^ enblaier : Eln-
semencer les terres, y semer du bled ;
en l)as. la t. imbUidare ^ de bladum^
Voyez Emblader.
. ÉifBLAKR : Embarrasser.
*- ftire , fi*t-ele , je Tons demande congîé d*a-
1er uvficc tous en ce TOTagc , quant Mcaire
Ticbaut Toi , si fust moult dulant , et dîst ,
douter, raie , dou menor esquier que tous ares
fcrea tous plu& enblaex que moi.
Homan du Qtteiu de Pontkrem,
ENB
Enblavchir : Vêtir, habiller, bliRi*
clûr , rendre blanc, couvrir de blanc.
Tel se fait moult reagarder ,
Par %'enbletnehir^ par aVafarder
Qui plus est laidfl et plu» eat pcssM
Que pe«liiex mortelx en quârcame..
Gautier de CoiMsi, Ue,.!»
EirBLAKCBiz : Habillé, vèta, cou-
vert de blanc.
Or trespasseit lo pont, astoient li ddîta-
blés preit et verdoians aomett de bien flai-«
rantes flors des iierbes , etqueis astoîent
Teues estre assembici?. à'enblanckiz borne*.
Dia/. de S, Grégoire , liv. 4 , chap, 36L
Transacto autem ponte , ameena ermnt
pra(a atque uirentia , odoriferit kerbantm
Jîoribiu exornata , in quibtu albatomm àmmi»
nam convtntictda esse *videbaiUur.
EzTBOER : Salir, tacbec, couvrir de-
boue , remplir de pus , apostumer.
Gsl miracles bien nona enaaigne
Que cler« , ne moine nr se praigne
A Icclierie, ne à luxure,
Qui «'entente i met et sa cnre »
De s*aue perdre est curieux.
Prestre qui est luxurieux
Si puant a le cors et Tame,
Qu*a Dieu put et à Mostre-Dame y
Luxure est si enboant boe ,
. Que le cors bOtUe et Tame enboe.
Gautier de Coinsi ,li»,i^ chap, 83.
ExBoizE : La ville d'Amboise snr
la Loire ^ au-dessous de Biois- ; Anh-
bacia,
EiTBoucHiER : Mélangerune bonne
chose avee une médiocre ou une mau-
vaise , mixtionuer.
Ei^BouRCER : Amasser , recueillir.
EirBRAOAR : Empêcher, mettre obs-
tacle.
Enbrechie : Action de cacber.
Enbr ECRIER : Cacher, couvrir.
Ife purquant tus di sapience ,.
Kature ele enbreehie science ,
. £mes ke ja n*eusse dit ceo kest avant
Fors sus le son ke es tm aivaui (suiTxnt)
Eufin ras suffira assea
A t« Tos eoTTCs ke fem.
Emeigmmtm étAmêêt^k.
ENC
' ElrnioircnBE (et non embrochier,
cbmlkie l'écrit Borel ) : Cftcker» bais^
ser, couvrir ; oburnbrarc.
Quant Genird et 1i Chertljert Tirent lei
OêUges etttrer oa cbattel , il se eslongiefent
E»ar praudre lor coimes, pu!» retorncrentle»
Dce» beMÎéex , le« heaumct enbronchieK , lef
Cftcuz avant mis , fcrirent le» destriers des espé-
rons, si que à les Teolr venir lembloit foudre.
Moman de G&wrd de Neven^
Mu. /!** 4107.
Si eoroutra un Cliemlier et Dames tovtn
itnbronchiés en lor ebapes qui peneaoce fe-
foieut. Âoman de Merlin,
EirBRON S , enbrunché , enbruns :
Triste , obscur, caché , couvert, f^oj.
Embion.
ExBULLBTKK : Donncr un billet ,
un certificat ; de bulla,
Enbuvse : Imbibcr,mouîller, abreu-
ver; imbibere. Voyez Abeyiee.
Engachee : Chasser , expulser ^
rejeter.
Li paour est pourfitaLle , il emeaehe les pé-
chiez et restrajnt les vices et fait TAme soli-
teuse. Miroir du ChresHen,
Encal, pour sénéchal.
Eirc Air CHER : Embarrasser.
Encant : Autant que.
Emcantaibe , encarUador: Magi-»
cien , enchanteur \ incanUitor»
En CANT1& : Ensorcelé , charmé, en-
chanté ; incantatus,
Encantemext : Chamie, sorti-
lège , enchantement ; incantatio.
D'autre cose s'est porpensée
Par erbes et par encantem^u
Yelt faire son propo&ement ;
Ses sors et ses ormes atrempe,
Se« erbc« travaille et destrempe
Od le vin li velt faire boire.
Rotnan de Doiopalat,
EzfCANTER : Charmer, enchanter ^
ensorceler ; incantare.
Car je sui clill qui jamais n*iero
Jour sans travail et sans essil ,
Pour cliest diable de baril ,
Que juaufez et mil iiaoto arde
£NG
445
Li naufea Tont eu eu garde
Qui Tout , je cuis , tout encante.
Dict du BariseL
Encaous , encaousscment : Pers'é-
cution, accusation; incusatio,
Encaoussaiior, encaoussaire: Per-
sécuteur, accusateur ; incusator,
Encaocssir : Persécuter; incusare.
Encaper : Couvrir d'une cape>
donner une cape.
Encar A, enkeras : Encore ; in hanc
horain. Voyez Encoures.
Encarater , ertcarauder: Enchan*
ter, ensorceler.
Engarchier : Charger, recom-*
mander. Voyez Carger.
En CARIER : Charrier, voiturer.
Encarner : Prendre chair, s'ln->
carner ; de cearo , carnis. C'est aussi
l'action de l'oiseau de proie , quand
il met ses griffes dans la chair du
gibier.
Encarter : Rédiger, passer tut
contrat ; de charta,
Encassiller : Enchâsser.
Encaucer : Poursuivre ; d'oà en^
caucàieret encaus, poursuite.
Enceinturer : Concevoir, deve-
nir grosse; en Latin et en Italien
incingere»
Engenble : Ensemble ; in simul.
Encencier : Encensoir.
Encenobicent : Incendie, embra-
sement.
Engence : Certaine mesure de
terre , ainsi appelée parce qu'elle
étoit enceinte de haies ou d'autre
clôture.
■
Engensir : Donner à cens.
Engentrbr : Enter un arbre ; dV/i-
sercre, ou plutôt du Grec iyKitrft^ut.
Enceque : Pendant que.
Engequete , encenqueta : Aveu-
glement ; de cœcitas^
Engerghaui.es, encercheur: Qui
épie , qui écoute , qui approfoudit »
446 S N C
qui examiné , tcrutateur ; ùtquisitor.
Barbazan le dérive de scrutator,
VtrlsiM est li cuers de l*ome et niant en-
Sermons de «SL Bernard , fil. ilo , r^.
Profimdum namque est cor hominis , et
iMpcrftCmtabile.
ExGBairxR : Eocliisser, entouver,
environner» ceindre ; incingere»
ËKCBRQUBa : Recliercher» pour-
suivre , f 'informer ; inquirere ; en
bas. lat. eneercare.
Cil qui let forfez encerque \% proMOtenr.
FmèL de ComstûtU du HmmeL
£hcestf4xt : En effet» a cet effet.
Enchàcier : Chasser, renvoyer,
bannir, poursuivre.
Et Inî dift» noUe Roi , aide vona requîer
Contre Piètre le fel qui me fait enchacier,
Ihx roiaume raillant que je dois justicier.
Fie de du GuescUn,
EiicHÂiirnRE : Environner; deve-
nir grosse ; incingere.
Dolonrt de mort moi enchamdrttU «I lea
périls d^enfem moi troereront.
Comm. sur le Soutier, Ps. ni, ifers, 3.
CîraimdedeniDt me dohres mortis .* etpe^
ricula inferni invenerunt me,
Encraince : Échange , troc ; de
cambium.
Enchaintb : Environnée; enceinte,
femme grosse d*enfant.
EncHAiNTURER : Devenir grosse
d*enfant , être enceinte.
Et Toi ta cosine Elisabeth , elle est «mcAmis»
ntréû et ad conçen un fils en sa rieillesce.
Bible , Lue , chap, i , i>ers, 36.
Si eeee Elizabeth oognat^ tua, et ipm eon-
cepit filium in senectute sud,
Eiictf lîR , encheoir, enheoir: Tom-
ber, se prosterner ; incidere.
EncfHÂisoir , tnchaiioun : Caase ,
sujet, occasion; occatl^
sue
A qaî s«nt dolovra? à qni ptrs art Mtvst
a qui sont foessées ? à qoî sont pUioa saap
enchaisoun?.k qui roiller des oeb?
Prov. de Salomon , chap, 23 , Tfers, %^
OU vm? eujus patri
five^e? cmi sine causa
oculontm?
I tfo/? eus rtxmr ctsi
imbsera? eui ssfffmêm
EifcuAiTivER : Rendre valbes*
remx , être malade. Voyez Caitif.
EircHAMifADER : Borel dit que c'est
enjamber, comme qui diroit encam-*
hader; car combe en Languedoc est la
jambe; d'où est venu le mot escambar-
lot, qu'on donnoit , au temps de not
guerres civiles, à ceux qui étoient par-
tie pour les uns , et partie pour les
autres , c'est-à-dire, ayant une jambe
d'un côté et l'autre de l'autre ; car
ce mot signifie proprement èx^nor-
quiUié, Je ne sais si Borel a compris
son explication , pour moi je ne la
comprends pas.Ce mot se trouve ausu
dans le Glossaire du Roman de la
Rose , pour démener, remuer. L'an-
teur renvoie au Codicile de Jeban
de Meung , vers 819, où est cette
strophe :
Orant sens est d'amjs faire et grtigBear dm
garder;
Hais pou en fait Ten ganU qni les venlt es-
charder;
Oncqnes gens mieulx ne scenrent orea «it>
ckan^tider.
Que cenU qui en leurs marrm veulent hita
esgarder.
Barbazan dit n'avoir jamais vu ce
mot, non plus que M. M**% qui
s'occupe depuis quinze ans d'une
édition du Roman de la Rose , colla-
tionnée sur trente Illss. les plus an-
ciens qu il a pu se procurer à Paris.
Voici la stro]>lie telle qu'elle est écrite
dans les Manuscrits :
Grant sens est d*amis fere , et greignonr don
garder,
>a eafct et garda qui la Taell eaeksrdcr:
£lf G
^MM^IMV ^MW IMlK ttt 06Wflt PnlM M^um
Qmt «fls foot <|h1 leon cravnt Tocilent hlm
et^arder.
* TWir. d(» Jehan de Weung, vers 8171
** Tromper, amiifter; Tautcnr parle dct moi-
net qui tareot ai bien «c coutrefaire, qa%
tPioipvat lea prclato.
EircHAiTDSLisiER , eschfmdelisur :
Répandre de mauvais bruits sur
quelqu'un.
EircHANTELfiA : T^ver sur les cliafih
tiers , ranger des pièces de vin sur
des morceaux de bois , sur des pou*
très , ranger du bois , Tempiler, selon
Monet ; incanierire.
EircHAiTTEMENT : Encsn ; et e/t-
chanteur, celui qui vend à Fencan.
ËNCHiHTERB : Sordcr» magicien ;
incantiUor,
Ekchanterie : Effet provenant
d'une science magique \ incantatio.
EifCHAPELER : Mettre un chapeau
de fleurs sur la tête , selon Monet.
Voyez Chapel.
Ekchapelsueb : Action de mettre
tnn chapeau de fleurs sur la tète.
EircRAPPER : Couvrir , revêtir
d*une chape.
EncSAEAUDEE : Ensorceler.
EzfCHAROEa y encharier , lisez en-^
eharjer : Engager, charger quelqu^un
de faire une chose , recommander ,
ordonner^ commander ; angarîar^»
Or oex ce qoe m'emekarfm
Ma Dame qui m'envoia ça.
Rutebeuf, DU de VErherîe,
EiccHARNÉ , encharneie : Incarné f
qui a pris chair > incarnaius*
0 sapience kt de dedens eit traite ! b sa*
pieoce vraiement enehameie et coverte.
Sermons de S, Bernard, foL 55.
O sapientia , çtue de occultis iraheris / 4
*»erè iucarnata et ifelaia sapientia,
ExcMARNER : Prendre chair, s'in-
carner, devenir homme.
E N C 4«7
Eh cKAftTi , énchannh Prisonninr,
détenu ; incarceratus. Voyez CAATafc
et Chartre.
Encbartrer : Mettre en prison.
EircRASsi , enchaudez : Chassé ,
exilé, banni, poursuivi ; de quassatus,
EircaAUCER, encauchier, encha-r
ceir, enchacer, encfuicier, enchaiceir,
enchalcer, enchalcher, enckalzeir,
enchalzer, encfuisseir, enchâsser, en--
chassier, enchauchier, enchaucier :
Poursuivre , chasser, bannir, exiler,
presser, serrer, fouler avec les pieds ,
se hâter; qHossure.
Maît il ne pnreat pasveoir ceaz mafignet et-
pirty lesqueia icil enchaUant à toi aolTrok
grieme«C , mais il veoient leur pretence en la
confusion et en la palor et el tremblement àt
celui ki attoit traîz.
JDûi/. de S, Grégoire, Ur. 4, ehap, 3^
Eos euitem, quos i/le insisteates sibigrmriter
iolerabat , ipsi malignos spirttus Dtaere nom
poterani, sed eorum proïsentiam in eon/k»
sione, etpmUore, ae tremore Utims qui trttkc-
batur, 'vuiebanii
Enche : Conduit , canal , gout-
tière , tout ce qui sert à égoutter de
Feau; du Grec encheo.
EircREiNTE : Femme grosse d*en«
faut ; incincta»
EircHEiR , eacheoir: Tomber, faire
une chute \ incidere.
Kar par ploia rient capenumee
A» mardian» , e Inr aidauce ;
En pluie soTent toneirs Tienent
Et fudrea iorent auii encheienif
En rKiertt font crétine aoreott
Lea miaani sVn «iflent cmement.
Los Enseigisemens d'Aristote»
Ehcreper : Mettre aux fers. Fof.
Cep.
£if CKERCVEvrR : Espion ; inquisitor,
Barbazan le dérive de scrutaior; il a
été pris aussi pour querelleur , qui
cherche dispute.
ENCHERixR^encAer^^y encherser:
Reckarcber, eoqvérir^ itiqmrere; ea
448 £NC
,bas. lat. encercare. Barbasan le dé-
rive de scrularL
Wencherke point 1rs cote» tacréet , n^ate»
ciure de savoir chou ke il ne te loi«t.
Miroir du Chrestien.
EircHEREssEMEKT : ActioD d*ea-
cbérir ; et encherie , enchierement ,
enchère.
Eif CHEUE : Succession » héritage.
ËNCHKVESTRKR : Mettre un licou ^
une bride à un cheval , à une béte de
somme ; au figuré, embarrasser, met-
tre obstacle. Foyez Chevestre.
Ekchey5on : Amende, impôt.
Enchi : Ainsi, donc, là , ici ; formé
de in et hic.
Et cIieTancIia tant qne II vînt k Mestîno-
pie !(or le flum et enchi se herberja et fut
tendre ses très et ses pavfillons.
Vitte-Hardouin .
£ircBiEF,lisez en chicf; incapite :
D*abord , en pr<'mier lieu.
Rt tout einsinc si les puet Ten mètre on
champ , et ■ il qui appelé si doit aler à Tautre ,
et le doit requerre ; et cil qui seru vencus ,
•t ne perdra ja ne vie , ne membre por ce qu^il
ne sViitrapcleut pas de murtre , ne de traîson
en chiefi mais cil qui sera vencus si paiera
à Tautrc sou champ , et quanque il aura coûté
en chief, et les coûtantes dou jour que la
bataille aura cêté jugiéc.
Etablissemens de France, liv. i, ch. 89.
Enchi FERRER, enchifrener : Obs-
truer, embarrasser, bi>ucher, empê-
cher. Barba zan le dérive du mot
enche , qu'il fait venir mal à propos
du iavcc syphon, conduit, canal; et
àe/reenare, empêcher. Borel dit que
ce mot signifie barbouiller, venant
ôHensa/rané ; il auroit au moins dû
établir le rapport qu'il pou voit trou-
ver entre safran et barbouiller.
Se nuls a privé me tenist,
l'iulle n^i gardast couditiou ,
Foi, ne veu, ne religion.
Se ne fust aucuns foraenex
Qui fu»t d^amours enclûjrenez,
JSûman de k Mue.
£NG
Enghis , encù , emùz ■: Btettrtit
d'une femme enceinte » e| meurtre
d'un enfant dans le ventre de M mère^
de mulierem inciens, ainsi dit » parce
qu'on tue avec l'épée, cum eiue$ tn,
bas. lat. incisium.
Encis est si est quant Tcn ûgtt temmm mm
ceinte , et elle et Tenfaut se meurent.
Ancienne Coutume d^Ax^oà.
Enchiser, e/ic/rer; Inciser jcoupery
tailler, hacher, trancher ; inàdércm
Origenes qui les coil. . . .
Se copa , moult pou me prisa ,
Quant à ses mainn les encisd
Pour servir en dévotion
Les Dames de religion ,
Si que nus sonpeçon n^énat
Que gésir avec aus péatt.
Roman de la âam,
Enchoisoker, encheîsoner,cneM*
sonner: Gronder, blâmer, reprendre»
accuser. Barbazan le dérive de co»-
sari. Voyez Achaisonner.
Quant je me fus arée bien quatre jonra après
ce qye nous fusmes venus , je alai reoir le
Koi , et uCenchoisonna et me dit ^oe je n*a-
vois pas bien fait quant je avoie tant tardé à
à li veoir et mecomanda, si chier corne j*avaie
s^amour que maugasse avec lui adèa , et an soir
et au maiu jusques à tant que il eut arée qaa
uouk ferions , ou d'aler eu France , oa de de*
mourer. JoinviUe , Mu* JhL sis.
Encrouer : Frapper, blesser.
En CHUTE : Ce qui échoit par sac-
cession.
Eif ciEN : Vieux , ancien; anttquuim
Encien ( mon ) : Mon escient ;
scienten
En ciR AILLER : Couper par mor-
ceaux.
Encirer : Enduire , couvrir de
cire, selon Monet.
£?rcisER. Fbjrez Enghisek.
EnrciTER : Provoquer, exciter;
ea:citare.
ExciTEUR : Qui provoque.
Enclastae : Lieu fermé, graoge ,
grenier.
fiirc
BtrotiAVift : Ce qui est enfermé ta
dedans, et non pas limites» fron-
tières , comme le dit Bon* 1.
EircLâTSURK: C16tare, fermeture.
Barbasan dérive les mots , encùtver,
^nclapés , enciaveurv, de claustrum,
doitre , barrière ; d'antres les déri-
Tent de clavus, on de in et de claudot
ïfe TÎendr oient-ils pas plutôt d'i>i-
Kludere?
EircLiN : Salutation en se baissant»
révérence ; incUnatio.
EircLiN , adj, : Baissé , prosterné.
Et jeo enclin ahourai Nostre Seiguor be-
A^squisnt NostreSeignorle Dieu Monteigneur
Abraham.
Bible, Ognèse, chap, ^4, av/v, 48.
Pronasque éuioratui Dominum , benetUcem
Dominé Ùeo Doinini /net Abraham,
Ekclinfa : Saluer en se baissant,
incliner, faire la révérence ; inclinartm
Devant \e Roi s'agonoîlla ,
Et moult hunibleroent B*enclina
£d m loi le *alua :
Lavert Kiiig we^bd, ce li dit;
Li Roi» demanda et enqulat
Que la l*uc< le li di»oit ,
Car êùn langage ne sa voit 1
9e li disoit un Latinier»
Qni de Ce e^toit coudtumiert :
La Mesciue t*a salué
Et âelguour Roi t*a apelë.
Roman du Brui.
Ehcloeube : Empêchement, obs-
tacle, opposition.
Ev cLoia , enclore : Enfermer, ren-
fermer ; includere. Barbazau le dérive
de claustrum*
Eif cLOisTRE , enclostre : Barrière ,
Ken, frein ; et enclos d'un couvent ou
d'un monastère ; inclaastmm.
Met garde à ta bouche , scele tes lèvres ,
wmdoi»treàe kîlense , ne parole iiiîe souvent si
on ne te parole. Miroir du Chrétien,
EircLos , enelous : Enfermé ; in-^
mltuut*
Ehclotir : Se jeter datns un trou ^
Ë Ht d 44^
se cacber, s^enfermer, selon Monet.
EifCLOUEMENT .' Action de se bles^
spr avec des cloUs , d'attacher àreâ
des clous.
En cLoùEa : Attacher, fermer avec
des clous , se blesser avec des clous ;
de clavus,
EifCLuoK : Enclume.
£2rcLi}s:£nfermé,renfermé;moine,
doitré , solitaire ; inclusai.
Ils nVspargnoit ne ders, ne moines ,
Bncltis, hermites, ne canolnes,
Kt les nonaiiis , et les conrer*.
Qui plus erent à lu! ahers.
Le Chevalier au Barisel,
Encochkkent: Action d'encocbcr»
de mettre dans une coche.
Encoche a , encrùcher: Mettre une
flèche dans la coche d'un arc , tendr»
la corde d'un arc pour le tirer
EvcoEUvaia , encctvrir : Renfiiw
mer, couvrir ; coopciire,
Encoisoit , ecoison : Pièce de bois
ou pierre qui fait saillie, et sur bh^
quelle porte une poutre.
Encolpado : Coupable ; culpAtnii,
EncoLPAs : Etre coupable » con-
damner ; culpare,
Encolpé : Accusé, coupable; enn
colper, accuser, déclarer coopable.
Encolure : Isthme, langue de terM
qui joint une presqu'île ou tine ile
au continent, et qui estbaignéed'eaM
des dent c6tés, détroit { de àoiluên ,\
selon Monet.
Engomangemeiit . ePttômnîénte-
ment : Principe , origine , eommènoe^
ment.
Don Chevalier blecié dira!
Qo*av«>ft en le bras brisié ,
Formeut Tcu a lu caer pesé»
Qu'il u*a esté en la bataille
Avecques les autres sans faille »
Car dou chastel vit vraiemetit
La fin et VencomànoemetU.
Fabl. dànê Femme pùmreeniffommet,
E^rcoxBaB : Difficulté , embarras y
r f
45o EH C
€bêtMde , rcDCootre flchrote ,
dcot. Barittzaû le dérÎTc de cmsut-
léUiOf et d*aatres de combrus.
fA arcrqars ce ci>«*a'S fiMrdba*
Il« <iÏT«r* arbr«* i raa taut ,
Qoe ae Mroit !»*«« f&t meoMAnr
Ile les *o«* dttàMlrr.r par MiMbrt.
KomoM de la Bâue.
EvcoMB&i : Comblé, embarras&é;
malade.
E?rcoMBaEA : ?faîre , faire du mal ,
obstruer, conTrir, combler, embar-
t9L%%tT ; en bas. lat. eRCombrare.
EïrcoMBBErs, escombré : Malben-
rtnv , licheax , en nu jeux.
E?rcoMBEica , enconbrier: Encom-
brement , dommage, perte, malheur ;
de combnu.
Daiu qna^re yvn \^ «eraî à la fonUioe , ic
Dka BM de^ebd d'eneonhrier.
Bomande Tristmt.
Ehcomiaste : Panégyriste, qui
lait l'éloge dec|uelqu*uii; dV/?co/7i/i/i7i.
EncoM MEBCEE : Commencer, met-
tre en train.
Quant toat fut en grant ttrieté , 3 emcom*
menca â chanter.
Roman de Gérard de Keyert.
Evcos • enson : En La ut ; in sum-
mu m.
Ehcohcbee : Équiper, arranger ,
parfr.
EifcosfTiHEirT : Avec excès, in-
continent ; incontinenUr.
Errcoif TBE, enconuée, subst. : Ren-
contre, aventure , combat; à^ encon-
tre , adv. , contre, vis-â-vis , qui vient
de contra.
£frc:o9TREifONT : En remontant.
Voyez COHTEEMOWT.
ENroiTTEEPLEGEE : Donucr cau-
tion. Voyez Place.
KivroifTBEE : Rencontrer quel-
qu*un , se trouver face à face ; in
fiontra ire. Encontre lui : Au-devaut
Evco VTE SI A9CEB : Promettre, (
Tenir, être d*aocord.
Tootrs le* foîft tjme
^ plariex cIiom« , l'ane %k
k i«baa , je Toa* doBrrai ^ix I
val, il M p«<^* acqniijcr par
pleftt , on par le dteval , «m par l*s
CMcfacaie de fff figioûû- ■*'^*^r 3^
^^
EscoFLEE : Unir, joindre,
pler ; coputare,
EïfcoB PELEE , encorder: Arrter,
engager, einbarrasserdass uoecotde,
garnir de cordes , selon Monct. EtH
corder un arc , c'est le garnir de
cordes ; de chorda.
£?rcoEFEE : Garnir de cornes. Eth
corner un arc : Le garnir de corBCft
anx deux bouts ; de cornu,
Ekcoettetee : Mettre dans des
cornets, faire des cornets, suirant
Monet. La Fontaine s*est servi de ce
mot pour, prendre une comelte de
femme.
£?rcoEPEE : Accuser, déclarer coa-
pable ; culpare y et encorpeir, mettre
en prison , charger d un fardeaif ,
incorporer ; incotporari,
Qoe trestnoz à max eat Tenus
Par Daut renard et par sa corpe, (cal^}
Et qu*Yftengrio i droit Vencarpe.
Roman du Rene^^JhL 3i.
Encoetikee. f^ojr. ExcocaTivEE.
ExcosTE : A côté.
Pais arifte com bone archiare
Par nne petitete arcbirre
QuVle rit en la tor rrposte
Par devant, non pa» pareiicofAr.
* Roman de la Rose, 'vers bib^i.
n ayott leu la Bible et les lÎTres q«t TO«t
tncost» la bibli. JoUmUe, àiu.fiL 34a,
ENC .
drcdvLPVft , encouper : Déclarer
coupable , accuser , inculper ; in*-
<ulpare.
MelUatît •*«!! aUa armer, triste et despltî-
SAiit de ce qa*F.ariant nVttoit arte , laquelle
priant Diea que son chaoïpioa Toubiat aidier
•oaai rraiement que à tort estoit encoulpée.
Roman de Gérard de Nevers.
Encourânge : L*action d'encourir
«ne peine.
Ekcourembht : Peine où Ton
tombe par sa faute ; d^incurta,
Encoukes , encor: Encore ; quand
il y a négative, il vient ô*anié hanc
horam ; et sans négative , de hdc
hord. On disoit ore , pour heure.
Eif COUR ON NEE , encoronnet : Cou-
ronner ; coronare; en Ital incoronar.
ExcooRTiN ER .* Fermer les rideaux
du lit , tapisser, environner, couvrir
de tapis. Voyez Cortinkr.
Les rues estoirnt ^nronrrm/rf moult rîche-
■lent; tuit se penoifut de faire bel atour.
GuilL de Tyr,fol. 170, ^.
Encràiné (cheval) : Blessé sur le
garot , égaroté.
Encravanter. rbr. Aoravanter,
Ekcravkr : Augmenter.
Encre : Ancre de vaisseau ; an-
chora; et encre à écrire, à*incaus^
tum , qui se trouve écrit encaustrum
dans un vieux Mss. de S. Germain ,
cité par Ducange ; de là inchiostro en
Italien , et encre en François.
Encrksser : Engraisser, croître,
augmenter ; increscere»
Encretse ma doctrine comme la pluie, de-
conrge mon pnrler corne la rosée auxint come
pluie sur la herbe , et si come gutte sur greins.
Bible y DeuteroH, ckap. 3a , 'oers, a.
Concre»cat ut piuvia thctrina mea,fluat
mt ros eloqtùum meum, qtuui imber super
kerbam , et quasi stiila super griunina.
Encre VER : Blesser, faire une plaie.
ENCRoi , encroué : Crucifié ; de
eruâfixut.
END 45i
EirCROER , encrouer : Pendre au
croc, accrocher, attacher.
Encroué (arbre) : Arbre qui , en
rabattant , est tombé sur un autre ,
et s*est engagé ou embarrassé 'dans
ses branches.
Encrouteju, encrouster : Incrus-
ter, creuse/, graver ; incrustare. .
Encui : Avant la fin de ce jour.
Trop ares , dist-ele , Tesca ,
Ge TOk froissrré cel escu ,
Yos en gerrez encui par terre,
ISaz empréistes ce^te guerre.
* Roman de la Rose , vers i5^3.
Encuit : Qui n'est pas mît ; m-
coctus ; et trop cuit , selon Monet.
EirctRER : Tomber, encourir ; //»-
currere»
Eif cnsATEVR : Accusateur ; incu^
sator,
Encusement : Indice, accusation;
incusatio,
Encuser : Accuser ; incusarcs
EifcuTE : Occulte, secret , caché.
EifCTRER : Inciser, suivant Borel.
Sx ce mot a existé , il n*a pu signifier
que , garnir, frotter, enduire de cire.
EnczAiHTTE : Enceinte , grosse
d*enfant.
ErrnABLE , endaibie , cndtijrbie ,
endeble , endesble : Qui s*en va , qui
se meurt, se corrompt, débile, foi-
ble, abattu ; de debilisi et praticable,
Pandore* Gué endable : Gué prati-
cable, par lequel on peut passer.
Eif nAiv , cndain , cndan , enden ,
endeni : Enjambée , mesure , rang ,
rangée ; du verbe andare ; en bas.
lat. andena* Yoyes Ducange au mot
AiroELLUS.
Endaz : Parbleu , morbleu.
Endeble : AfiToibli , abattu » dé-
bile , foible ; de debiUs,
Ne dcTons mette en oubUane*
Le dit , ne la seueBance
Del cerf qui ektrangemeiit OTr« ^
l^uer il neojue'la colovre
%
4S% END
Ce dit Yen , quant il est tmîUi • ,
Puis est tos sains et refresckis ,
Quant tieil et endeble se se ut ,
Si vet querre tout bêlement
La fosse où la coialetre dort ,
Qui moult 4e crient et het de mort.
Le Bësdatre,
EirDEiK : Mesure pour les prés ,
en usa^e du côté de Toul.
En DEMENE , endemné : Volup-
tueux, lascif, impudique.
ËNDEMENTiERs , e/idemenHeres ,
e/fdemèntre : Cependant , dans cet
interTalle, tandis que^ à présent , à
ce moment , pendant que , pendant
ce temps-là ; formé de ineie et inté-
rim : c*est VifUerea des Latins ; en
Ital. mentre , et en Lang. demeniré ,
dementreque; en Picard entreian*
Près est nostre Sires, chier freire , ne soîez
.'die nule ohose ousenoenols , près est et (ot apar-
rit , ne defîaillés mies , ne ne laisses miei :
qnareilo endementrc c'on le puet atroreir,
apelelz lo endementrc quM est près.
Sermons de S, Bernard, fol, 37.
Propè ett Domimts, Jratrts mei, hlkUtol-
Uciti suis : in proximo est , et okiuê apport-
bit, Tioiite dejicere , noUte lassari : çugerite
eum dtim invehiri potest, invocate eum dum
propè est.
Le R07 pour soi retraire % demanda les es-
picea et tin de congié endemehtiers fjvC'ài
ilomMH du petit Jehan de Saintré,
lE^vx>'ijxBJLV%Ay emiè'nhatnén :■ Indi-
gnation ^ colère ; indignaiio,
£nosnb4rsi : S'indigner, être in-
digné 'y inUigHtirin ^
£noent : Authentique ; teut dire
aussi , Tespace que parcourt là Ûl»x
en un seul coup.
£ndknt1ër : Garnir de dents, Ibire
des dents à une scie; il s'est dit aussi
pour appuyer le visage contre quel-
que chose , renverser quelqu'un le
▼isage contre terre.
XND
En-ukntuax : Temps de Is dcîiti«
tion ; de dens. ^
En DENTURES : Actes authentiqMi
doubles ; chartœ indentatœ.
Endehoi : Dartre farineuse.
Endestea , endetter : Ent9getj
être hors de soi , être fâché ; indé^
viate , de deviate, être égaré , hors
du sens.
Endeux : Tous deux; amho* Voyti
Ambkdeux.
En DETENIR : Arriver, venir; fonai
d*inde ventre,
Endez : En dépit de.
Endezempàeae : Abandonner ,
quitter -, formé à*indiicedere.
Endict : Jugé, convaincu , oon«
damné ; indictus,
Endictkmnt : Délation , impit y
taxe ; indictio.
En DICTER : Dénoncer, ordonner,
faire savoir ; indicere; en Provençal
indiere.
Endictevr : Celui qui indique ,
dénonciateur *, indictor.
En DITE , enditié : Instruit , inli»*^
mé ; indictui.
En DITE R , enditier : Indiquer^ ins-
truire i faire connoltre , eceuaer» dé-
férer en jugement ; indicere.
SI K fu enditié Etienne BoyUMe , H^êA
iMiutalot et garda ai k proYbeté, qMO ail
malfaiteur , ui liarre , ne murtrier , n*oM de-
Uonrer & Paris. Joinnlle , Mss.JoL 370.
Endive : Espèce de chicorée } in-
tuhum ; en bas. lat. indivia.
Endizeler : Ranger, mettre par
dixaine, selon Nicod.
Endoàirer, endoucUrtr, endower:
Assigner un douaire.
Endoctrinbb : Instruire^montrer,
donner des préceptes ; de dœtrina.
Endoi , endui : Tous deux ; ambd.
Voy. Andeils et Ajébedeux.
Endoier , endoyer : Montrer au
doigt; de indi^tare, suivant Borel.^
END
EiTDOiEa : Baptiser un enfant ,
l^ondpyer; inundare.
ENDOLOMKRf tndouloumer : Tuer,
assommer par trahison.
ËNopaABLSTÀT : Éternité \ dt du-
raUlitas,
Eirooaci : Endoês^) employé sur
un dos de papier.
Endormissemiitt » endormisson :
Assoupissement , engourdissement ,
la fatigue , la charge , Tincommodité
de quelque affaire ; indormitio.
En ooERKiL : Recouvrird'or^dorer;
inaurare,
. Powtê^itdorréet ad cil en lits d*argeAt » qae
parole en son cœr (ajoater, iempoire).
Bible, Properè, chap. a5, tien. ii.
MàUi aarea in îectis argenteis, qui hquitur
^ttrhum im mmport suo.
EiTDOiissER : Mettre sur le dos*
Endos : Citation, assignation écrite
au dos d'un acte.
Endossure : Dos d'un toit , cou-
Verture de telle chose que ce soit ;
d*induere.
Endoulenti : Douloureux , pé-
nible.
EiTDOTER : Montrer au doigt ; in-
digiiare; et baptiser un enfant , l'on-
doyer ; inundare,
EvDRiÊ : Endroit d'une chose, son
beau c6i6 , celui par lequel elle doit
être vue ; in directum.
Endroit , endret , endrouet : En-
viron , envers , contre , égard , jus-
tement ; in directum. Endroit soy :
Selon sa charge, son office. En vostre
enflrbit : Envers vous ^ à votre égard.
En cest endroit : A cet égard. // estoit
là endroit : Il étoit directement là.
Endroit de moi : A mon égard.
Quicovqae coida , ne qui die ,
Que soit foUa on mosardie
De croire que songes atiegne
Qui la ▼oodra , pour fol m>a tlegnt
Car endroit moi ai-je fiança
Que songe toit aigaifiauea
END 453
Dn bicss aux gens , et des aniùf
Qoar lespluisors songent dennîa»
Bfaintes choses coarertemant,
Que Ton voit puis apertf ment»
Bommn de la Mote,
Endruir : Devenir fort et robuste.
End VI , enduis, enduit, enduiz :
Tous les deux \ ambo. Voyez Endoi.
Enduire : Avaler , introduire ,
faire entrer, mettre dedans , couvrir^
revêtir ; induere; et exciter, indi)ûre9
engager ; inducerc»
Les grans ennemis Dieu si sont Tes renoles ,
Car il sont à mal faire eadais et eATOtes »
Et savent ceux qui ont dedens Acres ostoiex ,
Carpar ceste gent furent mis à glaive et Roiex*
Codicile de Jehan de HÊeung,
EiiDfj» : Eevétu , couvert ; indu»
tus; excité , engagé ; inductus.
J^NDiriMiifENT , emduisom : Action
d'enduire î inductio » selon Monet.
EirnvLciR : Adoucir, rendre j^us
doux ; cdulccrare.
Le quers se délite en ojgnemens et de Aver*
ses odoura, Talma ast «m^k/Ici par hona m^n-
sails d^amift. BiUe , Pro^erk, cA. 97, ven. 9.
Unguênto et vûrOs odônkm deUetatmreor:
et home mmici c^neHiis anima dukoratiir.
Endurant : Souffrant , patient 9
selon Monet.
Enporexevt : Action de «mffrir,
suivant Monet ; et tolérance , pa-
tience, suivant D. Carpentier. '
Endurir , endurcir : Rendre dur ,
durcir, endurcir ; indurcure.
Par t*us de la longe orison , en ses contea
et en ses genoz , solunc la constoaie dea gIi»>
mot fu troreis U coin endaurvt avoif aorerint.
Dûs/, de S, Grégoire , /îr. 4 tfiJ. 147.
Mais jeo endurisseroi son qner et multî-
plieroi nés signes et mnscrisona en la tam
de Egipte , et il ne tous orra.
Bible, MxodêfCàMp. 7, vert, 3.
Sed ego indnra]>o cçr ejus , et multiplicoBo
eigna et oitenta mea im terra ^gypd, et
mm aiidiet mu»
454 E 5 F
E^TEiwzA : AbreuTer^menerboire,
faire boire ; àiaqua,
DoDcz à boire as owaiDet et les remenex
à loor pasture , lewjaeut re^pondirent : Kot
ne poome» »! la que tootet le* bestet soient
atsemblf^e» , et dont remuerons la p^rre de U
bouche del putz que nos eneatvomes lesfonka.
Genèse, ehap. 39, owav. 7.
Date antè potum ovibus, et sic eas ad paS"
tum reducUe ; qui responderunt : Non pos-
sumus, donee omnia pecora congregeniur ,
et amoveamus iapidem de ore putei, ut ada-
quemus grèges.
Ekegrir : Aigrir, tourner à Taigre.
Eh KL, enneajc , ennel , ennifur ,
esnau , esniau : Anneau, bague, yojr,
Ankl.
Enêmistâitsa : Haine , inimitié ;
inimicitia,
Enkrrer : Arrher , arrêter un
marche en donnant des arrhes.
EîfE5-LK-PAS, enes'leure : Sur-le-
champ , à l*instant , tout-à-rheure ,
incontinent ; de hora.
EnESQUE : Vaisseau de charge.
En ESSE R : Exposer en vente.
En FÀER : Ensorceler, jeter un sort.
Eneançon , enfanteau , enfechon ,
enftizon : Petit enfant ; infantulus.
V7n image eut drseur l*autel
Qui moult estoit de belle taille ,
IDes.-ur son cliief une tooaille^
X/n enfancon eu sou devant.
Gautier de Coinsi, iiv. 1 , ehap, 3 ,
pariant de la Vierge.
EifFAircER : Embourber , plonger
dans la fange.
Enfargerie : Bourbier , fange ,
limon , vase.
Enfantemekt : Ensorcellement ,
maléfice , sortilège, suivant D. Car-
pentier.
Enfaxterbssk : Accouchée, fem-
me en couche.
En F AN TizE : Enfantillage; //^/i^a.
£NFAirTOX£& ) enfatUosmer : En*
e:^f
sorceler, enchanter, troubler le lensa
faire perdre la mémoire , respriU
Criez à Dame Dieu merci «
Kt à mon Seignor saint Orrî ^
Que Tostre mémoire tous gût.
Il pert bien à vostre regart
Que TOUS estes em/antomez
Par la rien que tous plus amen;
Guidiez TOUS ore , an dire Toir ,
Ln robe et le «heval avoir.
Fabi. de la Robe vennetWe»
Enfantomez : Ensorcelé , attaqué
de vapeurs.
Enfantommeres , enfentonierts z
Enchanteur, sorcier.
Enfanture : Naissance , temps de
Tenfance ; et non pas grossesse , com-
me le dit Borel ; à^infantaria*
Mais en droit de moi ne me sonTÎent on-
ques de pechié que jVussc fait drpois mon
enfanture, Joinville, Mss./oi, i83.
Enfardeler : Lier, empaqueter»
envelopper, faire un ballot.
Enfatrouiller : Embarrasser
pour surprendre, tromper; /ij^aûcâfe.
Enfaunter : Enfanter.
Ifostre Seignor adecertes se remembra da
Racliel et overi son G . . Uqu*eUe conceost
et enfaunta un fils.
Bible, Genèse, ehap. io^vers. a«.
Becordatus quoque Domintu RtscheKs ,
exaudivit eam , et aperuit 'vulvam ejus, qmm
concepit et peperit fUiutn.
Enfaxcigner. Voyez Enféer.
Enfechon , enfeçon : Petit enfant^
Voyez Enfancon.
Lors li comence à ensignier
Tout chou que il li convient faire ^
Ghuveus et barbe et le viaire
Li fait apparilL'er moult bel,
Ghest drois à Glievalier nouvel.
Puis Ta fait en un baing entrer;
Lors li coumenche à demander
Li Sou lans que che senefie :
Uues r<'spont de Tabarie :
Tout epscment com Venjèchon*
If es de péchiez ist hors de fona
Quant de baptesme est aportes »
Sire , tout eusement de?ai
\
ENF
hàtr lani voie Tiloonle
Et ettre pltiiu de coartoîile;
Baignier dertx en liooMté ,
En courtoisie et en bonté.
L'Ordene de Chevahrie , par Hues
de Taèarie.
EifFisR , CFifeïr : Enchanter » en-
sorceler.
Ehfeloitneb., enfelonmr: S*irriter,
se fâcher, se mettre en colère.
ENFENTETé : Enfancc ; d'où enfen-
ùvementy en enfant ; et enfeniure, en-
fantin ; et accouchement , enfante-
ment.
EiTFEiiGB : Chaîne, fers, menottes.
EifFEECiEa , eirferger : Mettre aux
fers , enferrer.
Briefment trop eit ehetif et nJcet,
Qa*il est serf à trestous les rices ,
Et Cous dedens soi les héberge ,
.Toies de quel fer il %enferge,
Boman de la Base,
Enferme , enferm : Malade , in-
firme ; ir^urmus ; en ancien Prov.
ëférms.
Enfermer en l'yâte : Affermir
dans l'eau , consolider.
Enfermerie : Infirmerie^
En fermeté , enferté : Maladie ,
infirmité; infirmitas»
Plusor lui ont enquis
Qn*ele enferté il a , qui ainsi est palis.
Eh Diex r ce dit Gantiers, je n'ai pas mes delis.
Fabl. fie Gautier dJuptùs.
Enfermier : Infirmier, qui a soin
des malades.
Enfers, enfert, enferz : Infect,
corrompu , mai-sain. Voy, Enferme.
Enfàs , enfez , infez : Enfant ;
infans*
Enfis est de deux manières , car H homt
pnet bien estre enfès par eage et TÎel par bon«
TÏe ; et citt hom est enfès en ses faiz..
Brunetto LaWti.
Enfeti : Infecté, puant ;i>;^r£tf.
Enfeu : Enterré, caché, enseveli;
cave , caveau pour la sépulture des
9orts; à'infoderc»
ENF 455
XfrvEUCHiKR : Enfoncer, cacher ,
couler à fond , plonger.
Enffreir , enfreir: Effrayer, faire
peur.
ENFiÀRLETi: Badinage,familîarité.
Enfibllbr : Devenir amer comme
du fiel , selon Ronsard,
Enfierir : Devenir fier, avoir de
la hauteur. Le fameux poète Ron-
sard s'est servi d'une infinité de mots
qu'il avoit composés , et qui l'ont
suivi dans la tombe. Selon lui , en^
fleurir les plaines , e'étoitles remplie
de fleurs ; %^enfemUer, se cacher dans
les feuilles ; %*englacer, se morfondre.
Enfleume , enflume : Enflure;
inflatioy suivant BoreL '
Enfoîr : S'enfuir, prendre la fuite;
effitgere.
L*en demande à Proculns de celi (de Tes*
clare) qui s*arapt en la méson por t^ enfoîr g
et it dit qu*il est fuitis.
JJv. de Jostiee et de Plet,foL 89.
ENFOià : Enfouir, enterrer; </i-
fodere.
Enfoisseler : Mettre le fromage
dans le vase qui lui donne sa forme
et qui sert à le condenser.
Énfolezir : Ensorceler, charmer.
Enfoller : Infatuer, troubler ^es-
prit.
Enfonuu : Mouillé, trempé, percé.
Enfondure : Éboulement, dé*
gradation , destruction ; ^effrinçere.
Enforcbmeiit : Fortification.
Enforcer , enforcier : Fortifier 9
augmenter.
Par defora les murs du ehastel
Seh barbacanes fist drecier
Por son ehastel miex enforeier.
Boman du Benard,fol, xi3.
Enfobjcsté : Enfoncé dans une
forêt.
Enfobester : Etre dans une forêt.
La nuit il fust enfbresté,
La ploie , les rents et le tonoire
11 èi bette manière.
Bomande PereepoL
£«f oajcsm : Instruire, appTMuire.
K^TFossEE : Enterrer.
bulum ; en Prov. ënfounil.
EvFouvDiLKE .' I>étn&ire , reiiTer-
«er^ briser» rompre avec effort et Tio-
lence.
£s FOU M Dm SE ySubsL : Destruction,
renrersement.
Com« Noktre SelgoAr oat emfoiindri If* ci*
téf* deeele regioua, il se rt>m*'iobra de Abra-
liam et delivera Loth del enjoundrer des ci-
tez e«qneUeft il vint habiter.
Bibht Gemèse, chap. 19, tfers. «9.
Ckm êHÎm subrerteret Deut €wiaiei rtgiO'
ms Ulius, recordatus j4hraluK, iiberavù Loik
de tubversJODe urbium in quibus habûaverm.
Enfourniau : Oiseau bran obier.
ExFEARCHiE : Rendre libre , af-
francbir.
Enfeknee : Mettre un frein, bri-
der, retenir, arrêter; infrenare,
ENFRuinuRER : Incommoder de
froid; in/risgescere , selon Mo net.
En FEOQUEE : Prendre le froc , se
. faire moine.
EiiFEUGTUF.E , eufruitter : Semer,
•nsemencer ; dt/ructificare.
En F RU M , enfrume , enfrun , cn^
frune , en/runs : Désagréable , ren-
frogné , d*un abord rude , qui refuse
durement , disgracieusement, avare ,
cbiche, gourmand. Barbazan croit
tju'il pourroit venir du latin infruni-
ius y qui , dans Senèque , signifie fou,
insensé , qui a perdu le sens.
« Ka Tilaioe trche est loaumia
Qai à gloutemie e^t toimiis,
Car cheat uns pf-ciiiez trop rilaiss :
Or eu soit li pecbiez jus oiiit
Plus est aise neutre demis
Assez que ne soit rentre plains.
He , caitis glous, enfruns coropains ,
De peu mengier est-on plus sains ,
Et si en fait-on bons amis ,
. Souvent de chou qu'on despent naîu.
Hom fnfruns et d^areres ouins
Ne puei estre sans anemis.
Miserere 4** Reclus, strophe 47,
parlam du mauvais Riche,
Enfcee , Kses en/ster .- Pow^, as
lieu , en place , pour le prix»
Arers en soi mal Mpin
Qui de tel marcbié rcffita.
Lui , sen oors , et s^ame sooaniet
Enfuer de rien qui poorira ,
Soi gete puer . et puer ira.
Las ! set-il combien soi manoMt »
Et de quel honnoor M dfit
Qui de tel marcJiié a*eatreinct »
Set-il combien soi empira
Li avers qui en despit met
Qu'ooques Diex manache et prasM^
Pour r.> us qui tantost perdra.
M s* rere du Reclus, strophe tS5.
Ehfumee : Couvrir, oublier, dé-
guiser, cacher, aveugler. Ce mot est
pris an figuré ; il avoit anciennemeoC
la même acception d^aujourdliuî an
simple ; àUnfumare,
Ceiilx qui les deux marteaux reçoÎTCHl»
Et ne forgent si corne il doivent,
Druitement sur la droite enciunc,
Cfux qui si leurs prchiez eiffume.
Par leur orgueil qui les desTOÎc ,
Qu^b dehprikent la droite voie ,
Du cliamp trè« bel et planteorenz.
Et vont come fui maleureux ,
Arer en la terre déserte.
Roman de la Jkue,
En FUS : Couteau d*affùt , outil de
relieur de livres.
£!f FUSELER : Mettre du fil snrnn
fuseau.
Engacha : Guet , agnet. Fojret
Agait et Gait.
Engachar : Faire le guet. Voyez
Agaiter et Gaiter.
Elf GAGEMEITT POUR TOUT TÂIBB ET
TOUT PRENDRE : Celuî quî donne le
droit de jouir des fruits d*un immeu-
ble engagé, sans en faire état sur la
créance, seulement à cbarge de fjûre
les réparations nécessaires. Engage-
ment vient de vadimoniurn , comme
engager à*invaf^nare.
Encaoez : Créancier, préteur.
Le poerres et le engagés le encontreront,
Ifoflie Seiguor et le aUegeor de ambodtnz.
Bible , Proverbes, chmp, 99, ^verê, j[3é .
fue illummçttor eti Domùuu,
£if CâONE , engaaingne , engaigne ,
engaine : Tromperie , rose , finesse ,
adresse , talent , industrie » subtilité ;
ùigenium. Voyez £ircis|k
Certes jt nu pis le pooir
De teUe corateric reoir
De cet ribMiz Mif5*es friaat ,
Qui cet pot .... Tont «tpiaat ;
Eatovr tou remirent et Toient ,
l^nt par cet ruet vont cooToient :
A. i|ui pelez tous tele* ehataignet ,
Qni nie puet phit faire à^emgmignes.
Rotrutn de fa Rose.
XtroÀiCERiE : Engagement , alié-
Jiation faite poar on temps.
Enoâiohkr , engnner : Tromper,
almser. f7>^ex EivcicirEa.
Abét , tu at toi engané
Qui bâton» at droit et plané
6*enai toi ne «Irechea et planes.
Mauum de Charité, strophe 114.
EnGàicNiER : Fâcher, irriter, ai-
grir, animer.
Encaioler, engajoler : Emprison-
ner. Voyez Gaiole.
Eucamee : Instruire , apprendre*
Ce mot est encore en usage dans la
ClTampagne , et on dit engammer ,
pour instruire. Voyez EivoicivEa*
Vierge , trè» precieute Dame ,
Trèt glorieuse , trèt grnrib ,
Bêle et bonne de cor» et d'âme:
Sur «outet le» benoitte^ famé ,
Tu ea à droit nomée Dame ,
Car chatcunt doit ettre ententit
A toi louer il haute game*, *voix.
8elonc ce que Dien le» engaine.
Qui ce fait nVtt pat apreutit.
Test, de Jehan de Meung.
Enganee , enganner : Séduire ,
tromper, abuser.
Eif cAouzENTs : Réjoui ; gaudens,
Engaouzir : Se réjouir; gaudere.
■ .EifCAEAiaB : Sujet à corvée , Â un
service manuel.
£ N G 457
EwcAmAVTiE : Caution , garantie ,
denier- à-Dieu.
£iroAaBAa»](L : Taché, souillé.
Se pechîé de fanare B*eat de tr^p prfagardet «
I/en puet par tout crief :toii» ardieK«TOQt arder.;
Preaque trettout li mundet en ett engarhardez.
Huit ne te pert titott par tablet , ne pir dea.
* Test» de Jehan de Meung, 'vers ^^B^^
EnoAaBEE : Emplir de gerbes de
Ued ; an figuré, amasser, accumuler.
Abèt, SatJianat point ne b^,.
Se ta grange ett bien engarbée
Que il let garbet fort en traie,
He que par loi toit dftgarbée,
Ne il a chou pat ne rebée
Que il te» vakeft te retraiet.
Si faitet cotet aler laiet,
Eati com li rent let balaies «
Se ta tnttanche est detturb^
Che ne tient-il pat à graat plaies
Malt il bée à chou qu*il te traj*
A toi par ta croche courbée.
Roman de Charité, strophe io5.
EifOKiGHEE, engeignier: Tromper.
Voyez EirciGHER.
EifGfeLE , engle , englts : Ange ;
du Grec angelos ; en Latin ungebu*
Eif GKVCB : Race , semence f ori*
gine ; à^ingenerare,
EifGEifDBUEE : Génération 9 racp,
production.
Kl jeo te ferol grantement crettre et toi
mcttroi entre gent , et Roit de toi itterount ,
et ettablieroi moun conrenaunt entre moi et
toi et entre ton t emoil apr^ en lonr emgen-
druresquf^ jeo toi» ton Dieu en ton temoii par-
durable aprèt toi. Bible, Genèse, ch, 17,1^* 6.
Faciamque te creseere 'vehementissimè , et
ponant te in gentibus , Regesque ex te egre»
eUentur. Et statitam paetum memm ùuer me
et te , et inter setnen tuum post te in gênera-
tionibut suis,/êtdere sempitemo : at sim Deus
tuas , et seminis tuipost te,
EvcENiER : Acquérir de Tesprit,
orner celui qu'on a par la lecture ;
d*tngenium.
Engee , cngenerer, engenrer, en"
gerier : Créer , produire , former ,
remplir, engendrer^ //igviierar^. Yoy.
ExcoiGM&a.
^58 E N G
E^rcET : Contrat , obligation , en-
gagement.
E^GETBE j engerer : Chasser, met-
tre dehors , délivrer ; ingerere.
Engevexeie : Enjayeler.
Enghes : Les aines; inguina.
"Ev ciEV ^ engein f engig^ engigne-
ment, engignoison, engin, engucigne :
Esprit , Tolonté , génie, invention,
découverte , art , industrie ; machine
de guerre, instrument ; ruse , finesse,
subtilité, détour, fourberie, trom-
perie ; ingenium ; en anc. Prov. en-
gon, enjhëns ; en Ital. inganno ; en
Espag. engano. Mai engin : Ruse,
méchant projet ; malum ingenium,
Li Pisain firent on engien à quatre roues ,
qvM Ton noannoit le chat , et le menèrent jus-
qoe» as mars. Li Sarrazins boutèrent le feu
aedens et jetèrent par dessus bacons, huile ,
et pois que ils trouvèrent en la cixé , u que ils
arstrentlecbat et les gens qui esloient dedans.
GuiNatune de TjT,f6L 345.
Femmes n*ont cure de chasti ,
Ains ont si leur engin basti ,
Qa*aTis lor est quV-l n*ont mestier,
D*efttre «prises de lor mestier.
Quant j'uï les oisraux chanter.
Tonnent me pris à guf rmenter ,
Par quel art et par quel engin
Je péusse entrer où jardin.
Rotnan de la Rose,
Engicve : Arouse,invenle,trompe.
EtiGiGNÉ : Trompé , subtilisé.
Eifcioif F.MENT , engignoison , e/i-
gueigne : Ruse, adresse , fourberie ,
finesse, action de tromper -y ingenium^
■ 'Encicift.oti,eng'gneour,engignere,
engigneur , engigneux , engigniere ,
engignour : Subtil , adroit , iiidus-
trieftx , ingénieur , ingénieux , trom-
peur; en anc. Prov. enganador, en-
ganairë ; en Langued. enjhincous,
Charlemagne montrant à Agolaut ,
roi sarrazin , ceux qui étoient à table
autour de lui , dit :
Et cil sont ml arbalestier.
Et cil là ontre mi arcier ,
E W G
Et cil antre sont wiaèomr^.
Cil de la sont engigméomr.
Et cil bons , et mi fauconnier»
Et cil avant mi ossegier»
Cil autre sont ml Tenéor ,
Qui gardent mes ciens naît et je»v
Et les aenisQps nos aportent ,
Dont mi cevalîer se déportent ,
Et cil a ses dras fieretés »
Partis en Toissiea couetéc ,
Mi cevalier de prime barbe ,
Si n*ont cure des couse barbe
Mais armes , et ceyaus désirent.
Et les biaus dras dont il s*etireBt»
S*aiment trop bataille , et ealor ^
Pour cou sont il de tel atonr.
Si me siervent à mon mangter ,
Sans rilounie et sans dangier.
Phil. Mouske$,foi, i^S.
ExGiGNEE , cngagner, engaigner^
enganner , engcigner , engeiner , en"
gêner, engignier, engingnier, enginer^
enginier, enguener, enguiner, engui"
nier : Tromper, surprendre, séduire»
duper ; créer, inventer, imaginer, en-
gendrer, produire ; intriguer , amu-
ser ; ingignere , ingenerare ; en bas.
la t. enganarc ; en liai, ingarmarei ^^
Esp. enganar ; en Langued. enganer»
M. delà Monnoye,dans ses notes sur
Desperriers , nouvelle 18, regrette
beaucoup que ce root soit trop vieux,
et qu*on ne puisse en faire usage*. Il
a d*autant plus raison , que nous
n*avons aujourd'hui en notre langue
aucun mot qui puisse le remplacer ,
et qui soit aussi énergique. La Fon-
taine, liv. 4> xi^ fable, de la Grenouille
et du Rat , s*en est servi. U dit agréa-
blement :
Tel , comme dit Merlin, cuide engeigtÊgrwatnù^
Qui souvent uengeigne luinnème.
En la ville loin du mostier ,
Ont fait pour la gent engignier
Un ho(»pital plain decoutrai^;
Ains tiex barat ne fu mes fais.
Bible Guiot,Jbi, 3#.
ExGiic. Forez Engien.
Enciw (rime) , engigne : Trompe.
Honte, se je ne vous engin ^
Pou prise mon art et eu^îa
ENG
Qo*anion j« ne m*en cUmertî , *
Certes ja ne tous amerai
If e vous , ne raison vostre mer«
Qui tant est ans amans amere ;
Qui vostre mère et tous croiroit.
Jamais par amors n*ameroit.
Roman de la Rote,
Engih KUSEMEKT .* Avec ««prit , in-
géuieusement ; ifigeniosê,
£ngiiviek : Trompé , suq)ris.
ËNGia : Agrandir, grandir; ingi^
gnerc.
Engironee » engironner : Envi-
Tonner, mettre dans le centre , dans
le milieu ; girare. Barba zan le dérive
de in greinium ponere, Engironer une
famcy la rendre enceinte^ Tengrosser.
Engle : Coin , angle ; angulus.
Engle , engtcs : Ange ; angélus,
Li Eng/es semarent quant ils esturent al
trabuchement que U altres fisent.
Sermons de S. Bernard, fol, 118.
Ancfli quoque seminaverunt , fuando ea-
denHout aUis tpsi steterunt,
Engles , Jnglès , Engle , Englès ."
Anglois \ Anglus,
Un poi après en ccl me isme au , ( i aa8 )
Messire Pierres Malclers Cueus de Bretaigne ,
par le conseil et par Taide des devsns dix Ba-
rons , prist si grant orguel , qu'il se relera
contre le Roy apertement, et fist venir le Roy
Henry à moût très grant plenté à^Englès en
a*ayde coutre le Roy de France son Seigneur.
Guillaume de Nangis , Fie de S. Louis,
Mts.Jôl, a et pag, 167 de Cimprimé.
Englesche : Angloise ; Angla,
Enclinckler , engUceler , cnglo^
mer, engloumer : Entasser, accumu-
ler , pelotonner ; d*inglomerare , se-
lon Barbazan.
Enclise : Eglise ; ecclesîa.
Encloutement : L*embouchure
d'une rivière ; et gourmandise, glou-
tonnerie ; ingluvi'es.
Englue : Attache , attire.
EifGLUME : Enclume ; d'incus, se-
lon Ménage, Barbazan le fait venir
E N G 459
â*inglomerare, ramasser, réunir, res-
serrer, mettre en masse. Battre sur
l'enclume , n*est autre chose , dit-il 9
que de resserrer la fonte , et en Caire
du fer en masse , réunir , joindre.
EnGHUSELEE : Emmusclcr, mettre
une muselière , et cacher le visage
sous son manteau , selon Borel. Bar*
bazan le dérive de musculus,
EvGHis : Agnès , nom de fei^me;
Agnes.
En GNoissÂHCE : Désir amoureux ,
flamme, passion amoureuse.
Engoiseusemevt , engoisseuse^
ment : Avec douleur, violemment i
angustè,
Engoisseb , engosscr .* Serrer de
près , opprimer, tourmenter, causer
de la peine , du chagrin , affliger ;
angustare»
M*en Tois tout seul en n*esb«tanf ,
Kt ces oisillons eseoutant ,
Qui de chanter moult ê*engoissoient
Par ces buissons qui florissoient.
Roman de la Rose,
Eif goisseux , angoissex : Qui souf-
fre, triste, chagrin ; angustus,
Encolé , engoulè : Orné d*une
goule ou collet de couleur rouge.
Hermine engolé : Fourrure teinte en
rouge. f'o/tfzGuELE.
Engoiibrxb : Succomber, s'em-
barrasser ; en Ital. ingombrarm, Voj.
Encombrée.
Engou CEE : Cacher, couvrir ; ahs-
condere. Voy. Esconceb.
Engobgie : Homme qui fait le glo-
rieux, qui aime à se parer, à paroitro
beau.
Li bon clerc solnnc lur escient ,
Qui plus Terrunt cuntcnir leaument •
Icclui (loiTent il eslire dignement ,
Rient Vengorgié qui se mire souvent.
Roman des Rotnans, strophe zu8.
EiiGossE , engitisse : Elreinte , oj>-
pression, douleur; angnstia; en ane.
Prov. engoissa.
i$o EN C
EircouEMEVT : Obstruction ^ suf-
focation ; de guttur.
Engouée (s*) : Se suffoqner en
mangeant, boucher le conduit du
gosier en mangeant ou en buvant trop
avidement. M. Huet le dérive d^an-
gere ; mais ne viendroit-ilpas plutôt
de guttur?
É500ULBMBHT. VoyCZ EnGLOUTE-
XENT.
Engouler , engouleir : Manger ,
avaler avec avidité , engloutir ^ ingu-
iare , de gula.
Car U douceur si fort le boule ,
Qu*il n*est nul qui Unt eu engoulcg
Qu^il n*en ruelle plus engotUer
Tant les sçait U douceur bouler.
Âonuui de la Rose.
Engousser : Enfler , grossir. Jam-
bes engoussées : Jambes enflées.
EiroRÂiGVER , engreigner : Ne si-
gnifient pas environner , entourer,
comme le dit Borel ; mais accroître ,
augmenter ; de grandire.
Se Tire jalousie engraigne ,
£Ue est looult fiere et moult grifalgne.
Roman de la Rose,
EiTGRAiirG : Accablement , pesan-
teur de tète.
Engrais : Bétes tenues en roue
pour engraisser : c*est aussi le lieu où
Ton met les b^tespour les engraisser.
Engrais : Prorapt , empressé , ar-
dent.
Engraisses : Amendemens ; en-
grais.
Engrand , engrande , engrans, en-
grant: Prompt, vif, empressé, ardent.
Quant lî Rois entendi dou félon la demande ,
Ambedous les deux frères à luy Tenir comande ;
Li atnsnes qnJert la terre dont il est moult en-
grande
Et li mainex parole et d*aumosne et d^of-
fraude.
Le Jugement de Salonum,
Engranger, engrangier: Agrandir,
croître , augmenter ; ingrandèscere.
ENG
Engrans : Empressement, bonat
volonté. Voyez aussi Enc&amd.
Engrant (estre) lEtre porté à faire
quelque chose, prendre en gré quel-
qu'un , le trouver aimable.
Engrant. Voyez Engrks.
Engeavk : Gravé » imprimé*
Vous y Terrez TOtre Bom emgrm^ép
ÀTee k deuil qui me tient aggrafé»
Encré (estre) : Etre fort empressé»
Engréger , engregier : Rendre
plus coupable , agraver , augmenter
soit en bien ou en mal ; et excom-
munier , suivant Borel ; aggrmuut^
ingravare,
Engregier : Désirer pasaîoiaé-
ment. Voyez Engresser.
ENca£GNi£R,e/i^â^/ti>ry eMgnuh
ner : Entourer , environner.
Engrengir , engrengier : Agran-
dir, croître , augmenter.
En GR E PESI R : Engourdir^enmciner*
Engràs , engrant , engrées , en-
gresse : Entêté, opiniâtre, violent ^
acharné , impie , méchant , impé-
tueux, cruel, jaloux, désireux, avide;
d^ingruens.
Tu ne prendras la Toie de mensoungc , tB
ne joindras point ta main , que ta dtes lus
tesmuigne pour U engrès.
Bible, Exode, chap, a3, 'V«n. r.
Ne délites point les festes dcc emgrès, ne
les chemins des engrès ne toi agréent.
Bible, Proverbes, chap. 4» "vw. i4«
Li Juste , mengue et replenist ta alaie et 1#
Tentre des engrées ne poet estre aaaacté.
Bible, Proverbes, chap, x3, 'vars, aS.
Jtistus comedit, et replet animam smmm,
'venter auttm impiorom insaturakiHs,
Engressement , fubui. : Emprcs*
sèment , excès.
Engressement , adu. : Avec im*
portunilé , fervemment.
Engresser , agresser : Attaquer»
EN G
'Ttoler, atiaiUir , presser , aiguillon-
ner^ i/^TEf^re; engraisser , augmen-
ter ; increscere,
ÉiroEESTiÉ. Voyez EitoansTi.
ENGaïKGBitKiiT : Perte, tort, dom-
mage.
£if oaiETi , engrestié : MéchanCf^-
té , malice , injustice. Suivant Borel ,
ces mots signifient, envie , jalousie;
étgrestis; en bas Bret. encres,
Cîl soit loué qui le dessert ,
Mais cil qai de nul bien ne sert ,
En qui Ten troave malvesties ,
Vilienies et cngrietez.
Roman de la Rose.
ENoaiGsa : Augmenter. Fojr» E5-
CmANGER.
EifGai5É ' Gangrené.
E5GAOIS : Fâché, courroucé.
EvoabissER , engroissier : Gros-
aoyer, expédier un acte en grosse ;
rendre enceinte, le devenir ; et aug-
menter» élever , grossir, croître ; in-
gravesdere.
Et faisoyent eulx deux souvent ensemble k
beste à deux dos joTeusriDt>ut se frotaat leur
lard , tant quVlle engroiua d*nng beau fils ,
et le porta jusque» à runxirme mois.
Rabelais, liv, 1 , chap. 3.
Encroitee , engroter^ engrouter,
efigntter : Tomber malade, enfoncer ;
enfermer, eacher ; œgrotare» Leé ex
ot ou chiefengroute» : Les yeux eut en
la tête enfoncés.
Engeonhee , engrouner : Entou-
rer, environner, mettre dans le cen-
tre ; girare.
Eif grume LEE : Mettre en petites
mottes , en grumeaux.
Engrùtt : On nommoit ainsi tout
ce qui avoit un goût aigre ; à^acn-
culus,
Engeunatges , cngrugnates : Re-
devances qu'on payoit eu ïk\t%»
EicGRUTEifENT : Maladie.
Une gent font , derex sarer
Ke sans fia Jie pnrmat manger ,
ElfH
4«t
S abtre gcat •ont sanz datante ^
K.e de vin beirre ont greyauce :
EsqueU le manger od vin beu
Est en t*estoroac corntoptt ,
£ repkciuu fet, e engruiemetU
£ fièvres engendre eusement.
Les Enseignemenê dAmtoHe*
Enguener, enguainer, engignie^p
engueigner, enguigner : Tromper, ru-
ser. Voyez Engignee.
EirouKViriLEE : Courrir de hail-
lons , vêtir de guenilles.
E5CUERMENS : £u sc contrlstaot ^
en se plaignant , qui se plaint , sui-
vant Borel. Je crois qu'il devoit lire
en guerrfiens. Voyez Gueemkfder.
Enguioniberes , enguieres* Voy.
EsfGIGÏVEOE.
Encuil , enguile : Une anguille ;.
angidUa , d^anguis.
E^GUiiTAiLLE : Aine ; inguen^
£ngi}isse : Taille , tribut , imp^ \
d^angusùa»
Eif HACHER : Enclaver, rentrer ru»
dans Tautre, tenir contre, être at«
taché ; inhœrere , inhœrescere*
Enhaee : Chasser , vexer, tour-
menter.
ENHAH^Ni : Enchaîné : je cro^
qu'il y a faute , et qu'on doit lire e»-
kaéné.
Enhaiher, enhaneir : Eosemen*
cer , semer. Voyez Ahakee.
EnhaIr : Haïr fortement.
E5HALER , ahaler : Embarrasser.
Enhalt : En haut ; d'aUus, Parler
enhalt : Parler à haute voix.
f^ffnijfEK ^ enàaneir , enhanner:
Labourer, cultiver; herser; d*où en-
hannahle , labourable. V. Ahaitee.
À cui li hom del Senior Paulins respoadir ,
disant , aicun art voiremeut ne sai-ge mie,
mais bien sai en/ianeir uu cortil.
Dial, de S. Grégoire, Uv. 3, chap, i.
Cui ifirDei Paulinus respondit, dicens :
tem auidem aHquam nescio, sedhortum heu»
eieciere «rib.
46» £ N H
Enhakseb, enkansser : Enchâs-
ser, enclaver.
ElfHAlfSTER. Voyez 'EvVLkST^'ti,
ËNHANTRii : Emmancher.
ENHAaNESRiER , enhctmesquicr 2
Enharnacher, mettre les harnois à un
cheval.
En BASER ; Emhesogner, embarras-
ser, selon fiorel.
£?f HASTER, enhastir^ enhaùr : Em-
brocher, percer d*une broche , d*une
lance ; de hasta.
Kncor i a fier jagement
Qui après vient d'autres chetit ,
Enhastez les a t*oo tous ris ,
Kt les met-on en feu rostir;
Et H antres sont sans mentir
De metall foodu aboivré.
Et 11 autres sont graillé
Sor les rostiers de feu ardans ,
Ainsi sont livrez à torment
Les âmes qui là mises sont.
Le Purgatoire de S. Patrice.
Enhasteb, enhastir : Presser, ex-
citer ; de hasta.
Sire Gauvain estoit enhasti
De foler sur ceux de defors.
Roman de Merlin,
Enherber , enierber : Empoison-
ner ; d'inherbare, qui vient à^herba;
en Espagn. enerbolar,
Enfans qui caillez les florettes.
Et les fraises fraiches et nettes ,
Soubs gist le frès serpent en l*herb«
Foiez enfans , quar il enherbe
Et empoisoune et envenime
Tout home qui de lui s'aprime.
Boman de la Rose.
C'est rimitation de Virgile, églog. 3.
Qui legitis flores , et kumi nascenàa fraga ,
Frigitàu, ^ pueri ,/ugite hinc, latet anguis in
kerba.
Enherdance : Adhérence , atta-
chement.
Enherdure : Poignée d*épée , an-
neau, et tout ce qui sert à accrocher.
Vint un autre Ange qui portoit une espée
dout li poins estoit d*or y et Venherdure dW
EN!
gent et tote l^alemele estoit toat ■ntrat! tt^
meille corne est un rais de fa embrasé.
Roman du S, GraoL .
EifHERED^ : Attaché parles pieds.
Enheritrix : Héritière.
Enhers : Toute espèce de fruits
que produit une terre labourée. JSstre
enhers , c'est consentir ou adhérer
à quelque chose.
Èiïheudé : Qui est attaché par des
heudes. Betes enheudées : fiétes rete-
nues par des heudes , qui sont des
liens qu'elles ont aux pieds de devant
Enhort : Ame, courage , valeur;
honor; et conseil , suggestion.
Enhortement : Exhortation, ins-
tance , instigation , incitation ; er-
hortatio.
Cornent tout par Venborternenû
De la vieille , joieuseraent
Bel-Acueil receut le ciiapel
Pour erres de vendre sa pel.
Roman de la Rose,
' Enhorter : Exhorter, exciter, en-
gager j exhoriarL
Pour estrene je vous enhone
Fuir d*ainour la cruaulté.
Mais si vous u'estjez la plus forte,
Je vous estrene en privauté ,
D*uu amy plein de loyauté.
Marot, Etrenne à Jetume Fajre.
Enhuiller , enhniUer^ ennuilier^
enolier: Administrer TExtréme-Onc-
tion.
If e dois aourer haute ouroison ,
Ke faire commendation ,
Baptesmes, Visitation
Sans estole , n'enoUer
Enferme.
Le Reclus de Moliens,JoL 74.
EiiHUY : Aujourd'hui; hodie.
EifiNAACE : Le droit d*ainesse.
Ere iNS : Bien avant, profondément.
EprioLAR : Violer.
Eniot, lisez en-i-ot : Il y en eut.
Il ot en Egipt« jadis
Clers geatialioxDes josqu^à dis ,
ENS.
Qui en mif eglUe terToient
Par lec rentes qu*jl aboient ,
Dont il richement se Tiroient ,
Trois -eih-i^e ki s*entr*amoient
En bon amoor , sans nul descort.
JUii. de la BibL Imp. Fonds de
Sorbonne, cod, 67.
Enjall^s : Gelés.
£ir JALOUSER : Rendre jaloux, don-
ner de la jalousie, Senjalouser : De-
Tenir jaloux , selon Cotgrave.
ENJKNCLé : Babillard , railleur.
Voyez JoRCLKoa.
Enjoelee , enjoeller , cnjailer :
Donner des joyaux , des bijoux.
Enjombaeoee : Tromper, amu-
ser y subtiliser.
En JOUEREE : Le point du jour; de
dies, ,
En JOUTE E : Tromper, duper , sé-
duire.
Enjouts , enjhos : Eu bas , là-bas.
Enjupee : Donner ou mettre une
jupe.
Enjus&ai : Depuis tel endroit jus-
qu'à tel autre.
Enkakn EE : Enchaîner; incatenare,
Eneembelke : Jouter , combattre
dans un tournoi.
En E KOI a : Tomber ; incidcre»
Eneeerkz : Vous tomberez.
A chou doivent garder Tostre oel.
Si uenkerrez pas rn or^url ,
Car orgucus ne dois pas régner,
£n Chevalier, ne domourir,
A sîmpleche doit a'iès tendre.
Ordcne de Cheviderie,. .
Enei , enkeis : Ces roots n*ont ja«
mais signifié ou , ainsi , comme le dit
Bbrel, qui cite Ville- Uardouin : ils
ont été employés pour, là , ici ; hic.
Ha com graot damage fu quant h autre -
(navire) qui as autres purs alvrent , ne vin-
rent enÂi, bien en fn li chrestieutea es*au-
clûe , non mie abaubi<r.
nUe-Hardouin ; Mss. fol. 5.
Ft Tint à une porte (;ue Ton cla'inc porte
•erre , par emki sVnftii et guerpi la chité.
FiUe-Hardoum, Mu./id. i6>.
£ N L 463
Eklacbe : Surprendre, engager,
obséder.
ENLANGAoi, enlangagiez : Beau
parleur , éloquent , qui parle avec
facilité ; de lingua.
Enlancagee : Dire des choses ob-
scènes , baiser de la langue.
Enlancoueé, ellangouré : Lan-
guissant 9 langoureux ; de languens*
Eklaeoea : Embrocher.
Ei^LAEGEE : Etendre, augmenter.
Enlayee , enlojer : Déférer le
serment ; lier, engager, obliger ; il-
ligare.
Enlevée : Relever, redresser.
Enlevkure : Rapt , enlèvement ;
relief en sculpture , en menuiserie ;
pustules qui se forment sur la peau
par la brûlure , bosse , abcès.
Enli , enicu, eniieu , lisez en lî,
en leu , en lieu : Au lieu , à la place.
Tetin grilK' , tetin pendant ,
Tetin flftrr, tetin rendant
Vilaine bourbe enlieu de laîet ,
Le d'ablc te feit bien si lait.
Maroc, Epigtainme du laid Tettm.
Celle qne tant j'arme et désire ,
£n lieu de me rix^nforter,
Tutibjours le cul arrière tire :
Le diablt> la puisse emporter.
IHaroe, Epi^rainiiie des deux Êenrntes.
Enliégee : Défier , appeler en
duel.
Enlionagee : Prouver sa descen-
dance , sa parenté ; de tignare.
Enlignaigé : Allié, apparenté.
Enloconl : Eloquent , bien em-
bouché , beau parleur.
Enloikmant : Obligation, hypo*
tbèque; ligatio.
Etyloiee : Lier , environner , ob«
sôder ; ligarc.
Or quant nos sarons cel mcîsroc homearoir
esteit cfiloiee des seculeirs currs et convoitana
terriennes gaangm , dont pot il ce derant dire
te ce non £• meisme la force et b sobtilitetE
464 E N N
de Tânnne deriBl ftoH te ke à !•■ oort
derolt avenir.
Diai» de S, Grégoire, liv. 4, chap. 26.
£r eàm emmdem virum euris secidarihus
otii\%9X\un^lucrisque terrenis inhiantem fuisse
noverimus : undè hoc prœdieere potuit, nisi
guia id qwid ftttarum erat corpori ejtis, ipsa
vis aninuB ac iubtUiuu pratvidekat»
Enlouedi : Étourdi d*an coup
qu*on a reçu.
Enloydër : Faire des éclairs ,
luire , éclairer ; elucere,
ËNLoYER : Lier, engager, obli-
ger. Vojez Enlayee.
EriLUMiifE& : Éclairer, répandre
de la clarté.
Donc fist Deac granc luminaires, le plas
%t%xA luiiiflt au jor et le meindre à la nuit et
les esttiles et les mist el firmament por enhs-
miner la terre et por départir la lumière dea
tenabres. Bible, Genèse, chap. i, vers. 16,
Sibi. de r Arsenal.
Ehluzxmen : Clarté , lumière ex-
trêmement vive.
Enmalaoib. : Tomber malade.
EifMASEn : Amasser, mettre en-
semble , entasser.
Enmeisme : Pendant.
Enheecimeiit : Amende pécu-
niaire proportionnée au délit.
Ehmi, en -moi, enmy : En tra-
ders , au milieu ; in mcdio,
"LoYû ohlct pasmée enml la tné ,
Ses clievox trait , ses chevox rue,
Son pis débat «t sa fourcelie ,
Harou , harou , Dame dist-ele ,
Di moi , di moi où est-Il donqnes ;
•Ah ! mefe Dimi , il u^avlnt onques,
Que fust perdue et adirée
Riens qui a toi fu comandée.
Gautier de Coinsi, Miroir de la Vierge.
Enxoeache : Instrument de mu-
sique.
Enmoudre : Aiguiser.
Enmuceliil : Mettre en tas , en
meule.
Eif xAMouâK : Passionné , amou*
reux.
E» N
EwwE : Une; una. "*
En NE : Cane sauvage.
Ennement : Mot de FinTentîmi de
Coquillart , qui servoit de réponse à
une interrogation. U signifioit, vrai-
ment , sans doute , en vérité , assa-
rément , et non pas , quoique , et
aussi bien , comme le dit BorèL
Ma dame , vous plaîst-il dancer ?
Et grant raercf se me dist-«Ue ,
JSnnetnenele ne puis aller.
Coquiiiart, Monoi. dm Pmyu
Et poi< , et puis o& est ma Dune ^
Que fa'cMllr? y a t*il ama?
Emnernent elle est sur le Lct ,
KUe repose uag petit.
Ce me dit lors la cliamberl^re.
CoquilUrt, Mônoi. dm Pmfru
On Tient à Tliostel, c*-.-bt bien dit,
Jenuin dit , rout mette? asaea ;
Ma boiirgeovse saiifc contredit
Respoiidra , tonsjours tous tcoaex ^
Etineinent que bleu le sachez.
De trftrail le frotict me dégoutte ,
Je viens de Sainct Mur-dez-fossex ,
Pour estre allégée de la goutte.
Coquillart, Monol. des Perrmfmet»
EitNRMtSTiÉ : Inimilié , hofttililé,
ressentiment; inirnicitia.
EifNEu, ennoy, ennuy, enojyetmyi
Blessure, douleur, offense, injusliee,
obstacle , incommodité ; de noxim,
innoia; en basBret. €noë;en Espagn.
enojo.
Ennéur , enor : Honneur; honar;
en bas Bret. henor y enor.
Li dis Philippe curé de S. Nicolas , quant
il 07 q«e Nicole avoit esté g«eri« , il viat cn-
ooatre li pour la solWnnité du miracle , a
toute la cruiz et Tiaue beneoite josqnes à
S. Ladre , et quant II parvint jusqnes à U , il
s^agenoillà devant li pour Ve^meut de lî griiC
miracle. Miracles de S, Louis^
EzfKRUx , enieuf , ennujreulr ,
enuie.r , enuiox. : Nuisible, malfai-
sant , importun , incommode. Foy.
Anoi.
ENNHossjift : Tmer , massacrer. T..
ENirossBa,
ENN
ISfrKisvx , enmdyouxy enossé: En-
nuyeux, fâcheux, piquant.
Ènitigence : Dépendance.
£iiMioif, annion : Retard, délai
d'un an accordé à un débiteur par
lettres de chancellerie.
Envoie E , ennuier , enmUr, en^
muoyer^ ennuyer : Nuire , souffrir ,
être impatient ; de nocere , innoiare ;
«n anc. Prov. ènoiarsë; en bas. Bret.
ennoier.
EirifoiNDES : Oindre , frotter ;
inungeref
EififoiTEMEiTT, ennortement : Ex-
hortation , conseil ; adkortatio.
EifNOLixMENT .' Lcs saiutcs huiles,
rextréme onction.
EifNOLiER. f^o/ez Enhuillee.
Ehhoe : Honneur, domaine, sei-
gneurie , ^tî ; à'honor,
Enicoeee : Honorer, respecter;
honorificare.
Cette eoTie doiTent mulone avoir et eut-
bracter par ardant amor, que tuit »e paiiment
d^avaocier lî uus Tautre et ennorer, et porter
Vl ODé Tautre eu graDt pacieuce et lor enfer-
metez et de cors et de uom et eitre obedieoc
li «UM à Tantre à eitrif.
^ La Bègle de S, Benoit,
EsTifOEtEMENT : Exhortaliou.
Ehitoetee , enorter : Exhorter ,
inviter ; exhortari,
Fjoableoient , Critobolui ayant finëe ou di»-
•tinnlée ta tremeur , cuniioença à enorter le
Roy qu*il fle*ii«t tenir taudis qu'il esrachcroit
le fer, disant que uog petit ou Icgier mou-
Tement du corpi lui »eroit dommageux , et
comme le Roy afferma&t qu*il uVktoit ja b«-
•oing de le tenir , il tint &on corp« kan» mou*
Tement aiusy comme ordonné lui estoit.
Trad, de Quinte-Curce , //V. 8 ,foi, ao4,
chap. 8 , ]V. a
En xosQUKR : Mettre la flèche dans
la noix de Tarbalcte; de niur.
E5ri09SEE , cnosser : Mourir, tuer,
étrangler, casser les os ; enlever, em-
porter par une maladie ^ serrer, ca-
1.
E N O 465
cher, enterrer, couvrir de terr«;
inoccare.
Ct ae la maie mort Venosse,
Bien le convoi jusqu'à la fou«.
"* Roman de la Rose , vers 1 1685.
Ennubli : Fâché , contristé , obs-
curci ; de nrbula, nuée.
EiiNCiÀUMEjfT, ennuiement , en-
nuyaument : D'une manière cn-
lyiyeuse, ennuyeusement.
Eniïuict, en/iui , enhuj , ennuist,
ennuitj ennuyst^ ennuyt : Aujour-
d'hui , en ce jour ; m hodiè, s ,
Puisque Déduit le bel et geuC
£st orendroit avec sa geut ^
£n ce vergier , ci-ste assemblée
Ife me doit pas estre véée
Qu» ne la voie encor ennuyt.
Si vous prie ne. soie e*coadit.
Roman de ia Rote* .
Ma fille Anne , despesclicz vous ,
Si serez au temple menée :
A Joachim vous ai menée
Qui ennuit vous espousera.
fFace, Mjitère de la Conception,
Enhuiliee. f^oyez Enhuiller.
Ennuiter. Foyez Akuitikiv.
Enmj yàument , ennuyemtnt : En-
nuyeusement.
Èif OINDRE : Oindre,frotter d*huile,
confirmer, donner rexlréme-onction ;
inungere,
Uom CrestiJens de Crist méesme
Ks noumez , et enoins de cresmd
Defeu Tonour de ton parage ,
Fies Diu devenir en baptesme ,
R(»iaus ies Koiaumeut t'aciiesme.
Fiex Uiu , frans ts , fui le servage
Du monde et du caniel usage
Trop as esté en loue carnage.
De»-ores-mais , refais quaresme ,
Du remanant de ton eage.
Jeune , mais de ton outrage ,
Ouques mais n'atcndes quaresme.
Miserere du Reclus, strophe 217.
Enoiter. Foyez Enoyter.
Ekulier : Administrer les saintes
huiles , rexlrenie-oncliou.
EifovTE ; Celui qui veilioit k ۥ
4M ENP
qne tous les conTÎTe» d'un festia fas-
sent également bien servis.
EiiOR : Honneur ; honor.
D« tote France l« fikt goofanonier.
Et seoeMbâl por i'emor «'•kanc.'er.
Bois tU Càtnàrar.
Enoedih : Salir, noircir, rendre
Mie , souiller ; â'horridus.
Bom , or enten , ta dois oïr
Qui tu e« , ne te doit joîr ,
Qui es tu donc ? sas |>Ijius de fi«ns.
Ta te reux Câscons jour easplir,
Kt pais Tuiditr , et puis remplir ,
Quant tu es ruis, mal te contiens.
Et quant to es tnip plains si gicot »
Asseï as fiens ente li jens ,
Ja ne te taras tant polir ,
Tu enordu qaanque tu tient ,
Car n'atoucfie taut nette rient *
A toi , que ne fachet soillir.
Miserere du Reclus, strophe 19.
EironniTioN : Désordre, confusion.
Eifossi , ennuyoux : Ennuyeux ,
pesant.
EirossER : Perdre la vie, tuer, mou-
xivy s*étrangler avec un os dans la
gorge ; de nocere.
Atati ehe?Irent de lettr otte,
Ve Tout autrement enosté ,
Puit le tambeat eu ung fosté.
Sans defTenset la porte cassent »
Caatée Pont , oultre s*enpatsent.
Roman de ta Rmê,
Enouzr : Éplucher une étofTe , en
6ter les nœuds ; enodare.
Enoysellemkht : Action d^ins-
truire et élever les oiseaux de proie.
EifOYTER, enoiter: Accroître, aug-
menter.
Jeu te orroy adeccrtes sour Thmat'l ; roj jeo
le benesquieroy et jeo lui enojrUrojr et mul-
tipUeroT trope.
Bible, Genèse , chap. 17, 'vers. ao.
Super fsrnael quoque exaudivi te ; ecce
benedicum et, et augebo , et muitipiicaèo eum
nnUdè,
£k PAIE Ni : Attaché à la religion
|Kiycane.
E5P
EirrifirDmK : Enfoncer, fntppetf
pousser, culbuter ; impii9çere; et dé*
l>enser, emplover; impendere*
EifPÀPRER : EfTenillerua arl»re«
Enpeinte : Empreinte, secousse,
attaque.
En feemesiakt : ÉtemelleiiieDt.
Et li Tcriteix Noktre Signor auLÎot tm mer
mentmt. Sermons de S, BermtÊrd,foi.%.
Et Veritas Domini numet in «f enraa.
Ehpesee : Chagriner, fâcher. //
m'enpese : Cela me fâche.
E:vpESQUE : Empêchement, olista-
cle ; impedimentum,
Enpieum E2iTER:Rendre une agréa-
ble odeur, parfumer. *
Enpipàuder : Piailler , crier. Gr
mol vient de pipe y ancien instru-
ment de musique , qui à son tour a
été formé de pipa , comme qffutokr
a été fait de/istula.
Enpitiyer : Avoir pitié, être tou-
ché de compassion.
Cil prestes à If ostre Signors » qae tmpikè
al poeure, et il li rendera son locr.
Bibie, Proverbes, chap, 19, 'wen. 17.
Fœneratur Domino qui miaermtut jMUptrit t
et 'vicissitudinem suam rtddet ce.
•
Enploré : Affligé , qui répand des
larmes ; exploratus,
Enport : Emporte.
Emporter : Obtenir par prières >
transporter, voiturer^ imponare^
En POSTE : Fourbe , mensonger,
imposteur. Un de nos anciens poètes,
parlant des médecins qu'on nomaMMl
Physiciens , dit :
Qui les orroit de colcriqtie
Pledoier , ou de fleumatiqae ,
Li uns a le foie ckcliauCfé,
Kt U autres ventuuseté •
Trop par sout lor liiievres rcpoites,
Kt lor paruhs si enpostes ,
r«'i a bC viloiinic non,
Kt par ce coiiiruce lur non :
Fikic'ieu sont apclé.
Sans fî ne sont-il pas nommé.
La Bible Caio:, vers. a5;|-
SNR
ïirpoum&vm : Appauvrir; itptiu-
t; et jeter, faire de la pou»9ière.
EvtasvoaK : fintrepreodre.
E-NR
4«?
I proif s MBS eMoin«
Pur ËTtrard le Moîm
<^ Mflt ourrtigof çmjNWU^
Or protei pur le Muine
%9 Dnit «un qiier esloigne
, De mal e de pechié.
£ qu*il lui doînt la grâct
%9 i\ U vliuse face
5«luiic U Terité.
Amen.
Fin de la Traduction de Cmton,
EirraÈs : Après , ensuite.
EN^aÈs : Auprès; propê.'Yojez
«PRÈS.
EurcEE, lisez en-pwre : N'ayant
le , ayant seulement, bans le Join->
lie Mss. , fol. 60 , enpure chemise •
'ayant qne sa chemise.
EiTQUE : Encre ; d'incaustum,
EirQVEHAïf CES : Commencer.
EifQUEREUE : Qui cherche , qui
cherche; inquirens , inquisitor.
Enqueerer, enquierer: Informer»
iquérir, interroger, demander; i/t*
drrre y inquœrere,
S*au]cun m^enquieri à qui je sol.
Je puisse dir« que j'eusui
1m. eourt de U Êoloe des cieuls.
Testament de Nettoie
Aînt se doit* on bien garder,
VenquerFe par jalousie ,
Coo c'on oe vouruit croire»
•
EirQuiETEUR » enquciieur : Qui
lerche , qui s'informe ; inquisiior.
Emquitie : Raison, moyen, re-
terche , information ; inquàUio.
Enquoison : Occasion , fraude ,
iquête. yoyez Acuoisk.
Enquuste : En question.
Eiirabàsseur : Fou-, furieux, im~
ident ; de rabiosus ; en Provençal
xrabia,
EiiRACiTVER : Arracher; eratlicarc.
Temps est de plaunter , et temps de ennui-
T, MiMe , £cdesiaftet, ch, 3, ifers. a.
Jf^Mi^ pUmuuuU, ei Êemjmt «vdlettdl
fiiçd fkmiatum «yr.
Enracler : Se dit d'une voiture
enfoncée dans une ornière , et d'oà
l'on a peine à la retirer ;'en Picardie
ou dit emraquer,
EvRAOEMENT : Avcç rage ; de
rabiosè, selon I<ficôd et Monçt.
Enrager : Arracher; eradicmr$^
La knpe est via oiseaus TîUinf ,
Ses nii n*est uas cortoif ne faini^
Aîns est fais df tai.et d^ordure;
Biais moult sont de bone uature
Li oiaeiUoQ qui df H Jsfept^
Car quant lor père «nvieillifue^t t
QuM ont perdu tout le pooir
Kt de Toler et de troir,
Dont les reoçonf»rteat Wr is
t Quant les Toieut si «nfieillif «
T i>l lor enragent tôt adès ,
Les vieilles plumes à lor bel ^
Puis les rechauffent durement
£t !•# oiMTrtat doucement.
Le Volucrmù^e*
EiTRAGERiE 4 TracasseTie ; ragf ^
fureur; de rubies.
£hr AILLER : Ouvrir.
Emraviestir : Remettre en po^
session ; de vestire,
EiTEé, en-reire : En arrière; de
retrd.
Eif-mECpx : En cachette , ea secret ,
à part, particulièrement.
£HaEDEmiE,eic/Y>x^e ; Efirooterie,
impudence.
£irRErAitER,/fi6^. .-Concubinage.
Tu ne prendras la serour de ta frmme «ft
^nrrfiuier, tu ne demoustreras «a leadaace,
icele vnquore Tirauiit.
7>tùL dé ta MiUe, JUvit, , çh. iB, verf. 1 8.
Sororem uxoris tuœ in pellifeàtnm iUim mpm
aceipies , née re%>eiaéis (urpùudinem ejtn ad-
hue illa 'vivente*
EvRELisR : Piquer les boeufs avee
la pointe du soc ; <^n Lang* enrëUtL.
Enrer : Chercher, qti^rir.
EiTRESDiv : Hagefviolenee» dureté,
fureur, «ruauié^ de nMês*, ^ Cn l\kl
468 E N R
est furieux dViitendre un jeune clerc
chanter un répons de la Vierge dans
les rues , en présence du peuple
assemblé ; il forme le dessein de le
tuer ; il réfléchit , il pense , et :
Moult sVn va prè» que d^ua baston
^e Ta féru parmi le chief,
Mais il voit bien qu*a graiit mcichief
De &enresdi'e tost Tenroit,
A morir tokt le conveuroit.
Se seur reofant metoit la main
Ja ne Terroit mais lendemain.
Gautier de Coinsi, MiracL de Notre-Dame,
liv, a , chap. 5.
EwaEsvÉ : Rêveur, soucieux , in-
quiet , fou , évaporé.
Enreué : Opiniâtre, entêté.
- ENEicHissiLRREa:Qui donne beau-
:L -ftoup , qui enrichit.
Eneichoiee : Enrichir , rendre
riche.
Car don fil de lour couverture tant que as
amendes de lour ckauces ue prendrui-jeu rien
de totes choses que sont le» tues que tu ne
dies I jeo enricKoi Abram.
Bible , Genèse y chap. 1 4, ixrs a3.
Qubd à fih subtegminis usque ad coni-
fpam caligœ , non accipiam ex omnibus quœ
tua sunt, ne dicas : Ego ditavi Abram,
En EiMiif T : Enrhumant , qui en-
rhume; du Grec rhcuma, fluxion.
Eneimee : Enrhumer ; ce mot pris
figurément, signifie ennuyer.
Enrisé : Fou, évapore, qui rit
de tout sans savoir pourquoi.
Enroier : Se mettre dans le droit
chemin.
Enroiser : Mettre le chanvre dans
l'eau pour Taltendrir.
Ettrollkr : Rouler autour de
quelque chose.
Ekkomanckr , enromanciery en^
roumancer :TrM\mTG tel langage que
ce soit en François , en langue Ro-
mane ou Romanse,de romana, sous-
cn tendu Ungua,
F.l non et en la rcveraiice
Ûd fil PbcUpe al K07 d« France
ENS
Loey c'en doit tant loer
Pour s'oiibr encomenceniî ,
Ccste iiifttoire enronumcemL
Herbert, Prologue du Roman de DofopmtBê,
Il a\oit gens illec qui aavoient le SarraxJBois
et le François , que Ten app^-Ue Drugemcns,
qui enromtuicoient le Sarraxinoia au Coortt
Perron de Lretaiugne.
Joinvi/le, Mss,J6i, 171.
Cil qui aiment pierres de pris.
Doivent oir qui Ta enpris.
Cil qui les pierrf h aiiue et prise »
Moult h^eutrcmct de haute «-mprise ,
Dou Lapidaire enrornancier ,
SVst entremis dou comencler,
L*aiicien Utiu enroumance ,
Li roumans dr^ pierres comence.
Prologue du Lapidaire^
Enromant , se trouve dans Bord
pour subitement ou ensemble ; il cite
le Roman de Perceval. Il a raisoa
d*estimer que c'est une erreur, et
qu*on doit lire errautnanU Le mot
enromant vient du verbe enromancer,
et n*a jamais existé que dans ce sens.
EifRossiNER : Piquer avec des
ronces.
Enrotuler , enrouUer : Inscrire,
enregistrer,comprendredans un rôle.
Enrouler : Rouler une chose dans
une autre.
Enroussi : Endurci, selon Bord.
Enroyrr , aroycr : Entreprendre,
commencer à labourer.
Enrue : Sillon très>large dont les
raies sont relevées par la charme.
Enruillié : Rouillé , chargé de
rouille.
Enrunger : Rouiller, se rouiller.
Se ors enrnngtt quels ert fers!
Qui gaagnera , se tu pers ,
Se tu es fc-1 , qui sera pieux.
Roman de Charité.
Ens : Dedans , intérieurement ;
intùs ; en Langurd. atazins , là-ile-
dans. Boret estime avec raison qut
ce mot a dû. s'écrire ent.s , coiuuît
Tenant du Latin intùs , que ces chau-
gemens d'orthograplie oui fkitperdi:e
EN s
la •oanedeiTDOtSiCtqu'on ne-recon-
noll plus l«ur originf. Ses autres ré-
flexions ïont fort sage»; ■ force (ie
Touloir épurer le langage , d'y ad-
dëprécier les anciens, la l3n(;ue dei
Corneille , des Buileau , des Racine ,
finira comme celle de nos père» ;
elle demandera nn Glossaire ponr
erre intelligible. On trouve déjà
Pierre Corneille suranné, et l'inimi-
table La FonUine ne sera bientôt
plus entendu.
' E K S 4^
noiiYri acquéreur d'un bien de se»
domaines pour son tenancier.
Ehshsikeb : Faire l'acte dont il
est parlé dans l'article précédent.
Ensikisiii ; Se mettre en possession.
EnslLE : Ensemble ; insimul.
Ert siHPLK : Modèle , exemple ;
Noui uuno KumoiKii», face Nailn Stl-
Et pu'i I
Banum dt la Bote..
D Kpliri».
BiHc, Ruih, ehap. k.,-vtrt, ii.
ffbf Uiitt tumui : fariar Dominai Aime
mu/iertm , qua ingretiiiur r/amum laam , li-
ent Baektl et Lùm , gvir irdijicaterant do-
mum broïl .- ut lil eicmplum ■elrlalà Ùt
EnsiKCK : Certaine mesure de
terre entourée de baies.
EHSUtLB : Ensemble; insimul.
Oignei II piaDt d'un vilain, il rnniehitr»
«Ht. Ancien Proverbe.
Ehsicbeh : Mettre dans un sac;
de saccare; en ane. Prov. Msachar.
EnsicES , ensangtie.! : iftiseignes ,
marques de limites , droits seigneu-
L< Can
!tli Biri
EnsAiNKKB : Répandre de h grais-
e, graisser.
E:isii)iNEk : Devenir-fou, extra-
sanctus.
M>;dt Sa
It.f 1 i'«i T*u morir
Et maiDl
ri Sn'Dif t glnrieoKi
Dxorr.
"omlifu^rV-Vi-r.,
Qui dr„
Wonqu,,
ipor«in>)D<:n'e<I»
• BomaadelaBoie.
Ersauikeheiit : Acte par lequel
le seigneur ccnsier reconnoisiait le
yille-Har Jouùi, Mil. fol. 6, V.
ARCBEXEnT ; Examen, recher-
enquête ; de quœrere.
±:»sARis. ansaries : Paniers qu'on
met il un ine; en Lang. ënsarios.
£:fi4aBEB. To/fï KnSMBEB.
Eitiiy : Essai .épreuve. En entay:
Pour essai.
Ensatmrb , cnsajmmer. Voyez
EHSAinifER.
Eksr ; Envie, jalousie.
EssÉELEB : Donner, imposer un
nom , nommer.
EasicnADan , ensegnaire , rnsei-
gneur : Qui montre , qui instruit.
EitsiÉtiKta : Montrer, apprendre ,
signaler, Hlusirer ; insigatre.
EnsECTiE : Billet parlequel on in-
dique celui qu'on cJioisii pour rem-
plir une charge ; insigne.
Ehsei : Baquet, tonneau pour la
vendange.
47^ T. y S
£xlEi<flr% « ensengnie : PMilê mon*
noie qa*on noinmoit maillr ; signal ,
filon tre, enseigne ; à^nsigne, imsigtds,
E'vsF.icKÉ : Docte , savant.
£?f6KiGif ER : Mettre , apposer ses
armt s ; in^ignire. Saumaise le dérive
à^insinuare , el Ménage d'insignare ,
fait de signum.
E> !:iG!fEua , suhst. rnasc, : Qui
enseij^'tie , qui fait coonoitre ; m-
signior.
Et i! nr n'ânit point qQ*i1 fait f^uilile de
trourt r luiiurLe si fidèle ensétgneur et qui loi
•çetwt ti bien monstref.
Contes de Dnp^ritm, ffam^eUe 7.
ExsEicniE : lufttruîte , qui est
an fait.
EifSELER : Seller un cheval % mon»
ter à cheval , charger un cheval ;
insicierc,
La Dame Toit que m défense
^e li ptiet Diilf'f rieuft valoir^
Si ■ tuiit uii» a non chaloir
Tant que ce vint k lendemaîa
Que li biirgoift titt enpfier
Et sch C.'urreteit aulrr.
Fub de Ut Borse pleine de tefn.
ExsKMnLKMKifT , cnsvmcut 2 Tou-
jours, aussi, ensemble, conjointe*
inenl , conlinuellement, pareillement,
semblablement, en mc^uie temps; in-
êimul; en liai, insicmû , sûrement.
Set peres premier le congée ,
Toute «a terre li devée ,
V\ en après tuit si parent
Le congéereut ensemeht.
Roman d'Atis et Profiliat,
Ensencnkmknt : Jugement, indi-
cation, désignation, .sentence; insigne.
Or quant muU grant in^dkie astoit faîte de*
vant cel cnsengneme.mt ik 1 cercle n li lioni Deu
t^ulgicus cstiut , ne do»ceiidi Toiremeut i»e«
uue gou!c de ployé.
Dialog. de S. Grégoire , liv. 3, chap. i».
Et dum magna nimis inundatio fieret ^ in-
trti camdem designatioucni circuli in aua 'vir
i^ntmi Fufgentimstelit, ne tma qaiaemplu-
viœgutta demendit*
E^rsEinÉ : Instruit, seAfté, lâ^tAt;
UksignU.
Eicst^otTLTOBmEii , ensepelir^ etè-^
s^ulcrir, ê9ksepttltur&t : Mettre an
ftëpolcre , inhumer, ensevelir, enter-
fer ; de sepnltura et de irpuitsifit .
Kt quant le cor* de Gautier de Brteme fat
▼enu rn Aère , Madame de Seete , qui cttoit u
eonaiûe germaine print les ôa àmXkX f«a , etiet
i«t wnsefêdiarer eu Tagliae de roafMtal d*Aera.
ExsKcûtKT : Ensuivant ; //tf^^ireftf.
EfcsEE : Ente, greffe, OiiTertiut,
fente.
Enscicbibr : Cherdier) recher-
cher soigneusement, s'informer; ith
scrutari. Voyez Enquerrer. *
Rn ensergnemetis emiTÎetit eaehîver doaa
chof ea , b première , si est cfu^ cens cuideBt
conuis're chnae qui Ja ne ronnist ttiie, lias û
aeorde folemenC. f. qnl ço «rent esehirer.S
met sun temps a aa pensée as chr ses eigarder
e enserchier.
JJv. de JtoraiitrZy Mss. Bihh Imp,fai, itS^
Fonds de t Eglise de Paris,
Eif SRRÉ : Fâché , qui est dans h
peine ; q«i est égaré de son chemin.
KirsKRMKNtF.R : Ramasser du sar-
ment , en faire des fagots.
Enserrkr, #'«ve//<*r, enscrtir : ^ifT-
rer , renfermer, mettre saus clcf>
plonger ; insererc , inscrtarc^
De la ln:ie qui tant est bele«
Au cliicf dôu mois quant est novela»
Sera muée eu vcrinoille snçc,
Celor ara semblant à sane.
Moult près do terré descendra. «
Mais moult |»etit I demourm ^
Courant ira droit à la mer ,
Dedans se voudra enserrer ,
Por «'fcclMver l« jor de Pire ,
Quf uok uiosterm aostre Sire.
Le% quinze Signn.
Enseuvee : Assujétir , mettre en
servitude ; insen'nre,
Ënseu , en/t^u : Tombeau , sé-
pulcre.
JËMSlEtJtT : n s'ensuit.
EN s
Ensktmï m : Frotter » enduire de
saif ou de «ain-douv.
Ensgetkr : Injecter, jeter dedans
ou dessus ; iiyectare.
En SI , einsi^ enseinc , insing: Ainsi,
aussi ; sic. Voyez Eiirsiif.
EîfsiAWT. Voyez Esciant.
ElfSIANTHZ. VojeZ ASCIEITTI^K.
Ensicork : Imiter, suivre.
EirsiEVANT : Suivant, après, selon.
Laqnele ong enfant
Kubt , Tan ensievant,
Àiuf j qu*ou récite.
Lt Malheur de la France.
Ensirtre. Voyez EîfsuEvaK.
EzfsiGNE : Borne qui sépare deux
héritages , hypothèque. ÈsWe ensi-
gne y se dit d*un prébendier auquel ,
quoiqu*absent , on accorde les rélri-
bulioDS manuelles ; insigne,
Ensimer : Humecter.
Ensih , ensinc. Voyez Einsih.
EifsiNNKS : Fumiers qu'on répand
sur les terres pour les engraisser.
Mener à l'ensinne , c'est conduire les
fumiers.
En SIR : Sortir; e.rire. Ensirfors :
Sortir dehors.
Ensogitie , ensoine : Excuse , rai-
son qu'on allègue pour s'excuser de
n*aToir pas comparu en justice.
Ensoicif AVTE : Concubine, femme
débauchée; du Grec >iz*f mmêêtcmf.
Ym éoicff E^ensoignement : Qualité,
mérite, indication, marque, enseigne,
témoignage , preuve ; insigne,
Li boni Endec Duc de Bourgolgne
De sa bonté laÎMoit ensoigfte
De fooder dtfersca église»
De CUartroosains et d*au(rcfl gnitea.
Histoire des Ducs de Bem\
EnsoiGiiK : Qui est dans l'embar-
ras , accablé de soins.
•EnsoiiiR : Jugement contre un
âl^scttt appelé ^ justice.
E N S 47«
Eirsoiiie : Vers , de côté.
Ensois. Voyez Einçoisr
Ensoler : Couvrir le sol de pavét«
de carreaux , d'une manière qiitl-^
conque.
En-somme : Enfin , à la fin,
Ensongner , ensonier, ensonmcT'
Embarrasser, soigner, avoir soin,
être occupé , occuper, excuser.
Qnela foraennerie ect cea k*aprèa TaTene»
meut de ai grant R07 ae vaelent ou oaent tt
home ensonier de nul atre affaire, ne dove^
rpient il dont ayer do» mcUre totet altiyift
C^AOses , et entendre aolemeut à aoa aerTtac.
& Bernard, y Sermon de tA¥€ni,fiU> 9.
Qttontte entm insaniee est, ut posî tanii
Begis adventum , aliis auihusiibet negotUs hO'
mines vetint , seu audeemt occupan ; et non
magiSfOmissis ontnibus, soii ejus cuhui vacent/
Ensor : De plus , en outre.
EvsoRQUETOT : De façon que , de
sorte que , aussi , en outre , de plus 9
sur-tout , auparavant; insuper,
EnsorfU€'tot no$ cooToltaat «faaatier les
compleinlea des cbotea qai août nauTeaeiaent
faites à Doatre pooir en Bailliea et ea autrea de
la cort , nof avoné eatraintlea B«iU'a par sera»
ruent , les Viscontes , les Meora des TÎles , les
Foreatiera , lequel aeremeut , se il treapaaaent,
il ea recevroQt paioea de lor biens.
Ordonnance de S. Louis du mois
de décembre ia54.
EirsouDRER : Assaisonner , sau-
poudrer,
Ensouple : Rouleau autotir du-
quel les tisserans roulent leurs étof-
fes ; insubulum,
Ettsourdir : Rendre sourd ; de
surdus,
Ensoyer : Faire une ligne pour
pécher avec de la soie de porc.
Eh SOT s : Aussi-tôt. Voy, Ainçois.
Ensprenurf. : Exciter, allumer,
enflammer, embraser.
Leqneil (le moine Quarentisme) el tena lo
Roi Totyle trouèrent li Gothe , ai soi penerent
de lui ensjfrendre a^oc aa celé. CerUs As misent
lo fou niaia tft>taa«h0ac« arnot enTtroD, nais
4
<7*
t.y T
M crie rtf! pot pas estre bmneie dri fott ; ta«
qoeile chose Tcaot li Gotiif , et niiez fors^*
nauit , et lui traaut fors de son Ii.ibi!Aclt> , il
▼Ireot uifftit lonr. un for empris eut hoin appa-
reilhoit por cuire paiii^^ rt en ci lui 1<> f;ette-
reut et clossent lu for , mais eu Talln; jur fut
enst »aiiis troveiz , ki ke nient solcmeut sa
char» (Ici f<)(i, inaik encorsei darrain Tettltnent
n'aatoienr p's briill''it.
3ia/. de S. (irégoirt , //V. 3 , ch<^>. i ^.
Quem Totiiœ Régis tempore eùm (iothi repe^
rtfsene , hune iucf uderc cuin sua ceila mnlUi
tune. I^em namque supposuerunt , sed in
circuiiu arseruiU omnia , cella ifero UUus
îgne comburi non potuit, Qitod vidantes Go-
mi , magisque seevi^-nUs , atnue hune ex suo
habitacuh trahentes , non longé aspexerunt
ftaccenaum cUbanum , qui coqueneUs p€tnibus
parahatur , eumque in iUo projecerunt , cH-
banuinque claustrant. Scd aie aitero ita
Hlœsus inventus est , ut non soiàm ejtu caro
<tb ienibus , sed ne que extreina ullo modo
'vesttinenta creinarentur.
ËNSUCAR : Assommer, tuer.
Ensuevue , é'/îAejre, ensievir, en-
sievre, ensir, ensuir, ensuire y ensui-
vre, ensuivre : Suivre , sortir, imiter,
ressembler, obtenir ; insetjuor,
S! nos volons estre meubre de Critt , il nos
eoTient scu/. dutte ensevre noitre rhiof.
• Sermons de S. Bernard , fol. iG.
Ensui^aiît : Sortant, ressemblant,
imitant , obtenant , suivant ; sequens.
Le jour ensuivant , qui fust le dernier jour
d'avril, auk&I tost qu'il fust jour, Saintré dV
voir qui'u et viaudeb de d.'vtrîws façons , fist
dil.^e'io-. Jehan de Saintré.
E:^sus : Enceinte. Femmes ensus
de leurs maris : Femmes séparées de
leurs maris pour cause de libertinage.
Ens-y : A eux.
Ext : Plutôt, avant , auparavant ;
antè,
Entabler : Exposer sur une table.
Entarlissement : Entablement ,
diaperoti d^un mur; inUibulamentutn.
Entacher, vntachier : Infecter,
tacher, salir, rendre impur, ternir la
réputation ^ de langer e.
Après tout ce d*orgueiI te garde ,
Car le rorgucUleus •• rcgat d« ,
EN T
Or^^elt eat folie et pechîé »
Rt qui d*or{^ell est entaehw ,
U ne puet son coer enploler
A servir , ne à swploier.
Roman de la Rose»
Entaile : Qui a la faculté de suc-
céder à un fief conditionnel.
'EmTJiiLi.EK y entaillier : Graver,
seulpter, former en taillant; îMa-
liare.
Entailler es, entaiUiere : Sculp-
teur, i,raveur.
Pigroalion fust entailleres
Pourtraiant en fust et en picrea»
Kn metaus , en os et en cirea ,
Et eu toutes autres matirea.
Roman de la Rom.
Entatllevre , entaiUure : Sculp-
ture , gravure , ciselure , ouvrage
d'orfèvrerie.
EîfTAis (rime) : Attentif. ^ .
Entalanter : Désirer ardemment
de faire une chose.
Entalent^ , entalenlis : Disposé»
empressé, résolu, qui a bonne vo-
lonté ; de talcntum. Borel le dérive
du Grec %U>^ùifrnç,
Entalkntem'ent : Désir, volonté.
EîfTALLER : Tailler, découper.
Entan » entant , enten : Antérieur
remenl , précédemment ; a/îrè annum^
Tels Ht- domrntc de sun vivre à un an»
Qui n'estoet avoir gueres de alian ,
Kar nostrc vie n'est mie à nostre bas.
Tel mil suut mort qui viveient enta».
Roman des Romans, stropk, x58.
HunkVDii^ entanterin , entendu:
Cependant , pendant ce temps-là.
Ente : Greffe ; enter un arbre ,
cVst le greffer ; ensitum.
E X t r r H F. R , endechier , entéehier :
Erre plein de taches, salir, tacher^
de tan:irre.
Mais s'il vous phisf , vous roe dires
Kt \ostre vil* et vo» pechiex
Douk vot:s cj»ttfi !»I entachiez ;
Je voil savoir trestout votre ectre.
Jjg Clkeyalier au Baritet^JhL k*
ÏNT
EiTTCcii , endechiéy enteehié ^
tecfùez : Qni a de bonnes ou man-
vaises qualités , sali , entaché.
L'en dlioit par tont le palii que uns hérites
Tiot nne foiz à lai entechiez d'une manière
d*ereflie qui lors couroit par toute Egypte.
La Fie des SS, Pères ,fo/. %5 , F*,
Entée : Maladie de langueur.
EiiTELKCHiE : Perfection, enten-
dement ; inteiiecius,
Entencieux : Attentif, appliqué,
occupé ; intentas, ^
Entendable : Facile à entendre ,
et intelligent, doué d'un grand en-
tendement ; intclligibilis , intellecti-
bilis.
EifTïWDAWT (faire) : Faire enten-
dre , donner à entendre.
Entendeour , entendeor y enten"
deur, entcndour : Auditeur, qui écou-
te, qui entend; â*tntcndere,
Entenoible : Intelligible , qu*on
peut entendre ; d*où entendiblement,
intelligiblement.
EîTTEWDiEs : Entendez-vous.
Entendis , entendiz ; Cependant ,
pendant , tandis , lorsque.
Entendis que Icellui Kibault entendoit à
dourre et fermer Icsdittes feuestres , la Pu*
celle désirant la victoire de le» aonemis et
entre prékerTée de ce^i garçoDA et de &ou pu«
cellage , tira uug coutel et »Vn trenrha U
gorge. Roman de Floridan»
Entenditement , entendement :
AttentiTcment , avec attention ; in-
tenté.
Le bonpleydeoir doit (dire) tes paroles tout
baudcment et entendement.
Les Assises de Jérusalem , fol. 44.
Entendre ; Espérer, demeurer,
attacher ; intendere.
Enténébrer : Obscurcir , rendre
sombre , se couvrir de ténèbres; de
tenebre^cere.
Entente , entcncion , entention:
liitenlion , dessein , attention , ap-
E IV T 475
plication , entendement, volonté ^
interprétation, intelligence, industrie^
affection , pensée; espérance ; inten^
tio, €Utentio;tn anc. Prov. cnténta.
Mont fut de cruel nature 4
Qni Amors feist sans raison.
Qu'en It ai mibe ma cure
£t tote m*fmtencion.
Gasse Brûlez,
Ententer : Intenter ; intendere,
Ententip , entcntieux , entende r ^
ententis : Attaché , attentif, qui écou-
te , qui entend ; atientus , intentus.
Entention : Espérance , dessein ^
intention ; intentio.
Entbntive : Appliquée, attentive;
attenta,
Ententivement : Avec attention ,
soigneusement ; attenté.
Enter ': Entrer , enregistrer, s'io-
sinuer ; intrare , inscrtare,
Enterein , enterin : Entier , par-
fait , complet ; d*integer,
Enterignement , entérinement :
Parfaitement , entièrement ; intégré.
Si mostrarent-il bien (les Magrs) ke ior
offrandes porteveut aucune espiriteil sigaifî-
chance , li ors est entre 1rs richei»ces del scxle
lî plus halte richosce , cuy nos à salvaor ofir<»i>s
tnit derotement par f>a grâce , qnant noii enfe^
rignement dewerpons la sustance del muude
por son nom.
^ Sermons de S, Bernard ^fid, S4.
Sine duhio spiritualis ohlationis genns in*
stnuant; aurum enim inter divitias sœculi
'videtur excellere : quod per ejus, gratiam
omnes nos devotè obtuHmus Salvatori , cuin
pro ejus nomine ex iutegro dereiiquimus
substaneiam hujus mundi,
Enterin : Intègre, irréprochable»
sincère ; entier, sans partage.
Entrrinance : Caution , sûreté.
Entérine : Entière , parfaite ; iit»
tegra.
Et tont soit araor bonne et fine
£utr« nous et pais entérine»
tes Métamorphoses ttOvidc,. '
47* E > T
Entluîwlment : EntitTement.
Entériner: Enregistrer, approu-
Ter, adincUre une requête et en adju-
ger les conclusions, exécuter, accoui*
plir ; cautionner, garantir; integrare;
et , suivant Ménage , ^ intcgrinare ,
formé à^intcger. Ce mot a encore si-
gnifié achever , rendre parfait , com-
pléter, mettre la dernière main. Le
Roman de la Rose parlant des planè-
tes qui tournent par mouvement con-
traire , dit :
Sus le ciel , rliascun jor acquièrent
Les portions qui 1e0r nffiereut ,
A leur cercles entériner.
Puis recomeiiceat saos finer.
EifTERiifÉTÉ , enterieté : Intégri-
té , pureté , perfection , achèvement ;
integritas.
Enterinsable : Trame que Ton
-passe à travers d'une étoffe , d'une
toile.
Enteepretek : Interpréter, expli-
quer ; interpretarL
EifTEiiQUEii : Enduire de goudron.
Enteerage , enterraige : Enterre-
ment , sépulture ; de terra.
Entées :, entirg: Entier, accompli ;
integer,
Entkeyee : Mot cité par Borelsans
explication, et qui se trouve dans
Coquillart , pour soustraire , enlever
adroitement. Barbazan pense , avec
raison, qu'il peut être formé dV/tl^r-
¥ertere.
Partir, dire adieu à la fille,
Eit-on prest la bouche laver.
De mesrae le trou , la cherille ,
Tenir ferme pour ententer :
Courre de nuct, ribler, resver.
Porter nngz dieveulx d^Absalon,
£t tous les jours de cest yver
I>«uz nules à diascun talion.
CoquUiart , Monologue des Perruques ,
pag. 167.
Entese R, ^nrezer^ entoiser : Ap-
prêter une arme ; àUntensus , part.
i*ùUemdere. Eateser une lance ^ là
ENT
prendre pour fondre sur TcaufinL
Enteser un arc ^ l'ajuster, le bandfr,
le courber en le bandant. Engouer
une espée, la lever pour en frapper.
Il a tantost pria «lae flescJie,
ï.n la corde U m'tU tn ooîcIm »
Si enttsu jusqu'à ToreiUe,
L*arc qui estoit fors à merveSle,
Et trait à moi par telle deria*
Que parmi Tueil in*a où cuer i|iia#
La sajette par grant roidror.
Koman de im Roff.
STEVAT? , entcvin. Voyez Ektev.
THE : Conduit.
Enticf.ment : Impulsion , insti-
gation.
Eif TiCER : Exciter, provoquer.
Entievt : Mot cité dans Je Glos-
saire des Poésies du Roi de N^Tarrt,
et qui , je crois , n*a jamais existé
pour désigner avis , entendement.
M. de la Ravallière a mal lu le na-
nuscrit ; il a pris le c pour un /. Il
devoit lire mon encient , mon tn»-
dent 'y xcientcr. Ce qui fonde mon opi-
nion , c'est aue dans la difTérence des
leçons , il y a a£/ mien quidier, Voyes
ESCIANT et ESCIEKT.
Amors m*a fait grant bien en jusqu'ici,
Ele m*n fait «mer sans rilonie ^
La plus très belle et la meillor anaat
Qni*onques fust mien encien roistc ;
AulorH le vnet , et nia Dame mVnprîc
Que m'en parte , et je moût l'en mereî,
Qnaat par le gré ma D^me m*en cliasti,
Meillor raison nVn ai de ma partie, (départ.)
Troisième strophe de ta 6<r CAsuuom .
pag. 47 ee/oi 33 dn Mss., WamdtdM
(iitjron de Sardiere, Bibl. Imp.
EiTTiEE : Intègre, franc, judicieux;
integer, •
Entieecee , entierchier : Mettre
en main-tierce , séquestrer , saisir ;
enlever un gage à son créancier; /n-
tertiare,
Ertieechb , entiereement : Sé-
questre.
Entier CKBUE : Celui qui éloii d^
posiiairc du séquestre.
\
E WT
EirTiEftRBa : Enterrer , porter en
terre ; in terra condere.
Entikatie : ToUilité, un tout ; in*
teffHtas.
EicTiLATuaB y entiUueure : Titre ;
de titulus, .
EHTiREMKNTiEntièrement; intégré,
Entiues : Pendant ce temps-là.
Ehtoir, e/}/or; a rentouryautour»
proche, auprès, environ.
En Totsfia : Apprêter , ajuster une
arme, f^o^ez Euteskr.
Lon «Vit Yettut hflut eteoreie.
Bien semble famé courreciw^
L*arc teat et le braodou encoche,
Kt quant rie ot bien mia en coche ,
Jusqu'à roreillc lare en toise ,
Qui bMert pas plus long d*une teJM
Puis avise corne boo« archiere»
Par une petite archiere
Qo*ene TJt en la tonr reposte ,
Par devant , non -pas par enroste
Qne Natnrc ot par grant maiatria*
Entre deux pilerets assise.
Roman de la Rose,
EwroKBi:Étonn<^, surpris, ^*tourdi.
Ektombie : Mot encore en usage
en INormandie. Fojez le suivant.
EvToaiiR : Engouniir , endormir,
étourdir , étonner , retentir.
Aoâi coBi li poÎMaAS, con U riches uem
(homme ] • entomi* d« vin.
Comm.surle Sautier,foh 164, V*,
Ps, 77, vers. 65.
Et estoit avis ladite Jehenne qD« lesdii
■aembres estoient ja aus«i corn amortis, et que
Sis Mtotent ansi com le membre de cens qui
longuement se sont sis, et ont m«l Tena 1«
pié ou U jambe , si que il ne se puëent movoir
qui ont les membres ausi come entomis et en*
dormis. Miracles de S, Louis, ch. 49.
EsTToa : Torlu; intortus. Voyez
EîlTOlR.
EifTORD , entordé y entordi : Lié ,
garrotté , obligé , contraint , lié de
cœur et d'intérêt à faire une chose.
Ektoiiimie, Httoréiir: Tordre , en«>
tortiller, lier, garrotter ; intorqmerf^
E rc T 47*
Eif TORSTEE : Retourner , revenir «
s*en aller.
Qnant il salireat de la bmetle novele ;
J« m*entormai fuiant parmi cette eva.
Roman de Gann,foL i^^.
Etttorsre : Mettre autour, entou-
rer, enyironner ; faire un trousseau,
mettre en paquet ; se donner une en*
torse , faire un faux pas ; intor^uere.
Une enseigne tote Termoîle,
Qui icrt entorse entor sa lance,
Desploic , et vers celui se lança
Qui vint ct>m chevax pot poindre «
Lance letée por lui poindre.
Roman de Perceval, foh 335.
Ehtour : Environ. Voy, Ertoir.
Ertourner : Entourer , environ-
ner , mettre autour ; intornare»
E:!f T0USS1I : Enrhumé , qui toustt
l>eauc'oup.
EifTOTER : Envelopper d*nne toi-
le ; d*ott est venu tajc y nom qu*on
donne au sac dans lequel on met
l'oreiller.
Entracouler : S*entre-frapper
avec des lances.
Entrafolrr, entraffiUer : Percer
de coups; blesser, se blesser ; inîcrffh-
dere. S* entraffoler : Se bleaser ré*
ciproquement.
Les TÎf desor les mors roelleiit
Qui %'entrajoknt et occient
Laidement s*entrecontralient.
Christian de TVv^vs.
Ehtrage : Droit qu'on pftie en et»*
trant en possession d*un fief ou d'un
bail à cens ; d'iViCrore.
Ektrague : Terrrin situé erHre
deux rivières et au-dessus de Teti-»
droit où elles te joignent; inter aquas;
en ancien Prov. tramés ^ aigos ; m
Langued. entrai^,
Entrail : L'espace qni ae trouva
cotre les yeux, ^ojrez Eittruil.
ElTTAAII* : Coeffe , €!0«V€ftQt«»
47(Ç E IV T
chose cm couvre , ce qui enTcloppe
les inlestins , le foie « crcpe.
Les doux reins dont If « illcs sounf couverts
é*. Ventraii du geier , od les petix reinii si nM>t«
trout il biir le alticr en sacrifice le feusuzmise
«n Tohlatioun de très Houef odour à Nobtre
Seignor.
Trad, de la Bible ^ Lcvitique^ch. 3, fers. 4.
Duos renés ctitn adipe quo te^intitr ilia,et
reticuluin yVconV cum renuncuhs f adolcbunt"
que ea super altare in kolocanstum , lignis
ifitte snpposito , in oblaûonem suavissimi odo-
ris Domino.
îIntriit : Extrait , sorti , tiré ; ea>-
trnctus,
Entraitter (s*) : S'empêtrer ,
s'embarrasser «lan» ses traits.
En TR 4.WT : Droffiies qui servent à
composer une méileoine.
Entrapkr : Embarrasser , arrêter,
entraver.
Entrassaier (s') : S'animer , s'ex-
citer.
EifTRASSAMRi.F.R , entreassamhler :
S*assembler, se pren«îre l'un à Tau-
tre pour se battre. Foyez la citation
du mot ËNTRECOMRATRE.
Entraver : Mettre les fers aux
pieds ; au figuré , embarrasser.
EsTRAVRRSKR : Faire pencher,rcn-
▼crser un peu.
EwTRAVKSTlSSKMElfT ! DoU CUtre
mari et femme.
Entrax : Entr'eux , dedans , en
dedans ; intcry inlrà.
Entre BAN DE , enlrrhcnrle : Pièce
de bois qui en soutient deux autres.
Entrerée : Bouche, ouverture.
Entrebie : Fraise de porc.
Entrecambiable : Mutuel , sem-
blable.
Entrecbanier : Entrecouper ,
parler.
Entrechapingnikr : Se tirer, se
prendre par les cheveux.
Entrecbapler : Se battre à répée.
Fcjrcz Cbaploizr.
ET^ T
ENTRECHArNCEABLEKF.KT : Mq-*
tnellement, alternativement, respc^
livement, en troc, en échange.
Deu\ Chérubins en chascun des lurateseet
del propitiatorie les <^e)es-et govenuint lepro-.
pitiatnrie , et regardant soj entrechaaasgmk^
bleinent.
Trad. de la Bibles Exode, ch. 37 , vers. g.
Extendentcs alas , et tegenfes propitime»»
rium , seque inutuù et illua resptetentes.
Lors se leva elr cinsqtie ! 'S homes M CO-»
Bustrojent entrechaungeoblement.
Ibid. Ruth , chap. 3 , 'vers. 14. '
Surrexit itaque antequhm hamùtes se e<^
noscerent mutuo.
Entrechevaucher : Fouler aux
piods d'un cheval , aller à cheval »
monter à cheval. ^ oj . Chevaucher.
Entre chien et loup : Mots qui
servoient à désigner le temps du soir
ou du matin , auquel il ne faisoît pat
asse?) clair pour pouvoir dUtinguer
un cliien d'avec un loup.
Une famé avoit fet ^011 plot à dons ribant
que il li tucroicat hon bnron , et rlc leur me*
troiten id poiuf^qur l ^irrrinent lepouroient
ffre; et leur dint ipit? il vrp.ÎKM'nt en se mesoB
entre chien et loup , et il Ironveroient qae
et» li laveroit se teste , et en cet point le
puuriez vous assonier , et li ribaux le meup»
trirciit eu telr manière.
Betuunemoir, Couttnne de Beawfoisàp
chap. fK) , page 34«>
Entrecloz : En l réouvert , pat
tout-à-fait fermé , à demi-fermé , en-
tre-bâillé.
Entrecomratre : Se battre, com-
bail re ; de hatucre.
Quant mairs gens Tenir sololent.
Qui Kficoce gastcr voloieut ,
Tout li aigle entrnssauibloient,
CJombatoii'nt soi et crioieut ,
Un jor , ou drux . ou trois , ou quatre
Les entrecombatre ;
iJe ert signiliration
Encontre graut destruction.
Roman du Drut.
Entrecontralier : Contrarier y,
se diftputcr.
E N T
- • EiTTBBCOHTaER : Rencontref.
£!fT&ccoRs : £ntre cour et jardin.
Entrkcours : Sociélé, convention
faîte ou contractée entre deux sei-
gneurs , en vertu de laquelle les vas-
saux de chacun d'eux pckivotent li-
brement et sans danj^er de perdre
leur franchise , aller demeurer et s'é-
tablir sur les terres de Tautre sei-
gneur; de curia et cortex, Voy. aus&i
CORT.
Entrkcours : Commerce mutuel.
Entrecuillir : Cueillir avant la
saison , cueillir trop tôt ; de colUgere.
ENTRE-Dhux : Fente , ouverture ,
abîme; inter-iluo.
Entre-dire : Interdire , défendre ;
interdicere.
En T REEL : Entre-deux des sour-
cils. Voyez Entruil.
Entre kns (s*) : Entre dedans.
Entréesrr (s*) : Se récréer, se ré-
jouir ensemble.
Entrefaire compagnie : Fréquen-
ter quelqu'un. ,
Entrefait : Cependant. Voy, En-
tresait.
Entrefkrir : Blesser. *irew//*<yi'r/r,
se blesser l'un l'autre, se frapper mu-
tuellement , respectivement. S'entre-
Jlerenty s'en ire- blessent ; formé tinter
et Aejerire,
Entrkfiel : Le troisième ventrî-
cmle des animaux ruminans , appelé
le millet ou le livre.
Entukflaer. /'ovrz Entreférir.
Entre fusle : Lo fil dévidé au-
tour d'un fuseau , fusée.
Entreget ycntrc^U't : Adresse, jeu
de ]>asse-])asde , tour d'adresse entre
gens, entente, compréhension.
Entrkcuetteur , enlrcguetenr :
Espion , homme qui épie , qui cher-
che à surprendre ; interjectrjr.
Lork auras bui.s Lgi»Uft, et diurM l^ObJ prct-
Cueurk,
E N T «r7
Kt hotkt phisiciens , «t très bou coofcillcuray
Kt pourra» accu»er ces graok entreguetcurs
Duut courrous et rcprocJies te vifuueut «t
paeurs.
Codicih de Jehan de Meung,
Entreguignee : S'entre -regarder.
Voyez Guignée.
Entreingne : Aine, jointure du
ventre et de la cuisse ; iïinguen.
Entrejetteiiie. Voy, Entrecet,
Entrejointe: Jointure; //ï/^/y>c//o«
Entre-la : Cependant, pendant
ce temps-là.
Entrelaidir : Dire des injures.
Voyez Laiuir.
Entrelaissier , subst. : Inter-
ruption.
Entrelas : Entortillement, entre-
lacement , entremise, intrigue , em-
barras.
Entrelessier : Se charger d*une
affaire , d'un service , ne s'en rappor-
ter à personne pour le rendre. Voyes
la citation du mot Emmer.
Entrelioneuse : Interligne.
• Entrelouir , entreluire : Luire à
demi, luire au milieu ; interlucere^
Entremelemf.nt , entremelléC"
ment : Péle-niéle , avec confusion ,
sans ordre ; d'intermiscere.
Entrementiere : Fourniture.
ENTREMENTiERs.'Pendantce temps;
intereà, interdùm.
Uns Preudons qui a voit usages en aopréali
en se markaadlse , et bien dcoioura dix ans
on plus. Nfkrdent emtrementiers uui n*usa vm
S(»ii HOU dt; l'u^agi; k'il avuit uù pré; li Prn-
douH redemande ru^agc , et requiert aussi au-
tre» terres par pruimeté ke ses ligoagc»
a voient vendus . il 0*7 peut rentrer .
Conseil de Desfontaines , chap, 1 7,
article 3.
Entremeteur : Métayer qui fait
valoir un terrein sous la conditioa
d'avoir la moitié du ra]>port.
Entremetre I enticiiietiru : Entre-
4^i E N T
prendre , tenter de faire ane chose ,
donner ses soins , s'interposer.
Seignor, bcsoing fet moult emprendre,
Et tel chute «eirent à «prendre,
Que ja ne .<i*«'n entreinetrotent
Ik très grant betuiog n'en aroienf.
Roman du Renard, foL 88.
Ertremi : £nlre-deux, espace qui
est en ire deux choses ; intermedium*
EifTaiMoiEM : Cloison, séparation;
intermùisio,
Entremuie : Trémie d'un moulin,
lieu où elle est placée.
ËNTEEPAS (aller V) : Aller au petit
pas. Amhler Ventrepas : Marcher
doucemeiiL
Entrepassaule : Ce qu'on passe à
travers, comme la trame d'une étoffe
ou d*une toile.
Euteepoignee : Prendre avec
force, empoigner, serrer, attaquer,
•e battre, s'entredonner des coups
de poing ; interpugnare.
ConTÎnt Irt lancrs à croisir.
De si grant force \ entrepoigntnt ^
QuiU trabuchent et t-Uek fraingnent.
Roman tf/éeis et PraJitUu,
Ekteeposéemen T : Petit à petit.
Enteepeesure : Contravention.
EntrÉpretke : Interpréter, ex-
pliquer ; iRterpreUui,,
Cil respondirent : noas Teitmet noatre aoan-
|[e, et cil u'i eat qui entrepretUe le aovnge.
Trad. de la Bible, Genèse, ch, 40, iwrf . 8.
Qui responderunt : somnium wdimits , et
non est qui interpretetur noèis,
Entreromprs : Suspendre 9 iu-
ierrompre.
Ektresaiii , entresegnt : Marqne,
trace , impression qui reste sur quel-
que cliose; de signum.
Entresait, entretant y entrués :
£a même temps , pendant ce temps ,
pendant , en attendant , à propos ,
•cepondant , dans ces entrefaites ;
J£?(TR£TEirEHEirT : Ilépense ^ue
l'on fait pour les ehoset n
à la vie , entretien d'un bien , d*
personne , réparation.
Entreterrer (s*) : Se renTcrscè
par terre , s'atterrer.
EiTTRXVEScBSft ! EmbrouîHer, €11*
treméler, s'embarrasser les pieds I'
dans l'autre , ou dans ses vêtement.
EiffREvEz : Qui parolt peu,
trevu.
Entre vous : Espace qui est entre
les solives d'un plancher; iniervaUum.
EnTRurcirER : Achever,' exécuter,
accomplir.
EiiTRO : Jusques , dedans , en-de*
dans ; intrà, Entro cora : Josqa'à
quand.
Entroblier , eiUroblir : Suspen-
dre , faire trêve , troubler ; d'ûifier
et de turbare.
Mais science , qui est teae
Est tost oublia et perdae,
Ki tet et nVnsoigue et ne dit*
Ne paet ettre ne h'entrobUtp
Science qui est bien oie ,
Germe , flurist et fructefie.
Roman de Trtryt,
Entrués : Tandis , pendant ; iit-
terdùrn,
EîTTRUiL , entroeil, entroel : L'en-
tre deux des yeux; intef^œuU ; et
l'espace qui est entre les deux soor*
cils; inter-cilium,
Entry : Entrée; à*intrare,
Ertule , entulle y enturlé : Sot»
ridicule, fou , étourdi, extravagant,
lunatique , insensé , imbécille. Jehan
deMeung se plaignant de ce qu'on ne
voyoit point de son temps de véri-
table amour, dit :
N'encor u*av en nul lieu tcii
Qui ouques en ait uu tel eu,
Kt sui je plus sage^ que Tullea;
Bien teroie fois et entuiles ,
Se tels amours voulole querre.
Puisqu'il uVu a m»*» uul eu terre ,
TcUes amours donques où querroi*
Quant $a jua ne la troiureroia ,
ETf V
Pràt ]t toi» ftTcc let grnei »
Voire saillir oultrc les nues
Com Cst li cignet SocraCts ,
N «oquier plu» parler, j« m*eD tés.
Roman de la Rosë,
EvOMBKE : Se dUoit pour Flncar-*
nation de J. C.
Enyaîe y envahie , enuaisernent ,
envaye i envay sèment, enversiement :
Choc , assaut , invasion , attaque 9
combat y envahissement ; invasio ; en
anc«^ProY. ènvtuia.
Pitié fi«rt qui trop fort la ruse ,
Lors la rendit presque couluse.
Mais adoDC est renu Délit »
Beau baclielier sur tous e&lit.
Cil fist a Honte une envahie ;
Êspée aroit de piaisante rie ,
Ksca d*aiae dont point u*avoie
^Otàk de soûlas et de joie.
Jîoman de la Roté.
Envaia , lisez envaïr : Prendre 9
ravir , attaquer , enlever de force ,
charger, assaillir; inuadere , invefU ;
en auc. Prov. envazénin
Tostre Signor osastes envmr
Paf traiftou et !»a femme tolir.
Roimm de Garin,foL 45 , V^»
Envaisseler, envasseller: Enchâs-
ser, enfermer.
En VAN : Auvent , petit toit qui
avance au - dessus d*une boutique
pour la garantir du mauvais tei^ps.
Envahie : Évanouir, disparoitre ,
devenir à rien j evanescere.
Or dunkes saches toi cstre oit quant tu ci
Tenra» por lart* ir, rt moi ne trorcras mie , es-
queis paroles il drsparut , et c<l kî seraliioit
estre hum en envanissant , fist couoistre ke
n estoit e^pirii.
Dial. de S. (Grégoire , iiv.^f chap. 55,
Et tune exaudicuiH te esse cognosce , càm
hnc ad lewandum 'veneris, et tne muiùnè repe»
rtrts , in quitus 'verùis disparu it , et is qui
homo esse indebatur , evaucitcendo innotuit
fuia spiritus Juit,
EïfVAYKA. foj^eZ EnvAIE.
ExvAY&s&xsiTT. Fofe% EirvAin.
E N V 479
EifTSift : Désirer, conToiter, en-
jvier ; et envahir, s*emparer. Voyez
Envaie.
EirvE LIMEE : Empoisonner, enve-
nimer ; invenefïcare.
Paroles rapportées sont envelimées.
Ancien Proverbe,
ENVEiriMoisoN : L'action d'empoi-
sonner.
EifVENTEEE : Accoucher une fem-
me , préparer le travail de l'accou-
chement ; il s'est dit aussi pour ,
dévorer, engloutir, avaler, selon
D. Carpentier.
I*fc sont pas les Ebreus comme 1rs femmes
Egiptiennes , car celés ont la science de ei^
ventrer ,tX eufaantent eiax que nous Tie^uXi
à eles.
Trad. de ia Bible , Exode , ch. i, vers, 19.
Non suntHebnfif tient j^^gyptUe mtdierei/
iptœ enim obstetricandl habent scientiam : et
priutquàm veniarnut ad cas , pariunt,
Enveece , envers, enverse: A Tett»
vers, en l'air, à la renverse ; inversus*
Coucher envers : Coucher sur le dos«
à la renverse.
Tant crent bea à Gersay
De Ttn que pas ue rersay,
Aus meismts Torcnt versé.
Tant que tuit jurent enverse
Dormans et y?res ka estranglent ,
Ja ae seront maia lA qn*ils janglent.
Moman de la Rom,
Enveecellee : Ench&sser, mettre
dans un reliquaire.
En vjsaiif A : Envenimé , irrité ; im^
veteratus,
Envees : Renversé, mis sur le do»;
im»ersus.
Quant les nuis rennes seront
Mille desplaikir.^ te vendront»
Tu te coucheras en ton lit ,
Ou tu aura» pou de d<'lit ,
Quar quant tu cuideras dormir.
Tu comcnccras a frémir ,
A tressaillir , à démener ,
D*aa eoaté scur Taotra toroer^
4do £ N V
Une heure envers et Tantre adeiu
Come cil qoi a mal aus dens.
Roman de la Rose. |
Enyeesai&c : Anniversaire.
ËxvEESLE : Renverser, mettre à
Tenxers , jeter par terre ; invertere.
Ex VESTE ME NT : Prîse de posses-
sion , ensaisinement ; invasio.
Envi. Voyez En vis.
Envi : Malgré.
En VI 4 : 2^ie, bonne volonté; in-
vidia.
En VI AL : Voyage , selon Borel ,
qui cite le IVoman de Perceval. Bar-
bazan n'a pas trcuvé ce mot dans
ce Koman ; je n'ai pas été plus heu-
reux : j'ai eu la patience d'en par-
Cf/urir trois exemplaires.
Envieillir, en\\cillir, envieUer ,
envie l tir y envicûr ; Paroitre vieux ,
devenir \ ieux , \ ieiliir ; im'eterascere.
Car eu ce»t ra{;<* e&t cdi cofte qui plus e/i-
vU'iUist, ft ptmr 1 .i inaJutcnirjoui'Ut-k et pour
targliT la viellice , f'.uit ou garder de troptra-
.villier et de cuuroak et de peui"e».
Livre de Phjsijue, chap. ao.
Jjt pri'iiiiere rtg!ou d'Aise ( Asie)
Kkt Paradt» Il li< ux plain» d*atfte,
Si plain de joie ei de Milai,
Que eus n'y puet dereuir las,
Ke enviellcr de uule rieu».
L'Image tiu Monde.
Envier : Teriiedu jeudedés,qui
signifie , augmenter, mettre au-des-
sus, enchérir sur quelqu'un , mettre
un prix |)Ius haut; invulcre.
Et qui bon Ta , s'il envit d'une
Tir m'en chaut qu'elle, ou blanche , ou brune ,
Di«t li Jouglere , je Totri,
Et di»t S. Pit rre je Venvi.
Fabl. de S. Pierre et du Jottghor,
Enviesir :. S'user, périr par le
temps ; d'où cnviesissure et enviesure,
fétusté.
Envillener : Déshonorer.
Er^viLLEZfiB. : Blesser grièvement,
mutiler.
ENV
ËNTis : Plein de ▼!«, Ti£«TiTaat|
vivus.
Envi s : Désir, enTie, jalonm;
invidicL.
Envis, en*nteus : Désireux, em-
pressé , qui force , qui est forcé ;
invitus.
Emns poent aToir mil ddit,
Ne de imit rwpoter oîi lit ,
Ja n'i sera asitrriaiéa
Toutes heures est attislét
Du mal saoc qui an cœur loi Tîeaf.
Roman du second Renard, fôL 98.
Envis : Avec peine , malgré soi ,
avec répugnance , à contre-cœur , à
regret ; invité.
Moult regretoit la oiorC du Conte d^Aitoii
son frère , et di^oit : que moult etwù se te
souffert' de li renir vtoir come le Coote da
Poitiers que il ne le fcust Tenu reoir en Galic.
JoinviUe , foL 309.
L'on disoit aussi , à envis , à envL
A envis iert ja de grant pria
Polalus de uialvaik ettalon
Buiiuc semence fait bon grain ,
Et bons arbres porte bon fmit.
EikUGmiùt.
Amîc , fet-il , ce puet bleu estre ,
Et sachiez se vous fussiez via
Ci veuisse moult à tnvis
Tant que l'âme vous fnst an cors.
Le ViUcùn de BailkuL
En VITE us : Désireux , empressé ^
invibis.
Avant Dangier sui renns honteux»
Et de ma paix faire ènviteux ,
Mais la haie ne passai pas
For ce qu'il m'eut uié le pas.
Roman de la Ro$e.
Envoer : Envoyer-yinviam mittere.
En vois : Je m'en vais. £n voit: U
s'en va.
Exvoisé , envoisié : Réjoui , gai ,
joyeux ; gaudens,
Fabloaus sont or moult en course,
Meiut denier» en ont en bourse,
Cil qui les content et les purteiita
Oraut couforieiBcnt aporteut ,
lU tmmùkM et •• oÎMotv
Quant il n*t a geos trop DoUeos,
V9λ i cens qui sunt plains d*ire.
Faè/. Mss, »« 76i5,/o/. aoo, il*. eoL a.
ExvoiSEE , envoisier (s') : Se ré-
jouir, s*aiùuser, se désennuyer; com-
posé du verbe gauàere.
Tristan guerist et quant il Toit qu*il pent
|M>rter armes, si se eitpotse et joue et rit.
Roman de TritUuu
Blonlt estoit au dnel attentire ,
La dolereuse et la chetive ,
Il ne lui tenoit à*envoisier ,
Ve d*aceler, ne de baisier.
Roman de la Rose.
Entoiserie , envoixéement , envoi*-
^eure, envoisie : Joîe , plaisir^ diref*
tÎAsement.
J*7 lais bien mes amïs aler
* Karoler, dancier, et baler^
Si ont un pou de plaisant vie
Dont nus saiges hom n*a enrie»
Là sont servis (Tenvoiserie
De traces et dVspingneries
Kt de tabours et de vielles
Et de rotmengea norelbrs ,
De jeux d.- des , dVcluz, de tables.
Et d*outragens mes deli tables.
Roman de la Rose,
En vouLENTiF : Résolu, déterminéy
résigné , décidé , fixé ; involens.
Ezf vousTEMEif T, envoutemeitt: Sor-
tilège , ensorcellement , maléfice.
Envouster, e/7t'o<i/rer; Enchanter,
CDSorceler ; de vultus.
Envoyé : Mis en voie, en chemin;
de via,
ENvuLtER : Faire une effigie en
rire pour s'en servir à des sortilèges.
EifWAGEMEifT : Engagement, hy-
pothèque.
Enwaigier , enwagier: Engager.
EifWKRpiR : Mettre en possession.
Enynagr : Droit d'aînesse.
EoEs, eqfsy eoueSy eufs, eus, euves:
CBufs ; à!ovutn.
Tel drsconfit an soir s*adverse partie ,
Qui anjourd*iiui perdra les membres et la ^ie.
X.
£ P â 48<
tJjtm henre est de gagner, une antre n^ Test mie^
t£t en droite STenture, je le tous (certifie.
Met-on les eus couver , «m l'a dit mainte fie »
Sens Teoir les poucins, por ce qu*on pert la TÎe.
La Vie de du Guesdink ■
Ëou , eu : Lui , il ; et je ; ego.
Epandre , carter, epurdr : Épar-
piller , répandre , disperser ;
pandere,
Ribaces qni de Tost le partent ^
Par les champs ça et là %'epàr^rù
Li uuk une pilete porte ,
L'autre crob on maçue torte.
Gmllmmme
Epanir : Épanouir.
Ëpartbau : Epouvantail.
Epanter : Épouvanter, effrayer ^
texpavere , expavescere ; en Espag.
^spantar,
Eparses : Rentes primordiales efc
seigneuriales qui étoient en usage en
différens lieux ; de sparsus.
Epaulter : Économe , receveur de
Téglise de Toûl ; de scapulare,
Epauliere : Partie de Tarmure qui
couvre et défend Tépaule; de scapula.
Epauter , epautéer: Elaguer, tail-
ler les arbres.
Epave , espaves : Chose perdue,
et qui , étant trouvée , soit dans les
champs , ou sur un grand chemin ,
appartient au Roi ou au Seigneur
haut-justicier, lorsqu'elle n*est point
réclamée par le propriétaire. Barba-
zan le dérive di^expavet-e , expaves^
cere, expavidus , épouvanté , dans la
crainte , agité par la frayeur, perdu ,
égaré. On n'adaptoit , dit-il , ce mot,
qu*aux bétes qui s*écartoient da
troupeau, qui ne pouvant retrou-
ver rétable , Técurie , la bergerie ,
étoient perdues , égarées , et pa^
conséquent effrayées ; de là , par
extension , on a appelé espaue tout
ce qui étoit perdu , comme argent
monnoyé , vaisselle , bijoux , armes 9
Bh
18* ITt
meubles, marchandises, 6lc. ee qu'on
appifloit espave mobilialre; elle ap-
partenok , dans plusieurs coutumes :,
au Seigneur , haut , moyen et bas-
justicier. "V espave immobilière et fon-
cière étoit un champ abandonné par
ie propriétaire , qui n'étant point ré-
clamé , le seigneur s'en emparoit
par droit à*epave^ Bestcs espaves et
testes tspavisées , suivant la Coût.
d'Hesdin , art. 1 6 , sont celles qui ont
quitté leur troupeau ou leur étable ,
et coulant çà et là sans pouvoir la
retrouver. Étpaves d^iweilles, d'avec-
tes, ifeps, d'esy abeilles ; c'est quand
un essaim sort d'une ruche et va
dans une terre étrangère : cet essaim
appartient au seigneur , s'il n'est
point réclamé par le propriétaire.
hj épave du faucon appartenoit au
aeigneur - baron , suivant les Cou-
tumes d'Anjou, art. 47) cl du Maine,
art. 55.
Epavité , espavité : Droit d'épave,
qui appartient au seigneur, suivant
la coutume. Selon Aagueau, ce droit
est la même chose ^ et suit les mêmes
règles que le droit d'aubaine.
ËPETsa : Empiéter , prendre sur
le terreîn d'autrui; depes,pedi9,
Epeuteb. : Faire peur, frapper,
étonner, épouvanter; expavescere.
Ephèbe : Jeune homme parvenu à
l'âge de puberté; ephebus; du Grec
içni^f» pubère.
Epicâce , épicaie : Équité , adou-
cissement à une loi rigoureuse ; efft-
cacia ; du Grec i^nuKtm , suivant
Kicod.
EpicAisBa : Statuer, prendre en
considération ; efficere,
Epicausteees : Cheminées.
Epioimie : Épidémie , maladie con-
tagieuse; epidemia; du Grec iwi^fêêç.
Epie : Espion, homme qui observe
les actions d'autruû
EPI
Epier : RedeTanee dooMmkte ca
grains ou en volailles ; de spieeusm
Epiesment , epinient : L'actMMl
d'épier ; de specuiamen.
Êpietce : Empiéter, gagner d«
terrein ; de pes , pedis.
Epieue de cHEMias : Voleur de
grands chemins ; speculator.
Epi F AI NE : La fête de l*£pi;^iaine ;
Epiphania; du Grec f]r/f«»fi«, ap-
parition.
Epilense : Épilepsie , mal caduc.
Epilogacion : Abrégé , récapita-
lation; epilogatio; du Grec îs-iA^^r,
du Tcrbe iwiMym , je dis après.
Epiloguier * Épiloguer, censnTcr»
conclure ; epilogare; du Grec iwûJiym.
Epi R AL , epiiHH > espinoi : Liea
plein de buissons*^ de halliers ; spi*
netum.
Epiiicer , espmguer , espringsder,
espringaliery espringuer : TrépigncTy
frapper des pieds. Foye^ Espimoee.
Èpinocbe : Épinard , plante pota-
gère ; spinachium, Epinoche étoil
aussi le nom d'un petit poisson qui
a des épines sur le dos , et qu'on
appelle savetier ; le piscis €icuie€Êiut,
Epinochee : Manger avecdégoàt.
Epiphaigne : Epiphanie, fête des
Rois qui arrive le 6 janvier ; Epij^'^
nia; du Grec fV<f«rfi«, apparition.
Epistle : Lettre , épilre ; epàtoim.
Arittotle mut epistfes feseit
De» morautrz , kar il detireit
Ke ckescun bon fust endreit m! ,
Et endreit des autr«^ en boiM fci|
ALisandre ane epistle envea
De un respnnse ke lui duna«
Quant Alisandre aveit cuuquia
Les Persiens, et treatot suunia,
£udreit de ceo si lui mandoit
Corne oïr purrra ou endreit.
Les Enseigneinens ttAiittoSe^
Epistocbafe : Portefeuille.
Epjstolier : Écrivain public, ep-'f-
iolaris. Oadonnoit aussi ce nom daas
«imdqaM chapUro su rhapf1iiii,.qwi,
i U mesK , chantoit l'éplm , et afi .
livre dont te terrent let tons-diacre*
pour aller chauler 1« épltm aux
gTand'metaei.
EpiTONKa : Abréger; SepiUunt i
dnGrec iVî, sDr,etden'/«Mi,jeconpe>
£rLUE:ElioceUe. ,
boioHB : GAtean.
EroMMui : EKpotr ; expoMre.
EpoivçoicaBB : Ponuer, mciler,
■tgniUoiiner.
Epoinnaa : Piquer , élancer ; er-
puitgere.
Epoibib , rparron : Sortede tance.
Efohcb : Fuite, ëTaaion , dëguer-
piatement ; erpuncùo.
EroncKB : Tenir quitte; ej^irj^iw,
Efohcieb : Harchand d'ëpongei^
de iponffa.
Efovffeb (s*) : S'eiquÏTer , t'en-
fiiir aecrèlMnent , en cachette.
ErouTit , ^uiits : litière det ani-
nani qui ett hachée trêt-menoe et
pretqu'en poussière; spurcitiet.
E?o(jvESTEKBHT : Fra jeur, effroi;
A^expavescere.
EprABON : Lance, épieu.
EvaxiMoBB : Presser une choM
pour en fiire sortir le contenu; ec-
m
EvBEiHT : Serré, {»eHé;«^pr«artc.
ErBEHDkB (t') : Se laisser tnr-
prendre par nne paasioi), snocoMiber.
EniaçoH : Maladie contagieuse et
populaire.
Eps : AJbeillc, mouche à miel ; apis.
EruacBNKVT : Excnie ;^u/yaa'o.
ËQUABB : Alignement du clocher
ou du milieu d'un village qui règle
le parcours des Toitins pour leurs
Itestianx ; de quadra,
Eqdb : Cavale , jument; efiM.
£«BtPiaaTteM : CoisparaisoD ;
EKC
E«viM«n : Gtwpanrt
égal ; tequiparare.
Eqouist : Pioche , iaatramut da
fer pour cultiver ou remuer Ja ten*.
Eqdipolbnos : Egalké ; . d'-d^i»*
poUentia , A'taqvivttiem,
EqniPOLKHX : ÉtjoivalnittégliL
Equip» : Matelot, naritouiier.
Eb : Air , mine, toarnor^
Ebackibb : Arracher.
EBàVLia , efomfitr : tfntigare
avec les griffes, les onglet, des roocaa
£B«oji«,era^pte, ermite, owiw :
Araignée; artuiea.
Eeil , eraid, ernlr : Héimnt d'ar-
met ; en bas. lat. eraUiu.
Ea&HOti : Estropié, BaadMlfboi-
EB*ttoix> : Blesser, estropier.
Ebâsme : Défaut de comparaître A
l'assignation.
Ebaumbitt , erramment, erratU,
trrmument, ttrament, etrammettt : In-
continent, promptement, finement,
grand tnôn , 4 l'inilant , ttv-la-
Af£ êiùnStànt ttdt D
EasEOiBB , eierfer, erbetfitr tJjo-
ger, héberger, Fojres HaBxaeaa.
D« iiDi Birou fat »• U eonuu k*!! H V
W^ÉVKBf Mv 1« pwt 4e<ut It tow d« G*La-
(hai , tut U obâcisc frHDoii ki voMît d< Cnsr
tulianbli. FUIa-aardomK, alii.fit.it.
£asiXB , erboie , erioû .* Pré, plh
turage, lieu coBVert d'kerbe.
Ebcb : Herse, machine de boiaqni
a des chevillet de même on de fer, et
dont on te sert pour reeoavrir la
graia^ni vient d'être temé, et écra-
ser let mottes de terre qui pour-
roient être restées ; porte de ville qui
s'abaiste ; «a baa. lat. enciut , afam. '
484 £ R t:
EacHlB t Trait, portée d*iin arc;
àiarcus,
£aDÂ9GB : Lien, jonction, atta-
chement.
£aDoiCE : Ardoise.
EanaE : Etre attaché , joint.
Eau : J*étois ; eram,
TA Leu re»pont, j'en sçaî le Toîr,
Ge fséisme me fist tes pore
A cette Siorce où o lui ère.
Fable du Loup et de C Agneau , par
Marie de France,
r
Eaa : Étoit ; eraU
le iraeil, dîst-ji, la robe chiere.
Qui hul matin sur la huche ère
Qne mea serorges m*a douée.
Fabliau de la Robe vermeille,
Eax : Sera ; ent.
n est perdu sans fin qui en pecliié dévie ,
Et nous n*arons espoir que quatre jours de rie»
Tant com nous somcs cy nous somes en misère.
Encore sera il pis qui en enfer mis ère,
La Dance aux Aveugles,
Eas, Jier, hère, hoir : Héritier;
hœres^
Eax : Place ; area. Voyez Aïaa.
8e nsage A*ere m*est lessica , je |>nîs faire
nne borde por ardolr ( joindre adhasrere ) à
Il chose qoi est proche.
Mss. de la Bibl. Imp. n** 8407^/9/. 49 , F*».
EaEME : Désert, solitude, hermi-
tage ; eremus; du Grec erenios , seul ,
désert.
EaEMODiCE , eremodicie : Désert ,
suivant Borel. Je n*ai trouvé ce mot
nulle part; s*il existe, il vient sans
doute du Grec tftifte^tKiêr , et doit
signifier, péremption d*instance.
EasNT : Etoient ; erant.
C3 qui devant erent aie
Avoieot ja le cerf levé ,
Li un cornent , li altre buient,
Li chien après li cerf bruient.
Roman d'Eres et dEnide,
]£aEZur : Seront ; erunt.
£a£4 , errer : JAIardieryagir, Ira-
ÉRM
vailler, voyager, aller, rMer çà et U;
errare , arcure.
Le jour durmoît, la naît erroit^
Par jor au bos se tapiasoit ;
Par nuit errwt à grant esploit ,
En dontance ert ù il irroiC.
Roman du Rou , foi,, aao , F^*
EaEs : Hérisson ; hères.
Ebëtat : Héritage ; hœredîîas.
EaEux : Querelleur , colérique,
disgracieux , désagréable , sombre,
fâcheux, de mauvaise hiuneur ; d*£r«-
tus et ^hora. Ce terme est encore
usité dans quelques départ emeos par
le petit peuple, lequel, en parlant dn
temps lorsqu*il est couvert et vilain,
dit : Voilà un temps bien ^reiur. Yoj*
HoRÉE et OaÉ.
EacALicE , ergueliee : Réglisse,
racine à faire des tisanes.
EacoTis : Disputes tbéologîqwSb
Eai : Je serai ; ero.
Erige. Voyez Herse.
Erin : L'Irlande ; Hiberma.
EaiifE : Terre aride et inculte,
suivant Borel. II s*est trompé : il de-
voit lire erme. Voyez ce mot.
EaiTÂicE : Bien de succession, hé-
ritage ; hœreditas^
Testament proprement est li cscris qaî de
Tjse et départ VerUaige entre les parçoaien
et tesmoigne combien chascuna deit «Tcir.
Comm, sur le Soutier, Ps, %iàt/ôL i^%, F*
vers. 6.
Erite : Hérétique ; hœredcus.
Les espécs des ennemis : ce aoot les erùes^
li mauveis crestien qui par lenr nuiTeiae doc-
trine ocient les âmes des simples gens.
Comm, sur le Sautier, Ps, 9 , vers. 6w
Seignor, dist-il, je ai trové
La sus un erite prové ,
Il dist qtt*il TOUS herbergem
Kt après tou» ledangera.
Je n*irai raie k ccl en'te
Qui eu tel œurre se délite.
Fabliau du sot CltevaCer,
EaxAiaE, ermcre p ermmise; JLJ^
BR-R
moire , lien ou meuble à aEerrer des
armes; armarium,
£em£ , ermes , herems , herme :
Terres en friche qui ne sont ni culti-
"▼ées , ni labourées , ni ensemencées 9
terres abandonnées; erernus; du Grec
rremos ; en Prov. et en Languéd. *
armas y erm ; en bas. lat. enaus*
Eemenib : L'Arménie ; Armenicu *
Ermiic , Ermine : Arménien , Ar-
ménienne ; Armenius , Armenia,
Ermoufle y crmouffle: Hypocrite,
faux dévot , et hermite, selon D. Car-
pentier. Un moine Tduquel j*ai parlé
au mot Eau ) avoit une maîtresse
qui demeuroit de l'autre c6té de la
rivière ; un soir , en revenant , les
diables le noyèrent, emportèrent son
ame r et dirent :
Mais quant tenons par les ylliers
C«s nonains , ces conrers , ces laoûiei 9
Ces provoires et ces chanoines ,
Assez les tien^ pires quVscoufles,
Os papelars et ces ennoafles
Ils sonent tant, braient et crient.
Et tant losangent et tant prient
Dirn et sa mère jonr et nuit ^
Ja nul n*a riens ce cnlt
Se^ii'jert luxare nostre amie.
Gautier de Coiusi , iiv. i^ chap. 33.
Erhels. Voyez Erme.
EaifSR : Disloquer les reins, ren-
verser, jeter par terre; de renés ^
reins.
Eehiovs , ergnous : Chagrin.
EmNovL, ErnouU: Arnould , nom
d^orome et de saint.
Eroi , eroy-y erroy. Voyez Aaaoï.
Eronde : Hirondelle ; Aim/iefo.
£RBKâOER,e/râgT>ry errtugier, error
y#?r, esrager, esragier, esraiger : En-
rager, devenir enragé , emporter par
force 9 arracher.
Errâment , erramment f crrau^
ment : Promptement , tout de suite ,
grand train , incontinent , aussitôt.
Mats or parlons dea Jbellet choses
.Qui soBt fn ce. beau parc «Acloac».
ERA' 4SI
le Toni dl généralement ,
X^ùt faire m*en Tyeil émanent
n'en sai-je proprement pailer.
Roman ée la Kose,
Errandou E& , errandonner : Maiv
. ■ ■ •■
cher , courir avec force , faire un*
course violente, marcher sans ordre»
avec confusion.
Errant : Sur-le-champ, à l'ins-
tant , promptement , à grands pas »
très-vite , grand train , avec violence.
Erre , erres : Arrhes , gage ,' cau-
tion qu*on donne lorsqu'un marché
est consommé..
Se auenns avoit sna fil qm. fua^ ^m boa-
aa^e , et li pères deist à aucuns ôfi ses Toisins«
TOUS arex nne filla qui est auquel de Taage do
mon fil, se ros Tolea que èto'liék à mon fil
quant ele sera en aag/r , je lou Tond/oie bien,
en telle manière que tous me baiilissiex uno
pièce de vostre terre , et je Touf baillerai
10 li?. par non A^erref, en tele manière quo
les erres me demorront quant il seront en
aage de marier ^ a'eie ne .voloit I5 mariage
otr<yier.
EuMiss. de France, ft^9937, èkdp, i%%,
Errs » errée : Reule , chemin ,
voyage , marche , hâte , diligence ;
à^errare; en bas Bret. ecru^
•
Les antres marchenns -apêlo, ■ -
A sa femme dist , ma sncr baie 1
Or ça , fet^il, la soope en TÎn,
Quar nos volons mètre m chcmûai
Et quant celé ot phdar da Vmrm , '
An plnstot qo*el pot le Ta qmurro
Quauques il Teut drlivremeut
Monl faaoit la demorctbédt.
laBicéduCÊomr.
Eaas (grant) : Prtimptem^t , en
diligence , grand train. ■ * ' '
Ainsi come en ce penser estoi^, snrTÎnt ong;^
Escuier qni Tfnoit Ters Ibt moule ^'mhr err^
monté tnr nng chcTal de cirasse.
Rofnan dé Gm^d dÊtSeven,
Eaai (aller grant) : Faire dibgenee,
accourir. ' * ' .^
Eres : Ordre y manière, de vivre ,
d'agir« conduite , train de vie s de U »
dit Barbazan , est venue régression
408 ERR
de grant erre , dont ilotts Sôtlt ser-
ions aujourd'iiuî pour «xpcimer
qu'une personne a un grand train ,
nn grand équipage , qu'elle est somp-
tueuse en babils , et que Ton écrit
fort mal aujourd'hui air; j'observe-
liLÎ que ce mot ne s*est ainsi écrit que
dans le xyiii* siècle , et dans les nou-
veauxDîctionnaires; car lorsque nous
disonfs que quelqu'un a Verre d'un
autre , nous voulons dire qu'il a les
mêmes manières, qu'il agit de même,
qu'il se conduit de même , et vient
également du mot errare , ou de
l'Italien iWia , il mardie, il tfgit , il se
«Conduit comme un tel ; de là encore
le mot errtment,
HouEên et ribans et garçons
Dont Verte ne r*est pes lerie
Foift tele noiie et telle crierle.
Guittamme Guiart,
EaftsmÉ : Pou , déraisonnable, opi-
niâtre y extravagant.
ËRaés. Voyez Ereb.
EaRlniEirt : Manière, ordiie , con-
duite.
Hnet » fet-îl , par eKelé foî ,
Qoe tu ^i* an Diei> de ta Km ,
FaÎHDor âage , dont )*ai talrot
De savoir trestont Ygrrûmfmt}
Et jet* ioroie Tolentiers ,
Coonent on fait les CbeTaliefi.
Huêt de Tabarie, Ordeme de Chetahrie,
ERRSVBifTEa : Former en justice
une demande contre quelqu'un.
. EaRENsa : Rompre , casser les
reins ; de renés,
EasBR , esrer, oirrer : Aller, mar-
<hér, agir, travailler, voyager, navi-
guer ; conduire , mener , accompa-
E Jo titfMHbaaidoii», è m po! à plé er-
JJ», des Jiais , iw, s ^foL 66, W*,
EaaBtfS, ereut, entes. Y. Erbvx.
EaaiBB , erres, erriere : Dcimre »
ERT
EaBomt : Erreur, mépriie, égara*
ment ; error.
Or demande mont aonrent qn'ott ■■uiua
Dont maint hom est de respondro «iMiBbiB;
Maïs qni a droit sent les AodiBea doolowtf ,
Par soi melamet on foel oatre fagnia;
On pis n*aime ce m'est Tia
Et s'il aime c*esi la TÎe «i cdid oui «■yloSée
Qni Tît en si fol erremr
Car il dist qu*il a slgaoor
Et si ne le eonnoiat mie.
Adam liBoeua, FoèêÊtWremfOêsenMmê
Efts : Parens , héritiers ; hearedeS',
EâsB. Voyez Hbbsc.
EasoiB : Hier au soir. Un jeune
clerc avoit une affection partirâlîcR
pour la Vierge ; il chantoit to«a les
soirs dans la rue un répons en soa
honneur ; cela déplut à un Juif, qvi
l'emmena chez lui , et le tua. Le lea-
demain la mère du jeune derc hki
des démarches pour le trouver , d
s'en enquerrant , on lui dit :
Au quant redienC , bone fanso
Vos fis enùir de fiotro Dnme
Chanu assea à vn grant fgm»^
Kn la grant me des guis ,
Moult chanta bel , moolt liants bîMi
Hes li gai 1» félon clit#n ,
Li faos Weingoon , li feloa vîaatrs.
Aussi i Tinrent corne li autre ,
De toutes pars s*i assemblèrent ;
11 puet bien estre qnM TemUereAr
A ranniticr quant s*en alott.
Géuuiér de Ommù, Iw* a^ cimp, 5.
Eav : J'étois, eram ; étoit, erat ;
fut , sera , erit ; est , esi.
En Bretagne ot nn Bacelier ,
Karais TaTOa oi nomer ,
Monte ert hardis et rmprrnana •
Et de son cors ert moult Taillans.
Baaum dm BmL
L*antrîer entor la saint Rémi
Cheraurhoie ponr mon affaire »
Peu ois erftrop, sont agraria
1% ffuu dont Diex a pbs affaire.
Rmtehemf, Ditpute dm Ck^ùitiL
Ertatxs : Terres incultes , terres
en friche et abandonnées* Y. Baïu.
£SB
EavQVE^ : La roquette , espèce
d*herbe , de plante ; eruca.
Es , ^x : La préposition en , dans ,
in ; Yoici , eece, £Ue est encore usitée
au palais.
Saciét qa« a| l*air tôt entow la Vtm ioal:
\** qoatrt ▼enrpriiiAiparef qnatr» partiei>do
monde, «t cascoos a sa oatarc et ton office,
* quoi il tBTTt selonc ce que tî maroonier
le «ereiic q«i les pourvoloit & jour et de omt,
Brunetto tadni, Trésor, Ih. i.
Es , esp , espe , espes, espîes, csps :
Abeilles , mouches à miel ; aprs.
Es : Ais , petite planehe ; axir.
If ou entendons de certein, que les es de
Mire oef sont esloehîex.
JoinpUit , Mss, foL 3s.
EsBABaTNaa : Tromper en amu-
aant « en faire accroire.
EsBÂUi y esbaï , esbaïs : Étonne ,
anrpris , dans Tadmiration. Fojrcz
Ebahi.
EsBÂHift^e'i^Vr^ esbaïr: S'éton-
ner, être surpris , être dans Tadmi-
ration. Voyez Ebahib*
H T«it en Vewt , claire et nete
Son %u , son nés , et sa boacbctM ,
£t il- maintenant êësbakùt.
Car son ombre si le traliist ^
Qu'il cujda ireoir la figure
D*aa enfês bel à desmesnre
n avoft en ta compaingnla
Gens de toute beaoté garnie ,
Je m*etBahU dont il pooit
Eetre venus.
Moma» de Im Hôte*
EsBALEDBE .* Knfonccment des lè*
^res ; de labrum.
Esbânoi, esbanie, esbanoiement ,
^sbanoiment , esbanois , esbanoy :
Joie , plaisir , dissipation , amuse-
ment , jeu , réjouissance.
EsBAHOiEB , esbandier, eshaneir,
mhamery esbanir^ esbanoyer, esbau-^
diri 8*amuser, se récréer, se réjouir»
£ S B 487
se divertir, se dissiper. Barl»azan le
dérive de gaudere.
\ Lors m*eo ala! parmi la prée »
Tout contrerai eshanoiant
Tont le rirage costoiaut.
ttomam dé la Âose,
IfbiTre maiatre, diiC'îl, c*eft Madame ma
mère qui m*a «nToié de Targent pour moi ##-
banoier, JHomam de Jehan de Snntrém
Quant li Rois ot mengié s'apprlla Helinant
Pour lui esbanoier comanda que il cbant.
Kbmmm dMexmmJke,
On voit par ces citations que les mots
esbamer , eihandier , n^ont jamais
signifié il s'attrouper , se mettre en
bandes, comme l'Indique le Glosiair«
des Chansons du rot de Navarre.
£sBABBER:Tondre,rogner,couper.
EsBÂS , eshaty esbats : Joie , plaisir,
divertissement , dbsipalion.
Hant cliant delluble et plaîstnf
Chascun oisel aloît chantaot ,
Lais d'amour, et soaa trop ooftoîa
Chantoit cm son petit patois
Les uns en bas, 1rs antres en llinly
Par ordVe s«ns aucim dtfffivf
!«■ BM bauÉt , et lea aotrea bat ,
▲iiiai Bimoiaat ils Unrs esbtu.
Roman de ia Ba$€*
EsBAVAVT : Gai, gaillarde
EsB^TBMBaT , esbattemeMa : Amur*
sèment, ffâiel d'esbaiemeni-: Belle e%
agréable maison.
EsBATicEB : Se promener de côté
et d'autre , aller çà et la»
EstfATRE. Voyez Esbahoiyb.
EsiiATT£]fBirT,e^5â^ : Passe-temps,
délassement , joie , plaisir.
EsBjrVBELx» : S>ttrprendre,étonner.
EsBAtms , esbaubtU : Surpris ,
étonné ; mot * encore en usage dans
quelques provinces.
Par saincte Marte la gente ,
Je me tiens plus etbaubelL
Putkeân,
EsBAUDim : Amuser, dissiper, di-
Yertir^ressafllir 4^ joie , se réjouir,
,4
488 F. S B
jie recréer ; de ^auderc , selon Bar-
Quant il furent bien esbaudi
y.x parla cauipA^ne tsparti,
}*'ugH« ïe% aloirut gabant
Et dr parulc» laldengaut.
liùman dti Hou ,/bi. a34 , F"*.
EâBAUDiSK : Joie , plaisir, gaieté.
EsBAULEUAE : Qui a les lèvres en-
foncées.
EsB AYER : Écouler avec attention.
f^ojez Abaikb et Arauier.
EsBBAET , çswart : Jugement, sen-
tence.
Esbeu, efôei/pr**; Ivre, plein de vin.,
Esblocbee : Doler, unir.
.. ËSBOEI.ER. Voyez Eboller.
EsBois (rime) , pour esbaïs : Éton-
né , surpris.
Damoi^u dcbonaire , ne doler. point esbois.
J^oiaan de Florence de Rome.
EsitoiTER , esbonner : Planter dei
bornes , borner, affranchir sous cer-
taines conditions dont on convient ;
d^où csbonnementy affranchissement.
Ce mot veut dire aussi , an figuré ,
limiter, gouverner, ranger, ordon-
ner, régir ; de bonna , borne ; il n*a
jamais àignifiéhonnifier, comme ledit
Lenglet l>ufrcsnoy,daiis le Glossaire
du Roman de la Rose.
U glorieuse deité ,
Kt souveraine majesté.
Qui nu Dieu d*? toutes piirs sonne»
. Qui toutes choses uous fvis bones.
Qui les quatre élf.meus esbones ,
Qui règnes en éternité,
Qnî TÎyrc et entendement donnes,
£t ton» les biens nous habandouoes
Aide moi à ce ditté.
Testam. de Jehan de Meung.
Esboublee, esbou'er : Évenlrer,
arracher les entrailles.
EsBOUPER : Rire avec convulsion ;
ce- mot vient de bouffe, joues enflées.
On dit encore une bouffée de vent ,
poar un tourbiUoiL '
ESC
EsBovFFER : Rejaillir, ëcIabonsAer,
EsRouLLissAifT : BouUlaut , fort
chaud.
EsBouTURES : Broussailles.
EsBRAifniR : Allumer, embraser,
mettre le feu. .
EsBRAoïiER : Éventrer, mctlrc en
pièces , couper par morceaux. Des
mariniers voulant violer une Impé-
ratrice fugitive , elle leur dit :
Vous ne m*are7. conquisie à pièce»
Aius (Il tcura cha^cnus sa pièce
Et j'f «^ ert tonte esbmonée
Que ja vous soie abandonnée.
Gautier de Coinsi, Uv, a , ekap^ i.
EsBRouER : Oter d'un drap les fils»
pailles et autres ordures qui s'j
trouvent.
EsBRouiR, rfôri/zrr(s') : Se troïK-
bler, s*épouvantcr.
EsBRUDi : Verser, répandre.
EsBURucHER : Se ranimer , prendre'
vigueur.
EsBUSQuiER. Voyez Esbrover.
EscAANOE : Succession, héritage^
échéance, échange, troc.
EscABORT, escabousseur : Htuvbl-
peur, coquin , fripon; scaber,
EscABouK, escadoue : Troupeau
de moutons.
EscAcuE, estache : Droit d^amar-
ragc.
EscADAFFAULT, escufiidout: Écha-
faud , théâtre ; de scaphtis.
EscAfTK : Héritage ou rente qui
n*est pas noble , et qui vient de suc-
cession.
EscAFiGNON, .fc/7/7^ : Escarpîn ,.
chaussure légère ; de scaplùum , sca-
phay parce que les souliers avoîen(
la forme d'un petit vaisseau , et une
pointe qui s'avançoit fort au-delà du
pie^l ; cette pointe s*appeloit pou-
laine , peut- être à Timitation de Ja,
poulaine des navires , ou parçe^ que
la mode en vint du ' royaume de
ESC
Pologne. Voyez Dbt&aiccrks et £s-
COAPIN.
ËSGAFui : Clienet de cheminée.
EscACNE : Dévidoir.
EscAi : Gauche , côté gauche ; du
Grec scedos,
EscAiELE : Echelle ; xcâ/0.
EscAïKE : Gaucher , qui se sert de
la main gauche ; scœva.
EscAiGN E : Echeveau de fil.
EscÂiLLRE , cscailleur : Couvreur
de maisons.
EscÂiLLoir, ecaillon , escaille : Kt-
doise , tuile , écaille ; squamula,
EscAiRE : Equerre, règle, niveau,
compas; de quadra. On donnoit aussi
ee nom au côté gauche , et à celui qui
ëtoit gaucher.
EscAiT : Sorte de mesure servant
à l'arpentage.
EscÂLAvoRGEMENT : Dérèglement;
d*où escalavorçans , libertin.
Escâlborder : Monter, parvenir,
suivant Borel , qui cite ces deux vers
de rOvide Mss. , ou des Métamor-
phoses d'Ovide, par Philippede Vitri.
L*4ioe escalborde de reclief
A duel , à honte «t a mebchief.
Barbazan n'avoit pu trouver ce mot
ni ces deux vers dans le Mss. de Saint-
Victor , a présent à la Biblioih. Imp.
Je n'ai pas été plus heureux dans ce-
lui de l'ancien fonds du Roi et dans
celui de la Biblioth. de l'Arsenal.
' Escale : Amende qu'on exigeoit
d'un prisonnier.
Escale , escalle : Coque , enve-
loppe , écaille ; squama > squatnula»
Totes les choses qui ont pennes et escales ,
«Itrefti bien en métr^ comme eu flots , estaunks
mangerez vous.
Traduct, dô la BiMe, Lêvitique,
ckap, XI, 'verset 9.
Omne fuod hahût pinnuias et Mianinas ,
tam in mari, fmàm inJéimUnibus et stagna.
ESC 48§
Esoalette , eschclete : Crécelle »
sonnette ; petite échelle ; scalam
EscALiBOR , eseatibourne : NJ^jpU
l'épée du roi Arlus , qui , suivant nos
Romanciers , étoit ]>assée à Charle*
magne. Ce mot est tiré de l'Hébreu »
et veut dire tranche-fer.
Messire Ganvaîn Tient k lui ponr reprendre
soB^ alaine et Toit que midy sera par temps»
si se appuie au pilUer de la chaussée et aussi
escaUbor son espée qui toute estoit ensan-
glantée, et Hector faict ainsi de la sienuc et
Messire Gauvain la regarde , si coognoist Te*-
pée au plomeau et au hault et aux lettres.
Roman de Lancelot du Lac , MtK
tom. a,/&/. 3a.
EsGALLB : Escalier, degré.
EsGALOGirE,ejrâ/o/^e ; Échalotre»
sorte de plante , roquette. Les esca^
iognes d'Ëtampes étoient autant es-
timées que les oignons de Corbeil.
Li Baron s^esmerreillierent moût de «est
cose, et direut que onques mais ne virent
home de son eagc si redotv , et s*il empiroît
gaires plus , il ne donroîent mie une escahi^
gne de dix autres teus , moût s*en escarnircat
eutre ex, et tinrent lor piait tant que il orent
mengié, si que TEroptreres sVn aperchat
bien. Roman de Mark Caion»
EscAMBiER : Échanger , troquer ;
de cambîi'e»
EscAMK , escamel : Siège de bois«
escabeau , escabelle, tabouret , prie-
Dieu ; scamnum, scamellum ; en anc«
Prov. escanouël; en b. Bret. escameU
Quant sers vers son Stigoor s*enfl«Ba
D*orguel, et serve rers sa Dame
Novele, et veut mener dangier,
S*il ne deffendent leur ruiaume ,
De haut estai en ba> escame
, Puéent bien lor siège cangier.
Miserere duRflcimdeMoliem, ttropkâ i65«
' Hier al soir por mes pecliiex ki ce faisoJeat ,
moi hortai à un escainel de dessoc les pîex et
si sofTri ceste chose Kt partant qut . il
ne trorat paf la verge dont il poist ferir , H
prist on escamel de desox les pies, m li ferit
%oa cliief et aa face.
DiaL de & Grégoire, ^. i, cA. is
«go ESC
BBStermo dîe Mtrh peccatis m^is exîgtmtîbui
(« Màn^^adentibits) in scabeUo suppedaneo im-
jpÊtaÊkfue hoc pertuU Et ^uia vir-
IpMi^M eum/êrire posset , minime invente,
eomprehenso seabello suppetUmeo faciem ei
ae capui tutudit,
EscAMPEu , escanper : Fuir , dé-
camper,sortirprécipitamn)eiit,échap-
per ; excipere y ou ^ex et de campuxy
comme le dit Bore), ou à* ex et de
sepire, suiyant Barbazan ; en ancien
Prov. escampa,
Qutnt n forent defort la porte , n*î of c«lui
Bf fiut midt lies, et ne fo mie gmnt merreille,
qne il erent molt «le grant péril esctunpé,
FUle'Bardoain , Mss.fii, 75.
EscAMPiE , escampa, escampette :
Fuite , échappée , évasion ; en bas.
lat. escapium.
Rompre barreanx , erîer et braire '
Saillir en bas pour Yescampie.
CoquUlart.
EscAiVDÂLE , cscande , escandele ,
escandle , escandre , eschandc , es-
ekandele^ esclandre : Eclat, dispute,
dissention , scandale , mauvais exem-
ple, scandalum. Ces mots se pre-
noient aussi en bonne part , suivant
la citation suivante :
Or eacoate maintenant chose de grant mer-
veille et eseande et digne de mémoire.
Roman de Ftéridan.
EscAiTDE : Bateau , nacelle ; sca^
pha ; et petit ais de planche propre à
Couvrir les toits ; sctmdula,
EscAiTDBLia , escandeliser y escan-
delisier : Offenser ^scandaliser , pn-
blier , divulguer , sur-tout lorsqu'il
s*agit du mal ; scandalizare.
ÈscAïf DSLisiBua : Qui scandalise,
cfoi donne mauvais exemple.
9 *afiert pas, ee dist Ten, à nvl trcrr presrliéenr,
He à frère meneur que il soient pledéeur
Loue tans se sont mostrë simple conterapléenr»
Jt ne puissent H estre eiemndeiiséemr,
CoéEeiit de J^htm- de Meun^
EscAiroELissEMEKT : Rcprociie 9
crime dont on est accusé.
EscAimcR : Monter, grimpcVygnh
vir ; scandere,
EscAiTDiLLER , escandUioT, eremM»
dillier : Echantillonner , eompafcr
les mesures des marchands sur réta«
Ion de la ville , pour vérifier ù cUcf
y sont conformes ; de scaia.
Esc AU CE : Troc , échange ; eu Ims.
lat. eschangium , de eambimm,
Clians qni mêlent fere lofai eweemgk
qoel il n'ait peint de reseousae, doîeent
n«*r hiretage pour liiretage san» nnle
antre de muebles , et doit chaseun tenir son
escange an et jour, et doit estre lî escat^es
tiex que Pen roie le ponrfis de chascune par»
tie sans barat, et a<kmcques li emamfpitfX
tcnns. Coutume de Beauvoisis « eka^ 44-
EscAiiGEm : Changer, échanger^
troqirer ; en bas. lat. eschangiare ,é^
eambire,
Esc AN PIEUSE : Escalier.
EscAXiTAiLLON : Modèle, édm-
tillon.
EsCAïf TELi^ : Mis en pièces « parta-
gé , arraché : se dit aussi d*ane mat-
sue armée de nœuds , on pointes.
EscANTiA , iscantir : Éteindra §
amortir.
EscAP : Échappatoire.
Escapade : Étourderie.
EscAPER ^oscapetTy escapier :%ê»^
ver, échappt^r, sortir, soastraire; sor-
tir de peine , dVmharras , de eaptî*
vite , d*esclavage. Voyez Escahvke.
Et de tiex cas arons nous ven esetrptr phn
riex personnes qui aroient diana oritfa* qps
en cheste manière s*estoiao( embatms dsiiini
leurs manoirs.
Coutume de Beauvoisis, eke^ 3|^
Morte mVust et e«cilli^.
Se mes paoeHes n*i ▼enisasKt,
Ft elf s ne m*i seconrissent ,
ÎVeseapassent par net pooir ,
Fce poez rous bien RToIr,
Trop ma ^ilaiuejnent batne»
Ma car et ma robe rompue ,
Mes bras , ef mon tIs et mon con ,
Tant que li sanc en pert dehora.
Remmm. de ZMoyaâai.
EscAB, escars : Chidie, «vueB
tsc
licnMie tfoi te retranché sur le néeesp-
MÛre, qui n*est point donnant , qui
ne fait point de dépenses ; et mépris^
insnlte , raillerie piquante ; de scari"
/Uare, ou à*excidere*
lÀ ans (des Sftges) arolt deux fient et deux
fiBM qa*il Testoit moult noblemeat , il tenoit
•on con chier, et U aatrei Sages estoient
•▼ers et esears , mont fa rices homes et asa-
•es, mais il m doobtoit riens à despendre.
Âoman des sept Sages de Rome,
Lors dist , Hnes en son latin,
» ftrt, nel* tenex à escar,
Chtst dras qui sont près de to char ,
Tout blanc tous donnent à entendre
Qne Cheraliers doit adès tendre
A la char netement tenir ,
Se il à Dix veut parvenir.
Ordeme de Chevalerie,
EsGAmAS, escarchon: Échalas, pieu.
EsciaBiLLAET , escorabiUat , es-
carbiUat : Gai, enjoué, plaisant, ba-
ilin , fin , rusé.
EscAmcKLLE : Petit sac ou grande
bourse dans laquelle on serroit ton
argent.
Escar Ds : Carde , peigne de car-
dejyr; d'où escarder^ carder , et es^
4mÊteur, cafdeur.
EscARDOiLi : Maladie des yeux.
EscAaFAT : Fendu, éclaté, ouTcrt.
EscAacAiTXR , esgargaUier , es-
Aauguetter : Guetter , être en sen-
tinelle, examiner, écouter. ^^.Gaiter.
EscARixa , escarié : Gaucher, qui
se sert de Ja main gauche ; enital. es-
chierdo. Voyez ëscaies.
EscASioT : Inhumain , traître, par-
jure , déloyal ; de Judas Iscarioth.
EscAaia : Dicter , suggérer.
EscAELAMBia : Sauter, franchir.
EscAEMiE : Escrime , suivant Bo-
T<él , qui cite le Roman de la Rose.
Je n*ai tu ce mot ainsi écrit que dan»
Védition de Lenglet Dufresnoi ; car
dans les manuscnti, j'ai toujours n»
ttcrémie* U n'yagtikvsqut lesédi-
ESC 49V
tfOHf gothiques qui l'aient employé.
fVr^s EscEBMiE. Au surplus, Toici
le passage tel qu'il derroit être . soit
dans Borel, soit dans Tédition ds
1735 , au vers i636'2 :
Hardement fu preux et hardis 9
Et apert par fes et par dix :
Kspée ot bone et bien forbis
De Tacler de fbrsenerie ;
Ses escuK iert molt reoomes »
Bespit de mort estoit nomex ;
Bordé fn d'abandonement
A tox perilx. Trop folrment
Vient à Paor, et si aesose
Por It ferîr grant cop et pcame:
Le cop lest corre , et el se coerre ,
Car et saToit assex de Tnerre
Qui afiert à eeste eseremie.
Biens*est de son cop eseremie 9 (déf eiwbw)
Pais le fiert un cop si pesant
Qn*el rabat à terre gesant ,
Conques escn nel* garenti.
* Rom^n de la Rose , ^mn iSgft t.
EfCAEHiE. Foyez Escaeitie.
EsGAEHELLÉ : Creuclé , fait à cré-
neaux comme les fortifications.
Les tonmeDes escamdées
De marbre bis fait sans palntnre.
Roman de la Destruciion de Treffeu
EscAEVi : Raillé, moqué , insuif é,
calomnié , querellé; et , selon D. Car-
pentier , caché , secret , inconnu.
EscAEKiE : Se moquer, railler, in-
sulter, blâmer, rire au nés de quel-
qu'un , quereller, calomnier 9 et noli
pas montrer en dehors , comme \à
dit Borel. Voyez Esgiiaerke » et la
citation du mot Escalogitb.
Ja nul ponre bonme vî'eeemrmr
De chou te voel bien garnir ;
Pais et amonr entre gent ports
Haine et guerre deseuhorte.
Ùât de Coton ^ par j dam de ÙÊdmci,.
Cest la tentenee mtnmus ne ssk-
EsGAEPiv : Soulier a une semelfe;
de carpisoultts , dans Vopiscus.
EscAnpoisx : Sorte de bctera. Foy.
E^Airns.
4o» ESC
EscARR ABiL AT, cscarbillàfdy eacar^
hillat , escarhilUat : Gai , réjoui , en-
joué , gentil , de bonne humeur.
Esc.ARRi : Dispersé, écarté. Ce root
n'a jamais si^i^nifié perdu , comme le
dit Borel , qui cite ces deux \ers du
Loyer des fausses Amours ;
Telles choses ne sont pas ris
Yollà mes amours escarris,
<i*aiitant plus qu'il dit plus bas au
mot escarrlr y disperser çà et là. De
ce mot noBS avons fait essarter, écar-
ter, qu'on a écrit escarlcr, échancrer
et é^uarrir.
£scAR&iR : Disperser, écarter, di-
minuer, retrancher ; scarificare.
EscARs : Avare, ménager, écono-
me , mesquin , qui ne donne qu'avec
peine. Voyez Esc au.
EscAR&BMEiiT , echorckentent , es-
carsetat y escharcement : Mesquine-
ment , au plus bas prix , d'une ma-
nière avare, tant soit peu ; en liai.
scarsamente y en Laiigued. cscasso-
mên; en Angl. searc/fy.
EscARSSE : Qui ne paie pas volon-
tiers ce qu'il doit.
• EscARTEL AïoE : Cc qui est divisé en
quartiers.
EscARTS , escas : Droit dû au sei-
gneur sur tous les biens -meubles et
à feux qu'un bourgeois laissoit à quel-
<|[u*un qui n'avoit pas le droit de
bourgeoisie.
Escas , eseftas : A peine , tant soit
peu.
Escas , eschas y escftaty esitur : Le
jeu d'écbecs ; en bas. lat. scacatus >
scacây scaci, scac/u.
EsoASABLE : Bien-meuble sujet au
àrtni jA*escarts ou d* escas.
EscASSAnouR : Réservoir, abreu-
voir,
EscAT : Partie, parcelle.
. J[^CAVD;S : Petil;e barque, p^tit ba«
tràu y à'excavata y suivant M» Hue|. .
ESC
EscAUDis : Biscuit , écbaiid^««oiW
de pâtisserie ; d'où escaudisseur, oelai
qui les fait.
EscAfjFER. Voyez Escauffikr.
KscAUFFSTRE : Malheur, accident^
mauvaise aventure.
EscAUFFEMENT i ChaleoT, échanf-
fement.
Tout liome qui tiendra reste c&pée n*a garJ«
de sfntir nul trop grant calor, ne ponr ef-
eaiiffement y nVscaufera trop , alnçois est ca
une mt&urahleté de calor.
Boman du S. GraaL
EscAtîFFiER , eseaufer : Échauffer,
rendre chaud.
Fllr ne tint pas la main coiV,
Mais parfont I.i mot et avoie ,
Là où pluj» escaujjper le caide ,
(vraiit paiuf î jnet et grant e&tuîdc^ -
Kn à iiu le haîi^e ot afoce ,
Sacie/ que la niair» et la boce
A moult (le po<»ir à ccie œuvre , • >
Totc s'abandoiie et descoRUTre.
Reman de DolopatoSm
EscAVPE : Baraque, échoppe; ex*
cavata,
Esc AL TE : Écaillé de poisson; x^«a-
¥na y squarnula. ^
EscAuvAiJS : Kgout , évier, cflu
par lequel l'eau s'écoule.
EscAvxK , escàat*ie : Parfaite , «ac-
comjxlie , achevée ; de capat, Yoyea
ACHIOER. ^
Tant cevalce arriéré et arant
Par la forebt à quelque paine ,
.Qu'il s'erobat à une foutaiue.
De Teve qui cort et nete et bêle,, ,
Blance et clfre fu la grarelle.
Là trova bagoant une f<^e
Tote suie sans compaîgnie ;
Aveuau» fu et escavie
De bras , et de cors et de via.
Roman de Doia^atam.
EscAY : Érbantillon^ modèle; reste
de roarcliaodise.
Esc A Y RE : Rencontrer, ^cboir»
t;omber, arriver ; excidere.
JEàiCEij : iAé^^Jit fsceit z A. étém
ESC
fiscxAPB , escerppe : Écharpe.
EscEEPBA : Couper, retrancher,;
4gjecipere,
EscHABLETEE : Mcurtrlr , blesser.
EscHABOTEE .* EcIabousscr , f(^ire
rejaillir de Teau ou de la boue sur
quelqu'un ou sur quelque chose.
EscHACB : Béquille, potence 9 bâ-
ton pour soutenir un infirme.
Or oies ^oa tîUîq
Qae j'eocontrai ou plaloy
Corne ert appareîliicz
Et par font abillîrz ,
Chape aToit «t niantel ,
F.t cote »us goa«l«
Kt braic* et cliemue,
Kt moufle pour la bise ,
Et eu son chief cliapel.
De mesme le burel,
S*aToit un pié cliaucié
Et l'autre aroit trencbié »
Si aloit à €schace ,
Que Diex dotnt, si li place.
Que voua aies trenchié ,
Chascons de tous le pié.
Le Dit de tEschacier.
Es€H ACIER : Boiteux, estropié, qui
a un pied coupé, qui va sur des échas-
ses , qui marche avec des échasses.
EsCHAFEUEE , eschqffeure,eschaU'
feure : Colère , emportement , mou-
Tement violent.
EscHACE : Redevance sur les terres.
EscHAiLLEE : Écaillcr.
EscHAiLLioN : C*est, suivant D.
Carpcntier , une grosse et grande
échelle.
Esc H AIE : Echoir.
.EscHALACiEE : Garnir une vigne
dV'chalas ; de srala.
EscuALE : Écaille de poisson ; de
squama.
C3co que adecrrtM ne ad penne» ne eschales,
de CCS i|uc «ont nit'us en eawes et vivent, ert
à vous ablioniinables et escomengeables.
Trtid, de la Bible, Lévitique , ck. xi,
^yers. iO.
Quidquid autem pinnulas et squama« non
habet , eorum qiue in eufuis movcnCur et vi"
rùnt,. alfotninabik 'vobù.
ESC ^tfi
E^cttALis : Bois de lit , couchette.
EscH ALLEE : Monter à Téchelle ,
mettre au pilori ; de scaia,
EscHALLEua : Qui esèalade.
EscH ALLIEE, esc/ialicr, cschcllicr:
Haie , clôture d'un champ , parce
qu'elle est faite dVrchalas, suivant
M. de la Monnoie, xxix^ Nouvelle des
Contes de Despériers :
n se chausse , il s*habille , et fut atmitoK
prcst qu*un cliien auroit sauté un eschalier^
Barbazan croit que M. de la Mon-
noie s'est trompé , et que ce mot si-
gnifie une espèce d'échelle double ^ni
se pose sur une haie d'épines , par le
moyen de laquelle on peut passer
dans un champ ou dans un pré; ces
sortes à^eschalUcrsne se posent ordi-
nairement que dans le printemps ,
lorsqu'il y a un chemin ou sentier de
souffrance dans an pré ou dans un
champ , pour donner la facilité aux
gens de pied d'user de ce sentier, et
en même temps pour ôter aux be»»
tiaux la facilité d'entrer dans ce
champ ou pré ; car dans l'hiver il n'y
a rien à craindre pour les bestiaux ;
ce mot vient de scala, dont on a fait,
échelle , escalier, escadron , échalas,
escalader, échelon , &c.
EsGHALoicNE : Echalotte. Foyez
ESCALOGXE.
EscHALPEE : Instrument propre à
inciser, à couper et à gratter, ra-
cloir, grattoir; scalptorium.
EscHAME , cschamel , cschemcl :
Marchepied , escabeile , tabouret ;
scabellum , scamellum. Un vilain en
labourant ses terres , cmpiétoit sur
celles de ses voisins ; à sa mort il fut
sauvé, parce qu'il ne travailloit point
le vendredi ni le samedi après none,
et qu'il honoroit la Sainte Vierge.
Et Tolentiers le dieniaine (dimanche)
Ooit la ineiae et le senris« ,
. £t la iettrt qui le d«Tts«
494 ESC
Dît , JAtoit ce que »o«lt IîmI Itwdi
Et (^*auti futt roide* et gourde
Com ont haitotu otf une eseiuune,
) Devant Tiniafe Koetre Dame
8*agenoiUojt aaseï «ouvent.
Gautier de Ceiim,
EscBAXBt , ckames , eschemes :
Menues pUinchesde bois, lattes qvi
servent à Guovrir les maisons , ii en
garnir les côtés, et à recevoir le pl&tve
dont on se sert pour les.reckaîsipir*
Vorez EscAHDB.
£scHAMPiB : Subterfuge , ëchap*
patoire.
I ËscBAMpBLBR : Blesser légèrement,
effleurer; scalpere.
EscHAMPSECHB : CUic , cloison ^
palissade.
£scHÂMPiB, eschamper : Fuir,
échapper, mettre du délai dans une
procédure.
Kt cnci aeroîent trop graot arantage les
Bortriert et maUaicteurs , que il poroient les
poure» pèlerins et ektrangers et autres mur-
trir , tant ce que il le» convint combattre , car
à envia seroit trové le plut prochain parent
dn nurtri , ou c» lui , ou Ci*le qui aeroit plus
droit à Tapeau faire , que Tapeau fist , et enai
ae porroieut eschampw le plus des rourtris
aans bataille , laquelle choae seroit tort apert
et pechié contre droit et raison, et mont de
maua avi^udroient.
Assises de JérustUem , chap, 79.
£scHAXçoii : Officier chargé de
présenter à boire au Roi , et de goû-
ter les vins. M. de la Mon noie le dé-
rive de la basse iat. scancioj qui ,
selon lui, vient de TAllem. schencA,
officier qui fait Tessai du vin.
Les napes ostent aergens et eschdmfûm
Le queux GuiUaume miat le Roy à raiaon.
Roman de Guillaume au Court nés»
EscHAVçoviTKa , eschansonner :
Goûter comme font les échausons.
Dans la première Nouvelle de Des-
périers , il est employé pour, essayer,
éprouver.
I4sea liardiflBMit DMMa et DtarayacIlM, il
nV a rien qui ne Mit booMte % WÊiê ald**T«a*
B8C
tare, il y CM • oMlfMt «Mt .d*4
soient trop tcndrettea t «C 90! VfmiX
tomber en quelques paaaagea trop _
je leur conseiUeqn wea se les faiteat
par leara frarea, on par leaira
EscBARTBLKT : Angle, Saillies coîii.
EscBAPELsaiB : Toi, pillage » lar-
cin , friponnerie.
ËicBÀPiH : Pantouffle , petit sou-
lier, escarpin ; tcaphium, carpisctiitu,
EscBÀrrLii : Brandie d*arbre , ou
arbre abattu , renversé par le TenL
EscBAQUBB : Repartir également.
EscBAQUBT^ : Échiquelé.
EscHAR, eschard, escfutrs, esehœt:
Moquerie , dérision , raillerie ; et
avare , ménager , qui s'épargne , se
retranche ; exciser; c*étoit aussi une
sorte d'habillement , une casaque.
Douer faut aelonc aon aatnt
Car il ne laut point eatre dehors.
Tragédie de la Vengeamet deJ.C
taa-
Combattre ne puet-nm yingt mil
lant,
A les rompre ces coffres où H a d*;
Eschars Prince n*ira ja borne conqaeraat.
Fie de du GmtclÙL,
EscHABCEMBiiT : Avec ^par§iie I
d'une manière ttvare, mesquine.
EscHAECEB : Diminuer, aflfbîldkw
ËscHAECBTi : Épargne, éconoaue,
avarice , vilenie.
ËscHABçoB, esduurde : Édialatt
pieu.
EscRARDER, cschordw: Ménagtr>
épargner , être avare ; se moquer.
Tailler, avilir, tourner en ridicule.
8e mes pourpos me puet dnrer qnînaaÛM
Entiers , par quoi il ne soit esohmnftM,
Je ne porrai mal emploier ma patm
£n par servir celi dont rewardca
Stti moult souvent, si tost que lew wwê»
Ele me dit li douche devenue,
Bé ! biau Jehan , ke vous me saules doua
Mais je ne puis amer ce viela rodous.
Servantois , Mss. de la Bièliotk, imp.
Fonds de FSgHse d» Fmrà»
ESCHAACAITE, CSckOi^UOiU ,
ESC
Mhargaeief escharguetie, eschargttet :
Sentinelle , yedette ; et tour oa petk
bAtiment construit sur le sommet des
ck4teauz et forteresses , où se placent
les sentiselles pour observer ce qui
se pMse en dehors.
8«r)«iM î Mîst et Che^ien ,
St mshai^gmtm et portiers.
Rotnan du iUm,
EscBAAOÀiTEA , eschorgmiter, es--
chargueter, escharguetter, eschauguC'
ier : Épier, observer, découvrir, être
en iactian , faire sentinelle , faire le
gnei.
Ctr Iffl eschargahes le Toleot
i^ Tott etchargaiter dcToient.
Sur chneune tour une gaite
iskt anetre pour ttehargaitgr,
Romaa da M^murd,
iâxUon deost-on hebergter
£t Dure tout csckargtuder»
Roman du Mou,
EscJBAECK : Kedevances sur les
ic^es«
EsGHAaiR : Assurer, affirmer.
YiSCBXKJfEWi^escar/nir, escarnir, ex-
charair, eschtwnissier^ eschermir^ esf
ehermir, exharmr: Médire, parler mal,
se moquer, railler, insulter, offenser,
blÀmer, calomnier , injurier , mépri-
ser , attaquer la réputation ; et dis*
^rser , étendre , éparpiller , jeter çà
et là ; scarificare ; en Ital. schernir,
Escherrnirs est quant Tea gabe honie seule-
■i4*at d« buîche ; moqnf^ peut estre , cant V«m.
^abe eu ttl manière que IVo li fet let sem-
blant de vis et fronclie IVn lou neis, et sene&e
dekdeing. Comrn. sur le Souder, fi/. 4, F"",
Juerai-je dons encor , et eschamerai-je ses
larmes? Sennom de S. Bernard, fit. 56.
jicUiuc ne ludam , et deludam lacrymas
ejus?
Et tôt à fait li est cliangiet, ainsi k*il for-
neis M>it por lui à escharmr, et li feos perma-
nftot est apparillies à loi.
Strmont d$ X Btruard^fiL J99.
ESC 4(^
Owmia enim in amtrarium devenenau, ut
finnatus sa t^d illudendum ei, et ignis mtar^
nu» prœparatm sit iUL
EscHâaiTissBM£]iT : Raillerie, mo-
querie, dérision.
EscHAAirissEua , eschamissant, es^
chéirmsftere , eschamissor, eschamis"
^our : Railleur, moqueur, mauvais
plaisant , médisant , coioumiateur;
Paroiles eschamissantes : Médisance.
Jugemeoi tout apparaillex MJêsekamùiom^^
et martels feraunts as oors des fols.
MiUe , PfovtrbêM , ehmp, 19, nien, S9.
Parata sunt Atri»orihu»judiclu : êi maiki
percutientes stuitorum eorporibut,
EscHAaPiLLBU , escfiarper, escher»
piller : Ravager , voler , dépouiller,
arradier, piller, casser, briser, estro-
pier, mutiler, couper bras et jambes;
excerpere.
EsGRAapiLLvaiE , escharperie, es*-
chtirpilUe , eêcherpellerie , excherpe^
rie : Vol, dévastation, ruine, pillage,
enlèvement à main armée , brigan<-
dage , massacre , dévastation.
Hom quant en li tout le auen on en cbenria
on en bois soit de jor , soit de nnis , oe est
j^lé escherperie (alias escherpeUerie) et tnik
cil qui font cest meftet, doivent estre pendu»
et traînez.
Etaétissemens de S, Louis , ekap, 97, Mu*
de la BibL Imp,, fondsÂe toihert,
EscHuiriLLBua : Voleur de grand
chemin.
EscHAEEsa : Mener, conduire un«
voiture.
£scH4EROGN£us , eschoTogneux :
Calomniateur, querelleur, mauvais
garnement.
EscHÀKS : Chiche, avare, resserré,
mesquin , économe. Voyez Escar.
ËscHAESON , eschalasson : Pieu ,
perche , latte , échalas ; de scala,
Esc HA ETE : Petit nombre; chose
mesquine.
EscHAETia. Fqjrez Esgkjlefee.
EscHAS : A peioe, tant soit peu.
/^o/esEsGAS.
49<$ ESC
EscHAS : Homme de néant , qal no
mérite aucune considération.
EscHASPiLLÉ : Eparpillé, épars cà
et là.
EscHAssE : Éloif^ncment , absence.
EscHASSÉ : Absent , éloigné.
EscHAT ET MAT : Terme du jeu
d*échecs : expression figurée pour
avantage remporté sur quelqu^un.
Car Esroe prin« trndroni m nos serraigc,
Eschat et mat à re jour lui dirons ;
Maudit »oit-il ft b^noist hoit charnaige.
Eus tache Deschatnps ^foL 1 16 , coi. 3.
EscHAU : LVndroit d'une cuisine
où Ton lave la vaisselle.
EsGHAucEii : Éteindre une chan-
delle ou un cierge en soufflant.
EscHAUCKR , eschaucicr: Chasser,
expulser ; de quassare.
EscHAUDKa : Echauffer, aigrir,
irriter quelqu'un.
EscHAUFKTE, cschaiiffoison .'Co-
lère , emportement , ardeur, échauf-
fement.
EscHAUFFAUDER : Échafaudcr ,
ëtayer ; d'où eschauffaudement et es-
chauffaudis y échafaudage.
EscHAUFFRTR, cschauffeture : Co-
lère , emportement ; d'où eschavffé-
menty avec colère , avec chaleur.
EscHAucNE, echaule : Ais , bar-
deau, latte, échalas.
EscHAiJCiiKTTK , eschaugaîtc , cs-
chauguictc : Sentinelle, garde ; et gué-
rite , petite loge pour abriter une sen-
tinelle.
Nous dcffendons à nos Baillis qne il
ne demandant eschaut^uicte por cause de tolir
à nos hor.jeis et lonquaiit II (nos sor.-
jcis) la voudront fcre en lor per^one, que il
ne ftéent forcez de douer deniers por la
raimbre. Le Livre de Jostice et de Piet.
EscHAUGUETTER , eschaufruîetvr :
Observer , épier , guetter , faire ou
être en sentinelle, f o/. Escargaztjlk.
ESC
Esc H ATI : Parfait , accompli, àdi^
Té ; de caput. Voyez Achiobr.
Jo SUIS ptieelle , jonette er escharie
Si doia bien iestre des homes bargiogvie.
Aornan tTAukeri.
EscHAviN : Eclievin ; scabinusm
EscHAvia , eschever^ eschevèr: R*
nir, achever , parvenir au terme ; da
caput,
EscHAvoiR : Rouet « déridoir.
EscHAX : Échecs.
EsGHAYTER : Échoîr, arrirer.
Esche : App4t , amorce ; esea.
Esche : Charnière, garniture dil
derrière d'un coffre.
EscHEAME?fT : Par hasard t isopi*
nément , tout-à-coup.
EsGHKcs. yojrez Escas.
EscHÉÈTE , escheate ^ estMeste,
escheison , escheite , "escheoUe , ei-
choite : Succession, héritage, éc^éaiir-
ce ; biens qui arrivent au aeigneor
par épave, saisie, confiscation faite
par autorité de justice ; en ba«. lat
cscaeta , escaanchia , eschaet» ; dt
cadere,
Toz li conqncz et Veschéète qne famé reçoit
en son nuiriage, soit premiers, »oit tien i toi
est as eofans de celui de mariage et acgOAtla
coustnme de Tostel le Roy , quanqae la aéra
a en patreinoine enconques eu esckéètet est
coinuns à toz ses eufans eschéète, et aveasa
est contée tantokt comme elle vient poar héri-
tage conquez , nou mais , ausiot comr noblcat
Afss. de la Bibliotk. Imp., m ' S407.
EscHKiDER , excheller : Pendre ,
accrocher, monter à réchellc.
EscHEiR , cschicry eskier : Tomber]
arriver, échoir ; de cadere.
De son damage va jouant
Qui la folie va querant.
Qui de son maîtres li esAiet;
Il avient se doit non Teant
SVutresievent . se chil devant
Par avauture en fosse chiet
Cil qui le sieut après li rliiet
Maudite est terre qui esohiet
F.n baillir de RoT enfant.
Car je il de » «nour dediicl f
ESC
'k lou cm du rïgoe mctcbict.
Q.i de iDi .Kndenl g.reol.
MùtrrreJM Kec/iu ik Hâlieni, imphean.
EscBEift : Essayer, suivant Bore).
EicBEisoir : Succession, héritage.
EscHBLkTBE : Hot qui K trouve
dam Barel sans explication. H pa-
rolt signifier planter, mettre des échft-
las dans une vigne.
L'oDg Ht toiidn. l'intrc itl llilMi
L'uog eichelaire , l'iulrc la toonB,
L'uBg r>I cclur qui Hme (TotH,
foifiei de Coqaillart, tJil. de CùoieeSer,
EscnKLiR , esthellicr : Monter à
l'éclielle , escalader, mettre au pilori ;
de tcala.
EïCHBLZTE, «cAeteWe; Petite son-
nette, petite ^cloche, cretAlle , ma-
cliîne de bois dont on se servoit dans
Jes cloîtres pour ri^veiller les reli-
gîenx, les séminaristes et les reli-
gieuses. Il a encore Été pris pour
étrier. J. C, voulant tenir une cour
pUnière le jo^r de la fête de tous les
Saints , envoie S. Simon pour par-
courir tous les dortoirs du Paradis ,
et conTocjuer les Ange» , Archangei ,
Saints, Saintes , Vierges, Marlyrif
Confesseurs, Innocens; en un mot ,
tonte la compagnie célestielle :
a-^keleu prii
t «DU
■lUiD,
D'ilBM ti .'en
*ODl inbedui.
SiIdi Mitlieui
ITFC li
eituii .
irUmi
El™.j™^
> biatit
El .«iot Simon
>.lipii
Trfot tVicAr/c.
Moult II» ri idddII fon
DrI Hlatr(S. Mi<rtli,> i
S'eicItfUuc Hinr iriiit i
£ S C 497
Kt uiol SimODt ^nt il Im Toit (1m
Viere*. )
i'eichelelt >(ue il tenait
SoHc trait Cl» ds rfboiKtit ,
Fuit diM, •ouffm qoe je toi di*,
D«BOiullc<, le Din pUiiir
Da,.[ je M mt .oil p.. «îiir *
kim le TO. TOll «trruit dire.
Cut.
La Court de Paradit.
Ce fabliau est un de ceux qui pei-
gnent davantage les moeurs et l'igno^
rance de nos ancêtres. Quand bk
fête est ouTerte, J. C. prend sa mère ,
et danse avec elle ; le fablier na
manque pas d'avertir que la Vierg»
retrousse sa cotte pour ne pas être
gênée, fcyeï les notes de Legrand
sur ce Fabliau , t. iv, in-S". p. 3g-53,'
etBarbazan, tom. i,p. aoo.
EscHELLE : Escadron, bataillon,
corps de troupes , armée et rangea
en bataille. Voyez Escuif.le,
EscuKLLE ; Petite cloche.
EscBELLEMEiiT, esclielcmeM : £»•
EscuELLF.K, escheleir, esckelieri
Escalader,monteràr<icheIle;defca/î>.
EscnELLETE:Petite échelle, étrier
de cheval ; scaTtsile. V. Eschelete.
EscHKHER. Foxei EssEHEa.
EscKEXiu , eschcncaii , esckeno :
Canal pour conduire )'eau d'une
fontaine , gouttière ; canalis.
EscBeniu î Petit et jeune chêne.
Voyez Cbioine.
EscwEQvd : Ecartelë , terme de
blason.
Ë9CHEQUBE : Disséminer , jeter d«
c4té et d'autre.
EscHEQVER , tscheqtùer , essekier :
Echiquier , cour souveraine en If or-
maudie et en Angleterre :, et tableau
pour jouer aux échecs.
KscUEQiiEtkE : Fente , ouverture,
Lchaucfure,
I i
n
49» «»C
EsGHZHBOTE : Etcarbot , sorte d'în-
aecte ailé ; scarabœus,
ESCHERGAITBR. V. EsCAEGAITER.
EfCBBBiE : ménagée , choisie.
EscBERirim : Mépriser, railler , pi-
quer , insulter , se moquer , rire au
nez de quelqu'un. f7>xdz£sGBAaNER.
Un jeune homme , nommé Honoré ,
ëtoitdansun repas, et par abstinence,
ne vouloit toucher à aucune viande :
Dunket lo comencierent %t% père et ta
■ère à eschtnûr et dire maojoae, aporteron»
i^f dnnkea à toi prisons ea icex moivu. Or
«n icel Uu toloient lipelsson. estre oit, nleat
^eut ; maU quant Honoreîx attoit escherniz de
%ê» parole* , mane» el cunTÎve d«faUt algue al
•erviae. l^iaL do S. Grégoire, liy, i, ck, i.
Cœpenmt eum parentes ejus irridere , ae
^icerc : comede; nunquidpiscem in hit mon»
tHuâ dbi ai/tituri tumus? Ulo 'verb in loco
puces audiri consueverant , non vider if sed
clun his sermonibus Honoratus irrideretur, /v-
getuè in conyivio aqua ad tninisterium defuit,
£scHBRPE , escherpette : Baudrier,
landouUère , écharpe. Les Chevaliers
Français portoient autrefois l'ccharpe
blanche pour marque de leur fidélité
À rhonneur,de leur candeur, de leur
amour pour la justice, pour leur
Roi et pour leur Dame.
Eut entre eux toaa sur leurs atours
Et lea grans gens et les menues ,
Escherpettes blanches cousues.
GmUaufne Guiari.
£sc]ijiE»|R : Bfettre en échaqte,
suspendre en écharpe.
ËsGHBEVSR y escherpilUr : Voler ,
piller, ravager , détruire. Voyez Es*
CXARPIJUtER.
ËscHERpiLLEUR : VoIeur de grand
chemin , assassin ^ brigand ; d*e^ce/*-
perc, et non pas, comme dit Borel ,
parce qu'ils portoient une écliarpe.
EscBERSON . Voyez Escharson.
EscHREvxLSE : Casscr la tOtc ,
iaire sauter la cervelle.
ËSGHESPiE : Ciseau.
£&c]i£sss : Bâton , échalas.
ESC
EscHBSTE , eschet, escheuie .« K^
ritage , succession , rederance «n-
nuelW. Voyez EscaÉXTK.
EsGHKT : Peloton , échertaii de fil.
{IscHETiE : Acheter^ accepêarw.
EscHEUE : Canal par )itt|i|al ii'^
coule Teau d*an moulin.
Esc HEURS : Cri qu'on faisoii dianf
les querelles publiques pour doBan-
der du secours.
EscHBiTs :Tombé; (hi Tevb* eteheir,
EscHEUs : Querelleur.
Esche vELLACE , eschevéïge : Cens
eapital qu'on appeloit chetHx^.
EscHEVER , escMer^ exchievm:^ et^
chir, eschi^éer, eschi%H:r , eschivier^
eschivir, cschuir. r Fuir, «raindre , es-
quiver, é^ter, exempter ; et abonocr,
faire une convention , selon D. Car-
pentier.
Li hum sages eschiewe le délit por çat
que il encomtrre et empéeee le intelect et ^
fomuie oublier sou sens.
Brunetto Ladni, lYéBor, &l 9^*
Done par estre Yraîmeat amoareiUL coii
je TOUS dis , tous eschevez tris deshoacitt
péché dVnvie.
Roman du petit Jehan de Saimtré^
EscKEVES , echeutes : Épaves. Voy»
ESGHÉÈTE.
EscHEVETE : Peloton , écheveav
de fil.
Esche VI ir : Procureur, juge , con-
servateur, hom;me chargé des. inté-
rêts de quelqu'un ; scabituts,
EscHBviNAGE : Mauvaîs lieu , mai-
son de prostitution , suivant Borcl ,.
qui cite ces deux vers des Kebours
de Mathiolus :
Femmes tiennent eschrvinage
De poidrs de concubinage.
EscHiiÊE : Redevance convenue
dans un bail ou dans un marché.
EscHiEF : Échcveau , peloton de
fil ; et aubaine , succession. Voyez
ESCHÉJETE.
"EscuiEhtL , escheUe , eschteUe^ es-
' ■-«=
B8C
êieÊê : Sonactla; pieux nafés m.
lîgiMi V fur letqveU on étendoît «et
marchandiM» diiBS le» foires ; droit
qfo*on pajoît pour en aToir U per-
mitiion ; et pilori, écbelle, gibet pour
les blasphémateurs et ceux qui fiiî»
soient des faux sermena ; de tcata,
n ett eftabU que chil tpX jurent ▼îlaîneincnt
àm Dlea et de Rostre Dime , doîvettC ettre ml»
en VesehielU ooe enre db j«a» en In preeenco
da qnemnn» pour che que il ait honte.
Camttîme de Bêmmwsà, ekttf, i,ft^- né.
ttsi porte firat te«noinf , et il ett atain«» il
don fongnement tenir prison, et estre puis mis
en VescMle devaot le pueple et si est 1 amenda
à le Tolenté don Seigneur.
Je t1 que il fist mètre nn orferre en Vet^
ekielh à Ccaaire , en braies et en cbcntise ,
las boianx et la fressure d*an pore entonr le
col, et si grant foison , que elles li aTenoient
jnsqa*an nex pour avoir juré.
/oinviik. Mu. fil. 357, ^'/^V. i44
defim ' '
Cette punition n'est que plaisante,
en comparaison de celle que S. Louis
institua par la suite, f^ojr. BALivass
et rHist. de S. Louis, de Joinyille,
de 1761 , Impr. Royale , pa^ 144 9
333 , a34 , 3o6 et 386.
EscHiELB, eschele, cschielle, es-
kiele : Corps de troupes , escadron
rangé en bataille , armée.
Pristrent lea armée, ai s*araiereal.
Sans faire eskiele et sans conroi ,
M castel yindrent à desroi.
Roman du Brut, foi, 186.
Il ieoles de Mailli et Pierre de Brdesenel
•^abandonnèrent vers la bataille de BariUe qnt
Êttam cens bornes awoit en la soie ésckieih.
FUêe^fftrdoum,
EscRiKa : Séparer, bannir, pros-
crire , éloigner , retrandier , dimi^
nuer, priver ; excidere,
£scKixs : Bonde , tro« par lequel
Teau contenue dans un réservoir
ou daa» uis toauems s-'éeouie.
IsotfTsn : Ct mot a bien ptt signi»
fier esfiea de voiture ; tucU , ainsi
que le dit Borel; il renvoie au ÉMt
GnstrcBM , oà ce mot se trouT« en
effet , mais dans la même aeoeptiôft
qu'esfciAâ. Borel a'avoit pas réfiéeiii,
car il po woit bien jnger qa*un eesiem
ne ponroit rivre de vol et de rapiaé»
1A ottsiesme qui plus savoit ,
De gnenebes et le tretteonrs,
D*assaiis de gaene, «t d*«aCMv»y
la contretint un poi de tema,
Stetùeus devint si corn j*enteda;
Tivans de tolt% et de rapine :
Vès tant eo^M il ers en foyne,
Fiat Bonlt d'anny et de damage,
/ ▲ Hercules an fier corage.
Philippe de Fitry, Us Métamorpkoêe$
dFOvide , Mu„ , citées par BcreU
EscHiEVKE : Éviter, esquiver, fàv»
exempter , échapper , craindre ; et
selon D. Carpentier, abonner,, faire
une convention ; d'où eschtévement,
abonnement , convention. Voyez £s-
GBXVXX.
Escniv , esch^e : Gnéi ite, échopcy
petite maison ; de scaphm*
EsGHir, esdds: Exilé, bftnni, lâche,
poltron, déshonoré.
Si m*otroie par ta pitié,
Par ta donçor , par t'aniatlé«
Par covent que m*enfuie esekxf.
Se cbastée dès or n*eséfaif (ntf fbis).
*Bùman de lu tUtse, *uers si5!||5.
EscBiPVLBs : Espèce de forttfi-
cation.
EscBiLLBS, esMUetêes , tsqmllm :
Petites cloches. Voyez Eschxlxtb.
EscHiLLon : BiideUe de eharretta ,
échelle ; de scaUt,
EscHiPAXT : Instrument , engin
pour la pèche ; de tcapha.
EscBiQOina : Lien om a'assem^
bloient les commissaires que ie Roi,
les Princes souverains ou grands vas-
sani envoyoient ifims leur» domai-
nesk Dans \m. province dirNormandsi^
a
5eo ESC
cette cour éloit permanente , et en
I a5o on y portoît appel des seutenees
des baiilifs ; en bas. la t. scacarium,
ËscHis : Proscrit , banni , retran-
ché de la société , vagabond , errant ,
déserteur ; excisas ; et non pas guer-
rier, soldat , comme le dit Taulcur
du Glossaire des Poésies du Roi de
Navarre , qui fait venir ce mot dVj-
cheUe. Il est bien vrai que nos pères
entendoient par escheUe y un corps
de troupes , un escadron , mais eschis
ne signifioit pas un aigrefin , un pil-
lard. Laravallicre n'a pas compris le
sens de la citation du Roman du Brut
par lui rapportée , non plus que la
quatrième strophe de la chanson
d'Auboin de Sezane , qu'il cite page
j849/tom. II.
Le» désertés et les ftiUis ,
Les robéours et les eschis ,
Et ceux , qui terre dVo avoient
Qui de l'autruy vivre vouloieot ,
Manda tous , etc.
Roman du Brut cité au Glossaire des
Poésies du Roi iU Navarre.
Sire , estes tos des eschis ,
Ki Taige (rivière) ont pa^ée ,
Qui de Tautre part le Lis
Font leur assemblée ,
Tréckeor et fol>mentis,(et nou Jb$, mentis)
Kt geot parjurée ,
Dorenlot a » é ,
Tout seront desireté
A honte provée.
Chanson d^Auboin de Sezane,
Eschisser: Glisser, couler, tomber.
EscBius : £xil, lieu séparé, désert,
abandonné ; et banni, exilé, proscrit.
Après qnant il pense on il est (Adam), et
Toit chest monde qui n*est fors un eschius, et
vus descrs pleins de lions, et de lupars, et
de leus , une foret plaiue de larrons , de pièges
<t de las, une mer plaine de teupiste et de
perlas ; lors li fait li grâce Diu , je ne di mie
entendre sans plus, mes sentir aclicrtcs et
npercLevoir se non-sacliauce , et que il ue set
nient. Les Demandes de Dieu à Adam,
f^CHivE : Triste , suivant Borel ,
(fui cite le Roman de Perceval \ ce
ESC
mot ,ne subsiste pas dans cette a%ii}-
iication , c*est Timpératif du Terbc
eschivery évite, échappe.
EscHivER, escfùvier, V. Eschctzr*
EscuivissEMENT : Actîon de fair,
d'éviter, de se soustraire j et négli-
gence , manque de soin.
EsGHOAiTE , eschoaiste , eschoele,
eschoite : Succession , héritage , biens
qu*on attend , éthéance.
11 n'est pas resons entre chana qui sont iîrerrs
et screurs, que li nnsalt tout et li autre aient,
et quele partie chacun doit avoir kIoiic
nostre coustume il eikt dit ei chapitre ^liv*-
cendemcut et à'eschoetes.
Coutume de BeaavtMsis,
EscHoi : Esquif, chaloupe « bateau»
scapha.
EscHoisoir : Occasion , hasard.
Eschoite : Chiite, accident ; et sac-
cession collatérale.
Eschoper : Chopper, heurter.
Escuopes : Petites boutiques ados-
sées à des maisons, loges sans fon-
dement , baraques des revendeurs.
EscHopiER : Petit marchand , dé*
taillant qui vend dans une écbope.
EscHOPLE : Poinçon d^orfèvre, ou-
til servant à repercer , à réparer \
scalprurn , suivant Monet.
EscuuER : Celui qui, dans les
grandes maisons , avoit soiu de la
vaisselle.
EscuuiR : Éviter, prendre garde.
Mais se tu sor altrni es deteres « est seaz
dotte de plus grant cusenzon i car <5îl ki desoz
ti est, requiert de ti warde et diacipliac.
Warde pur ceu k*il pnist eschuir lo pecbirl ,
discipline por ceu ke ceu k*il , se bien ue sV^
chuist mifrs euro il doveroit ne romai^oet «enz
vtujance. Sermons de S. Bernard, fol. 1 1.
Porro si cui forte prœlatus es , Aaric /iV»f
dubio tcneris debiior soUicUudinis amplioris.
Exigit à te et ipse ctistodia/n et discipiitutm.
Ctutodiam quidem^ utpossit caycn: j>eccuium:
disciplùiam verb, ut quod minus carit, mi-
nime meiruat impunitum,
Escuuxs : Excuse \ subterfuge.
E S C
EscHTTiTE, eschoutc : Chute , acci-
dent ; et succession collatérale.
EscfANT, escient, escientre, es^iant,
essient : Avis , sens , raison , Tolon-
%é , connoissance; sciens. A escient:
A volonté, en connoissance de cause ;
sciénter. A son escient : Sciemment ,
à sa volonté. A bon escient: De bonne
fui , sans feinte.
Pour emender à lor poo'ir et à lor escient
les assines et les usage» doudit royaume.
Assises de Jêrusaiem , chap, 3 , /n^. x 5.
L*avoir cl*autrui tu n^ambleras ,
Ile retiendras à ton escient.
Anciens Commandemens de Dieu,
EsGiEifTEMRNT, escientieusemcnt ,
escientrc : Avec connoissance de. cau-
se , sciemment ; scicnter,
EsciKNTiEiTx : Sage , prudent ,
avisé; en bas. la t. scientiatiis.
EsciEPE : Poche, petit sac, bourse.
EsciERVELER : Casscr la tête, faire
sauter la cervelle.
ËsciL : Bannissement , exil , peine ,
affliction , chagrin, ravage, destruc-
tion, abattement, douleur, accable-
ment ; e.riiium.
Longuement fu en cel esc'ly
Tant que li doux mois fu d'arril
Que li tens est souez et doux
Vers toute gent et amourouz
LI roxingQols la matinée
Chant** a der par la ramée
Que toute riens se muert d^amer.
Fabliau d'Afoid , vers 41.
EsciLLER , escillier : Exiler, pros-
crire , bannir, reléguer; e.vilio ajfi-
cere; et ravager, détruire, blesser,
couper, arracher.
Prvla: , je vos faz asavoir
Que tuit en estes anilié ;
Mesire GuiUaume ont escilli^ ,
Ou li Uois , ou li Apo^toll•s
Or TOUS dirai, à briès paroles,
Qe se TApostoiles de Romme
Puet escillier d'autrui terre homme ,
Li Sires n*a nient en sa terre.
tabt, Mss. de la BibL !mp, , n^ 7218,
fol,2%i,R'.coL a.
ESC 5oi-
EsGiNT : Coffre , écrin ; scn'nium*
Pour les Dames cofre son escint
Pour leurs besongnes hebergier.
Miroir, pigne à pigncr leur coin.
Eustache Deschamps ,JoL 44a , col. 3.
EscLABOTxa , esclaboçer : CuQlrrir
de boue , éclabousser ; d*oii esclabo"
teure , éclaboussure.
EscLAP : Serviteur, esclave.
Esclaffer : Rire de toute sa force,
éclater de rire.
^cLAïuAOE : Impôt sur les mar-
chandises qui étoient transportées
sur des charrettes ou des traîneaux.
Yj&cisk\K% y esclairier : Lueur, clar-
té, fenêtre, soupirail d'une cave; le
point du jour, le matin.
Sire , ce dîst Bertrand, je root Tneîl conseiller.
Vous fassiez assembler demain k Veselairier
Dux, Contes, Cheraliers , à to couaeil pleinier.
Là vostre roLenté leur voudrez de&raiuier.
La Fie de du Cuesclin.
E^cLAiEiBR : Ëclaircir, expliquer,
examiner, démontrer, dévoiler, ex-
poser ; ejrciarare.
Amis , fet-il , eselaine sont
Des proplieties li dit couvert,
Quar li Soteraiu de chct mont
De le Vierge est nez en apert.
Epitre de la Circoncision,
EscLAMAssE : Accusation , plainte
publique; exclamatio*
EscLAME y esclamine : Manteau de
pèlerin , manteau de voyage ; di/o-
mys, suivant Monet.
£scLA!!iE : Terme de manège , qui
se disoit d*un cheval grêle , maigre 9
menu.
Esclave , esclamée : Plainte , ex-
clamation, gémissement ; exclamation
EscLAN : Sorte de petite voiture
pour transporter les marchandises 9
traîneau.
Esclaivche : Le bras gauche.
EscLAiTDE , esclanelée, esclandre :
Instdie, déshonneur, hxintey seau-
So%
EST
iàie , accident fâchcaT , édat qni
* peut offenser ; scandalum,
L*iiag e«t q«« par Tâbboft , doat rcntcnde-
mrot <i<» miMUif eic ftOHTCnt offusqvi , ils
centeinpoent et de*prfftent leur bonoeur • tel-
lement qu*ih n*en foot conte, et ne leur
diMilt de» eselamérêt q«*ils foot «a pcnple.
Damc€ mmx ji¥€tigleê,
EscT.ANuï : Scandalisé, fâché.
EscLAïf osa, eselamieù-f eseiandir:
Offenser, trandaliser , afficher , pu-
blier, divulguer, faire du bruit par
tes actions ; scamdalizare , de sàan"
dmlum,
EscLAPAR : Fendre dn boîs.
EscLAPos : Petite arquebuse , es*
•opetce.
ËscLAE : Ëdair, sillon delà fondre.
£sctAacHiEA|CXc/âr££tr; Éclairciri
expliquer.
EscLARissEM RHT .' Éclaîrcissemeut.
EscLAS, esclau : Serviteur, esclave,
valet , serf ; sclavus.
Esc LAS : Fossé , fosse creusée en
long, soit pour Técoulement des eaux,
soit pour la di^fense d'une place.
EscLAT : Brin , morceau , éclat.
EscLATKs : Rejetons, petits enfans.
Donket coniencerent sUiment à lui (S. Be-
noit) carre li noble , et li religioo* del bore
de Rome , et duneir lur fiU a luî por norrlr
jil tôt poikMDt 5aaior ; dunkei aUiment de
bone tperance lor esciatcs, Katilius donat
llaorum, Tertallus li Patrice» donat Plaeidmn.
Dial. 4t •£ (kégovrt , itv. m^ chap. 3.
Cmpere eùarn ttme ad emm Âornamm mrèit
mobifes et reiigiosi coueurrtre, suosquê ëi
Jflios omnipotente Deo nutritndos dare, TYine*
qmxfue bonœ spei suas toboles, Bquitius Mfaat'
nrm , TertuUns vtro Patrkim PÎaeklum tru"
didit.
ËftCLATiaiE , eseiaiùe : Robe , man-
•ea« de pèlerin , selon Monet. Bar-
baaan pense que c'est une iaute , et
qu'il faut lire eselamime.
EscLAviMB ; Espèce de dard ou
javeJot.
EscLAvoa^BHiVf : DéréglcBieiit ,
libartinage.
ESC
EscLKCBiE , esdesehd, êiÊcSteké :
Sépare , désuni , démembré.
EscLECHEE , csdeseker, eseUuJker:
Démembrer, séparer, diaséminer.
EscLEircHE , eëcUuêcke : Jjt bns ,
l'épaule gauche.
EsGLEEs : Nom de peuple» Esda»
TOUS , suivant D. Carpenticr.
R» Tos le (p^nt aasMit iwprk
Coutre noè CbevaEeri de pris.
Moult fu for* li abattit
Des vetcrnu et li ferréîa
Bien e»toient qoinxe milfers «
Sarrasin , Persans et .Ckelers.
Ainsi a vint qne Des le vot
C*une cité pria d Mf|i oK
Où aToit Chrestiens en trena^n
Des Sarraxios , et en servn^ ,
QnVircnt dire la norelle
(^\\e des Clireatiens la roneBs
Aloit a ^tznl pcrditioo.
Fabliau dune Femmu poureeiU BSnmm^
EscLEscHB : Portion on partied'wi
tout, séparation , désunion , démem-
brement.
EscLKVB : Serviteur, esclave; dn
Grec îœAfitf, je renferme, selon BorL
KscLicEE , escticher: Démembrer»
séparer, disséminer, diviser.
EscLicKs , escUcettes , eseUsses ,
escUseUes : Tronçon de lance , mor-
ceaux de bois dont on se scrvoU pour
remettre les fractures , brins de bois,
et petits bâtons qui servoient àfiire
des couronnes de fleurs » qui , dans
le un* siècle, éloient appelées cAo-
ptij chapeau.
Après aussi vons «ontandra
Quant ans antres portiers ▼«n4res»
Se TOUS y avenir poTei t
Tels dons com ci dire m'tktm. ,
Chapeaub de flenn en ^ciieeOm^
Abnosaieres en crespinetes
Ou antres joui'lex petits ,
Geutils et beaux et bien fetis,
S« VOUS en avea Taisement
Sens TOUS mettre à de»tmiscittent.
itomatt de im Bote.
EscLTifCBEa, esciincer : Glisser,
couler ; gladart.
ESC
SftctftMtft : Faire voile , mettre en
mer.
£ftCLT§tDciiB9T, efcUsxemem : Par-
ta^^ , division , portion détachée.
EscLisiEH : Diviser, séparer.
EscLissE : Tratneau ; d*où escUsier,
^otiduire snr nn traîneau.
ËscLOER : Expliquer, selon Borel,
qui ne cite rien ; il pourroit aussi
signifier délivrer ; exciudere.
EscLOiE : Eau sale , urine.
EscLoïiiE , esclcfinne : Dispute, co-
lère , emportement , Querelle.
EscLOPE,^jc/c^^: Boiteux; claudus,
Esc LOS : Sorti , mis dehors ; ejt-
cUtsHs; signifie aussi, esclave , valet ,
serviteur. j|tt*
EscLos , eseiop, ^^Hf ' Sabots ,
chaussure de bois qj^JnSiez les pau-
vres gens , remplacent les souliers.
Si ▼•! ebarticni «t aantonnicrt «nenuit TOt
▼jiu le» aTolent buffetes et bens à demy , le
reste emplissant dVaiie comme font les Limo-
•hit à bals eseiott , comment en osteriez tous
Teaue ? Rabelais, iiv. 3 , ckap. 49.
EsctdvaE tJif MOULIN : Le faire
OMaer de moudre enbaissaut la pale;
claudere , excludere.
Ebclousure , escloêiifere , esclo^
ioure : Écluse.
EscLu NIER, esclugnier^ cscluigner :
Examiner , regarder attentivement ,
rechercher avec soin.
EscLusE DE PASQUES : Lc Diman-
che de la Quasimodo.
EscLusRR : i^aire une écluse , un
bàtardeau ; serrer, bouch.r, enfer^
mer, retenir, fermer ; ea-cludcre.
Gens petites , fneples meauft ,
Yolei-voas aprendre mon u»^
Aine Toir dire ne refusai ,
Pour Toir dire à fous suî Tenati
Je suis anemis deTenns
As fols pour ciiou c|ue tel us ai »
Vj^T onqnes de blauges n'usai ,
Ife Toir dire ne refusai.
Aine ii*ea poi estre retenus ,
19ia ^uant ma TÎt pertruisai
K S C 5oS
Ponr chou ma bouche n*esebtsai
Si en ani pour felmu temu.
Roman de Charrié, ttnphe i5t.
EscLusiEE : Éclabousser.
EsGo AKR : Oter Técorce d*un arbre.
EscoBAT : Fouetté, battu avec des
verges; de scopure.
ÉscoBOLËRS : Ordures, balayures;
de scc^are,
EscoEiL, escoei , escueél^ escuel,
eskeut : Accueil , abri , retraite ; élan,
envie , effort , detir, prospérité, élé-
vation.
EscozmiiL^esco/iene : Cuir apprêté,
et 1 art de le travailler ; de conum,
EscoFFioif : Sorte de coiffe de
femme. ,
EscoPFLE : Yétement ou omemeni;
de cuir ou de peau.
EscoFiBE : Marchand de cuirs ou
de peaux, tanneur, mégissier.
ÉsùoFLB , Isscçfies : Milan , oiséaa
de proie.
EscopaAi : Table, établi d'outriery
selon Monet.
EscoHiEa : Celui qm travaille les
cuirs ou qui les vend.
EscoiLLii : Eunuque; de èoleus.
Escoia : Marchandise de cuirs ou
de peaux , et le lieu où on la vend.
ÉscoiaKK : Déchirer, écôrcher;
excoriare; en anc. Prov . ëscoistëndrèm
EscoLAOE , escole : Action d*iiis*
truire et d'aller s'instruire , de faire
son cours d'étude \ et les privilèges
accordés aux écoliers de l'Université*
EscoLAT : Scolas tique , xnaitre
d'école; scholasùcus»
EscoLATEE, escolitre : Celui qui
étoit chargé des instructions. L'e^c»-
latre étoh obligé d'enseigner lui-
même, et 21 avoit un revetna pour
cela ; de scholaster.
EscoLii : Sage, instruit, bien appris.
EscoLEiTEK : Décoleter, décou-
Trir le col ; de collum.
4
5o4 ESC
KscoLER : Inslniiro , enseî(»ncr,
former quelqu'un a quelque chose.
X>à ot uiii' Dame, de ri«>T,ilirr& fu uér,
Tiiiepl>a!Mc * fu la Dame ]>ar son nom appcUée,
Ta fu '\ • liftute gent ex'riiiK- et ergcndrée,
£t e^toh 11 pla» bonne et la plus doc'rinée ,
De KCo> cr.i>itroQomIc est oit b:ro escolêe ,
Ta de p.'iii isopiiie estoit sage «-^prouvée ,
Encore, dîso't-on , que cVs!oIt une fée.
Puis ot elî" Bertrand, el fu son e«pousée,
]^augré uiaiut CJievalier dont elle fu rourée.
Fie de Bertrand du Guesciin.
* Bertrand du GueftcUn épouM Thiéphaine ,
Thipaine de Resnel.
Escoi.KTé : Qui a la poitrine et le
cou à découvert , décolleté.
EscoLORiANT , lisez escolorfant :
Changeant , vacillant , qui retient
difficilement , qui n*a pas la mémoire
heureuse.
EscoLORiT : Pâle, décoloré.
EscoLTER : Écouter , entendre ;
aiiscultare ; en Ital. ascoltar, "
EscoLURGF.ANT : Liquide, fluide 9
coulant , fondant.
Cheacane TÎaiinde qne tous maongez , k!
eawe avéra estée sur ceo eipandue, ert oient
nete,et cUescune escnlurgitutt que heu est,
en chescune veAsel eu crt ordc.
Bible , Lévitîque, chap, 1 1 , 'vers. 34.
Omnh cibits qiiem £omedetis , sifusa/nerit
super eum aqua , îmmundus erit : et otnne
liqueiis quod bibintr de universo 'vase , ùrt'
mundum erit.
EscoMANOP.ADT>K , cscomaiiçreable-
tez, escomcngcahle, escoinenç^vahleté :
Chose souillée , sale , abominable ,
excommuniée , (tnathématisée.
Ne tu ne porteras rien*» ru ta mesoncele que
tu ne soie maudit si com ordure eseomen-
geab/e.
Bible , Detitéronome , chap, 7, ivrf. a6.
Nec infères quippiam ejr idoh in domum
tuam, ne fias akuatlitma^sicutctii/udcst.
QuelcQoqne adeccrtes des quatre» oiscus que
tant solrmcQt ad quatre pies ert à tous esco-
mMfgeab/e.
Biàfe, l/pmque , chap, ix , vers, 20.
ESC
Omne de inthcrib u quod gnÊtEtÊir
quatuor pedes , aboidinabile erit voéù.
Car tôt es ces eseomangeahfetes ûrtmt let
cultifiours de la terre deTant tous et la defo*
lereot.
Bib/e , Ltvitique , chap, 18 , tfers. vj.
Omncs enitn rxccrationes istas feetrmmt
accolai terrœ quîfuenmt antè txu, ctpoBut'
ntnt eam.
EscoMANGr.MENT, escomen^mtitt :
Excommunication , analhème.
Les fds adecertet de Israël fansereat le
commandement , prislrent del eseomenge»
ment , car Aclian prist aucune chose del et-
eomengement.
Bible , Josué , chap. 7 , 'vers. i.
Filii autem Israël prœv€tricaei sunt
ta m y et usurpÊÊ^Êmt de anathemate ,
Jehan tulit amK^me anatheaate.
EscOMATfCS
TfCMT, e
, escomangier, «foo-
mcnger , escomengicr y escomemer:
Excommunier, délester, aToir en hor*
reur,en exécration , en abominadoii.
Sis choses que Pîostre Seigoor haSct »eCH
aime escomange le septisme.
Bible , Proverbes , chap„ 6 , 7>ers. 16.
Sex sunt, quœodit Dominas, etsepdmssm
détesta tur anima ej'us.
KscombkM., escombreir : Débar-
rasser, nello\er, rendre propre.
EscoMKRciT ; Abominable.
EscoMEU : Ecume delà mer.
Esco M 1 xc H LR , escommicher : Com-
mu nier.
EsroMMK:viF.MF.XT , escomminçe:
Excommunication.
EsGOMMi'.L : Emu, hors de soi,
épris , enflammé d'amour; en anc.
Prov. escomogut, *
EscoMOvoiR, escommovoir : Ani-
mer, ^xciîer, émouvoir; f-ii anc. ProT.
escomoourë,
EscoxcERiE : Exaction de cacber,
de détourner.
EscoNc.HÉ , esconsé y escondit : Ca^
cbé , couvert, voilé ; absconsus.
ESC
EscoircBEE , encorucr y engoncer,
escondre, esconsety csconsier, escoser,
escoucer : Couvrir, voiler , disparol-
tre , coucher , excuser , cacher ; abs"
condere.
Car il nie conTÎent lui respondre ,
Ou par quelque mençonge Mco/i<£rv ,
SVle le savoit, je tos pleris
Mieulx Toldroie estre mort que tîs.
Roman de la Rose.
Ainsi a dolor démené
Taut que goleil fut esconsr,
FahL du ViUùn Mire.
Coarage mes bons amis « pensez de labouref ,
Tous riches tous ferai aios soleil esconser.
Fie de du Guesdin,
EscoNDEE ($') : S'excuser , se reti-
rer , s'enfuir.
EscoNDiRE, escondre, cscondmre:
Empêcher, défendre , arrêter ; écon-
duire , repousser, congédier, suspen-
dre, refuser, retirer, contredire, ex-
cuser, rebuter, renvoyer, se pur-
ger d'une accusation , se défendre
d'avoir commis une action , d'avoir
fait une chose ; de ex et de co/t-
dicere.
If ul ne pooit estre bon Gouremeur de terre,
se il ne saroit aussi bardiement escoruiire
comme il savoit donner.
JoinviUe, Mss.foL 345.
Si que ma Dame le sent primes ,
Ou espoir mes Sires méismes :
Hé Diex , dist il , quel vent a ci ,
Par foi nous somes tuit boni.
Fi , dist li autres , trahi somes ,
Ce n*est pas Tins que nous buvomes ,
Pour le cner bien , qui nous liunikt ?
jkdonc chascnns s*tn escondist.
Rutebeuf, Fabl. de tAne et du Chien.
EscoNDis , escondit, escondni , es-
cons : Refus ; opposition , excuse ;
et congédié , renvoyé , refusé.
F.t sy conrient que tost il se marie ,
IJng bou marchant ne lui bsillera mie
Sa fille ou niepce , aios lui contredira ,
Kt tscondit f le noble s*en ira.
Vance aux Avenues.
ESC 5o5
Lors quant la beln Riiglantine oni la chan«
çon, ele cuide que dicte Teust pour escnmliL
Roman die Gérard de Nevers.
EscoNnRE : Excuser, cacher; et se-
lon D. Carpentier, se montrer, étaler.
Voyez ËSC05CHKII.
EscoNDiiisEMENT : Actiou de ren-
voyer, de refuser.
EscoNDiiiT : Opposition qu'on
mettoit au conduit et au ban de très-
fond. Voyez ces mots.
EscoNDUiT (en) ; A découvert.
EscoNs : Caclié , voilé , obscurci ;
ahsconsus,
EscoNSAiL : Abri, refuge, cachette;
ahsconsio,
EscoifSAXT : Couchant , cachant.
Se li adjournemrns en fais i relevée , o«
nus vekprcs , IVure de la présentation ai dnr#
jusque^ à soleil escofuant,
Reaumanoir , Coût, de Reauvoisis, ch. 3.
EscoKSE : Lanterne sourde ; abs^
consa.
EscoNsvH , escoser, escouser : Ca-
cher, couvrir, voiler; abscondere*
Et dVodementre
Qu*il TOUS fesoit ci-lle response ,
La deitf'r «toit escoiue
Dessoiibs la forme de Tenfant.
Nesson, en son Testament, forUuU de J. C»
Escoif vENENCE .* Conveotioii , ac>«
cord.
EscoiTVENiR : Convenir, être à
propos.
EscoNVEif UE : Provision nécessaire
et suffisante.
EccoPASsE : %SouqueniUe, casaque.
Escopi^ : Poltron , lâche, sans
cœur , insolent , mauvais plaisant ;
scoptes.
EscoPEL , cscoberge, escoperche :
Long bâton , perche.
EscoPETTE , escoupette : Espèce de
petite arquebuse qu'on porte avec
une bandoulière ; tciopeta^
SoO t: s c
?lscop£TTËRiL : Décharge de moiis-
qiieterie.
EsGOPiE : Insulter, battre , flagel-
1er ; scopare; et cracher, expectorer ;
d'cjrpuere.
EscoRÀBLE : Secourable ; de sue-
currere»
EftcORABLE : Courant. Selon Borel,
il aura sans doute voulu mettre esco-
riabie» Voyez ce mot.
EscorcÎe : Corée , fressure d'ani-
mal.
EscoECER : Piller, ravager.
EscoR CHERIE : Filet pour pécher
à la mer.
EscoRCHiER. Voyez Escorcier.
EscoRCHouRs, escorcheurs : Sol-
dats débandés qui ravagèrent les
Pays-Bas en 1437, et les Trois-Evé-
chés vers 1 444 ; d'excorarius,
EscoRCiER, escorchcr, escorchier:
Écorchcr, fustiger, battre de verges ;
relever, découvrir; excoriare, cor^
ticare,
%t Jacob pofU rerdeit Tcrget d« poplei , et
de amandeler , et de plane» et cil escorcha
icellcs de Tune part.
JHUe, Ge/tèse, cfuap, 3o, vers, 37.
Tolfem ergo Jacob virgtu poptûeas'vitidrs,
€i amjrgdalinas , et expiatanu, exporte de-
corticavit eas.
EscoRO : Accord , consentement ,
convention.
EscoRD^EiiEHT : Du fond du
cœur; excordatê,
EscoRDEiR : Faire un accord, con-
venir entre soi ; de chorda*
Escorte : Fressure , corée.
EscoREOUT : Encouru , confisqué*
EscoROER : Piller, ravager ; exca-
riare,
EscoRiÀBLE : Courant, fluant, va-
cillant , qui n*est point stable.
flscoRNE : Honte, mépris , affront,
accusation fausse qui peut ternir la
réputationdequelqu^tfh ; perte,dom-
mage en ses bieus.
ESC
EscoRHER : Mépriser; de
en changeant It p en c\
EscoRpioR : Espèce de filet et dç
vaisseau.
EscoRS : Le sein , le giron.
R*aparnit el con del* enfiant ewf II màt%
Virgine nurlret en Mm nat escon, ae U ▼«»-
teiz non de U char ke reçeae estoît?
Sermons de S. Èemard, JoL S5.
In infatttUi corpmre , quod Ftrgmeo mmter
fovebat in gr<>inio , qyid nisi veritmâ ststes^fUe
ctwnis €ippeiruit?
EscoRT , rscors : PrudeÀt , discret,
sage , avisé , pénétrant. Ce mot , dit
Barbazan , n*est pas très-ancieB : je
ne Tai VU dans aucun des ouvrages
qui ont précédé Rabelais , qui peut
ravoir formé de Tltal. scorto , pru-
dent, d*au(ant que le traducteur de
Sleiaan a dit vigilant et e^rcorf aulivit
20^ de la réponse du Pape à la pro-
testation de Tambassadenr Mendosit.
Escorte, escortelle , ejscortoire :
Baguette , lien d'osier ou d*é<!oroe.
EscossiKRE , rcosiere : Partie d*«il
moulin , et les dents molaires.
EscoT : i^lcossois ; Scotus; cenSt re*
devance , dédommagement. Ihmner
escot , cVst écouter attefifiteinent ,
épier. Conter exrotg c'est friponner,
escamoter. JSsroi est aussi ce que cha-
cun paie pour sa part dans un repas »
dans une5>artie de plaisir ; d^excÊitere,
Aqisî «ont tom Kirrellnoit
Et li Escot , et 1! Danois ,
Er Fri»oa et clill dé Hotandé,
Tioîs, B reliant et Avaloîa,
Tienneut des Esterlins les lots.
Et Flament , et la gefit If ormandft
Si com on dit de l*AimDande
Bien va là or, on ne le nuude;
Li Ksterlin* par maintes foU
Four faire iM poesfé grande
Li Esterlins qaaal H CuBiau«l«
Fait sauter »aireineut et fois.
Èomau de Charité, strophe s5.
EscoT : Délivré , mis en liberté ;
excusas.
ESC
Escom : Secouer , ébranler ; €x-
cutere ; et écouter , entendre ; aus-'
culture. Voyez Escoltea.
EscoTiER : Celui qui doit payer sa
part de quelque chose.
EscoTs : Part , partie , portion.
EscouBK , escoubie : Balai ; jicoptu
EscouBERETTE : Jeunc servante
qui balaie ; de scoparius.
EscouBETB Y escoMvète : Petit ba-
lai ; scopula,
EscouBLE , escoufle : Le milan ,
oiseau de proie. Un de nos anciens
poètes fait Ténumération de tous les
animaux qu*il assemble dans son ro-
man , et leur donne à chacun des so*
briquets. Hubers est le nom du Milan«
Lî esoou/Us 1 fa Hubert
Qui toujours a les gan* ouTen
Pour prendre aaMÎ corne 11 prettre »
Pelex U ra», i «ist à deitre
Et il et eheiHie la aourU.
Roman du Reruurd, h** 76x5.
EsGoucsii&E : Accouchée.
EscouDiRE : Écouter» entendre;
museuUare.
EscouDRB : Battre le bled; excm-
iare; en bas. lat. escodare blmdum.
EsGOU&R : Oter l'écorce de i*arbre ;
excoriare,
EscovFALiii : Bassinoire.
EscouFESTBE : Malhcur , querelle
qui vient tout-à-coup.
EscorrFLs: Milan, oiseau de proie.
EscouFiT : Déconfit , à sec.
Escoufle , escouffle : Moanoie
flamande. ^^07*^2 Escouble.
EscouiLLOM s , escoueillons y esco-
wiUmm : Gros torchon qui se met au
bout d'une perche pour nettoyer les
fours des boulangers et des p&risâcrs.
lii prettrea est entres en ton moaticr ,
Son toupdia Teati tont le plv diier ,
Qsi trop bien reaanbloit rois à pesdiier »
Il o*en i a voit pas plain pié d^eatier.
Si blans estoît renux du lavendier,
Com li ëscotteU/oru à un fornier.
ESC 5of
EscoTTiR : Secouer , agiter; exaitere,
EscouLERGEiiEHT : L'écoulemeut
du éemps.
EscotiLiER « escoiiler , eAcouUler,
escokUer: Faire Topera tion de la cas-
tration 9 rendre eunuque ; de coleus.
EscouLouRCER , escouUowTgicr z
Passer , s*écouler.
EscouLouRiABLE , escouloriàblc ,
escoulouriant : Changeant , muable «
courant , fiuant , coulant « Tacillaat ,
glissant.
il«AMM
Ji^^iSaow
Mèa Toîra rst pour «He que nmaieàrm
sont eseoithurians , et que forte cboae aoit à
retenir si grant planté de paroles , comme tt
conrient en mont de quercdes ; li BalUis , on Is
justiche , puet et doit arreater en escrit brie-
mentche surquoi les parties enteodeait à avoir
jugement. Coutume de BtauvoisU ,pttg. Sg.
EscouLouRiER : Glisser , vaciller,
changer.
EscouLsoirs : La partie des tenail-
les avec laquelle on serre.
Escou PELER : Coupfr lextrémité
des branches d'un arbre.
ËscoupiERS : Uouppiers, faiseurs
de houppes.
EscotjRCHi^ t Retroussé arec une
ceinture , qui est retenu , lié par une
ceinture ; ejccoriaceut , ou plutôt ^jp-
corrigiatus, de corrigia, courroie.
Escouaon : Accorder, consentir.
EscouRE : Aide , secours ; de iuc-
currere,
EscovRGELLES : Fruit ronge qui
croit dans les bois, qui est de la forme
d'une olive: il est très-aigre; cependant
il peut se mangt^r quand il esc noir.
EscouRRAu : Térébenthine.
EscouRBE : Aller et venir , se dissi-
per , secouer, agiter ; exau9ert.
£scouRSA<:sE, escoursemêt : Rouet,
dévidoir*
EscouRSEiL. Voyez Escarcelle.
Escous : Secoua; tuccusumi^ et
secoué , remué ; smceusuu.
5o8 K S C
Car \o sangler ne rcvnclia ,
Com Here et orgueilleuse hesle ,
Contre Adonis escous la tf«te ,
Ses dens en Tayue U flati ,
Son groing eslort, mort Tabati.
Rçman de la Rose,
EscoussE , esquettsse : Rébellion ,
rf fus de faire une chose , remontran-
cc ; succussio , succussits'. Le vassal
fait escousse à son seigneur lorsqu'il
persiste à vouloir Texpolier de ce
qu^il a injustement usurpe s^ur lui.
Ordonnance de 5. Louis de 1270.
JJct eseottssé : Lit garni de coussins.
EscoussKR , escouver f escouvoir :
Secouer, agiter, hTdniàiVySuccussare,
Mont estnît chis liom dclitans ,
Mais trop li fa cangiei li lans,
Qtiant U goûte d*Jaur rouva,
Aosi durs li fa Abralians;
Gar Ir Ladres en s«>« alians
Dur et sans pitié le trova ,
Helas com la mort Vescmtva
Du grant délit où il couva,
Tonsjour* mais sera lamenta as ^
Ainsi com Dius d'st, ensî va
A chest railif lionme prouva
Jhesus que il n'est pas mcutans.
Miserere du Reclus de Maliens, strophe 49,
ptirlant de Lazare et du mauvais Riche.
EscoussiisiROS , excourssîè^iros :
Hcmparts d*une ville sur lesquels on
se promène.
EscoussouR : Fléau à battre le bled.
EscouT (faire) : Écouter attenti-
vement , épier.
EscouTK : Espion.
• EscouTEMKNT ! D'uuc manière
claire et intelligible ; d'ausrultano.
EsGOUTER : Écouter ; ausculiare.
Sagremors le cri cscotite
Kt maintenant qu'il Tentant,
En Taigue se fiert , pins ni atant.
Roman de Perceval,foL 3 18, F**.
EscouTEs, escoutetcs: Aux aguets,
aux écoutes,qui écoule attentivement.
■ EscouTKTE : Sorte de juge dans le
pays W.allon j auscultator. 11 s'est dit
ESC
aussi pour sentinelle , celui qui fait
le guet.
EscouTOTER ; Écouter, entendre;
auscultare.
Escou V F. , ecoiibet, ecouette, ecouve,
ecouvrttc , cxcoube , esconbiilon , es-
cotwexte l escotwette : Brosse , ver-
gette , balai ; de scopa , scopuia; en
Langued. escouho.
EsrouvERS : Rognures, restes, cri-
bl lires.
EscouvKTTEs .' Grauds manches à
balais, avec lesquels on sùpposdlt,
dans les temps d'ignorance , qne Jet
sorciers , ou prétendus tels , alloient
aux sabbats, en se mettant k cheTtl
dessus ; de scopa.
ïisGoiivi : Engourdi.
EscouviKNT ; 11 convient; ro/ipewfîf.
EscoiJviLLKS , e\cotn'j'es , esqiu^
villes : On] lires, bala vures d'une nuiK
son ; de scohiUiv.
EscouvrM.05 : Bouchon, torchon
de paille; de scnpa,
KscouvoiR, selon le Glossaire dm
Koman de la Rose ; mais il faut lire
estotwoir, V. Estivoir cl Estuibe.
EscoiTx : Cest Taire ou la place
sur laquelle on bat le bled.
EsccL A BOULER : i^lcraver, ëventrer.
EscRACRE : Gale, rogne, farcin.
T^oi iierge Piostre S«*ignor de la plaie d*
JEgipte, et la partir de ton cora doot les es-
trounts sont portez, à escrache et à'^tangiie
issint que tu ne poes eittre garis.
Bible , Deutéronome , eh. a8, iierr. 17.
Perçu fiât te Doininus ulcère /T^grpti, et par»
tem eorporis, per quam stereora egerumtur,
a«abie qiuxjue et prurigine : ita ut emra/i
nequeas.
EscRAssADiiRE : Écumoire.
EscRAVKKTER .* Etouffer, écraser.
EscREGNE , c^crirnnc : Petite mai-
son , lieu où s'assemblent les fem-
mes et les filles pour la veillée; de
scrinium.
EscREMiE } escrernye : EKrime »
ESC
combat à Técu et à ïéi)ée qu*oii fai-
soit la veille du tournoi , art de com-
battre, de se défendre. Dans la c;ila~
tion suivante, escrcmic e&t pris pour
escrime.
Qu*«st-ce ceci ? Dieu , quel belle espée !
Quel batoti et quelle taloclie !
Quelle dague! est elle cawée ?
TlUe toune coume uue cloche.
il n'a rien en mon fait qui loche ;
Je fccay jouer de Vescremie ,
Qui me vouiroit tollir ra*amie,
B ne Tairoit pas davantage ,
Bîeu 7 pourroit perdre la vie.
JEustache Deschamps , fui. a37, col, x.
£sc&EMiE : Estrapade ou corde à
donner la question.
Or ça, Ribault , qui tant avez rendi.
Dicter moi voir? Tire?, loy d'autre part.
Dont fus-tu-nez ? ou m'appelle Bardi ,
Quel aage as-tu ? j*en ai quitte ma part
De douze aoulz. O « tu fai« le couart ,
Donnez lui toat un tour à'escremie.
Eustache Dcschainps , fol, 46a, <mL a.
Esc&EMiR : Escrimer, combattre,
attaquer, défendre , résister. — Un
usurier étant à son heure dernière,
un diacre rexkorte et voit les diables
qui Tattendent et s^pprétent à re-
cevoir son«ame.
Li Diacre «ans ouïe fable,
Scet bien que lout vif Deable ,
Qui dou chetif atendent Tame ;
Souvent deprie ?io»tre-r>ame,
Qu'elle le gart et escremisse ,
51 que dou seo» por peor u'iftte.
Gautier iie Coimi, liv. i , chap. 10.
EscREPE , escerpe : Echarpe , cein-
ture , baudrier.
Esc RESSEME NT : Accroissemeut.
EscREVER : Accroilre, augmenter,
aggraver en parlant du mal.
EscREvissE : Sorte d'armure, cui-
rasse faite en façon d'écaillés.
a
EscRi : Exclamation , cri.
EscRiDAR : Publier, écrii*e, faire
savoir ; scribe re.
EscRiEcif E , escregne : Petite mai-
ton f scrùiium.
ESC 509
EscRiER (s*) : S'écrier, crier , ap-
peler.
A cel qui va les rans cerchant
Esvrie , qu'il ue sejornast,
Mè« vers lui son cheval toroast ,
Qu'a lui vclt asembler et joindre.
Roman de Perceval,fol, 369 , V^,
EscRiCNET , escrinée : Petit écrin;
scrinium,
EscRiGNiER : Faiseur d*écrins et
de petits coffres.
EscRiLLER , escriler: Glisser, cou-
ler, fuir, échapper.
EscRiMouR : Qui fait bien des ar-
mes, bon tireur.
Esc RI N, escrinée, escrinet : Coffre ,
cassette , écrîn , petite maison, cham-
bre , cabinet , étude ; scrinium,
Liqueiz deairanx entendre al soul Den ,
laissât Vescrin, il elliut une abie.
D'ial, de S, Grégoire , Oc, i, chap, t,
parlafUtt^nastase qui était Notaint
de t Eglise de Rome.
Qui soli Deo 'vacare tlesiderams , acriaiam
deseruit, monasterium elegit,
EsGRiPRE, i^jcr/r^ .* Écrire ; sciibere^
Bien déustent avoir grant honte
Cil dealéal dont ge vos conte ,
Quant il ne daingnent la main mètre
Es tables por escrire letre ,
Tie por fere empreinte qui père.
* Roman de la Rose, vers 20007.
EscRiPSEKT : Écrivent.
Ils sont qui escripsent le fait
Que Jhesuh le prophète a fait
£n enfer et ^u paradis ,
Encore escripsent il tous dis,
Uarau il me font forsener.
Tragédie de la yengeance de J,C
Esc Ri PS E u R , escribe , cscripteur ,
escrlvain : Homme savant , instruit ,
historien^ notaire , secrétaire , dans
les XI , XII et XIII* siècles; scriptor ;
en anc. Prov. escriptortf.
Si enquist Herodes par les escrivains , lo
len (locus) où nostre Sires dovoit naistre , et
cil awrirent lo nom de b citeit.
Sermom de & Bernard, fol, \kK-
5io ESC
EscBiPTXi. , escritel : Enseigne ,
écriteau.
£«c R iPToiEE, escriptouere : Greffe,
cabinet d'écriture, étude.
Ësc&ir'TURE : Office de notaire, et
caractère d'imprimerie.
EscaoK : Espèce de drap ; lien ,
bande de parchemin , lacet , cordon.
EscnoK : Rôle d*écritures ; de
scrîptura,
EscEOTs, escroissemcnt , escroix:
Fracas, bruit aigu , éclatant et su-
bit , éclair , éclat , bruit du ton-
nerre, explosion, sillon de la foudre ;
grincement , craquement , bruit de
roues de chariots , de charrettes , de
voitures. Borel l'explique par instru-
ment à fendre les pierres; mais je
<nroîs <pi*il s'est trompé.
* n tent SM bras haute à ton |ier« «
Son chief au puepU « et à ta mère ,
KtqaeU Ir fniict de m prière
Desceos ans^i com un escroix
Qui femâi la dnre pierre ,
Qui de bière eC de mort amer»
Rcssourt maint mort à ccl foi».
Testant, de Jektm de Mnmg»
Cele nntt n*onK gairct dormi ,
Car andot erent en eacoui ,
Et à cateun demoroit moût ,
Que U nolie et TeMyioû oïasenL
£k q^ la clarté reTeÎMent
A le droite eure Xescrois orent.
Roman du Rou,foî, a^o.
Quant il ot ce dit, si cria nne toîx anal
come une busîne , et quaiiC*ele ot crié , ai rint
uns escrois si grans de haut , k*il me foat aria
que le firmament feuat clins
Ainsi com je pensoie à reste cose, un rais
•usi com de fu ardant descend! du cliiel et
vint par deTers mes iex ausi com fondk«s ,
mottlt ressembloit escrois de tonotrea, ùtn
tant que la. clartés en fu grande , et vint par
«levant mes iex si soudainement ke tôt mi oel
m*en estinchelerent , et lors caï-je tout pat»
lues. Roman du 5. Graak
EscmoissiE : Tomber avec bruit,
avec fracas , fiidre da bruit, cnqueB»
pétiller, faire eiploMOD.
ESC
EscBoiSTKS : Augmenter , aeerol*
tre , grossir, renforcer ; de avM^t.
EscBOixAKT : Augmentation » ae-
croîssement.
EscmoRHUEE : Sorte de corrée.
EscBOUX : Pièce de drap.
EscBouBT : Rovleaa ^ ejttndre.
EscBousBB : Creuser , faire une
ouverture , on fossé.
EscBUMB : Cracfaer,aaliTer;ipirerr.
EscBUssBBiB : Façon qn^on doa-
noit aif lin pour en 6ter les cbene-
Tottes ; cVtoit aussi le nom du lien
où Ton fiûsott cette opémtion.
EscBussiB : Écraser; grincer des
dents.
Escu : Arme ancienne et prAvr-
Tative ,. bouclier ; scmùtm ; dn Grec
mref > cttûr, comme le dît fort bien
Borel , qmi ajoiHe que c'éloîent àe%
rondaehes de bois couTertea de coir
ou de 1er.
JA Cheraller cni grant dolor
Mestroie , don branc de cofor
FierC Sagremov aor aoa esMi
Q«e d*eur en tntre Ta famh.
Roman de Ftrtmmi,Jbê» 3ii.
EsGUAGB , escuiage : Senrice mili-
taire que dévoient certains ileft ; ser-
vidum scuU; quelquefois on aToit li
permission de le remplacer en ftigent.
Tenir une terre en escuage , c'est-à-
dire , que le vassal , en temps de
guerre , étoit tenu et obligé de saivre
son seigneur suzerain m l'armée svee
cheval et armes, ou de payeren Ttvrei,
en armes ou en argent. Terre à es-
cuitzge , an Traité des teneurs ds
Fiefs , cbap. 3 , est celle dont le pro-
priétaire est soumis à la même loi
que le vassal.
EscuALB : ÉcueUe, écbelle; jck-
tella, scaia; en anc* Prov. escudéUh
plat , écnelle.
£scvasEii£5 : Réyâatîon.
1
ESC
EscuciL : Éca , bouclier ; tcutum,
Hereiîe ot escu trop coîute ,
Qae un publicain ot portrait
A lin faut point, à un fau» trait.
De fauce iuteq>r«taciou ,
i^aiute inaavaj»e opinion
I ot hcrcfti« portraite ;
D^Qoe tignefiance traite.
D'un argument d*iiii(][uité ,
A un fana escueei li«té
D'avarice, e d'ypocrisie,
A un lonier de «yinonie
Cruerdonné de dnianpuement.
Tournoiemient 4fAittecrist ,fol. a 20.
EscucENii , escuchené : Écusson-
né, coi&Tert , chargé d^écussons; de
£scucEvoLs : Excusable», suîyaM
Borel.
Emucke : ÉpousMtoir, balaî à
^yomaeter ; scopa,
Escucxixa : Faiseur de boueliert
et d*écus ; de scutarius , scutiftr,
SaculciAU : Écusson ; pelil ëen ,
aïOiiDoie de France ; scutum ; et kiH
liîtant de la proyince du Perche.
Escu Ds GAaTiKi : Éou posé suv
le côté; scutum,
EscuBKLLB : ÉeueHe ; scuùda ,
scuteHa. Estre à tescucUe de quétth
qu'un : Etre à la charge » à la. suite
de <pielqu*uiu
EscuBiLJLiK : Invitation.
£scvEu.LiK& : VaisseUier, lieu eè
Ton serre la vaisselle; de scuieHa,
scuiulu; ea Laiigued. escudelië,
EscusLLs : Sorte de mesure ; oa
•ppeloit aussi escueltcs de poisson ,
un petit réservoir ou baquet remptt
d'eau , et dans lesquels ou conser-
Toit le poisson; descuiei/a, scutula.
EscuELLiEE : Marchand d^écuellcSf
de poterie.
Escu EH : Garnir d'une espèce d'au-
vent qu'on Bommoit escu; de scutum,
EsciTERssEE : «Avoir mal au cœuTf
te trouver mal.
ESC
Sif
BïcvBZ à Jouer à ia palme ; IkUle»
du jeu de paulme.
Escu 1ER : Titre que les jeunes gen-
tilshommes prenoieut à l'âge de qua-
torze ans , et qui leur accordoit le
port de l'épée; ils ne pouvoient Tob-
tenir qu'après avoir été pages ou
varlets; scutarius, scutifer. Les fils
de grands seigneurs ne rece voient pas
en naissant le titre de chevalier com-
me on leur accorda depub , et ilf
n'étoient qualifiés /n/ilr^ef (que nous
tradubons par chevaliers) que lors-
qu'ils avoient mérité ce grade par
leurs brillantes actions ; mais ih
étoieut appelés scutiferi , escuiers ;
aussi dans beaucoup, d'actes et à€
titres anciens , un grand seigneur
est-il nommé miles , tandb que ses
enfans sont simplement désignés par
scutiferi: tous les anciens actes prou-
vent ce que j'avance. Les escuiers se
divboient en plusieurs classesL,suÂvant
les différens emplob auxqueb Us
étoient destinés. La première classa
étott un grade militaire , par lequel
il falloit passer pour être chevalier :
c'étoit une espèce de baccalauréat*
Vojez Bachelee. Les fonctions de
ces escuiers étoient d'apprendre Tari
de la chevalerie > de servir sous ua
chevalier» de porter et apprêter ses
armes» occu^tion qui les fit nommer
en Latin scutiferi ; et si le bachelier
se distinguoit dans le métier des ar-
mes par son courage, sa courtobie,
sa prudence , et par des actions de
valeur , il j;toit fait ciievalier : c'est
ce que nous apprend Coquillart dans
son Blazon des Armes et des Dames ,
pag. 1 aG , édil. de Coustclier. Ce sont
les Armes qui parlent ;
Quoy, dient les armes, je hm pUias^
Se je u'ay le bruit par dessus
l«es Dames , car j*ea vj té\cl Bulnl»
Petik^ et de h^% lieux yMuu,
5i»
ESC
Monter, eslever, mettre tas
De terre, ou di- fuus d*ung celîer :
Je le% reos grubi» et moussus,
Tout au tio fcktc d'ung solier.
Fay«je pas uu^ &iniple escityer ,
$*il 6Ç('t J)ieu l.'.'S armes coudujre.
Tout incoutim ut Chevallier,
Que cbakcun Tappf'lle Messire.
La seconde classe d^esciuers c|ue
Borel , Fauchet , Loiseau et Pithou
ont dit être une très-grande dignité,
et ne se donner qu*à des personnes
de haute naissance , n*étoit pas aussi
distinguée qu*ils Tout pensé , elle
n'avoît d'importance que relative-
ment aux personnes que Ycscuier
servolt ; sans doute que ceux des
souverains ou des princes étoient
d*une plus haute extraction que ceux
des nobles et {:;enliIshommes qui en'
avoient aussi a gages. Les vavassors
qui ^'étoient pas nobles , niais qui
étoient simplement des roturiers ou
bourgeois distingués, avoient aussi
des escuiers , sans doute d'une nais-
sance convenable à la leur. La troi-
sième classe coniprenoit ceux qui
gouvern oient et commandoient dans
les écuries du Roi et des princes ;
écuyer en ce sens, tire son origine
d'equus y ah equo , dont on a fait
écurie. Enfin , la quatrième classe
éloit celle des escuiers tranchants ,
des cuisiniers , de ceux qui achetoicnt
etservoient les viandes; dans ce sens,
ce mot vient d'escarius , cscalis , ah
esc a.
EscuTER : Mettre à récurie, à Téta-
blé , selon D. Carpentier.
EscuiREx , escuireil : Écureuil ,
petit animal fort joli qui habite les
forêts ; sciurus.
EscuiRiE : Écurie.
EscuiTEMENT : Accoutumé.
EscuLER : Aller par escousses ;
à'escuUc^ escousse.
ESGULXE& ; Charge de la maison des
ESC
Ducs de Bretagne, yojr. £scixsii.UBi«
EscuMEifiÉ, escumîegé , etcumi'
nléie : Excommunié , abominable ,
o^écrable*, crcommunicatus; en anc.
Prov. escutnérgat,
Knsi leis ta assi en altre leo , ke U oiîioi
dcl ju>te trekpercet lo ciel, li orrikooi tivt*
percet lo ciel voires li oreisons del josCe et at
mie d*aucun altre ; car cil ki tomet aoo oye por
ceu qu'il nVa ovet la loy , »oa oreiaoas icrat
escuminiéie. Serntoiis de S. BemarJgJôL $4,
Sic et in a/io loco Icgis , quia oraUo Jmsd
cœlos pénétrât, oratio, ixqnam , moHcmjmt-
iiàet, nom qui avertit aurem suam jwmh
tUat legem , oratio ejus erit ex»ecrabili».
EsGUMEifiER : ExcomiDunier ; €ay
commiinicare ; en ancien Provençal
escumèrgar.
EscuMLifiMEKT, escumengc , etoh
meniement : Abomination, auathémei
excommunication ; ejrcommuidcalk^
en a ne. Prov. escumërgatnën ^ esat-
mcrgansa.
EscuMER : Jeter de l'écume, étie
couvert d*écume , écumei^ spuman.
EscuMEUR : Pirate , corsaire qui
fait des courses sur mer ; d*où eicv-
merie i course.
EscuKDiRE : S*excuser, se purger
d'une accusation.
EscupiE : Crachat, salive, bave;
spurfUdus , spuma; en Prov. escup.
EscupiR : Cracher, saliver; en-
cher au nez, selon D. Carpentier;
spuere ; en Prov. escupi,
EscuQiTiTEU R : Exécuteur , qui met
à ou en exécution ; cxsecutor,
EscuRE : Métairie , ferme , petite
maison à la campagne.
EscvREL, cscuricl : Ecureuil. J^tuh
tel cl'escurels : Fourré , garni de
peaux d'écureuils.
P^scL'RER : IS'eltoyer, dégraisser.
EscuRER, essegurcr, essmirer : As-
surer, certifier, affirmer, promettre,
jurer, ratifier, effectuer, accomplir;
d'exicqui , ou plutôt dojfsecurare»
ESG
£■(»■» : Accnter ; àcetuare ; en-
ter, empêcher ; ereuterv.
SscttsKTou : ExcumUc* ; en Lang.
eteuiibout.
EsciiuiAD : Espèce d'ëcnelle où
l'on met le feo d'nm encensoir;
EscDMitvs , eteuieU : Éeauoni
ponr les armoiries ; de tcutum.
Le Conta it Japhi arriT* , car h galia
arriTa loma po^Ic dfdeoi pC dehort ■ etcus-
JÛAX de aaa atobaa- JoinviUmf Uts. jJoL 79.
EscuTiLLON. yoy. ESCOOVILLOH.
EsDEvBHiB : Arriver, survenir.
EsDisRK ; Égarer, perdre,
EiB ; Contentement , joie , plaisir }
EsEKTsii : Déserter, partir, dé-
camper.
EsRDiiiTEua : Eiëcuteur testamen-
taire ; eisecutor.
EsriçiDUBK : Batore, l'ac^n
d'effacer.
£srLiiii : EnorfpieillL
EsronnEK , esfondre , e^ondrer,
t^undrer : Enfoncer. F'oj. AronoBK.
£sroB9ïBsx : Faire en sorte.
EsrovEMT : ETTort, entreprise.
EïFBii : Peur, eRroi.
EsPBAiEK , t.\fray«r , esfroier , es-
/roier : ElTrayer, avoir peur , faire
Obci)D« de Dille rieni aonoMT** t'»tfraia.
Par nuit autrciiiot rommc par jour rrra.
HomoK du Bou,/ol. 140.
EsfBEDiB : Refroidir.
EsrBOncBEB : Froncer les sour-
cils , animer une querelle.
AÏ tic diiïl rinrpnt ,
S 8 G 5i3
EiOMTBB : Épier , faire le gnet.
EsoAouiia ', etgaoutiar : Se ré-
jouir , s'amuser ; gaudere.
E*«i> , eigard , tMgardemetit',te$~
gan, esgart, esgan, eigiiard, t*gtuirt,
etguan, eipard , etward, ettvati:
Conseil,avii, regard, inspection, con-
■idcration , «amen , égard , raison ,
cause, motif, décision, jugement,
réflexion, résolution; en basse 1^.
eigardium ; en anc. ProT. etgarda^
méit. Qa'ett-ee esgar? Que Tois-je !
IiDut li otIi da toi CDriow encarta, ct'da
Stmau Je S. Btnmd , fil. 11^
JeJiiitetocmbuiamoiùt.wftajbnMaiimi
Son Blrn
t prcnl
Anfiaïk l« vori ta haat i'et/tvncAtf
Por «obardLr Uaac Ankuc.
Fait, de lira Haiiu tl de dame Aiâeiue.
EscAoouB : Abreuvoir, réservoir
d'eau.
EsoAaDBa, esguarder, eiwardar^.
ttwarder, e^ardetr, eivarder : Be-
garder, voir, penser, considérer,
avoirégard, juger, décider, ordon-
ner, adjuger, conseiller, étred'avu;
en anc. Prov. ctgardar. Eigita-derun
germent, c'est faire ordonner par la
juge qu'une personne prêtera ser-
court ut VagarJe, H daci mel-îles i'eigart
etgarder f ce loe lemble que pour cboke tpie
la dafandoirait dit*, ne demoura qna il IM
a'an acrda à loi de MO co^ cuatre la licD.
JuUa de JérmeUm , chap. 89.
EsojtRDRB , subst. : L'action de re-
garder , àf considérer.
EsoaaDEUBE : Aspect, regard.
F.SGABI1S : Gens préposés pour
examiner les ouvrages et les mar-
cliandises. Chaque' espèce différente
avoil son visiteur particulier , et il y -
en Bvoii aussi de généraux.
Es&ADÉ : Hors de lui-même.
EkCABBLos : Ualafre , plaie coa-
sidérable.
9i4
E8G
EfOA&TEE : Couper les Jarrets.
EscAUDER : Mettre du gibier dans
un bois , dans une forêt.
£fGAUDja : ^amuser, se pronie-
ner, se rejouir ; gaudere. S'esgaudir,
c'est chasser dans une forêt y s*y pro-
mener.
EscEhonE^^esgeionner : Gémir, êm
plaindre, se lamenter.
^^CEVER : Tromper, frauder , lé-
ser; appauyrir, diminuer, priver.
£sGERRBTÇR : Coupcr les jarrets.
EscLAXTiER : Rosier } T9^i^F ^V'
Tftge , ronce à petites feuilles portant
des roses fort odorantes , sflôn Mo-
net. Ce pourroit être aussi VacantAus
de Virgile , plante odoriférante. Un
moine étant devenu lépreux, fut
guéri par le lait de la Vierge ; et après
ce miracle, il dit :
Béb»! dulent ja ei| ipa TÎe ,
"Se Terrai maîk t! b«-le diofe.
Fleur à'esglantier/w fleur èc ro»e,
n'est pas si bêle, ne si gente,
31 TemeiUe, ne si roi^vente,
"Ke ai clere com es ta face.
Gautier de Coùui, Miracle^ de. N, Damé,
EsGLiKDEB : Glbser, couler, fuir ;
s*échapper.
EscLiSE, esgUxe : Eclise , dbtrict ,
arrondissement d'une paroi^e ; eç-
cUsia,
EscLsssEE : Jeter de Teau dans la-
quelle il y a de la terre glaise.
EsGOELLEE , esgoelcr : ^Nettoyer la
Iboudic. Voyez Goule.
EscRAFFKE, exgriffcr : Ëgratigner;
d'où esgriffure et csçrifure , égrati-
gnure.
EscRAriôif Ea , esgrifer : Écrire
peu lisiblement ; ëgratigner ,. déchi-
rer , piquer ; de grap/dum,
EsonAT : Gratuilemeut ; de gratis*
EsGEETTE : Aigrette , oiseau.
Escaijr , esgrun : INom général
donné à tous les yégétaux , les légu-
■les on berbcs potagères qm osCdr
Tâcreté
EsGECiSEE, esgruner : Rédwre ci
poudre , égrainer , ronger.
EstoîDes , et aolcfl , c| Inae »
Priaca en terre de gcat coBoae,
If ous monstrent par signe érideaC
La fin da
Fai^, pf tefîf qui UMft fM^rumf
Sont d*orient en occident.
Testamemt de Jelum de MÊemmg,
£>GVÉ»E , i^guaier : Tremper da
linge en gran4e ean poi|r le fincfr ;
Taiguaier \ d^qnua.
EsGUET : Guet , emlfasGpde,
EsGciLHADE, esçuUlée. •* AjguIOoo,
dont on pique les oœiifs.
EsGuiLLER : ^nfilç;r une aigpiQe,
prendre un chemin détourné , f'fit-
fuir ac|roitement, sans qii'on ^'eosp-
perçoive ; étui à aiguilles ; ^qcuU^K|^
Lors a pris une esgnOl^ d*arg«i||
D*nn ef^ii/i/er nii|;not et gent.
Et Guidant f^esgudle evfiXLtr
Hors de k TiHé eos ulent d*aler.
MomoH de ia Aom.
EsHEHDiE : Anîn^er ^ exciter , t/t-
courager , aider ; d*où eshenditst'
mentj aide , encouragement.
EsHEUEs : Cri pour demander di
secours dans les querelles p^bliqucst
ËsiL , esjouil : Vinaigre; axaUs,
EsisTANT : Évitant, édiappant.
EsisTER A. 17H COUP : L'éditer , le
parer.
EsjAUBER : Enjamber.
EsjARETEE , esjarrtr , exfarreîtr:
Couper les jarrets , estropier da
jarret.
EsJoïR , esJQuir y esfoyer j Se ré-
jouir, réjouir, amuser; de gaudere.
EsjQÎmty cant li cners est si joitnt, que
li cors meisuies en fet plus bel semblant ; cf-
léeci^rs est , cant en se contient plua tcap«éc>
ment de «a joie.
Comm, fur ie Soutier, Ps, ^fil. Cl r
F\ venet 3.
ËSt.
L* Pat M ]■)!• a/eitVa mot , fil qèe ta-
gendre It tK* «yoînt CB loi. Qnc ton p«n at
U mcn ei/auvnr yccluT qac loi cugrAdri.
ïiulut giudlo Pater j'iuti ■• quiiopienum
gcnmt, ùrtaUtUr Ot io. Cbtifeat jUier tuu,
M nuTer Au , ei rxhltBl ^nr ^A*it M.
EsKtnbKLka : pBblîcrj diialf^cr,
répandre dès rdailvais bruit» sur le
cOiftpte àé )]uèl{]u'uii , le diOsmcr.
ElKiNt : Abattu , triitc j affligé.
bxKBisMfsnm : Celui qui dicte on
suggère à an autre ce cpi'il doit àité.
EsKiBX, ^sUrr ; Etilé, banni.
EsLtPKSON : Ëqiiipage,fourtiiturt.
Elt«i , etiais, etlan, esiaf : Bdnd,
élanoement , galop , rapidité , vol
prompt, élan, saut, secousse, courit!,
t:ht*r; ersuitatio. Ce mot a auiaî été
employé pour aiaance , lonlagemeAt.
DoD« mm, diil Dottrc SSrc,
U ■« vont Tuïil mte dMcKre,
Oac il TO *ol«it£ ne bcc)
JLce/t»i«tUb«c»l>r.ee,
I^i irx, U buochc,*! U iiuiif4l« ()(n<)
Qnr elle ('Dil el leildrc et beUe,
QinrnaùltToiuiiinefinautmid^niiH,
£81. SiB
ËtLillit»l( , ètlainttre ; Mtelittife dit
gaem propre a lancH- dks ptéttU.
£sL*istRB , ettaistier, eilecer,es-
téeeer, etléteher, etléecfùer, etléeeûir,
fiUcr,iMesclKr, ttléesàer, eaUttser,
etUiiier, esUeicier : Sauter , uiUir ,
laocer, élancer, s'élever, s'ébattre, le
rqouirj exsubare , exultan.
Abés , repou^maj , que fû-ta , /
Qui jidii ronpii le fetlu
ir pien Uhmj
fabUau Je la Coiiri du ParaJÙ.
•L*i MDItdu Purgitoire.
Et lion lai KinbU que put boute Inj )e-
roit de tombatlfe i clienl , li imWVA tout de
C»iii rliaii jiiE iln deWTie*, •■ l'eprodi» de
eljitir. Roman de Gérard de Nertrt.
Son BirOD pat t! donigler,
Xini li cort rih ■ pbm et/dû,
ndimei ile'rrnd'n le jcut kli ,
Quar lire Hiiui u lime itaint
Si gnnt fop ipit treiloul li Uinl
Lr cuir, lor le Mircil en per.,
f«i. Je lire Uaias et Je dame Anieate,
Oarrr piu« de gnat eslaù ,
Afrti iroOTerr» ati pahii. ^^
Au inande , qif; bobt pien U
Quant de viiioa dm ■• tu ti
Jftrtr JeFrtmtt, PurgaleSt
Td me moniini soift gnot T^rta,
A griDt cssri t[tri> Oien t'eitaàiai
Qiunl i l'ordre Ion eortplutui,
A cel jonr Slllm mont quiiu.
Sou toi l'iToica abélu.
Tu T.™qu;. qnint la ■'■bii.i.t. . ,
Miiii l'honnour, dont lai rtuuchur
T'* en ta Tieutf rèinbatâ.
Konutn A {Xiariti, itrtphe io(.
EsLAisHB , eiUùssier : LAcher,
édiapper; éteniire, prolonger.
EsLjiMiBa : Rompre im*: leue.
EsLaioE : Levier, gros bàtoa.
Eslàboeubmkrt: Délai , retar£
ÉsLiBCi : Donné, accordé, gobp-
cédé , répandu.
EsLABCiB : Donner, accorder, ré-
pandre des grâces , prodiguer; elar^
«">'■ .
EsLisxMBiTT : Elargissement.
EsLavissB, eslavej: Lavasse, croc
subite d'eau ; pliiie d'orage; aÛit'vio.
EiLivBB , etiauér ; Défrir^ber , ar-
racher , essarter.
EïLE : Aïeule , et aile d'aiieaa ou
de bitimefit ; ala. £fU «toi» .- Le
Toiri , lé» void.
Fit qmoy pnili ittoiA*'
Le brait de tneiki,
Ponr le drah defTeadr*
D'une fleur, et pf«Bdr*
Vengeancei crarUra.
leMiJhtmr drlàKvict.
Elbcbb, eslecAer, esUe/utr, eslée-
cer, csiéerytHéeteim-i Se réjouir, être
5i6 £ S L
bien-aise , s*élever , s*élancer, saillir,
lancer; exsultare, Voyes Eslaisser.
Etléesciez tous arec J«ra»alein, et faites
joie dedenz lui , tuit cil ^i l'ames.
GuiUaume de iyr,/ol. 87 , if».
EsLECTUAE , esleie , esUte : Choix »
élection ; electio. Mettre à esUte :
Donner le choix.
() ^amme moult hardie et aeare.
Qui si corne contre nature
Demoara» saoa toi deipartir ,
Oà ceulx qne Dien à eslecture ,
Et créez et prins à ta care
l*i*OfereBt à paine Tertir.
Testament de Jehan de Mettng,
EsLKVBa : Accoucher , délivrer \
éUvare.
EsLEvuEE : Relief.
EsLiOKa : Glisser, passer légère-
meut y presser, exprimer un fruit
pour en tirer le jus ; le suc qu'il con-
tient; elidere,
EsLiciEa : Chobir, élire, prendre ;
eUgcre.
ËSLiirooERE : Attache , courroie »
lien , longe.
EsLiif GUE : Fronde , machine , flè-
che , arbalète ; d'où esUngour, celui
qui s'en sert.
EsLiaE : Entendre, concevoir.
EsLis , eslit : Qui mérite d'être dis-
tingué , élu , choisi ; electiis.
Le destrier de clies trois lis
Met Diex es cuer» de tt» eslis ,
A cites trois Ils pensent adès,
Quant li nions Icrs a assalis,
Puur chou estoit labeurs delis ,
As sains Martirs et as Confès,
Kt as bous Krmitcs proies.
JUiserere du Reclus de Moiietu, strophe 190.
EsLiTER. Foyei Esligier.
EsLocnKa, eUochier : Ébranler,
remuer, arracher, secouer, déplacer,
tirer quelqu'un du lieu où il est né;
eiocarc y exlocare,
La noise sur les mons coramicc.
',Où Biu hoaa ne at reoToisa ,
£$M
Tome la geot que li Roia a
Kt qui s*est o lui arrée ,
Se retient d*autre part acmée »
£n conroi , aul ne s*ea esloek^m
En U fin 6t tant Tons en di ,
Qn*nn peu de giaine j capandi
Quant jVus le bouton esêockié.
Ce fust quant dedans l*cna toochié ,
Pour les feuillettea rererchcr.
RomoH dt ta Rose*
EsLoiDEs : Éclair ; ^elucert.
EsLoiGN ANGE , esloigne : Retarde-
ment , délai , éloignement , retraite ,
fuite ; elongatio.
EsLoissiB , eslossié : Caasë, brisé ,
disloqué ; exlocaius,
EsLoifGiEE : Éloigner, écarter.
EsLosEa : Acquérir de rhonnear;
de laus,
EsLouEDEMEifT : ÉtourdbseflMnl
causé par uu coup que l'on a reça ;
d'où eslourdé , eslourdi , étonné ,
étourdi, pesant.
EsLouEUEE , eslourdir : Rendre
pesant.
EsLOY : AloL
EsLYEssEE : Se réjouir; de ieetitia.
Ad?int que ung jour aprèa diaaer le Roy et
U Roy ne pour esljresser et faire feate k cêolx
et celés qui à sa cour cstotent renaa , cob-
mande faire dancer et eitbatre.
Roman de Gérard de Ifertn.
EsMAiEE, esmaïr, esmarer, esmarir,
esmayer: Étonner, surprendre, trem-
bler, inquiéter; de tnirari.
Li Dus Godcfroîs garda et Tit reair om
grosse bataille moult espesse, où 3 aToitploi
de gent que en nnle des autres , et bien M
pensa que se celé estoit déconfite , que let
autres s'en esmaieroient plna. 11 guenchi cde
part o toute sa bataille et ae fcri entr'aas
uioult vjgueareiuement.
Guillaume de 7>t, fol 64, *•.
EsMAiLLERiE : Ouvragc en émail.
EsMANCE : Opinion , conjecture
appuyée sur des combinaisons ; œsti-
matio. Faire esmance , c*cst Aire
imoe de Touloir quelque chose , pré-
senter, ajuster, frapper ; œstimare<,
EsMAHCHiÀ : Estropié , perclus.
EsxAircHON : Manche, manche-
ron , partie de la charrue que le la*-
boureur tient arec la main.
EsxAHDB : Amende.
EsMAEia (s') : S*étonner, être sur-
pris , appréhender.
EsMARMiLBa : Anéantir, détruire.
EsM Aaai , esmarriz , esmemgut :
Étonné , fâehé , tout traublé , tout
ému , affligé , accablé.
EsMAT , esmajance, esmayement:
Tristesse, étonnement , appréhen-
sion , trouble , embarras, inquiétude»
surprise , effroi. Voyez Eiroi.
EsxATAKT : Étonné y surpris , ef-
frayé.
ÊsMATsa : Planter le mai devant
une porte ; d*où esmayement^ plan-
tation d'un mai.
EsMATEE lÉtonner, s'ébahir, sur»»
prendre , émenreiller , fâcher , attris-
ter, chagriner, avoir peur. Voyez
ESMAIBa.
EsME , esmance , esmée : Inten-
tion , volonté , jugement , estima-
tion, estime, désir, poids; œstimado.
S« U choM qpl «tt prêté , est esmée , cîl
doit arolr tôt le penl qui reçut Vesme de U
cbote. livre deJàsdce et de Plet,/oL 1 70, F*,
Le Roy de Iforgalct qui sToIt esté ebbata
et defonlé, fnt remouté » si laîste courre à
Tristan , et le cnîde prendre et retenir, car
monlt le hayt pour ce qn*il Ta abatn , mais il
a failli il son esme, car Trifttan se deffeat tI-
gourcnsemcnt. Roman du Tristam.
EsMER , easmer, esméer, esmeir:
Dresser , présenter , ajuster , foire
mine de vouloir quelque chose , pré*
méditer , conjecturer, viser, estimer,
juger, croire, évaluer, mettre un
prix k quelque chose ; œsttmare ,
txistimare. Voyez Aësher.
Tin et forment , et olle et blé,
Bt»t«, «ar cl frésce et lalée.
E S IVr . 5l7
9\ grant rîcoltff et assemMée,.
De par tôt par terre et par aier «
Qu nn» plna grmt ne pot estner».
Roman, de Dolopaios,
A tout périls trop folemeat
Vint à Paour et aï loi esme
Pour la ferir , mais rien nVntecme.
Roman de la Rote.
Et mie X Talent en prîs , par tes Diex de la mer.
Que tonte ma grant terre qui la Tondroit esmer»
Roman de Florence de Rome.
EsxerA , esmerez : Précieux ,. re-
cherché y émaillé ; richement travail-
lé , purifié.
Lors a de Tanmoniere traicle ,
Une petite def bien faicte
Qui fut de fia or esmeré.
Roman de la Raset.
Li topaee fut secons mis
•Au col Aaron et asaia ,
Couleur a dW, mais mooh demande
Le bel tans , car monlt en amende ,
Plus est de couleur estneres
U*or et d*azar est «olorex.
Le Lapidaire»
EsMiBEE : Affiner, rendre pur,
rendre parfait, estimable et précienXf
purifier, épurer. Voyez FjkMzti»
£sMEavA.OT (rime) : Étonne, sur-
prend, émerveille.
EsMEUDEB , esmoidre : Éraoudre «-
aiguiser, polir ; de snola , molere, ou 9
suivant Barbfeaan , de movere, parce
qu'on tourne la roue pour aiguiser*
EsMEUT : Excrémens , en général f
de tous les animaux , et même des
hommes.
EsMiBR : Briser , casser.
Esmieubes: Miettes, petits mor^
ceaux.
EsxiGAux : Bracelets , joyaux , bi-
joux , selon Borel.
EsxiNAOE : Droit sur les grains.
EsMioÈEE : Instrument qui réduit
en miettes , ou en petits morceaux.
EsMiu , esmieSf esmieux , esmuizp
exmuys : Muet ^ qui a perdu la pa-
role ;.iita(iai#»
5iS £ S IMT
EsMOATZUR : Fléau à battre le bled.
£sMocHEa : Chasser les raoucbes ;
de musca. W s'est dit aussi pour es^
crimer, jouer de l'épée.
EsMOKLER : Oter la moelle ; de
medulia , selon Monet.
£sMoi : Peine , trouble , surprise >
chagrin , affliction.
Moult me conforta doaoemeD(
Amis , <^ui mon avancement
VouUist tusti bien corne moi :
De lui prin« congié tan» esmoi.
Roman da la Rase,
EsMoiER (s*) : Etre en peine , eo.
inquiétude.
EsMOLDRE / esmouler : Éipoudre ,
aiguiser ; d*où esmoieur, esmouleur,
coutelier, taillandier.
EsMOLUE : Aiguisée , repassée sur
la meule ; de mola.
EsMONCHOirNEi^ 9 csmouckonfir :
Chasser les mouches ; de musca.
ËSMORCHE : App&t, amorce, se-
lon Monet.
ËsMORCHBii. : Tendre, des pièges ,
4^s. embûches, amorcer, s^lon Monet*
EsHOTAEUR : Q^on , fléai^.
ËsMOTER : Casser les mol^^s sur
la terre labourée , selon Silonet.
EsMOToiJER : Instrument pour bri-
leir les mottes de terre , berse.
EsuoucHEHENT. : Aotiou de cha^
ser les mouches ; il s'est dit aussi d'un
lieu où Ton se tient caché.
. EsMOUGHER, esmoucàier : Escri-
mer, jouer de Tépée.
EsMouGirouif BR : Mutiler,estropier.
EsMOUi'Ea : Aiguiser., émoudre.
EsMOUTER : Lever le droit de mou-
lure ; de molerCj.
EsMouYEMENT : Commotiou , dis^
pute 9 querelle anim^ ; de movcns,
Quanque il poToit trorer de chose* an gen-
til lioume , qui die U aroit fet en te terre, o>}
en le terre de cheli qui che U avoit fet , et
pour che que che eatoit drbietement esmouvt'.
iaM4^ 4e guerre et- de mortex haine.
Çotmmtt de B^awwUt chap. ^^
BSN
^IsHoimiu : HemuaiP^I». l^nillott»
querelleur, séditieux ; mof^jut
£s¥OVYOIK LA UAim ; Ld. le^^
contre quelqu'un con^me pour le
frapper ; mqvcre*
ÈsMOT , esmoYS : ^lyifttioyi, Pren-t
dre de l'esmoy, c'est tltS^^v^ pt^a-
rer , avoir dij^ çljtagrifi, ; d^ mot§is.
Voyez EsMAT.
ÊsMucETTEs : AfoucLetlesA
EsAiuii^^ : Elever, prend^^
Jfl vieng , di^t'il t de celé cité où r«a fasoSt
unes noces, si «mu/ une si gnuiCim<*^^q|H\
•e sont prosqufs toux entretuer..
ries des SS, Pères, Iw,'^, fol. ^.
EsMUTATioN : ]^meute , alarme ,
dissention , désuiiiqn ; de mutadq.
EsMiTTiLER : Mutiler, estrcpiei^i
EsMUYS : Muet , qui a peridii U
parole; mulus.
EsifATCjRER : Dénatni'er, diaDger
de nature, faire sortir du ^atu^;
de natura,
EsNE , esneche , esne/e, esneque :
Vaisseau de charge ; outre , vase k
mettre du vin, vaisseau où se n^etl^
vendange ; dans la Picardie , la V/ne
et une partie de la Champagne, e'est
la, vendange que l'on retire de la cws^
pour mettre sur le pressoir.
Vous sarez bien qu*au premier cop
T4e coupe Ten pa» bien un chesn^,
Ne on n*a pas le vin de Vvsne
Tant qu'il soit cstraint et preaa<«.
Roman de- la Rose,
Jadis ou tanf des premiers pères
Ils cueilloient où bois les glandea
Par raus , par plains , et par montaîgBCi^
Pomes , poires , nois.et ciiata^iiei^
HputQus , et morrs , et prunrUes ,
Framboises, fr«>zes rt cenf lies ,
Com fruits , racines et herbettts ,
Fèves , et pois et teUes chosettcs
Kt d<ts,e^p!S de blez frpuoient.
Et des roisins aux cb<imps grapoieni
Sans mettre en pressuuer , n*en esnet
Le miel dencuuroit des chesnes
Dont ,a}>ondaiiKent se Tivoieat.
Ri^fiuui de kkAse.
ESF
Eiiri :' Aine , premier né ; aniè
naias, Voyea Aiirsiri.
EsKBÂOB : Ahiesse ; œnesda,
EsHssQusa : Sorte de vaisseavlé-
^r^ en b«^. bit. ismchia,hHnaehia.
S\±Èàèà Breton^ ti IfofmibiW,
Çaut <rOrlénoiv «t çaiù dftl Mittr,
Al Tent k'il ii*orent pat e«troît
Fitt ligler à U mue droit
Galles et barges' et oès ,
En^étqrués et difoikbnï fiéMt,
Royés et basses et i^siers.
Philippe Mouskes , fil 566».
'Esfy^^àiii. , éspàeler : Ctflt tHaLV-
quer les poids et ài'eiillres sur T^tUlbil
déposé k la' ville; âepaÙi's,
EsPAARE : Barre.
EsfADOir, éfspcfut: Grande et Itfi^e
épée qni avoit une loiigue poignée et
qu*on tenoit à deux mains ; de spada,
EsPAicNiBRK : Sorte de table, etp-
pè^ de coffre monté sur quiître
pieds , et dans lequel on pétrit le
pain dans les campagnes'.
EsPAicNos: Espagnol; ffispanus.
EsPAiLiER, espaiUer: Tirer le grain
de la paille, battre le bled. Vajez
BsPAALBa.
Lt oés se pmeve • rescaîller',
U grains se ^TVLtfwëkVéspaiBir,
Aassi Toit on au depoiller ,
Se le pia«s est entire ou saine.
ÂiUererû du Becbu de MoUe/u, strophe loi.
Esp AILLE : Broussailles.
EsPAissE (en brief) : En pjen d»
temps.
EsPAi : Étalon d^s poids et me*
êbre^ ; palus ; d*où espeUer, étalbn*
lier, échantillonner.
ÊsPALE : Épaule ; ^capulà^
Cil vient kî toi nos péchiez gîtterat el par-
ffbut de la meir , qui sauvât totes nos enfer-
^fttatàz , et ki à ses propres cspaks nos report
terat à l'encommencement de nostre ptapro
digttetett. Sermons de S, Bernard, JoL a6.
Fenit qtùpjpe çéêî projieUa in profimdum
maris omniapeccata nosùra, qui sastet omnia
«1*
ESP
mostroà ,.qut nos propnu ■roeri»
ai propriœ digniuuis reparut ortgineMU
EsPALiÀEs : Armure' qui eoùyre
les épkules , épaulière.
EsPAÊLnEKT : Jaugeage ; de
pains,
EspAHE : Foiblesse , pâmoison.
EspAH, èspané: Mesure de la niaia
étendue. Fojrez Empait.
EsPAiTDiDE : Épanouie, fleurie;
aexpanstLt,
Espar DIE , espandre ,■ espendre :
Attraper , surprendre , disperser ,
pàrsfKtaeî**, dis^ipèfr, diAri&Ùiéf, ré-
luAâdré, verser, x^nVérsiér, K*é^dh--
diei*,' s^épanbUtr éé plaisir ; èjhpan^
dere; en and. l^i'dV. éipàûdir. Espart-
drt le scety (f est att)àl[îHer Te ft<ea\i à
un écrit, le sceller.
Quant Pareetaz vit U nuit Teni^ «t U o^
cnrtes espattdm piumi le -mont » il aè ooucba»
Boman du £ Graal,
£sPAin£i|L : Ptmir, receroir le châ-
timent qu'on mérite ; de punfre,
'&9£ïïln: : Tenir éutte ses; deux
mcBins.
EspAiriK : Confaiencer à fleurir ,
épanouir } esêpictrtderé.
Bontoàs* 7 ot petits et cloa ,
I>*autres lurent un poi plus f^% , '
Si en enst diantre moison
Qui tendojent àlor fajson.
Et qui s*aprestoi«à. d*«f/MiRÎir
Et à perfeetioB Tepir.
Rommn de la Bosè,
^ I
EsPAirbis : Espagnol; ffispanus*
EsPAH YE : Épanouie , fleurie.
EspARAOE : Glissade.
EsPÀRAbEa': Répandre', étendire ,
accorder.
u tris douche et lar^e aumosniçre »
Grans besoins est que ta nuiin large ,
As poures'sa bbttte esparagi;
Car nostre vie est près àà margV.
Uiserire dà Reehùs diè MoUehs^ strophe a6S,
paflani delà Vierge.
4
S^o ESP
EstARDRZ : Répandre, disperser,
selon Monet.
ËSPAEK : Javelot , flèche.
£sPABCoiEE j expargouer : Asper-
soir; aspergillurn, aspersorium.
EsPARNABLETÉ : Épargne y éco-
nomie.
£sPARPEiLLE& : Éparpiller, sépa-
rer, désunir.
Quant li nostre poigaoîent encontre au»,
t^ i* esparpeilhient itLutokt et faioient arrière.
Guillaume de Tyr,foL 197, i?*.
EspAREE , espcarer : Oreille de
charrue qui sert pour tourner la terre
que le soc a fendue ; barre de fer , et
aorte de dard ou javelot.
Espars , espart : Éclairs.
Car li espars apert ainçota
Qu4> dt:l toDOÎre oîe-on la Toît ;
Car li veoirs est pkis 5Utîa
De Tome y qae nVst li oîrs.
L'Image du Monde.
EspARTEMEiVT : Mis à part , sépa-
rément ; sortie , départ.
• EsPARTiR : Éclairer, éclater, épar-
piller, s*étendre,se répandre, s*eH
àXLev \ exspéidare. Un évéque deCler-
mont fut visité par la Sainte Vierge;
il vit une troupe d*anges à la suite
d*une croix :
Lort Toit, ce li semble espeirùr^
Et celé clarté ferir laiena
Que la première fn naîent ;
Celé clarté vint del cler tîs
La mère an Roy de Paradis
Qui en réglise est lues entrée
Corne Roîue coronée.
Gautier de Coinsi, Uv^. i, chap, 27.
EspARTAGB : Office d'un pilote de
rivière.
Eparx : Cosses de légumes.
EspAsiER r Fontenier, construc-
teur d'aqueducs ; fourbisseur.
EsPASSR : Travée.
EsPAUD, espaut: Réserve dans une
forêt , ce qu'on ne peut couper.
ESP
EspAiTDE : Châlit , bois de fit*
EspAULE : Aide, secours , soutieii*
EsPAULER : Soutenir, seconrir.
EspAULLE. Fcyez Espaliàre.
EsPAULoisR : Remuer lea épaoletb
EspAULURE : Fracture ^e l'épaolcb
EsFAURiR : Épouvanter, intimider.
EsPABT : Réserve d'une forêt.
EspAUTER : Épouvanter, effni3rer.
EsPAUTiER : Couper, ouvrir, éven-
trer; amputare,
EsPAUvEiR : P^^re, égarer.
Es9JLyEy€spat'ée: Aventure j dMtte
trouvée. Voyez Epave.
EspAVEifTEMsiTT : Frayeor, penr,
épouvante.
Sodainement apaiaentat lea toîs des cèan*
tans à espaventemem de grand cri , diUBi t
taisiez Tos, taisiez tos.
Dialogues de & Grégoire, fol. x45 , ^.
EspAVEiTTSR : Épouvanter 2 eroth-
ptrCj, expavescere.
Cil furent moolt espavcnté.
Et li Dns a sor Sains juré
Ke antretel loier atendent ,
Se le ctstel tost ne U rendent.
Roman du Rou , JoL 9^7.
EspAviN : Éparvin , maladie en
cheval , selon D. Carpentier.
EsPAviTÉ : Aidiaine.
EsPATE : Épée.
' EspcETiER : Briser, dépecer.
EsPEc : Petit obeau qui mange les
abeilles.
Espèce : Épice.
Espèce : Épaisseur.
EsPECER : Mettre en pièce».
EspEciAiRE : Épicier, droguiste,
apothicaire ; de species , specierum^
EsPECiALEMEivT, spcdoument: Spé-
cialement , particulièrement.
L*en appelé généralement tort* ce qui B*eiC
pas fet à droit, et especialemenî est apdâ
torfet , etc.
Uvre de Jostice et de Plet,/bL i^S.
EsPEci AUX : Particuliers, spéciaux ;
de specialis.
ESP
^ EspxciA : Grossir, épaissir, con-
denser; spissarCy esrpissare,
£spiKB : Épée , arme dëfensiye ;
spatha; du Chaldéen sbatin, suivant
Bochard. Voici les noms de celles qui
étoient fameuses chez nos ajfeux :
' Calibume , Escalibor, celle du roi
Arthus; Joieuse, Joyeuse, à Charle-
magne; Badalcùre, BeidelairCy à Char-
les-ie-Chauye ; Durandal, à Roland ;
ClèreyClaire, Haute Clère, à Olivier;
Courtin , à Ogier le Danois ; Ftam-
berge ^ à Renault de Montauban ;
AÊurgal, Murgalle i à Ganelon.
£sp£Ea : Vendre ou faire des ëpëes;
et celui qui les vend , fourbisseur.
EspfiiGiroLLE : Épagneul.
EspEiNONOL : Espagnol ; Hispanus,
EspÎÊLH : Miroir ; spéculum.
EsPELLER , espeUir : Éclore , pa-
Toltre en dehors ; expellere.
EsPENnisE : Dépendance ; dVj:-
pensum,
EspEi^DouÈRE : Espèce de fourche.
EspEifER', espetOier : Blesser avec
une flèche , heurter, frapper.
EspEifiR : Punir, châtier, souffrir
la peine méritée, faire pénitence; de.
pœna et pœrdtentia.
EspEifoiR : Expier un crime en
subissant la peine qu'il méritoit ;
explore.
EspERSEMENT .* Épanchcmcnt ;
expanslo; et épars çà et là.
EsPENUER , espenuler : Ouvrier ,
manœuvre , qui gagne peu de chose
en travaillant beaucoup.
j£sp:éoNTER : Épouvanter; expa-'
vtre y suivant Borel. Je êrois qu'il
s'est trompé , et qu'il devoit lire
espoenter. Voyez Espaventer.
EsPERAiRE : Qui espère, qui at-
tend avec patience; de sperare.
EsPEHAMKif : Épreuve ; experlmen-
Uim ; et espérance; de sperans.
EspxmoRE ; Étonneri déconcerter*
ESP 5ajt
Espsanu : Étonné , déconcerté ;
penUtus,
Espère : Sphère.
Espère : Espérance, espoir; de
sperare* Aller à l'espère : Aller à
l'affût.
Espérer : Mot que Ducange , dans
ses Notes sur Joinville , a interprété
par, craindre , appréhender.
A donc fnsme» tous etbahis pldt que deranf ,
et espérions estre tous eu péril de mort.
Ducange, hist. de S, Louis, de Joinville, p, 24 .
Dieux sceit es quel piteux point jVstoie !
car yesperoie beaucoup plus la mort , que U
▼ie , car j*avois Tapoustame en U gorge.
Idem , pag. 64.
EspERCNE : Économie , épargne.
EspERCNER : Économiser, épar-
gner.
JVnteos s'il renlt faire devoir
De seeller i^acquit à Vespergne.
Marot, Epigramme au Roi pour
avoir cent écus,
EsPBRiAGE : Office de lamaneur ou
pilote de rivière.
EsPERiR : Reprendre ses esprits ,
revenir à soi, respirer; spirare.
EsPERis, esperity esperite, esperiz^
esplrity espirs : Esprit, science, Ra-
voir, espoir; spiritus, Esperiz cor"
porez : Les âmes dans les corps.
Esperiz non corporez : Ames sépa-
rées des corps.
Bien eurê cil en cnî esperit n*a tricherie on
hoisdie. Comm. sur le Sauiier, Ps. 3x «
/ol. 66 , nfers. a.
Désire plus le santé de Tame ke du cors ,
et le forclie de Vespirite que de le char.
Miroir du Chrestien.
Saint Grtgoire dist autres!
£n ses livres k'avons oï
Des non corporez esperit
Qui ne poent estre ars et bmîs
£1 siècle dcl fen <»rporel.
Marie de France, Purgatoire de S. Patrice,
SibiHe la Rojme Libîche,
Ot Yéspgrit d« prophcdt
52a ESP
De tootvft ▼ertas fu «i ricli^ ,
Eu MOU et koonear exaulcie.
Jdiroir des Damn,
ESF
eneonroil cette peine étmt
noré.
EspEBiTABLE , cxpeiitel, esperiiejr,
espiritablej espirilel; au pluriel e$^
peritaux , espiritaus : Céleste , spiri-
tuel ; spùituaUs ; en. ancien Ptot.
tspèria f espcrkai.
Cil qui aparceot ont le drieit de Vesperitel
▼itaille. Sermons de S. Bernard, fot. a3o.
En paradU Vespiritabh
Okit grant part la gent charitable.
FabL du Pei au Vitain,
EspEBiTJLBLBTÉ : Spiritualité; spi-
ritualitas,
EspEBiTEB , esperir : Reprendre
«es esprits , revenir à soi ; spirare ;
en anc. Proy. espéritar, éclairer.
EsPEBiTEB , subst, .' Ame , esprit ;
spiritus,
EsPBBiTBB,<i^c. : S]Mrituellement,
avec esprit; spiritualiter,
EsPEBiTEx, espùitcx : Céleste, spi-
rituel; spiritus.
Et dîtt : Père espiritex ,
Qui diTiBÎatea bôm mortex ,
2e TOfia aora , Sire , et merci
De ce que rot m^aTez fait cî ,
# Le dîabla ea t , oel quer n4»ier ,
Qoî eraoîr me Tuloit noier.
Rbman de Percevai ,fol. 344, ^*
EsPEBiTUAULTÉ : Le spirituel , la
règle d'uD monastère.
EsPEBOiT : Poignard , grand cou-*
teau.
EspEROH : Sorte de monnoie d*Al-
lemagne; et bâton à l'usage d*an#
charrette.
EsPEBOHZTE : Partie de la* charrue
k laquelle en attêle les chevaux.
EsPEBOif s (coper les) : L* action de
couper les éperons au talon de quel-
qu'un, et sur un fumier, étoit un
affront et une punition infamante
chez nos aicus. Le cheTalier qui
Si Tooa Inte» Aawi cOtftre Vi
▼alerie , qoe ïkm me ifwli^ j»
cjperons de desuu Toa takns.
Li espenmâ U $ok
Pré* del talon ta hmc d'
Se macunt Gentili h«iM catAÎI
nefiut paa GenUabom de |Mragc , UMt k Imi-
il de par sa mère , si ne le porroît-îl ettrc |ar
droit : aiaa le porroit prenAtT K BoiBv o> B
Bera en qni ciuutelerie ce aa«il, et
rons trenckier sus un/emier, et
muebles ii celui en qui cbastderie ce
Les Euaàiissemens de Framce, dby. iil
EsPEBBiGEB : RcTeilIeryBfteUiec»
mouvement; expei^ere.
EspBBTEMENT : AdnÂtefltfiit.
EspKBTiinE&E : Espèce de gibe-
cière dans laquelle les- bergers Mrt-
toient leur goûter;* de 'vesptmm,,
EsPEBVEB : Épervier, oiseau i/è
proie.
E&pÈs : Épais ; spissus , spissa.
Espesse : Épaisse.
VeiaaiétiDOfra etpèr gc*ir
Et navres moult esfèt morir.
Roman du Bon , foL asfi.
, Corne le rerre treapferena ,
Où le» rais se paMent par env.
Qui par ded(>Ds , ne par derrière
I<i*a rien espè* qui le refierc ,
lie peoTcat les figure» moatrcr ,
Quant rima n*y peuvent ^nconiree
Les mis des yeux qui les reiicanc »
Panpioi la forme aux icx rericnDC,
Hais ptomb ou quelque chose espesm
Qui les raâ treiposset' ■€ Iniane.
ifejiurti de w'AbSK.'
EsplscttE : Terre ou pré depouiUé.
EspEssEMEK T : Largement , gran-
dement, abondamment, solidement;
spissè.
Et chil dedens se d'.ffendîrent moult at-
prement , si jcttoient pierre» et traioi«nt qnar-
riaus moult espeisctmnt, et mooh UeckoteuC
Us noatre*. fiae-Uméomim,
EspEVBSm , esjpeurir : £ilink7«r ,
ouTant«r; eœpavere, ovkdepavor,
iTttnt Butezftit.
EspEUs : Épices , aubaines ; species,
EsPBVSB (nine) : Éponso.
E^Fic : Épi , a«pic , lavande ; spica,
EsNGEs : Oaconipvenoit soiu cette
nomination le sncre, lesdcagëe»,
i confitures , et toutes les épioepies;,
sjiecics. Le défauX de irelations
mmerciales^avec le» Indes, rendoit
\ épices tellement rares , que l'on
présentoir aux rois , aux princes
aux grands, seigneuca à la fia des
pas; oin en.donnoit aiiii personnes
»nt on Youloit capter la bienveil-
nce et la protection, comme aux
ges, aux commissairesr rapporteurs
ïs procès, aux professeurs. Ces pré-
ns, faits d'abord par honnêteté,
^vinrent obligatoires, et furent oon-
»stis en argent ; de là on a conservé
\, palais le terme d'épices pouc la
(Compense due à celui qui a suivi >
Li s'est intéressé à une afifaire.
Si .eiut mainte» homtt. espicei ,
Clpiu de girofle et redicft ,
Graine de Paradis nourelle ,
Cerfeuil , aais , loui caoeUa
£t maint espùês delitables.
Boman de la Rate*
L'an i4<)5 le Roy festina les Ambassadeurs ,
lenr ii»t sporter pain et vins de tontes sor-
s, liipocra» , espices , confi|nrts et autres
>uveletez singalieres.
Ld Ver^r dkanmfÊÊir.
EsPiCTER : Officier chez le roi pour
^s dragées et les autres sucreries.
EspiDE : Espérance ; de spes.
EspiDiMiE : Maladie épidéroique ;
ffidemia ; et espidiinié , celui qui est
ttaqué de cette maladie.
EspiE : Espion , surveillant; d'//i,r-
ieere y aspicere,
n est a ut rt* ment , mais tous estes Tenus pour
viMer Ir» biens de ce^te terre ; et cils distrrnt,
iMgnor, nous «urne» douitfjNtrcs«t tos s^rfvi
ESP 5îi3
«t Imea le» fils de un seul liome en la terro
de Chaoaan , li plus p<:tit est od nostre père ^
«t Ir antre n*est pas diwire. Ceo etit , fait cil ,
ceo que jeo parlai , vous estes espies.
Bible, Genèse , chof, 4a, vers. il.
Aliter eu : inummmttm teiwee hujut' eemsidi^
rare venittiâ. Au iih : Duodecim , infoituit^
servi tmi, freîres samus , filii nnri attim ift
terra Ckanaam: miswnus omsm pâtre nostro
est, alius non e$i super, Hoc est, ai», food
heutus sum : ezploratores estis.
Et li Rois daJarioo anipota àRaab, disannt ;
Mesnétc hors les Biers qui YÎndreut à toi et
sooflt entres en ta maison , car ila sont espies
et sont Tenus iK»r. t^pier totn la tcne.
Bible, Josué, chap, a , niers. 3.
Misiif,ue Bex Jéricho ad Bahaè , dicests .-
Educ viros qui veneruni ad te, et ingresn "
sunt domum tutun : exploratores quippe iunt,
et OMiitem terram constderare venertuU,
EspiK, espiel, espiet , espieu : Pi-
que f.épëe, pieu , hallebarde , javelot,
bâton , piquet que Ton fiche en terre
et qui est aiguisé par le bout , et en
général toute chose pointue; de spina,
Derant Us autres Gerbert le fil Garin
Le destrier broche , si a Vespiel braudi ,
Flert un paien sor son eacut rôtis ,
Trench e le cercle , le cuir en desmiÉpi»
Desous la boucle li fist les ais partir.
Et le haubert desrout et dessarti ,
Le bon espieléï cors li enbati ,
Mort le trébuche eomi le pr^ florî; .
Trols.en a mors ains que Vespiél j^er^^
Roman de Garin, fol, 180, F**.
EspiEMVifT : Embuscade, obser-
vation.
EspiKE : Guetter, observer, exa-
miner ; inspicere , aspicere,
BspiSBr : Redevance en bled qui se
payoit en Flandre ; de spîca.
EspiET : Ëpieu , sorte d'armes.
EspiEULE', epiule : Épingle^
BspiBULEB : Épioglier.
EspiGACHiEib : Parfumer, rendre
faorîJlant.
EspiLLiER : Pelote, peloton , épia*»
glier; spinulanum,
EapiifCEAU, espinchau , cspindau c
Boucle , agrafe » épinglcé
£spi5CHEii : Serrer avec des pînoes.
£spiNETTE : Petite épine; spinula.
Car la terre qnî nont est debonaira ,
Et à Tjrre mère bien neceftsatre ,
Ne nont donroit fors qn*amer à maiogier ,
Et ai feroit aoo rert en noir chantier ,
Sans nnb arbrea d*odorans fruis chargier,
Rt d*orrteft, chardons ktespinettes
Seroit vestue en lieu de ses iourettes.
Complainte sur la mort de la Comtesse
de Charolloà.
EsPiHETTB (le Roy de) : Clief d'une
association célèbre à.Liille en Flandre.
EsPiHCARDAÎRE , espringordaïrc :
Tireur d'arc , arbalétrier ; et faiseur
d*arcs.
EspiHGAEDE, espringarde : Grande
arbalète, gros mousquet de rempart
assez semblable au biscayen; en bas.
la t. spingarda ; en anc. Prov. espin--
galo y espringalo.
EspiMCEE , expingler y espinguer,
espringaller^ espringuer: Sauter, dan-
ser, s'agiter, trépigner, se réjouir;
en bas. lat. espingarc ; en Langued.
espiàga»
Qaant anî en mon labonr aies»
Tantost epringuez et baies
Et démenez tel ribaudie ,
^ Qne ce semble une diablerie :
Puis prent sa muse et se travailla
Aux înstmmens de Comouaille ,
Et espringue et sautele et baie ,
Et fiert do pié parmi la sale.
Pois la prent par la main et dance.
Roman de la Rose.
EspiHGLEEiE , espinguerie , esprift-
giierie : Agitation , saut , action de
danser.
ËspivGLEUE : Épinglier.
EspiHiLE : La partie antérieure de
la jambe ; de spinula,
ËspiHOCHE : Kpinards , plante po-
tagère; spinacia,
EspiNois : Lien entouré, enyi-
ronné ou planté de haies d'épines ;
de xpina. Voyez £pinâl.
ESP
Cbtscime ett ea dans un êsfmow
Comme ces maisons dn Gattisois.
FabL de la Dame qmi /Ui trûk maai
emtour le Momstier»
EspiHTA , espùa : Enfoncer.
EspioTE, espautre : Espèce d'oife..
EsPiE , espiris , espUit , espin :
Esprit; spirittts. Il a été pris Mmà
pour espoir.
En peu de tans fn monlt changics»
C^T ses espirs si Te^iim,
Que dedens sen cner «tira.
Et proposa moult Traiement
Qu*i] feroit sans delaiement
Une abéie et fonderoSt.
GatUmr de Coùisi, li». i\ cké^ 19.
EspiEEE rSouffler, inspirer, animer.
Esperit o& il rent espùv
Et sa Toix oit , mais ne scaî dire
Dont ce rieut , ne quVle part de aSBo
Dont on ne doit aidli despiro.
Car sourent fait meilleur de pire.
Testam, de Jehan de Meang^
EspiEiTABLE, espiriuUy espiritat,
espinùeuhty espirituelj espintmemx^
Céleste , spirituel ; spirituaUs*
Cestc horreor , eeste merreille ,
Qui des autres est non pareille»
Kt qui du tout est Teritable ,
Me corne si fort à Toreille ,
Qu*il me semble quant je m'etreSIe
Que j*oi TArcliange espirUable,
La Tenue Dieu excitable ,
Et la Bnsine espourantable
Qui les mors suscite et esTeille.
Testament de Jehan de Metmg^
EspiEiTAL : Volonté , projet , des-
sein.
EspiaiTH : Spirituel « par opposi«
tion à temporel.
EspiaiTUALiTE : Bien d'église, les
offrandes qu'on donnoit pour les \
sacremens.
ËspisEs : Épousailles , ce qui rere-
noit de droit au curé pour les ma-
riages célébrés dans sa paroisse ; de
sponsalis ; en anc. Prov. esposaiusi% '
Voyez £spicE8«
ÉSP
£sm AL : Hôpital ; d^hospitaHs.^
'E^iski^^esplait^espleche, espUcte^
fpleichef espleU : Profit , avance-
ment, exécution , usage , jouissance ,'
revenu , produit d*une terre , d'une
ferme , redevance qu'un seigneur
s'est réservée sur une terre dans son
domaine; expledo; en bas. lat. esple-
cha , expleta y expletum ; en ancien
Prov* esplëcta, esplëito, esplècha.
Au main lever n*ett )>«• fourent li esplais,
jincien Prot^rbe,
EspLECHE : Terre ou pré dépouillé.
EspLEiT : Revenu , produit d'une
terre.
' EspLEiTER , espletier : Travailler,
agir , exiger , poursuivre , tirer le
revenu d'une terre ; explere; eu anc.
Prov. esplëctar.
Donc le purpense k*il fra estraite
A la curt preudre que li eut trè» toleite,
Li Vilaîu dit , tut pert ki tut coveite
Qal loer doue , ta besoigiie espleite,
Koman desÂomans, strophe x38.
EspLoicT, esploieiCy esploisy es-
ptoity esploizy cxplecte : Profil, avan-
cement , utilité , avantage j expledo.
Car li TÎftioiu de Dea en nba est pronlte à
Qoé, ensi ke Deus toit totes cliotet entos, c^est
toz deleiz , toz esphiz , et tote honeateis.
Sermons de S. Bernard, foL 40.
Promissa nobis visio mai'estatis in nobis ,
ut Deus sit otnnia in omnibus , omne jucun^
dum, oniiie utile , omne konestum,
ËsPLoiTKR , esploitier : Agir, opé-
rer , marcher , travailler , avancer^
profiter; explere.
Or etwart un chascun de nos enquel greit
il eat , et »i pensons de Vesploitier de jor en
jor, car de yertuit eu vertuit vairat om le Deu
des Deui en 8ion.
Serfnons de S, Bernard, /oL 46.
Pemenuts nunc singtdi in quo rradu quis*
qwù sii positus » etstudeamus proncere fie die
in diem , quoniam de 'virtiUe in virUUcm
'vidcbiuir Deus Deorum in S^*
ESP SftS
TA90kvrkiLfespoenUui,espoiniaii:
Épouvantai! , chose qui effraie.
Li Vilains a sa hache prise ,
Qni moult bien samble espoentaU,
De sa chambre ist à tout un mail.
FM. de Constant DuhameL
EspoÂif TAHS , espoenitms : Épou-
yantable , affreux , horrible.
As riches est espoantans ,
Et as ponres reconfortans
Chis esemple que j*al chi dit.
Miserere du Reclus de Moliens, strophe 5o.
EspoAiTTER , espoenter : Épouvau*
tef, effrayer, faire peur ; expan^ere ,
expavesccre*
L*abbez qui fn espoentez ,
El del tourment kî tourmentes ,
Conques en deux jours , c*est la soaae ,
N^aroit mengië que uue pome.
Cksutier de Coinsi, liv, i , chap. a6.
Se tn ris bien et droitement , ne plaie » n*
mort ne te espoantera.
Miroir du Chrestien,
. EspoDx : Sorte d'épicerie. Vojex
ESPICKS.
Espoenter : Épouvanter, effrayer,
faire peur.
EspoiGNER , espogner, espoindre :
Expliquer, exposer, narrer, conter;
exponere,
EspoiKTAL : Épouvantail.
Espoir, espoire : Peut-être, vrai-
semblablement. Ce mot est encore
usité dans quelques provinces.
Si est meryeiUes pourquoi ce f n dit; mèa
espoir li ancien n*en soreot mie la reritë.
Guillaume de Trr,foL aSa , K*.
Espoir , espoire (j*) : J*espère , j'at-
tends ; spero.
Je t'en pourroye dire assea ; moiz la cooi-
tume de Cupido est de déclarer sa puissance
à ses subjecu , parquoy i^ espoire que tu pour-
ras par luj ouyr ce que tu dcsire».
Dance aux jiveugles,
8e je pers Tostre bienveillance,
Jamais uVoral ailleur» fiance,
SaC £ S P
Kt M je Taî perdar fttpmr
Qa'a peu je ■€ bVh 4*>»e»|»efr.
Roman de la R*»se.
Espois : Attente, espérance, espoir,
confiance ; spcs,
Espois : Serré, épais, gros ; sjhssus,
£sK>iss£ : Épaisseur.
Es POISSE A : Épaissir , grossir »
condenser, resserrer ; spUsare,
Li air» espoisse et oscorcut ,
Car la funirre le noircist;
Aprèft 1« fum sailli la lia me.
Roman de Dolopalos.
EsPOissEi-E : Diamètre , grosseur,
épaisseur.
EspoiT , espotz. Voyez Espié.
EspoLET , espoleste : Fuseau de
tisserand.
Espo5CE , esponcion : Abandon-
nement, deguerpissement, quittance ;
ejrpositio.
EspoiccEE : Quitter, abandonner ;
ejrponere,
EspoKDAKS , expondours : Témoins
d'un testament , ceux qui signent
conjointement ayec le testateur ; d'ejy-
ponere.
EspovoE : Chaussée , digue ; bois
de lit , bord de lit ; sponda. Ce mot
n*a jamais si|;nîfîé la ruelfe, comme
le dit Boudot dans son Dictionnaire ,
qui traduit ce passage d*Horace :
Spondd in extretnd cuhare , par cou-
cher du côté de la ruelle ; mais c'ast
coucher à rextrémité , sur le bord.
Quant Gérard rît k pucele ploarer, et
^Vlle Tenoit yers lui, il «e caida fererda Ct;
nalft «•lie aa pIa«toiit qu'elle penst i*a»u«t sur
Vmtponde du lit , rn ditaot à Gérard que Iron
jour lui donasî Diru.
Roman de Gérard de Nevers,
\j&r% s*a««î»C for Vesponde et tint le chef en-
bfon,
'ÏMr% s*apentse et porpenise, à cni dira ion boa;
Quaut tant ot porpenské, »i dreça 1«- meatoo»
FM. de Gautier dAupais,
Espo«rnAAi : Expliquerai, propo-
serai , découvrirai , exposerai.
EspoHDftE : loterpréter, «xpHfiief §
proposer, exposer; diécoaTiv le «as
d*une chose , traduire d'one IsHfM
dans une antre ; ejpo9Êtrc.
Se aacims est eui DI«« ait efaSeif^
5a parole et ton neitîcr,
Vic^n* oir qae je ^rai,
Ja d*Bn M al aaot m*\ atatirai.
Maistre Guace ont clers aadbaaf ,
IVoft espont et dît en roaianf »
Kn qorl tans , CMBeat, cC pÉT tai
Fu romeucië et cstabli.
Que ia fefttr fu célébrée «
Que conçeoe et engendrée
Fu Madame sainte Maria,
, K'en fu onqoes paroles oiea*
Qu*à nul tans ainçois feiâl-on
Frste de sa conception.
Bat dt rEiMigtemeit de im/ktdtk
CbnceptioH deim Vierge > pmr IFapr.
EspoifEE : ExpKquer les artirirt
contestés d*nn testament ; erpa/mt»
EspoTfOE : libre, franc, dégagé.
Espo!f SE : Caution , répoiidaBt.
Espohseme!vt: Mariage, fiançailles.
EspoirsER , ejrponser : AJbandoo-
ner , déguerpir , mettre Lors de sa
main; crponere.
EsPOKT : Exposé , publie , expK'
que; ejrposittu.
EspovT : Il épouTanle. .
Espoirrii : ÉpouTsnté , ^ffnjéf
tremblant de crainte ; ejtpavidms,
EspoUTEÈ: Épouvanter^alrepeor,
aToir peur ; e.Tpavere , ejyiiwejegfg.
Qni d*nn mort hoiae roidroit le qaSr
Mult en porreit les Tifs esptmtar ,
Mes ne tavec si tde beece noiaer
Qm s'en deignast pur boaoiqg alvbler.
Romum du Mnmâmt
EsFOKTisssoE , esponùssour f ef-
poundssevr^ espoimtisxottr : Crainte,
efifroi , terreur, frayeur, épouvante.
Et cil espoantes et fems de poor estareat
de loin y et dist Moyse», ne Toillei douter, cir
Dea Tint qne il vous esprourast , et qte Its
espountissoar de lui fnsr en tous et ■« pt-
chesiex.
Ri^e, £jtodt, eht^, ao, vtrr. i8 et soi.
£tp$rttrrUi nepa^ffire çonemù, êMfnmt
froeul, et fiie'Ètojrses : Nolite timere : ut enim
frobaret 'Voi venit tkus, et ut teiror iiliut
eisei in Doàis, et non peccaretis.
£s9o»L|i : Droit de reUef.
EtPOELEE e Recoonoiire son «ei-
gneur; acquitter ie droit de relief*
EftPo^pN > e^ouron : Éperon.
EspoaTELA : Bourse. Vojea Es-
PEETINIEEE*
£spoET|i|.« : S^ljjiire , honpraire s ,
prësens que les cliensfaisoient i leurs
juges, et quon a nommés depuis
épices.
EspoToiLE : Le Pape ; à^apostolus.
EspouissiEE : Épouser, se marier;
sponsare»
EspoUHTEE : Épouvanter, avoir
peur; earpavescere,
^t Pharaon te rcveilU 4e «oa repot et len»
demain ert il fait espountée de grant paour.
Bible, Genèse, chap, 4x , nters, 7.
EngUiuis Pharao post quietem, 'et facto
tnanè , p€tvore perterritu».
EspouEi f espouris: Effrayé, épon-
"vanté , étonné , surpris.
EspouEiR : Étonner , épouvanter ,
effrayer , faire peur , surprendre ;
eay?avere , e.rpavescere.
Kt (|iiaat il m^Moic lo pîe^ cl cortU «i ^i^
soduinwkcut ke li ««rpeaz tei^dua i^voît la voia
clotf, or H ^ij/i^iirâ I darriere loi ckaït, et sea
pies aerst par lo clulcement en nne atache
de la aoH*
Diai. €k S. Grégoire, /iv, i , ehap, 3L
Mieifm in hartufn pedem déponent, nndii
enkità ^lUa tensuêscrpens ciausistetviam, et
tremefactu» post semetipsum concidit,
Espovs : Éciabou&sure.
EspousAicEs : Épousailles, célé-
bration du mariage. f7>/dz£spiSEa.
EspoussRTE : Sac, cbiffon.
EspousAETÉ : Propre, bien arrangé.
An. aoir en tonppant ledîct Dea mamis intvo-
dnict nng ti«n jeune paige de Ville gougia,
npwvmi^ Ku<lemi>n , tant testonné • tant bien
tir^, tant bien espousseté.
Rabelais, Utf. x, cbap. i5.
Ë 8 P S37
£s»ovssETEE : EEpulter la pous-
sière ; au figuré , décrasser , rendre
propre ; expulsare , eapellere,
EsPODSSETES , espousettes : Yef-
gette pour ôter la poussière.
EspouTÂiTTEiiEHT, espove/îtement :
Peur , crainte.
EsPOT : Grande épée.
EspoTME : Volontaire y libre , de
bon gré.
EspEARiE : Mettre en pré.
EsPEAiiroEE : Exprimer, tirer le
jus de quelque chose , presser.
EsPEAiVTE : Empreinte , ifciarque.
EspEAULE ': Soliveau.
EspEÂVEE , esparrer : Dard , jave-
lot , lance.
EsPEEirnEE : Surprendre, saisir)
embraser, allumer, séduire , enflam-
mer , presser ; earpandere , expetere,
Anonr atrait , amonr ettmnge,
Amonr fait de prives estrange ,
Amonr aprent, amounemprent,
Amonr reprent , amour espremL
Âoinan de la Mose*
EspEESS^ : Oppressé; oppressas»
EsPEEssiTÉ (à) : Exprès, a dessein,
clairement, nettement; ejpressè,
EsPEEu : Escient, connoiasance.,
selon Monet.
EspEiNOALE, espringaiie , esprirt-
gartle : Machine de guerre , sorte de
fronde qui servoit à jeter des pierres
ou carreaux , lorsqu*on assiégeoitdea'
villes. Fojrez Espisgaedb.
Canon » ne etprinf/àUe ne leur Tvndnr néant.
yie de duGnetelÙL,
Qnarrtaox traient , au cliqueter
Et font Vespringalie gccter »
Lî garroi «pii de la iat
Le plus Tignereux efkbahîst.
Guillaume Gnimrt,
EspEiHGikLEE , esprtngaller y ts^
pringucr : Sauter, danser ; en Lan*
gued. espinga. Voyez EsiPin oee.
EsPEiNCAEDiEE .* Soldat armé de
VespnmgaU^, de la fronde.
528
ESP
EsFRiHGTEii , espringuer : Sauter ,
danser en trépignant ; d*où esprin-
gerie , cette espèce de danse.
£s«»HiNiEa : Rejeton^ siou; bran-
die qu*on prend pour enter.
EspRis : Allumé , embrasé ; ex-
pressas.
EspRisiER : Estimer , priser ; de
pretium,
EsPRissEKT : S^allumèrent f s*en-
ilammcrent; du Terbe esprendre.
EspRiTÉ : Spirituel , qui a de Tes-
prit; spin'tuaÛs. Yoy. Esperitablb.
EsPROAR , esprobar : Souffrir ,
éprouver , charger d'injures ; rx-
probare,
EspROUVE, esprouvement , esprott'
per , susbt. : Expérience , épreuve ,
essai; crprobatio.
Sea donkes lo jugement de la foit et ne mîes
too esprouvement , car It fois est Yraye, et U
tsprouvement fais.
Sermons de S. Bernard, fol, i3i.
Ergo judicium /idei sequere, et non expe-
Timcntnm tuum : qiêoniam fides quidem ve-
rax, sed experimentum faUax.
EsPROYAHCE , esprouvance : Preu-
ve , épreuve , expérience.
Tôt en orent nierTellhe\l Tolrent et par
Vesprovance dt-» dou» lenguages, lesquels ils
savoient lui anzoi» nient savoir creirent de toi
ljsqu«iz il ne porent pas proreir.
Dialogues de S, Grégoire , litf, 4 , ch. a6.
Mirati sunt omnes qui eutdiebani, atque
ex duarum iingttamm experimento quas eum
antea nescisse noverant, credidertint de om-
nihus quasprobare minime valebant,
EsPROVER , esproveîr , esprovoir:
Essayer, éprouver ; exprobare,
Kar de eus aveient comencemeot
Les Latins , e les Indiens ,
Les Crins , e les Parniens ,
De ces lar science e^puclierent ,
Lur Princes de' art par eus trorerent
>1 secrez k*en lur escrit mistrent ,
Dunt bien piert ke de eus le pristrent ,
Kar en lur escris riens n>st troré,
Ke ne seit reison esprové.
Les Enseignemens d^Arisiote à ÂUsandrc*
ESQ
EspucHER , espuchier : Tirer 4e
Teau à un puits , puiser , épuiser;
de puteiis.
Lors ert an Chepdaio de Madîan aept
lesquelles TÎndrent a espâtekier del cwc. et
ses pailles emplis covetoient abcverer les
fottks lonr pitre.
BMe, Exode, ekap, 9 , ven. ift.
Erane aatem Sacerdod Miadiam
fdiœ , qnœ venenutt ad hauriendam
et impietis canalibus adaqmare ct^ieàaat
grèges patris soi,
EAPVKn^espaier, esputer, espurtr:
Soutenir, appuyer; poser , iftettre ;
de podium,
EspURCE , cspurgement : L*aelioa
de se purger d'une accusation.
EspuRGER , espurgeir, rspurgièr:
Se purger, se justifier d*une «ocosa-
tton ; éraonder un arbre , cribler la
bled , nettoyer ; ejrpurgare»
EsQiSAR : Rompre , décbirer; du
Grec scftiso,
EsQivAR : Fuir , éviter.
EsQUAGUER : Écraser, briser, pî«
1er, broyer, casser, rompre ; de^oof-
sarcu
Le flnn est toujours trouble « dont çaas du
paîs qui boire en Yuelent , rers le aoir le prai-
nent et ef^uocAenr quatre amendes, on quatre
fèves , et lendemain est si bonne • boire , qaa
rien n*î faut. Joim^ie , Mu.g/ôi- ^
EsQUALiER : Égaler, aplanir.
EsQUARDE , esqtterde : Ecbarde,
petite esquille de bois qui , en la fen-
dant ou en la cassant , entre dans les
doigts.
EsQUARMuifCHER : EscrimeT , es-
carmoucker.
EsQUATiR : Aplatir, briser,
rompre.
EsQUELLE : Sonnette, petite doclie.
EsQUELLE : Échelle ; scala; et pe-
tite cloche. Voyez Eschrlete.
EsQUEMBAUx : Bottioe , sorte de
chaussure.
ESQ
)Et<tirmHiv, pour esquenn :
yin; scabimu.
EsQUEPPÂET : Instrument de fer
|K>ar remuer la terre , pioche.
EsQVEiDE : Rondin , petite bûche.
EsQCERia : Faire une rechercha
«zacte.
EsQUEEMiB : Alchimie ^ suivant
Borel , qui cite le llonuin de la Rose,
fiarbasan n'a jamais trouvé ce mot
^ans aucun des exemplaires de ce
Boman ni ailleurs.
£sQUBEMiE : Escrimer, chamailler»
a*eDtrebattre.
EsQUEEH : Moquerie, blasphème |
fliédisance.
EsQUEEPE , esquerre : Écharpe ^
ceinture de péfaerin.
EsQUEs : Achats , acquêts ( d'iic-
EsQUEUB (s*) : S'esquive.
EsQuxuax : Secouer » ébranler \
<xcuitre.
Car U senglcr m )reireiidiâ
Com fiere et orgueilleuse bette i
Contre Adonit ttqaeut sa tcete ,
Set deut en Talne li flati ,
Son groing eitort , mort l*abatîk
Honum de la Base , pmrlant de Jb
mortêtAdoms.
EsQUETiH : Échevin ; scabùius.
EsquiaviUe : Habit d'esclave ou
de paysan.
EsttOiE : Fusil , escopette.
EsQuistLE , esqui'ere , esquierre i
Corps de troupes en bataille» esca-
dron. Voyez ÉscHiELE.
EsQuiER : Écuyer; scutarius^ escor
rius. Voyez Escuxee.
EsQUiEEEE : Équerre; instrument à
mesurer et construire un angle droit.
EsQuiEU , esquippe : Esquif, cha-
loupe, petit vaisseau.
EsQuicNEE : Éclater de rire ; ex-
jkriinere»
Esquille* Voyez Esghxllx*
£ S R Sâ$
EtQUiLLXiUTTX AigtûUette ;
œulea^
'EsQUiPAaT : Binette, pioche, bêche.
EsQUippEE : Éclabousser, glisser ;
et rejaillir, sauter.
BsQukEEL, esquirex, esqiuroi, es^
quiruel : Écureuil , petit animal fort
agile qui habite les forêts ; sciurus.
EsQUiEELLE:Fourrured*écurettils.
EsQuiEEE : Squirre , tumeur q]GÛ
vient au foie ; squirrus,
ÈsQuiTTEi : Qiiitté , cédé, rendu,
acquitté.
Esquoceexsse: Femme débauchée.
EsQUot : Écot , ce qu'on paye
pour sa part d'un repas ou d'une fête
faits à frais communs.
ËsQUoux : Se disoit d^un arbre
dont on avoit fait tomber lei fruits
en le secouant.
ËsEACEE , esracher, esrachier, e/«
ra^r, esragier, esrajier : Arracher ,
déraciner , emporter ; eruncare ,
eruere. Une femme ayant eu un en-
fant de son fils , va au Pape deman-
der conseil :
ConaiUez mol » je me conseil
A TOUS qnt estes mes hons pastres.
Vos oignemens et tos empûstrea
Doit le mOQt tout Skoagier,
Adonc comeuce a eeragier
Sa blonde criue et detraire.
Gautier de CàifÊti, Uv. i , ckap, ^
Un usurier étoit dangereusement
malade , sa conduire passée lui rêva*
noit ; il voyoit déjà les Diables prêta
à s'emparer de son am6.
Cbiez rnserier qui s*estendolt.
Et dejetoit Jambes et bras;
Ostex , ostes , fet-îl ces efaax,
Jà m*aront les iex eeragieM ,
£nsi crie com un enragies.
Gautier de Comti, iw^ i , ekap. lo.
EsEAFiLADX :. Estafilade « longue
plaie , longue cicatrice.
EsEAUMEM T , csranment , est^u»
fiêeni : Vite > promptement , tout de
Ll
536 E S S
fuite» k rinsUnt, sans tarder, ao&si-
t^t y snr-le-Gbamp.
Ta toi bien tost appareillier,
8i me fai Teoit le PreToi»t ;
Dî li que il m'aport tantobt
Ce que il in*ot en convenant ,
lËt celé i ala esraumene,
Qn'cle en fait voler les esdai.
FaàL de Constant Duhamel.
EsàiiiENT : Conduite , manière de
▼ivre , d'agir, yo^es Erue.
EsEER : Voyager ; d'où èfrièr ,
Toyagenr.
ÈsaiLEE : Cracfier avec effort.
' Eskoc : Sbrtë de bois du Poitou.
KsaotTi : Détoùté, sorti de la
"^oie , dû chemin ; rotupii , brisé ; de
ruptus ; et négligé , suivant Bofel.
Eftsi , es-sa : Il est ici ; aàett.
£sslBOtiia , essaboïr : Réjouir ,
auivant Borel; mais il signifie, éblouir,
tksciner.
Aatret menreiUes vos dirai ,
Qae de cestui.tolail U rti
Il e troblent pas , ne ne reMrdenC
Les iex de. cens qui les regardent ,
Ne ne lès fout essaboïr.
Mes renforcier et resju'ir.
* Boman de la Rose, n>en 2x097.
EssADE , eùaade : Bêche , pioche ,
houe; asda.
Essaie : Paillé , fourraj^è.
Essaie R : Tenter, assiéger ; et exa-
miner la capacité de quelqu'un.
Bhis en essaiant les guardet à son énvis al
règne. Morales de <SL Mgoire ,/6l. 5b . V**.
EssÀicHEE : Ensanglanter, cou-
Trir de sang; exsanguinare,
EssAtGOUÈRE : Fossé , rigole , tran-
chée pour faire couler Teauj et sang-
sue ; sangrUsuga,
Essai LL1E , essitltre y essoiHr : As-
sainir, atteindre , attaquer, snrpreu-
• dre , inquiéter ; assiUre ; en bas. lat.
assailiare.
EssAixEE : Former, jeter un essaim
d'abeilles \ de ^cldsma ou à^exùnere*
Es^AiEGETTB, eschoirgette : Glet,
patrouille.
EssAisovvEE : Changer l'orditde
la culture des terres.
EssALE, essaUe : Latte, bande,
bardeau ; axis , ojctculus,
EssALET : Vent du sud-est.
EssAMBLia : Défricher, mettre bue
terré en valeur.
EssAMPLE : Exemple ; ejcempbaiL
EssAKEE : Perdre aoa aang; soj^
gui/iare, exsamare,
EssAHBE : Guérir, revenir en san-
té ; sanescere,
EssAECiÈ : Agréts , toat ce qui est
nécessaire à l'équipement d'un iait-
seau.
EssAacER : Donner, coticédcr.
EssAES. Voyez Sauee.
EssART : Destruction , ruine.
Toz jors est-il on seul fénla ,
Et vit , ahiçois qu'il soit fî£iJat
Par cinc cens ans : au derreaicr
Se fet un feu grant et plenier
D*espicaa, et si boute et »*aàt,
Ainsinc fet de son cors eumrt,
* Roman de la Rme, 'vers tÔÎsSw
EssAET : Menu bois , champ in-
culte, rempli de broussailles ; et seloE
D. Carpentier, terre défrichée; en
bas. lat. essartam»
Essartée : béraciner des arbies,
arracher les ïiroussailles , les mau-
vaises herbes, dévaster un champ,
un bois , émondei: les arbres , défri-
eher; de s'arrire ; en bas. lat. essor-
tare, exârtare ; en Lang. eissaharta.
Mais ne poorquâût conveiiancea et oèCga-
tions pnéent bien corrompre cbueste coostnaM,
si com quant aucun praot bos à essarter, mi
vignes à planter à chertaine redevance , et m
oblige |>ar plege ou par foy , on à cens dlii-
rctage a paier Ivs rentes doa lieu que il a pris
par telle condliloa que il ne le puet Icskîcr.
Coutume de Beauvoisis, chap. 94.
EssATs : Terres uouveUcmcat dé^
fricliées.
ËSS
Ksi AU : ÉTÎer, égout, rigole par
où les eaux sales s'écoulent.
BiSéàVcnu^nT^essauchement : Élé-
iration , exaltation , exhaussement ;
ejcaiiatio , exsuUatio»
Dîex lor monstra quel «ertnMtnie»t il fitt
à rRmpire de CoosUntinobU , et ti (rant
^aaucÂement il Eglise de Roume.
FUie-^ardouin , Bùs.,/6l. 34.
D*iutrai bien et d*autrtti essauckement fat
soies ontpies dolans.
Le Miroir da Ckresàen,
EssAUCsm^ essaaceir f essauder,
^$S€uUcer : Élever, parler, invoquer,
prier , exaucer , enfler ; rxakare ^
ejcsukare,
l^iilsqae je mi de ramoreute loy.
Bleu doi amours en chantant essaucier,
Essàtvcii , essaulcié : Accompli ,
exaucé.
EasAVGNs, essaule, essaune : Bar-
deau , latte , planche propre à cou-
vrir les maisons.
EssAUPLE. Fojrez £ss ats.
EssAT : Quai , port , endroit pour
charger et décharger les marchan-
'dises.
EssATAu : Écouîement des eaux ,
-rigole ^ évier, égout.
EssAYsaiE : Atelier où , datis lek
Hôtels des Monnoies, on fait les essais.
£ssK : Écluse , bonde.
EssË, essèr : Exister, être, avoir
existence ; earistere.
Esse AU : Petite hache recourbée ;
' EssEAVEE : Essuyer , dessédher ;
EssKAULiiB : Latte , bande, ëoha-
las; axts , aariculus.
KsslbAViia : Vider, emporter, en-
lever.
EssccTioTf : Choix , nomination ,
éhciiou; eleciio.
E S S '53li
ftomala tinoient loor Boaafo ,
Et Breton lour Bn^on proçaia ,
IftsI ot i)our Vetsectiong
Entre le* frère» grant tençon.
Âo/HOM du Brut,
EssEUABEEt : Gladiateur qui eom-
battoit sur des chars; à'essedâuius*
EtsEOE, essedi : Chariot de guerre
des anciens Gaulois ; etseda*
EssftooM : Char ; essedum.
EêsésGtfta , esséeceoir : Asseoir ;
sedere ; et sauter, élever, élancer,
saillir, lancer, réjouir ; exsukare.
JBuéeciez yos , li juste , et esjoissies , no
mie eii or , u^ en argent , ne en rer , ne ea
gris , qni li larron pnent embler ei li fea toBr,
Mea on oeignenf .
Comm. sur le Sautier, Ps. 86 »yWL i^.
EssEGHEE : Perdre beaYicoiip de
sang; sanguinare; et rouir le c?iam-
vre ; exsaniiurt.
ËSSEGUE1KE : Donner catition ou
sûreté en justice ; excuttre.
EssEHCEBMEiiT : Assu^Mieut ,
caution donnée en jtistîce.
EssEiGNEE : Saigner, vèrAtt du
*wtÊ^ ; sangtdnare.
E^EiLER : Employer, occuper.
EssEiir : Mesure )^ùr les grains ;
de seindala ; cette itfesure ëtoît fafVè
av«c quatre morceâtix de bois.
Ess^LiE : GlÂturè'fliîte'avec d(%
|>ethes lances ; d^nxiUa , scànhita.
EssELEK : Mettre en presse eiftfe
des éclats de bois.
EssELioNE : La ville d*fislîiigen en
-Souabe; EsUnga.
EsSELLETE : Copcttu , ëclMt de bois,
ais ; aadcuius; d'où esselletér, mettre
entre des esseUetes,
EssEMAGE , essemaige : La crtie dek
bestiaux d*une ann^ à Tautre; Ifc
profit des bestiaux , ce que Ton sé-
pare du troupeau quand il devient
\ïXf\i 'considérable, l^ous disons en-
coitf tfssaho pour lès'aAi^SUeB \ ce mot^
53a £ S S
lelon quelques-uns , vient à*cissir,
sortir ; exîre ; je le crois plutôt formé
de schisma ou d'ejrimcre.
EssEMÉ y cssetnée : Terre ensemen-
cée ; d'où iieu d^ petite essemée, ter-
ritoire où il y a peu de teire à ense-
mencer.
EssEMERT : Pareillement, de même.
Voyez EUSEMBLEMENT.
EssEMsa , eschemer: Séparer, pri-
Ter 9 retrancher ; de tchistna ou
^ejdmere.
£ssBMER : Ensemencer.
EssEM s : Ensemble ; simul omnes,
EssENER : Assigner , convenir ;
assignare.
EssJSNHAR : Enseigner, apprendre;
ùuignire.
EssEoi : Chariots ou carrosses de
guerre des anciens Gaulois. Borel a
mal lu , il y a essedû
EsssEBEE : Oter les mauvaises her-
bes, sarcler; d*herba. Voy. Essarter.
EssERMEHTER : Emporter d*une
Tigne les sarmens taÛlés , ébour-
geonner.
EssERPiLLER : Coupcr, ravager,
piller, voler, dérober ; excerpere. Ce
terme est encore usité en Bourgogne
pour signifier, ôter, couper les gour-
mands , rejetons de vignes , couper
des branches nubibles ail x arbres.
EssERPiLLERiE : Ravagc , pillage ,
Tol , enlèvement de biens.
EssËs : Encens.
EssssssR : Encensoir.
EssETE , aùetie : Petite hache; ascia,
EssEUL : Latte , échalas ; et essieu
de voiture ; axùt.
Esseulé , esseuUe : Bois propre à
couvrir les maisons ; axiculus , scin-
dula.
Esseulée (s*) : S'écarter, s'é-
loigner.
EssEUWER : Essuyer, dessécher.
: En avant , devant.
£88
Du port putcat , les voîlet
Li vcssel t'en TOnt estevof^
Ver» V'uXt endltée de^aat.
GuUUutme^Gmimrt
EssEviR : Assurer, rendre slahlet
En asseyant : En assurance , en exé-
cution ; nsseverare^ auervate*
EssiANCE : Chicane, détour, su-
percherie.
EssiAVER : S'écouler, aé retirer;
EssiAviERE : Bonde d*aii étang ,
égout ; d*aqua,
EssiAW : Evier , canal ; d'o^va.
EssiEF : Modèle, patron; exem*
.plum ; en bas Bret. eczempl, esempL
EssiEiiT : Connoissance. jiessieat:
Sciemment, avec connoissance ;^c(eff-
ter. Voyez Esciant.
Sont donqoes sages tels marchaans?
Pion y mai» bien fols, chetifs* meachcni,
Qui choses à tssient achettent ,
Où tout perdent ce qu'ils y metteat.
Bomam tk la Bote,
EssiEHTEx : Sage , très -savant,
prudent , avisé ; sciendssîmus*
EssiER : Chicaner, tergÎTerser,
chercher à tromper.
EssiEUTÉ \ adj. : Qui est excepté,
exclus ; exceptas.
Si comme nous avons dît que l*ea ae res-
pond pas d*une chose i pluries personne»,
quaut cbascuns le demande toutes fois èi cas
qol sont essietttés.
Coutume de Beamvoùis , ekap. 6.
EssiEUTi , adv, : Excepté, hormis.
Se li enfex innert sans hoirs , mes se li père
et la mère vivent en^aole où tnns qœ lenr c»>
faut muert saus hoirs, tout die que il don-
nèrent à lenr enfant leur revient , se enfant
ne le aloue en son virant essieuté ehe qae 2
a laissé en testament do che qne il paet et
doit lessier ; »i comme il est dit où db^itre des
testamens , et essieuté la partie qne k fcams
an fil en doit porter.
Coutume de Beatuwsù, cka^ l^»
EssiEUTER : Excepter*
ESS
EssiGiTÂTioir : H jpotbèqne ; assi-
gnado.
£ssicHEi& f essigner : Donner, hy-
pothéquer ; assignare. . ^
£ssiL , esstlley essole : Latte , écha-
las, bardeau; axiculas , scinduia,
£ssiL : Exil , bannissement, ruine,
ravage , destruction , peine , aflflic*
tion; exilium.
J« ne feni pUIt %\ ylXêÀn
Tant que Dtex me taye la maîn ;
Pniâque je ai perda mon fil »
Miels ToU esire mit en euil
Qae n*en fust prise la Tanjance ,
Car mouk eo ai duel et peMn^.
Roman d^Atis et ProfiUas*
Car je soi* chil qui jamais n*iere
Jour sans trarail et sana essil
Pour chest diable de baril.
U DU du Baril
'EASJthitK, essiiiier : Ravager, faire
dn dégât , détruire , briser, extermi-
Rer, bannir, exiler, mettre en capti-
Tilé; à'exilium, S'essiiier , ^echiUer
^une choit , c*est s*en défaire , s'en
dépouiller.
Jteais amis ne Tons damast ,
Kt vosist penser et relUier
An cbastel prendre et essiUter.
Roman de la Rose,
EssiLLEUR : Dissipateur, dévas-
tateur.
EssiMKE : Rendre maigre , exté-
nuer, consumer , faire périr , dimi-
nuer, séparer, priver, retrancher;
ejcimere. Barbazan le dérive de
êckisma*
Essia : Sortir; exire,
EssjOTssEMBHT : Plaîsir, bonheur,
joie , contentement ; de gaudium.
Eiso : En son , in suo.
EssooiTE, essongne : Droit seigneu-
rial qui varioit selon Tusage des lieux
on il étoit établi ; exoneratio ; d*où
essoigner, payer ce droit ; et peine ,
latigjae.
ESS 533
EssoiE : Qiariot de guerre garni
de faucilles , dont on se servoit chea
les Gaulois ; essedum,
Essoip , essoé/e : €k>rbeill& d*osier
à deux anses , qui servoit à mesurer
la mine de fer et le charbon ; de sepet.
EssoioiTE , essoine, exoane, exoine:
Empêchement , difficulté , embarras 9
peine, chagrin, fatigue^ soin , affairey
dispense , excuse ; d*exoma , selon
Ménage , et de sunnis , selon Borel,
Ces mots n*ont pas signifié , absence^
punition , comme le dît Borel. —Un
moine s*étoit enivré , il étoit déjà
entre les griffes du Diable , qui s*ap-
prèloit à en faire sa proie , mais la
Vierge l'en délivra :
Kt puis après rnonU saintement
L*a taîngnié de sa bêle main.
Garde , fet-ele , qne demain
Bien matinet lans^nl etsoime, (em|pèake-
i^nt)
Soiei confès à mon bon moigne.
Le non don moigne li a dit ,
Dame , fait-il* sans contredit ,
Yustre plaiair ferai partoti
Gautier d€ Coinsi, liu. 1 , chojp. 7.
Fartout souffri pour nous sener,
Formené fn pour nons menée
Ans délia qui sont sans essoine, (obstacle)
Où nuls ne povoit assener
Sans lui qui se laiasa peuer.
* Codiciie de Jehan de Mèmng,
vers 395.
JUicnns dient pour tontte essoine , (cxcate}
Qu'elle doit assaillir la porte
De rhostel de quelque chanoine..
CoçttiBart:»
Et li comandc que grant erra
Alaat léens sa cutc qoerre f.
Fere l'en estuet sa be«otgne ;
Maia ele ne- sot pas Vessoigne (difficolt^
If e le CUrs qui dessous séjome.
FakUaudu
Quant aaeane veut pronrer par recorf f n^
cun cas qui par recort se rient pronrer , '^.
comme de mariage ou de oonvenanche, de par
chaus qni au. mariage furent , ou par aucnn
errement plediê en court , on de aucun juge-
ment ^et ébil qni doirent fere le recort . si
534 £ s s
ne sont oa paît, on il ont tel essoùae qat tl
■e puéent v-oir, IVo df-i «i'tnner a cKelni
tfiû a àproavrr t^I ••?riiie que îl -oi^fat rereniiy
oa que il toitnt hors de \tur essoime.
Coutume de Reauvoms , ckap. 3^
EstoicvER , essoimier ^ essonier,
essormer, eroinier^ exonier : Excuser,
dispenser, décharger, cl<^gager, dé-
clarer une personne incapable d*agir ;
exonerare ; en basse lat. essomare ,
€xoniare.
Ploftîeiin estoigmet sont par lesqatex , oa
par «BCDiia de»quiex l'en poet essonier le joor
igÊt on a par errant ton acignear , ti comoM
«■lermeié da eorpé ; car quieooqae a «aladie
par laquelle il e«t aperte choae qoe il ne puet
ftni grant grief aller à son joar , il pnetloiau-
■ant estomier chil qni eat semoni par derant
aon Seigneur i^oareraia.
Coutume de Beamvoisis , cbap. 3.
EssoiH : Placer, poser ; sedere»
EssoLEs : Bardeaux ; ce sont de
petites lattes qu'on met sur les toits
pour attacher les tuiles ou les ardoi-
ses. Voyez Esseulé.
Esso5ER , e'^sogme, exstmnier: Sorte
de filet , ceinture , enceinte.
£sso!V!fiE : Droit d*aubaine.
EssovanBEES , essomeres : Celui
qui donne une excuse au nom d*uu
cuire.
Li essonieres qui essoioe ponr aotmi. si doit
dire en clieste manière à clieljï qui ti«>ut la
court; Sire , Pierre si es»oine tel jour comme
il avoit à hui pardcrant tous contre tous
clians à qui il aroit à fere, et quant il sera dtr-
lirré de son essoine, il le tous fefa à saroir,
si que tous le pnissiex rajoumer sM tous
plest. Coutume de Beampoisis, chap. x.
EssoFiF.R. Voyez K^cuopieh.
Esso&bth, esxoreiry essorer: Mettre
à seç, sécher, absorber; absorbere.
Essomii : Séché, dessi'*cbé.
EsfOBKE : Sortir, s'élever, prendre
non essor, marcher, aller; exire.
EssoBiLLEE, etaurilier, essoreilier^
rssoziller: Couper, arracher les oreil-
les, c'étoit le supplice auquel on con-
damnoit les irokurs; A^exaiu-Uuiare*
EST
EtsoBT : Hàle, air lee.
Essos : Os rompus , désossé.
EssouL : Essieu ; axis*
£ssorLiEB , essonUer : Coeper.
EssouMBTE : Bob mort , branclM
desséchée.
EssovB , essomre : Smirce. F^iyez
ESTTBFE.
EssoL'TE : Abri , conTerf .
EssoTEB : Essayer, goûter.
Esv>Tif E, essoifffit : Excoae , raison
alléguée ponr sVxctiser de ii*aToir
pas comparu en justice an joar
marqué.
EssoEB : Sécher, ôter la sueur»
essuyer, rendre sec ; exsiccate* Bar-
bara n le dérive ê^essudare»
Si tira son etpée kora de la gong* d»
peit , puis a un petit ruissel cie fontaine 11
lava , si Vessua à son roantel , et la rcbonta
an fourreau Borna» de Gérard de Ni
Essui : Yent ou chaleur qui scdie.
Essuyer , essuier : Évier, condak
par lequel s'écoulent les eaux saks
d'une cuisine; d*aqua.
EssuYON : Balai, torchon.
EssTAVKB : Écouler, faire couler
les eaux ; d'aqua.
Esta : Il comparut , il se tint sur
ses pieds ; stctit ; du verbe ester.
EsTABAiTi ; Pâmé,éYaBouL
EsTABLAGK : Étalage, drpit qu*oa
payoit pour la place où l'cui étaloit
ses marchandises.
EsTABLAB , estahler : Statuer, po-
ser, établir ; de xtabiiire , siatuert.
EsTABLP. , estafbic , estauhle : Sla-
])!e , constant, ferme, permanent,
siahilis; et écurie, étable; siabuùtm.
Hrlas ! des sept p<chiezaBorfria,
l.'liier pen- , j<- m Vu rens coulpaM^,
D .irf>Ufil, oijquf>«k nViu cuer piteax.
Mai." plus haulraîn que conestable ;
Vers crlur j*aT paour qnw en tabla
H Vn ^oT« cscriple sajis oacrcj ,
Jamais u*aroTe cuer estahie ,
2>e CttfdoTe qiril Trust ainsr.
/.a Confcssiwi de la Mie F^,
EST
EsTABLVRiE : Étau où Ton tipose
la viande ou d'autres marchandises
pour ies vendre; de siabilire.
Esta BLETS : Petite ëtable.
EsTABLETiÊ : Durée , fermeté, sta-
bilité 9 solidité ; stobtlitas.
Car par ckant oa y aent froUleur,
Kt par froit trop grande chaleur ;
Vé pour yrer ne ponr esté : ^
en n*a en la! ettahlité
Qni reat telle vîe mener.
Roman dt la Bme,
EsTABLi : Commis , constitué, pro-
cureur.
EsTABLiE : Édit , ordonnance « rè-
glement ; garnison , gens de guerre
établis dans une place.
EsTABLiEB : Étallier, qui expose sa
marchandise sur un étau , suivant
D. Carpentier.
EsTAC , esfaœ , extache y esîmche ,
estaque, esteche : Lien , attache, pieu,
colonne , but , mftt , pilier, poteau ,
fanal , guide ; en bas. lat. stacha ,
estecha, de stadium; en Prov. et en
Langued. estaco; en Espag. ejtiaca.
là Marooit retinondi que la pliu petite
pierre de 'iir ne Ii rendrolNil mie poitr soa
père ; mntê feht le Utr à nue ttackê en Tost \
et il trairoient à lien.
Le Continuât, de GuilL de Tyr,fi^, 3*7, iî*.
Faites là fors fichier deux estacket bien fora.
Puis ottes de la bierre , cel home qui e«t mort,
Kntre les deux estaehes soit bien fichiez le cors.
Le Jugement de Salomon,
^TACADE : Palissade , enceinte
fermée de pieux, digue formée de
pilotis ; en bas. iat. esiachamientum ,
de stadium.
EsTACADi&E : Attachée , liée.
EsTACEiiEZ : Banquier , agent ,
changeur.
EsTACHE. Foye^ Estac.
^fTAcvEis : Combat , se dit sur-
tout de celui qui se donne aux palis-
sades d*une ville ou d*un château.
FojfCZ EsTAC, ESTACADR.
EST 515
EsTACHETTE : Petit pieu, petit po-
teau ; de stecha.
EsTACHiEB : Attacher à un pieu.
EsTACiAN : Locataire , fermier ;
bail ; stabulans.
EsTAçoH : Échoppe, baraque, mai-
son , boutique , bureau où l'on se
tient ; stabulum.
EsTAFPiER : Domestique, valet*^
de-pied , qui tient Tétrier ; stjipator.
Est AGE : Salle à manger ; du verbe
escare ou de store ; en ancien Prov*
csta^,
EsTAOE : Maison , habitation, de-
meure , 4o!i'?M^U« ; place , raxig , état ,
degré ; droits que les seigneur^
avoient sur les gens qui achetoient
des immeubles dans leurs domaines }
obligatign de$ vas^ui^ de demeurer^
en temps de guerre , dans le château
du seigneur pofcr le défendre ; de
stattis y statutus; en bas« lat. stagium;
en anc. Prov. estaga , estaia, estqjka.
— Une fille paralytique s'adresse au
bienheureux Aronce ; et après Tavoir
guérie , il lui dit :
LicTe SOS, et il tint sfi main et en son euags
la leyat eflhefement.
Dialogues de S. Grégoire ,Hv.S^ eh. aS.
Surge, pumumque ej'us tenuit et eam im
autum tuum protiHàt erexit.
Nos ne soit recens àferedemoreen taTcme»
•e n n'est trespassant , où se 11 n'a ancon
eiCfl^ en icde taverne.
C^nnaaee de ta$4.
F«STAGE , estrage : Chemin publie.
EsTAoïi. Voyez Es^tacian.
EsTAGixa : Habitué, selon Borel.
EsTAGiBE : Établir, domicilier, ha-
biter; store ; en Prov. estairé*
EsTAGiKEE (maison) : MaiaoQ où
l'on habite , domicile.
EsTAGiEBEMENT : Fixc , à demeurc,
avec étabJKssement.
EsTAiBLB . estaabU : Stable , per-
manent ; siabiiis.
4
i
S36 EST
EsTAiCHE : Poteau auquel on atta-
che quelque chose ; siadium; en bas.
lat. stacàa.
EsTAicHiER : Lier , attacher à un
poteau ; en bas. lat. estacàare.
EsTÀiB : Terme 9 saison, arrérage,
échéance^
EsTAiGE : Rang y place » degré ,
état; status.
Oo peut éTÎîer eette daaee
Fftr iToir Tertii de conige ,
Et «n MO estât Mmffifaaea
fitiu désirer trop lumlt estaigie^
Ihmce aux Aveaglêi.
EsTAXL , étal, etau : Place , bonti*
que ; de stabtlîs.
Si one personne bsrg^nine denrée à Vettail,
•V i TouTroner d*im marchand oà il veult
acbepter. âmc. Coutume de Paris, art^ 8^
Est AILS , estailU^: Copeau, éclat
de bois. Voyez Esselletk.
EsTAiLLAGE : Étalage.
Estai LLAïf^ : Ciseaux, forces à cou-
per du foros carton.
EsTAiLLoir : Espèce de levier, cer-
taine partie d'un chariot.
EsTAiMTER : Potier d*étain.
EsTAiN : Ce sont les plus fines
étoupes ou (liasses de chanvre, de la
soie et de la laine cardée , et étendus
en longueur pour faire l'étoife ; sta-
vùna f stamen. Les bus à'çsta n dans
le Berri , la Bourgogne et la Nor-
mandie , sont faits de la plus fine
laine.
Estai M : Sorte de métal ; stamnum.
EsTAïKCHiKB : Mettre opposition ,
cippéchement , retrancher.
EsTAiHDEE : Mourir, finir, étein-
dre, calmer, appaiser, dissiper; ejv
tinguere. Près de Vestaindrc : Près
du trépas.
Cîk fist le fa par tout estiUiuEne ,
Tsnt sonbtilU, pour gens destraindre.
EST
EsTATimms, sûbsL. ; Fû», oMilt,
trépas ; ejrstùictus»
lli Tirent in Dame gisant dans It tOMi»
eoanne tor ïestaimdre , car airs U «atoît flfe.
BamoMdu CmtmséÊ Fomskkm,
EsTAiHT, estainct : Fini, nort» tré-
passé , éteint ; txsttnetas.
Mes prières eseootex et laes plates,
Faictes qa*en moy soient de tout esÉiEnâB
Des ennemis illosions daBpnablea..
Complainte sur la mort da ChmrMk
Estai R : Se tenir deboat ; jCoir.
Estais : Lent, paresseux, qni refit
les braa croisés ; étamine , sorte
d'étoiTe.
Estais, estait , esteit^ estei: État»
condition ; status,
EsTAL , tstalie;, Rengt degré, état;
place , demeure ; piédestal , siège ,
banc; stallus; en bas. lat. estaibsm,
estallagium ; et combat , bataille.
Faire estai : Céder, abandonner ea
paiement. Prendre estai : Dissqier,
batailler, combattre; à estais sans
cesser ; rendre estai , s'arrêter. —
Une Nonnain vouloit sortir de son
abbaye pour épouser le nereu de
Tabbesse; mais une image de la Vieiga
la retint d*abord :
A l*aU envîut et passer cuide ,
Mais l*image son estai ru'tde ,
A l'iils en rient , plus n*y aient «
Ses bras encroiea devant loi tent »
Oraut pièce y est , ne se remnet ,
Si qi:f> celte passer ne pnet.
Gantier de Coinsi, li», i, ckap. ^4.
Kt non ponrqoant 'A j eut de tens Lom-
bardii ki orent honte de ckc que il> inioieat,
si rendirent estai , mais trop le firent à en^i
TÎs , et pour ço|i c^*ils voient b.iea que
battre les convient par fine forclie.
f^Ue-Hardouin ,
De haut estai en bas escame ,
Pnéent bien lor siège cangîer.
Miserere du Reclus de Maliens, su li/Êb Mm
Cbaseans a en <;on poing une pierre potgnat
Dttvers le haut an tertre leur ont livré eslaL
Boman ^Alexand^*
SST
EsTAL^E , estaUiere : Pîetix eofon-
€és dans une rivière^ pour y tendre
des filets et prendre du poisson.
£sTALKR , eàtaUer : Installer, éta-
ler, asseoir ;*de stallus.
£sTALLEs : Mot sans explication
dans le Glossaire du Roman de la
Rose; il renvoie au vers ao564 9 au
lieu du vers 20672. Les estalies $oni
ce qui donne le nom d*estailon à un
cheval entier, un cheval de haras;
d^extaies , parties , boyaux internes
et eztarnes. L'auteur du Roman parle
de ceux qui ODuvrent contre nature ,
qui commettent le délit de Tépine du
dos , ou qui, selon Gautier de Coinsi»
joignent hic à hic.
Quant Orpheuf renient enrayrre ,
Qui ne tôt «rer , ne etcrire ,
Vt forgîer en la droicte forge ;
Pendns toit-il piinny la gorge ,
Qui tel reiglet lenr contronra.
Vert nature mal aVcproara.
Cilt qni tels maistrûes defpî«ent ,
Qoant à rebonrs les lettres lisent ,
Kt qnî pour le bon lens emprendre ,
Par le bon ebief nés renient prendre »
Aînt parrertiiaent Tescripture,
Quant ils Tiennent k la lecture.
Or ont rescomeniement
Qui toua les mettent à dampnement ,
Puisque là se mêlent aerdre ;
AInx qu*iU muirent pnissent-il perdre
£t Taumosniere et les estalles ,
Dont ils ont signe dVktre milles ;
Perte leur Tienne des pendent
A qnoy Tausmoniere est pehdent,
Les niarteaulx dedeiis atuchex
Paissent ils aroir esrachiez ,
Li greffe leur soient toUu
C^ant escrirc n*en ont touIq
Dedens les précieuses tablet
Qui leur cttoient très cooTenablet.
fioman de la Rote,
EsTALov , estallon : Cheval de ha-
ras , cheval entier, parce qu*il a ses
€StaHes,
EsTALov : Arbuste qu'on laisse
monter et pousser en haut , selon
Borel , qui le dérive de ttare , et
de longus.
E S T 53y
EsTiLoirea : Vérifier une mesure
ou un poids sur Tétalon déposé à
la ville.
EsTALoiTH^a : Laisser dans une
coupe de bois suffisamment de bali-
veaux ou à^estaloru.
Est AME, esiamene, estamet^ esUh-
mine : Étoffe de laine , espèce de che-
mise , Tétement de dessous ; de sta-'
mina, stamen,
EsTAMPsacHE : Longue perche qui
est debout; de stans,
EsTAMPois : Monnoie frappée à
Etampes ; de stampe.
EsTAirc : Las, abattu , fatigué.
EsTAHCRAT : Dîguc , éclusc.
EsTANCHB : Vivier, étang, réser-
Toir , lieu où Ton conserve du pois-
son ; stagnum. Estanche de vin : Baa
pendant lequel il n*étoit permis à
personne , excepté au seigneur du
lieu , de vendre du rin en détaiL
Foyez EsTAGAPB. v
EsTANCHii : Héritier coUatéraL
EsTAïf cHiER ^ estancher : Boucher,
empêcher de coulée; appaiser, iairt
cesser, retenir^ diminuer, supprimer,
retrancher ; extinguere. Barbaxan la
dérive de stagnum^ parce que » dit-il*
un étang retient Teau.
Et pour ce , tant di Toaa en ai ,
Et tek raisont i edmcnsî ,
Que leur jangle meil estanehier.
Que nul ne a*en puet reTanchier.
Moman de la Rate.
Lort Todrent de la mer pultler ,
Pour fiin et toif faire etUmcKier.
Vie de S, Brandm.
EsTAVDB : Bord , rivage de la mer;
^extentus,
EsTAifoaE : Étendre, renTeraer;
extendere.
Entre cent ae fiert et embat;
Le premier qu*il ataint , abat ;
Mort etiamUi le laiste à terre.
Roman de Pereeval,fol, SSf.
EsT4HG9tBBB : Rcpas , festio.
538 K S T
y.îTk'sii : Ilgoul, gouttière; de
Miannum,
Estant (cstre en) : Etre debout ,
levé , droit ; sians , xtantis ; il s'est
dit aussi pour étain; de stannum,
stamnum.
Lors en mon estant mp dirsMf
£t puis «Km regart ^àreM^j
Ver» l'arbre
Le Dit 4c VEprevier,
EsTAirTAiLT*o?r, esciintaiUon : Mon-
tre , échantillon , modèle « mesure ;
de stans.
EsTAPE , estaple , estapple : Foire ,
marché public , lieu où Ton Tend les
marcliandises ; d'où estappler, étaler,
eicposer en vente au marché.
ËSTAPPE : Pieu , pique , perche 9
pilotis. Voyez Estac.
EsTAQiJE : Poteau , blanc ou but
où Ton lire; auditoire , lieu où siè-
gent des juges , et pilori.
EsTAE : Demeurer; stare,
EsTAHK : Maison , habitation , de-
■lenre*
EtTAELiic. Voyez Estrllik.
EsTAsasMEHT : Droit qu^une ville
Avott sur les biens d*un de ses bour-
geois mort sans héritier , lorsque
ces biens étoient achetés par un £0-»
rain ; de status.
Estât : Ménage , famille , maison ;
pension , revenu, appointement ; dé-
lai , trêve ^ suspension ; d'où tenir
en estât , tenir en suspens ; status.
Estât : Qui est arrêté 9 debout ,
en attendant ; stat,
O7 cen ke U ecpoMse dist de recpooi , il
estât y disNil, aprèi la paroit.
Sermons de S. Bernard, fol. 37.
Audi sponsam de sponso canentem : quo-
miam eece stat post parietem.
EsTATE : Ce qui est propose en
échange.
EsTAU , estault : BQVtîque , place
EST
où Ton étale d« I4 marcbandiie ;
estault s est ^t ^uhI pçi|r «ÛW lût»
par justice.
EsTAUBLis : Etabli , fondé 9 âevé»
bâti ; stabiUs. *
EsTAUcsa , estaucier : Prendre un
étatise vêtir, s'habiller, se parer sui^
vant son état ; de siatuere»
EsTAucEUEE : Habit , Téfement ,
ornement. Barbazan , qui ne Texpli-
que pas , dit qu'il n'a vu ce mot que
dans le Fabliau de Frère Denise, Cor^
délier, par Rutebeuf , dans lequel uç
nommé Frère Snnon , Cordelier, al-
loit souvent chez la veuve d*fui Che-
valier qui n*avoit qu'une fille, naïf
la plus belle créature, selon le moinCf
que Ton pikt trouver de Paris jas-
quVn An^eterre. Cette fille étoit
pieuse et naïve ; elle voqloît eatrer
en religion ; elle s'adressa au Frère
Simon , pour le prier d'engager sa
mère de répondre ^ son envie. Jjc Cor-
délier saisit J*occ4$ion , et il loi dit
qu'elle ne pouvoit mieux faire ; mais
que, sans en rien dire à personne,
elle feroit encore mieu^ de se mettre
dans SOQ couvent ; que pour cela
elle n'avoit qu'à s'habiller en jeune
garçon :
Par M guile r*»le d«^nt
Qui à barat n*i enteudi ,
Deatnt s*arnie li delfendi
Qne riens »on conteil ne déiat;
BÂais si Cflcement félUt
Copeir ses bcles trt-céê blofidea ,
Que ja ne le êiutt li Mondes ,
Kt féist faire estaneeure ,
Ft preist telle restéure ,
Com à )one home conTanroît ,
£t qu'en teil guise venist droit
En un leu dont il ert cnstodea.
La jeune fille ne manqua pas d'ezé^
enter ce que le moine lui a voit près-*
crit; elle prit la resolution de quiitff^
sa mère , pensant bien la laisser dans'
une grande affliction.
EST
JfâJt ceUe a*! donne nne bîUe ,
Aiot pente de li e^Ioignîer ,
Cet biant erhu a fait reofgner.
Corne TaUes fa estaueiée ,
ht fa de boeot iionxiaot cbaacîée,
Kt de robe à home restue
Qol ettoit par derant fendue.
Pointe devant , pointe derrière ,
Et Tint en icele meaiere
Li où cil li ot ternie rois,
Li frères , cui U anemis
Contraint , et teioont ef argae ,
Ot grant joie de sa TMiBe.
£sTAUi.AioR : Étalage , droit qu'on
paie pour étaler.
EsTAULB : Écurie , étahle ; stabth-
lum ; permanent , stable ; stabilis,
Cen te prietchet cU estaules, et ce ten ba-
chet celé mainjnre.
Sermons de S, Bernard ^foL 50.
Hoc tiki prcfdicat ttabolnm istud , hoe
jfrauepe elamat,
EsTiULitf , estauUe : Table , établi
d'ouvrier; de stabifis.
EsTAULiH : Établir , constituer ,
«difier , élever ; siabitire.
Rn troît choiet maîtmement tont estaiilit
BOttre detieren cen ke conrenanx chose ett en
CMi k*a etploit tomet , et en c«u ke deleiteit.
Sermons de S. Bernard, foi. 40.
Ifam desideria quidem nostra in tribus
smaximè constituta vidcntur, quod decet,
quod expedit, quod deiectat,
EsTAULT : Saisie faîte par jusrice.
Est AULX : Stalle d'église; stallus.
EsTAUPifiifua : Taupier, celui qui
aplanit les taupiuières d'nn pré ou
d*un jardin.
Est AU a K : Étau* feD<^tre, jalousie
qu'on y met. •
EsTAux : Vente à l'enchère, vente
forcée des effets sa bis.
Est AVE : Grand filet , et droit qu'on
payoit pour pouvoir le tendre.
EsTAVLK , estaule : Stable, tran-
quille , ri'soiu ; stabilis.
Savoir poez par clifftte favle
SVn soveR et ferme et estavlr ,
Le nieniere de maint geat ,
£ S T 539
Bien le pnet-on rëir soTent ,
Qui tant te vuelent etsauchier ,
Kt en maint lia apparillier
Qni B*«IBert pat à lor corskagCt
li Vntnrqoetont à lor parafe :
A maint ett ainsi arenn
Come à Tatne qu*il ont batn.
Fabh de fÀsne qui ifonhU eamser
son maure, par Marie de France,
Est AVOIR , estovoir : Combattre ,
disputer, contester, débattre.
EsTAvoiH , estovoir, estouvier, es-
touvoi'r, subst. : Bienséance , conve-
nance , égard , nécessité , provision
de tout ce qui est nécessaire. Barba-
zan le dérive de l'ancien mot français
estaee,
Lt roary doîgne k ta femme honoréemrnt
et roTcnablewent lor riirre et lor estovoir,
ciiiiscun selong ton pooir.
Philippe de HoifçiTe.
Estât : Support , étaie de bois ;
de stabilis.
EsTATMiKa : Potier d*étain , cbau-
dronnier qui étaroe ; stnmnamis.
EsTCLAïav : Apprivoisé.
Este : Chappe , cbasuble , Itfbit
d'églUe.
EsTBEB : Etienne , nom propre
dans Ville-Hardouin , édition de Vi-
genère. JSsteve del Perche : Etienne ,
Comte du Perche « que Vigenère a
tradnit par celui de perche , bâton.
Borel a, avec raison,re]evé cette fante.
EsTSBB : Manche d'^ne charrue i
de stipes , selon BoreL
EsTKCHiis. foyez Estacvbis.
EsTKiL : Poteau , pieu , jambage
d'une porte. Voyez Estbjljle.
EsTKiRF.s , Esiphene , Esieeme ,
Mstencs, Estenvenot, £*tephane, -fif-
tepke y Estephenv , Esteule, Estevc ,
Estevenans, Estcvenes, Esteveni, Es*
tevcnin , Estevenon , Estevenot, Este^
veny, Estevi , Estieine , Estienne ^
Estie\*enes , Estone , Estphane , Stc-
venin, Stevenon, Thevenin, Thevenot:
Etienne 9 non propre d'homme \
54o K S T
Stephanu^ ; du Orrc Stcphox ; an f<*-
aninîn , Kîtrfanie, EstenveneUc , K^te-
phaneite , Estephanie , Estcpnc , ^-
tevcnie , Estiennettc ; en anc. Prov.
Estëvënës ; en Lang. Estaki, Estefë ,
Estëvëy Estevènou; en £.spag. £stc-
vaniUez, Jstevan; en Anç^l. Siephen.
Pen de noms propres ont autant va-
rîédansles orlhographesque celui-ci.
Voyez CoENE. On trouve même saint
Ail pour saint Etienne, nom d*un vil>
luge du diocèse de Metz , près Briey.
Jadîi , ce tmîs , furent à Rome ,
Dni freret , doi TsUlaDt borne ,
li ainsnë. Pierres ot à nom ;
Riches clers et de grant renom ,
Li antres à non Estertes ot ,
En la cité pins sage n*ot
Mais par serrise et par avoir,
Asses sooTent se meffaisoit ,
Et souvent tort de droit fai&oit.
Gautier de Coinsi, Uv. a , ch<ip, la.
EsTBLS : Étoile; Stella; et estelé ,
étoile, en parlant du ciel.
Cîls fist divers ars nonveles ,
CQs mist nom et nombra esteles ,
Ciia glnia et las et rois fist tendre
Pour les bctes sauvages prendre.
Roman d» la Rose , vert aoa59.
EsTBLEiGK , estellaige : Étalage ,
droit qu'on paye pour la place où
on étale.
EsTELEa : Briller comme un éclair,
Estelle , esteiles , exteilles , es»
tilles y etelles: Éclat de bois, copeaux,
latte , échalas , bardeau , restes de
menuiserie ; htista , hastula.
Estelle , estelâ : Parsemé d'étoi-
les ; steUatus. On dit encore dans
quelques provinces , le temps est bien
estelié y sans faire sonner \s.
Et li ciel qne Ten voit si plains
WtsteUes qnant il fait serains.
Cil qui est si ettelkz
Eat Û firBMment
L'image du Monde,
EST
E^TF.LLTif , estelin, esterUn : Mon-
noie blanche au titre de hait deniers
de fm, apportée enFmnce par les An-
glois , et qui y eut court tant qii*ils y
eurent des possessions ; elle étoit ainsi
nommée à cause d'une étoile qui y
étoit représentée ; sterlinus, de steUa.
UestclUn étoit aussi un poids, suivant
rOrdonnance du Roi Jean y de Fan
1 35o , concernant la police de Paris;
elle porte que : «i Le bled couite vtmg^
huit sols le septier; la poste , pain dt.
Chailly , doit peser huit onces y dix--
sept estellins. La pastc ^un demer
coquiUé poise six onces cinq esteHinSy
et le pain cuit cinq onces ci demie ••
Borei dit qu*il y a apparence que ce
poids étoit de 32 grains , comme l'e»-
terlin d'Angleterre.
EsTEMENT : Etat, situation , bien,
aToir ; status.
EsTEMPEL : Course où le Tain-
queur avoit un prix.
EsTENDias : Etalons , mesurei ,
poids.
Este N DE, escende : Bardeau, éehan-
dolc, esseau , selon D. Carpentier.
Este n oei llee , estendeilUer, esten-
diller : Se remuer, s'alonger, s'éten-
dre comme un homme qui se réTeille;
cxtendere. Un moine étoit pouacre ,
%e^ confrères vouloient l'enserelir, le
croyant mort, mais N. D. le guérit.
A tant de li se departist
La douce mère Jliesn Crist ;
Ensevelir jji le vouloient
Et mrtrc en bière qnant le voîoîeoft
Kemuer et csiendcÛlier : «
Moalt »Vn pretment à merveilCer*
En picz saut sas lue» qnti s'éveille ,
Souvent se saigne et esmerveîlle
De Nostre Dame qn*à perdue.
Gautier de Coinsi, liv. i , cheip, 3i.
EsTF.NDELLE : Lingc de corps et
de table.
£sT£irD|kz : Estimer, apprécier.
EST
EsTÈHX : Le manche dé la char-
me ; stiva,
£sTE5£T : Latte, échalas, bardeau,
liàton , pieu. Voyez Estelle.
EsTEPBs , estepiés : Pièces , mor-
ceaux de bois , suivant Borel.
EsTEPiTE. ybjrez Esteines.
EsTsa , esteir : Etre , subsister ,
exister, élre debout , se tenir droit ,
comparoltre ; laisser, quitter ; store,
stertere. Ester h droit : Compavottre
en personne ; laùiser ester une chose,
la quitter, l'abandonner pour parler
d'autre chose; laisser ester, laisser
tranquille ; laisse^me ester, laisses-
moi respirer ; ester en jugement,
plaider en son propre nom.
Génial ainsi la conforte
Et de œ qa*il poet lui enhorte
Qu'elle UîMe son dneil ester,
Rommn de la Rose.
Wtîi cure de rostre bas ton
Ce dit Trubert , mes d*uu baston
"Vos batrai-je ja les costez.
Cornent deablc , estes vos tes!
Ja ne vos ai-ge riens forfet.
Trubert li laitse ester le plet :
Un bastou a pris à deus uiains ,
Le Doc eu flert parmi Us rains «
Smpiez , et eu jambe et embras
Fabl, iCEstrubert , n9 7996.
EsTEE : Canal où Teau de la mer
monte pendant le flux.
Ester E : Querelleur, violent, mé-
chant, séditieux.
EsTERE : Comparoltre en justice,
se présenter devant les juges.
EsTERJHBR : Secouer, essuyer, net-
toyer; ejcter^ere.
Este RLE : Mauvais sujet , mauvais
garnement.
EsTERLiN : Monnoie, poids, va-
leur. Voyez EsTELLix.
EsTERXEis, esterni : Étendu, ren-
"versé , prosterné.
Este r x e r , estemeir, estemîr : Ren-
Tcrser Joncher, étendre, jeter à terre^
EST 541
épandre , prosterner, mettre sou& les
pieds; sternerc,
Q Tirent ke une voie aloit par droite roîo
d*Orient de sa celé joskes el ciel, laqaeile Toio
•4toit estetneie de pâlies.
Dial, de S, Grégoire ,lw.^^ chap, $7.
Viderunt namque quia stratu jMtliis atque
eiutmeris eonuca lampadibus tfia recto onen*
lis tramiu ak ejus eella in ctelttm usque
^endebatnr.
Ester PB : Race, lignée, branche.
EsTERPER : Couper, arracher, ex-
tirper. Voyez Essarter.
Esters : A Texception , hormis.
EsT^s , estez : Pont , passage.
Estes -vous, estes -vos : Yolci,
voilà ; ecce,
Eudementlers qu'ainsi estôit,
Kt que pour le poeple oroit »
EUet-¥OUs le Trais Jbesns Crk,
£n sa main tenoit un escrit,
A Ini s*apam à deliTres
Et en sa main tenoit on liTres ,
Xes saintes et bones eTangites*
En qoel furent toutes escrites.
Le Purgatoire de & Pturiee.
Estete : Listrument, outil de ton*
nelier ou de charron.
EsTEu : Mesure pour les liquides.
Esteuf : Balle pour jouer à la
paume. Barbazan dérive ce mot de
stupa , étoupe , parce que ces balles
sont faites avec des étoupes. M. de
la Monnoye se trompe en disant que
c'est du mot toufe, qu'on a fait esUufm
Aprenes enfans et notes ,
Aucuns 7 a qui ont beau faire ,
Gentils-hommes de buns bostelx,
A grant peine penTent-ilx plaire 3
Car par force d*euK contrefaire «
De batre , de ToUer aux griies ,
De Iiault tenter , crier , et braire ,
On Se mocque d*«ulx par les mes ,
l^s deraj pantoufle becquiies
Rondes par deTant. comme un craf^
Se semblent racquettes cousues ^
Pour fraper au ioîng ung e$leuf,
Coquillart , Droits nouveaux,
n Tint entrer au jeu de paume , et appetta
Fouquet , qui aToit desja bandé sa part d»
deujL dousaines à'esteufs et JMBoit à Tacquit.
Sotiu¥. Destriers ^ va- /\/qum119.
643 EST
EsTEULB , estaule , esteulle , eteu"
ble , eteule : Pailic , chaume ; stipula y
dont on a fait le verbe esteuUr^ ra-
masser de la paille , couvrir en
chaume.
Et ^uiM tadstfei Sites fut «H la croix , i i
doQta li hom U inort eom hodi mortctts , «tr
Il dist , Biâu per« , ne s««ffrt pai cette pi»-
siou , «e je n<t garandib les mien* ée li mon ,
car il n'estoit pas si comnechtes encore de
raagoiss«) del cors , come il e»toit de ce ke il
Teoit ke il n^avoit encore conquis fors le Lar-
ron , ki U cria mercliî en la croix , et se dist
Jkesns en TEsck-iptare , aussi com dl ki coelle
Vesteuiie el tans de mession , c'est-ànlire qu^il
n*af oit racatée que li Larrons ki n*estoit riens
envers les autres gens. Roman du S, GraoL
EsTEUR : Balle du jeu de paume ,
ballon.
EsTEUBDaE : Enlever. S'esteto'fire :
Se débarrasser, se dégager.
EsTBuasK : Délorse ou entorse.
Este UT : Convient ^ est forcé.
Ou yeate ou pleat , si vet qui 9sKùe,
Von those de fliîre YesteUt.
jinciem Proverta,
EsTBVB , Estevemn , Esteuehôn :
Etienne , nom d'homme ; Siepkanus.
Voyet EiTEiNEs. On nommoit aussi
este^anonSy estepenam , esta^ehùrs,
ettevenoh , ntie mon noie ft^ppée en
Bourgogne Sous Elienue , Comte de
cette provittce ; elle étoit d'un trei-
zième plus forte que le tournois qui
avoit cours sotis \t Boi Jehan.
EstkVoih , subst. : Convenance ,
nécessité , provision de tout ce qui
est nécessaire. Voyez EsTAvoxa.
EsTEY,ej<sez ; Eté, l'une des quatre
taisons de Tannée ; œsttis.
Estez : Pont , passage ; il a été pris
aussi pour fossé.
EsTVAMMK : Fil qui sert de chaîne
au tisserand.
EsTHEUft (il) : U étoit y il a été;
EsTHuia : Oter, éviter, faire par«-
tli*, i-^avoyer, chasser; ejttruilere.
EST
EsTiBAOon : MéUyer, ferttkief ^
tient une terre à moitié fruits.
EsTicQUKTTE .' Petit pieu qui aer-
voit de but pour certains jeux.
EsTiBMES : Nous étious.
ÀToi , Sire , dist 11 Vallék , m vo faow
nous jà se Difu plest , plus dure est honcvqne
sottfraite , et que ferions non» donqnes se boh
rsHemes tronvex ei&Miint lé trésor à l*Etfpe-
reour , noos serions honis k toc jors , rt aosii
lignage atiliet. Roman des iept Sagm,
EsTiENNK Au^ ouEs (Saînct) : Ainsi
nommé de ce que , dans certains
pays , on apport oit le Jour de la fôtfe
de ce Saint , des oies dans les égliikîs
dédiées sous son invocation.
EsTiEa : Choisir, opter.
EsTihE , ester : Canal ou la mer
reflue; canal ponr conduire l'ean,
selon Monet.
EsTTE^s : Excepté , à la réserve.
EsTiFLET : Bagatelle, niaisene.
EsTiKCELLES : Élincelant , pétil-
lant , jetant des étincelles ; palUette
d'or; scintillans.
Dragons voulans et esdnceltes
Font-3 par Tair sembler esteUcs «
Q|^ de cieux en chéant descendeiat,
Si^m les foies gens entendent ,
Mais raison ne pnet pas véoir
Que riens puisse des cieiuc chéoir ,
Car en eolx n*a rien corrompable ,
Tant e»t fors , et fers , et estable.
Mmman €ie iti Jkfêe,
EsTiNDHE : Mourîr, faire mourir,
tinir , éteindre , anéantir , détruire ,
supprimer ; exsdnguere.
Esnvs , estint : Fini , anéanti ,
mort, éteint; ejcsUnctus,
EsTioLEH : I^evenir mince.
EsTioMKNK : Sorte d'érysip^le.
EsTioM^Ni : Homme qui a le corps
mangé, rongé et attaqué de dange*
reuses maladies , suivant Monet.
EsTiy Al. y esdvaii , estivals , estt-
vausy estivaux y estîveatise, esiiwaus ,
tstîviaux : Belle légère » boltme , ou
Est
d*ëté, qu'on appeloS aussi
house ; d^€esiti»aléa , œ9ti9aie , esû^
valiay selon Ducânge ; éïi liai, stivali,
Borel dit que ce sont d^s bas de
«hausses ; Dueançè , au ibot JÉiri-
YALiÀfdit : Ocreice, caiceorum speeie^,
quitus œstaie iàebaHtur , Iteùsé ou
estivant. Il cite un passage de Ma-
thieu de Patîs, stik* I«s Statuts de
l'hôpital de Saint- Julien en Angle-
terre : ^stivalihus lat^ sen botis
pro cakieanvtiktis tttuntur ; et un
compte d'Elieàhe d^ la Fohtâiue,
argentier du lloi, de l'an ]35i :
Guillaume Loisel , cordoùannier du
Hoy, pour cinq paires ai estivaux ^ et
cinquante-deux paires de soliers. Bar-
bazan prétend . i ^. que ces deux au-
teurs ont mal lu , et qu'il faut lire
€stuiaux , qui sont des bottines, et
non pas des bas de chausses , côiAmè
le dit Borel ; Wt en second lieu ,
Qu'elles servôieht eh tout tenips , et
non pas seulement en été , et que ce
mot ne vient pas î^œstivalis , maïs
û'estuier, estbujer , serrer, cacher
et couvrir, auxquels il renvoie; il
«jonttï qtee Joinviile a dit dans un
endroit :
P.t li trcDcha tt>ute la jainb« en telle ma*
«1ère qàe eh'e ne tîat c^è à Vci/ttM/.
Icele nuit qac je vos dl
Touna et plut et elpàt^i ,
Si lié p«t pat li Roî» «lormîr,
$ea cliaiibleiaaa C«t toz venir
Devaut kon lit, et demanda
Vue chaue , si rafubla ;
t}u> cjfipiif u Torré» d*crm!ne ,
Ciiatt«;a li Uoii.
Rotnan di: l*trct^ , foL i88, V^,
EsTi'vAif Dié. y oyez Estibàdou.
t^TiVE : Ins\ riment de musitpie ,
connu parlicuTièrement dans la Coi^-
iiouaille , cornemuse , sorte de trôùoi-
pette.
EsTivBLOT : Pot,criiche, Tasc.
£^Tiv£a , tiùviùr : McUrc les tefk-
EST 54Ï
fiâux aux pâturages d'été; œstîvtire.
EsTivos : Voici , voilà ; ecce. Voy*
£STKS-V0US.
EsTME : Estime , œsdinium; juge*
Ihent , existimalio; en Lang. eymé.
EstoBizias : Elffrayé , étonné;
sUipens.
£stOBi£iixîÊKS:Étonnement,frt7aur;
de stupendus.
EstoBEzik : Effrayer, étooner;
stupescere,
Es'ToBtÀoB : Droit qu'on pa^oit
^ôulr laisser pattre les chaumes oa
csteules aux pourceaux.
Est^o : Ligne , pointe , pieu , po-
teau , tronc d'arbre. Iljxirt ttettac
et de taille : 11 frappe de la pointe et
dte tMukohant. Ce mot , suivant Bar-
bazan, ne date que du xv* sièdt.
Ménage , et apirès lui Borel , le déri-
vent de l'Allemand stock y un bâton ;
de là'àuUi, «fit Borel, vient hrin-
destoek , Un 'gttitsA bâton à «anter les
fossés. C'est sans Ibndement que Bar^
bazan troit q«i'il vient du Latin ;r/o-
rrtàmà , 4ui , dans Hine , signifie An
ftr acéré, aiguisé par la pointe.
Car tof t aptrèfe par uag tria grant 4et|iït
Strabdaioficaieiit je las frappa e^^cBTena,
Rt m*ont lolatr «k langoir en leorlit \
^mUqua je liera à^estoc à la trarerse.
Dance aux Aveugles.
lEstoc : Soilrce, Mrce , oi^ine,
ligne.
Qo! ofr v^nin fle plonrs et plaint 'grant noîi^
Aille véoir la mai»on Bourbonoite ,
Et iaVgoe de «on «stocpaVtia ,
Xt il verra qne perte d*ami» poiie.
ComplaiiUe sur Us mort de la CoaUeme
de Charolois,
Estocade : Action de combattre
de la poiiile , de frftp|)er de la pointe.
EsTocADER : Vrapper de pointe ,
combattre à la pointe.
EsTOGAGE , ettocoége , estogage ,
estoicage : Droit dh aft Seigneur à la
rtiAt des iâimey»ltfs ^i étoieut )de
544 EST
leurs dépendances ; et suiTint la cou-
tume de Desvrene , dans le Boulo-
nois , art. 3 , droit de quatre deniers
dû aux seigneurs pour une vente
d'héritages , qui se devoit payer le
jour de la vente , au lieu de relief ,
selon Ragueau.
£sTocER , estrochier : Frapper du
tranchuiÀt ou de la pointe.
£sTocQuiKa : Boucher, fermer*
EsTOFKE : Approvisionner.
£sTOF£BKSSK : OuvHère , coutu-
rlère, lingère, celle qui fait ou garnit
des bourses.
EsTOFFE (gens d*) : Gens de mé-
rité, de courage.
EsTOFFKMENT ! Sc dit de celui
qui est bien accompagné , à qui rien
ne manque.
Estoffuhe: Garniture, ornement,
accompaguemen t.
EsTOFLER ^ Meubler, garnir*
EsToiANTS : Amassant peu à peu.
EsToiDE : Ëclair.
EsToiER : Garder, réserver, selon
D. Carpentier ; et combattre, suivant
Borel , qui cite un vers du Codicile
de Jehan de Meung ; mais il a mal
lu , cai)|il y a ostoiéy logé. L*auteur
parlant de ceux qui a voient été pris
lors des Croisades de S. Louis , dit :
U Greicneur aBeml de Dien si sont li renoîé
Quant il sont à mal faire et doit et aroié ,
Ce sevent eeiu qui oot dedf ns Acre ottoié ,
Ou par ccate geot furent mit â gUive et aoi^.
EsToiEE , estoyer: Serrer, rengai-
ner nne épée; d'où estuier, estujrer^
mettre en un étui , selon Borel.
jEsToiEEE : Histoire; historia.
Jadis avint, ce dist Vettolere,
Que dui frères , Arcliade et Honoire ,
Furent Rmperere de Rome ;
Ensemble en lor tens fut nu hoiM
£n la cité boen Chrestien,
Ki aroit nom Eufemien.
Est
EsTOXu : Étiez, du Yerbe éiMi
Voos renoiastet par troîa toi»
Que n*ciC0Ms dta sa coaqMigak.
FMmm dm. FUaiié qui oomqmsiFmmik»
EsToiLE I Éclat de bois, brancbei
copeau, ^ojres Estxlls.
EsToiEE : Histoire ; histaria»
Seigoor , ne toos q nier plos ealir #
Un dit Tona rûA reaoareW ,
Que lonc tens a esté perdus :
Onques mais Bois, ne CohM^baDw,
n *oîrettt de meillor étêoùm, .
Poroe ra»je mis «n aénioirt.
Que il est de bone matirs :
On le scet bien par tont TEmpIrt.
ta Batmiih dt Caretme et€hChmmagt,
EsToiEE, estoirement : Provisions,
vivres , équipage , tout ce qui est
nécessaire pour un voyage. On dk
encore dans le peuple , £i est parti H
a emporté toutes ses estoires, par cor-
ruption histoires. Estoire a été pris
encore pour, flotte , armée navale.
Celle nuit furent moult bîea feitoyti di
Comte , puis quant ce Wnt le matla» kw
estoire fut aprostée , si s*eii partireaC , It ti^
jerscrent la Champagne , et en twàx taai ei*
ploitaut , que a ung soir ils arrÎTèrent • Ifant
enGastinob. Romian de Gérard de Kê^mu
EsToiSEE A LE LBT : Subir la loî»
se soumettre à la loL
EsToiTE : Oibane portative , loge
de berger qu'on peut transportes
d*uii lieu à un autre.
EsTOLE : Robe ancienne qni scr-
voit aux prêtres, et qui aujourdlmi
est réduite à une simple bandeiqu*ils
mettent au col ; stola.
ËsTOLiKE : Qui porte une étole.
Prostrés qui toi fist estoHer
U te donna un gent coljer.
Rotnaii de Charité , strophe n^
EsTOLT, vstoltc p estouit , esiout:
Fou , étourdi , imprudent ; sttttau ;
et rude, difficile, hautain ; d*e,rtoliere.
EsTOMBEL : Aiguillon , perche ar-
mée d*une pointe pour piquer les
bœufs.
EST
KsTOMi : Éventé , qui n*a plus dé
goût ni d*odeur.
EsToxEiE y estomir : Etonner ,
trembler.
EsTOMis, e^/ommtr .'AbtttUf étour-
di , accablé , découragé ; et en ru-
meur, suiva nt Rabelais, Ut. i, chap . a*
M. le Duchat dit que ce mot vient de
TAllem. sturmen^ qui signifie alarme;
d*où vient Tltal. stonnire, et l'Allem.
stumty orage, tempête, alarme. Foj.
EsTOEMia.
Lors Uê haras qui «ttoyeat titammù
Trluflupherent en roiyal palelroy.
Rabelais, bv, i , chap, a.
Estonie : Tremblante , chance*
lante.
Si corne etpîoe en main ettonîe Isslnt, est
parabole en bouche de foU.
Bible , Proverbes, chap. a6 , nters. 9.
Qaomodo si spina naicatur in manu tenus-
ienti : sic paraoola in ore smltonwu
'Evtovvt : Endormi du coup , et
cODune col tors ; cela se dit , selon
Borel , de ceux qui ont reçu sur le
casque quelque grand coup de lance.
^TONNoia : Mot cité par Borel ,
qu'il dit ne pas comprendre , et il
ajoute ensuite qu*il peut signifier, à
Fimproviste ; il a mal lu le Mss. du
Roman de la Rose , dont il cite ces
trois vers ; il me semble qu*il devroit
j avoir estouvair, convenance , pro-
-vision , ce qui est nécessaire. Fojrez
EsTÂVOia.
Souvent quand II te touTiendra
De te« amours , te couTiendra
Partir des gens par estonnoir,
EsTONPACiEE : Mettre au pilori ,
ou au carcan.
EsTOPE (sans): Sans tromperie,
sans bourde.
EsTOPER : Boucher, fermer, enfer-
mer , couvrir ; de stupa.
Cil qni estope son oraîUe al crîe du poeTre ,
il criera , et si ce ne ert-il point of •
Bible, Proverbes p chap, ax , ven, i3.
EST 545
Qui obtiirat aurem smam nâ ciamoreni
pauperis , et ipse danUtbit, et non exaudietarm
EsTOQUAGE , estoquaige : Droit
qu'on payoit pour étendre du ling«
ou d'autres choses sur des pieux des-
tinés à cet usage ; droit de relief, et
droit qu'on payoit au seigneur pouc
prendre les souches d'arbres.
EsTOQUEa, cstoquier : Frapper ,
pousser , casser , rompre , briser ;
du mot estoc.
La péuskiez-Tons réoir maint escn de quartier.
Et mainte bonne lance dont le fer fu d^acier, '
Banierec , contre reut , et banieres baloyer.
Maintes haches pesant, maint glaire pçur esta»
quier. Vie de du Guesclin,
EsToa , estors , estour : Choc^ mê-
lée , duel , assaut , tournoi , combat ,
joute, désordre, confusion, embarras,
conflit ; exturbado i d'où vient , dit
Borel , le mot estourdir,
iLndromaca femme d*Hector,
Le jour qu'Acliilles le tua ,
Elle lui defreudît Vestor
Et la bataille ce jour là :
Ses deux beaulx fils lui mena ^
Lui supliant en cris et larmes.
Que ce jour n'aUast point aux armes.
Le Miroir des Dames.
Or me dites que fêissiez ,
Se douze famés eussiez ?
Se Tune ëust de vous son buen ,
L'autre vousist avoir le suen »
Si i éust moult grant estor,
Chascune vousist à son tor
Avoir sa joie et son solas ,
Et vous estes por moi si las ,
Que ne poez les rains movoir.
Fabliau du Valet aux douze Femmeim
EsToa , estorance, estour: Trous-
seau , hardes qu.'on donne à une filla
en la mariant, don nuptial, aug-
mentation de dot ', instauratio. Voyez
EsTAvoia.
EsTOEBAGB : Alarme , signal pour
rassembler des gens armés ; exiur»
batio.
EsTORCEE , estorcier, lisez escor^
cer, escorcier : Relever, retrousser:
^ donner une entorse.
B46 EST
EsTORCBt : Effort , essai , centre-
prise.
EsToaDisoir , extonloison . estor^
duison : Etoardissement , vapeur ,
mal de tête.
EsTOaDHP. , cstordir : Détourner ,
éviter , se soustraire , se débarrasser,
se dégager , s*abstenir , se délivrer ,
empêcher , enlever , èter , arracher ,
maltraiter, tourmenter; cjctorquere.
Hom , or tenons uo parlement
De gaste bien le goustement
De qui moût peu de gent %^esCordent,
Car chîl qui aoivent sobrement
De pon TÎTre , et plus asprement
Se detordenent et enordeut.
lUùertre du Reeius <ie Moiiens, ttrophe 1 4a.
De Tordre blanche sois reprit
BIamtcfoi& et »i entrepris ,
Qu*à poine m^en repuis esêordref
SI ne fui onques de lor ordre ,
Biais pour ce raupouex eu «ni
Que à Clervaux quatre mois fui;
Or dit-«u que mal m*i proral
Por ce que tant i sejornai.
Bibie Guiot , parlant Jei atomes Uancs.
EsTo&s : Histoire , l'histoire ; his-
Éoria»
EsToai , estons : Fait , créé , cons-
truit , affermi ; instauraius,
EsTo&^E : Flotte , armée navale.
EsToaBMEMT : Construction , créa-
tion, facture, affermissement; ins^
tauréUio ; provisions , munitions ,
-vivres , équipage , meubles , joyaux ,
lutensiles ; estoramentutn,
EsToaEE , estoirer, estoreir, esto-
rier : Créer , donner l'être , édifier ,
instituer , construire , élever , b&tir ,
restaurer , garnir , ordonner , arran-
ger , faire des provisions » meubler,
doter ; instaurare^
La renforça IVttoor et cruelle mrsiée ,
Oaquin ▼& escriant disant à la volée ,
Or avant met amis , à mms est la jornôe »
Que noos iTOns ua nouvel Roy en France
Ulée,
ytiiWi vpMt M cooromie lui aoit bien Mtrîéc |
£8T
labrs ni aostrs gttt tosM iv^gsflraa
Et de tout ton o^ebain fn mooli bîe*
La Fie de Bertrand d»
La Fie de Bertrand dÊS dBairfti
EsTOEMEL : L*étoameaa, aoilt
d*oiseau; stumus*
EsTOEMET (maiatre d*) : Maltn
d'armes , d*esciime.
EsToama : Choc, combat; d*o4
estormùr, escarmoucher , combattre;
et s'assembler , t'attroaper.
EsToama, estormer , etiowma't
estouinir, estourmir: AlanDcryémoii-
voir,. troubler, mettre en rumeur,
en desordre , étonner , étoticdir , ex-
citer une sédition , soulever, révàl-
ier; exturbare.
Puis se coucrhent et t^andoiiuliem;
Quant les gaites les ettt^Tminnt,
Sas sont levé , messe ont oie,
£t puis ont lor voie acueillie.
Boman de Peroevai,JbL i4DyK
A balte vois requiert aie«
Tote ta ^e est estarmie,
5es DamoifeUes i acorent
Si eom oeUi qui le» aceorent «
Mais n*OBt paa la noise fibaîiiir »
Biais élevoe et esaaneie
Com fore del sens et crient et bnMBty
Ler cavex tirent et deatraieat.
Bmman de DohpaSOÊk
EsTOEHBL , estorniax : L*étoar«
neau , sorte d*oîseau ; stsimus,
EsTOEOia : Calfeutrer , préparer,
boucher , condamner une porte , uoe
fenêtre ; A^exstrlngere,
EsToaoN : Dédommagement , ré-
compense.
EsToas : Entorse, foulenwnt de
pied, yoyez Earoa*
EsTOESE : Action de pressurer,
de tirer du suc en pressant , pressa-
rage ; il a été pris aussi pour dernier
effort.
EsTOETEE : Débarrasser, dégager,
délivrer ; d*extortus , participe d'ex-
torquere.
ÊsToaTEXsa : Mot tfjoi se trouve
«8T
iliiii Bbrd iftBs eipllottioa t B cili
IDC rên eu Romftn de Percciral :
h n'en €tiortriôà ubu fiûfle.
Barbizan a diarché ce arat aansiMm»*-
iroir le trouver ; ti ow tembleii a'M a
cjûtté^ipi'il doit airaw eu la néRM ê^
^ification qn'ettortre. Voyas ce mot»
EnanciuMVT : Détioalefluntf, air«a
beaacoup de précaution.
EofroT ^ tÊtaus j êUotÊtp egumiac s
Fou, extravagant 9 étourdi > téané*»
EsTons , ^eitotak i Folie « extm<*
vaffanca, éUmrderie, ténaénlé, tai*
lirndtoiioe: stidtkùu
liiMrt»u»ta)eiroc^p«f>:Ûiç)ier, fer-
mer , boucher % dore , ^éUncher» conv
bler, attraper; et rassassier, apaiaçr ;
df Otq^ ; en bat. lat. estopare*
Latatmi » afent gui ta Mii[^a$.
Bfn fftit emoUDcr llale4»oaelie
olisme
iloiaoïi dè'im Baièm '
Qii*ilBedlM
ou reproifdie.
Btli g»i#lier« lor dift , Sei^Bor » Tctelilifat
tCUiH gaipatlorMaiarilbctiftotetJBtmiBMi»
reni la amime de la cour , et ronpireac bcif
et gambei. JHomoM dt Mark Caum,
EsTOuaLAGS : Droit dû au teneur
aur U pailie , le cbaume ; de stipula^
ea bas. lat. estoublagium, Hagveau
cite une chajrtre d*Odon , accbev^qiM
îAe Rouen, de Fan 126a, Costumti
denariif o^U, veHdœ,/umij moien^
dùui, moUa, esioublagiap &c.
£sTou«Lx : PaîUe, duiume^ jft'-
pula; diamps de bled, de seigle»
d'orge, etc.
La eu gist d*anDés et de nvt
Par JaachiMw et par êstomhkt.
Et grant pbuté de charretoat
Par ntoubUs St ^r bruieret.
£sTOtx:B : Convienne.
EsTovuKAU : Jeune coff^ gros pou-
let bon à cbaponner.
fiBTOUFSaBSSB. FI ESTOf AkSSE.
Eatovffe : Étoffe.
EsTouPB : Tromperie, mensonge,
attrape , fourberie ; d*o4 tstouper ,
tromper , faire accroire.
Ba I Sire , «e Diex me lequeare,
Fet Dans Coûtant, je n*l ai coupe,
But li PrOTOii, ce sont estoupes
Dont Toas me r^tz estomper.
EsTotonttoir : Bouchon.
EsTosraHaa , estoupomwr ; Btom-^
pre , briser , renverser*
EsTouQUET, ej«oirc^a0/: Petit pieu»
souche de vigne.
Estouii , tsUmmUe .* Combat »
joute , tournoi , choc , mêlée $ ûMtur»
baitio. Voyez fisToa.
EêTOOBJugLXjLoa t etêçuMilon t
Tourbillon; exturh/oio,
EsTouEDEB : Accorder ,.oatrojer y
céder , donner.
EsTouEBa : Forcer à Cûxe quel^p^i^
chose ; ejrturbare.
EsTovaVBa : Se cacher » se sauv«r»
s'éloigner.
EsTooaaA : Il faudra , 4 çpn-
Tiendra.
EsTouas , estout. Voyez £s«m1
£sTons,€3«tMBry eift>irs .• Fo« ,. in-
sensé, furieux , téméraire t é|our4i»
déréglé; siÊiUus.
SuToossia : Tousser.
EsTouTiB : Folie , étoui4erie > m^
^Mcudence , témérité « fureur , bar^
diesse ; stultitia.
EsTouTUL , estottiqyer : Etre fou^
imprudent, avoir de la témérité^ y
être insensé; stuUescere; il signifie
aussi disputer, quereller.
EsTonv£ : Garni , rempli.
EsTOUviBB , estovetr, eitoviêt, e*-
iO90ir, estouvoir , subst. : Conve-
nance , nécessité , provision de tout
oe cpM^st ■uéoetsmre; en bas. laU es-
1
548 EST
toverium. Barbazan le âérive At l'an-
cien mot Frànc-ois estuet.
Si renmena yens et aventure an port de
Mouçon et en qui fat la nef empirle , et par
éstoupoir le conrjnt sejorner l'ivcr ^ pan.
VUh'Hankmm, Mss.
Un Juif , pour engager un jeune
Clerc à Tenir demeurer chez lui , dit
qu'il fournira à tous les besoins de
]a mère du jeune homme :
Foi que je doî Tâme mon père,
14ieus en sera ta potore mère «
S^en ma maison viens avec moi.
Par le grand Dieu en qni je croi ,
' Ce répons » vueil encor oïr ,
Le cuer me fait tout rejouir
Toutes les fois que chanter Toi ,
Ta mcl^e pour Tamonr de toi ,
livrerai tous ses estouvoiri, ,
Gautier de Coinsi, U». a , ch4ip. 4.
EsTOUTOiR : Combattre , disputer.
Voyez EsTAvoiR.
EsTOY : J'étois.
Monseigneur Dien , en qaT tout bien habonde
M*Avoît preste des biens à grant largesse ;
Des honneurs plain estoy jusqu*à la bondo ,
Dont j*ay mç en toute nu jeunesse.
BaUades de Bourgogne,
EsTOTBH : Etre , subsbter , pa-
roître; exstare; serrer, presser;
stringere»
EsTOTNB : Pièce de bois qui entre
dans la construction d'une cliarrue.
EsTEAC : Serré , étroit ; ,stnçiut.i
à estrac; k l'instant, dans le mo-
ment, sur-lè-cbamp.
' EsTEACB : Race, origine, .extrac-
tion , naissance ; extracdo.
Kar sovent traient an lignage
En fet , en dit , et en corage ,
Se aucuns en est forslignie
Par gentil ki la force veie
Qui Ta forsjeté de »*orine. . . .
Moott li est fort à tenir
Ke lui nVstouce revcrtir
▲ Vesirace dont est venus.
Les Enscigncmens du Trebor,
EtTAADfi : Houte , chemin payé ;
EST
de sù-ata ; en Ital. strada; d'oà er»
trader, battre ^estrade y coarir Ici
grands chemins , chercher aventure ,
courir le pays ; et estradiat, soldat
À pied. Eorel dérÎTe ce dernier mot
du Grec rt^tmtiiçy ou de rrp«rt/B.
. EsTEAGE : Appentis , cahatte , ca-
bane, maisonnette ; de strtomm^
stratus,
EsTHAcif s : Étrangère , éloignée ,
extraordinaire; cxtranea.
EsTRAHERE , estrokicre , esÊrmere^
estrajer y estrajere , estiayere y e*-
trayeures esirejure yieattràjure : Bicnt
qu'un étranger qui n'avoit pms'Vilié-
ritiers , laissoit eu, mourant , et qai
appartenoient au seigneur ; en bas.
lat. estrajcria y extrahura ; ai extra"
nèare y extrahere,
EsTRAiER ,' estriugne; estrain , e»»
trainge , estrajer : Étranger , éloigné ,
marchand forain ; extraneus ;ea adc.
Prov. estrain , cstran ; tn hàs Brct
estran.
l^ntre Normendie et Bretaîgne ,
En- une terre moût estmigne ,
Blanoffe jadis un mont hans bom,
Qni moût estoit de grant renom »
Près de la marche de la mer.
Le Dit du Bojisd,
EsTRAicx : Aire où l'on bat le bled;
de strata, U s'est dit aussi pour die-
min public.
EsTi^AipiTE , estraine , estresnt :
Commencement , présent , étrcnoe
du jour de l'an , don , cadeau; strena.
Bon aoir , Sire , et tous boa aa
YrayemeAt ma mie et bimae estrrtÊK,
Ne viendra mrshuî GuiUemettc ^
En maie estraine Dieu la mette.
Si je le Tueil que je demeure
Testament /e
EsTRAiovE : Casaqaie , sorte de
vêlement ; stragula, ^oy, Ecreicux.
EsTRAiir , estrap : Paille , four-
rage , chaume ; étramen^
EST.
Moult li tera poa de sa paoM »
S'il a do fajn , et de l'araûie,
U de Vestrain , n de la paUle »
11 ne lui caat , mais qa*Il a^en aille.
Moman de Dolopatot, parlant <fun Am^
EsTRAiNCT : Serré, lié, pressé,
comprimé; exstrictus.
£t aia qa*eUe semble droiete ,
Lot fatdt faire sa robe estroicte
Par les flaos , et soit bien estrainete^
Afin qu*eUe semble plus joincté :
Là, ne fanlt panne forsque toiUe,
Mais an dessonbs fault faire voile
Depuis les reins jusques au piet
Du cul de robe qui leur chiet
Contreval , comine uns fons de euve
Bien fourré , où eDe s^eneure ;
Ainsi ara la mesdiine
Gresle corps , gros cul et poitrine.
Euiiache Detchampî , fol, 491 , eot 4.
EsTRAiNDRE , estreindrc : Serrer ,
resserrer , lier , tenir avec force ,
presser , comprimer ; astn'ngere ,
exsiringere; en anc. Prov. estraissér,
CJttrèniar,
EsTRAiNE : Race, origine , extrac-
tion ; extracdo. De pute estraine :
De basse naissance.
Estraine , estrains : Vase à mettre
du vin. f^aj^ezEsTRAiGNE.
EsTRAiNER , estrainge : Éloigné ^
étranger , qui n*est pas du lieu , mar^
chand forain ; extraneus,
EsTRAniNiERE , estrarmerc : Dra-
peau, étendard*
EsTRAiMTEs : Soptc de vêtement ,
caleçon.
EsTRAiNTURE : Actiou de serrer
fortement , de comprimer , de pres-
ser ; à^exstringere.
EsTRAis (tout à) : Tout-à-rheure ,
sur-le-champ , dans Tinstant.
EsTRAis : Issu , descendu , sorti ,
tiré ; extradas.
Nous TOUS faisoDS assaroir qu*il ne nous
convient pas ores à retraire qui nous somes,.
se d*oà nous somes Tenus , et de queb gens
Mêtrair, car bobs cBtcndoBS bien que Mseï
EST
54»
est sçen et conen entre tous , et tî saTes €«>
ment ce Itoyaume nous est ésekên.'
•Asshes de Jérusalem, ekap,>^9^*
*f * •'
EsTRAiT : Redus,. solitaire, moine»
retiré ; extractus,
^TRAMAÇON « estramosson : Espèce
d*épée large et tranchante ; de sera-'
ma ; d^où esiràmaçonnjçr ^ estramas^
soner, se battre avec re.'strâ|àa^ou*
EsTHAMiER : Paille > fourrage,
ùiZMXQit '^ stramentum.
EsTRAN : Couverture d'une mai-
son ; de stramen, .
EsTRAN : Chemin, voie publi^pe ,.
grande route ; de strata,
EsTRANGE , estrangfer, eftrangne :
Éloigné , opposé , étranger , absent ,
extraordinaire,, contraire ,* de difficile
accès ; à^extraneus j en anc. Prov,
estranhajhë,
r
Mais TOUS gardes sur toute rient- qœ trop
ne TOUS liabandonnez , de plus lui seres c«»
trange , de tant serez plus de hii aimée.
Boman de Gérard de Nevers,
Le Dae-de Biex &Toit vue aieane soeur ger«
maine , laqficUe de bobtcI a esté moult piteu-
sement murtrie par une femme moult eserange»
Même Roman,
EsTRANGZMEirr : Extraocdinairt-
ment, singulièrement.
Al tans Salnistes le Taillant
C*on tient à sage et à poissant,
A prou, à moult de haut parage.
Et à Clers estrangement sage.
Romande Trqye»
EsTRANGSR , cstrangier : Éloigner,
écarter, chasser, mettre dehors,
quitter, abandonner, aliéner , fuir,
s'éloigner , se priver , s'abstenir ; ej^
traneare ; en anc. Prov. estranhar.
Une femme avoit le visage plein d'ul-
cères , et tout le monde la fuyoit :
Moult est Gondrée mal Tenue ,
En Tinté est par tout tenue ,
Cluscun la fuit , cbascnn Vestnmge.
Gautier de Coinsi,lw, 9, chap, 17.
■ 3 ■
^é
fiSo
EST
EST
EftTAAVGBTK , étrongeié : Mer*
▼eilU « nreté.9 nouveauté > dioie
étonnante , extraordinaire,
EftTaAiririaa : Drapeau , étendard,
pavillon.
£sTRA»E,#/lnd^po/f«.*IiOngae serpe
attachée à on bâton , qui sert à cou-
per le chaume ; espèce de foueiOe
^ur arracher les br .«ussaiOca.
E^TEAi^Ea ; Arracher, scier le
chAume qui reste après la moisson ;
exsdrpture.
£sTaAuircE : Étranger.
EsTi&AYEaE, estraycure, estrajure*
Voyez £sTaAliEEE.
ÉsTEE : Hors , dehors ; éxtrà,
EsTEE , ester : Demeurer , rester ^
être stable, persévérer , persister;
étare*
Beax fils , ne pastes-^n noie»!
Iià où ta Terras maie gent ;
8e t« i passes , n^ester pas (ne stgif
Se tm estoit {si stores) maz i seras.
Le Catêoiememt , n^ i83««
Esnrmx : État, situation , condition,
conduite , qualité ; cour , lieu fermé ,
place , grange , logement , maison ,
palais , demeure en général ; voie ,
grand chemin , route ; essence , sub-
stance , existence , nature , ficture »
façon » œuvre.
L*ordre ne hlame » ne lor estre (^t) ,
Mais por riens je ni Toldroie estre (demanrer)
Trop ont estroit et dnr covln ,
Chascnn fet par la! ut caisine ,
Tait aanjnent sol et soi gisent.
Bikk Guiot, parlait des Chartreux.
Mais s*II voQi plest tous me dtfes «
Kt Tostre TÎe et vos pecbiex
Dont TODS estes si enteehiez ,
Je Toel savoir trestont rostre e$ere (eoMbite)
Fott sarea Toîr , fait^l , doas Pvestre.
I^ Chevalier «k BvrUei,
Tantost IS xnaJatre U ensoi^e
Un Bsercier de terre loinglainey
Je cuit , fet-tl , qua cil an a ,
Adooc Sire Reniera i va
Son esire (titastkiD} conta sa
Et rîl li dial w
Qa*îl n'en a paâBt.Mafl T
A oii épiaier de 8av( *
Q«j de vieUfiaa
Sira Bcalcva lest
)
lalSeanan
oè troaTer paisse m*ami
Mm/rnsM^
Car aiaaî eoaM «n deapiaaat
li eoaaanderent qaH far die »
Enror ne le crénsse^l aate,
Oà c^ettoit que ail dent doit aaw Cet
léB pals lear delat et TeiOv (le Cea} .
Et celot qol eafoit nul aeaes ,
Lear respondi eom foracaex »
A Soissotts , et lâ aie ■enaa.
WradedetahenoiecDemtdÊirBmBt Sk^wee,
Ma hafiéa ne paoroit aooffiva
A le voos réciter ne dire
Qne ^e vei tout Vàfert et Vestrm (sStaatiea)
De ce l*el vergier asaaovi.
ifeaMsa de la 4b«a« iwen i4ai«
Toat ainsi voas di»je p4ar Toîr (rérile)»
<^ae le cristal sans décevoir
Toot Vestre du vergier accoae »
A celai ipii dedens Teane mose.
JloaMB de là Êiese , vmn iS^ab
EsTax : Conduite, mceurs, ouh
nière de vivre, de se comporter»
nature , caractère.
Des Converses et des Ifooeiae
Ife cnit-je pas eetre (es$e) eerti
Qae j*ea sache dire verld,
lÀ pins sage ea sont eagaré
De famé jugier et reprendre ^
Por ee dout ie mont a c
De dire lor vie et lor efCnr.
Oaqoes faaaes, ae oait a\>t
It as ne la devrait mestroier :
Cil qni mica la coide agaaticr»
It pert le sens et la véna»
n méisaaea li a talne
Cil qui eaide biea la tenir :
Ifuns ne pot onques acnaipHr
Yoloir de faïae , cVst folie »
De oherchier lor estre et lor vie
Quant li saige n*i voient gonte.
La Bible Gniot, parUuu des Htammaim.
EsTas : Chambre , maison, dé-
mettre.
Et qaànt aller voudront e nseadde «
Carde ^e eH à lui u*asseuble ,
EST
eoridita ^*a U UeoM à teioir.
Qa*eUe ne Toit der ne jottr»
Kt qs!eUe cl«e bien la fMmlM
Et que bien «oit ombragens Veitre
Et dorroient et buis et feneitre
Si en eeroU pbtt cbavt lor étirt.
Mfmdn de Im Ham .
EsTRE : Vie , existence , constitti*
tion , complexion.
Hais ne mell ptt or mètre paîa*
A font ce que je dî pronrer,
QoMit en escript lee penU trmurtf;
Mats nonobstant s'il ne te grievc»
Bien t*en puis par parole brieve
Des raisons amener aocnne,
G*est qu*ib laissent la ftn «omlmc ,
A qnoi tendent , et tendre doivent
Les chose qui estn reçoivent.
C*est de tons biens le sonreraiB»
Qq*Us appellent le primeraia :
Antre raison i a bien mestre ,
Parquoi les malTais n*ont paa étire f
Qui bien entend la conséquence «
QQ*il fie sont pas en ordonance ,
En qnoi tont lor ettre mis ont
Trestootes les choses qu*ils font :
Dont il s*ensoit à eler véant
Qne les maltais sont à néant.
Roman de la Rote»
Hais pour ce qne sa forflie gtrde.
De sa pondre « combien qu'il tarde ,
Un antre Fenix en rerient ,
Ou celai m^sme le devient
Qne Nature ainsi ressuscite
Qui tant à Tespece proofite ;
Car elle perdroit tout son estre
S*el ne fesoit cestn? rennistre.
Mme Roman , parlant du Pkénût.
^ £sTBE : Excepté , à la réserve , à
Texception ; extra.
Mais li hom Deu parrenana à cel mcitoM
lin , dooat soi en une mnlt estroite fosse , et
ai meiat par trois ans nient conns as homes ,
estrt al moine Romain , Uqneis loist à savoir
Bomains, vivoit nient lonz en un monstier
desos la revle del p«ire Dendoneit.
Diai. de &, Grégoire , liv. 2 , cA. i.
flr autem Dei ad eumdem hcum peree-
nient , in arctitsimum specitm se eraduù't et
tribus annis , excepto Romano monaeko ,
hominibus incognitus mansit : qui wdelicet
Romanus non longé m monasierio smb TheO'
dati {Jdeodaâ) patris régula tkgtèeiL
EST SSf
EsT&B : Tenir, appartenir. // ne
m'est rien , il ne me touche point, il
ne m'appartient pas , je ne m*en sou-
cie point , il m'est indifférent , je n«
n'en emUarrasae point ; il m'est égal*
Paistre n'est pas, mais meroenairca.
Car des âmes ne liest gaires»
Ains s'enfuit lues qu'il voit le leu.
Le Reclus de Moliens,
EsTEBâs , titres, estrées : Tous les
coins et recoins d*une maison*
' EsTaicHi , estreici, estreii : Serré ,
étroit , resserré ; strictus; en bas. lat.
estreciaius,
EsTExcHixa : Étrécir, resserrer.
EsTEis : Chemin, grand chemin ,
route, départ» venue, arrivée ; strata*
U s'est dit aussi d'une espèce d*om*
blie. RecneilUr s^estrée , se mettre en
chemin pour s'en retourner , quitter
un Heu ; comme on disoit , aceueiUir
la voie , se mettre en chemin.
EsTEÉBE : Quitter, abandonner ,
s'éloigner; extrahere.
Cornent le Seîgnor se pent et doit mettre el
fié estrie , et quel ||trilet quel dtmage a , et
pnet aroir eeuû qui est ettrée son £é , plus
qne celî qui le comaide.
Assises de Jénuaiem, intitulé en ekap. 191.
ESTEÉXE SOM tlt OU FISF : CcSt
le remettre au seigneur suzerain.
Encor i a il greigneur péril à otlni qui
estrée son fié , que le Seignor qui ne tcanC
mètre main, et ancuno antre persone •• met »
et le Seignor le tneffre. Et se cfadoi qui tat
mis là , et tient , qmint celui de qni le fié eat 9
rcTiendra ou aucun de ses heirs après son de«
ces , il couTiendra que il rcquerre le fié à cebû
qui saisi en sera, et celui repondra et plaidera
eome saisi , et pourra BMttre beaucoup d'es-
champées , et avoir mont de fuites à cel fié
deffendre , psrce que celui qni l'aura estrée
Êortt. longtempe ebloigné de raroir son ûé^
ou les bein «près loi, et après lea raisoas
avant dites , me seable t'il plna saura cboao
•t meÛlonn le commander , qne Vettréer,
jéttites de Jérusalem , ekap. 19 1.
EsTEBfoiiXE : Serrer , cacher »
étreindre; exstringert.
4
SS% EST
EsTHEiGiTETs , cstregnetz : Etren-
nes 9 pr«3sens.
EsTREiN : Paille, chaume ; stramen.
EsTREJURE, rvir^'/e/zz-c* .* (^hose aban-
donnée , biens qu'un étranger sans
liéritiers laissoit en mourant , et qui
appartenoient au seigneur ; en basse
latin, estrajeria , extrahuruy di^ extra-
neare , crtnihcre,
EsTRKLAGE : Droît qu'on levoit
en certains endroits imr le sel qui y
passoit.
EsTRELiif : Monnoie , poids et
-valeur. Voyez Estellin.
EsTRBNE , estrine : Redevance
qu'on exigeoit sous le nom de pré-
aens , comme les épîces des juges ;
cadeau que Ton fait le premier jour
de Tan ; strena.
En Tan que au juesdi
Le» estrines si ront ,
Sera moult fort yver
Et graut gbces seront ,
£t secbera y vers,
Nuieut ni plouvera,
Nequedent eu la fia
Duremeut negera.
Fab,duDUdEsichiel,
EsTEENER : Contraindre , forcer ,
serrer , presser , comprimer , jeter
par terre; erstrin^ere \ enanc. Prov.
estrimhëry estrcniar,
EsTRËNHKMisNs : Rcsserrcmcnt ,
claquement, grincement de dents;
de stringere.
EsTRKPKMF.ifT : DëgÀt , ravagc ,
saccagemcjit;en b. \^\.,estr€pamcntum,
EsTREPKR : Déi-aciner, détruire,
extirper , d^^-friclier , saper , rava-
ger ; exstirpare; en Lang. estripa,
Enrore se aucuns me essille, ou estrepe
ou csrnc!ie mes TÎgnes, on coupe mes buis,
ou essille mes arbres portant fruits , en tous
tex cns puis'je fere demande de mes domages ,
mes bli>n se gart chil qui vieut fere demande
de blez essilliës , ou d'arbres portans fruits,
ou de vignes esrachiées on estrepéts , car
^ua tex Mt sont cas de crieine , et lûcn s^en
EST
pv^ent ^11 qui «n tout a«
par gage de betaillea.
(kmtmmt da Be€ui0oms, ckmp» 44*
EsTRETTE : Extrait.
£sTRE;rERE : Bonne aTentnre « a«-
baine, casuel. Voyez £straaz.eb.
EsTREE : Croix de gueule , teme
de blason.
EsTRi (rime) : Choc, mêlée, dé-
bat , querelle , combat.
EsTRic BOIRE : Linge avec lequel
on lave la vaisselle ; en Langued.
esdbUùrë»
EsTRiCQUE : Etui de bois qui sert
k renfermer le fer d'une faux ; de
stringere,
EsTRiE : Souricière, piège pour
surprendre les animaux ; en géDênl
tout ce qui resserre ; de strùigo,
EsTRiE : FantÀme, spectre, sor-
cière, loup-garou.
Este 1ER : Penser attentivement ,
réfléchir.
EsTRiER : Poursuivre, chasser,
presser, suivre de près, empêcher
dVchapper; stringere.
EsTRiF , cstrix : Querelle , combat,
différend , bataille , mêlée , noise ,
rixe , débat , choc , dispute , discus-
sion, contestation; strrpitus. Barba-
zan le dérive du verbe estriver. Il
s'est dit aussi pour, peine, chagrin,
contrainte.
Puis après comment il alla an feo soi chaof-
fer , si ouist Vestrif^i reproche de Lisjart et
de la virillc («ondrée , par qui aToit esté ainsi
trahi et aroit sa terre perdue.
Roman de Gérard de Neifen.
Ensi remest adonqoes crste canse en tstr^.
VUle-Hardouin , Mu. y fol, 3S.
Certes je n*cn feroies pour tout Tor d*AfalM.
Atant esvos le Roy à la mort du Baron ,
Si home li contèrent Vestrif et la tendon
De Tainé qui demande dou lié aa parçon.
Le Jugement de Saiamotu
EsTRiKE : Présent, cadeau, ëtrenne;
strena.
£sTRi?ER , estripeir : Briser , rom*
EST
lire 9 àMntet , enlever ; erstirpare ;
d'où est Tenu le mot estrapade,
EsTRis : Grande mangeuse , femme
de grand appétit.
Estais , esirive , estrivement : Dé-
liât, dispute, querelle, discussion;
strepitus.
EsTEiTÉE , escrinée : Petit coffre ,
cassette, écrin.
EsTBiYEK : Disputer, contrarier,
contester , débattre , quereller , aga-*
cer , contredire , poiutiller , inquié-
ter, aiguillonner, exciter à quereller ,
se rebeller , résister à quelqu'un ,
combattre ; strepere. Une note Mss.
insérée dans mon Dictionn. étynu de
Ménage , dérive ce mot à*extnvi ,
prêtent à^extero.
Doigoes à nous eawê» que nous en ben-
▼ont , à caî reipondi Moytes , pourquoi estri-
rtjr-vous contre moi, et pourquei temptes-
^ouA riottre • Seignenr ?
hible. Exode, chap, 17, ivn. a.
Da noBh aqwun, ut bibtanus, quibus ret'
poruUt Moyses : QuicZ jurgamlui contra me?
€«r tentatis Dominum?
Tu as «uez tû cy-devant
Et ne faut ja qu*ele Vestrive ,
Qui bien vouldrt mourir, bien rire :
BCais quant je vois Tenir la grive
Qui contre moi tcnce et estrive^
Je fus tantokt torné en fuie
Pour la riote qui m*ennuie. . . .
Geste lasse , Geste chetive
Qui contre les vices estrive ,
Et des mors a le cuer si bault.
Moman de la Rose , parlant «tjétropos.
Et ceuU qui tels sentences snivent ,
Contre Dieu malement estrivent
Quant veulent si par fabloier
6a prescience affoiblicr.
Même Roman.
EsTRivEUR : Qui dispute , qui con-
teste , querelleur et lutteur , suivant
Borel.
EsTRiviERE : Petite planche qu'on
mettoit à la selle d'un cheval pour y
reposer les pieds ; ^astrapa y qui se
trouve dans le Glossaire d'Isidore ,
suivant Borel, que cite Ménage; on
EST
SS3
dit encore dans plusieurs provinces
estrivicrs pour étriers. Barbasan
pense que ces mots viennent du Latin
stria^ colonne, appui ; Ménage les dé-
rive , avec plus de raison , de stupa ;
en bas. lat. strivarium.
EsTROBLE , pour estobic , dans les
Chroniques de Saint Denis ; le copiste
s'est trompé. Voyez ësteule.
EsTROER : Percer , trouer, fendre ,
ouvrir , mettre en pièces.
EsTROiifSER , extroissier : Elaguer,
racourcir , couper proprement , ren-
dre étroit ; strùigerc, Estroinser un
arbre y c'est en ôter les branches
mortes et nuisibles.
EsTROis , escrois : Fracas , bruit
éclatant, vacarme, tapage.
Estroutoïbr : Attaquer, injurier.
EsTROPoiR : Uerse , instrument
aratoire.
EsTRos, à estrosy estrous , h es-
trous : A Tinstant, sur-le-champ;
à^extrusuniy participe ^extrudere ,
dépécher. Td/ à ^jfrof. *Tout->à-coup,
subitement.
Car Cortoisie Ta lalssié
En mi le pré honteuse et mat« ,
S*un coup esturt , sa lance esdate
Et s*en passe, mes dure trous
Fiert Mesdit qui vient à estrout
Jouster à lui par grant despit.
Et Cortoisie sans respit
Au tourner a le branc nu tret «
Et lieanme à ramposncs portrct ;
Li porfent si qu'en la ventaille.
Si que li acier qui bien taille
Li porfent si qu'en la forcele
Et le fent si qu'en la cervele.
Tournoiement d^Anteerùt,
Estroteir: Piquer, f&cher, irriter.
EsTROuEN , estrons : Stercus hu-
manum ; struntus ; Barbazan le dérive
de stercora.
EsTROUssE : Droit seigneurial dik
par ceux qui recueillent du foin.
EsTRoussER : Adjuger en justice «
vendre au plus offrant et dernier cn^*
chérisseur.
554 EST
EsTftotJVER , extroncer, estronner :
Ebranclier, ététer.
£sTAUiRC : Enseigner ^ instruire ,
bâtir , construire , édifier , élerer ,
achever , finir , disposer ; instru&e.
Par chenx est li mondes destruis
Par qui il dénst estre estruis ,
Car ehil qui nous doivent coudaire,
TfoQs mènent par estrois pcrtnis ,
Et ils ont trouTë an grant huis
Large n parent , il vont déduire »
Ou chose qui tant pui&t nuire,
Cliil qui ruevent les déduis fuire.
Sont chil qui qnierent les déduis;
Or ne sai jou on me refuire ,
Chil qui doirent autrui esCrvire
Che tout chil u tous les maus truis.
Miserere du Reclus , strophe 3ft ,
parlant des Moines.
EsTAUKENT : Barque , vaisseau ,
navire, outil d'ouvrier, d'artisan, ins-
trument de musique ; instrumentum,
EsTRUMENT : Actiou d'instruire,
de montrer , d'enseigner.
EsTRUS , estruz (a) : A l'instant ,
sur-le-champ , promptement , subi-
teasent, bientôt.
Alisandre à rus convertes
Les corages as stigez ke tus aTCt
Lor trespas et lur tort ostex;
A la gent raatire pas ne donez
Ke mal passent parler de tus,
Kar le pueple tôt à estrus ,
Quant mal de vus dire purreit ,
De legier contre tus serreit.
Les Enseignetnens etJristote.
EsTRUSSER : Battre , rosser , étril*
1er , frotter.
EsTUGE : II convienne.
EsTuoiE : Etude, soin, applica-
tion, attention; studium; en anc,
Prov. è'stuzî.
EsTUDioLE : Cabinet d'étude , bi-
bliothèque.
EsTUELLEs : Ecuelles de bois.
EsTUER : Se tenir debout , s'arrê-
ter , se lever sur ses pieds ; stare.
Et come M oyses alhist al tabernacle , tut le
poeple se IcTt et dic»caD cstuci an riiuis d«
ï s T
fOB paTÎDMB y et ingardar— I li <
ai la qaH foat mtaé m !• îifr'n
BiMt, Èxoie , dky. 33,
Ciunçue egreéeretar Mtftm <
him , sur^iai mmwtrm piêiê , etÊtahai
quisque m ostio papiBtms nd, atpieiêèmH^
que tergum Mojrsi , dûstee iMgtedkreaa- Sm-
torinm.
EsTUEET (s') : Se courbe » smTant
Borel , qui cite le Roman de PerceraL
EsTUST : Il faut-, il conTÎent , il
est important , il est nécessaire ; il se
tint debout ; stedi.
C.*est la Tie qui noua sonsUcat »
Chaseuns sh tient tant comme il ~
Et quant partir nont en mttmet ,
Yoirs est que moult envia laa«oig
Et nos avoirs et noa ma2a<ma«
"^ PtLbL de rUnieorm mi dis
ZtL de ce , dîst It Roy, ae
Pot tôt Tor qu'on porroit es <
Ke Tcrs tos , ne vers antre , ne ^
Roman de Fhréheede
' A tel maistre estutt tel valet.
Ane. Properhe dm zrr* iâdk
Quant fine amors me prie qne je dant.
Chanter tù'estuet, et je n'en puia biasicr»
Car j*i suis toux en son cnmmindfinf ,
QuVn moi n*a met delfense , ne dongier.
Chanson du Roy de lU
EsTUi : Barque , boutique à con-
server le poisson.
EsTuiAus : BoUines » ckaussares.
Voyez Estival.
EsTUiDE : Application , étiidAi
n est hon que Tons ne metes aiea trop grtaft
tans , ne trc^ grant estuide en vona panr m
achesmer. Enseignemens de S» Xonûà
Madame luÊèelie smJUk.
EsTtJiDiEE : Méditer , s'appliquer,
apprendre , s*tnstruire ; studere.
EsTOiEE : Serrer , mettre dans w
étui, cacher, enfermer, renfermer,
envelopper , emprisonner ; et étn*
dier , selon Borel.
En tous le vaissianx ii*a esd^ielle»
Tant soit laide ne contrefaite ,
C*<|A ■• r*ait là endroit atMîtc»
EST
ES V
555
Il ièroBt aaz mon appoUet
Âimê ^*iilM MÎMi ëOmUeté
Gt^Uaiumê Gnattm
-' Qnat la Fveek ot la parole
De M were, <iai D*lert pat foie»
Son or estait, si s'en ra »
Onqoes de coorre ne fina
Devant qu'elle ot Joiepl^ troT^i
Donoement l*a aretom^ :
Sîre, fet-eOe, or tenes
Yoette or, et bmni drap me rendes.
LariedeJ.C^Uàs.
8a femme et tea eniani metmement s'en en-
nuient,
Lei Estrange« le moquent et les tiens le de*
fuient,
Bt «eut qui du tien Tirent le ramponent et
muent ,
Fob tont qui ponr cela à bien AUfe t*efllUifi#
^ caohent).
CoaicUê de Jehan de Metmg^
EsTuiRS, estuirre : CUmTeBance^
conformité j proportion. FojczUa-
SAVOIE. •
EtTUZRB : A plaisir, exprès.
St ta boiche n*ettpat vileine,
« Aînt temblc ettre taire à eHuire,
Por tolacier, et por déduire.
* Ihman de la José, *9er$ 3470.*
EfTULB : Boule de bois.
EsTQPEE : Etouffer , suffoquer ; de
^Hupa ou de suffbcare , sdon Barba-
San. Fbjrez T.iTovp'Efi,
EsTuaoBx (s*) : Se débarrasser, se
dégager.
£sTuaxMEVT,efA>remeji/: Meuble;
joyaux.
EsTuaxHT : Se mirent debout , 86
tinrent debout ; iteterunl.
Et il esturent et ahonrerent par let portes
èé krar tabernacles.
Bikle, Exode, ehap, 33, '»en. lo.
Stabantone ipri , H adarakani ùer firei
mèentoeuhrum tuanun.
EsTvaMBiTs : Vaisseaux , nariret.
Guillaume le bâtard , près de liTrer
bataille à Barold , harangue ses trou-
pes , et leur dit :
Fuir poes tr^ qu*à la raeTu
Hé poet plot aTaot aler,^
'K*« trorerex ne nrf , ne pont.
Et esiurmens , et nt'f faiidront»
Et Kn^eis là vos atendront
Qoi , à honte tos occiront ;
Plus bel Dorrez en combatant
Qne rot ne feres en foiant.
Bonum du Bou^fid, 30$.
EsTVRNXS : Etoumeau.
EsTtJXQUER : Heurter, pousser,
enlever, arracher; exsùrparé.
EsTUT : U convint , il subsista , il
se tint droit ; steùu
EsTUTAux : Sorte de chaussure,
botte , bottine.
EsTU VK : Bain ; d*où ^estuptr , sa
baigner ; et estuveur ^ estuperesse ,
baigneur, baigneuse.
EsTuviEx : Baigneur , étuYÎste.
* EsTUTDX : Soin , industrie, étude.
EsTUYSR : Serrer , enfermer , ca-
cher, mettre dans un étui. F'oyez
ESTtJIBE.
EsTUTBB. , subst« : Armoire , lîea
où Ton serre quelque chose.
EsTTiER , eswier : Ecarter, dévier;
EsucALE , escuale : Ecuette.
EsniTAiEX : Miette, petit morceau.
EsYANTBE ; Prendre l'air , ae ra-
fraîchir.
EsvANTotE , esvanteure : Bondon ,
trou d'un tonneau.
EsTAHuxE : Saisir.
EsYAuoix : Querelle , di^mte «
criaillerie.
EsTAxiAE : Surprendre , envahir*
Este , eue, esvie , ev€ : Eau, ri-
vière, fontaine, aqua.
EsvEiLLSE : Exciter, aigagw.
Conter Tont Tneil tant nul délai
ITnt miradet d*nn borne lai ,
Où n a moult à merTc^^Uer
Et |duttenrt gent doit emfeiUtr
A honorer U derr gemme ,
!« sainte Vlrge, U grant Dame .
La RoTne , rRmpererIs ,
Qui taoTea a Unt de péris.
GnticrdâCoimii,lm.7if€hmp, tJU
SSG E S W
EsvE5ToiîR : Eventail, ce qui sert
à donner du vent.
EsvERREE : Oter,dëtruire les vers ;
• de ver mes , selon Monet.
EsvEETiE : Epilepsie, vertige.
EsvEETiic : Epileptîque , sujet à des
vertiges ^ sorte de maladie dont les
accès aliènent IVsprit. V, Adveetin.
EsvESQUiÉ : Evéché ; episcopatus»
Kt ai adrlent cas qui appartiennent à api-
rituauté en ichanx Uex , la counoiasanche ap-
partient à TEvesque ; mais il conricnt que la
ju»tîcbe laie que il ont en cliiau» liex soit
tenue dou Comte de Clcnnont dei liex qni
tmuX en k comté de Clermont ou de T^Tea-
que, ailes lieux siéent en Yevesquié At Bian-
vais. Coutume de Beaavoisis, ckap, ii.
EsvieÈ : S'égarer ^ sortir de son
«lieniin ^ mourir ; deviare,
EsviGOEER : Renforcer, prendre
de la vigueur ; de vigere.
EsvioLAE : Violer, briser , enfon-
aer les portes d'une maison ^ de
violare.
EsvoLi : Etourdi, inquiet.
Esvos , esvous : Voici , voilà , vous
▼oici ; ecce vos.
Esvttt grant nombre de diables,
Hucbant à toîs espoentablea ,
Uom Dieu maudite soit issue,
£t ton entrée et ta Tenue.
L'Image du Monde.
Tandis que cil paroles tiennent ,
JEsvos li messagiers qni vienent ,
Ainz sont entrez delirrement,
A pié descendent baldement.
Roman de Dohpatos.
Esvous la Roîne montée ,
Qui fu plus bêle qu*une fée ,
Par esgarder la fist Nature ,
Onque» si bêle créature
Ht riront nul oil terrien.
Roman de DoloptUos.
EswÀED , eswards, eswart : Egard,
attention , aspect , vue , spectacle ,
regard ; et règlement , statut.
Eswarde diliantrement cum norales me-
dicine^ il portet, eswarde qu^eUes ne suât
ETE
mies soleilKBt fomcnt ntlea al Irait dl
teit , mais nra asai dekiiaalM à l'aiHfr,
douces et soeys d gostement.
Armons de S Bermard^foL 3a.
Considéra iClwentiia qmànt
mma portet, vuk çuàm mon ntodo pretiotns ,
sed et speciosas attuUrU metEeinasf jmk soinm
perutUes ad sanitatis fructum , sedetdAetn'
biies ad aspectnm) et suaves ad gusSmsm,
EswAEDÂCE : L*office on le salaîre
de rinspectenr.
EswAEDEiE , eswarder : Regarder»
considérer, examiner, contempler»
observer. Voyez Esgaedee.
Or epwtrde ke tn as esploittct : aaSs or
tswarde cum de nient tn as peneit de totcspart.
Sermons de S. Bernard, /ÔL 46.
Age ergo, çuid profeceris , imnw f^bi
nihti propeceris intnere.
EswAEDEiz : Voyez , considérez «
regardez.
EswAEDEUE , estvàrde : Survdl*
lant , gardien , inspecteur , officier
municipal.
Etage , estage : Logement , de-
meure; stagium.
Etaoee , estageir, estager, esta»
gier: Habiter, demeurer; et serf, sujet,
vassal , obligé de demeurer, en tempi
de guerre , dans le fief on le châteaa
du seigneur, pour le garder et le
défendre.
Etançoic , etançot : Souche , bloc,
tronc d'arbre, ctaie.
Etangee , etangier : Éloigner, se"
parer, écarter, reléguer, retarder.
Etau (voye d') : Voie d*arrét ; de
stallum.
Etaupiniee : Tueur de tanpes.
Etaux (les) : États d^une ville ,
d'une province, ses assemblées gé*
nérales ; de status.
Eteint : De là , d*ici , ainsi ; À/nr.
Eté LES : Copeaux , éclats de bois»
Voyez Estelle.
Etelon. Voyez Estalos.
ETP
- ETsmvx : Continael , daraUe ,
éternel t perpétuel ; a?lr?r/ijw.
ETERirrE , éternise: Durée infinie»
ûdunortalité , éternité ; œiernitas.
Pourquoi haut Pefé toot-puissant ,
Dont Vttemiae nna fia dure.
Je demande* Tengeance dure.
TYogédie de la Fengeance de /. C,
Etsuf : Balle de paume; de stupa.
ETHiMOLoouEa : Homologuer.
Ethin : Sorte de p&turage.
Etincelette : Petite étincelle j
êcindUula.
Etiquee TESMOiNS : Donner au
juge un mémoire des faits sur lequel
il fout entendre des témoins.
Etouble, estouble : Chaume, paille^
stipula»
Etout , itou : Aussi , avec.
Et puis : Expression qui , suivant
les Notes de M. de la Monnoie sur
la Nouvelle XII* des Contes de Des-
périers, étoit le premier mot ({u'on
se disoit dans la rencontre , et qui
étoit comme l'ouverture du discours.
Barbazan dit avec raison qu'U se
trompe , et que cette expression n'a
jamais servi que pour demander si
Ton n*« plus rien à se dire ; que son
étyrat>logie vient depost, et que dans
la Nouvelle susdite , ce mot ne peut
même avoir d'autre signification. —
Un jeune homme nommé Fouquet ,
fort espiègle , dcmeuroit chez un
procureur , et éloit chargé d'ouvrir
la porte à ceux qui venoient sollici-
ter ; un plaideur venoit presque tou-
jours l'interrompre pendant son
diner :
Quant il eut tabtité (frappé) deux ou trots
coups (à la portp) , Fouquet luji va ouvrir , et
«n allant b^avisa de jouer un tour de chatterie
Ji son homme, qui vient, disoit-il, tousjours
quand on di^ne; et >e pensa comment son
maistre en auroit sa part. Ayant ouvert Thnis :
^ puis , bon homme que distes-vous ? Je
Toudrois parltr à MoBsieur , dit*U , pour non
procèê.
£ T R: SS7
n me semble que ce mot ne âignifio
autre chos^ , sinon qu'ayant ouvert
la porte , il lui dit ensuite , bon hom-
me , &c. Dans l'épigramme de Jac-
ques Peletier, citée par M. de la Mon-
noie , ce mot est pris aussi dans le
même sens :
Un mari frais encore en Tan et jour,
.Venant dei diamps trouva la Damoiietto
Dedans sa chambre à point , et de eejour.
Bon eoir! ef puis? grand chère, ce dit-elle.'
Ce qui veut dire : Un mari étant
rentré dans sa maison , dit bon soir
à sa femme , et ensuite Vi femme dît
qu'un bon soir ne suffisoit pas 9 et
qu'il falloit ajouter, la bonne chère.
Cette expression a le même sens d^ns
le Dialogue des deux Amoureux, par
Marot; elle est encore usitée dans
plusieurs de nos provinces , et même
à Paris , pour signifier , ensuite ,
après ;/70Tr. Thomas Corneille, dans
son Festin de Pierre , l'a employée
fréquemment dans le rôle du paysan
qui retire Dom Juan de l'eau dans
laquelle il étoit près de se noyer, et
ne l'a point entendue autrement.
Etraiit. Fojrez Entrail.
Etkaindre : Restreindre, étrein-
dre , enfreindre ; exstringere.
Etbangs. yojrez Est&ahgk.
Etrangetks : Choses étonnantes ,
inconcevables , extraordinaires.
Etrangiek. Voyez Esteaise.
Eteayees : Biens échus au Roi par
défaut d'héritiers.
£TREiGKEH:Unir, amalgamer, lier.
£TBEiNn&£. Voyez Estkaikdre.
Etbei:«te : L'action de serrer for-
tement ; d'earstringerr,
Etremplée, ettemplée : SoufBet
de forge.
Etrif, étris : Débat, querelle. Vof.
ESTRIF.
Etrille : Détroit, passage r«s-
Krré , gorge , défilé.
S58 But
ETROS9 etrous (à) : A rinsUnt, sniv
le-cliainp ; d'eœtrusum, part. d*êxtru'
dere , dépécher.
Etrousse : Adjadieation forcée.
Etroussbr : Adjuger en justice.
ETRfJMSR : Mvtilert coaper, tron-
quer, abattre.
Etsi : Malgré , qi^Mque*
ETTxrLBK : Couper Im cône des
ariires.
Etudie : Soin, étude, attention ;
ttitdium,
Etuteircs : Baigneur , maître
d'une étuTe ; de stubm.
Eu : Au ; ad.
Et eu jour de samedi ensieTuiC Uditte Ift-
qneline se Toh getter en on puis.
JKêrMcfef tle S. Louis , i)kmp, So.
n H*ett mestler qae je discoure pir tant de
parotea sor Capelet ; oar brîefm^ut «'«Mok le
pire %ak onqucs naqaist eu monde.
Boecaoe, Nouvelle V^.
EuBAGES : Côtoient des recher-
^dieurs de secrets, c'est-à-dire, des
naturalistes , parmi les anciens Gau<-
iois , suivant Borel , qui cite les Etats
'fl'iÊnipires du monde.
EucHOLooE : Rituel de l'église
grecque , livre contenant tous les of-
fices de l'église pour les dimancUes et
les fêtes de Tannée ; à'ivx,*!^ prière,
et de xiyêÇy discours.
EuoosES : Ancien peuple d'une
partie de TAlleniagne.
Eue , liscE eve : Eau ; aqma.
Se aucuns trueve aucune chose en terre ou
en eue, le doit porter à la joustice.
j4ncienne Coufume iTOriéams,
EuGE : J'eus, j'ai eu, eus-je.
Pierre respondi , je ne tous en doi nul, car
cheval n'eu-ge onques de tous.
Coutume de Beau¥oisis, ckap. 9.
EuL : (Ril ; oculus,
IX ùêt oscnrs et eipès, si qae li «os ne pooit
Téoir Tautre des euls.
Roman des sept Sages île Âorni^
stia
fivLLAGs : Remplissage, màtÊom êà
remplir une diose qui ne l'eat pat|
du verbe euÛûr, ren^ilir juqa'au
bondon d'un tonneau.
EuLOGiE : L'eucharistie, pain héak
par le prêtre et distriiNié aux fidè»
les, choses bénites; don, prêtent;
eulogia ; du Grec tvXayiW.
EuLs , eulx , eux , eus : Teex i
ocuU; eux, elles , leurs \ ilii.
Xt cipccialeiMot SI (le Boy) doit A laftii
dispenser à tous marchans, en emlx rcuMUMt
vne partie de ce que sien deTott etCrt et À
d#it soigBtneemeot etdx ettem aardwas*
iiam deâeadr«.«t garder.
iM SdemsdJriuem^feL 11 , W*
Su^ATOXRE : Sorte de plante pur-
gative, aigremoine; eupatoria»
Euphorbe, eaphorme .* Sorte dt
bétoîpe ; espèce de gomme on résîtte^
eupkorbia, euphxKrbium.
EuR , evtre , are , orée : Bord , fi-
mite , extrémité ; ora, Eur de cœ^
tare : Sentier dans une terre laiMurée.
Eur du puis : Bord d'un pmts.
Et eu jour de samedi ensievaat iaditCe Jac-
queline se rolt getter en un puis qui est cb
rencloistre , mes les senrs qui eatoie&t Illc«*
ques pr^ qui la virant que «le avoît jà an
I»ié sus Veur du puis , la «firent cbéoMT eapAi
e puis , et la ramenèrent à F— feruietîa at
la Ûereot en un lit de fust ans cordes, al qaa
de ne se pot mouvoir.
Miracles de Si Lêuù, eke^. 3o.
Eur : Félicité , bonheur; d*honu
Le hault logi^ bien Testu est nommé ear,
r»nr ce tient-il trompeté d^argcnt ; et Taotra
cdle de bois , est mal eicr.
La Douce aux Jlveagks.
Eur, eure : Heure , l'espace de soi-
xante minutes ; hora» En meismf
eure : A l'instant , sur-le-champ , à la
même heure. Bel dur : Le point da
jour.
F.D poi d*€iir neis rerersereut
£t eu la mer en afondrertnt.
Bomon du Brm,
EU V
EiTEK , e^, ewre : Trarail , œu«
▼re^ ouvrage; opus^ operis,
EuR^s : fiteureuse , exempte d'in*
quiétudes.
EuRKUR : Auditeur, parleur, rto-
cat ; ofator.
EuRKus , eureux, euros , eurous :
Fortuné, qui a du bonheur, sans
peine , aans embarras ; d^hora,
Mureus en jodste , eureus en marchandUe,
Advcf «n fevuM , ettretu en jeu de dei,
Eureus en eane, euretu en entrepriie,
Eureus en «ens , eureus en coqiardÎM,
Eureus bien tait , eureus alnx qn*ii foit nés •
Eureus par tout , eureus à tons lea :
Par tous mojcaâ tronTerex des eureus ,
£t d'antre |>art autant de wuà-eureus,
Im Dasice aux jévemgiet,
EoRi»B : Détroit de mer , suivant
iionet.
EtJRHEL , ernel : Champ inculte.
Eus : (Bufs. F^o^ez Eoss.
- Eus 9 eujc > «M • Lm yeux ; oculi.
Quant je ^J^HPi^ porprendra
Lui et n gH^V^outet paft,
Ss eus jn« IW li espars
Des armes oà ri luire Vor^
Et de péor me seignai lor
Plus de cent fois en un randon.
Tbumoiement d^ÂntecHst.
Eusse : Cheville de fer qui retient
la roue d'une voiture ; axis.
Eusse de l*ueil : Uorbite de Tœil.
EusT : Le mois d*août \ augustus*
EuTÀULE : Octave , espace de huit
jours ; octavus ; stable , ferme , as-
suré ; stabilis,
EuTiME , euldme : Dernier, qui est
après les autres ; ulUmus»
EuvAKT : Auvent.
Eu\£ , lisez ewe : Eau ; aqua*
EuvRE : Étendue de terre qu'un
homme peut labourer en un jour;
s'est dil ai^ssi pour bâtiment ; d'où
payeur des euvrcs , trésorier des bâ-
timens. Voyez Euas.
EuvBER , outTer : TravaîHer, s'oc-
cuper, s appliquer ,labourer^ operari»
EV A S89
EuTEiA : Ouvrir, £aire passage t
percer, débouch(er ; aperire»
CO qui portent les sirerets à aucans doa , et
Veuvrent por saToîr qu'il 7a, doÎTant x«ca»
▼oir paine d*astl.
Ancienne Coutume tfOrUsuu,
Ve par fis n*enfle trop ses joes »
I9e ne restraignent pas ses moes»
Ja par ris, tes lèvres ne %^euvreni
Mais repoignent les dens et cuefrart.
Roman de la Moee.
Eux , eut : Teux ; oculi.
Je te dis eu nom ICostre-Seigneur Dieu et
du Rot Saint Loys que tu faces tant que ta
Toises à Saiat Dénia se tu ^Is estra QMfie âm
tes Ctti , ou ce non tu les perdras.
Miracles de S. Louis, chap. %u
Mort crie i &0Bie, crie i BLeina ^
Diva toz estes dans mes mains
Aussi le baàlt come le bas ,
OuTres TOs euz , ceiagnes Toa rèîns,
Ea^îs qae je tous pretngne ans firaiés,
Helinand, Vers sur la Mort»
EuxxR : Sortir, s'en aller; exire*
EvADâKT : Qui attaque, agresseur.
EvAGiNBR : Tirer du fourreau^
sortir de l'enveloppe ; «au figuré ,
mourir, quitter la vie; de vàgituu
EvAoUBS , EUagues , UUagues^
Fuagues : Nation adonnée au bri-
gandage et à la piraterie, qui babitok
les c6tes de la Grande-Bretagne , sui<-
vaut le Roman du Brut , fol. 4 x , V^,
col. a ; et fol. 49 , R^, col. i.
EvAiN : Nom propre, Eve, la femme
d*Adam; Eva; de l'Hébreu Hhavh.
C*est bons ordres de mariage.
Qui bien le garde, si est sage;
Quar Diex mariage estora
Quant E¥ain à Adam doua.
Fabliau du Mariage des sepS Ars,
EvAvo^LiEa : Le texte des. évan-
giles.
EvARGELiSTAiRS , evangeUsticr :
livre contenant les évangiles dont se
servent les diacres aux grand'mes-
tes , lorsqu'ils quittent l'autel po^r
56o E V O •
allei^ annoncer révangile an peuple ;
ù^evûngelianum .
EvANiMENT, evanouisson : Pâmoi-
son, évanouissement; d*evanescere*
EvAS : Chez , dans.
Eve , ewe : Eau ; aqua.
Multitude de son de eve qui fu ti troblé ,
•e est, molt pueple soaant grtnt freinte et
grant noise.
Comm, sur U Satitier, fol, iSj, R^.
EvECTEUR : Ravisseur ; eveceor.
EvECTioN : Permission , enlève-
ment , transport ; evectio , evecius.
EvJsiA : Zèle, envie; inwdia.
EvEiAoOE : Zélé, plein de bonne
Tolonté.
EvËiANSA : Envie, jalousie; i>?ri^/a.
EvÎBiAR : Envier , porter envie ,
être jaloux ; invidere.
EvËios : Envieux , jaloux ; invi-
diosiis»
EvisLA : Ici, en cet endroit.
EvBLnEziR : Vieillir, devenir vieux;
vetustescere,
EvETïToiR : Éventail.
EvERDUMER : Exprimer le suc
d*une herbe ou d'une plante.
EvERCETE : Bienfaiteur, rénumé-
rateur ; evergetes; du Grec iétfyiriiç»
EvERRiATEUR .* Héritier qui , avant
d'entrer en possession^ étoit obligé
de balayer la maison du défunt ; de
verrere , balayer.
EvERSioN : Décadence , renverse^
ment , chute ; evenio,
EvERTiR : Renverser, abattre, rui-
ner; cverterc.
EvESRE-coMPAiifs z Co-adjutcur
d'un évéquc. Voyez Compain.
Evincer : Déposséder, renvoyer,
chasser; cvincere.
EvoiG : En vain.
E VOL AGE : Etang bien empoissonné.
EvoLE : Inquiet, étourdi, alla*
sourdi; ù^evolare*
EWË
Evos : Voîcî , voilà ; eeee.
Evos saint Ettenet Tenant,
Et saint Climent, et saint
Et ftaint Lorent qui rosti fa
Dedens un moult très ardent In,
Si qoe coste n*i ot entir, y.
£t avec ans tout 11 martir.
FabL de la Camrt dt PmnÈiis,
EvuLsioN : L'action- d'arradieri
d'enlever, d'extirper; epuisio.
EwACE.: Droit perçu sur les eau
ou rivières ; d*aqua,
EwAL : Égal , pareil , semblable;
itqualis.
A ois trois doit uns ohaseuns rendre ceukc
lor (est dà) , et a celuy ki desor loi eat à ceky
ki desos luy est, et à celuy ki etvalïai est.
Sermons de S, Bemiird, foL ix.
Tribut ergo tribus quœ sua ssnu,
superiori, redde infenori, redde mtpuH
que quad debes,
EwARD , estf^arzm^etvaniemait,
etvart, ewarz : CoiMBLayiSy regard,
aspect , inspectioajHpictacle, consi-
dération , examen , raison , cause »
motif, décision , jugement, réflexioBf
résolution ; eu bas. la t. esgunUnm;
en anc/ Prov. esganUunèn,
Et nos sommes fait unseKiars ne
meut à cest mande , mais nés assi as ena^ et
as hommes. Sermons dt S, Bernard ^fii^
Nec soli utique huic mundo , sed et as^Ê&p
et hominibus spectacalum/SKCi* sëunus.
Deleitaules est li estvare de Tome en cay
nuls péchiez ne chiet , bien anreit snnt U 9^
kel virent , mal» molt bant plus bien-aarciK
11 nat cuer car il varont Den.
Sermons de S, Bernard, JaL gt.
DelectabiUs a^pectus hominis, in quesapec-
eatum non cadit, et beeui oculiqui viiiermnt:
sedmuitb magis bean mundo corde, quomem
ipti Deum videbunt,
EwE : Eau, rivière; aqua,
EwE : Loi, règlement, selon D. Car-
pentier.
EwER : Comparer, égaler, rendre
pareil i conformer j itqttare.
£XC
. Ewms : (Buyre > travail ; opéra*
£x , ex$ : Les yeux \ oeuU.
De Tantre nature est merveille,
Gtr qoant il dort , li ex Teille »
£n. domant a les e;r onTert
Xc clert et luisaiis et apert.
Lb Bestiaire parUmi du lÀaeu
ExACTip : Qui exige injustement.
■ ExAOB,erai^.* Balance, romaine;
9xagium,
ExAXK : Essaim d'abeilles; d*e»»*
irten; d'où exaùier, essaimer , jeter
un essaim.
• ExAMiiTATioir: Recherche, examen,
perquisition ; examen.
ExAUCToaxR : Casser, briser, dé-
grader; exauctorare,
ExAVLCBixa : Porter honneur ,
élerec, mettre en haut , respecter ;
&exuUare , pour exaudire^
Aprèi dois -ta sçaroir qa*il aftpartient à
Boy» et grant Prince» on Seignear, que il
iMiBBOure ses BaiHiz , et autres officiers et par
espcelal ceuix qui metteut «a I07 i exécution ,
•t tons Religieux et doit exon/cAirr les sages
et acNiwtit parler à eulx.
Les Secrets ttAristote , m^ 706a , JhL 9.
ExA^iif : Echeyin, officier muni-
eipal ; scabinus. . .
ExcALcÉATiow : L'action de se dé-
chausser ; exceilceatio.
. Excixs, e3cceps : Dérégleinent, dé-
sordre ^ incontinence ; excessus»
ExcxcviE : Saigner un marais, le
ExcBxsiri : Exercice, usage, pra-
tique4 exercUatio,
ExcxRTER : Déraciner des arbres >
arracher les broussailles , les mau-
vaises herbes ; défricher ; de sarrire i
en bas. lat. excertare.
ExcEssiYETK : Excès, dérèglement.
ExcBoiEE , exchoiter : Hériter ,
aaccéder , échoir ; de cadere.
ExciPEK : Prendre , arrêter ; récla-
laer, reprendre , excepter ; excipcre.
£ X B- S^i
ExcLAMBE : S*écrier, élever la
Toix , faire des exclamations ; exda»
mare.
Lors Entendement qui ne me voulut plus
souffrir Taclller, me hurta en disant : Tu ex*
clames, et fab doléances saus aucune cause
raisonnable. Damce €uix jÉveagles,
ExGLUSAioB : Permission de rete-
nir des eaux courantes , on de faire
construire des écluses ; en bas. lat.
exciusagium,
ExcoGiTATioK : Pcuséc, dessein,
projet , réflexion ; exc€igùat£o,
ExcooiTBB : Présumer , imaginer,
réfléchir , préméditer , penser rnùre»
ment ; excogùure.
ExcoM EBii : Méchant , mauTais ,
scélérat; excommumcaius,
ExcoMMBBOxicBiiT , excommenie ,
excomméniemem , excomnmnimeni :
Excommunication , retranchement
d*tin particulier du corps d'une so-
ciété; tnçcommunicatio.
Excoriation : Écorchure, brû-
lure; excùriaùo.
' ExcoRTBXBB T : Prudemment , sa-
gement, avec grâce, f^o^ess Govbtox-
SEXRKT.
ExcuBiTBtTR : Soldat, sentinelle,
garde du souTcrain ; excubitor^
ExcnSANcRB : Excuse.
ExcnsBoa , exciuieres, exciuieur :
Qui excuse , qui pallie , qui justifie.
ExcnssiOB : Discussion , secousse ,
agitation , ébranlement f excussio*
ExECUTOBXÀL : Exécutoire; d*exe^
cutere,
ExioiTB : Versé dans la «denca
des lois, savant, jurisconsulte qui
les explique; exegetes.
SxBX»i|L, e^mpUr, Voyez Es-
sarter.
ExBX»x.BR : Copier , transcrire ,
doubler un écrit; d*exemplar; s'exem-
pier , prendre exemple ; exemplare.
ExixPLXi : Dîmes de terreini nour
B n
56a £ X I
Tellement âëfrîchés; permtssîoii âe
mettre un bôî» en îai>otir.
ExEPS : Dérégicment , désordre 9
incontinence ; e^rcexsaf,
ExKOUES , ejcequies : FnnéTaîlles*,
conroi , enterrement , obsèques , cé-
rémonies funéraires ; exsequiœ.
Et il vindrent à Armim et Athid que est
•tUe outre Jordan : oà il celebrerébt'à grailt
iiAiir Xamexeqniei merreSUottirâient |rar «ept
jours. Bible, Genèse , ckap, Sn^'Vfrti hk .
V^nenmtqtte ad Aream A\àâ, fiUtiiU^st
trans JordtMêm : uti jceieknmtes exmict
plamefu nu^o mtfm 'vehememû, in^piei^'
runt teptem dies*
Or quant deVant les hnîsses de la celle
•ttoient faites les ceXùtXet exequts , dunket
Ibst Cele saltife anrme de la dnifr deriole.
DUU, de S. Gtégtrlire > ^ 4 « chap. i3.
Cumque antè Jhres cellufa eickibere/ttur
^eefestes exeqm» , t€mcùa Hta -m/nma uamt
toiuta e$t»
Quant jadis 4n OaïAe p«r HiutitQtlon des
Druides , l«*s Serfs , variets et 4^>parite«M
estoi«nt,touU Tifs bruslez aux funérailles et
exeques de leurs maistrrs et seigneurs , n*a-
▼oîent-iU belle paour que ttftfrt ttt'Htres et
s^poeorfe irioUmss^nt.
■ • ^gmbekAâ*, UviZ^ cht^:Af'pqfimt d$t
. créanciers qui craignent la mort de
leur^ débiteurs,
ExE&ciTE : Armée ; €x»rcaus^
l>onti^ Hi tooArc iWDp «I eMt^^tt tevfti an
Prio^é &I, Àndrieu. CknmigHe^Flandrm^
' EtEECiTi : l>ominaU0n.
Ex'E&cirER : Exercer, 'é'brjltilertiiie
armée ^^iiecoucr; -exereêtitre,
ExEVAw T : Sortant ; A^exirci
ExïHurr : JtrtiîssanCe, nsilfmit.
ExIaiEilirnrri : Privatidn«, cfxckL*-
sion d'un héritage ; cTh4éredatio.
Exttiar.R : Proâuîi^tles'écrits4ians
une affaire ; exhihere.
Exiguë : 'Demande juridique 'du
partage des bestiaux -mis à cheptel ,
de la part de celui qui les y a mis ;
EXO
ExfoDjia : F^nra le ptnrUigc -3îei
bestiaux mis à dveptel; ejeigvm; cm
l^ng. issmgua^ ëissa^a. Barbaaan
dit que ce aiot vient à^eTfgiuif , pttit,
peu étendu , ficc. , et (jn'aimi ez»-
guer, c*est proprement dîmîtitier.
Exil : Ruine» ravage, destrnctioD^
exitiwmt»
Exil :.Bardeftft^ laète, échaltt,
petite planche propre à cowor lo
maisons; ^oMsicaitm^
EziLV : Menu « muice « foifale ,
maigre , sec ; earilis.
. Extx^ : DéeUcé , ea srauTak éltL
n se alla seoir sur vu «offre , «t »ggitOafca
Cb^^iert MX éummer de kâra aoMi qai
moult estoîent exiléjtt,
Birman de Gérard de ^i
ExrLca : Rompre, déchmr ,
tre en pièce». ^49fes£Mit.Ka.
ExiLiTÉ : Petitesse, foibicsae , mai-
greur , sécheresse ; ejtilUas*
ExniETTK: Brou9saîIlea,nieiiaèaîi.
Exm r Sortir, 8*en aUer; esàrt.
ExiTuaE : Issue, sortie^ saiEEe^
fente , porte, ouvertore ; ejùiuê.
h'exiture de la braguette estoît k b b»-
gueur d*niie eaotte (eVst-à-Aîre de biic -o-
pans 00 une anne et demie).
ExoiiTATEUR , ^aeoùfté ^ 'êbtomerp
eaeéiféèyti ^m»muatettfy ^jcvmiaÊnr,
exonié, ^âtomêr, -emom^mê .* Oiai
qui hernie one-eadae pomr ^llne ab-
sence ; homme dispensé , excuié«eoaH
me inés^ble et bôrsid^-éiai de4aii« ce
que Ton exige de ivi ; -de 1*Uleiii*
sànnky vtXtsn Borel.
Evoflf E , eeo/te .* 'Excme , -euipé-
cbement ; jugement qui dupenac ci
excuse un accusé de paroitre, qui le
déclare hors d*ét«t deparottre en per-
sonne ; en bas. lat. exonia , e-teomimm.
Mettre en exoine de son aorps j c'est
maltraiter jusqu'à mettre quelqu'un
«i-danger de mort , 01& d-ètre mutilé.
qu*un de ce qu'il ne compa^oit pa#
jen liutîce « «et mvaqt fiarlwao > 4^
^rer .«âo ithmum,
E\»f^iwt9ii Couper lesordUtt^
povtA 4e s»ppJic«*
ExPAisi : Expatrié ^ jchftt^ de «on
pays » de pagiu. '
Expatriation : hhvBStant > éloi^^e-
jnobent de 9on pmys ^ de/7<icm.
ExPECTATioM : £$p4»if « «ttftntfL;
ExPBDxsyciE : Délivraocfe, rédemp-
tion^ eTpedido,
Pat» AB jonlTri tr|iliir et feodrty
9|ittt;e, lier , clo«er et pejidre|
Pour haster rostre expedience.
Test, et Jêhtm de Meunfi , pmrkua de J. C
ExPEDiENCE : Dépêche, expédi-
tion, lettre d'ayî» j earpedido,
ExpELLEE : Chasser, renvoyer,
mettre dehors ^ repousser , éçar;ter ^
expellerCm
ExpiiEUiENT^ expermen^ : Con-
noissance , essai , expérience ; erpe^
rimentum. Faire experiment : Ffure
)^n esj^i, une épreuve , un ^ft*
Et jeo «prît ptr expenaumt k« Di«ii me
•vern beQeit por tOT.
Bible , Gemèse, chap, So, ififnet^^,
SspÉrioieDto didiei, qmm hettedixerù mihi
peus frppi^riê,
ExPEEMENTEE : Coniioitr&» ^QH-
▼er, essayer, expérimenter |,tejiter ,
sonder ; exp^rjri.
ExPEET : Clair , sûr , certain ; ex-
peruu.
Mais se tu veulx aToIr recor^cîôn des choses
^xpertfs, ta ne aerns :poiiit «sperda de ce
^ue ta AS ony. Dancc aufc /i^eugies.
Expir-ATiON : Vol , piUage, détour,
soustraction d'-eiSets ; expilado,
fxPLEOHE 4 Terre ou pré dépouil-
lé , selon D. Carpenticr.
£XK<im : Bien , lerme: ,^4onftiDe.
Exclut : Rente , f«Tcnu à't^
terre ; en bas. lat. expletfifn , ea^pùt-
iùtm, d'ejapiementum*
ExPLiGiT : Mol Uijtin ooOA^fxé dM»
les aneienê Autfurs François t piour
marquer U fin iià% ouvrages on des
livres; jU s'cKDiployok au plimelconroe
AU singulier; cWnà-dire , ^i (m^^
finissent»
JUepUeiiU pUîdelfîc de la aoa^aC ile la
yUfleUiÊ , jtt ^e t4Nj|s aolUves tf eçUéf ify^ffipt
noounés; j(Ab, ^ttfis^fit prdp^é^à e( jp m
aentement à fayde de Dieu et d*ilaiotus i>ar
Sire /efaail Froissart prestre$'et en' ee temps
^pie le dit lÎTre U doj sus l'aa d« gxaac^ Moatre
Poétkf 9ùis.deph>ks0rt, tfP 7aj4 ,fyi. ^.
'Ex^i.oicT ^exploit :^OTrï$ <]^.fi^rvée.
ExPLoicTEa9 expipU$r, expl^der:
Tra\ ailier , agir « raifiroli«r , remplir ,
accomplir , faire , achever , exéÀiter ;
explere; en bas. l^t. çxplçfiff^, Sex^
plo/çpr ; S'employer , se Repêcher.
ExpLoicTEUE : Moissonneur^ tra-
vailleur ; celui qui devoît Vexphici
pour la moisson ; expieimr,
ExpLOEâTEUE : Espion^ surveil-
lant ; explorator,
£xptoE«K : Examiner av^ee Atten-
tion , implorer , demander iftstam-
jskexit\*èxphrare. ' '
4éçÏMMfg«; iç^if^ÉK), ôi'expungere.
ExpoNiLLE : Exposition, explica-
tion , récit 5 çsposido,
ExpEESst {pme) : FonàeBep^eiît ,
expressément ^ positivement , cifAtk"
paient; expressé.
Yoos atvx fait de bien gràns'mai^ •
Comni«* TOUS in*aTcc cooftssé/
Et y a «as especftaoU , '
De ipioT j« «ais /pi^ ^PKpnMâiét
Rt pourtant gardas empressé
QaVnverk Amours plus ne faîUîeL
J'.tqne Dangier soit oppressé
De .TOUS, qtialle part que alliée.
U4i>f/k»tùm delà UOeflUe.
EvPMiKEE : Enoncer, presser, ex-
!i6S
TAC
Face : Fait ; faetus.
Face , facke : Fasse ; fètiàt*
Ne cuit moine diuqu*à Maitiere
Qui plus de moi hace tele herbe.
Car râjA0 6^X » tue et cn^érbe ,
Trop iroleiitiert reTlMit tes plante »
Mortel pechié Cait qui la plante ,
AHex pluftoat croiat et semenee
Qae ne face bone semence
ùautier de Coinsi, Iw, i^ eha^. a»
parlant de la médiiarice^
^ACEiRE : Inventeur , poète , ar-
chitecte , factor.
Face 5 DE : Terré ^ fértfié , métairie.
tACE-oif : Fasse-t*on.
Fagharia : Domaine inféodé à
moitié frnit^; àe fhictueiria ; en bas.
làl. fàchèria.
Facharie : Chagrin , colère , dé-
plaisir , regret ; àft fastidire.
Facbart : Ternie de mépris »
bomme de néant , fâcheux « rustre.
Fâche : Ceinture de culotte ; de
Faqhb ! La face , le visage \ faciès^
^Ae' «^«trabhn lèt éfaefeox et •*êsgratignA
'^fièàhè^ iX qtVMè fà toate ensanglantée.
iMium desaepiSÊiges de Rome,
Fâche (terre en) : Terre en friche ,
^ui n*est point cultivée.
FACHENottEs : Autféfoi's lé pté-
\a\eT dimanche de cafémé , on allu-
môit dés feux nommés bui'res, kit*'
siiite on dounoit des galansanx filles,
ei on désignoil leui^ ifiaris : cette cé-
rémonie s*appeIoit /achenoUé ; dé
jache , ceinture de culotté.
Fachil , fachigfder y fàchilthèr ,
fachihier y facinier y /aiàhinier y /àî^
taUé yfhûlié : Sorder , enchanteur ,
dcVin , diseur de bonne aventuré ;
fatiiUcuSm
Facillage : Action de faudller ,
de couper avec une /àucilîel
Fa61t : Fassiez. Que vous /kdt ::
Que TOUS ftsiidtA
FAÇoisi^'r : Faisoient; facÊéMkt^
fàcertnu Guiot de Prorins ,- ptLrhriit
des moinesde Grammont où les frèretf
eouVel^ aboient lé nipéti6ri(é taBr ka
velîgiëtix ptétres , dk :
Et li Proroire et ^ Prier»
ir sont à molt gAnt dechoÂot»
Le n*ent 3 aale aei^rié^
Nul pokoir, ne noèe baîBM.
m n*osent chanter au moatier ^
Ne nul aertiee eoneneier
Juiipiea li conreM le eontsaddlnt;.
Et p<»r ice gairea n*aaieDdenty
Ja n 1 \ ise n*i feront ^
Fora rel com il eoiMiaiMeroaft.
Li Priera au meatre demande,
^lé dî^ona nos? et il cottianae.
Et ini autrement léfacoiemt,
Ll cùnVers moult bien les batoM^I»
Maistre et Seignor so&t li eoavm »
Iciit Ordrea va en travera.
Bible Guiott '*>^rs i5So»
Façon : Mine , visage, £aee \/adesi
en bas Bret. facz*
Oriante sa fflle à la dere^/spaiii
Me la peut reeonoitre à via , ne hfîamm.
Roman, de Beatutéu
Hendez-moy Eameres le CheTalier Baron ,
Que je puiaaé raer aon cor^ et aa foeon.
Roman de Florence de MUmte,
Façoh : Manière y moyen , expé-
dient, maintien ; /<ic£co. 0 a *est dit
aussi du petit levier d*un char.
Facoho : Éloquent; facMUhdus.
Faconde : Éloquence, grâce dans
le discours ; et facultés » biens , rir
chesses ; facundia.
Si belle femme a*a an monde ,.
Jeune fut et de gtiix/ae&ndep
Sage , plaiaant , ioieuae • et ooiàte»
Greale » gente » triaque et acolnte.
Romande ia Roee,
L*Italien » doât h fiieenâé
Pisae les ▼nlgahnes du monde s-
Son langage ha aiusi ba^ty.
Eu disant , Dh àoiàfiUiL
EpigrammeéeÈlmtotàseâi)ùe^k»^
FACQuk : Poche , sac.
tàxîttfSx t. hïittattkT ^ ttéÊbSÊr ;
FA£ FAI •S;67
poète , prdenreiir \factor. D ê'eit dît FiisiB : Féerie , spectre, £ant6me>
aussi , selon D. Carpentier, décelai enchantement, sortilège. Ce mot,
qui appuie et favorise lé crime* suivant Borel , vient de fée , nymphe
F.àCTxoif : Office , emploi ^facUan. ou devineresse parmi les pay eus ; de»
Facture , faiture : Air, mine , là vient, dît-il, le Roman des Champs
maintien , taille ; créature , création , Faez : ensorcelez , magiques,
façon , construction \ factura^ Faxuuui*! : Feuille ; droit de eou-
GmiUuHie Longue «pée fo de gmit «tiire, P*' d«* branches d'arbrc* garnias de
C«at Al et IMI et de m«nlr p9Mt facture, leurs feuiUes ; folium.
Gros fu par les apoulles, graille (^rUcham- FAFIXttïE , f€iffeuer ; Conte Cn
J«nbelo«tl;ng«ei.droîteUrg.Uforcheure. l'air , conle fait à pkUir , ppur SUJ-
Bomandiélou^'/US^' . prendre, tromper; et ruse^.fine^e»,
fornettes.
. Te et «Boa Dîto, el Je àim^/aeture.
Par toy produite en haïuaine nature.
Cémphinte ée Ckmûhis.
Facule : Flambeau , brandon ;
yaciflà ; en anc. Prov. fatha.
Facuno : Eloquent \ facunduu
Fada : FoUe ; fatua.
Fade : Dégoûtant, déplaisant,
triste , désagréable ; fasHdiosus.
Faoiak : Assigner, ajourner; imi-
dictre ^ vudari.
.. mis qnaat fluB« a fol dc^oacr^»
Et elle a riea de lai i fere ,
Elle U dist tant de b«^Un«» »
De tmfes et àtfafeUues,
Qii*ela U fil à force eateudr^
Que U eitK ser% damatD œudie^
Ainsi gaagne la querelle.
Fabliau de la Dame oui fut trou tour$
enÊDur le monsthr.
Facel : Sorte de vêtement , casa-
que , besace.
_, . . , . FA<MfE»/ÎMit: Hétra, Keu planté
dl LLi"*^ ' ^"^ ' ^"^ ^* ^^^^ î At/aeus , fagsuan.
diamsy vadants, FAGoiiTEUR,^^«^tottr; Brouillon,
Fadkih : Frère, eniknt né don tracassier, homme méprisable 5 et ou-
même père , ou d une même mère ; ^^^ ^^ ^^ 4^ f^J^^
•^^'"j - . ^ , Faootaills : Matériaux qu'on
Fae ,/ae/i^, /a« .• Enchanté , en- ^ j^ y^ ^^ «haussée
soreelé; àtfàtuus,
"F A&^ximtif /hgatuièr : Faîaenr.dc fa-
gots, bàcheron; àt/àgÊts tt/àtoieulus.
Faoobka : llasvaise odeur qui
t'exhale d'un Meu lerm pm il y a
iKauooup de monde.
Fai t Charge , ftirdeau \fa$cU.
Faiob : Face, visage ;/0c«W. Voy*
Façok.
FAicaNT : Us iauent, ils iaisoient ;
àtfac^.
Faxctis : Bien &ît , bien ajusté ,
FAi , fàeé : Inventé , fait à plai- arrangé avec art, instnut , poli , bien
iir ; factus. éduqué , bien élevé , bien appris ;
Fael : Vassal, %v!\eX\ fidelU. fadidus, I)aA> le sçns d*une chose
Faisa ; EiKpbaater» enAOXceks* artificiel|t «tdaPAk am parfait, fait
4
Par mon ehîef , dist U Dus , Tecs fSb/OMmfaée ,
Or avons nous gaitié toute eesto vesprée»
Pour atteadrt François et toute Ur armée.
Fie de dm Gueselùu
De ce , font-îl , nVstuet douter ,
Janiaif ne puet rien e»couter
Ile veoir en aule manière ,
Mors gist là be» en lieu de bierre
Kn «es foseei gueule baée ,
Sacliiex, se ce n*ea clu»se^i^j^
Jaftiais d Vux deux ne janglera ,
Cet la ne ressuscttera.
Âornam de la Mfue,
ses
FAI
FAI
à plaisir « fait exprès ; de /aetUate ,
telon Barbazan.
Le front eut bel , poli mus fronee ,
Le* «oorciU blmu et bien traltis ,
Et let jeof doulcetz ttfaieds
Qui rioient taojoan avant
Que la booche le pbu MmTent.
Boman de la Rote.
Faictissimbnt : Joliment y propre-
ment, artistement ; de/aciitius,
Faictueeeib : Art magique, sor-
cellerie 9 sortilège ; factura*
Faide : Droit qu'aboient lesparenik
on amis d*un assassiné de yenger sa
mort sur son meurtrier ; en bas. lat.
/aida; en ancien Vtov. /aidimen^
rérolte.
F AIDEE , faidir : Agir comme en-
nemi \faidire / en anc, Vtoy.faidire,
bannir, proscrire.
Faidit : Chassé , proscrit.
Fàidu : Inimitié ; fcddum.
Faie , faiette : Forêt de hêtres ;
yagium , ffigetum,
¥kii^%yfayé€s : Choses fausses,
trompeuses, enchantées , ensorcelées.
n est eKript qae le Saige dominera aux
estoiles, et rainera les iAiote* fofrées ; par
•insj fortvne ne poet grever ne aydiér.
hinee aux Aveugles.
Faiee : Donner en fief, inféoder.
Faighk : Lieu planté de hêtres.
Failhance, drfaiUarux^faUlancey
/aillanche,faiUe : Défaut , manque-
ment , faute, tromperie, mensonge,
■ fsiVLSêeté ; /allaeia ; en ancien ProT.
falha; en bas ^vtX^ failhancz. Sans
/iùUanche, sans faille : Indubitable-
ment, sans manquer, certainement,
sans mentir.
Ll Ministre snnt enseneenols de la defiui'
lance del vin , et tu rueves à emplir les vais-
aels d*«we.
Sermons de S, Bernard, foL 94.
Jduùstri sottieki $unt de vini penoria et iu
dicis : ImpUte hjrdrias aqua^
Hnes , TOUS me 1 Vfieres
%Qnf TMtre loi fus rtv«vcS|
Kt
Q«ed*ni
Ares
U
rends to rai^ncnon ^
VOrdème de fJwwifnV.
Et don eombatre saî-je bien
Qne cens de U n*en feroM n«n. . . .
Ce poex bien savoir ustuJmBe
Qu'il n*en ont ore nol *^"— »
Mamamde la OsÊorre de Troye.
Jopîter qni rené vos
Cist est li airs qni plaet et
Et Phrbns qni tient la tonai««
CTest i solens senx wûe/kiOe.
* âoman de la Mœe, 'vcry 6879.
Fâilhaed : Hêtre.
Faille : Défaut , faute , manquer,
ment , tromperie , conte , fiiusscté ;
falot, torche. Joer à totcs /aiûes:
Tromper, amuser , manquer de pa-
' rôle. Guiot de Provins , pariant des
Princes de son temps , dit' :
Cil Prince nons ont fet h figaSé
En harp«>, en viele et en gîgnn
En devroit- en certes conter ,
Et Contters à Coort mander :
Trop nos ont le siècle boni ,
Chevalier sont acniverti
Pins qne cil où Ten fet let Uillet;
Bien joene tmt à foies /aiOes
Nostre Prince , nostre Baroa;
FaUlent il lor avoir ? Il non.
CW faut qni ne fet oe qn*3 dotr«
Fadlie ne doit riens faire à droit;
^famU fet boeTre qni>UJ^ ,
C*est pmeve tfatfaiUis îètfuffet^
Por ce die-je ifuefidlHzfiutt
Là on ses fes nnle rien raot.
IVosire Prince nos ootfiùlU,
Bien me tenroie por gnrî
Porqnoi nasqoirent , porqnoî dorent,
Et porqoi font , et porqoi forent.
BiHeGÊàot.
Failli : Lâche, poltron^ faux,
traître , homme sans foi , sana hon-
neur , sans foroe , sans vigueur , qni
manque à sa parole , sans oœor, sans
courage ; fcdlaciosus*
Eiitre Tons, Conlongnoia eontrt ctySwSar,
ca vm» n\ tut devigMr m fores dt nrcn<
FAI
contre de b<mii Tenir jouter. • Ha I
failli Gentllhoine, dIte«-Toos qne n'en timei
nulle. Moman de Jetian de Saintré.
Lors par paroles rassailli
Gars , pourquoi as le ttBwfaiUii
Qni bien veux estre du garçon ,
Dont j*a7 mauTaise sonspr çon.
Roman de Iq Rose.
Faillir , /ailioir, falloir : Tom-
ber^ manquer, tromper, surprendre,
séduire ;yii/fere; en anc. Vxoy .fàlhar.
Dont entonr croist herbe menne
Qui par Teaue Tint fresche et droe »
Et en yver ne puet tarir,
Ve aussi en t%\k faillir.
Désespérer , fais I non ferai ,
Je ne ne désespérerai :
8*esperance m'estoIt^W/onf,
Je ne seroîe pas Taillant ,
En Ini me dois reconforter.
Âoman de la Rose.
FiiLLON : Fils, petit garçon ;^'/cW.
Faiw y faim ,fayn : Bois de hêtre ;
fagus ; faim , appétit ; famés ; foin ,
fourrage ; fœnum. Le mot fcùm
{famés) n*exprimoit pas seulement
l'envie , le désir , le besoin de man-
ger , il s*appli^oit en général à tous
les besoins de Thomme , on disoit
faim de boire , faim de dormir.
Je le TOUS di toi sans gaboie,
Cestni mengerë toute Toie ,
Si ftcrai plus asonagié
De \»fain dont je suis çharglé.
Roman du Renard, fol. 24.
En la parfin François forent si esmen et les
enTalrcnt si aigrement , que il les firent fuir
as nez par force , et aToient aucun si grant
désir et si grant foin de enls ocire, que il se
f croient en Tiane après euls jusqu'au col.
Annales de S, louis , fol. 61.
Lors appariUa un lien et nue maison as
cameU et li mena en la maison et apparailla
le» camels et loar doua paile txfain et eawe à
la Ter 1rs pies des camels et des biers qui od
li Tindrent.
Bible, Genèse, ekap, 24, iters. 3i.
Prmparavit domum , et hcum eamelis : et
4/Urodiugii tam in katpitimm : ûc '
FAI 58g
eameht , deditque paleas et (mavm^'etaquank
ad Uwandos pedes ejus , et virorum qui iw-
Herant cum eo,
Faincte : Négligence, fainéantise ;
et représentation théâtrale ; ftcta*
On joua aussi la passion ^ résurrectloia
trois semaines , ou euTiron , en la TîUe de
Saulmur, où je Tcy dVxcellentesyïu/icre».
Jehan Boueket, Âmsudes d'Acquitaine,
Faihctise : Tromperie, feinte.
FAiNnEEB : Trompeur, dissimulé.
Faindee : Dissimuler , déguiser ,
feindre, tromper ; ^/i^vr^. Se foin-
dre : 8e ménager , travailler noncha*
lamment.
Je fais porter ces chapelets tons Terts,
Bouquets garnj de très amorenx Ters,
£t en diantant maintesfois la ^v\xfaindre.
La Dattee aux Aveu^es,
Y kvut, ^ fagne y foi ^faie y faign€ ,
fain y fau , fauto , fajaniy fayard^
fayne , fœulx y foin , foine yfoisne ,
fou y fouet y fouteau , foyard : Le
gland ou fruit du hêtre , espèce de
petite chAtaigne dent on fait de
Vhwle\fagtis yfagiiui.; eu bas Bret.
far^fauyfav.
PrcAgne dn pain, J« t«bs créant y
Et qui Ta de bourdes jongiant,
A celui est li pains destroia,
Ordement TÎt en flaboient,
Pers est, menjnt^^iîÎM on glaat,
Dt pain gonster n*est pas ses drols.
Miserere du Reclus de Mokent, strophe iS'j.,
Fainbafce : Négligence , paresse ,
indolence ; segm'ties,
Faiheeece : Servant an foin. Faulx
fainereee : Faucille à foin.
Faikg , impérai. du y trhef oindre,
dissimuler.
Ce que tn ses apren Tolentiers à antml , et
ce que tn ne ses , apren Tolentiers , ne no
feisig mie ke le saiches.
Proverbes de Sinèque.
Faihs : Faim , appétit , désir, en-
vie i famés»
ÎM foins taehact It Ions dn bols.
JMcH Froverte,
57© FAI
FAiifT£M£NT : Faussement , airee
dissimuialion ; adroitement , avec
prudence.
FA.INTE8 yfainteisyfaiïUeur^ foins ,
faintis ; de ftngere , /ictus : Trom-
' peur 9 dissimulé.
Car il deuMent premier«iiieiit
En eux meUttea ja«tic(ery
Poisqu^on te veat «n eux fier »
Et loyaux estre et diligens.
Non pas lâches et ueglîgens
l*fe coavoiteus, faalx ttfamtb
Pour faire droietnre aux plaintia.
Bornait dû la Rotê,
Faimtise , faintesie : Tromperie ,
dissimulation ; /icta. Voyez Fail-
■AircB.
Quar eut la Tostre anors atise
Ile doit aToir seing àtfainùse.
Koman cTâUs et ProfiUas,
FiiRGE : Bouffonnerie , plaisan-
terie , facétie , farce.
FAi&niAux : Paquets , fardeaux ,
ballots.
Faibe : Fait, action; et foire,
marché privilégié.
Fai&x : Etre , se porter. Se faire
à quelqu*un : Se dire domestique de
quelqu'un.
FAiRK^re ; Dire, parler, se servir,
agir, finir; ^efacere, Fet-il ,f€Ùt'il :
Dit-il. i— Une femme emprunte à sa
Toisine un cuvier pour se baigner
avec son galant , son mari revient ,
elle cache son ami dessous , pendant
ce temps la voisine envoie chercher
le cuvier:
Et la chamberiere s*entome t
Au miex que ^ot feC son message ,
Tostre Dame u*est mie sage,
Fet celé qui li dist brie£aient,
R*ales li dire vistement
Que par mon chief trop se meffet ,
Je n*ai pas de ton emv'frfit.
Li Borgois Tôt , n'en fu pas litz ,
Dtime,fee-il, ça li bailliex
Son cuTter, et al enjira.
Et pttia al to«u le preat«ra.
'FAI
CeU laa «aÎM M cwfier
Et diat , ae laves qa*d
▲os DaiMa» me qvll mim»xfare ,,
Ci ares perdu «a heaa tere •
Quar par mon cbîcf que que jf
Vttk dâxnXfak aina que le
WaMum
Fax A S AGia : Se bien comporter ,
se maintenir. Voyez Faibb SAiPOf a.
FAiaE-A-viout : Montrer» fidre
▼oir.
Faiee confesse , fere comftsst :
Se confesser , entendre la confession.
Faire bstee : Rendre ; réduire ,
fiiire devenir.
L*Onmipafeiit i non ^let^ttM» et flBîitrt
Ha dit ee mot : A dltf déstre fie aiedt»
Tant qve f aaray renirefraé, 0tfiùs êttn
Tea ennemis le acahéta do têê pieJi.
Marot, Pseatane i lo» in^n. i cr a»
Dixit Dominoa , ete»
Faiee de ^AEisis Toonirois : Ré-
duire une somme ou une rente de
monnoie Partsis en monnoie deTonrs;
par exemple, quelqu'un auroit dû
cent sols Farlsis de rente, c'est le
cinquième en sus du tournois , il
auroit fallu qu*il payât 7 Ihr. 4 Sôk;
en réduisant cette somme en tôm*-
nois , il ne payoit plus que eeiX
sols ou cinq livres. Fojt» Paeisis et
Tournois.
Faire folie nE soir coups : Se
prostituer, faire infidélité à son mari,
accorder ses faveurs , en parlant
d*une femme*.
Faire que fol : Agir étoui£-
ment , inconsidérëment , agir impnk-
demment , agir comme un fou.
Quant celé se fnst apena^ ^
Laft>e, fet-ele»trop sui haatée»
Par mon clûef si ma fait quejbie,,
Le maistre le tient de Tescole «
Or porroit ore moult bien catro
Qu'eie a deaous muciâ le Preatre.
Fabtkau du Cuvier^
^ Fai&b Qiis «M» ifairôStige^Af^
fligwueiit, tfftideftiment , mstniire»
rendre savattt , enseigner.
ICrIs j*a?oie d*aatre paor,
flâf Ml «fttole en grtnt frtor ,
Ve TÔÉt «à 4«Tèë ■MrteilUet*
Wârm laeHicr éeklns T«iUi«r,
Dormex*Toiu»/i/£rc2fCMifl^» ,
Et cil mû en ot bon oorage ,
Doriai jitM|tfes mû point do jot,
FàbL M Bràk% au CotâàUtt.
Wùi f cr "Totf tnè IcTMiec ifTer ,
Dé troii Mii ^t^feraie tmgtf
Qè*«nu ne aot home de to U^pa^e»
Se TOf porrolent moolt Taloir.
Le Dict de l'OhtUu
Faire savoir : Agir sagement,
prudemBient , se bien conduire.
Tant oom mon oon Tesqoi el monde «
Ktfte Tk msnai et monde ,
Ans pooree donai df mon pain ,
S'cl fietibéVgeaî et soir et main ,
£f e^èn ehaafai maînt à mon fn,
Xt 1m gardai tant q«e mort fn »
Et le« portai à MJnte YgKse ,
Vt de t>raye«, ne de cbemisély
ifé lo^talMai befOin avoity
lie «ai or se je yîf savoir.
FM. du riiain qui camqmkt Pamdis,
Fairs scalé : MonDler , prendre
nncrâge.
FiiRK sÈVK : Assurer, rendre ter-
laîn 9 proùiettf e.
FiAs ^fatture : Façon , état , stmc^
ture , ouvrage \ factura; fait, action ;
fùctam.
Fais ^f aisée ,faiser, fedne : Fais*»
éetn, trousseau, botte, poids, far-
deau , quantité , façon , manière ,
jtKsiàt ; fades , fascis.
Faisables EU T : Facilement , avec
aisance , aisément.
Faisableté : Trés-faisaUe , facile
à exécuter ; dé facilitas,
Faisance : L'action , le moment
4e faire une chose.
"F AiSAV CE faisande: Corvée,rente,
redevance , action , exécution de la
loi , suivant Ragueau ^ qui cite la
Coutume de Normandie > arl» 497^ }
FAI 57t
€*ésl le paiement et continuation de
rentes.
Famaul ifùùine : Panier d'osier
propre à ht pèche.
Faiseur : Poète i versificatevr, in-
Tenteur ; fmctor; e»' •noiea Pra¥«^
facèire , fazëirë, . «h
Après Bfiebaat qui tant vôtti a aàié.
Et qui estoit la 0our de tontes fleura »
NoMe poète txjidsew renomma
Pliu qu^ÛTÎde remède d*amoilra.
&ut, Desckampt ,foL i5o , eoL 3.
Fais'ierre : Ouvrier, artisan.
DIez des Hlez dont ge oA/tûsierreSp
Yoitre père , roatre crierrefe ,
Et Toa «atB« aiet eréatnréà.
* Ramam de la Boee , Tters 19599.
Faisil : Ôfdilre, vidange.
Faisnr ^/èd$sain ifhixin , feàtin i
Fagot de boit très-menu , d^ brous-
flâilles \ /ag9u y fàstiêuhts.
FAisif E : Le friiit du hêtre , sorte
ée petite ehàt«igne. Woxez FAhr^.
Faisnieur : Gardien des tvcf%
morts*
Faisse : Bande en gëA^ral; bâton ,
faisceati , bande de toUe; terinés d'ar*
moiriei ; fasda»
Le dettzienw jour rînt en bel état le Conto
de Yernick qui auMÎ fiât mettre ta baniere qui
estoit de gnenle i faisie d*of à croitette et
erioit S. Geotge Tevaiok.
Moman du petit Mham dt êaintré,
FaiSsèils ^fmnins^fùixini : Fas-
cine , faisceau, fogol; foidé^ fas^
ciculus.
Faisseixe : Moule k faire des fro-
mages ; cageron , espèce de carbeille
dont le Sond est d'Osier» et le tour
d'écUsse.
Faisser : Panser, mettre cm lever
Tappareil qui couvre une plaie , l'ap^
^areiller ; fasdare,
Faissettb : Pièce de terre ; bande>
de maillot ; fasdaj en Espagnol
fQUsa,faxa%
571 FAI
Faissotr : B^che, houe, instmment
propre à la culture.
Faistace : Droit que f on payoit
•ur chaque msiison ',/asiagium.
' Faute : Sommet de montagne , le
idte , le dessus , le comble d'une
inaison ; /asùgium.
Fait : Dit y/aù-îl, dit-il.
Bons ^oîêf/aii'U, mu DamoUUx
Estoit jadis rJces et biax ,
HoblM honu et de grant i»arage.
Roman de Dolopatos.
Faita&d f/aùear,/aiteor : Lâche ,
paresseux.
Fait AR DISE ^faitardie : Noncha-
lance , lenteur, négligence , paresse ,
fainéantise ; âe/acere et de tarde,
Faiteis ^faictis , faids ^faitissier,
feds : Feint , factice , fait exprès ;
gentil , aimable, joli, agréable, beau,
bien fait , bien proportionné , fait à
plaisir, fait artistement; factidus.
Voyez Faictis.
Cortoite estoit joieose et franche
Le nés avoit long et tretis
Yeux Ters , rians , sonrcils^iVû
Les cherenz ot et blons et Ions ,
Simple fa come les coulons.
Roman de la Rote,
TkiTnunjxTy/aieiement : Fait adroi-
tement , avec art, parfaitement, heu-
reusement ; de facûtatus.
Fait en chef: Faits' et promesses.
Faiteoe : Créateur, constructeur;
factor»
Des li pluisor en plus secreie vie plaurent à
lor faiUor.
Dial, de S. Grégoire, liv, i, chap. i.
Quorum plurimi conditori suc in secretiori
'vita placuerunt.
T kiTEVL y /aiteus : Criminel, cou-
pable , séditieux ; factiosux,
Faiteur : Facteur, commbsion-
naire ; facton
F AL
YkiTtLkxfmiiUa : Poison, cJiaaMi
magiques , enchantemens.
Faitis (pain) : Pain bis.
Faitoua : Constructeur» créileir,
poète , yertificateur ; factor.
FAiT-roLLE : Acte olo^^mplwyqii
n'est pas authentique.
Faitusl. Voyez FaitkuXn.
Faituee : Façon, mode, forne,
figure, bonne grâce, créature, oq-
yrage , création , constmction ; /mer
tura ; il n'est dit aussi pour malâfioe,
sortilège.
Faitueiee : Sorcier , qui £dt des
maléfices et des sortilèges.
Faeehiaet : Valet de chiens, bft-
connier.
Falaeique : Espèce de dard aa-
quel on attachoit des torches on d'au-
tres matières combustibles , ponrlui-
cer et mettre le feu dans une plsce
assiégée ; falarica,
Falcaiee : Épée en forme de fimx;
falcaria.
Falcrihee : Sorcier, derin , en-
chanteur, qui fait des sortilèges.
Falcroue : Faucheur ; /alcoÊor*
Falcie : Fauchée de près, et ce
que la faux coupe d'une seule fou;
de faix , falcis; en bas BreuySi/b( ,
faux.
Faldate yfaldète,/aldoie : Japon
court ; en bas. làt. JaJdia»
Falenie : Cruauté, trahison, msa*
Taise humeur.
¥khi,Kj/ailiryfalir,/aIlîr,/aUoir :
Manquer, tromper ; faUere.
Se besoîng aï, Gerbert , en rot me ii y
Vous m*aiderés ma gnerre à eafauidiry
Voir beau Sire , li Luherens a dit«
Bone pieça que tos sarez de fit
Qu*à mon service ne poés^lÊP^
Roman de Garin de Lolœrens,J6L ia5,^«
FalguirË5 : Faux témoin, paijore.
Fali : Philippe, nom d'iiomae^
Philippus.
F AL
- Falibou&de , faligoterie : Conte
en l'air, fable, conte , faribole, folie.
TAhiSy/aHiz : Menteur, traître,
,]Ache, imposteur ; ya/^^.
Falise : Bord de la mer on d'une
rnrière , montagne , lieu élevé.
Ea celé meisme soUempnitelt de U Pa»ke
' alat al lia âvoc les mangleri coi il avoîc à soi
•ppureilhics , et ai quist Tome de D«ii par lee
fautes de« inoaz, par l«i careief detraz , par
lea foMet des terres , si lo trorat en une fowe
«Upir. Dial, dû S, Grégoire , liv.'k^ ck* i.
In ipta solemnitate Paschalieum aliment
fuéB uhi pturtwerat , ad locum tetendit, §t
*virum Dti per abmpta montium, per am-
eava va/iium , per defossa terranun quat"
swk, eumque latere in specu reperii.
Fallacb : Ruse , finesse , fraude ,
tromperie, fourberie, trahison ;/a/-
iacia ; en anc. Vroy. falsoza ; en bas
• Bpct. fali.
Tes mandemens las ! comme pécheresse
Ay transgresses yn^tfoUace et promesse
De ce monde qui le» fols cuers attire ,
n'arise point à mes graos excès. Sire. '
Complainte de la Comtesse de Charohis,
Fallagieusevsnt : Arec trom-
perie, frauduleusement;^i/a£//^r.
Fallacieux : Fourbe, trompeur;
/Itdlaciosus, Ce mot étoit encore en
usage au commencement du xvii^
siècle : Desportes s'en est serti ; et
dans l'édition donnée par Malherbe ,
page 6 1 , il y a eu marge ^foUactetucp
mauvais mot, Ifalherbe auroit dû en
indiquer un meilleur.
Fallee^: £nharnaché;/»Aa/rfYyru^.
Falloie , fallater, fcdlorder : At-
traper, jouer, tromper j/a/Zè/Tp.
Faloise ^falise : Elminence , hau-
teur, côtes , leTée^i au bord de la mer,
dont le terrain est escarpé et taille
en précipice ; falaise , roche couverte
de mousse , monceau de neige , en
bas. 19t. falesia. Ce mot a aussi été
employé pour, tromperie 9 fausseté ,
«oote fait à plaisir*
F A t 573
Tant oirre qu'à une/o/ûv
Où nns ne getat d*nne fonde ,
Est Tenus.
Boman de Perceval ,fol. 343 » jR*.
Li chasteaux sur xm^fakÀse
Fa fermé par si grant richesse.
Même Roman de PereepaL
Faloise : La ville de Falaise en
Normandie.
Falon , fatonie. Voyes Félon »
Félonie.
Faloedee. ye^e% Falozbe.
Falot : Sorte de vêtement.
Falotement : Grotesquement.
FA.OTS , faloie, faloye : Fraude,
mensonge , tromperie \fiiUacia,
Falouqoe : Bateau , felouque , pe*
tit vaisseau à six rames.
Faloue : Sot , inepte \ àt/alùre,
suivant Borel.
Falouede : Faisceau de bois , fa-
got pour combler les fossés des enne-
mis. Nicod le dérive de/aix, lourd ;
/ascis.
Faloueue : Conte fait à plaisir.
Falozee', /a/of^r; Tromper, dé-
cevoir, dupt^r, se moquer ; faUei^.
Fals '^falz : Faux , trompeur ^/o/-
sus; en bas Bret./alsm
Falsbe : Tromper , manquer à sa
parole.
Par moD ciès (tête) justice fermi.
Sa por home o^tnfalserai.
Or dites tos( dellvrement
Je Ypua ea pri, jel* foos cornant.
Boman de Doiopatot.
FALSErEUS : Fausseté, dissimula-
tion , fourberie, ^/alûias. .
ô tu malignes serpent , reprise est ta feIo«
nesce Toisouteis , descorerte est phiinement
iufalseteit:
Sermons de X Bernard, foL 8 , R^,
Deprehensa est, maUgne serpens^ *mr^
eutia tua , nu^aPa est plané falsitaa tum,
Fali;,: Manque ; /à/(tV.
i qne niaat u*^/ak de t(Jtw eeUs ébifUê
574
FA.H
ke not detirtos , G*«*t q« âA IVitîUteit , ne
del 4cl«>tj Bc de roqriUU.
Sermons de S, Bemmtd , fii. 4x.
Dr ntjft// df sit ex omnibus quœ desiderem^
tur, nec c^mmofbun, neç J^iewulum , née
konestui^i,
FALfB : 'Haut-de-cfaausses , garde-
c)ia]ti8>9ç# , ^|ji>k DÛliM^irf ; «t faute-
FALTiLHEa : Empoisojaneiir.
FaX^FUSCTÉ. Fo^fi* Ff L^VTEtf.
Fam : Besoin , faim ; fam£$,
Fam^iBay: Taçb^9 ordvure, ffunier.
FAMmiiisa : Battre des plaitras
povr le* rédtttfe en pouMÎère , el en
compofe^ «m mortier qui sert i &ire
les plaiichei«.
FAM^jii^a : Fumer , engraîaser une
terre , l'am^orer.
F^^i". : Femme , fiemelle Ae toutes
sortes d'animaux \fœtainM.; et, répa-
tatioiQi , ^estime » «eo^mmée ; ftuna.
m
Grant gnerredon doivent à Çfé ^ien) ,
-QjuBt.il «i bien tout iMené ,
Et de beenté , H de proeace ,
F^t àtfanfiSy c^cAt ^nipt richeçe.
fiomxi^ ^Atifi&tPrji)plias,foi,^\^j,,xiol, a.
jp^BIpe meliit ^lope ait mfôpteyjxnif
. \Qui ont bon lof et boneJSimr.
£a Éantatne des ^mioùr$ttx de Science.
f^MÂ : Ç^i ,a 4e lu répRl^çii.
Famkiller : Avoir besoin , ^yioir
faim ; de fo-meUcu^ ; .eu anç, Prov.
famëiar»
Conseille toi , fans çsfil eatraîf ^
Qui dès t{ue EKex te doint let frû%
De "Xk -tftpe pour eeid 4oi repaiitre y
Tfi as en -ion grepier \K9X jd^Ij^.
'ÎLX t^s proismea leii % tons Tuit ,
Qui n'a tes enfant dont repaiatre.
pofit il a sept PU huit al^ai^trei
'Poji^r clùeus fiât Piex t^t de biep^Q^t^ce»
Qui famtiUent devant ton huit ,
Tjqçp ^n ^ste U p^iidbe ^aistre.
Tu rendra* raisoB au grant maittre
- Qui U part «na poarea deatmis.
iMMerwv êa Reckfs de Moliens, 4troj4iie 54.
Fameiimvs : Âfiaraé^iiuMi grande
Se tî riobea um avelt ^w j«« ciit • illMI»
geit toz jom pleintivement (àfCaiaon), a^fif
prea et en aamiz , et li pourea qui a no^ la-
dres (Lazare) en rErangile atendeît tocjon
à sa porte fameiUevf et aDorasB de £rcit, aai
^Ifiit i anreit.
Con^m, sur Ip Saufier, /V. f, ^7, ^nfn. ff,
. Favel : Le fer d*un jayelot.
Favilibe , famjdieres : A^ \m^
liculjer, eonseiller intime , ofiieîcrde
naison ; familiaris"; en Jbas Bret
farnUyer.
Famillaitt , fandUaunt : AthjaL
Bfti $1 • ae detien point TabBotB* drfpotfit ,
9M deapi»f« point le fmmiUgmmi abnet ^ M
rsq^'oeTe le poevres eu eafnfteÂac.
BiUe , Eeelesiatt, châÊp» 4, «en. t«
Fm , ^leemosjrnam p^upfrU m» éffrm»'
des animam esurienten «ar desfeseerit:
et non exaspères pauperem. m mk^mcmm.
Famoleitt : Qui a gra,9d app^
Famulaires : Sorte de caleçons
que portoient les moines.
Fa-h : Foin , founage ; fœnmmi
faim , besoin ; famés.
' Faw : Temple ; d'où rient ftaam
^ faniofix , ^elon Borel.
Fak : l.e petit d'^me bjche ; ^m-
/ans , selon Bord.
Fanau : Lanterne , fanal ; /w&om*
Uwn ;.en bf^s. lat. fwMorium.
Faitc , fengos /ftmgue •- Boue ,]î-
VUMn » Da.nge3 en bas. Jat. fa^i^t
Pour d« «oîr fruit du aaai Miws
Donne mains bofiie ff çfbar «ft fppe»
JBï PR' d^seure Tfkiuç y^ ,
' Car quant est montes^ en Haut bauCy
Tôt est retrebuchîez nfime ,
Sourai^ avient qu'il voit .et çl
A4ona;s9ir crier bav«t.
Fandace : Fente, crevasse.
Fahdesteup : Mot fÀté par Boiel
et Ragueau, pour signifier chaise,
fauteuil. Ils se sont trompés » ils de-
Txùeat hvfi/au^lesteif, fauteuil, trôae.
Yoyes Fauobstboii..
FAN
PiVDorts : Mndwie 4e gaerre
propre à jeter des pierres.
JpAvrÂHXK : Sonner de la trom-
pette; et bondir, saillir, sauter. Le
P. Menestrier le dérive êe/acere*
FAvrsLtTEs , fanfreluches , farfe-
lues p f ouf élues : Railleries, moque^
ries, sottises, bagatelles^ choses de
néant.
FAHoaLiL : Couvrir dç Çsnge onde
boue.
Fangirr , fangis : Bourbier ,
cloaque , égaut.
Faitoije : 3oae, fange.
Fanon ^/enon^ phanon , phenon ;
Étendard, bannière, banderole d'é-
toffe ; manipule que les prêtres , dia-
cres et sous-diacres se mettent sur le'
bras lorsqu'ils ôfRcient ; depannus;
en bas. lat.y^o. Cet ornement , qui
est à présent d'^ofie^ étoit ancien-
nement de toile fine, et servoit à es^
suyer le prêtre lorsqu'il éioît en
sueur , et à se moucber lorsqu'il en
a^oit besoin*
Prestres têt fanons qat raprent.
Il n'aritos nilK '•enseignement»
F.l Ker^ïciie de Noktre-Seigaoux
MoMt graoC »cn«^Dch<; aprant ^
An fanon qalà toa bras peot,
Que jadis Im messoBnéftar 'v . •
PwXoœÈtt ^ÊÈ>\ tm feetsour^
Dont il terdolçnt li>r sui^ir.
"Prestres par «enf'fiemaat
Del tcrsour as «a toii labour
ht fanon , ear toi ca«oini jour'
CoQtieiit «Bemoiiner durement, . .
Momam de Ckmrité, strophe 9i et 82.^
Fanovl , fanouH : -Le Imoniil ,
plante a romafiqite;yèmctf/if/;i.
Si m^en alai tout droit à deztre ' "^
Par une 'bif^n petite aente
Bordée àefanoul et de ipenthe.
Homan de la Hosê,
Fant : Enfant ; i^o/ir.
Fantar : Enfanter, eoncevoir.
Fantasibe : J^àofaer, contnurier^
éhagriner»
F Aft S75
FAKtiftlBOz , fanUu, fantesque :
Capricieux , bourru ; phautasticus ;
en bas Bret. fantasjr » fantaisie.
Fantasme , fantiau : Fant^ê ^
esprit follet, sorcier ^ phantasma.
FIntastic : Idiot , imbécille.
Fantiliaboa : Enfance, premier
ftge, au figuré, enfantillage ; à*ùrfans,
Fantosme : Chose extraordinaire,
conte , fable.
Fantosmejue : Vision , :irapeiir.
Fanvoumsjvar : Faire Tenfant,
tomber en enfance.
Faon : Nom qui se donnoit à tous
les petits des animaux , quadrupèdes
et bipèdes ; ^infans*
Faonehent ^faonnement : Action
de mettre bas , cl*étre en gésine.
Faonee , faonner : Mettre bas ,
faire des petits, croître, produire,
pulluler , engendrer.
' lies oiseaux «usS les poisaone »
Qui moult aoat Jbiaus à rci^i»Air , .
Bien sarent mes règles garder ,
Et si sont très bons escolicrs ,
■Qv^Qs Iraineut tous à mes c^ien,
Touhfaonent àflour usages
Et fout joueur à leur lignages,
Tïe ne les laissent pas deschëoâ-
Dont c*est mouk grantaolas à Toir.
J^o^futndf la Mme»
FAouzUi ; Faucille ; fùlcula.
FAKk : Terre à bled , maison de
campagjQC ; far.
Far ACRE,, fet:aschp : Farouche ,
féroce ; bourru , Tantasqueu .
'"Eté prIa'Dîez et requist
•Qie Kai^iaos an tuwfenuche ,
Qu*ele ot troré d*ainors ^i flascbey
Fu^t asproiez etieor un jor
«fit esebaofex d*aatel afoer*.
•* 'SénuM 4h^ia f(oêe,n>ers téfilL
r ARASSE :'Torche , flambeau, bran-
don , fanàl , fallot ; en anc. Proy.
farasso.
^ Faeât : Tiis , «mas de grain, trou-
ptani.^^.
ô'jS FAR
Farcs : Garniture d'habit , four-
rure , ouate ; farcimen,
FiacEiLLER : Parer , orner, ajus-
ter, babiller.
Qui deux à deux n'entre ■compaignent ,
Qui te farceillent , et qui se soignent,
Qui s'acesment et qui s*oîgnent ,
Et envelopent, et tpipoudent
Qui caosettent , et qui se goudent
As Chevaliers aval les sales ,
Plus Tolentiers rest robes sales ,
Que festives robes Ae facent.
Gautier de Coînsi, Ih, 2, chap» t.
Fabcee : Rire, plaisanter, faire
des bouffonneries, ^^s farces , mo-
quer , railler ; farcire.
Or d*adTenture je passé
Par une rue sur le tard,
Biais Dieu sçet si j*en tox forcé
Au vif :. il y eust ung coquard
Qui m*appeUoit , adieu gaignart.
CoquUlart, Monologue de la Boue de/mn,
FAEGKaEAU , farceur : Qui plai-
sante , railleur , moqueur , bouffon.
Fa&cbeie : Plaisanterie , raillerie ,
boufifpnnerie ; àtfarcirey farsia.
J o 8 B r ■.
Que TOUS plaist-il , Madame ?
La D a m 1.
Mon amy , veuiltex approcher
De moy , et nous allons coucher
Ensemble , tout secrètement ?
J o s 1 P H.
Qnesse-<y ,, Madame ; comment ?
Le faictes-Tous ^wfareerie
Ou autrement. \
Mjrstère du 'viel Testament,
Farcesque : Qui tient de la farce ,
de la plaisanterie ; /aratus.
Fknc'aiv.i.jfaichiel : Faucille.'
Farcholez : Espèce de bois.
Faedage , fardaige : Fardeau ,
bardes , bagage , équipage.
Ces trois norentlns qui à Trevis jamais
tt*avoient esté, quant ili virent acourir tont
le peuple » afin de véoir celai corps saint , ils
H Mbaliire&t , «t Im j^t deur ^ «Uw î^ii|
FAR
celle choie , ^t «prêt qu« lenr JmrdmgÊ §â
mis en leur bosteUerie, Marcbeae ditt à tm
deux compaîgnons, se nous allons réoir
corps saint , je ne vois manière comme
puissions parvenir jnsqnes là. Li oa dV
contrefit le malade.
Boccaee, V* Nowmlte, ^•Jommié,
Faedeler : Faire un paquet, mel*
tre en ballot.
Fardelisr ^fardeleurtVoTtd-hlxi^
crocbeteur, homme du commun*
Fab DEMENT : L*action d'appliquer
le fard , d'embellir.
Fardet ^fart : Fard , dégaiaement,
ruse, subtilité. Le poète conseillant à
ramant pourToir sa maltresse, lui dit:
Au matin Ta la voir , ains qnVIle soit levée,
Ife que de woufardet soit ointe ite fardée,
Guiare, An^Amown, Mu,, «* 7615.
Faedeur : Qui farde, qui embellit
un discours d'ojuemens étrangers au
sujet.
. Faruoille : Conte fait à plaisir.
1^ kik:¥.^faredol yfareile : Lanterne,
fanal , tour au haut de.laqudle oa
faisoit du feu pour donner le «gnal
de l'approche de l'ennemi ; du Grec
Fare : Sorte de filet; d*oàyâvvi![f
fore : Pécher avec ce filet.
Farfadet : Esprit foUet ; fadas.
Farce : Forge, atelier; dtfo'
brica ; en anc Prpv. /arga.
Fargib , fargter : Forgeron , tail-
landier , serrurier ; /abrtcator ; ea
anc. VvoTf ,farghié ,/argairë ffmjhè,
F:àROiER : Forger » travailler le
Hv , les métaux ; fabncare; en aac*
Vtoy.fewga , forgarl
Faribole : Plaisanterie^ calem-
bour , mauyab jeu de mots , niai-
serie , et non pas parabole comme le
dit Borel ; une parabole est une sen-
tence , et vient de petrabola, Barbi-
zan dérive /â/i^/!tf, du yerhtfan,
parier , dire ^ et de biUia p pedtts
PAT
bonteilles qui se forment lorsqu'il
pleut , et qui n'ont aucune solidité.
Dire unefaribole : Dire une niaiserie ;
d'où nos anciens avoient fait houlles
et boulier , amuser de contes en Tair
et sans fondement , tromper.
Fahinaoe : Droit de mouture.
Fakot : Fanal , falot , .espèce de
lanterne. Fayez Farb.
Faer amas: Terme injurieux adressé
à une femme prostituée.
Farrat : Manquera ; du verbe
faillir.
Et certe» je toi dl ke bî tos pîement l!ape-
Itiifk'clene Tosyârrarmies à TOttre besoigne.
Sermom de S. Bernard ^foL 9a.
Et ipeaf dieo nnibis, earissùni, si pîè à
'vobis puàata /uerit , non deerli neeetsitoH
'vestr^e*.
* Danf réditlon de D. MabUlon » H 7 a imw-
trœ; maie c*ett fana doute use erreur.
Farrb : Farine \farifarris.
FA&ais : Soufflet , tape , coup de
poing.
Fas: Ufait, tu fais.
Faschiel : Fagot , fascine \fascis;
en bas. \9X,/ascium,
Fasque : Étui, pochette.
Fasti : Ennui, contre-cœur.
Fastigoux : Ennuyeux, fastidieux;
fastidiosus*
Fastrasie : Vision , fantaisie, folie.
Fastroulis ^feutroullCi/atroulle :
Fatras, fadaise, choses inutiles, conte
fait à plaisir, mensonge ; à'où.fatroul-
leur, celui qui débite de semblables
sottises.
Fat : Destin , sort \fatum. Ce mot,
dans le sens d*un homme qui blesse
par ses airs , vient de/atuus,
Fataliser : Destiner, être destiné;
de fataUs.
Fatiéres : Tuiles en dos d*&ne
qu'on met sur Tarôte d'un toit ; de
Xtutigium*
Fatioatioh : Embarras 1 peine.
F A U 577
Fatiste ^/actiste : Poète , versifi*
cateur; àefacdtius, ou du Grec pha^
tis, selon Borel.
Fatraz : Vers anciens où l'on ré^
pétoit souvent le premier vers comme
aux chants royaux. FatrUer y c'étoit
faire de ces sortes devers.
Fatrouiller , fatrasser, fairoil-
leryfatrouller : Niaiser, s'occuper de
bagatelles ; être mal ajusté dans ses
habillemens , être gâté ; chiffonner ,
se tirailler.
Mark ettolt tout fittrouiHé dedent set ajas-
temenf. Roman de Mark Caion,
Yela de qiioy servent les nnjtx ,
Sommeille qui Tooldra sommeiller.
On n*a point peine à s*abiUer,
Après baiser ttfairoutiler.
Dire adiea par rJiujs de derrière ,
En effect vêla la manière.
CoquiUartp Monohg, de la Botte defoing,
•
Suiyant la farce de Pathelin , c'est
barbouiller , parler confusément , ne
savoir ce que l'on dit, marmoter
entre ses dents.
n est encore en resyerîe ,
n resve, il. chante, 'AfittroutUe
Tant de langaiges , et barbouille :
Il ne Tivra pas demje heure.
FATROUiLLEua : Qui aime à se mê-
ler de tout , qui ne s'occupe qu'à dé-
biter des niaiseries , des mensonges.
Fattras : Bruit , fracas.
Fatuaire : Enthousiaste , fou qui
se croit inspiré, et annonce ses rêve-
ries ; homme infatué d'une chose ;
fatuarius.
Fatuité : Stupidité , imbécillité.
Fau , fauteau , fayart , fou ^foU"
teau : Le hêtre , arbre ; fagus,
Fauble : Discours, tdhlf^ fabula.
Voyez Fabel.
Faubloier : Parler , discourir ^
dire des contes , des choses vagues ,
ennuyer par des discours tans suite ;
fahuiâri.yojttk FAïAsik* ' '
$78 F A U
Fauçagb , fauchaison , fauchée :
Action de faucher ; de falcula,
Fâucer ffauser : Manquer , trom*
per, surprendre ; de/allere.
Et se li jors ne \orfinuistf
Ke la nnia ai tos" ne véoiit ,
Moulr fai*teoi cil dedent grevé ;
Biais par nuit furrnt desscuré.
Roman du Rou,fol. aa5.
Faucbt : Voix , chant.
Faucb taisant : Failei-lef Uire.
Fauceteis , fauceteit f fauixtez :
Fausseté, tromperie , fourberie ;/47/-
laciess JaUitas,
Dens ! kc noroit com norriet et aplaigne
Amors tons cenK ke se sont entaiehié *
ï>e /aticetdi , ne de boise enpirié$
Pouc puet prixier dolor ke l'en «raigne.
' Chanson , Mss, A , fol. .^89, pcart. 2.
'Fk}Scnk9i^fiiuch{irt : Faux , gravide
faucille ; de /air , falcU,
Fauche ^ fauchée ,fuuç7dée ^ft^ul-
cye : Ce qu'un homme peut faucher
dans un jour; de faix,
F Ai: cHJLMETfT ^faucheric : L'action
de faucher,'
FAVÇKZTyf^uchllc y faucqu^t y f au-
quel : Faucille , faux , couteau , et
toute espèce d'arme tranchante. Fjoire
Jefaucfirl: Donner un croc en jambe.
Fauchet : Crapaud , espèce d'à-
Taign<?e qui a de longiies pattes. Fau-
chcl s'est dit aussi d'une espèce de
rAteau.
Fauchon : Sorte d'épée courbe ,
ainsi dite, parce qu'elle étoit en forme
de faucille , ou comme le cimeterre
dès Turcs , le heqié ou Acinacis des
Persans , ou parce qu'on en fauchoit
la vie des hommes. Voilà ce qu'en dit
Borel d'après Fauchet , et il cite l'au-
teur du Pèlerinage de la Vie :
On ley^UM;Aoji je te C€indrt7y
Ou je ta TÎe fauchera j.
Vais It fauçkim iVoit^ It/aLc des Ia-
* A U
tins , et en géBéral tout ce qui
poit ; c'étoit aussi un couteaa , «1
poignard , le croissant , ]« aerpetlt
des jardiniers pour tailler les arbres.
Ypoeras ditt à son nies , Je w&om mie boM
herbe, cil s*igénonilla pour In eoeUv, Tpe-
cras (n envianx, si saclin vok ftmchon wêl Irai-
son, et en feri son neren parmi le clUef»sî
Tochist come manyais traistre.
Roman des sept Sages de Morne,
Lk où les presses sont pins dmês ,
Est le cliaple'liut espées nues,
Auêfauehoks , ans coatians à poiatet;
Si merreilleus , que les plus coiatcs
N'ont ores soing de Tanteries ,
Byaumes,haubers, tacles, cames «
' Fondent par les grans copa et fraingaent»
Ames trenchins en sanc * se baingacat.
GuUàusime
* Dans Dacange , Etst. de S. Lonb , pag. i$7,
H y Si en chitrs,
Faucie : Appel d'nn jugÀent,
comme faux ou mal rendu ; defalsum.
Faucilier : Faucheur, et celui qui
dans la moisson coupe les grains atec
la faucille , moissonneur.
Fau CILLEE : Faucher , couper atee
la faux oti la faucille.
Faucillon : Petite fanx; petite
faucille.
Faucoviees : 6acocbes de cnir
pour mettre sur le cheval , que l'oa
appelle, ailleurs bouges , bougettes ,
suivant Monet
Fauconnaob : Sorte de rederaiice.
Fauconnerie , faalsonnerie : Le
crime du faux monnoyeiir , d'nn
faussaire.
Fauçor yfaucier : Faucheur j/Stf-
cator. Voyez Faucer.
FÂVCQVUT^faulcquet: Petitefanx,
fi^uçille ; sorte d'arme , selon D. Cl^
pentier.
Faucre : Arrêt d'une lance , sni-
vant Borel, qui cite ces vers du Romin
de Perce val :
Kt met U lance e\ faucre , et poîat.
Stco au col» laaM êoe/amere.
F AU
Ce mot auroit dû s'écrire aiasi à
cause de son ëtymologie fulcrum ;
nais Borel a mal lu « U y a f autre.
Voyez ce mol.
Faudage : Droit de faire par<iaer
ses moutons.
Faudb , faudal , faudeau , fau^
diere , fauide : Creux d*une chaire ;
bergerie , étable à brebis , parc , lieu
fermé de claies ; fosse serrant k faire
du charbon ; creux , cavité en gé-
néral ; tablier , jupon d'une femme ;
et suivant Borel , giron ; en Savoyard
/ottdar; en Langued. et en Prov*
/audeau , faudc.
Por ceo édifies citex à tos enftimtf et
fimdet et ettablei à rof owtiiUf* et à tm
jnmeff et emples ceo qse vous promet*.
B^h g Nombres , chap, 39 , iwiv. 24.
Aùdtficaie ergo urbes parvuUs Dettris , et
caubs et stabula ovibus acjiunentit : et quod
poUicuiesds impiété,
D*an larron conte qui alla
Brebit embler qa*il espia
Dedens \kfaude à nn vilain ;
£nMmble o lui porta mi paia ,
An chien devoit le pain bailUer
Qui \kfaude deyolt guaitier.
Marie de France , Fable du Voleur
et du Loup,
Faudee : Faire du charbon.
Faudesteuil , faudesieuf y fau-
destue yfaudestuefyfaudestueilyfau"
destuel yfaudeteuil yfaudetuel : Fau-
teuil , chaire , chaise à bras , siège
royal ; fàltistcrium , suivant Borel
qui cile Fauchet; o\x faldistorium ,
suivant Ménage et D. Carpeiitier.
Qoant la Royne entendit ce , si te remet en
•a chambre , et Haadinas entra , et la trora
goste-soa Ht assise en un/attdestuel, les denx
bras acoutea sor Tapuial dou faudestuel,
■Boult dolente et moult pensire.
Roman de Tristan,
Desor uufaudettue rojal*
-Coyert d*un porpre impérial ,
Sist César , et 11 Senator
Plus bti se Noient tôt entor.
Bioman de Dohpatot,
F A tr 579
De btstes I «t gmit concllêy
Dame orgueilleuse qui fu com eiU
Qui famé est à Monseignor noble ,
Li Dame ert de façon moult noble ^
O^ /audestuef »t^t les le Roi
Qui moult Tuioit en bone fol.
Mommn du HmuuxL
TkxjTEi.tGm^aufciiiehey/ûu/eluer
Bagatelle, frivolité, babiole.
Faufeluer ,/au/eieur : Diseur de
bagatelles, de niaiseries , de babioles.
Faufeluee : Dire des mots vides de
sens, s'entretenir de propos inutiles.
Faulce : Menteuse , fausse , de
mauvaise foi ; falsa.
Faulcet : Petit morceau de bois
fait en cheville pour boucher les trous
d'un tonneau.
Faulcheeie : Ruse , fraude ; fal^
sijura.
Faulcille (payer la) : Couper les
bleds par <>orTée.
Faûlcye. Voyez Fauche.
Faulde : Claie, lieu fermé de claies»
FAtJLDiE , faude : Charbonnière.
Fauldeoit : Manqueroit ; du verbe
JaiUir,
Bienheurtl donques \m fauldroit.
Puisque seurefé lui deffauldrok.
Roman de la Rase.
Faulqust. Voyez Fauchet.
Faulea : Faillira, manquera. Fav/-
roit : Manqueroit j du verbe faler,
fallir.
Fauls : Faux , fou ; falsus,
Faulsee : Altérer , falsifier , cor-
rompre \faUere; en bas. Wt.falstire.
Fauls^ un jugement , c'est soutenir
qu'il est faux , inique.
¥kJiisn,féaké,féaul$é: Foi , fidé-
lité , hommage , féodalité ; tribunal ,
cour de justice qui connoissoit des
différends élevés entre les nobles,
pour les actes de foi et hommsge.
Fault^ : Faculté , communauté*
Jssembler lafaulté : Assembler les
babitans d'une commune, d'une ville,
58o F A U F A U
d*un YÎllftge , les membres d'une com- fàlsus ; d* on /aussonnier, faax-moiH
munanté. noyenr.
Faulté y/auteit: Feudatairc, qui Faut : Manque, finit; du Terbe
relève d*un fief. faiUir.
Faultrace : Droit qu'un seigneur ca n'e«t pu Trait «mu qui faut à son «n
avoit de faire parquer ses moutons quant U est pooref et au beaoîng.
sur les terres de ses vassaux. Ancien Proverie,
Faulture : Trou , fente , (grevasse. Ce mot me donne occasion de faire
Faulyeau : Gros bœuf. remarquer combien les eiq>ressions
Faunier : Bûcher, endroit où Ton s'altèrent ; l'on disoit auciennemeii^
serre et où Ton fait sécher le bois. Montereau-faut-Yonne , et Ton dit à
Faunon : Sobriquet , surnom ; de présent,illb#ir^re/iu-sur-yo/fif«;jesab
fàlsus et de nomen, parfaitement que les gens instruits ne
Fauront : Manqueront , finiront, feront pas cette faute , mais la gêné-
Faus, fais y fauls, fax : Faux , ration présente l'adoptera. Cestainit
fou ; fàlsus.
Mê.\Bfaus est qui se glorefie;
Tost est une joie faillie ;
Maie no vêle est tost renue;
Tost paet morir , qui autre tue ;
Sorent contre son destorbîer
Se sent cuers d*ome esléecier.
Roman du Rou,fol. a3x , f^
que Saint-Germain-^ JSf'ieitr {aqm>-
xif^)^. ainsi nommé de ce qu'il étoit
près de la rivière, a été transformé en
Sàint-Germain-/<s^i>tf:r {yeUu) ; que
Sainte Marie V Egyptienne, a été appe-
lée la Jussienne , et que le marché de
\ Apport -Paris vient d'être récem-
Fauser : Tromper. Voy. Faucer. ^jg^ ^ ^^^^ \^ nouvelle dénoBÛnation
Faussart : Arme ressemblant à j^j ^^^^ transformé en marché de
une faux , poignard , épce recour- la Porte de Paris ,^c.
hêe'.faUyfalcis; en bas. lat. /a/- Fautarle (homme): Homme digne
carius ; en bas Bret./a/cA , faux. ^^ f^i , qu'il faut croire , qui a prêté
serment de dire la vérité , et dont on
doit croire la parole*
Faute : Défaut, mauTaise habi-
tude \falsitas* A la faute : A l'extré-
mité , au bout , l'endroit où qndqne
Ung grant gect de dart d*une lance asserée,
D*un graiat faussart , d*une grosse massue,
D*nne gaisarme, d'une flèche ferrée,
D'ung bracquemart , d*une hache esmolue >
D'ung grant penart et d'une besague,
D'uDg fort espieu et d'une saqut boute,
De maulz briguaus puissent trouTer tel route -v^-p finît
Que tous les cori)s fussent mis par morceaulx. ,r« • i •
Bofnan de la Chasse d'Amours , Fauterie : Cnme de CCUX qm SOnt
fol, 1 82 , co/. X. les fauteurs d'une faute,d*une factioiu
TkvssÉKvn ^faussen-es : Appelant Fautier : Criminel, coupable.
d'un jugement ; falsarius. Fautre : Garniture d*nne seOe
Fausser : Percer d'outre en outre , pour tenir la lance , et en général tout
rompre tout-à-fait. Fausser la cour, ce qui sert à appuyer ; fuicrum»
c'est appeler d'un jugement. ^^^n au col , Unce êor/kutr^
Fausserie , faussererie : Crime Et met la lance el/aturv, et poîat.
d'un faussaire ; falsaria. Roman de PereeML
Faussillier : Faucher; d^oixfaus^ Fautre , feautre : Feutre , dii-
silleur, faucheur. peau, couvre-chef; àefUtrum, étoffe
Faussonner : Faire de la fausse de poils collés ensemble,
monnoie, tromper; de ,^s^^Se/i0 ou dt Fautes : Matelas , lit » grabat.
F A V
Guiot de Provins parlant des moines
de Clainraux :
Car n*a nnl ordre en tôt le mont
Où ait mains de fraternité ,
S'il ont aroir à grant plenté,
la por ce miez ne lor en iert»
Fox est qpi grant avoir i qoiert »
lie que nnnt antres ait pitié
D*un autre qant le voit chargié ;
Li ans d*ans n*a pitié de Tantre
Qnant le roit gésir sor le /autre
Penaif on malade , on deatrolt ,
De ce ne r*ont il mie droit.
* Bible Guiot,
F £ A 58i
Fatoville : Petite fève *,fabalum ,
phaseolus; en Dauph. yîi7^o/e.
Fax : Faux , fou \falsus. Voyez Fo*
Fax : Faux à faucher ; /bZr.
Fa Y : Etable, écurie; fardeau.
Fat , f ayant , fayart : Hêtre ,
arbre ; fagus.
Fatx : Forêt plantée de bétres ;
/àgutal,
Fate : Cape ou mantelet que por«
tent les dames Flamandes et du pays
des Ardennes.
Fatne : Fouine ;/£iJe//ia^ suivant
FAUTEsa : Chasser, mettre dehors.
"F xvyY.1^ yfauvaUgfauveUe : De cou- $aumaise.
leur rousse, fauve, tirant sur le jaune; Fattili^ : Sorcier , devin.
flavus jfulvus. Il y a deux romans Fazbdoe: Qui doit faire; du verbe
de ce nom à la Bibliothèque Impé- fazèr, •
rialct l'un du fonds du Roi, sous le Fazsltat : Faculté , liberté.
n^^ôSis, in-folio ; et l'autre de Tab- Fazsmens : Vase d'argile; fig^
baye Saint-Germain, sous le n^ 234^9 mentum,
anciennement 63 1. C'est une satire Fazëmeft , fazënda : Action de
mordante contre les gens d'église; £sLire -, de /acere.
Fauteur y dépeint l'hypocrisie sous la Fazxr , /aze : Faire ; facere.
forme d'un cheval fauve , et il expli- Fi xf^e^féé : Fief ; foi, hommage ;
que ce mot/auvei, pair /alsum vélum, de /ides ou de feudum ; en bas Bret.
^ux voile , au fol. 5 , R^. fe^^ foi. Par mafé, par ma foi ; par la
Faux : But, fin, terme ; defallere, fé de Diu, ancien jurement. Féé s'est
Fauxee : Faire déclarer un acte dit principalement pour, enchanté |
faux ; /allere. ensorcelé ; de fatuus. Voyez FAi.
,Fauxille : Faucille. F tàXLX^ féal , f éeil ^ f éel :Yid^e^
Faux-semblamt : Illusion, trom- feudataire; deyî:V/e/!c>^quineveutpaa
perie. dire que celui dont le seigneur parle
Favaet : Sorte d'armure. soit fidèle, mais qu'il est vassal, et pac
Favele , flavelle : Flatterie , cajo- cette raison obligé de l'être ; en bas
lerie , fable ; fabula. Voyez Fabel. Bret. féal, fideU Ce mot fait au plu-*
Favelee : Débiter des fables, Ti!^féax,féaulx,féaMx.\jes\e\.\xes»
mentir. Voyez Fableie. patentes de nos Rois adressées au
•Faviau , faisole , faseole ,fasiol, Partemeat et aux autres Cours com*
fasole y faviou jfayole : Fève , hari- mençoient toujours ainsi : J nos âmes
oot ; faba , phaselus yphaseoUis ; en et féaux Us conseillers tenons nostre
Jjjonn. fiajola , fiajoule ; en Lang. cour de Parlement, etc,
et en IhtOY.favètOS , fanoous ,favo , ^^„ enToîerent qnerre Jes plus tnfSsant
favos; en bas '^xe\,fa9en,fqff, etfSMei ooratiert de chéranlz et te hifoi>
Faviee , faviere : Champ semé de verent des plus belles haqnenées qui lussent
fèves ;/^ôûnW> en ancLangttcd. * P*'-- tiomandeJehandeSaimré.
favëdo , favëiro. FiAOX , féaige : Contrat
3
582 FÉE
dation , octroi ; héritage tenu ou
donné en fief.
FsAtMSiCT , féahUment , féaul-
ment , féaumcnt y féelement : Fidè-
lement, avec fidélité ; /?^/àer.
FÉALTi ^féaliéeyféanceyféaultéy
féauté : Fidélité , foi , constance ,
attachement. Serment de féctuté: Ser-
ment qu*un vassal faisoit à son sei-
gneur ; fidélitas ; en Itoi. fedelta.
Car jt say par quelle niaon
Tu seras mis à garixon.
Je te donerai /éanieé
Se tu te lléub à loyaalté.
Bom. de la Rase, édit, de Lenglet Dafresnoy,
FzkSÂJtci*. : Réduction.
Feast : Fête \festum,
Féaumint : Fidèlement.
Féaux , féaus : Fidèles , pluriel
de féal,
Feble , feuble , flehe , fteuhle ,
floible yfiou yflouet : Foible , fluet ;
àtflexihilis , à Tabla tif/îftf.w^7<?.
Feblesse ; Foiblesse ; fle.ribiUtas,
Febbe , fehure , feh%*re : FieTre ;
fehrii; en Lanp^. et en Vvfiy , febrés.
Fe BROUS : Fiévreux \febricosus,
Febve î Fève , haricot ; faba.
« Feuvrb : Forgeron ; fafter. Voyez
Feure.
' Fec : Feu ; focus ; en Laugued.
Jbc y fioc,
Fecces : Tuyaux de seigle ou de
bled ; fex , fecis,
Fecces de aoOea et de blés,,
OngemeRt à oindre brebia ;
Clûeni en lalaie , colera , rlvia.
Poéiiei de Froissart , foi. a^a , c«/, i.
. Fhçoir : Houe, béclie^ioatniment
à labourer la terre.
Fsc-siMPLE : Fief héréditaire.
FED A : Brebis ; yo^iur.
FiE : Foi et hommage ; de fides.
Fée. : £spcce de démon,. femme à
Cfui on attrtbuoit un pouvoir ex-
traordinaire ; fatidèca,
FiEt : Ami, fidèle ifi4eUM. .
Fkr
Je promets à toj, mon SelgiMinr Patriafek»
de Jérusalem et à tes successears caiioncneiit
entrant , dessns ce tesmoigne de Dieu tout-
puissant et de toute l'Y^se et des Peiiata , et
de mes Barons qui environ moi auat , <pie je
de cestuy jor en arant aérai toiiyS«l aidêor et
deffendeonr de ta personne.
Les Asùses de Jéntsmtem , ckap, aS8 ,
serment du Box de Jérwualem mm
Pairiarehe.
Féer ifaer : Enchanter , charmer,
ensorceler. Bord dit que ce mot vient
du Grec pherni et pkatos, fateor et
fatùs; d'où vient prophète.
Féerie : Le prétendu art des fées.
Féez , fées : Charges féodales ;
faix , fabceau ; fascis , feiscia,
Alex portes une béates, si sacrifiez le à la
passage Nostre-Seignor , si teignez ymfitsim
ysopè en sàunk que est en Pamere et eapar»
plies de eeo anr la luminnire et mmt l^n ce
Tautre post.
Bible, Exode y chap. la^oiery. ai er as.
Jte toilentes minimal perfaunilias ifestrat ,
et immoiate Phase. Fasciculumque hjrssopi
tingite in soMguine qui est in iimine, et asper-
gîte ex em super/iminare, et utrmmque pastûm
F^GiR : Figer, congeler ;/7^/r.
FÉiAut, : Vassal , sujet.
Feigkas : Lieu planté de hêtres.
Voyez Yay,
Feicnexent : Feinte , prétexte.
Feigner : Feindre, se flatter, men-
tir ; y7/î^re ; en anc. l^OY.fâgTtè.
FEihLE^fueihe : Feuille, feuillage;
foUuw,.
Por lor humanité repoindre «
Conmenchîerent lors à apoindre.
Et à noer et à lyer
Ensole/ù^^f de figT^v**
tes ir Fillék Uroy^foL 39, Jt% cmL a,
parlant d^Adam. et Eve,
Feilliék : Feuillée, amas de bran-
ches garnies de leurs feuilles.
Fei NASSE : Temps ou saison dans
laquelle tombent les faines ou fruits
des hêtres ; dtfeneus pris yonrfagus.
Feiittise yfaintise : Fdnte » rose»
déguisement ; fictio*
FEL
Feiab : Foire , marché priTilégîë ;
forum,
Feis : Fois. A la feis : A-la-fois ,
quelquefois ; de vids,
Feis : Je fis , tu ûs ; /eismes , nous
flmes ; feist , /eu , il fit ; du yerbe
Jeire , /ère ; /acere.
' Ce qui est dessus dit, de nostre técl le
/sûmes garair. Ancienne Coutume d^OrUans.
£t Aus ckcrlts dout lecture itouà /eûtes
Vottre bel oeil, à parler par raison.
Me voit trop mieux qu'à heure que meTeistea.
Marot,
Le grant Dieu /eit les planettes , et nous
Calions les plats uett.
Rabelais , Hp.i , ehap, 5.
. Fbit , subst, : Fait ; /actum.
¥itiTVKV.^aiture,/éture : Facture,
grâce , fa^on d'une chose , construc-
tion, forme, figure, création, créa-
ture ; /actura.
Une ymaige qui Vilenie
ÀToit nom , reri devers destre ,
Qui estoit auques d^autel rstre
Corn, ces denz, et à'tiuteifiture.
* Roman de la Rase , ifers i56.
Et Toit on sans cooTerture
Leur scmblance et Xtnv Jeiture,
Roman de la Rose,
Kt vos estes mes créatures.
Et mes euvres et mts/aitwres,
* Ronum de la Rote , vert i^3i.
Feivre : Forgeron , ouvrier tra-
-vaillant à la forge ; ftiber,
Fel , falon ,/allon y/eUe , f^llon,
Jelun y/ens ,/ol ,/ojr : Méchant, faui,
cruel , .inhumain , violent , emporté ,
barhare , perfide , impie , injuste ,
traître , rebelle , infidèle , capricieux,
brutal , dur , téméraire , insensible ,
dangereux , à craindre ; /attaof,; en
•bas. lat. /clo , /ello ; en anc. PrôV.
/él , /ëlo , /ello, M. de Laravallière
le dérive de/ellones,
Adooc sVscric Fromodin k Inull^fon,
Gerbert, dtst-ili moult as cuer it Jeton,
IPar toi resmuet la guêtre et la tençon.
Jldfluui de GarÎHyfol, 199, f^^.
PEL 58$
TûtaibU filon et il ne sercaiia; " ; '
Comm,twieSmmtieF,PÊ.^
Verte inplnm et non erit,
Dementres que Vtfil s^orgoillist , Ufii, t$
eé Aotecris toa entiers , ce est il , «I ai mem-
bre ; quar tout ausi corn tuit li buen orne qui
unt esté des Abel jusques ci , sunt une chose
en Crist , antre^ sunt tuit li mal qui unt esté
dea Gain jusque d'niM chose e» Antecrist. Kt
quant il et sa ;mf foiée s*orgojlUisent contM
les amis Deu . et les tormenteut, lors est A
poures espiritex embra«ex et espurgîea si
corn 11 or en la fornelae ; impiut ntmtptot car
Il fil Titan juste, et \mfihnie tome contm
\et filons meismea , et ce est ce qnM dit : Corn»
prekenduntur ht eonsHUs qmikuseogitant; ila
sont pris \f fiions es eoosans où il pensent*
Comm, Éùrie Sàutier, Ps, 101
Jn hai réglise des malicious et enaemblf Ifi
fiUoMs ne acraf mie. . .
Sermons de S, Bernard, fol, 71.
Odwi eedesiam nmUgnaniium , H oum tm-
pîia-iHN* seAéo, C*est la rerset 5 dn Tingt*»
cinqnième Pseawne.
Quant cil enrellmeif cfalés ki d*airattt eitolt
treuchiez, serat repalriex, et ne mie sens set
plus /allons eapiris. Sermons de A Bemtwd.
Cum vipereum ittud capui, fuod prius^
qnam/uerit amputatum , non aèsqtté'srptem
pcjoribua spirittbms te revertetur,
Quaut il (J. C.^ par les filions fnt davpneif
de ftnort et dé tres-laîde mort.
Mêmes Strmons,fol. 33.
Quand» morte « et morte tnrpissinm con»
demnatus est ab iniqnis.
AdveniM 1 Diez , que ferai
Por sa très grant biaut^^inon^ » *
le le sai bien , regnon^ tuum ,
Yefs K n*aî pâi le eutf/eltM.
FkhUmu de la Patemostrè d^amofàrt,
ViÈj.y/cil : Feaillè d^ pkpier, feuil-
let de livre'; /olium , /oliolum,
Yn\.%niL%%t.^elùnâssè*: Perfide, mé-
chante; cmeUe ; féminin àe/eT,/elon,
O tn ^filenesse sjnagoige , nos enfantas cest
fil asti cum par di^ office de meire , mais ne
mies par affection de mère.
Sermons de S. Remmrd:, fit 46.
tt ni fttiikm , impîa ^rnagtm , hwne no-
bis fiHmm peperisti , o/ficio quidem mmtris,
ted ai» Éuttk e0ecttu
4
S84 F £ L
FBLBNKSfts^cEif T , feloneste-gint :
T^ation perfide et traîtresse. Terre fe-
lonnesse : Terre qiii ne peut rien
produire.
Feli*essement , felonementy fe-
lonessement : Méchamment , cruelle-
ment , avec trahison , avec outrance,
liTec fureur , injustement , avec im-
piété \fallaciter ; en ancien Provenç.
felonezamën,
Cnaie Abner fod retnm^e e Tenus en
Ebron , Juab le severad de ses cnnpaignons ,
•i cuiDe il tolsist privéement odlui parler, e
cnme il furent i nne part privrement , Aboer
«t Joab et Abisaîses frerei , Joab sacha Tespée
e £erid Abner ens cl costed, «i l'ucisty^/e-
meuement pur vengier à suu dit la mort sun
friere Asaèl.
Ane. Traduet. dti Uvre des Rois ,lh.^,
chap. 3 , 'vers, «7.
Cùmçue rediisset Abner in Hebron , seor-
9tun adduxit eum Joab ad médium portœ , ut
loqueretur ci , in dolo - et ptrctissit illum ibi
m inguine , ce morcuus tst in ukionem son-
guims Asaèl frairis ejus.
Saol nus dc»prieu&t felenessement por ço
al derum depricndrc ces kl sunt de sun lignage,
ke neia ni remaigne eu tute la terre de Israël.
Ibid, chap, %i, vers. 5.
yirum , qui attrivit nos et oppressit inique ,
"ita delere oebemus , ut ne unus quidem resi-
duas sit de stirpe ejus in cunctis finibus
Israël.
Felenie , faleniey félonie : Per-
fidie, trahison, mauvaise foi, cruauté,
méchanceté , dessein prémédité , ini-
quité , crime , péché , brutalité , em-
portement , folie , manie y caprice ,
fstniaiiï^ffa/lacia ^fallofùe^i en a ne.
Vroy, /ëloifia. Ces mots se disoient
aussi d*un vassal qui offensoit son
seigneur, ou d*un seigneur qui se
rendoit coupable de déloyauté envers
son vassal , dans ce cas le vassal étoit
affranchi dé sa mouvance envers le
seigneur.
Ql qnî àTMn dormis oà la feBiine de son
fils , n^orgam Tun et l'autre d« mort , car 11
. omU ,tf\Jri Monie : lonr sannk soit sur eaus.
Ètbk , Levitfquê^ c^us/^^su^ , vers, la.
FEM
Si quis thrmieru eum nuru sua , ssierqm
moriatur, quia scelns operaH suni: samgÊm
eorum sit super eos.
Tant solement vous pri que rons ne OTera
ctMte/èlonie en cestl hom encontre natvre. H
ne Toloient oîr ces paroles , com li bom eeo
ont reuy il meaa hors sa conenblne, et la
bailla à eux por foloyer.
Bible, Juges, chap. 19 , n^ers. 24 ei aS.
Tantùm , obsecro , ne scelns hoc eomint
naturam operemini in viruin. Aoiebamt «c-
auiescere sermonibus iUius ; quod cemern
nomo, edujcit ad eos coucubinatn suam,tt
eis tradidit illudendam. *
Porquoi te glorifies-tu en ta malice , ta fiî
puissans ieê en Ul /afenie ?
Comm. sur le Soutier, Ps, 5i , "vers. i.
Quid gloriaris in malitia, qui poternes m
iniquitate ?
« •
Une autre 3miaige d*aatel taill«
A senettre tî delez lui;
Son nom desus sa teste lui ,
Apelée estolt Félonie.
* Roman de la Rose , 'vers iS%*
Félon. Voyez Fel.
Félonie. Voyez Felbhiv.
Felonnement , feUement , felo^
nessemcnt : Cruellement , d'une ma-
nière injurieuse , déloyale.
Felonneusement : Fortement ,
avec vigueur , selon D. Carpentier.
Félon N I EE , falenier , /elemer ,
felonier: Tromper, abuser, manquer
de foi , manquer à Thonneur» traidr,
être brutal , dur , inhumain.
Felouedee : Tromper, abuser ,
décevoir.
FEMBBOis^/e//i6ro)^ .* Fumier, en-
grais 'y/îmarium.
Fem E : Femme , femelle d'un anir
ma) \femina ; en bas. lat. /emeUa;
en bas Bret, /emell; en anc. ProT.
fëma y fëmë , fcmï , fëmma , femtuu
Fem EAU lx (enfans) : Jeunes filles.
Femele yfcmeUe : Fer qui tient le
marteau d'une porte.
Femier : lieu rempli de borne ; '
foAiier , ordures ; /îauuvun. Voyti
/
FEN
EsvsROirf . — Un moine avoit pour
l'argent un attachement extrême; il
en ayoit caché , et quand il fut mort :
Dunket ne soit pas H. cors de celui mit «toc
les cors des frères , mais tXfemier.
Diai. de S. Grégmre, liv. 4» chap. 55.
Càm verà mortuus fuerit , corpus UHus
cum fratrum çorporibu» non ponatur, sed in
et«rqiiilJiiio.
«
Feminau , femineau : Débauché ,
adonné aux femmes ; feminatMs*
FkXXES TOLES DE LEUR COEPS ,
femmes de Joie , de mal recapte , iie
pechié , de vie ^ foies femmes : Fem-
mes publiques , communes 9 débau-
chées.
Ensnrqnetot , qui loera meson kfolefimmê
commmie , ou receTra bordeaux en sa meson ,
ele soit tenue souder au BaiUif don leu , tant
comme U pension de la meson vaura en nn an.
Ordoruumce de S. Louis dé xa54.
Femoeaus : Caleçons « haut-de-
chausses ; femoralia.
Fexoeiee , fcmourier : Fosse à
fumier ; àefimarium ; en anc. Prov,
et en IjaLXig* fëmouras ^ foumouras ,
foumourié,
Fems : Ordure, fumier \fimus.
FËN : Fourrage , foin ; fenum,
Fenagil , fenassilf fench , fen^
chéCy fenchie : Tas , meule de foin
ou de paille ; de fenisecium,
Fenage , fenaison : Le temps , la
saison de faucher et faner les îfbins ;
action de les faucher ; droit et rede-
vance sur les" foins ; àe fenum, fe^
neus, fenicularium.
Feu aie : Pré, prairie; fenea.
Fenal , fenail : Temps ou saison
de faucher les foins ; de fenicula»
rium. Mois fenal : Juillet , mois où
l'on fait les foins.
Fbhdace , f endosse , fendeure ,
f endure : Ouverture, fente , crevasse,
déchirure ; àtfindere; en Langued.
fendoÊclQ.
FEN
58S
On sa fenestre alors clonrA
Quant ans gens parler tous orra »
Si guetera par ïkfindace.
Tant que tous serez en la place.
Roman de la Rose , parlant du Jahax»
Ne clef, ne barre , ne redoutent.
Mais B*en entrent par l^tfsndaees.
Par archieres , et par creTasses,
Et se partent des cors les âmes.
Roman de la Rose , parlant des Esprits.
Fkndon : Planche , bois fendu.
Fenels (saint Pierre) : La fête de
Saint Pierre au 29 juin , ainsi nom*-
mée , à ca^se des foins qui se font
alors.
Fener : Faner le foin lorsqu'il est
fauché pour le faire sécher ;^iiare;
et flétrir, dessécher.
Feneeil , fenerier^ femere : lieu
où Ton serre le foin quand il est fané^
grenier àibin ; on prononce en Bour-
gogne le premier de ces mots comme
s*il étoit écrit yi?/tri, on fait sonner
Vn, mais point le second e.
Fe If hSTfiExfenestrage,fenestraige:
Boutique , ouverture faite à une mai-
son , fenêtre sur la rue pour étaler
les marchandises ; defenestra^fenes^
tralis ; en bas Bret. fanest, fenestr*
Droit qui se payoit au seigneur ou
propriétaire d*un lieu pour y avoir
boutique ou fenêtre sur la rue , afin
d*y exposer des marchandises en
vente; en bas* lut. fenestragium. Au-
trefois que les boutiques n'étoient
point ouvertes comme à présent , on
vendoit au travers des fenêtres , le
chaland restoit dans la rue et le mar-
chand dans sa boutique ; aussi le livre
des Cens et Coustumes de la ville de
Chartres , fol. 55 , porte : « Lefenes-
trage d'ileuc , c'est k savoir pour chair
cune personne qui vend pain àfenestre
en la partie que le comte a à Chasteaa-
Neuf , vault quinze sols. Le chapitre
de S. Honoré, à Paris, avoit fait
bâtir des maisona autour de ton cloi-
586 F £ N
tre et de son cimetière ; par un titre
du mois de mars i/^iil ^\\ tst dit que
les chanoines avoient requis au sieur
Georges , receveur de révêché , d'a-
voir auxdittes maisons, douze auvens,
douze éviers et douze teneslres à ven-
dre denrées, et une saillie au-dessus du
rez-de-chaussée de dix pieds de haut
et de pié et demi de lé et de douze
toises de long i>. Et par un autre acte
du 20 août de la même année 141^9
portant permission par le receveur
de Fëvéché de Paris , audit chapitre
de S. Honoré , de bâtir des maisons
sur cette rue. Esquelles maisons qui
y seront f aides et éditées requeroient
Içsdits chapitre avoir douze auvem
ehascun de douze toises de lonc ou en-
viron, et de trois piez de saillie en rue
assis au haut dupoitras destlittes mai-
sons. Item , douze fenestres h vendre
denrées, en chascune desquelles mira
une tablette de pierre ou de bois saJH"
lans. Dans le pays d'Aunis , c*étoit le
droit d'avoir des fenêtres ou des ou-
vertures dans les bois de haute-futaie,
afin que les bécasses et les antres
oiseaux qui passoient dedans , se pris-
sent dans les filets qu'on y tendoit.
Fewestrr : Parquet du barreau ,
du palais ; de fenestra. Dans les cé-
rémonies des tournois , les cham^
pions , avant de combattre , atta-
choient a des fenêtres leurs écus , ou
ëtoient blasonnéVs leurs armoiries ,
afin de connoltre les combattans et
d'empêcher de tournoier ceux qui,
par quelque mesehief, se seroient
rendus indignes dé cet -honneur.
Fknestrelle : Petite fenêtre 5 fe-
ncstrula*
Fenestreb : Faire le galant à la
fenêtre de sa maîtresse.
Fenestrez : Sauf-conduits où l'on
laissoit en blanc le -nom des voya-
geurs.
FE N
Feitesteibe : Marcband forait»
porte-balle.
: Fx vBSTEis : OnTertore, boutique;
àtfenestra,
Fbnhsxen : Feinte, dissimulatioB,
Fën HËa : Dissimuler , feindre ;
/ingère,
Fenian : Paresseux y £tinéant ;
composé du y erhe faire et de newU
(nihil), dont les Italiens ont fait miente.
Fevievs : Finissions.
Comf nt est cea k*apoIne» paet wùê âe tm
etproveir quels U fruit soit d« ton oresoo,
j*ai soit ceu ke 110% f entent et repatriens ds
l'orcson. Senntons de S. Bernard.
Quid enim est quod licet nttnquam ah or»-
tione cessenius , duc nunquam experiri vi-
éeatmr aliquis nostrum qtû sit antriomis
Fenikre ^f encrier ^fenil : Grenio'
à foin ; fenicularium , fenile,
Fenîr : Achever, fk\\\T\firùre.
Femis : Le phénix, oiseau fabuleux.
Preudes femes , par Saint Deais ,
Autant en est que de Fem».
Roman de la ilote.
Fenis : Achevé , accompli \/imttts,
Fe NI SON : Temps où il est défendu
de-mener paître les bestiaux dans les
prés.
Fenist : Il finit ; du verbe /èaêr,
achever.
Icifem'stXe meldre estoire
C*onques fu mise en mémoire ,
Jo n*en sai plos et plus jaVn diat,
Beneois qui oest RomaDs fiât.
La fin du ikàtnan de TrvQft,
Feu OIS , fenou , fenoys : Le fe^
noufl , sorte de plante aromatiqne ;
feniculum. . .
' Fenomie : Physionomie , ensemble
des traits du visage \ physiognomia;
du Grec tpvTtûyvafifia, -
Fenoii : Manipule , fanon , partie
de l'habit sacerdotal ; et fourdie os
rÀteau pour £sner le foin,
Fbhtis : Rompu » fendu.
FER
Fentuee : Fente, -creTasse, oa«
Terture.
* Féodalité : Qualité de fief y tennre
d*ua immeubie à titre de fief ; dey/-
4eUias ; d'où féodaUment : A titre
de fief ; fidelUer,
Féodee ^fonder: Grande cuye on
tonneau à vin.
Féoffé : Feudataire, qui relevé
d'un fief; feudatarius*
Féoffembnt , féoffmeni : Inféo-^
dation.
. Féoffbe : Donner en fief, fieffer ,
inféoder.
Féopfoe , féoujfour : Qui fieffé ,
qui donne en fief.
AuBODe on temeur en Almoigne est tca«»«
par divine ter? iee , car isûne BritOD dit ,
fol. 164 /i Tenare en eomone est terre on'
tenement donne a aumône , dont ascun service
n*eiiC retenu as Jéojfor, ou donor. Rastal,
Féol : Fidèle ; fidelis,
Qnar je detploicrai or dons fais deiyîw/ser-
jant Den henoit.
Dtal, de S. Grégoire , liw, a, ehap, So.
Nom duo quoque ûdtU» /amuli Dei bené-
dicdfacta nunc replico.
Feonbe : Mettre bas, faire des
petits :
La tieree manière ensement
Kst merTeîUense eAtraugement ,
Qnc Dierreillex essample done ,
Quar quant la temAXt/eone^
lÀ fions dUet «or terre mors ,
De Tie n*aura ja confort
Dusqnes li pères an tiers jbr
Le soufle et ledie par amor;
£a tele maïkiere le respire.
Zff Betùaire , parlmnt da làm»
T%^^/erms : Dur, fort, ftftte;
firmus ; en bas Bret. ferm.
Fera, fara : Métairie, ferme;
fèriutn,
Feeable : Qui doit être fêté , qui
en est digne \feriatus, àeferUiri,
FsEAiif, fer aine ^ feraix,fere,
ferein : Béte sauvage, dur, cruel^ fé-
roce ; fera , ferina.
F E R ^ 587
Yf.^k'LfA^enales : Fêtes lugubres*
jours consacrés à la mémoire dea
morts ; feralia,
Feeant : Frappant , piquant ,
poussant; participe du y erhe /erer,
ferir,
Feeant , auferant : Cheval d'Afri-
que , cheval barbe ; qfer, qfricanus ;
en bas. lat. aferanus.
Fer-aemé : Homme armé à crud,
suivant Borel , qui cite ce vers du
Roman de Doon :
Ainçoia en y morront dix veSSit firnirmi,
n 8*est trompé , il y a , dix mil her9
arméf c'est-à-dire, dix mille hommes.*
Feeaet : Seau à puiser ou à porter
de Teau.
Feee : Béte sauvage , cruelle , £6?
roce; fera,
RsTos nng fprant grilYbn rolant
Vers iaus, les frères dirent. Père
DeTorer noua Tuet ce%ttfire.
N'ayez paour, dist saint Brandin.
Fie de S, Brandin,
#
¥EB.^jferes,ferie : Jour de repos;
fen'a , feriœ. Anciennement TEglise
nommoit .ainsi to^s les jours de là
semaine, à Texception du dimanche
et du samedi. On appeloit le lundi ,
ta seconde y<?/irV!; le mardi , la troi->
sièmé, &c. jusqu'au vendredi inclu-
sivement. L'Eglise en usoit ainsi pour
s*éIoigner de Tusage des I^aiens , qui
dédioient chaque jour i^ une de leurs
divinités, et pour faire sentir aux
(ecclésiastiques que tous les jours doi-
vent être feries pour eux , quant aux
affaires temporelles , ne devant s'oc-
cuper que des spirituelles.
Nos CresticD apelona les jors de la semeina
fires, et dâsoaa êwondêfire, Xxtrtt fire, et
enst des autres.
ConuÊU sur le Satuier, Ps, s3 , iters, x.
Feee : Agir , fkire , dire \facere^
J'observerai que ce n'est que depuis
k XV* aiède^'on aécrit^wv; il se
58B FER
trouve ainsi très-rarement aupara-
Tant j ainsi que le substantif y<;^ pour
/at'ct, fait.
Se la famé d'an homme on fa me^nlefit
1k rescoiuke , li hons retpont don métuatj^t,
CouOtme de Be<invoisis, chap, 3o.
Li premiers cas donquel sainte Eglise ne
garentîst pas qui en est repris , si est de cheli
qoi^f sacrilège ; chil^^f sacrilège «{ni emble
chose saerée en lieu saiut , ou hors de lieu
MÛnt , ou qui emlile chose qui n*est pas sacrée
•n lieu saiut.
Chose sacrées si sont chelles qui sont be*
nojstes et appropriées kfere se serviclie Nostre
Seigneur; donques quiconques fst tex ma-
nières de larrerÎDs , La justiche laie la pnet et
doit penre eu Teglise et hors Teglise.
Coutume de Beauvoisis, chap, ix.
Fere que sage : Agir sagement ,
avec prudence.
Fere savoir : Agir prudemment.
Ferein : Sauvage > cruel , féroce ;
fera,
Fereis ^ferisyferreis : Choc , com-
bat , cliquetis d*armes , coup , bruit
des armes.
Fereis , feris , ferreis : Battus ,
frappés, poussés, jetés; àefcrire,
Ferement : Coup , action de
frapper.
Fer^or ^feréour, fereur, ferour,
/erréor : Combattant , qui frappe.
Ferer. Foyez Ferir.
Ferer : Fêter, chômer.
Ferette : Petite épée.
Fereur : Celui qui frappe.
Ferez^ons : Nom d*un peuple ,
d*une nation dont il est parlé dans
TAncien Testament.
Nous lisons qtt*au département
Bu peuple qui partit d*Egypte ,
Que ceste paronle fust dite
De Dieu pour sept des nascions
Canauées et Ferezéons,
Et à cinq des autres lignées
Qui estre durent expugnées.
Eustache Deschamps , fol. 359 , col 3 , /^.
Vasiz^erce ,/ierçiCfficrg^ : Nom
FER
que portoit anciennement la pièce da
jeu d*échecs que nous appelons h
reine , mot corrompu du Penan
farzin , selon M. Gagnier.
li paon d*esmerandc Terde comme prébcriM,
Li autre de rubis vermaux corne ardent fil,
^'Uffirgie , chevalier, anfin et cormi.
Notice des Vaux du Paon,JaL Ifi,
Li paon de Xtferge a fait arant aller.
Et la pucelle tret errament sans muser
Son chcTalier en dextre pour le paoa cadilcr ,
Lcf baudrain tret \kferge por li paon maver.
Notice des Vœux du Paon ,/oL 47*
Fergier : Battre, frapper ^/enre.
Feriarle , feriales , feriasu , y5s
riaux : Qui doit être fêté , qui en est
digne; vacations, fêtes, Tacanoes;
/enaiisf/eriaucusdies; enbasBreL
ffair^ Jours et mois/eriaus : Jours et
mois pendant lesquels on cesse le
travail. ^
Bien puet-on porter rereremae à soi tcair
de plaidier ez jors que les lois qaemeadcnt.
Li Empereurs Valentins et Yalerieas et Gn-
tians disent à un Prévost Faparre : DetenniBS
les communes causes , et celles qui appartieB*
nent à le bourse as Empereurs , entre laissa
deux mois feriaux , aoust et rendangcs.
Conseils de Pierre Des/bntaines , ch, 1;.
FËRiDOR : Qui frappe ; /eriem,
Ferie : Jour de repos ; du Latia
feria ovl feriœ. Voyez Feak.
Ferie : Fêté , célébré ; feriaius,
Ferie NT : Us frappent.
Ferier : CEômer, fêter, se repo-
ser, prendre du repos ; feriari.
Ferigovle ^/trigoule : Petit arbris-
seau de lavande , plante aromatique.
FsEiifAGE : Droit de mouture dû
par le vassal à son seigneur ; ySvi-
naria.
Feeink : Farine ifar.
Et comme elle enst mis les pîes hors de!
hais du celier, par lequel hnisl'enTaàraatrs
meson, elle chei sus un sac àtjierme si ptf^
due en tout ses membres , qae riens dn monds
ne sentoit ; Agnès ehainorîere de bditte
JeheoBt la trouTe gisant sor le aac àe ferme,
Miraeies ds S*Umù, chip. 53.
FER
TKKmy/erer,/ernr : Darder, frap-
per, jeter, lancer, battre , heurter ,
toucher, pousser, se jeter, entrer,
se précipiter, aborder, piquer^yêTicnr/
en anc. Prov./ën', /érù'.
Et partant ke 11 ii« troTtt pas la verge
dont il poUt firir, il priit na escamel de deMOs
les pîez » te Ufirtt son chief et sa face.
Diai. de & Grégoire, Iw, x , ckap, s.
JEr quia virgam qua eum ferire posset,
mumùnè invenii , comprehenso scabeUo tuppe-
deuuofaeiem ei ae caput tatodit.
Fb&it : Précéda , suivant Borel ;
mais il se trompe , ce mot signifie
frappa , du yerhe ferir. Le soldat qui
/eriiàiL couteau l'image de la Viei|[e,
me '^aux Oues , fut interrogé par le
chancelier de Merle , et condamné ,
par arrest du Parlement du 1 3 juillet
i4i8, à estre ars , préalablement
batu de verge • et il le fût si yiolem-
ment , que ses entrailles sortoient de
•on corps. On Toyoit cette histoire
repréientée à S. Martin-des-Champs,
à Paris.
Ferlin ^ferling , ferlyng , fretin :
Petite monnoie , la quatrième partie
d*un denier, d'un as romain; mesure
de terre égale à dix acres ; en basse
lat ferUngus.
Veroiemeot te dj-jeo que tu ne iiteras de
âHokety si la que tn rendes le àtrttaxferfyng.
Bible, S, Mathieu , ckap, 5 , vers. a6.
jimen dico tibi, non exies indè , donec
Jtddat novissimum quadrantem.
Fbrmal , fermail , fermaiUe , fer^
nuxUlet , fermaulx , fermaus , fer^
maux, fcrmauz , fermtur. , fermaz ,
fermeil, fermeillet , fennillere yfer-
millet : Agrafe , boucle , chaîne , cro-
chet , carcan ; de firmitas ; en basse
lat* fermeilletum.
Puis mist nn chapean de roses sur son chief,
et lui attachèrent un firmaii moult richemetil
garaie de pierreries.
Boman de Gérard de Neven,
FER S89
Fs&MAHCS : Soutien, sûreté, cau-
tion, répondant \ firmitas y firmitudoi
•n anc. VToy.fërmamayfirmansa,
FEKMAVSyfïrmans : Celui qui cau'
tionne , qui répond ; firmator,
TEKMAVTyferment: Serpe, faucille.
FjBEMAE , y£r/?uf* ; Assurer, affir-
mer , cautionner , répondre pour
quelqu'un ; firmare.
Ferme : Affirmation faite en jus-
tice ; firmitas.
Feexeillb : Gageure , pari.
Feemee : Promettre , affirmer ;
fortifier, assiéger , environner, affcr*
mir, rendre stable ; et fiancer, selon
D. Carpentier ; ftrmare. Fermer une
ville : La fortifier.
Le Roj qni jnge le^poevres en reritée , sa
tr^ne serra fermée sans fin.
Bible , Proy. de Sahmon , ch. ^g, vers. 14.
Bex qui judicat in veriiate pauperes ,
thronus ejus in œtemum firmabitur.
Fermeté , fermetés , fermetez :
Fortification, rempart , château, for*
teresse ; fermeture, cadenas, serrure ;
et impôt sur les denrées ; firmitas ,
firmitudo.
Quant li Rois Gnilbume le sot ,
Dolans en fn , paor en ot ,
Bfander a fait bons CheTaliers
De plnsors terres soduers}
Ses chastiax ex fermetez
Fist bien garnir et ses cites ,
Com cil qui moult saToit de guerre ,
Et bien son anemi requerre.
Histoire de tEstabliss. de lafeste de la
Conception de la Vierge, par fVace,
Fermeteit : Uenceinte de la ville.
Feemillet , fermœr, fcrmoillet :
Ornement qui pendoit au cou. Voyez
Fermal.
Ferms : Ferme,qui ne change point.
Fbeois : Ferois-je.
Henlas ! chetif , et que feroie.
Se mes très bons amis perdoie ?
le ne les perdroie à nnl foeur.
Car c*est le joiaul de mon coeur.
Moman dm êecond Benard, fol, S7, ^.
5go FER
FcEOiT : Frappoit, battoit ; /icrf ,
il frappe.
Feromes : Nous ferons.
Feronglk : Enflure , tumeur.
Feronnerie : Lieu où Ton vend
le fer ; d'où la rue de ce nom à Paris.
Ferpe : Ornement, frange, faoupe.
FvRPE , ferperie : Fripperie , ea-
droit où Ton vend de vieux habits.
Ferra : Frappera.
Ferrage : Droit qu'on payoit aux
jurés des métiers ; en termes de mon-
noie,c*étoLt ce qu*on payoit aux gens
qui fournissoient les fers nécessaires
pour monnoyer; de/errum.
Ferrant : Frappant.
Ferrant : Gris ^ cheval gris tirant
sur le blanc. F, Ferant et Destrier.
Fer RARE : L'agrimoiue , sorte
d*herbe , suivant Borel , qui cile le
Jardin de Santé.
Ferrât ^ferreux, y fenieu : Seau^
vaisseau à tirer , à puber et porter
Feau.
Ferratier :Foi^eron, taillandier,
ouvrier en iev^ ferrarius»
Ferre : Serrurier, maréchal, enfin
tout homme qui travaille le fer \fa-
her^ferrariusn Voyez Feure.
Ferrite : Hoyau , houe , instru-
ment à remuer la terre j ferrea,
FERREiN^m/i: Farouche, cruel ,
sauvage ; férus , ferox,
Ferreis : Choc , combat , bruit
d^armes blanches , coups d*épée ; de
ferreus.
Tekh'ek ^/em'r : Frapper, heurter,
battre , rompre , broyer \ferire; met-
tre dans les fers, marquer avec un
fer ; ferrure,
Ferrette : Épée ; si ce mot vient
de ferrir, frapper, c'est la mach<^ra
des anciens ; et s'il vient seulement
de icv^ferrum , c'est la petite épée ,
le poignard, lepugîo des Romains.
Fk&ilx, Federi, Fedenc , Fedri ,
FER
Ferry y Fré : Frédéric , nom pro|ire
d'homme , par abréviation de Frwk',
ricus ; comme Merry, de Âfedeneas;
Thierry, de Theodon'cus ; Landri,
de Landericus. Guiot de Provins par»
lant des princes et grands de son
temps, regrette ceux du temps passé,
et sur-tout TEmpereur Frédéric Bar-
berousse ; il dit :
Mar lor membre da Ro! Aita^
D^AUxandre et de luUu ,
Et des antres Princes vaillaiis
Qui ja tindrent les Con ai grtas*
Quel cort tint ore Asuréafe ?
£le dora cent jors et plus ,
Et de l'Empereor Ferri,
Vos pais bien dire qnc je ▼!
Qu'il tint une Cort à Maience ;
Joe vos di-je fcanz dontance
Conques sa pareille ne fn.
*LaBièkGaioL
Ferrier : Marteau de maréchaL
Ferriere : Vase , bouteille , flacon
à long col qu'on portoit en voyage.
Ferron , ferronier : Marchand de
fer; et forgeron, maréchal , ouvrier
en fer ; ferrarius,
Ferronerie : Marchandise de fer,
lieu où Ton vend et fabrique des ou-
vrages en fer; d'où la rue de la/V-
ronnerie, à Paris.
Ferrot : Ancienne petite monnoie.
Ferrou : Verrou , fermeture de
porte ; àefcrrum; eu bas Brct.yîr/r.
Ferru ^ferras ,feru yferus,fena :
Blessé, frappé; defen'rc.
Miex amaissç d^un roide esi>ié,
Esire féru parmi le corps.
Roman de la Bote,
Fers : Fier, hautain, sévère.
Fers : Qui frappe, q}i\'hiii\feneits.
Fert , fiert : Il bat , il irappe ; du
verbe ferir.
Ferte : Poids de deux onces; en
bas. \2Ll,ferto,
Ferté : Fermeté , force , courage;
et fort , forteresse , redoute , place
FES
fortifiét; àt/inrùias, à rahlatif/fr-
mUate; de là le nom de, la Ferté^
donné à plusieurs villes et tîUages :
Ferté - Aleps , ù!Aaiis , Jdelahidis ,
jiom de princesse; Ferté -iiitrain,
jiwrem ;. Ferté-3ernard , Bemardi;
Ferté - €>aucher , Galteri ; Fetté^
Loiipière , Luperœ ; Ferté - Miloa ,
Milonis; Ferté-Vidame, ViceDotniiài
Ferté-sur-Aube, odAlbuUun; aous-
Jouarre, subter Jotrum, &e. &c.
Feeu : Battu , ble«sé ; du Terbe
ferir, frapper.
FxmuE : Portion d'héritage €pi re-
tient à quelqu'un.
FsEUE (à la) : A mesiire , à pro*
portion.
Feeulb : Bâton pastoral \ferula*
Feeum : Gibier, venaison ; àefera,^
yerina,
Fbrvement : Ardemment , avec
ferveur.
¥EKyw.sTi^/èrvestu : Couvert d'une
armure de fer.
Fàs^/eis : Charge , fardeau, poids ;
au figuré , peine , chagrin ; /ascis.
Poor chov «stoit Ubeo/t delîs
Ai sains Maitirs et as Confès
Et M bons Ermites prefès
Qui pour Din souffrirent ^ant^x.
Miserere du Reclus de Maliens,
Fis ^/eis : Fois , terme qui sert à
désigner la quantité et le temps des
choses dont on parle ; de vicis. A la
fès , quelquefois ; de /es , par fois ,
une fois.'^
Fesaciext : Physicien , médecin ;
physicus i du Grec ^Jrtç.
Fesance : Action de faire une
chose ; constitution , établissement ,
corvée, rente, redevance annuelle |
confection d*une affaire ; /acdo»
E de ceo apertement diielent
K'a Réale majesté avient ,
£ en dretnre le convient
EMlm coMtitntMiaa avitr.
E à ceo tans feîntise «corder
He mie en feintlse d^aparence.
Mes dreit en aperte^^MUice^
Ke tin Téienc et seiett certeiat
K'il date Deu le saTerain.
l^ Jùîseignemem d^Aristote à Alisandre.
Fesiseks : Ouvrier, artisan, au-
teur, créateur ;/aetor. Voy. Faiseur.
Fesne : Magie , charme , enchan-
tement , ensoreèlement.
Fesne : Le fruit du hêtre , dont'
on fait de l'huile. Fbjez Faîne.
Fesse : Fasce, terme de blason.
Fessel : Faisceau , fagot.
Fessblx j/esselie : Panier dont le
fond est d'osier et les bords faits
d*éclisses , qui sert à former et à faire
égoutter le fromage. L'auteur faisant
ia description des armes de Ribaudie
et de Folie , dit :
La machue bien 11 arînt
Doot alloit départant la presse ,
N*i ad celui qui point rempresse »
Kar chescon doute la machue;
Qui oïst corne chascnn hue,
M nlt s*en risist , kar à son coîa
Ot une Terge de defoia
Que jo ting à merveille Mie,
Kar trois fromages en fuselle,
I ot assis sur niceté
A un faux escueel listé.
Qui ert purtrett de rêverie,
A un label de frénésie.
Toumoiemeiu ^ Antéchrist.
Fesse -HAiLLE : Usurier, vilain «
avare , ce que nous appelons encore
fesse-Maàdtu*
Fessée : Poser des morceaux de
bois minces et longs qu'on nommoit
fesses y et qui serv oient à retenir le
mortier ou le plâtre des cloisons des
anciennes maisons qui , la plupart ,
étoient en bois ; de facere.
Fessin : Mot qui se trouve sans
explication dans Borel ; il cite ces
vers de TEspleigney :
Spécialement sur les Damet
Qui font le sucre et \e fessin
Qoaiiii cb soat «s lev bautea gamca.
599 F£ s
FsssotR ^fesseur^fessoer^fessooiry
/essoucTy fessoulffessour : Sorte de
bêche , de houe propre à remuer la
tefre»
Fesson : Main-d'œuvre, façon.
Fessorée , fessoriée , fessourée :
Mesure de terre,autant qu'un homme
en peut remuer en un jour avec une
espèce de houe , qu'on nommoit ,
et que Ton nomme encore en quel^
ques provinces yîp.wo«r.
Festacle : Ornement d'autel , ta-
pis, rideau.
Festige , festaige , f étage : Fête ,
festin , cessation de travail , droit sur
les festins ; de festum ; en bas. lat.
festagium ; en bas Bret.yî?^/.
Festage ^faiste y festaige , feste ,
festée yfestre y f étage : Sommet , ex-
trémité, faite , comble d'une maison ;
/astigium ; droit , redevance pour la
permission d'élever un bàtbnent , de
bâtir une maison.
Festal ^festial : Qui concerne les
fêtes , qui appartient aux fêtes ; de
festivitas ; en Prov. et en Langued.
Jestcnaly festonaou»
Feste : Foire , marché privilégié ;
espèce de cordage. Feste du regart :
Fiitrevue de mariage.
Festee : Amuser, régaler, bien
recevoir, bien accueillir , faire fête ;
/eriaii ; en anc. Vto\ , festëjhar,
Festfe : Se reposer, cesser le tra-
vail , être oisif, ne rien faire '^ferUin,
Puis s^en repèrent à enfer,
Lor mestre truevent Lucifer;
Quant les voit venir si chargiez.
Par ma fol , fet-il , bien Teigniez ,
Totu n*aveE pas Xos'ior% festé
Cist seront ja mal ustelé ;
En la chaudière furent mis.
* Fabliau de S. Pierre o^ du Jou^éor»
Feste a : Couvrir unX maison ,
mettre le faite d'un bâtiment ; /as-
itgiare.
FEStizuzJXSy/eitiementf/esti'mcns,
FES
/estoiement : Bon accueil 9 agvéaUe
réception , fête ; /estivi'tas ; en bu
Bret. feft.
Festiee , festîner, festoier : Faire
bonne chère, régaler, faire festia;
/enari; en bas Bret. /esia ; en hn.
lat. festùiore y festivare ; il s'est dît
aussi pour, jouter , combattre avec
des lances.
Festisseueb , festissure : IJwt^
d'un toit , et la tuile courbée dont
on couvre le faite des maisons ; de
fastigiator.
Festival ^festive yfesdvetée ,/eS'
tivetez yfcstivUée : Jour de fête , «o-
lemnité , réjouissance , amusement ;
festivitas. Robes festives : Robes des-
tinées pour les grands jours.
Le premier jonr ert saint et M^cspaét k
Mutisme jor ert honoraJïle, de même XifO"
ti^etée. Bible, Exode, ch* x^'oen. 16.
Dies prima erit sancta tUqae soiemnk , tt
dies septima eadem festlvitate 'venert^Su,
Testoier j subst* : Fête, divertis-
sement.
Festoyer : Régaler bien qad«
qu'un , lui faire bonne cbère.
Festus (rompre le) : Abandonner,
quitter une entreprise, rompre ane
alliance , se brouiller ; de /estyca.
Celte expression est très- ancienne
dans notre langue ; elle se trouve
dans le Roman d'Alexandre qui a été
composé par Alexandre de Paris, et
Lambert li Cors (le Court) , du xu*
au xiii' siècle, expression fort juste,
car lorsqu'un fétus est ôté ou détaché
de telle chose que ce soit, le fruit
se sépare et tombe bientôt après.
Porus , Roi d'une partie de llnde,
ayant manqué à la parole qu'il avoit
donnée à Alexandre , ce dernier loi
reproche sa félonie :
Porre, dist Alixandre, qii*est tes sent deYcmu.
Il ne te membre mie de riaoe de Galas »
Qusnt je i ving poignant , et li cans fn Ttiocm,
Moi fa tes hnjn d'adûcr jyitttnlw tC nadw^
FEU
Pottt çoii que tu (îu hamblti t tt deior parler
mas.
Ta cnldu ettre mort, et m fonrqiift f^endni,
Jou oi de toi pitié , si en fis teax rertns ,
Que de toute ta terre fus illuec rsTestus,
Tu juras à tes gens par tes Dieux raescreus
Qn*onques si larges bons n*aToit esté naicus
Com estoit Alixandre qui sur tons est cremvs.
Les dons que t*ai donné, ai malement perdus;
Ta t*en en ta contrée, rompus est lijesius.
Je ne t*amerai mais , ne ne seras mes dms.
S'en camp te pois trouver, mets ies et con-
fondus ,
Ke te porra garir ne haubers , ne escns ,
Que tresque as espaul<>s ne soient porfendns.
itonum dAlexcndn ,fci* 148.
Fbtied ^fetars: Paresseux, lâche,
fainéant; qui facit tardé; et non pas
ignorant , tardif, comme le dit Borel.
Fetaedie ^fetardise : Paresse, len-
teur, négligence , nonchalance.
YvtwM%VT^fetiement,fetillement :
Follement , d'une façon ridicule.
Voyez Faitemxnt et Faitue^.
FsToi : Le foie d*uo animal.
Fetie : Trahison , suivant Borel.
Fetier : Faire fête, (éier 'y /eriari,
Fetis yfiiictis y f eusse : Beau , bien
fait , agréable , fait exprès , fait arti»-
tement , avec goût \ facùdus. Voyez
Faiteis. «
Ainsi ce n'est pas chose vaine.
Sa femme mignote et fetits€ ,
I>e penr d*eniaidir en la peine ,
Refose à dcTenir norlsse.
CoquiOart,
Fétu (pain) : Pain bb.
Fetubje. Voyez Faituae.
Feu , feue : Défunt ; du verbe
fiingi, au participe /î/iicftff.
Feu : Famille , habitation , domi-
cile; de/qcus; du Grec pàos.
Feu : Fief, chef ;/eudum. Donner
à Jeu : Inféoder, donner en fief.
¥B.vcMtZKZy/eschicref/eucherj/eU'
chère : Fougère , plante dont on te
sert pour faire du yertf^/iHx,
Fbumlk : Féodale , inléoclée.
I.
FEU S93
Fbudatâiee : Vassal qui tient ua
bien en fief, et qui doit foi et hoia-
mage au seigneur domiifant ; /eu"
dtàorius,
Feuoe : Y\tî\/eudum.
Feu-dieu : liÛade attaqué du feu
sacré , du feu ardent ; de/ocus,
Feuoiste : Homme versé dans la
science des fiefs; de/eudum.
Feuee : Fouiller ; fodere%
Feucage : Droit sur les bois ame-
nés à la vUle ; defocus. Voy. Fouios.
FEUiLLAEDs,^4?ia//^irtf ; Brigands
qui furent ainsi nommés d'une bran-
die d'arbre qu'ils portoient à Icura
chapeaux pour signe de ralliement ,
ou parce qu'ils vivoient dans les bois ;
ditfoUuin»
Feuilliet , feuillet : Bouchon ,
enseigne de cabaret, fagot de bran-
ches vertes ; defolium.
Feuillue : Feuillette , sorte da
mesure.
Feuilletiee , tarotier, cartonmer
(maître) : Maître cartier.
Feuillxot : Branche d'arbre gar-
nie de ses feuUles; dfifoltosa.
Feuillie : Jeter des feuilles.
Feuleux : Pierre à feu , k fusil.
Feulin E : Falot, brandon, torche,
bouchon de paille allumé.
Feulle : Pioche , houe , bêche. "
Feulpier , feupier : Fripier.
Feue , feurre , fœr, foeur, for,
fuer, fueur : Rôle , compte , façon ,
occasion , manière, sorte, taux , pro-
portion , fixation de prix , et valeur
que la police met aux denrées ; /b-
rum ; en bas Bret. feur. Aufeur de ,
à raison de; aufeur tamplag^ , à
proportion ; décliner feur {forum
excipere ) , baisser le prix des den-
rées. C'était aussi un lieu où l'on
rendoit la justice ; de là le for fEves^
que^ k Paru, c'est-à-dire, le lieu oii
l'évAque de Paris faisoit exiercer sa
'P
5g4 FEU
juridiction, il ëtoit dans la censive
de rarcheréché.
Et je 11 ^ qne pour ce ne de^oît-U pat
lesftier : et il me reipondi qoe à nvi/èur il ne
féroit le mariage jeusq[ues à tant que la pex
fiut faite.
JomviUe^ Hist, de S, Louù, Mu, ^ fol» 347.
Fkur : Hors , delior».
Feue , Jour ou formcaioige : Ce
qu'un serf pay oit à son seigneur pour
épouser une femme de condition li-
bre, ou une serve d*un autre sei-
gneur, selon D. Carpentier; et selon
d*autre8 , c*ëtoit le mariage qu'un
homme ou femme de condition ser-
vile contractoient en dehors de leur
seigneurie , sans la permission du
seigneur dont ils dëpendoient.
Feueb ^/eurre : Fourreau, gaine,
étui ; en bas. lat. forulus.
TEvnz^ebure , feipre,/eur,/êi»re :
Ouvrier, artisan , forgeron , faillan<^
dier, maréchal , serrurier, coutelier ;
faher; c'est de là qu'est venu orfèvre,
qui , dans le principe , signifioit sim*
plement , ouvrier en or , et qu'on
substitua à celui d'argentier ; auri
fahtr; en Provenç. et en Langued.
fabrë^ faourë.
Uns fèTres manoit à Creeil
Qui , por battre le fer Termeil,
Quant l'aToit ttet dn feu ardant
AToit aloué nn serjant.
FabL du Feure de Oeil, n^ 7218,
foL a3o, y, col, 1,
Ancnn dient que li orfèvre
Ont meillor me«tier qne li^^wre.
Por ce qu'il font crois et calicei ;
Mes moult est ore fous et nices ,
Qui n'entent bien , et set et Tt>it ,
Qoe ja orfpvres ne feroic
Jianap d'argent, croia ne anel,
Saos les oatie^ et le martel
Qne Mfevres lor fet avant:
Por ce sénrement me Tant ,
Que UfivtT ont senr els le pris;
19 es le sepnlcre où Diex fournis
Fn à cisianz fez et. tailliez,
Qoe li fivret avoit forgiez.
n nV (î siede ai haut home ,
Kéb rEmpéréor de Aom«,
FEU
Qol n'ait àtfien grant mestiery
Qnar tiufipn corient forgier
A lor cherans et dos, ci fera;
Ja Cheraliers, Prestres , nt Clers
Sor chcTal ne pénst errer
Se on ne lea féîst ferrer.
Le DkduFtwt», m** 7^18.
Feueb , y<?ttrrtf : Fourreau.
FBUEEirT,y*ex<x : Défunts , morts.
Feueeeib ^fevrerie : Forge , ate-
lier d'ouvriers ; fabrica.
^ Feueeeie : Lieu où Ton serre les
fourrages , grenier, magasin,
Feueeb ^feaml, /oitre ,foarre,
fouare ffouane ,fuer,fuerre : Foin,
paille , fourrage , chaume , litière ;
àt foderagium f suivant Borel; de là
le nom de la rue du Feurre , aujour-
d'hui la rue du Fouarre, près la place
Maubert, à Paris, parce qu'on j ven-
doit la paille pour étendre dans les
écoles, et sur le pavé de la place Mtii-
bert , où le poète Dante , dit Baiha-
zan , fkisoit ses actes publics^ Faire
barbe de feurre a Dieu , ancienne ex-
pression fort usitée dans les %n* H
XIII* siècles, pour signifier, ne point
rendre à Dieu ce qui lui est dû , dm-
ner pour la dime une gerbe de paille
au lieu d'une gerbe de bled ; barbe
est là pour gerbe.
Fe u E E lE E ^fourrier guerrier : Four-
rageur, marchand de fourrages.
Feues : Devis ou marché, traité
conclu ; frais avancés pour l'engrais
des terres.
Feueteiee ^feutrier : Ouvrier en
feutre , chapelier.
Feus : Méchant , cruel , huissier ,
sergent ; àt férus.
Feuses : Boue, £uige , fkmier;
fimus.
FsusT : Bois, forêt ; de f astis»
Feusteeuee : Atelier où l'on tra-
yaille le feutre.
Feuté : Foi , serment de fidélité dû
par un vasialà $ùa Beîgnturi/uiëiikts*
FEZ
Car rEmpmres leur avoH mandé qne U
Itroit Tolentiert pais à iau , tll ôffroient
chose oà U y aroit raison, tt qii*il demou-
raisseiit en la terre , et il lor donroit encore
de la soie pour acroiatre la lor , mais qne il
•oient ai homes , et que il U fâche homage et
feuti. FtUe Hardouin, Mss.Jol. 4x.
FiUTmArr: Baimideson pays,ezilëj
à^t foras et de tractas ^ traductus.
Feùteaite : Droit pour avoir per-
mission d'exploiter une mine de fer
située dans un terrein étranger.
Frutee y feuUre : Drap de laine
sans tissure façonné par Feau , le feu
^t le enivre, comme sont les clia*
peanx, couverture, bouchon en gé-
néral , chapeau ; d*où le verbe cal-
feutrer; àtphiltrum , suivant Borel.
Fojez Fautrk. On se servoit encore
au zvii* siècle de ce mot , pour dési-
gner un chapeau de castor ou au-
tres poils.
Et ton feutre à grtns hors ombragé d*an pa-
nache. Botfeau, Satire 3.
FEUTEi : Revêtu , couvert de
'feutre. Feutrer, travailler le feutre.
Feuteiee : Drapier, chapelier,
faiseur de feutres.
Feuwige : Cens ou rente due sur
une terre, au seigneur par un village
ou lin bourg , pour la protection
qu'il accorde aux familles ; àtfocus.
Feuwille : Fagot , bourrée , fais-
ceau; de fagùs, ou àefascis,
Fbux-boutte : Incendie.
Feux-bootteie : Mettre le feu ,
incendier.
Fbvee. Fojrez Feoex.
Feveeuee yfevrure : Forge, atelier
de serrurier, d'armurier , et de tous
ouvrages en fer ;fabrica,
Fbx yfex : Troupeau , assemblage.
Fetb : Le foie ; il signifie aussi
brebis.
Fetex : Foire ^ marché privilégié;
forum.
Fbs : Poids, fardeau, impôt \fascis.
FIA 5gS
Fbb : A-la-foîs , qndqù^is i una
fois; de vicis.
Fez : Foi , hommage , fidélité , pro-
messe , croyance \fides; en bas Bret.
fez ; et action , fiùt historique ; de
factum,
iMfiM Jesn Crtat'a ahatii Um lea laaa Dec
par tôt lo monde , et tunt fêtes en leur ma-
hnmeries les belea églises où non de Jhesa
Crist et en Teneur de sa douce Mera.
Comm, sur le Saucier, fo/, 201 , F^.
FluANDii : Industrieux, adroit;
faàens ; en Ital. fadendiere.
Fi : Je fus ; fui; dû verbe être.
Fi ^fie yfy • Promesse , foi , enga-
gement , parole donnée , assurance ;
fides; en bas Brtt./<?s. Par fi ^ je
rassure ; je le sçais de fx^\e le sais
d'assurance ; /MIT ma fi, cela est vrai ;
de fi, certainement, véritablement ^
sans mentir, par ma foi.
•Une de tes gou^enaantes a*<ha diet , {oraae
sa j^, que de ce faire il estoit tant eoaatwniarv
qu'an seul son des pintJics et flaccons» il eatroit
en ecstase. BaheUùSp li», i , chap, 7.
Dame , dist lî Emperere , or indues de/f,
qtt*il ne sera mie longuement gardes
Li Sires sot de y? que set lerriers ot ochis !•
serpent pour son enfant tetosre et garandîr.
Moman des teft Sages de Morne.
Ti^fîe : Confie ; àefidere.
Fiiblb : Croyable , digne de foi ,
auquel on peut se fier ; fuLelis,
FtAcmR^fîachier: Promettre , en-
gager sa foi ifîdere,
Fiâmbeee : Fumer une terre , la
couvrir d'engrais; deftmttrium.
FiAMETTB : Couleur de feu;/Zii//t-
mea,flammula; en Itài.fiametta,
FiAiiCB : Confiance , certitude ,
espérance, foi, promesse, gage, eau*
tionnement , assurance ; /Ic/e/ilSki. A ,
fiance : Avec confiance.
Je prendrai bons exequteura
A qnij*ai parfaite yîoiicie;
Mes boni amis et atrritciira^
Qui y seront à mon abstnee
696 Fie
Tant qse le j*ettoie en prMcnee,
Doabte n'en faU «punt à ce point ,
Auiai grereroient leur conscience ,
L*tnK>nr «u betoing ne fank point.
DUdogu» tlu Miimdnim,
Fiancer : Promettre, engager,
assurer, donner sa foi \ftdere; il s'est
dit aussi pour, prendre des gage».
Plotieurs CheTaliert entement
Me fiancèrent qo'iU TÎendroient.
Motnan de PereevaL
FiAVGKA PEisoN : Se rendre pri-
sonnier, être prisonnier sur parole ,
promettre de se rendre en prison*
8i n*i aara nul Cheralif r
Qui la (prison) noas {»ee. fiancer, ^
Roman de PercevaL
FiANGiKB : Fête des fiançailles.
- FiAirsAiCE : Promesse de mariage ,
•fiançailles ; fidentia,
FiANTEUE , /lenteur : Homme qui
est relâché du ventre ; et ce qui porte
le fumier.
FiAEN AUD : Nom donné à ceux qui,
du temps des Croisades , revenoient
de la Pailestine.
FiASTEE , fiUastre : Beau-fils , fils
d^un premier mariage.
F1BATIEES : Gens à fiefs , possé-
dant des fiefs.
FiBEE : Le bièvre , animal ampbi-
^hie\ /iber; en bas. lat. viberus.
Fie AE : Espèce de falot ou lanterne
fichée au bout d'un bâton.
Fiche : Fixe^/ucus; et fixé, atta«-
ché , placé.
Fichée , fichier, fider : Placer ,
fixer» attacher , arrêter, clouer, en-
foncer, appliquer, se fourrer i/igere;
en ancien VroY, /icar; en bas Bret.
Briement tops les noqnent et trichent,
ToDft «ont ribaux, partout êe fichent.
Si les doît-on auksi tricher
lion pas fcou ruer en vùm ficher ^
n'i rcmiiat graacliM at celiers,
FID
Ne lien si TaiUaBt ne si cliic^
Qne partout n^aiBe se fichier.
Mfomam de Im
Presdiierres ne doit fichier
Son pié en nnle maie teidie.
MùerereduBeclmsdcHoBemt.
FicMM%o9 ^/fche : Inatmnicnt poiir
planter la Tigiie*
FicwoïK y /khoire : Tont ee qni
aert à affermir, à fixer, à attacher ;
fixorius clavus.
Finxi - COMMIS : Disposition par
laquelle un testateur charge son hé-
ritier de rendre tout ou partie des
J>iens qu*il lui laisse , soit en certain
temps, soit en certain cas.
Fink-JussEUE : Caution, celui qui
cautionne , répondant \fidejussor,
FiDÉ-JussioN : Action de répon-
dre , de cautionner, cautionnement,
garantie ; fidejussio»
FiDELiuM (passer par un) : Aiidea
proverbe que Pasquier , Ht. Ttn ,
chap. 33 , explique ainsi : « Quant
au Ûeu de nous acquitter de plnsiemis
charges esquelles sommes obliges,
nous les passons à la légère, on dit
que nous les avons toutes passées
par un/idelium. U ne faut point frire
de doute , que nous avons emprunté
ce commun dire , des fautes qui sont
faites par nos curez, quand ik ne
rendent le devoir qu*ils doivent aux
morts. Car comme il advient que Ton
ait fondé plusieurs obits en une
'église , esquels par longs laps de
temps , pour la multitude d'iceux 1
il seroit impossible de fournir , ou
bien que la négligence des ecclésias-
tiques soit telle, nos anciens dirent
que tout cela se passait pur un/ide~
lium y qui est la dernière oraison
dont on ferme les prières des morts ,
voulant dire que l'on avoit employiî
une seule messe des morts pour toutes
les autres : ausiifut employé ce méiae
FIE
proTerbe en toutes autres affaires où
Ton commettoit pareilles fautes ».
FiDUGiAiRK : Chargé d'un fidéi-
commis , d'une substitution ; fidei-
commissarius.
Fiducie : Vente simulée, à condi-
tion de remettre la chose au vendeur
auboutd*un temps conytnvL\fîducia.
Fie : Fief, selon Borel.
Fie ^fiétffieie : Fois , diction nu-
mérale ; vids. Mainte fiée : Mainte-
fois ) souvent.
A le fie irant alolt ,
£t à leyîe retomolt.
Roman du Bou,Joi, aas.
Toteft ToIesaaoïneyEfîe m ddeîtet-U oa «a
T^r oa en olr.
Sermons de S, Bernard, /bi, xix , F"^.
AUqûando tamen delectatur videre qum
Jùtnt, oui audire.
Fié : lier , allier , audacieux ,
plein de confiance en lui-même;
férus ^ ferox,
FiEBLE y fiez : Foible , débile , sans
courage ; fiexibiUs*
Bou not a fet maint mal et eneore nos menace ,
IToitre terre dettinh et nos hommes decaee ,
m a m fort ntfieble qui à Rou coatrestace.
Roman dm Rom,JoL 37.
I
FiBBLECHE : YoïlàXti^eifiexibiUtas.
FiECTEUR : Qui fait des figures en
cire ; fictor,
FiEDuÉs : Fieffés , ^ens à fief 9 pos-
sédant des fiefs.
FiBDE ^fiez. VoycE Fsudale.
Fiée , fieie : Une fois 9 deux fois 9
souvent ; vicis; et fière 9 hautaine 9
superbe. ^
FiEF-GHEVEL : Eu chcf et doa^
nant ; caput-/eudî,
FiEFÉs 9 fiefel : Celui qui tient un
fief, qui appartient à un fief.
FiErFSR : Donner en fief.
FiscAED r Place commune 9 publi-
cité y Thrière*
FIE 597
FisL : ¥11 9 filet , lacet ; fils ifià'us. .
FiEM BEBE 9 fimhrer : Fumer 9 en-
graisser la terre ; de fimarium*
FiEMBiiT : Fief.
FiEHCBE : Promettre 9 engager sa
foi.
FiEif s : Boue 9 ordure 9 fumier ;
fimus. On dit encore dans plusieurs
provinces , pour eiprimer que l'on
n'est pas à cela près d'une perte ^ ce
n* est pas îefiens de mes canes.
Je fais tenir à cop beaoté mondaine »
Et tonte odenr tourner en ^iOMOïtfiens^
Je fais tarir de forée la fontaine ,
£t fais ponrlr tant les gens que 1m cUoi.
JSskJSmu do parfaite ignoraneo
Est easev^ sans dootaaea
Cner qal partont se sent pécheur.
Testament de Jehan de Meung,
FiEHSis : Propriétaire de fief.
FiEifSS : Ce qui est destiné à filtre
du fumier.
FiEifTE : Excrémens; àt fimus.
FiEHTEE ^fianter: Faire ses excré-
mens ; et 6ter le fumier des pieds des
ehevaux.
FiBE : Sorte de raisin 9 en Poitou.
Fiée : Fâcheux 9 cruel, rude, dur,
étrange, extraordinaire ^ferusj^erox.
On prenoit aussi ce mot pour, savant,
brave , poli 9 instruit 9 courageux.
Et li PreTox estoit1>on Clers,
Et de pfaisors langaiges/S^TY.
RiomiOn deBlanchandin,/bL i%5, F^,col. i.
Puis esma an grant'eop et fier.
Qui me tient que je me te fier,
Dist-il, orde girse ribaulde.
Roman de Ai Rose,
Fiée* A- BEAS : Nom donné au
Démon.
m
FiEEAiir : Béte sauvage ;/ms,
FisECE 9 fierche , ficrg^e : ]Qame ,
reine , la seconde pièce des* échecs.
¥iMMi/ler,fiat: Je frappe ifiert,
i
SgS FIE
fl frKppt'f/tereni, ils frappent; da
▼erbc /cnr.
n y «a a an an devant
Bien deffeiuable et eoMÛTant ,
Denx de costë et on derrière ,
Qui nt doute coup qii*oii loi yî^nt.
Boman de la BotM.
Quant leur darté d^aiUeari aqaiereot ,
Si le« rais do aoleil n*\fiertnt.
Si qn'ili lea pnisamt encontrer ,
n n*ont pooir de riezu moiutrer.
Eonum de la Bose.
Fiers quant tu voadras , je soi celui qui la
mort oserai attendre.
BonuM de Gérard de Neven.
FiEBET^ ^eretté yfieronr : Fierté ,
vanité , faste , pompe ; f entas. Bar-
bazan dérive les inoi% fier y fierté , de
Jerire y frapper, blesser. La fierté,
dit-il, frappe et blesse ; i moins qu'on
ne Taîme mieux ; àefcrocitas,
FiEasTTEXEirT , adv, : Fièrement.
Fiée, eike , ocy, ocy : Sons ono-
matopés représentaiit le chant du
rossignol (répétés plus bas dans une
chanson).
Taadii que le Cheralier se plaignoit ainsi,
SI j aToit an-dessus de Iny uog chewM .sur le-
quel aToit lug rossignol qui chantolt très-
sièlodieusement et cryoit ainsy que tout en-
desré et /ter, frr, oçf, ocy, sitôst que le
Chevalier Touft ainsi démener , il se print à
courroucer et dist: Rossignol ores rt antresfoû
tu ra*as grevé et. nuj , ne cuîde^tu que celle
qui iie m^adaigne et qui tant j'aime ne t*oje
bien dire ocpr, oejr, fier, for. Vrajement tu
as tort, tu lui endurcjs son coeur, n*est-ce
pas pitié si luy Tenoit aucune teudreur au
cnenr qui me pust reconforter , si le retray-
ruit elle par ton dnr chanter.
Boman de Peroe-Forest, i)o/..6, /ô/, 99 ,
F^,coi.%. ...
FfEEOB : Frappe, atteint.
Les Chapelains adecertes qui moontent à
BoBtre Seignor soient seintifiex que jeo ne lea
forge. Bible, Exode, chap, 19, trers. aa.
Sdcerdotés ^oque qui aeeedunt adùàmt-
Mum, âmteetfoèntiw, /le'percntiit eoi.
FIE
Fismasa : Frapper; et donner,
aboutir ; yêfiine. ffattcuns homifiert
aUre : Si un homme en frappe un au-
tre. Lapourte quefiert susloupraid:
La porte qui donne sur le petit pré.
Fiées : Espèce de raisins appdés
fumés ; on les nomme figers en Poi-
tou , parce qu'ils ont la douceur des
figues ; et à Monta uban , raisins goAt
de figue. Dans Rabelais on trouve le
nom des raisins suivans , fiers , pi"
ne€uix,muscadeaujrMcane,foirards.
FiEET , fiere , fiers : Il frappe ;
ferity fertn
FiEETE , fiertois , fiertre , fiestre ,
fietre : Châsse , reliquaire , cercueil,
brancard ; àtferetrunt ; en bas BreU
fiertr.
lAfortre ait tant ça et la.
Que Tint à Cristilieira,
Une vile de grant renon ,
Mais «n Roumans n*en sai le non.
Gautier de Coimi , liv. a , chap. 9.
FiEETÉ : Forteresse , cbàteau.
FiEETON : Petite monnoie d'ar-
gent ; certain poi.ds.
FiETE : Outil de tonnelier.
FiEU , fex , fieus , fieuje , fiex ,
fil y fius : Fils , enfant ; fiUus, Me
fieji : Mon fils.
Mort sont li père , petit furent M fil.
Si com Testoire le nos tesmogne en dût.
Boman des Loherems.
Chltrfous, li première cose qne je t'en-
seigne , si rst que tu metes tout ton cner en
Dieu amer. Les Enseignemens de S. Louis à ton
fls Monseigneur Pkeiipom.
Aasenrer le fist li Dvs ,
Dea Barons que plus a créiu s
Et puis fist les Princes mander,
^Si leur a fait à tous jurer
^ Que cU sien fau aoroit aa tîere,
Philippe MousÂe ,foL 4116.
£n icel vaissel se lieberja li /Seur Diex , et si
nasqui tant saincemeiit ke onkes la Tirginlté
ne fut enfreinte ne à Tentrer , ne à Tisair ;
aaais aussi comme li rais don solcH luit parmi
la clere ère et parmi la ▼«nicrt aina atl
FIL
netre, et alniS iiai \9fex Oies ds vtntra à U
{Michèle taiu mal mètre le pacelage.
Roman de S. Graal , pariant de la
SaintB Fierge,
FiEYEE : Laisser en fief , donner
en fief.
Fieyeotb: Petite fièrrej/e^rrcirila.
Fiez : Fois , diction numérale ;
vids.
Ensearketnt MTer deres
Ht ki mengîer e costmnei ,
£ doiuySex le jor uuu dnteiiee ,
Si se retient , en ara nntance ;
Atui ki ke est acostumier
Une fiex le jnr •niement mengîer
£ puis s'il mengae dons fiez ,
Ceo lui narra , bien U sacies.
Par Sun estomac par le tretpaa^
La Tiande defire ne pnet pas.
Les Enseignemens dArisMe.
FioEE ^figher : Figuier , arbre qtd '
produit des figues ; àe ficus; en ane.
Prov. J^gër, figarëda.
Et les arbres distrent al arbre àt Jîgfr:
Tien et si pren le règne snr nooa.
BibU , Juges , ckap, 9 , 'vers, xo.
Dixerunt ligna ad arborem ficnm : Feni
tt super nos regnum accipe,
FiGHE : Figue, fruit du figuier*
Ficvn ^ figuette : Foi 5 /ides. Par
ma figue : Par ma foi cela est yrai.
Ce terme est encore en usage dans la
Bourgogne ; en bas Normand « ma
foingue , ma fongue ; dans d'autres
endroits on dit inafique ; enfin daqs
les provinces méridionales, mafigua,
ma fiqua.
Ma figue Tons estes nn beau fattetir d*en-
fant , TOUS m'en aTÎes fait un qol n^eost eu
qa*une oreille.
Despériers, Otuième NoupeOe.
FiGUEEAiE : Lieu planté deiiguiers.
FiGULiHE : Art du potier de terre ,
poterie ; figuUna,
Fil ^fjr : Sorte de maladie -qui at-
taque les borofs , esp^ de laj^H^rie.
FIL 599
Fil : Fils , en£ant ifib'Us. ▼. Fibu.
Car nul plus proisnt n*i pn«t Boa bom Telr,
Après le père , et croia-je , de utmfiL
Âùman de Garin le Loherens,/ol. ia3, F^,
YiL k'mcK%yfilandre : Sorte de filet.
FiiAirnEE : Frange , sorte d'orne-
ment ; et sorte de filet;
Fil AEDE AU : Jeune brochet , bro-
oketon.
FiLAEEESSB , ftkresse : FUeuse.
Filas : Filet à prendre des oiseaux|
à^filum; en bas. Wu filadum.
Fii^kT : Congre , poisson.
FiLATSEE , filaterés , filaihiert,^
filadere^ filature , fUatrie : Reliquaire
en forme de croix, bandelette sur
laquelle les Juifs écpvoient les pré-
ceptes du Décalogue ; philacterium»
Et a*aTint pnîs pur ime gaerre
Qtt*arie et destruiy fn U terre»
La Virge donc , Sains et Saintea
Fihueres f.Tt\\t^t% maintes
De U Tille forent ostées ^
Il*en Tondrent pas faire toatëcs/
Qautier de Coinsi, Uv, a, çhap, 2,
S*il font cniTrea qai bonss soient,
C*eat poar ce que les sena les Toieat ,
heun filatieres eslargisseat ,
Et 'leurs fimbrre agrandissent.
Et des sièges aiment as tablea
Les pins baats , lesj>las boBortUes,
Et les premiers 4^ sinagogaes , • .
Com Sires orgueilleux et rogues.
Roman de 'la Rose , parlant des Bjrp^^
erkes et des Pharisiens,
Ciek Dystanns qpant aprochie ,
Voit la galie à ope arebie ,
Au maistre de la fiertre escrie :
Maistre Bnesard, ne dormez mie,
Jà m*aTea-TO0a eonté , btaa frère,
Qnt Tona portes ira fiiatere.
On des cheTialx à liostre Dame ;
Senr Dieu tous citant , et seur m*aBi0
Se Tos Ters ans la Toles tendre
Tont maintenant sans plus étendre 9
Perdn aront tout leur pooir.
If e ja ne Toseront Téuir,
Au grant besoing preudons se pmero»
Son cmer a repris maistre Bnere ,
tafladerw k dcasasMiiiipreat,
4
6oo FIL
Si .cma U Uîs hbm li-^praity'
Vers les UlUgaes Ta tendu ,
. Et ptiif si lor a deffendii;
Qu fl ne lor face rilenfe.
Gautier de Coinsi, Uv» % , chap. 8.
La Tierge excita une tempête fu-
rieuse qui fit naufrager la galie en-
nemie : celle où étoit ^filatierc arriva
au port.
FiLATEE , fîlastre, fîlhastre , fi"
VAStre yfiliatre 9 fUlasire, filliastre :
Gendre , bru , beau- fi U , belle-fille ,
enfant né d'un premier mariage , /!"
lius alterius ; comme parastrc , mor-
rostre; beau-père , belle-mère.
Et Toi ja après trois jours (mois) H deauii*
cterent à Judas, et distreut : Thamar ttkJUiastre
ad fait fornication , et son ventre Ta engros-
aanat. BiBie, Genèse, ch. 38 , 'vers, 24.
Ecee atUempost iresmenses nundnverwu
Judœ, dieentes : Fornicata est Thanusr nunu
tua, et videtur utérin iUim intumescere»
FiLBTE , fillette y fouillette : Me-
sure de vin appelée feuillette ^ en
Langued. fouiùete.
FiLiETi : Petits enfans ; filioli,
FxLii : Beaucoup , suivant Borel.
FiLioLACK ^filleurage ,filloUage :
Présent d'un parrain à son filleul.
FiLiouL : Filleul.
FiLLAGHBEE : Mercier, marchand
de 'fil , dont la profession s'appeloit
fiUacherie , àtfilum,
FiLLAOE : État d'une fille qui vit
dans le célibat ; àtfiliola.
FiLLANDiBKE : Filcusc ; fttacissa.
On nomraoit ainsi aux xv* et xvi*
aiècIeSf les Parques, parce que, selon
la Mythologie , elles étoient chargées
de filer les jours des humains.
FiLLARDEAu : ^rochctou.
FiLLATisaE : Filet plein de nœuds
que nous appelons cordelière.
FiLLATEE , filliastre, V. Filatrb.
Fille se bast :. Fille illégitime ,
bâtarde.
PIN
Fillette jfiUete : Priearé dépen-
dant d'une abbaye , et jeune fiOc.
Fillette de pis : FÛle de joie. Ce not
a signifié aussi, petit baril , caque.
Filleule : Linge qui sert à coa-
Trir le calice pendant la messe.
FiLLEUx : Filleul , enfant que l'oa
nomme au baptême; jeane honuM
gai , gaillard , fin , rusé.
Reffus, dangîer , denx antrea branchca
De ce faux pcchié orgueilleux ,
Ont toujours toutes plaines maiieea
De dars mortels et périlleux.
Or sont il si très caTîUenx ,
Que là où ils Toient doux regard.
Certes ces deux gentils yîflSraix
Sont incontinent celé part.
La Qmfission de la heOeFUi.
FiLLOSOFASTE : SaTSiit do^t lei
maximes sont dangereuses ; jMùsth
phaster,
FiLLouER : Corderîe.
Filou : Petit bâton dlyoire ; to-
ton , <:ube marqué sur chaque hst
comme un dé , et qui sert à jouer.
Filou E , filouse : Quenouille ; de
filum.
Fils nE bas ou bast : Bâtard , fils
illégitime. Fils de lisce : Fils d'noe
femme publique.
FiLTAUAiRE ^fUvadottr: Qui chéiît
la vie.
FiMBRiE , fimbries : Bordure ,
frange qu'on mettoit au bas d'un yé-
tement ; fimbria.
Fin nE YEHT : Respiration, haleine.
Fi ME : Fumier ; ftmum,
FiMETÉs (cams) : Terres fumées ,
engraissées ; defimttm.
Fin, finoterie : Ruse, adresse,
finesse ; definitio. .
Fin , fins : Borne, Umite « fron-
tière ; finis y fines ; en bas Bret. fin.
"Fiin , fins : Entièrement , parfiû-
tement. On s'en sert encore dans
quelques proTÎoces parmi k meMi
FIN
peuple ; son grenier etitoui un plein
debied.
iMTWfjÊ» la pror met ans talost les aïtlei ,
L'homme ne sçait o& t'oifiur , ne courre :
Si en enfer il K^t quelques nourdlei
De la leurtt, auy&i font il te fourre.
Maroip Dixain am Roy,
SI TOUS Tonlex en donner .une bonne,
Sarex cornent Bfarot raeceptera?
J)*auftsi bon cueur corne la ûenna il donne
JLn fii premier qui la demandera.
Màrotf Epigramme au Rojr de Nan^arre,
en iui demandant une bonne haquenée,
Fiir : Rusé, adroit, dissimulé , ré-
servé , feiïit ; fînctui.
Fin , fine : Poli 9 sincère 9 yrai ,
fidèle , sage , parfait , accompli , en-
tier \fimtus ; en bas BreL/în.
Quaaft fine amour me aeniOBt
MuB me pUit et agrée ,
Qn^*est U riena en ceit mont
Que j*ai plus désirée.
r* Chanson du Roy de Navarre.
Ht fine amor Tient séance et beauté,
At amors Tient de ces deux autre si :
Tout trois sont un , ki bien i a pensé ,
Ja ae seront à nul jor départi.
YI* Chanson du Roy de Navarre,
Ha ! ce retour , Des , et quant bmrai^e ?
Certes , Dame « de tos seule Tatent ,
Les TOS biautés et le yofin semblant,
M*l font aroir une boue errance.
TU* Chanson du Roy de Navarre.
TmkBLuwgiVT^naiblemeni: Enfin,
à la fin ; firudis.
Finabiement je les reas si très durs ,
Qu*ib ne craignent hajes , fossés , ne murs ,
Aîns leur senmle que ce qui n*est possiUe,
Leur soit à cop et facile et loisible.
. Jkmce aux ^veugks,
FiHÂGE , /înaige, finaison : But ,
fin, limite, canton ;/rii<>,/<itei; et
droit 4ur les bornes, suivant Borel.
FiiTAim , fineir, finer : Cesser , fi-
nir , terminer , mourir ; fimre ; en
anc. ProT. finard. Yoyex FiHsa.
Fin Aisoif : Fin , accommodemeaty
^ tenaÎDC ci finit «ac affût.
F.tN 601
FiiriUD : Petit fin ; et finaude ,
rusée dans les petites choses.
FivcQus , lises/îiiic que : Jusqu'à
ce que.
Fiirm : Amende, taxe, transaction*
Fin B : Vraie , sincère , fidèle.
FiVE : Foi \ fideu Les paysans de
la Bourgogne disent encoreyV le /uns
ma fine que ceo est vmï.
FiHE : Finit , achève.
a fine li Komans du Moine,
Des Pèlerins de Tie humaine.
Guillaume de GuiUeviOe.
Fini : Achevé , fini , parfait , ter>
Tûhké ; finiius.
Fiiii : Qui est forcé de quitter son
pays.
FiNSMBHT , finieion ,finissement ,
finition : Bout , achèvement , complé-
ment , fin , destruction ; finis*
I>ampaes seras teaê finement,
S*orendroit tout isoelenient
Tons mes commandemens ne sais.
Gautier de Coinsi, Uv» 1 , ehap, itt.
kn finement de cest escrit
Me nomarai par remembranee,
Marie ai nom, si sni de France.
9aMe$deMtariede France, n* \%io*
•
FiHsm , fineir : Achever , termi-
ner , compléter , finir , mourir , dé-
truire, cesser, user, trouver \ finirez
en bas. IsX./ùticûre. Finer de V argent i
En trouver , de U le mot finance j
usure , intérêt , somme d*argent.
Li Abés Daaiel eontoit de saint Arsennc
qui se metoit an samedi motin en oroison , na
Çk ntJSnat. {•.chetm) d*ourer jusques à tant que
souctts estolt ecouitei. *
lMrkdesSSiPires,Sv.%,/A.S6,r^i
Le temps qui s*en va naît cl jour
8aBS repoa prendre et sans séjour ,
Et qni de boés ae part at eabla
Si celéemcBt, qu*il noa» semble
QaH aooa aoit adès en un poiat,
Bt il M s*i arrestc paiat,
iioa asjCw (ocssa) de treqiaiiec.
€o% FIS
hon le Seigneur de 5«lBtré dltt , et Toat
Madame , tom Moueigneiir l'Abbé « entre
Boas gêna de Court Uiasona à toiu faire lea
grant festes , et noua en paaaona legierement ,
b^'en Tooloos aucon peu de bonnes iriandca
et de bous vius , al en poTons finer, V^Mre ,
diit Madame , Saintré , par Monaelgnenr aalat
Jacques , de tant en eatet tous à priser , Tona
•Tes les hamoia de rostre corps , n*enyEnerrx
▼ona pas bien encore d*an autre qui aerriat
è ce Cheralier que Téez ci là , lui moastrunt
acmblable Cheralier à sa personne.
Le Petit Jehan de Saintré.
Fiif GAET : Cheyal rétif qui résiste
aux éperons.
Fi NCOS : Jusqu'à ce que.
FiN-poBTEH : Requête 9 demande
en justice.
Fins , finages : Pièces de terre se-
mées ou plantées eu vignes | grains ,
légumes , bois ; fines.
Fins : Saison où Ton partage les
terres labourables.
Fio , fioc : Feu , incendie ; focus.
FioL ANT,/ro/f /zr : Qui fait le brave ,
le méchant ; vioiens.
Fiole a : Boire , se griser ; de
phicda , en Lyonn. et Dauph./îb/a ,
fioula,
Yiovn ^ ftouf : Domaine, bien de
campagne, ûd 'y /eudum.
Fi QUE » fiquette : Foi , assurance ;
/ïdes. Par mafique , parma/iquette :
Sur ma foi , je vous Tassure. ^oyez
Figue.
FiHHER : Assurer , certifier , pro-
mettre ; flrmare,
FiRONKE : Agir en cachette , agir
secrètement.
FiRTONNEua : Officier des monr
noies chargé d'examiner les matières
qui servent à leur fabrication.
Fis : Foi 9 assurance; fide$; et
certain, assuré^ fidèle ;^^ic/.
Dame , pour voua tenir me loîaut^.
Tous Toil proUer k« tos cuer sois tona fis
De cbon que Toua est to iWaloyuuté «
Yoat ■tsintiww , oa^ clieat yo grant pourfis ;
FIS
Et aachîes bien de cbon eoî-je Iwêb f$
K*à che IV od ares iro Noelage,
8H me deroit coûter mon pochtlagt.
ServamêMs^ tf sottr Cktaumu,
dM lEelue dm Pmn».
Fis : Enfant mAle , fils ; fUiat,
FiscALiN : Qui appartient au fiie;
serf obligé de cultiver les bîans de
son seigneur \fisctUinus.
FiscBLLB : Petit panier de jone;
fiscella,
FisiciBN , fisecfuen : Physicien ,
médecin qui consultoit pour les ma- •
iadîes , et jugeoit de leur caractère
par les urines , mab qui ne soigooit
pas les malades ; pt^sicms. Les fisi-
ciens couroient ordinairement le payi
criant et annonçant leur professios;
ils différoient des Mires , qui 4t<MeBt
médecins et chirorgiena , c'est^b-dire,
qui opéroient dans les maladies et lei
blessures; ils crioient aussi pour s'an-
noncer ; ils portoient avec eux une
boite de drogues et de médicaaseu,
ainsi que des bandages pour lo
plaies. Guiot de Provins parlant des
médecins , a dit :
Uns boina truana bien enpftHa
Ne mes qu*il soit un pou letreu *
Feroit foie gent herbe peatru ,
Tuit êoni fisicien et neatre ;
Li uns de Tautre moult bien gBÎlc«
Là où il sont à bone Tîle ,
Que li meillor fisiciem
Prisent celui qui ne aet rien ;
Li mJanres li poior conacnt.
Pour ce ont'il Tor et Turgent ,
' Et por ce qu*il U tiegne pais,
Li rachous consent 11 pugnaia.
£n lor dje gargartton «
Ce dient , mes un craa chapog
Ameroie mies que lor boisteai
Qui trop sont oourousea et moUtea,
Et cil qui Tient devers Suleme,
Lor vent Teastea pour bàteivea
.11 vendent or brun et ajiifaoiiMi
Por espices de Babilôin^.
FisiNisa : Forgeron , taillandier ,
serrurier 9 ouviier en £pr. .
Tl'Ir
FisiQUB : Science et art de la mé-
decine ; physica ; du Grec f v^»9« U
s'est dit aussi de la partie naturelle
de la femme.
Qui lea orroît d^ coUrîqiM
Pl«doier, ou de flemnMîqac,
Li uns a le foie eschaufé »
Et U autref véentonieté;
Trop par sont lor hnerref repoitct
Et lor parole» lî eopostei ,
11*1 a se Tiloonie non ,
Et par ce cotnence lor non ;
Fiswien sont apelé.
Sans fi ne sont-il pas nommé ,
Por ce a fi où comencemeat
Por le irilain defiaement.
De & doU tûte lor hneTre estre ,
Et de fi éoit Jitique nestre.
Sans fi ne les puet-on nommer,
Ainsine ne s*i doit nns fier ,
De Bffoifue , me défie.
Fox est qui en tel art se fie ,
Oà il n*a rien qn*U n*i ait fi :
Dont sni-je fox , se je m*i fi.
^ Bible Guiot.
FisQuz : Panier, sac ; et par figure
a désigné depuis , le trésor public ;
fiseus.
FisssLiiRB : Piège pour prendre
les putois ou les chats sauvages,
qu'on appeloit /ïssiaxix; àt/iscella,
fissura,
FissoH : Aiguillon , baguette pour
conduire les bœufs ; ditfestuca.
FisTOH : Malotru , coquin , garne-
ment, objet d'étrivières, selon Monet.
Fistule : Instrument de musique,
espèce de fiùte qu'on a nommée de-
puis chalumeau de la cornemuse i
ftstula.
Fit : Assuré, certain.
Fius : Fils , enfant ; filius.
Je Taorrot que tous sevasies bien penser u
«i«Tres ke li Benois fiut Din fist ponr nosirt
raenchon. E>utign€mensiUS.Lomtà9afliÊ,
FxvATisa : Le possesseur d'un fief.
FiSABLB : Fidèle» sincère, confiant»
qui se fie \fideUs ; ei> anc. ProTenç.
fizélffiziuL m
FizAUGE : £spérancty foi ^ fidélité»
F L A 6o3
sincérité \fides , fideUtas ; en ancîeii
Pro Y • /izaniat , /izèltat , /ïzo.
FizANzoHEN , fizëlmën : Fidèle-
ment , avec confiance, avec fidélité ;
fiduciaUter , fideliter,
FizoïroMiE : Physionomie , mine.
Flabe , f label y flahiax : Conte »
sornette , discours , fable , fabliau ;
fabula y fabeUa.
Flâbbl , fiable : Éventail ; fla-^
bellum,
Flaboibe , flaboyer : Réciter des
contes» des fables, des aventures;
fabulari.
Biais an fol que je toîs jonglant ,
Et qui ▼• de bourdes jenglant,
▲ chelai est li pains destral»,
Ordement rit tnjlaboiaru.
Miserere tm Reclus de Maliens,
Flâc , f lâche , flaque ^flcuche ,
flasque : Paresseux , l&che , mou , afr
foibli , languissant \flaecidus ; en bas
Bret.flac.
Fl Ac , f lâche , flaische , flasche ,
flascon : Bouteille , fiacon , petit ton^
neau , vaissean à mettre du vin ; lieu
plein d'eau , canal ; et flèche ; en bas:
ULLfUicOfflasca; en Prov. en Lang.
et en Espag. fiasco ; en Ital.y<arco/i^;
en AUem. flasche , flesche.
Par un tens alaiment nostres exhilareix cui
tu eonns couTertlt, U fut «iiroiex de aonSanior
par ke U portas! el nonstier à Tom Den , dons
▼aisselex de fust plains de TÎn, kl del pople
sont apeleit /Koiieiei.
Diat, de Si Grégoire, liv, b, cK i8.
Quodam quoque tempore exhilaratus nos-
ter quem ipse couverstun nostii tramsmissia
à Domino suo/uerut, ut Dei viro in monsU"
WtnÊom nmo pienm dm Rgnem nmsada, qum
«N%i^ flaseones *voeantur, defnrreL
Flacabohx ^'ftae^irgue : Brocard ,
insulte , calomnie , injure , satire , in-
vectives. Dana le ÎBLoman de la Roset
Malebouche qui est ia Médisance , en
parlant des femi^es , dit :
n n*est anla qni ne te .rie
d*tlc ot parler d« imiisritt
I
6o4 FL À
Cette eit pute, eette te farde ,
Et eette folement se garde ;
Cette est Tilaine^ cette ett foie.
Et cette nicemeat parole.
Male-boiche «{ai ri nt nVtpargne,
Trenve ea chateon qvifXt^Jlacargne.
* Roman de lu Rote, vert 39x9.
Dans quelques Mss. on trouve hei^e
an lieu de flacargne; ils ont tous
deux la même signification.
Flachk ^/îac}ùer,flachis, flaque,
flaquet ^flaquit , flasque , flasquis :
Elang , eau qui ne remue point , qui
ne coule pas ; et lâche , selon Borel ;
flaccida ; en bas. lat. flachia.
FlÂchiLe d'eye : Quantité d*eau
que l'on jette tout d*nn coup ; on s'en
Krt encore en Bourgogne.
FLACBi.hyflachet: Espèce de b&ton.
ThkcovnzK^flacconerffàuconer :
Boire à Fallemande.
Flarl , f/ageau, flagel » flaiel ,
flayel: Fléau à battre le bled ; traverse
d'une balance ; peine, châtiment, pu-
nition, tourment, souffrance ;/y<i^/-
hun; en anc. Vxoy, fi^'hël^fiajhëL
DoDce mère , faîat nottre Sire,
D^ontre la mer , d*outre le Rio ,
Yenront partant li pèlerin
De quoi apart Tottre chapdle
Faite tera plaiaant et beDe,
Et ponr ce qu'en ti grant ponerte
Cil de Soittont Tont unt tofferte
A maatalent m*ont eteité ,
8*envoierai teur la cité
Si grant /fotf/, tait crieront»
£t tuit merci Tout prieront.
Gautier de Comsi, Iw,^^ chap. x6.
FL a:
Flaklee ^flaeUez : Battu , lostig^
diàtié , affligé ; fiageUaius.
Et cil «ealjlœhz que «Tant alercat •••»
reignet det 61 Itrael par let deViaouv de Pl»>
raon , ditannt porqnei ne par enpkt «ta
let metoret de» teûlea, ne hier, ne U d
corn aTant ? RUle , Exode, ek. S , «an. i(.
Gautier de Cornu, «ir. a » ehup. x6. ■
Flâsler ^flaeller : Battre , fouet-
ter , fustiger, châtier, affliger, tour-
menter , faire souffrir ; fiageilare.
honjlaela Dien Pharaon et m maîtoon de
SMmlt àtJtaeU yen Sarai femme Àbram.
MiNe, Geaàte, ekup. la^iierr. 17.
I •
FlagellaTÎt' OMitem Dominât Pharaonem
plagia maximit , et domum ejut, propter
Sarai uxorem jièmm»
I
Flagellatique tunt qui _
fliorum Israël , at exactoribtu
dicentibus : quare non impietî
laterum ticut priât , née keri, mec
Flagel ^flageau : Fléau, terreur,
épouvante , effroi ; fUigeUum.
Flâgsol, flagel, fiogeos , fia-
ffsus , flagiel, flagos , ftajeci, fia-
jeos jftajos : Flageolet, inslnment
de musique à bec pour la guerre, et
pour apprendre a siffler aux oiseaux;
de flagellum, petite branche, ptr
opposition à la flûte. Cette étyso-
logie , donnée par Barbazan , est pré-
férable à celle du Grec w^ttyla9>êt^
flûte traversière , mot composé de
w?smyiêç , oblique , et d'tîvXar , flûle.
Flajos de saus : Petite flûte de saule
dont les enfans se serrent i la CMm-
pagne ; cet instrument est cité diai
le temps pastour de Guillaume Ma-
cbault , comme faisant partie de oeu
employés a^ec l'orchestre. Ces mots,
au figuré, ont signifié, coûtes t*<K^
nettes , amusettes , railleries.
Lort r*oiMiea trompée aoder,
Cort, taboart,yf«|gintf, etehtvraUi,
Et Teitsiet d*etpéet netea
Gete^ en dirertet manîerca
Braa enciter * , et fendre chierce.
* Dana Tédition de l*Hîat. de S. Loait,|tf
Dooange, pag. 160, il y a emtùer, an faa
d*eneiserf mait il a mal In : c*eat iaciaer, cae*
pars du ~ '
' VhkciiOTii^K jfUtgeoUer , fiagoOer,
ftaJeoler,fla/oUer : Jouet du flageo-
let; et tromper^ mentir, laii^ èti
contes pour surprendae , railler , le
noqoer , conter des sorneltes. Dans
FL A
la farce de WUieliv, ce dernier fait
la leçon à sa femme pour parler an
l>|»pier :
Eéhél ce ii*eil |Mf maioMiiiiit
S^erex toiu)^iii1 iault rigoUer,
t le me lalutz JlageoUir ,
Ctr îl ii*eD aura antre chose.
Ls DmAfisa.
n CB Tient tont Tenant,
]l*a paa la moyti^ d*ttn quart dlieore ;
DelÀTres moy i Oea , je demenre
Beaucoup. Sa , tant ^suJlagoBer,
Mon argent.
GUII.X.XMSTTX.
Eb I uuu rigoUer
n n*eat pat tempe que Ten rigoUe.
Flâgboleux y flagoUeur , ftajo"
'êeuas : Joneur de flageolet ; et men-
taar, contenr de fornettes , de men-
fongeS) trompeur ; vicieux, mécliant,
criminel; le flagiùosus des Latins..
FLiGEaADB : Espèce d'arme of-
CensiTc.
Flaoixule ^flagieuUe : Le gosier ,
le larinz , la glotte , le gosilion.
Flaoollxhkiit: Action de jouer du
flageolet y et le son de cet instrument.
Flaoobkbe : Parler à Toreille ,
£ûre sa cour aux dépens des autres ,
dire des inutilités , bayarder , conter
•des sornettes. Dans la farce de Pathe-
lin , Guillemette contrefait Taffligée ,
et dit au Drapier :
HéUiISire,
Chacun n*a paa ti faim de rire
Comme Toni, ne àitflagomer,
Flagobhbbib : Tromperie, subtili-
té, mensonge, mauvaise plaisanterie.
Flaoobnbub : Rapporteur , ba-
Tard , conteur de sornettes , homme
qui impatiente par des discours inu-
tiles et méchans.
Flaoossb (poire) : Poire molle , ce
mot est encore en usage dans la Bour-
gogne.
Flabutbub : Joueur de flùta et
d'instromeos à vent \ fUtulator,
FLA «o5
Flaibl , flajel : Fléau à battre la
bled ; châtiment , peine , punition ;
JUagelium.
Flaikx : Taie , enveloppe d*oreil*
1er ; dans quelques provinces il signi-
fie lit de plumes , matelas.
Flaiolbb , lisez flqjoler : Causer »
jaser, dire des sornettes.
Voua ne pores de lui partir ,
Tousjour» entttàblejiof'oietf
Ne m1 que roua entrcTOules.
Moman tk la Rotê.
Flair ub vent : Respiration , ba-
leine.
Flaxeeue , fiair, fUùror : Odeur,
saveur..
Lea roeea lelooc les ortlei ,
l*Ie perdent mie lor biantë ,
Ne lorJlaUw, ne lor bonté.
Bible Guiot,
Flairie ^out /raine : Confrérie,
association pieuse.
Flaieier : Rendre une odeur.
Flais : Fagot de menu bois pour
pécber ; d'oii/laitieur, celui qui s*eM
sert.
Fi^ascuE , /iasAe : Bouteille, ton-
neau, vase à mettre du vin. F. Flac.
FLàM^/ïambe : Flamme '^/ÎUunma^
en bas Bret. fiant.
Flai^ange : Flamande.
Flahahs , flamant :. Ardent , em-
brasé, allumé, flamboiant;^/2a//imâiw.
« He Btez ! en quel tant , en quel lin
Se prouirerent diii doi amant
« Coffl e»toient lor cutr^fiamant.
Et dealer aprèa Diuu haitlu.
Misertn du Meebu de Molùns, strophe «7.
F1.AMBÂVT : Oiseau pbcenicoptèro
qu*on nomme flammant , i cause de
la couleur de son plumage d'un rouge
vif et comme flambant ; cet oiseau
varie en grandeur, en grosseur et en
couleur, suivant son Age ; dans l'état
parfait, il a plus de quatre pieds de
longueur du bout du bec à celmi de
la queue.
to6 F L A
FLAXBiftD : Flambeau, morceau
de bois desséché et fendu par le bout,
pour qu'on puisse rallumer.
Flâmbaes .Jlambart: Feux volant
ou follets, qui paroîssent sur les eaux
à la fin de Fautomue , autrement le
Feu de S. Elme ; bâtons enduits de
cire que Ton portoit aux funérailles ,
torches ou tortis de paille ; morceaux
de bob qui se trouvent dans le char-
bon et qui n'ont pu se brûler , ce que
Ton nomme à Paris fumerons, et
dans quelques provinces flamerons :
dans la ville de Dreux , on appelle
flamharsàt% morceaux de bois séchés
au four ; anciennement les liabitans
de cette ville les porloient enflammés
le soir de la veille de Noël dans tous
les carrefours et le» rues de la ville,
«n criant : Noël y Noël.
Flambe : Flambeau ; àeflamma ,
flamellum,
Flavrfr : Reluire, faire de la
flamme, étinceler, jeter des flammes ;
flammare,
Flambkkge : La bonne épée de
Regnault de Montauban.
Flambxter : Flamber, passer légè-
rement sur la flamme.
Flamkchb , flamechécy flamme^
che : Bluette, petite flamme, étincelle
de feu qui s'élève en l'air et qui se
convertit en cendres , parcelle de co-
ton qui tombe de la mèche d'une
chandelle, lorsqu'on est trop loirg-
temps sans la moucher ; flammula,
Flamengant ^fUimenge , flamcn-
géant , /îamengue , /lnmwga/ie,//a-
minjantyflairdnjuc : Flamand , habi-
tant de la Flandre, né en Flandre;
Flamingus.
FLAMEif GEL , flotnenjcl : Conteur
de fleurettes , doucereux. '
Flahenghebie : Le pays de Flan-
dre , chose fuite eu Flandre \ de
^Flandria,
Flaxee : Ou^ir avec rinstnnm
de chirurgie appelé fUummeOe,
Flam EaoH , flameroles , flammt-
rôle : Chandelle , lampe , lumière, le
feu S. 'Slmt\/lammeoiMU,/iammi^.
Flam icHE , fltunique : Espèce de
gâteau ou de galette qu'on fidt caire
en chauffant le four.
Flammaht : Flamboyant, brélait,
embrasant \/lammans.
Fl Air , flamuse , /ïamusse, /kme ,
flanchet , flandrelait , fUmdreUt,
flanet , /lange , flans , flaom, ^ fiait'
niard^ flauson , flausou^ fUuatm,
flawon , fUm , fïoun .* Sorte de ^-
teau , pièce de pâtisserie qui se ùk
avec de la farine , du beurre , du hit
et des œufs; en bas. lÊLt,/lado,/kM'
to. Barbaxan pense que ce mot de
ftan j soit gâteau , soit les flancs de
l'homme ou des bétes, vient du Latbi
flaius , vent , souffle ; les gâteau ,
ajoute-t-il , ne sont que du vent; les
flancs respirent et aspirent toujotn.
Dans la première acception de ce
mot , son nom auroit pn venir de sa
couleur jaune, et formé de/lavem.
Borel rapporte que oe sont die petites
tartes dites ausiifàuuireleir, on phi-
tôt flans de lety pour avoir été inven-
tées en Flandre. Or, dît-il , elles sont
faites de lait et d*œufs mêlés ensemble
et mis en pâte: On les cuit aussi sous
le même nom entre deux plats. Tes-
time , continue Borel , qu'on appdoit
ces gâteaux/2ffo/if, et on l'a prononcé
£ans, comme on dit pour faons, fans;
paon, pan; Laon, Lan; et cequi le coa-
firme , c'est qu'on les appelle en Lang'
de^flaones yflounes ,flausous^flaih
■sones. On appelle aussi vniflausou,
.un homme fort délicat et mignanL
Par trcitor \^% mIox que IVn proie,
S'il ne »e deffent de lamproie ,
De lax, de aaumon, ou d'angiJlle.,
S*eBlt putC trorer en la TîUe,
FL A
irtM, on à»fiaom»
romaget en-flaoM.
M MaTent tabrodi** •
, brooeU et m% po!MO0i ,
/fojii, et oiui |K>chet ,
rix en to«t«e MÛfoni.
Meurtrière, canonnière,
, petite embrasure prati-
TépaUseur d'un mur pour
ennemi.
ET : Flanc , c6té.
[AU s : Couverture et orne-
ndeaux d'un lit; àt/lan-
[EUE: Armure qui cou vroit
ps.
[R (se) : Porter la main au
té, le serrer avec la main.
flond : Rouge , vermeil ,
de feu ; àtflamma.
Les c6tës, les flancs; de
selon Barbazan , de/latus,
oyne Hellef pontine ,
i le cliamp Troyen fu net ,
ta et moottra kigne
acte Vierge sacrée :
le sa digne pourtée ,
•ulx Jhestu en %t% fiant,
latiT cent-soixante ans.
Le Miroir des Danus.
Pièce de métal propre a
, àtflando y selon Borel.
flaquais^f laquée : Grande
'au que Ton jette tout d*un
nruit qu'une chose fait en
:anal , petit braa de ri-
e d*eau , eau dormante.
: Jeter de l'eau à la figure
un ; lancer , jeter avec
, : Odeur, sentiment ; d'où
verbe y/«//Tfr.
», flasconet , flafcou :
'âsa il beire ; d'QÙ/las^oU"
F L A «of
iet, petit flacon ; àt fiasco, fUucula,
petite bouteille.
Flasque : Vain , mou , lAche ; Bar-
bazan le dérive à^flatus, plein de
vent. Voyez Flac*
Flassadier : Ouvrier qui fait les
flassades ou couvertures de lit.
Flassaib : Lourdaud « gauche ,
nigaud.
Flassar : Couverture de chevaux»
FLASTim , flastrer ^flastiir ,fUiiir,
fUurer,/hunr,fiestrir,fleutrier: En-
foncer, plonger, engloutir, jeter avee
violence, abattre, faire plier ,dompter«
assujétir , laacer ,. frapper , ponsaer\
faire tomber, marquer d'un fer chaud;
fUtccescere^fiMCCtre yflectere; en ba»
Bret./Zeurina / en Lang. flatri. De là
le terme du palaia , ftaiuir d'un fer
chaud un criminel. Flastrer un ckitn :
ht marquer d'un fer chaud lorsqu'il
est mordu d'un autre chien , de peur
qu'il ne devienne enragé. Cette der-
nière cérémonie se faisoit à S. Denis^
de-la- Chartre.
Les petit eafiM prenoient par lee ptez et
les fiatissoient aiu ruches.
GuilUuone de Tyr^fol 968 . i?'.
Or escontcs com je fnd font.
Et esperdn^, et entrepris,
Ke un plain bacin dVwe pria »
E sur le perron ïkfiati :
Maia si le cid ont bien glati
Et euToié fbdres en terre ,
Lors dabl% la noiae e la guerre.
Toumoiememt d'jÉMuen'ttL
Le sanglier te rerencba
Com ilere et orgncHlensc beste »
Contre Adonis escont la teste , .
Ses dens en Taine Ufiati,
Son groing estort, mort fabati.
Roman de la Rote.
FiASTEiB : Sorte de mesure poujt
les liquides.
Flat : Coup , soufflet , Upe ; de
flaHiU.
Flativ : Couteau de podie pliant
et tEunanchi àm •cm* , ainsi apptié
6o8 F L A
du nom de Tinventeur , coutelier de
Saint>£tienne en Forez.
Flatte : Bouse de boeuf ou de
Tache.
Flâubbr : Rosaer, battre, étriller;
flectere,
FLAucHEua : Babillard » bavard
perpétuel , qui cause à tort et à
travers.
Flauniaede : Sorte de pâtisserie ,
flan.
Flâustb , flaute : Flûte , instru-
ment de musique ; fisiula.
Flaustebe yflastewr, flausteur ,
flauiere , /ïautcur : Joueur de flûte ,
au figuré, flatteur , trompeur comme
un chasseur qui siffle les oiseaux pour
les surprendre dans les lacs. Barba-
san dérive ces mots de/laiitf , vent ,
ou de/istula. L'auteur du Roman de
la Rose observant que les vieilles
femmes sont plus trompeuses et ru-
sées que ne le sont les jeunes , dit :
Que ne lont lei tendres pncelle»
Qui des «gais point ne se doutent ,
Quant les fiauteurs* e»coutent, * aliai
Jlauteres
Aini croient que barti et guUe
Soit aofsi Trai com CTangile,
Car onquef n>n furent eachaudéea ;
Ifais l(*i durea vieillef ridées ,
Malicieuses , et recuites ,
Sont en Tart de barat si duites.
Roman de la Rose,
Flautele : Petite flûte , flageolet.
Flauzon. Fojrez Flait.
FlavaÀ : Jaune, de couleur jaune;
Flavk : Foible , pusillanime ;
flexibilis.
Biais nos Teons mainx poures cnj cm n*en
«troTeroit mies de tlflapê cner et si tristes , si
cnm roi ne doverotent mies estre , et roi de
ciel s.*il Trajre.poncrteit avoinit.
Serm. de S, Bernard, /oL 14.
Fîdemwt autem pintpetet aliquos, qui si
dw/wn habêrentptmptHtUnné non tidÊO pa^
FL A
taianimea {mênirentur mt tfktÊ» , mi fttè
reges , et reget eedi
Flavbl y flaveteau : Cet mots se
signifient pas une sonnette conme le
portent plusieurs Glossaires, maii
bien un/lagel,/à^ely flageolet {For*
Flaceol) , par le changement très-
ordinaire du g en V' Si leurs autean
avoient lu attentivement ce passage
qu*ils ont rapporté , ils auroient la
qu'on n'avoit jamais fait de sonneUei
en bois.
Puis prent sa mus« et ai traTaîlle
Et WOTX Jlavel de comoaille «
Et espringue et sautf-Ue et baie y
£t fiert du pie parmi la sale.
Roman de ta Rose, 'vert 2969.
Dans rédition de l'abbé Lengkt Du-
fresnoy, le second vers est ainsi :
Aux inscrumens de comonaOle.
Dans l'édition gothique de Nicolas
Desprez , sans date , il est le même.
Dans mon Mss. de ce Roman « il 7 s:
Et son /iajos de comoaile.
Et dans le texte de M. M***.
Puis prent sa muse et ae traTaiUe
As esUves de comoaHIe.
Fers 1x553.
Flavel. Fojrez Fabbl.
Flavblace , flavele , flaxftUafe^
ftavelle : I*lalterie , mensonge , sor-
nettes , contes en l'air, discoiirs pour
tromper, pour surprendre. Baibt-
zan pense que ces mots peuvent venir
àtfasfilla, étincelle, vapeur , Ifeée.
Borel dit , d'après le Roman de li
Rose , que flasteles «ont certains oi-
seaux , que les Latins appeloient i«*
beculœ; Û se trompe, et pour le prou-
yer , je rapporte plusieurs citatîoiii
de ce Roman où ce mot est employé.
Ce qui paroit l'avoir induit en erreur,
c!est le passage que j*ai rapporté aa
FLE
mot caUndrt, où il paroit signifier,
assemblée , multitude.
C*est ceUe aas»i qui les trîcbeim
Fait , et caïue les faux plaideurs ,
Qui maintes fois par iewrJiaveUes,
Ont aux TarleU et aux pnceUes ,
Leurs droites héritez tollues.
thman de la Rose, parlant de la eowoitUe,
Ha! Bd-acueill je sai de Tolr
Qu'ils tendent à tous deceroir»
Et faire tant par leur^/lore/Zv^
Qu*îl TOUS traient à leur cordieDe.
Et maint par tel barat plorerent,
Qui onques par amour n*amerent ,
Aios deceroient les pucelles.
Par leurs pleurs et par Xtnrt fUwelUs.
Roman de ta Rose,
Flâtbur : Odeur.
Flatau , flayel: Fléau à battre le
bled ; barre de fer , traversier d'une
balance ; flagellum,
Flebe , fleble : Foible , débile i
qu'on peut plb jer ; flexihiUs.
Flbbile : Qui est digne d*étre re-
gretté , d'être pleuré \flehiUs.
Flschibr , flegier : Ouvrier qui
fabriquoit des flèches et des arbalè-
tes ; en bas. \aX,flechanus,flechiarius,
Flechieees , yZeciierex ; Branches
d*arbres entrelacées ; àeficctere*
Flechissable : Souple , flexible ,
pliant , ployable \fLexihiUs.
Flechissableté : Flexibilité, sou-
plesse ; flexibiUtas,
FliLchissaument : En ployant , en
fléchissant ; flexihiliter.
Flée , flect, flet , flict : Endroit
que la mer couvre et abandonne dans
aon flux et reflux ; /ieium.
Flébe : Battre avec un fléau.
Flegaed , fUgart : Lieu public ,
grand chemin , marché.
8e aocun , pique , fouit , ou houe an fond , et
•B la terre, onJUgard d'aucun Seigneur féo-
dal , on empesche iedliflegard en le doant on
appropriant à lui sans le congié dadit Sei-
gneur, il commet amende de is s<^.
AnàenmCoutÊomêaBomkmoîs.
1.
FLE 6oQ
Flbmmb : Flamme \fUunma.
Flerb : Espèce de coutil.
Flboit : Ruisseau , fontaine , pe-
tite rivière, fleuve \fluTntn^flus4ola i
on prononçoit ce mot comme s'il eût
été écrit yZffiiPo/i.
Glorieux^teoii, glorieuse ère,
Qui tairai ce qu*Adam et £▼•
Ont par leur pechié ordoié ;
Tu tronras au gastel la fera ,
Et met! en bûche seiche sève ,
Par les mots qui sont desploié
Sur toi •
Testament de Jehan de Meung,
Flbpxbe : Fripier; etfîesperie^
friperie , habits ou meubles raccom-
modés.
Flesg : Mot imitatif du bruit que
fait un fouet en claquant.
Flesque : lieu plein de boue , de
fange , mauvais chemin. Foyez Flac.
Flestb , flestre : Fistule , maladie
de la fistule ; morhus fistularis*
Flestee : Flétri , pourri , livide »
corrompu; àtflectere ,/îacccscere.
Tes damages est trop apers,
Td norris un tov% jtestre et pers ,
Un ort oisel y Tas couTant,
Tu seras riande de vers.
Quant seras en terre couTert.
Le Reclus de MoSens, fol ^RT.
YvKT% ^ fletie , fleute : Bateau »
nacelle , barque longue et étroite; du
Grecpled, je navigue , dont on a fait
pUkèSf nom Grec du poisson que les
Latins ont nommé y7M/€i.
Fleum : Rivière , fleuve \ftumen.
Fleuhatique : Flegmatique, abon-
dant en pituite ; froid , tranquille ,
plein de sang-froid , difficile à émou-
voir.
Fleum B ^flume : Flegme , pituite ;
tranquillité , sang-froid \flegma; du
Grec ^xiyftm ; en bas. lat. fleuma ;
en bas Bret. fUm,
Fleubette , florette , floureUe :
Espèce d*étoffe mouchetée ; sorte de
monmne qui valoit vingt deniers
Qq
6io F L O
toamois on seize deDiers parisis ; de
/lo$ y floriê.
TLhVKii%w. 9 /lorûme : Passion,
manie des fleurs.
FLEtaoTTEE j fleuronner : Jeter ,
pousser des fleurs , couronner , gar-
nir , orner de fleurs , fleurir.
Qoant Mt éa Cfjrp*, my e»t i|iie itiuJii l'as ,
Bfaift de ton brait , où janaît ■*«■! frirole ,
Maiigré tciD dmrd , partout le mtmAw il vole
Toiujoar» croMcaut , commit Ir» t^ifitmrxmne.
Marot, compkâttte à la Jtort.
Fjleuste : Lamproie , poisson qui
a des trous \fluta,
Fleiste : Flûte, instrument de
musique, à^flao, je souffle, ou de
futula.
DeTant la DamoîacUe alolt ang IwnuDc tout
chann , a jant longae barbe , qui en m main
tcnoît nng tamborin monk grant , et une
fieuiU d*ot. Dance aux Aveugles.
Fleve , flewc : Foible \flexibiUs,
Flic , fUch , fUche , fUque,fUs :
Flèche, arbalète ; tranche de lard
coupée en long. D. Carpentier dit que
c'étoit aussi une sorte de redevance
payée en flèches de lard , ou par
abonnement en argent. L'on est assez
partagé sur Torigine de ce mot. Bo-
rel , d'après Ménage , le dérive de
rAllem./ZfVi ,/à'tsch ; le Père Labbe ,
de flexa ; d'autres à^flexus ; enfin
d'autres le tirent àefloccus, à cause
du petit flocon de plumes qui est au
bout.
Flieve : Lancette de chirurgien ;
phlebotomum,
Fnif : Pierre de foudre. Monet
dit qu'elle servoit à aiguiser les épées.
PYo : Nombre, troupe, multitude,
affluence , grand nombre ; le gros
d'une armée sur terre et sur mer j
fluctus,
Crestieni leur ncbtelet dreceat ,
\jt flo d*eu8 auk crrBîaus les plante.
Là en i a pini de toi)»satite ,
f^% aicDçoBgea-fti n'aeneilioas ,
FL O
Serjacf qn
Hé* de gnaijlo ^ i^i
lert la rire tôle
Parcoi Fnncboi* aa
Entrent en batiaos et cm
cols les lai
Floc , /iocke , flochèe , fl
au pluriel fiocdatut .* Houpp
cou , chose velue, velontée , ce
de duvet , d'un poil fin ; /!
froc , habit de Bénédictin \/l
dit aussi pour mare.
Flochee ^flochetter : Tom
former en flocons , conme le
neige ; en bas. la t. fîoccare,
Flocs : Flot , agitation de
fluctus.
Mais Ten reroit «ti terre ancane
Fiocs , et sont de mer inridrat
Fz lîeuz où !bc tont presideni :
Ce puet réoir cbascnn et cfaaao
* Codieile de Jehan de Mnmg, t
Floflotee : Etre agité con
flots de la mer, faire on rem
bruit pareil à celui d'une ri
d'un fleuve battu par la ter
d'une chose qui frappe conti
autre.
Floixtuee : État florissan
Floiee : Fleur, bouquet ;/
Floirituee ^fioriture ,/1om
Parterre, jardin rempli de \
florandum; et gloire, état d*an<
florissante.
Floive : Foible , débile , la
sant ; flcrihiUs,
Qaant voit qne mon •! le ioapn
Ke qu'à nului pitié n^n preaty
Ainx là gete toz li nona puer,
Mniilt gr:iDt ilolor a à son cner.
Se meffais gehist et recorde ,
Et blasme aoi et sa rie orde :
k floive Tois, piteuse et bcuac.
Requiert et prie Kostre Dame,
Que sequcure m lasae dame ,
Moolc teartmeat plwira «t sao^
FLO
Et rorlton comcace k dire
C'otée ftToit si longnemeat.
Gautier de Coinsi, Iw. i , chap» 3o.
Flon , flox : Flux de ventre ; flu-
xio ; en bas Bret. flucz*
Flon E , f tonne : Bouqnet d'aulx
ou d'oignons.
Floquer : Flotter.
Fhok ^/iour: Fleur, bouquet y/tos,
yioris ; eu bas Bret. flour.
En mai la ronaée , que neit la fior^
Quf! la rose est bêle au point du jor.
Parmi celé arboie,
Cil oiselon sVarouent
Kt maincnt grant baudor ,
Quant j*oï là leur joie ,
Por rien ne m*i tendroie
D*amer bien amor.
XU^ Chanson du Rojr de Navarre,
Floraux (jeux) : Jeux institués en
rhonneur de Flore, déesse des fleurs.
Florence : Florin, sorte de mon-
noie d*or.
FLORENci ; Fleurdelisé, marqué
d'une fleur de lys, suivant Borel.
FLOREiréK DE TERRE : Espace de
terre qui rapportoit un florin de re-
venu f comme la denerée rapportoit
un denier.
Florete : Petite fleur.
Floreti^ : Semé de fleuri , peint
de fleurs , selon Borel.
Flori yflorié , f loris , flouri : Qui
est en fleur, brillant, émaillé;/7o/'â/i//.
Moult est biaus M fions sens ,
Ne pert pas c*on doire Téoir
De flour si blanche, fruit si noir,
Corne il est aprè» devenus.
Le Reclus de Moliens.
Flori w, //ott/Y/i .- Petite monnoie
qui avoit diverses valeurs ; de/lore-
nus; car, dit Borel , le florin d'or va-
loit 21 sols, et celui d'argent i5 sols.
Monet les met , en France , le premier
à 3o sols , et Tautre k iT, sols. Il y en
avoit en Allemagne, continue Borel,
de 35 et 40 soU; ils ont ce nom, ou
FLO 611
k cause de la fleur gravée sur iceux ,
ou à cause de la ville de Florence , où
Ton flt cette monnoie ; les premiers
y furent frappés Tan 1 25o.
Flori R , ftourir : Fleurir, être en
fleur \florere; et au flguré , blanchir
de vieillesse.
Tantost corn U homs naîst, U commence à
morir,
Pou pnet forte et jooesse en home seignorir,
A trente ans ou quarante prent sa teste à
florir,
£t d*ilec en avant ne fet que langurir.
• Test, de Jehan de Meun^, vers x65-
Floriture : Moyen de fleurir ,
suivant Borel ; et gloire , splendeur,
état d'une chose florissante, selon
D. Carpentier.
Floron : Fleuron.
Flos : Chaume , pâturage, pacage,
terre inculte.
Flossade yflossaie^flossoie : Cou-
verture.
Flot , /lœe , flotte : Troupe , af-
fluence , foule de peuple , troupe de
gens armés ; fluctm; en b. Isit.flota.
SoTçiit s*aloient amassant
Les Jones gens en ceie place,
▲ U pelote et à la ohaoe ,
Un jor i ot une grant yZo/V,
De clerçonciaus à la pelote ,
Devant les portaus del* Iglise
Où celc ymage estoit auise.
Gautier de Coinsi, liy, t, çhap* 1%,
Fonds de la Fallière,
Jadis une simple vieiUote,
Une querele li sourvint ,
Dont à plait aler li «ouTÎnt :
La vieille qui pas ne radote ,
Fist à Dieu prière derote ,
Car Dius ot rolentiers tele note;
Au jor de son plait à court vint ,
De paonrs tos ses cuers li flote ,
Car contre soi vit nnefiote.
De plaidéours près iusqu*à vint.
Roman de Charité, strophe 14*
Flot et ket lot ^/louct et rrflouct:
liC flux et reflux de la raer; flot s'est
dit aussi pour train de bois.
Flotte : Paquet , écheveau de
laine. Mettre en/lotte : Resserrer.
6i? FLU
¥hov yflouet y flous : Doux, ten-
dre, délicat, moUet, suaye 'y fluidus»
Peindre flou : Peindre d*une manière
tendre et légère.
n Tooj a les yenlx endormis.
Ronges , et le corps tant maussade ,
Penchant devant , la couleur fade ,
Les jambes aussi menuettes
Comme fuseanlx , les jon«s retraîctes ,
n est si tendre et ùjloutt,
Qu^il semble à le Téoir bien souvent ,
Qu'il eust besoing d*ung coup de fouet
Pour le faire tirer avant.
CoquiUart, MonoL de la Botte de f oing,
Flouette : Girouette principale
â*un chàteam, d'un manoir; àtfluctus,
Flouin : Vaisseau léger.
Floup : Fouet de charretier.
Flovk ^iourée,flur: Fleur, plante,
bouquet yflos , floris, Flour de ma-
noyé : Coin pour frapper et emprein-
dre la mon noie.
Por Terdurc , ne por prée ,
lïe por feuille , ne -^or flour
Ifnl chançon ne m'agrée.
Chuns. de Gosse Brûlez , Mss. fonds
de Can^, BibUot, impér,
Flouri&b : Farine , fleur de farine.
Floubettk : Monnoie qui valoit
1 6 deniers , et qui , à cause de son
mauvais aloi , fut réduite à quatre ;
de flos.
Flou&issaihe , fleuriste : Qui a
soin des fleurs , qui les aime , les cul-
tive ; jardinier fleuriste.
Flou&on , flouronc , flourons :
Clou , furoncle, &hcèi;fla'uncuius,
FLOus^/7oi/x:Treffle, sorte d*herbe;
trifolium.
Floux , flos y flox : Oiseux , pa-
resseux , musard ; de fluxus,
Floyel : Fléau à battre le grain ,
fouet de charretier ; flageUum ; et
affliction , chagrin , selon D. Car-»
pentier.
Fluânce : Influence, écoulement,
action de QQ\x\ev)/luxio,flu€ntia*
FLU
Flu^ttubr yfluer : Couler^ t'éeoB-
1er, se répandre , s^épancber, balan-
cer, chanceler, être dans rîrrésols-
tion ; fluere , fluictuare.
Fluctusux , fluctuos : Abondaat
en flots ; porté, entrainé par les flots;
fluctuosus.
Flue , flues , fluet , fbiet : Eau,
rivière y fleuve ; fluwus ,flumem*
Quant il ces choses ot dit , mânes soi
en orison , et li oz del Duc c j^dcvant dit par
enhel cnrs parvint âljluet Valtariimm par w».
DiaL de S. Grégoire, U», i y eh^. x
Quibus dictis protinus se im ormùonem
dédit ; cursu autem. rtuaido prtedicti inàs
exercitus pervenit ad flavium qui iwoaAr
yulmmus.
Flue , flues , fluet , fluez : Écou-
lement , inondation , débordement ,
flots d*une rivière, de la mer \fluxui,
fluxio.
Or ke encor plus criés chose cet qoaat ge
tnrbleia des f^tvoMmiez ani porteis, ainsoa-
kc poisse ja véoir To port coi je ai bissiet.
Diai, de 5. Grégoire , Ar. i , dL i.
Quodque adhitegravius est, dam imunaaa
flnctibus turhatusjeror, vix jom portsam tï-
dere v€Ueo quem reliquL
FhmVyfluem ,fluins , fluis^flmxy
flum y flume , flun , fluns : £aa ,
fleuve , rivière ; flumen ; eo ancien
Vroy» flum y fum; en Ital. /? amo.
Fontaine de douçor yflttns de miaéricorde ,
Ne daingne consentir qu'à nul pechîé n*amorde.
FabLn^ 7ai8,y!>/. 19a, JPyCoL^.
Lors leva David e tuit li poplea ki od lu
estoit , et passèrent le Jlum Jordan jesqi*il
ajurnad. Le livre des RoiSy/ôL 6a, F^yCoL 1.
Laiens une fontaine nest ,
Qu'en qutitrtfiuins derisée cet.
Dont li uns d iaux Foison à non
On Ganges , ensi Tapele on.
L'Image du Monde , parlant du Paradas
terrestre,
Fluste : Instrument de musique
à vent , dont nos aïeux avoient plu-
sieurs espèces \fi$tula. Fluste de Bre-
FOC
hmiffM yfluste de Brehedngne : Petite
flûte de Bohème. Fluste traversine :
Flûte trayersière. Boreldit : « Je mets
ce mot pour remarquer son origine ,
que j'estime avoir très-bien trouvée ;
car il y a toutes les apparences du
monde qu'elle vient , non àt/istula ,
comme on tient, mais de/Uiita, c'est-
à-dire , une lamproye (ainsi dite , à
Jluitando in fluviis) , parce que la
/iuste est longue comme la lampro je,
et a plusieurs trous comme ce pois-
son , qui en a le col gamy de part et
d'autre ». Si la conjecture de Borel
ëtoit vraie , il pourroit s'ensuivre
que tout ce qui a des trous pourroit
être une fluste. Les anciens se sont
toujours servi àt/istula ou de dbia,
pour désigner cet instrument.
jin miAi,eaniando 'victus, non redderet iUe ,
Quem mea cttrminibus meruiuec fiituU ca-
prum? Virgile , Eglog. 3.
Noti hominet blando nimium sermone prO'
bore ,
FiftuU dulcè eanit, volucrum dum decepU
anceps, Caton , 27« Dist. du Ut. i.
Flux : Certain jeu de cartes.
Fo 9 /oge y foui , foulz , fox : In-
sensé , extravagant , étourdi , mal
avisé; de voliteire. .
FoAR E ^oarrCffoereffoerreffoeure,
foire^fouare yfouarre : Paille , four-
rage , litière pour les chevaux ;/âr,
farraceus ; en bas. lat. fodrum , fo^
derum; de là, la rue àuFouarre, près
la place Maubert , où se vendoit la
paille pour les écoles et pour étendre
dans la place Maubert , où se don-
noient des leçons publiques. Voyez
Saint-Foix , tom. i, pag. 127.
FoAssE : Pain cuit sous la cendre ,
galette , gâteau; en bas. lat./bcacia.
Voyez Fouace.
Foc , fec , fioe , focx , fou , fox ,
fu y fuec : Foyer, feu , lumière , in-
cendie , flamme , chaleur ; focus ; du
FOE «iS
CtTtcphos, lumière ; en bas Bret.yî).
A foc, à foc : Cri pour le feu.
Foc ,ybiic ; Troupeau de moutons
ou d'autres animaux.
Ne deyreit pois entar ek repairler,
Hom qui ne.fiut de ânknii leal mettîer,
Nune eoteodre fort sul à Den préier,
A \iMxfi>e garder e joatiser.
Boman des Romans, strophe iii^
parlant des Prêtres,
Focal : Sorte de bonnet ou de ca-
puchon qui couvroit la tète et le col ;
focale,
FocAEiEua : Qui fait le feu , qui le
souffle ;ybcafmr; en anc. Provençal
foucar,
Foci jfœc : Droit établi sur cha-
que feu ou chaque famille ; de focus.
FociLLATEua : Qui fomente, ré-
chauffe la vigueur, qui augmente les
forces ; focUlatpr.
FoDiNATEOR : Mcutcur , laid , dif-
forme 'yfœdator,
FoDiiTE yfodenie : Mensonge « lai-
deur, difformité \fœduas.
FoÉE : Droit dû au seigneur sur
chaque feu.
FoEK , foens, foUen : Fourrage J\
foin ; fenum.
Kt lo sacrement de ceft changemeat celé-
brèmes nos lo jor de la Nativiteit quant U
parole la laite cliar, et tote char si ft/6ens.
Sermons de S. Bernard, /bl, 70.
Et hujus quidem mutationis sacramentum
die natmtatis celebratum est, quando 'ver-^
bum earo faetum est, eum sit omnis caro
fcniam.
FoEB xfoere,foerre,fouere : Paille » ,
fourrage \farracius , far,
Qoant son ceral a abur^
Et êon/bere U a doné ,
Si com cil qui moolt Tama ,
De son esuble Tnis ferma ,
8*ala dormir quant il fu tans.
Boman de Dolopatos.
FoBE : Prix, valeur; deforum*
FoiEBssB : Forteresse.
3
6i4 FOI
FocftiE : Afflucncc de monde com-
nae à une foire ; àt forum,
FoEBTES : L<** deux os du bras.
TohitOVy/uison : Abondance, quan-
tité, fçrand nombre; de/uuo,
F«ii : Foyer, feu \focux.
Fat'LE , foiel , foU , fuel , fuelh ,
fuilc y faille : Verdure , feuille , feuil-
lage ;/b/r*tf m; en anc. Prov./î/é/A.
FauLx : lA^Xxt\fagus,
FauRZ yfœurre. Voyez Foare.
FoKx : Foyer, feu , lumière \focut,
FoGHiËNs : Enflammé , qui brûle,
qui est en feu ; focillatus,
'Fociui.^^fourëjkiar : Fouir, fouil-
ler, creuser , bêcher ; fodere , fofU"
cure ; en bas Brel, fur ffhein.
Foi AL ^fêal : Fidèle.
Foi BL AGE ^foihleté : Débilité , foi-
blesse , lan[ifueur ; fle.Tibilitas,
Quant haios Patrice fu fincx,
£t à fea iiii duu toat alfz.
En cel église un priour ot ,
Qui par le grant Igr qu'il ot ,
Cun tont seul dent , mais plus n*aroit ,
En moult ^nat /biù/efé estoîr.
JUarie de France , Purgat. de S, Patrice.
FoiBLEiR , foibloier : S*amollir,
Ibiblir, fléchir ; adflejribilem ttatùm
venîre , fleclcre,
FoiBLEiTRMKirT : Débilemcnt, foi-
blement ; fle.rihiUter,
FoiDELE : Constant, sincère, Adèle;
fldelis.
Foie : Promesse , patole , assu-
rance ;yFrf«; en bas Brel./riz.
Foi^E : Fois , diction numérale ;
'vicc; ni* s'est pas dit pour, autrefois,
elirriy comme le rapporte Lacombe.
Foi et hommage ^fides ethomma-
gium : Soumission que le vassal fai-
soit au seigneur du fief dont il rele-
voit , pour lui marquer qu'il éloit
son homme d£ cor]>s , son hnnnne
lige, qa*il lui étoit entièrement dé-
voué , et qu'il pouvoit compter sur
sa fidélité.
FOI
FoicirÉB : Redevance ea foin; de
fenum,
FoiLLARS : Certainr brigands ainsi
nommés , ou d'une branche d*arlire
qu*ils port oient au chapeau pour se
reconnoitre , ou parce qu*iU se rcti-
roient dans les bois.
FoiLLK ^foelle : Fenille , feuillage ;
foliuin.
Là tient Ul Joëlle tonte flestre
Li rosiers, qui ^cr» deu%t estrr.
Roman de la Bote,
FoiLLER,/b////>.- Pousser des fenîl-
les , feuiller ; de foUum ; en bas. lat.
foliare ; en anc. Vvoy.fother*
Ce fa cl tems qu'arbres fioriiseat ,
Foiflent boscageb et prés rcrdÎMcat »
Que cist oi»el eu lor latin
Dolccment chantent al matin.
Commencement du ilpitfa
iTErec et Enide,
FoiLLiE : Sorte de gâteau.
FoiLLOLEE : Faire de folles dé-
penses , prodiguer ce que l'on a.
FoiLLu : Touffu, garni de feuilles;
foliosus,
FoiMEifTEUR , foimentiy lise» /îm-
mcnteuryfoimenU: Traître , parjure,
déloyal. Dan;i une chanson d'Auboin,
rapportée dans les Poésies du Rov de
Navarre , pag. 1 84^ il y ^fos, mentis;
l'éditeur a mal lu le Mss. , ou son
exemplaire étoit fautif; il doit y avoir
foimentis,
FoiMt^TiE , lisez/bZ-zwe/f/ie : Infi-
délité, manquement de foi, déloyauté.
FoiMEîCTiR , Ihezfoi- mentir : Man-
quer de foi, manquer à sa parole, à
ses engagemens \fidem menttri,
FoiNDRE : Dissimuler, feindre,
faire semblant ;y?»^<r/ie.
Liquciz maligne espirs quant il ja arrspri-
sant lo jor , véoit la hore secrcie des houes ,
et foifoindant estre alcun estrange comeo-
xat , enTÎron aie ir les estreies de la citeit.
Dial, de & Crégoirt, U^, i , chap, lo.
FOI
Qui maiignus tpm$us ekm 'Vêspermteênte
jam die secretam ab hornimibua ht^tun c^mê^
ret, ptrcgrinum quempiam esse se simnltot,
cireuire eœpit cmtatis piaieas,
FoiNGNiER : Marchand de foin.
Foîa : Échapper, fuir, éviter, se
soustraire , s'évader ; fugere.
Et eocor 4ist Celsiu que li Siret qui eoToia
ton serf en la province , et empreA qntnt il
oï dire que cil estoit mort, et qu'il TaToit
franchi en son testament, et il fu remis eu.
celui office et se menoit pour franc , il n*eit
pas fuitis , quant il fit ce sans consoil de/bïr,
Mss. de la Biblioth, Imp., n^ 8407,^^/. 89.
Foireux : Homme aans cœur ni
honneur, selon D. Carpentier.
FoiRiKB , foirer : Fêter, chômer,
cesser le travail ; /Ir/ort ; cependant
dans le Fabliau du Vilain Mire , on
XVQMVt jours foiriez , pour jours ou-
vriers 'yfoirier, subst. a été pris pour»
gouverneur d'une foire.
FoisiL , fuisil y fusil : Briquet ,
pierre à. briquet; defoculus; en bas.
lat. fugilius*
FoisNB : Faine, espèce de gland
que porte le hélre.
FoissELE , faisselle , faisselle :
Sor^e de panier ou corbeille dans lar
quelle on m^gt le laitage pour former
le fromage , espèce de cageron ; fiS"
ceUa , fLsceUum.
Li saut à grans gors la cer? eU ,
&i comme fait de Wfa'useh
Le lait quapd o}ï fait le fropiage.
Oyide, Mu. cité par BoreL
F oissov^f oissou : Instrument à lar
bourtr la tcrce 0 la main , houe.
FoiT : Promesse , parole , foi, aasur
rance ; fïdes ; en bas Bret. feiz.
Ne te menreiUes mies de ceu ke ju ai dit ,
ke par îa foit fut aùneie li parole à la char.
Sermons de S. Bernard, fol, 53.
Nec mireris , qubd ^e ejus mediante uni'
tant dixerim ver hum cornu
FoiTABLE : Homme vrai, de bonne
FOL 61S
réputation , qu'on doit croire. Foyez
Fautable.
FoiT nB MAL : Largeur , profon-
deur d'une plaie.
Y ois ^ fou : li&txe;fagus.
FoLAOE , folaige, folastrerie , fo^
leur, folia^ ^foliaige ,follastrerie ,
follieterie yfoïoiyfolors^folour : Ac-
tion folle , sottise , folie , entreprise
extravagante , témérité , étonrderie.
¥oi.kC%M^Tnjfolastrement: D'une
manière extravagante, inconsidéré-
ment , follement ; en ancien Prov.
follamëns.
FoLàiER ^foler y folier, follaier y
folleryfoUoieryfoloiery folojer : Se
tromper, s'égarer, extrayaguer, sor-
tir du bon sens , faire le fou ; faire
injure , se conduire mal ; de volitare.
D*autre part je voy que tou Bom»
A interpréter par escole,
Donne nom à fot et à fote ;
Ces deux viegneat de Xoj foGt^
V^ifoleur qui aux deux se lie.
Fait entreprendre y^/nen^
Fol et foie communément ;
Les maurais fais dont 'dtfoBent,
A mort d^àme et de corps te lient
' Trop aoureiit pour leurfolier.
Fout leurs corps a)i gibet lier,
£t rç^oifent mort nasjhlaige,
'Lors dîent pour qu Aifoliatge,
Eustaeke Desehatmps ,/ol, 670 , col. 9.
Se aucuns ne set que fl soit comii du mort ,
^iJôlip une foia en Cet , autre fois eu droit ,
et s*il «et qu*il apic franc , et set de qui 11 est
nex, 'd folie en oroit quant il ne set qu'il tient
les biens en coslgnagè ; ou se aucun est geté ,
et ne aet de quel pais il est , et sert à aucun ,
tt cuide que il soit terf , lifolaie plus eu fait
que, en droit , et te aucun set que la sesine dea
biena soit portée k antre , et û ne set pas qu^
le tens de la sesine des biens est paasée, il
fôlaic en Cet.
Mss* de la Bibh Imp, no S^ojyfil. gS.
FoLC , fol : Troupeau.
FpL cuiDiBR,yb/ quidier : Pré-
iomption y témérité.
Pourti hom, je teVueil Toidîer»
Ton eorage de /o/ cuidier.
ioman de Charité,
(
<i6 FOL
FoL« FiMS : Femme folle de fton
corps , fille de joie, femme pablique.
FoLE LARGESSE : DissipatioD, pro-
digalité , grande dépense.
DoDcqaet II loons notts que U soît large , en
telle manière que il puist te large«ce mainte-
nir sans «oy apeticicr, et que il le gart de
foie largesse , car li fous large jette U aien
pocr ; chJl si est fil large qui le sien depent
folement sans prea , et sans honeor , et qai
maine vie lequelle il ne pnet maintenir au par
•1er de die que il a , et aucunes fois aTient-il ,
quant li Jbus larges a tout despenda , 11 de-
vient autres que bons, ne ne li ciiaut dont
•▼oirs li Tiengne , mes que il puist se foèe
largesse maintenir.
Coutume de Beauvoisis, chap, i.
FoLE MISE : Folle enchère.
FoLEKE , foliere : Feu de joie , de
réjouissance ; focularium,
FoLE&Kz (moulin) : Moulin à fou-
ler les draps.
FoLEsuTE : Jeu de ballon , de
paume ou de pelote.
FoLEUE ^foladon yfolcLstre yfoleté,
foleton , folletan , folUurj folowr :
Extravagant, fou , sot , hébété , témé-
raire , étourdi ; voladcus.
FoLEU & , foléorj /oUor,folloyy fo-
loy : Cuisson , ardeur, feu , chaleur ;
mensonge, folie ; en anc. Vxoy, folëza.
Fol HAEDEMEiiT : Imprudence ,
témérité , entreprise téméraire.
Garde-toy ^tm\itt\\àxefolhardemetU, par
col tu nVnchiées en mauvaise conardie.
Properbes de Sénèque.
Folichon : Badin , folâtre , jovial,
plaisant; au (ém. folichonne ; d'où
folichoner, badiner, folâtrer, plai-
6anter.
Folie desloial : On distinguoît
chez nos aïeux deux espèces de folies.
Tune simplement extravagance , dé-
raison , qui ne faisoit tort qn*à celui
qui en étoit entaché; mais Ibl folie
desloial étoit un crime qui faisoit
tort au prochain , comme la fréquen-
FOL
tation des femmei, le toI , la dân»-
che, les injures, &c.
Et tout einaiae qui apcleroît «ne finae p«>
tain on Uronesse, on d*aueiuie antre ^fir
desloial, sVle s*ett plaignoit , al l'en leroil
l'en droit , si corne nos aTOOs dit cy-dessns.
Les EtubSsseme/u de S. Louis, U». x, ck, ilfii
on peut encore tfoir ce même chapitre i
le Mss, de la Bihliotk. Impér, n^ 9Sn7.
Foliée, yb/er .• Extravaguer,
des folies, mener une vie débaudiée,
dire des injures ; railler , badiner,
folâtrer.
FoLiEUSE : Femme débauchée.
FoLiEUx : Fon, insensé, imbéciUe.
FoLiNGUEE , folingier, forUnguer,
forslinguer : Injurier, maltraiter de
paroles , se répandre en iavecdves ;
de foras et de lingua,
FoLLAGE : Droit de mouture àk
au seigneur d*nn moulin.
FoLLAN yfollain : Cocon on coque
de ver-à-soie.
Fol labge ^fous larges : Disvpa*
teur, prodigue , dépensier.
FoLLEiR : Fouler, accabler, en-
foncer; de fullo.
Folle a , follier, foUmer, foloi&,
foloyer : S'égarer, se perdre, être
fou, dire ou faire des extravagances.
Voyez FoLAiEE.
Follie , follesse , folleur , fol'
loiance , foUnance : Tort , lante ,
extravagance, déraison, égarement,
inconduite, folie, sottise, étonrderie.
FoLLoiEE yfoloier : Agir comme
un fou , se tromper, s'égarer.
FoLNATRE : On croit que ce mot
a pu signifier archi-fou.
L*an mil deus cens et trente-quatre ,
Quant tenu se fit pour^^ mure ,
Pierre de TËwre desua dite»
Espousa U Rois Bfarguerite ,
La fille du Comte de ProTence.
Guill. Guiart, parlant de Pierre de Mamclertm
FoLOT : Esprit follet.
FON
FoLVAz : Ce mot se trouve dans
la Coutume de Beauvoisis , chap. 34»
pag. 177 de rédition de la Thau*
massière; il auroit dû écnTeVqfolure,
qui signifie blessure. Fojr. Affolée.
Si est ftaasint comme te Ton me preitoit mu
cheral sain de tous membres, et il affoloit
aTant que je le rendisse, 11 damage de la^!»-
btre doit estre rendo avec le cheyal.
FoLz : Oiseux , paresseux , qui ne
fait rieu , qui n*a rien à faire. Folz
se/or : Congé d'un soldat, temps
qu'on lui accorde pour aller dans
son pays , afin de se reposer de ses
fatigues.
FoxBS : Nous faisons.
FoNG : Ce mot se trouve dans la
Coutume jde Beauvoisis , au ch. i a ,
pag. 7a. La Thaumassière devoit
écTire fouc , troupeau.
FoNÇAiLLES : Barres de bois qu'on
met en travers d'une couchette pour
soutenir les matelas ; de/undum,
FoHGE , /oncet, fonse, /bnset,
fonsset : Espèce de petit vaisseau ,
grand bateau.
FoNCHEiNE,yb/ic^//ie: Instrument
pour la pèche ; fuscina,
FoNCHiE&E : Fond, creux.
FoKD : Fondant , dissolvant , cou-
lant ; /<i/i£/e/u. Voy. Teesfohd.
FoHDALiTi : Droit de directe sur
un héritage , qui appartient au sei-
gneur foncier.
FoNUATiF , fondadve : Primitif ,
fondamental, principal , capital ; de
fundare.
'Maison d*Uraèl, qa'as-tu fait,
Quant ton pilier le plus parfait
As fait chéoir par malice rije ,
Ta Traye pierre fondiuive,
Tragéd, de la Vengttmce de /. C»
FoNUATioN : Procuration, pouvoir
donné à une tierce personne, pro-
duit des fonds ; fundatio.
Fonds ^/unde : Fronde k jeter des
FON 61^
pierres ; funda ; corde qui chasse le
trait dans une baliste ; et suivant
Joinville , Mss. de l'Hist. de S. Louis ,
fol. I o3 , c'est le fond d'un engin ,
d'une machine de guerre , la culasse.
Dont Teiftsiei de totes pars
Envoier gavelos et dars ,
Qoariiix et sajetes voler,
Kt al fondes pierres jeter.
Roman du Brut,
Fonde : Bourse , paimetière d'un
berger.
Fonde , funde : Fondement , fon-
dation , abondance , établissement ,
principe , assurance ; fundamen ; en
anc. Prov, fonzamën ^fozamën ; en .
bas Bret,/undus. Ces mots ont encore
signifié, bourse des villes commer-
çantes, dépôt public de marchan-
dises , douane , magasin , réservoir.
Rome qui deust estre de nostre foi la fonde ,
(le fondement)
Simonie , avarice , et tous mans y abonde ,
Cil sont plus concilié qui deus»ent estre monde.
Et par mauvais essample ont banni tout 1«
monde. La Fie du Monde , strophe 8.
Et grant donmage nous firent au partir, èm
ce que il boutèrent le feu en la fonde là où
toutes les marchéandises estoient , et tout
ravoir de pris (et dans Tédition de 1761 ,
avoir de poit),
Joinville, Mss, fol» 8a, et de rimprimé, p, 35.
FoND^ : Chargé de pouvoir, de
procuration ; et savant, très-instruit ;
fundatus,
FovDKi» f/ondetsse : Fonte de mé-
tal, fonte de neige; ce qui est de
fonte , tout ce qui est fondu et coulé
au moule ; de/ttndere ;«maisons dé-
truites dont il ne reste que les fon-
dations; fond, vallée; en basse lat,
/bncia,
FoNUELLx , fondée , fondeffe ,
frondrfle : Fronde, machine de guerre
propre À jeter des pierres, canon»
deux bouches ou jumelles ; de/ttndi-
buium; soldat armé de Lu fronde;
/undiàaiista.
5iS FO!f
FovDïEEtSE ^fondetresse : Fonda-
trice, institutrice ;/î//u/a//û:.
If mtre trèt-redonbt^e Dame , tous ftorez U
très-bien Tenue , en rostre niaiM>n , bien &ome»
trè>-liez et joieux quant Dieu noua a donné
la grâce He tous j vtoir comme nofctre pa-
trône tt/bnderesse.
Ronuut du petit Jehan de Saintré.
FoTf DE U R ^fondercSyfondierCyfon"
dierres y fondour : Créateur, inven-
teur, fondateur ; funda$or.
Or t'af eftdairci renommée ,
^'e acea-tn qne Homme oommée ,
Fot de hon fondeur Romulus.
Eustache Deschamps , fol. 55o, col, i.
FoiiDic : Magasin, douane, dépôt.
Vojez Fo50E.
Foirooi&K : Fond , creux , vallée.
Fosf notas (vilains) : Constructions
qui ont besoin de réparations , soit
en murs , charpentes , châssis , vi-
trafjps, &c.
FoMPBE : Bâtir, fonder, édifier,
étal>lir à perpétuité ; fundare ; en
«ne. Vro\.fonzar.
Foîf DRE ^fonilrcr : Abattre , tom-
ber, enfoncer, ruiner, renverser de
fond en comble , saper, rompre , dé-
molir, répandre , couler \fundere»
Ou le benearé fila de Dieu
A voulu souffrir mort et paine,
Pour la rédemption humaine ,
Ji-i fondre ton précieux sang.
Roman de la destruction de Jérusalem,
FoHnaiLLEs : Lie, vase qui te forme
dans toute sorte de liqueurs.
Fondue oedens (maixon) : Maison
ruinée , et que le propriétaire pauvre
se peut faire reconstruire.
FoirroiriE , fonfonis : Musique ,
fanfare , symphonie ; sjmphonia; du
Orec nftÇitfU.
Fovc (uDg) : Les fonts baptismaux ;
fontes baptisrnaùs.
FoifCEs : Potirons; défunts, Bo-
rel le dérive de boleti ; d'où vient,
dit-il , qu'on les appelle , es monta-
gnes de Langnedoc, des boulets; «e-
pendant boUù signifie , cluunpigiKiB,
mousseron.
FoH T : UsdisentFoii/-<Zr : Disent-fls.
Tonr^foniaineanLc ,/6niaineaMx ,
fontaineieiiej fontaintUe ,/6iUantUit,
foMtonieu yfontamex y/bniamez,foih
teine,fonienauyfontene,/6nUne€uur,
fontenclcte y fontenelle , fontenettty
fontenie , fontcnieus , fonterûer ,/on-
tefdl y fonlenille yfontewiis yfonUcniz,
fonUHtie : Source, ruisseaa, fontaine,
petite fontaine , marécage , lieu ma-
récageux; fons y fonticulus ; en bas.
\9lX. fcntana ; en anc. ProY^founta'
mouyfountarùoio; en ItaL/bitttuielia;
en bas ^vnU fentariy font.
Car quant je Tueil , à elle vo*s
Kl la preua , et Tacolle at baiae ,
Dont puis miex tooffrir ma mcuiit ,
Maia cil ne poroit avoir celle
Qu*il Toioit en la fontenelle,
RomuH de la tUae,
Vne fontaine sordoit en on cliaaip et coroit
aa voie contreval par plaaort cliana. Li prev*
don cui ettoit ctU' fomioine la fiât aler par tdt
«on champ pour lou abuvrer , cil qui atoeat
les champs desoz en alerent encontre, et di-
tuient qu'il ne le pooit fcre ; et droit di<t
qu'il le pot bien fere , car maie cboae seroit
ae li ciian» où U fontene sort moroit' de aoif,
et li autres euMent à boivre , et quant il ra
aora aasex beu , si tonge la fontome aa roie.
Mss, de la Bihl Imp, n** 8407 ,fi>l. 14S.
FoitTAiXE (faire ses) : Sorte de jea
qui se faisoit le quatrième dimanche
de Carême.
FovTBiXE (livrer) : Expression
assez burlesque pour désigner qu'une
femme accorde ses faveurs.
Fo!f Tuas : Fonte , raction de fon-
dre ; creux , enfoncement.
Foiiz : Fond , la partie la plus
basse de ce qui contient, ou peut
contenir quelque cbose \fundus.
Tôt muet Den mtïfanz, an caer Mon ; met
BOiire Sire cttormit si à la fête Xnfmz, qaH
en fet ferme terre.
Comment, sur le Sauticr, fol. laS ,
r».Px. 44f 'V€rt, 7.
FOR FOR 619
Pool : Soufflet. banni : Exilé , banni, rejeté ; en bas.
FoB. : Marché , place publique ; lau/orbaniutus.
Jhrum; en bas Bret. /or. Y o^'^hx ^forhaniâsement^ forban-'
Foa : Juridiction, tribunal 4e nie ,forbanmssement jforbanniiîori:
justice; àe forum, Barbazan dérive Exil, exclusion, bannissement ; en
ce mot du Yerbeytfri> parler. bas. \àX, forbaniâo.
Fox : Four, endroit où Ton cuit Forbanieb ^forbanir, forbattnir.
le pain ; yî/r/zKJ.
forhenir^ fourbannir. Faire forbim :
Exiler, bannir, renvoyer, cbattser,
reléguer, rejeter; en bas. lat./br-
bannirc; en anc. Vtoy. forobandi ;
Se Monu doit , et il ne paet et ait asa
For : Courageux , vaillant, vigOU-' ne véaut paler et l'enfoit, te Tcn le doîl
122 • fortis* ^ bénir, et ren dît que non , sr gont droit c
F^l ^,/« *. TT..r. A^y^rxr^^ AM^rtn\^S gont la costume d'Orlieni. Empr^ dem
En vendangea qoierent le TÎn ,
On ne roit enjfor, ne en jnoltn ,
Où nt pende un de lor aaolioz,
La Bikh Guiot » parituu des Momôi- en bas Bret, forbannein*
de S, Antoine,
Se anonu doit , et il ne puet et ait asse % et
doitj^r-
foras • rat, OU omecide , on membre tolu, ou rober ic»
Forage : Redevance d^e au sei- out*llaprjtdclautruiàforce,on s^ilne vit.nt
ffneur comme ayant le droit de fixer •▼"«?<»" donner trîve» et il •Wnit , sariDir
P . j . •' ^-v^ .. . ^ se IVn le ào\x farhentr et l'en dit oïl, «wr
le pnx du vin aux cabareuersj en ,,1 ,,,^,, .p^/^^^ . dampnemeut de cort et
bas. \2X, foragtum. à perdre pardnrable salut.
FoRAGiER : Homme qui a le droit
de couper du bois dans une forêt. Forbanissaht : Qui exile , am
Forain : Etranger, qui est de de- jj^nnit
bow; àt foras; possesseur d'héritige Forbarr^ : Privé , dépouillé,
qui ne réside pas dans son bien, mais FoRBEu,/o/vo/e ; Hors de la voie;
qui y laisse un fondé de pouvoir. ^^ f^^^ ^t de via.
Rue foraine : Rue écartée , détour For Rius (mettre) : Envoyer en eica.
née, qui est bor» de la ville , du Forborc ,/b^ii-,/or^i£fy,/a/t.
"^^^if^* bourc : Ce qui est bors d'une vill e ,
Mss. dé la Biblioth, Imp, n? 8407.
Or oîez que li boucUi^rs fiât ,
SI coiement un montou priit ,
Qne li |ialstret ne s*en pnrçut
Bien Ta cngignié et déçut :
Maintenant à son col le rue.
Parmi une foraine rue ,
Retient à Vuit le prestre arrière ,
Qui moult fn fel de gnint manicrc ,
Si corne il dut dore sa porte.
Et cil qui le mouton aporte ,
Li dist, Sire , cil Diez tous saut,
Qnl sor toz homes puet et Tant ,
li Doiens son sain U rent.
* Eustache d Amiens , PahL du Boucher
d^Abbeviile,
qu'on appeioit anciennement bore,
foras urbis ; et faubourg , endroit où
finit la y'û^\faUii urbs.
Je pense encore li fere tant qne je demflnre
un an après tous et bée à despeadre tons
mes deniers à fermer U/oribourc d*Acre.
JoinvUÎe, Hist, de S, Louis,
Foeboutbr : Cbasser, reuToyert
suborner ; foiras pulsare.
Forbv (estre) : Être exilé, renroyé*
FoRÇAOB : Droit qtf'on payoit an
seigneur pour la construction ou
FoRAiHSMEiiT : Au dehors , étran- l!ontretien de son cbAteau , de sa for-
gement ; de foras. tercsse ; en bat. la t. /bncu^ûun , for^
FoiLUàM y forbani pforbammi, four- tagistm.
620 FOR
FoAÇics : Ce qu'une pièce de mon-
noie pèse de pins que le poids fixé
par les ordonnances ; en basse lat.
foreagium.
Forçai aE ^forcé y/orcere^forsai,
forsere , forsicr : Galérien , détenu ,
forçat.
FoRCB j/orceh ,/orche : Fourche ,
instrument fourchu ^/«rca; en bas
BreU /brch , /orh.
As forces fist pendre le eort ,
Près de U rHle par defon.
Romande Dohpatos.
FoACE : Pays fortifié et garni de
forteresses.
FoacBL ^/orcele ,/brcelie,/brchel,
fourcely fourcele , fourcelle , four--
chelle yfurcelle : L*estomac , la poi-
trine y le ventre ; furcilla,
IVoblc Dame liaolte atonmée ,
Dame Florence rescomée ,
A longtie etchine , piite /orcef le ,
Allant de nuit tnr û Tespréc -,
Prlncet»e de batte contrée ,
Et preste à clierauclier sans selle.
CoquiUeuri , a* tesmoing de son ençueste.
A TApostoile en est renne ,
Qui moult est liez de sa renue ,
Tout en plorant Ten meine celé
Derant Tautel d*nne chapelc ;
Loés droU li chiet as piez pasmée ,
Au revenir s*est moult blaâmée f
Son pis débat et vè. forcele ,
Lasse , lasse , lasse , fet-ele ,
Com Teuvre fu pesme et emmere.
Gautier de Coinsi, Iw, i , chap. 9.
FoRCELAGK : Chosc recelée , ca-
chée , détournée , fausse déclaration.
FoRCELER , /brceller, forsceler :
Becéler, cacher, frauder, détourner,
aliéner; àe foras et de celare,
FoRCELEUR : Qui cache, qui cèle,
^i recèle.
FoRGEHABLE , forccné y forsené :
Qui fait perdre le sens et la raison ,
qui a perdu le sens et la raison , fou ,
furieux , colère , emporté , extraya-
FOR
gant; àe/onu et de sensus; en aac
FroY. /ors^ionSf/orsénas; en ItalicB
/aor di scnno, -
FoRCEiTER yfonener : Etre en co-
lère , en fureur, être hors de sens;
en anc. Vroy. /orsé^for.
Force KE R lE , /onctf/i^in«if,ybrcot-
nementy forcenuement , forsaigmt ,
forsenaigey forsenancCy /arsenemamt,
forsenement yforsenerie, forsenncrie,
forsenure yfarssenerie : Folie, fureur,
extrayagance , emportement; de/b-
reu et de sensus; en ancien ProT.
forsënaria*
9 $ire« ce dist U Salmittet, ne
%Mi fonennerie,
Serm. de S. Bernard, foL a»6. C*etf le
commencement du 6* pacanoMy As-
mme , ne in furore Uto
Tu marcheras la terre en finewlnini , U
esbahiras le gens en XSi/orcenerie.
Bible, CanL. tTHabacuc , chap. 3 , tftrs 11.
Infremitu conctdcaàis terram; m fvoft
obstupefacies gentes.
FoRCERET : Petit coffre, cassette;
petit fort. Voyez Forcbier.
. Forces : Tort , dommage , d^ât
Faire forces : Mettre empêchement
à quelque chose , faire violence, s'em-
parer de force. SigFier forces : Don-
ner main-forte.
Forces , f arches y forcesces , for-
ghes : Grands ciseaux de tondeur de
draps et de moutons ;yb/ri^x, /or-
fices,
FoRCESAiHTE : Bouclc, agrafe de
ceinture , ou coffret à reliques.
FoBCETTES , forchettes : Petits ci-
seaux ; forsiculœ.
FoRGHARouAGE : Droit pour la
réparation des chemins qui ont été
endommagés par les voitures.
FoRCHAT : Bâton fourchu.
FoRGHB : Vigueur, énergie , force,
violence ; fortitudo.
Fo&cHx yforchette : Fourche , in*-
FOR
trament fourchu, proprement la par-
tie du fer divisée en plusieurs four-
chons ; furca.
FoECHE : Ciseaux , tenailles , pin-
cettes ; forceps^
Fo&CBELB ^forceUyfordieUeyfor'
€heure : La poitrine , Festomac ;/iir-
cilla. n s'est dit aussi de celui qui ne
paye pas au jour marqué le cens
qu'il doit.
FoacHELBa : Celer ce qu'on doit
déclarer ; de foras et de celare ; d'où
forcheler les droits y les frauder, les
dissimuler, les cacher par fraude.
FoacHiEK , forcier, forsier, four^
euTyfoursier : Cassette, écrin, coffre-
fort; en bas. lut, /brsarius.
FoaciEEB : Carpière pour l'al-
vinage.
Fo&cLORB , /orclorre , forcloure :
Exclure , empêcher , gêner , mettre
hors d'état, interdire l'entrée d'un
lieu , déclarer une personne non re-
ceyable en justice , faute de s'être
présentée avant le terme marqué;
de /bras claudere.
Au Diea d'Amours et à Yenos ,
Qui mVarent aidlé mielx qne niu,
Pals à tous les Barons de l'ost
Lesqoels jamais Diex nefirciast.
Roman de la Rose,
"Forclos y forcions ; Éloigné, ren-
voyé , exclus , empêché \ foras clusus,
Ont-Ils toof^s voies espérance
Et de baisier , et d'autre chose ,
Dont Tcsperance m^til forclose.
Roman de la Rose,
FoBCLosT : Empêche , exclut, ren-
Toye ; foras claudat,
FoRGLUS : Exclus , empêché , hors
d'état, àlé*j foras clusus.
FlorldanetEUinde n*estoIent mie tlforcluSy
De prÎTex du doox et agréable regard , ne de
gracieuses devises de l'ung et de Tautre, qu'ils
ae parlassent et dflTÎsassent ensemble.
Roman de Floridan»
FOR 621
Amy , de cet joyes mondaine! ,
Ne me chault , et m*en tlensy&relBf .*
Car ce sont plaisauces soudaines »
Qui sft passent et ne sont plus.
Dialogue du Mondaim,
Forclusion : Empêchement, éloi-
gnement , exclusion.
FoBçoiER : S'efforcer, exercer ie$
forces , en acquérir de nouvelles ;
fortescere.
FoRGOMAHOBUR : Uiurpateur, qui
dépouille le légitime possesseur.
FoRCONSBiLLBR , fowconsUUer :
Mal conseiller, priver de conseils, en
donner de mauvais; de foras et de
consilium; en bas. làl, forisconsUiare.
FoRçoTBR : Éprouver, exercer sa
force avec quelqu'un.
FoRçuRB : Exaction , droit injuste
et exigé par force.
FoR^ : Dehors , qui est dehors ;
foras,
FoRBiHS : Intérieur, reculé, éloif-
gné , repoussé , extérieur.
Et comme il (M oyse) cliacereit ion Ibuk m
^Xiuforeins lieux del désert , il vint à It moun-
tagne de Horeb.
Bible, Exode, cfutp, 3, iwrf. i.
Cùmque minasset gregem ad interiora de^
serti, 'venit ad montem Dei Horeb.
Et les fib du règne seront engetex ea^ tenr»
hre^foreins, oà sera pleurs et grinohemens
de dens. Bibh, S. Mathieu, ch. 8, vert, la.
Filii autem regni eficientnr in tenebras
exteriores : ibi entjletus etstridor dentium*
FoRBL : Conduit, canal, fourreau ;
deforabilis pour foramen.
FoREpRiSB : Excepté , hormis.
Forer ^fourer : Fourrager, rava-
ger, piller, gâter, percer, trouer»
fourrer, pousser \furari. Aller forerz
Marauder, aller à la petite guerre ^
dérober.
. FoRBscApT : Droit d'un seigneur
sur les choses trouvées dans ses do-
maines.
For EST : U paroi t que ce mot
a voit encore une autre significatioA
6n FOR FOR
que celle qu'on lai donne aujour- qn'û e«t Gavloîf ; Ména^ It déme
d'hai 9 soÎTant Du Tillet , pages i43 de la basse laûnllé /bresia ,/btattt;
et iii4; Pasqnier, IW. ii , chap. i5, Vossias» de rAliemand /brtf on de
col. 126, tom. 1, cl Monet, qui foris ; quia sjrh-a foris est , sive ejrln.
en ont parlé d'après cet auteur; il urbem et agros ; d^autres ait foras y
désîgnoit encore un droit de rÎTiêre , foris et de store; et Ockam , àt/era-
et le droit d*y pécher. Voici comment rwn statio; celle-ci me paroit la plai
s'exprime Pasquier : « Je tous diray juste , les bétes sauvages n^habitnil
av<ec le greflier Du Tillet, au lieu par pas ailleurs que dans les forêts.
m€iT préallegué , qu*en vieux langage Forestace j/bresia/ge : Droit qie
frajiçois le motdeybrej/ convenoit le foresûer ou inspecteur des bois
aussi bien aux eaux qu'aux forests, d'un seigneur lui pajoit chaque aa-
qu'ainsi le voyons nous estre use par née à titre de redevance ; en tas. lit.
nofltre Roy Childebert , en sa fonda- /orestagium.
tion de l'abbaye Saint -Vincent , de- Foresteaie ^/rosten'e : Office de
puis nommée Saint Germain-des- forestier, garde et inspection des bois
Prez, quand il luy donne son domaine d'un seigneur, d'une comniune;en
d'Isiiy, avecques la pescberie de Van- bas. IstL/orestana,
▼es, et autres choses qui estoient en F'oa e stie r ,ybr^û>r .• Inspecteur
la ri vière de Seine, depuis le pont de des forêts, garde de bols; en hii.
la cité, jusques au ru de Seine (il Izi./brestan'us. Forestier le roi: Guàt
devroit y avoir ru de Seurc, alias de des forêts royales.
Seuir^e 3 ou Savre y c'est-à-dire, la ^ «• 1 j r. t i. j t -j-j.
^^ ' . . . 1 o • Comme Hicikard dit Laban de Lcrvi da d«e>
petihî n> iere de Sevrés j , entrant ^.^ ^^ Soîsnoo» . a. cinquante an* et de pL>.
dedans la rivière, telle que Miforest fu»t ^itcz forestier le Boi , en la ferr»t à-
nOStiV Roy CharleS-le-Chauve , luy grienimt en la chrTillette du pie dettre ft
donna par l'un , la seigneurie de Ca- «'<»"'' ^^^ 1'^» » ^ »«^ <^"* <^* donque» tw
vorh p en Thierarche avec la forest i'^" ^'^ ^^^ *^'°' ^* ^"*^"^* *ï°' '* '^ **'***'
des pesches de la nviere de Seine ; cloclia par trois aoz ou par quatre , et portolt
par l'autre, la terre et seigneurie de on ba»ton endit tent en m main poor wà/fs.
Ruel (alias Reuil ) , et la/o/W/ iVeau, »oute..ir .oi , et les autre, forestiers nctoi^al
, .^ , • • • J o • tus âuuit Richart que il tt tnirnoît.
depuis la rivière de Seine , jusques w- # ^ o r • . o
au lieru amplement designé ; pareille- ^
ment qu'en Tabbaye Saint-Benigne Yif^Tki^.n.^forfeireyforfereyfour^
de Dîgeon (Dijon, Divio) ^ il y a voit faire, fourfere : Comnittlire uncnmr.
un ai litre tiltre par lequel le inesme mal faire , insulter quelqu'un, lai
Roy (lonnoit aux Religieux, Abbé et faire tort, soit par paroles ou par
couvent (couvent] de ce lieu, sa actions, faire du mal, nuire, man-
/firejrrrfe^/?c;/>fo/w de la rivière d'Ais- quer à quelqu'un, perdre son bien,
clie (alias à*Ousche) ». Si ces titres sou honneur, sa vie, par un crime,
ont existé ou existent , ils seraient une mauvaise action , par impru-
bons .à examiner. Quant à l'étymo- dence ou par témérité, encourir la
logie de ce mot , Du Tillet prétend confiscation de son bien , de ses mar-
FOK
èhandises ^ en manquant enirers le
Boi ou son seigneur ; et suivant Mo-
net , tacher 9 souiller ; àt forais et de
Jncere > agir , faire contre la raison*
Fotfaire son m€iriage : Violer renga-
gement que l'on a contracté ; de/oras
et de/acere; d*où les mots /orfaict ,
foïïfaictureyforftdty forfaiture y forfety
forfeture : Crime , mauvaise action ,
prévarication , saisie , amende pour
un crime , tort , blessure , insulte ,
perte de son bien , confiscation ; en
anc. Vroy, forfait elforfesour, for-
sots y malfaiteur, accusé, condamné,
mauvais sujet.
Et oonie tous jonez, ne TOiUr« ettre fait
tmtes com les ypocritrs, car IXforfont lour
faces qu'il aptergent as homes junantx.
Bible, S. Mathieu, chap. 6, 'vers. x6.
Ciim autem jejmnatis , noUte fieri sicut
fypocntœ tristes : exterminant enim faciès
tuas , ut appareant hominibus jejunantet»
Qui art mèsoa à essient il doit estre pen-
dns , exforfet tout le sien en la manière dessna
dite. Coutume de Beauvoisis, chap, 3o.
FoKFAMiLiER .' Emanciper.
FoRPAN TE : Fourbe, hâbleur, char-
latan , menteur , d'où forfanterie ,
fourberie , charlatannerie.
FoaoAGE yforgagementfforgaige :
Rachat , action de retirer son enga-
gement , de racheter un gage , ou ses
effets engagés ; de foras et de vagina,
suivant Barbazan.
FoRGAOsa , forgagier, forgaigery
forgaigier : Racheter un ga'ge , se dé-
gager, se délivrer, retirer ses gages ,
retirer son engagement.
FoaoAGN El a, ybr^u^er^ fourga-
gner : Confisquer, reprendre au fer-
mier le bien qu'on lui avoit affermé ,
faute de paiement. Voyez Gaagner.
Forge : Fabrique , construction ;
d^oikforgement, fabrication des mon-
noies; defabrica,
FoaoEEET : Petit coffre > écpin.
Voy^z FoacHixa.
FOR 65i3
FoaoïBa : Coffre , cassette.
FoaciERE : Inventeur, fabricateur,
qui complote , qui machine contre
quelqu'un \ forgeron , artisan ; di$
fabricator, suivant Ménage.
FoRHu,/bMiix : Cri des chasseura
avec le cor.
FoaauEa ; Appeler les chiens à la
chasse. Voyez HuBa.
FoRiSRE : Terre destinée à la pâ-
ture des bestiaux ; de fodrum , fo-
drium,
FoRiET , forieture y lisez for/et,
forfeture: Actiod de sortir en dehors,
d'être hors d'alignement, d'aller hors
du droit chemin; injustice, bannis-
sement, exil.
FoRiETER ^forietter, lisez forfetery
forjetter : Sortir de la droite voie , de
l'alignement ; chasser, bannir, exiler;
de foras et de j'actare.
FoRiiiGié : Chassé , banni , exilé.
FoRiKOiER : Exclure de la garde
et de la protection publique, réduire
à l'état d'étranger ; bannir, chasser.
FoRioLEux : Qui a le ventre libre.
FoRiscAPi : Le droit des lods et
ventes.
FoRJousTER , forsjouter : Vaincre
à la joute, se distinguer dans les jou-
tes. Voyez FoaiETRR.
For JUGÉ : Jugé par contumace ;
confisqué.
FoRJUGEMBNT : Scntcncc de ban-
nissement , où sont rapportées les
raisons qui ont fait bannir ; assez
souvent on forcoit le condamné d'at-
tendre ses lettres de forjugement.
For JUGER , forfugier, forsjugeir y
forsjuger, forsjugler y fortjuger : Dé-
laisser , abandonner, renoncer, ex-
clure , condamner au bannissement ,
vendre , aliéner, juger injustement,
juger par contumace, débouter d'una
demande par jugement \ foras jurare*
F«»aJuaKMBiiT,/o7ii/' : Paijunt 9
633 FOR F O B I
I {
<|ue celle qu'on lui donne aujoar- ipi'il est Ganloii- eaHm;àt \ c
d1iui , suivant Du Tiilet , pages i43 de la basse lat* ^ autre chose 1 i
et I A 4 ; Pasquier , liv. ii , chap. 1 5 , Vossius , de ^ ^au, la séroùtr , 1 ]
col. 126, tom. I, et Monet, qui forù^qm l'on appelle encore \ j
en ont parlé d'après cet auteur; il uràem adie, la Picardie rt\e
di's ignoit encore un droit de rÎTière , /oris naïgue , maige , a éi«
et 1 e droit d'y pécher. Voici comment ntr onmenéè^ parce que/ow
s'exprime Pasquier : « Je vous diray j- ^ j,^^^ mUuré) ^ifors mentr
a% .ec le f;reffier Du TUlet , au lieu par ^„are ) signifieat , chas«r,
me »y préallegué , qu'en vieux Unga^ . ^j^^r ^ renvoyer. On disoU in-
frajiçois le mot de /oresi conveP. .cnnement âge, aige, pour eau.
ail SM bien aux eaux qu'aux for ^„^ . ^t le mot fromage n'est aulte
q u 'amsi le voyons-nous estre • ^^ chose que le LaLtïn/oras missa aqua,
nofltre Roy ChUdebert , en ' ^^^^ ou foras mustum. Si l'on parle d'un
tion de l'abbaye Sauit-V yorfurer fromage dont la masse n'est point
puis nommée Sauit C :; quitter; séchée, dont hi sérosité n'est point
Pre 7., quand il luy doP ^.^^^r. exprimée , on dit du fromage mou .
d Isî»y, avecques la ' \!-;^,V«nt Borel. caseus mollis, musieus, comme dans
ves , et autres çh^ , y |h?génëration , Pline.
. • i • y^»'(i aise habitude; Mans coagulattu , mons pînguîs ue qnid
la Cl te f jUSq** '^^'l^^, suspicamini montet coagtilatos? Mods c«;Urt
^f/^'fLs race , son ongme , Seîgueur, qui norrît !»•» slmpic» gen* qui *ont
-^^^fj^it; sortir de la droite <1« !»«?'** **"* >• coo»« 1« 1" uorrit le.* rafAus
^^iaiill ; de foras et de ** àey\enX fromaiges, et ferme xiandc^aci
V^ {^^^ •' qui bont plus fort, et iIc greigntur catendc-
«^ -Jf" ment. Com. jur/e Sautier, Ps. 67, vrri. 16.
^ ^^3"»* M^^^g^^^y forlon- ^a procession achcTee comme pronH^n-
fi^i^Uger^forslongner^fordoin- ment et exercîlation salubre, ils *c reliruioïkt
g^fv^^flOg'iCl^ ' Eloigner, laisser «n lf«r refectoir, et deisoubs les tables ««
f^^'-H^re soi, écarter, retarder, "««oient à genoUi, s^appuian» U poictriue
rr^ett^ et estomach chascun «os une Uuterue. IuIl
*J^, renvoyer a un autre temps ; ,,i.„, ^^ ^.^^ ^^1^,1 ^ ^n^^^it ung grant Esclut ,
#^^^ et de elongarCm ayant une fourche en main, et la les irjirrmc
^^%kOY. ^ formaige , fourmage , » h» fourche; de sorte qu'ils coTnmeneoJfBt
!Z»ee, fromaigv : Fromage, l«r repas ptr /ormfl,;^*^, et Tache voient par
A^**^»- : •' .," , monstarde et laiciue.
r^ de laitage caiJ le et egoutte ; en RaMais , AV. 5 , chap. 1 7, parlant .fr
r! ]gi. formaticum , fonnago , /ro- /"«/e </« Esclots et de l'Ordre dn
v^; dérivés Reforma, suivant Frères Predons,
IféDage et la Monnoie; en bas Bret. Formatât : Bled , froment , grain }
fyftrmaich. Barbazau pense qu'il yr£i//it7i/i/;?ï ; beaucoup , grandement,
^ient de foras et de aqua ; il est cer- fortement , violemment ; fortitcr,
tain , dit-il , que l'on ne donne le nom YofiVik^ikot.^feurmanage , forma'
de fromage absoluté , qu'à une masse riaige , forsmariage , fourmariage :
toul-à-fait coagulée, et même séchée, Alliance d'un serf avec une fenune
dont on a ôté l'eau , le pclit-Iait , la libre , sans la permission et hors de
sérosité. Papias , cité par Ducange : la terre de sou seigneur, ce qu'il
FOR
>ur cela ; mariage contracté
^oi, ou sans le consente-
ns ; mariage entre deux
'gale condition ; de
^nium; en bas. lat.
«!'
■•actcr un ma-
^ton de son
■contracter
.té.
^nt il te marient
^uet ils ont etchiet à
"^ ' et hiretaget , car chil
il convient que il finent à
tgneur.
jitume de Beauvoisis , chap. 45.
AM^E : Service pour les morts ;
suivant D. Carpentier, lettres sccl-
es du sceau public ou royal , pour
ettre une sentence à exécution.
FoAMENER ^/ormaînery /ormeneir,
surmener : Fatiguer, émouvoir, agi-
r, maltraiter, égarer, écarter, ren-
3yer, expulser, chasser, mettre de-
ars ; de /bras et de winare,
FoKUiLVt^/brmens : Grandement ,
rancoup , rudement , fortement ,
iolemment, rigoureusement ^ybrft'-
r; en anc. Prov./b/Tne/i/.
Bcnart entent bien au parler
Qtt*il est moult darement blechlez,
Forment en est esl^esciez ,
Qne nuûntefoiz li ot fait mal.
Boman du Benard,f6L x3a, F^.
FoAMBNT ^formens : Bled , grain ,
t>ment ; frumentum.
li ami an Vilain alerent
An Chevalier, et demandèrent
8a fiUe por le palsant ,
Qni tant avoit or et argent,
VXtvXi forment et planté draa :
n lor donna isnel le pas,
Et otroia cest mariage.
Fabliau du Vilain Mire,
FoEMZTEE ^formettre yforsmettre :
laisser, renvoyeriexpulserj àtfortu
t de miuere.
FOR 6i5
FoAMETTB ^formete : Petit banc ,
escabelle , stalle de chanoine ; de
/orma»
ToviMi y /ormis,/romi y /romis : La
fourmi, espèce de petit insecte qui
fait ordinairement sa demeure sous
terre ; formica,
Fo&M IEEE ^fonrUlUereyfrofnUicre :
Lieu où se retirent les fourmb, et où
Ton suppose qu'elles mettent Tété
leurs provisions d'hiver.
FoRMis ^forsmis : Renvoyé , exilé ,
banni , chassé , expulsé ; de /oras et
de missus.
For MORT : Droit d'un seigneur sur
les biens des bâtards ou autres, après
leur mort ; tïoii/ormoture ei/ormor"
tare, héritage qui arrive par mort.
FoRxosiT]^ : Beauté, grâces, éclat ;
formosiios.
FoRNAGE : Droit que dévoient au
seigneur cenx qui faisoient cuire leur
pain à son four banal.
Fo^v ÂSiEHj/omassier : Tuilier ,
fabricant de tuiles ; boulangfer ; /or^
nacarius ; en bas. ÏBX.forruuerius*
FoKV kx^/omel : Fournaise , four,
foumetiu y /brnax , /iimus ; en bas
Bret. /om.
Tolentiers, dlit-O, en non DIen,
Lors met les eiterlins an gieu ,
Amîs »e sont au tremerrl.
Loi et saint Pierres tm/bmel.
FabL de & Pierre et du Jougléor,
FoRHiGAREssB : Femme débauchée.
FoKVick't%v^<ifomicaste y fomica»
toire : Libertin , débauché , paillard %
luxurieux ; forrdcator.
Un autre filosoplie i ot ,
C*ane parole esprouvé Tot
Qne sovent o!t affermer ,
Chascune famé est yôrmctfiDP,
Se celer s*en pnet , n*est pas chaste.
Et pensa pnisqu*il fu ainsi ,
Dont Tettoit m mère autresi.
L'image du Mandi»
M, W
6a4 FOR FOR
mensonge; abandon volontaire, re- Caseus dictas quod careai sero;àB
nonciation. même formate n'est autre diose
Fo&JuaEB , forsjurer, fortjurer , qu'une masse dont l'eau, la sérosité ^
fourjurer : Manquer à sa parole , se le petit-lait , que Ton appelle encore
parjurer, quitter, abandonner, re- dans la Normandie , la Picardie et le
noncer, aliéner, se dessaisir, dédire , Limousin , maigue , maîge , a été
récuser, rejeter le témoignage de f orsmise , forsmenée, ^rce qat fort
quelqu'un ; foras jurare, Forjurer mettre {fortis mitteré) eXfors mener
son hoirie, abdiquer son héritage; {forets minare) signifient, chasser,
/brfurer unjuge flerécnaeT'y/orfurer expulser, renvoyer. On disoit an-
^^j rne^i/or^^ récuser ses créanciers, dénuement âge, aige , pour eaoy
déclarer qu'on n'a pas de quoi les iiqua ; et le mot fromage n'est autre
payer , faire banqueroute ; forjurer chose que le Latin ybroj missa aquOf
sa foi, renoncer à sa religion , deve- on foras mustum. Si l'on parle d'an
nir mauvais sujet, vicieux ; yb^'urer fromage dont la masse n'est point
son mestier, son talent, le quitter; séchée, dont la sérosité n'est point
jurer à faux, refuser, rejeter. exprimée, on dit du fromage mou,
FoRLiEz : Quitta , suivant Borel. caseus mollis, musteus, comme dans
Fo&LiGNEMEiiT : Dégénératiou , Pline,
mauvaise action, mauvaise habitude; Mons ctHiguUuus, mons plnguis ui qmi
de foras et de linea. sitspicamini montes coagultUos? Mon» câMn
FoKhiGvn, forsl/gner,fourligner: «°™"»*' *"» *'*«?'»;« |«"»"« <!'' eafromaigiez
-r^f , i 11 1 j A (alias en /orwa//3Vz) tôt est bucn, li 1« et U
Dégénérer de la valeur de ses ancè- )^^g/, .^nefie 1. miséricorde a« Nostre-
très , démentir sa race , son origine , Seigneur, qui norrit les simplet gen* qui sont
agir contre le droit; sortir de la droite <1« petit sen, si come lî le» norrit les enlkiis,
ligne , du chemin ; de foras et de ** deylcnt/romaiges , et ferme viande^àçus
fP f ^ qui sont plus fort, et de greigneur enteDoe»
uneare. ment. Com. sur le Soutier, Ps, 67, ^vers, 16.
FORLOGNER, forlongicr , forlon^ ^ procession achevée comme promené-
gnerforslonger,forslongneryforUoin' ment et exercitation salobre. Os s« retiroient
gnier, fourlogner : Eloigner, laisser en leur refectoir, et dessouhs les tables se
loin derrière soi, écarter, reUrder, ««"«««^^ à genoik. «^appuians U poicuin»
3. tri « ^ ^ et estomach chascun sus une lanterne. Kolx
différer, renvoyer a un autre temps ; ^,j.„, .„ ^,,^ ^^,^,^ ^^^^., ^ ^^^ E^^^^
de foras et de elongare, ayant une fourche en main , et là lea traictolt
Formage , formaige , fourmage , » 1* fourche ; de sorte qu'ils commea^oiest
fourmaige, fromaige : Fromage, î^°;;.3^' ^1;^^^^^' ""^ ^'*'''"'™*"'P"
sorte de laitage caillé et égoutté ; en °*''"*''*!fla3^L«'r//J.'5, ckap, 17, payant de
bas, \aX*formaticum , formago , fro^ Tisle des Eschts et de F Ordre de»
mago ; dérivés àt forma, suivant Frères Fredons.
Ménage et la Monnoie ; en bas Bret. Formant : Bled , froment , grain ^
fourmaich, Barbazau pense qu'il yrume/i/i/m ; beaucoup , grandement,
vient àe foras et de aqua ; il est cer- fortement , violemment ; forùter,
tain , dit-il , que l'on ne donne le nom FoR^kniAG^^ feurmartage , forma'
de fromage absoluté , qu'à une masse riaige , forsmariage , founnariage :
tout-à-fait coagulée, et même séchée. Alliance d'un serf avec une femme
dont on a ôté l'eau , le petit-lait , la libre , sans la permission et hors de
sérosité. Papias y cité par Ducange: la terre de son seigneur^ ce qu'il
FOR
payoit pour cela ; mariage contracté
contre la loi 9 ou sans le consente-
ment des parens ; mariage entre deux
personnes d'inégale condition ; de
foras et de matiimonium; en bas. lat.
forismaritagium.
Forma &IB& : Contracter un ma-
riage sans la participation de son
seigneur ou de ses parens, contracter
un mariage disproportionné.
Qoant il se maerent on quant il M marient
en fraacheft famei , quanque» ils ont eichiet à
leur Soigneur maebles et hiretagei , car chil
qui %t formarient , il convient qae il finent à
le Tolenté du Seigneur.
Coutume de Beaupoisis, chap» 45.
Formée : Service pour les morts ;
et suivant D. Carpentier, lettres scel-
lées du sceau public ou royal , pour
mettre une sentence à exécution,
Fo&MKNER ^fomudnerfformeneir,
fourmener : Fatiguer, émouvoir, agi«
ter, maltraiter, égarer, écarter, ren-
voyer, expulser, chasser, mettre de-
hors ; àe foras et de tninare,
TonM'K.vT^/ormens : Grandement ,
beaucoup , rudement , fortement ,
violemment, rigoureusement ;/b/tk-
ter; en anc. ^roy. forment.
Mcnart entent bien au parler
Qu*il est moult durement blechlez.
Forment en est esl^esclez ,
Que maintefois li ot fait mal.
Jtoman du Renard , fol, i3a, F*.
Forment yformens : Bled , grain ,
froment ; frumentum,
Li ami au Vilain alerent
Au Chevalier, et demandèrent
8a fiUe por le paisant ,
Qui Unt avoit or et argent,
Plenté y^rmenf et planté draa :
n lor donna isnel le pas,
£t otroia cest mariage.
Fabliau du FUain Mire»
Formetre ^formettre yforsmettre :
Chasser, renvoyeri expulser; àtfor€u
et de mittere.
z.
FOR 6i5
FoRMSTTX , formete : Petit banc ,
escabelle , stalle de chanoine ^ dei
forma.
'Fonutyformis,fromi,fromîs : La
fourmi, espèce de petit insecte qui
fait ordinairement sa demeure sous
terre ; formica,
FoRMiERE yfonmlliereyfromiUere:
Lieu où se retirent les fourmb , et où
Ton suppose qu'elles mettent l'été
leurs provisions d*hiver.
FoRMis jforsmis : Renvoyé , exilé ,
banni , chassé , expulsé ; de foras et
de missusm
For MORT : Droit d'un seigneur sur
les biens des bâtards ou autres, après
leur mort; à^oiiformoiure ^t formai^
ture, héritage qui arrive par mort.
FoRMOsiT^ : Beauté, grâces, éclat ;
formositas»
FoRiTAGE : Droit que dévoient au
seigneur ceux qui faisoient cuire leur
pain à son four banal.
FoRNASiER jfomassier : Tuilier ,
fabricant de tuiles; boulangfer ; /ôr-
nacarius ; en bas. hx.fomaserius.
FoRir Ax yfomcl : Fournaise , four,
fourneau ; fornax , fumus ; en baa
Bret.ybiTi.
Tolentiert, dlit-Il, en non Bien,
Lors met lea esterUns an gieu ,
Assis se sont au tremerrl,
Loi et saint Pierres wnfomeU
FabL de & Pierre et du Jougléor,
FoRNicAREssE : Femme débauchéc.
FoRiriCATXUR,/b/7Uca^/ie , fomica»
toire : Libertin , débauché , paillard »
luxurieux ; fomicator.
Un autre filosoplie i ot ,
C*une parole esprouré TOt
Que soTent o!t affermer ,
Chascnne famé est y^rAicaiflff,
Se celer s*en puet , n*est pas chaste.
Et pensa pnisqu*il fu ainsi ,
Dont Tefloit m mère autresL
L'Image du Mandi,
6a4 FOR FOR
mensonge; abandon volontaire, re- Caseus dictus quod careat sero;éB
nonciation. même formage n'est autre diose
FoRJU&ER , forsjurer, fortjurer , qu'une masse dont Teaa, la sérosité)
fourjurer : Manquer à sa parole , se le petit-lait , que Ton appelle encore
parjurer , quitter, abandonner, re- dans la Normandie , la Picardie et le
noncer, aliéner, se dessabir, dédire , Limousin , maigue , maige ^ a été
récuser , rejeter le témoignage de forsmise yforsmenée , psLTce queyôrr
quelqu'un ; /oras Jurare. Forjurer mettre {Joras mitteré) el/ors mener
son hoirie , abdiquer son héritage; (/bras minare) signifient, chasser,
/brfurer un Juge , le récuser ;/orfurer expulser, renvoyer. On disoit an-
ses creditors , récuser ses crésLnciers j dénuement âge, aige , pour eaa,
déclarer qu'on n'a pas de quoi les aqua ; et le mot fromage n'est anlre
payer , faire banqueroute ; forjurer chose que le IjaLXin foras missa aqua,
sa foi, renoncer à sa religion , deve- ou foras mustum. Si Ton parle d'an
nir mauvais sujet, vicieux ; /br7'ttrer fromage dont la masse n'est point
son mestier, son talent, le quitter; séchée, dont la sérosité n'est point
jurer à faux, refuser, rejeter. exprimée, on dit du fromage mon,
Fo&LiEz : Quitta , suivant Borel. caseus mollis, musteus, comme dans
Fo&LiGNEMKNT : Dégénératiott , Pline,
mauvaise action, mauvaise habitude; Mons coagulatus, mons pinguis ut qmi
de foras et de Unea, sitspiciumni montes coagulatos? Mons càiBa
FoKLicv^Ti,forsligner,fourligner: fo™"»^ *"' *'^'?^':* î*^"'"^ **»V «'^/'^^•«î
-.,.. jf , j ^. (âhas en /orrmzi/^x) tôt est buen, li lezetU
Dégénérer de la valeur de ses ancé- ^,^ .^nefie la miaerlcorde de Wctrt.
très , démentir sa race , son origine , Seigneur, qui norrlt les simples gens qui MNtt
agir contre le droit; sortir de la droite ^e petit sen, si come 11 le» norrît les eaCua,
Hffne, du chemin; de foras et de «t devient//iomm;^«, et fenneTiande.àçt-s
fP ' ^ qui sont plus fort, et de greigoeur entende-
uneare, ment. Com, sur le Soutier, Ps, 67, vers. i6.
• FOELOGNER, foHongier , forlon^ ^ procession achetée comme pn>me«-
gnerjbrslonger,forslongneryfordoin' ment et excrcitaUon salobre. Us se retiroieat
gnier, fourlogner : Eloigner, laisser «n leur refectoir, et dessoobs les tables se
loin derrière soi , écarter, reUrder, «««oient à genoik, s^appoians U potctoi«e
..^, , ^ ^ et estomach chascon sus une lanterne. F^dx
différer, renvoyer a un autre temps ; „j^„, ^^ ^^.^ ^^^^ ^ ^„^roit ung grant Esdot ,
de foras et de clongare. ayant une fourche en main , et là les traicteit
Formage, formaige , fourmage , » 1* fourche; de sorte qu*iU commeiKOÎevt
fourmaige, fromaige : Fromage, le«»r tcpas ptr /orma^, et rachevoient par
•^ j 1 . .11. , I moustarde et laictue.
sorte de laitage caille et égoutté; en Rabelais, là'. 5, chap. 17, paràuudc
bas, lui. formaticum , formago , fro^ Tisle des Esclots et tU F Ordre dts
mago ; dérivés He forma, suivant Frères Fredons.
Ménage et la Monnoie ; en bas Bret. Formant : Bled , froment , grain ^
fourmaich, Barbazau pense qu'il /rKmc/ift/m ; beaucoup , grandement,
vient àe foras et de aqua ; il est cer- fortement , violemment ; fortiter,
tain , dit-il , que l'on ne donne le nom Fovm km AGiL^feurmariage, forma»
de fromage absoluté , qu'à une masse riaige , forsmariage , fourmariage :
tout-à-fait coagulée, et même séchée. Alliance d'un serf avec une femme
dont on a ôté l'eau , le petit-lait , la libre , sans la permission et hors de
sérosité. Papias , cité par Ducange: la terre de son seigneur^ ce quil
FOR
payoit ponr cela ; mariage contracté
contre la loi, ou sans le consente-
ment des parens ; mariage entre deux
personnes d'inégale condition ; de
jToras et de mairitnonium ; en bas. lat.
Jbrismaritagium,
FoRMA&iER : Contracter un ma-
riage sans la participation de son
seigneur ou de ses parens, contracter
un mariage disproportionné.
Qoaat n te muèrent ou quant il te marient
en fraaches famei , quanques il» ont eichiet à
lenr Soigneur muebles et hiretages , car chil
qoi %tJormarient , il convient que il finent à
le Tolenté du Seigneur.
Coutume de Seawoisis, chap, 45.
Formée : Service pour les morts ;
et suivant D. Carpentier, lettres scel-
lées du sceau public ou royal , pour
mettre une sentence à exécution.
For M K N E R ^fomuUner, formeneiry
fourmener : Fatiguer, émouvoir, agi-
ter, maltraiter, égarer, écarter, ren-
voyer, expulser, chasser, mettre de-
hors ; de /bras et de minare,
FofkUTLVT f/brmens : Grandement ,
beaucoup , rudement , fortement ,
violemment, rigoureusement ; /brtî^
ter; en anc. Prov./b/Tne/ir.
Mcnart entent bien au parler
QttMl est moult durement blechlex,
Forment en est esléesciez ,
Que maintefois li ot fait niai.
Jtomandu Renard, /ÔL i3a, F*.
FoRMEHT ,/ormens : Bled , grain ,
froment \/rumentum,
Li ami an Vilain alerent
Au Cheralier, et demandèrent
8a fiUe por le paisant ,
Qm Unt avoit or et argent,
V\en\é forment et planté draa :
n lor donna isnel le pas,
£t otroia cest mariage.
Fabliau du FUain Mire,
FoRMETRE ^/ormettre,/orsmettre :
Chasser, renvoyer icxpulser; de/oras
et de mittere»
z.
FOR 6i5
FoRMSTTR ^formete : Petit banc ,
escabelle , stalle de chanoine ; de
forma.
¥otLMï^/ormis,/rorm,/rorms : La
fourmi, espèce de petit insecte qui
fait ordinairement sa demeure sous
terre ; formica,
FoRMiERE yformiilîere,/romiliere :
Lieu où se retirent les fourmb, et où
l'on suppose qu'elles mettent l'été
leurs provisions d'hiver.
FoRMis yforsmis : Renvoyé , exilé ,
banni , chassé , expulsé \ de foras et
de missus,
FoRMORT : Droit d'un seigneur sur
les biens des bâtards ou autres, après
leur mort ; d'oùybrxnoxiire ^tformoT"
iure, héritage qui arrive par mort.
FoRMOsiTi^ : Beauté, grâces, éclat ;
formositas.
For NAGE : Droit que dévoient au
seigneur ceux quifaisoient cuire leur
pain à son four banal.
FoRNAsiER ^fomassier : Tuilier ,
fabricant de tuiles ; boulangfer ; fi^^
nacarius ; en baft. liX.fomaserius.
FoRir Ax ^fomcl : Fournaise , four,
fourneau ; fornax , furmts ; en bas
Bret. fom,
Tolenttert, dlit-Il, en non Dlen,
Lort met lea eiterUnc an gieu ,
Aasis ae sont au tremerel.
Loi et saint Pierres ênfomel,
Fabl, de & Pierre et du Jougléor,
FoRHicARESSE : Femme débauchéc.
ToKViCÂTZVH ^fomictiste ffonuca-
toire : Libertin , débauché , paillard %
luxurieux ; fomicator.
Un autre filosoplie i ot ,
C*une parole esprouTé TOt
Que sovent oît affermer ,
Chascune famé est y&mictfiDP,
Se celer s*en pnet , n*est pas chaste.
Et pensa puisqu'il fu ainsi ,
Dont l'eftoit aa mère antresi.
L'Image du Mandi.
M, W
6a4 FOR
mensonge; abandon volontaire 9 re-
nonciation.
FoRJUEER , forsjurer , fortjurer ,
fourjurer : Manquer à sa parole , se
parjurer, quitter, abandonner, re-
noncer, aliéner, se dessabir, dédire,
récuser , rejeter le témoignage de
quelqu'un ; /bras Jurare, Forjurer
son hoirie, abdiquer son héritage ;
forjurer un Juge , le récuser \ forjurer
ses creditorsy récuser ses créanciers ,
déclarer qu'on n'a pas de quoi les
payer , faire banqueroute ; forjurer
sa foi y renoncer à sa religion , deve-
nir mauvais sujet , vicieux ; forjurer
son mestier, son talent, le quitter;
jurer à faux , refuser, rejeter.
FoELiEz : Quitta , suivant Borel.
FoELiGNEMKNT : Dégénératiou ,
mauvaise action, mauvaise habitude ;
àe foras et de linea,
Foa LIGNEE yforsUgneryfourligner :
Dégénérer de la valeur de ses ancê-
tres , démentir sa race , son origine ,
agir contre le droit; sortir de la droite
ligne , du chemin ; de foras et de
Uneare.
• FoELOCNEE , forlongier , forlon^
gner,forslonger,forslongner^fortloin'
gnier, fourlogner : Eloigner , la User
loin derrière soi, écarter, retarder,
différer, renvoyer à un autre temps ;
àe foras et de elongare.
FoEMAGE , fonnaige , fourmage ,
founnaige , fromaige : Fromage ,
sorte de laitage caillé rt égoutté ; en
bas. \aX. formaticum , formago , fro-
inago ; dérivés àe forma, suivant
Ménage et la Monnoie ; en bas Bret.
fourmaich. Barbazau pense qu'il
vient àe foras et de aqua ; 'û est cer-
tain, dit-il , que l'on ne donne le nom
de fromage absoluté , qu'à une masse
tout-à-fait coagulée, et même séchée,
dont on a 6té l'eau , le petit-lait , la
sérosité. Papias , cité par Ducange :
FOR
Caseus dictut quod caretU seyi>;àB
même formage n*est autre chose
qu'une masse dont l'eau, la sérosité »
le petit-lait , que l'on appelle encore
dans la Normandie , la Picardie et le
Limousin , matgue , maige , a été
forsmise ,forsmenée , parce queyôrr
mettre {foras mittere) et fors mener
(foras minore) sign^ent, chasser,
expulser, renvoyer. On disoit an-
ciennement âge, aige , pour eaa,
€uiua ; et le mot fromage n'est anlre
chose que le lAlïn foras missa aqua,
ou foras mustum. Si l'on parle d'an
fromage dont la masse n'est point
séchée, dont la sérosité n'est pomt
exprimée, on dit du fromage mon,
caseus mollis, musteus, conune dans
Pline.
Mons coagulatus , mons pinguis ut qmi
suspicamini montes eoagulatos? Mons câsSkn
comme lez, Tautre lettre dit en fromai^in
(allas en/onnaigUx) tôt est buen, li les et U
/romains senefie la miséricorde de Nostre*
Seigneur, qui norrit les simples gens qui soet
de petit sen, si corne li les norrit les eahUf
et devient fromaiges , et ferme viande, à çaas
qui sont plus fort , et de greigocur entende-
ment. Corn, sur le Soutier, Ps. 67, 'vers. 16.
La procession acbevée conune promene-
ment et exercltation salubre, ils ae retiroirat
en leur refectoir , et dessonbs les taUes se
mettoient à genoilz, s*appuiana la poictriae
et estomach chascun sus une lanterne. Eolx
estans en cest estât, entroit ung grant Esdot,
ayant une fourche en main, et là les traictoit
à la fourche; de sorte qu'ils commea^îent
leur repas ^%x formaige, et TacheToîent par
moustarde et laictue.
Rabelais , llv. 5 , chap. 1 7, parùuît de
fisfe des Esches et de f Ordre des
Frères Fredom,
Formant : Bled , froment , grain 9
frumcntum ; beaucoup , grandement,
fortement , violemment ; fortiier,
FoHM AR I AOE ^feurmariage,forma'
riaige , forsmariage , fourrnariage :
Alliance d'un serf avec une femme
libre , sans la permission et hors de
la terre de son seigneur ^ ce quil
FOR
payoit pour cela ; mariage contracté
contre la loi, ou sans le consente-
ment des parens ; mariage entre deux
personnes d'inégale condition ; de
^oras et de matrimordum; en bas. lat.
ydrismaritagium,
FoEMAEiER : Contracter un ma-
riage sans la participation de son
seigneur ou de ses parens, contracter
nn mariage disproportionné.
■
Qaant H se muèrent on quant il te maritttfe
«n franches famés, qoanques iU ont e«chiet à
lear Soigneur muebles et hiretages , car chil
qnl %tfarnuuient , il confient que il finent à
le Tolenté du Seigneur.
Coutume de Beaupoisù, chap, 45.
FoEMÉE : Service ponr les morts ;
et suivant D. Carpentier, lettres scel-
lées du sceau public ou royal , pour
mettre une sentence à exécution.
FoEMENEE ^formainer,formeneir,
fourmener : Fatiguer, émouvoir, agi-
ter, maltraiter, égarer, écarter, ren-
voyer, expulser, chasser, mettre de-
hors ; de /bras et de minare,
¥oKU%HT^/ormens : Grandement ,
beaucoup , rudement , fortement ,
violemment, rigoureusement ; yb/t^-
ter; en anc. ^oy» forment,
Ranart entent bien au parler
Qu*il est moult durement blechlez,
Forment en est esléesciez ,
Qne maintefoiz li ot fait mal.
Roman du Renard, fol, i39, F*.
FoEMEiTT yformens : Bled , grain ,
froment \ frumentum,
Li ami an Vilain alerent
An Cheralier, et demandèrent
8a fille por le paisant,
Qni tant avoit or et argent,
Vienté forment et planté draa :
n lor donna isnel le pas,
£t otroia cest mariage.
Fabliau du FUam Mire.
FoEMBTEE ^formettre,forsmettre :
Chasser, renvoyeri expulser; àe foras
et de mittere.
I.
FOR 6a5
FoEMBTTK jformete : Petit banc ,
escabelle , stalle de chanoine ; de
forma,
FotiMijformù,fromi,fromù : La
fourmi, espèce de petit insecte qui
fait ordinairement sa demeure sous
terre ; formica,
FoEMiEEE yfomuUiereyfromiUere :
Lieu où se retirent les fourmis , et oà
Ton suppose qu'elles mettent Tété
leurs provisions d*hiver.
FoEMis ^forsmis : Renvoyé , exilé ,
banni , chassé , expulsé ; de foras et
de tnissus,
FoEMOET : Droit d'un seigneur sur^
les biens des bâtards ou autres, après
leur mort; à^okformoture ^iformor^
tare, héritage qui arrive par mort.
FoEMOsiTii : Beauté, grâces, éclat ;
formosûas.
FoENAGE : Droit que dévoient au
seigneur cenx qui faisoient cuire leur
pain à son four banal.
FoENAsiEE ^fomassier : Tuilier »
fabricant de tuiles ; boulan^r ; /br-
nacarius ; en batt. ldX,fomaserius.
FoEiTÀX ^fomcl : Fournaise , four,
fourneau ; fornax , fumus ; en bas
Bret.ybm.
Tolentlers, dift-n, en non Dieu,
Lort met ka etterlins an gieu ,
Assis se soiat au tremerel ,
Loi et saint Pierres mi^fifmei.
Fabl de & Pierre et du Jougléor.
FoEKiCÀEESSE : Femme débauchéc.
FoENiCATXUE ^fomiccLSte y fornica»
taire : Libertin , débauché , paillard %
luxurieux ; fomicator.
Un antre filosophe i ot,
C*ttne parole esprouvé TOt
Qne soTent oit affermer ,
Chascune famé est y^rnicoiflr.
Se celer s*en pnet , n*est pas chaste «
Et pensa puisqu*il fu ainsi ,
Dont l'eUoit m mère autresi.
L'image du Mandi,
6i4 FOI
FoERiE : Affluence de monde com-
me à une foire ; àt forum,
FoEBTES : Les deux os du bras.
FoKsoN ^i//a'o« : Abondance, quan-
tité, grand nombre; de/uu'o,
F<Bu ; Foyer, feu \focux.
Fibule , foiel , foU , fuel , fuelh ,
fuile y faille : Verdure , feuille , feuil-
lage ;ybffwm; en anc. Vroy *fuèlh,
F«uLx : lAéXr^'yfagus,
FiBUKE ^fœurre. Voyez Foarb.
FoEx : Foyer, feu , lumière \focus,
FoGQiENs : Enflammé , qui brûle ,
qui est en feu ; focillatus.
FociHÈK ^fourtyhiar : Fouir, fouil-
ler, creuser, bêcher ', fodere , fodi"
cttre ; en bas hteX. furghein.
Foi AL 'tféal : Fidèle.
FoiBLAGE yfoibletp : Débilité , foi-
Messe , langueur ; flexibilitas.
Quant haîas Patrice fu fines,
£t & «a fin duu tout aie z ,
En ccl église un priour ot ,
Qui par le grunt igc qn*il ot,
Cun tout seul dent « mais pins n*avoit ,
En moult granty^i^/rre estoir,
Marie de France , Purgat. de S. Patrice,
FoiBLEiR , foibloier : S'amollir,
Ibiblir, fléchir ; adflexibilein statiim
venire y flcctere,
FoiBLEiTEMENT : Débikment , foi-
blement ; fle.ribiliter,
FoioELE : Constant, ftÎBcèreyfidèle;
fîdelis.
Foie : Promesse , pak*o]e , assu-
rance;//Vf w; en bas Bret./r«3.
Foii^E : Fois , diction numérale ;
Dice; ne s'est pas dit pour, autrefois,
^Um, comme le rapjKïrte Lacombe.
Foi et hommage ^fidès et hontma"
gium : Soumission que le vassal fai-
soit au seigneur du fi<?f dont il rele-
Toit , pour lui marquer qu*il éloit
son homme d£ cor|>s , son Jinmme
lige 9 qu'il lui étoit entièrement dé-
Youé , et qu'il pouvoit compter sur
sa fidélité.
FOI
Foickiêe : Redevance en foin; de
fenum,
FoiLLARs : Certainr brigands ainsi
nommés , ou d'une branche d*arbre
qu'ils port oient au chapeau pour se
reconnoitre , ou parce qu*ils se reti-
roient dans les bois.
FoiLLK yfoelle : Feuille , feuillagt ;
folium.
Là tient i^/oel/e toute fl^^tre
Lt rosiers , qui ^tn deu»t estre.
Roman de Ut Bute.
VoiiA.t.ji, faillir: Pousser des feufl-
les , feuiller ; de folium ; en. bas. lit.
foUare; en anc. Pro v./bM^r.
Ce fu el tems qu*arbres florissent ,
Foillent boscages et prés rerdUcent ,
Que cist oisel eu li>r latin
Dolcemeiit chantent al matin.
Commencement du homam
iTErec et Enide,
FoiLLiE : Sorte de gâteau.
FoiLLoLEa : Faire de folles dé-
penses , prodiguer ce que l'on a.
FoiLLu : Touffu, garni de feuilles;
foliosus,
FoiwEWTEUE , foimenùy lise* /o/*-
mrntcury foi- menti : Traître , parjure,
déloyal. Dans une chanson d*Auboin,
rapportée dans les Poésies du Roy de
Navarre , pag. 1 84, il y a/oj, mentis;
réditeur a mal lu le Mss. , ou son
eicemplaire étoit fautif; il doit j avoir
foimentis,
FoiMET^TiE , lisez foi-mentie : Infi-
délité, manquement de foi, déloyauté.
FoiMENTia , lisez foi' mentir : Man-
quer de foi, manquer à sa parole, à
ses engagemens \fidem mentiri.
FoiNDRE : Dissimuler, feindre,
foire semblant ; /?/7^ere.
Liqut-iz maligne espirs quant il Ja arcspri-
sant lo jor , véuit la hore secrète des homes,
et {01 foindàat estre aicun eitrange comen-
Mt , enTÎron «ieir les estreiea de U citeit.
Dial, de S, Crégoirt, tip, i , chap, 10.
FOI
Çm maiignui iptriêus eia» vetpermtcêmtâ
j'am die secreCam ab komimiàut ht^tun c^rm^
ret, ptregrinmn auempiam esse se timuUns,
cireuire ceepU ctwlatù piaieas,
FoiNGNiEE : Marchand de foin.
Foîa : Échapper, fuir, éviter, se
soustraire, s'évader ; /n^rr.
Et eocor ditt CeUiu qne U Sires qui eoToia
son terf en la province , et emprès quant il
oi dire qne cil estoit mort, et qu*il TaToit
franchi en son testament, et il m remis ca
crlui office et se menoit pour franc , il n*eat
pas fuitÎK , qnant il fit ce sans consoil defitr,
Mss. deiaBiblioth, I/np., n^ 84o7,yb/. 89.
FoiBKUx : Homme sans cœur ni
honnenr, selon D. Carpentier.
Foi r I e a , foirer : Fêter , châmer ,
cesser le travail ^ ymort ; cependant
dans le Fabliau du Vilain Mire , on
iTOxuye jours foiriez 9 pour jours ou-
vriers \foirier, subst. a été pris pour»
gouverneur dyune foire.
FoisiL , fuisil y fusil : Briquet ,
pierre à briquet; defocuius; en bas.
lat. fugil/us,
FoisNS : Faine, espèce de gland
que porle le hélre.
FoissKLE , faisselle , foisselle :
Sorte de panier ou corbeille dans lar
quelle on met le li^it^ge pour former
le fromage, espèce de cageron ; /Sx-
ceUa , fiscelUim,
Li »aut à grans gon la cervele ,
5i comme fait de ï^foij^/ieie
Le lait quand ofi fait le fropiage.
Ovide , Mss. cité par Borel.
Foissov ^foissoii : Instrument à lar
bourcr la terce à la main , houe.
FoiT : Promesse , parole , foi, assur
ramce y fïdes ; en bas Bret. /iris.
Vf. te merreiQes mies de ceu ke ju ai dit ,
ke par ênfoit fut aiiaeie li parole à la char.
Sermons de S, Bernard, fol, 53.
Nec mireris , quhd t^e eius meiliaate unir
tum Mxerim 'verbum ctimi,
FoiTABLE : Homme vrai, de bonne
FOL 6x5
réputation , qn'on doit croire. Foyez
Fàutablb.
FoiT ns MAL : Largeur , profon-
deur d*une plaie.
Fol y fou : Hêtre ; fagus.
Fol AOE , folaige, folastrerie , fo^
leur, foliage , foliaire ^foUastrerie ,
folUeterie yfoloi,folorSffolour : Ac-
tion folle , sottise , folie , entreprise
extravagante , témérité , étonrderie.
¥oi.AC^MEVTjfoUistrement: D'une
manière extravagante , inconsidéré-
ment , follement ; en ancien Prov.
follamëns.
Fol AIE R ^foler , folier, foUaier ,
foller, folioter, foloier, foloyer : Se
tromper, s^égarer, extravaguer, sor-
tir du bon sens , faire le fou ; faire
injure , se conduire mal ; de volitare.
D*antre part je voy que ton aom»
A interpréter par escole,
Donne nom à /ol et k foie ;
Ces d«>ux TJegnent detoj JhSe^
V.tfo/eur qui aux deux se lie ,
Fait entreprendre y^//i«/it
Fol et foie cQQununem«nt ;
I>s mauvais fais dont 'dr/oUent,
A mort d^âme et de corps se lient
' Trop toureat pour Uurfolier,
Font leurs corps a^ gibet lier ,
Fa re^oifent mort ^zr folaige ,
Xors dîent pour qu ^tfo/iaige.
Eustaehe Desehamps ,fol. 570 , col, 9.
Se ancnns ne set que il soit comu do mort ,
1^ folie une fois en fet, autre fois en droit ,
et s*il set qu*il M>it franc » et set de qui il est
nex, W folie en oroit quant il ne set qu*il tient
les biens en cosignagè ; on se aucun est geté ^
et ne a#t de qa^ pais il est , et sert à aucun ,
tt caide oue il soit serf, Wfolaie plus eu fait
qne, en droit , et te aucun set que la sesine dea
bien& soit portée à antre -, et il ne set pas qna
le tens de la sesine des biens est paasée, U
fola^ ta fet.
JtfM. de la BibL Imp. n^ 8407,^0/. gS.
FoLC ^folk : Troupeau.
FpL cuiDiER,yb/ quidier : Pré-
iom{>tion , témérité.
Pourea hoîa , je te Vneil Toldier ^
Ton corage de A»/ cuidier.
iomanile Charité,
f
6i6 FOL
FoLE PiMz : Femme folle de son
corps , fille de joie, femme publique.
FoLE LARGESSE : Dissipatlon» pro-
digalité , grande dépense.
Doncqaes li loons nofis que U soît large , en
telle manière que il puist se largesce mainte-
nir sans soy apeticter, et que il te gart de
foie largesse , car li fans large jette li sien
puer V chil si est fol large qui le sien depent
folement sans preu , et sans honeur , et qui
maine vie lequelle il ne pnet maintenir au par
aler de che que il a , et aucunes fois arient-il,
quant li fous larges a tout despendu , H de-
vient autres que bons , ne ne li chaut dont
AToirs li yiengne , mes que il puist se foUt
iargesse maintenir.
Coutume de Beauçoisis , ckap, x.
FoLE MISE : Folle enchère.
FoLEKE , foliere : Feu de joie , de
réjouissance ; /oculanum,
FoLEREz (moulin) : Moulin à fou-
ler les draps.
FoLEsuYE : Jeu de ballon , de
paume ou de pelote.
FoLEUR ^/oladon ,/olastre ,/oleté,
foleton y folletan , folleur ^ folour :
Extravagant, fou , sot , hébété , témé-
raire , étourdi ; voladcus,
FoLEUR ^foléorffollor,foUofy/6~
îoy : Cuisson , ardeur, feu , chaleur ;
mensonge, folie ; en anc. Vroy. folëza.
Fol hàrdement : Imprudence ,
témérité , entreprise téméraire.
Garde-tOT à^tm^ttixàrefolkardement, par
coi tu n*enchiées en mauvaise cootardie.
Proverbes de Sénèqtte.
FoLicHoir : Badin , folâtre , jovial,
plaisant; au îém, folichonne ; d'où
folichoner, badiner, folâtrer, plai-
santer.
Folie desloiàl : On distinguoît
chez nos aïeux deux espèces de folies^
l'une simplement extravagance , dé-
raison , qui ne faisoit tort qu'à celui
qui en et oit entaché; mais Ibl folie
desloiàl étoit un crime qui faisoit
tort au prochain , comme la fréquen-
FOL
tation des femmes, le toI , la défatu-
che , les injures , &c.
Et tout einsine qn! apeleroît une home po-
tain on laronesse, ou d*anciine antre iUr
deshial , s*ele s*en plaignoit , si Ten (evtùk
l'en droit , si come nos avons dit cy-dctsva.
Les EtahHssemens de S. Louis, liy. i, ck. 146;
on peut encore tfoir ce même chapitre dam
le Mss, de la JBihlioth. I/npér. n^ 99^7.
FoLiER, yb/^r ; EitraTaguer, faire
des folies, mener une vie débauchée,
dire des injures ; railler , badiner,
folâtrer.
Folie USE : Femme débauchée.
FoLiEux : Fou, insensé, imbécîDe.
FoLiiTGUER , folingier, forlinguer,
forslinguer : Injurier, maltraiter de
paroles , se répandre en invectives ;
de foras et de lingua.
FoLLACE : Droit de monture dà
au seigneur d'un moulin.
FoLLAN ^foUain : Cocon ou coque
de ver-à-soie.
Fol large ^fous larges : Dissipa-
teur, prodigue , dépensier.
Folleir : Fouler, accabler, en-
foncer; de fullo,
FoLLER , follier, folloier, foloier,
foloyer : S'égarer, se perdre, être
fou, dire ou faire des extravagances.
Voyez FoLAiER.
FoLLiE , follesse , folleur , /b/-
loiance , fokUance : Tort , faute ,
extravagance, déraison, égarement,
inconduite, folie, sottise, étourderie.
FoLLoiER ,foloier : Agir comme
un fou , se tromper, s'égarer.
FoLNATRE : On croit que ce mot
a pu signifier archi-fou.
L*an mil deus cens et trente-qutre ,
Quant tenn se fit pour^!»/ notre ,
Pierre de TEwre deiut dite,
Espou&a li Rois BCarguerite,
La fille du Comte de ProTcnce.
Guill, Guiart, parlant de Pierre de Staudcrt»
FoLOT : Esprit foUet. *
FON
FoLums : Ce mot se trouve dans
la Coutume de Beauvoisis , chap. 34 9
pag. 177 de rédition de la Thau«
massière; il auroit dû écrïreV qfolure,
qui signifie blessure. Fojr, Affoler.
SI est aussînt comme te Ton me prestoit m
chcTal Min de toas membrei , et il afibloit
«Tant que je le rendisse, li damage de là/b'
hire doit estre renda avec le cheyad.
FoLz : Oiseux , paresseux , qui ne
fait rien, qui n'a rien à faire. Folz
sejor : Congé d'un soldat, temps
qu*on lui accorde pour aller dans
son pays , afin de se reposer de $e»
fatigues.
FoMEs : Nous fabons.
FoNc : Ce mot se trouve dans la
Coutume de Beauvobis , au ch. 1 a ,
pag. 72. La Thaumassière deyoit
écrire fouc , troupeau.
FoRÇAiLLES : Barres de bois qu'on
met en travers d'une couchette pour
soutenir les matelas ; de/undum.
Fonce, /oncet, /onse, fonset^
fonsset : Espèce de petit vaisseau ,
grand bateau.
FoNCHEiNE,yb7ic^i/ie: Instrument
pour la pèche ; fascina,
FoNCHiEEE : Fond, creux.
Fond : Fondant , dissolvant , coyxr-
lant ;/undens. Voy. Tresfoicd.
FoHOALiTiÊ : Droit de directe sur
un héritage , qui appartient au sei-
gneur foncier.
Fojx DATiw j /ondiitipe : Primitif,
fondamental, principal , capital ; de
fundare,
IfaUoB d*Israèl, qn'as-ta fait.
Quant ton pilier le plus parfait
As fait chéoir par malice vÎTe ,
Ta yraje pierre fondatMe.
Tragéd, de la yengtance d«J,C
Fondation : Procuration, pouvoir
donné à une tierce personne, pro-
duit des fonds \fundatio.
Fonde ^funde : Fronde à jeter des
FON 61^
pierres ;/unda; corde qui chasse le
trait dans une baliste ; et suivant
Join ville , Mss. de THist. de S. Louis ,
fol. I o3 , c*est le fond d'un engin ,
d'une machine de guerre , la culasse*
Dont Teissiez de totes pars
Envoicr gavelos et dars ,
Qnariax et sa jetés Toler,
Kt ot fondes ylem» jeter.
Roman du Brut,
Fonde : Bourse , pannelière d'un
berger.
Fonde ^funde : Fondement , fon-
dation , abondance , établissement ,
principe , assurance ; fundamen ; en
anc. Prov. fonzamën yfozamën ; en
bas Bret./undus, Ces mots ont encore
signifié, bourse des villes commer-
çantes, dépôt public de marchan-
dises , douane , magasin , réservoir.
Rome qui deust estre de nostre foi la fonde,
(le fondement)
Simonie , ayarice , et tous maus 7 abonde ,
Cil sont plus concilié qui deus»ent estre monde.
Et par mauvais essample ont banni tout la
monde. La Vie du Monde , strophe 8.
Et grant doumage nous firent au partir, d«
ce que il boutèrent le feu en la fonde là où
toutes les marchéandîses estoient , et tout
Taroir de pris (et dans Tédition de 2761 ,
m^oir de poit),
JoinviUe, Mss, foi. B2, et de t imprimé, p, 35.
FoNDiÊ : Chargé de pouvoir, de
procuration ; et savant, très-instruit ;
fundatus,
'Bo'K'D^u^fondeisse : Fonte de mé-
tal, fonte de neige; ce qui est de
fonte , tout ce qui est fondu et coulé
au moule ; de/undere ^«maisons dé-
truites dont il ne reste que les fon-
dations ; fond , vallée ; en basse lat.
/bncia.
FoNDELLs , fondée , fondeffe ,
frondtfle : Fronde, machine de guerre
propre à jeter des pierres, canon à
deux bouches ou jumelles ; de/undi--
buluin; soldat armé de la fronde;
fundibaUsta.
5i5 FON
FoVDEAissE yfondetresse : Fonda-
trice, institutrice ;////ic/ar/YX.
Noftre trèft-redoobt^e Dame , tous soy ex la
très-bien Tenue , en Tostre niai&on , bien somes
trè»-liez et joieux quant Dieu nous a donné
la grice de tous y T«oir cooime no^tre pa-
trône ttfinderesse.
Roman du petit Jehan de Saintré,
Foif D F u R ^ fonderas y fontliere, f on-
dierres , fondour : Créateur, inven-
teur, fondateur ; funda$or»
Or t*ay esdairci renommée ,
?ie aces-tu que Homme nommée,
Fut de hOu fondeur Romului.
Etutache Deschamps , fol. 55o, coL i.
FoRDic : Magasin, douane, dépôt.
Fojez Fonde.
FoNDoiRK : Fond , creux , vallée.
For DoiB s (vilains) : Constructions
qui ont besoin de réparations , soit
en murs , charpentes , châssis , vi-
trafjes, &c.
FoHOBE : Bâtir, fonder, édifier,
établir à perpétuité ; fundare ; en
«ne. VvoY.fonzar,
FoRDRE ^fondrer : Abattre , tom-
ber, enfoncer, ruiner, renverser de
fond en comble , saper, rompre , dé-
molir, répandre , couler \fundere.
Où le benearé fils de Dieu
A voulu souffrir mort et patne ,
Pour la rédemption humaine ,
ILx fondre son précieux tang.
Roman de la destruction de Jérusalem,
FoNDRiLLEs : Lie,va»e qui se forme
dans toute sorte de liqueurs.
Fondue dedens (maison) : Maison
ruinée , et que le propriétaire pauvre
ne peut faire reconstruire.
fou FOR lE , fonfonis : Musique ,
fanfare , symphonie ; symphonia; du
Ofec ^vftÇoffitt,
FoRc (uDg) : Les fonts baptismaux ;
fontes bapùsmatis.
Forges : Potirons; defun^^, Bo-
rel le dérive de boled ; d'où vient,
dit-il , qu*on les appelle , es monta-
FON
gnes de Languedoc, des boulets; ce-
pendant boléti signifie y cliaiD|M§naB,
mousseron.
Fort : Wsdwut, Font-ils : Disent-Jls.
'Foft'T^foniaincauLr,/6ntaine€uut^
fontaineleUe i fontaineUe ,fontaneUe;
fonianleu yfontanîex y/orwtaniez^foth
teineyfontcnauyfontcne^fonUnemtx^
fontenelcte , fonte nelle , fontenette,
fonteni'e , fontcnicus , fontenîex ffon-
ienil , fontcnille , fontcnis , fontena ,
fontoine : Source, ruisseau, fontainf ,
petite fontaine, marécage, lieu ma-
récageux; fons y fonticnlus ; en bis.
\9X,fontana; en anc. Vvoy.founta-
niouyfQuntamolo; en \\ja\,fontaneUa;
en bas hn^ufentanyfonL
Car quant je ruetl , à elle vois
Kt la prewt , et TacoUe et baiae ,
Dont puis miex souifrir ma OMaaiic,
Mais cil ne poroit avoir celle
Qu*il Yoiolt en la fontenelle.
Roman de la Rose.
Vne fontoine sordoit ea un cliamp et coroit
•a voie contre val par pinson chans. Lipm-
dou cui estoit ch\q fontoine la fiât aler par t6c
son champ pour lou abuvrer , cil qui aToest
les champs desoz en alerent encontre, et éi"
suieot qu'il ne le pooit fcre; et droit diat
qu*il le pot bien fere , car maie choee sevoit
se li chans où W Jontene sort moroit de soif,
et li autres eussent à boîvre , et quant il pb
aura assez beu , si tenge la fontoine sa roie.
Mss, de la BibL Imp, n<* 8407 ,/6l. liS.
FoKTAi^R (faire ses) : Sorte de jfQ
qui se £aisoît le quatrième dîmaadM
de Carême.
FoHTEiXE (livrer) : Expression
assez burlesque pour désigner qu'une
femme accorde ses faveurs.
FoNTUHE : Fonte , raction de fon-
dre; creux, enfoncement.
FoRz : Fond , la partie la plus
basse de ce qui contient, ou peut
contenir quelque chose \ fondus.
Tôt muet Den kufmz, an caer félon ; mes
aoitre Sire eatormit si à la feie lefms, qaH
en fet ferme terre.
Comment, sur le Sàutier, fol. i a8 ,
FOR FOR 619
FooL : Soufflet. banni : Exilé , banni, rejeté ; en bas.
Fom. : Marché , place publique ; \AUforbanmUis,
J^orum; en bas Bret. /br. IBo'Êihkfi ^tforbaniêsemeniy forban»
Foa : Juridiction, tribunal 4e nie yforbannissement yforbannUîon:
justice; àt forum. Barbazan dérifre Exil, exclusion, bannissement ^ en
ce mot du verbe/évr, parler. bas. ItX. forbanido.
Fom : Four, endroit où Ton cuit Foebaicier ^forbanir^ forbtuvnir.
le pain ; /î/r/uf j.
forbenir^ fourbtmnir, FcUre forban :
Exiler, bannir, renyoyer, chasser,
reléguer, rejeter; en bas. lat./î>r-
bannirc; en anc. Vroy , forobandi ;
En ▼endanges qu'ierent le TÎti ,
On ne voit Bnjfvr, ne en jnolm ,
Où ne pende on de lor-uclua. -
La Bikk Guioi , parkmt des Moinêi- en bas Bret . forbonncin*
de S, Antoine.
Se ancmu doit , et il ne puet et ait aite % et
Foa : Courageux , vaillant, yigOUr ne Téaut paler et s'enfuit , «e Ten le doitj<»r-
reux * fords m bénir, et ren dit qtie non , sogont droit et se-
Fo'a , adi' : Hors, dehors , hormù j> «»"• ^. tZTlî'^l^'"'^ ^"•"fJ^T'l!*
' ' ' 'laitatltfolt met uu mnrtre , ou larrean , on
foras, rat, on omedde » ou membre tolu, ou rober ic,
Foa AGE : Redevance dfte au sei- ou s*ll a pris del autrui à force , ou s*il ne vil :Bt
ffneur comme ayant le droit de fixer "^^ V<»^ ^onaer trives et il s'enfuît , sav,^ir
r . j . "^ _v ^éi 1 ->- »« l^n 1« doit fôrèenir et l'en dit oïl, <Mir
le pnx du vm aux cabareliers J en ,,, ,,.^,^ .p.^/^, . dampnement de cort et
bas. lut. foragium,
Foa AGI EE : Homme qui a le droit
de couper du bois dans une forêt. Forbaicissaht : Qui exile , oui
FoEAiN : Etranger, qui est de de- jj^nnit
hors ; dt foras; poisesseur d'héritige Foebaeeé : Privé , dépouillé,
qui ne réside pas dans son bien, ma» FoEBEu,/o/vo/e ; Hors de la voie;
qui y laisse un fondé de pouvoir. ^^^.^^^ ^^ ^^ ^.^
Rueformne: Rue écartée , détour- FoEBtus(mettre): Envoyer en enil.
née, qui est hors de la ville , du YoKEo%c,fobour,forbour^,fart-^
''™"if^' bourc : Ce qui est hors d'une vill e ,
qu*on appeloit anciennement bore,
foras urbis ; et faubourg , endroit où
finit la ville ; faiUt urbs.
k perdre pardnrable salut.
Mu. de la Bibiioth. Imp» n^ 8407.
Or oïez que li boncbi«rs fist ,
Si coiemeut un moutou prist ,
Que li |NÛstres ne s*en parçul
Bien Ta cngignié et déçut :
Maintenant à son col le rue.
Parmi nnefiraine rue ,
Eevieat à Tuis le prestre arrière ,
Qm moult fu fel de grant maniare ,
Si eome il dut dore sa porte.
Et cil qui le mouton aporte ,
Li dJftt, Sire , cil Diex vous sauf,
Q«i sor toK hoiu^s puet et vmtit ,
li Doiens son sain li reat.
* Eustaehê d'jitniens , FahL dm Boëtehtr
d'AbbevUle.
Je pense encore k fere tant que je demenra
nn an après vous et b^e à despeadre tons
mes deaitrs à fermer Xtforthourc d*Acre.
Joinvilie, Hist. de S, Louis,
FoEBOVTKE : Chasser, renvoyer t
suborner ; foras pulsare,
FoRBU (estre) : Etre exilé, renvoyé.
FoEÇAOE : Droit qtf'on payoit au
seigneur pour la construction ou
FoEAiVEMEN T : Au dehors , étran- Tentretien de son chAteau , de sa foi^
gement ; de foras, teresse ; en bas. ÏMUfbrcagium , for^
FofiUAM iforbani f/orbaMMi,/MU^ tagitum.
620 FOR
FoEÇàGi : Ce qu'une pièce de mon-
noie pèse de plus que le poids ûxé
par les ordonnances ; en basse Ut.
/orcagium,
Fo RÇAi RE ^ forcé y forcere , forsat ,
forsere , forsicr : Galérien , détenu »
forçat.
Force ^forceh ,forche : Fourche ,
instrument fourchu ^/îr/ra; en bas
Bret. forch , forh»
As forces fist pendre le eort ,
Près de la ville par defors.
Roman de Dolopafos,
Force : Pays fortifié et garni de
forteresses.
FoacEL ^forcele yforcelleyforchely
fourcely fourcele , fourcelle y four--
chelle y furceUe : L'estomac , la poi-
trine , le ventre ; furcilla.
Tïoblc Dame haulte atoom^ ,
Danie Florence Tescornée ,
A loDgue esclilne, plate y^rev/i!?.
Allant de nuit tar la Tespréc }
Princesse de basse contrée ,
Et preste à clieTanchcr sans selle.
Coquillart , a* tesmolng de son ençueste.
A rApostoile en est venne ,
Qui moult est liez de sa renne ,
Tout en plorant Ten meine celé
Devant Tautel d'nne chapele ;
Lues droit li ohiet as pies pasmëe ,
Au rerenir »*est moult blasmée ^
Son pis débat et Ui/orceie,
Lasse , lasse , lasse , fet-ele ,
Com Teuvre fn pesme et emmere.
Gautier de Coinsi, liy, i , ckap. 9.
F0RCELA6K : Chose recelée , ca-
chée , détournée , fausse déclaration.
FoRGELER , forceller y forsceler :
Becéler, cacher, frauder, détourner,
aliéner; àe foras et de celare.
FoRCELEUR : Qui cache , qui cèle,
qui recèle.
FOR
gant ; àefortu et de sensus; en toc
¥TOV.forsénans,farsénas; en Italien
fttor di scnno. '
FoRGEHER ^forsener : Etre en co-
lère , en fureur, être hors de sens;
en anc. Vvov . forséf^ar,
FoncKHifLiY,^ forcené fnent,fonat'
nementy forcenuement , farsaigm ,
forseniuge, forsenance,forsenemaMt,
forsenement yforseneriej forsennerie,
forsenure yforssenerie : Folie, fureur,
extravagance, emportement; defo»
ras et de sensus; en ancien ProT.
forsënaria»
f Sire, ce dist 11 Salmistes, ne m^argaes m
ta /hrsennerie.
Serm. de S. Bernard, fol,' aa6. C*cst la
commencement du 6* paeanme, 1^
mine , ne in furore Cuo orgMOt «e.
Tu marcheras la terre en firemlaaaiu , ta
esbahiras le gens en tti/ôreenerie.
Bible , CanL etUabacuc , ckap, 3 , iftrs 1».
Infremitu conculcabis terram ; m luroif
obsUtpefacies gentes.
FoRCERET : Petit coffre, cassette;
petit fort. Voyez Forchieh.
. Forces : Tort , dommage , dégit
Faire forces : Mettre emp^bement
à quelque chose , faire violence, s^em-
parer de force. Signer forces : Don-
ner main-forte.
Forces , forches y forcestxs , for-
ces : Grands ciseaux de tondeur de
draps et de moutons ; forceps, for^
fices,
FoRGESAiNTE : Boucle, agrafe de
ceinture , ou coffret à reliques.
FoRCETTEs, /brcAellicj : Petits ci-
seaux ; forsiculœ.
FoRCHAROUACE : Droit pour la
réparation des chemins qui ont été
endommagés par les voitures.
FoRGHAT : Bâton fourchu.
FoRCHE : Vigueur, énergie , force,
violence ; fortitudo.
Fo&cHx ^forchette : Fourche , ins-
FOR
tmment fourchu, proprement la par-
tie du fer divisée en plusieurs four-
chons ; furca.
FoRCHE : Ciseaux , tenailles , pin-
cettes ; forceps,
Fo&CHELE ^forceleyfordieUe^for'
theure : La poitrine , l*estomac ;/î<r-
eiUa, 11 s'est dit aussi de celui qui ne
paye pas au jour marqué le cens
qu'il doit.
FoECHELBa : Celer ce qu'on doit
déclarer ; àt foras et de celare ; d'où
forcheler les droits, les frauder, les
dissimuler, les cacher par fraude.
FoRCHiEE , forcier, forsier, four-^^
deTyfoursier : Cassette, écrin, coffre-
fort; en bas. Isit.forsarius.
FoRCiEES : Carpière pour l'ai-
▼inage.
FoECLOEE , forclorre , forcloure :
Exclure, empêcher, gêner, mettre
hors d'état, interdire l'entrée d'un
lieu , déclarer une personne non re-
cevable en justice , faute de s'être
présentée avant le terme marqué;
de foras claudere.
Au Diea d* Amours et à Tenus ,
Qui m^eurent aidié mielx que uns ,
Puis à tous les Barons de l'ost
Lesquels jamais Diex nt forclose,
Romqn de la Rose,
FofiCi^os yforclous ; Éloigné, ren-
voyé , exclus , empêché ; foras clusus.
Ont-ils tou|^ voies espérance
Et de baisier, et d'autre chose.
Dont Vespennce m'eût firchse.
Roman de la Rose,
FoEGLOsT : Empêche , exdut, ren^
▼oye ; foras claudat,
FoECLus : Exclus , empêché , hors
d'état, 6ié\ foras clusus.
FloridanetEUinde u^estoient mie aÀjorclus^
ne priver du doux et agréable regard , ne de
gracieuses devises de Tung et de l*autre, qu'ils
me parlassent et devisassent ensemble.
Roman de Fhridan,
FOR 621
Amy , de ces joyes mondaines ,
Ke me chault , et m*en xXentforcbuT
Car ce sont plaisances soudaines ,
Qui *h passent et ne sont plus.
Dialogue du Mondaim,
FoECLusioN : Empêchement, éloi-
gnement , exclusion.
FoEçoiEE : S'efforcer, exercer ses
forces , en acquérir de nouvelles ;
fortescere,
FoEGOMAiroBUE : Uiurpateur, qui
dépouille le légitime possesseur.
FoECONSEiLLBE , fourconsUUer :
Mal conseiller, priver de conseils, en
donner de mauvais; de foras et de
consilium; en bas. \BX,forisconsiliare,
FoEçoTSE : Éprouver, exercer sa
force ayec quelqu'un.
FoEçuEE : Exaction , droit iiyuste
et exigé par force.
FoE]i : Dehors , qui est dehors ;
foras,
FoESiNs : Intérieur, reculé, éloip-
gné, repoussé, extérieur..
Et comme il (Moyse) chacereit son fouk aa
^Xuaforeins lieux del désert , il Tiut à U moun-
tague de Horeb.
RiMe, Exode, ckap, 3, 'vers, i.
Ciunque minasset gregem ad interiora dû^
serti, venitadmontem Dei Horeb,
Et les fils du règne seront engetez ea ténè-
bres y&rvmi, où sera pleurs et grindliemens
de dens. Bible, S, Mathieu, ch. 8, vers, la.
Filii autem regni ejicienttir in t&iebras
exteriores : 1^1 eritfUtus etstridor dattium,
FoEEL : Conduit, canal, fourreau ;
deforabilis ^ourforamen,
FoEEPEiSE : Excepté , homoa.
FoEEE ^fourer : Fourrager, rava-
ger, piller , gâter , percer, trouer,
fourrer, pousser \furari. Aller forerz
Marauder, aller a la petite guerre ,
dérober.
« FoREScApT : Droit d'un seigneur
sur les choses trouvées dans %e% do-^
maines.
FoEEST : U paroit que oe mot
avoit encore une autre signîficatioA
ÔM FOR FOR
que celle qu'on lui donne aujour- qn*il est Gaulois ; Ménage la dérrrc
d*liai 9 suivant Du Tiilet , pages i43 de la basse IsLïinité /bresta ,/6resiù;
et i/i4; Pasquier, liy. ii , chap. i5, Yossius, de TAUeniand /brsi ou de
col. 126 , tom. I , et Monet , qui foris; quia sylvaforis est, sive extra
en ont parlé d*après cet auteur ; il urbem et agros ; d'autres de foras ,
désignoit encore un droit de rivière , foris et de stare; et Ockam , àtfera-
et le droit d*y pécher. Voici comment rum statio; celle-ci me paroit la pins
s'exprime Pasquier : « Je vous diray juste , les bétes sauvages n'habitent
av<ec le greffier Du Tiilet, au lieu par pas ailleurs que dans les forêts.
TOoy préallegué , qu'en vieux langage Forestage ^forestaige : Droit qne
frajnçois le mot de forest convenoit le forestier ou inspecteur des bois
au ssi bien aux eaux qu'aux forests , d'un seigneur lui payoit chaque an-
qu'ainsi le voyons-nous estre usé par née à titre de redevance; en bas. lât.
nostre Roy Childebert , en sa fonda- forestagium,
tioii de l'idibaye Saint-Vincent, de- Foresterie ^frosterie : Office de
pui s nommée Saint Germain-des- forestier, garde et inspection des bois
Pre z, quand il luy donne son domaine d'un seigneur , d'une commune ; en
d'Isîiy, avecques la pescïierie de Van- bas. Isit.forestaria,
ves, et autres choses qui estoient en P'or estier , ybr^ttVr .- Inspectenr
la ri ?ière de Seine, depuis le pont de des forêts , garde de bob ; en bai.
la cité, jusques au ru de Seine (il Isii.forestarius, Forestier le roi: Gudt
devroit y avoir ru de Seitrc, alias de des forêts royales.
Saur.e, ou W^ c'est-à-dire , U Comme lUdurd dit Lab.» de Unû d. d,..
petit*? rivière de Sevrés ) , entrant ^^,^ ^^ SoUsoas . dt- cîuquanie an» et de pi»,
dedajis la rivière, telle que ssl forest fu«t filtrsi forestier le Jtoî , en U forest àr
est. lEt, dit encore Du Tiilet, avoir Boen, environ U feste de la Pnriliaitioa^rii
Tcu .deux anciens tUtres de l'abbaye 1" >'o,tre seigneur mii. «« i.x et xth.,
Tx • T- 1 •', et il chaçoit aucuns qui emportoient bot» g<
Sain t-Denis en France , par lesquels ^ forest ; et com il Millist un fossé, il se hier*
nOStI« Roy Charles-le-Chauve , luy griément en la chtrviUette du pie destn rt
donna par l'un , la seigneurie de Ca- «"'<»"'' «tl lieu, et »e dolut dès donque« toï
^nch p PII Thierarche avec la forest i"^" ^° ^^* ^*°* j* ^"**"^* ^ï"*" '* " ^""^
Tocn e en luierarcne , aycc lajoresc ^j^^ ^^^^ ^^.^ ^^ ^^^^^^ ^. ^^ ^ ^^ ^^.^^^
des pesches de la rivière de Seine ; clocha par trois auz ou par quatre , et portoH
par l'autre, la terre et seigneurie de on basiton eudît tens en sa main punr BÎex
Ruel (alias Reuil ) , et Xn. forest d'eau, «««t^'^r •»«! > «t l" «"J^es forestiers mêtoif m
. .^1 • • « 1 o • sus audit Rlciiart que u &e fnfDoU.
depuis la rivière de Seine , lusques i#- 7 j c f • r •
r,. , 1, • / «Il Miracles de s. Lotus , cÂop. 38.
au licru amplement designé ; pareille- ^
ment qu'en l'abbaye Saint-Benigne Yo^vkX'KY.^forfeire yforfercyfour^
de Digeon (Dijon, Divio) ^ il y avoit /iK>t*,/oi///i'/Tp: Commettre un crime,
un ai litre tiltre par lequel le inesme mal faire , insulter quelqu'un , lui
Boy (lonnoit aux Religieux , Abbé et faire tort, soit par paroles ou par
convint (couvent) de ce lieu, sa actions, faire du mal , nuire , man-
foresV des poissons de la rivière d'Ais- quer à quelqu'un , perdre son bien ,
che (alias d'Ouschc) ». Si ces titres son honneur, sa vie, par un crime,
ont existé ou existent , ils seroient une mauvaise action , par impru-
bons .à examiner. Quant à l'étymo- dence ou par témérité, encourir la
logie de ce mot , Du Tiilet prétend confiscation de son bien , de ses mar-
FOR
, m manquant enven le
Bai ou ion seignear; et suivant Ho-
net, tacher, souiller; àe forai et de
Jhcere , agir, faire contre la raison.
Foifairt son mariage : Violer l'enga-
gement que l'on a contracte ; Ae/orat
Bi Aefacere; d'où les mott/oifMet,
foifaicture,farfeut, forfaiture, forfet,
foifeture : Crime , mauvaise action ,
prévarication , saisie , amende pour
tin crime, tort, blessure, insulte,
perte de son bleu, confiscation; en
anc. Prov. forfait etforfesour, for-
tatr, malfaiteur, accusé, condamné,
mauvais sujet.
r il Jhrfont I
ttîMu com Ir*
ff!6le.S.Aathieo,chaji'.6,vtn. i6.
Càm aillent jtjanaia , noliie ptri tient
Iffpocnix rrittes : »tcrniasot enùn/acùi
tuai, bf appv^ant kontinitus jejiauintet.
Qui srt mèim ■ tttical il diiît «Ira pen-
dni, it^^ttoDt leiiFn ïdU minirrc dïuai
diti. Coutume de Bettuvoîiii, chap. Zo.
FoHFiMiLiEa : Émanciper.
FoartNTE : Fourbe, hâbleur, char-
latan , menteur, Xo\i forfanterie ,
fourberie, cbarla tannerie.
FoBOAGE ,forgageinent iforgaige :
Hachât , action de retirer son enga-
gement , de racheter un gage , ou ses
effets engagés ; deforas et de vagirta,
suivant Barbazan.
FoROACEB , forgagier, forgaiger,
forgaigier ; Racheter un ga'ge, sed^
gager, se délivrer, retirer ses gages,
retirer son engagement.
Foacxantii. , forgagner , fourga-
gner : Confisquer, reprendre au fer-
mier le bien qu'on lui avoit affermé ,
faute de paiement. Voye* GiiOHEa.
FoHCE : Fabrique , construction ;
d^ohforgeinent, fabrication des mon-
BOies; defabriea.
FoaozaET : Petit coffra, écnn.
f^ojrtt FoBCSiin.
FOR (i>3
Foaeisa : Coffre , raiselte.
FoaciBaB : Inventeur, fabricalcur,
qui complote , qui machina conttr
quelqu'un ; forgeron , arliian ; (la
fabricaior, suivant Ménage.
FonKv, formas : Cri des chatseura
avec le cor.
Foaacsa : Appeler les chiens à la
chasse. Voyez Hueb.
FoaiBaB : Terre destinée à la pft-
ture des bestiaux ; de fodi-um , fo-
FoaiBT , forieture , lisez forjet ,
foijeture: Actiod de sortir en debors,
d'être hors d'alignement, d'aller hors
du droit chemin; injustice, bannis-
sement, eiil.
FoRiBTBR,/of7e«er, lises faijeter,
foTJeacr ; Sortir de la droite voie , de
l'alignement ; chasser, bannir, exiler;
de foras et de jactare.
FoaiKGiÉ : Chassé , banni , exilé.
FoatNoiBB : Exclure de la garde
et de la protection pnUiqne, réduire
à l'état d'étranger ; bannir, chasser.
FcatoLBux : Qui a le ventre libre.
FoEfscspi : Le droit des lods et
ventes.
FoBJOvsTEB , forsjouter : Vaincre
à la joute , se distinguer dajis les joit-
tes. Voyez FoaiETEB.
FoBjDGÉ : Jugé par contumace ;
confisqué.
FouDCBMERT : Sentence de ban-
nissement , où sont rapportée* les
raisons qui ont fait bannir ; ast<«
souvent on forcoît le condamné d'at-
tendre ses lettres de forjugernent.
FoaiDGEa, foijugier, forsjugeir,
for.sjugrr, forsjugier, fortjuger : Dé-
laisser , abandonner, renoncer, ex-
clure , condamner an bannissement ,
vendre , aliéner, juger injustement,
juger par contumace, débouter d'un*
demande par jugement ifwntjMrare-
S»WMXMKMJ , forf"" ■ P'rjiu«i
633 FOR F O F
que celle qu'on lui donne aujonr^ qtt*ii est Gaulois Jeai uro;^
d*hui 9 suivant Du Tiilet , pages i43 de la basse lar' ^^ i^tre chose
et X /|4 ; Pasquicr, liv. ii , chap. i5, Yossins, d .d'eau, la léroàté,
col. 126, tom. I, et Monety qui /ons;ç' ' «e Ton appelle encore
en ont parlé d'après cet auteur; il when tandic , la Picardie elle
dcsignoit encore un droit de rivière, for ^ maigue y maige, a èié
et 1 e droit d'y pécher. Voici comment r .forsmenée , parce que /orf
s'exprime Pasquier : « Je vous diray fj^^as mitteré) et fors menir
av.ec le greffier Du Tiilet , au lieu pp^ . ^ minore) signifient , chasser,
nii>ypréallegué,quenyieuxUii^r * ^puiser, renyoyer. On disoit an-
frajiçois le motde/orrrrt con^ / dennement âge, aige, pour eau,
au ssi bien aux eaux qu'aux r ^^ ^^^^, ^^ j^ ^^^ fromage n'est aulit
^*^:!i"" ^^Jîl? m"*""^"* ^^ ^"^^^ ^®*« q^« ^« lAiin/oras rnissa aqua,
])arle d'an
*cst point
* — ~- ,_^^ ir (|uiLicr^ strvuvp, uoni lo. scrusiie ii*est pout
PrcK, quand illuj y^Trejeler. exprimée, on dit du fromage mou,
d Isîiy, avecqne^,.>y]j,,iYa,,t Borel. caseus mollis , musteus, comme dani
Tes, etautrer^ijf^. D^g^n^t^alion, Pline.
la nyierea^i^l^^y^aise habitude; Mons eoaguUuus, mons pinguis ut qwd
la Cl lé , * L^/y^Hnea. suspicainini montes coagulatos? Mons caîUrt
devroî» j^Z*' fhrsliffner. fourliener : comme le«, laulr*- lettre dit enfromai^ûz
SoMârk ^Tuf*. 1 j EL (alias en /ôn/iaf/jiex) tôt e»t buen, li lei et U
«^ <S^ /a valeur de ses ancè- )^^i^, .enefie la mî^^ricorde de Rostre-
A **'&'*''*' ** ^^^^ ' ^^^ Origmc , Seigneur, qui norrit le» simple» gen» qui ioirt
^JyJJJp le droit; sortir de la droite «*« petit sen, si come li lex non-ît les enfiin»,
' J/^tf chemin ; de foras et de «* devient fromaiges , et ferme viande, à ça«
iFf^ •*** f ^ qm ^QQi pigg fdirt, et de greigncur enteudt--
t^Lt» ment. Corn, sur le Stiutier, Ps, 67 , vers. lù.
J^^tOCVT.K , forlOftgier , /or/o/l- ^a procession acbeTée comme prom.nc-
'^forslongerjhrslongnerffortloin' ment et cxercltation salubre, ils 6c ntirolwrt
i^f. fourlogner : Eloigner , laisser en leur refectoîr , et desaoubb les taklfi »e
/^derrière soi, écarter, retarder, «««oient à genoUx, s*appuians !« poictrior
1^'* , ^ ^ et estomach chascun sas une lanterue. F.oix
0értr, renvoyer a un autre temps ; „j^„, ^^ ^^^ ..^^^ ^ ^^j^^i^ „„^, g^^^^ j-^1^^ ^
^ foras et de elongarc» ayant une foarclie en main , et là Irs traiclnit
FonUAGE, formaige , fourmage , • 1» fourche; de sorte qu'ils commeDroîfDt
fourmaigey fromaigv : Fromage, 1^"^3* ^^1;^^^^*'''^''' ^' ^
sorte de laitage caille et égoutté; en """^ ^Va^laÙ^'X'. 5 , chap. 17, parlant de
Jjas. \dXm formaticum , formago , fro- Tislc des Escfots et de l'Ordre dts
niago ; dérivés de forma, suivant Frères f redons.
Mcuage et la Monnoie; en bas Bret. Formant : Bled, froment, grain}
fourmaick, Barbazau pense qu'il yru//2r/irf///z; beaucoup, grandement,
vient de foras et de aqua; il est cer- fortement , violemment ; fortiicr,
tain , dit-il , que Ton ne donne le nom VoiiMkKîkor.,feuF'mariage, forma"
de fromage absoluté , qu'à une masse riaige , forsmariage , fourmariage :
tout-à-fait coagulée, et même séchée, Alliance d'un serf avec une femme
dont on a 6té l'eau, le petit-lait, la libre, sans la permission et hors de
sérosité. Papias , cité par Ducange : la terre de son seigneur , ce qu'il
■»
•k
%">
FOR
'^onr cela ; mariage contracté
\ loi, ou sans le consente-
\rens ; mariage entre deux
* 'inégale condition ; de
*rimomum; en bas. lat.
'Contracter nn ma-
Hcipation de son
Nvens, contracter
^ lionne.
j quant il te marient
nuques ili ont eschiet à
A>Ics et hiretages , car chil
,nt , il confient que il finent à
.d Seigneur.
Coutume de Beauçoisis , chap, 45*
Formée : Service pour les morts ;
t suivant D. Carpentier, lettres scel-
les du sceau public ou royal , pour
lettre une sentence à exécution.
FoEMKNER ^/ormainer, /ormenetr,
yurmener : Fatiguer, émouvoir, agi-
itj maltraiter, égarer, écaiter, ren-
oyer, expulser, chasser, mettre de-
ors ; de /bras et de minare.
Vokwlut ^/ormens : Grandement ,
•eaucoup , rudement , fortement ,
iolemment, rigoureusement ; yb/ti-
?r; en anc. Vrov» forment.
Binait entent bien au parler
Qu*il eit moult durement blechiez,
ferment en est esléetciez ,
Qn« maintefoix li ot fait mal.
Boman du Renard, fol, iSa, F*.
FoRMKiiT iformens : Bled , grtin »
roment ; frumentum,
11 ami an Vilain alerent
An Cheralier, et demandèrent
8a fille por le paitant,
Qm tant avoit or et argent,
Vlttiié forment et planté dras :
n lor donna isnel le pas,
£t otroia cest mariage.
FiMiau du Filain Mire.
FoEMSTEE ^/ormettre,/orsmettre :
Ihatser, renvoyeriexpulser; dt/oras
t de mittere.
I.
FOR 6%S
FoEMBTTK ,/ormete : Petit banc ,
escabelle , stidle de chanoine ^ de
/brma,
FoEMi y/ornus,/romi ,/romù : La
fourmi , espèce de petit insecte qui
fait ordinairement sa demeure sous
terre ; fonrdca,
FoEMiEEE yfonnilliere,frorrdUere:
Lieu où se retirent les fourmis , et où
Ton suppose qu'elles mettent Tété
leurs provisions d*hiver.
FoEMis yforsmis : Renvoyé , exilé ,
banni , chassé , expulsé } de /bras et
de missus.
FoEMOET : Droit d*un seigneur sur
les biens des bâtards ou autres, après
leur mort ; d'ojx formoture «t/ormor"
tare, héritage qui arrive par mort.
FoEMosiTii : Beauté, grâces, éclat ;
formosUas.
FoENAGB : Droit que dévoient au
seigneur ceux qui faisoient cuire leur
pain à son four banal.
FoENAsiEE ^fomassier : Tuilier »
fabricant de tuiles \ boulan^r ; for-
nacarius ; en bat. WL/omaserius.
FoENAX yfomcl : Fournaise , four,
fourneau ; fornax , furrms ; en bas
Bret. /om.
Tolentîert, dlst-Il, en non Dlen,
Lors met ka etterUns an gieu ,
Assis se sont au tremerel ,
Loi et saint Pierres mafomel,
FabL de S, Pierre et du Jougléor.
FoEificAEEssE : Femme débauchée.
FoENic ATBUE y/omicaste , fomica»
taire : Libertin , débauché , paillard %
luxurieux ; /orrdcator.
Un antre filosoplie i ot ,
C*ttne parole esprouTé TOt
Qne soTent oït affermer ,
Chascune famé est ^r/iicaifitf.
Se celer s*en puet , n*est pas chaste «
Et pensa puisqu*il fu ainsi ,
Dont l'etloît •• mère antresi.
L'image du Mandi.
6a4 FOR
«
mensonge; abandon volontaire 9 re-
nonciation.
FoEJUEER , forsjurer , /ortfurer ,
fourjurer : Manquer à sa parole , se
parjurer, quitter, abandonner, re-
noncer, aliéner, se dessabir, dédire ,
récuser , rejeter le témoignage de
quelqu'un ; foras jurare, Forjurer
son hoirie, abdiquer son héritage ;
forjurer un Juge , le récuser \ forjurer
ses creditorsy récuser ses créanciers ,
déclarer qu*on n*a pas de quoi les
pSLjer , faire banqueroute ; forjurer
sa foi y renoncer à sa religion , deve-
nir mauvais sujet, vicieux ; yb/yiirer
son mestier, son talent, le quitter;
jurer à faux , refuser, rejeter.
FoELiEz : Quitta , suivant Borel.
FoELiGNEMKNT : Dégénératiou ,
mauvaise action, mauvaise habitude ;
de foras et de linea.
FoELiGNEE ,forsligner,fourligner :
Dégénérer de la valeur de ses ancê-
tres , démentir sa race , son origine ,
agir contre le droit; sortir de la droite
ligne , du chemin ; de foras et de
lineare.
• FoELOCNEE, forlongier , forlon^
gnerJhrslonger,forslongneryfortloin'
gnier, fourlogner : Eloigner , laisser
loin derrière soi, écarter, retarder,
différer, renvoyer à un autre temps ;
de foras et de elongare,
FoEMACE , formcùge , fourmage ,
fourrnaige , fromaige : Fromage ,
sorte de laitage caillé et égoutté ; en
bas. XaX* formaticum , forrnago , fro-
niago ; dérivés de forma, suivant
Ménage et la Monnoie ; en bas Bret.
fourmaich, Barbazau pense qu'il
vient àe foras et de aqua ; il est cer-
tain , dit-il, que l'on ne donne le nom
de fromage absoluté , qu'à une masse
tout-à-fait coagulée , et même séchée,
dont on a 6té l'eau , le petit-lait , la
sérosité. Papias , cité par Ducange :
FOR
Caseus dictas quod caretU sero;i/B
même formage n'est autre choie
qu'une masse dont l'eau, la sérosité,
le petit-lait , que l'on appelle encore
dans la Normandie , la fîcardie et le
Limousin , maigue , maige , a été
forsmise ,forsmenée , parce que/Jw»
mettre {foras mittere) et fors mener
(foras minare) signifient, chasser,
expulser, renvoyer. On disoit an-
ciennement âge, aige, pour eaa,
aqua ; et le mot fromage n'est antre
chose que le Iaûh foras missa aqua,
ou foras mustum. Si l'on parle d'an
fromage dont la masse n'est point
séchée, dont la sérosité iCest point
exprimée, on dit du fromage mou,
caseus mollis, musteus, comme dans
Pline.
Mons coagulatus , mons piaguis ut qmi
suspicatnini montes coagulatos? Moos eilÙm
comme lez, l'autre lettre dit en fromaigies
(alias ea formaigiez) tôt est buen , li les et K
fromaiges senefie la miséricorde de Ifostr^
Seigneur , qui norrit les simples gens qni sort
de petit sen, si corne U lex norrit les eaCus,
et devient fromaiges , et ferme viande, à çaas
qui sont plus fort , et de greigncur entende-
ment. Corn, sur le Sauner, Ps, 67, 'vers. 16.
La procession acbcTee comme promene-
ment et exercitation salubre, ils ae retiroient
en leur refectoir , et dessoobs les tables se
mettoient à genoilz, s'appuians la poictriae
et estomach chascun sus ane lanterne. Enlx
estans en cest estât, entroit ong grant Esdot,
ayant une fourche en main , et là les traîctoit
à la fourche; de sorte qa*ils commençoieat
leur repas ^àrformaige, et rachcToientpar
moustarde et laictue.
RabeUùs , liv, 5 , cktsp. 1 7, parUuU de
risle des Esclots et de f Ordre an
Frères Fredoru,
Formant : Bled , froment , grain 9
frumcntum ; beaucoup , grandement,
fortement , violemment ; fortiter,
FoHMAR I AOE ^feurmarrage,forma'
riaige , forsmariage , fourmariage :
Alliance d'un serf avec une femaie
libre , sans la permission et hors de
la terre de son seigneur ^ ce qu'il
FOR
pajoit pour cela ; mariage contracté
contre la loi, ou sans le consente-
ment des parens ; mariage entre deux
personnes d'inégale condition ; de
foras et de matrirnordum; en bas. lat.
fonsmarit€igium»
Forma aiER : Contracter un ma-
riage sans la participation de son
seigneur ou de ses parens, contracter
un mariage disproportionné.
Quant il ce moerent oa quant il M mariait
en franche* famés, quanquec ils ont eschict à
lenr Seigneur maebles et hiretaget , car cbfl
qui %e formarient , il confient qoe il finent à
le Tolenté du Seigneur.
Coutume de Beauvoisis, ckap, 45.
Formée : Service pour les morts ;
et suivant D. Carpentier, lettres scel-
lées du sceau public ou royal , pour
mettre une sentence à exécution.
FoRMKNER ^formainery formeneir^
fourmener : Fatiguer, émouvoir, agi-
ter, maltraiter, égarer, écaiter, ren-
voyer, expulser, chasser, mettre de-
hors ; de foras et de ininare.
FoRMKNT,/br/7i^/if : Grandement,
beaucoup , rudement , fortement ,
violemment, rigoureusement ; /brft-
ter; en anc. FTOY,/ormènt,
Ranart entent bien au parier
Qu*il est moult durement blechlez,
Forment en est esléesclez ,
Que maintefoîs li ot fait mal*
Boman du Renard, foL i3a, F**.
Forment ^formens : Bled , grain ,
froment ; frumentum,
Li ami an Vilain alerent
Au Cheralier, et demandèrent
8a fille por le palsant,
Qni tant avolt or et argent,
Plenté ^rm^nr et planté dras :
n lor donna iinel le pas,
£t otroia cest mariage.
Fabliau du FiUùn Mire.
Formetre j/ormettre,/orsmettre :
Chasser, renvoyer, expulser, àe forât
et de miuere.
z.
FOR 6a5
FoRMXTTS yformeU : Petit banc ,
escabelle , stalle de chanoine ; de
forma,
Yo^isi^formis yfromi yfromis : La
fourmi, espèce de petit insecte qui
fait ordinairement sa demeure sous
terre ; formica,
Formiere yformilliereyfromiUere :
Lieu où se retirent les fourmis, et oh
Ton suppose qu'elles mettent l'été
leurs provisions d'hiver.
Formis ^forsmis : Renvoyé , exilé ,
banni , chassé , expulsé \ de foras et
de missus,
FoRMORT : Droit d'un seigneur sur
les biens des b&tards ou autres, après
leur mort ; à*oiiformoture ^iformor^
iure, héritage qui arrive par mort.
FoRMOsiT^ : Beauté, grâces, édat ;
formosiias»
FoRHAOE : Droit que dévoient au
seigneur ceux quifaisoient cuire leur
pain à son four banal.
FoRNAsiER ,/bm0Uir<>r .* Tuilier »
fabricant de tuiles ; boulanger ; for^
nacarius ; en bas. Wl.fomasenus.
FoRHAx ^fomcl : Fournaise , four,
fourneau ; fornax , fumus ; en baa
Bret./b/7i.
Tolentiers, dIjt-U, en non Bien,
Lors met lea eaterL'ns an gieu ,
Assis se sont au tremerel.
Lai et saint Pierres wa/omel,
FabL de & Pierre et du Jougiéor,
FoRificAREssE : Femme débauchéc.
FoRir ic ATXUR ,/b/7uca^^e yforrdca»
toire : Libertin , débauché , paillard %
luxurieux 'yfomicator.
Un autre filosoplie à ot ,
C*nne parole esprouré TOt
Que soTent oït affermer ,
Chascune famé est ^rmcof fi? y
Se celer s*en puet , n*est pas chaste «
Et pensa puisqu*il fu ainsi ,
Dont l'cftoit aa mère autresi.
L'ùnage du Handt,
m Jt
6%e F O A f O R
FoRHiCÀTioH : Libertinage , dé- Poaab , feuîfû : Paille , fbnrngè.
bauche , luxure ; fomieatiù. Forr* , /orna : Doublé , fourré ,
Home ne pot m femme lesiier que par enveloppe.
Jomication, et por lèpre non, et mesel m Foreiee : tourner, foorrageati
pœnt marrer. soldat qui va au fourrage '^fanrrÎMSf
Lh^re dé Jostiee et de Pht,foi, loo. forraior.
FoEiriER , foumier : boulahger , Forrieré : l^âturage des bestiaux.
pâtissier ; tuilier, fabricant de tuUes ; Mener alforriere, en Pi<:ardie , c*es(
/arnaritts. conduire chez le juge , des bestiaux
FoEOis : Bois , forêt. trouvés pâturant dans une terre eù-
FoEPÀïsEE : Mener paître les bes- Mmeiicée : ces bestiaux ne sont ren-
tiaux au loin , hors de Ictlr finage dus au propriétaire qu'après aroir
ordinaire. payé Tamende à laqueUe on Ta con*
VoKPÀ.ï$EKj/orpaisser,Jbrpajrser, damné.
fàrspaUet : Dépayser , s'expatrier , FoEm-niL : Très-crael , «léchant.
quitter sa patrie^ son lieu natal ; dé Foas : Usages, coûtâmes d*un lien.
forât et de paçàt, Foas : Yigouireux , fort , muscnr
A . • r # •. . Icux ; fortU ; four de boulanger ;
Ceste «Mise fu ftite etpeciaument pour ^ ' •' «» '
icéms qui tToIent dei héritages an royiiune fomaceus*
de Jérusalem , car quant la terre ettoit en FoES : Dehors ; excepté , homÛS ,
. inauTais point , ai aUoit outre mer , et on afoit j| Texceptiou ; foras , faris ; en anc.
joindedeffendrewterre.etquantibMvoiem ^roy./oros. Estre de fors : Êtie dc
bonec noreles, ti reyenoient, et pour ce fu **^»«y»^^» *^*'^ ^%^ jvw* . «m«v w
catabU an et jour ^ et torna raisUe at dehors , d un autre pays.
heritaigea: et fe cefad qui eit fùrspeùU en
Téaot requerre recort, ou conoiasaBce Aé
court « aroif le peut.
As$ise$ de Jérusalem, chap. 37.
FoaFÂSSsa : Outre-passer, dépas-
ser, aUer plus loin que le but. .
FoEPÀTSÉ : Hors de son pays , ex-
patrié , dépaysé.
FoEPEX : Fripier; d*QÙ /orperie ,
friperie , habits, meubles raccommo-
dés ; lieu où ils se rendent.
FoEPEESsEE , forspresser : Expri-
mer, tirer dehors, faire sortir; de
Xorasei de pressas j part, depremere.
FoEPEisE : Tribut, impôt sur des tement , par contrainte, forcément;
terres étrangères ; en b. IsLt./brprisa, fardter,
FoEPEix : Cher, de grand prix, FoesâgE : Violence ûutè à qûd-
bors de prix ; eiception ; de /bras et qu'un,
de pretium. Foasiic : Vigoureux , fort mas-
F0EQUISE : Chose prise , demandée culeux ; fortis,
ou exigée injustement. Èoesâe : Renforcer , prendre des
FoEEAE : HAler un chien , le faire forces , se rétablit d'une nïaladie ;
piller par d'antres. foriêscere.
Imus a*ea eat parmi la porté ;
Mais tant aadiies, an «Ère tout,
Qn*it n*enporta nit tant fl^aToif
Dont on presiit qnatt^ featss «
Fors les aras qn^ «folt Tteitnt:
£nsi »e met tout aena en ycic ,
Que nus , fors Dieu , ne le conroie»
Le CheyaKer au ÊarM,
Éors et ens souTent le Téoicat
Ceulz qu*il amoit et qui racBOÎeal} |
Biais la Magdalaine fa prîm«
Qui le dîst i ceulz qui estoîc&t
Reposti, fiour ce qn*ils se dodbtoicat
Des félons Jaijfs {dains de crione.
*Co€UcUe de Jehan de 3£etmg, 'vers 819. t
FoesàdamIên , forscdgamèn : For- I
FOR
FoESCtoiCEA , forschadèr , Jbrt-
chaucer : Bannir , diasser , exiler ,
écraser , opprimer , fouler ^ vexer ,
tourmenter; de/6ras calcare et de
quassare,
lÀtors/bnchaueetXoûert,
Sermons de S. Bernard,
boncvAcit /briior minus fortem.
FoBSEN , forsenage , forsenerie :
Violence, colère, folie, extravagance ;
àe foras et de sensus»
Mal» «oîenff oi cantifieit , chier frelre , et
apparîHîet j apparilliet soieiic ni que nos os-
tiens de nos lo somme de la nuit et santlfieit «
assi com al jor de la noctumal yTroigme , enai
^ae nos refreniens \z. forsenerie de tos perrers
cufises. Sermons de & Bernard , fol, 38.
Sanctifcemur ergo hodie, et parati simm ,
porati çuidem hodie nocturnum excudendo
toporem. ^ porro sanctificati nihilo minus tam-
fuam in die ab ebrietate noctuma, cj/pidUnk
noxia frenando fororem.
FoRSSiii , forseon , forson : Vio-
lenl , emporté , fou , extravagant ,
hors de sens ; à^ foras et de sensus.
Ta es desloîaux et caltire ;
La plus dolente riens qui Tire ,
Ta es crcaxuTt Jbrsenée ,
Et hontose et malénr^.
Roman de DokugÊu.
FoasEVER, forsoyer: Etre naP du
sens , de la voie , extra vaguer, s'em-
porter, égarer, mettre en colère ; de
.foras et de sensus*
FoEsÈRaK : Forgeron, ouvrier en
fer.
FoESiXTEia ^forsieter, Wsezforsfe^
ieir, forsjeter : Rejeler , chasser, vt-
hnXtr ', foras jactare , eficere.
Et cîl de maintenant sont /orsjeteiz del
regard de Pharaon.
Bible, Exode, cTut'p, lo , 'ifers. 1 1.
Statimque ejecti sunt de conspectu JPXo-
tnonis,
FoESPAÎsi , forspaysié : Qui est
hors de son pays, soit volontaire-
ibènt du par bannissement.
FoK$<iOKjforstantque : Sinob ifat^
fr b il Sàj
bori^is que , k moins qae \ excepté
que; de foras, Forsque tantsiaucùm :
Sinon cependant ^t si quelqu'un.
Foêssélle: Fourchette ou ciseauk.
FoRST ALLEE : Frâudcr les droits
du souverain.
FoESTEEGBiEE : Eulcver, arracher
par force , saisir violemment.
FoET : Difficile , pénible , mal-ai$é ;
defortis. Fort chose, chose difficile ,
fatigante ; fort à croire , difficile à
croire ; fort à faire, difficile à faire;
fort, au demeurant, au reste, au
%Tkrç\xks\ au plus fort, au pis-aller;
un fort, un double denier ; forte
monoye, ce nom se donnoit à toutes
les monnoîes qui avoient plus de va-
leur que la mohiioie ordinaire; !•
denier Parisis étbit ybrr? monôye ,
comparativement au tournois. S^
vaut Borel , qui cite FrodoarS. et Rà-
giieau , ^5 forts sols valoient 4o sols».
On trouve dans plusieurs titres , soU
fdvemois forts, sols tournois forts ,
mais personne n'explique cette âil-
férence.
FoÊTÂBLSMBirT : Par forcé , àvëa
violence.
FoETAGB : Ce qu'on paye an sei-
gneur pour tirer des {)ièrres dé grès
siir sa terre.
ÈoETE-HEuÉè : Malheur, malheu*
reux. Ne à forte-heure : Né sous un*
ma^eureuse étoile.
FoETELESSB. : Fortcrcsse, chÀteau.
FoETELET : Un peu fort , qui com-
mence à prendre des fprces.
FoETELET : Fort, forteresse; de
fortaïiiium , fortalitas ; et en ancien
Prov. fortia, fortalissa,
FoETf uisEE , fortfuire : Faire da
liruit, causer, parler à Toréillé.
Je TOUS ouys tantost le cry
De petites souris , pîpt
Jbr^MMiu à m«UL oreille»
Pânniçe fovK^ «*eftoit mgfjf^^
CofmttarS, Wtonol, 3h fdaottt Uê/omg,
Flambihd : Flainbi»au, morceau
de bois desséché et fendu par le bout,
pour qu'on puisse l'aJlumer.
Flambàrs ^/ïambart: Feux volans
ou follets, qui paroissent sur les eaux
à la fin de l'automne , autrement le
Feu de S. Elme ; bâtons enduits de
cire que Ton portoit aux funérailles ,
torches ou tortis de paille ; morceaux
de bois qui se trouvent dans le char-
bon et qui n'ont pu se brûler , ce que
Ton nomme à Paris fumerons, et
dans quelques provinces flamerons :
dans la ville de Dreux , on appelle
flambarsdes morceaux de bois séchés
au four; anciennement les habitans
de cette ville les porloient enflammés
le soir de la veille de Noël dans tous
les carrefours et les rues de la ville,
«n criant : Noël, Noël.
Flambe : Flambeau ; àtflamma ,
flamellum,
Flambf.r : Reluire, faire de la
flamme, étinceler, jeter des flammes ;
flammare,
Flambeboï : La l>onne épéc de
Begnault de Montauban.
Flambkter : Flamber, passer légè-
rement sur la flamme.
Flamecmr , flamechée, flamme^
che : Bl nette, petite flamme, étincelle
de feu qui s'élève en l'air et qui se
convertit en cendres , parcelle de co-
ton qui tombe de la mèche d'une
chandelle , lorsqu'on est trop long-
temps sans la moucher ; flammula.
Ylaujlvg kVT 9 /tamenge , flamcn-
géant , flamengue, flamingant, fia-
minjantyflarninjuc : Flamand , habi-
tant de la Flandre, né en Flandre;
Flamingus.
Fl AMER GEL , flomenjel : Conteur
de fleurettes , doucereux.
Flamenoherie : Le pays de Flan-
dre , chose faîte en Flandre j de
^Flandria.
Via K
Flamer : Outrîr avec rinstromail
de chirurgie appelé flutnwiette^
Flameron , flameroles , flammt'
rôle : Chandelle , Umpe , lamière , le
feu S. Ylmt\/iammeohu,fiammigv.
Flamiche , fUunique : Espèce de
gâteau ou de galette qn'on ^BUt cuire
en chauffant le four.
Flamhant : Flamboyant, brilant,
embrasant \flammans.
Flan ^flamuse yflamusse, flanc ^
flanchet , flandreUùt > fiandrdet,
flanet , f lange , flans , flaon ,fUu-
niard^ flauson , flausou, fleuiSM,
flawon , //o/ï, floun : Sorte de gâ-
teau , pièce de pâtisserie qui te fût
«Tcc de la farine , du beurre , dn lait
et des œufs; en bas. \At./lado,flaM'
to. Barbazan pense que ce mot de
flan y soit gâteau , soit les flancs de
rhomme ou des bétes, vient du Latk
flatus, vent, souffle ; les gâteaux,
ajoule-t-il , ne sont que du vent;ki
flancs respirent et aspirent toujours.
Dans la première acception de ce
mot , son nom auroLt pu -venir de $&
couleur jaune , et formé de fkaaa,
Borel rapporte que ce sont die petites
tartes dites zxk&ûflandreletr, ou pla-
tài flans de let, pour avoir été inven-
tées en Flandre. Or, dit-il , elles soat
faites de lait et d'œufs mêlés ensemble
et mis en pâte: On les cuit aussi sous
le même nom entre deux plais. J'es-
.time , continue Borel , qu'on appeloic
ces gâteaux//<zo7zx^ et on l'a prononcé
£ans, comme on dit pour faons, fans;
paon, pan; Laon,Lan; et cequilecoa-
îirme , c'est qu'on les appelle en Laog.
desflaonesyflounes ^flausousyfîiUH
^ones. On appelle aussi unfïausoë,
.un homme fort délicat et mignard.
Par trettor l^s mIox qu** IVn proie,
&'iï ne te deffent de lamproie ,
De lui, de Mumon, ou d'angiiiUe,
$*cnl« puet trOTcr en la iSut,
FLÀ
Oa de fromages en -glaont.
* Momum de la Mose , v, ifti85.
BoBf TÎae MaTcnt nthrathn ,
Smlcet » brooeU et gns poluooi ,
Ttrtet, iCiuu, et omi» poeheit
Et pefdrix en tonlat MÎloat.
Fl4n : Meurtrière, canonnière,
barbacane , petite embrasure prati-
quée dans Tépaisseur d'un mur pour
Urer sur Tennemi.
Flanchet : Flanc , cAté.
Flaugbiaus : Couverture et orne-
ment des rideaux d'un lit ; àe/ian-
ckia, Arange.
Flanchieee: Armure qui couvroit
tout le corps.
Flâncbie (se) : Porter la main au
flanc ou côté, le serrer avec la main.
Flànd , /iond : Rouge , -vermeil ,
de couleur de feu ; de/iamma.
Flans : Les côtés, les flancs; de
/lamen , et selon Barbazan , de/Uaus*
Sibnie Boyne Hellespontine ,
Qui dans le chemp Troyen fa net ,
Prophétisa et monttra signe
De la Mîncte Tierge lacrée :
Parlant de ta digne pourtée ,
£t dn doidx Jhefut en êtêjlans,
Arant qoatn eent>toixaDte ant.
Le Miroir des Dames,
Flaon : Pièce de méul propre à
monnoyer ; de/iando , selon Borel.
FhÂqvn^/UufuaiSy/Uiquée : Grande
quantité d'eau que Ton jette tout d*uu
coup , le bruit qu'une chose fait en
tombant; canal, petit bras de ri-
Tièrèl^mare d*eau , eau dormante.
Fcyjrez Flac.
FLAQuam : Jeter de l'eau à la figure
de quelqu'un ; lancer , jeter ayec
Tiolence.
FLAaxum : Odeur, sentiment ; d'où
est venu le y erhe flairer,
Flasgons, flateonet , flateou :
BouteUle , Tmsc i bekre ; à"wfUu€ou^
FLA l$of
iei, petit flacon ; d^/latco, fkucula,
p^te bouteille.
Flasque : Vain , mou , lAche ; Bar-
bazan le dérive de /lotus, plein de
vent. Voyez Flac.
Flassaoier : Ouvrier qui fait les
fUusades ou couvertures de lit.
Flassaib : Lourdaud , gauche ,
nigaud.
Flassae : Couverture de chevaux^
FLASTia , flastrer ^flastrir , f lotir,
fUurer,/hurir,flestriry/îeutrier: En-
foncer, plonger, engloutir, jel«r avec
violence, abattre, faire plier , dompter,
assujétir , lancer ,. frapper , pousser,
faire tomber, marquer d'un fer chaud;
/l€Kcescere,fiaccere ,flectere; en baa
Bitet./lastra ; en Lang. flatri. De là
le terme du palais , yZeûi/tir d*un fer
chaud un criminel. Flastrer un chien :
ht marquer d'un fer chaud lorsqu'il
est mordu d*un autre chien , de peur
qu'il ne devienne enragé. Cette der-
nière cérémonie se faisoit à S* Denis^
de-la- Chartre.
Les petls enfant prenoient par lea pîez et
les Jiaiissoient sus ruches.
Guillaume de Tyr,fol 968 /i?'.
Or escontez com je fad fous.
Et esperdus, et entrepris,
Ke nn plain bacin d''ewe pris ,
£ sur le perron \AJlati :
Maïs si le ciel ont bien glati
Et enfoU fndres en terre ,
Lort dttbU la noise e la guerre.
Tournoiement <tjint»eritL.
Le sanglier se reTencha
CoD fiere et orgneillense bette»
Contre Adonis «scont la teste ,
^% dent en Taine li Jtati,
Son groing estort , mort Tabatl.
Roman de la Hose.
Flastrik : Sorte de mesure pour
les liquides.
Flat : Coup , soufflet , tape ; de
flotHis.
Flatin : Couteau de poche pliant
et «flunanobé de eorne , ainsi appelé
y
608 F la:
du nom de Tinventeur , coutelier de
Saint-Etienne en Forez.
Flattb : Bouse de boeuf ou de
Tache.
Flaubbr : Rosser, battre, étriller;
flectere»
FLAUcHEua : Babillard , bavard
perpétuel , qui cause à tort et à
travers.
Flauniâ&db : Sorte de pâtisserie ,
flan.
Flaustb , flaute : Flûte y instru-
ment de musique ; fistula.
Flaustebe ^ flasteur y flausteur y
ftauiere , ftautcur : Joueur de flûte ,
au figuré, flatteur , trompeur comme
un chasseur qui siffle les oiseaux pour
les surprendre dans les lacs. Barba-
tMXi dérive ces mots àtfUuns , vent ,
ou de/û'tula. L'auteur du Roman de
la Rose observant que les vieilles
femmes sont plus trompeuses et ru-
sées que ne le sont les jeunes , dit :
Que ne sont les tendres pncelles
Qui des agais point ne se doutent ,
Quant iti/lauteurs* escouteat, * allas
Jïauteres
Aina croient que baras et gnile
Soit aussi rrai com eTangîle,
Car onqnet n*en furent eschaudées ;
Hais les dures Tieilies ridées ,
Malicieuses , et recuites ,
Sont en Tart de Ifarat si duites.
Roman de la Rose.
Flautelb : Petite flûte , flageolet.
Flauzon. Fojrez Flan.
Flavar : Jaune , de couleur jaune ;
flavus,
Flave : Foible , pusillanime ;
flexibilis^
Biais nos véons malnx poures cnj om s'en
atroveroit mies de %iJUwe cner et si tristes , si
com roi ne doveroîent mies estre , et roi de
cftfcl a*il vraye.poucrteit avotent.
Sernu de S, Bernard, fol, 14.
Fukmm oMOem pùt^eres aiiçuas, qui si
9f$ram hahêrentpmnp^rmtn^» noté mhQ pai
FL A
laïaaimea in^nâvitur et tfiêUê , mt f§ê
reges , et reges emlL
Flavel , flaveteau : CSes mots ne
signifient pas une sonnette comme le
portent plusieurs Glossaires, mais
bien nn/lagel,/2q/el, flageolet (For»
Flaceol) , par le changement très-
ordinaire du g en v. Si leurs auteun
avoient lu attentivement ce passagt
qu'ils ont rapporté , ils auroient Ta
qu'on n'avoit jamabfait de sonnettes
en bois.
Puis prent sa mnae et ai traTaiOe
£t êon Jiavei de comoaille ,
Et espringue et sauteile et baie ,
Et fiert du pie parmi la sale.
Roman de la Rose, -vers 3969.
Dans l'édition de l'abbé Lenglet ûa-
fresnoy, le second vers est ainsi :
Aux instrumens de conuniaflle.
Dans l'édition gothique de ICicolas
Desprez , sans date , il est le même.
Dans mon Mss. de ce Roman ) il 7 s;
Et tWLflajos de oomoailc
Et dans le texte de M. M*"*.
Puis prent sa muse et se travaille
As estives de comoaille.
Flavel. Foyez Fabkl.
. Flavel ACE , fiavele , fiavtUagjty
/tavelle : Flatterie , mensonge , sor-
nettes , contes en l'air, discours ponr
tromper, pour surprendre. Barbs-
zan pense que ces mots peuvent venir
àtfavilla, étincelle, vapeur , l^éf.
Borel dit , d'après le Roman de Is
Rose , que flaveles sont certains oi-
seaux , que les Latins appeloient rv
beculœ; il se trompe, et pour le prou-
yer , je rapporte plusieurs citatkmi
de ce Roman où ce mot est employé»
Ce qui paroit l'avoir induit en errenr,
c'est le ptisage que j'ai rapporté aa
FLE
mot caiendre, où il parolt signifier)
assemblée y multitude.
C*e8t celle anssl qui les tricbeort
Fait, et caïue les faux plaidears*
Qui maintes fois par UvtrJlai^UêS,
Ont aux Tarlets et anz pnceUes ,
Lears droites hérites toîlnes*
Homan de la Rose, parlant de la comoitUe.
Ha! Bel-aeneil! je sai de Tolr
Qn*iU tendent à tous deeerolr,
£t faire tant par lear Jlaii^Ue,
Qnll Toos traient à leur cordieDe.
Et niaint par tel barat plorerent »
Qui onqnes par amour n*amerent ,
Aios deceroient les pucelles ,
Par leors pleurs et par lenn flagelles.
Roman de la Rose.
Flaveur : Odeur.
Flatau , flayel: Fléau à battre le
bled ; barre de fer , traversier d'une
balance ; flagellum.
Flebe , flebU : Foible , débile ,
qu'on peut plbyer ; flexihilis.
Flebile : Qui est digne d'être re-
gretté , d'être pleuré \flébiUs.
Flechiee , ftegier : Ouvrier qui
fabriquoit des flèches et des arbalè-
tes ; en bas. \aX,flecJiariuSyflechiarius»
FiéTLCUtEKES j /lederes : Branches
d'arbres entrelacées ; de/lcctere.
Flechissable : Souple , flexible »
pliant , ployable \flexibiUs.
FlechissabletA : Flexibilité , sou-
plesse ; flexibilUas,
Fl^chissaument : En ployant , en
fléchissant ; flexibiliter.
Flée , flect, flet , fUct : Endroit
que la mer couvre et abandonne dans
âon flux et reflux ; fUtum.
Fl^ee : Battre avec un fléau.
FLEGAan , flegart : Lieu public ,
grand chemin , marché.
8e aocnn , pique , fouit , ou hone an fond , et
«a la terre, ou fle^ard d'aocun Seigneur féo-
dal , on empesche leâlt/iegard en le doant ou
appropriant à lui sans le congié dudit Sei-
facnr, il commet amende de la sob.
Ancknm Couimne dm Bomhnoù.
z.
FLE 6oQ
Flemme : Flamme \flamma.
Flehe : Espèce de coutil.
Fleov : Ruisseau , fontaine , pe-
tite rivière^ fleuve ^flumen^fluviola ;
on prononçoit ce mot comme s'il eût
été écrit /leuvon.
Clorieurfleon , glorieuse ère,
Qui laras ce qu*Adam et Ere
Ont par leur pechié ordoié i
Tu trouvas au gastel la fere ,
Et meta en bûche seiche être ,
Par les mots qui sont desploié
Sur toi
Testament de Jehan de Meung,
Flepxee : Fripier ; et flesperie y
friperie, habits ou meubles raccom-
modés.
Flesc : Mot imitatif du bruit que
fait un fouet en claquant.
Flesque : Lieu plein de boue , de
fange , mauvais chemin. Voyez Flac.
Flestb , flestre : Fistule , maladie
de la fistule ; morbus fistuUirU.
Flestee : Flétri , pourri , livide »
corrompu; àt/tectere^flacccscert.
Tes damages est trop i^ers,
Td norris un tort flestre et pcrs.
Un ort oisel 7 vas couvant.
Tu seras viande de vers ,
Quant seras en terre couvert.
Le Reclus de Maliens, fol, 4, A*.
Fletb , fUUe y fleute : Bateau ,
nacelle , barque longue et étroite; du
Grec /»^d^ je navigue , dont on a fait
plAtès, nom Grec du poisson que les
Latins ont nommé fluta.
Fleum : Rivière , fleuve \flumen.
Fleumatique : Flegmatique, abon-
dant en pituite ; froid , tranquille ,
plein de sang-froid , difficile à émou-
voir.
Fleume ^flume : Flegme , pituite ;
tranquillité , sang-ft*oid \flegma; du
Grec ^xiyfus ; en bas. lat. fleuma ;
en bas Bret. flem,
Fleueette , ftorette , flouretle :
Espèce d'étoffe mouchetée ; sorte de
monnoie qui valoit vingt deaieri
6io F L O
tournois ou seize deniers parisis ; de
/Los , floris,
Fleu&isme 9 florisme : Passion ,
manie des âeurs.
Fleur ONE a , fleuronner : Jeter ,
pousser des fleurs , couronner , gar-
nir , orner de fleurs , fleurir.
Qaant ect du corps , rray eit que mturdri Tas ,
Hais de son bruit, où jamais n*ent frivole,
Maugré ton dard , partout le monde il vole
Tousjourk croissant , comme lys qatjlcuronne.
Marot, complainte à la Mort.
Fleuste : Lamproie , poisson qui
a des trous \fluta»
Fleuste : Flûte , instrument de
musique; àtflao, je souffle, ou de
fistula.
Devant la Damoîaelle alolt ung homme tout
chanu , ajaut longue barbe , qui en sa main
tenoit ung tamborin moult grant , et une
fleuste d'os. Dance auxj4v€u^es,
Th'EYJL , flewe : Foible ; flexihilis.
Flic , fUch , fliche , fliquc,fUs :
Flèche 9 arbalète ; tranche de lard
coupée en long. D. Carpentier dit que
c'étoit aussi une sorte de redevance
payée en flèches de lard , ou par
abonnement en argent. L'on est assez
partagé sur l'origine de ce mot. Bo-
rel , d'après Ménage , le dérive de
VAWem./à'ts ,/ittsck ; le Père Labbe ,
dejïejca; d'autres de y/extt^ ; enfin
d'autres le tirent de/loccus, à cause
du petit flocon de plumes qui est an
bout.
Flieme : Lancette de chirurgien ;
phlebotomum^
Flin : Pierre de foudre. Monet
dit qu'elle servoit à aiguiser les épées.
Flo : Nombre, troupe, multitude,
affluence , grand nombre ; le gros
d'une armée sur terre et sur mer ;
fluctus,
Crestiens leur etclileles drecent,
LeyZo dVus au& creniaus les plante 9
Là en i a plus de soissante ,
âe mençoBget-ei nViOttcilioaf ,
FLO
Serjana qn^enrcDt aus etckillons,
Conrans comme aprè» sourîa cbatef.
Gui/!aume Guiart
Mes de grant^ de gent armée,
. lert la rive tote peuplée.
Parcol Franchoîs an cols lea taises
Entrent en batîaus et en barges.
GuUleutine Gtûart.
Floc , floche , flochée , floidiet ,
au pluriel fiocciaux : Houppe , flo-
con , chose velue, veloatée , couverte
de duvet , d'un poil fin ; floccus ;
froc , habit de Bénédictin ; fioc s*est
dit aussi pour mare.
Vlocw&k j flochetter : Tomber, se
former en flocons , comme lorsqa*il
neige ; en bas. lat. fioccare,
Flocs : Flot , agitation de l'eau ;
/lucius.
Mais Ten revoit en terre ancane y
f/ocs , et sont de mer incident
Ez lleuz où ïlz sont président :
Ce puet véolr chascnn et chasQone.
* CodicUe de Jehan de Meung-, v. 1497.
Flofloter : Etre agité comme les
flots de la mer, faire ou rendre qa
bruit pareil à celui d'une rivière,
d'un fleuve battu par la tempête,
d'une chose qui frappe contre nac
autre.
Flointure : État floriasant.
Floiee : Fleur, bouquet ;J7os.
Floiriture ^fioriture j/tourùure :
Parterre, jardin rempli de fleurs;
florandum; et gloire, état d'une chose
florissante.
Floive : Foible , débile , languis-
sant ; /lejribilis,
Qaant toit qne mors ti le aonj^t^at,
He qu*à nalul pitié n^en preat ,
Ainz là gete toz 11 moas puet-.
Moult grant dolor a à »on cuer.
Se meffais gehist et recorde ,
£t blasme soi et sa rie orde :
Aflowe vois, piteuse et baace,
Keqaiert et prie Mostre I>aioe,
Qne aequenro aa laan dame »
Moolt ttnrvBiMt ptqpn at ««aspirer
FLO
Et rorifon comeiic« à dire
C'iuce «ToU ftl longaemeat«
Gautier de Coinsi, Iw. i , ehap, 3o.
Tlov j/iojs : Flux de ventre ;/?«-
jeio ; en bas Bret. flucz.
Flohe , f tonne : Bouquet d*aulx
ou d*oignons.
Floquee : Flotter.
Fhoky/hur: Fleur, bouquet j/los,
yioris ; en bas Bret. flour.
En mal la roasée , que nest la flor^
Qae la rose est bêle «a poiut dn jor.
Parmi celé arboie.
Cil oiseloQ »*enToUent
Et mainent grant baudor »
Quant j Vi là leur joie ,
Por rien ne mU tendroie
D*amer bien amor.
XU^ Chanson du Roy de Navarre,
Floraux (jeux) : Jeux institués en
rhonneur de Flore, déesse des fleurs.
Florence : Florin, sorte de mon-
noie d*or.
FLOREnci i Fleurdelisé, marqué
d'une fleur de lys, suivant Borel.
Florenée de terre : £space de
terre qui rapportoit un florin de re-
venu^ comme la denerée rapportoit
un denier.
Florete : Petite fleur.
Floreté : Semé de fleurs , peint
de fleurs , selon Borel.
Flori ^florié yflorisy flouri : Qui
eat en fleur, brillant, émaillé^/?o/Y£fii#.
Moult est biaus )à fioris sens.
Ne pcrl pas c'on dolte véoir
De flour si blanclie , fruit si noir ,
Corne il est après devenus.
Le Reclus de Moliens,
Floki'h j/iourin : Petite monnoîe
qui avoit diverses valeurs; de/iore^
nus; car, dit Borel , le florin d'or va-
loit 21 sols, et celui d'argent i5 sols.
Monet les met , en France , le premier
à ao sols , et l'autre à i !% sols. Il y en
avoit en Allemagne , continue Borel ,
de '35 et 40 sols ; ils ont ce nom , oii
FLO 6zi
à cause de la fleur gravée sur iceux,
ou à cause de la ville de Florence , où
Ton flt cette monnoie ; les premiers
y furent frappés Fan 1 25o.
FLORiR,/'/!Ôif/Tr: Fleurir, être en
fleur \florere; et au flguré , blancbir
de vieillesse.
Tantost com 11 homs naist, il commence à
morir ,
Pou puet forée et jonetse en home seignorir,
A trente ans ou quarante prent aa teste à
florir,
£t d'ilec en avant ne fet que langurir.
* Test, de Jehan de Meun^, 'vers i65^
Floriture : Moyen de fleurir ,
suivant Borel ; et gloire , splendeur,
état d'une chose florissante, selon
D. Carpentier.
Floron : Fleuron.
Flos : Chaume , pâturage, pacage,
terre inculte.
Flossaoe j/lossaie ,flossoi€ : Cou-
verture.
Flot , fiote , flotte : Troupe , af-
fluence , foule de peuple , troupe de
gens armés ; fluctus; en b. lat.//oto.
SoTçiit s'aloient amassant
lies jonet gens en celé place,
A la pelote et i la ohace ,
Un jor i ot une gnatflote.
De derçonciaus à la pelote ,
Derant les portaus dei* Iglise
Où celc ymage estoit assise.
Oautier de Coinsi, Uv, x, ckap* xa,
. Ponds de la raiiière.
Jadis une simple vieillote.
Une querele li sourvint ,
Dont à plait mler li convint :
La vieille qui pas ne radote ,
Fist à Dieu prière dévote ,
Car Dius ot volentiers tele note;
Au jor de son plait à court vint ,
De paonrs tos ses cuers li flote ,
Car contre soi vit wxt flote.
De plaidéours près iusqu*à vint.
Roman de Charité, strophe 14*
Flot et KEri^or ^/louct et refiouct:
liC flux et reflux de la mer; /lot s'est
dit aussi pour train de bois.
Flotte : Paquet , écheveau de
laine. Mettre en/lotte : Resserrer.
6n FLU
Thov ^flouet y flous : Doux, ten-
dre , délicat , mollet , suave \fluidus*
Peindre flou : Peindre d*une manière
tendre et légère.
Il TOtu a lei jevXx endormis.
Ronges , et le corps tant maussade ,
Penchant devant , la conlear fade ,
Les jambes aussi menuettes
Comme fuseaulz , les joues retraîctes ,
Il est si tendre et ùjloiiet.
Qu'il semble à le véoir bien sonrent ,
Qu*il enst besoing d*ung coup de fouet
Pour le faire tirer ayant.
CoquiUart, MonoL de la BoUe de fbing,
Flouettb : Girouette principale
d'un château, d*un manoir; àefUtctus.
Flouin : Vaisseau léger.
Floup : Fouet de charretier.
Flou a yflourée,/lur: Fleur, plante,
bouquet ;y/o5, f loris, Flour de mo-
noyé : Coin pour frapper et emprein-
dre la monnoie.
Por verdure , ne por pr^ ,
If e por feuille , ne j^orfiour
Ifnl chançon ne m*agree.
Chans. de Gosse Bridez , Mss. fonds
de Congé, Bibîiot. Impér,
Flourée : Farine , fleur de farine.
Flourettk : Monnoie qui valoit
1 6 deniers , et qui , à cause de son
mauvais aloi , fut réduite à quatre ;
de fias.
Flourissâiee , flouriste : Qui a
soin des fleurs , qui les aime , les cul-
tive ; jardinier fleuriste.
Flouron , flouronc , flourons :
Clou , furoncle, abcès \furunculus.
FLous^/7oiix:Trefïïe, sorte d'herbe;
trtfolium»
Floux , ftos , flox : Oiseux , pa-
resseux , musard ; de fluxus,
Flotel : Fléau à battre le grain ,
fouet de charretier ; flageUum ; et
affliction , chagrin , selon D. Car*
pentier.
Fluànce : Influence, écoulement,
action de oovXtr'^fluxiOffluentia*
FLU
Fluctuer ^fiuer : Couler, s'écou-
ler, se répandre , s'épancber, baka-
cer, chanceler, être dans rirrésolii-
tion ; fluere ,^ftuctuare.
Fluctueux , fluctuos : Abondant
en flots; porté, entraîné par les flots;
fluctuosus.
Flub , flues , fluet , fluex : Ean ,
rivière , fleure ; fluwus ,fïumem.
Quant il ces choses ot dit , mânes soi donaC
en orisoQ , et li oz del Duc cy-devant dit par
enhel cnrs parrint tAjluet Vulturimim par non.
DiaL de S. Grégoire, Up. z , eka^ a.
Quihus diclis protimu se ût oraùoaem
detut ; cursu outem rapido prϣeti iaeit
exereiius perpenie ad fluTimn qui voctUitr
Fultumus,
Flue , flues , fluet , fluez : Écou-
lement , inondation , débordement ,
flots d*une rivière, de la mer iflujriUf
fluxio*
Or ke encor plus grtés chose est quant gc
tnrbleiz des ^vunuez soi poitels, ainsim-
ke pois-je ja Téoir To port coi je ai laissiet.
DiaL de S, Grégoire, lip. i^cLi.
Quodque adhuegrttvius est , daun imnêeiuù
floctibns turbattts firor, VLX j4im partum vir
dere inUec quem reliquL
TijVIV jfluem ,fluins , fluis^flmx,
flum y flume , flun , fluns : Ean ,
fleuve , rivière \f lumen ; en ancteu
V ton, flum y fum; en \VaiL fiumo.
Fontaine de douçor ^JUtns de miaéricorde ,
Ne daingne consentir qn*à nul pechié n*amoTde.
FabL n^ 7218, foL 19a , iP^coLi.
Lors leva David e tait li p<^lea ki od lai
estoit , et passèrent le Jlum lurdan jesqa*il
ajumad. Le Livre des JRoiSfJbL 6a, F^yCoL i.
Laiens une fontaine nest ,
Qu'en quatre fiuins derisée est ,
Dont li uns d iaux Foison à non
On Ganges , ensi Tapele on.
L'Image du Monde , parlant du Paradis
terrestre.
Fluste : Instrument de musique
à vent , dont nos aïeux avoient plu-
sieurs espèces ifatuia. Fluste de Bre-
FOC
hmigne ffUute de Brehaîngne : Petite
flûte de Bohème. Fluste traversine :
Flûte trayersière. Boreldit : « Je mets
ce mot pour remarquer son origine ,
que j*estime avoir très-bien trouvée ;
car il 7 a toutes les apparences du
monde qu'elle vient , non àtfistula ,
comme on tient, mais àtflutUif c'est-
à-dire y une lamproye (ainsi dite , à
Jluitando in fluvus) , parce que la
J'Uiste est longue comme la lamproye,
et a plusieurs trous comme ce pois-
son , qui en a le col garnj de part et
d*autre ». Si la conjecture de Borel
étoit vraie , il pourroit s'ensuivre
que tout ce qui a des trous pourroit
être une fluste. Les anciens se sont
toujours servi àefistula ou de tibia,
pour désigner cet instrument.
jin mihi,eantando 'victus, non redderetiUe,
Quem mea camûnibus meruisset fistolm ca-
prum? Virgile, Eglog. 3.
NoU hominet hkmdo nimium sermone pro-
bore ,
Flstala dulcè conte, voiucrum dum decepU
anceps. Caton , 27^ Dût. du Ut. i .
Flux : Certain jeu de cartes.
Fo , /oge y foui y foulz , fox : In-
sensé , extravagant , étourdi , mal
avisé; de volitare, «
Fo AR E ^oarre,foereffoerre,foeure,
foire yfouare ,fouarre : Paille , four-
rage , litière pour les chevaux ;/ar^
farraceus; en bas. XàX. fodnun ^ fo-
derum; de là, la rue àviFouarre^ près
la place Maubert , où se vendoit la
paille pour les écoles et pour étendre
dans la place Maubert , où se don-
noient des leçons publiques. Foyez
Saint-Foix , tom. i, pag. 127.
FoAssE : Pain cuit sous la cendre,
galette , gâteau; en bas. ÏAUfocacia»
Voyez Fouace.
Foc , fec y fioc , focx , fou , fox ,
fu , fuec : Foyer, feu , lumière , in-
cendie , flamme , chaleur ; focus ; du
FOE «iS
Grec phos, lumière ; en bas Bret./b.
A foc y à foc : Cri pour le feu.
Foc ,/oifc : Troupeau de moutons
ou d'autres animaux.
Ne devrelt poU entnr ek repairier ,
Hom qui ne futt de anknn leal mestier ,
Kunc entendre fort sol à Den préier,
A luryS»c garder e jottiter.
JRomuH des Momans, strophe m,
parlant des Prêtres,
Focal : Sorte de bonnet ou de ca-
puchon qui couvroit la tète et le col ;
focale.
FocAEiEUE : Qui fait le feu , qui le
souffle ; focarius ; en anc. Provençal
foucar,
Focé ^foec : Droit établi sur cha-
que feu ou chaque famille ; àt focus.
F0CILLATEU& : Qui fomente, ré-
chauffe la vigueur, qui augmente les
forces ; focillatpr,
FoDiNATÉoa : Menteur , laid , dif-
forme \fœdator.
FooiiTE yfodenie : Mensonge, lai-
deur, difformité \fœditas.
FoÉE : Droit dû au seigneur sur
chaque feu.
FoEN , foensj foUen : Fourrage y\
foin ; fenum.
Et lo saerement de eest changement eele-
bremes nos lo jor de la Natlriteit qnant li
parole fu laite cîiar, et tote char «i têifoens.
Sermons de S. Bernard, foL 70.
Et hujus quidem mutationis sacramentum
die naenâtatis ceUhratum est, quando ver^'
hum caro faetttm est, cum sit omnis caro
faraam.
Yo^^yfoereyfoerrCyfouere : Paille »
fourrage \farracius , far,
Qnant ton ceral a aburé
Et êonfiere li a doné »
Si com cil qui nioolt Tama ,
De ton ettable Taif ferma ,
8*a]a dormir quant il fn tau.
Roman de Dohpatos,
FoxA : Prix , valeur ; dt forum*
FoiRxssx : Forteresse,
3
6i4 FOI
FoERiE : Affluencc de monde com-
me à une foire ; àe forum,
FoEBTES : Les deux os du bras.
¥oY.sov ^uison : Abondance, quan«
lilé , fçrand nombre ; dc/asio,
Fœiî : Foyer, feu y/ocus.
TmvLE , foiel, foU , fuel , fuelh ,
fuile , faille : Verdure , feuille , feuil-
lage ;ybAi/m; en anc. VroY.fuèlh.
Fœulx : Hêtre ; y<7gT/.y.
F<BURE ^fœurre. Voyez Foaki.
FoEx : Foyer, feu , lumière \focus.
FoGHiËîf s : Enflammé , qui brûle ,
qui est en feu ; focillatus,
"FociVLÏLK^fourëfkieir : Fouir, fouil-
ler, creuser , Wcher ; fodere , fodi-
C€£re ; en bas Brel. fur^iein.
Foi AL tfMl : Fidèle.
Foi BL ÂGE ^foiblefé : Débilité , foi-
blesse , langueur ; fle.ribilitas.
Quant i>ains Patrice fu fines,
£t à «a tin duu tout alez,
F.n cel i'i^lise uu priuur ot ,
Qui par le gnint âgr qii*il ot ,
Cun tout seul dent , mais plus n^avoit ,
Kn moult çrznt /bibleté estoîr.
JUarie de France , Purgat. de S, Patrice.
FoiBLEiR , foihloier : $*amollir,
Ibiblir, flécliir ; adflexibilein statiim
ventre y flectere.
FoiBLEiTRMENT : Débilemcut , foi-
blement ; fle.Tihiliter,
FoioELE : Constant, sincère, fidèle;
fldells*
Foie : Promesse , parole , assu-
rance ; y/rf^j ; en bas Bret./r«.
Foi^E : Fois , diction numérale ;
vice; ne s'est pas dit pour, autrefois,
tilim, comme le rapporte Lacombe.
Foi ET HoytTg ÂGE y f ides et hontma-
gium : Soumission que le vassal fai-
soit au seigneur du fief d^nl il rele-
voit , pour lui marquer qu*ll éloit
son homme de cor]>s , son homme
lige, qu'il lui étoit entièrement dé-
voué , et qu'il pou voit compter sur
sa fidélité.
roi
FoiCNÉB : Redevance en foin ; de
fenum,
Foillâks : Certains' brigands ainsi
nommés , ou d'une branche d*arbre
qu'ils port oient au chapeau pour se
reconnoître , ou parce qu*ils se reti-
roient dans les bois.
FoiLLs y f celle : Feuille , feuillage;
folium.
Là tirnt tkfoeVe toute flettre
Li rosiers , qui Ters deust estrr.
Roman de la Rose.
FoiLLER,yb////r; Pousser des feuil-
les , feuiller ; àc folium ; en bas. lit.
foUare; en anc. Vvoy.folfier,
Ce fu el tems qu*arbrea florissent ,
Foiilent boscages et prés rerdlMeat ,
Que cist oisel eu lor latin
Dolcement chantent al matlii.
Commencement du Romem
d'Erec et Enide,
FoiLLiE : Sorte de gâteau.
FoiLLOLEa : Faire de folles dé-
penses, prodiguer ce que Ton a.
FoiLLu : Touffu, garni de feuilles;
foliosus.
FoiMETCTEUR , foimenti ^ lisez /w-
mcntcur,foimenU : Traître , parjure,
déloyal. Dans une chanson d'Auboin,
rapportée dans les Poésies du Roy de
Navarre , pag. 1 84^ il y a/oj, mentît;
réditeur a mal lu le Mss. , ou son
exemplaire étoit fautif; il doit y avoir
foimentîs,
FoiMET^TiE , lisez foi-mentie : Infi-
délité, manquement de foi, déloyaul*^.
FoiMENTiR , lisez foi-mentir : Man>
quer de foi, manquer à sa parole, à
ses engagemens ;fïdem mentiri,
FoiNDRE : Dissimuler , feindre ,
faire semblant ; ///?^é'/Te.
Liqu<Mz maligne espirs quant il ja avcspri-
sant lu jor , véoit la liore secreie des lioinet,
et toi foindaat estrc alcan estninge comen-
ut , enviroa «Irir les estreiea de la citeîL
IHal, de S» Crégoirt, Uv, i , chap. lo.
FOI
Çm mahgnm iptrinu citm vêtpsnucêmtâ
j'am die sécrétant ab hommihus haram etm^»
ret, peregrinum quempiam esse se cûnnUmt,
cireuire ceepit civiuaù plateas,
FonroNiEB. : Marchand de foin.
FoîE : Echapper, fuir, éviter, se
soustraire, s'évader ; /ii^re.
Et eocor dîst Cclsos qne U Sire» qui enTQÎa
•on serf en la province , et emprès quant II
oi dire que cil estoit mort, et qn^il TaToit
franchi en «on testament , et il fn remis c&
celui oCGce et se meuoit pour franc , il D*eat
pas fuitU , qnant il fit ce sans consoil àefoîr,
Mss, de la Biblioth, Imp,,n^ S^o^ffol. 8g.
FoiRKUx : Homme sans cœur ni
honnenr, selon D. Carpentier.
FoiRiKK ^ foirer : Fêter, chômer,
cesser le travail j /mon ; cependant
dans le Fabliau du Vilain Mire , oa
XTQM^t jours foiriez , pour jours ou-
vriers ifoirier, subst. a été pris pour»
gouverneur diine foire.
FoisiL , fuisil, fusil : Briquet ,
pierre à briquet; defoculus; en bas.
la t. fugillits,
FôisxB : Fainç, espèce de gland
que porte le hélre.
FoissELE , faisseUe , foisseUe :
Sor^e de panier ou jcorbeille dans la-
quelle on met le If^itage pour former
le fromage , espèce de cageron j fis*
ceHa , fiscellum.
Li saut à grans gors U cerrele ,
Si comme fait de W/oi^eit
Le lait quand o;i fait le fropiage.
Oyide, Afsi. cité par BoreL
ToissQv^faissoti : Instrument à lar
bourer la terce à la main , houe.
FoiT : Promesse ^ parole , foi, aasur
rance ; fides ; en bas Bret. feiz.
If e te merveilles mies de ceu ke ju ai dit ,
ke par ^zfoit fut aimeie li parole à la char.
Sermons de S, Bernard, fil, 53.
Nec mireris , qubd fi4« ejus mediante uni-
tum dixerim 'verbum cami,
FoiTABLE : Homme vrai, de bonne
FOL 6i5
réputation , qtt*on doit croire. Voyez
Fautable.
FoiT DE MAL : Largeur , profon-
deur d'une plaie.
Fox. ,/otf ; Hêtre ; f€igus.
FoLAOE , folaigCy folastrerie , fo^
feur, foiiage ,foliaige yfoUastrerie ,
folUeterie yfoloiyfolors yfolour : Ac-
tion folle , sottise , folie , entreprise
extravagante , témérité , étourderie.
FozxCEMZVT y foiasirement : D'une
manière extravagante , inconsidéré-
ment , follement ; en ancien Prov.
foliaméns.
Fol AIE a ^foier, foà'er, foliaier ,
folier,fQlloier,foioier, foloyer : Se
tromper, s'égarer, extra vaguer, sor-
tir du bon sens , faire le fou ; faire
injure , sç conduire mal ; de voUtare.
D*antre part je voj qne ton nom,
. A inteipretcr par escole,
Donne nom à fol et à file ;
Ces deux viegnent àetojfiHg^
V.tfileur qui aux deux se lie ,
Fait entreprtndre fileinent
Fol et file conununement ;
Les mauvais fais dont IXrfiHent,
A mort d^âme et de corps se lient
' Trop aourent pour Uurfolier,
Fout leurs corps ap gibet lier ,
JBt reçoivent mort pAT filaige ,
'I<ors dient pour qu Ms/oliaige,
EÊUiaehe Desehamps ,fiL 570 , eoh 9.
Se aucuns ne set que il soit cosin du mort ,
^ifiliiB une foia en fet, autre fois en droit ,
et s*il set ^u'il soit franc » et set de qui II eat
nez , W folie en droit quant il ne set qu^il tient
les biens en cosignagè ; ou se aucim est geté ,
et ne «et de quel païs il est , et sert à aucun ,
Çjt cnide que il soit serf, Wfolaie plus eu fait
qnc^èn droit , et te aucun set que la sesine des
bîena, soit portée à auH^ ^ et il ne set pas qn^
le tens de la sesine des biens est paasée , il
foiaifi en Cet.
Hss, de la Bibl Imp, no S^oj^fil. gS.
FoLC , fol : Troupeau.
FpL cvimzwij fol quidier : Pré-
«omption, témérité.
Pourea hom, je te Vneil Tuidier^
Ton congé àtfil cuidier.
ioman de Charité,
I
«i6 FOL
Fols pxmx : Femme folle de son
corps, fille de joie, femme publique.
FoLE LARGESSE : DissipatioDi pro«
digalité , grande dépense.
Doncqaes 11 loons noQs que 3 soit large , en
telle manière que il puitt se largesce mainte-
nir sans soy apeticier , et que U se gart de
fhh largesse , car li fous large jette 11 sien
puer ; chil si est fol large qui le sien depent
folement sans preu , et sans honeur , et qui
snaine vie lequelle il ne pnet maintenir au i)ar
aler de cite que il a , et aucunes fois arient-il ,
quant li fous larges a tout despendu , il de-
Tient autres que bons , ne ne li chaut dont
avoirs li viengne , mes qne il puist se foie
iargesse maintenir.
Coutume de Beauvoisis, chap, i.
FoLE MISE : Folle enchère.
FoLERE , foUere : Feu de joie , de
réjouissance ; focularium,
FoLEEFz (moulin) : Moulin à fou-
ler les draps.
FoLEsuTE : Jeu de ballon , de
paume ou de pelote.
FoLEUR ^foladon yfolastre yfoletéy
foleton y folletan , folleur y folour :
Extravagant, fou , sot , hébété , témé-
raire , étourdi ; volaticus,
FoLEUR ^foléoryfoUoryfoUoyyfo-
Joy : Cuisson , ardeur, feu , chaleur ;
mensonge, folie ; en anc. Vvoy.folëza.
Fol har DEMENT : Imprudence ,
témérité , entreprise téméraire.
Garde-toy à'em^Ttnàrtfolkardement, par
col tn n*enchiées en mauvaise cooardie.
Proverbes de Sénèque.
Folichon : Badin , folâtre , jovial,
plaisant; au îéra» folichonne ; d'où
foUchonery badiner, folâtrer, plai-
santer.
Folie desloial : On distinguoit
chez nos aïeux deux espèces de folies,
l'une simplement extravagance , dé-
raison , qui ne faisoit tort qn'à celui
qui en étoit entaché; mais Ibl folie
desloial étoit un crime qui faisoit
tort au prochain , comme la fréquen-
FOL
tation des femmes, le toI , la dâMu-
che , les injures , &c.
Et tont einsinc qui apeleroit une lame p«-
tain ou laronesse, on d^aucone autre /Ûir
desloial, s>le s*ett plaignoit , ai l'en ftrok
l*en droit , si come nos avons dit cy-dessos.
Les Etablissemens de S. Louis, Uv. r, eh, ilfii
on peut encore nfoir ce même chapitre dam
le Mss, fie la Biblioth. Impér, n^ 9SA7.
¥oi.iv,ii y foler : Eitravaguer, faire
des folies, mener une vie débauchée,
dire des injures ; railler , badiner,
folâtrer.
F0LIEUSE : Femme débauchée.
F0LIEUX : Fou, insensé, imbécille.
FoLiNGUER , folingier, forUnguery
forslinguer : Injurier, maltraiter de
paroles , se répandre en invectives ;
de foras et de lingua,
FoLLAGE : Droit de monlnre dà
au seigneur d*un moulin.
FoLLAN ^foUain : Cocon on coque
de ver-à-soie.
Fol LARGE ^fous larges : Dissipa-
teur, prodigue , dépensier.
Folleir : Fouler, accabler, en-
foncer; defiiilo.
Folle R , follier, foUoier, foloier,
foloyer : S'égarer, se perdre, être
fou, dire ou faire des extravagances.
Voyez FoLAiER.
Follie , foUesse , folleur , fol"
loiance y foloiance : Tort , faute ,
extravagance , déraison , égarement ,
inconduite, folie, sottise, étourderie.
FoLLoiER , foloier : Agir comme
nn fou , se tromper, s'égarer.
FoLif ATRE : On croit que ce mot
a pu signifier archi-fou.
L*an mil deus cens et trente-quatre ,
Quant tenu se fit jpourfol matre ,
Pierre de TËwre desus dite,
£spousa U Rois Marguerite,
Ja fille du Comte de Provence.
GuilL Guiart, parlant de Pierre de Oattcierc»
FoLOT : Esprit follet. *
FON
FoLumx : Ce mot se trouve dans
la Coutume de Beauvoisis , chap. 34 9
pag. 177 de Tédition de la Than*
massière; il auroit dû écrire Viifolure,
qui signifie blessure. Fojr* Affoler.
Si «st aassint comme se Ton me prestoit va
cheral sain de tous membres, et il affoloit
avant que je le rendisse, li damage de \k/6-
btre doit estre rendu arec le cheral.
FoLz : Oiseux , paresseux , qui ne
fait rien , qui n'a rien à faire. Folz
sej'or : Congé d'un soldat, temps
qu*on lui accorde pour aller dans
son pays , afin de se reposer de ses
fatigues.
FoMxs : Nous fauons.
FoNc : Ce mot se trouve dans la
Coutume de Beauvoisis , au ch. 1 a ,
pag. 7a. La Tbaumassière devoit
écrire /ouc y troupeau,
Foif CAILLES : Barres de bois qu'on
met en travers d'une coucbette pour
soutenir les matelas ; de/undum.
Fonce, /oncet, fonse, fonset^
fonsset : Espèce de petit vaisseau ,
grand bateau.
TovcB^ivEy/onchine : Instrument
pour la pécbe ; fuscina,
FoNCHiEEE : Fond, creux.
Fond : Fondant , dissolvant , cou-
lant ; /î(/z</e/i^. Voy. Tresfond.
FoNDALiTi : Droit de directe sur
un béritage , qui appartient au sei-
gneur foncier.
FoNDATiF , fondadve : Primitif ,
fondamental, principal , capital \ de
fundare^
liaison d*Israël, qo'as-tu fait,
Quant ton pilier le plus parfait
As fait chëoîr par malice rije ,
Ta Traye pierre fondatwc,
Tragéd, de la yengeamce dt /. C*
Fondation : Procuration, pouvoir
donné à une tierce personne, pro-
duit des fonds ; fundado.
Fonds yfunde : Fronde à jeter des
FON 61^
pierres ; funda ; corde qui cbasse le
trait dans une baliste ; et suivant
Joinville , Mss. de THist. de S. Louis ,
fol. 1 o3 , c'est le fond d'un engin ,
d*une machine de guerre, la culasse.
Dont Teissies de totes part
Envoîer gavelos et dars ,
Quariax et sajetes rolcr,
Kt ol fondes pierres jeter.
Jtoman du Brut,
Fonde : Bourse , pannetière d'un
berger.
Fonde , funde : Fondement , fon-
dation , abondance , établissement ,
principe , assurance ; fundamen ; en
anc. l^roy , fonzamën f fozamën ; en
bas BreU/undus, Ces mots ont encore
signifié, bourse des villes commer-
çantes, dépôt public de marchan-
dises , douane , magasin , réservoir.
Rome qui deust estre de nostre foi \k fonde ,
(le fondement)
Simonie , ararice , et tous mans 7 abonde ,
Cil sont pins conchié qui deus»ent estre monde.
Et par mauvais essample ont banni tout la
monde. La Vie du Monde , strophe 8.
Et grant donmage nous firent au partir , àm
ce que il boutèrent le feu en la fonde là oà
toutes les marchëandises estoient y et tout
Taroir de pris (et dans Tédition de 1761 ,
avoûr de poiz),
JoinvUk, Mss, fol. 8a^ et de t imprimé, p, 35.
Fond^ : Chargé de pouvoir, de
procuration ; et savant, très-instruit ;
fundatus,
FofiD%Uf/ondelsse : Foute de mé-
tal, fonte de neige; ce qui est de
fonte , tout ce qui est fondu et coulé
au moule ; de/undere ;«maisons dé^
truites dont il ne reste que les fon-
dations i fond , vallée ; en basse lat.
/oncia,
FoNUELLx , fondeffle , fonde^e ,
frondrfle : Fronde, machine de guerre
propre à jeter des pierres, canon à
deux boudies on jumelles \ defundi^
bulum; soldat armé de la fronde;
fundibalista*
«iS F O IT
FovDEAESSE ^fondetresse : Fonda-
trice, m%t\i\\\.v\ctyfundatrix,
Nottre très-redoubtée Dame , yous soyer. la
très-bien Tenue , en Tostre maison , bien somet
trè»-liez et joieux quant Dieu noua a donné
la grAce de tous y T«oir comme nobtre pa-
trone etjhnderesse.
Romem tiu peut Jehan de Saintré.
Fo w DE u R ^/onderes,/ondiere,/on'
dierres y /ondour : Créateur, inven-
teur, fondateur ; /umktfor.
Or t*ay csdairci renommée ,
He acez-tu que Romme nommée ,
Fut de sou fondeur Komulus.
Eustïiche Deschamps , foL 55o, col. z.
FoNDic : Magasin, douane, dépôt.
Fojez Fo50£.
FoNDoiaK : Fond , creux , vallée.
Fo If Doins (vilains) : Constructions
qui ont besoin de réparations , soit
en murs , charpentes , châssis , vi-
trages, &c.
FoNOBE : Bâtir, fonder, édiOer,
établir à perpétuité ; fundare ; en
anc. Vroy.fonzar,
Fondre ^fondrer : Abattre , tom-
ber, enfoncer, ruiner, renverser de
fond en comble , saper, rompre , dé-
molir, répandre , couler \fundere*
Ou le beneuré fils de Dieu
A Toulu souffrir mort et paîne ,
Pour la rédemption humaine ,
'Sa fondre son précieux sang.
Roman de la destruction de Jérusalem»
FoH DRILLE s : Lie,Ta«e qui se forme
dans toute sorte de liqueurs.
Fondue dedens (maixon) : Maison
ruinée , et que le propriétaire pauvre
Be peut faire reconstruire.
FoMFOHix , fonfonis : Musiq[ue ,
fanfare , symphonie ; sjmphonia; du
(rrec w^tifitt,
Fovc (uDg) : Les fonts baptismaux ;
fontes hapùsmads.
FoiiGEs : Potirons; àe/ungus, Bo-
rel le dérive de boUti ; d'où vient,
dit-il , qu*on les appelle , es monta-
FOIf
gnes de Languedoc, des boulets;
pendant 6o/^ft signifie , cbaHipignoB,
mousseron.
Font : IlsdisentFonMTf : Disent-9i.
FovT ^fontaêneautr y/ontidnetaut ,
fontaineleUe, fonUiineUe yfoiUantUtty
fonUmleu yfontaniejr y/bmaniezyfoth
teine,fontenaii yfontene ,/6nteneatLr,
fontenclctc , fonte nelle , fontenetiCy
fontenie , fontcnieus , fonteniex yfon-
tenil y fontenille yfontenis yfontcnizy
fontaine : Source, ruisseau, fontaine,
petite fontaine, marécage, lieu ma-
récageux ; fons y fonticidus ; en bas.
\tit. fontana ; en anc. ProY.founta-
nioUffountanioto; en ItaL fonianella;
en bas Bret, f enta n, fo/il.
Car quant je Tueil , à elle vois
Et la preus, et l'acoUe et baise.
Dont puis miex souffrir ma mesaiae,
Mais cil ne povoit «Toir celle
Qu*il Toiolt en la fontenelle.
Roman de la Rose,
Vnt fontaine sordoit en an cbamp et corort
sa Toic contreval par plusors clians. Li preii-
don cul estoit ct\c fontaine la fist aler par tM
son champ pour lou ahuTrer , cil qui atoeot
les champs desuz en alercnt encontre, et df>
foient qu'il ne le pooit fere ; et dixiit dist
qu'il le pot bien fere , car maie chose seroit
se li chans où ïi/ontene sort moroit'de soif,
et li autres eussent à boivre , et quant il m
aura asser. beu , si tenge la fhntoine sa Toie.
Mss, de la Bitl, Imp, n** 8407 ,fol. i \t.
Fontaine (faire ses) r Sorte de jeu
qui se faisoit le quatrième dimandM
de Carême.
FonTEiNE (livrer) : Expression
asse^ burlesque pour désigner qu'une
femme accorde ses faveurs.
FoNTUBE : Fonte , l'action de Ibn-
dre ; creux , enfoncement.
Foif z : Fond , la partie la plus
basse de ce qui contient, ou peut
contenir quelque chose \fundus.
Tôt muet Den saifonz, an caer Mon ; nèi
Aostre Sire cstormit si à la feie ^fint, qa*3
en fet ferme terre.
Comment, sur le Soutier, fol. laS,
^.Pi.44, vtrs. 7.
FOR FOR 619
FooL : Soufflet. banni : Exilé , banni, rejeté ; en bas.
Fom. : Marché , place publique ; hit, /orbanmttts.
Jhrum; en bas Bret. /br. Fo^EJkV ^/orbamssemeni,/orè€m»
Foa : Juridiction, tribunal 4e nie yforbannissernent yforbiutnUton:
justice ; de forum. Barbasan dérire Exil , exclusion , bannissement ; en
ce mot du yerbeyîarE, parier. bas. \mX. forbanido.
Foa : Four, endroit où Ton cuit Forban ier ^forbanir^ forban-nir.
le pain ; yî/r/uij.
forbemr, fourbtumir. Faire forhan :
Exiler, bannir, renvoyer, cbattser,
reléguer, rejeter; en bas. lat./%ir-
bannirc; en anc. Vtoy, /brobandi ;
En Tcndanges qaîereat le vîn ,
On ne voit tnjfor, ne en jnoUn ,
Où B« pende un de lor moIhox.
La Bible Guiot , parkau des Mmnôtr en bas Bret. forbanncin.
de S, AntoinCm
Se aacuu doit , et il ne puet et ait atM x et
Foa : Courageux , vaillant, vigOUr- ne ▼éaut pajer et t'tnfuit, se Ttn le doitj^y/^
reux ' fords ^ bénir, et r«n dît que non , srgont droit et ae-
Fo» , adi'. : Hors, dehor. , hormU } S"' ^. ^'Tlt'°f"t: ^"'"î' *'^1Î*
' * ' 'laii,ailaik met toa omrtre , ou larrecin , ou
foras, rat, on omecide , on membre tolu, on rober ie»
FoalGE : Redevance d'àe au sei- ous*Ilapri»delautmiàforce,on t*ilne Tlitat
ffneur comme ayant le droit de fixer ■^°* P<«^ ^^^^ î'-î^f» «* î> a'enfuit , aaTi:>ir
1 -: j •« .v«.^«:.»i^^ — , " 1*" 1« doit Awàewir et l'en dit oïl, Awe
le prix du vm aux cabareliers-, en ,,1 „,^,, ,p,^|^ . dampnement de cors et
bas. \dX, foragium.
For ACIER : Homme qui a le droit
de couper du bois dans une forêt. Forbawissaht : Qui exile , oui
Forain : Etranger, qui est de de- iia„nit
how;de/omx; possesseur d;héritâge Forbarrê : Privé, dcpouiUé.
qui ne réside pas dans son bien, mais FoRBEu,/on.o/e ; Hors de la vo ie;
qui y laisse un fondé de pouvoir. ^^ r^^^ ^^ j^ ^i^^
Rue foraine: Rue écartée, détour-
née , qui est bor§ de la ville , du
village.
apartieut à daropoement
à perdre pardnrable salut.
Mu. dé la Biblioth, Imp, n^ 8407.
Or oïez que li bonchîers fiât ,
SI colemeut nn mouton pfiat ,
Qne li iwistres ne s*en pnrçut
Bien Ta cngignié et de5^ :
Maintenant à son col le rue,
Parmi une foraine rue ,
llevi«Bt à Tuis le prestre arrière ,
Qni moult fn fel de grant mani«rc y
Si come il dut dore ta porte ,
Et cil qui le mouton aporte ,
Li dist , Sire , cil Diez tous sanl ,
Q«i sor toa hoiues puet et tmU ,
li Dolent aon tain U rent.
* Eustache tt Amiens , PabL du Boucktr
d^Abbevdle,
FoRBius (mettre) : Envoyer en ei cil.
FoRBORC ^fobouTy forbourg y fart-
bourc : Ce qui est bors d'une vill e ,
qu'on appeloit anciennement bore,
foras urbis ; et faubourg , endroit où
finit la y'ûït\faUit urbs.
Je pense encore A fore tant qne Je demenr*
nn an ^»rèa roua et bée à deapeadre tons
mes deaiars à fermer Itfortbourc d*Acre.
Joinyille , Mist. de S. Louis.
FoEBoOTBR : Cbasser, renvoyer 9
suborner ; foras pulsare»
FoRBU (estre) : Etre exilé, renvoyé*
FoRÇAOK : Droit q4'on payoit an
seigneur pour la construction ou
FoRAiHRMEif T : Au dehors , étran- l'entretien de son cbAteau , de sa for-
gement ; de foras, tercsse ; eii.baa. Ut.fbrcagium, foT"
FoABAV fforbani fforbamm, fomr- tagistm.
620 FOR
Fo&çiGX : Ce qu'une pièce de mon-
noie pèse de plus que le poids ûxé
par les ordonnances ; en basse lat.
/orcagium.
Fo RÇAi aE ^ forcé , forcere , forsat ,
forsere , forsicr : Galérien , détenu ,
forçat.
FomcE ^forceh yforche : Fourche ,
instrument fourchu ^/îi/ra ; en bas
Bret. forch , forh.
As forces fitt pendre le cors ,
Près de la rille par defors.
Ronuat de Dolopatos,
Forge : Pays fortifié et garni de
forteresses.
FoiCEL ^forcele yforcelle,forchelf
fourcel, fourcele , fourcelle , four^
chelle ffurcelle : L*estomac , la poi-
trine , le ventre ; furcilla,
Tïoble Dame liaulte atoomée ,
Dame Floreace retcornêe ,
A lougue eschine , "pX^ie f>rcelle ,
Allant de nuit sur la Tesprée }
Princesse do basse contrée ,
Et preste à cheTauclier sans selle.
CoquiUart, T.* tesmoing de son enqueste,
A r Apostoile en est renne ,
Qui moult est liea de sa venue ,
Tout en plorant Ten meine celé
Devant Tautel d*nne chapele ;
Lues droit li chiet as piex pasmée ,
Au revenir s*est moult blasmée ,
Son pis débat et tAforcele,
Lasse , lasse , lasse , fet-ele ,
Com Teuvre fn pesme et emmere.
Gtmtier de Coinsi, liv, z , chap. 9.
FoRCELAGE : Chosc recelée , ca-
chée , détournée , fausse déclaration.
FoRGELER , forceller y forsceler :
Becéler, cacher, frauder, détourner,
aliéner; àe foras et de celare.
FoRCELEUR : Qui cache, qui cèle,
qui recèle.
FoRGENABLE , forccné , forsené :
Qui fait perdre le sens et la raison ,
qui a perdu le sens et la raison, fou ,
furieux , colère » emporté , extrava-
FOR
gant; àtforeu et de sensus; en ane.
Vroy. forsënans,forsènas; en Italien
fuor di sçnno, -
FoRGENER ^forsener : Etre en co-
lère , en fureur, être hors de sent;
en anc. Vtoy » forsë^^ar,
FoKCfLni.KJiL^forcenentent,forcah
nementy forcenucment , forsaigme ,
forsenaige, forsenancCyforsenemani,
forsenement yforsenerie , farsennerie,
forsenure yforssenerie : Folie, fureur,
extravagance, emportement; de/ô-
ms et de sensus ; en ancien ProT.
forsënaria»
f Sire, ce dist li Salmlstes, ne m*arg«et en
ta farsennerie.
Serm. de S, Bernard, fol, ai6. C'est k
commencement du 6* paeaome, /^
mine , ne in furore Coo arguas me.
Tn marcheras la terre en fremlsaans , ti
esbahiras le gens en X^farcenerie,
Bible , Cant. dUahacuc , chap. 3 , 'vers 1%.
Infremitu conculeahis terram; in forors
obstupefacies gentes.
FoRGERET : Petit coffre, cassette;
petit fort. Voyez Forcbier.
. Forges : Tort , dommage , dégât.
Faire forces : Mettre empêchement
à quelque chose , faire violence, s*eiii-
parer de force. Signer forces : Don-
ner main -forte.
Forges , forches , forcesces , for-
ces : Grands ciseaux de tondeur de
draps et de moutons; yb/Yr^x, /or-
fices,
FoRGESAiNTE : BoucIc, agrafe de
ceinture , ou coffret à reliqpies.
FowiC^TrES <, forchettes : Petits ci-
seaux ; forsiculœ.
FoRGHAROUACE : Droit pour li
réparation des chemins qui ont été
endommagés par les voitures.
For G H AT : Bâton fourchu.
FoRGHS : Vigueur, énergie , force,
violence ; fortitudo.
Fo&cHx ^forchette : Fourche , ins-
FOR
tmment fonrclia, proprement la par-
tie du fer divûée en plusieurs four-
chons ; furca.
FoECHK : Ciseaux , tenailles , pin-
cettes ; forceps,
FoECHELE ^/orcele,fordieUe,/or'
cheure : La poitrine , l'estomac yfur^
cilla, n s*est dit aussi de celui qui ne
paye pas au jour marqué le cens
qu'il doit.
FoECHELSE : Celer ce qu'on doit
déclarer ; àt foras et de celare ; d'où
/brcheler les droits, les frauder, les
dissimuler, les cacher par fraude.
FoECHiBE , forcier, forsier, four^
deTyfoursier : Cassette, écrin, cofifre-
fort; en bas. lut, forsarius,
FoECiEEE : Carpière pour l'al-
vinage.
FoECLOEE , forclorre , forcloure :
Exclure, empêcher, gêner, mettre
hors d'état, interdire l'entrée d'un
lieu , déclarer une personne non re-
cerable en justice , faute de s'être
présentée avant le terme marqué;
dt foras claudere.
Au Dieu d*Amoiirs et à Tenus ,
Qui Di^eurent aldié mielx que nus.
Puis k tou« le» Barons de l'ost
Lesquels jamais Diex nefirclost.
Roman de la Rose,
Forclos , forcions ; Éloigné, ren-
voyé , exclus , empêché ;ybrax clusus.
Ont-ils toutes Toies espérance
Et de baisier , et d'antre chose ,
Dont Tesperance m" e%% forclose.
Roman de la Rose,
FoECLOsT : Empêche , exdut, renr-
Toye ; foras claudat,
FoECLus : Exclus , empêché , hors
d'état, àxé'yforas clusus,
FloridanetEUinde n*estoieut mie tiforclus^
ne prirez du doux et agréable regard , ne de
gracieuses devises de Tnng et de Tautre, qu'ils
se parlassent et devisassent ensemble.
Roman de Fhridan,
FOR 6si
Àmy , de Cêt joyes mondaine! ,
Ne me chault , et m*en XÀetufor^iu:
Car ce sont plaisances sondalnet ,
Qui se passent et ne sont plus.
Dialogue du Mondain.
FoECLusioN : Empêchement, éloi-
gnement , exclusion.
FoEçoiEE : S'efforcer, exercer ses
forces , en acquérir de nouvelles ;
fortescere,
FoEGOMANDEUE : Uiurpateur, qui
dépouille le légitime possesseur.
FoECOHSBiLLBE , foHrconsUlicr :
Mal conseiller, priver de conseils, en
donner de mauvais; de foras et de
consilium; en bas. \al,forJtsconsiliare.
FoEçoTEE : Éprouver, exercer sa
force avec quelqu'un.
FoEçuEE : Exaction , droit injuste
et exigé par force.
FoEii : Dehors , qui est dehors ;
foras,
FoEEiNs : Intérieur, reculé, éloi^
gné, repoussé, extérieur.,
Et comme il (Mojse) cliacereit son fouk ■•
^Xoêforeins lieux del désert , il ▼int à la moun-
tague de Horeb.
RiUe, Exode, chap. 3, 'vers. x.
Ciunque minasset gregem ad interiora d»»
serti, 'venit ad montem Dei Horeb.
Et les fils du règne seront engetex ea ten^
hretjhreins, où sera pleurs et grindiemena
de dens. Bible, S. Mathieu, ch. 8, 'vers, 19.
FilU autem regni ejicientnr in tenebras
exteriores: ibi erUfUtus et stridor dentium»
FoEEL : Conduit, canal, fourreau;
de forabilis -pour foramen,
FoEBPEiSE : Excepté , hormis.
ToKiLK^fourer : Fourrager, rava-
ger, piller, gâter, percer, trouer,
fourrer, pousser ;furari. Aller forer:
Marauder, aller à la petite guerre ^
dérober.
. FoEEsciPT : Droit d'un seigneur
sur les choses trouvées dans ses do-^
maines.
FoEEST : Il paroit que oe mot
avoit encore une autre signîficatioa
621 FOR FOU
que celle qa*on lui donne aujour- qn*il est Gaulois ; Ménage le dérirc
<l*hi4 9 suivant Du Tillet , pages i43 de la basse latinité /bre^/a ,fortsds\
et iA4; Pasquier, liv. ii , chap. i5, Vossius, de T Allemand forst ou de
col, 126 , tom. I , et Monet , qui foris; quia sjlvaforis est, sive tJirk
en ont parlé d*après cet auteur ; il urbem et agros ; d'autres de fortu ,
désignoit encore un droit de rivière , foris et de stare; et Ockam , àtfera-
et le droit d*y pécher. Voici comment rum statio; celle-ci me paroit la plus
s'exprime Pasquier : « Je vous diray juste , les bétes sauvages n'habitent
av<ec le greffier Du Tillet , au lieu par pas ailleurs que dans les forêts,
moy préallegué , qu'en vieux langage Forestace yforestaige : Droit qac
frajiçois le mot de forcst convenoit le forestier ou inspecteur des bois
au ssi bien aux eaux qu'aux forests , d'un seigneur lui payoit chaque aa-
qu.'ainsi le voyons nous estre usé par née à titre de redevance; en bas. lat.
nosttre Roy Childebert , en sa fonda- forestagium,
tlon de l'abbaye Saint-Vincent , de- Foresterie , frosterie : Office de
puis nommée Saint Germain-des- forestier, garde et inspection des bois
Prez, quand il luy donne son domaine d'un seigneur , d'une commune; en
d'Isîïy, avecques la pescterie de Van- bas. lat./orestaria,
ves, et autres choses qui cstoient en Forestier y/oretier : Inspecteur
la ri vière de Seine, depuis le pont de des forêts , garde de bois ; en ba*.
la cité, jusques au ru de Seine (il IsLi./brestarius, Forestier le roi: GuTàt
devroil y avoir ru de Seitre, atias de des forêts royales.
Saune, ou Savre , c'est-à-dire, la i^i j4»t u j t j j
' . . , j o ' \ . .. Comme racliard dit LabaD de Lenu dm of o»
petitiî nviere de Sevrés), entrant c«c de Soisson. , cU- cinquante an* et Je ploi,
dedaiis la rivière, telle que sa/orest fu»t ^wcsl forestier le Boi , en la forr»i d«
est. îEt, dit encore Du Tillet, avoir Bocn» euvirou )a feste de la l*nrificatiuo,«n)
Teu .deux anciens tiltres de l'abbaye l'»n Rostre Seigneur mil «« i.x et xtiii,
. . , •'et il cliaçoit aucuns qui fjfipnrtoient boik d*
Sam t-Denis eu Prancc , par lesquels i^ f^re^t ; et com il williit un f^tsè, il te blér*
nOStl^e Roy CharleS-le-Cliauve , Iny griémeut en la clievillette du pîé de^tre (1
donna par l'un , la seigneurie de Ca- «niour cel lieu, et se dolut dès donque» to»
^csrh p in Thierarche avec la forcst i°"" ""^ ^^"^ ^~' ^* ^"**'^* "ï"*" '* '^ '*''*°*'
vocn e en inierarcne , &\cciajores[ ^j^^ ^^^^ ^^.^ ^^^ ^^^^^. ^. ^^ ^ ^.^ j^.^^^^
des pesches de la rivière de Seine ; clocha par trois aux ou par quatre , et portolt
par l'autre, la terre et seigneurie de on baston eudît tens en sa maîu ponr nin
Ruel (alias Reuil ) , et X^forest d'eau, »o"»^»;f -oi , et les autres foraticrs metoicut
1 .^ , • • • ji o • • ftus audit Richart que il «e fntfuoit.
depuis la rivière de Seine , jusques ,#• / j c r • r o
^,. , 1 » • / «Il Miracles de s. Louu . cAap.^9.
au hcru amplement designé; pareille- ^^
ment qu'en l'abbaye Saint-Benigne Yo-rtjlïke ^/orfeire ,/orfere,/our^
de Digeon (Dijon, Divio) ^ il y a voit /«>«', /oi///i^/Y?; Commettre un crime,
un ai litre tiltre par lequel le mesme mal faire , insulter quelqu'un , lui
Boy donnoit aux Religieux , Abbé et faille tort, soit par paroles ou par
€onv(!nt (couvent) de ce lieu, sa actions, faire du mal , nuire , roan-
/oresV des poissons de la rivière d'Ais- quer à quelqu'un , perdre son bien ,
che (alias A'Ousche) ». Si ces titres son honneur, sa vie, par un crime,
ont existé ou existent, ils seroient une mauvaise action, par iiupru-
bons .à examiner. Quant à l'étymo- dencc ou par témérité , encourir la
logie de ce mot , Du Tillet prétend confiscation de son bien y de ses mar-
FOR
ehandises 9 en manquant envers le
Boi on son seigneur ; et suivant Mo-
net , tacher, souiller ; de/oras et de
facerey agir, faire contre la raison*
Forfaire son mariage : Violer l'enga-
gement que Ton a contracté ; àe foras
et àefacere; d'où les mot% forfmct y
forfaicture 9 forfait, forfaiture y forfet,
forfeture : Crime , mauvaise action ,
prévarication , saisie , amende pour
un crime , tort , blessure , insulte ,
perte de son bien , confiscation ; en
anc. VroY. forfait etforfesouTy for^
S€Us, malfaiteur, accusé, condamné,
mauvais sujet.
Et come tous juneK, ne yoillea estre fait
trate« com les ypocrites, car iXforfont lour
facet qu'il aplergent as homes junaotz.
Bible t S. Mathieu, chap, 6, 'vers, 16.
Ctim autem jcjmnatis , noUte fieri sicut
fypocritœ tristes : exterrainaut enim fades
suas, ut appare€uit hominibus Jejunantes,
Qui art mèson à essient il doit estre pen-
dus , eX forfet toat le sien en la manière dessoa
dite. Coutume de Beauyoisis, chap, 3o.
FoEFÂMiLiER : Émanciper.
FoEPÂNTE : Fourbe, hâbleur, char-
latan , menteur , d*où forfanterie ,
fourberie , charlatannerie.
FoEGAGE ^forgagement,forgaige :
Rachat , action de retirer son enga-
gement , de racheter un gage , ou ses
effets engagés ; de foras et de vagina,
suivant Barbazan.
FoEGÂGEE , forgagier, forgaiger,
forgaigier : Racheter un gk^e , se dé-
gager, se délivrer, retirer ses gages ,
retirer son engagement.
YoKCkcvjLiK^forgagnery fourga-
gner : Confisquer, reprendre au fer-
mier le bien qu'on lui avoit affermé ,
faute de paiement. Voyez Gaagnee.
FoEGE : Fabrique , construction ;
à^onforgementy fabrication des mon-
noies; àtfabrica.
FoECEEET : Petit coffre ^ écnn.
Voy€Z FOECHIEE.
FOR 6e3
FoEOiBE : Coffre , cassette.
FoEGiEEE : Inventeur, fabricateur,
qui complote, qui machine contre
quelqu'un \ forgeron , artisan ; d<s
fahricatoTy suivant Ménage.
FoBinu ^forkus : Cri des chasseur»
avec le cor.
FoEHUEE : Appeler les chiens à la
chasse. Voyez Huée.
FoEiSEE : Terre destinée à la pâ-
ture des bestiaux ; de fodrum , fo-
driunu
FoEiET , forieture , lisez forjet ,
forjeture : Actioii de sortir en dehors,
d'être hors d'alignement, d'aller hors
du droit chemin; injustice, bannis-
sement, exil.
FoEiETEE,ybnett'er, lisez fo/yeter,
forfetter : Sortir de la droite voie , de
l'alignement ; chasser, bannir, exiler;
de foras et de j'actare,
F0EIHGIÉ : Chassé , banni , exilé.
FoEiNGiEE : Exclure de la garde
et de la protection publique, réduire
à l'état d'étranger ; bannir, chasser.
FoEioLEUx : Qui a le ventre libre.
FoEiSGAPi : Le droit des lods et
ventes.
FoEJOusTEE , forsjouter : Vaincre
à la joute, se distinguer dans les jou-
les. Voyez FOEIETEE.
FoEJUGÉ : Jugé par contumace ;
confisqué,
FoE JUGEMENT : Scnteuce de ban-
nissement , où sont rapportées les
raisons qui ont fait bannir ; assez
souvent on forçoit le condamné d'at-
tendre ses lettres de forjugement.
FoEJUGEE , forjugiery forsjugeir y
forsjuger, forsjugier, fortjuger : Dé-
laisser, abandonner, renoncer, ex-
clure , condamner au bannissement ,
vendre, aliéner, juger injustement,
juger par contumace, débouter d'un*
demande par jugement \forasjurarc*
F«»uuEEMEiiT , forjur : Parjura »
6a4 FOR FOR
mensonge; abandon volontaire, re- Caseus dictus quod careai sera; ai
nonciation. inéme formage n'est autre chose
FoRJUEER , forsjurery fortjurer , qu'une masse dont l'eaa, la aérosité,
fourjurer : Manquer à sa parole , se le petit-lait , que Ton appelle encore
parjurer, quitter, abandonner, re- dans la Normandie , la Picardie et le
noncer, aliéner, se dessaisir, dédire , Limousin , maigue , maige , a été
récuser, rejeter le témoignage de /orsmise,forsmenée, pa^rce que /on
quelqu'un ; /oras jurare, Forjurer mettre {foras mitXeré) elfors mener
son hoirie y abdiquer son héritage; [foras minore) signifient, chasser,
forjurer un juge y le véc\xstT\ forjurer expulser, renvoyer. On disoit an-
^^^ cr^ri^/Vorj 9 récuser ses créanciers , dénuement âge, aige , pour eau,
déclarer qu*on n'a pas de quoi les aqua ; et le mot fromage n*est autre
payer , faire banqueroute ; forjurer chose que le Latin ybroj missa aqua^
sa foi y renoncer à sa religion , deve- ou foras mustum. Si l'on parle d'an
nir mauvais sujet, vicieux ;yb/7'urer fromage dont la masse n'est point
son mestier, son talent, le quitter; séchée, dont la sérosité n'est point
jurer à faux, refuser, rejeter. exprimée, on dit du fromage mou,
FoELiEz : Quitta , suivant Borel. caseus mollis, musteus, comme dans
FoELiGNEMEifT : Dégénératiou , Pline.
mauvaise action, mauvaise habitude; Mons coagulatus, mons pinguis vt qaid
de foras et de linea. suspiaunini montes coagulatos? Mont o^Uet
FoKhiGvt^K, forsligner,fourà'gner: ^o,?™"** '"» *'«'?»*:« ;««>•« «*»V tafroma^ûs
_. , . , j 1 , j ^ ^ (ahas en Jonruuffiez) tôt est buen , li les et U
Dégénérer de la valeur de ses ancè- )rromaiges senefie la miséricorde de Tfott«-
tres , démentir sa race , son origine , Seigneur, qui norrit les simples gens qui »<nt
agir contre le droit; sortir de la droite ^e petit sen, si corne ii lex norrit les enfu»,
licne , du chemin ; de foras et de «* deyient/romaiges , et ferme Ti«nde,àç«s
,. ' • qui iont plus fort , et de greigneur entende-
Itneare, ment. Com. sur te Sautier, Ps. 67, 'vers, 16.
FOELOCIIER, forlongier, forlon^ ^ procession achevée comme promené-
gneryforslongeryforslongneryfortloirtr ment et exercitatîon salubre, ils se retiroient
gnier, fourlogner : Eloigner, laisser en leur refectoir, et dessoabs les tables se
loin derrière soi, écarter, retarder, nettoient à genoik, s^appui.» U poic^iae
^.^, , ^ ^ et estomach chascun sus nue lanterne. Laix
différer, renvoyer a un autre temps ; ^j^^, ^„ ^..^ ^^^^ ^ ^„troit ung grant Escloi ,
de foras et de elongare, ayant une fourche en main , et là les traictoit
YoKNLkOt. ^ fonnaige , fourmage , ^ la fourche; de sorte qa'ils commen^oieit
fourmaige, fromaige : Fromage, î^^3* P^i^^eîT*^' *"' ***'''"*^'''"''^
sorte de laitage caillé et égoutté; en "°"* ^^ RahelaÙ\^U^[ ^ , chap, 17, parlant de
bas. IsLi.formaticum , formago , fro- Visle des Esclots et de t Ordre in
niago ; dérivés àe forma , suivant Frères Fredoru,
Ménage et la Monnoie; en bas Bret. Formant : Bled, froment, grain ^
fourmaich, Barbazau pense qu'il /refmr/z/£/m ; beaucoup , grandement,
vient àe foras et de aqua ; il est cer- fortement , violemment ; fortiter,
tain , dit-il , que l'on ne donne le noni VoKVAtiikGn ^feurmart'age yformo'
de fromage absoluté , qu'à une masse riaige , forsmariage , fourmariage :
tout-à-fait coagulée , et même séchée. Alliance d'un serf avec une femme
dont on a 6té l'eau , le petit-lait , la libre , sans la permission et hors de
sérosité. Papias, cité par Ducange: la terre de son seigneur ^ ce qu'il
FOR
payoit pour cela y mariage contracté
contre la loi, ou sans le consente-
ment des parens ; mariage entre deux
personnes d'inégale condition ; de
foras et de matrimomum; en bas. lat.
/ortsmariiagium,
FoRMARiER : Contracter an ma-
riage sans la participation de son
seigneur ou de ses parens, contracter
un mariage disproportionné.
Quant H fe muèrent on quant Q te mariait
en francheR famct , quanquea iU ont efchiet à
leur Seigneur muebles et hiretaget , car chil
qni %t formarient , il eonTient que il finent à
le volenté du Seigneur.
Coutume de Beawoisù, chap. 45.
FoiMÉE : Service pour les morts ;
et suivant D. Carpentier, lettres scel-
lées du sceau public ou royal , pour
mettre une sentence à exécution.
FoaMENER ^/ormainer, /ormeneir,
fourmener : Fatiguer, émouvoir, agi-
ter, maltraiter, égarer, écarter, ren-
voyer, expulser, chasser, mettre de*
hors ; de foras et de ininare.
FoKWEvr^/brmens : Grandement ,
beaucoup , rudement , fortement ,
violemment, rigoureusement ; /b/ti-
ter; en anc. FroY./orment,
B«nart entent bien au parler
Qu^il est moult durement blechlex,
Forment en est esléesclez ,
Que maintefois li ot fait mal.
Jtomandu Renard, fol, z3i, F*,
Forment j/ormens : Bled , grain ,
froment ; /himentum.
Li ami au Vilain alerent
Au Cheralier, et demandèrent
Sa fille por le paisant,
Qui tant avoit or et argent,
Vlenié forment et planté dras :
n lor donna itnel le pas,
Et otroia cest mariage.
Fabliau du Filain Mire.
FoRMBTRE yformettreyforsmettrt :
Chasser, renvoyer} expulserî àt foras
et de mitterc.
FOR 6a5
FoRXETTE ^formete : Petit banc «
escabelle , stalle de chanoine ; de
forma,
¥owiui,fomus,fromi,fromis ; La
fourmi, espèce de petit insecte qui
fait ordinairement sa demeure sous
terre ; forrnica,
FoRMiERB yfonrdlUere^fromiUere:
Lieu où se retirent les fourmis , et où
Ton suppose qu'elles mettent l'été
leurs provisions d'hiver.
FoRMis ^forsmis : Renvoyé , exilé ,
banni , chassé , expulsé ; de foras et
de missus.
FoRMORT : Droit d'un seigneur sur
les biens des bâtards ou autres, après
leur mort ; û!oviformotatre Qtformoi^
ture, héritage qui arrive par mort.
FoRMOsiTii : Beauté, grâces, éclat ;
formosiias,
FoRNAOE : Droit que dévoient au
seigneur ceux quifaisoient cuire leur
pain à son four banal.
FoRHASiER jfomassier : Tuilier ,
fabricant de tuiles ; boulangfer ; for^
nacarius ; en bais. îail.fonuuerius.
FoKV AXjfomcl : Foumabe , four,
îonmeau \ fornax , fumus ; en bas
Bret. font,
Tolentîers, dlst-H, en non Bien,
Lors met les eaterlins au gieu ,
AmU m s<»t au tremerel ,
Lai et saint Pierrea Bufomei,
FabL de & Pierre et du JougUor,
FoRNicAREssE : Fcmmc débauchéc.
FoRHicATEUR ^fomic€Ute ^forrdca»
taire : Libertin , débauché , paillard %
luxurieux ; fomicator.
Un antre filosoplte i ot ,
C*une parole esprouTé TOt
Que sovent o!t affermer ,
Chatcune famé est y^r/iicaifip.
Se celer s*en pnet , n*ett pai chaste «
Et pensa puisqu^il fu ainsi ,
Dont reHoit m mère autresi.
L'image du Monds,
ê±S FOR f^ O R
FoAHiciTioSr : Libertinage , dé- Po&m , femrre : Paîlîe , Ibnrngè.
bcuche , Ininre ; fomiauio. Fommi , /onrx : Doublé , foniré ,
Home ne pot m femme leMÎer que par enveloppe.
Jomication, et por lèpre son, et me«cl •€ FoaaiEa : Fourrier, foiirrageiir«
poeot marier. «oldal qui Ta JLu fourrace 'jforrrnBtj
Livre de Jostiee eî de Pîet,fai. loo. famUor.
FoEsriER , foumler : Boulahger , Fo&mixai : t^âtnrage des bestiaux.
pâtissier ; tuilier, fabiîcânt de tuHes ; Mener al/brrîere, en Picardie , c'est
/urnaritts. conduire chez le juge , des bestiaux
Foaoïs : Bois , forêt. trouvés pâturant dans une terre en-
FoEPÀïsEa : Mener paître les bes- anwmcée : ces bestiaux ne sont m-
tiaux au loin , hors de leur finage àvA au propriétaire qn*après aToir
ordinaire. P^7^ l'amende à laqneUe on Ta con*
FoaPAîsE a , forpaïsser^forpaysery damné.
forspaXser : Dépajser , sVxpa trier , FoRa-uAL : Trèt-cruri , médiaiit.
quitter sa patrie^ son lieu natal; dé Foas : Usages, coutumes d'un lira.
forai et de ptigtès» Foas : Vigoureux , fort « muscu-
/. . . r iu-. . leux ; fortU ; four de boulanger :
Ceste atsiM fa faite eipeciaument pour r
césot qui aboient des héritages au royâorne yOlTMfcea/.
de Jénualem , car quant la terre estoit ea FoRS : Dehors ; excepté , bonais ,
. Buinraji point , si aUoit outre tn^r , et on aroît ^ Texception ; foras , foris ; en anc.
•oSnde deffendresaterre et quant iUsavoient proy. /orfl/. Estrt de fort : Etre de
booes noreles, si reTenoient, et pour ce fn *»vT.yw«#. m^%,^ «M^yur* . a^uc ««.
cstahli an et joar« et toraa Panise ai dehors, d un autre pays.
heritagea : et te celai qm est fortptÛMi en
Téant reqoerre recort, on conoûsanee Ae
court , avoir le peut.
jtssises de Jérusalem , chap, 37.
FoaPAssER : Outre-passer, dépas-
ser, aller plus loin que le but.
FoRPAYSÉ : Hors de son pays, ex-
patrie , dépaysé.
FoBPEX : Fripier; d^on/brperie ,
friperie , habits, meubles raccommo-
dés ; lieu où ils se Tendent.
FoRPRESSER, forspresser : Expri-
mer, tirer dehors, faire sortir; de
foras et de pressas, part, depremere.
Issus s*ett est parmi la porté ;
Mais tant sachiez, an ^re Toir,
Qu*Il n^enporta nis tant d^avoif
Dont on piesist quatre festsa ,
Fors les dras q«*n tToh Teitnt:
Ensi se met tout sens en Toic ,
Que nus , J^rs Dieu , ne le conroie»
Le Chei^Uer au ÈarûtL
Fors et ens sonrent le Woîcnt
Ceulx qu^il anMit et qui l*amoi^t|
Mais la Magdalaine lu priai*
Qui le dist i ceulx qnl estoicnt
Repostfe, pour ce qn*ila se doobtaicat
Des félons Juijfs plains de criame.
*CodicUe de Jehan de Meumg, 'vers 819.
FoRSADAMJcH , /orsoigotnên : For-
FoB PRISE : Tribut, impôt sur des tement, par contrainte, foroément;
terres étrangères ; en b. IsLt./brprisa, /brtùer,
FoRPRix : Cher, de grand prix, Forsage : Violence tàîte à quel-
bors de prix; exception; de foras et qu'un,
de pretium. Forsaic : Vigoureux , fort mos-
FoRQUisE : Chose prise , demandée culeux ; fortis.
ou exigée injustement. Forsâr : Renforcer , prendre do
FoRRAR : Uâler un chien, le faire forces, se rétablit d'une nïaladie;
piller par d'antres. fonescere.
FOR
FoRSCliACEiR , forschàeiér , /brs^
chaucer : Bannir, chasser, exiler,
écraser , opprimer , fouler ^ vexer ,
tourmenter; de /bras calcarè et de
quassare,
lÀfon/brschaucetXoBiert.
Sermons de S. Bernard,
Conculcaty&rDfbr minus fortem,
FoBSEN , forsenage , forsenerie :
Violence, colère, folie, extrayagance ;
àt foras et de sensus,
IVUlii Aoienf ai santifielt , chier firelre , €t
apparillîet ; appartUîet toiem m que not os-
tiens de nos to tomme de la nuit et santifieU ,
aui corn al jor de la noctumal ynToigae , enai
que not refrenien* ^forsenerie de toi perTera
coTitet. Sermons de S Bernard , fol, 38.
Sanctifcemur ergo hodie, ei parati ûmut ,
parati quidem hodie nocUirnum excudendo
ùjporem r porro sanctificad nihilo minus taok'
quam in die o^ ebrietate noctuma, eifpitBniê
noxiœ frenando farorem.
FoasxMi , forseon , forson : Vio-
lent , emporté , fou , extravagant ,
hors de sens ; de/bras et de sensus»
Tu et dettoiaox et caltlre ;
La plot dolente riens qui ▼!▼• ,
Ta et creAtuTt Jbnenée ,
Et hontote et malénrée.
Boman de DokuJÊÊp,
FonszvEfij /orsojrer: Etre nSp du
sens , de la voie , extravaguer, s'em-
porter, égarer, mettre en colère ; de
.JToras et de sensus.
FoESEREE : Forgeron, ouvrier en
fer.
FoESiKTBiE ^/orsieter, lisez/ors/e-
teir^ forsjeter : Rejeter , chasser, Tt--
huter \/oras jactare , eficere.
Et cil de maintenant tout Jbrsj'etieiz del
regard de Pharaon.
Bibïe, Exode, chap, lo, nfers, ii.
Statimque ejectî sunt de conspectu Phd-
raonis.
FoESPAÎsé , forspaysié : Qui est
hors de son pays, soit volontâire-
ibènt du par bannissement.
¥oti$Qjjz,/orstanique : Sinoii <fne.
fr b k 6^7
> ri I ■ ■
horihis que , à moins que ', excepté
que; de/oras, Forsque tant n'àucuns :
Sinon cependant ^ue si quelqu'un.
Foesselle: Fourchette ou ciseaux.
FoESTALLEE : Fràudcr les droit*
du souverain.
FoESTEEGBiBE : Enlcver, arracher
par force , saisir violemment.
Fort : Difficile , pénible , mal-aifté ;
Aefortis, Fort chose, chose difficile ,
fatigante ; /brf à croire, difficile à
croire ; fort àfmre, difficile à faire;
fort, au demeurant, an reste, au
surplus; au plus fort, au pis-aller;
un fort, un double denier ; forie
monoye, ce nom se donnoit à toutes
les monnoies qui avoieat plus de va«
leur que la moniioie ordinaire; 1«
denier Parisis étbitybrfe monoye ,
comparativement au tournois. Sui-
vant Borel , qui dte Frodoard et kà-
gueau , 2,^ forts sols valoient 4o sols».
On trouve dans plusieurs titres , sois
nivemois forts , sols tournois forts ,
mais personne n'explique cette dit*-
férence.
FoÈTABLEMBHT : Par forcé , àtèo
violence.
FoETAOE : Ce qu'on paye an sei-
^eur pour tirer des pierres dé jg^rès
sur sa terre.
t^oEtk-HEukÊ : Malheur, malheu-
reux. Né à forte-heure : Né sous âne
ma^eureuse étoile.
FoETELEssB. : Fortcrcssc, château.
FoETELKT : Un peu fort , qui coni-
inence à prendre des forces.
FoETELET : Fort, forteresse; de
foriaiitium , fortcUitas ; et en ancien
Prov. fortia, fortaUssq,
l?*OETrnissE , fortfuire : ^tàte du
hfuit, causer, parler à Toréillé.
J« TOUS oujt tantott le Ctj
De petitet tourlt , pipi
Wortfuisans à mon oreille»
Parmi ce iowa% «'estoit mggifljÛm,
CofétUSnl, Whnol £ ti Botte dê/omg.
a
628
FOR
FonTiEA : Garde de bois. Voytz
FOEXfTIEm.
Fo&TimEsss CHAHFirmE : Château
oa petit fort Uolé daDS la campagne ;
en bas. lat. forterida,
FoRTaiiaB yfortUre : S*ëloigner de
la voie , da bon chemin, enleyer par
force, s*emparer par finesse, séduire,
anbomer; Toler, détourner quelque
chose par yoies indirectes , faire quit-
ter certaines habitudes , débaucher ;
fortu trahere* Dans les Miracles de
Notre-Dame , par Gautier de Coinsi ,
il 7 a un chapitre intitulé : D*une
famé qui haoU (haîssoit) une autre
famé, parce qu'elle luy fortraioit son
baron (mari), eî que Nostre-Dame
raccorda (reconcilia).
FoETRAiT : Enleré par force , par
finesse , volé \ détourné du bon che-
min ; forcLS tractus,
FoKTRESCHB : Fortification i ce qui
•ert à fortifier et à défendre.
FoRTUHABLE : Puissaut , fort , ro-
]>nste.
FoRTTNAL : Furieux , orageux ,
qui fait courir risque , inconstant.
Fortune : Orage , grand vent ,
tempête , accident ; hasard , chance ;
épayes, trouvailles sur terre, ou dans
la terre et sur mer. Fortune de guerre :
Peste occasionnée par les maux de la
guerre \fortuna ; en bas BreU/ortun.
Ifons tx'a./oreune d'or, te il nVtt Rois, et
%it% fortunes d*argf nt sont an Baroo, et a ceux
eni ont gnnt jontise en lor terre
fortune si est quant elle est trovée dedans
terre , et terre en est affondrée.
Eitabliss, de S. Louis, chap. 88, intitulé ,
de trouver aucune chose ^n fortune.
Fortuné : Malheureux, accablé
de peine , de chagrins , sujet , exposé
aux variations et aux caprices de la
fortune; àe fortuncaus.
Je hex mes jours et ma TÎe dolente ,
Kt al ■awdia i*fare fut j« fus nts.
FOS
Tf ■lianftliMHfmff I
Poor les touitas do«t je
Eust.DeschtÊa^,j9L\^jeûL%,
FoRTUNEL : Arrivé par hasard «
non médité.
FoRTUNER : Prospérer "yfortunarti
en bas Bret. fortunya, Dana la cita-
tion précédente, estre fortuné , c'est
être malheureux.
FoRTUNEUSEXEVT : Par accident »
par malheur.
FoRvÊTU , forspétu : Homme véta
d*un habit aurdessus de sa conditioa,
qu^on veut faire passer pour riche;
de foras vestûus.
FoRvoiER , fourvoier : S'égarer,
se tromper , agir mal ; de foras et
de via.
Et porceo Seignor, tu chasties
f^nKfient par parties , et dont il péccfaerat
admonestes et aresonez , que léessée le loar
Dialice , il créent Seignor en toj.
BiUe, Sagesse, ehap, i%^
Ideoqueeos , quœexemn/L,
ripis : et de quitus peccant ,
queris : ut reUcta maiidâ , credasu im le
Domine,
FossAiREs : Officiers d'égUae, dont
remploi étoit de faire enterrer les
maHl ; fossaru,
AssE : Prison , lieu obscur , ca->
chot. Fosse cme , latrines , privé ,
garderobe ; jeter la clef sur la fosse,
c'est renoncer à un héritage qu*oa
croît chargé de dettes \fossa ; en bas
firet. fos.
Moult est grîès chose d*eschiiir Tabysme
des rices et ItM fosses des criminals pcdiiet*
Sermons de S Bernard, foL i33, V*,
FossiER : Entourer de fossés.
FOSSER UNE VIGNE : CultivCT , Ie-
bourer, fouir la vigne.
Fosserée : Autant de terre qu'on
homme peut en fouir dans un jour.
FossEU R yfossierey fossoer,fossour:
Pioche , houe , instrument à remuer
la terre.
FOU F O U 619
FossET : Fossoyeur , pionnier ; de faire dés recherches dans la terre.
fossor. Fou AILLE : Curée que Ton fait aux
FossiEE : Celui qui fait des fossés; chiens , ainsi nommée parce qu'elle
tt/bssoierie , Faction de les faire. se fait sur le feu.
Fou , fous : Fontaine ; /ons. Fouâillee : Fouetter , fustiger ;
Fou ^fouSffouteau ,foux ; Hêtre 9 flagellare,
arbre 'y/agus, Yojez Fel. Fouâillee : Bûcher , lieu où l'on
Fou, fuec : Feu, àtre , foyer j serre le hois ; /ocuiarium,
ybcus. Voyez Foc. Fou âne :Gaule,houssine, baguette»
Gîerei H hom ki rit U cercle de/on, ki vît Tov kWiOV Jouasse : Espèce de pain
let ftngelet abîment repalrans tl ciel, sens blanc, gâteau. Voyez FoUÂCE.
douoce, il ne pot pat ces choses Téoir se en Fouâree. Voyez FoÂEE.
la lumière de Deu non. -n y* r ' r 1. r t
DiaL de S, Grégoire, li^. a , chap. 35. ^^^^ '/^'"^^ ' fouejouk , foule ,
rvergo Dei, qui intuens glohum ignenm, /^«(* •' Groupe, assemblée, troupeau.
angehs quoque ad cœlum redeunusvidebat, Barbazau dérive ce mot de Julare ,
htec procul dubio cernere non nisi in Dei réunir, appuyer, fortifier; ce qui
iunùne pourat, confirme son opinion , c*est que dans
Yonkc^^fouackeffouaissey/ouaS" le xii* siècle on disoit herde pour
se, foucace y fougasse : Pain cuit sous troupeau, que ce mot vient d*hœrere,
la cendre ; espèce de bouillie faite réunir , joindre , unir, et que plu-
avec de la farine et des jaunes d*œufs: sieurs personnes réunies sont plus
c'est dans ce sens que ce mot a été fortes que divisées et dispersées,
entendu par Rabelais, liv. l, ch. 11, Pastours sarrindrent et les getterent : et
lorsqu'il dit que Gargantua mangeoit Moyses salera et les pnceles défendues abe-
aa /bxMXce sans pain: /bcK/a: en bas. ▼«»"* lour^w^.
1^/ y. • ^ • / T Biole, Exode, ehap, 9 , 'vers, 17.
lAt. focaaa,foacia,foassa; en Lang. # — r » /
fougasso , foujhasso. Supervenei^ pastores , et ejeeerunt eas:
^^^ui^iL*^o%j ,JuuJ,éf4^9^J. surrexitque Mcyses ^ et defensu puelUs , ad-
FouÂCiEE : Marchand , ou faiseur aquavit oves earum,
de fouaces. Prestres , soies fors , 6ers et fers , (fenne)
Fou ÂGE , fouaige , foucage (droit Q«i lî l«n» p«' «» toi ne saille
de) : Permission de couper dans une ^^/^/ «* ^« >*- *' ^» '^«"'
^ « . 1 « • » f Que dois mener es pastis rers
forêt le bois nécessaire a sa consom- d„ ^y^^ ^ ^^ j. n^ Ç^j^nt faiUe.
mation ; tribut imposé par le seigneur Boman de Charité^, strophe M.
sur cliaque feu ou ménage , pour Et Abraham establît sept agnens femellea
jouir de cette permission. On com- P» ^e la del>&«i. Genèse, chap. ax, v. a8.
prenoit sous le nom de feu , une ^ ''«««^ Abraham feptem agnas gregU
famille qui avoit au moins un revenu '**'^*"'*'
de dix livres tournois en fonds de Fouchieee : Fougère,
terre : ce fut sous Charles vu que ce Fouchok : Espèce de couteau de
droit fut changé Jocagium, dtfocus; c^"*«- ^^^^^ Fâuchoii .
en anc. Vtoy . fougajhé ; en bas Bret. ^ ^ou délit : Volupté , délices ; au
foaich, figuré, gorges chaudes, mauvaises
FouÂGE : Manière de préparer le plaia*nteries.
cuir, en le mettant dans la fosse ^ Uqueile (Sara) rist priTéement, disamit
depms que je suis anncienne , et mon Seigoor
au tan. ^^^ TeilUrd, jeo donroy entente kfou délit,
FouÂiOE : Fouille, l'action de fouir» Gçnèm, ehap, xS, nftrt, xs.
3
63o
FOU
Qtiœ risUoeeultè , tUcens : post^iuan eon-
Sêmtij'eedàmùius meus vetulusett, Voloptat!
opeNtni dàbo.
Fou DOT : Vol , rapine.
FouDRiBR ^fouldrier : Foudroyer,
épouvanter, effrayer; de /ui^re ,
ablat. de/uigur^ en bas Bret.ybe/-
drein , foueltra,
FouÉE : Droit d'entrée sur le bois
de chauffage , et sur chaque feu ; de
focus. Faire fouées d* autrui : Acquit-
ter les charges d'un autre.
FouEB : Chauffage, bourrée, fagot.
Fouies : Fouilles, racines d'arbres
mbandoninées k celui qui les coupe.
FouEiL : Fou , insensé. Voyez Fo.
FouEL : Troupe, assemblée; curée
qu'on fait à la chasse au sanglier.
FouEH : Fontaine ; fons; foin ,
herbe , fourrage ; fenum.
^ouER : Mettre le cuir dans la fosse
au tan ; fossare,
FouERRES : Marchand de paille et
de fourrage.
FouERsis : Forces , ciseaux.
FouEUR : Fossoyeur, laboureur ,
homme qui fouille la terre, qui fouit ,
pionnier \ fossor,
FovEzihy/ouissis,Jbuisson : Fusil,
morceau d'acier qui sert à faire du
feu en le battant avec un caillou.
Fou FOUNi AIRE , fonfounioire i
Joueur de cornemuse; symphoniacus»
FouGAGE. Voyez Fouace.
FouGER : Séduire, suborner ; fouil-
ler comme fait le cochon.
FouGiER : Fouir, creuser, labourer
\aLleTTtyfodicare,fodere,
FouGiiER : Refuser, par foibleue,
de faire quelque chose.
FouGOif , fougqne, fougoux : La
cuisine d'un vaisseau , d'une galère.
FouifiR,/bu/er: Feu de cheminée,
àlre, îovLTnedM'yfoeus; et cendrier»
qui çarçte le {ojffi/ocanusJ
FOU
Ifaît pour ce que tn es «I fl^t
lït't! ttèt-pourement restas ,
Feras le feu sous la chaudière.
Yolentiers , fet-U, par Saint Pierre,
Qoar de chaufTcr ai grant iBcatier -
Atant s'aslst lès \c /buter ,
Si fet le feu dellvrement ,
Et chaufe tout à son talent.
Fabliau de S, Pierre et dm Jbu^éor,
Fouille : Espèce de pioche, de
fourche.
Fouiller : Barboter, fourgonner^
déranger, brouiller, boul\erser;yb-
dicare ; en bas. \9X, fodiculare*
Fouille USE ^fouillouse : Sac, po-
che , besace ; folUculus.
Fouiner : S*enfuir, échappexw
FouiNETTE : Petite fourche.
Fouir , foijre : Creuser, labourer,
bêcher, retourner, remuer la terre ;
fodercy fossare.
Foulage : Droit de mouture dà
au seigneur d'un moulin , par ceux
qui sont obligés d'y moudre leurs
bleds. Vin de fort foulage : Viu de
première qualité , bon , excellent.
Foulas y/olas : Extravagant , fou.
Foule : Tourbe à brûler.
Fouleir : Feu d'artifice ; en bas.
la t. /biicularta.
Foulerez (moulin) : Moulin à fou-
ler les draps.
FouLETÉouR : Esprit follet.
FouLEURE : Imbécillité , sottise.
FouLLE : Offense , blâme.
FouLoiR , fouler : Opprimer, sur-
charger, fouler, empêcher, nuire; de
fuUo; et lasser, ai>attre , vaincK,
mettre hors de combat.
Les clievanlx à nos geus estoient fris , et
les cheTaolx aus Turs estoient \k foulez,
JoinviUef Mss.fol. 94.
FouLOH : Folie , extraTagance ,
étourderie. ^
FouLz : Foudre, tonnerre ifulatri
en bas Bret. fouUr.
FocHDv : Fondé , copié» dMMé sus
un modèle ; àt,/undare,
FouifoiNEUx : Terrein rempli de
champignons \ funginus.
Foupi : Percé , troué , creusé.
Foupia : Oter le lustre , délustrer»
Four : Pain; à^far,
FouRAOK : Toutes sortes de Ueds,
de foins et autres herbes coupées et
mêlées ensemble ; farrago,
FovKÂQ^K i/ourrager : Ravagev,
détruire , enlever, ruiner, dévaster,
saccager ; de farrago.
FousAisLKiiEVT : Déhvrance des
choses promises, exécution d'un mar-
ché, d'une stipulation.
FouRBANsxR ^fowrbir : Éeurer, po-
lir, nettoyer la vaisselle , les armes ;
d'où le mot fourbisseur.
Cj gist François , qai la Lice en Campalfoe ,
GfaiWes trenchftni, et hamois bien fburbu,
Xjmm trop plus qae somptueux habite.
Mont , Cimetière de François , Dauphin
de France,
Lors T^iisiex haubers rouUJer comonoBifliit ,
Becinets esdaircir , et fourbir genton^eat ,
Et tê^ti fourbir dont II aciers resplent.
Vie de du Guescfin.
FouEBiNNia : Bannir, exiler, pros-
crire , expatrier ; en bas. lat. forùr-
bannire,
FouRBEUR : Fourbisseuc.
FouRc : Angle aigu, l'endroit d'un
arbre d'où sortent deux branches qui
font la fourche; àe furca ; et boUe
en Langued.
FouacxLx, fourceUe, fourchette :
Le creux de l'estomac, la poitrine,
le ventre. Voyez Forcbl.
FouRCELXR , fourceUer : Cacher,
celer en fraude , tromper, frauder ;
tondre avec des forces ou des ciseaux.
FouRCHAGE : Nouvelle dinastie ou
Branche de famille ; defurca,
FouRCHE-rixRRx : Sorte d'anne
offensive et, défensi^K^
FOU «9
quiere : Fourche à long manche pr9v
pre à mettre les gerbes sur un chariot.
FovRCKBL : Fourche , bâton four*
chu.
FouacHBLLxa : Tromper, frauder.
FouRCHisL, fourchlery fourquier :
Fourche , bâton fourchu.
FonRCii.Lss : Petites fourches pa-
tibulaires placées sur les grands dà^
mins pour effrayer les mallaiteurs ;
furciUœ.
Fo^^cioRK : RenvQjer, bannir,
exclure ; ybror claudere*
FouRCLos : Eenvx>yé , banni , eai*
cl us ; foras clausus,
C*est doaques bestialité
De tant désirer une chose ,
Qui n*eit finale utilité ;
Ains passe comme fleur de roM i
Et par elle TAme t*ï fourcha
D'aToir de Paradis 1 entrée ,
A quel fin elle fuat créée.
La Dance aux ÂêW^iêi,
FouRCOKSiLLUR : DoBOBTun mau-
vais conseil.
FouanouBLBT : Revanche , répa-
ration d'un manquement.
FouREL : Gaine, fourreau d'épée*
Gérard tira Ven^Jhurelf hors du si assène
à celui sor la ooefCe d*acier , un cop si grant ,
Se une oreille et la moitié du menton U
atit sus U poictrine.
Homan de Gérard de Nevers.
FouRÉs : Bob , forêt.
FouRBSTAGE : Droit d'usage dans
vcoft forêt , redevance due pour ce
droit ; tlfourestiery celui qui fait cette
redevance.
Four F AIT : Forfait , crime.
FouRCAONEMBBT : Confiscation
d'un héritage.
FouBJUGiER : Priver par jugement
ou sentence une personne de quelque
diose.
FouBJUB {îtJTe)ifour/urer : Décla-
i;er. en justice et pi^: serment ,^qu'oa
4
6\o FOU
Qmœ risitaeettUè , tlieem : pottftuan epn-
S€nui,'et'dbTmHtts meus vetuws'êst, Voloptati
opefûnidàbo,
FouDOT : Vol , rapine.
FouDRiBR yfouldrier : Foudroyer,
épouTanter, effrayer; de fui^re ,
ablat. àe fulgur; en bas Bret,/be/-
drein , foiieltra,
FouKE : Droit d'entrée sur le bois
de chauffage , et sur chaque feu ; de
focus. Faire fouées <^ autrui : Acquit-
ter les charges d'un autre.
FouÉE : Chauffage, bourrée, fagot.
Fouies : Fouilles, racines d'arbres
mbandonnées à celui qui les coupe.
FouEiL : Fou , insensé. Voyez Fo.
FouEL : Troupe, assemblée; curée
qa*on fait à la chasse au sanglier.
FouEN : Fontaine ; fotu; foin ,
herbe , fourrage ; fenum,
^ouER : Mettre le cuir dans la fosse
au izxL'yfossare,
FoÛERRES : Marchand de paille et
de fourrage.
FouERSis : Forces , ciseaux.
FouEUR : Fossoyeur, laboureur,
homme qui fouille la terre, qui fouit ,
pionnier ; fossor,
Foxj'EZih ^/buissis f /buisson : Fusil,
morceau d'acier qui sert à faire du
feu en le battant avec un caillou.
FouFouNiAiRE , /onfouniaire :
Joueur de cornemuse; symphoniacus.
FouGAGE. Voyez Fouace.
FouGER : Séduire, suborner ; fouil-
ler comme fait le cochon.
FouGiER : Fouir, creuser, labourer
la iexTtyfodicaref fodere,
FouGNER : Refuser, par foiblesse,
àt faire quelque chose.
FouGOTf , fougonCf fougoux : La
cuisine d'un vaisseau , d'une galère.
FouifiR,ybii/er .* Feu de cheminée,
âlre, fourneau ;/bci/f; et cendrier,
qui garde le foyer ',/ocaHus.'
FOU
IÇilt pour ce que tn et «1 n^
Ét'tS tr^poarement Veitus,
Feras le feu sous Li chaudière.
Yolentiers , fet-U, par SaLut Pierre,
Qaar de chaufTer ai grant mcatier -
Atant s'aslst lès \t /buter ,
Si fet le feu deltrremenl ,
Et chaofe tout à ton talent.
Fabliau de S. Pierre et dm JamgjUor.
Fouille : Espèce de pioche, de
fourche.
Fouiller : Barboter, fJourgonner^
déranger, brouiller, boulverser;yb-
dicare ; en bas. latt, /oiUcuiare,
FouiLLEusE ^/ouillouse : Sac , po-
che , besace ; /olUculus.
Fouiner : S'enfuir, échappeiw
Foui NETTE : Petite fourche.
Fouir , /oijre : Creuser, labourer,
bêcher, retourner, remuer la terre ;
/odere , /ossarc.
Foulage : Droit de monture dA
au seigneur d*un moulin , par ceux
qui sont obligés d'y moudre leurs
bleds. Vin de /ort foulage : Vin de
première qualité , bon , excellent.
Foulas ,yb/Ar : Extravagant, fou.
Foule : Tourbe à brûler.
Fouleir : Feu d'artifice ; en bas.
la t. /oiicularta.
Foulerez (moulin) : Moulin à fou-
ler les draps.
FouLETÉouR : Esprit follet.
FouLEURE : Imbécillité, sottise.
FouLLE : Offense , blâme.
FouLoiR ^/ouler : Opprimer, sur-
charger, fouler, empêcher, nuire; de
/uUo ; et lasser , abattre , vaincre ,
mettre hors de combat.
Lea clievaulx à nos gens estoîent frès , et
les chevaolx aus Turs estoîent \t./outez,
Joinville, Mss./bl, 94.
Foulon : Folie , extraTagance ,
étourderie. ,
FouLz : Foudre, tonnerre ^/ulgur;
en bas %et. /aulùr.
FocvDU : Fondé , copié* dMSfé suv
un modèle ; de^/umUire.
FouKGiNEUx : Terrein rempli de
champignons { /unginus.
Fou PI : Percé , Ironé , crensé.
Foupia : Oter le lustre , déhistren
Fou a : Pain; dt/ar.
Fou a ÂGE : Toutes sortes de bled»,
de foins et autres herbes coupées et
mêlées ensemble ; farrago.
FovukQZK i/ourrager : Ravager,
détruire , enlever, ruiner, dévaster,
saccager ; de farrago.
FouaAisLKJiEirT : Délivrance des
choses promises, exécution d*un mar-
ché , d*une stipulation.
FouaBÂNSEa ^fourbir : Écurer, po-
lir, nettoyer la vaisselle, les armes;
d*où le mot fourbisseur.
Cj gitt François , qui la Lice en Campaîgne ,
Gbiret trenchana, et harnois hten fiurbu,
AyBM trop plus qae somptueux hahita.
Mont , Cimetière de François , Dauphin
de France,
Lors TQÎaaiei hanbers rouiller coBanémeiit ,
Bacinets esdaircir , ^t fourbir gentiment ,
Et tê^ti fourbir dont li aciers resplent.
Vie de du Guesclin,
FouaasKNia : Bannir, exiler, pros-
crire , expatrier ; en bas» lat. forisr'
bmtrùre.
FouRBEua : FourbisseuB.
Fou a G : Angle aigu, l'endroit d'un
arbre d*où sortent deu% branches qui
font la fourche; de furca ; et boUe
en Langued.
FouacBLx, fourcelle, fourcheUe :
Le creux de Testomac, la poitrine,
le ventre. Fojrez Foecel.
FouacELEE , /burceller : Cacher,
celer en fraude , tromper, frauder ;
tondre avec des forces ou des ciseaux.
FouacBAGB : Nouvelle dinastie ou
Branche de famille ; de/urca,
Fou&cHS-FiBERE : Sortc d'axoie
offensive et dé&nsiiK^
FOU tt9
quiere : Fourche à long mancha prQv
pre à mettre les gerbes sur un chariot.
FovECKEL : Fourche , bÀton four-
chu.
FouacEBLLBE :Tromper,frauder.
FouacHiBL, fourchiery fourquier :
Fourche , bâton fourchu.
FouaciLLBs : Petites fourches pa-
tibulaires placées sur les grands ch^
mins pour effi'ayer ^ mallaiteurs ;
furcillœ.
Foi^]|GioEB : RenvQjer, bannir ^
exclure ; /bror claudere*
FouacLos : Eenvx>yé , banni , eaft*
clus;ybrar clausus.
C*est donquet bestialité
De tant désirer une chose ,
Qui n*eft finale utilité ;
Ains passe comme flvur de roM s
Et par elle Time etX fourckifû
D*aToir de Paradia 1 entrée ,
A quel fin elle fuat créée.
La Dance aux Àvêu^^»
FouEcoHsiLLua : DoaoBr un mau-
vais conseil.
FouanouBLET : Revanche , répa-
ration d'un mancptement.
Fou BEL : Gaine, fourreau d'épée.
Gérard tira Vet^/^urel; hors dn ai asê^e
à celui sur U coefTe d*acier , un cop si grant ,
que une oreille et la moitié du menton U
abatit SOS b poictrine.
Boman de Gérard de Neyers,
Fouais : Bois , forêt.
FouBESTAGE : Droit d'usage dans
uiy forêt , redevance due pour ce
droit ; ttfourestier, celui qui fait cettt
redevance. ^
FouBFAiT : Forfait , crime.
Foubgâgmexbmt : Confiscation
d'un lîéritage.
FouBjuGiEB : Priver par jugement
ou sentence une personne de quelque
(^ose.
FouBJua {(âlrt) ^/ourfurer : Déclft-
ner en jnstice et j^ acmient^qu'oa
4
63%
POU
ftbandonne et qu'on renonce à une.
chose.
FouRLAssEVR : Fourbissenr.
FouELOKOiTBE , /orilgner : Dégé-
nérer.
FouaM AGE i/ourmaige : Fromage ;
et /ourmagier, celni qui les vend.
Voyez Formage.
Fourme : Siège , banc placé dans
le chœur d*une église pour les chan-
tre» \ forma ; en bas Bret. fourm.
Fourme , d^ourmé : Bâtard.
FouRMEif ER : Battre , mallrtiter.
FouRMEMTAL : jQuî concemc le fro-
ment. Fuere fourmental : Paille de
.froment. ^
FouRMENTEL (vin) : Vin de cens
et rente.
FouRMENTEL, Froidmantel : La
rue Froidmanteau , près le Louvre ;
elle est appelée dans les anciens titres
de S. Honoré , via Frigidi MantelU.
Fourveuterie : Marché au bled.
FouRMBVTE : Escabelle, petit banc.
Fourhont: Sorte d'outil,tenailles.
FouRMORTURE : Droit qu'a voit un
•dgneur sur les biens des bâtards et
autres, après leur mort.
Four NAGE , foumiage : Droit de
cuisson de pain dans les fours hsi,-
Ji9iVLX 'y de /brnoji^ , /umus ; en basse
Jat. /urnagium ; en Lang. foumajhë.
FouRiiEHEifs : Ce que l'on est
obligé de fournir tous les ans.
FouRNER .fouméer,/ourmer : En-
fourner, faire cuire au four, snivlnt
la coutume d'Anjou et ceUe de Poi-
tou ; au figuré , commencer un ou-
Trage. Nous voilà aussi avancez
^u^oncquespuis nefournéasmes nous:
19'ous voilà aussi avancés qu'au com-
mencement.
Après en eat nng anltre Tieolx toaMenx ,
sommé maistre Jobelin Bridé , qai luj lent
Bttgutîo, Greciune, le Doctrinal , lea Parts.. .
et U Donm Sccurè , pear les featea. Et quele-
POU
OBoa anltrea d« scnKUUe fariae : m la lectvt
deaqneh il deriot anaai aaige qa*Micqnca pais
ne jfouméasmes noua.
Rabeiais, iiv, i , ehap. 14. Yovez emetf
le iiv. 3 , cJùip, aa , tbt mémmmmtemr.
Fourni, ybicr/ii7.* Lieu où est aitué
le four banal ou particulier, où Toa
pétrit ordinairement la p4te et où
on cuit le pain ; fumiUutn*
FouRNiER : Celui qui tient un four
banal , boulanger ^fumarius.
Fou B NIL , fourmlle : Menu bois
propre à chauffer le four ; il se dit
aussi du bâtiment où est le four.
Fournir : Exécuter , produiie ,
venir à bout.
FouRNiRON : Garçon boolangfr.
Fournissement : Séquestre d'une
chose contentieuse en matière pos-
sessoire.
FouRON ,/ourou : Archer, goujat,
domestique ; fur.
FouRQ yfourcq : L'endroit où quel-
que chose se partage en deux.
FouRQUE : Chemin fourchu, l'en-
droit où il se partage.
FouRQUE : Bande, troupe; four-
che ; furca.
Four QUE FILE : Arme qui avoit la
forme d'une fourche ; furdUa,
FouRQUEs : Gibet exposé sur kl
grands chemins.
FouRQUET : Porte-balle , colpor-
teur, marchand forain.
FouBQuiER : Grande fourche ;
fourquiUon, petite fourche.
Fourra : Fouira , fossoyera la
terre; àtfodere.
Four R AGIR R , fourrier : Fourra-
geur, pillard.
Fourre : Fourrage. Voyez Foark.
Skinner dérive le verbe fourcager ,
àe foras agere, parce qu'on va cher-
cher les fourrages à la campagne;
mais il vient deyomo^. V, Fouraokr*
Fourre : Fourreau, étui*
FQU
FouRABR : Fossoyer, creuser, ou-
Trir la terre, fourrager, piller ;/iw-
sare^fodere; en bas. lat.yb^rore;
en-anc. VTOY./ourëjhiiw.
FouRRiE : Écurie , étable.
Fourrière : Rembe pour le bois
de chauffage.
FoiTRsciLs : Vagabonds , bandits ,
vauriens , scélérats ; de furcifer.
FouRSEH : Fossé sec.
FouRSEMi , foursenné : Hors du
sens , extravagant ; de foras et de
sensus. *
FouRSENER , foursenner : Extra-
vaguer, être hors du sens.
O! dancet désordonnées ,
Donlcement empoisonnées,
Adonnées
A perdicion entière I
Vos notes passionnées
Font œuTres mal maçonnées ,
Foursennées ,
Dont Tient mortelle litière,
La Douce mux jiveugfes,
FouRSOTEMEMT , fouTvoitmtnt :
Égarement , inconduite , extrava-
gance ; de foras et de via,
FouRTOT : Petit fort , petite for-
teresse.
Fourtrâtre : Tromper, séduire.
Four VOIR , fourvoyer : S'égarer,
sortir de la voie , courir, cà et là ;
foras viare.
Père Aristote en la philosophie
Et de tous ars et naturelle vie ,
Kn tons les faitz se sobmitt à raltoii ,
Par quoy scient fat sans compamlson ;
€^ par icelle enquerant Terité
Magnifia vertus et équité ;
Et doit marcher sur l'homme et le CArdcr
De trop menger, parler et broearMr,
Et refréner sa Toa]«nté mobille ,
He fourvoyer au champs et à la TiUe ,
Pour non tomber au danger des brigant
Ténébreux lieux du sonde latitans.
P, Gringoirt , Mmuu propos, Mtrt 9999.
FouscARiR : Soleil p&le.
Fouttiis : Fossé, retranchement^
/ossa.
FOT
633
FonssBLEA : Fossoyer, fabre dea
fossés ; fossare,
FoussouER , foussoir : Houe , in-
strument à labourer la terre à la main.
FouTi : Fidélité. Foy. FiALxi.
FouTBAu : Arbre de haute futaie ,
hêtre ; fagus. Voyez Fou.
FouTELÂiB : Lieu planté de fon-
teaux ou de hêtres.
FouTJBTRB : Fossoyeur, foiseur
de fosses.
FouTouBRS : Machine de guerre.
FouTAAiRB : Foudroyer.
Foutu : Parjure, qui a manqué à
•on serment de fidélité.
Foux , fouxs, fox : Soufflet d«
forge ; foUiculus,
Fovx^ fosce, fox : Cruel, fou,
méchant. Voyez Fo.
Fox fu , par Saint Thomat rap6ti« ,
Dex qui de tos fist son ap6tre ,
Petit i eonquesta d'anor.
Fahl, de Pierre ttAnfot , ou du FiOam
qui conquisi Paradis en plaidant.
FouTER : Casanier , qui garde la
maison ; le foyer, l'àtre d'une che-
Ainée ; de focarius ; et imposer un
droit sur chaque feu.
Foute R,/otf^tf .- Certaine chasse
qui se fait au feu.
Foutre : Fourche.
FouTR : Fuir, se SAuyer ;fugere»
FoT : Serment de fidélité qu'un
vassal doit à son seigneur féodal.
Homme defoy , vassal.
FoTAL. Foyez Féabls.
FoTAULBs : Sincère, vrai, fidèle;
fidelis.
Mais si nos feoonoissons et regeissona
Bos pechies , j*ai li yaissel de pnrifiement a«
deffaront as rrais gens , car Deas ttxfoyauks,
%1 nos pardonrat nos pechies et ki de tol«
nalrestiet nos nattierat.
Sermons de S, Bernard, foi» 94.
Quàdsi eonfiteamur peeeata notira , mm
deerunt veris j'udteis purifictuioms fydrûe :
quoniam fidelîa est Deus, qui dimittet nokis
p9^mm, m smsutdfitÊQêéié amni imifuim^
634 F E i.
FoTkVrà : Fidélité, sincérité. Foy,
FoTiss D^AUTRUi (faire) : Acquit-
ter les charges d*un autre.
FoTEMEHT : Exécution testamen-
taire ; fidèlement, sincèrement \fide-
Mter. .
FoTME : Fouine , petit animal qui
mange les poules ; et fourche , espèce
d*arrae, instrument de fer à plusieurs
fourchons pour prendre le poisson.
FoTifEÂULx : Goujat , terme de
mépris , comme si on disoit , destiné
à remuer ou vider le fumier d*une
étable.
FoTS NETTE : Petite fourche.
FoYON ; Taupe ; de fossus,
FoTR : Creuser, fouir, labourer la
terre ; fodere , fossare,
Fozisa : Éclair, foudre ; fulgur.
Fhacon : Petit houx , arbrisseau.
FaACTEua : Infracteur, celui qui
xompt un traité , une convention.
Frael : Balle , caisse.
FaAOUXXR : Fraisier ; fnigaria ,
/ragus.
Frai : Frêne , arbre de haute fi#
taie ; fraxinus.
FaAi : Eompu , brisé ; fractug,
Fraiàus : Cabas, panier de jonc;
/îscella.
Frais : Union , jonction , action
de ^\ïç\tT ^ fraie y fraies , œufs de
poisson.
pRAii (estre) : Etre constitué en
frais.
'Ekâiia^ frayer : Fournir aux frais
et à la dépense de quelque chose,
de quelqu'un. Barbazan dérive ce
mot à^frangere ; c'est , dit-il , avec
la dépense que Ton rompt tous le^
obstacles. Fraier un chemin, c'est
rompre tout ce qui embarrasse et
nuit , afin de le tendre praticable.
FaAiBRss : Fraises ; fraga , fra^
gorum.
FaÀ
Fraijov : Petit hpax , arbmsMa.
Frails : Frêle, fragile, menui
délicat ; fragLUs,
Car nos tomes legîer por desoirsa, Ént
por OTrer et firmile por rcsteir.
Sfrmani d/i ^ Bernard , foL t|.
Nom et faciles sumus ad s^dmeemdiÊm, f$
débiles ad operandum , et fragile^ ad #«»-
tendwn,
Frain , frains , frairUe , freims,
frtins, freinu, frinte : Brait, dis-
corde , fracas , rupture , tumulte que
font plusieurs gens assemblé^ ; y}ae-
mitusi frein , bride ; freuunu
De U TîUe issent à grantyWuJtOr,
Là iToit mainte bnce painte «
£ mainte ensoigne de cendé ,
Haint esOH d*or d*asar bendé.
Le Toitrapiemetu itjinteeknst.
Frainghar : Sorte de mesure de
bled.
Fr ÂiNi^aa, freindrCffreitÊer: Rom-
pre , casser, piler, tourner, enfrein-
dre, briser, mettre en \i\^ci^,\ frat^
gère; en a ne. Prov. ^onAër. Suivant
l'auteur du Glossaire des Chansons
du Roi de Navarre, et, après loi, Lt-
combe , ces mots auroient signifié,
récompenser, reconnolirç ; mais ils se
sont également trompé^ , et oe les ont
]pas entendus.
Perrjeres et traies et moUons»
Et engins de plntsors façons.
Firent faire , et al mor hurler ,
Por Ip mur fiaiadre et elTondrer.
Roman, dm BruU
Fraint ^frait,fraite,/reii, fret :
Rompu , cassé , mis en. pièces , ori^ ,
renversé ; fractus.
Frainte : Bruit, tumulte, querelle.
Frai RE : Frère ;yrai^r. Cousinfrai-
reur : Cousin issu de germaio*
Fraier : Affoihli, débile.
Frairie : Fraternité , allîajify ^ li-
^ue , association pieuse , cqpfKéne ,
conventicule ; assemblée défend^ à
/F R A F R 4 63Si
eertaînf corp& de métiers ;/hi((f/7iiw; anz seigneurs. Il y aToit àe^francs"
en anc. Prov. frairia, aleus nobles et d*antres roturiers ; ces
FaAiscHE , froissé : Frêne 9 arbre derniers se partageoient comme tous
de çharronnage ; fraxinus. les autres biens roturiers , excepté
FaàisETTE : Gland , bouton en dans la Coutume de t^aris. où ils se
forme de fraise ; àe/ragum^ partageoient comme fiefs , quand il y
F&ÂisiL : Cendre du cbarbon de àyoit justice censÎYe ou fief qui en re-
terre. IçToit ; Xtsfrancs^îeus nobles se par-
FaAisoif : Faute, trahison, lâcheté, tageuient comme tous les autres biens
Fraissengue : Truie qui a mis bas; nobles, {^o/. Ragaeau et Ducange. Il
àfi fragiurn, y ayoit aussi, sâon la Note de M. de
Frâitk : Ouverture, brèche, fente ; Laurière 4ur Eagueau, des coutumes
.^Yzctcb; canal, réservoir, bras d*eau; où \e /riuic-aleu étoit possédé aans
fretum ; et rompue ; àtfracta, selon titres,, comme à Auxerre , Chauicont
Borel. en Bassigny et autres, dans lesquelles
Feâitis tfraity : Friche , terre qui tous héritages étoient réputés franc^
n'est pas cultivée , pâturage. s*il n*y avoit point de titres ; au con-
Feâitueâ j/raitora : Disette , be- traire , di^ns d*autres coutumes il n*y
soin , nécessité , fatigue. i^voit point defrancs-aleus sans titres,
Feâitueie : Avoir besoin, être parce qu*il étoit de règle générale
dans le besoin. dans le royaume , qu*il n'y a nulle
Fbaitueo , fraiturians : Qui est terre sans seigneur. Cependant de
dans la peine , dans le besoin. Laurière cite un Arrêt du parlement
FaiLATEa : Transvaser du vin; d^ Pariai, du 17 mars 1606, qni a
d*oùyra/(a/^/7ie/t/, action de transva- jugé qu*ii ne pouvoit y avoir de
ser du vin. On dit à yésent /re/aler, franc-tUeu sans titres. Ainsi conoume
pour exprimer le mélange que font les terres ont été données à plusieurs
les cabaretiers de différens vins. Bar- particuliers par les Rois et les Sei-
bazan pense que ces mots pourroient gneurs , ils ne les ont données qu*à
-venir de fraus ,/rauduieFUus , tronk', condition de certains cens, rentes
perie , trompeur. et redevances, expliqués par les titres
Feameille : Boucle , agrafe., p^n- de concession , ou donation , ou ajié*
deloque. Voyez Feemal. nation ; et s'ils en ont donné quel*
Feau c : Noble , libre , qui ne paye, ques - unes gratuitement , soit par
point de taille, de cens, ni d'autres récompense 6u par considération,
impôts ; monnoie de France vi^nt ils ont eu grand soin d'insérer dans
20 %xA% \ francus ; en ancien Prov. le contrat cet affranchissement, et
franx. Au plus franc : Jeu que non^s, c'est ce qu'on appelle franc -aieu*
nommons, franc du quarreau , selon Quant à l'étymologie du mot aleu ,
D. Carpentier ; franc s'est, dit aussi Ducange rapporte celles de Budé , dai
pour, étable à pourceaux. Cujas, de Ragueau et autres, sans en
FsAirc-ALEU ou j^LUE (tcrrcf en) : adopter aucunes , et propose la bass^
Terres libres qui ne pay oient pointée latinité aiodium , aUodium ; Barba*
cens , héritages , domaines , posses- zan le fait venir d*aiiocatio. Ce qui
sions, biens, en général, qui sont pos- le détermine à la proposer, est le pos-
sédés sans payer aucunes^ i^edêvancfs sa^. s^^.ant, cité par Ducansî : Ptt*
636 F R A F R A
rique è docHoribus exisdmant, 7>oeem Feancameht : Fnincliemeiit,
esse primigeniam gallicam velFrun-' déguisement , sans détour.
cicam, quœprœdium^ ac remproprie" FaAMC-AacHiBES , francs-arekim
tario jure possessam dénotât; et que (troupe des) : Ce fut le premier cofpi
&aUocaùo on a pu faire , par le chan- réglé d*infanterie françoise, mais <{h
gement àxïc endy aUodatiOy placer, n*étoit pas soldé par le RoL Charles tu
constituer, accorder, soit franche- leur accorda plusieurs exemptions,
ment , soit quittement , ou soit à et comme ils tiroient de Tare , ils
condition de certaines redevances, furent nommésyrâncx-onrAiV/r; et oa
ou cens, ou rentes. Celle que je pro- leur donna ensuite le somom de
pose ne sera peut-^tre pas trouvée la francs-taupins , parce que la plupart
meilleure , mais au moins définit-elle étoient villageois et peu excirés à la
hien la chose ; je dérive donc €Ueu guerre. Ce corps , composé de sdxe
du Grec eleutherosy libre, maître de mille hommes, tomba dans Tavilis-
soi. Des savans qui m'honorent de sèment, et fut supprimé par Louis n.
leurs conseils, pensent que ce mot Y^kvck^TiL ^ franchar : Sorte de
est composé d*â privatif, et de iodum mesure pour les grains,
ou loilium, qui est exempt de lods FaANc- bâtir : Droit de prendre
et ventes , et franc de tous droits ; ou du bois dans une forêt, pour b&txr oa
de leudis et d*a privatif, dont on a entretenir les b&timens.
fait aleudis , non vassal. Frah c-bourgade : Bien de rota-
Or Téon. quîex usages ne rUent pas qoaat "«^^ P^^'' ^^T^^^ «n ne doit que qud-
li Sires Toit aucun de ses songiex tenir hire- ques redevances OU rentes au sei-
Cages, desquiex il ne rend à nuluî, cens, gneur, et qui est exempt de tOUteS
rentes , ne redebrauces nulles . li Sires i puet charges féodales : c'cst CC Qu'on ap-
jeter les majns et tenir conme sieues propres ; ut vu • •
car nus selonc nostre coustnmc ne puet pas P«''« franche bCfurgeoiSie.
tenir des alues, et on appelé alues ce qne FrANC-DEVOIR : Abonnement oa
on tient sans fere nule rederance à nuUui; abrègement de fief, rachat de dom-
etstliQuens s'aperçoit arant que nus de se. redevance annuelle,
•ougier. que tel tiùies soit tenus en sa contée, /^ ^ '■^ ««««««.,
il les puet penrc cône siens , ne n'en est Charge OU redevance que les hommes
tenus à rendre , ne à répondre fi nus de ses de condition libre dévoient ponr pt-
sougicr pour che que il est Sires de son droit CSLS^ , panaffC , usa^e de bois , &C
«t de tout che que il truere en aiues, et s« ^^^ .' ^„ . T ;k-^ ««--^ !_• t^
un de se. soug2x i aroit jette les main. , si ^ ^R AU CE : Libre , affranchie ; fraa-
ne li doit pas demonrer , se U ne pmere Che , naïve , smcere.
que che fu de son fief , ou de che qui deroit Franceis : François, né en France;
éslre tenu de li , que il a trouvé concelé on Francus
cfbrancliié, et se il ne le puet prouTcr, U <Uues
doit demourer au Conte , ne chil qui en idues 0° nom de b Sainte Trinité , L07. pir h
le tenoit , ne se puet aidier de lonc usage, et g«ce de Dieu, Roy des Franceis,
pour che loc-je bien à chaux qui en tele ma- Âne, Coutume ttOHéans,
niere tiennent que avant que U Quens i mete Fr ANC-FIEF : Fief tenu noblemeot,
les mains, il en viegnent fere houmage an , . « j* . '
Conte ou rendre auome redevance , au gré cest-a-dire, sans aucune redevance;
dndit Conte , et en tel cas se il le fout ins- de nos jours on entendoit par là,
sint, il ne devront pas perdre, ainchoisTen une taxe OU finance qu*on exîgeoit
doit-on bon gré savoir quant il esclarcissent j^, roturiers qui avoicut acheté dcS
les choses que leurs antecesseurs tinrent or- /. ^ , , 2 w »
bernent. uefs noDles'y/eudum/rancum,
Coutume de BeauvoUis, chap. 24. F&ANC-CAUTJER : Homme de plai-
FR A
sir, qui aime et qui mène la TÎe
joyense.
De toiu etUts le pins entier
Et qui me rerient à menteiUet ,
C*est U TÎe à^ franc-g€aiti$r ,
Qtti Tît entre ses pastooreDes :
An chant des ojseaulz soubs les fueillet ,
Ayans pain bis et gros fromage «
GL'c de jambon et de boteilles ,
Tels gens ont bon temps et font rage.
Dialogue du MomUun.
Franche y/raneise, subst. : Fran-
cliise , bonne foi , sincérité.
Ains ne Tenil fors ce qu'elle Teah,
Virre on monrir faire me pnet,
€*est tout ; or en face à sa guise ,
Car tout snis mis en êm francise.
Le Dict du Lyon,
FAA2rGHB*AUMOifE : Fpnds qn*un
seigneur détacboit ^ansVé^erve de
aet domaines , et qu'il donnoit pour
bâtir une église , un cimetière ou
d'autres établissemens pieux , dont il
ne lui restoit que le droit de pa-
tronage.
Franche-dogub : Terme d'injure
d'un Anglois à un François , comme
cbien de François.
Pranche^gue dist un Anglois ,
Tous ne faites que boire Tin ;
Si faisons bien , dist li François ,
Biais TOUS buTez le lieneqnin ,
Bonx estes com pel de nastin.
Elui. Deschamps , foi, aa4 , col. 3.
FAANCHiE : Valeur de la monnoie
appelée franc, ou ao sols.
FaAircHE-piTE : Marcbé exempt
de droits , et qui se tient le jour de
la fête du patron d'un lieu.
FaAircHÎAz ^ franchies ^franchiez ,
franchileche : Exemption , franchise ,
privilège, immunité. f^.Faiifc-ALEU.
Feakchim Air : François qui habite
par-delà la Loire , et qui parle natu-
rellement bon françois, sans accent
désagréable.
FaANCHia ,/mi/icAi> : Affranchir,
rendre libre; fiancer. Franchir une
nr/ilr ; S*eu délivrer en la rachetant.
F R A 637
Feavcbis : Libéral, généreux; li-
bre, affranchi , maitre de ses actions.
Franchise : Libéralité, largesse,
générosité.
Franchise si est vertu brge (grande enrie)
de bien faire , ceste rertu , ce dist Senekes ,
tut en doner et en guerdonner. Premièrement
ai tu doues, garde-tei de faitement doner, kar
maintes gent snnt ke si Ten Inr demandie , il
fîmt laide clûere, et toment^lors testes d*autro
part, et fnnt senblant k*il soient de antr*
cbose en b^oigne.
Mttraiitez, Mss, fonds de fEgiise de Paris.
TKkncmvK^francisey/ranquiesnte :
Asile , lieu privilégié pour les cri-
minels , où la justice perdoit ses
droits ; sincérité , naïveté , bonne foi ,
véracité ; exemption , franchise ; sei-
gneurie , puissance ; en basse latinité
franchimenium, àefrangere; en anc.
Prov. frcmkëza , fmnkëtat. Tenir
franquiesnies : Tenir en franchise.
Quant celé feste fu finée ,
Li Rois départit rassemblée
Des Rois , et dea Ducs , et des Contes ,
0 Dont esioit assez grans li contes, (nombre)
Des autes gens et des menues
Qui a la feste sont Tenues ;
Moult lor ont doué brgement
Cerax , et armes , et argent,
Dras et pailes de maintes guises ;
Pour ce qu*il ert de gnnt francise.
Et por Eres qu*il ama tant ,
Htti mais porres oir avant.
Roman étErée et étEnide.
Faamchissembiit : Extinction on
rachat d'une rente.
FEANCHoiE,yra/icAM> : François ,
nom d*homme; et François , habitant
de la France.
Li Rois manda an Duc , que par la soe amor.
Face tant az Pranchoiz, ^pe son nies ait
Tonor ,
Et qn*il le recongnoissent à er et à Seignor.
Boman du Rou,fol. 5g.
Fbahc homme : Homme libre de*
meurant dans un fief.
Feancin : Sorte de vélin ou de
parchemin.
Frahciss : Franehise.
638 F R JL ^kk
FaiilrcisQVjfe : Arme faite éh taçon B&rbaresctue , &c. dont se
de lon^,*ue hache , dont se servôient les Européens dans les ÉchelTes iSt
les anciiens François. Clovis fendit, Levant.
avec ^là. francisque y la tète du soloat FrâmqîtiemÈ , /ra/i^ioexiRe ; Pn>
qui a voit gardé le viasé de Soissohs. yilége ; terre exempte de tous droits.
Voyez .Avçoif . F&aitquise : Franchise , titre et
FEASrcNEBOURG ': Franckenberg , qualification des nobles.
Ville de la Haute-Hesse ; Francoberga. Frans , Fransis : François ; franc ,
Featiçoier : t^arler f^ançois, agir libre, affranchi, maître de soi.
à la fraiiçoise, selon D. Carpentier. FEAifTAUPàiNS : François des AI-
T^kV'COnkirB, ^ frangomatc y fran^ pes, selon Borel et Ménage , on laa-
homate : Libre, affranchi, esclave pes, parce qu'ils fossoyoient la terre;
qui a ob tenu sa liberté. d'autres auteurs disent que c*étotent
$e le Sftîgnor des céaof Tîlalhs ou rilaînei ^ ^ \r • v «« t.
les làondé querre (tue Ton ne leâ doit «retter, I* E A^ÀIL , frappOlJ : BoIlCheS lEE-
ne garantir pour reschaison de la paine que liles.
lor» ne court; et pour céaua quî saroûent FeAPE : théine, punition.
pour JTon.nmaees , ou esclat fraiiâîs , il doi- r? ^ .. •
îent port^ lettres celée, don Tîscdnte . où f ^^^ON : Coup , tape,
don BaUli de la contrée en quoi il» sont, FeapoUEUE :Quifrappefortement.
cornent ils sont frans à c« que Tou ne les Feaeachaqe , jprarerge , fraraS"
puisse arcff ter . chage, frarechoge, frareche , frarts-
''"""%^^:J^%^"^' cï^e , /rareuseté Jrerage : Partage
entre frères et sœurs , héritage com-
Feattc-ôeine : Libt*e et noblt mun entre frères et sœurs; en bas-
d'origine. la t. frcwagium , fratriagium , formé
Fe ANC - T AuriN s , fraucs- taupins. de f rater et ^hœres.
Voyez Fhakc-aeghiees. p. ^vx^^^ .• -.• ... # .,
^ 11- f • l!<t se h liom costumiers arott loils annc oa
FeaNC TENEMËNT : Héritage pOS- fiUe, et il en enst auUnt à Thostel, et U d«iiaa-
sédé noblëinent , sans charge rotu- dassent partie es eschéetes à cettx qui of »^-
nururi
rière ; usufruit , bien dont on n'a que ''^^f °' P?* '^^^]^ • «^^ 5^ «"^ «ont pas «
I :«„:.,ft*,n» ne le pueentTeer par droit partie. Mè» il «B.
ta jouissance. v, , , Tiendroit ans autres que chaacun aportast ce
Tous ces mots franc , franchir y qu*il auroit en tafrtrcige, fust terre , fo*»eol
franchise , affranchir y affranchisse' maisons , fusseut deniers , ou antres meubla;
ment y viennent defhaneere. ** •* '^. r*'"*''* *t"* *"^;?°* ,^« «" *««'»'
T ' "^st ^ • • 2.^- • - «T» - amende leur partie que 1 en leur eust Um,
* E AKHEllfe» , franh^menta : Frac- pesons ou plants , vignes , toit cU amendewnt
tion , Taction de rompre; fragment , retorneroît %xxfrerage.
morceau ; fractio , fragmtn , frag- tes Ecahliss. de S, touis, /«V. i , chap. lîo.
ihemum. é ^ . ^ Feaeachagee , frarager , fran^
Fe AicHER : Rompre , briser ifran^ cher^frar^er^rarescher^rareschier,
^S: o- , . ^ frerachieryfrerageryfreragierzV^ï'
Feanhomate : Simple , ingénu. , tager avec ses frères et sœurs : diviser
Feane-almoigwe. Fojr. Feanche- ^vfrerage, et partager un hcriui|«
AUMozfE. -en égales portions.
Fearque (langue) : Jargon formé
de divers patois , François , ItaUen , ,, „ ." ^^'^Ta *^* ****" «onstjimier ait enfi»,
ï? X L 1 y," - ^" » et il 1 en ait de sages et de bien «aaincnsu.
Espagnol, Provençal, Grec moderne^ «t i a «ust on fol et UTcmicn , « juear ai
FR A
des qal t^en futt «lés par lè j^ , iï U peret
•e morust, etU fox l'oîtt dir« , et il IrêTén&t
frerag^y fl ntroit totant et flkeiililet , et ea
la terre , teomme un des eatreA frères , et en
aaroit autant par droit , comme cil qui lea
aaroit aidiéa à gaaigner , et tôt antrëai nbe
des tnera , se ele •*en eatoit aléè en meacbin-
■age ( on en antre len ailletart pour soi jonery
ai /rerageroit-fXLt par droit aiec lea ântrei
lîreres corne li font.
Ixs Mtabhfs. de S. Louis, lw> x, chap, i38y
dejrerages de /bus enfans.
Faa&achauz yfraraschaux^frare^
éheurs , fraresches , fraresateurs ,
frcurescheux^frareurs/frareux: Gens
qui possèdent des biens en partage et
par indivis ; cohéritiers.
F&ARtE : Fraternité, consangui-
nité , société , confrérie , association
pieuse ; fraterrùtas.
Y^kiiiix^frarine: DepeudcYaleur,
petit , menu , effilé.
Diex qni lonfriitea c{ne Longina a
Li nouTeanx fioU ,\^ fituwt ,
Tona feri el cora de la lance ,
Qni n*estoU pas bêle ne blanche ,
i^ne li sana Teu vint jusc*aua poina
Qtte II tenoit enaamble Joins.
fabl Mss. n* j^tÈfJbL 104.
k( pour ce ne trootast-on galre
Mnaitora qni oaaat meffiilre,
K è Tltoleut mie de rapine i
l^e greroient la gent frarint * ,
Tôt laboroient liëment
Et Soient apurement.
Èotkan de ÈohpaUi.
* lltnn pcnplè , pânrrea gêna.
FmAEiN : Infortuné , misérable.
Temps frarin : Mauvais temps, triste
sabon ^ temps variable.
là oiael qni ae snnt téo ,
^fwaX com n ont le froit éa.
Et le tema direra txjrarin ,
^nt en may , por le tena aerin ,
01 liv. •••••••
* Roman dé iaitott, 'Vers 67.
TtkSAin : Frêne, sorte d'arbre;
de frêne , qui est de frêne \fraxintus.
Faasbs. Voja FaAiBaxs,
F R A éSg
Faasmbl : Rejeton ciefirènè; jeune
frêne.
Fkiil^irz ^frasquêé y f naquit i t>is-
pute , querella , débat \fracUo.
Feâtsa : Jeune efaimrgien; bar-
bier. V.
Fkatui : Fraction , violence 1 ef-
tection ; /ractio.
FaiTtSTi: Dur, mdè à l'oreille.
Featee : Frère , enfant du même
père ou de la même mère \f rater.
FeateIc ELLES ! Hérétiqucs âé la
fin du xiti^ siècle.
Feâtein : Fraternel.
Feateisee : Fraternisei' , ViTre ten
frèM , être de bon accord ; de/rater,
/ratris.
Fèau yfraus,/rawt ,/htthes,Jroe,
fros y froty frou yfrotù , frouA yfrox :
Terre inculte , en friche , lande , lietl
stérile, déèert, chemin tn mauvais
étAt , route tompue ; en bas. latin.
froccus y friscum , de frangere.
FEAtiDovàEMEHT : FraddulëuSe-
ment , avec fourberie ; fmudàtenter.
Èeatèî.. Fo/ez FàAUtrs.
Featee : Effleurer , toucher k
peine.
FBATEASTEi : Beau-frèrc ; àe/ra-*
temus.
Featsse : Frêtie, sorte d'aigre;
fraxinus ; truie qui a mis bas.
FEAzi : Uni, poli, découT^rt, sé-
paré , pelé. Borel l'expliqùepar potelé
dé fraise , et cite Coquillart ; je crois
qu'il ti'a jamais eu cette signification,
même au passage des Droita nou-
Tëanlx qu'il fapporte :
Ung aain d*aaaex bonne haoltéiir,
Ung œil de fiere regardure ,
Ung aourcilz de tÎtc paintnre.
Une gorge blanche , tx/hué^,
Ung ria getté à TaTenture,
Ung maintien de femme maée.
CoqmUarty Droiu noureaulm.
64o
FRE
Qa'dlc coa^BOÎMoit le
Et qae c^eitOft nng beaa rOMaU,
Fnoc , frab yfraM comme oag oigw»
VEmqmette de CoqmBaru
FRE
FaiGOV : Petit houx,
fourgon , nslouile de f o«r.
Feciit : Bride , lien ^/remaam»
Frju y DUK : Faire dn Iwoît^'iLign',
/
Et ne a«i*^ pM kiea
Qui caydofe estre si rosé,
D'sToir e*f é *i refusé ,
Mot qui uûb i^orgiat migao» ,
FnMte , tnit^fraiê coome ■■
Cofuiilart, MtmoL dm Puys,
Feâzeure : Ce qui sert à broyer, à
mettre en miettes.
Fa£ : Frein , ligament ; frtman,
FfifLàsJsEf/reasce : Sorte d*imp6t ,
de droit.
Fe^âu : Cabas , panier.
Feee^oue , /rebor, frébexour :
Fourbisseur ; àtfervere.
Fezc 9 frect : Beau , frais , neuf ,
bien ajosté , agréable 'y/rigus; pays,
canton \frecum.
YK%c.jLVkCY,^rectngée : Droit qu'on
payoit en porc frais ou jeune , et sou-
Tent en argent ; friscinga,
FaiciiziE : Fléchir, plier, céder;
fiectere.
Feedàin E : Moquerie , suirant Bo-
rel qui cite le blason des Faidces
Amours ; fanfaronnade , action de
Tanter, suivant D. Carpentier.
Feede : Peine pécuniaire qu'on
payoit au fisc pour avoir donné quel-
que atteinte à la paix \fredum.
Feedélus : Frileux , qui craint le
froid ; frigidulus.
FaEDm : Battre , maltraiter.
Feéem bnt: Furieusement;yîi/70/^.
Fe^sue : Peur , frayeur , effroi.
Barba zan le dérive de fragor, bruit
tumultueux qui excite la crainte , la
terreur ; ou ûefrangere.
Sire , por Dîen priez por mî
Fet li enftf , j'ay itUfréeur
Et tele dounce , et teie paenr ,
Que me fremient tuit li membre.
Gautier de Cointi, Uy. t , chap, zS.
le pi« et b eue, et Toa
Ta à iMire , ea U Buierv coB
tJcat Boift ea u Bùa, et les froie Fn à r
Miraeia de S. Limis, ck^ %.
Fezivdee : Casser , fendre , rom-
pre , briser , craquer , faire le bmit
de quelque chose qui se rompt;
frangere.
Feeihte , frémissement : Bruit ,
**P«g«» îrmc^s'yfremitiu.
Feejschx : Terre en frkdie, pâ-
turage.
Feeisqite , /risque : Gai , vif,
éveillé y alerte.
Feeitox : Petite monnoie d'argent
q;ui avoit cours au xii^ siècle.
Feeits : Yvoiàj/ngus, /ngidus.
Feejâu : Pierre dure et froide.
Feejoue : Fraîcheur , froideur.
Feelampiee : Frère lampier ,
homme de néant ; homme chargé dn
soin des lampes ou lanternes dune
communauté,d'un lieu public; et char-
latan, suivant Borel. Ce mot éloit fort
en usage à la fin du siècle de Louis xrv,
on disoit un grant frelampier , pour
un homme dérangé , un homme de
peu de conséquence , qui ne dit pas
beaucoup, homme inutile ; c'est l'avis
de M« Brossette , dans ses notes vêt
la X* satire de Boileau.
Feelâtee : Transvaser , frelater,
falsifier ; de/roits.
Feele : Foible , fragile » mince ,
menu , déWé'Jragilis; à"oix/rele, jeune
fille , jeune demoiselle , et freler^
rendre menu, délié ; plier, détendre.
Feelin : Sorte de monnoie, la qua-
trième partie d'un denier.
FaELOQUE : Ornement en forme de
FRE
]u)iipe ; d'où freloquié , ce qui a cet
ornement.
FaELoiiB : Perdu, gâté ; d*où estre
/relore, être traversé , contrarié , dé-
rangé dans nne partie , dans un pro-
jet. — Pathelin Toulant se IcTcr
PRE
641
Sam rîea ftire qui à pltitîr •ortitit »
Et des olsemnlx le chant mâodleiUL'
8e changeroU en erf frénéskux.
Complainte sur la mort de la Comtesse
deCharohis,
FaERETA , /rennier : Ouvrier qui
^Z \ '?'!f-. * "•""■ «•» •°"' ' " Taux ; ép«onnier ; deAnum.
femme lui dit : 1? * r •
FaBiroisiBussHBirT : Avec furie ,
en fureur, avec frénésie.
F&ioa y/réour , /réours : Frayeur^
crainte, peur, effroi. FojrezFKi^VK.
Bt 11 dm. Anglea lAtn ettoicn^
Pins que solans n*est en esté ;
L*abéesse a grant pièce esté ,
Dt la clarté en gnnt/réour.
Or n*alex mie de péonr»
Fait nostre Dame , bêle amie.
Gautier de Coinsi, liv. i , ckap, xx.
Fbbppbrib : Friperie , habits ou
meubles raccommodés.
FâBQUBircB : Nombreuse assem-*
blée, concours de modde, multitude ,
foule , abondance , fréquentation ,
habitude de faire quelque chose ^
frequeïïUia*
Ke faittt TOt , ke Toa or li offres asa^f
cst-U dons Bois? où est li roials sales et là
sièges roials? où sont les cours et li roiala
fréquence? Est dons sale estaole? siège U
maingerre? cors \x fréquence de Joseph et do
Harie.
Je ne sçay s*il reviendra pobct;
Ilenny dea , ne bouges encore ;
If ostre fait serait toutfrehre , ■
S*il TOUS trooToit leré.
Farce de PutkeHn,
Frelu : Vaurien , larron , Tolenr.
Fbbluches : Bagatelles.
Feeluqce : Bouquet, flocon , petit
paquet de cheveux ; à* oix freluquet ,
homme qui n*a pour tout mérite que
sa parure.
Car aujonrd*huy de àeax.freluques
De chereulx, d*ung petit monceau^
Ilvemble qn^il y en ait jnsques
An collet , et plaln nng boisseau.
CbquiUart,
Sermons de Si Bernard, foL 76 , parlant
des Mages.
Feem : Ferme , solide \firmus.
Feem : Fermement ; firmiter.
Feem , freme : Infirme , malade ,
languissant; infirmus,
Feemadb : Femme mariée.
Feem AIL , f remaille, f remaillet s
Agrafe, boucle, fermoir, cadenas.
Voyez Feemâl.
FnRMAiLi.R • Pari Mff«ure défi. Q^idfaeiùs.quod et aurum offert? Ergo
TEEMAILLE . l'an , gagCUrc , oen. ^^ estipse? et ubiauUregia, uHtkroniu?
Feemae : Frémir \f réméré ; en bas uhicunœ regalis frequentia ? numquid auU
Bret. frémi. est stabubun , thronus pnesepium ? curiœ
Feemi : Fourmi , insecte \ formica; fr»T>M^ ^^P^ «' Maria f
on prononce encore ainsi dans la Feeeage ,/rerexcAe ; Partage de
Bourgogne. succession entre frères ou co-héri-
Feemure : Fermeture, serrure. tiers; àef rater; d'oùfreragier, faire
Feen AIE , frenajre : Lieu planté ce partage.
de frênes \fraxinea. Frerastre : Beau-frère, frère d'un
Y^ifii.iit.vx^freneUsieuXffrena' autre lit; en loLtig. frairtute.
sieux : Hors des bornes , que rien ne
retient, frénétique.
Les âémens par laps de temps joyeulx ,
De son tre spa» scroienl trop socieux
I.
Feerb-bouet : Frère lai , frère
conyers ; on appeloit aussi de ce nom
celui qui faisoit Taloir la métairie
d*un monastère.
• s
64fl F & £
F&Emx DK BAST OU DE EAf : Bâ-
tard , frère né hors de mariage ,
adultérin.
Feere en lât ou Feeee en lot :
Beau-frère.
Feeee meNoe : Frère mineur «
cordelier \f rater minor; en Langued.
J'raire mënous,
Freees âle sacs : Religieux dont
l'iiabit ressembloit à un sac.
Feeees des asnes : On nommoit
ainsi les Mathurins , parce qu*its
Yoyageoient ordinairement montés
sur des ânes.
Feeees pyes : Religieux ^étus de
noir et blanc comme les pies.
Feeeeux (cousin) : Cousin issu de
germain.
Feëeieco : De fer, qui est de fer;
ferreus.
Feeeot ^f rerotin : Petit ou jeune
frère.
Fn^ÊSkvcuY^/raissengue^/resange,
/resenge ,/resse/ige : Jeune porc , et
droit de porc dû eu certains lieux par
les fermiers de la glandée , aux maî-
tres des eaux et forêts ; en bas. lat.
/rescenga, /rîscinga , friscengqglum*
Item compete , et appartient aodit Seiçuear
en laditf baroonie un autre droit appelle le droit
de \%/ressenge , à cause dnqnel il a droH de
prendre et percevoir par chacun an à chacune
fekte de "Noël aur tous et chacons les manani» et
habitans demeurans au terrouer du Boiscontati»
•Tant pourceanx et truves jusques ao nombre
de trois (les pourceaux de lait exccptéa) dei».
sols tournois ; et ceux qui cachent ienra pour^
ceaux pour frauder ledit droit « doivent audit
Seigneur .soixante suis tournoi» d'amende.
Charte de i553, citée par Ragueau.
Fresaxgeau : Jeune ]»orc.
Feesâuoe ': Sorcière , enchante^
resse, magicienne.
Feesas : Fèves dépouillées de leurs
cosses; en bas. \%\.,/reza,
Feesays : Oiseau ; ainsi dit du
Latin prœsaga, parce qu*il étoit de
FR£
mauTais augnie , on parée qu'il a
une frèbe au cou. Voyez Ménage.
Feescehgaoe ^fresengage : Droit
qu*on payoit en p<»rc frais , et sou-
vent en argent.
Febsche : Rente dâe av seigneur
d*un fief par des co-héiitiers soli-
daires ; friche , terre incnlte.
FEESCHEMEaT:Arinstant,d*abord.
Feescbette : Fraicheur de teint ,
coloris; àe/rigidms*
Comiae la rose ca sa? fres^e et Temeille,
En un jour sa grand* fresckette pas^ ,
Cette beauté qa*OA dit lai WHapareillf ,
Pour nne fièvre qui voaa poÎDCt et travcillei
Las pensés biea qoVUe est cantcMt changée.
Triomphe des tkjwêet,
FfijEscouE : FraUdieur.
Feesh : Friche , terre inculte.
FE£SiAL,au ^urieljresiaiijr. Borel
dit qu*il croit que ce mot signifie
fraîche , et cite ce vers de Gauviin :
Les Damoiselles êont JresioMtx.
Indépendamment que Borel a mal
lu, cette citation est trop courte poor
autoriser la signification de ce mot;
il doit être ainsi écrit :
Les OamoiseUef s*o«t (ai ont),
ce qui veut dire, attaches, rubans,
bandes, et vient de /ressus , brise,
parce que les bandes sont des mor-
ceaux coupés.
Et Pavoit miaa
En Tescn par grant alliance .
Un blanc penoncel à sa lance ,
Attache Medame Amisté ,
A quatre Jresiaus de pitié ,
Que blanchi ot confesaion
£» larmes de coupunction.
Tournoiemene ifAnieehnst,
Fa ESI NE : Affranchie.
Feespeeie. Fofez Feeppxbie.
Feesque : Soudain, subit. Cas de
fresque : Querelle survenue sur-le-
champ et sans dessein prémédité.
FRE
, FassQuzT : Froid , frai».
Fasssiau : Joli y agréable , mignon.
FaEssouoiR : Poêle à frire.
Fa ESTE : Ouverture , brèche , pa»-
sage.
FaF.sTEL , /resteéuilx, fresùaulx ,
frestiaujc , fretel , freûaux : Flûte à
sept tuyaux collés ensemble et Cou-
pés en forme d*orgue, le premier
plus long et plus gros que le second ,
et ainsi de suite en diminuant jus-
qu au dernier ; la syrinx. des Latins.
Là 8*a6s!st Pan le Dnx des béates ,
Et tint mxfnuel dé roaiaux ,
Si chalemeloit li dan&iaox.
Philippe de Vittj , Méuun, tT Ovide, Mss*
FaKSTELé , fretelé : Sali y crotté 9
taché, marqué.
Feestelee , refresteler : Jouer du
frestel , de la flûte.
FaESTEE,yi!*^/r^ ; Faite, comble de
maison; de/astigium,
Feet : Rompu , ca&$é i/iractus,
Fret^il : Soliveau.
FaKTE : Espèce de flèche.
. Faetel. Foj-ez Feestel. .
Feeteler : Salir, crotter; rompre»
briser, déchirer.
Mais begnins à grana cliapperons ,
Aux chîerei basses et alizés^
Qoi ont ces larges robes grises
Tonttê /retefées de crote».
Roman de la Rose, vers ia663.
TmtTT.Lie.r y /retillet : Petit bassin
fait en losange.
Feetee : Croiser, entrelacer. Fré-
ter un navire , le poisser, l'apprêter.
FRETïcfiEs. Fofez Feau.
Feetil : Friche, terre inculte.
Feetillans dedIjITs : Plaisfrs vifs.
Un cœur haut et chrestien jamais ne s'aban-
donne
jLvxfretillans déduits que le inonde Ini donne.
Tr€igéd, de la Guiiiade , parP, Matthieu,
Feetiit : Les bleds et grains qui
sont sur le bord des champs 'yfretum;
d« là eé nom est passé au menu pois-
F R I 643
aon qui se tient sur le bord des
rivières ; Rarbazan le dérive de/ran-
gere , /raclas. De ce mot sont venus
frétillant et f replier, faire des petits
mouvemens et fréquens.
¥ketiv y /reton : Petite monnoie
d'argent , feuille d'argent.
Feette : Ouverture, brèche , ]>as-
sage.
Freulb : Mince , frêle , grêle ;
friabiUs.
Frevol : Foible, infirme.
FasvoLJBSA : Foiblesse , infirmité.
Fréveibe : Mois de février ; yê«
hruarius*
Feezaitce. Voyez Feesaugbe.
Feiavuee : Etre friand , délicat,
manger des choses délicates.
FaicANnEEiE : Friandise.
Frichette. Voyez Fretil.
Feicqcemewt , frisquement : A.
l'instant, d'abord, lestement.
Frie : Terre inculte , friche.
Feiektx : Rruit , tumulte , sédi-
tion ; fremitus.
Feier : Frire, cuire dans une poêle.
Et pren à toi nn pael de fer por/ner, et tu
la mettras en un mnr de fer entre toi et la
citée. Bible , Ezéchiel, chop. 4, *ven. 3.
Et tu sume tibi sartaginem ferream , et
pones eiÙn in murum firreurn inter le et
inter eivitatem:
Faixas : Frères, moines ;/>'a/reT.
Fries,/)76z : Confins, alentours.
Terre fries : Terre en frifche , inculte.
FaïauL : Poêle à frire.
Frieuleus : Fpileux , qui souflfra
du froid.; à^fiigidulm.
Frioalxe :. Se frotter, gratter;
fricare.
Qui pour galer exfrigaler.
Tient galeux, n*est-il pas bien fol?
Blason des Fausus Amùurs.
Frzgaster yfrigedierffngtfieryfri'
gésier : Refroidir, devenir froid ;/n-
gesc€r€ifrigefacere,fiigses inducere.
644 F R I
FmiGcn%,/ringoter: Oianter com-
me an pinson; de/n'gilla ,/rùigiUa ;
•ontrefkire le geai , la pie ^/ligulare.
Tay oaî cfaaMcr
MoÊêmAetf
QmJriMgotoit,
Qui s^eoToUoity
Qak tnrlmoit ,
Ar«c ener gai ,
La haut ua été etpîaM.
jinden JfoëL
FaiLLEE : Avoir froid , trembler
de froid ; y«]gvre.
FaiLLousETi y/rilUuiHé: Sensibi-
lité au froid ; frigorosUas ; d*oà /h7-
iouiementyfriUeusementy froidement.
FaiHBE : Geler , faire froid ; d'où
frimas.
As td teBpt que je toU frimer
Let ari»ret et blanchoier.
Gosse Brûles.
FaivcnEa : Sauter, danser, s'agi-
ter en dansant , prendre des libertés,
un ton qui ne convient pas, avoir
des manières évaporées ; fricare.
Bfon amy , tu te rompt la teate ,
Et noiu debattoiM follement ;
Car ne dettre qa*ettre en feste
Et de TÎTre joyenaement :
Aroir noarel abillement ,
Saillir, %KQXtx y fringuer , danctr.
Et paaaer le temps plaiiamment.
Dialogue du Mondain.
FaiPE-LiPPE : Goinfre, glouton,
dépensier.
Fkivkk , /ripper : Dépenser, ava-
ler, manger gloutonnement ; chiffon-
ner, salir, souiller.
Tf e fenit Jnuo que detionbx l'arc céleste
Avec son Duc tendoit à la pipée :
On laj eost faict ung toar si très-moleste
Que de touts poincta elle eust ité/ripée,
Rabelais, liv. i , chap. 9.
FaiPEua , fripéour. : Homme qui
fripe et gale tout , brouillon ^ fri-
volarius.
FaïQUE Criquet, f risque ff risquât :
FRO
Menu , léger, alerte, dâîcftt , nûgaoBt
joli, agràble, beau, galant , «Ado-
feux, leste, élégant, faica «juté;
frais, neuf.
Peimie toot confit ca ÔMages ,
ParUits oarrîcrs, graaa laîtriae l4^— ,
Toa)oars pensans , TcSana,
A bastir qadqaes haalx ovTrages.
CofmiBan, DroêU
FaïQVEVSLLB : Coi|aette, jeune
femme galante.
FaïaE : Trembler, firémir, frisson-
ner de peur ; fngere.
FaiscinGATiQUE : Droit qu*en Bre-
tagne on levoit sur les porcs ; en bas.
lat. /nscengagium»
FaisouM : Boucle de cbereux frisés.
FaiSQUE : Joli, mignon, vif, éveillé,
alerte , poli , galant , qui a bonne
grâce ; d*où /nsquemeni, agréable*
ment , galamment , avec grâce.
FaiSTOFr : Frechtroff , anciesue
abbaye de religieux située dans la
Lorraine- Allemande , près Bonzon-
ville.
Fristorpb ,/wto .- Petit fief et sei-
gneurie sur le terreinde laquelle on a
bâti le château de Frescati , qui ap-
partenoit aux évéques de Metz, et
qui est situé proche de cette ville.
FaiT : Penchement d'une muraille
en dedans, selon Borel.
Faite LET ^frttelet : Écusson , or-
nement fretté ; bassin fait en losange.
Frivole : Plaisanterie, raillerie^
frivola,
Frivoleux : Qui est de peu de con-
séquence , frivole , inutile.
Frivoht (estrc) : Faire froid.
Frixoir : Poêle à frire.
Frixure : Friture.
Fro , froc , froé : Terre inculte ,
chemin public près d'une ville.
FaoaxaoE : Siibre, épée^ ksplvs
PRO
«stimées te fiûsoient i Cologne;
froberga.
Fhoc^ /rot : Lieu rompu, mauvais
chemin; de/ractus.
F&ocoLXT. Voyez FasTELST.
Frosr : Briser, mettre en pièces.
FaoïDxua, /ro/^ur : Froidure,
froid ; frigus , frigorU,
FaoïDuasux : Frileux, craignant
le froid ; froid glacial.
4
L*aii Tingt et «cpt febrrler U/rvidumue,
Eiut la saison plas claire et disposée
Que marz ii*apTrJl. Marot.
FaoïER , froer, froyer : Frotter ,
gratter ; /ricare ; rompre , broyer ,
pulvériser, briser, hacher ; /rangera.
Faoïs : Frais , humide ; coloré , de
bonne santé , robuste ; /rigidus.
Faoïs : Rompu, émié, pulvérisé,
brisé , haché ; /ractus; d*où ai/rois ,
orfrès, broderies des paremens d'au-
tel , de croix et chapes ; aurum/mc-
tunty et non aurum phrygium, comme
le disent Ménage et Borel ; ce dernier
cite ces deux passages du Roman de
Perceval :
D'orfirès samit estoît Testaë ,
Qui tu à lymceauj^ tlessuëé
J*observe que dans Texemplaire (de
ce Roman) dont je me suis servi , le
second vers est ainsi :
Qui fu à lionceaux tissue.
La deuxième citation est ainsi :
Une croix dorfroii y aTOÎt.
Frôler : Toucher légèrement.
From AGii ^/romagieZf /romaigiez,
/roumigiez : Lait caillé dans lequel
on émie du pain.. Voyez Formaice.
Fromentace : Droit sur les terres
a froment; àe/rumentum.
Fromentée : Farine de froment
pour la bouillie ; ragoût fait avec de
la farine.
FRO ^45
: 'FtiOUUAitz^/roument,/h)tuimans,
/rumens : Bled , froment ;/rumentum.
De U forett te départi.
Mont a bonne terre trouée ,
HtJrommanZy d^aToînechargiée»
Si comme en une abaie
On de Cligni on de Citiax.
Roman de Perceval, /oL aig.
Frovc : Le front, le haut du vi«
sage ; /rons.
Fronce ^/ronche,/roncis,/ronse^
/ronsure : Ride, pli ; de/rons, suivant
Borel, parce qu*on le ride volontiers ;
de là le yerhe/roncerj/ronser, rider,
plisser.
Et (la chemise) n*ettoit polnety^vu^^ car
la fronsure des chemises n*lin esté lUTcntée
ainon depuis que les lingières , lors que U
poincte de leur agueiUe estoU rompue » ont
commencé beaongner du cul.
BahelcM, U9, i , éhap. 8.
Frovche y/roncle ^/rongjle : Clou ,
abcès, tumeur aboutissant en pointe;
/urunculus; ce mot est encore usité
eu Bourgogne.
Fron CHERiRonfler, dormir, rêver.
Fronchighe ; Instrument servant
à la pèche.
Froht (faire) 1 S'opposer.
Frohtal y/ronieau , /rontei ,/ron»
tier : Bandeau , ornement pour cou-
vrir le front ; de /rons.
Frontalier : Qui habite les fron-
tières, les limites d'un royaume, d*un
territoire ; d^on/rondèrey ce qui nous
est opposé, ce qui nous résiste en
face; en bas. lat.^^momi^ formé de
/rons et de terra,
Arbaleitriers r^a k% frontières ,
Derrière eus , et es deua costierea ,
Pour traire c*on ne leur mefface ,
Gdies les siTent par trace ,
Où maint bon seijant se retarde ,
Celea aont en l*arriere-garde.
Guillaume Guiart.
Frovtxlst : Bandeau de reli*
gieuse.
3
Faovtisbb : Façade, frontis|$îce
d*un édifice ; ornement du front.
FuowTOYER : Côtoyer.
FRONTUEusEUEiiT : Hardiment ,
avec effronterie; âe/rons,
Froxx : Troupeau.
¥ROQVT.VK^Jroquier : Homme qui
répare les chemins rompus , voyer ;
en bas. \tkX,frocanus.
Fa os , fios y frocs , frasques , frot ,
frots,froit,frouSyfrou.TyfrouZj froxy
froz : Vide , vacant , qui n*est point
rempli ; ftoscus , frostus ; terre in-
culte, pâturage , lieux , chemins rom-
pus ; àafrangere. Voyez Frau.
FKo&st^^frosseiryfrossier : Creu-
ser , faire un fossé ; fossare ; bâtir
sur un terrein public et inculte.
Frostkrie : Redevance pour avoir
la permission de couper du bois dans
une forêt -, d'où frostier, celui qui
doit celte redevance.
Frou. Vo/ez Fros.
Froiichine : Servante de cuisine,
domestique.
Frouer : Rompre, briser, émier;
frangere,
Frou M AGE : Fromage.
Froumigerie : Espèce de bouillie.
Frouncir , frounzir : Froncer,
sourciller, rider le front.
Frountau : Bourrelet d'enfant ;
de frons.
Frouste y froustis y froux : Terre
inculte , pâturage.
Froustés : Inculte , en friche ;
frustratus.
Froustoirement ; En vain, vai-
nement , inutilement ; frustra,
Froyre : Meubles, ustensiles.
Frucuerie : Fruiterie , endroit où
l'on serre les fruits , marché aux
fruits ; fructuarius.
Frdcticoseux : Qui jette , qui
•pousse plusieurs, rejetons '^ructuosus,
F&uiEE£:Chaume,fourrage,paiUe*
FRir
FRnissER:Froisser,rompre, briser^
Fruit , fruiz : Usufruit , posses-
sion, jouissance à vie.
FauiTAGE : Fruit ;/rtfcfitf; en bas
BreUf rouez.
Car le prunier qui porte honfruiloffe
Yaot mieux que cil qui ne porte qne fleurs.
MaroL
Fruiterie : Office chez le Roi qui
fournissoit le fruit et la chandelle;
fructuaria.
Fruitier : Usufruitier, jouissant,
possesseur, qui a le revenu.
L'en dit que terTJse de Tome en fruix tû,
lessiez , doit sivre ites los de hi tenéure par
où cil Festabli , Ipie î ostroier et Tusage et le
fruit, quar l'en ne doit pas Toier an fruitier
par grâce de prandre Itêfhti* , ce n'est paa
•errise , quar berrise ue pcust-étre déa aa
fruitier solement , me s*!l est déu à La tentore,
ïi fruitiers en usera.
3fss. de la Bibl. Imp. , m® 8407.
Fruition : Jouissance , posses-
sion; defructus.
Tontes avoient sous vesture aecrette
Un tein Temieil, une mine safrette , (msé<^
Sans point avoir d\mourfrnttion,
Marot.
Frusie : Humeur disgracieuse ,
mauvaise mine , hiide contenance ,
grimace \f rumen. Frumcfaire : Faire
mauvaise mine.
De biaus mos conter et retrelre
Ne se doit-on mie retreire ,
Aiuz doit-on volentiers entendre
Biaus mos , quar on i pnet apprendre
Sens et cortoisie en Toir ;
Dont bien se doivent esjoïr
Li bons « quar c'est drois et cooatiiiiie »
Mais li mauves en font \aifnune
Esranment que il dire Toeut.
* Le Lar tTArîstote.
Frumeht : Rled , grain , fruit ;
frumentum.
De ce est ke Jeroboal TÎt Tangle quant il
batoit \ofrument.
FUE
Frumentjuae : Marchand de bled;
frumentarius,
Frusquif , frisquin : Bien , for-
tune , patrimoine, ce qu'on possède;
de/rtistum. On àîl mon saint frusquiriy
pour dire , tout mon bien , tout mon
avoir.
Fruste : Ce qoi reste de quelque
chose ; frustum,
Frusti^ : Effacé , rajé , raturé ;
frustratus,
FauTÂGE : Fruit, revenu, produit.
FauTTUÂiRE : Usufruitier.
Fu , fuc y fue , fuec , fuoc , fus ,
fuu y fuus yfuz : Feu , flamme , cha-
leur, ardeur, incendie, embrasement;
focus ; dans le Quercy/èc; en bas
Bret. fu.
FucE ^fucyfuie : Fuite, évasion,
soustraction ; fuga,
Fuoos : Le feu de la Saint- Jean.
FusDALH : Émouchoir , chasse*"
mouche.
¥\ii.t,^foées : Feu; il s'est dit prin-
cipalement d*un grand feu ou d'un
feu clair à la cheminée.
FuELLE : Jeune fille ;/iÀa; feuille
d'arbre ; /oUunt.
FusLLES : Épines , broussailles ,
menus bois ; espèce de pioche.
FuER y/uere yfuerre : Prix , taux ,
valeur, estimation, proportion; de
forum. Voyez pour ces mots, Feur ,
FoÂRR , For.
Au si com li un le bien loent ,
Kt Tont la bone geot loant.
Le despisent U mesdisant ,
Quant U pis ne lor puéent fere ,
Quar envie est de lor afere ,
Qu^ele maint tout adès cl ca«r
A cens qui sont mît en %f\fiÊtr\
Le Lajr dÀriitoU,
Aliance qni est fête contre le quemun
potirfit , li est : quant aucune manière de gent,
fiancent , ou créantent , on courenaneent , que
il n*ouTreront mais (tranûttcroatpas) à fi
htihfuer coume devant, ains croissent Xt/uer
dé Icnr autorité , et s*acordent que il i^ouvre-
ront por meina. Coût, de MtamfoUiSp cA.'3o.
FUE 64}
Fv%fL^fuere,fuers : Hors, dehors ;
foras y forts y chose de rien , qui mé^
rite d'être mise de côté. J nulfuer,
en aucune manière , nullement ; mis
fuers ou defuers, mis hors d'un lieu,
chassé, expulsé; à mafuer, à ma
manière.
Quant rOiator (rautour) a prisé sa proie
Tantost à son Seignor Testoie ,
Et ses Sire le cuer t*en donne ;
Geste senefiance est bonne ,
Por ce li done t'il le cuer
Et giete les entrailles ^«r,
Qa*il le preigne autrefois plnstost »
Et qu'il rerjegne an Seignor tost «
. Les entrailles yiitfr en rue
Qu*il ne reut que Tautre char pue :
Ceste raison est bien aperte.
Le Folucratre,
FoEE : Chasser , expulser , fuir ,
s'enfuir ; fugare,
FuEE : Cacher, fouiller, fouir ^
fodere.
FcER ^fuere, fuerre : Étui , four-
reau d'épée , de couteau , enveloppe
de telle chose que ce soïi\ forulus ,
furellus.
La nein destre aiat à Tepée,
Si la fors àxx fuerre gitée ,
Àcesme soy por ax férir.
Or sAnt anques près de morîr. «
ttom, de Floire et Blancheflor,
foL 204, /?**, col. i.
FuEE : Fois , diction numérale ,
manière , occasion.
Tousjours à paradis descrire ,
Et chascune langue puist dire ,
L*entention de chakcun cuer ,
Ne pourroit il jà à nxAfuer
Conter en parole nVn rime ,
De la grant joie Ir milisme
Que H plus pourfs i aura ;
Honuis soit qui U ne sera ,
Car cil qui est en paradis ,
Ne Todroit pas estre à toi dis
De tout le monde Rois poissans.
L'Image du Monde,
Fusa ^fuerre : Paille , fourrage,
foin. Fojrez DxsçAxiiiiES.
4
FuEa&« : En troupe , tous à-la-
fois y ensemble.
Pierre de Doaay et Renîers de Trît et Aa-
•iaiu de Chaca , et plosieors antres Cheratlers,
0*enTindrent derastPhinepople tokfiierre^^ovr
les fourrierf garder, dont gardent dcTant
iaas , fi ont les Blas Coisis qui toat i erent ea*
talenté de lor faire anui et pesance.
Filk'Hardouin.
FuBRS : Excepté , hormis , à la
réserve.
Mais nais o jls ne vit , fuers ti , Sires , co-
dent tu t*ajansis à romain cors dedens i*es-
troît rentre de la Yirgine.
Sermons de S. Bernard, fol. 3i.
Sed tamen oculiu, Deus, non vûfiirabsque
te , quomodo te intra vir^mei ventru angus»
uns numano corpori conjunxistL
FuET : Il cache , il fouille ; fodit;
du verbe /i/cr.
¥ïjzr y/uete : Menu , (oihlt 'y/uiilis.
FuETE : Autant de terre qu'un
liomme en peut labourer ou fouir
dans un jour.
FuixÉ , féauté : Serment de fidé-
lité d'un vassal envers son seigneur.
FuEua (à) : Au fur et mesure.
FuGiERE ^/uchere,./uchiere : Fou-
gère , herbe qui vient dans Jes bois ,
plante dont on fait le verre.
Yoirre ne fo mie /ugere.
If i fugere ne fu pas roirre.
Roman de la Rote,
Dans d'autres manuscrits on trouve
fuchere tt fougère.
Fui : Je fus ; fui.
Fuie , fuye : Volière , espèce de
petit colombier qui n'est point à pied ;
il n'y avoit que certaines terres titrées
qui avoient le droit de colombier
à pied.
Fuie ^fuye : Fuite , évasion \fuga.
PUI.
QniàbyiMf mmtametm
O TAposUt dt Daodete
Si bien le (S. Lonis) fait celé bataiUe ,
Qu*à force comment qa*il en aille ,
La presse des ennemis route ;
Iiors n*a nn tcnl contre U ar ronte ,
FviL , \\%KLfw4l: Fnt-il.
Soies pour Diea et nns ^
Soies ponr Diea poor ttA teava :
Pour fol fwàl tenos pour toi
Pour toi en(-il faim et soi ( aotf).
Gautier de Cûinû , Iv. z^cka^iM,
FuiLE , futile : FeuiUe « bourrée ,
fagot ; foiium.
FuiLLié : Gâteau feuilleté^/ô&tfw.
FuiLs , fuis , fuiz : Fils ; fUitu.
Fuie (se) : Se réfugier.
FuiaET^yicÂno/i .* Furet; d*où est
venu fuireteuTy pour gardien de mé-
nagerie ; fitro,
Fvuzkvs y fttisel : Morceaux de
bois ; defusuf; m&t de Taisseau ; de
fiistis,
Nasclens TJt sur le lit trois /iiûeasii, INn
estoit parmi le fost qui estoit del lonc del lit ,
et diantre part derrière en celé partie c*oa
apiele Tesponde aroit un autre ^use/ichië et
encherillté sur les deus autres.
Roman du S. Grmal.
FuisiciEH : Médecin ; physicus.
FuisiL : Fusil, briquet, morceau
d'acier qui sert à faire du feu en le
battant avec un caillou ; d'où/iiûi^
iery faire du feu de cette manière , ou
faire des fusils ou des briquets.
FuisiQUE : L'art de la médecine.
Voyez FisiQUE.
FuisoN : Foison, abondance \fudo.
Fuit : H fut , il étoit. Que fuit:
Du temps passé.
Fuite E : Mettre en fuite.
FviTir y fuids yfurtis : Fugitif ;/«-
giûpus; en IjàTkgxitA, fujhidis.
L'en demande à Procnlns de celi (de Tes-
dare) qui s*atapt en la méson por s*enfoIr ; et
il dit qu'il eêtfmtù.
Lettre de Jottice et de Fiet,/ôi. 89.
FuLcia : Fournir, garnir, remplir.
FuLia. Voyez Fuu.Lxi«
FUR
FoLomuoixm : Foudroyer, anéan-
tir, pulyériter; fulgunre. »
FuLsiR : Affermir, assurer ^if/airv»
FuMAiOB : Redeyance sur les che-
minées.
FuM^AU , fumeUe : Femelle ; fe-
mella.
Fvuiz yfumiere : Colère , vapeur ;
fumus; en ancien VroY^fuins; d'où
fumer y fk\xT^et\fumare; tX. fumeux,
sujet à la colère ; de fumus»
FuMKiRon : Charbon à demi-con-
sumé, fumeron.
FuMEKT : Fournil , le lieu de la
maison où est la cheminée ou le four.
FuMiEEK : Fumier, trou à fumier;
fumée ; fumarium,
FuMUEz, fumueus : Rempli de
fumée , fumant ; fumosus.
FuN : Fumée ; fumus,
Lî CheTsdîers la maUon rit
Toiu famoex , ti s*e»bahjit ,
Por \tfun noir qu*eMir en roit»
Arrettex «*est , ne rolt mouToir.
Marie de France , Purgatoire de S. Patriae,
FoHAMBnLB : Danseur de corde ,
Toltigeur ; funambulus.
FuNCHiDx : Mare d'eau , trou à
fumier.
FuNBBEEux : Triste, effrayant,
noir, funèbre ; y^/ie^nV.
FuNEBB : Proche parente d'un
mort , ou femme qu'on louoit pour
' pleurer aux enterremens , et pour
faire les lamentations usitées en pa-
reils cas ; pleureuse, chez les Romaina
et les Gaulois ; funera,
FuvicuLE : Mesure de six coudées;
àitfumcula.
FvNNB : Lieu où l'on £ùt les cor-
des; àtfurUs.
FuB ^fure,fur^€mplage : Estima-
tion, prix , mesure. Afure, à mesorc.
Voyez FuEB.
FwE jfure. Voleur ; fur.
FUR 649
FuaoxLLx : Le creux de Testomac,
le Ycntre, la poitrine ;yîirci/2a. Yoy.
FOBCEL.
FuBDAucHAiVE : Éyénemeut sou-
dain et fâcheux , qui arrive tout-^-
coup, qui surprend et qui épouyante,
FuBELiQUE : Petite monnoie noire.
FuBEB : Dépouiller, dérober.
FuBOEB : Fourgonner, attiser le
feu , remuer avec une perche. Furger
Us ongles : Les couper, les nettoyer.
FuBOov : Fourgon, ustensile pour
remuer le bois dans le four , et en
retirer la braise.
TvtamovD^uribondeuje: Furieux ;
furibundus.
FoBiLLEB : Fureter, regarder,
examiner avec soin ; àefurojfurectus.
FuBiNB : Sorte de maladie du
cheval.
FuBioBiT]^ ifuriosité: Fureur, fo-
lie, transport ;/îirra.
FuBMENT : Grain, bled, froment',
seigle ; frumentum.
En tant de feim kant anres à fer* ,
Si com arient en chierei annëet ,
Kant defante est par let contrées ,
Ke postes par ton porréer ,
Ta gent aider kant uns mester.
Entent de botoigne de ykHf taces
Ke socore coTÎent à tes cites ;
Tôt celiert donket OTerer de?es,
£ par ton règne et let cites
Fere crier et pupUcr
Forment, et greint par rettorer»
Ceo grant cortite TeireaMot
£ parréance al règne entement.
Les Emeignement d^Aristote,
FuaxEnT : Vigoureusement , cou-
rageusement ; fordter.
FvKOh jfuroie,furolie : Feu fol-
let , feu volant , feu S. Elme.
FoBBELiQUB.-Petitemonnoienoire.
FuBT : Vol , larcin ; furainna*
FuBT : En cachette , à la Aérobée «
secrètement ; furtivè,
FMTvms. Vax€* FomfvmB.
65o FUS
Fos : Feu, flamme, incendie \focus.
En une graot cambre c«lé«
Fu fais il fus à cliemince ,
Et ce esto?t le mois de maj.
De ce dire pas ne mVsmaî ,
Car ftovent fait en mai froidure
La naît, par droit et par nature :
Qui de ceralcier est lassez
Plus Tolentiers »e cauffe assez,
Car li/cij la dolor H oste.
Roman de Dohpatos,
Fus : Bois ; de fustis ; et fuseau
pour filer ; fusus.
Et les piez , et le« jambes , et les ciiisies
cstoient au»! come se ce fusent deua fus sèa
a»eur un tronc.
Miracles de S. Loais , chap, 39.
FusBKRTE : I/épée de Renaud de
Montauban , qui passa à son cousin
Maugis. Voyez £sp£e.
Renaud accourt en brave cheyalier.
De sa fusberte il frappe en vain l'acier.
FusciAU , fusel : Fuseau, le bois
d'une flèche ; fusus.
Fusée : Sorte de bâton de défense,
ainsi nommé à cause de sa forme.
FusKLiKR : Faiseur de fuseaux.
Fuser : Se répandre ^ de là les mots
fusion, effusion.
FusiHiER : Armurier.
Fusil : Briquet.
Le Varlet ja sachant que Ton dormoit par-
tout , adyisa que temps et lieu ettoit d'accom-
plir son désir , ou de S07 donner Toye arec
«ntre cause de adrancer la mort que il desi-
roit , si fist d*une pierre et d'un fiail qu'il
portoit avec soi un pou de feu à bnchettes
«nsouffrées, touchées à la mesche esprinse
par le feu àa fusil.
Boecace , V* Nouvelle , 3* Journée.
Fusionnaire : Qui procure l'abon-
dance; de fusîo.
FusiTiEK, fusitain : Physicien",
médecin ; pkysicus»
Fusse : Soufflet , tape , coup de
jnain sttr la joue. Voyez Buffe.
FusT yfustuge : Morceau de bois,
manche de lance , trgnc et corps d'un
yus
arbre , bûcfae , perche , b&toii ferré,
tonneau , barrique , banc de bois sur
lequel on s'assied ; fusùs , fustum;
d'où le mol fustaie^fustaye; il signi-,
fie aussi un navire, un vaisseau; en
anc. Vroy.fustyfusta,
L'autre met en xxïkfust sa TÎe,
Et s'en fuit par mer à uavie.
* Roman de la Rose , 'vers i638i.
Dieu li coroanda et diat maaugaés de ches«
cunes fiut de Paradis , si ne maungés acertcs
àefust de science de bien et de mal.
Genèse , chap. a , 'vers, 16.
Prœcepieque ei dicens : ex omni ligno pa^*;
eUsi eomede : de ligno autent scienikt fo«
£t mali ne oomedas,
FusTAioE : Querelle , débat.
FusTAiNE : Sorte de vêtement,
apparemment parce qu'il étoit de
futaine.
FusTAL , /listage , /tistailie, fus-
toile : Boiserie , vase de bois à l'usage
de la table , bois ouvragé ou non ou-
vragé; tonneau, barrique à mettre
le vin , le cidre , &c. ^fusticulus; en
anc. Vtoy, fustalio.
Fustâu : Bois de baule futaie;
fustum,
FusTE : Poutre, soliveau, pièce
de bois , bâton ; et vaisseau , navire ,
selon Borel.
FusTÉ , fuster, fustier : Charpen-
tier, menuisier \fustuctrius*
FusTsiL , fusté, fustel, /usuié :
.Arbrisseau dont les teinturiers se ser-
voient pour teindre en couleur de
café ou de feuilles mortes ; de/us"
ticulus,
FusTER : Ravager, dévaster, piller,
voler; battre de verges, fustiger;/i(f-
tarcMpisfusté: Bois dégradé, dévasté.
A graiit honte puissent-iU vÎTre, ,
Et leur pechié ort et terrible
Leur soit dolourenx et pentJMe ,
^iff pkr tôUa llenx fuster les faoe ,
Kt (pi*on les voie enmi la place.
Roman de la fiotc,pm4as9t des Sosbmites,
6 A.2L
FusTF.RKAU : Nacelle, petit bateau ;
fustuarius,
FusTERiB : Bâcher, chantier, en-
droit où ron serre le hon\fustuarius;
atelier de charpentier , menuiserie ;
fustaria ors.
FusTES : Petits meubles en bois ;
de fustum.
FusTiER : Charpentier, menuisier^
fustuarius,
FusTivE : Qui est de bois.
Fut à fut : Mesure rase , trèsr
pleine.
FuTERWE : Bâton noueux ; fut-
tema, Borel prétend que c'est la fu-
meterre.
FuTis : Bois , bûche ; fustis.
Lors alerent eosemble et rlndreot al Hep
que Diea lut out monstre, enquel édifia uik
•utier et i mJst lejutis dessus.
Bible , Genèse , chap. aa , noerset 9.
Et venerunt ad hcum quem ostenderat et
G A A
G5t
Detitj m qruo œdificaivit altare, et detuper
ligna eompo$»ùt,
FuTuaiTioN : Destinée, ce qui doit
arriver ; yii/i/rriiib. .
FuxiKHT (ils) : Us fussent. Ne
fujnierU mie : Ne fussent pas.
FuTÂÏaE,yî(^ar«2Ar : Lâche, pol-
tron , fuyard ; fu^tor.
FuYE : Colombier dont les boulins
▼ont jusqu'à terre. Voyez Fuik.
FuTNB : Fourche ; yi/xc//ia.
FuTS : Hêtre \fagus.
Fuz , fusi y fuUz : Forêt , bois.
Voyez FusT.
FuziK : Bâton de défense très-long,
ainsi nommé à cause de sa forme ;
fusùs,
F Y : Espèce de lèpre , maladie des
bœufs ; terme d'aversion et de mépris.
Fyeux : Qui est attaqué du fy.
F Y PI (mestre) : Vidangeur, cureur
de latrines.
G
ijrnBLiER ; Receveur d'impôts ; de
la bas. \^Ugablum,gabella, gabalum,
rente ,, impôt , tribut , prestation ; de
vcctigaly selon Barbazan. La gabelle
est fort ancienne en France; on se
servoit de ce terme pour désigner
toute espèce d'imposition sur les deiï-
rées , et ce n'est que très-postérieu-
rement qu'on l'a appliqué seulement
à l'impôt sur le sel. La gabelle n'étoit
accordée par les États que dans les
pressans besoins du royaume ; elle le
fut en i358 après la prise de Poitiers
par les Anglois , et fut continuée en
1 36o après la bataille de Bretigoy ,
pour servir à la rançon du Roi Jean ;
mais Charles v, squ fils, ordonna que
le droit de gabelle seroit réuni an
domaine et levé dans tous les temps ,
ce qui a été exécuté.
GjLàOHiBLS, gaagnage, gaagneriey
gaagnesie, gaaiezy gaaignage, gaai-
gnauld y gaaignauie y gaoingy gaaùt'
gnagcy gaamy gagnable y gagrutge y
gagnerie, gagnerisygaignagey gasam,
€^J'^^ > K^f^^S> gtfûi/i : Ferme , mé-
tairie , maison de laboureur, labou-
rage , terre labourée et ensemencée
où vont paitre les bestiaux , terre
labourable, bien à la campagne ; gain,
profit, utilité, avoir, profitable, qui
peut être acquis; en bas. lat. wana-
gàtm, ganagium, gagnagium, gaa-
gnagium» Ce mot n*a jamais signifié ,
prés fauchés , pâturages , comme le
dit Borel.
ViguM i est et gaaigiutges,
Graus rÎTierea et grans boachagea.
Roman de Perceval.
Lt flalgnew epà. mat «n sa main le fief teaa
65!i 6 A A
de lut , aaqnel A y a des terrât embUvéct par
«acun fermier, est tenu de lui rendre et rettt-
taer ses feurs et semences , s*xl vent avoir lea
gaaignages des terres.
Coutume de Pans, art. 38.
GâÀGKK : Le gain d*un procès.
Gaagwe-Paik : Gagne - denier ,
homme qui nettoyoit les vases d*ëtain
et raccommodoit les hanaps. Foyet
Gaighe>pâin8.
Gaackee , gaitgnier , gaaigner ,
gcuiingner f gamngmer y geuiugner ,
gaegner, gaegniery gagner, gaigner,
gaingner, guagner, guaingner, ivaa»
gner, waigner : Cultiver, labourer ,
donner à moitié profit, semer, plan-
ter, moissonner, recueillir, acquérir,
gagner, profiler , faire valoir, pren-
dre, enlever, surprendre, dérober,
escamoter , faire toutes sortes de
gains , soit en marchandises ou au-
trement. Je soupçonne que ce mot a
eu dans le principe, une signification
qui n'emportoit pas seulement Tac-
quisitîon d*une chose, puisqu'on dit
encore, gagner une maladie.
Joseph et Marie gaagnoient
De quoi liens et renfant TÎToient,
Joseph estolt bons charpentiers ,
Ce estoit bien loyans mestiers ;
Marie bonne cousturiere ,
L! voisin Tavoient moult chiere »
Aus poures laboroit por Dieu,
Kt an riches por aucun preu ,
Cortoisie point ne prenoit
Se loyaumeot ne gaagnoit ,
De soie, de fil d*or ovroit,
^ ule autre dame n>n cremoit ,
Ainsi gaagnoiene endui
Lor vivre par dongier d^antrui.
Fie de la Vierge, Mis, fol, 5o.
D*un marchéant qui par la terre ,
Aloit marchéandise qnerre ,
£n sa maison laissoit sa famé.
Qui de son ostel estoit Dame;
n gaaignoit à grant mesaise ,
Et ele estoit et bien et aise ,
Quant il ert alex gaaingnUr,
Et ele se faisoit baignier
Avec un Clerc de grant franchise ,
Où ele avoit s*entente mise.
FabHau du Cavier,
GA A
Se Iv veof bbowcr em t€rre«
Virgile doit lire et enqaerrcs
Chil te aara bien enaigaîcr
Qaes terres ta dois goagnitr,
Trad, des DisL de Catom,
de QttiemeX'
GAAcmBES , gaagnierres , gam"-
gnere, gaaingnere , gaigneuTy ged-
gnier, gaingnere, gangnierres : Labou-
reur, fermier, vigneron, cultivatenr.
Lî premiers cas est quant famé bailc à
moitié à gaaigmere les terrea qne die tiot
en donaire ; car en cel cas se rie moert aia*
chois que li biens soient deapouiUiés , li ge^
gmeres emporte sa moitié , se il n*cat aiad
que li hoirs vnellent rendre «n gaapderts les
coost raisnables qne il j « mis.
Coutume de Beaut^oisis , cAap^ i3.
Gaaig, cahedg, goagne, gaatgue,
gaaing, gaangen'e, gaanz, gagneures,
gahaig, gaians , gaignagc , gaims,
gumanty saons, saiant , wahin : En-
lèvement , prise , proie , capture ,
butin , pillage ; gain , profit ; saison
où Ton recueille, l'automne. Foya
Gaagnable.
Les dez et la taverne amoît ,
Tout son gaaing i deapendoit.
Fabliau de S. Pierre et du Jouglear,
Gaaignaule : Terre laissée ou don-
née à ferme.
GkAiv^guaingne: Rente, bénéfice,
émolument , revenu , le gain d^oa
procès ; d'où gaaùtgnier, gagner son
procès. Fojrez Gaagnable. Ce mot
et les précédens viennent, suivant
Barbazan , de vindicare. Vïndicen
sibi aliquidy suivant Cicéron, c'est
s'approprier une cbose, se l'attribuer
ce mot n'est pas éloigné de THigùuu
G A AI NE , guaine : Étui , fourreau,
gaine; vagi/ta.
Le paistre prist le pan de se coteDe , si
couvri le teste dn sangler « puis ai traist Is
contel de sa guaine,
Roman des sept Sages de Rome,
Gaant , gaens , gaùuu , gajatt ,
G AB
fi«Xms> jayam : Géant; gigat, gi'-
gantîs; eu bat Bret. gan et geani.
Jhû% revlniit à Karlon norîele, (U noQTcUe)
Qa« à IVadref (Ardret) m chité blele ,
Kitoit tm grans galons rtntn ,
Si avoit à noo Flernagoa ,
Si not tiemognent lea somea , (lea antenra)
11 aroit force de vingt homei.
Phii, MousÂes ,foL i5a.
Gab, gabanCy gabe, gabeiz, ga-
bericy gabie, gabiere, gaboi, gabois,
foboxt, gabs, gap , gus, gust, gaz ,
gàab, goep : "Plaisamime j raillerie,
moquerie ; en basse lat. gabbatina ,
de cavilla; en Ital. gabbia , gabba;
en anc. ProY. gab, querelle 9 bruit,
tumulte.
Gâbân : Manteau de feutre ou à
longs poils , que l'on portoit pour
se garantir de la pluie ; espèce de
capote qui couTroit le corps et la
tête; de capui.Yoyez Galvâeoiiib.
A «on col tourne aa cornette.
Sur son col met un grant gabam*
Satires Chrétiennes,
Gabakt : Moquant , raillant , plai-
santant.
Anieoae, yent en tu plat,
Fet 3ymon« qui la ra gabant.
Bien a abatu ton beubant ,
Sire Hainf par ceste mealée.
Fab, de sire Hains et de dame jinieuse.
Gabae : Faire du bruit , causer da
tumulte.
Gabaeb : Nacelle , sorte de bateau
plat; cabarus*
GABAmiEE y gabarrier : Batelier,
conducteur de gabare , porte-faix ,
homme qui servoit à charger et dé-
charger les gabares.
Gabatink : Fourberie, ruse, su-
percherie; en basse lat. gabbatina.
Voyez Gab.
Gabkl : Sarment de vigne.
Gabblbb ygabeller, gaveier: Lever
rimpôt sur le sel, distribuer le sel,
GAB 65!)
le mettre dans la gabelle , qu'on ap-
pelle à présent grenier à sel, le fair«
sécher. D. Carpentier dit qimgabeier
s'est dit aussi pour, payer Timpôt
appelé gabelle.
GAhELiiLfi^gabeliaieur, gabeitator,
gabeiieuje, gabeUier, gabloux , ga^
vêler : Officier de gabelle ou de l'im-
pôt sur le sel ; homme qui le fait
sécher , et celui qui est sujet au droit
de gabelle. Voyez Gaablier.
Gabelle : Impôt sur le sel , lieu 011
Ton garde et distribue le sel ; ferme ,
bail , ci toute espèce d'impôt.
Gabee , gabber, gabeler : Railler,
se moquer; d'où gaberie, dérision,
moquerie ; caviUari; en Ital. gabbar.
Com il alloit par U rôle , dea petita enfla^
iatjrent de U cité, et le gobaient, disants
monte chaut , monte chana.
if^g ZJy. des Rois, ckop, 9, 'vers, a5.
Ciunquù oscenderet per viom ,'pueri porvi
egressi swa de ciyitote, «rillndebant et, di-
ventes : oscende calve, ascende cai^e,
GABv,VKygabelei, gabeor, gabeour,
gableur : Railleur, moqueur, plai-
sant; cavillator; en bas. lat. gabator;
en Ital. gabbalore.
Gabiav : Oiseau de rivière, plon-
geon.
Gabie : Hune , ce qui est au haut
d'un mât de vaisseau ; de cavea, cage ;
en Ital. gabbia,
Gabiole : Cage , prison ; caveola.
Voyez Gaiole.
Gables , gàbeler, gayeUr : Éten-
dre du sel pour le faire sécher , et
homme qui lève les impôts.
Li malreh hom, li a Ter, li gabier,
Kncuféor, mal plaidif , e loaenger, *
Cil unt rareir e maineut le danger ,
Biais prodome ne se set dunt aider.
Roman des Romans , strophe 7 1 .
Gabois , guboùe : Raillerie , plai-
santerie, dérision, tromperie. F. Gab.
Gijioa : Tapeur } vapor.
654 G ^ F
Gabitsea , gabttzer : Railler, trom-
per, tourner en ridicule. Fojrez Ca-
BUSE&. •
Gâbuserib : Imposture, tromperie.
Gâbusecb : Railleur , trompeur.
Voyez Cabuseub.
Cache : Quartier , partie d'une
Yille ; et suivant Borel, en lAn^edoc,
c'est le regard d*une borne.
Gacre : Aviron , rame de bateau ;
en bas. lat. gachum , morceau ou
lame de fer qui sert à emboîter le
pêne d*une serrure.
Gâcher, gachier : Gros drap à
l'usage des paysans.
Gacheb : Ramer ; et broyer, dé-
layer, détremper ; on dit encore gâ-
cher du plâtre , et de là gâchis > eau
répandue avec des ordures.
Gâchette , gachil : Guérite , for-
tifîcatîon.
Gachiebe, gacheres y gacquiere ^
gascheresy gaschierey gaskiere, gas-
quierey gauftiere, gucuquieres , gues^
quieres , jaschierc : Jachères , terres
qu'on laisse reposer après avoir été
labourées et avoir produit pendant
deux ans ; sillons tracés par la char-
rue , sillons d'un champ qui n'est pas
encore semé; dejacere.
U alla son chemin errant
Par prez , par v igiies , par gachieres ,
Par monts , par vaus et par rivières.
Roman de PercevaL
Gadah : Lien pour attacher les
Ixeufs à la charrue.
G a DE : Chèvre; capra.
Gadoue : Ordure , fumier , im-
%nondices.
Gaeng. Voyez Gaaig.
i^kv^ gaffe : Croc, crochet, crochu,
bâton armé d'un croc. Ce mot arbi-
traire me paroit avoir été formé par
)es gens de rivière , de ce qu'il imité
en quel(}ue sorte le liruit- qu'on fait
GAG
lorsqu'on accroche pour remonls
une rivière.
Gaf : Impair, suiTUit BoireL
Gafftellbiibht : Colle « enduit
Gafn E : Sentier étroit , tortueux.
Gage, goye : Le geai, oiseaa;
garricus.
Gage : Butin , ce qa*on a pris sur
l'ennemi. Gage de la loi : Amende
qu'on paye au bas-justicier.
Gageaille : Enjeu , pari , gage.
Gagées : Bétail trouvé en délit|
et duquel on fait un rapport.
Gagemekt , gtigeure , gaffe, gor
giere , gaigemcnt , gaigiere, gajaillt :
Acte , promesse , engagement , alié-
nation , saisie ; rapport d'un garde
champêtre sur un délit commis ; prise
â gage , héritage réputé meuble en
ce qui touche la liberté d*en disposer
par trstament ou entie vif>, et le
droit d'y succéder, en retenant sa
qualité d'immeuble en ce qui regarde
l'hypothèque; en bas. lat. vadium,
guadium,
Gaoe-pleige , goige-plege : As-
semblée de vassaux relevant d*0A
méiuc fief pour élire un prévôt, et
reconnoitre les rentes dont chaque
vassal est redevable ; et caution y
sûreté.
Gagée : Saisir, engager, aliéner,
Couver quelqu'un ou quelque béte
en délit champêtre , et en faire le
Rapport. Gager regret y c'étoit exercer
un recours de garantie; en bas. lat.
Dadiarey gagiare; Barbazan le dérive
de vagina ou de vadimoniuin.
Kt quant le terme passera ,
On vieudra , oa uuus gagera ,
A^uanques aTOos nous sera oté.
PatheHn.
Gagée : Prendre des ga^es par
sentence du jnge; vadiare. Gager
t amende y la payer; gager servit e,
déclarer à son seigneur qu*OQ lui rc-
GAG
ftise les devoirs de fîef » josqu^à ce
qu'il ait fait droit à ce qu'on lui
demande.
Gaobee : Saisie et exécution de
jBMubles qui deyiennent le gage du
créancier; ^Isie faite par les messiers
sur les personnes trouvées en délit
dans les champs ou dans les bois ; en
bas. la t. gageria. Gagere par ordon-
futnçe du juge ^ saisie avec établisse-
ment de commissaire ; gagere luxem^
^urgeoise, vente à faculté de rachat*
Gâgbee : Engagement , et bien
engagé.
Gages : Ce qu'on saisît pour preuve
d*nn délit champêtre , et pour sûreté
de l'amende ou de la réparation du
dommage; vadium»
Gagie : Aliénation , engagement ;
gageure.
Gagier : Saisir, engager; vadi€tre.
Gagie E : Exécuteur testamentaire,
dépositaire des gages.
Gagiere. Voyez Gagement.
Gagnagk : Terre labourée et en-
semencée , les fruits dont la terre est
couverte. Voyez Gaagnable.
Gagneaue , gaignaux, gaignéaux,
gaiméauxy gainéaujc, gainiaujCy gay*
tnauxy gaytnéauxy genaux y guey^
tnauxy guimaux : Prés , prairies en
rapport. Prés gaignéaux : Prés qui
se fauchent deux fois par an , diffé-
rens des prés pâture qui ne se fau-
chent qu'une fois , après laquelle ils
sont abandonnés pour la pâture des
bétes.
Gagner , gagnier : Venir à bout
d'une chose, la finir.
Gag5iage , gagnierie. Voyez Gaa-
bVABLE.
Gagnon , cagnoHy caignony gai'-
gnon : Un chien mâtin , un chien de
basse-cour; canis ; signifie aussi un
petit de .toute es|>èce de. bête; de là
GAI 655
et mot a- servi, au figuré, pour ex-
primer un méchant homme, un mau-
vais garnement.
Truif pastor coie
Kl vert gardcMt m proie
Seule iADs compaignoa ,
N'ot od U for» uo gaignon
Loiet de »a coroie.
Li leus saat d*ua butitoa.
Se li toit an noton
Quiconque na« le vola.
GhUbert de Bcrneville, Mss, dès Poètes
Jrtmeais ayant x3oo, ft>m. a , />. 94 1.
R est vne lettre qui gruifi^ne ,
Toi jors sa felouie eograigne p
Sans & ne pnet<-on nomer
Alclie maures , ne renomer
Les uiauvestiez de son vil cos :
Quant li guigrtons veut rungier Tos,
S*uns antres chiens li vent reprendre,
Sans R ne li peut deffendre ,
Tout antresi com li chiens reiUe,
Voit-on li maures riche engresle»
Si doivent estre compaiifuon
Li manrès riche et li gaignon.
Rois de Camàray, de la sîgnifiance de
Gagui , gaguie : Gros , gras , po- ,
telé. Grousse gaguie : Bonne grosse
femme , grosse dondon ; ces mots se
sont dits aussi pour cuve , et quel-
quefois pour cruche.
Gahin : Uautomne, saison où Ton
cueille les fruits appelés gains.
Gai : Malheur ; va?.
Gaia5 , Gaianien, Gaien : Nom
propre ; Gaianus, Gaetanus.
Gaiche : Aviron. Voyez Gâche.
Gaiet : G2L\^}ojc}rL'y gaieté y gaiette,
gaie , joyeuse ; gaudens.
Gai F : Chose perdue , égarée , et
qui n'est réclamée par personne.
Gaigaille : Gageure , pari.
Gaioe , gaige-ieige : Gage , sûreté,
caution qu'on peut exiger par la loi ;
vadium. Voyez GagE-pleige.
Gaigement : Gage, nantissement.
Voyez GAGEME5T.
Gaigikr : Marguîllîer, exécuteur
656
GAI
testamentaire ; de vadiare. Voyes
Gagiez.
Gâichace : Droits sur les fruits
d*ane terre ; ferme , métairie. Pays
de gaignage : Pays ennemi , que le
droit de la guerre autorise à piller.
Gaicha&t : Escroc , voleur.
GA I
Aatres dancent , trîpent et balleut
Et vont à St. Marcel aux tripes;
Ife ne prisent trésor deux pipes,
AlnçoJs despendent en tayerne
Toute leur gaigne et leur espergne.
Roman de la Rote,
Gaiche-pains, gagne-pain : Partie
d'une armure , sorte d*épée propre
aux tournois.
Dont i est gaigne-pairu nomm^.
Car par li est gagniés li pains.
Pèlerinage du Monde, par GuignevUle,
GAIG5KR : Cultiver, labourer, faire
valoir, gagner. Gaigner l'amende ,
ÏA ^SLjer 'y guigner gro^ gaiges, avoir
de forts appointemens.
Gaignieb, gaignerre 9 gaigneur ,
gaigniere, gaignierres : Laboureur.
Vojez Gaagiiiere.
Gaigkon. Voyez Gagnon.
Gaillarde : Sorte de petite mon-
noie.
Gaillerie : Galerie ; galeria,
GAiLLOFRE:Rosse,mauvais cheval.
Gaim E5TER , guementer^ guermen-
ter, quemanter, quemcnter : Se plain-
dre , se lamenter ; demander, cher-
cher, quêter; queritari ; Barbazan le
dérive de gemens, gemitus,
Ponre gent et malade et sain ,
Tindrent léens trestult à plain ,
Cbascnn la plaint et la gaimente,
Come se lor fust mère ou tante.
Anris seroit à retrere,
Qui couteroit toutte Tafere.
> Rtuebeuf, Fie de Sainfe Eiitabeth,
Gaihchir y
àr, geuchir, guechir, guencherj _
chiTy guencir : Détourner, aller de
côté, de travers , fléchir, pendMr.
Et ceux à cheval Tinrent fcoaS ées «pt-
rons, et n*oêerent asceoibler BmMm gaal 1
Eted, tàm^oU gainehireni j^mTwntxt eax, cC
\ cavalerie vînt donnant det caperona,et n*oa
point s'attaquer aoz noftrea , mats ib it |fi»*
•erent par dtvers enx.
JoimnOe , iiiu. de Si Lmb.
Gains, géhenne : Gène , questioa,
tourment, torture ; ^^irim.
Gainc , gaaing : Aatomne , saison
où Ton recueille les fruit de la terre»
Gaingnaoe. Voyez Gaaohabli.
GâiNCNER. Voyez Gaiovka.
Gaiolb, cajole f gaioUe , gmok,
e^yoley gayoUcy géole, géoUe,jaiok,
jéole : Cage , prison ; ca%*ea, caveoUt;
en bas. la t. gabia, gabioia, gajoia.
Gaioler : Caqueter, babiller, jastf
comme un oiseau en gaioU (en ca^)*
Gaiolier : Geôlier, garde des pii-
sons.
Gaie : Garçon, jeune homme «pii
n'est pas encore marié; vit, à TaUit
viro,
Gairdaii , gairdainy gairde : Cm-
dien , garde , sentinelle ; en bas. lat.
warda. Voyez Gait et Guicoua.
'Gai RE , guairey guayre , gueres,
Siaire : Peu, guère; avare; ca
inguedoc. gaïre.
Bon est dVnpranrc à faire
Dont Ten pnet à chief traire ,
Ce dit Salemons ;
Qui pechié charge gaire ,
Tnit bien li sont contraire ,
Marcol li respont.
Roman de ÂÊarcoui et Saiemum,
foL 1 17, co/. I, A*.
Gairoits. Voyez Gaie.
Gairse : Fille, fosne gairse : Jeune
fille.
Gais, gattis : Patrouille; gué,
passage de rivière ; vadum»
Gaisti y gaisde, gaston, giasUm ,
GAI
gtaûU, guatdon, guedde , gwde,
guesde , gueade , vouede , waide ,
tvaùde, wede : Espèce de pUnie ter-
Tant s U teinture ; c'eit celle qu'on
nomme À Parii et en L«ngnedoc ,
paatel. Du Bartas l'a appelée herbe
I<auragaise ; en basse Ut. giajtum ,
gaida , gaisda , guaisdittin , guailum.
El fiult «staodre qu U dicta herlia mm-
tatt glailoa td una berba KrTani à tiisc-
tnm , tjêat lu fuciU» qnKt cana photin
•lia ticlioade deux coultUei ou pU*, mmuiWa
b dicla harba par Dùcorldai , GalcDO* at
aultrci tocicai iialir, ai es liagua Intuiojt»
oa galUquT ^uof^fi OB^Of fon, nulntenaDt par
bMgBa iing pni comuDpna ndgairaiBaiu nos*
l'appallou guesdt (I a(t ■
Kern, de Percefonst, v. i,fil. t, F", col i.
Il a été dit plus haat que l'herbe aos^
mét^atton teignoit en couleur bleue
céleste on axurée , tirant sur le noir.
GiIT, gaite , gaitle, gayte, gîtait,
guéet , guei'l, gueite , guet, gffti
guele, WMsdier, waite : Sentinelle ,
qu'on posoit en faction dan* le don-
jon on le beffroi d'un chtleau , afin
de découvrir renoemi , et de tonner
l'alarme avec un petit cor d'airain
dont elle étoit pourvue; on a désigné
aussi de cette manière toute espèce de
garde, de soldat, d'archer o u d'espion;
corps-de-gardc , embtiscade , quar-
tier d'une ville. Ces mots ont été for-
més , selon Barbatan , de videre , on
de cancre, dont on a fait, dans la bat.
lai. wacta , gaetuin ; en anc. Prov.
et en Lang. gach , gâcha, gaehio ,
gaici, gaita , gaito , gheïlo.
Facs un laul ehitl rt à calluT rend»
Droit d'ob»r >Br mort d'acciiian,
KkddKi gutt, cilra rubouna ddîob ,
Bien obrir, luioïc rictoira doont.
EiuC. Desckamps, fol, a^y, eol. a.
Mai* Irop rit malemiat j.nglara,
Malabciuchc li Niutni-r :
Jlloiuia la fait la gaîu i
Can cil qui trctloni dooi aflaitr.
Homan it la Ken.
CAL 65?
Girrz ■ , gailier, gaitur, gueter, guet-
ter, aiaiter, waiiier: Garder, faire sen-
tinelle, guetter, observe r , veiller ,
épier, défendre, préserver, se gar-
der, ne pat faire une chose défendue;
de cavere on de videre , selon Barba-
un; nuis je croirois plutôt qu'ilt
viennent A'aeiiere; en ancien Prov.
gaitia, gâcha, VojYZ Acaitbk.
El iTlrontimint at gueuruni ii camitia
lai guptt. qui TOnt antor la> mort , Ratant
leur cité. Coaim. sur le Samtitr, Pi. Si , V. ■],
fol. Il», K'.
Girdei qua tu ne maiparlei, ta oa uii qiù
ta ga/tei , mat garde à ta boucto , laala tra
lan-ai, fait à ta jangue nn doiitrc de lileoca.
Miroir du Chreiden.
Gdtibr , sttbst. : Espionnage ,
r^ard , examen,
Gaitebux : Pauvre , misérable.
G&m : Egarée, perdue. Chose*
gaivet ; Choses perdues et non récla-
méet.
GtixoH : Son où il f a encore de U
farine.
GiL, gaiel, gau.T: Pierre, cail-
lou; calculas i du Grec chalix; ea
bas Bret. gai, cal; bois, forêt, cer-
tains poids de laine , et enfin un coq i
galtiu ; en Langued. et en Prov. gal^
gai , gaôu, jhall, coq.
Galictofiob , galactophage , ga-
lactopote : Qui se nourrit de laitage;
galaclopata, galactophagus ; du Grec
<yti»M et de f'V*-
GiljlSkb : Gai, joyenx , réjoui;
du Grec gelao, suivant Borel. Fayn
GlLEIt.
GtLtncB : Garance.
Gii.AHciBK:Églantier,arbritseau.
GiLinn , galons, galarU, galland,
gallant , guallant : Galon , parure de
GtLAKnEK : Orner, parer, ga-
lowier.
' ÇttARDt : C< qui garantit el met
à couvert.
658 G A L
Gâlavck , galangue, giUa^fe, ga^
Uoigne, gaUange y garingal : Espèce
d*épicene.
Galans (frisques ou frixet) : Sol-
dats distingués par leur valeur.
Galahs o£ feuilléb. Foy. Feuil-
Z.AaD9.
Galahtise : Galanterie.
Galantisea, ^a/tfi/fûr ; Faire le ga-
lant , courtiser les daines ; de gallare.
GalIpevtih : Épéei sabre.
G AL AT AS : Le lieu le plus élevé
d'une maison ; d*où on a fait galetas.
Galatui E , galantine f galentine :
Gelée , oaube , sauce , ragoût fort
épicé ; en bas. lat. galatina.
Se Tos Tolex, tos poez apeler portes de
mort les cinc «eos donçoort. Ce font U yene
par oà U TanHes doa tiède et la coTeitite
entrent en Tame , Voit par où Ten ot lea folies
«t les legeries ; 11 gostcnaent qui fait désirer
les bons Tins, les bones gmatitus, et les
bonnes saulces ; li odorement par où entrent
à Tame les douces odors où U cors se délite ;
li atoichement par <{ni Ten atoicbc U où on
ne devroit. Comment, sur le Soutier.
Aosinc com fet 11 bon lechierres
Qui des morsiax est connoissierres.
Et de plasors vieiides teste
En pot , en rost , en sonst , en paste.
En friture et en galentine.
Quant entrer puet en U cuisine.
*Âoman de la Rose, vers aao55.
Galayart : Glouton , vaurien ,
gros réjoui , sans souci ; de l'Espag.
galavardo.
Galays , galois : Epaves , cboses
trouvées que personne ne réclame.
Galbanouee : Terme des vitriers
qui nettoyent les vitres sans les dé-
placer.
Galbe : La partie du devant du
pourpoint.
Galcheur : Moulin à fouler les
draps.
Gale , galle : Joie , réjouissance ,
bonne chère , banquet , plaisanrerie ,
divertissement , fête , gaieté , mot
plaisant* l^ojrez Galee*
GAL
Soit r«v«te« h<mm
Bire , plorer , coammx , oa gmte,
Atain C^àÊTtier, fivrv dtg qmmtre ~
Galéace , galéasse , gaiée , gch
iiace , gaiie , gaUé^ gaUée, goQiace :
BAtiment de mer, galère , espèce de
▼aisseau long , et qui prit ce nom de
la forme de sa proue. M onet Fexpli-
que par Ttissean long dont les bords
sont plats ; de gaiea , casque , a cause
du creux et du vide qm'ils avoient
l'on «t Fastre ; ea bas. lat. gmieatia,
gaierus; en bas Bret. galead.
Son bojs est bon, on coiypé cm cacier;
SU est cooppé, hors àm ton bem sentier.
On en fera, on nnYÎre, oa galim.
Pour nariger dessns U iBfer saBée.
Marot, £figrmmme de auulamoiseilÊ ém Pia,
Les mariniers escrierent : Sa la ffdie,
pour le Roj reqneilUr, mais de quatre^-
aes qne le Roy avoit là, fl n*i oc onqar*
gaiie qni de là s*aprochntt, dont 2 im<
moult qne sage ; car fl aroit bica Irak ceiu
persones en la nef qui tons fcnssent saiUi c»
galies pour leur cors garantir, et ainsi 1»
cnssent effond^s.
Joiiwille , Hist, de S. Lams.
GALiAiEES , gaUaires : Soldats d(S
anciens Gaulois; suivant Bocbard,
gaiearii, galiarii; et suivant Vcgèce,
valets qui portoient les armures des
soldats.
Galecbe , gatescke , gaSesche :
Cuirasse légère , sorte d*armure.
Galecte : Gâteau plat, galette,
ainsi nommé de sa forme. Foy, G al.
Gal^e : Sorte de vaisseau.
Galefretbr , gaUefreter , galle'
fretier : Calfeutrer, boucher, garnir,
étouper.
Galbmae, galimard, gaUmart:
Etui à mettre des plumes pour écrire
et qui fait partie d'une écritoire ; ca-
larnéirium.
£t perçoit ordinairflBent «ng gros cscrip-
toyre pesaut plus de sept mille quintauh»
duquel le galimart estoit anssi gros et graad
que les gros pilUers d^Enajr (abbaye à I«yiia}<
MmUhit, ià^. x, ckap. i4*
ï
GAL
G&Lxv, GaUen .- nom propre,
fî«lieii le médecin ; Galemiu.
GAi.BirDBK : Orner, ajiuier, en-
tourer; de la bas. Ut. goUandut.
Galbhtihe : Sauce, ragoit, gelée
de Tiaode on de poÎMon. fbjret
GiL&fixi.
Si uhu hoBi im , «t û pirfui ,
Qbb il misoît (la i'tm^ aa tnr*,
KiHilt ptiutoB eercUtr *t ^bot*
Aioi qiw ironm fn li panu :
Pot for> pcurfci , ne par ana
n« iKmr mengicT (on galmditti ,
GoHlitr d* CoÎMii, b. T , ei^. t.
GiLBK, galter : Danser , sauter ,
M réjoiùr, rire, t'amaier, célébrer
une fête; du Grec gflao, iniTUit
Borel , mai* il «îeot de -voeUlart.
DntpCD 1 raiaOB , chail aiToln ,
Car chîl qaï gait«nC lar avoint
Qnanl i]i a'oal maii qua gakr,
EmUm- Ici fait buota aier.
Adam de Gaitiuy , Trajact. dti Dût.
de OuM.
GALBxicrLB , galerieolit : Perru-
que de femme ; gaiericulum.
GaIiEbib : Réjouissance , diTcrtii-
tement , joie bruyante.
G&I.BK1IB : Vent du couchant et
pluvieux; et non la bise, comme le
di»ent plusieurs auteurs.
GiLBscaB , gaUiee : Qui est du
pays de Galles en Angleterre.
La t3i a dod qui rit dalei
Eipanuiee, par aoa droit nos.
Et n'tM pli d* ncDor rooon .
Aiochoii Ml ia artruoi i»bl««e«|
Oûa la tniTirt da la
ffuwi di Ifeny,
Galxt : Gorge, gosier. foj-esGiL.
G&LBts : Ce sont, dit fiorel, des
ptcrrea plates dont il j a grande
^undté à CkUîs, an lien dit la Gale •
GAZ. 659
fi^; d'où quelques-uns tirent le
nom de Calais. De là vient aussi ga-
lirœ ou petit gâteau plat ; d'autres
tirent galette, de gateiel, diminatif do
gAteeu, et encore ceux-cï, it pasie;
mais, continue-t-il, je n'esthoe pas
ces origines; je les tirerois ptui&t d«
ysAa, lait, parce qu'en certains pala
on pastrit les gAteaux avec du lait.
Galbtkb : Galant , selon Borel.
GttxTKB ; Faisceau , brassée , poi-
gnée , gerbe , fagot.
Quant lu Ktjtnt blrib an ton champ. aC
ta nUiauBl «Tarai dagunpi ta gmie^itt, lu b*
Bibir , DcUtérvBontt , ehtif. •4, v. 19.
Qiumda.m
Mtu, «aup
lU loUai iUuB
GujACB, galée, gatie, gafiou ,
gaUie : Vaisseau long , navire on ga-
lère dont les bords sont plats.
Quant U visrant praaqa'eiaai mm ,
ITd ligna Tircm moule bbct:
Uuc ^îaA'a da lelB Tirent ,
Doat dnrtDirut ,'«0 e>l»liIr«Bt,
Cil qui de 1> nef plai until ,
De la naficrl Sirea et lUîitr»,
De U mn- laroll bleu Ict aitrai.
Seignaor, ftt-J, » ceit galit
Ht prlic TM DU tue ail* ,
Sa Uin nel fet, ae U gaironj,
Eliirclen'i li forilaruDi.
Com MMt UilagBci «[ Qiliol.
Chaicuiu qui ce dira li oi ,
La faca 1 toM lahiM et pUie.
Cdt joiw lert ai faiMM,
Si agn* et li acdr^ ,
Tle la pereart lait, et fralniiti,
Da fara aMmi et da Tiurnii,
De fura laitcei,de iott capiai.
Gautier de Coinii, liv. a, chMf.^.
Gâlicz >Calice, coupe; caiixt
6c unfMU de M aaliM
Eut cb
CoufeU
06o GAL
GlLixa, galier, galUer : Se réjouir,
s'amuser 9 se régaler , se donner du
bon temps ; vaciUare ; au figuré , bat-
tre , étriller , tromper , surprendre ;
galUire.,
GAurax , galUfre : Grand man-
geur.
De Toîr aînû ee grand gaii/rt
Dtiuer aux orgnet et «ox pifrc.
Satyres Chrestiennet.
GiLiMAao. Fofez Galemae.
Galin AT : Poulet.
Galih é : Jeune coq ; galUnaceus.
GALiHiEa : Poulailler; goUina"
rium.
Galiophili&e : Giroflée.
Galiot , gaUppe : Petit vaisseau 9
petit bateau long dont les bords sont
plats , barque ; et pirate, corsaire ,
armateur ; matelot , marin , batelier.
Voyez G ALI AGE.
Gallande : Guirlande , couronne.
Gall Air DOIS, GolUmdois : Peuple
de la Gotbie.
Galle (faire la) : Faire le galant ,
se plaire, se réjouir.
Et Diea içet m onfiùct la galle ,
A mener dancer %t% bourgeoises;
Ces dorelotx, ces gorgias,
Menoient les meilleures Galoîses,
On ne sentott que muglias.
CoquUlart, MonoL du Pujrt,
Gall^e : Compagnie, assemblée.
Galleie. F oyez Galiacx.
Galleudes : Sorte de parures,
d*ajustemens. Voyez Gaelande.
G ALLEE. Voyez Galiee.
Galles , gallez , galliéz : Battus ,
rossés , étrillés , &c.
Galletiee : Boulanger, pÀtissier.
Galleue : Galant , ami du plaisir
et de la joie.
Gallices : Souliers,sortede chaus-
sures dont la semelle étoit de bois ,
galoches dont se serroient les anciens
Gaulois. Voyez GalIiOgbxs.
GAL
Gallib. Voyez GalMace*
Gallihace : Yieilie et grosie
poule ; gaUuuMcea.
Galuotacb : Piraterie, métier de
corsaire.
Galliots : On nommoit ainsi â
lâlle de jeunes ecdésisistîqiiei aspi-
rant au vicariat de l'église conégiale
de S. Pierre , et dans laquelle ils ser-
▼oient sans rétribution jusqu'à ce
qu'ils fussent placés.
Galliqub : Né en France , Fran-
çais ; gallicus.
Galliques , galUegues, galUeqaes,
gaUîgues : Sorte de troupes e^-
gnoles ; babitans de la Galice ; de
GaUœd*
Les gaOiegmes arec leurs banlu bo— Hi et
presque tous deschaultx , tarqnettes , partai-
sanes et parois en main descendirent dedaas
Eege.
Jehan tf Autan, Mu, de i5o3, AimÊSn
de Louis XU,
Gallochee : Tracasser, tourmen-
ter , agir sans jugement , suiTtnt
Monet.
Galloches , galoches : Espèce de
souliers ou chaussures dont la semelle
étoit de bois , et dont l'usage étoit
passé des Gaulois aux Romains ; gai-
Ucœ calones.
Galloge : Joyeux , réjoui.
Galloie , galoie : Sorte de mesure
pour les grains et les liquides.
La sus m*attent en ce perin
Je TOUS donrai du meiÔor rin ,
Qui soit céens une gaioie ,
Par conrant que yengié en soie.
Fabliau de la Borgoise eTOrUoMS.
Galloiee : Table très - longue et
servant à jouer aux galets ; de ad-
culus.
Gallois , gcUeois, giUloys, galois :
Gentil, aimable, galant, gaillard,
gai, réjoui, plaisant, divertissant,
complaisaiiti afiEdrie , joyeux » amou-
G AL
reax ; gallus, galiicus ; an Cirec geiao,
geloios ; en bas Bret. gaU,
Plonrra harpes et cort itmiinoli ,
La mort Mâchant la noble rethoriqne.
Bnbebes , lenthf , Tielle , fTphonie,
Psalterions, treatona inatmment coja,
Rhotet , gniteme , flanatea , chalemie ,
TraTeraaJnes , et Tona nymphéa de boja,
Timpanne , anaai mettei en eurre doîa ;
Et le choro n*7 ait nnl qai le réplique
Faictes devoir, plonrez, gentila gtàoU,
La mort Mâchant la noble rethorlque.
Eust, Deschamps ,/6i, a8 , eoL 3 ef 4.
Galloise : Femme de maayaise
▼ie , adonnée à toutes sortes de vices ;
étourdie , dévergondée ; complai-
sante , affable.
G4LL0K , galoingnie, gaulon, ^ait-
ionée\.goaion , goualon , jail,jaile,
jailoiK^ Jalon • Mesures serrant aux
liquides , aux terres et aux grains ;
Jaculum; en bas. lat. gah, galeta,
gaUius.
Céens a oatel k dévia ,
Qnanqne Ten vent i trueve 1 on ,
Oatea, traies àttoà jalon,
Qnar je Taim monlt fret et noTel ,
Leqnet , trai lui à plein tonel
Tont pur foi qne voni mi deres ;
Ea ! tire Damoiaiana, bevez.
* Wabt de Courtois ttjirras. Imitât,
de r Enfant Prodigue,
Gallon , gallois , gallot, galon ,
galojrs, walon : Gaulois , et habitant
du pays de Galles en Angleterre; de
Gallus; en bas Bret. GaU.
Si cheTaucha le Connettable premièrement
Bretaigne Bretonnant, pourtant qu*il la sen-
toit toujours plni encline au Dnc Jehan de
Montfort , qne Bretaigne gaUot,
FrMStart^ li». i , Jol. 438.
Galois : Fort, courageux, robuste.
Galon. Voyez Gallon.
Galonxe les cheveux : Cétoit les
tresser avec des galons , des rubans.
Galonnersa barbe, selon Borel, c*étoit
la peigner, y mettre de petits glands
au bout de chaque floquet , comme
font les Dames de leurs cheveux. On
G A L 66x
faisoit cela ausii avec du fil â*or, ou
bien on couvroit la barbe de paillettes
ou de limaille d'or ; et si on étoit jeune
et sans barbe , on s'en mettoit une
fausse de fil d'or; mab cela ne se
pratiquoit qu'aux enterremens des
grands , pour rendre la -cérémonie
plus majestueuse ; car la barbe a tou-
jours marqué vénération.
Galopin , happelopin , wailopin ,
walopin : Domestique de cuisine ,
marmiton ; goujat , bas valet.
Chambre au déniera , gaîgea dn mojt
Toni officea et k cenlx dea boya
Quenz , Escniera • 11 Galopin ,
Chappellaina , Noblea Gêna , Bonrg'oya ,
Eacniers, Qerca, gardes tos loya»
Fajctea obeiaaance au Tin.
Eustaehe Desckampt ,/bL 486 , eoL s.
Galos , galot : Le train le plus ra-
pide ; galop d'un cheval ; de calpare.
Barbazan le dérive de calopus, ani-
mal de Syrie qui a de grandes cornes
et très-véloce à la course.
Onkea maia ne Téiatea tant de grant pechéonrs ,
Et ai ne pert on monde , trc^ eat de pechéoura
Ki aont tnit eibahi anaai come li onra ,
Et fnient en enfer lea galos et lea coura.
La Vie du Monde, strophe 6.
Galose , galoset : Dr61e , vaurien.
Galou : Coquin , de mauvaise foi,
fripon.
Galounbe. Voyez Galonbx lis
CHEVEUX.
Galot : Droit seigneurial sur les
biens de ceux qui ne peuvent tester
ou qui meurent sans héritiers légi-
times.
Galots : Nom qu'on donnoit à
certains gendarmes.
GALEiGACHE,^>a/n^c^^ galvache,
garnache: Espèce de vin blanc étran-
ger qui, en X 3 1 5 , pay oit 3o sols d'en-
trée par queue , suivant les Ordon-
nances des Rois de France, tom. a 9
66a G AM
Et en Tott Ton aTOît taveraes et cabaretf
anstî plant oreotement comme à Bmcelles et
rîa de Rein, de Poicton et de France , gabi-
fiches , MaUoIsilef et antret tûu estrangea ,
bon marché. Froissart, lip, ^^ foL .188.
Gals : Prêtre»,, eunuques ; galU,
Galureau , gallureau : Galant ,
godelureatfr
Galvaadiice, caiuardine, galver-
dîne y guaiverdine : Espèce d'habil-
lement de paysan , manteau pour la
pluie ; en bas. la t. gaivardina,
Galyardine , calvardine : Perru-
que; dç calvaria; le sommet de la
tête ëtoit appelé calvaire.
Or je deukaaHe icy nng cas ,
Qtii ▼ooldi'oU pour bonne cautelle.
Comprendre ton» les trois estats
Xn une robbe bien nouvelle ,
QneP robbe tous sembteroit belle ,
Qni tous les trois estatz désigne ?
Par Dieu Je n'en s^ay point de telle ,
Que seroit nne gahardine ,
Le Bicoquet , la Capeline.
Or donc que homme ne s*adWse,
£n festcff, banqnetz, et esbata.
Si il n'a sa galvardine mise ,
D'aller danc«r les trois estatz.
Coqui/lart, Droits nouveaux.
GAiiYAUDiBR : Poursuivre une af-
faire avec ardeur ; de caballicare,
Galvise. Vojrez Gagui.
Galz : Poulet ; de gallus,
Gamache : Guêtres de toile ou de
laine que l'on mettoit sur les bas
pour se garantir de la boue et du
froid , sorte de chaussure « espèce de
][>ottines à Tusage des chevaliers 4 de
campa ; en bas. la t. gamachœ,
Gamafrer, gamaffrer : Blesser ,
frapper.
Qui gamafre beste par ist , et plaine» ea
«st , doit cinq sols , et rend le domage sans
loyer. Ancienne Coutume ttOriéans,
Gambadir , gambater, gambayer,
gaihbeler, gambetery gambiery gam-
hillcry garnbojery jambeter : Gamba-
der, sauter 9 courir, se divertir, re-
rouer les jambes, les jeter en Fair;
de campa; en bas. lat. gamba.
Moult Têissies Aagleîs tomber.
Gésir à terre et gmmheter.
Qui ne se poent relever.
B»mam du SUm^fiL 369.
Gambaoe , gaimbaige : Dl^it éta-
bli en quelques pays sur la bière qu'on
y brassoit; de camba; droit de jam-
bage ; en bas. lat gambagium.
Gambaiseure : Housse de cheval
garnie de laine ou de coton.
Gak SAISON , gabeson , gambais y
gambéison , gambes, gambeson, gam-
besoun y gambison y gamboisié , gam"
boison, ganbessien, ganbùson, gau'
beson, gatibùon , gaubùsony gohis-
fon y gombesons , goubéson, àambaif,
wambais , wambéison , wafkSais :
Pourpoint garni et piqué qui se met-
toit sur la chair et sur lequel on posoit
le haubert ; c'ctoit un plastron delinge
et d'étoupes qui empécboit que l'ar-
mure ne fit du mal et ne blessAt celui
qui le portoit ; en bas. lat. gambeso,
gambiso ; de campa et de summum y
selon Barbazan.
Que chascun ait costes à armer , et gam-
bison se Teaut ; et se il ne Téaut gambison, fl
doit mètre devant son ventre une contre curM
de tele ou de coton où débourre de Icae^td
et si fort com il voudra.
Les Assises de Jérusalem, ck. io3 ^foL s^S.
n vestera justice pour gmmbesoun , et si
prendra - il dreit jugement por béalme, si
prendra-il escu qui ne porra estre Tcincu».
TYod, de la Bible, Sagesse, ch. 5, 'vers. ig.
Induet pro thorace justitiam , et aeeipiet
pro galea judioitun certum , sumet seutum
inexpugnabUe teçuitatem.
On voit d'après ces deux citatioDS ,
que le gambaùon n'a pu signifier un
cabassety qui est une armure de tète,
et que Borel s'est trompé.
Gambardes : Tours de souplesse.
Gambaron : Jambe courte , sobri-
quet donné à Robert » Duc de Nor-
G A M
mandie , parce qu'il avoit de grossea
jambes sans mollets, et toutes rondes.
GiM BK , cambe y gambie : Jambe ;
campa; en bas. lat. et en Ital. gamba;
du Grec hampe ; en bas Bret. gam,
gumb,
Gambbsi^ : Celui qui porte un
gambaison. Voyez ce mot.
Gambbter. Voyez Gàmbaoib.
Gambette, ganbete : Petite jambe ;
canne, bâton, béquille , petit couteau
à manche ployant ; de campa.
GkMBi^nEj jambière : Armure dea
jambes , chaussure en fer, armes pré*
serva tires qui couvroient les cuisses
et les jambes ; en bas. lat. gamberia.
Gambillee : Sauter , danser, boi-
ter. FojreZ GArfBADIlL.
Gambison , gamboison : Tétement
contrepointé , long et pendant sur ki
cuisses, sur lequel on endossoit la
cuirasse et la cotte de mailles.
Gambobsieb , gamboisier : Garnir
de laine , ou piquer du eotou entre
deux étoffes.
Gambroisiv , cambresien , cam^
broisin : Monnoie frappée dans la
▼ille de Cambrai ; cameracensis.
'Game , gamme : Etat , situation,
posture , Àprit ; de gamma.
J*enteDf la resolatiou ,
Qui est <{ue vraje fOuifiMiice
Est donnée un« fiction ,
Contre Fortnne en pourréance ,
Et qn*il convient avoir eonêtance,
Poor meiipmer elle et ses tours ,
Et TÎTre sans verser tousjonrs.
C*est ce qni tient en haidte game
Tons les assouIBs de ce monde
Et qui prépare gloire à TAme »
Car elle fait le décès monde ,
Dont tant de bien enfin sur onde.
Quel omme par ung tel csindo
En a acquis béatitude.
X>4WMe aux jiveyglês,
Game : Pierre précieuse^ de gemma.
Dame qui oncqnet ne sentis
Petbié , ne ne k conseatit y
G A «r 663
Yieiige , trèa-précieuse gttme ,
Très-^^rieuse , très-gentis.
** Cod. de Jehan de Meung, ifers i5^.
Game : Voix.
Car chascnn doit ettre ententia
A toy loer à baulte game,
* Uid. imn i6o5.
GameZi, gamele : Ustensile de cui-
sine , sorte de vaisseau.
Gamion : Haquet , camion.
Gamites , garmites : Espèce de
fourrure de daim ; de damus; en bas.
lat. gammuSf que Pline et d'autres
naturalistes disent être une espèiie de
cerf, mais plus petit ; de damus on a
fait gammus, dit Barbazan , en chan-
geant le d en g.
Après ce que le Roy fu rcTenn d*ontremer,
il se maintint si dcTOtement , que <mques purs
ne porta ne vair , ne f^is , ne escarlatte , na
estriers , ne espérons dorez : ses robes etoient
de cameliii ou de |iers ; ses pennes (les four-
rures ) de ses couTertouers et de ses robet
ettoient de gamites on de jambes de lîèrrea,
ou d*aignéatidx.
Fie de & Louis, par Joim^iOe ,fol. 140.
Gammaile : Crabe de mer \ gam»
marus.
Gamologie : Traité sur les noces*
Gamyisom. Voyez Gambaison.
Gan : Profit , gain ^ lucre. Voyez
Gaaio.
Gahagre , ganasche , ganasse :
Grosse mâchoire ; de gêna , la joue ;
•uiyant Borel , c'est aussi la mâchoire
inférieure du cheval.
Gakache , ganmche , gasnache :
Habit de paysan , espèce de sarrot ,
habit long qui descendoit jusqu'aux
talons ; en basse latinité gaunace,
gaunacum.
Gahchb , guanche , guenche : Agi-
tation des membres, adresse des memr
bres, et souplesaedu corps ; au figuré»
aubtiUté , ruse , fiataaa > détour.
664 C^AN
Car qimt me toîI à toi àtàvân ,
Ge U* traere m «nconbreue.
Si greTaine et «t anniciue.
Que ge n'en pois à chief Tcnîr :
H e ▼ot t pni» à droit tenir ,
Tant me fêtes et tors et ganches.
De bras , de tramiez et et lianchei ,
Et tant Tos alez detnertaat.
ffe soi comment ce ra , fors tant
Que bien toî que ma drucrie ,
Vt mes solax ne tos plest mie.
* Roman de la Rose , 'vers goSo.
*n parle d*one robe qui aroit coftté
|>e«acoop.
Biais la chose est si mal partie ,
Qne Chastée pert la partie ,
Quant assaut on quant se rereoche ;
Tant set pot de luite et de guenche
Qo*Jl li covient ses armes rendre ,
Qu*el n*a pooir de li deffendre ,
Contre bianté qni trop est fiere.
* Ibid, , 'vers 9163.
Ganchier : Gantelet soit en mailles
ou en fer , armure de la main ; de
vagina,
Gi.NGHiEKE : Sorte ^e terroir, selon
Borel, qui cite les deux ^ers suivans
du Testament de Jehan de Meung :
Par prés , par vignes , par gaiichieres ,
Par montaignes et par rivières.
Ce mot n*a pas existé, ou Borel a
mal lu , ou il y avoit faute dans son
exemplaire; il devoit lire gachieres,
gacquieresy terres labourables , terres
«n jachères , qui se reposent ; quœ
jacent,
Ganghir : Chercher à fuir , k s'é-
chapper, se détourner, s'esquiver,
éviter adroitement. Voy. Guenchir.
G AV DiLL-En, gatnchir y gandir, gen-
ekir, gencir, guandir, gtienchir: Aller,
Tenir, tourner, échapper, détourner,
égarer , prendre à gauche.
Gane , ganelee, ganellon, ganelios,
ganelon , ganéon , ganes , ganilon ,
ganillon , gannes , ganrdllon , gue-
nelloTiy waneloTiy wanneUon : Ces
mots passés eh proverbes pour dési-
gner, uiiparjuirey un traître» un per<-
6 AN
fide 9 sont formés de celui d*iin seâé-
rat indigne da nom François; il lim
poor de Targent l'armée des François
à Marsille , Roi des Sarraûns, et fiit
cause de sa dé£aite à Ronoevaux.
Charlemagne aussi sensible à ce mal-
heur 9 qu'à la mort de son nevea , le
fameux Roland , et à celle de plu-
sieurs braves chevaliers, envoya ce
lâche, recevoir le prix dû à son forfiit,
à Aix-la-Chapelle , où il fut écartdé;
en Lang. ganèlët; en bas Bret. ganas^
ganes. fiullet veut bien nous appren-
dre que notre mot François dérive da
bas Bret. ganas, ainsi que le verbe
engeigner, tromper. £n travaillant à
ses Mémoires sur la langue Celtiqae,
et sur^tout à la première partie, com-
bien il devoit se dire :
Peste, oà prend mon eiprlt tonte* ces gc»>
tillesses ? jÉmphùnaB.
Autres! com oisel sVnfnît deTsnt faaomi ,
Gaenchissent entor lai les pnrens ^«uie&MK.
Huon le Rvjr , parhmt des 7>aùres et it
ChârleS'le-Chattve,
Cil Demain«i qni molt ot seignorie,
£ de richesse , e de chivaUerie ,
S*il ne fust dams d^orgneil et de ioDie,
De cel lignage eu tant ot de bota^e
Fn ganelios qni par sa tricherie
En grant dolor miat France fti garnie »
Quant en Espaigne fist la grant félonie
Dont furent mort auvec gent Paénie ,
Li XXI Fer de France.
Oï avez dire en mainte chançoa
Que de la geste (rhistoire) qoî f a de ^
nellon ,
Furent atrait maint ChcTalier Baron ,
Fier et ardi , et de molt grant renon ,
Tuit Seignor fusent de France le Roion;
S^en ans mist orgueil et traison ,
Biais por orgueil por voir le tos dison ,
Est trébuches autre maint haut hom ,
Einsi com furent (de Terté le sayons),
Dou ciel li Angel qui per lor mesprison
Trébuché furent en Tinfemal prison ,
Or il n'auront jamais se dolor n*on ,
De cel perdh'ent la sainte manaion ,
Et ansi firent li paran ganeUon ,
Qui tant eatoleut riche de grant renom »
Se il a'ea lutat û pUia 4t tnâfoa
G AN
De cd image qai ne fi»t tl ottl «on
Fu U seconde jeste.
Roman de Girart de Vienne , /bi, i ,
col, X ef a, «• 7498.
Gaice , ganelon , ganet: Jaune , de
couleur fauve.
Gàni&oh : Habitant d*une petite
maison ; débauché , ivrogne ; de ga-
neo; en bas. lat. ganeutn. Y. Boanx.
GiNGiiAGK : Labourage , terres la-
bourables , profit , produit des terres
labourables.
GANGNEa : Cultiver, labourer,
faire valoir.
Gànonbeie : Ferme , métairie.
Gahgnieeee , gangneires , gart-
gnere , gangnerre : Ouvrier, artisan,
laboureur, fermier.
Ganguil : Bregin , sorte de filet.
Ganive , ganivet : Canif , petit
couteau.
Ganivetee : Couper, déchirer, la-
cérer à coups de canif.
Gau ivETiEE , gantwer : Ouvrier et
marchand de canifs , coutelier.
GAKifEAU : Terre bonne à labou-
rer , à cultiver.
Gans : Ancien droit seigneurial.
Gans , wan, want : Gant, enve-
loppe de la main ; vagina.
C'est nom tvan castre \j a mil
En langaige de son pays ,
ff^an caatre son nom de cuîr prend,
Si peut Ten nommer autrement,
Kar, carroy en Bretans,
Pour ce quo il fut mesures
O la corroie et compassés,
ilomon du Rou,/6l, 53, F^, eoL a.
Dans le même Mss. on lit tuan et
tuan castre , pour la même signifi-
cation.
Gans : La récompense d'un valet
qui apporte un présent. -^ Ici un
valet amène un cheval de la part de
sa maîtresse , au Roi Perceforest.
PasMvtnt ditt U X07 » je vm doihi VM
G A R
66S
gans, mali ^ar me fois, j'en .ai ey endroit
plus que Tons Foyez, mais tous tous trairez par^
dcTers Nenf-Cbastel et me attendrez là et là
ferai enTers "von» ce que à Roy appartient.
Roman de Perceforest , vol. ^^foL 46,
R*, col 1.
Vieng-ge , disl-ele , k point as gans^
Se ge Tos di bones noveles
Totet fresches , totes noTeles 7
* Roman de la Rose , vers x5ï4o.
Gahs , ganse , gante , gente : L'oie
sauvage , la cigogne ; gansa ; en bas.
latinité ganta.
Gans a beoiches de fee : Gante-
lets, armures de la main et de l'avant-
bras , gant de fer.
Gant : Droit dû à un seigneur à
chaque mutation.
Gante : Jante; et cigogne, selon
Borel.
Gantex : Parfumeur , gantier ,
marchand de gants ; de ganterius.
Gantiee : Chantier.
Gaole : Prison ; cavea , capeola.
Gaoliee : Geôlier ; caveolus.
Gaoug : Joie , plaisir ; gaudium.
Gaoujhous , gaouchous , gaou-
chouzo i gaoïyhouzo : Gai , joyeux ,
aimable , enjoué ; gaudens ; en bas.
latin, gaudiosus,
GAOVTknjLTygaoutat : Soufflet sur
la joue.
Gap , gt^s. Voyez Gab.
Gap, gaps : Moquerie, raillerie.
Foyez Gab. Borel l'explique par
louange , et parfois blâme ; il cite les
vers suivans du Roman de Perceval :
Ne le tint à gap ne à fils.
Bord s'est trompé , il auroit dû lire :
Ne le tint à gaps ne k ria.
Gae igard: Jardin ;-de la bas. lat.
gardinum,
Gaeancxb : Couleur de cerf.
Gaeand (se mettre à) : Se mettre
ea iurcté, se garantir, éviter.
666 G A R
GAmAHDE , garende : Le gâte d'an
cerf. Voyez GimEvirE.
GÀB.ÀnmE y ganrentiscy garandtze,
garaniage , garantison, garantissage,
garendie , garentage, garentissement,
gavantage, , guarantage , warantie ,
ivarandson : Garantie , protection ,
appui , sauve-garde, refuge , sûreté ;
en bas. lat. garandia , garandisia.
Voyez Créance.
Pour che que ploriex lettres sont fetet, let
nnes pour garandie d'hinrtaget , et let autres
pour muebles et pour chatiex , nous devise-
rons cj-aprèt deux formes de lettres.
Coutume de Beauvoisis, chap. 35.
Gàrandir , garander, gararUer,
garaunter: Garantir, préserver, pro-
mettre, déposer, assurer, affirmer,
confirmer; en bas. lat. garandiare»
Voyez CRÉAifTEa.
Gàran DissERE , garandissierre ,
garanîisseresse : Garant , caution ,
protecteur.
Garanxe : Vivier, lieu où la pèche
est défendue. Voyez Garen he.
Garantage. Voyez Garanoib.
Garautter. Voyez Garandir.
Garantigiés (instrumens) : Aotes
obligatoires et authentiques.
Garas : Menu bois, broussailles
propres à faire des fagots.
Qnar si eom raeonte li livres
C*uo jor estoit Travers aies,
» A uns boftchet iluec delez
}*or fere amener des garas ,
ExTos que Uaimés et fiaras
Aloient querro garison,
S'asenerent à sa meson ;
5a famé ont trorée filant
Cil qui vont le siècle gnilant ,
Dient , Dame , où est toc Barons?
Celé ne qnenot les larrons ;
Seignor , flst-ele , il est au boz
Por fere amener des fagos.
♦ Pabl de Barat et Haimet,
Garât « gorot, garreau, garreL
Voyez Carrel.
Gaebi , garbe : Gerbe de Ued.
CAR
Garbàgb : Droit de gerbet, ci Tac-
tion de mettre le bled en ^rbes.
Garbe : Bonne grace, adiesse,
fierté , orgueil; de l'Ital. garhato.
Garbbb , garbejer, gerber : Eogcp-
ber , mettre le bled en gerbes , k
ramasser, le Tecneillir; de carpert,
Garber s*est dit aaasi pour, voler,
emporter des gerbes.
Garros, garboz : Kom d'une es-
pèce de poisson.
Carpes, becqs, diayennes, tniTtes,
So&t par eus prisca et de»tr«ites ;
Dards , gardons , garhoz , goiqoas*
Ables, loches, et Terona.
Le Livre de la Diahlerim , par Dmmerrel.
Garbouil , garbouîllement : Que-
relle , désordre , confusion.
Garbouteau , pour barbouteau :
Petit poisson , diminutif de barbeau;
de garbola,
Garçage : Droit seigneurial.
Garçaille : Troupe d*enfans de
Tun et Tautre sexe.
Garç AILLER : Hanter , fréquenter
les filles , qui anciennement étoient
nommées garces.
Garce , garceUe , garçote , gar-
choife : Jeune fille , fille vierge. Quel
contraste dans la signification de ce
mot ! le nom de jeune fille descendu
aux prostituées, tandb que le mot
garçon qui, chez nos pères, désignoit
en générât un mauvais sujet, un Tan-
rien , est k présent celui d'un homme
dans le célibat , quel €{u*ii soit , et
quelqu'àgé qu'il soit , il n*j a que le
mariage qui fait cesser d'être garçon.
Dans l'Anjou , le Maine , une gyure
6st une fille en général , et une gar-
cette est une fille au-dessous de douze
ans. CTest ce que nous apprend Mont-
foucon Toulousain , en ses Dm
fniix, cités par Borel.
Ainsi niTeUe est le temps ,
Le rnatlio est ^<w à fiiatoiMâBs,
6 À R
Et U femeDe est goret à doiii#v
Sans ▼enaicon, et muis peloute.
Borel dérive les mots garce tt garçon
du Grec y«ra(0p«; et Juste-Lipse, de
garsofuutasium , lieu destiné à Cons-
tantinople pour élever les jeunes en-
fans mâles et les faire eunuques. Le
mot garce n'a pas été employé ancien-
nement pour, femme de mauvaise^
conduite , comme le "dit Borel.
S*iU sont reprit (les etcltTef) on les doit re-
mener an Seigneur , lequel donnera pour U
troQTeure de Tome quatre betana , et pour le
garçon deux , et pour U femme grant troif
besans et pour U garce deux betans.
Assises de JérusiUem, chap, 3ii.
Lors dit à la simple garcette^
Belle amie , bêle fillette ,
Sai-tu qui soi , ne com j*ai non?
Celc respont en tremblant non ;
Je snl la mère Dieu Blarie
La pucelle fu rassurée ,
Lors Tapele moult simplement :
Hé ! bêle mère Dieu çoment
Vos daingniez , fet la pucellette ,
Aparoir à tele garcette P
Bêle fiUe, fait Nostre-Dame,
Por ce que Tueil le preu de t*âme.
Gautier de Coinsi, li¥, 3 , chap, fto.
Garcerion : Jeune garçon.
Gàrcbtb : Sorte de coiffure de
femme , selon Borel.
Garghon , garçon, gars , garson,
garz , ivarçon : Jusqu'au xvii* siècle
ce mot a presque toujours été pris en
mauvabe part, il signifioit débauché,
mauvais sujet , vaurien , libertin ,
homme de basse condition, de bas
emploi , valet , goujat , homme sans
aentimens, sans mœurs, sans cou*
duite. Borel dit qu'il pourroit venir
de rEspagnol varo , qui a été formé
de viro, ablatif de vir, et cela parolt
probable.
Lors •*apensa qu*ele n*atoIt pst bien dit ,
•*en reprist soi-méismes , et dist, je «i menti,
garchon n*est-il mies , ains est bons Cbe?a-
Uers I et plus a-il encor ea lot , csf il fit
G A R 667
moult sagei , et qne Inj puet-on plus deman-
der, quant il est biaua et bons , et preus, et
sagea , et ses pères est espoir gentieos liome.
Boman de Mark duon.
Faites buicier to frère , Henrj o le cuer bon
Et luj faites pardon ;
Par mon chief , dist li Roia, il a fait traUon ,
Je le ferai banir à guise de garçon.
Vie de du Guesdin,
Garchohhivr : Fripon , vaurien.
Garcier : Débauché, qui court
après les jeunes filles.
Garcille : Jeune fille. Foye%
Garce.
Garçonerxe: L'action de procréer;
et friponnerie , selon Borel.
Garçonkaille : Troupe de vau-
riens , de fripons.
Garçohnbr , garçoniser : Appeler
quelqu'un garçon , c'est-à-dire , fri-
pon , débauché , &c«
Garçohnbrie : Action basse, mau-
vaise action , friponnerie*
Gard , gardin : Jardin , verger.
Gard , gari: Pour garde.
Dien gard sana fin le rosier et la branche ,
Dont est sortie une tant belle rose:
Dieu gmrd la onin qui pour croistre Tarrose ,
Dieu gard aussi le tret-excellent clos.
Marot , Epigramme à Blanche de Touman,
Garde : Tort , dommage ; ferme ,
métairie ; tuteur ; carde , peigne à
carder.
Gards-bieh : Guet , garde.
Garde-bras : Partie de l'armure
qui couvroit les bras.
Gardb-corps : Vestiaire , endroit
€m l'on garde les habits , les robes ;
habillement qui douvroit la poitrine.
Gardb-huchb : Officier qui , chea
le Roi, avoit soin du pain et des
autres choses qui servent sur la table*
Garde -LEHDB : Sorte d'habillé*
ment.
Gardb-vapb : Rond que l'on met-
toit sous les plats , lorsqu'on le«
potoît sur hi taUe, *fin de ne paa
668 .GAE
bn^er ni salîrla nappe ; il j en avoii
d'osier , de bois et d^étain.
Garde^mipes d*estin,MUeres,
Tenaillet, pailles, cremaiUieret.
Le livre de la Diablerie ,'eUé par BoreL
*
GARDioa : Le gardien, le supé-
rieur d'une mabon religieuse.
Gardée : Considérer, regarder ,
•voir , observer , prendre garde , pra-
tiquer , suivre , exécuter , faire atten-
tion, empêcher, défendre; en bas.
Jatin. wardiwe. .
E» te 11 mort avoit fait son testament, Ten
le doit garder , car noie chose n*est si grant
come d'accomplir la rolenté don mort.
Eitablissem. de France , ckap. 87.
An garder trestuit s*acorderent :
AdoDC sans plos dire gardèrent.
Moult en trouvèrent darement,
Car moalt en i a (des reliqaes) Toircmeat.
Mais s*en fu, et Totrs prooTez,
Qu*adonques |I denz In trouves
Qae Dlex eust mu^ en Tenfaoce.
Miracle de Fa Benéoite dent que yoostre-
Seignor mua en f enfance.
Garderien , gardier : Gardien ,
concierge , portier \ en basse latinité
gardianus,
Garder-le-€UEh : Tenir le chœur
d*une église , y présider.
Garderobikr : Officier de garde-
robe qui avoit.soin des vétemens et
des armes; en bas. lat. garderoha-
rius 'y et le trésor des Chartres , gar^
déroba»
Gardkur : Tuteur; observateur.
G AR DiAGE : La banlieue d'une ville.
Garoiateur : Officier chargé d'em-
pêcher les vexations.
Gardier, ^arr/o/e/i .* Sujet au droit
de protection , et celui qui est chargé
de veiller à la conservation des droits
de quelqu'un.
Gardin : Jardin , verger.
Cil Eleutheres de col gc ci dessore fis ra-
laembraace , U Pères dd monstier del hieB«
6 A R
coros ETngelîstra Maïke , i
dd bore de Spolicc.
Dial, de S. Grégoire , &. 3,db^33.
b auiem emfms smperiàs mÊeimorimm fia,
MSemtkerim pater imaméuteru htad EMÊigt-
iùtmMarci,qmodim^otei
Tbiqne
tent. CanLdetCaMtiqmes,chap.ty'9,il,
m hortla, amêct
Gardoieh : Celui qui est sujet an
droit de garde et de protection.
Gardoir , gardouer : Réservoir
pour le poisson.
Gardoner : Médire , mal parler de
quelqu'un.
Gare : Prends garde à toi, érite
le danger.
Gare : Cave , souterrain.
Gare , garel : De diverses cou-
leurs. Kien gare : Chien blanc et noii;
de virgatus.
Gareau , garel, garen : Boiteux,
qui a les jambes tournées en dedans;
varus.
Garelox : Loup garrou.
Garehd , garendissieres , garent f
garent, guarant : Témoin, répondant,
qui certifie , qui assure.
Qoant celui qui a sra garents avodiiea aac-
nez en la court , il doit dire par son coMcl
an Seignor : Téez ci le garens de tel , et le
Bomé, que H a amenés pour garenàret q«*3
a offert à prouver par éaos ; «t il sont {fféti
de porter la garentie, et faire que loiaai
garens, doues lor conseil por lor parob
mostrer de la garentie porter , ainai eom il h
enohargeront.
Assises de Jérusalem , ckap, 76.
Garbitvb, varene, wartne : Ce
mot s'employoit pour tous les en-
droits où l'on conservoit et entrete-
noit des animaux ; il signifioit pou-
lailler , colombier, basse-cour, étangt
vivier où la pèche est défendue , che-
nil , écurie , étable , &c.
Garenivb : Garde de gibier , d'é-
tang, &ۥ
G AK
Gaeew TissKMïHT , gorentoge : Ga-
rantie , assurance.
Gàeesis : Guérîtes, vous ave* gué-
ri ; du verbe garir, remettre en santé ;
eurapîsti, de curare.
Joseph, dût U DéiJ>LM, j« ▼*<>**«* ^«* "•^'
TcUlef que Diex f»i»oît par toi à Strai, k« tu
garesû Tome kî U brai sToit colpé.
Homan du S, GraoL
Gàbet, giteret: Terre labourée,
moissonnée , dépouillée de ses fruits ;
veteretum.
GàrAtee , garetier : Donner le
dernier labour à une terre.
Garez : Le temps de la moisson.
Gaagàillol ,gvi/]^V/o^^ gargaite,
gargameUe , garganie , gargaie , gar-
geton, gargouble: Le gosier, lagorge,
le col, la bouche; guttur, gujguUo;
du Grec gargqreon ; en bas. lat. gar-
gaiUus , gargalia ; en bas Breton
gargaden. Rabelais ,liv. i, chap. 3 et
4 , s'est servi du mot de gargamelle
pour exprimer une gourmande , car
il donne pour femme à Gargantua ,
Gargamelle , fille du Roi de Parpail-
los, qui étoit très-gourmande à tous
égards , ainsi qu'il le dit au chap. 4
du i**" livre ; de là le moi gamelle par
élision, pour signifier un ramas de
différens ragoûts , et une bassine dans
laquelle plusieurs personnes mangent
ensemble.
GjLTiQjLi%%^^garguesque, gargitesse,
gregues , greguesque : Sorte de cu-
lottes, espèce de haut-de-chausscs ;
ces moU éloient une extension de
grecques , parce que , disoit - on ,
c'étoient des culottes à la grecque.
Gaboaeiton (dit) : Jargon des
qnédecins.
Trpp tout priiié , trop iont une (les mé-
decinf)
Il a, gingembre et aloë ,
En lor dye gargariton ,
C« aient, net on crai ohipOB
G A R 669
Amerole miex que lor boittes «
Qui- trop font conroufei et moistet,
Kt c3 cpi Tîeat devers Seleme,
Lor Tent Tessiet pour lanterne.
La Bible Guiot.
Gaeoàte , gargete : Gosier , la
gorge , le col.
Or Téels ke nos n*aTont paa leognef , et et
parlons ; quar alsi com U disoit des regardana
estre vent, ke jus trenciés les lengnes dé U
racine , alsi com une fosse fu ouverte en ta
gargote: et nekedent par vuldes boches plaiues
parolef astoient formules entièrement.
Dial. de S, Grégoire , Uv. 3 , chap. Sa.
Ecce videte, fuia linguas non habemaSret
loquimur ; videàatur enim à respicientibus ,
utferekat, quia abtcissis radicibus Unguis,
quasi quoddam harathrum patebai in gnt-
tnre : et tamen are 'vacuo pUna ad integrum
'verba Jormabantur,
Gaegau ^j<d>le : Rainure , ouver-
ture d'un tonneau ; de gurguUo.
Gaegoile , gargoille , gargole ,
gargouille, gargoule , garguel y guar-
goule^jarguel: Égout d'un toit, ré-
ceptacle d'eau des toits, tuyau de
fontaine ; gurgulio.
Gàegonee , gargonner, jargoner :
Parler du gosier, avoir l'accent étran-
ger , le mêler au langage ordinaire ;
jaser comme les pies.
Gaegottxe, gargouiller : Bouillir.
Gàrguetoh : Calendre,charançon,
insecte qui ronge les légumes et les
bleds ; gurgulio , curculio.
Gaeiement, gariment : Guérison ;
garantie; curatio , en basse latinité
garimentum,
Gaeies : déne , arbre.
Gaeieue : Caution, répondant,
garant. Voyez Garanuissere.
Gaeixent : Garantie , suivant Bo-
rel qui cite la Coutume du Poitou.
Gaeingal : Sorte d'épice.
GAEiE,^W7>r: Guérir, vivre en
santé, préserver, garantir, se sauver,
se mettre en sûreté , prendre soin ,
laisser eu repos ; curare ; en bas, lat.
garire.
670 G A R
La loyanlté Ytloît mlex que traîr ,
£t amours Tent lea bons à droit partir ,
Encor porroi-Je à grant joie yeiiir ;
Mais piti^ est en U si endormie ,
Qu*elle ne Telt me ocir ne garir,
BlondUuu de Nesk.
Garison , garizon y guarison , wa-
rison : Garantie, salut, prévoyance,
paiement, provision de vivres ; champ
garni de ses fruits ; guérison ; curcuio,
Gaeite : Guérite , loge où se place
une sentinelle pour observer ; de W-
derCf comme vedette ; d*où ganter y
garidery garnir de guérites.
Garlanoe, garlandeizy garllende:
Guirlande, couronne; partie supé-
rieure d*un bâtiment ; de gyrus ; en
Langued. gàrlando; en bas. lat. gar-
ianda; en bas Bret. garlantes.
Qoe me rêvaient ces gaHkndes ,
Ces coiffes à dorées bendes.
Et ces diorez treçoers ,
Et ers jTorJns miroers.
Ces cercles d*or bien entaillez ,
Précieusement esmatUez ,
Et ces corones de fin or
Dont enragier ne me fine or ?
* Âoman de la Rose, 'vers 9469.
Gaelahder : Greneler , fortifier ;
gyrare,
Garmenter, dementer, gaimen-
tery garmentiery gramentery guarmen-
ter y guementery guermenter: Se déso-
ler^ s'affliger, se lamenter, se plaindre,
gémir, marquer du mécontentement,
ae donner des soins ; de gemens ,
gemere.
Garmites. Voyez Gamites.
Garnache , gamachelle : Sorte de
vin ou de liqueur ; en bas. lat. gar-
nachiay vemacium ; c'étoit encore le
nom d'un habit long , d'une espèce
de manteau.
Gamache fanlt et gàmackeîle,
Yîn Grec et du Tin muscade »
Marvoisie elle a demandé ,
Vergus renlt avoir, rin gones.
Ettttache Deschamps yfoL 5i6, col, i.
G A R
GARKEKBHTy^armit^ii^ garmde :
Garniture d'habit , fourrure ,. équi-
page , habillement , habit long , meu-
ble , ornement , parure , vêtement,
armes, munitions, proTiaions^; en
bas. lat. wamitio , garnîtto ; de cura-
do. Quand on dit à présent voilà un
mauvais garnement, c*est unniauvaU
meuble , un mauviais effet.
Ainsi fait-on sonrent des menotrés,
Poor leurs habits les Toot maint boBonal,
Poure sont souvent appeUét
Gentilhomme , ce font leur gamemtott
Un mal Tcstn est appelle tniant.
Eustache Desehamps , JoL a6i, co£ x.
Garhesture , garnison , ganûise-
ment : Frais » dépense , rembourse-
ment ; nonr général donné à tout ce
qui est utile ; vivres , tonte espèce de
provisions de boudie et de ménage ;
ce qui peut servir à la défense d'une
ville assiégée ; en bas. lat. gamestÊtra,
garnisioy wamfdo.
Fourmes , bans , tables, tretianlx ,
Escuelles , poa , paHles , f^itiiulT ,
Il apes et touaiUes de Un ,
CueTre-chiefs, gamiton de via.
Eustache Deschamps , Jol» 44s , eo/. 1.
Gar9i , gamy : Prévenu , averti ,
assisté, aidé, muui de conseil, instruit
pour répondre , garanti, préservé.
Parquoi otcc serment il la gnvnta doacr
qnecunque chose elle Inj demanderoit , eC tk
araunt garnie de sa mère , dist : Donc à moi
en une escuele la teste Jolian le Baptistrc.
Biàle, S. Mathieu, chap, 14, vers. 7.
Untii cum juramento potUcitus est et dvt
quodcumque postolasset ah eo , at iUa pre-
monita à matre sua : Da mihi, inqwM, hkÎB
ditco caput Joaimis Baptistite.
Garnir, gaanùry gqrnyr, guarmr,
warnir : Munir, renforcer, fortifier,
ravitailler une place , garantir , pré-
server , prévenir , avertir , apréter ,
disposer^ instruire , enseigner , con-
seiller, guérir , entourer, accompa-
gner, assister > prendre garde, £stre
G AH
garni ; Etre initroit ; en bu. Ut.
wantire; «n a»c. ProT. garmr.
Et qac EgiptCTCitfdrai*(préKrT^)daI«
f*mini iin icpl au qml^onl i icair, et ifo»
U Wrra sa »it pu tnipnis bb poscrté.
Bihit, G*nitt,clmf.it,vn.i6.
Pnli Tint moniienr le Chincdier .
Gani^iccunip*fiii)<lcUiittrctd«*r«qBt>tea.
Martial fAuvergm, F-igiki A Ciarla FB.
S'orei d» rict* floii p«ri«r ,
Qui U Tinrent Ici Oriu jumir (Mifarcw),
Et 1« batùUci maulcBir.
Aonuii de lyo^tl.
Gi.BiriMaMEi(T DK ȃiui : ActioB
d'appoKt le* toetMK.
GiBOBs : Le temps de la moisson.
GikORizHs : Peuples d' Aquitaine,
ainsi nommés de ce qu'ils habitoient
les bords de la Garonne ; Garumni.
GAKOiigareoi, garot , garot , gar-
rau, garrtau, gatriau, gauroi, guarot:
Gros bAton , dard , trait d'arbalète ,
flèche; pierres carrées qne l'on jeioit
dans tes villes assi^ées, et qui se lan-
çoienl par le moyen d'une espèce de
bélier ; de quadratut. Voyec CiAaaL.
GAaon : Soroer ; gerulphat,
GiaoDiCB : Lieu de débauche o&
l'on ne Ta que la nuit ou bien len
cachette.
GiBNa , gerpir. Voyei GoKKMa.
GiantaoT : Bateau ; de cmraba*.
Giaa&i (je) ; Je guérirai ; garm ,
guérira.
GAR 671
GAKKtz , ferra/ .- Coodierai , se-
lon BoreL
GiBaa , garreau : Vache on bœuf
de deui couleurs ; de ■virgaïut.
Giaax : Guerre; de l'Hébreu gara,
combattre.
Guaca (un yaisscau) : Le cal-
feutrer, le boucher arec de la mousse.
Gaikics , garrigee , garrigues :
Terres incultes, bronSMiltes, landes;
de vetentHm,vareetum; en bas. lat.
f« TOU fcToie hoBii
et M Tetitti m'en ditei , je garrei *iMtre fiL
Roman du itpt Saga de Bam».
GiaBAS : Fagot , menu bois ,
bonrée.
GaakMt , camam. Vojrca Giaot.
GAaaici : Chêne, sorte d'arbre.
Giaata : Remettre en aanté; eu-
■are. Voyez Gaaia.
Gi&aoïT : Garantiroit , asinreroit.
£1 H U paiiaet diicût qna U m* l'en croit
Il tiertt partie drmouiToil ib paiina ioa Att-
rtiaMigDor, ri liaiDua II nmit «a pange.
EtabUu.diS. Loiiii, Ur. i,ckap, iij.,
GiaftOT : Trait d'arbalète , levier,
^OS biton ; en bas. lat. garrotmi.
GiaaDS : Hous , sorte d'arbre.
Gtas , garson , garz : PupiUe ,
jeune homme de quatorze ans et au-
dcMons. Bm«1 dit que ce mot est un
diminutif de l'Espagnol varo, c'est-
à-dire , un petit homme , alors il
Tiendroit et ternit formé de viro ,
ahlal. de viV,- mauvais sujet, vau-
rien, débauché; homme de néant ;
gars a aussi signifié mqjeur. Vojret
G^acaoït.
Gia» : Fille de douae ans et au-
dessus. Foyei. Gabce. — Un procu-
reur cherchoit une domestique :
El Idj MUTlal qn'i Arrjacil, où il aroit
qaelqoH «ignei , il ■•ail vrà ona jtuna jon*
de l'aaga de 16 k 17 Ul uomm^ CiUalte, qai
ettoit Alla d'une panTra femiM galpisnl ■■
Tie à filer de la laine. MwU caria gtrf tatoit
omr* laoi* tiaplt Hslaln, Komalta qa'alt*
67% G A S
fiut aisn bcOe de TÛage Mon proc»-
Ttmr Hfiaada ccste jeoae ^onr i ta sere
pour dumbiiere. Despériert , X* Nott^elk,
Gabsee : Aimer et fréquenter les
filles , courir après les filles.
Et après quant ae poorpcnsa ,
D« «*alenie aoa ocl caaaa
Dont il coosoit ta canchcmentc ,
Cil qui ai griement ae garsa
Bfonatre qnea mana en regart a,
Qnaot pour on aooffri tel toorment.
l^iserere du Âecias de Moiieiu, strophe iZ^.
Garsxe : Scarifier , piquer ou in-
ciser la peau en plusieurs endroits
a^ec une lancette.
Garsktte : Jeune fille au-dessous
de douze ans.
Gaasoil : Gosier. Boire jusqu* au
garsoii : S'enivrer.
Gauson : Valet, goujat , vaurien,
débauché , homme de néant.
GARSoHNEa : Appeler ou traiter
quelqu'un de valet, de goujat ou de
■vaurien.
Garssohia : Bouffonerie , plaisan-
terie.
Gabt : U garde ; caveL
Gaet-toy : Garde - toi , prends
garde. Diex vos gart : Dieu vous
garde.
Qoi ne se set de col garder» si se gari de tous.
Ancien Proverbe.
Gar VACHE ygarnache : Habit long,
sorte de manteau.
Gas : Ruine , ravage , destruction;
Tfostau'o,
Gas , gabs , gaps, gaz : Geai , oi-
seau; risée, badinage, plaisanterie,
moquerie , dérision , raillerie ; ga-
visus. Voyez Gab.
Qnar mon mari est , je vous di.
Bons mires*, je le vous au, * médecin.
Certes, il scet plus de mécines
Kt de vrais jagemens d*orine&
Que onques ne sot Ypocras.
Dame , dites le vous à g€U ?
De gabcr, dikt-ele, nai cure.
* Fabliau du Filain Mire,
GAS.
Gasgâbs , gasehe , gasckis , gÊt-
eoms, gascueii : Flaque d*eaii, aait
d'eau , mare.
Gaschb , gaschis : Rame , aviron ;
en bas. lat. guckiun,
Gascwer : Ramer , agiter Tean.
Gascviebe , gaschere : Terre la*
boorée tout nonvelleinent,et non se-
mée , qu*onlaisse reposer on an; de
jacere*
Si coame ae les gasekieres aont felcs aa
▼irant don Seigacor» et le dooairc à la Daaa
11 est assis en terres vnides , ai les gasdùera
furent fêtes don sica et de aon Seignenr,!! etf
bien raison qne die i last mia li fat renia it
cbans qui enportcat l«a gtuckieres tenties
£aites. Comtaume de
GAscoHNEa : Prendre, enlever,
escamoter.
Gasee : Jaser 9 babiller, gaaouîlkr.
Voyez Jas.
Gaset : Jeune chat.
GAsiLLiEEzDiscourir, s'entretenir.
Gasqueeee : Donner le premier
labour à une terre pour la laisser
reposer une année ; deyoceiv.
Gassendi : Premier officier de b
bouche d'un prince^ commensal ;ea
bas. lat. gassendus.
Gast : Seigneur ; il s'est dit aussi
pour, terre inculte ; vastus,
Gast : Ruine , dévastation, ravage,
dégât , dbsipation ; vaxiatio. Faire
gàst, mettre à gast: Faire du dégât, ra-
vager. On donne aussi le nom àtgast^
gat, aux jeunes garçons ; de vastaior.
Borel , dit gast et garnison , c'est-à-
dire, gens commis par la justice pour
faire du dégât et de la dépense ; d'oà
vient gastadours y gens qui font le
dégât des bleds et vignes en temps de
guerre. J'observerai que je ne crois
pas que la justice ait jamais commis
des gens pour faire des dégâts et de la
dépense , mais bien pour les empê-
cher , et les gens commis par la jus-
tice n'ont jamais eu le nom de gas-
G AS
aaJourti il n'étoit pai même p«nnif
à dei gens de guerre de faire dei dé-
gAti , à moin* que ce ne fit dan» uu
paj^s conquis que l'on vouloit tacca-
get , et que l'on ne vouloit poiat
garder, ou dans une TÏtle prUe d'à»-
saut ; d'ailleurs le mot garnison n'est
nullement analogue avec le mot gust.
GisTiDoca : Pillard , destructeur,
qui ravage , dissipateur ; pionnier ,
«jui aplanit les chemins , fourrageur ;
vattator; en bas firet. goattadour.
M. de la Monnoîe s'est trompa lors-
qu'il a dit, dans se» Notes sur le*
Contés de Despériers , que ce mot ve-
noit de l'Ital. giuutatare.
.Or \a gtuladoun iooamM tut Je canpi
1 c»U CUTI , qu'ili I* fuctnat , ci quiid «t
qniad cnlcTèrcal nue grand pieca du couiei-
Dtipéritn , A'oureiti XFt.
GuTAK : Piller, ravager, détruire;
Gàstb : Sec, aride, stérile, inculte,
mauvais, miné, estropié; vaxtodu-;
cn Lingued. gastous; en bas. lat.
gtutMm, Gofle manage , maison rui-
née; gaste tour, tour ruinée; giute
terre , terre déserte , inculte.
Gastbboiss : Terme de la fabrique
de» monnoies.
GuTi.t.,gastelet, watet : GAtean,
■orte de p&Iisscrie. Nicod le dérive de
vatttu , quati vtutellum , parce qu'un
gtteau est de large étendue ; en bas.
hit. gasteliui ; Barbazanletirede^oi-
tilitui un giteau, dit-il, à la grandeur
près , ressemble à une pastille ; et
d'antrei auteurs le font renir de pat-
tellum , diminutif àcpastum.
Gastrlekie : Droit que payoient
an seigneur ceux qui faiioieut ou
Tend oient des g&tesuz.
Gastbi-ikk : PAtissier, bÏMur on
marchand de gâteauz'
CAS 673
GASTB-ifÂisoN ; MAsnre , maison
ruinée ; de vastare.
Gastbxbrt : Ruine , dissipation ,
perte , dégit , dépense ; lieu désert ,
en Friche ; vastaùu,
Gastbk , gUJUter, watUr , water :
Dévaster, détruire, piller, ravager,
tourmenter, incommoder, fatiguer,
dépenser, consommer; vtutare.
Qui gaite 1» (icui lOiei, il requiert !•■ '
•uttul , ipuuit il n'a plu que gailer.
Bnnelto Latini , lit. a.
GiSTBB ; Le ventre , l'estomac ;
mot Grec qui , en cette langue , a la
même signiTication. Rabelais s'en est
servi au liv. 4 1 cbap. 57, ainsi que
La fontaine dans sa Fable des Mem-
bres et de l'Estomac.
GsSTEBEs, ^uffe/Tv, gatUur,gai-
lier,gateur,guastier: Prodigue, dis-
sipateur, ravageur, pillard et voleur i
brigand, suivant la Somme rurale;
vastator.
GssTBsiMts : Étoffe de soie,
GisiiBL , gaKeu ; Giteau.
PhiL3îoaiàtt,Jol. iS3.
Glstick , gantière : Messier, garde
champêtre ; dans la Coutume d' Au-
vergne,chap. 3i ,et dans Hagueau,
ce sont ceui qui sont commis par la
justice , i la nomination et requcsit
des habitans du lieu , pour la garde
des fruits sur terre , afin qu'ils ne
soient point gastez par les bestiaux
et volei par les hommes ; et suivant
l'édit d'Henry 11 , de l'an iSSg, art»>
de 5 , les gtuiieri étoient conjoints
aux messiers pour la conservation
des vignes et de* autres fruits.
GuTtiiK ; Désert , lieu aride , terre
inculte, wUlude. Fbj-eiGisvt.
parla
. 4o«
674 G A U
Et Tima retmes et aies tm gÊUÙmê
Toye de la Ronge mer.
Bible , Dcutéromome g chéip, i,
Wos atuem reverâimiMi et aHu in
■era per viam Maris ruhrL
G ASTI s, geuture : I>éTasUtion d«t
biens de la terre, difformilé ; ^HUtaùo.
Gaston : Bâton.
Gastos : Savant , sage « selon Bo-
rel ; d'où , dit il , viennent les noms
des anciens Gaulob , fVisogastus ,
Hiise^astus, Salegeutus et Losogtutus,
qui écrivirent la loi saliqne.
Gatr ^gatte : Jatte, vaisseau rond,
^ande écuelle ; gabeUa,
Gatoillee : Chatouiller, toucher
légèrement. Voyez Catillee.
Gau : Coq ; gallus; moulin k fou-
ler les draps.
Gaubkssoh , gambeson , gaubeson,
goubisson : Pourpoint garni et piqué
qtii se portoit sous Tarmure. Voyez
Gambaison.
Or me advint , que je troa^at illec prêt an
gaubeson d*étoappe< , qui avoit esté à on Sar^
razio , et je tonmai le fendn Tert mot, et en
£• etco dn gaubeson dont grant besoin m'enst.
Joinvitte , Mss. Dam T édition de 1761 ,
page 5a , ilx o, gamboison.
Gauch : La fleur nommée souci
des champs ; caltha arvensis.
Gauche : Souci, chagrin; espèce
de bêche , trou qu'une bêche fait dai^
la terre.
Gauchiee , gauchir : Qui fait tout
à gauche. Voyez Gandillee etGusv-
GHIE.
Gauchoie : Moulin à fouler les
draps. Gaucher : Fouler les draps.
Gaucouete : Sorte d'habillement,
de robe courte.
Gauo : Gai , gaillard , réjoui ;
gaudens.
Gaud , gaudcy gaudine, gault,
gaut, gaux : Bosquet , bois , forêt ,
bocage , parc , jardin de plaisance \
^6 CiSUtUm
gttmdina»
GA U
buse lAtmitc gaméMS}
ca
De
patrMoM «c
deim
ÂmÊÛ les satires et les IIms,
Soot modt dolcss ca lor
Onaat il perdcat par telles
Gaddibillaux : Tripes , bovaai
de bœufs gras , gras-double. Suivant
Rabelais, Uv. 1 , cbap. 4, gatuleèù'
loua: sont grasses tripes de coirau
et coîraux sont bomls en^ressci à la
crèche , et prez guimaolx.
Gaudshcs : Réjouissance , alé-
gresse, jouissance de quelque ûum\
gaudium ; en bas. lat. gaudentia,
Gaudi : Réjoui, gai, gaillard, anv-
sant; gaudens; et mocpié, selon Bord
Gaudiv : Chanson gaillarde «
joyeuse , fable , conte ; gaudiaiis.
Gaudiite : XHyertissemeat, plaisir,
lieu d'amusement; bois , forèu
GAuniE,^if<inr, gaudyr, gtutidir:
Se réjouir , se divertir , s'amuser \
gaudere; et non pas, railler, moquer,
gauchir, comme le disent Vigenere
et Borel ; ce mot me semble avoir pris
naissance au xy^ siècle , et c'est de loi
que vient notre mot ^ird>ibi&j^ pour
choses gaies et plaisantes.
Monsieur l'abbé, «t noasiear sod valet
Sont faits égaux tous deux nomme ck drt ,
L*nn est grand fol, Tantre petit folet.
L'un Tenlt railler, Tantre goMsdir et rire.
Marot, Epigram. de l'Abbé eteleson VétL
L'on n*a pas telz biens sans lalieur
Et sans dangier, las! que feront.
Quant le leur lairont à douleur;
A cenlz <pii s'en gaudissenmt;
Une fois ïeor en maudiront ,
Et leur remordra conscience
Mais alors tard y porroiront,
U a^cit trésor ^a aooffiaanee.
LtOimhgmê
G AU
Gaudiss^oh, gaudisour , gmtdis-
serCf gaudisseur : Plaisant , enjoué,
réjoui, railleur, séducteur de fem-
mes; d*où notre mot gausseur, encore
en usage parmi le peuple.
Or ftça ma Dame me parla
Da leademain , b choae est claire ,
Que le gaudiss€ur y alla.
CoçuiUart, Monologue de la Bette defoing.
Gàvdissbeesse , gaudisseuse: Ré-
jouie, plaisante, railleuse, moqueuse^
de gavistts,
Gauoisserie : Moquerie , raplerie,
plaisanterie , réjouissance , divertis-
sement , amusement public;
GAunissEua , gausseur: Railleur,
plaisant , enjoué.
GAunoiEE. Voyez Gaudie.
Gaudy : Réjoui , moqué , raillé ;
gavisus.
Gaugie : Juger, estimer, penser,
croire ; judicare.
Gaujoux : Joyeux , agréable , ai-
mable , plaisant; gaudialis^ gavisus;
en bas. lat. gaudiosus.
Gaula DE : Coup de gaule.
Gaule : Imp6t , taille ; ce qu*un
•protégé payoit à son protecteur.
Gaule : Perche, outil d'arpenteur ;
perche indistinctement pour étendre
du linge , pour abattre des noix et
autres fruits , pour faire des palissa-
des, des bergeries, des retranche-
mens, des parcs pour enfermer les
moutons , enclorre des terres ; de
cauUs.
Gaulée : Abattre des fruits, des
noix ; arpenter.
Gaulkue : Qui abat des fruits, qui
fait des gaules.
Gauliens : Gaulois , selon Borel ,
qui cite la Chronique de Hainaut.
G AU LIS : Taillis , bois où il n'y a
que des brins de bois tendres et jeu-
nes , des petits baliveaux , abattis de
taillis.
G A U 675
Gault , gaus , gauty gantier : Fo-
rêt, jeune bois, taillis; de caulis,
branche de bois ; en bas. lat. gaudus,
gualdus ; en anc. Prov. gaou, gaout,
Voyex Gaud.
Là Toot Tarlets et damoUeles
GoojoJof par Tieilles makerelet ,
Cerchant prés et jardias et gmusp
Plut reoToisiez que papegaus ;
Puis refont entre eux as estuves ,
Et se baignent ensemble è« caret
QaMs ont es chambres tontes prestes ,
. là chapclez de fleurs en testes.
Roman de la Rose,
Gaultiee : Paysan, habitant d'une
forêt , bûcheron ; en bas. lat. gual-
tenus»
Gaulteee , gaulter y geaultrer :
Tromper, voler, décevoir, attraper.
Tousjours trompeur aultmj en ^eaultre.
Et rend vessies pour lanternes.
FUlon,
Gaulx i Gaulois ; GalU.
Les Gaidx avant cette perdicion ,
Qnl d'Enéas vindrent en Italique,
Afranchlrent leur gen^cion
■ Beignes , Selles et François Senonique ,
Conquistre puis le cepCre Inyperatique.
JSiùtache Detchamps ,foL a5o , ççL 4.
Gaupe , gauppe : Femme indolente
et paresseuse, qui se néglige, soît
dans ses occupations , soit dans ge&
mœurs, (emjaie débauchée.
Gaupiuet : Fainéant, paresseux ,
qui a perdu sa force , qui a mauvais
cœur, l'esprit porté au mal, gâté;
lâche , flatteur ; de vapidus.
GAUPLusii : Mal peigné; dt gau ,
coq , et de plume.
Gauelot , gavreloi : Javelot.
Gaus : Bois , taillis , parc.
Gaus : Le hibou, le gerfaut, la
mouette ; gavia. Voyez Gaud.
Gausapa : Ancien habillement des
Gaulois, selon Borel ; mante , capote,
sur-tout d'étoffe velue des deux cô-
tés; du Latin gausapa, gaus^q^t ,
676 G A V
gausapina ; y oilà à-peu-prcs de quelle
manière on forme les mots Gaulois
et Celtiques , on prend de bons mots
Latins , et on les présente comme
un reste de la soi-disant langue pri-
mitive.
Gausle : Machine pour tirer Feau
d*un puits; de caudicalis.
Gausser , gaussier : Se réjouir ,
s*amuser , railler ; gaudere. Voyez
Gâitdir et GiuniR.
Gausseur : Réjoui , gai, railleur,
plaisant ; gavisus,
Gaut : Joyeux, réjoui ; gaudiaUs,
gavisus. Voyez Gaud.
Gaute : La joue , la mâchoire.
Gauteronne : Nom propre de
femme , le féminin de Gauthier.
GAUTiER(y>'a/ic) : Bon compagnon
qui se réjouit bien.
Gautrer : Errer , ne savoir où
aller, courir les mers , lejpays.
Gayar , gavarër : Buisson , taillis.
Gayardine : Sorte d'habit de des-
sus. Voyez Garnache.
Gave : Grève , sable , rivage ; ^a-
rea ; droit qu'on payoit à son sei-
gneur pour avoir sa protection en
temps de guerre.
Gavel , gavelle , gaveu : Javelle ,
botte de sarmens de vignes ; de ca-
pelluy diminutif de capus ; en bas.
Isit. gavella , gavelum.
Gave LÉ , gabelé : Resserré , ra-
massé , rassemblé , desséché. Barba-
zan avoit dérivé le mot gabelle de
Tfectigal; ayant sans doute reconnu
la fausseté de cette étymologie, il dit
à ce mot , le sel est meilleur quand
il a été gabelé ou gavelé , ce qui me
détermine sur l'étymologie du mot
gabelle , qui vient de cavea, lieu sou-
terrain , lieu obscur ; tout le monde
aait que les greniers à sel sont des
lieux obscurs , il seroit même dan-
gereux que le sel eût de l'air.
G A Y
Gayevhe. Foyez Gave.
Gkyiov, gaî>ieie, gaviot: Le gosier,
la gorge.
Damoiselle Ad«
La fille le Roy est nuilade ,
n a patte huit jort entiert
• Que ne pot boiTre ne mengier,
Quar une arette de poîasoa
lÀ aresta ou gavion .*
Or est li Rois si corocies
S'il la pert , ne sera pas lies (gai).
FahL du Fikdn Hire.
Gavriêal : Râpe ; de gaurea.
Gayrelot : Javdot.
G AT : Geai , oiseau.
G AT : Abandonné , délaissé.
Gatable : Sabissable.
Gatar : Bâton ou perche dont le
bout est armé d'un croc de fer ; d'où
gayer draps y le suspendre à un gayor,
Gatard : Croc , crochet.
Gâte , gayve , gaywon : Chose per-
due , égarée , qu'on De réclame pas.
Gâter , égayer : Abreuver, mener
au gué d'une rivière, faire passer
l'eau; d*aqua. Voyez Guater. Les
blanchisseuses se serrent encore de
ce mol. Gayer le linge , c'est le laver
à la rivière , à une fontaine , lorsqu il
a été à la lessive ou au saron.
Je TOUS sailly dedans le pays »
Qui estoit derant la fenestre;
Je fis img grand flac dans Teau ,
Je coiday estre là gellé ,
Mais se n*eusse trouTé le aean»
Par ma foy j*estoye noyé.
Tantost après on vint tirer
De Teaue pour gayer les chevanlx;
Je ne sçaToye où me boater.
Car je souffroye plusieurs ■»■»»«',
CoquiUart, Monologue du Pufs,
Gâterie : Joie, plaisir, gaieté «
divertissement ; gaudium.
Car pott i dort et monlt 1 veiDe^
Qu*ii Tait entre ses bras tenue
Toute la nuit , et tonte nue ,
Par sonlas et par gafrerie ,
Toatc saiii^ et tonte gnerie.
Honuvtdclaiitte»
Dtea
GAZ G £ H 677
Gâtstier : Joueur de cornemuse. Ge : Pour je , moi ; ego.
^ Gayw : L'automne , la saison où Eb cd meitme pont aUlment tesmonlat toi
Ton récolte des fruits appelés gcdns ; tToir reconat ceat EtteTeoon coi ge devant dis.
bled de cens ou de rente. ^^^ ^ ^ Grégoire ,lw,i^ chap, 35.
Gathiee: Laboureur, CultiTateur. ^^ eodem quoque ponte hune quem prœ^
Gatnnerie : Le métier de galnier. j^^^^Suphanmsereeogno^îsie iestatmest.
Gayofe : Expression injurieuse Gealloie j^a/Zo^^; Mesure pour
qui répond à celles de pendard , vau- î** grains et les liquides. Foy, Galoit.
rien , libertin, &c. Géaule : Prison ; caveola,
Gatole : Cage , prison ; cavea , Gebecier , gibacier, gibaier^ gi^
caveola. hajrer , gibecier , giboier ^ gibojrer :
Gatroier : Se divertir ; gaudere ; Chasser , aller à la chasse ; de cibare;
ce mot est quelquefois pris pour^ et risquer, avanturer mal-à-propos,
n*être pas d*accord , se contrarier , s'exposer.
être d'opinion opposée. Q"* »»roit quel péril est de Dieu coorrecier,
Gayt : Guet.patrouUle. ror.GAIT. ^ •* ^*»'' ainçoit par membre, depêcîer
Gayver : Délaisser , abandonner. Car à nul autre gle«t% ife puet l'en Dî
Gayvet : Canif, couteau. blecier.
Gaywon. Foyez Gaye. * ^«'- *^ ^^^^^ ^ Meung, 'vers 197.
GAZAONA,gvva/i^ ;Gagner, pro- Gebennes : Les Cévennes , pays
fiter , bénéficier. de France ; Gebennœ,
Gazai : Métayer chargé de nourrir Gecter , géeter , géiter , geteir ,
et d'entretenir le bétail des particu- gicter, gieter : Calculer , répartir ,
liers pour la moitié du profit. jeter , éviter ; de jactatum, participe
Gazai LLE , gajaiUe : Bail de bes- de jactare.
tiaux , gageure , amodiation , bail à Géet , ges, gest, gez , giete, giez :
ferme à mpitié de fruits ; de gaza; «n Lacet , filet et bordure , les coutu*-
bas. lat. gazalia; en anc. Prov. et en rières disent encore surjet ; yoc/ii^.
Langued. gazalia et gazalio. Géez : Jeton.
Por dix livrei fu U gaf ai/le Gehaike , géhenne , gehine, ge-
Sana faire nule repentaUle, hjrnne, geine: Gène, tourment, ques-
Par tel convent que il feroit tion , torture ; et par métaphore ,
Tote. lea foi. qai li plairoit ^^f^^ . g^^^na.
FabL du Chev. qm fauou parler Us « ,. ..
£t disoient lun à lautre le. gran. neceMÎtei ,
GktkV^gazanh: Gain, profit; ^SiX. Et cornent on le. ot en priM>n démenés ,
Gazer : Excuser , adoucir un fait. 1^* «» gehine mi. , et le. membre, tire* ,
Gazi : Tesument , hériUge ; gaza. 5î ^'* T «!"^,*!"" *^' \" P»** ^«*r"'
^ ' D ' e Et mandisaoïeiit 1 enre c on le. avoit menés
GaziER : Tuteur nommé par tes- Ou Boyaome d*£.pagne ponr teUes cniauter.
tament , exécuteur testamentaire ; La Fie tU du Guesdin.
gazophylax. GEHiiiir gîter , gehener, gehiner:
GkzovihhkTz^gazouilliz, gazoulUs : Mettre à la question , torturer, tour-
Gazouillement , ramage , chant des menter.
oiseaux. Gehen neux, gehenneuse : Gênant,
Gazouiller, gaziller : Babiller, gênante , insupportable,
s'entretenir, discourir, parler à demi* GEHiNEz:Mis à la gêne^àla torture,
voix \ garire. Gehir 9 gehjr : ÀYOuer, confeisev
3
678 GEL G E BC
un crime , déclarer ; et suiyant l'abbé Geldieee : Espèce de lance.
Lenglet Dufresnoy, qui cite Jehan de Gkley DB^gkeleide, guelajr: San^
Meung, reposer, rester, demeurer ; conduit. Voyez Guiâce.
jnais cet auteur n'a employé ce mot Gelinace : Droit sur les oiteanz
que dans la signification d'ayouer, de basse-cour, les poules ;^/!ûu^ûfiR.
dire , déclarer ; en parlant de la chut A Geline , galline , glaine : Poule ;
-1^ o «: ,-1 A',», . ^galà'na; d'où geiimer, poulailler.
Acroapiz s*est (le renard) en mi la We,
Moult se donte que l'en net Toie,
Porpense soi que se il saut
As geiines , et il faut ,
n ert veux , et les geiines
S« répondront soi Tes espines ^
Si porroit estre tost sorpris
Ains qu*il eust gueres porquia.
Roman du Renard, fol. 9.
Gelin OTE : Poulette, jeune poak.
Gelle : Sorte de mesure pour
vin.
Geloingnie, geloime, gelonngme:
Mesure pour les grains et le sel.
le
de S. Pierre , il dit :
Se Dieu qui tout scet ponrréoir
Pi'éust laissié cestni chéotr
Si fprandement comme il chëy,
Il , oui Dieu donna son pooir
£b terre, et qui deroit seoir
Plui» hault qu^onques homs n*ot séy.
Si com Dieu méismeft gehjr,
Fast tant les pécheurs hay,
Qu*à paine les daignast vtoir.
* Codieile de Jehan de Meung, vers 8o5.
AjBor me fait amer et qui ne m*aime mie»
Dont ja n'aurai fors ennuf et pcsance,
Ke ja nul jor ne TMerai gehir,
Celi qui taut de max me fait sentir.
Chanson de Gosse Brûlez, Gelok ONiÉ : Droit sur les bleds et
Geindre , gtembre , giendre , gin-- le» autres grains vendus au marche.
dre : Se plaindre , gémir ; gemere, Geloser : Jalouser, envier, desi-
Gkir : Lgger , gîter, coucher avec rer; de zelosus , zelotes et zeiotjrpia,
quelqu'un ;jacere, et non pas de l'Ital. gelosîa, comme
Geis : Répartition de deniers. le dit Borel.
Geistk : Gîte,- le droit qu'a un sel- Gklosie : Envie , désir, jalousie ;
zelotypia,
Kt quant la femelle a faon
Se femelle est , femelle seit ;
Mes se U pères aperceit
Qu*il seit malle, ne large gaîrea
Qui li cope ses genêt aires
G ses deas , qner il ne velt mi*
Et cui que soit gdhsie
Que se o ses membres tant crenst»
Que le haraz saillir peust.
Le Bestiaire,* parlant de tAsne s€u»age*
Gembe. Voyez Gàmbe.
Gemblbt, gimbiet : Vfille, foret
pour percer les tonneaux.
Geme : Poix ou goudron ; d'où
gneur de loger chez son vassal.
Gelable : Sujet à être gelé.
Gelàsin s : Les fossettes des joues ;
de gelasinus.
Gélatineux : Propre à faire de la
gelée , qui y ressemble ; gelahilis,
Gelde : Société, compagnie; d'où
geldon , compagnon.
Gelde, geldon, gesde , gesdon,
geude , gheude y gient, gieut, guesson,
gueude , guiele : Domestique » valet ,
compagnon ; paysan armé d'une
fronde ; gens de guerre de la plus vile
espèce , les goujats de l'armée , gens gemer, frotter avec de la poix.
de pied ; en bas. lat. gesum , gesatus,
Kar il i ehairent trente milie de gelde.
Livre z'' des Rois , chap. 4 , vers. 10.
Et eecidemmt de Israël triginta millia pe-
Atom.
Gkmk , ^/7ti/t^.* Gouvernante d'une
jeune fille ; pierre précieuse; gemma,
Geué , gemmtiéf gemn^é : Semé ,
orné, couvert de pierreries; gem*
mans , gernmatus^
aussi
ou
C E N G £ N 679
^Gbmbaus , gemeux, gemmetuix : GBirs^TAiRs , genetaire : Sorte de
Jumeaux, de uxenfans nés de la même jayeline ou de lance.
portée ; gemelU, Gbn bstrb , genestays : Genêt ,
„ , 11^ . j^ petit arbrisseau dont on fait des ba-
TesdeuxiMuneUef fimt corne deux ^meux | . 3 n
fonnet de chewi. **"> «t qui porte des fleurs jaunes;
Cantique des Cttndquet, chap, 7, 'oert, 3. ST^uta.
Duo uhera tua, sicut duo kùmuli gemelii -^ ^^^,^'^'» g^^'^ d'Rfpagne : Sorte
capreœ. ^^ petit cheyal espagnol tres-prompt
^ , , . . * ^*^ course; de TËspag. ginete,
Gen : Marc de raisins.
Obn , fiV/W : Peuple , nation : /PC/W; . PuUl« passant par uocaultre grand* «Ue.
A» Ko. B«^» — » '*■ "*"■ •** •■ chawbri*, rt retirant la poite,
en Das Uret. gen. ^^^.^^ (dîit-il) les establ<>s qne demandes «
Grnchie : Pencher, se détourner. Toiià mon genêt, ▼oilà mon goUdin, mon la-
Voyez GUENCHIB. ▼edan, mon traquenard.
Gbndee , générace , géniture : Rabelais, liv. i^chap. la.
Genre , race , lignée , progéniture , Gi»BTâiBB , gé^steur, génete ,
génération , naissance ; gêner, genus, ^^^aire : Sorte de cavalier, suivant
gemtura , generauo. Gendre s est dit p^aippe de Commines.
— si pour, principal £:arçon meunier ^, t ^t •.. •
yj^ 1 r o T Gbitbtaires : Les génitoires , par-
^ * ties nobles de l'homme ; degenàurus,
Por ceo sacrifie jeo à Nostre-Seîgneor tote GBHiTHLiAQUB : Tireur d'horos-
chose de mascnlin gendre que otrre le coun , 1 • 1 j
«t totes les primea engendrés de mes fils n- COP« 1 a«^*n » astrologue ; de gène-
chate. Bibie , Exode , chap, 1 3 , 'vers, 1 5. thliacus ; du Grec y iv 1 lAv.
MriVri immo/o Domino omne çuodapeHt , GiHiTHLiOLOGîB : Espèce de di-
nfulfom mascuiini êexuB f et omnia primogO' vination astrologique, par laquelle
nita fiUorum meonun redimo, OU prétendoit connoitre par TéUt du
Genurbr , générer : Engendrer, ciel , à la naissance de quelqu'un , ce
concevoir, produire, procréer, met- V^^ ^«» ^«^^'^ ^'•"^er pendant le
tre au monde; causer, exciter; coursdesavie;duGrecyifiéAi«Aeyi«.
generare, Grhetin : Nom d'un vin blanc qui
Génitaux , genaux : Astrologues , ▼ient d'Orléans, ainsi nommé du rai-
tireurs d'horoscopes; de genethliaci. «^ avec lequel il se fait.
GeAecier : Étui , coffre , gaine de Gbkglar : Jouer, badiner , fola-
couteau. trer, s'amuser ; joculari,
Geh ELLE : Fruit sauvage que nous Gekglb : Raillerie , plaisanterie ,
nommons prunelle; il est petit, rond, propos en l'air, babil ; yociz/Aûb.
et presque noir. Foyez Cbwblle. GaiioLioR , gengléour, gengiere,
G^iÊRÂUMENT , généreaument : gengierre, gengleur : Farceur^ raii-
Généralement,engénéral;^/tera/rVer. leur, grand parleur, effronté , impu-
GiiiiÉRÂUTÉ : Généralité. dent, jongleur, joueur d'instrumens,
Generet, gênerai : Repas de moi- faiseur de tours 'yJocuUitor ; et selon
nés où ils avoieut chacun leur plat ; Barbazan , de jugulus , juguUms.
J^ ' . . _ . Quar li Rois créoit Tolentiers
Genesghibr , gemcier : Soraer , Et gengléours et nouTcliers.
enchanteur. Philippe Mouskes , fol 363.
4
68o G £ N
Geholee : Mentir, railler, fiiire
des tours 'y j'oculari; et non pas mé-
priser, comme le dit Borel.
GENGLEBCEiiKirT , gengleressC'-^
ment: Avec raillerie , en plaisantant,
plaisamment ;/oci//ar/>er; et opiniâ-
trement , selon Borel.
Gengleresse : Femme de jon-
gleur; au figuré, railleuse, babil-
larde ; d'oùrient, ditBoi'eI,ya/7^u//7^
qui, en Langued. signifie , crier, cla-
hauder outre mesure ; qui vient, con-
tinue-t-il , de canis et de gula , étant
corrompu de changoula,
Genclerie , gen^ers , genglois :
Paroles indiscrètes, babil, médisance,
tromperie ; Joculatio.
Genice , i^oMT génisse : Jeune
.Tache.
Gekiciee : Sorcier, enchanteur.
Genieste : Genêt , arbrisseau ;
genisfa,
GÉNiEux : Ingénieux ; de genium,
Genitâires : Cavalerie légère.
GÉNiTEUE : Père , qui engendre j
genitor.
Geicitilles : Testicules, bourses;
genitalia.
Géniture : Ce que Ton a engen-
dré. Voyez Gendre.
Genne : Marc de raisins.
Genoche : Sorcière , selon Borel ,
qui cite la loi salique.
Genoiller , genouiller : Se mel-
' tre à genoux , plier les genoux ; de
geniculurn.
Genoilloit, geloignony genillon^
genoilon y genouillé y genouillony ge-
nouUony genuillon, jenellon : A ge-
noux , agenouillé ; geniculatus.
Le mari et la famé viodrent
A genUlons lez li se tindreat
£t regehlrent lor pechié .
Dont Maufez les ot entechië.
Vk d€ Sainte JSUsaàeià de Thurimge,
GEir
Geitoxls , gênais, genox : Les ge-
noux; geniculiy genua,
Genoive : La ville de Grenève;
Geneva,
Genot : Terme injurieux qui ré-
pondoit à chien, sorcier.
Genou , genouil : Race , généra-
tion , degré de parente.
En dépècement de marimge por parenté,
Ten doit conter les genou deçà et deû ; Légat
puet faire iiida]|;ence. Un clieTaller se iwlL
marié o une que il teignoit ou cinq^tfiioii, il
empêtra iiidolgence de remanoir o loi, et Lt
entendant qne II arolt cnfans ; cam il n*en eut
eu que une fille qui estoit morte, dont K
ETesqne du leu demanda que Ten en fera , et
Ten li dist que bien la pot fessier ensemble.
Mss, de la Bibl, Imp, n? 8407,^0/. loi.
GENouraiEEE : Giroflée 'y àe ca-
ryophjrllum,
Genouilliee : Armure des ge-
noux , genouillère ; de genuaîia,
Gevs ^gent, gente, gentiès , ge/i"
dex, adject. : Joli, aimable, beau,
poli , gracieux , agréable ; gentUîs;
en bas Bret. gen,
La nuit fu fait li lis moult gens.
En la chambre qui moult iert gente;
Li clers qui mise eut grant entente
En amer la gente pjicelle
Qui moult estoit mignote et beUe
Moult désira Paler gésir.
Gautier dt Coinsi, iiy, z , ehap. is.
Gensemil : Jasmin, fleur; gelst"
minum, ,
Gent , gente, subst. : Nation , fa-
mille, peuplade de gens, nations,
peuples étrangers; gens ; génies.
Toute Tostré gent
Sont li pins joli du toamoiement.
Ckans€m de €daei.
Et li Dus quant none sona
Fist provende as ccTax doncr
Et au soir iist sa gent monter.
Roman du Rou ,J6i, 227.
A cel tens soleient alégier ,
La gent de truage paier ,
K as marchans grâce soleient fere
Ke con versèrent ca celc terre >
GEO
D« lor rentes parties releMerent
K lur mon , e eus gardèrent
E défendirent, dunt d*înde le nnn,
PopUé/inat est par celé raisnn ,
Marchans par tut i acnrcnt ,
£ la gent de la terre les honorent
£ receÎTent e gainent citéins
Riches e poures , e les foréins
£ de ceo ▼ient en Térité
Ke la rente le Rei est enoité.
Enseignemens ttAristote, parlant des Mois,
Gente : Oie» oison ; jante de roue;
canthus. Voyez Gins.
Gentkmeitt : Joliment , agréable-
ment , poliment , gracieusement.
Gen TiEU , gentil, Jentieu : Noble ,
poli , gracieux , qui a les manières
nobles ; gentills.
Vous ne me ferez jamais compaignée tant
que vous aymerea par amours : car du gentii
au Tilain est trop mauvaise la mesiée , si
allez vostre chemin.
Roman de Perceforest,/ol, xio, V^, col, a.
Gentilesse, gentiiîce , gentilise ,
gentillesse : Noblesse , foi de gentil-
homme, privilège, titre des nobles;
gentilitas.
Gentilfam E, gentifemme : Femme
noble; de gentilis,
Gentilbommerib : Qualité de gen-
tilhomme. Gentilhommière : Petite
maison, demeure d*un gentilhomme.
Grntilitk : Les Païens , les Gen-
tils ; Gendles ; paganisme ; gentilitas.
Gentillastre : Gentilhomme.
Genuler : Se mettre à genoux;
geniculare»
Genure : Plus jeune , cadet , puî-
né ; junior; et race, génération; ^/tu^,
Geo : Je , moi ; ego,
Géoir : Giter, coucher ; jacere,
Geolage, geolige, geoUage : Droit
du geôlier pour la garde de chaque
prisonnier. D. Carpentier dit que
c>st le droit du seigneur, sur ceux
qui sont mis en prison; de caveola.
Geôle , gaiole, geolle : Prison ,
lieu de détention ; cayea , caveola.
G £ R 68iL
Barbazan dérive ces mots et geôlier^
de gazoph^'lacium et gazophylax ,
trésor, garde - meuble , lieu où l'on
garde des hommes ; une prison n'est
autre chose qu'un lieu où l'on garde
soigneusement les détenus. Gazo-
phylax, dit-il , est un trésorier, un
garde de trésor; un geôlier garde des
hommes, d'autant que nos anciens
ont dit gaiolier, gcaolier.
GioMANCE : Art de deviner par
la terre; geomantia ; du Grec yy^
terre , et de fM^^r lU^ divination.
Gepte : Taille , impôt.
Gbr , gcirs , gers , jars : Oison ,
petite oie , grue ; du Grec geranos ;
en bas Bret. garan,
GERBAncE : Droit de gerbes.
Gerbaige : Levée des gerbes d'un
champ ; de germen; en bas. lat. garba.
Gerb^e , garbée : Botte de paille
de froment , dont le grain est ôlë.
Gerber , garber : Ramasser, met-
tre en gerbe. Faire gerbe defuerre k
Dieu : Mal payer la dime , donner la
plus mauvaise gerbe , celle dans la-
quelle il n'y a que de la paille.
Gerberie , gerbier : Grange , en-
droit où l'on serre les gerbes , amas
de gerbes.
Gerbie : Sorte de lance courte.
Geruin, gardin, gerding : Jardin.
Gbrbt , goret : Jarret.
Gbrfault, girfaus, gri^auSjguer-
faut : Espèce d'oiseau de proie et de
leurre, faucon; en bas. \9X,gyr(falco,
gyrofalcusy de gyrare et àt/alco.
Rencontrèrent deux Damoyselles montéea
sur deux chevaulx blancs, fort Tcstnes et
chascnne dVUes un petit manteau d'escarWtte
à la Françoise , portans sur leur poing et Tune
et Tautre un gerfault prest à voler : toutes
fois ils ne pcnreat juger de leur beauté, parce
qu^elles avoient les visages coarcrts d*nn taf-
fetas noir pour le basle.
Roman de Florès de Grèce ,Jol, io3 , r*.
GxmoiAiE.'Mauvaise herbe, ivraie.
68s
G £R
Gergokke , jargonner : Parler k
demi-Yoix , barbouiller, mal parler ,
marmotter entre les dents, chanter
doucemept comme le geai et la pie.
Gbrconnb , girgonne : Gorgon ,
nom d*homme.
Gerlânde. Fojrez Gàrlâhde.
Geeme : Jeune brebis , qui n*a pas
encore porté ; gennen. ,
Germinanz , gernùnaunts : Qui
pousse , qui produit , qui germe ;
germinans,
L«t filz Uraèl crtutrent et coin germinnunis
■ont multipliez et afforcex , trop raeinplerent
la terre. Bible, Exode , chap, x , 'vers. 7.
PiUi Israël ereverunt , et quasi germinaiitefl
muliiplicati sunt : ac roàorati nimis , imph'
eerunt ierram.
Geemikee : Croître , augmenter,
germer , produire , peupler ; ger^
minare»
Geroit : Sein , giron ; grendum,
Geronniée , gueronnée : Ce qu*un
tablier peut contenir, ce qu'on peut
y porter.
Geroumet : Garçon marchand ,
courtaut de boutique.
GEROUSYAiDE,^roi/ffa{V/^: Rouet,
dévidoir ; de gyratus,
Gerper , gerpir : Abandonner ,
laisser, quitter, renoncer; en bas. lat.
werpire.
Ge R R A : Couchera ; jacebit; gerray,
co\xcYitT2À^jacebo; gerrez, coucherez.
Lors s'en ira chez reitOTler,
Mes jà ne cuve , ne cuvier
Par aTcnture n*i querra ,
Mes o son ami se gerra.
Se n*eit por ce qoe bon lor «emble
Que baingnier se doivent cnsembl<*.
* Roman de la Rose, 'vers 14819.
Gerre : Genre, espèce , nature ;
genus y generis»
Gerreu : Abcès , apostume.
Gerromet, groumet : Serviteur,
l^arçon de marchand ou d'artisan.
CES
Ges : Je les. Ges prenrai : Je les
prendrai.
Ges , géets, geis, gies > giez : liens
pour attacher les oiseaux de proie;
de jactus ; Barbazan le dérirc de
jaeere , jacio.
Ges , gez : Gai , joyeux ; jocoau;
s*est dit aussi pour, je les.
Haï! comme cil Dieu aoat fort.
Un Dieu porquoi ne me aecort ,
n m*est avis qoi n*ont pooir »
Pneint il riens nenil porvoir ,
Puisque ges apel tos et pri ,
Et de moi n*ont nule merci.
Roman de Narcisse , Joi, lao » il*, coL 3.
Car je tîs en Conatantiaoble
Qui tant ert bêle, riche et noble.
En moina d*an et d'autre et demi.
Quatre Empereres , pnîa les ▼!
Dedans le terme tos morir
De YÎl mort ; car gez tî meordrir.
Bible GtuoL
On disoit aussi gis ei ges, pour, point
du tout.
Gksant , gesante : Couché , ren-
versé , gissant , reposant ; jacens.
Gese : Espèce de dard, pique,
lance ; gesum , gœsum , gessus,
Gesine : État d*une feaune en cou-
che , accouchement ; gesina,
A Madame la Danphlne
Rien n*assigne :
Elle a ce qu^îl fault avoir :
Mais je la voudrois bien voir
En gesine.
Marot, Estrene à Madame ia Dampkine.
GcsiR, gehir, giser, gisir : Etre
couclié , en couche , accoucher, en-
fanter; être malade, être mort; ha-
biter avec une femme, ou une femme
avec un homme ; reposer, être gis-
sant ; dormir, rester en place, sé-
journer ;yûceré». Gesoitj éloit couché,
Tt^osoii \ jacebat. Gesaieni, étoient
couchés ; Jacebant.
Une nuit gesoit en son lit , si s*apensa et
estodia cornent il porroit aroir cel trésor, lois
apela son fil aisné , et li dist : Va , si prea im
G E T
pîc , «t je en avrai un antra , ti nos en irons
en la tor du croissant , si ferons tant qnc noiu
aurons del trésor del Emperéoor.
Boman dts sept Sages de Rome.
GssiR , subst* : Action de se cou-
cber ; lit , coucher. La Coutume de
Beauvoisis , chap. 1 4 » quî traite du
Douaire , dit : Qu'une femme après
la mort de son baron (mari) , peut
])rendre une robe. « £e son lit tel
coume elle l'avait accoustumé plus
communément pour son gésir.
Geskerech : Le mois d*aoùt.
Gesmï. Voyez Gsmb.
Gessàte , gesate : Gaulois qui se
louoit pour servir hors de son pays ;
gessata, gœsata.
Gesse : Espèce de légume ; gout-
tière.
Gessiite : La cérémonie et le fes-
tin des releyailles.
Gessoriaque : La ville de Boulo-
gne en Picardie , département du
Pas-de-Calais; Gcssonacupi.
Gest , giés : Lien, bande, attache.
Geste : Jayet, espèce de bitume
noir et luisant ; gagates.
Geste , giste : Logement; de ja^
cere ; action , mouvement. Gens de
geste : Notables , gens de consé-
quence. Chanson de geste : Chanson
historique, dans laquelle on célébroit
les hauts faits des guerriers ; la geste,
l'histoire ; de gestus ; en bas Bret.
gest.
Aussi avons-nous des François
La conqneste et geite des Hois ,
Dont notre mémoire est iostmite ,
Depois la graot Troye destruite,
Jusqoes à ce temps qui ores est.
Eustache Deschamps, foL 54S, col, t.
Gestre : Sorte de bob des Indes ,
ébène.
Get. Voyez Gks.
Getânt : Jusques à quand , jus-
qu*À tant; de usque ad.
GET
683
Poî arons gent et ne por quant
De bataille ferrus senblant »
Getant que veura au ferir.
Partenopex de Bhis , foL x33, r*, col. i.
GsTsiR : Garantir, vanter, exalter;
jeter, lancer ; Jactare , dejicere.
Gbteis, gecteisy getteis : Action
de jeter ; jactus.
Quant les deux osts s*entrencootrerent ,
Par grant fierté s*entremeslerent ,
De dars j ot grant lancers,
£t de pierres grant geteis ,
Et de lances grant bouteis
Et d*espée8 grant chapleis.
Roman du Brut , fol, 19, V^, eol. s.
Geter , gecter, getier, getter, gie^
ter, giiter : Jeter, calculer, supfTuter,
compter ; mettre dehors , lancer ,
lâcher ; jactare, Geter Jus : Mettre
k bas , jeter bas.
Si U demanda par grant joie,
Aporteajjtti riens ? par fol oie ,
Fet cU fu enide que ce feust
Son frère qui parlé eoat.
Or tost , dist-il , gete le jus ,
Mes coustiaus est bien esmolns ,
Jà aura copée la gorge.
Fabliau ttEstula.
Getoieb , gettoire : Pelle de bois.
Geton : Rejet , rejeton ; jactus.
Gettaison : Action de jeter.
Gette : Taille, impôt, redevance;
gettes; chantiers de caves, morceaux
de bois qu'on met sous les tonneaux
pour les empêcher de pourrir. Geter,
faire la répartition d'un impôt ; getter
canon , tirer le canon ; getteur, per-
ceveur des tailles ou impôts.
Getteis : Assaut à coupjs de pier-
res qu'on jetoit avec les frondes;
pierrières, selon Borei.
Gbttoers , getoier, getouoir : let-
tons à jouer et à compter ; dejacere^
jacio , selon Barbaian , qui rapports
qu'on disoit à Paris , et que l'on dit
encore en bien des endroits , jetter
pour compter , et que sur cela il su
dit encore un quolibet : // sait Utê^
684 O £ U
et écrire y et jetter des pierres. Cette
ëtymologie est aussi appuyée par
Ménage.
Ils sont frîngans da bols levez.
Et pois poor haoter entre gens ,
Leur boarce plaine de gettoers ,
Pour dire qn^ilz ont de i^argent.
Coquillart , MonoL des Perrucques , parlant
des Dtipeurs.
Getz : Filet , embûche , engin ; de
jactus. Voyez Gest.
Geu, lisez geu: Couché, il a cou-
ché , a accouché ; jcicuit.
Maïs se aucuns a geu par force à Tierge ,
ou à uouata , ou à yeure » sont punis de
peine capital.
Anciennes Coutumes ttOriéans,
Ele ala chez le prestre de Saint Ypolite , où
il aToit une yielle fenune qui la conoissoit;
car ele estoit assez plus près de Téglise , que
de la mèson on ele aroit geû Tautrf nuit.
MiracfM de S. Louis , Mss, , chap. 54*
La Royne qui noveUement elR>It relcTë de
Dame Blanche dont ele aroit ^îi.
JoinviUe , Mss.
Geu , lisez gcii : J*eus , j'ai eu.
Certes le devant di Probo et altres religions
bornes racoutans , conu-ge les choses cui geu
cure d^ensengier del honorable père Stevenon
es omelies de révangile.
DitU. de S. Grégoire , /<V. 4 > chap. xg.
Prœdicîo etenim Probo aliisque retigiosis
narrantibus viris , agnovi ea quœ indicare
audientibits de 'venerabili pâtre Stephano in
homiliis evangelii curavi,
Geu : Lien , joug, attache ; y i/^//m.
Geu : Juif , Israélite ; Judœus ;
* au plurier Geus , Juifs) Judœi.
lions arainons céoi ki Trai geu sont » céos
qui sunt semence Abraham.
Sermons de S. Bernard, fol, 57.
D^arant ceu ke nostre Sires fust morz, offri-
rent li geu mortes béestes, mais or vif ju , ce
dist nostre Sires , ne voil mies la mort del pé-
chéor, anz voil anzois k*il se conrertisset, et
k*il vivet. Sermons de S. Bernard, fol. xo5.
Morituro Domino Judaeus mortuas kostias
offerebat : sedjam nunc vivo ego , dicit Do-
minus, nolo mortem peccatoris ,sed ntagis ut
convertatur et vivat.
GEU
Geu : Amusement , jeu , action de
jouer , divertissement ; Jociu. — La
Vierge demandant à une jeune fiDe si
elle vouloit la servir, et la jeune fille
ayant répondu que oui :
Dunkes prist mânes de celei commasde-
ment , k*eie jamaia ne feaist noie Icgière
chose, ne alcune chose des meachines, k*dt
aoi tenist de ris et de geus,
Dial, de S. Grégoire , liv, 4, chap. 17.
Ab eaprotinus mandatsun aecepit^utMUid
uta^ levé etpuettare ageret. etàràuety^
abstmeret,
Geune : Abstinence , jeune \ je-
junium*
Geuneie, geuner et gevneir, lises
geuneir : Faire abstinence , jeûner ;
jejunare.
Et qnant au très-saint ismea satmedî , en en
tôt li petit enfant gevnent, ge ne pont pas
gevnez , si comencai à defalir plus de tristor,
ke de enfermeté.
Dialogues de S. Grégoire , Iw. 3 , ck. 33.
jEr chm sacraiissimo sabbato , in fuo im-
nés et parvuii pueri jcjnnant ; ego jejmtare
non possem , ccepi plus inœrwre quàm ù^'
mitate defecere.
Geuse , geuses : Gorge , gosier;
guttur; c^ là, dit Barbazan, notre
mot gueux , sur lequel plusieurs au-
teurs ont discuté. Un gueux n'est
autre chose qu'un homme qui n*a
que sa gueule , son gosier (guttur) en
recommandation ; il ne travaille et
ne demande que pour manger; sa
gueule , continue-t-il , est son Dieni
c*est un dévorateur de tous biens.
Mais nostre Sire ne lor volt mie soffrir
qu'il Tinnocent devor^sent, qui par s« graot
pitiet delivret assi de lor gettscs céoa misaes
qui ne desserrent mies qu'il delîvreit soîeut.
Sermons de S. Bernard ,foL 141.
Sed non patttur ab eis innoxiam deporari,
qui ab ipsis eorum faucibus eam digntaUet
eripuit etiam eripi non merentenu
Plus douces sont tes paroles à mes geuses ,
ke mies ne aolt à ma boche.
Jdem,foL 13^
GHI
Quàm Julcia Craclbiis meis ehpUa tua,
super mel ori meo, ( C« font lef p«roUs àa
Pb.*xi8, t. xo3.)
Geust, geut : Couclia ; j'acuit, fut
couché.
Et son per« eat à non Mal-fait
Qui fu si Iildenx contrefait ,
Qa*onqaes aTeeqnet raison ne geuf.
Mais de voir Honte en conccat ,
Qui puis enfanta diasteté.
Roman de la Rose»
Gbyeline : Jayeline.
Gewir , gexeir : Etre enterré , re-
poser, être situé , être placé ; Jacere»
Gexeir iV enfant y accoucher.
Gex , gez : Lien , attache ; de yo-
cere y jacio, selon Barbazan.
Geyndre : Garçon meunier ou
boulanger.
Gets, gis : Plâtre; gypsum.
Gez : Je les.
Car je Tis en Gon^antlnoble,
Qni tant ert bêle, riche et noble.
En moins d*an , et d*autre et demi
Qoatre Empereres , puis les ▼!
Dedans le terme tos morir ,
De TÎl mort ; car gez vi m«nrdrir.
Bible Guiot.
Graseeree : Labourer.
Gheune : Poule; galUna; g^U-
nette , petite poule , poulette. Foyez
la citation d'OsToa.
Ghencbie : Se détourner, éviter,
esquiver.
Gheenoit : Barbe , moustache.
"Foyez Geenon.
Gheepie : Délaisser, abandonner.
Gbeeebdonner : Récompenser.
Voyez GUEEDONNER.
Gheudié : Société , compagnie ,
corps de métier.
Ghiesquieee : Jachère , terre non
ensemencée.
Grile , ^Ue, ghitthe, gile, giUe :
Tromperie, subtilité, fourberie, men-
songe, supercherie. Foyez G\itLL%.
Adonc Salehadina a ris
St dût à •embUm d oamt lié :
G I B 68S
Vont tTez moût bien coumcncliié ,
Si TOUS donrai trestoat sans ghUe
De bons besans chinquante mille.
Ordêue de Chtmlerie,
Guii^mvKjgmeur: Trompeur. Foy,
GUILLEUE.
Gris, ghise : Guise, façon, air,
manière; de visas; en bas Bret. guis.
Ghisaeme : Sorte de lance ou de
pi§ue. Fojçffi GuiSAEME.
Ghisele : Otage.
GflizAjRs : Permission d'entrer et
de passer dans un pays. F. Guiagk.
GiAMAÏ : Jamais ; de jam et de
magis,
GiAEEE : Jarre, cruche où Ton
conserve de Feau.
GiBAciEE : Bourse de cuir large
et ornée qu'on portoit devant soi ,
gibecière , non pas de gibbusy bosse ,
comme le dit Borel , mais de ciba-
rium y comme le prouve Ménage; en
l^s. lat. giberia»
GiBBAE : Borel dit que dans la
Xaintonge « ce mot signifie une ba-
leine , et qu'il vient de gibbus, parce
qu'elles sont comme bossues.
GiBBE , gibéudtgibe : Sorte d'arme ;
instrument propre à reniuer la terre,
à arracher les herbes , à labourer.
GiBBEE : Se débattre.
GiBE : Sorte de paquet , ballot.
GiBECBE , gibéery gibeier, gibeyer,
giboer, giboier, giboyer : Chasser,
aller à la chasse; de cibarium ; en
bas. lat. gibicere, gibostare.
Tant <|ue un sool Cberalier Tît,
Qui gibecoit d*un esperrier ,
El pré devant le Cheralier.
Roman de Gam^ain , cité par Borel,
Et quant elle est en terre fidiée ,
Diable n'y piwt jvroie gecter,
Ne giboer, ne fureter ,
G^ croix ne puet estre enforcée.
Testant, de Jehan de Meung,
GxBiLsz, gibtlety gibiet, gimbeUr,
686 . G I É
gioblety gmmbelet , guinblei : Gibier ;
cibarium; en bas Bret. gîboez.
Cil amaînent pocios en roit.
Oisons noTeax et gibrlet
Tôt entremetlé de poulet.
* Bataille de Karestne et de Chômage,
GiRKR : Se débattre des pieds et
des mains, s*agiter, \\kWe.x. Aller en
giber : Chasser aux oiseaux.
GiBKT (atour du) : Coiffure aKisi
appelée, parce que, selon le Chevalier
de la Tour, « elle estoit levée sur lon-
gues espingles d'argent plus d*une
couldée sur la teste ».
Gibet : Gros bâton, espèce de
fronde ou d'arme, selon D. Car-
pentier.
GiBoiKUS : Abondant en gibier.
GiBOLKRs : Giboulées, pluies froi-
des et passagères , qui sont souvent
mêlées de grêle ou de neige.
GiBouT : Bossu; gibbus ; instru-
ment de labour; de la basse latinité
gibetttm, bois.
GiBOY v,v K ^ gibojrer : Chasseur; de
cibarium,
GiBK'E^ gibrée : Bruine, brouillard.
GiE , gié, gi: Je, moi ; ego; j'ai,
j'y ai. L'aurai-gie, l'aurai-je.
lie furent paa tu coing fera
Dont les monoles sont ioiaz ,
Les forges furent desloiax
Ce cuit , où il furent forgié ,
Se Dicx mVit , eocor cnit gié
Que li ouvrier furent malvaû.
Tiex mil se fout lisicien ,
Qui n'en seveut Yoir ne que gié
Li plus mettre sont moult cliargié
De grant envie, nil n*est mettiers
Dont il soit tant de mençongiers;
11 ocient uioult de la gent ,
Il a*ont ne ami ne parent
Cui il Yonuissent trouver sain
De ce resont*il trop vilain.
Bible Gdfot,
Gii : Source , jet d'eau, rejeton;
jacttts.
GIE
- GiEV : Gdée; gelu,
GiBFFEOT , Qe€^roi , Gerfroj ,
Giffroy , Giuff'roy : Diminntifi de
Godefroy , nom propre d'homme ;
Godefridus.
GiEMDEE, geindre f giendre : Pleu-
rer, gémir, se lamenter ; gemert,
Cner qui de dolonr est forés
Qui pour set péchiez gient et plocre,
Et talent n*a que il recoarre
Au vrai confez rencoulonres
Et eo Dieu amour raaiourcz.
Miserere du Reclus de MoUens, strophe aS6.
GiEN (en) : En biais.
GiEVHois : Monnoie du comté de
Gien; Giemurn, Giennum,
GiBRÂUGiE : Hiérarchie, les cboran
ou ordres des anges.
GisEE, gierre, lisez ^iere, g^ient:
J'élois , je serai ; eram , ero.
Dont Ta fi Sire% respondue ,
Par foi, fet-il, ce crot ge bien.
Or vous estuet fere on rien :
Au matin quant gVerre levea ,
Et vous aurez les us (portes) fermex,
Ketes semblant de hors issir.
Si la lessiez sole gésir.
Le Dit étYmett.
GiERES , gierres , adv. : Donc ,
alors , ainsi , partant ; igitur. Ce mot
est très -fréquemment employé dans
les Dialogues de S. Grégoire, qui ont
été écrits dans le xii^ siècle.
Gieres li Diakenes prist li enfaBSOus reme*
nat al Veske. FoL 76, liv. x, chap. xo.
Susceptos itsiifae puendos Diaconms udEfia-
copum reduxit.
Gieres quant cez choses furent fiaeies.
Idem, foi, 77, AV. i, chap. 10.
Mis igitnr expieds,
Gieres despitiez les estuidea des lettm.
laissié la maison et le» cliosea de son peirc, al
soul Deu desiranz plaisir.
Idem , liv, a , chap. i.
Despectis itaque litterarum scudiis , reiicU
domo rebusque patris, soU Deoplacert et-
êiderans. " * *
GIE
Gixf , gfety gietz, gie» : lien , lacs ,
filet, attache, •onrroie pour attacher
les oiseaux de proie; }tt;jactms.
L*etpr«Tier qui Tit de loin l*Alo«te te bâtit
dettiu le poing, Gérard UîMa les gitz û
laltta l*e«preTier aller.
Moman dt Gêrmrd tU Nèvêrt,
GiEs, gieux : Jeu, amusement.
Sa batailla nVst mie giêmx.
Bomam de PeremmL
GiBST : Taille , imp^ , taxe.
GiET : Ordure , mousse , ce que
jette la mer sur le rivage; jeton ,
compte , calcul. Frayez Gss.
GiBTER. Fbjrez Gbtxx.
GiETs, geu, gies, gieu, gieux ,
giex , giez , gu : Juif; Judœus; jeu ,
jocus,
S VI ne vof rent amer»
Toit aurea ploB bêle mie ,
Et s*el c'est de toi partie ,
D*aatre tel giem. li joes »
Si Tos en partes.
Car bien ▼oi , ja n*en jorrea.
Poet. Franc, avant x3oo, tom, 4*/>* 14^5.
Li gieut engendre estrif et ire.
BrumeUo Latini, £r. s.
Stê peuples mie ne le crent ,
Des gieux ainoois Tesprerent ,
Et pois le prirent et le lièrent ,
DeTsnt Piiate le menèrent.
Le Bestiaire , parlant de /. C,
GiETz : Saillie, avance, jet, bosse;
gihba ; action de jeter, de lancer,
chute ; jactus.
Se ancnn geta nn antre , don pont en Tean ,
Cekns dist : S*il perist par cckt giet, on dt
maintenant est nées, ou est Taincn par la force
de Tean, il est tenus de ceste loi, avsint
comme se aucuns eust fem un enfant contre
ime chose.
Lw. de Justice etdePlet,/ol 55, il*.
GiEVAUcHE : Hiérarchie , chœurs
des anges.
Giis : Le seuil d'une porte»
G I L 687
GirrAXDX : Joufflue* qui a de
grosses joues, servante de cuisine.
Chascnne se paint et se farde «
If *i a torche-pot ne giffarde^
Tant ait dessous poTre fardel.
Qui n*ait cuerrechiff et hardel.
Et qui ne Tueil estre fardée.
Gautier de Cùinsi, iw, i^ chap, 33.
GiFFE, giffîe : Joue , et en langage
populaire , un soufflet.
GiGANTE : Truffe, pomme-de-terre;
de gignenda,
GicE , gigue : Sorte d'instrument
de musique à vent
GiGE , gigue : Espèce de danse.
GiGB, gigue : La cuisse ; d^ischium,
suivant Borel ; d*où est venu gigot.
GiGiMBaAT , gimgemhr€U : Gin-
gembre.
GiGouT , Gengouls (sainct) : Saint
Gengoù.
GiouiouB, gigueur : Joueur de
l'instrument appelé gigue ou gige»
GiGUEB : Courir, sauter, gam-
bader.
GiGVBS : Fille gaie , vive , égril-
larde, réjouie.
Gii : Jeudi; dies Joçis.
Gii , giif : Les Juifs; Judœi.
n se conTertimnt li gii an Tcspre , en la fin
deu siècle, cant il Terrunt <|Q*i] auront foie-
ment musé.
Comment, sur le SoMstier, foL z z8 , f^ ^,
Ps, 58 , "verset 7.
GiLBÀTHÂB : Le détroit de Gi-
braltar.
Lear propos feut dn trou de Sainct Patrice,
De GÙbathar, et de mille anltres trous.
Baèeiais, lie, t^ ehap, s.
GiLBB : Instrument de labour, et
espèce d*arme.
GiLOB. Voyez GuBUDi.
GiLioB , giUere , giliere : Oiarla-
tan, faiseur de tours, bateleur, bouf-
fon; fourbe, manquant de bonn^
foi , trompeur, voleur. F. Ghillos.
688 GIN
Gii^zi^^ ghille,giie, gilleriey guiUe :
Tromperie , supercherie , mensonge «
fourberie ; d'où giler, gillery guiller,
tromper, duper, mentir, attraper.
iToyez Guile.
GiLLEa , subst, : Attrape , embû-
che, trébuchet.
GiLOFER : Girofle; caryophyllum,
GiLoux : Jaloux ; zelosus»
GiMBELET : Vrille , foret , per-
çoir en général.
Gi M BE ET , gingerd : Persil, cerfeuil ;
gingidium.
GiMBLAs : Gaule, houssine.
GiHPLE : Guimpe, partie de Tha-
billement d'une femme, espèce de
Toile qui cachoit le visage. Voyez
GUIMPLE.
Gin : Racine d'ellébore ; degignen-
tia. Dans certaines provinces le gin
est un ^îllou , un espace de terrein
que chacun suit pour conter les ba-
liveaux dans les bois.
GiNFs : Fers , liens , entraves pour
mettre aux pieds ; de gehenna.
Et cil vtndrcnt outre le passage de la méer
en la regioun des Erassens , et un home corust
contre lui Issaimt de la Q«ef en an ord eipe-
rlt , lequel ont sa mansioun en monument , et
nul nel pooit lier de cheines , car cil sourent
lié de gines et de cheines , out debrisë lea
cheines et les gines, tX nul ncl pooit daunter.
S. Marc , ckap. 5 , 'vers, i .
JSt'venerunt trans fretum maris in regûh-
nem Gerasenorum ; et exeunti et de navi ,
statim occtuTÏt de monumentis homo in spi-
ritu immundo, qui domicilium habebat in
monumentis , et neqne catenis jam quisquam
poterat eum li^are : quoniam sœpè rompe-
djbus et catenis Dinctiu , dirupisset catenas ,
et compedes comminuisset , etnemo pourat
eum domare.
GiNET : Peu à peu , petit à petit.
GiirGAssE : Fiche , petit clou. -
GiNoioLE , glngéoule : Le jujube ,
fruit de couleur rouge qui a la forme
d'une olive ; de ziziphum.
GI R
Giif GRES , ginches : Gilles , nom
propre d'homme; (Egfdius.
GiiroivEs : Gencives ; gingivœ.
GiNcuBT, ginguetis : Chose foible;
petit vin fort aigre , foible , de mia-
vaise qualité et fort verd ; babit qui
n'est point ample, où on épai^ne
l'étoffe.
GiPE , gipon , gipoun , gipptm :
Jupon , culotte , partie de l'habiDe-
ment, souquenille; de l'Arabe ^'Mo;
en bas. lat. gipo, g^^po i en Italien
guippona.
Furent deux hommes tempeates dont Tai
fut tué tout mort , et sea aoidicra et ses chaas-
aes , son gippon , fA^at toat desairez, et d
n^aToit le corpa entamé et rentre hoone
fut tout affolé.
Journal de Paris, sous Ckaries riet VU,
page^,
GippoNNiBR : Tailleur, faiseur (k
jupons.
GiRAiE : Gérard , nom d'homme.
GiRBON : Petite motte de gazou.
GiREE , giroier, giroyer, gyrer,
gyroier : Virer, tourner, pirouetter;
gyrare ; en bas Bret. ^ra.
GiRON : Sein, poitrine, ceintnn,
le ventre ; de \k on appelle les vèle-
mens qui sont dessus, un giron; de
gremium. Giron s'est dit aussi pour,
tour, circuit , enceinte ; partie d'une
tente ancienne.
GiRONVEE, g7o/?7?ee .' Autant qu'un
tablier ou giron peut contenir.
GiRouETTERiB .' Légèreté d'un es-
prit inquiet et incertain , semblable à
une girouette qui tourne à tout vent;
gyratto,
GiROUETTEus, giroueticuse , gr-
rouetteux: Léger, volage, inconstant;
gyrosus,
GiRRÂ : Habitera , couchera.
Cil gnî girra OTesques jumente , il mom
par morr.
Bible, Exode, chap, jàa, 'vers. 19.
Qui coîcrH cum jmmemÊO marêi moriamr. j
GIS
GiR&BZ : Reposerez » coucHerez ;
jacebis.
Par cheste caucheinente noire ,
C*atjex tout adèB e% mémoire
La mort , et la terre où girrez ,
Dont Tenlstes et o& irex.
Ordene de Chevalerie,
GiRYiB. Voyez Gis arme.
GiSÀiTT : Couché par Icàuse de ma-
ladie ; malade , reposant ; au féminin
gisante , accouchée ; jacenSf
Et cil ki gisant pabt lea Engiti nos at en*
oommenclet à taneir et si nos sanerat.
Sermons de S. Bernard, Jbl. 6.
GisARME, gizanne, guisarme : Hal-
lebarde, pique, hache, arme ancienne.
GiSARMiER. Voyez Guisarmxbr.
GisGLET : Loquet de porte.
GiSB : Façon , §^uise, manière.
Giss : Aiguillon pour piquer les
bœufs , les chevaux , les ânes.
GiSE : Soit couché , qu'il repose ;
subj. de gésir, gisir, jacere.
Li cuer est tous tans en paonr et en an*
Soisse , encore ^e. li cors tons les dras dores
e soie y li cors repose petit.
Jfirocr du Chresiien,
GisiR : Reposer, demeurer, hale-
ter, résider, être couché ; jacere,
GiST : Situé, déposé; du verbe
gésir, gisir, jacere ; il est encore en
Tisage dans les épitaphes , cygist, hic
Jtteet; et consiste , dépend.
Tant grate chieTre que mal gist,
Zn In langue gist la mort et la rie.
Anciens Proverbes,
GiSTE : Demeure , habitation , en-
droit où Ton couche ; gislum.
GiSTSR , giter : Assigner un gîte ,
une place, un logement ; jacere; giter
s*est dit aussi pour, faire la réparti-
tion d'un impôt. Gitter de ruine un
pré : Le remettre en valeur.
GisTERNE : La guitare, instrument
de musique à cordes; dthara.
GL A 689
Gîte : Jette , lance.
Giie ta pensé en lui , et H te nurrira.
Sermons de S Bernard, foU 40.
Jacta in ewn oogitatum iumn, et ipse te
eniitnet,
Giteis , getteis , j'ect, fectement.
Voyez Geteis.
Giter , giûer : Jeter, lancer ; jac-
tare , jacere.
Cil qui escoutent et n*entendent
Qu*espfjidu sont folement
Lour dis , U où n*es entent
Come qui giteroit mbis
Entre pors où entre berbis.
Bible Guiot^
GiTTE. Voyez Gette.
Giv ^gius : Juif, Israélite ; Judœns,
Del enfant à un giu çui se crestiena,
A Bohorges ce tmis lisant
D*nn giu Terrier mesdisant ,
Or entendes fines merretlles-
Pie^ n'oïstes ses pareilles.
Gautier de Coinsi,fol, 'jS, col. i.
Gir , gius : Jeu , action de jone^ ;
jocus, Giu parti, pour jeu parti , al-
ternative.
dus de dei est chis mons ponr Toir,
Car quant on a d*aToir tel tas ,
Qu*on cuide qn*on ne puisse caoir.
Dont Tint la mort par son pooir
Qui tost toruê le sis en as.
Le Despisement du Corps.
GfULiQUE : La ville de Juliers ;
JuUacutn,
GiuLiQuois , guliquois : Habitant
de la ville de Juliers; JuUacensis,
G^usTE : Sorte de mesure.
GivÉEiFlotte de bob, train de bois.
Giz : La négation pas , point ; plâ-
tre, chaux ; gypsum; du Grec gypsos;
en bas Bret. gyp.
Glacer, glacher, glachier, glacier,
glaçofer, passer : Glisser, couler,
passer, tomber, écouler; détourner
un coup , Téviter ; de glacies.
Paour Tescn getta encontre
Qui saîatmcBt le coup rencontre,
X X
690
G L A
Si ne Ini gréra de ooiaiit ,
Le c©p e^iA pu ea giofoiamti
Et Paoor tel coap m loi àoame
Snr Teseo , qoe tonte TettoiiBC ;
Moult t'en fanlt que pon ne TalTole,
S'e»pée oa too esca lai Tole
Dct poiogft , tant foraent Ta heartc.
Roman delà Rose, 'vers x64a5.
£■ soi corrir net ton estnîdc
Paor, et Tescii gîete encontre.
Qui taigement le cop eaeoBtv* :
Si oe li gréra de noiant ,
Le cop chiet jus en glacoiant.
Et Paor tel cop U redone
Seur Tescu , que trestot retfone.
^Méme Roman et tnéme citation, v. 16044.
Glachou : Sorte d*habit militaire.
0\.kcoi^^glaçofiier,glaçouer,gUu'
souer : Garde-robe , latrines , caaal ,
égout , coiiduit 9 évier, gouttière \ de
giaciare,
Glacok : Partie de Farmure; c*étoit
aussi une sorte de toile très-fine.
Glaçoyeb : Glisser, courir fUr la
glace.
Gladiatiok : Bataille » combat.
GLADiAToiaK (main) : Maim meur-
trière, terrible dans les combats; de
gladialura.
Glagejl : Répandre des fleurs ou
des herbes odoriférantes sur un che-
min , comme on faisoit dans ces der-
niers temps le jour de la Fête-Dieu.
Glâi , glaiaire , glaie , gUdeul ,
glaiolai, glaisy glaiz, gtajoktis, giau,
g^Jy ^^y^ y ê^y^^^ ' Sorte de fleur
qu'on nomme à présent iris, qui étoit
fort estimée chez nos aïeux; ils la
plaçoient dans toutes leurs descrip-
tions de lieux qu'ils Youloient rendre
agréables. Nos romanciers et nos
chansonniers n'auroient pas écrit sur
le printemps, sans parler des/îors de
glay. Comme ses feuilles sont longues
et étroites, on forma les différent
noms qu'on lui donna , de gladitts et
de gladiolus ; en bas. la t. glaioius ;
en Langued. gUUéJhoous.
Glaiv, gltdne , giape, giesve ,
GL A
^li^fe -• (^arre , épée , sabre , contritt;
gUuiiMs; en anc ProT. gUazi; ea faïf
Bref. gUt^»
Gi,AiHB:Glaiie» épismnaMés tprà
la moisson » dont on Cût des pdito
GLAurxa, Cerner ^ giesner : Giaaer,
ramasser les épia laiasés dans ai
dbuunp ; oe mot rient de gUt^u, dont
on a fait grondée, giander et ^^oMr,
ramasser du gland ; signiflcatioa
tfu'en a dmt la mût e ntlaptée à l'ac-
tion de ramasser te grain resté da»
un champ moissonné. Ce mot est
très-andoi dans notve langue; le
lUelns de M oliaM Ta ea^ployé ti
zn^ aiàde , dans son BiMaan de
Charité.
GLAiaiva , ghrteur : Glancir,
eeloi qui nusasse les épb sqpvès U
moisson.
GLAiyaLOT» gUùneioi , gkM>ebi:
Petit sabre, eonrie épée; jaT^ot;
gkuUoùts.
GLAirnaai , glandée : Abondance
du gland, récoite da gland; à^gkm;
droit de mener les porcs dans one
forêt , pour qu'ils y mangent les
glands ; en bas. lai. giandugittmu Oa
comprenoit sous ce nom tons les
fruits d'une forêt.
GLÂirnuai : Espèce d'omemeat
Glane (avoir) : Avoir permitsioa
de glaner , de recueillir les épis qvi
sont restés épars daaa un diamp d»Bt
on a enleré la récolte.
Glàithb (ayoir quelqu'un en tt) :
C'est en être le maître , l'avoir à a
disposition, lai faire faire tout ce
qu'on veut.
Glaon , glouon : Glayetd , espèce
d'iris.
0« donei rotet TcrmeOIeCes ,
PrimerolM oa ' Tioletet ,
Ob h'mx gioùtu cm Is sticoo :
£b ^mx éom n'a pM àasreàtom.
'* MomeM ée ta Rot€, vef$ $iiS.
Ce sont aussi de petiu brins de bois
propres à faire des paniers , et dans
lesquels on mettoit les fromages pour
les égoQtter.
On Vc tartM oa de ibons ,
On de froaagea en giaons.
* MM. if€n II 1(9.
Glap, glaps, gUu, gUUy i^tUst-
ment : Aboiement d'un cbîen.
GLfPEa, clapper, ^ofier, glapir,
glappier , -gtappir , ^tir : Crier ,
aboyer ; catillare , glaeitare ; en
Langned. giaii.
Li cen t^enfuit , )i eîep gkuùêtni.
Par les bot apr^ fc flatii^at.
Roman du Bou ,fd, 246, il*.
Glas : Couleur blcu«; f^Uun ;
K^Ace , glaçon ; gUtcies,
Glas , giajr ; Cri conlus de joie.
Glas , clars , elas , glaù , glars ,
glass y ^Lassés, glat, giajr, giés : Soa
des docbes pour annoncer la mort
de quelqu'un ; ces mots dîlléroient
suivant les pays dans lesquels on les
employoit ; dans les uns , c'étpient les
cloches qu'on nommoit ainsi , et dans
les autres, ce n'étoit que le son
qu'elles rendoient ; de classieum, sui-
'▼ant Ménage ; de clamor, selon fiar-
bazan ; et selon d'autres , de cUmgor;
en bM- l^t. glasus , glassus ; en bas
Bret. ^^ ; glas veut dire aussi,
glaive , poignard ; gUuiius.
Glasok , glazon , guazon , voazon ,
tvatow : Gazon , terre couverte d'her-
ht , motte de terre herbue et taillée
cntsarré ; ce mot vient peut-être du
Grec glaukos , verd ; Ménage le dé-
rive du Latin cespes,
Glasoveux y glazonneits : Lieu 9
endroit où il croit beaucoup de ga-
fton ; de glaucùuu.
ChAÈêoiw^ fglassou^. T. Glaço».
Glati» ; iiioyar ooawit font les
G L A 691
chiens ; d'où gUuissement, le cri du
chien.
Glau , glajr : Glayeul , espèce
d'iris. Voyez Glai.
Glacoiol : Sorte de poisson ,
calmar.
Glafs : *Herbe au lait , sorte de
plante ; glaux.
Glave , glavelot, glavlot : Lance ,
petite pique ; de gladius ; glave s'est
dit aussi pour, homme armé, cava-
lier armé d'une lance.
Glat : Cri , chant , ramage , ga-
zouillement des oiseaux ; clameur ,
douleur , plainte , bruit ; joie , féli-
cité , honneur , gloire ; de clasticum ;
et glaive , puissance , autorité , avan-
tage; de gladius.
Sondainement en mon lit m'etreSUj,
Car à amonrf Todt rendre mon saint ;
Ifaif d*ojtel n'oy diaaf on ne glaj (chant)
Vora tenleÉieni qne le chant du cucn. ,
Eiutaehe peschamfSf foL iS;, co^ z.
Prinçaà c«i«rt aont cenU qne nosiiné Tout af ,
Communément qui j mtinent grand gUtjr ,
(bruit)
Qui ot banni traachite, amour et grâce.
Bien et honeur , vaillance et ion etiay,
Id€m,J6L 5a, c»/. 4.
Aatrea gens n*ont en ce monde le ^iof (boi^
neur),
Uf ont passé d*abAndance les lices ,
D*or et d'argent ont tant que je ne scay.
Idem,f6L 290, col i.
Car nulle justice ne scaf
Que Seigneur sur le pajs face ,
Coureurs et robénrs ont le f^ajr (sTantage)
Sur les cbaiapt, rhaKmi te poorchace
Ln plas ^rt , le pins folUe 7 chace.
iitm^fol* 554« çoL 9.
Glat , glu , gluau : Verdure ; de
glaudmts.
GuLYjgiatiuement: Glapissement,
aboiement de chiens.
Glat (mener son) : Faire sa pra<
tiqua, sa menée.
Glats : Instrument de musique ,
espèce de cloche; de clasdcmn,
2
691 G L O
Le Roy de Tkmet , le Rof de TVtmeMaA
et le Roy de Bo^e , ▼indrent devant ACfiriqao
em leurs eonirois, seloBC Icv coattame, à
tout lean DMpicrcs « ubonn , cyaballet y fre-
téanx et gla^ présentèrent U iMtalIle.
Hit t. de Lojrs UI, Dme de Bomrbom, p, a^
Gl^ i^f ^iton : Le loir, sorte de
petit rat, petit quadrupède; ^,
Glèbe : Terre, territoire, héri-
tage , terre assignée pour une dot ,
principalement d'une église ; gleba ;
en bas Bret. gleb.
Glehres (faire wc%) : Glaner.
Glekok , gleu, gUU : Botte de
paille, de foin, de légumes ; de gleba.
Glesb , gàse, glize : Église, cler-
gé ; ecclesia ; en Langued. glèio,
BIjûs sodainement totet les portes ensemble
de Deu dehenrteis et firant son ottTrircnt
totef lei dosores de la ^ise,
Dial, de S. Grégoire,
Glete : Ordure , corruption.
Glic , gUcq : Nom d'un jeu de
cartes des anciens François.
Gliceâu : Pelote , peloton de fil ,
de laine ; gleba,
GLicHouEaE , glissoire : Endroit
frayé sur la glace pour glisser, et
conduit pour écouler l'eau. Fqjret
Glâçoie.
Glight : Plate-forme.
Glictoe : La pivoine , plante qui
produit une très-grosse fleur rouge ;
glycyside,
Glinsee : Glisser , couler.
Gliseue : Marguillier, chargé de
l'administration de la fabrique d'une
église.
Glisse : Grarier, sable, glace.
Gloe , gloc : Poutre , bûche , pièce
de bois.
Gloict , glos, glote, gloton, glous,
gloiu, gloute, glouxfgloz : Glouton,
friand , gourmand , ayide ; àtgUao;
en Langued. gloui*
GLO
Glami n'csgardc moj em d«an
Ghmitel tria-<Mt plain d^am^y.
Le eeeamdMfemmni,/6L 4>, t».
Glof : Boiteux ; clamdms*
Gloeb , gtoriatiom , gfoHe,gfonnr
seié : Gloire, dd, firmament ; renaoi,
réputation ; giona.
Ô! ta, dMittre cbars kclcrasti,
•H avient qate ta de c«ctc «fane, aoycsbei-
tcie ayere et jagieie à non di^ae.
Strmomde Si Bermard , foL l^
Gloribr : Chercher 9 aimer k
gloire ; ghriari; en anc. Proreacal
gloiëiar,
Gloeibttb : Prison ; gioneta; pe-
tite maison de plaisance , cabinet de
Terdure ; petite retraite ménagée 11-
dessus du four d*an boulanger.
Gloeiolette , gioneuss^é : Ytm
gloire ; de gionola, ,
Gloeios , glonoux , giariax : Gb-
rieux; glonàsus.
Glose : Écriture , explication, in-
terprétation de quelques mots ol»-
ours d'une langue étrangère , par des
termes plus connus et plus intelligi-
bles ;^^xa.
Se novs dUt Gerbera en sa gloee
Qne cU qui de cett aiede part,
Emporte molt petite part
De ton aToir, ainçois le luasa :
Id fenltt Gerbere m lalaae.
* LeDietdeGroignetetfaiL
Glosée : Apostillée , notée.
Glossateue , glossographe : Cdoi
qui compose une glose ou un glos-
saire , commentateur ; gtossogHqJus.
Glossement : Cri des poules;
bruit qu'une liqueur fiait en tombsnt
goutte à goutte.
Glossee : Faire du bruit conune
les poules , et comme Tean quand dk
tombe goutte a goutte ; glacire,
Glossinb , Glodsinde (Sainte):
Sainte Glossinde; Glodessinâù.
GLOTSim f ^oierme, giotome:
GLO
Gourmandise , intempérance , Tora*
cité.
Tnît cîl TÎndrent en one flote»
Biais malt i ot bêle complote ,
Quant Lecherie Tint apr^,
Lecherie inivoit de pi«t
Clotemie aa tIm tuer»
Un Cheralier de trop grant ener
Outrage le fia gioiermâ.
Tint aprèa
Tournoiement ttAnteeritt.
GLOTBaoK , glouteron : Bardane ,
plante qui produit des petites pelotes
comme les chardons, et qui 's'atta-
chent aux habits.
GLOTia y giotttir : Avaler, abaisser,
descendre , faire descendre ; gludre,
Glotohin : Libertin , débauché ;
gluto,
Glouon : Mesure pour les grains,
et qui contenoit à-peu-près un sep-
tier. Voyez Glaon.
Gloupe : Grorgée ; de giutus,
GLoupEa : Couler goutte à goutte,
tomber goutte à goutte, dégoutter.
GLOuaiETTE : Ètuve de boulanger,
endroit où l'on pétrit le pain. Fo/et
Gloaiette.
Glous : Égout , canal par lequel
s'écoulent les immondices d'une
»
maison.
Glous, gloie, gloui, gioute, glous,
gioz : Gourmand, glouton, ayide,
-vicieux, débauché, ivrogne ; giuto;
en bas Bret. gioust, gioici , gioui ,
gluûi. Gioz, giout paroie : Injure,
reproche offensant , glorieux, vain,
présomptueux.
Hol trop î a fora anémia,
8*11 n*î aToit que M ale-boiche ;
C*eat cil qui plna an cner me toiche.
C3 a lea antres eaméns ,
Jà n*i énate esté sens ,
Se li «ba ne chalemelatt.
* Boman dt la itofe, n^en 745o.
La nielle qni Bel-acneil garde
Serres auaine , que malnen Tarde !
Antel fetea de Jalousie ,
Que softre Sire la awadîe \
GO B 593
La dolerenae* la savraige
Qui tos jors d'antri joie enmige ,
Qn*ele eai ai cmense et si ^oU ,
Que tel chose Tnelt avoir tote. . . .
* Ibtd, 'vers 7589.
Si snnt-eles*, roir, presque totea
CoToitenses de prendre, etghtes
De ravir et de derorer.
* Ibid. vers 847 3.
* Lea femmes.
Glouteenie : Débauche , liber-
tinage.
GLOUTOififi^ : Gourmandise.
Gloutoyee : Manger goulûment ;
gluitre.
Glu, glui : Fourrage, paille de
seigle triée pour accoler les vignes et
lier les gerbes de bled ; ces mots sont
encore en usage en Bourgogne. Selon
D. Carpentier, ils ont été pris aussi
pour dbaume.
Gluiee , gluyeter : Trier la paille
pour en former des liens ; ramasser
du chaume et le mettre en botte.
Gluy , gluyon , gluyot : Gerbe ,
botte de paille de seigle ; d'où ^if/o-
toge , remploi du gluy.
Glutee : CoUer, joindre ensemble.
Ghac : Coup de dents.
GifiEE , guigner: Qigner les jeux,
les fermer à moitié ; coUineare,
Ghostiqub : Savant, éclairé; ^tiox-
ticus.
Gif ui : La nuit; nox; nuée, nuage ;
nubes.
Gobait : Gaieté, belle humeur.
GoBBiH : Petit bossu ; de gihbus*
Gobe : Vain , fou , plein de vanité,
enflé de gloire , d'ostentation , rempli '
de lui-même ; et gai , poli , officieux.
Li bois recueTTcnt lor Yerdure ,
Qui sunt sec tant com jver dure |
La terre méismes s*orgoiUe
Por la ronsée qui la moille.
Et oblie la porerté
Où ele a tôt Tyrer esté.
Lors derient la terre si gohe,
Ql*el velt aToir noTele robe.
* Bitmtui d$ la Motê , inerySS.
3
GOD
694
Mon est etie qui rniwat hft.
Tout p«Bt U mort tt tovt atrape ?
Tex U porte mmu •■ ehspo ,
Qui le etfSde aroir aioBlt saia ,
Tex U porte dédens ton sein ,
Qui moult eit fiers , cointe et gobe.
Gauûer de Coimi , Iw. i, ckap. a8.
GoBEAU , goblet : Verre à boire ,
coupe ; de cupa ; et par diminutif ,
cupella; en bas Bret. gob, goblet.
GoBELiN, bobelin : Démon fami-
lier , lutin , esprit follet , le diable ;
en bas. lat. gobelinus.
GOBELOT DE GLAND : Petit TtSt
dans lequel le fruit du chêne, le gland
est emboitë.
GoBELOTEE : Boirc avec excès.
GOBELOTEUE : BuTCur.
GoBEE , gobiner : Prendre , saisir,
avaler tout d*un coup , boire, te met*
tre eu débauche; cupare,
GoBET 9 gobete : Coup de cloche
donné arec le battant et par inter-
valle.
GoBiN : BodiWy gibbus.
GoBissoir , gaubesson : Pourpoint,
espèce de vêtement qui alloit jus-
qu'aux cubses. Voyez Gambaisoit.
Goc^oN : Sorte d*habit de guerre.
Gocés , gocet : Espèce de pupitre.
GoGET : Colonne de lit qui repose
sur des roulettes , et non pas petits
chiens qu'on mettoit au pied du lit ,
comme le dit Borel ; en Langued. goût
et gousset, chien.
lie lit fn sbr gocés àiiis ,
Et U gocetêut quatre rooét.
Roman de PereeeàL
GoDALE : Mauvais vin , mauvaise
boisson , petite bière.
GooALE : Popiuace, canaille.
GoDALiEB , godûiUer: Terme d'in-
jure ; boire avec excès.
Go D AN D AET, godcudac, godendasy
godendaz , godenhoc , goudendart :
Espèce d*arme tranchante, longue
GO D
jardifit , capèe» de bâtoft firré; ce
mot vient d'outie-mer. Un de nos
anciens poètes en donne la dcMrip*
tion et Tem^i en ces tenncs :
A grans haatOBf peasat ferres»
A un loBC fer aga devant
Voot ceux de France reeeraat.
Tiex hastOBi q«*il portent en gÊÊftt,
Ont voii goâaiidae en U terre.
Godtndmc , e*est boa joor à dire •
Qui Qp François le reut deacrire;
Cil baatonf sont lotta ei^Crailis,
Poar ferir à «Icoa: niinn Caitis ;
Et qaant Ten en fanc au descendre ,
SI cil ffsà fiert , 7 reat entendre,
Kt il en tache bien onvrer,
TantMtpnet wdo. cop reenvrar.
Et ferir shu •*«ler moqonnt
ÏHi boat dcTant en eatoqoant
Son eneml parmi le t^efitre.
Et 11 fers est agna qni entre
Legierenwnt de pUiinc ssaiete »
Par tons les lieas où Ton en gietc ,
S*arméitres ne les détiennent.
Cil qui les grans godtnAu tiennent,
Qai Toiit à dcBX poinga eftpoigBea,
Soat iiB po« des resnea ealoignea ;
De bien ferir ne sont pas lascbes »
Car les bnces dVos esloigmea ,
Les godenécu et les coigniea
Mettent à mort es herlierjagca «
Chevaliers , escoiers , et pages.
GuiNaume Guart.
GoDDOii : Homme ridie qai pffiâ
toutes ses aises.
Gode , godine , goudine , goudi-
nette : Fainéante , paresaeiise , feiMM
de mauvaise vie ; aituiiite , mnltreisft
GoDKLKaKAu : Fainéant , qni s'a-
muse à faire le joli cceur auprès da
femmes.
GoDEMARE : Gros Tentre.
GoDiGHOH , Godiehone : Clande ,
' Claudine , noms propres.
GooiN : Beau , mignon , joli.
GoDiN : Jeune taureau.
GoDiirs , gode : Brebis qm ne peot
plus porter, et qni n*est bonne quâ
engraisser pour tuer. Voyez Gode.
GbDtHà : Pillards et bandits qni ra-
vageoientle Nivemoia, en i365.
GO G
GoDov , godoRe : Go«maiid» gou^
lu ; diminutif du nom propre Qaadej
Claudius,
GoE : Serpe à tailler le bon et ptiur
cipalement la vigne.
GoEBiv, ghoerin, goreton, goriUet^
goriUon, gorin, gorre, gorretf gouret,
gourre : Porc, cochon ; goretus*
GoBaK ER : Gouverner, conduire ,
maîtriser^ gubemare*
Gois , goet : Sorte de raisin Uanc
dont le grain est oblong.
GoFFE , gqf : Mouillé, tiemy^»
grossier, selon Borel ; et de peu de
façon, de peu de grâce, maussade,
mal composé , mal rangé , selon Mo*
net. Antoine Duverdier dit , en par-
lant, de Ifarot qui loue les (Bavres
de Villon :
lit je m'esmerreillfl eoiUM U • éèé ioMr
«B ihmî goffk OQviimr et oaTrt^, et faire eae
de cç qni ne Ttut rien ; quant à moi , je n*j
ai trouvé chote qui Taille.
GoppEMEiTT : Grossièrement,point
solide ; misérablement. Duverdier
parlant de Rabelais , dit :
n me déplaît grandement qu'il me faille
mettre en eette bflblioteqne ptatienn anteure ,
4o*t les mu ont etcrit et goffwiment , aaemis
impudiquementy et en toute lasâTeté, autrea
hérétiquement.
GoEPEB : Golfe ; il s*est dit aussi
pour gauffre.
GooAiLLB , gogue, goguette : Sot-
tise, bagatelle, plaisanterie , raillerie ,
amusement , joie , plaisir , réjouis-
sance ; gaudium»
GoGATEE , gogojrer, goguayer, go-
guer : Moquer, plaisanter ; prendre
de tout en abondance , se réjouir ;
de guiidere.
GoGUE : Raillerie , plaisanterie.
GoouES : Sorte de farce ou de ra-
goût , composé d'œnfs , de lard ,
d*herbes et de fromage mêlés d'épioes,
et du sang de mouton , que l'on met*
G G L 695
toit cuire dans une panse de cet ani-
mal ; faroe pour faire du boudin ; de
botuius, selon Monet.
GoHATEEEAU .' Goitreux , celui à
qui il vient une grosse tumeur à la
gorge.
GoHEEiAUx:Cliarrette,tombereau.
GoiAET, goî, goi/arty goios, goious,
gois, goity goiis, goujart, gojrari :
Gai, joyeux, enjoué, plaisant, agréa-
ble ; de joculanusj jocosus.
GoxAET, gode, goity goiot, gois ,
Eisie, goisset, gouet, gouy ^ goj :
pèce de faux , serpe à main ; outil
pour remuer la terre ; serpe emmaur
chée d*un long manche pour couper
les buissons et les longues bran-
ches d'arbres hors de la portée d'un
homme.
GoiE : Joie , plaisir, réjouissance ;
g€Uidium,
GoiGNON : Cheville en fer ou de
bois.
GoiLAET : Sorte de monnoîe.
GoiNOK , goignon : Porc, cochon.
GoîE , gotur : Jouir, réjouir, badi-
ner, plaisanter; jocari, gaudere,
GoiTEOK : Gorge, gosier; et goitre,
goitrie, grosseur de gorge.
Goiz : Sorte d'épée ou de sabre.
GoLE , goUe , goltée : Bouche ,
gueule , gosier, gorge ; gula ; en bas.
lat. goterium; en anc. Proy. golairoi,
gosier; ces mots signifloient encore,
le haut ou l'ouverture d'une tunique,
d'un habit.
GroLENiE, goUenée : Mesure de
graine fort petite.
GoLioN : Sorte d'habit de guerre.
Golf AEiN : Terme d'injure , sui-
vant Borel.
GohikKOygoUiardi goutard: Bouf-
fon , gourmand , glouton , méchant ,
mauvais sujet, terme d'injure , mau-
vais plaisant ; en bas. lat. goUardus ;
an anc. Prov. gouiar, Fojrez Goiaet.
4
6g6 GOM
GoLiAmmE : Fan»seté , tromperie.
GoLOT : RaTÎn , chemia creux.
GoLPiL : Renard; de vulpes.
GoMBETTE : Loi composée par
Gondebaud, Roi et Législateur des
Bourguignons , au xi^ siècle.
GoMDEBODiHCES : Nom qu*on don-
noit aux personnes soumises à la loi
gombette.
GoxER : Chose de petite valeur ,
peut-être une petite monnoie. Du-
cange explique ce mot par, paquet ,
sac de laine; sardna-lanœ, (Voyez
Ducange au mot Goxeeia.) L'au-
teur du Supplément au Glossaire du
Boman de la Rose , dit que c'est le
Jïaccifacto des Latins ; idem quod
nihil facio,
D'ajmer po?re homme ne \uj chaflle ,
n n*ett riens que poTre homme ▼aille ,
£c fttt-il Oride ou Hommer
Ile Tauldroit-il pat uog gomer;
JCe ne luy cbaille d^aymer hoste ,
Car ainsi comme il met et oste
Son corps en divers hebergéages ,
.Ainsi leur est le caeur volages.
Roman de la Rose, édit. de Leng^t
Dufrenoy, 'vers 14^90.
Dans les différens Mss. que j'ai par-
courus, j'ai trouvé :
D*amer ponre home ne li chaïUe ,
n n*e8t riens que ponre home vaille ,
Se dit Ovides et Homers,
rCe les prise Teo deux deniers.
Enfin , dans rexcellente édition que
prépare M. M * * *, il y a :
D*amer povre home ne li chaïUe ,
Qu*il n*est riens que povres bout vaille ^
Se c'iert Ovides ou Omers,
19 e vauroit-Il pas deux gomers,
* Ibid. 'vers i4o65.
Les anciens changeoient souvent
le V en g, et vice versd ; ce dernier
pense que la véritable signification
du mot gomerti gortùvy est vomir, et
goTnisscmerU y vomissement ; de vo-
rnerc. On n'étoit pas difficile , dans ce
temps-là, sur le choix des expressions;
gqmir et gomissement sont même en-
coir
core ea usage dois filttnevn de aoi
provinces.
GoxME : Paquet, ballot ; coffire oà
Ton conserve le poisson , et le troa
au-dessous de la roue extérieuc.
d'un moutip.
GoHB, gonele , goneBe , gonne,
goftneUey gauney gouneile, gtutele :
Habillement d'homme et de femne ,
manteau de prêtre , robe de moine ;
casaque on longue cotte qu'on net-
toit sur l'armure , et qui desceodoit
sur les mollets. Les goneles étoieat
en soie ou en drap , et étoient bit-
sonnées. Geoffroy , fils de Foulqaes-
le-Bon, grand Sénéchal de Franee,
eut le surnom de GHse-Goneiley ptne
qu'il portoit ordinairement sa casa-
que de couleur grise; en bas. ItL
gaunaca y gaunacum y gonna , guwa;
en anc. Prov. gonëla , gonèUa; ei
Anglois gowne,
GoNFALON , cotrferton y gqfamm,
gomphalon y gonfanon , gonfemm,
gontfalon y gontfanon , gottfaony goë-
Janon,gouffanonygoi^enon : Écharpe
ou bandelette terminée en pointe t et
dont les chevaliers or noient leon
lances ; oriflamme, étendard , ban-
nière , enseigne , drapeau différent
Anpennon on pannon, parce qu'ils
étoient en drap ; depemnus. Les Rob
portoient quelquefois eux-mêmes
le gonfalon au bout de leurs lances
près du fer.
If *I a riche homCt ne Baron
Ki n*ait lès lui êon^gonfiiiton ,
U gonfanon, u autre enseigac
U U se maisnie reatrai^e.
Roman du Rou ,Jol. as6.
GoNFALONNZEE , goirfolomery gon-
farder, gonfanordery gottfarmiery gw
/anomer, goufanounier : Porte-en-
seigne , porte-étendard , porte-dra-
peau ; celui qui portoit le pennon
d'un seigneur, la bamiière d'osc
GO K
église, selon U Ravallière^/imoj id
est, vexiUum,
Faûoît TcTetqae de Nordrich derant I117
porter les armes de TegUte , la bannière de
À. Pierre , comme gonfiAmier àa Pape , et en
ion pennou estoient «et armes.
Proissart, voL 9 , ckap. a35>
GoNiN : Maître fripon; ce mot
Tiendroit-il du Grec Aoinos, com-
mun? rien ne l'est tant que cette
espèce de gens.
GoNOLOGiB : Généalogie ^ genea-
logia,
GoouRET : Une bonle. Dans plu-
sieurs provinces de la France , quel-
ques hommes s'assemblent pour
jouer, l'un tient une petite boule
qu'il lâche , et elle a le nom de goret;
chacun pousse ensuite sa boule après
le goret, et celle qui en approche le
plus , gagne. Cette boule s'appelle
ailleurs le cochonet ; et en ce sens
goret vient , suivant Borel et Barba-
zan y de currere. Rime en gorjrety rime
non riche, suivant Borel, qui cite
l'ancien Art de Rhétorique , par
Fabri.
GopiL , gopils y gorpilz , gorpis ,
goupil, goupis , gouplz, goiupil,
gourpis , verpil , vourpil, vourpis ,
werpily werpis 9 weipiz : Le renard^
vu^es.
Prenez à nous toqs petiz gopiU letqnens
destroJent lea visnes , car nottre Tisne floritt.
dmeique des Cantiques ,ch.^, vers. i5.
Capite nobis Tolpct parvuias, qtuedenfO'
b'imtw vineasf nom vmea nostrafloriàt.
Goupil en fais , et mattin en courage ,
LyeTre an deMouht , Ijon a ton dessni.
Chas agaitans , tigre chire et sanyage »
Bngles songans , ours rudes et Teins.
Eustacht Deschamps , fol. 38, coL 1.
GoaD, gors, gort, gorz, guort,
regord : Espace d'une rivière où on a
placé des pieux pour la pèche, pê-
cherie ; de gurges; en bas. lat gordus.
G G R 697
GoatoiN : Stupide, hébété, niais.
GoanoiEa : Maltraiter, engourdir.
n a tant mal que il n*énst
Mestier de pis , s*il vos pl^t :
Or ne Taies plus gordoiant.
Que vos nU gaigneres noiant.
* Roman de la Rose, vers 33a3.
Goas , gorée : Truie ; goret, jeune
cochon ; du Grec z^^fîy selon Borel.
Voyez Gro£niir.
GoaxT , g(>rre , gqrrin , gorron :
Desséché, maigre , pauvre, gueux.
Goao^As , gorgeres , gorgerette ,
gorgete, gorgias , gorgieres , gorgjras :
Tour de gorge , colerette de femme ;
de gurges, Annet de gorgete : Armure
de la gorge. Fqyez Goegias.
GoaoÉoua : Goulu , gourmand.
GoEGEE : Railler, se moquer, in-
sulter ; donner la pâtée aux oiseaux.
GoEGEEÂiN , gorgere , gorgerete ,
gorgerette , gorgerin , gorgery , gor-
gier : Partie de l'armure que nous
appelons maintenant hausse - col ,
arme défensive dont on se couvroit
la gorge; de gurges; en basse lat.
go^ria.
Bamoiff d*acier de double trempe , batn ,
blanc et bruni ; tous accomplits de toutea
pièces de heaumes , avec les pennaches , ri-
sieres, mentonnières, et barbutes, gorge^
rains , jasserans , colliers , haultes pièces ,
arant bras , gantelets , hanbers , corselets ,
plastrons , cuyrasses , grereset esclapes : avec
autant d*escus triangulaires , dores et asuréa
et peints de diyerses couleurs et figurés d'ar-
moiries. Roman d^Aleetor,fol» 79 , it*.
GoEOEEON , gourgoux : Gosier ;
gurges ; en bas Bret. gory.
GoEOiAS , gorgiais , gorgiase, gor-^
giasse , gorgiaz : Glorieux , vain ,
luxurieux , beau , joli , agréable , qui
aime le faste , la parure , les habille-
mens recherchés.
Ge TOUS demande icj ung cas,
En matière de paction ,
Vog applfcquant , un gorgias ,
Frisée, bien tmpoint, et mignm.
698 GO R
Ung habîUe hoame , nag
Qui le Tcnlt meUer 4m daacer.
CoquiUarif DroUz momçeaulx.
' A ce povoir et mes aigret dwcon
Je submès tout, graos , Empereon et Bojs,
Princet et Ducs, et noble* CheraUert ,
Damea auMÎ, et leurs nobles arrojs ,
Damois'elles rÎTans à leor degoys ;
Ces gorgias , ees gentils escniers
Je fais courir par mes eatrois sentiers ,
Boargois , Tarlets toutes gens de meetiers ,
Biches , paissans , porres ou indigeaf ,
Sont tous à moy et se tiemeat mes gtaa.
DmiK9 amx Aptmglm*
Goagiâs , gorgiaz : Toar de gorge,
fichu , fraise , mouchoir de cou.
Ung maintien de femme rus^ ,
Tlng colet de femme erasée ,
Unes joues rondes et rermeilles ,
Ung gorgias à pointe usée
Pour faire tetins à oreilles.
CoçuiMart, Droiu mtmvemUx,
GoRGiASE : Sorte de danse bouf-
fonne , selon Borel.
GoACiÂSEMENT .' Gracicusement ,
joliment , magnifiquement.
CtOBCIaseté , gorgiasd^z , gorgia-
site, gorgiasse : Beauté , parure ,
pompe , magnificence , Tanitë , lAe ,
et chose plaisante et bouffonne, se-
lon Borel.
On Terra bien par fringnerie ,
Porter maintz habits ehiequetez ,
Trouez, percez, fringuelotes,
Fneilletez par joIliTetet ,
Ce sont grans gorgituetez ,
Par faulces de meschancetés.
CoçmUart, Droitz nouvêaulx.
OoRCiEBE : Ornement dont les
femmes couvrent ou parent leur
gorge ; hausse-col , partie de Tarmure.
GoRGiBEE : Coup de poing , gour-
made.
GonoiEs, gorgiere : Hausse -col ,
tour de gorge.
GoRGiEtJB : Fanfarop , moqueur,
railleur.
GoAOOTBB 9 gorgoier : Railler, se
GOH
moqner, iasiilm, cirer Taaité, m
glorifier.
GoBGUETTBm : Faire paaaer la li-
queur du gosier à rettomac , avaler.
GomiÉs : Geaa glorîciu « bîe» pa-
rés ; gionoti.
GoaiN. Fojes Gobb et Gokbiv.
GoBL^ : Rmé, fin.
GoaLBi : Cornet à jouer au dés.
Lors me ior m ••diiqsier
Qninae livres d'etterlina blaaa ,
Û g^fez ftt ridiea et graas
Kt li aroir fm dedens asia.
FaNmu dm Prestre et tTAHMom.
GoEMANOia : Mander inuodé-
rénient.
GoB ni : Goitreux.
GoEBB : Une truie, lu femelle du
cochon, du porc; d*où gprret, petit
eodion, jeune porc.
GoBBB : Maladie dont on n'a pa
découvrir les accidens , ni le nom qui
a remplacé celui qu'elle aToit alors;
luxe , vanité , pompe , magnificencv ,
ostentation. Favin , dans son théâtre
d'Honn. tom. i , pag. 714, donne le
nom de grande Gorre k Isabeau de
Bavière , pour (dit-il ) se bobander
en habits à VaUernande.
GoBBEAn,^o#7oii .- Cochon de lait
GoBB EB , gorrier, gorréere : Honuoe
et femme recherchés dans leur toi-
lette , gens glorieux, magnifiqnemeat
parés , vêtus à la mode.
GoBBXB , gorrier : Se louer , se
vanter, se glorifier; gioriari.
GoBBEs : Rubans, Uvréet des non*
veatix mariés.
GoBBiAu : Collier de chevaL
GoBS , gort, gorz : Flot , golfe ,
gorgées, quantité.
Si comme font maintes norricea
Qai sunt si glotea et ai nicea ,
Qa*el gietent Tin ta gorge cmaan
Tôt ainaine comme en one hoeae ,
Kt tant k grana gorz en entonent ,
Qu*el s*en confimdent et estoncnt.
*JtonumdeimMom,'V€r9 iSSS).
60U
n signifie aussi » le courant , le milieu
d'un fleuve :
Lt mÉttt paMtnt •! iTant ,
Qa*il se Tont el pUia^wrflaTMity
£t de Vèêt qu*il ont te loent »
Dout mintiiic se baignent et noent.
* Tbid, n>ers 6i5i,
GosSKT, gousset : Pièce de Tar-
mure , laquelle étoit tellement dispo-
sée , que lorsque le gendarme levoit
le bras pour frapper, elle remplissoit
le vide de Faisselle.
GoTE : Goutte de quelque liqueur;
guUa.
Et en cette m^Bme neif ne chait ae» et
«9e gote de ploje.
Dimi. de S» Orégoire , Irir. 3 , ckap. 1 1.
GoTC : Auprès , à c6té ; jttxtà.
Gothique , gotgique : Ce qui est à
la manière des Goths, des anciens
François , et tout ce qui a rapport à
eux; Gothictts,
Goths : Peuples qui , primiti-^e-
ment, habitoient le nord de l'Europe,
et firent des incursions dans le midi
de la France , y conquirent beaucoup
d'états, et fondèrent plusieurs royau*
mes ; Gothi.
GouÂis , gouajs, goué, gojrs : Es-
pèce de raisins ; et nom qu'on donnoit
à certains séditieux , ainsi nommée
parce qu'ils étoient armés d'une sorte
de serpe qu'on appeloit gof.
GouBKÂUT : Godet , petite tasse ,
gobelet , verre à boire.
GouBELET : Espèce de pâtisserie.
GouBEE : Conduire , gouYemer ,
braver; gubernare.
GouBissoR : Robe , habit contre-
pointe , long et pendant jusques aux
jambes , et sur lequel on endossoit la
cotte de mailles. Fo^ez Gambâisoh.
GouQE, gmtckê, gaudkêi. Voyez
GOSSET.
GouDALi : Bière , boiiSQU ; d*où
goudtUùr, brasseur.
G O U 699
GovoENDàET :^Pique , longue ja-
veline , bâton ferré. F, Godaitsart.
GouDEE : S'accoster, fréquenter ;
d'oûgouilinej femme de mauvaise vie.
GouDESQUE : Gothique , suivant
Borel.
GoODEÂir : Goudron , poîJL ; de
l'Arabe kUran.
GouE : Grotte, caverne.
Goui , goue , gouet : Serpe de bû-
cheron, serpette, couteau, instru-
ment propre à tailler.
Goue E e , gouerre, gougère , gouîere,
goyere : Sorte de pâtisserie , gâteau.
GouPÂNON : Drap , lange , en cer-
taines provinces ; étendard, drapeau.
Fojrez GoKFALoir.
GoupEL : Gond de porte.
GouppoET, ^i^^irrr, gouffront ,
goifourt: Instrument, machine â lan-
cer des pierres , sorte de bâton ferré,
javelot ; gas^rlotus,
Goupi, gOHffiy goifie, gomlfi :
Bouffi , enflé , orgueilleux.
GoupLE : Golfe , du Grec kolpos ,
en bas Bret. gfv^»
GouFEB , goinfre : Gourmand.
Gouge. Fojrez Go Y.
GouoE , gouine : Fille , femme , et
particulièrement femme de mauvaise
vie, prostituée , femme de bas et da
vil état , servante ; du Grec koinos ,
commun ; en Lang. goino. Y. Goui*
Et en son ëage vtrilé eapMUâ Gargamelle^
fille dn Roy det Parpaiilos , ^niiiegougstt de
bonne troigae. Rabelais, Uv. i , chap. 3.
GouoiAS, goujon, gofarî : Gen-
darme ; ce nom étoit donné aux va-
lets qui portoîent les armes.
GouGoir : Cheville de fer ou de
bois , instrument de menuisier.
GoouovEDB : Courge , citrouille ;
cucmrbita,
GoujÂET, goujat, gouger : Homme
qui s'attache aux gouges ou filles de
joie, el qui les fréquente.
700 G O U
GouLÂF&E : Qui veut tout en-
gloutir, qui est avide.
GouLAftDiSE:Raillerie,plaisa]iterie.
^GouLK , goulée. Voyez Golc.
GouLR : Bourse , gibecière ; il si-
gnifie aussi , le commencement , le
premier jour d'un mois ; et collet, la
partie de Thabillement qui joint le
cou ; de gula,
GouLi&E : Ris démesuré, sottises
proférées sans ménagement ; de gulcu
Goulet : Ruisseau ; le cou d'une
bouteille, ou de tout vase dont le cou
est étroit ; de coUum,
GouLLàED, govillefre y gouh^re ,
gouUi^re , goUliaret : Gourmand ,
homme avide de manger, débauché ,
de mauvaise vie ; de gula»
Déftble sont tovt detroîé,
Toat fors del êen% , tout (vanoti ,
Tout esçar^ , tont etperda ,
De ce qa*il ont testai perdu
Qa*avoient pris et engoolé ;
Bien sont bonis , bien sont bonté «
lÀgoulafre, li recbignië.
De ce que ainsi TaToient pris ;
Bfa pncele de grant pris
Coi tons li mons aenre et prise
Lear a rescousse ceste prise.
Gautier de Comsi, Iw. i, ehap. i.
GouLiÂRDEE , goularder : Manger
avidement et avec gloutonnerie.
GouLiiEnEusEMEHT : A la façon
des gourmands , des débauchés , des
gens de mauvaise vie.
GouLiAEDiE^ gouiliardise, goular^
dise , gouliardisey gouliardise : Gour-
mandise , gloutonnerie , avidité ; dé-
bauche , inconduite ; de gula,
GouLiÂEnois : Bouffon, bateleur.
GouLiAEET : Débauché , libertin ,
coureur de femmes de mauvaise vie.
GouLiEEE : Poche,gousset,bourse.
GouLouE , gouléeur : Arpenteur ,
mesureur.
GouLocs : Gourmand , vorace ,
goulu , glouton ; gulasus.
GO U
GouLOvs , gauloËOc: Envieiix, oon-
▼oiteux , jaloux ; zelosus,
GouLonsE : Jalousie « envie ; ai
bas. lat. gelozàas,
CrOULousi : Envié , désiré.
GooLonsEE : Jalouser, envier, dé-
sirer ardemment , convoiter. Barba-
zan dérive ce mot de gula.
Li Doiens pense qa*jl dit voir (rnu),
Qa! molt gotilouse mntroî «Toir :
Miex aime ans mors que quatre via (tinm),
Dist ainsi comme 0 m*est mvia ;
OO certes molt Tolentiers.
* PabUiui du Bouehier ttAhhevSBk.
GouLPETE : Tromperie, finesse,
subtilité; de vulpes.
GouLTÉ {y'vci) : Vin qui sort de h
cuve par le seul affaissement du rai-
tin, et sans qu'il soit foulé.
GouLx : Raisins appelés gauU , et
qui furent proscrits des vignes du
pays Messin, en i338.
GovME, pour gomme : Paquet,
ballot.
GouVELE, gouneUe. Voyez Govi.
Goupil , goupieujc , goi^nlle « ^oa-
pis y gqurpis , verpil , ivoupil : Le
renard ; vulpes; de là , dit Barbazan,
le mot goupillon ressemblant à U
queue d'un goupil, d'un renard. Fay,
GOPIL.
Por le mont de Sion que perist « les gompUt
entrèrent par dedens. • «
Bille, Prière de Jérémie , 'vers. 18.
Propter montem Sion quia disperiit, Tolpes
ambiùaverunt in eo.
Les goupils ont fossées , et les otséals des
ciels lour nies , mais le fil del home ne ad
oà redine soun cbief .
S, Mathieu, chap, 8, ifers. so.
Ynlpes fovèas habent, et tfobteres etti
nidos : fiUus autem hominis non habet eH
caput reclinet.
Gou PILLAGE : Tromperie, subti-
lité , finesse ; de vulpes.
Goupillée : Se cacher, fuir, £ûre
le poltron^ on a dit depuis comiUr,
G ou
GounLLEU& : Fuyard , lAdie ; et
celui qui fait la chasse aux renards ;
vulpecuUUor.
Gouebâut : Goinfre, glouton; es-
pèce de chien de chasse.
GouacK : lieu couYert , rempli de
buissons f buisson épais.
GouED , gourde : Lourd , pesant ,
étourdi , sot , engourdi ; gurdus ; en
bas Bret. gourdd; d'où gourdin, un
gros bâton.
GouEDAiiTB , gourdanne , gourelz :
Engin pour pécher ; nom d'une an-
cienne prison de Paris; espèce de
barque , ainsi appelée à cause de son
gros ventre en forme de courge »
qu'on nommoit gourde.
GouEDKE : Prendre quelqu'un à
la gorge , la lui serrer*
GouaniNB : Courtine, voile, ri-
deau ; il signifie aussi , grotte , lieu
retiré.
GouEBLz : Filets à pécher.
GouEFouLEE, gourfoler : Gâter «
détruire, déraciner; maltraiter, bat-
tre fortement, meurtrir.
GouEGEEiT : Ornement dont les
femmes couvrent et parent leurs gor-
ges , ou la partie supérieure du sein.
GouEOiE : filed d'automne, tardif.
GouEGoif : Trait, dard, flèche;
peut-être de gurges.
CfOVtiGos%it^.j gourgouler, gourgou^
ser : Murmurer , parler du gosier ,
de la gorge et entre les dents, mar-
quer du mécontement , gronder ; de
gurges.
GouECOE : Querelle , dispute.
GouEGUE : Endroit ou tombe l'eau
après avoir fait tourner un moulin;
conduit, tuyau de plomb ou de bois ;
de gurges.
GouEMAKciEN : NécromaucieB 9
devin, astrologue.
GouEMANUBif ENT, gourmondcne :
GoumaadiK) gloutonnerie.
G O U 701
GovEMANDEE : Larder uuc volaille;
manger , gronder durement , tour-
menter, maltraiter.
GouEMAiTDEnE , gourmandetessc ,
gourmendeur : Gourmand , gour-
mande.
GouEMB DE CHÂMBEB : Nom d'un
bas-officier des Ducs de Bretagne.
GouEMET : Commissionnaire, voi-
turier, garde de vin ou d'autres mar-
chandises, pendant qu'ils sont en
route.
Gouaif AL , goumaut : Espèce de
poisson de mer.
GouEPiLLE : Renard ; vulpes»
GouEEE (la) : Mal de Naples.
GouEBEE : Voler, tromper.
GoUET, gort, goust : Pêcherie;
voleur, trompeur; stupide, lourd,
hébété , sot , niais. Court à gqurt :
Gré à gré. Voyez Goubd.
GouspiLLEE : Gâter, abîmer; man-
ger avec avidité , gaspiller.
Gousset : Partie d'une armure qui
se mettoit sous les aisselles.
GousTEMENT : Goût , sEvcur, ac-
tion de goûter, d'essayer; mets,
viande; gustatio.
GovsTKK ^ goutoier : Sentir, es-
sayer, souffrir ; gustare.
GouTE : Point, nullement, rien.
n n« mVo dumlt pu d'un nîqaeC
De la mort , et ne U crainf goûte.
Fort dVttre print mu tretbochet
Tout-à-conp que point ne m*en doute.
Diaiogue du Mondain,
Sire, por Dîen âles-Toat ent ,
Certef , je n'ij goûte d'arsent.
FabL de S, Pierre et du JougUor.
GouTE , goutereUe : Gouttière ,
égout, chute d'eau.
GovTE blavche : Suif, graisse.
GouTE FEitOHNEslE : Épilcpsie ,
mal caduc.
GouTiis : Dégoût , répugnance.
GouTELETTE : Petiu goutte d'eau ;
tUÈtiltL • m»Êt—Êt^
7oa G O U
GofJTETfT : Trempé, mouîUé , qui
tombe goutte à goutte ; de gutta.
GouTEEAT, gouterei : Goattîère,
divte d'ean.
GouTEBON : La fourche qui est au-
dessous de la gorge , et la partie de
l'armure qui la couvroît.
GocTROir : Goudron , yleux-oing ,
d*oà goutrenntr, graisser avec du
goutron.
Gouttière , goutiere : Penfe d'un
cîel de lit , la courtine d*un parillon ,
d'une lente.
GouvERNAircE , gouvcrnc : Juri-
diction à laquelle préside le gouver-
neur de la ville où elle est établie ;
manière de virre , dépense ; guber-
natio ; en Langued. gouvër,
GouvEENAUS : Gouvernail de vais-
seau; de gubernatio.
En ces ntifs de Marseille a deax gouvemam
qnîtont attachiez à deux tîaons si in«rTeI]]eu-
•ement que %i tott coome rcn aoroit tourné
UD roncÎD, Tea peut touraer la nef à dettre
et à senestre. JoinviUe , Hist, de S. Louis.
GouvEavÉ : I^^ourri , entretenu ;
gtibernalus.
Gouvernée , gouvicmer: Giuser,
parler, entretenir, nourrir, alimen-
ter, abreuver ; gubernare.
GouvERMERESSE ; Gouvernante ,
femme qui gouverne ; gubematrùr,
GouvERROUE , gouverncres : Gou*
vemeur ; gubernator. Gouyemour
^un monastère, procureur.
Sains Brandios dist ^ seiguenra ealiiai,
lie travaHlex paa foleuient ,
Diex est gowerneres de tous ,
Laissiez , u nous menra bien tous.
Fie de S. B rondin , Imt^ge du dÊomde,
Gouvioif , goyan : Goujon, espèce
de petit poisson ; gobio,
GouxE : Crorze , petite ville située
à trois ou quatre lieues de Mets ;
(iofzia.
GouTAULx : Morceau , reste "de
pâte qu'on gratte dans le pétrin.
6R A
GouTBR , gojr : Sorte de aerpt .
GoTBHTB , gouverne, jo^eme : ici-
netse ; juvenia.
GoY, gokie, g^mn, geje : Boi-
teux; claudus; petite serpe, petite
bêche , iBitniment de berger poor
creuser la terre, Caucilie, sorte d'arme
en forme de terpe, ^pée; glediMs,
YojeB Di.
GoTBR , gouièr .* Gelm qui s'atta-
che à une feipune de mauTaiac vie.
GoYBRB : Espèce de tarte, gèteia.
GoTMBRBx : Ceux qm devoicatdci
corvées auxquelles ils satisfiÛMMat
en travaillant avec la serpe, qii*oa
aommoît goy-
GoYNE : Femme dëbavchée.
GoYB : Jouir, être en possession;
d*où gojrvre, jouissance; de gaïklere.
Gra AILLER, grediiier, gréeiUtr:
Brèler, griller^ r«Vtir ; de craëcule.
Graal, graille, gréai; au plnrid
graux , gréaux : Bâton d*augure , hà-
tôn pastoral, crosse d*ahbé, d'/évèi|Re.
Graal , gréai; au pluriel ^foout,
gréas , gréaux : Vase à boire ; grand
plat , grand bassin creux , propre à
servir des viandes , et non pas vsis-
sean de terre , terrine , coome le dit
Borel; quand il étoit de terre, on
dîsoît un graal de terre ; qaai^ il
étoit d'argent, on dîsoit un gréé
d'argent; et quand il étoit d*amtre
matière , on en ajontoit le nom an
mot graal; de crater, craierm ; et aoa
pas-, comme k pense Borel , de grmt,
parce que ces vaisseaux , ajoute4-îl,
sont de grès cuit; et qu'à Talote,
Moiitanbiin et Gistres , on af^pelle
sdon lui , une terrine un grasal, une
grasale. Ce mot grais ne s*«st jamais
écrit ainsi , mais grés, grez ; Monet ,
à ce sujet , dit , ^^^ ^res, espèce de
pierre de roche, ftpre, graveleuse,
îgros grain et raboteuse, servant,
entre autres usages , à paver les ràt%^
4
■4
I
G R A G a A 7o3
idis aux Romains , à pa\er et bor- m ont beaucoup parlé , et ont autant
les grandes voies militaires. Les Tarie et discuté sur sa forme et sur
r se rencontrent de deux sortes , aon emploi , que les théologiens des
lurs, ou tendres ; ces derniers ser- xm' CFt xrr® siècles sur l'espèce du bois
t de blocaille à la maçonnerie , et de la vraie croix ; si je donne un peu
lurs, de carreaux aux pavés; parce d'estension k cet article, c'est que
Ton fait des pots , des cruclies et non-seulement il pourra faire suite à
res vases de grès , il ne s'ensuit la savante Dbsertation de M. Millin,
que les graaux , gréaiut, fussent membre de l'Institut et conservateur
\ de cette matière. Un passage des des Antiques du Cabinet Impérial ,
ises de Jérusalem , où il est traité sur le Santô Catino, qui n'est autre
Offices et des Officianx du royau- que le Saînt Graal, mais encore parc«
et premièrement du SénédiaJ, ne qu'il prouvera que l'on accorda long-
era aucun doute sur le mot^mo/^ temps à plusieurs villes « l'honneur
éddera que c'est un vase , en géh de posséder ce vase qui devoit être
il , et de quelque matière que unique.
oit : Borel dit qu'il a voulu débrouiller
. , _^ » • V _^ ^* confusion qui étoit en la connois-
lor don coroiiêmeBC,ieSeoeichiii peut tt ^^ ^ ^ ^. ^ i. . ,,
>rae>er le nuiDgier don joiu-, et ^iit »"^ f « ^ ™0' > «* expliquer récUe-
rrira celui joor en la manière que méant ment SI c'étoit un vaisseau OÙ fut reçu
ihlera , et qnant le ftoj anra le sang de J. C. (qu'il appelle tantôt
'i doîtleSen^tnmangier, et sang «ffl/, royal, et tantôt sang
I les escneles et lef «mutf en qne il anra ^ «.■ % • i.. i « « ,. . ^
le cor. don Roy àSa premier met (ter- agréable) ; mais bien loin de dissiper
doîTent eitre touet (tiennef) plaiaM de les doutes , il les augmente , et n'est
iande com le oon don Roy anra ctté pas lui-même très-déeidé sur ce qu'il
cebi Jonr. àoit croire de la sic^nification de c©
' "^ ^ mot ; quant a moi , qui crois avoir
le peut supposer que nos Rois démontré assez clairement dans l'ar-
înt servis le jour de leur sacre , tide précédent ce qu'on entendoit
§toit celui où ils déployoient le ^argroai, je vais rapporter ici lliis-
de magnificence, avec de la vais- toire du saint vase d'aplrès nos an-
et des vases de grès , et Ton ne cieiu romanciers , et prouver ensuite
amera pas davantage qu'ils eu»- par un extrait de la Chronique de
fait présent à leurs Sénéchaulx , Louis xix , par Jehan d'Autun , qu'il
ilats et vases du premier service , n'est autre que le Santo Caiino.
avoient été d'une matière aussi Joèeph d'Arimathie , qui étoit un
nune et d'un aussi bas prix. disdple caché de Notre - Seigneur
SAAL (Sainct) : Vaisseau dans (S. Mathieu, chap. 27, vers. 57.), se
û J. C. tnangea l'agneau pascal , saisit de œ vase , le garda soigneuse-
[u'il fit la cène avec ses Apôtres ; ment ,' et s'en servit pour recueillir le
en forme de calice qui servit à sang et l'eau qui découlèrent des
eîUir le sang et l'eau qui décou- plaies de J. C. ; suivant nos roman-
it de ses plaies, et qui dans la ders, il emporta ce vase nommé le
fut nommé saint, à cause de 5S«Mtf Graoi dans la Grand*- Btelagne,
primitif usage et des miracles et s'en servit pour eoatvarkix las peu*
opéra. NogKndtnsraaancierf plat à la Foi.
7o4 G R A
Robert de Rouron, Burons ou Roi-
ron , a composé, dans le xiii* siècle,
nn Roman nommé le Saint Graai ,
dans lequel il donne cette notice sur
Joseph :
Aa jor ke li Mlreref del monde toffrî mort,
fa mort destmite , et nostre Tie restqréc : ai
cel jor «Ktoieot monlt poi de gent ki créU«eD(
en lui , mais il était un Chevalier kl mroit à
nom Joseph de Arrinuchie, (ce estoit nne
chités en la terre de Aromate ki moult biele
estoit.) Kn cde chité estoit Joseph nés, mais
jl estoit venus en Jherusalem ni ans derant ce
ke nostre Sires fu mis en crois et aroit raehaté
le créanche Jhesu-Crist, mais il tktn. osoit
faire' saroblant por les félons Jnis , il estoit
plaint de sapienche; il estoit nés ( net » non
sonîlié, mundus, ) dVnrie et d'orguel, il se-
couroit les poures , totes ices bontés estoient
en lui , et de lui parole le primier salme del
gantier : Boin-enreus ki ne s^acordent mie
M consaus dos félons. ( Beatus vir, qui non
abiit in consilio impiorum, Ps. 1,7;. i.) Gl
Joseph estoît en Jlierusalem entre lui et se feme,
et sen enfant ki avoit à non Joseph , passa le
lignage son père outremer ki ore ( à présent )
est apielée Rngleterre, et devant estoit apielé
la Grandc-Bretaigne et le passa sans aviron
an pan de sa chemise. Moult ot grant duel
Joseph de la mort Jhesu-Cri&t, et se pensa k*il
Tonnorroit.
Enfin Joseph avoit été dans la maison où
J. C. avoit fait la cène avec ses ApAtres , il 7
trouva Vescuelle ou lefiex Dieu atfoii mengié,
si s'en sesist, il la porta chez lui et il s'en ser-
Tit pour ramasser le sang qui coula du c6té ,
et des autres plaies , et celle escuelle est appel'
iée le Saint Graal.
Boman du S. Graal, foL 4 , V^ , col. a ,
Mss, de l'Eglise de Paris , «* 7.
Celui Lucau fut fils de Joseph d*Arimathie
duquel descendit le grant Lignaige par qui la
Grant Bretaigne fu puis enluminée , car ils
apportèrent le Sainct i^aal et convertirent
les mescréans à la foy de Nostre Seigneur.
Roman de Lancelot du Lac , tom, z,
foL 36 > R*, col, 1.
Le Sainct Grasd est le même que le saint
vaisseau en forme de calice , qui n*estoit de
metail , n*y de bois , n'y de corne , n'y d*oa,
et dans lequel fost mis le sang de Nostre
Seigneur.
Même Roman , tom, a t/bL5i, V^, col. 2.
Le Sainct Graal le méesme que le sainet
Taissel dont on lit ici Thystoire; Itt doote
GR A
Apottres j aTment mangé Taignel le jidi
abaoln (le jeudi aaint) et il fast conservé a
Angleterre dans nœ tour bactie exprès s
Coftenlcy. Rosmande Perce/ârest^toKLÙ,
JoL lao, V^col.%.
Un autre roman décide sans répli-
qne que tous les anciens ont enteoda
par le Saint Graai an vase qui iToit
servi à recueillir le sang de J. C. aprèi
sa passion. D'autres romanciers font
Tojager Josephd'ArimatMe, et lefont
séjourner dans la Grande-Rretagae,
où il trouTe un seronrges (beau-frîm)
qui se nommoit Broin , Bruns, leqid
avoit douze enfans qu'il vouloit ëU-
blir ; il consulte Joseph qui les dit
venir devant lui ; onze consentent à
se marier , mais le douzième
lie ê'i acorda mie « aînçoîa dist qne fl icrsic
Tirges tout son aage , et aerrlroit à la tsUt
dn Saint Graal et garderoit à If ostrc Scia-
gnour sa virginité ; quant Joseph 07 le pr«p«-
•ement de Fenfant , 11 rebondi : B^ostre Sei-
gnor si te tiengne en ceste volenté et iWNit
me plest que tn soies serjans (acrvlcns) et
meuistres du saint vessel» et pour ce qwr ta
bées à servir si ententivement je te Ub ù
grant honnour, que je t'en otroic la garer
après ma mort.
Roman de Tristan le Ltonois , n* 69^6,
fd. I, F", composé par Ltsces, Ck-
valier du Chastel du Gat, près dt Se-
litières {Salisburyy,
Enfin ce vase que trois à quatre
villes d'Angleterre crurent posséder >
se retrouve (dans les Annales de
Louis xii) en 1 5o2 y à Gènes , où sui-
vant le Mss. il a été apporté direct^
ment de la Terre-Sainte. Voici comme
on en parle dans le cbapitre intitulé:
QoTDmjàniïe SainctGraal îust monstre
au Roy à Gennes , et conunant fut là
aporté par les Gennevoys TGénob):
Le jour ensuivant qui fut uag
lundy XXIX jour du moys d'aonst
feste de la Decollacion de Sainct Je-
han Baptiste , le Roy fut oqyr messe
dedans une chappelle dudict Sainct
enréglÎM de Samct Laurens , qui est
G R A G R ▲ 7o5
: domme et cathedralle eglize Jheriualem comme la pi as honnora-
es , où fut par les chanoynes ble partye des troys 9 et pour mona»
rès la messe monstre le riche trer de qnoy^ toutes les grandes portes
i smaragdin ; c'est assavoir le de la saincte cyté prindrent et firent
t plat ou quel Nostre Seigner mener à Pize ; lesquelles ancores y
ist mangea avecques ses Ap- sont restuées deux que les Florentins
le jour de sa ceine, et est celuy depuys leur ont toUues et ostées; pour
*on appelle le Sainct Graal, retenir, toutes les forteresses, places,
:elon le dire commun de Gen- chasteaulx leur furent baillez • et la
e que j*en ay yen par lectre , possession de la seigneurie mise entre
)porté pas les Gennevoys en les mains , laquelle ilz gardèrent par
e cent et ung, et fut priz en la force contre le Souldan longue espace
cyté de Jherusalem en la ma- de temps et d'icelle jouyrent paisi-*
le vous orrez en Tan susdict blement ce que leur fut , et eust
at et ung. Les Pizans qui lors esté à jamais ung tiltre d*honnorable
: comme Roys en mer avec- louange si les meschans maleureux ne
\ y enissyans et Genneroys , l'eussent par leur avarice vendue aux
»utre-mer à tout grand navi- infidelles , ce qu*ilz firent ; donc com-
presse armée et conquesterent myrent crime tant dampnable que
Furcz et sur le Souldan plu- poar ce forfaict furent forclux de toute
islles , isles et cbastéaulx , et grAce de bien faire, et de toute cure
itres prindrent Antiocbe et de profficter en vertus tant que onc-
iero, et occirent tous les infi- ques seigneurie , mais sont toujours
li là rencontrèrent où gaigne- venus en deschéent de bon loz et
lesses innumérables et incom- d*eureuse prospérit^or après qu'ilz
. trésors. eurent ainsi choisi e^ris , les Venis-
\ celle prise de Jherusalem , siains suyvirent, et come convoiteulx
i fut entre les conquerans du de denaré , embourcerent Tor et Tar-
appoincté entre eulx pour ce gent , et prindrent pierres précieuses ,
estoyent troys contendans , vaisselle , joyaulx , draps d*or et de
troys partyes seroit divisé ; soye et de laine, et en somme tout ce
avoir, la seigneurie et dom- de vallenr que emporter peurent ;
>ur une, les trésors^ meubles restue seullement le sainct vaisseau
ises pour Tautre , et le pre- lequel demeura pour le partaige des
atd*esmeraudepour le tiers; G<ninevoys qui dedans leur ville de
!S choses furent ainsi divisées Gennes af^rterent , qui ores y est
es. £t pour ce que les Pizans comme je say pour Tavoir véu ainsi
estoyent les plus forts et avan- que cy-après racompteray .
les troys bendes , et ausi que _. . . , .> . ^
' . . 'Il' *r*.j • . Description au àamct Graal fie
lent travaille et faict de mises ^ ^
iictes conquestes, fut accordé ennes,
Ix que iceulx Pizans auroient Celuy très-precieulx vaisseau dont
des partyes, et que premiers j*ay parlé par avant , est une esme-
entlamainaubutin,lesquelz raulde faicte et entaillée en manière
'oir sur ce advisé , prindrent d*ang grant plat en largeur de deux
Ix la terre et seigneurie de palmes que nous Françoys appelions
j^oG G R A
espans de si irès-reluyftant lustre et
tant verde couikur que toute autre
esmeranlde auprès d'elle est obscur-
cy c , effacée , et de nulle monstre sans
vertus , et contient en ront au-dessus
du plus large six palmes en quadra-
ture; au fons dudict plat est ung
autre petit ront faict au compas sçe-
Ion la porpodon de sa grandeur et
dès le bort de celui rondeau uicqnes
au liault du plat , sont six quaréures
faictes à la ligne , et pour soustenir
celuy plat, au-dessouliz sont deux
ances de mesme pierre , larges assez
pour là passer la main d*ung homme,
ce qui est ung ceuvre merveilleux à
regarder, et faict par artifice tant
sumptueulx quemyeulx semble mira-
culeux que manuel , ansi est- il sçelou
le dire de plusieurs et Tymaginer de
chascun ; car Nostre Seigneur Dieu
au jour de sa ceine come desprovëu
de riche vaisselle pour menger Faî-
gneau pascal, et voulant aux humains
son pouvoir <^in magnifier , fist mi-
raculeusement de terre ville celle
précieuse pierre. O bon alquemiste
oncques n'en fut ne ne sera de tel ,
ores ont les Gennevoys ce precienlx
joyau que plus chier tiennent que
tout l'br du monde , et de vray, c'est
bien ung trésor d'incomparable ri-
chesse et d'inestimable préciosité, le-
quel est dedans le sacraire du grant
domme de Sainct Laurent de Gennes
soigneusement gardé. Cromques de
Loys XII y par Jehan (fAuttm, an-
née i5o2,/b/. III d lia, /t^97or.
Les passages cités par Borel ne
prouvent pas moins que c'étoit un
vase , un vaisseau , et que lorsqu'on
a écrit sangréal ou samgnuU, on a
voulu désigner le vase de Joseph
d'Arimathie , et non pas, comme il le
dit , le sang royal de J. G. Borel n'a
douté que parce qu'il ne les a pas en*
GR A
tendus , et cependant les passages ci-
tés par lui sont très-clairs :
Sënëfioît que II gréaus ,
Qui Unt est beaux et prcelcax ,
Que le saint sang giorifeux ,
D« Roy des Rois j fa reccos.
Roman de Percepal ciiê par Bord.
Un Gréai trcstont descouvert.
Xt plis apporta un gréi
Tout plein da lyerrea precicoses.
Même SoMuau
Et por ce Tappelon nos graml ^lï'SL. ^m
as prodes homes. En cest vestel gîst le sasf
de Jestts-Christ. Roman de MtrSm.
Ce qui signifie : et nous appelons ce
vaisseau , ce vase , parce qu'il pisit
ainsi aux gens sensés , le Saini Grad
parce qu'U renferme le sang de J. C
L'autre passage n'est pas moins clair:
Et fis dîstrent , et porrons dire du tomI
qne nos Tétaies ; et eoaiaa le daneroa b«
qui tant nos grée , cil ^ ly roadront ciswr,
ne mètre non à nos esciens , le cUmerut le
mal qai tant agrée: et quant cil Toynit.k
olent,bien doit avoir nonciatreaséaux^nacr.
Ce qui ne veut dire autre chose, si-
non qu'il leur plait de nommer a
vase , ce vaisseau , Saint Graal («âne-
toin craierram ) j et cela parce qu'il
renfermoit le sang de J. C. , que a
vase , ce graal leur plait beaucoup,
et qu'il mérite d'être nommé saint
Rabelais, qui se moquent de tout,
parle de cette prétendue relique dans
son V* livre, chap. lo.
Li (en Tisle de Cassade) auaaîi
Mog iasque de saqg gréai choaa dîvîM d
peu de gens oooone.
Le Ducfaat a donné dans les méoMS
idées et les mêmes doutes que Boitl.
qu'il cite , et ce qu'il y a de certaia,
c'est qu'aucun des manuscrits (bon
les Chroniques de Louis zii) n'a dit
de quelle matière étoit le Séèini GrmaL
QKAAjKTZ^^gnuutntcr : Fromettre,
Glt A
accorder, a^éer, satisfoire. Voyez
Craanter.
Graats , graauts : Agréable, gra-
cieux, satisfaisaot.
Grabatâike : Malade alité.
Grab^au : Choix , examen.
Grabeleur : Qui choisit , qui exa-
mine.
Grabeller , grabuger : Discuter,
éplucher, choisir; disputer, brouiller.
Grabéughx , grabéuge , grabouU :
Différend , bruit , querelle.
Grâce , gratuité : Reconnoissanee ,
gré , volonté , faveur , pitié. Avoir en
grâce : Accorder ses bonnes grâces ,
aimer, protéger \gratia ; en bas Bret.
graec. Grâces îles Lombards : Jeu de
dés.
Gracelxtts : Diminutif de grâce.
Rose merreill«tt«
£|WB ta dooceor
Poar me reinlre teur
De u gracehi^,
Poésies de Loys ie Ciuvn,fol, 63, f^,
O^kciJLiXygracxejCf grassiex:ï}ouXf
lionnéte , gracieux ; gratiosus.
Gracier , grasseler : Gratifier ,
obliger , rendre service , faire grâce ;
remercia, rendre grâces ; graùtare.
Gracilité : Fréle, grêle , maigre;
gracilis; msklgreur^ gradiitas,
Grael : Graduel , livre d'église.
Graer , gréer : Agréer , gratifier,
remercier; graiitare,
GtiAwwiJx^K^gri^gner, graphiner^
gfjffigner : Egratigner ; de graphium,
Graffinurs : Jhlgratignure.
Graffiok , grc/ion : Sorte de ce-
rise qui ressemble au bigarreau.
Graffon : Croc , pointe , crochet.
GRAFiERE:Bnrin,stylet;^rapAt«m.
Graice : Grâce, faveur; gratia,
Per la graice de Deu: Par la grâce de
Dieu.
Graier , grajrer, gntjrer , verdier:
Propriétaire d'une partie d'nn bois,
GR A
'O^
garde* forêt ; de vfridia ; d*où graie^
rie, grairie, propriété d'une partie
de bois.
Graione : Graine , sorte d'épice-
rie; granum,
Graion rur , graindier, graimlre,
graingneur, gregneur, grcgnor, gréi^
gner, gréigneur, gréignor, gréignour,
greindre , grennor , grénour , gréy^
gneur^ gréjrnur, griener, grignéour,
grignor , grinieur, grinour, groignet :
Plus grand ; grandior; ces mots plus
communément se prennent, non dans
une idée de grandeur , mais dans une
de convenance , de mérite , de prix.
Et «e \i ûtf etcliéoit en celé année que 11
fief est de graigneur valeur, et H ne seroît pas
réson qoe li Sire empotUst chelle année.
Coutume de BeoBvoiais^ chap, a;.
Qui autel vie avoir porrolt , •
De aeilku' Uen ae a4^erroit«
Qtt*il n*est nul grOgmor Paradis
Qu^avpir amie à «un devis.
** Roman de Im Rote, 'vers 1S07.
Lores m*en prist si grant envie
Que ne lassasse por Pavie,
Jfe por Paris que ^e n*alasse
Là où ge ri la griignor masse.
* Ihid. n>ers 1699.
Grant sens est d^amis faire, et gréigmeur du
gwrder.
Mes pou ea fait et farde qui les Toclt «»-
charder.
Test, de Jehan de Meimg, iters 817.
Gbail : Grille; de çrutiada.
Graile , graele , graille, gtaisle, .
gréU, greilie, grelle, gresle , grislc :
Mince, menu , délié ; on donna ce
nom à un instrument de musique
dont le son étoit fort aigu ; gracÙis,
à Tablatif gracile; en Lang. grailé,
hautbois.
Il n*ot plus belc Caofie el moadt ;
Briefment el îu jonete et hloade ,
Sade , plaisant , aperte et cointe,
Grasacte et gresU, gente et jointe.
' Rometn de la Rose, vers 10x9.
Graille : La corneille noire , le
pcai ; de graculus.
7oS GR A
Graillee : Crier comme la cor-
neille , comme le corbeau ; caqueter
comme une poule ; gracillare; et gril-
ler, rôtir ; de craticula.
Toutes les fols qae le Roy tortoit de ton
logis, trois corbeaux se Tenoient présenter
devant lui , lesquels voletoient à Tentour de
lui , graillant et croaissant de telle sorte , que
le pauvre Prince avoit la teste rompue.
Roman d'Enutus.
Grain : Morceau , fragment.
Grainoier : Accroître , augmen-
ter ; grandire.
Graindre : Plus âgé.
Graine : Mal de tête appelé corn*
munémeut migraine ; la cochenille ,
teinture d*écarlate ; de granum.
Grainer , egretniller , gramer <,
greiner, gremer, gremiUery gremir,
grenef, grenier : Prendre la meilleure
pâture des bois , ramasser le grain ,
égrainer, récolter ; de granum ; et au
£guré , écraser, mettre en pièces , ré-
duire en poudre.
Gr AI n GE , grainccy grance: Grange ,
ainsi nommée des grains qu*on y ser-
re ; de granea,
Grainjette : Petite grange.
Grairie : Droit que le roi exerçoit
sur les bois particuliers, afin d*empé-
cher que les propriétaires ne les fissent
entièretnent abattre.
Graisle : Menu , délicat , fluet ;
gracilis*
Graisler : Cuire » rôtir , griller ;
de craticula.
Grais-temps : Jour gras , le car-
naval.
Grajal : Auge , baquet ; grajalet ,
petite auge , petit baquet.
Grajhëlants : Ralliant , plaisan-
tant ; garriens.
Grajhjêlar : Railler, plaisanter, se
moquer , badiner ; ganire.
Graloier : Jouer de Tinstrument
nommé graile. Voyez ce mot.
GR A
Gramazi : Écrivain, greffier.
Grambile : Bière , boisson*
Grame: L*herbe appelée chiendent;
gramen,
Gramenter , garmenter, gronder,
gramir , gramoier , gmmojrer : S*
plaindre , se lamenter , se cbagrioer.
être mécontent.
Quant tant ai eu chant , si me font refroi£er,
Lora me font en celé ère rerser et trebndiier,
Si me corient trambler et la color cliangirr;
Cil «ont de moi méiamea qui me font^rooMirr.
Cil PrOTOt ett mon caer qui maine tel teapitr
Mi dui œil «ont li autre qui font le destoi^ier.
Fabliau de Gautier itAupais, n^ 7118.
Grammeht , grandimeni , gnuo-
ment , graumerU : Grandement , am-
plement , beaucoup ; grandiur,
Grams , gredms : Fàcbé, en colère^
abattu , affligé , chagrin , triste.
Et quant il Ta 01 , a*en fa graims * et irîn
Du liufi qu*ot de Caudace en a vers cosaïa-
ciez.
Bien fçz et bien rimex , bien dis et bien ditio,
Encor sera don Conte Henri moult biea loin.
La Vengeance ttj^tejcandre , par hkm
li Nivelons,
* Aliàa grams.
Grange , granche : Grange , en-
droit où Ton serre les grains aTint
qu'ils soient dégagés de le«r paille;
de granum.
Une famé de la NueTe-Ville en Hex dist à n
Bourjois en semblant d*eatre conrroncée ci
preaence de bonne gent , roua me tolcs u
terre , et mettes en Toatre granche che qae
je deuase aroir et roua n'en jorrex jâ , car j«
Toua enroieray en vostre granche lea roo^
carpentiers. Ne demeura paa demi-an que b
feu fu bouté en chete granche , et ne teot nu
qui Vj bouu, maia la presontion qui estoiî
contre la famé par les manecbea deaans dites,
ele fu prise , et li demanda Ten du fet, ele ait
le fet et lea maneches et quant lea mancdie«
furent provées, elle fu jngiée à ardoir, et ù
fu arse , et par chelui jugement puet-on ta-
Cendre le péril qu*eat en manecliler.
Coutume de Beeutvoisis , chap, 6, p. 307.
Granche (jeu de la) : Sorte de jes
de dés , pour jeu de U chance.
GR a:
GrA5cax5ELle : Nom d'une an-
tienne de rOffice de la Nadvité de la
Sainte Vierge.
Grand-coup : Beaucoup.
Grande-sglise : Cathédrale.
G^kiHDtscE^grandesse: Grandeur,
arrogance , énormité ; granditas.
Par la grandesce del pardon, paet apar-
zoWre la grandesce de la Tenjance.
Sermons de S. Bernard, foL 198.
Ge A N Di E R , graindier : Augmenter,
grandir , croître ; grandire.
Grands - jours : Grands plaids.
yojrez Plaids.
Granequin , cranequin : Sorte
cl*arbalète.
Granes : Élevures, Tessies , boules
d*eau qui viennent sur la peau ; de
granum,
Granoéage : Droit sur les granges.
Grange RIE , grangéage : Ferme ,
métairie. Grange d'ainelz , étable
d*agneaux. Voyez Grange.
Grangier : Métayer, fermier.
Granier (le fust) : La trémie d'un
moulin.
Graniiant : Long-temps, selon
D. Carpentier.
Granmeht : Beaucoup. Foyez
Gramment.
Grans , grarUy granz , grauni :
Grand , ample , vaste ; grandis,
Grans fa la noÎM et la cri^ ,
Nos hom 11*1 pooit autre entendre.
Parole oîr ne raison rendre.
Roman du Hou , foL a3o, V\
Gransoner : Murmurer, gronder.
Voyez Groger.
Grant : Gré , volonté, désir. Foy,
Créant.
Grant : Grandeur ; graruUtas,
Granter. Foyez Créanter.
Grantey : Paiement de ce c[u'on
a eu à crédit. Foyez ÇiiiAiici.
G R A 709
* Grahtoe : Donateur.
Grant-pieça : Long- temps aupa*
ravant. •
Grants : Dons, cessions de bien.
Grant-sire : Beau-pèae.
Grant-terre (seigneur des cbetifs
ou de la) : Chef d'une société de
jeunes gens appelés les ckettfs ; de
captivare,
Granue : Croc, crochet.
Granuler : Verser, répandre petit
à petit dans de l'eau froide , un métal
en fusion ; et égrainer ; de granum.
Graou, gravas, gravo : Gravier,
sable ; port , rade , baie ; de gradus,
Grap , grape , grapin : Outil d'ar-
tisan ; partie d'une lance.
Grape R : Cueillir.
Et dei etpis dei Mes frotoient ,
Et de« rottini et chan» grapoient,
* Roman de la Rose, 'vers 8565.
Grapeteur , grappeteux : Grap-
pilleur.
Grapher : Grever , surcharger ;
gravure.
Graphie R : Greffier, écrivain.
Graphigner : Se gratter, égrati-
gner, jouer de la main; faire des
tours de filoux , prendre par force ,
voler , enlever ; de graphium ; de
l'Hébreu garaph , suivant Borel.
n ( Gargantua ) lenr mordoît lea aareîUet
(aux chiens), îU lui graphimoient le net, il
leur «ouffloit au cul , Uz liiy letchoient les ba-
digoince». Rai^iais, liv, i^chap, ii.
Grapier : Ce qui reste du froment
après qu'il a été vanné et nettoyé.
Grapis, grapoisy grapris : Sorte
de poisson de mer.
Grappe : Ulcère qui commence à
sécher, qui est en croûte.
Grappbr : Grappiller, vendanger,
cueillir le raisin.
Grappe UR , grappeteur : Grappil-
leur, vendangeur.
3
710 GRA
GftAmux : Gros vlUiii , sale , dé-
goûtaoL
GaAED, Guerard : Gérai^f i^i^
d*homine.
Gaaaik ^ Certain droit qu'on a
dans le» bois d*on autre.
GftASAL : Jatte , sorte de plat.
GaASELKR , grasier, grasseler, gra-
tier : Faire grâce , pardonner, faire
accueil , caresser ; remercier, rendre
grâce ; gratias agcre. Voy. Geacike.
Dont a prî!! congié à ITmper^rîf , et de
grasie moitlt dcl bonnoar qu'il lui avoit faite.
yiûe-Bardouùt,
Gbâset : Huile , graisse.
Gr As-Houc , grasbouc : Veau gras ;
r.Vtoit aussi le cri des bouchers de
Paris.
GaAS-HVMi : Bouillon.
Mais li Tilaîn» por garison ,
Aroitle koir prise poiion: (breorage)
Taiit ot mcagté bon baef ans aas ,
Kt doo gr<u-humé qui fu cbans.
Que la paoce ne fu pas mole ,
Alna li tend com corde à cleole.
Fabliau du Pet au Filam,
Gr iss^ A T , grassai : Baquet de bois.
Gras sKRUKrvr : Gros jurement.
Grat : Goût , gré , fimtaisie ;
gratunim
Grat (de) : Gratoîtement; gratis,
Gratkine 7 Souricière, ^tière.
Geatieusee : Faire accueil, bien
recevoir, caresser. Foyez Geaciee.
Geatisse , graeuùe, gratuisseur :
Bourre , espèce de mauvaise laine.
Geatue , gratuse : Poinçon , r&pe ,
ustensile de cuisine ; de gmphùun,
Geatuit : Ce qui concerne Tesprit
ou l'ame ; de gratuitus,
Geatuitk : Don , présent.
Geatuese. Voyez Geatisse.
Geatusee : Râper, gratter; de
radere.
Geauce : La corneille noire ; gar^
rula. Voyez Ge aille.
G&E
GEATMEvr. Voyez Gi
GEAUJiTEa , graaitier , gréamia' :
Donner, permettre , eéder, accorder,
promettre, s'engager, destiner; de
crtiiere. Voyez Ceéavtee.
GEATACE,gf»pr/, graveUe : Sable,
gravier; gravarûun, gravella.
Le peuple d'Israël estoît uusaî graad mm*
brc,coauBede^n»ie/r de mer.
BiNe
Je benrstrai à toi , et ai moltiplierai ta le-
0CBce alsî con les eutoiles du cid et abi tam
b grat^ek qui cit eu la riw de la aer.
Moraies de S.Cngoirt,
Geave : Lieu situé sur le bord des
rivières on il y a du sable; deglûm,
selon Barbazan.
Geatelot, gapreioi : Javelot.
Geateluee : Dlsconrs libre, dé»-
bonnéte.
Geavfeeux : Celui qui lève la
impôts, percepteur.
' Geaveeie : Charge, fardeau, ser-
vice , corvée ; grafitas,
Geave u, grave : Officier coBuaifr
dant les troupes d'un seigneur; pro-
posé aux corvées ; de gravis ; en bas.
lat. grasdo. La qualité de grave étoit
moindre que celle de Comte; les gra-
ves formoient une juridiction , et
leurs terres étoient titrées.
Geavkuee : Fente, crevasse, ou-
verture; gravitas.
Gravuxk : Tridenne, tiretaine,et
autres étoffes de laine grosaières.
Grat : Gros , gras ; crassus.
, Geatee : Garde des eaux , des
étangs d'un seigneur.
Geazal r Jatte , sorte de plat*
Gëlè , grés : Degré , marche d'es-
calier ; grès ; gradus; en anc. Prov.
gra, graza.
Geé , grée : Vouloir , volonté,
grâce , récompense ; graium. Rendre
gré, remercier, savoir gré, rendre
grâce ; /aire gré, payer , satisfaire à
6 a B GRE 711
ee que Ton doit » s'accorder dans une Ga^sm : Agréer. Voyez GmAsm.
chose litigieuse. Gabfb, gr^e , gr^ez^ grerf^ 9
Gee , Grégéisy Grégeois , Grégois, gre^ur, grtrfix : Sorte de stylet on
Grès , Grcii : Grec , né en Grèce ; poinçon dont les anciens se serroient
Grœcus. Voyez Geku. pour écrire ; alêne , petit couteau ,
Ger : lia Grèce; Grœcia. espèce d'outil pour greffer et enter
Gré AGE : Droit sur la coupe et sur les arbres ; graphtum ; en bas Bret.
les ouvrages de bois ; en basse lat. gre/f.
greaglum. A la parfin , conme ledit Jehan et Margne-
Gai&AlfTEB : Promettre^ s'engager; ritte Tcoisseiit audit tomliel en teaieme jonr «
credere; et non pas remercier, Comme «î '«'>"' '**•» î«*i* ^^"^ ?"fî**^?"v ^
1 , . ' , ^ riere sont le» atsêettet , il ni»t la bottche de
Je dit Borei. > Teafant sut le tombel , et U pueele cria «ftfi
GeÉAKTISE : Promesse , éilgage- comète ele fott pointe d^one grmjje.
ment , assurance. Miracles de S. Loms, ckap. 6.
Grecanisee , greciser : Mêler dans Geeffatte : Noix anguleuse qui est
ses écrits des mots tirés du Grec , en fort petite , et dont la coque est ex-
hérlsser la langue Françoise , comme trémement dure,
le faisoicnt Ronsard, Baïf, Rabelais, Geefpeeib : Office, cbargo àe
et autres auteurs du xyi* siècle ; greffier.
grœcarL Geefts : Grief; gravis,
Gr^e : Vieille. Geefvemeht : Grièyement ; gra^
Geeel : Graduel,* livre d'église; viter,
grciduale , de gradion Borel dit , Greftes : Le gras des jambes,
d'après Ménage, que les graduels Gbbftbs , ^mVe^ graiveire, gre^
sont certains pseaumes dits à^gradt" fttes,greve,grevetie,greviere:him\at
bus, parce qu'ils vont en montant de de jambes.
ton. Si c'étoit par cette raison que O^totit^ Grégeois y Grégois :Grte^
les pseaumes sont ainsi nommés , il' qui est de la Grèce ; Grœcusm Voyez
f audroit toujours monter, ou hausser Gb é u .
le ton en les chantant ; et par ce Gbboibb : Faire tort , fndomma-
moyen, il y a tels pseaumes où il fau- ger, blesser, incommoder, tourmen-
droit monter quelques centaines de ter, fatiguer, grtreri gravare.
gammes ou octaves; d'ailleurs, en les Geboubs, greguesques : Hautnile-
chantant , ne descend-on pas aussi chausses , eulottes dites à la grecque,
bien comme on monte ? Ces pseaumes Barbazan croit que ce mot vient de
graduels ont été ainsi appelés parce braies, bragues; en Latin braceœ, le
qu'on les chantoit en mardiant ^ en b changé en g; parce que pour fiaire
faisant la procession , et ils viennent sortir quelqu'un d'un endnnt , <m lui
de gradior, gradi. Le graduel àtW ^aaii^ tire êesbragues,tùre tes greguesm
messe , qui se chante entre Tépltre Gebi ambit : Aigreur^clîoM d'irrî^
et l'évangile , est ainsi nommé à gror ter ; acrimonia,
dibus , parce qu'il se chantoit ancien- Geeicn ailie : Toute espace de
nement dans le Jubé , et qu'il falloit graine ; de granmn.
monter pour le chanter. Voyez le Ga^toii eue , gréi^ifor, gréignour:
Traité historiique du Chant ecclésiai- Plus grand , plus considérable ; gran-
tique, par l'abbé Lebenf. dior. Voyez Gbuobbub.
4
7iâ GR£
GÊEiL , gresile : Grille, gril; cra-
ttctila; ponssc, rejeton d*un arbre;
jatte , sorte de plat, f^ojrez Graili.
Greille , gresle : Instrument qai
rend un son aigu. GreUoier : Sonner
de cet instrument,
Greillets : Boucles d*oreilles ,
boutons, sonnettes.
Gkeillon. Voyez Greil.
Grein : Fâché , affligé.
Greinder : Grandir, élever, de-
Tenir plus considérable ; grandire»
Gre INDRE : Plus grand , très-
grand ; aîné , plus âgé ; grandior.
Et diU la grtindrt al maÊndre ; DOttre piere
est vieux , et nulai des bien n*est en terre re-
mis qae nous puissent entrer , just la manere
de tute terre : enjTrons li de rin , et od li
dorméons , que nous poussoms garder semail
de nostre pivr*?.
Bible, Genève, ckap. 19, vers. 3i.
DixUque major ad minorent : pater noster
senex est, et nullus -virorum remansit in terra
fiti possit ingredi ad nos juxtà morem uni-
virsœ terrœ : 'veni, inebriemus eum vino, dor-
ihiamusque cum eo, ut servare possimus ex
Dotre nostro semen,
Greindres de nessauhge : Nota-
bles , principaux du peuple.
Marchent les greindres de nessaunce et les
juges del lian de la caroigne , les espaces des
citez qui suot par cnriron.
Bible , Deutéronome , ckap, ai , vers. 2.
Egredientur majores natu , etjudices tui, et
menentur à loco cadaveris singularum per
circuitum spatia civitatum.
Gr^ingneur. Voyez Griêigneur.
Greins : Grandement ; grandiier,
Gréis : Gré, volonté, plaisir; ^tf-
tum ; il s'est dit aussi pour cresselle.
Grel : fiourgeon , rejeton ; de
gracilis.
GaiLE , greîius : Menu , mince ,
délié , délicat ; gracilis.
Grêlé de pierreries : Parsemé
de pierres précieuses; granulatus.
Grenaille. Voyez Gaexgnaillb.
GRE
Grenét : Grenat, pierre prédeaie.
Grenete , grenette : Mardié au
grains ; de granum.
Grbnetiea : Offider, commb da
grenier à sel.
Grenier : Glandée , saison des
glands, par corruption de grananum;
il s'est dit aussi pour, banne , 'pièce
de grosse toile.
Grenon , gemon , ghemon , guer-
non : Poil de la barbe, moustache;
en bas. lat. granus , greno.
Et la mesenge a empotngnié
Plaîn son poing de moase et de foîUc ;
N*a talent que besier le Tollle ,
Les grenons H commence à terdre.
Roman du Renard, fit 71.
Droitement en enfer entra ,
Moolt estoit bien appareUlex ,
Barbe ot noire , grenons trechicz ,
En enfer entre tôt secrez.
* FtdUiau de S. Pierre et du Jougfêor.
Grepe : Crèche; mangeoire, n-
telier.
Grès : Degré, marche d'escalier;
pas , allure , démarche ; gressus, gra-
dus. L'église de S. Etienne-des-Grà
ne fut nommée ainsi , que parce
qu'elle étoit élevée anciennement de
plusieurs degrés; elle est désignée
dans les anciens titres Latins, par
Sanctus Stephanus à Gressibus.
Grésillons : Menottes , liens, at-
taches , fers que l'on met aux mains
des criminels.
Henry de Malhetet fut mené par le bonr-
rean, Us grésillons es mains et lea fers es pieds.
Mémoires de Peuis, an i344.
Gresle : Trompette ou cor dont
le son étoit fort aigu , et dont on se
sçrvoit pour annoncer les repas; de
gracUis..
Mi sire Rez a fait sonner
Un gresle pour Tere- donner.
Boman de Perceyed.
Celte coutume de corner l'eau pour
laver les mains, et d'annoncer les
repas avec un instrument , est fort
GRE
ancienne; elle est encore obsenrée
dans les grandes maisons. Nos pères
a voient choisi le cor, parce qu'il étoit
réputé rinstrument noble , et on laia-
soit aux moines et aux vilains, à se
servir de la cloche. Ce n*étoit point,
comme Ta pensé Borel , un yalet qui
présentoit à laver, mais une damoi"
selle. Voyez Geailk.
GaEssE : La Grèce; GrtraV?; graisse,
corps gras ; crassitudo ; et grâce ;
gratia.
BaampUe seit incarne ai eom de tain et de
grtsse.
Comm. sur le Soutier, fol, 117, V^, Ps, 65.
GaxssiH :Toute marchandise grais-
seuse.
Gréu , Gréeux , Grefs , Grégeois,
Greis , Grézeis , Grézéoîs , Grézots,
Grieu, Grieujr^Grie.r , Grifons , Gri-
géois , Grigois , Grijéois , Grijois ,
Griots , Griphon^ Gris , Grisois, Griu,
Grius y Griuu , Griuz : Grec , qui est
né en Grèce; Grœcus.
Gréuge : Perte , dommage ; gra-
vitas,
Gredllon : Instrument à cerner
les noix , à les ouvrir.
Greunier : Grogner; le cri du
pourceau ; de grunnire.
Gréuse : Plainte, aflfliction, mé^
contentement.
Gebyable , grevant, grevens : Fa-
tigant, nuisible; gravis, gravons;
eu anc. Prov. grëu, grëou.
Gardes que tei paroles ne soient gremUes à
autrui
Ti ris sans asprece , ti pas sans noise.
Prov. de SeneAe,/bl. 3ao, F*, col. 1.
Grevain : Lourd, pesant; triste,
affligeant , fâcheux , incommode ;
gravons,
Grevance : Tort , peine , injure ,
chagrin , afflictiou ; gravitas, grova-
tio ; en anc. Prov. grëujhë.
Grkyaz (Saint) : Le mardi gras ^
GRE 7x3
nommé ainsi parce que les gour-
mands mangent à crever.
Grève : Péril , suivant Borel; lieu
plein de sable et pierreux, sur le bord
des rivières ; d*où la Grève, place pu-
blique à Paris.
Grève : Espèce d*arme préserva-
tive. Ducange , au mot greva, dit que
ce sont des bottines de fer, armure
des jambes.
Grève : Cheveux longs et parta-
gés sur le haut de la tète , ligne qui
les sépare.
Quant nous fumes à Poytiers, je t! nn Che-
valier qoi avoit non mon Seignenr Gyeffroy
de Rançon , que pour un |p«nt outrage que lo
Conte de la Marche U aroit fait , si comme l>a
disoît , et avoit juré sur Seins que il ne seroît
jamex roingnez en guise de Cheralier » mèa
porteroit grève , aussi comme les femmes
fesoient jusques à tant qne il se Tcrroit rengié
du Coûte de la Marciie , on par lui ou par au-
trui. Joinville , Histoire de &, Louis,
Grève : Peine , ennui , chagrin*
Voyez Grevahge.
Grever, griever : Chagriner, tour-
menter , inquiéter , courroucer, in-
commoder, affliger, nuire , faire tort,
fatiguer, fâcher; gravure; en bas
Bret. grei*a.
Je prendmy bons eséqntevn
A quy j*ai parfaicte fiance ,
Mes bons amys et serviteurs,
Qui j feront à mon absence
Tant que se jVstoye en presenoe»
Doubte n*ea fail , quant » ce point ,
Aussi greverojreiU lei^ co^pience ,
L'amour au besoing ne fault point.
Dialogue du Mondaim*
Grevette : Bottine, armure det
jambes.
Grevbussbumbht: Avec dommage.
Greveux , greveus , grevous ; au
féminin greveuse, grevouse : De man«
vaise humeur, fâclfeux , désagréable,
lourd , pesant; gravis, gravatus; en
anc. Prov. grèugat, grëujhot,
Grevier : Égout , canal , fosië ,
conduit d'eau.
714 GRI
Gresale : Baquet , jatte.
GaiACB : Droit qu'on a dans les
lK>is d*nn autre.
GaiBouiLLB : Marchand de petits
meubles , qui » suivant Borel , vient
du Grec yfvmwmXtiç ; d*où vient, dit-
il , fariboles , et frivole ; outre que
ces deux mots ne viennent point de
là, gribouille est un mot forgé pour
désigner, un sot , un benêt , un idiot,
un imbécille ; le petit peuple dit en-
core , il fait comme gribouille , il se
cache dans l'eau crainte de la pluie.
Geik , gnecke, gnes, griet, griez:
Fâcheux , incommode , inquiétant ,
grevé , vexé , tourmenté ; gravatus ;
en anc. Prov. griévai; en bas Bret.
griez.
Kn c«le saison méismcs ariat qii« celui rail-
lant homroe Raimont lî Cnens de Toalouse
acoQcha d*aiie maladie griez et perillouse , et
Tost erroit toutes roies et le portoit Tca en
litière. Guiffaume de Tyr^fol 3a , V,
Grieche , grief, grief ve , gricit ,
griesche y griesté, griety grieté : Af-.
fliction , peine , chagiîn , tourment ,
incommodité , charge , redevance ;
pesanteur , accablement ; gravaUo ,
gravitas,
Griément : Dangereusement, griè-
vement , difficilement , péniblement ;
graviter; en anc. Prov. grëoumen ,
grëumën.
Se tu as promis à un nome que tu seras ad-
vocas en se «use , et devant çon tes fiex s'a-
couche malade grieinent^ ce n*est pas contre
Toffice de ta foi, ne contre vérité, f^e tu ne
lais çon qn« tn dois. Brunetto Latini, Uv. 2.
Griesche : Borel explique ce mot
par y grecque ; d'où vient qu'on dit ,
une pie-griesche , et de Vortie-gries-
ehe ; et quelquefois , ajoute-t-il , il
Teut dire sauvage ; de itgria, Borel
s'est évidemment trompé; nos an-
ciens employ oient ce mot comme
substantif et comme adjectif; comme
substantif , il signifie , incommodité,
CRI
désagrément, ennui, chagrin ; charge,
fardeau ; et comme adjectif, incom-
mode, désagréaMe, pénible, en-
nuyeux,déplaisant,onéreux, f&cfaenx.
Rutebeuf a composé deux pièces in-
titulées , l'une , ia Griesche éPesié^ et
l'autre , la Griesche d^yver, dans les-
quelles il décrit les incommodités de
ces deux saisons ; en parlant de la
dernière , il dit :
Mon dit commence trop d'jrer
De poure estoire ,
Ponre sens et ponre mémoire
M*a Diex doné li Rois de gloir*
Et |>oure rente ,
Et froit au cul quant bise Tente,
Si vont mo rient, U vent me vente
£t trop souvent.
Dans celle d'été, il dit qu'il a trop
chaud , et que la poussière l'incom-
mode.
D*anbe espine nous font rosier.
Et d*ortie griesche fenoil.
Gautier de Coinsi, Uv. i , chap. 2,
parlant des Hypocrites.
Ce qui vent dire que l'ortie est désa-
gréable, incommode, parce qu'elle
pique ; on dit xoLe pie-griesche^ parce
que c'est un oiseau dont le jargon eA
désagréable , disgracieux , et ce n &t
pas parce qu'elle est de Grèce; aassi
Ducangc, au mot griescha, l'explique
par onus , gravatio « et il a raison . 1
ce mot venant de gretwire. Monet Ta j
mal défini , quand il dit que griesckt |
signifie, bigarré comme une pie. [
comme une perdrix ; ainsi , suivant
lui , tout ce qui seroit d'une même
couleur et qui seroit bigarré , seroh
gfiesche,
Grisstié : Doflunage , grief.
Grixstxr , gfief^^er, griei-er : In-
commoder, fâcher, nuire , chagriner,
faire tort , accabler , tourmenter .
causer des peines ; grm»are,
Grieté : Fâcherie , pleine d'esprit,
chagrin, diâlcolté.
GRI
Gaibu, grieux : L'auteur du Glos-
saire du Roman de la Rose, explique
grieux par, peine , affliction , et ren~
voie au vers 1236 du Testament de
Jehan de Meung; mais il signifie,
contre le gré , malgré.
Pour ce que jà le monde ett TÎeulx ,
Tînt de «on ciel entre nooe Dieux »
Aussi comme en |mûs de guerre ;
Biais pour ce que fut en grieux ,
Des Sarrazins et des Ebrieux ,
Vint le Saint EsperH en terre ,
Pour la rie përie querre.
Testament de Jehan de Meung^ édition de
Lengiet Dufresnof,
Grifaicnb , grifaine , grifaingne f
griff oigne ^ griffaingne : Cruel , mé-
chant, résolu, intrépide, fier, de mau-
vaise humeur, prêt à jeter les griffes ;
de gryphus; du Grec gryps; en bas.
lat. griffus; en bas Bret. griff»
Mes or soit posé que gel* praingne ,
A Jalosîe la grifcungne ,
Qu« U porrions-nos ore dire ?
* Boman de la Bote , ifert iSiSq.
Gai F AU : Oiseau de proie igrt/alco»
GaiFENT, griffon, grifon : Croc,
pointe , crochet ; gryphus.
GaiFFONiE : Griffonnage, écriture
mal faite.
Griffons , Grifons , Grigéois :
Grec , qui est de la Grèce ; Grœcus,
GaiFFu : Armé de griffes.
J)e ce monstre ^j^^ monstre trois fois testu.
Par Charles nostre Hercule autrefois ahbatu.
Trag. de ia Guisiade^parP, Matthieu.
Gricieue : Lépreux, terme in-
jurieux.
Grigiton , grignette : Croûte gra-
veleuse du pain , les tours et les bords
d*un pain ; d*où gngnoner, grignoier,
couper les bords du pain.
Gn.icoïK'E y Crigore, Grigorie, Grin-
gore : Grégoire , nom propre j Gre^
gorius.
De^posa le Pape Grigorie ,
Ce nos raconte li «store.
GRI 71S
Par oquoîsson le misC en trappe.
Pour çou que Grigore cil Pappe
De son avoir ot acaté
Le don de TApostolité
Trois mile lÎTres de deniers.
Phii.dtùiuk9$,fiiLiJ!ii.
Grigois : La langue Grecque ; Un'
gua Grœca,
Gril : Criquet , grillon; gryllus.
Geile. Voyez Geai le.
Geiletb : Grenouille.
Geimageeie : Grimace.
Geime , grimelin : Grimaud , petit
écolier.
Geivoàlet ; Cheval maigre et aler-
te. Borel dit qu*il n'a point entendu
ce mot dans Percerai.
Geincks : Plus grande ; de gran-
dior; mais dans la citation suivante,
il parott signifier, laide, désagréable.
Bien se feront à pon de boire et de mengier.
Mes qui ne se Tuelt fere honnir ou ledengier.
Ou aroir gringne chiere • riotes ou dangîer,
Joiaus ne belles robes ne leur face estrangier.
* Test, de Jehan de Meung, 'vers x3i3.
C'est ce que Ton appelle encore au-
jourd'hui, une figure alongée.
Geinooeibn : Pour Grégorien.
GaiNooTEE, gringuenoter : Fre-
donner, chanter; au figuré, railler,
se moquer ; de/ringuUire; d'où grin»
gotis y chant , ramage.
J*ai oui chanter
llossignolet
Qui gringotoit
Là bas sur ces espines*
Aneieiu Noels.
Grif , gripe : Vol , rapine ; et la
mMn ; de graphos; petit bateau qui
avoit de la ressemblance avec nos Ini-
gantins actuda ; de gryphus.
Geipee : Rapiner, dérober. •
Gais : Grées.
Geis , grisié, gris : Temps froid et
noirâtre , couleur grise. Petit gris :
Fourrure grise très-estimée ches nos
aïeuxfde dnereus. Barbazan le dérive
7i6 GRO
de varius ; en bas. Ut. griseus , gri^
$€um , grisius , gnsittm.
Gruanche : Nom d*une grosse
pièce de bois , dans le Màcoipois.
GaisARD : Le biseau.
Grises-dames : Religieuses Ber-
siardines.
Grisil : Gréle.
Et Morte» tendi sa main et grisU ceêtertnt,
ne outre ne dégoûta la ploie sur la terre. Pha-
raon adecertei Toiant que la ploie cettast et
le grisil et le thonairet , il enoita pechée en
ton quoer.
Trad. de la Bible, Exode, chap. 9, v, 33.
Mojrses ietendit nuutus ad Donùnum : et
mssaverunt umiirua et grando , nec ultra stU^
lavit plagia super terram, Videtu autem Pha-
rao quhd cess€uset pluvia , et grando , et toni'
trua, auxit peceatum.
Grisletiê , grivelé : Cendré , mar-
queté de gris.
Grisopas : Sorte de pierre pré-
deuse.
Endroit de moi ne birai paa
Que je ne die dou grisopas ;
Sa color samble jns de pors ,
Si estincele come Tort ;
D*Inde rient , monlt eat précieux,
Cil qui le porte e«t graciens.
Le Lapidaire.
Grive : Méchante , mauvaise ;
gravis.
GaivEL^E , grivèlerie : Fraude ,
tromperie faite dans un emploi ou
une commission dont on est chargé ;
gravitas» Griveler : Commettre ce dé-
lit , faire cette faute.
GaivELEUR : Trompeur, celui qui
fraude.
Grobis : Plus grand , plus gi^s ,
une fois plus gros ; important , fier.
Faire le grobis : Faire Timportant ,
sortir de son état.
Grocer , gransoner y grochier ^
groignery groignier, groncer, gron-
cher y gronder y grondeller, grondeUery
grondier, grondillery grondiry gron*
gniery gronsonnéiry gronsonnery grou"
GRO
cety grouchieTy grouciety grouuer:
Gronder, reprocher, réprimander,
murmurer, parier entre st% dents, se
plaindre ; grundire, grunnire ; en bas
Br^. grondai y gromdter, grongnal.
If Oi maistrea noas et rarlets paient ,
Quelque greTance qollx en aient;
Grouckier poerent et groueheroat,
Ja aultre ^tose n*cn aront.
Le seeomd Renard ,/i)l. 116.
Groé : Lien, champ fermé de haies.
Groenet : Fourchette de cuisine.
Groffe : Espèce de lance ou de
dard ancien, suivant Borel.
Grog If ET, groignet : Sorte d^arme
offensive.
Grohan : Nom d'un château à la
porte d'Angers, qu'on prétend avoir
été bâti par César.
Groigner. Voyez GaocEa.
Groignette, groingnette : Sorte
d'étoffe en laine ; collerette , fraise.
Groihg : Cap, promontoire, lan-
gue de terre qui avance dans la mer.
Groingnet : Coup de poing, souf-
flet , gourmade.
Groirie : Bois , foret commune.
Croisse : Grossesse.
Grolée : Certain repas.
Groler , groslery grouiller, groul"
1er y grufler : Remuer, changer de
place.
Groler : Rissoler, griller. *
Grolle , agrailley graille, Voyei
Graule.
Gromeler : Gronder, murmurer,
parler entre ses dents.
Gromet , grometel : Serviteur ,
garçon de marchand ou d'artisan.
Gromette : Gourmette de cheval.
Comme ung cheval doulx à Tcstrille
A qui on met la gromette.
Plaidoyer de CoquiUart.
Gromme : Serviteur, voiturier, on
"^arde des vins.
GR O
GaoK : Giron , suivant Borel ;
gremium,
Geondilham£5s : Faux rapport ,
murmure, complot, chuchotement.
GaoNDiLLEMEifT : Murmure, petit
bruit.
_ •
Gronoiller : Gronder 9 mur-
murer.
GaoNDiNE : Voile , rideau. v
Gronelle (terre) : Marécageuse.
Groncee : Frapper du poing sous
le menton ou sur le vuage.
Geonnet : Propre , bien net.
J*ay réu qa>stoye nûgnoonet ,
Chantant entre les damoisellei , *
Ung corps fectis, sade, gronnet.
Penses qu*aTOje des pins belles.
Coquillart, Monol. du Puys»
Geons : Giron , tablier.
Geonsonéir, gronsoner, grouso"
neir : Murmurer, gronder, se plain-
dre; de grundircy grunnire. Voyez
Geocee.
Challot , Challot , bianlx dois amis ,
Vos estes ci à moi tramis
Des noces mon conzin germain ,
BAais je croi bien, par Saint Germain,
Que vos cuit tell diose doneir,
Queque en doie gronsonéir.
Qui m*a contes pins de cent sous
Se je soie de Dieu assons.
Fabliau de Chariot le Jmf,
Geos : Poids très-léger dont on se
sert pour les matières d*or et d'ar-
gent. Borel dit qu'il valoit la drachme
ou huichau , la huitième partie de
ronce,qui sont trois deniers ou scru-
pules; il ajoute qu'il ne sait si de là
ne viendroit pas un marchand gn^s-
sier, qui vend en détail, et conmie
par gros : il me semble que c'est tout
le contraire, car cette expression de
marchand grossier signifie un mar-
chand en gros , c'est-à-dire , qui ne
détaille point.
Gros : Monnoîe valant six blancs ,
ou deux sols six deniers.
GRO 617
Gros : Largeur ; le produit des
impôts sur une ville.
Gros-bois : Piques , lances.
Grosele de HAYE : Groseilles à
maquereau. GroseUs tremées : Gro-
seilles rouges et blanches qui sont
par troches , par grappes.
Groslée : Repas, festin.
Grossairb : Secrétaire, écrivain
qui met en grosse les actes.
Grossat : Grand baquet.
Grosse : Crosse , bâton crochu.
Grossement : Grossièrement ; et
amplement , selon D. Carpentier.
L*une contrefaict la mignotte ,
L*antre a la manière trop sotte ,
L*une parie trop grassement ,
Et Tantre si est ung peu torte.
Et se besse ung pen en avant.
CoquUlart, Monol. du Pays,
Grosser. Voyez Grocer.
Grotte. Voyez Geaille.
Geoucer , groucher , grouchier,
groucier: Murmurer, gronder, parler
entre ses dents , se plaindre.
Groués (fruicts) : Fruits tombés
ou abattus par le vent.
Grougnaut : Le poisson appelé
goujon.
Grougnois : Sorte de fourrure.
Grouiller : Remuer.
Groules, grottes y groulles : Sa-
vattes, pantouffles.'
Geouliee : Savetier.
Geoumel : L'humeur qui coule du
nez , la morve.
Geoumbt. Vo>yez Geombt.
Geous : Je gronde ; grundio.
Geous , graux y grouz : Gros , gras ;
de crassus ; gros chien de chasse ,
chien , mâtin de la grosse espèce.
Fox est 11 hom qui croit musarde
S*or ariies autant d^aroir ,
Com li Rois de France , por voir,
Se réussies abandoné
▲ une garce, et tout doué,
7i8 G R tJ
S'ele Yoos t^U ■« dttoiu •
Plut TÎl TOUS aurait qn« im ^xmis.
* FMiau de Im HorttpkÙH de sens,
G&oussiN : Petit bled.
Ghousseh 9 grouser, grousoneir ,
groussier : Murmurer, se plaindre.
Voyez Grocek. -
Groussiee : Grossoyer , mellre
au net.
Geoye : Champ fermé de haies.
Geu, grueaUi gf^^h gruez : Grain
de rabin ; espèce d*orge, fruit sau-
vage qui croit dans les forêts, comme
le fatne , le gland , &c. ; grumus ,
grutum,
Geuace , gruerie : Manière d*ex-
ploiter et de Tendre les bois ; droit
sur les forêts; juridiction dans les
eaux et forêts , pour les bois des sei-
gneurs; en basse latinité gruariurn.
Voyez Dau.
Grue : Fraise de veau.
Gruel , greu , gruez : Gruau, fa-
rine d'avoine et de froment ; de gru-
tum* Barbazan récuse cette étymolo-
gie , -et dit que le gruau est du son ,
que le son n'est autre chose que la
croûte du pain, et que par consé-
quent ce mot vient de crustum,
Gruee , pour grever : Mettre un
impôt, surcharger.
Gruier : Sergent , garde forestier.
Borel prétend que ce mot vient de
druide , habitant des forêts ; en bas.
lat. gruarius , gruerius,
Gauia : Crier comme une grue ,
selon Monet.
Gruis : Son, bruit, tapage.
Gruler : Grelotter , trembler de
froid.
Grume : Toutes espèces de grains ;
bois coupé qui a encore son écorce ;
grumus.
Grumel : Pelote , peloton ; gru^
mulus.
GU A
Grvmeler : Gronder, monniirrr,
disputer. Voyez Grogkr.
Et cil qui Toît M femme aler
Kn lieu de gibier à Tescart ,
A-Û cause St grwmder.
Frapper , on lui douaer sa part.
Cofudlart, DroUz Jipuwaealr.
Grcmer : Mastiquer avec lesdentt,
mâcher vite , comme dans la crainte
d'être apperçu.
OROMIGELET : Petit peloton.
Grun : Grain; granum.
Grupee : Part , portion , prodnit.
Grupkr : Accrocher, saisir, em-
poigner.
Grus : Femme débauchée ; bruit,
son.
Grust : Espèce d*orge propre à
faire la bière.
Gruter : Garde ou sergent d'une
forêt , celui qui juge en première
instance les délits commis dans les
bois et dans les rivières. Seigmew
gruyer: Seigneur qui a certains droits
sur les bob de ses vassaux. Voyn
Gruier.
Grtache : Certain jeu de dés.
GuAAiifoirE : Émolument , rcveou.
GuACER : Prendre des gages par
sentence de juge.
GuAGEURE : Gageure.
GuACoiir : Cochon de lait.
GuAiOE : Fente , brèche près h
bonde d'un étang, par où l'eau se
-décharge.
GvAiGE , guaigiere : Gage, sûreté,
caution , nantissement.
GuAiNE : Étui, fourreau ; vagina;
en bas Bret. gwcdn.
GuALiE , gaUe : Sorte de vaisseao.
GuALiNE, gciine : Poule; galUna.
GuANivsT : Canif, petit coutaau.
GuARAGiioK : Cheval entier, éta-
lon , suivant Borel. et D. Carpenlier-
GuARDER , warder : Regarder, se
garder, s'observer, préserver, conscr-
G U B GUE 719
Ter, avoir U garde de quelque cbose; Go^cHii : Qui est louche,
en bas. la t. wardare. Barbazan dérive Gukdb, guedelle, guesde, waisde :
ces mots de vidert et de curare. Pastel , heribe moulue et réduite en
Deeedit.S«k>a>o.u,detot<gmira«.^arA pâte, ensuite pulvérisée pour la teiu-
ton caer, car de lui eUt U rie» dnnkes digne ture des lames. Fojre% GaisTS.
chose eu ke nos à U nmitsence dele inteucion GuiD»a : Saouler, remplir, faire
mimée ae droites choses semblent. est encore usité dans le menu peuple;
Morales de S. Grégoif^fid, 4. Barbazau le dérive de guttur.
GuAREE : Empêcher, mettre oppo- Gcedousi-b : Bouteille à deux coU
^(^QQ^ et à deux fins , au moyen d'une sépa-
GuÂaia : Garantir, avoir soin, ration en dedans , Tune pour l'huile ,
faire le guet ; curare ; en basse lat. «^ V^rïXrt pour le vinaigre.
garire;entLnc,lProy.gachar,gachiar, GoEraBDOiiKa : Récompenser.
GuABiTE : Guérite , retraite prati- f^ojrez Guebdoneb.
quée dans Tépaisseur des murs des GvEiLLEh:QuiSïe$,/tudegueilles:
endroits fortifiés , pour se mettre à Jeu de quilles,
couvert des poursuites de l'ennemi; Guelb , gueule : Couleur pur-
curado; en bas. \AX.garUa; en anc. purine, couleur rouge, ainsi nom-
Vrov. gachtdo, gachil, gaita. j^ée de la gueule des animaux; de
GuABBisoM : Provision, tout ce ^ir/b; ce mot s'est conservé dans l'art
qui est nécessaire. héraldique.
GuABSACHE : Bail à moitié des Guelinb : Poule ; ^Zr'/m.
fruits. GuEMERTEB, quémander, quemen*
GuASTÉiB : Ravager, détruire, dé- ter : Se plaindre , gémir. Foy. Gobb-
vaster, ruiner; de vastare; étendre, mbndeb.
rendre vaste. Gdebabt : Denier blane à l'écu ,
GuATTB , guaHB : Jatte de bois , ,orte de monnoie. '
seau , baquet ; gahata. Gubm aux : Gueux ; ce mot , dit
GuATABLE, guéabU : Ruuseau , Borel, a été fait de Aeux , queute,
rivière quon peut pasMt à gué ; coquui , par la raison que les gueux
ifodosus, suivent ordinairement la cuisine.
GuAYEB, gayer, guéer, gueyer, Guehche, guancAe : Détour,
guyer: Passer un ruisseau ou v^^ finesse, subtUité, penchement ; action
rivière sans bateau et sans nager; d'éviter, inclinaison.
vadare; en bas. lat. guadare^
GUATEB : Chandelle ou flambeau ^ àamp— De« ▼ivent. nient dm lut.
de cire ^* ^^ *"** *"* "** Tirréient un jur j
' MoÛ ptr dénssent amer itel Sei((nar,
GuATM : L automne, saison où Maiseb U funt la^MncAtf alchief del tur.
Ton cueille les fruits. Foy. Gaaiho. Roman des Homans, sirophe aa5.
GUBEBNATEUR,J?lf^/7Ulléor:GoU< ^ ,. ..
^^^^^^. ^,,3^^m\!L^ GuBHCHEB , gaucfuT , guencfur ^
vcmeur; guaernator, ^ r. j^ i* n «
^„ giêenar : Pencher, décliner, aller de
Saint Esperit consoUtenr .., baiiaer incliner tomber a^
Nostre Trai ^SemoMttr, V » "■"**'^» inciiuer, tomoer, se
Grâces te rendons. détourner, esquiver, tourner, éviter
M^tère des Jetés des Jp^itrts. OU coup; et non pas, aller droit ,
720 GUE
comme le disent Vigenère et Borel.
Lt Preitre Uere U nuçoc ,
Et Ysengrin Ta bien rêne ;
En la teste le Tolt ferir.
Et Ysengrin fot bien guenchir,
A celé fois nel* toucha mie.
Roman du Renard, foi. 'jo, F*",
Li lierres qni les chiens douta ,
Moult durement se desrouta,
Asseiz foi et longuement ,
Et cil le chaça durement;
Asseiz corut, asseiz ala,
Asseiz guenchi et ça et la ,
Mais en la fin tos di-je bien ,
Qu*à force le prirent li chien.
FabL de Chariot le Juif.
GuEircHis , gauchis : Tourné de
côté.
Quenelle : Banderole.
GuENELON : Parjure , traître insi«
gne. Voyez Ganelon.
GuEiiiPE : Femme mal- propre,
mal yétue, femme de la lie du peuple.
GuENivET : Canif, petit couteau.
GuENocHE , guenuche : Sorcière ,
enchanteresse.
GuEPiLLoif : Goupillon; goupil^
Ion, suivant M. de Sainte-Palaye ,
est composé de goutte et de piller, ou
depigliarc, prendre , ou de pellere,
parce qu*il sert à prendre les gouttes
d'eau pour les disperser sur le peu-
ple. Goutte , dit-Û , se tronque en
gou , ce qui est ordinaire aux com-
posés dans toutes les langues oiî le
simple s*abrège ; comme printemps ,
premier temps ou saison ; Mont-
martre, mont des Martyrs. Foj-ez
Goupil.
GuEEANCE : Garance , plante à
Tusage des teinturiers.
GuEEABjAT : Huissier.
GuEEB. Voyez Gueep.
GuEEOE , gayde : Drogue pour
teindre en bleu. Voyez Gaiste.
GuERDON , gucredouy guerredon ,
fpnerredon : Loyer, salaire , présent ,
GUE
récompense ; en ancien ProTençil
gazardo.
La peine et le gtterdon se doit entretenir.
Trag, de la Guitiade , par P. Manki».
GvEEDONïTEE , guerrcdonner : Ré-
compenser, faire un présent \ en anc.
Prov. gazardoncur.
Seneschal, fist*il, il ne lioas a pat serrl,
mes nous TaTons serri quant nous raToas hw-
fert entour nous , ans mnavèses taches qae il
a; car le Rot Phelippe mon aienl me dit qae
Ten deroit guerredonner à sa mesnie , à Tu
plus, à Tautre moins, selonc ce que ils sermt.
Joinviûe , Histoire de S. Louis.
GuEADONiTEUR , gucrredoruiev.
Bienfaiteur, rénumérateur.
GuERET : Terre qui n'a reçu qu m
labour, ou qu*on ne sème que toQi
les deux ans ; de vervactttm; en bas*
lat. warectum; et suivant Barbazan,
de vertere , tourner, retourner. Tn
gueret , dit-il, est précisément une
terre retournée par le soc , sans élrf
ensemencée.
GuKRGESSES .* Culottes à la grec-
que. Voyez Grecues.
GuERcuE : Charge, office, dépensf.
Guérie R , guerréer, guerrer, guer-
riry guerroyer : Faire la guerre.
GuERLE : Louche.
Guerlle , Guêtres (ly duchy de) :
Le duché de Gueldres ; Gueldria,
GuERMENDER, guerncfitcr , guer-
mentery gucrmenùry guesrnerUer, qut- i
mander y quementerlsé) : Se plaindre. !
s*affliger, se lamenter, gémir, ctre •
mécontent; se donner des soins, mar-
quer qu*on désire quelque chose.
Tous les jours à ton euil tu vois ,
Nature &utr celle sente;
Papes , Prélats, Princes et Rofs,
Du contraire nul ne s*eu Tante :
Et pour ce ton péché guermente ,
Ft dis en toj et recognoi»;
Que de terre es toute puante i
Retourner t*y fanlt uue fois.
Exhortation au Pescheur datis les Ballades
de Bourgogne,
CtË
Mal d'aimer est aoalt ontnfctt »
TaBtoat est Tamaat en aet jeux ,
Tost te plaint, to«t m guernuuUe,
Une henre pleurt , et 1 autre chante.
âomoH de fa Rue,
GnBKHÂ&T : Trompeur» qui cher-
che à tromper.
GuEBifB , veme : Aune, arbre»
GuBRNiroNii : Qui a une longue
barbe ; en bas. lat gernaiadatui.
GusaKoif s , grenons : Moustaches
que portoient les soldats, et qui pas-
sèrent aux particuliers. fT^/.Gaaii on*
GuE Ap , guerpie : Abandonné , ra-
cant ; droit de faire pÂturer ses btf
tiaux dans les prés d*autruL
GuBEPiNB , guerpie , guerpison ,
guerpissement, gu^ine, gurpine, guh*
pison f gurpizon : Abandonnement ,
délaissement , cession , abandon ; en
bas. lat.' werpiUo. Assigner en degmei^
pissemeM : Assigner un homme pour
être condamné à abandonner un bien
qu*il possède indûment.
GuEHPiR , guirpir, gulpir, gUFpir,
tverpir : Laisser, quitter , se séparer,
céder, abandonner ; et non pas , sui-
Tre , obséder quelqu'un , le contrain-
dre à s*enfuir, comme le dit Tauteur
du Glossaire des Poésies du Roy de
Navarre ; en bas. lat. pperpire. Vôtres
Déguerpir.
Ton* ses amis si s*enfonirent
De moi» et du tont mt'guerpirent.
Et me firent trestoas la moë
Quant il me Tirenf sons la roè
De fortune , envers abatus ,
Ainsi m*a Ponreté batn.
Homan de la Ihse,
Frère Denize mont amerent
Tuit li Frère , qui laians ierent ;
Mais plus Tamoit frère Symont,
SoTent se metoit es limons ,
€om cil qui B*en ert pas retrais.
Et il s*i amoit miens qu*estrais;
Moult ot en li boen limonier ;
Vie menoit de pantonier.
Et Ot guerpi telle d'Apoitr* :
I.
GUI
y*»
It oele apriat aa pateralMtrt
Qne Tolentiers la receroit.
FMiau 4e Frère Denise,
GuEEPissEREs , guerpisseitr : Qui
ahandonne , qui délaisse , qui quitte
un héritage , qui quitte la partie , ua
desâein , un projet , une entreprise.
GuBRRBDoir : Récompebiè. Foyet
GuERDOir.
GuÈRËXDOHNBa : Récompenser.
Foyet GûtaDoUl^Êà.
GûERaxE , pour garèt' : Amarrer.
GuBRRiÀBLE : Sujet aux injures ,
aux malheurs de la guerre.
GuBRBiB : Redevance , imp^t.
Gt7BBBOiBB > suksi, .* Actiou , mé«
lier de faite la guerre ; gruveuio.
Jadis estoit Renars en pais
En Ma^ertnÂs en son palaia ^
t«is8ié aToit le gOtrroter,
h e Toloit làaif de tel meiffiér.
ÎA Ù^fiisiOH ée àiehdtd,
GuBBEOiBB : Faire la guerre, poiir-
suivre quelqu'un , tourmenter, com-
battre \ gravure ; en ancien ^ovenç.
I^rëf?ui.
GuBEROYEUB, guemeWT : Guer-
rier , homme de guerre , militaire ;
gravator.
GuERBULLEE : QueTcller, injurieri
de garruUtas y garriùdare,
GuEsuB. Voyez Gaistb.
GuESTiERE,^/ie^cAiere : Sorcière.
GuESYBE, guever : Abandonner,
délaisser, quitter, déguerpir; en bas.
lat. werpire. Voyez Gubepib.
GuETABLB : Qui fait le guet.
GuBT-À-PBNS , guût-krpensé : Des-
sein prémédité.
GuETE,^elle: Sentinelle. K Gait.
GuETEB , guetter : Voir, regarder,
observer, veiller, épier; de vÙeréon
de vigilare, suivant Burbaxan.
Une guem l âTok , f«i là aUoît guetuieu.
Pour le gmet resriUer alloit sonrent criant ,
GaideM au pîd im amt, «Des p»r-tont guetant,
rkAdmettUeHtn.
B B
71S
GUI
GUI
GcïrLLB :
GrKcsaov : Goàt, qualité de la
diose que l'oii coûte ; g'istatio»
GcEirx : Ifom donné dans les Pa j»-
Bas, tant ans protestans qa'aox
coctens da Gonvemcnient.
«▼<
Je paT<looa« a c#«
Trd^. 4r is Cmitimét,
GccEE , guier : Mener, eoodvire ,
diriger ; gubfmare;tX en has. latinité
gtdarCt guidarr.
Gui, ^ittf, ^»ûe .- Façon , naniêre ,
mir , mine ; 'msmt ; Juif , JoiTe ;
Judœus*
GciÀcm , gmdagt , gmdmage, gmio-
mage , wienage, winage : Bref de con-
duite , sanf-conduii , droit de guide
qii*an «eigoenr aToit sur ses Tassanx;
obligation où étoient les habitans des
bords de la mer , de tenir des flam-
beaux aUumés pendant la nuit sur les
tours les plus élevées, pour serrir de
fanaux aux vaisseauxqni sont en mer;
giddagium ; en anc. Pror. ghiajhëy
^lizajhé , guiajhè.
GuiBET : Sorte d*ancieiuie arme
qui étoit fort pointue.
GricB : Bourg , village , quartier
d'une TÎIle. Ce prétendu mot Gaulois
est simplement le vicus des Latins ,
dont ils aToient fait le diminutif W-
eulus.
GuicHA&D , guichart : Fin , rusé.
GuicBX : Endroit où se retirent les
poules et les autres Tolailles pendant
la nuit ; dans la Puisa je , on pro-
nonce guiche.
GciCHE , guige : Finesse , détour;
poignée de Técu ou du bouclier, anse
par laquelle on le suspendoit.
GvicBXL, guichelet , guichet: Ce
ii*est pasle loquet d*ane porte, cornm^
dor. Ou avoît aneieime^cxit d*aataat
phu bcsoiu de guides povr montrer
les chemins, que la France et l^Arope
entière n'étoient truTeraécs ( boraii
les Toies Romaines) que par desi
tiers tortueux, et qnll fiaUoît
sairement bien connoiti^ pour ne pas
s'égarer: pour en donner nne idée,i
me suffira de dire que la grande roate
par laqudle Cbarics-Qnint traTcrsa
la France, naToit qn'esTiron liait
pieds de largeur.
GriDEL. Vojex Goan.
GoEBirÉ : Mal Tétn , déguenillé.
Guixs^rois : Monnoie de la Gnica-
ne ; de Gmenna , formé d* dqmtamt
GcixE : Mettre des bornes . des
limites ; aCGrmer , promettre dei aat
le juge de ne point nuire à quelqu'as.
GciEA , guer : Mener, guider, cob-
duire à la guerre; ducere ; et con-
mander,gouTerDer, gager; gtAer-
nart; en anc. ProT. guizajhê,
GciEEE : Général d'armée , con-
mandant; gubcmator.
GciÉs : Droit de guet à pied ce a
cberal.
GciCE : Anse par laquelle on pe»
doit Técu, selon Borel, qui cite œ ven
du Roman de Percerai :
Et Tescn par là gmige pead.
n ajoute que l'on appeloît aussi cdi
GUI
ée% enannes ; or y dit-il , c*estoient
des couiToyes de cuir.
Tristan •*ariDa coiement, aQa combattre
contre le terpeot qui lui cooniC sui , si com-
mença la bataille de eu\x deux, forte et cmeUe;
le serpent Ini giette les gri/Tes en son escn, ai
Kai rout la guige , et toat qaanqn*il ataîjat ,
et gette feu et flambe.
Romam de Tristan , n* 6gS6,/bL $7.
GuiGKRNE , pour guùerne: La gui-
tare , instrument de musique à cor-
des ; cUhara.
GuioET : Guichet Voyez Guighxl.
GuiGNAiRE , guignateur : Qui cli-
gne , qui clignote.
Guigné , guigtné : Déguisé , con-
trefait pour tromper, pour surpren-
dre et pour attraper.
GujGif EE , giûgnier : Observer une
personne, en feignant de regarder ail-
leurs, afin qu'elle ne s'apperçoive
pas qu*on la regarde pour la sur-
prendre; colUneare; Ménage le dérive
de TEspagnol guinar ; c*est propre*
ment déguiser son regard, et non pas
regarder attentivement, comme Ta
prétendu l'auteur du Glossaire du
Roman de la Rose.
Coux tes manches , tes cherex pigne ,
Mes ne te farde , ne ne guigne.
Ce n*apartient s*as dames non
Ou à ciax de mauTès renon.
* Homan de la Rose , 'vers ax8i.
19as ne la porroit eugignier
Ne por parler , ne por guignier,
Qn*il n*est barat quVl ne conoiase.
* Ibid, vers 3941.
GciGNE-&oTTE,^if^e^-rD/e^ ; Ins-
trument de musique , la vielle d'au-
jourd'hui.
Gdignieae : Qui regarde de côté ,
de travers , pour tromper.
GuiGNOCHE : Sorte de bâton.
GuiGirouN : Crocs, poil , mousta-
che. Fojrez Geenon.
GuiGNouA : Gardien , tuteur ; gu^
bernaton
GUI 7a3
GniLDiN , guilexde , gutihedin ,
gidUedin , guUledrine , guillerine :
Cheval coupé , hongre ; haquenée ; et
au figuré , une femme.
GuiLiiE, guiler , guiller: Trom-
per , attraper , se déguiser pour sur-
prendre , se contrefaire ; vilitare ; en
Lang. f^ilia ; ^^rbazan le dérive de
velarCé
Moult Tont bien le slede guU
Par tôt le mont à lor talant ,
Qne font-il or en Alemaingne?
Que conquierent-il en Espaingnt ?
Moult ont le siècle .alToleti ^^
Trop sont conquérant et bardi
As tmanz, as bien enparles ,
Acensent.il les ETCsquei
Icil Tont partout préeachtiit »
Et lor campeneles sonant.
* Bible Gtuot , parlant des Moines de
S, Antoine,
Or ne te Tueil pfau comander .
Car ans Dames Tanrrai parier r
Les Dames Torrai enseingnlcry
Cornent porra engignier
Mes hom , ne trahir, nt guiller ,
Por ce les tucU endoctrber ,
Qu*eles se sachent bien delfendrt,
C*on nés pniat trahir et sonpreadrt.
Pou de Dames sevent guiller,
Ains Tuellent loiaument douer
Lor amors, jel s*i#s«ns mentir,
Qu'adis se doutent don trair.
^ L'twt d Amour.
GuiLBMiir : Monnoie du Hainaut ;
de GuUlelmus.
Guillàoe , pour aguiUade : Ai-
guillon dont on pique les bœuib.
GuiLLB ,^'/e^ gile, giUe, guile ,
guill: Ruse , tromperie , supercherie,
déguisement , fourberie , finesse, mo-
querie , mensonge ; vilkas; de là on
a appelé guillée, une petite pluie
soudaine et de peu de durée , qui
vient quelquefois au printemps, et
qui tombe tout d'un coup après un
beau soleil.
Diex ne fiât onquet érangile
C*on ne paisse tourner à guUe,
L'Image du Monde,
/
7s4 GUI
GtnLLmiAVDiXE , gmlMaréeau ,
gmillebedam , gtÊtiieperdon : 9mrmom%
donnés à des gentiklMBUBcs qnidiaB-
gèrent de parti en iS6«. Ces mots
sont tirés da patois de la Saintonge ,
et ib signifient déserteurs.
GuiLLXMiif s : MonnotednHaînant.
GriiXEVLEus : Présent qu'on fid-
soît aux jennes gens la reille de Tan,
et de certaines fêtes de Tannée.
GuiLLioE : Trompeur , fourbe ,
menteur, qui est de mauTaise foi ; du
Terbe guUlêr, tromper , duper.
GU1I4LEE. Voyez GuiLiik.
GuiLLEEME , GuiUattmei, Guillel-'
mite y GmUemin, GttUlemine , Guil-
leminot, GuiUemàe, GuîHemoi, Gtdl-^
loi, Gufot, QuiUei, QuUlot, Wil-
laume , TViUemin , WiUerme : GuD-
laume, nom propre d*homme ; moine
de rOrdre de S. Guillaume ; GmiUel-
mus ; en ancien Pror. et en Langued.
GhiUén, GuiMèn. Uéditeur du Eoman
de Jehan de Saintré , pag. sgS , rap-
porte sur ce mot, un fkit assez singu-
lier , et cite pour autorité Bartliius ,
sur Guillaume le Breton ; le nom de
Guillaiime , dit-il , étoit si commun
en ce temps-là, (i3oo) qu'un Che-
Talier qui le portèit , s'étant trouvé k
Kouen , le 1 o janvier , jour de la fête
de ce Saint , invita à manger chez lui
tons les Chevaliers qui portoient ce
nom 9^1 s'en trouva trou cents.
GuiLLOE , guiUéor, guiUéur, gidlr-
lon y guUour, villon , wiUon : Rusé ,
qui se déguise , qui se contrefait pour
surprendre , trompeur, fripon , vo-
leur ; de Tfilis , suivant Borel; en bas.
lat. guiUaton
Li tmans qui cowrtn te font
De Saint Aotoine, mais il hoat
Toit ii pins mestre guiUéor,
Qui onqnea fnsaenc au» paor.
La MMe Cuiot, pta-lant des Moim* dt
GUI
GoiLLOT y gmttems .- Moanoie 4e
très -petite valeur « que Jean xv*,
Comte de Foix, fit battre k Pamien,
an XI v^ siède ; gmiUeiadcms»
GviMAUX , bimamx : Prés qv'oa
fouche deux fois l'an ; de bis im aano.
GuiMBELET : Foret, Trille, perroir.
Guum.s , gimple , guim^fe , gmm-
peie, gtmmphe, gmistÊpietM, pémfk,
gujmple, quisnptle, quimtpU : Espèce
de voile ; et que l«i reti^eascs ekI-
toient à leur meston et cftii •ouiroit
toute leur goi^ , mauchotr ou icki
que les femmes mettoîent sur leir
eol; de vmculmm.
Toit aloient lasces lerces
Et en tontes gmbmpies frrvtte».
B&man dm. tUm,faL 9)7.
Et Tint sans guimale escherdée
O nn filet d*or gijuoiiée.
Pmrtmmpex dt Bhis ,foL 14», B*,€aLl.
GuiNCHBE , guinchir ; Penser ,
éviter, esquiver, fuir, détourner us
coup , baisser, ^o^^es Guekchee.
GuiNDoLE : Espèce de cerise noire;
on dit en Bourgogne , guindon , et
dans le bas Languedoc , guindàtt.
GuiNDOLiEE , guindonier : Arbre
qui produit àe% cerises k longues
queues, comme dt% guignes, niiîi
qui ne sont mûres et bonnes k maiK
ger que lorsqu'elles sont bien noires.
GuiNGAiNE : Bagatelle.
GuiNGiriGE : Terre labouraMe;
ferme. Voyez GÂAGirABx.E.
Guingois (de) : De biais , de tra-
vers.
GuivsAL : Corde» lien.
OUI
GmifTEBifS. Voye% Guitbbnx.
Guioif AGE. Voyez Guiics.
GuiOKKâss : Condaeteur , qui
mène , qui goureme , qui dirige.
To fus guioneres et ameaercs et adreoiorat
de ftoa erre , de •on réaige en IVtgardemeiit
de lui , et tu plaota* ses racines ; ce est ses
cheTetaint s , l^es maistres cful les tutret tien-
nent , et de empli la terre.
Du itmeriifiûsii m cênsp^ctu 0jus .* /Am-
tmâù rmdiets ejiu , 0t impU¥it terram,
Cotnm, sur le Sauiûr, Pi, 79, '90n, lo.
Gvios , guis , guitor. Voyez Gui-
coua.
GuiPiLLON : Goupillon , aspersoir;
en Bourgogne et en Picardie on le
nomme asperges. Voyez Gnxpu^Loir •
GuiRAR , guirer : Aider » seoourir.
GuiEEir : Témoin à qui on a (ait
prêter serment ; ytfraft>r.
GtiiEËxTiA : Témoignage » déposi-
tion de témoins.
. Gu is, guistel f guiUaux : Juif , petit
Juif, enfant d*un Juif ; Judasus. Voy,
Giu.
GuisAEMB , gisarme , gumarme j
guysiurmc , gjrsarme , Juisarme $ jur-
sarme , quisarme : Pertuisane 9 hache
a deux tranchans , espèce d*arma
tranchante dont on se servoit au dé-*
faut de répée ; arma acuia, Skinner
dérive ce mot de bU armMi et Barl>a-
zan , d'acuere ; en ancien Proyenç.
gfUzarma,
De maie -dagues de Bourdetux ,
Et d^espées de Clertttont,
De dondaiaes et de cttuteaMa.
D*acier» qui à Milan •• Ibnt»
De Baiche à marte qnî confond ,
De ci*offQe pois ^ de «ei^ ee BuMe ^
D*arthefaie <|n*om jette et lance t
De faussars, efpaphus^gMMmMrA
Paist-iV aivotr pUine.ta panse
Qui ma requerra de faire armes.
Eustuche Desekamps , fiL Vto^€oL %• *
GuTSÂEsrsE , gnisarmer, guizar-
wmr : Homme de guerre ttnaé d'une
guisarrne, ou hache à deux trunekaai.
G U L 7dS
GuifcUABU 9 guiscard : ¥in , rusé ,
adroit, ardent.
GniscHET : Guichet , petite porte ;
diminutif d*Aji/f; ostium.
Guiscos : Artificieux , rusé.
GuiscosiE : Ruse , artifice , piège.
Fojez VoisoiE.
GuisBLEE.'Donner caution, sûreté.
Guisi : Qui y.
GuiTECLiN : Le Connétahle du
Guesclin.
GuiTEEiTE , guinteme : Guitare ,
instrument de musique à cordes. U y
avoit des guitares de plusieurs sor-
tes, celle nommée turlureUe étoit aban-
donnée aux mendians ; ciûuura.
eus fosif } la Rojne des guiternet,
A coup qu*el me soit approucbde.
Je s^aj bien ^*eUe est accoucbéo
De Tîngt et quattre gniteméanz ,
BnlMt de TaMé d'Ireméaux,
Il me faut estre son coopère.
Farce de PtUkeim,
GuiTEBRE : Petit boucher fort lé*
ger qui étoit de cuir ; cetra.
GniTEEOX , guitterretut : Ceux qui
portoient des guiterres, ou boucliers*
GuiYEE , givre , vivre , wivre :
Couleuvre , serpent ; de vipera.
, GuizAEnoN : Présent , rétribution.
GuizAT : Guidé , conduit , mené.
GvLE, pilety goule, gouleron, gout-
tât, goulot, guteron , guHe : Com*
mencement du mois, le premier jour;
collet d*habit ou de chemise; bourse,
gibecière , la bouche d'un irase ; enfin
toute espèce d'ouverture : de gula ;
en bas Bret. gueauL
Par ço k*i} ont talSeience ostén
Est coTékiae en lur olMStel entré* ^
F. semUe bien obose malheur^ ,
K.*ele ad grans venins » et vient gule baëe.
Bomaa du Romans , strophe laS»
GvLMA : Aiguille ; eKulea.
Gui^mis : Cetseou, aban^n. Fcj»
GusanHX.
3
7iC H A A
GcLm f gMFpir: Abandonner, quit-
ter, c^er.
GcoLE : Habillement , fourrure.
GuopiLLEUE : Celni qni cbasse le
renard.
'Gcomconsrc : Gibet, potence.
GroY : Sorte de serpe on fànoDe.
GcBCiz : La Géorgie , pajs d'Asie.
GuEPizosr : Cession , délais&enient.
Ggs , gujre : Gneux , mendiant.
Pojrez GcEVAUx.
GuTCEEL : Gorge , gosier ; guttur.
GcTE , guvette : Chonette.
GuTEVHois. Voyez Gcismrois.
GuTEE : Mener , conduire. Voyez
GUIEE.
GuTETTE , guyete : Celui qui ûût le
guet , sentinelle.
GuTcsoir : Blalbenr , accident.
GoTSÀExiEE : Celui qui étoitarmé
d'une guisarme,
Gdtstern EE : Jouer de la guiteme
ou guitare.
Gwae OE E : Conserver, garder, pro-
téger , avoir en dépôt , retenir à son
profit.
AB
.' Gué, bas fond;
bdebrad
Feeermmt ergQ fin tsrmet
€ÙJi
alfc*
Gtloue : Trompeur, rosé, fripoB.
Lt fiU uge ea li ««srigacomt de «M père,
et cil qae cftt gjrtomr, a ne <Mftt poict ^ût 3
est reprU. Proverbes ^ ekap. iZ ^ t. i.
J^£ms sapiems, doetrima patris : fmi
>r est, mom
Gt^tece : lieu destiné aux femafs,
lieu où elles s*assemblent ; gjtnœctmm,
gygnœceum ; du Grec yvMusJitf , de
V^, femme.
Gteeue : Tourneur, ouvrier qû
travaille au tour ; de gyrrare.
GTEOXAKtiE : Sorte de divinatioa
qni se pratiquoit en tournant aatour
d'un cercle sur la circonférence du-
quel on avoit marqué des lettres oa
d'autres caractères significatifs; gj-
romanùa ; du Grec Ywfç , tour ,
cercle , et de futmim , divination.
H
Ju : Cette lettre a très-souvent pré-
cédé les voyelles qui commençoient
les mots : cet usage a duré jusqu'au
XVI* siècle.
Hà : Proportion possessive , il a ;
hahet.
Ha : Interjection ; ha , ah !
Ha! biaiu freret, biant doux aintt,
Yotu m*arez liai e^K>eniëe,
Onqae* pois IVare que foi née
Ile fu mon curr plus à nulHÛte.
FabL dit Peschéor de Pontsur-Saine,
Haa : Terme employé , selon D.
Carpentier, pour signifier une épée,
à cause de la surprise qu'elle doit
causer quand on la tire du fourreau.
Haage : Age; €e%fttm. Toyex Aaci.
Blatire de jea inent de conToitise, ne bon
de haage , ne pneC apeler autre de qnoi à E
joë , por ce qa*il pert ca digaccé de deaaa-
der en ce qu'il a joé à li.
Mss., BiU. Impér. n^ i^€»j,JbL 197.
Haastie : Oser, avoir de la témé-
rité, disputer la concurrence ; asêare.
Roelant Pice lid aandoit qa*il 11 earoiatf
trente' Cherallers pour cIkmi qve Lombait
•Vstoient haati de Tenir aonr l&i » ai coa û
faifott entendre en son eacrit , et que fl to>
loiènt doa sien.
FUte-Marthuin, Hss^foL 4a
Habaavs : Regardant, aspirant, se^
Ion Borel.
BAS
HABÀHDosiri : libéral , g^énémix,
prodigue , livré à tout le monde.
Hjbihdohitemeht , habandon ,
' kabandoiméemeia: A diicrétion, am-
plement, en abondance, stcc profa-
non, à Tolonlé, librement , entière-
ment, résolument. J kabondon: A
volonté, fojrez Abardobhembbt.
Et pour es cnIdrrcDl niM durisicn que
aotu rniMîan plu* loing de l'ÎUe de Cnirc que
MigDe Hr d«ui la briiioa, poir Ce finotnfr-
gar ktAaadoiiniemtnti dout il »iDI aiiui qna
noiire aet hurta à uqe quena d< Mblon qal
Joiitrillc , Biuoirt Jm S. Ltiuù.
HiBiRooNREB ; Donner abon dam-
ment, san* réierve, comUer de bieni;
abundanter dçnare.
HiBAifDaHHKK(3onliosteI): Ac-
cepter qnelqn'un pour être de m mai-
•on , l'agréer pour £tre son chevalier.
HiBBE, kable , hauaire f havaire,
havU , havreare , hai-rure : Havre,
port, ouverture; aprrtura; en bas.
Ut. havra ; en bas Bret. aber, haar.
HiBEB : Avoir , prendre , saisir ,
s'emparer , garder , conserver ; ha-
berei s'est dit aussi, selon D. Carpen-
lier, pour ilétrnire, démolir.
Habebbii;: Sorled'habitit'homme.
Habebcioe , lisez kaberjage , ha-
beij'aige, haberge, habergement, ha-
bitacU, habitage, habilanet : Tente,
habitation, logement, maison , éta-
Ue, etc. kabùacutum , habitatio.
HsaEaai. ^oj'cb Hebxboe.
HiBCKOBB , habergëir, habergéoir,
haber^er, hidbcrger, haihtrgier, har-
bergier, hnubtrgéir, hauberger, àau-
ber^'a-, k^trgtr, Aetergier, Majtr,
H A B 727
herbeper, herbergier : Recevoir en sa
maison; nourrir, élever, retirer, lo-
ger, alimenter, entretenir de tontes
choses; Aa&Vure ; en bas. lat. keri'
bergart , herbergare ; en bas Bret.
habitaff, herberchi.
HiBKRs , kaherz : Cuirasse , cott«
de mailles.
Ccnei Boll rit plu oiIm ro U baUiUt 1!
ia6er*, qui de fer eu , kc m Mil )i Tnlnra
de lin. Sermoiu de 5. Bernard, /6i. 58.
Ulilàr lijuidem ùi eoi^Sem lotit» fima,
fuàm itola tinea.
HsBiKB : Hallier, baie, buisson.
HiBii.ETEB , habititer, habilloner:
Rendre habile , rendre propre à quel-
que chose , être capable ; d'habUit.
HiBiLLEMBitT : Armurcs , équipa-
ges de guerre ; d'Aabitusj en bas Bret,
HsBiLLBB : Apprêter, préparer,
ajuster, rassembler; panser des plaiea.
Habilleteb ( s' ) : S'armer eis
guerre.
RABiLLOMHEa : Rendre propre à
une chose , disposer.
HtBiT : État, condition; demeura,
habitation.
Xd icri tni quant ge r«qai> lo momtier,
sue vieille Kedemta par nom, eitiian* es
hatit de niart nonaia, maDoil en cru bore
ddeii la glUe de bicn-euroDie Mark tOB
Dial. de S. Grégoire , lir. K,ckap. iS.
Xo mmiHfae Wnporv fKo moiuuierium pe-
tii,aniuqiiitdam Redtnua nomiite, in MmeU
monù/i* hab^Iu eoAititHia, in urtt hac juxia
iemUm Uariie temper virgiim etektiam nu-
HsBiTsci.E , habit , habitage, ha-
bilaige, /tabitance : Maison ; loge-
ment , habitation ; droit de bourgeos-
sie ; à^habitatio. Vojei UABRaoscE.
SlaTOe «Ue redempte en cel mi'itmt htthit
•ataientdaïudiKiplei, DDepai nom nnmnla,
e aaa allrc ki eacor or rit , bqncile cerFo g%
72g H A B
If^èffmëkt ptpoient Toirmcat ri« bMîm te
rîebeces ck coastiupes , maâ ne^eoent poore
<U choses.
Diai. de S Grégoire, fil liS, y\
Hi^BiTÉ : Domicilié , établi.
Habitement : Log;ement, habita*
lion , demeure, lieu où l'on habite.
Habite UR : Habitant ; habUator.
Habituer : Habiller, vêtir.
Le Roj fUt départir le tonmoy et crier q|M
tout CkevUiert 4*l|oinieiir TeaîMeot eo banc-
qoet au franc palaia ; après ce cry tout Clie-
"^diert se retrajrent en lenrs logis , eolx
4esanner et habituer de nobles Testemens.
Romam dô Fêrcëfortji,JbI. i2i,
Hable : Capable , expert ; hahilU;
en bas Bret. kàbiè. Ce mot a aussi si-
gnifié , port , havre ; à*ap€rtura,
Haboiîbb : GraB^ quantité, abon-
dance ; abundantia.
Haboivqe , lîse^ Abunde : Nom
éHine fée en qui le peuple avoit au*
trefois beaucoup de confiance : ce nom
lui avoit été donné à cause de Tabou-
danee qu'elle procuroit aux maisons
où elle se retiroit.
Si recnident-il* por roir lores
Que ces choses soient de fores ,
St |bi|t de tôt oa duel on feate,
%\ %9t postent dedenx lor teste ,
Qi^ lea cin6 a^z ainainc 4i9Cû(t
ft^t Us CaQtOf «lea qn*il refait ,
Dont meiates genz , par lor foliea ,
CvûdiqFit ettre par naît eatvief.,
Jtrranx aTecqaet dame Habonde.
* Aoman dl» la Aot0, 'P9/9 s8865»
* Ceux qui réyçnt çn dormant.
Habokbeb : A-bonéer, Fegorgar,
avoir en grande quantité, avec af-
âuence ; abundar&.
Rendons grâces à Den par cnj po^re solax
kabondet et acrast.
Sermons d& S. Bernard,^ 74 , JT^
Gratias Deoi per qu^tmsio aboadM ootuo*
laûo nostra.
Habout : Teoai^t et aboutissant ,
place » xttaisoQ , gx^ugt v(4si9« d'un
héritafe , cdui qui en est lûnitrophc ;
bornes et limites des fonds et hérita-
ges. Oucange et Ragueau le dértrent
de la bas. Ut. butum \ et Barbazao le
fait venir de pulsarc^ peUere » dont
on a (ait but , endroit où Ton doit
pousser; de là on a fait bou( qui est
la même chose que but, parce qu'aor
trefois Ton prononçait Vu ou. Ccit ,
continue Barbazan , le participe />ii^
^afus ou puisus. En effet les mots but
et bont existoient dans notre langue
avant la basse latinité.
Hacb : Haïsse, subj. du Terbehaîr.
Hace , haichcy haische > haschc :
Hadbe, instrument de fer tranchant;
oscîm; en bas Bret. hach, h<ûch,hm§»
Serapbt ae bi^t OMitre «a GhevalieT et U
fiert de sa haee n maiiia ai doreipient , ke B C
trei^che la destre caisse et Tarçon de sa sdk.
Roman du S. Qraai ,Jol. a3.
Hacetb : Lancette.
Hache de crequk, danoise , lot-
roise : Sorte d'arme.
Hachée , hachie , hacie , huschie ^
hasquie : Peine , Catigue , pénitence ,
suppIice,tourment,peine imposée aux
gens de guerre; hormisauiajy.AMks.
Çachepit: Sorte de b^ton., échalas.
ïiAcuovybaciar04iihkach€tu,i»'
chon : Petite haehe.
Hacquilbutx. ^oycz Haqctsbuti
et Hocqusbute.
HA-DàA,^-<2ea;^ ho-din, àa-diop,
ha-dya : Exclamation Dieu ! ahDieul
BÛnos. , hadol , fuuioux ^ hadoz :
Espèce de poisfooa^ de mer.
Ha^vox , bfù^ance , h^ngt , ké^
hUn^y hâs X h^ • Hwç y inimitié ;
Radium.
Or sMinea qaa V bon Dca hnsileiBent dn-
fomat ses héMenges^ sLIa Cacit lo tôt poiatans
Dans espoautablenient.
3iat. de S. Grégoire, //p. i, chap, %.
Moxque ut, *vir Dei ejus odia kumilutr
decHnaifit^ hune ûmmfo€m^t>emt îarrihêiiter
BAI
Uftf Kom attoit trareslluet de muk peuat
aDTÎe d« son adreri aire , cni haenges josket i
ce rampit fort que il à celui oient sachant
4onat Tenin en boivre.
JDiaL éU S. Grégoire, Ut^ a , ckap, %>}.
Quidam ^vif gnânssima aditersarii sut œ/nm*
latione laborabat, eujus ad hoe usfue oditiM
proÉ^pit^ u$ <i nesçtenii i» potu vênêmum
daret.
HàsvocE : Haïr 9 délester ; odire.
. HirvuE : Nègre « Africaio; j^er,
HiouK : La YiU« de Hogue dain
le Cotentin ; en bas. lat. Hagfia,
HkoiMhhEVKv. , kaguimenlo ^ ha^
guinettes, fuiguirenlewr, hoguinettes :
Présens , ëtrennes qu'on donnoit aux
jeunes gens la veille du nouvel an , on
de certaines fêtes de l'année. Voyet
ACUILINNEU.
Hahai , haha , hahan , hahajr :
Peine y fatigue , travail ; cri pour ré-
clamer justice ou pour demander du
secours. F^ojrezAmkfi,
Et diiit , Siret Dleoa aonTeralni ,
Delivret tes sera de péril»'
Si corne Oarid Toaist carir
Dea maift Golia» aana ênàéin,
Svf délivre tea aergena.
L'Image du Monde.
Haïr : Secours , aide , assistance ;
iuffumc/itum , adjutorium,
Haie-Paibnel, Haie-Painet^ Hoie-
Penel : Bourg entre Alençon et Be-
lesme, au diocèse de Coutances. Quel-^
ques écrivains , sans doute trèa-judi?
cieux , ont avancé que Judas Iscariot
étoit né de cet endroit \ et par ironie
contre les gens de ce lieu, on dit
qu'ils gardent los culottes 9 le» lyniies
de Judas.
He«pa qni W aot p«r «n^oiene «
&*ak adioiM en ICoflfUrra,
&UM ce qnMpeMaai è fien tl(Mlrtcà«i^
Lotaptiaila kmÊptmml,
Por Saint Loja Jean-dtti-Tigaaa,
H AI 739
tes haies, dans une forêt ; à'assider€;
en bas. lat. htiga, haia, haie , haies*'
n le kaim et eslut de e^o perres et plannta
une visne et édefia une tcMir en la meiene de
céo , et £efat nn prcMour par dedeoa , et atendi
que ele fust grape^, et eles fist salvagfs.
Trad, de ta Bible, haie , chap. 5, 'vers. 2<
Et sepÎTit eam , et lapides elegit ex Ula ,
et plantavit eam electam , et œdificavit air-
rim in medio ejus, et torcular extruxit im
e* : et expeUmfii ut faceret uvas, et Jècit
labruscas.
Haï^s : Haïssiez.
Car ce eatoît la femme que phia Tona hmcs^
et vona en menés tel deul.
Joimilià, Histoire de S. Louis.
Haicrsm ENT , hagrement , hugre-
ment: Ardemment , fortement , vive-
ment , bravement ; acriter.
Haillbr , haii/ier, hallier : Buis-
son d'épines, diminutif de haie.
Hain , haim : Crochet , hameçon
pour prendre du poisson ; hamus,
Hain AL : Le Hainaut , province de
Flandre; Jffannoma.
Hain sa , kaîgnéê , haignose , hai-
gna9U€ : Odîtiua , haie ; odiosa.
Si hoi^ nîl dt«4 lenmief » l^ine am^ et
TautreAiiûiÀ, et eit de celés engendré en-
fâonta, et 11 ffl de Tiliii^iii^primea engendré
ne vttidrâ depatlir delà anbatannce entre sce
|Ua , il ne povm IMre lea prinea engeodréa lils
de Tamée aie r devant Lea fila del haigiUe ,
mais il connatra le prime engendré fila de la
haignoase, et il donra à 11 dea choaea que il
Jtiàie,
nu
suos
Fr.^ ckésp* SB t mers, i5.
^ ...^w^, . ,^„^ Mjeoree duos, mtam dtlec-
n, et mkeram odioeam, geamermtçwe ex
UJberos , et Juerkfihiu^ odioaa ^trimogeni'
\ , 'volueritfue substantiam mter fiiwê
dùndere : non poterit filium. dilectœ fa^
tam, et
Haisb » fwum*, h^jrtft .• Pkntcr mne
bftir y entourer de h^ , chasMar dans
plicia,
Rain xira , Jkaineux. : Ennemi , na-
tBrelleneat porté à la çolèM, en-
732 H A M
▼ow ttrts hMkewÊêmt gervi
Soloac ce qa'âves dMcrri.
Sommn de Dolopatos.
Halteeks : Poids fort lourd de
pierre ou de métal, qui, chez les
anciens , servoient à exercer la jeu-
nesse; on nommoit haUerUtes ceux
qui s*exerçoient de la sorte ; haker,
Haltesce , kaUesse : Hauteur »
élération, grandeur; aliitudo.
Si ja riwart en TaTcnt cay nos célébrons la
persone de celai ki Tient , mes enteadeaicngB
ne pnet conprendre la luaitesce et la BMieateit.
S. Bernard, iU*- Shimon smr tjév€iU,JU. 9.
Ik athemêu Domiin quem eAkrtum», si
Crsonam venieneîs mtuéor, mom cmpm vLtiAr
itiam ma^estaiis,
Haltoues : I>roits de haute-jus^
tice, rereuus nobles et seîgnemriamx ;
d'altui et à' aliitudo. "'
HiLXAiEB , haulxmire : Auxiliaire ,
qui aide, qui donne du secours;
^auxiliarius,
Ham , kmmei , hamelei : Village ,
hameau bâti au milieu des duimp»;
de r Arabe Alum, hhatdh; en bas. la t.
ham, hameUmm ; en bas Bref. hameU.
Barbazan le dérrre du Latin amèo ,
parce que rarement un hauKau est
composé de plus de deux maisons,
ou bien du Grec hama»
Hambais , hambeU, Voye^ Gim*
BATSOlf.
, Hamboueg : Sorte de bière.
HAMBEEcé DE VBE .* Cc qui gamift*
soit les gantelets d*un chevalier.
Ham^e : Maudie.
Hamequin : Sorte de poids et de
m^ure.
. Hambve : Engin pour pMicr, qui
diffère de l'hameçon ; à^harmxtus,
Hamie : Hameçon , croc ; usten-
•il# de cuisine ; kéêmuf, hmma.
Hâmoiugnee, subst, : Exécution
d*iube entreprise.
HAMOiNGifEE : Amener, exécuter,
H AN
TOiîr à bo<at, conduire à fin ;
Barbaxan le dértre de
Se Toos Tolez crofrc mon dît
De povreté toqs getcraî ,
Et à graat hoatc metcni
Cens qui me cnident eagingnîer.
Ta donc , pensae du hatnoimgmÊr^
Fet Jelians , bêle douce soer ;
M^ je ne Toadreie k mal fiier,
Qn*il Ittssemi de toos an-dema»
Ha»e , hante : Manche d^une hal-
lebarde , d*une pique , d*nne hache ;
d*ames, amàù, perche ; c*est aussi
la poitrine d*nn cerf, suivant M oaet
Hakafat : Mesure pour le miel
Haitap , hanapier, hamips, hojtas,
hanepée, hanepel, heinap, heinnt^,
htna^ henap^ hetuu, hena^ hcnepét^
henet, hennap : Vase à boire , coupe,
tasse, ciboire ; les hanaps se faisoient
de toutes sortes de matières; les pre-
miers furent d'étain et de coirre,
ensuite on les fit de bronze émaiilë;
l'usage, en cessa entièrement au xtu*
siècle. Jean Laudin, éouûlleur da
Roi François i*', en a fait un grand
nombre qui , par leur forme , la cor*
rection du Âessin et la beauté des
etfuleurs, font l'ornement des Cabi-
nets de curiosité. Les émaux se fin-*
foîent àlimoges, lesfaîencesà Roœn,
et les vitraux à Paris» On donna aussi
le nom de hanap au crâne , relatiTe-
ment i sa forme, qui ressemble à
celle d'une coupe ;d'«[ikeiiec#; en bas.
latinité euias , hanaphas y hanapus ,
henaphas; en bas Bret. hanef. Bord
l«dérrve de T AUera. Ae/i/Mpr^ dcueUe
ht oreilles ; BariMzan , du Latin ana,
portion , potion mesurée. Les méde-
CM s'en servent, di^4l , peur expri-
mer de chaque ^ose une ^nle por-
tion, autant derane comme de l'au*
tre; sur fst priocipar îi ^ut oandure
qu'un htmap est un vase, use me-
sure pour mesurer, et mtee pesiiPf
R AN
afin de ne pas donner d'une chote
plas que d'une autre. L'auteur des
racines grecques le dérÎTe ÔLonapi^
neiriy humer, avaler.
Le hanap qoe tos aves enbUe Mt le hana^
mon Seignor, el qnelil •oloil déliter, aale
ehoM areg lait.
BibU, Genèu, chap. 44 , iMrr. 5.
ScyphuB , çuem furati estis , ipse est in
çuo bibit Dotninus meut, et in quo auguran
Moiet : pessimam remfecistis.
HAHArés , hanepée: Plain un vase,
une coupe , un gobelet.
Et quiconque donra à boire à na de ces
meindres une hanapée de eawe froide aoule-
Sient • el noum de un disciple , il ne perdrft
pa« aoB loer. S. Mathieu, ehmp. 10, ^v. 49.
Et quiconque potum dederit uni ex mini*
mis istis calicem mqmœjrimidm tantàm m no-
mine €iis€ipuU : non permet mtreedmn suém,
Haïti PB L , hanepel : Petit hanap ,
petit vase k boire ; et non pas, comme
l'explique Bore! , un ornement de
femme , soit de tête , soit de robes ,
ce que les femmes appellent aujour-
d'hui ajustement. Dans la citation
suivante , ce mot est pris pour, tête ^
crâne , l'endroit où est la cervelle.
Plus font , que sont les cornet , entor le A»-
nepel.
Ceignent eatroit leurs testes d*aB kt on d'an
drapel,
Por leur front deHroncier et esttndre la pel :
Diex , se je mens ou non , à garant en apeL
* Test, de Jehan de Meung, 'vers 1*73.
Haitaperib : L'art de faire des
coupes et des tasses, des vases àboire^
en émail.
Hanapisa, hanapUrty hunepUr:
La poitrine.
Hanapiee : Étui d'un hanap , es-
pèce de vaisselier où on le rangeoit;
en bas. lat. hanapenum»
Hance , fuuue : Société et compa-
gnie de marchands \ réception dîans
un corps de marchands ou d'arti-
sans , ce qu'on paie k cette occasion ,
H A N 733
bien-venue ; à!ama , lien , attache ,
jonction , engagement.
Hahchb (le lourde haute) : Le
eroc en jambe ; d'où hanekier, faire
ce tour.
Handblbe : Balayer.
Haitohouder , handhordeSy hand-
houder : Nom qu'on donnoit , en
Flandre, aux officiers municipaux;
de hannonia.
Hanebanb : Maladie des poules,
selon lHonet.
Haitbhost : Espion , délateur.
Hanepel : Coupe , vase avec anses
et pied. Voyez Uanapbl.
Hahbe : Labourer, cultiver.
Hanbsblin , housselin : Sorte de
robe longue.
Uavex, hanepei : Vase, coupe.
Voyez Hanap et Hanapel.
ËUnouevbllb. F", Haouillenne.
Haviceochb : Arme anciennç ,
sorte de croc servant à détruire les
murs; Barbazan le dérive du Latin
kamus y croc , hameçon , et de crena,
entaille , cran , fente , hoche , erene-
lure ; de là on a dit hamcrùche, pour
signifier, un empêchement , une dif-
ficulté, un obstacle dans une affaire.
Hanne , haruutrt, hennart, henné,
hennot : Mauvais cheval , incapable
de servir, mulet ; &hinnus,
Hannepiee , hanepier : La partie
supérieure de la tête, le crikne , et le
casque qui couvre cette partie.
Haniiiee : Laboureur.
Hanmit : La graine d'ams ; ane»
thum.
Hannov : Le merlus , poisson de
mer; c'est aussi le nom que portoit
la partie de la charme que nous ap«
pelons coquille.
Hannouaets , hiumoyarU , ha^
nouard : Porteurs de sel du grenier
à sel de Paris.
HâKHouTBas , Htmntçrers , Hixj'*
734 H A W
nuyers , Hennuyers : Habitans dn
Hainaut; Hannones,
Hahot (mettre une maison à) :
Cest détraire une maison, en 6ter
la couverture et la charpente pour
les brûler, en punition du crime du
propriétaire.
Haksr : Société , compagnie de
marchands; impôt sur Tentrée des
marchandises. Voyez Hance.
Hanser : Recevoir quelqu'un dans
nn corps de marchands \ et prendre ,
arrêter.
Hah STE , hampe ^ hante : Bob ,
manche , bâton de pique , de lance ,
de hallebarde , de crosse , de croix ,
manche de cognée et d'autres outib ;
âmes amidsy et hasta*
Là commencèrent catcnn lar chemlx àferir
de hanttes à langlentéir des eftporon«.
Dial. de S, Grégoire, iiv. i , clutp. 2.
Ibique equM suos cœpenmt singuU hastis
tundere , et calc€uibus cruentare,
n en Tint on autre (ange) qui eitoît bîaus à
Biervetlle , et de moolt bicl aage , &i portoit
nne crois en une main et ca Tantre une mitre
tonte blanche et le hansle de la crois estoit
toute rermeille. Roman du S. Graal.
Haute : Tante , la sœur du père
ou de la mère; avita.
Haute , hantise : Fréquentation ,
liaison , attachement , commerce, ha-
bitude; d'habitaiio,
Hanteleure , hanlelnre : Manche
d'un fléau à battre le bled.
Hanter : Fréquenter 'yd^habitare,
Barbazan le fait venir â'intus , dont
on a fait, enter un arbre, mettre
dedans ; on Ta écrit anter, et on y a
ajouté la lettre h. Que signifie, dit-il,
hanter ? autre chose , sinon , d'aller
dans un lieu, fréquenter, se lier,
s'attacher à quelqu'un.
Hanteria : Lieu qui, en 1284 >
étoit auprès de S. Oportune , à Paris,
au - delà du grand pont , dans la
H âQ
grande me , qui éioit U me Saînt-
Hautih, hantain : Onde, aïeul.
Foyez Ahtah.
HàATia : Se jeter sur quelqu'ua,
Fattaquer.
Haoir : Haïr ; d'où haote , je haîi-
aob ; haoit , il haissoit ; odire.
Sire , il ot m Roi en PnîDe qui eatoit uÀo-
mite , n kaoû famé tor tote riens , tant fi*3
enfla , et entra en grant maladie.
Roman des sept Sages de iloac
Haouer : Houer, essarter, ôter les
mauvaises herbes , remuer la tore
avec une houe ; haouée , terre honée.
Hape : Hache ; d'où hapieite , hap-
piette, petite hacbe.
Hape LOPIN, happelopùi : Parasite,
homme qui cherche à happer ; chien
âpre à la curée. Voyez Galopin.
Hapelou&de, happelourde: Chose
qui a belle apparence eu dehors , et
ne vaut rien en effet; chose trom-
peuse par les apparences ; faute que
l'on commet pour n'avoir pas assez
examiné , assez réfléchi ; homme qui
paroit , par sa tournure et ses ma-
nières, devoir être quelque chose,
et qui dans le fond n'est qu'un escroc
Haplb, hasples y heple , hespie,
hesples : Dévidoir; alabriun; hapU
a aussi signifié , traîneau.
Happé : Pris, attrapé.
Happer : Prendre, se saisir, enle-
ver, voler, se procurer. L'auteur des
racines grecques le tire du Grec or-
pazo y rapio. Le Roman de la Rose
comparant la femme à nne anguille,
qu'il est impossible de tenir quand
die veut s'échapper, dit :
Si qu'elle est tantost cscliaptpëe ,
Jà si fort ne l*anrott happée.
Haque : Qiaval hongre; d^cquus;
on le dérive aussi de nacci/s,
Haqu^suts, hacquebute, fiaque-
H AH
butte, harquebouse, harquebuse, har-
quebute : Arquebuse , espèce d'arba-
lète pour lancer des flèches , des ja-
Telots , et pour tirer au prix. On a
ensuite appelé une arme à feu à-peu-
près comme un fusD, de ce même
nom , et qui sert encore à tirer au
prix. Barbazan dérire ce mot d*arcus
puisus, pour pousser au but, au bout.
Haquebutibe : Armurier, arque-
busier ; >t soldat armé d'une ar-
quebuse.
Je demanderoii ronlentiert^
Comme on diroît plus proprement ,
Ua de ces deux haçuebuturs
Par mal Titer faut lourdement.
Marot, Epigrammes,
HiQUENix, hacquenée : Jument
de prix , cheval de parade pour les
dames; d*equuê,
Haquet , hacquet : Petit cheval ;
et sorte de voiture pour conduire des
vins , des ballots.
Sut , tut , aUez-Tona-en Jacquet,
Et penses le petit hacquet;
Et luj faictes bien sa littiere.
CoquUUurt, Monol. du Pwfrs,
^ Haqubtisr : Conducteur de ha-
quet. 9
Har , harcelé , hard , hardele ,
hardi. Voyez Hae celle et Hàbt.
Hâragsnb : Né en Arabie, ce qui
en vient. Voyez Arabi.
Habangaisoit , harangeison, ha^
rangeson, haranguison : Temps de
la pèche du hareng.
Habangueub : Marchand de ha-
rengs; à^harengusy formé ^harens,
harescens.
Habans : Troupeau de cochons ;
de Iiara,
Harasse : Grand Bouclier, espèce
de targe.
Les Cheraliers qui te combattent pour
■leurtre , ou pour homecide , se doirent cuB»
battrt à pied et saoa «oilfe » et ettrt roîf aés
H A R
735
à la réonde, et ettre restus de cottes vermeil-
les , ta de chemises , et aroir chausses rer-
meÛles de drap àestrier sans plus et une targue
que Ton appelle haraue qui soit plus grant de
loi de demi^ied, on plain paume.
jisslset de Jérusalem , chap. 102.
Harau, hareu , hari, haro^ harol,
harou : Cri , clameur pour implorer
du secours ou réclamer la justice ;
invocation du nom de Raoul ; terme
factice pour signifier , allez , allons.
Ces mots viennent deAa^et àe Raoul,
à cause de Raoul , i*** Duc de Nor-
mandie , qui se rendit célèbre et cher
à ses sujets , par son amour pour la
justice et sa sévérité à la rendre.
Voyez son Épitaphe rapportée dans
le Journal de Verdun, février 1757,
page i3o ; en Langued. hari, hary,
terme dont se servent les àniers ,
pour exciter les mulets à marcher ;
en bas Bret. harao*
J*aî mis mon coer en un lien puis un pen
Ma Dame dist , fuies, fuies hareu ^
Quant recorder je li TOeil mon afaire.
Poésies deFroissart,foL 325 , coL i.
Harauder , haroder : Crier haro ;
au figuré , injurier, se moquer, crier
après quelqu'un en le querellant*
Celui qui voyoit commettre un crime
capital, étoit obligé de harauder
S crier haro) ; s'il ne le faisoit pas , il
itoit condamné k payer une amende ;
et pareillement, il lui étoit permis de
faire enquête, s'il avoit criéà^ropos;
si c'étoit sans sujet, il étoit encore
condamné à l'amende ; ceux qui en-
tendoient la clameur étoient obligés
de prêter secours , d'arrêter le cou-
pable , et de crier ?uiro avec les pre«
miers.
Haraux : Enlèvement qu'on fait
des chevaux de la cavalerie ennemie,
pendant qu'ils sont au pâturage ou
au fourrage j à*harp€igatus,
Harballxur. : QuertUeor , chi-
caneur.
^36 H A R
Haacelveie : Persécution , que-
relle , dispute.
Hakcblieek : Femme grondeuse,
qui persécute tout le monde; d'arcere,
Habckllk , harchelle, hard, har-
dele : Attache faite avec des liges de
bois , dont on se sert pour lier des-
fagots ou autres choses , osier propre
à faire des liens ; Barbasan le dérive
du verbe hœrerey s'attacher, se join-
dre. Ou a ensuite donné ce nom à la
çprde, parce qu*elle sert à lier, k
joindre ; et de là , dit-il , la peine de
la tuird ou kart, prononcée par les
Ordonnances; hordes y habits qui se
rénnissoient en un faix par le moyen
d'une hiirdy une corde ; horde, herde,
troupeau ; hardeau , petit lien de
fagot; hardeau, jeune garçon non
encore formé , qui se plie comme un
brin de jeune bdis ; hardele , jeune
fille non encore formée ; harder, faire
un paquet de ses hordes, les lier avec
une Iiart,
Ha&court : Qui a des haras de
chevaux; qui provoque Tennemi au
combat, escarmouchcur.
Haruaille, hardeau, hardel, har-
dot : Vaurien , hardi , fripon , co-
quin ; d'ardens,
Hardk , hairde : Troupeau com-
munal ; troupe de bétes sauvages.
F'oyez Herde.
Hardée : Fardeau, charge, botte;
€n bas. lat. heredum.
Hardel , hardiau : Partie du vê-
tement , habits , parures.
Ces puUeutes qui se fardent
Et qui a fuient ces Aardiatu ,
Font des plus sages rebnrdiaus,
Tele se fait moult regarder
Par son blanchir , par son farder ,
Qui plus est lede et plus est pesme ,
Que péchiez mortez en quaresme.
Gautier dé Coimi, //V. % , ehttp, i.
Hardel fAor^frai/ ; Jeune garçon ;
liardelle , jeune, fille.
It AR
HâanKLlv, hardie : Troupe, mA-
titude, cohue.
Hardemen t: Hardiment; ttrdenter.
Hardk MME itT , hardemanz , har-
dément y hardiemene : Courage, ar>
deur, hardiesse, audace ; d'arEfor;ffl
bas firet. hard , hardehiaiit, hardis-
der, hordisdet, hardison.
Mont me muet de très-grant folie ,
Et d'ovtrage et de httrdcment,
Qtiaut onques à nal jor eoTie ,
Me prist d*amer si hantement.
Perrin tfAngecort,
Amonrs qa! toatea choses paise
Me donoit cner et hardement.
De faire son commandeinent.
Homan de Im Base.
Harder : Troquer, changer, fain
des marchés ; dans le principe oo
n'employoit cette expression qae
pour les échanges d*habits , mais en-
suite on retendit à toutes les choses
mobiliaires.
Hardi (li) : Petite monnoie de cui-
vre qui valoit trois deniers ; elle fnl
ainsi nommée du surnom de Philippe-
le-Hardi , qui la fit battre ; depuis par
corruption , nous Tavons appelée
Hard. Cette étymologie , donnée par
Ménage et plusieurs iavans , ne peut
être la véritable ; dans la basse lit.
on distinguoit deux espèces de mon- j
lioies , argentuin album , et argentam
arsum , argent noir ou brûlé, jdob- ,
noie de cuivre ; on a dit li ors , H
ards , dont on a fait un senl mot;
origine arsum, partie. à!tirdere,
Hardiau : Coquin , fripon , vau-
rien. Voyez Hardel.
Uardicort : Escarmoucfaenr, qai
attaque , qui défie.
Hardie (robe) : Sorte de vêtement
commun aux hommes et aux femmes.
Hardie R , hardoier , htirdojer,
harrier : Provoquer , pousser , pi-
quer, presser, aiguillonner, attaquer,
harceler, enhardir, eacannouclier ,
BAH
clurger; ardere ^ ardetcere. Se Aat-
€iier, s*enhardir.
li Comaln et U Blae et U Gricu de U terre
dieraochiereiit rert aU , qaar il «Toient mult
Î^rent gent, et Tiennent à Tarriere-garde, si
et commencent à kardoUr mnlt durement.
FiUû'Hardomn,
Ha&diebx : Crémaillère d*inie che-
minée de cuisine.
n nos coTÎent no bacon cnire
Se Tot Tolex qa*il nos remaîngne ,
Celé alnme le fa. de iaîngne ;
Si met de Tere en la chaadiere ,
Puis le pendit à la héuxUere,
* Fabliau de Barat et de Haimet,
Hardie EE : Grosse corde , ou plu-
sieurs cordes tortillées ensemble.
Haedine : Sable , gravier.
Haedo : Vaurien , mauvais sujet ,
emporté ; qui mérite le ^ort
Hàedoiee. Fojrez Haediee.
Haee : Terme employé dans les
proclamations qui se faisoient aux
grandes foires, ou à rétablissement
d'une balle.
Haeeleux : Rebelle , séditieux.
Haeelle , Aarf/« : Association illi-
cite , émeute , sédition , vexation »
avanie ; suivant Borel , c'étoit le nom
d'une sédition qui s'éleva à Rouen
sous Charles vi ; en bas. lat. harelia,
Haeenc : Hareng, petit poisson
de mer ; Barbazan le dérive de haiejs,
HARENGAisoir : Saison, temps de
la pèche du hareng ; harengus, formé
d^earens, earescens , qui devient sec,
tiré à^hareo , haresco, qui s'est dit au-
trefois pour areOf aresco, d'où le
proverbe , sec comme un hareng.
Hakengeeie : Marché au poisson.
Haeemgiee : Marchand de harengs
et de poisson de mer.
Haree : Exciter, presser, pousser,
tourmenter, animer, inciter contre
quelqu'un ; à'ardere ; d'où l'on a fait
haridelle, mauvais cheval, qu'on est
obligé d^harer, d'exciter.
H A A 737
Haree :Lid)ourer,cultiverla terre;
arare. Voyez Arer.
Haretz : Bord , extrémité.
11 avéra denx haretz en l'une et Tantre cos-
tiere des hautesces qu'il résignent tut en un.
Bible , Exode , ekap, a8, 'vers. 7.
Duos oras junetas habebit in utroque la»
Ure gummitatum ,utin umim retleant,
Haeeu. Voyez Harau.
Hareusement : En tumulte , sédi-
tieusement.
Harcan : Argent, monnoie, métal ;
argerUum,
Harcaus : Sorte de vêtement, d'ha-
billement.
Je leur fis tailler cottes et hargmu de rert.
Joinville , /oL 243.
Hargne , home : Mauvaise hu-
meur, querelle , dispute , incitation à
quereller, à disputer.
Hargiter : Quereller, exciter à
gronder , à disputer.
Hargoter : Disputer avec opiniâ-
treté , ergoter ; d'où hargoteur, diffî-
cile , entêté , qui aime la dispute.
Hargouler : Prendre quelqu'un
a la gorge , ou p'ar la partie de l'habit
qui joint le cou , et le secouer ; de
gula; d'où hargoulement , secousse.
Haribourras : Fatras, selon Borel;
mais ce sont des colifichets de fem-
mes , qu'elles mettoient dans les plis
' de leurs coiffures.
Encore i refont-elles un grant haribourras ,
Car entre la touelle qui n*est pas de bourras y
Et la temple, et les cornes porroit passer un
ras.
On la greigneor moostoîle qui soit jusquea
Arras.
* Test, de Jehan de Meung, nfer$ 1269.
Haridelle : Sec , maigre.
Harier : Importuner, presser,
harceler, poursuivre , exciter, tour-
menter ; et non pas , arriver, comme
le dit Borel.
Je change tout , je iotmie* je rarie ,
Jt fiûs chéoûr, rtUjff , et ahbatre»
▲ aa
738 H A E
Sanê tTÎser qui laigement charie.
Je mors , je poins i j*arguë et puis hiwie ,
A sy faiz jeux me plaît tousjotirs e&batre ,
Et ne me chanlt qui t'en vneille detbatre.
Danee aux AveuglsM.
HAaiGOT : Petite flûte , flageolet
fait avec les os des pieds , ou tibia de
chevreau et d*agneau,
Hârigotbe : Terme obscène.
Hâriquidam : Ce que paient les
apprentis d*un métier pour leur bien-
venue.
Harissewaing : La Hasbaye , pays
de la Flandre ; Hasbania,
Harle : Hâle, air chaud.
Harlee : Etre hâlé, brûlé du soleil.
Harlez : Basané , séché , brûlé du
soleil.
Regardes qa*ll eat fort, qa'll a les polnga
carrez ,
U est fors et polssaiu , camns , noiri et harht.
Fie de du ÙuescUn,
Harheré de MAUVAiSTié : Plein ,
rempli de méchanceté.
Harhikr : Brandir, agiter forte*
ment une arme , la présenter à quel-
qu'un en le menaçant de Ten frapper;
à^armare,
Harmin, Hemiiriy Hermins : Qui
est d* Arménie ; Hermine , qui est
d'Hermine; Armeniusy Armenia; en
bas. lat. Hermina, UermelUna, Her-
mine.
Harmoniqueur : Musicien ; d^har-
monicus,
Harnas , harneuxy hameix , hcu^
^ nois , hemex , hemeys^ hemois, her^
noix : Armure complète , ornement ;
meubles et ustensiles de ménage ; ba-
gage , outils ; en bas. lat. harnesium.
Movlt Tëissiez harnas floter , «
Homèfi noter et afondrer. .
'^oman du Rou,fol. aag, A°.
Harne , hergne , herne : Maladie 9
descente des inî^slins ; henda.
HAaNXGHxua :^oituri«r.
HAR
Harkois : Bruit, tumulte, traeu;
et épée , arme offensive.
Haro , harolj harou. Yoj, HimAU.
Harodkb : Crier haro.
Ha&okdb , harondele, harofiddU,
herondelle, hyrundeUe : Hirondelle;
hirundo^
Haroublettes, h€irouUeUes[fSâsi\ :
Faire du train , de mauvaises plaisu»
teries , faire charivari à la porte de
deux époux mal assortis, on d*^e
très-diâérent.
Haroucv : Orgueilleux, chicaneur,
qui veut avoir la préférence.
Et dkt H lions , bÎMi frère ,
Di-moi par Tame de ton pera ,
Qni t*aprist si bien à partir ?
Par Saint Estienne le Martir ,
Sire , nel toos cèlerai ja ,
Cil bachelicra qve je roi là »
Qai si se fat fier et kanmee,
Por ce qu^il a aumasse roage.
Ija Compaignîe de Kenari,
Harpail , harpaille y herpailk i
Troupe , troupeau de bétes féroces;
troupe de gueux qui se soulevèrent
sous Charles vu , et qui voloient les
paysans.
Harpaillsr (s') : Se jeter Futi sur
l'autre, se battre, se prendre, se
saisir, voler ; hurpagctre.
HARPAiLLEjaa , harpaiUan y har^
pailleux : Homme qui vole les gens
de la campagne, gueux , mendiant,
vagabond ; à^harpago.
Harpaste : Ancien jeu de balle;
harpastum.
Harpe : Griffe , croc , harpon -, ai
figuré, la main d*un voleur.
Harper : Pincer de la harpe.
Quant li hons est de bone vie ,
Adonc harpil si bien et chante ,
Que le» diables tons encbante ,
Si com DsTid les enchantoit
Quant pour le Roi Saul harpoie,
Gautier de Coinsi, liv, a, chap. 14.
Hakpeur , harpéor : Joueur de
harpe ; harpeur s'est dit aussi de celai
qui pèche avec le haxpon.
\
\
BAS
HAft»ilLBm , harpeTf harpier, har-
pigner : Prendre, ▼oler, piller ; har^
ptigare ; en Langued. arrapa ; en
bas Bret. harpa. Se luuper : Se pren-
dre, se saisir.
Hàepin , harpis : Croc de batelier ;
iuupago»
HAaEBBANNB : Fille ou femme dé-
bAuchée.
Hàrribr: Molester, provoquer,
Texer. Voyez Hardibr.
Harriver , hanier : Garnir, meu-
bler, fournir.
Haes : Arc à tirer des flèches ; ar^
eus ; art , profession ; ars ; et les
côtes, les flancs.
Harsegaye : Arme , pique, demi-
lance.
Harsbl : Porte faite de branches
entrelacées les unel dans lès autres ,
en forme de claie.
Hart, hairde, har, harcelé, hard,
horde , hardel, hardi, harte , hartei ,
hartelet : Corde , lien de fagot , arrêt ,
licol. Sur le hart: Sous peine d*étre
pendu.
Harto : Grandement , selon Borel.
Has : Enjambée.
Hasasins : Assassins. F. Haresins.
Hasghée , Aarc^>> haschiere, has^
de : Morsure , plaie , douleur, tour-
ment , déplaisir , espèce de punition
ou de supplice ; ascia.
Et pour Dien, poor choo m Toai mt«s lit
grans haseies, et les grau» mal-^Uses qm
nous souffrons là fors.
ViUe-Uardouin , Mss./bl. 37.
Et quint dame One
Se senti des dent alâschie ,
Dont souffert ot si grant kaschWf
Sagement trait à li son col.
Si a bien regardé son toI ,
Sor un diesne a son cors garl.
Faèlg du Lou et de FOie.
Hase: Rustre, grossier, âne; asinui.
Hase AU , hasel. Voyez Harsel.
Haser : Irriter, piquer , f&cher ,
insulter, aiguillonner.
HAS 7^9
Hasesins, hassesis : Assassins ;
nom d'un peuple soumis à un Prince
qu'on appeloit le Fiel de la montagne.
Haseter : Terme du jeu de dés.
Un beHenc aporte et trois des
Delea le Jougléor s*asist
Tout coiement , et se li dist :
Amis, fet-il, reus-tu jouera
Vois quel berlenc por haseter.
Et 8*ai troi des qui sont plenier.
Fabl. de S. Pierre et du JougUor,
Hasoy : Hallicr, buisson, brous-
sailles.
Hasquie : Peine , tourment , sup-
plice. Voyez Hascuée.
Hast : r^om qu*ota donnoit a toutes
les armes qui S'emmanchoient au bout
d'un long b&ton, comme la pique,
la lance , la hallebarde , &e. ; hasta.
Haste, haie : Broche à rôtir, lance,
pique, aiguillon; piquet, b&ton de
croix , de crosse , manche à balai ;
haste s'est dit âUssr pour, TÎande
cuite k là broche ; hasta , hostile ; en
anc. Prov. €uta, — Un Yilaiti ayant
pris deux perdrix, est embatrassé sur
la manière dont On les accommo-
deroit :
Sa famé les fist au ttxx ibetre ,
Ele l*ea sot bien entretnetre ,
Le feu a fet , la haste atome ,
Et li Tilains tantost sVn torne.
Le DU des Pertn's ou des Perdriz.
Hastklle , hastellet, hasiUley has-^
tiUon : Éclat , pieu, bûche , petit mor-
ceau de bois, petite broche , cheville;
il signifie aussi , une échinée de porc
frais ; une certaine mesure de terre ;
hostile, hastula. Voyez Estelle.
Haste tLiER : Ce qu'on paie pour
sa bien-venue dans une société ou
un corps de métier.
Haste R : Mesure de grains qui con-
tenoit environ trente sepliers ; sorte
de mesure de terre; haster s'est dit
aussi pour faire Une haie de perches
autour d'un héritage.
Haster : FAchcr, irriter quelqu'un*
a
74o HA S
Hjjmx A r : Petite pîcce 4|«'oti Cnt
dure a la Uotfe, r6ci, tùtAut^
Haatebkl, hagieroi , kateream ,
hateri^l : La umiiue au col , le denicrc
de la tèt^i Tefimt an do* on de»
ft'«ae a'ese hdU 4tt rlêa^
Et tiG«C le hautrei
C«r pi** «• MTS »▼<
Ee ftVI ■*€•! bde 4e ▼»•>(<,
PImIot doît t4rB«r,coaMe >*^*
5c* bdc* tFCCc», t4oiir» cfcâcrc»,
Et t«C le hmierei derrière» ,
Qnat bel et bica trecâé le
Sat
HASTiTKTi : THaâté
Q«e bisaté 4e cberdMrc.
HiSTift , Aâ#£» .- Br&lé , desséché,
trop long-temps resté à la broche.
HASTEr A , hasder, hatear, hatier :
H^tisseur , cnisÎDier qiii a soin de faire
tourner les broches ; grand chenet de
cnisine à plosîeors crans pour y re-
ceroir des broches ; hastarius ; en
bas. lat. hastelator, hastatorf en anc
ProT. €utié.
Uastie, hastille , hastUle : Dé*
pouilles d*un porc dont on fait part
a ses Toisins, comme andonîDes, bou-
dins , et qu*on accompagne de quel-
que pièce bonne à rôtir, a mettre à
la haste (à la broche).
Hastif : Prompt, colère , emporté,
étourdi , piquant , acéré , pointu ;
ardent, actif, empressé, téméraire,
urgent, pressant.
Et m: le betoing est hasdf, le Seignor pnct
ferp ftpmondre Km home a oorp motie , on
maint pnant mouvoir , »eloo ce que il en aara
beftoing , et se il le Téant teinondre eoci , le
aemooéor le doit semondre si conie eat de-
Tant dit. Assises de Jérusalem , chap. a33.
lUsTis : Vif, colère, emporté.
Hatz. Voyt^ Hastk.
Hatzmevuk : Côtelette, édûnce de
porc frais.
haterel : La nuque da cdL
EaaS U toc poiacan Dcw cMoam In M»-
lereica pcsaéa 4cft cbanwis «ivct le»
4e aa poiaMBce , parmci le» dfipitif i,
dlki orgaHhoaseni— f soi éûàrnaA
Ica roMiOT 4e la Tcriteit , la Tcritcis
.wnn k» boBleo.
4e S. Origoine , Im. 3,dUyLis.
Sic ommipoiem Dems eomirm. e^tas
Bmm memtes , potetuùt Si
pectos operatm-, ut^mism^
eepta veritads se
tferUas per hianiies premuMt,
Hatscr : Rôtisseur.
HATiEa : Grand chenet de cnismc
où Ton met plusieurs broches à-Ia-
fois; de hasta; en anc. 'Pro'v. asteUé,
Hatilles. Voyez Hastik.
Hatipel , hadpUu : Soufflet , coup
de poing , coup de bAton.
Me» li Escnler qui serroient y
Qai Tafere rén tToient ,
a doaereat giaat kacipku.
RAU
Si qB*fl le firent cbioir plat»
Fièrent en tette et en l'escÛnt*
FaU, du Prwost à rAummh»
Hâti& 9 JuUer: FAcher, irriter, dit-
puter, quereller, dire des injares.
Hatisser : Leyer nn bâton ou une
arme poar en frapper quelqu'un.
Hativbmbvt : Promptement, Ttte,
diligemment.
Hativzt^ , hasiivité : Diligence ,
promptitude; acùvitas.
Hattatkk : Querelle , dispute.
Hàttiyéau : Fou, étourdL
Hatute : Amorce , appftt , allèche-
ment , suivant Borel , qui cite le Re-
bours de Mathéolus.
Hau : II* hait , qu'il haïsse.
Haubby : Haquenée.
Haubee, haberc, hal?ergéon, ha»
hergon , haberjon , haberz , Jialherc,
fuuiberc, haubercot ,'hauberff, hau-
bergéon, haubergon, kaubcrs ^ hau-
bert^ haubregon, hauibergéon , hiutl"
bergon , kaulbert , haultbergéon ,
hauUbert : Cotte de mailles qui cou-
Troit la poitrine jusqu'au défaut des
côtes , et descendoit jusqu'aux ge-
noux : les nobles et les chevaliers
avoient seuls le droit de la porter;
elle se mettoit sur le gambeson ; en
bas. \at,haisberga,haubergeitum ; tu
bas Bret. habrsitvn. Fauchet, liv. ii,
de la Milice et des Armes , pag. 5a3 »
croit que ce mot vient du Lat. albus;
car, dit -il, albumen se tourne en
François aulbin^ albumum, aubier,
qui est le blanc de tout bois ; alba ,
aube, et autres semblables; et celui-
ci en auber, parce que les mailles de fer
bien polies, forbies et reluisantes , en
sembloient plus blanches. Barbazan
le dérive du Latin albarium, cou-
verture , crépissure , enduit , dont
s'est servi Pline , ou à^albumum ,
aubier; et qu'est-ce en effet que l'an-
bier on le ha«bier ca iait de boiâ 9
H A IT 741
sinon , dit-il , ce qui couvre , envi-
ronne, garantit le cœur du bois ? mais
suivant Ragueau et Loiseau , ce mot
vient de haui-ber, ou haut baron
(aitusvir)y homme qui de voit servir le
Souverain on le Prince duquel il étoit
relevant, avec pleines armes, ou armé
de toutes pièces. La cotte de mailles
a été ainsi nommée , parce que le
hautbert, ou seigneur du fief, en de-
voit élre revêtu. Joinville le prouve ,
parce qu'il dit lui-même qu'en 124^
il ne l'avoît pas vêtu , n'étant pas
encore chevalier. A la page 68 de son
Hist. de S, Loidx, il fait même la dis-
tinction du haubert de bataille , et du
haubert à toumoier, c'est-à-dire,
propre aux tournois.
Et il aTÎnt en tote U citée de Jerotolimee
gentz montes estre Tenz par qomrante jours
lour corant entour , éiant estoUes endoréea , et
lances si com coœpaigniet armées, et iea
cours des cliÎTaux ordinex par ordre et poi-
gnées, de maintenant d'estre fait à moe^e-
mens des escus , et mnltitodes des Lalmes ,
brauncs agns , et launces , des dardes , et res-
plendissement des armures eodorées et de
chescnne menieres des haubergéons.
Bible , //' £<V. des Machabées, ch. 5,i;. i.
Contint muiem per universam JerosofymO'
rum cmtatem 'yideri diebus qutulraginui per
aira efuiies discurrentes , aurauu sto/as ka^
bernes, et hastis, quasi cohortes, armaios.
Et cursus equorusn per orJùus digestos , et
eongressionesjieri comiims , et scutorum ma.
tus , et galeaiorum muUitudmem gladiis dis^
irictis, et telorum jactus , etaureonun armo^
rum sjdendoremyomnisque generts loricarum^
Hau BEE , hault'ber, hautbert :
Grand seigneur, haut baron ; homme
de haute taille , de grand courage ;
altus vir, d'où est venu hauiercau,
hobereau, simple gentilhomme, qui
n'étoit pas encore chevalier. F, Bee.
Haubee, hauberg, haubert (fief de) z
Filf le plus noble après ceux de di-
gnité , tenu par un homme qualifié »
un haut baron, qui, suivant Cha*
rondas el Ragaeau, rderott immé*
3
74A H A U
diatemeat d*un Prince souverain.
Pe Laurière révoque en doute cette
opinion , et cite Terrien , liv. v, eh. a,
pag. 171, édit, de 1 654 9 qui dit qu'un
fief de haïUber peut être tenu de
baronie , la baronie de la comté , la
comté de la duché , et la duché du
Roi. Suivant cet auteur, \t fief de
hautberB serait donc seulement nnfitf
de chevalier , et ce fief auroit été ainsi
nommé , parce que celui qui en étoit
possesseur étoit obligé , à vingt et un
ans , suivant l'ancienne Coutume de
lïormandie , Mss. partie 11 , sect. 3 ,
chap. ^, de se faire chevalier, ou de
Télir le hautberî ou la cotte de mailles,
tqui , continue-t-il , étoit une espèce
d'armure dont il n'y avoit que les
chevaliers qui pussent s'en servir.
Hauberck, haubergerie : Bâtiment
destiné à Thabitation ou à l'usage du
propriétaire. Voyez Héberge.
HAiJBERGENiEa : Marchand, fabri-
cant dehautàeris ou cottes de mailles.
Haubergéor : Cabaretier, auber-
giste , marchand de vin.
Haubergikr : Celui qui, tenant
un (ief de hautbert , étoit obligé de
suivre son suzerain à la guerre.
Haubercier ; Loger, nourrir. Foy.
Haberger.
TaDt ont erré le chemin droitnrrrr.
Que de Saint Gille coisirent le mostîer,
JJonl font lor gêna armer et hauhergier,
Kn trois escliieles les ont faites rengier,
■ lit en ckacui»^e furent trente millier.
Roman de Garin^foL x8o, R"*.
Haubiit : Sorte de petit cheval.
Voyez HoBiN.
Haucher : Elever, hausser.
Haucie (cliiere) : Bonne mine,
Tisage gai , joyeux.
Hauctom : Sorte de cotte c|e mail-
les , partie de l'armure ; ce nom s'est
donné à un archer, à cause de la cotte
d'armes dont iL étoit revêtu.
HAIT
HinDEm : Lasser, fatiguer.
Hau DRAGUE : Instrument qui sert
à couper et arracher les herbes qni
croissent dans les fossés ou les ri-
vières; d'où haudragtr et haudra-
gtdery se servir de cet instrument à
<:et effet. "
Hau^b , havée : Droit de prendre,
dans les nuirchés , une poignée de ce
qui s* j vend ; cette poignée même.
Havée du boureau : La part qu'il svoit
droit de percevoir sur les denrées ta
marché. Voyez Uavack.
Hauouehowe : Hagnenau, viDe
d'Alsace ; HtxgentHa*
Hauiller , hauier, houiUer : Ap-
peler à haute Toix , crier de tontes
ses forces. Voyez Huchek.
Haulagk : Droit qu'on paie poar
étaler et vendre sous la JuuiU,
Haule , kaulée , hauleye, haulie :
Halle , marché , lieu couvert où Ton
étale les marchandises ù vendre.
Haule , havle : Ouverture , port ,
havre; aperiura.
Haule c A : Garde des Soudans.
Voyez Bahari.
Haulsaire, hausaire y haussaire:
Fier, hautain, arrogant, vain, su-
perbe , bouffi d'orgueil ; à^aiius.
Haulse , pour hausse : Certùne
partie d*un habit.
Haulsérage , hauisoffe .- Arro-
gance , hauteur ; èiolUtudo.
Haulsier : Hausser, élever.
Haultain : Qui tombe du haut-
mal ; et grand , sublime , élevé.
- Haultainn ETé , hautaineté : Hau-
teur, fierté, arrogance; uoblesse,
élévation.
Haultraic : Droit qui se levoit, à
Paris , sur les boulangers et sur plu-
sieurs autres artisans ; il étoit de six
sols Parisis par an ; ce mot est écrit
haultbanicrs dans l'Ordonnance de
Philippe - Auguste , de Tan 1201.
H AU
Voyez le iP a4 des pièces qui sont en
tète de Ragueau.
Haultbket. Voyez Haeiu.
Haultk : Hampe , bois ou est atta-
ché le fer d'une javeline \ hasta.
Haultemort : Espèce de chat sau-
vage.
Haultbssk , hauiaineié, hautetce,
hautesse : Élévalion , noblesse ; al^
ûUido.
L*aiig Tenlt acquérir bmlt et loi «
L*autre honneur, triumphe et hanltm^^
A petit pot mettre deux groi,
Et deux chienf qui ronge ung Of ,
On ne y roit amour ne simpleue ,
Si proneMe contre prouet»e
Se mect sur les champi par rtncuae «
Il fait bon redoubter fortune.
P. Gringoire, Menus-propos , Mère sole.
Haumant : Commandant^ capi-
taine.
Haumb. Voyez HiAUME.
Haumbe, hausmer : Ajuster, ratr
surer.
Hauhet , havnet< Espèce d*arme
antique, suivant Borel; il cite le Dit
de VOusùllement au ViUain; mais il
a mal lu , il y a hauvet, qui signifie ,
un crochet.
Hauniee : T^é en Flandre, Fla-
mand ; Hannonius.
Haus, lisez haûs: AnoiX eu; à^habere^
Or quant cil TaÎMéaz de Toire en cul attoit
haus cil morteix boiTrei solnnc la couftume
attoit offert al aeaqt peirea del mouttier à
beneir. Dial, de S, Grégoire, Iw» %,chap, 3.
Eteùm "VOS wireum, in y«o illepestifsr
potus habebatnr , recumbenti Pt^i» ex more
monasierii ad benedieendum/uisset ohlatum.
Haus : Maison , suivant Borel , qui
cite Pontanus.
Haussace, haussaige : Hauteur,
fierté, arrogance.
Hau ssAiEB : Fier «arrogant, hautain.
Haussassis. Voyez Has.esins.
Hausse : Presse, poursuite, adju-
dication publique à renchère. jivoir
H A V 743
hauise : Etre pressé ou poursuivi
avec violence. Hausse de soulier :
Morceau de cuir, bout de cuir que
Ton met sous le talon du soulier.
Hausse pied : Machine de guerre ,
selon D. Carpentier.
Hausse BEC : Trait de raillerie et
de mépris, en haussant le menton
devant quelq;i*un , selon Monet.
Hauste : Bois d'une lance ; hasta.
Haut : Taxe de la réception d*un
ouvrier k la maîtrise.
Hautain : Grand, sublime, élevé;
altus,
Hautaiitemekt : D'une manière
grande , élevée , hautaine.
Hautaineté. V, Haultaimfet^.
Haut-bah : Réserves faites par un
seigneur pour envoyer paitre ses bes-
tiaux dans les forêts, sans que les
particuliers qui ont le droit de par-
cours dans les mêmes forêts , puis^
sent en jouir, à moins d'une permis-
sion dudit seigneur; impôt que le
souverain percevoit sur les artisans ,
pour obtenir le droit d'exercer. Le
haut- ban se paya d'abord en vin;
mais en 1201 il fut converti en une
redevance annuelle de six deniers :
cet impôt a été supprimé au xv® siè-'
cle ; fûU-bannum. Voyez Bah.
Haut-bahiee , haut'himnier : Qui
est sujet , qui est redevable du haut--
ban.
Hautelighb : Haute-lice.
Hautesce : Élévation, hauteur;
aldtudo,
La tierce science fi eat géométrie, par qui
août aTOM les memiret et le» proportion» otf
coftct , par loac , par lé , par hautesee.
Brune tto Ladni, liv, i.
Hautes-chausses : Haut-de-chans-
ses , culottes , calcis altum ; en bas
Bret. hauteu , hauieu^moen,
Hautbues SEiOHXUEiAi^BS : Auto-
rité des seigneurs, élévatioii^c leur
4
744 H A V
«{ualitë au-destoft de celief de levrff
vassanx.
Hautisme , hauldsme : Très-^CTé ,
très>baut ; altissimus.
Je Touf conjnr de Din mélsme
Et de M grftikt,Terto hauHsme,
Il est bui jor qoe Diex s'offri ,
Et que U mort en Crois souffri.
Le Die du Barisel,
Hauton : Le menu grain qui reste
après que le grain est vanne.
Hauts-hommes : Les grands vas-
eux du royaume.
Hauvre DUCHE : Le haut de la tète.
HAuxAiaE : Huissier , sergent ;
ostiarius.
Ha V AGE f havée : Droit de prendre,
dans les marchés ou halles , autant
de grains ou de fruits qu'en peut
contenir la main ; redevance sur les
grains qu*on mesure; hauagium ,
hapodium ; en bas 'Rvtion havaich ,
hauv€igh.
Ha V AIE s , kavréure, haprure : Ou-
Terlure , port , havre , banc de sable ;
apertura. Voyez Habbe.
Hâve : Maigre, décharné.
Havé : Je vous salue, je vous sou-
haite le bonjo,ur \ ô^ave,
Hav^e : Morceau , une poignée de
quelque chose ; hapsus.
Havel. Voyez Havet.
Havene : Port , havre.
Havkr , happer : Prendre , arra-
cher, saisir avec le croc nommé ha^
vet; iïhabere, employé pour capere,
Haveaez : Vous aurez.
Havet , hauct, havets, havetz, ha^
4net : Croc , crochet , pioche pour
fouiller, fouir la terre ; hameçon.
Lors mistreat 3s les aneus en chescone cot-
tierei del rational^en Uqaéiie pendirent dent
chéiues d*or, lesqoens ils enfermèrent as
havets que apparurent en les angles del siip
perhumeral.
BiMe , Excde , chap, Sg, 'vers. i6.
pATTD OMnuhs posuenmt in utrofue laure
HAT
mtitmaiis, è fmUmsjwmtitrvntdmifi
reœ , qwuu imsemenpamatàaiêt qm mti^tr'
Immeralis imgmU* etmmebami,
Havette , hupette : Espèce de d»
peate à Tusagedes hommes etdesgcas
de guerre.
Hati : Desséché^ maigre.
HÂVia : Saisir, prendre , s'appro-
prier, dessécher, brûler, épuiser;
haurire. Barbazan le dérive d'oMu,
aviditas,
HàviiB' : Havre , port , halle.
Havoie : Pour avoir ; habere,
Havoh , havot : Mesure de gnis,
en Flandre ; en bas. lat. havotus.
HAYdHGKiE : Poignée, autant qu
la main peut contenir.
Hàvos : Yoleur, pillard.
HAvoTiE : Mesure de terre qa*im
^c'orpeut ensemencer.
HAwi : Courant d'eau , fosse, bns
de rivière , &c.
Hax : Enjambée.
Hat : Ane; asinus.
Hat : Cri pour appeler du secooit.
Hatcee^ : Garni d'acier.
Hâte : Haïsse; oéiiat.
Or TOUS lerez tost , ai boachies
Tons les pertnis de ceate haye ,
Faites que chascnn ai toqs ha/e
Car il affiert à rostre nom
Que Tos faciès a« anaî non.
Roman de la Rose.
Hate : Mouton^ chèvre; grue,
instrument dont on se sert pour ea-
foncer des pieux dans un endroit
marécageux.
Hâter : Mettre une terre en dé-
fense , l'entourer , la fermer de haies.
Hatcne : Haine , ressentiment ;
odium.
Cil que coQTe kqfrgne decéÎTaUenicnt , la
naUce est demostrée en conseil.
proverbes , ckap. 26, tperr. 36.
Oui operie oàkam/rnndultnter, revtla^tar
wuUitia ejus incondlio.
HÉ A
Hàt-rât : Amende imposée sur
les gens convaincus d'avoir troublé,
pendant la nuit , la tranquillité pu-
blique par leurs cris.
Haynb : Panier à mettre de la vo-
laille ; Henri , nom propre.
HàTOH : Échoppe portative,hangar.
HATaoNNiBas : Endroit où Ton
élève les hérons ; d^herodius.
Hâz : Saut, enjambée. Je haz,
je hais.
HizAKOEa : Aimer passionnément
les jeux de hasard ; d'où hazart, celui
qui a cette passion.
HAZBTsm : Terme du jeu de dés.
Hazbteur : Meunier , ânier ; et
marchand d*huile , selon D. Car*
pentier.
H^AAOK : Redevance due pour la
maison qu*on habite. .
H^ÀE , héîr, héire, her, hère, hoé',
hoir: Héritier , en terme de pratique
on dit encore hoir; hœres ; en bas
Bret. heoTy her,
Coostnme si ineflfre monlt bien que chelai
que père et mère marient, ait pins qne il n*em-
porteroit en m partie ; mes qne ce ne «oit trop
outrageusement ; et chil outrages si doit ettre
refrains par le juge à le requeste des antres
hoirs, après la mort don père et de le mère.
Coutume de Beawouit,
Hé AS : Verge, bâton, gaule, hous-
sine.
Heaume, ^ai///t^^ elme, héàlme ,
héaulme , helmCp herme^ hiaume ,
hieltne , iaume : Casque à visière ,
armure de tête , sommet , toit ; de
helmus , qui se trouve dans les lois
ripuaires , pour gaiea ; en anc. Prov.
èlm. Barbazan le dérive du verbe
amicire f couvrir, ou du substantif
amiclus , couverture , dont on a fait
aimuda; aumusse et halme, héalme
et heaume, pour couvrir la tète.
Percerai mont fort s*amn»ervo«IWy
Praot set armes et s'aparoîlk ,
H E C 745
Sam atargier le haubert vett,
là iaume Uce sans nul arest ,
L*escu au col , Tetp^ an les »
Besor son cheTal est montes.
Roman de Pereeval,f6L a37, B?.
Héaumeeie : Art de fabriquer les
heaumes ; endroit où on les fait , où
on les vend ; de là la rue de la Ecau-
merie, k Paris, près S. Jacques-de-
la-Boucherie , et donnant dans la rue
Saint-Denis, où l'on fabriquoit ces
sortes d'armures.
Hé AUMiEE : Faiseur de heaumes ,
ouvrier en casques.
HEsnoM ADiEE : Moine qui servoit
ses confrères à table pendant une se-
maine; hebdomadarius.
Hebeege, hébergement, héberge^
rie, hebergie , heberiage , heberje ,
^herberge, herbcrjage, herberje : Tente
d'armée ; mesure pour désigner l'é-
tendue d'un héritage ou d'un bien ;
logis , demeure , hôtellerie , maison ,
auberge ; logement en général ; d'Aa-
biiare, en bas. lat. heribergium, her*
bergaria, herbergagium ; en bas Bret.
herberch.
Devant le tref le Roi nn héberge ot tendue
Qui estoit de porpre Inde bien Uciée et menne,
L^tntrée de devant fost tout à or batue.
Ronuut des Vœux du Paon,
Hebeegiee, héberger y heberjier :
Héberger, loger, nourrir; et selon
D. Carpentier, bAtir, construire , ré-
parer un édifice. Foyet Habeegee.
Vielz pechies fet novele honte ,
Et si com li proverbe cootp.
De pechié que trop avons chieri
Por ce nos devons chaAtifr;
Qui son pechié uorit et couve
L*aignel resemble qui la louve
Herherge. La Vie des Pères,
Heg , heche : Porte coupée en deux
parties , dont celle d'en bas ne passe
point l'estomac , porte qui clôt le bas
de la baie , pour empêcher les bes-
tiaux d'entrer dans les maisons ou
en d'autres lieux.
74<^ ' H E I
HxcQUsm : Faire une pointe , ren<»
dre aigu nn morceau de bois.
Hecquet : Porte de basse-cour.
Hedard , hedar^ hederde : Vif , lé-
ger, actif; de l'Arabe daraz^ aller vite.
Hedaede : Vieux dieyal usé.
Hée : Haïsse.
Mais gart qaVIe ne soit si soto
Pour riens qne clerc ac lay U note ,
Qae jà riens d^enchantencnt croie,
Ne sorcerie, ne channoie.
Ne Belenns , ne sa science ,
Ne magiqne , ne nigromancc.
Que par ce pnist homcesnooToir,
A ce qu*îl Taiin par estonvoir.
Ne qae ponr loi nale antre hée.
Roman de la Rose.
Hésm : Pleurer, gémir, soupirer ;
onomatopée des soupirs que Ton
pousse en pleurant ; les Latins avoient
aussi rinterjection heL
Héee : Uaîr ; odire.
Hef : Sorte de bâton en forme de
fourchon , à l'usage des charretiers.
Hehousse : Le houx.
Héilighemevt : Mois de décembre.
Héie , heire : Héritier j hœres.
Un fils de Fonqnes démon ra , qui ot non
Thibault , et vint en aage , et pois trere fn, et
le Daron fu rendu as cresttens , et Othe Tint
«Tant qui fu fiz de Pierre , et reqnist la sai-
sine dn Darou com le plus droit héir apparant
de Pierre qui fu Seignor don Daron et derai-
nemeut en fu saisi.
Assises de Jérusalem , chap, 64.
Ft se le fié estoit de plusors ChcTaliers , il
porroit partie doner pour partie dou serrice ,
et seroit enci le droit heir deshireté , et ses
keirs de partie dou fié. ibiiL chap. i58.
Heireau : Maison rustique, bâti-
mens qui en dépendent.
Heiree , heirrer : Aller, marcher,
faire un voyage; ire, errare.
Estant acouté sur son lit en oroison et se
repoussoit sus sa courerture, si qn^ii av'int un
matin qu'il deroient heirer, que cis qui dé-
voient trousser et enunaller les lits , embrassa
la converture et la robe qa*U cuidoit qii« U
robt lÎMt
c*eatoit
HEL
entortflliM dedcas U Ut, it
F%e étismkeae de F^vHÊce.
Hbxet : Porte de basse-coor.
Hbl , heii : Champ fermé de haies,
Terger ; poignée on pommeau d'épée.
CbaacaB de govreracr ae pnÎAo
An gouvernail qui la nef maiae.
Aval le Ae/. si court aenestre.
Et sns le kei pour coorre adestre*
RomamduRnu,fi>L 85, V'^,ed.\.
HEL£]fOT:Conte^iscours plaisant.
Se TOUS me voles escoater
Je TOUS dirai bon helemot ,
lUens ne Tant s« cfiascnna me m*ot ,
Qnar cil pert rnonk bien Tanlelnie.
Qnl par un noiseoa le dcalnic ,
C'est por noient , m*i Candrai mie.
* Fak. de sire Hauts et de dame jÊmkwse.
HéLipoLE : Machine de guerre
énorme , et faite en forme de tour ;
helepoiis,
Helle : Assemblée séditieuse ;hir-
rière.
Hellebic : Droit qn*on leroit, i
Paris , sur le poisson de mer qu^on
y vendoit.
Hellequin : Lutin , esprit follet ,
fée , fantômes imaginaires de cheva*
tiers qui combat toient dans les airs.
Hellie ; heler y hetler , heliuer :
Boire beaucoup , faire la débauche ,
faire grande chère , se réjouir ; htl-
luari,
Preatrta miez vient ta main périr ,
Que ordoier d*oume ferir.
De fol tast , ne de caroler ,
De tremeler, ne de hellir,
Tont chou faire , est Dien meascrvir.
Qui on Toit tel mestier mener
On nel doit preudome clamer.
Mais pins en fait prestres à blasmer
Qui n*a mains, fors c'a Dica serTîr.
Prestres tu n*as droit en vener ,
Prestres ta main de chien mener
S'ordoie , et de Toisel tenir.
Roman de Charité, strophe 107.
Helluation., helUation : Gour-
mandise \ débauche \ hcUuaùo.
H EN
Hblluov , heUuion : Glouton , to-
race , débauché ; helluo.
Helmb. Voyez Héaulmb.
Helmot : Vrai mot, jugement,
sentence, Voyez Helbmot.
Helt : Poignée , pommeau d'épée.
Do bnme d*acler tu helt d*argeiit.
Roman de Pereeval,
Hexee : Ajuster, mirer, viser.
Hemkeodeomb : Courrier de ca-
binet , chargé de dépêches, postillon;
hemerodromus.
Hem I : Demi ; hemL
Hemin : Arménien ; ArmeniuSy se-
lon Borel.
Hemine , hemmine : Mesure con-
tenant la moitié du septier. Cette
mesure s'employoit pour les liquides,
car S. Benoit accorda à chacun de ses
moines un demi-septier de Tin par
jour; hetrdna,
Hemiole : Proportion que deux
choses ont entre elles ; hemiola.
Hextb : Grosse corde, ou plu-
sieurs cordes tortillées ensemble.
Henap , henas. Voyez Hahap.
Henàpieb , hennapier: Faiseur de
Tases appelés hanaps,
Hehdeurk. Voyez Helt et £v«
BEADURB.
Henueue : Furieux , enragé.
Heneix , hanap de bombarde :
AfTût de canon.
Hen EL : Pieu , bûche , morceau de
bois , pique ; hostile,
Henepiée , hennepée : Le contenu
d*un hanap, d'une coupe ; quelque-
fois on dénommoit ainsi le hanap
lui-même. Voyez ce mot.
Uf.ngee : Fatiguer, presser; anr^
guriare,
Aprèt •ejouma It oi de Franche à Jadret
fout cel hiver , et Mchies Le 11 caert des cent
ne furent mie à paît , car adiet baoit et AeM-
jloftrliwMputie àchon qnelioa dapMbaeat,
HËR
747
et U antre partie à chou que de ae tenist
•nsanle («oaêmble).
FiHe-Bcrdouin , Mu, , fol, 7.
Hbhis : Anis , graine de fenouil ,
herbe odoriférante.
Hbnnepibb : Étui d*une coupe ou
d'un hanap.
Henkbk : Incommoder, dans Bo-
rel , qui cite Pathelin ; ce mot n'y est
pas , il y a gehenner,
Hevnin : Coiffure d'une hauteur
démesurée.
Hekoe. Voyez Honor.
Hbkorbb : Honorer, respecter;
honorare.
H^HRZGiBNs : Hérétiques du xii*
siècle , ainsi nommés de leur chef,
qui s'appeloit Henri.
Hent d'bspiLb : La poignée d'une
ép^.
Hehtzch : Clôture faite btcc des
pieux.
Henu : Chenu , chauve , qui a peu
de chcTCux; canus,
Hbntaux : Pieux , bûches , mor-
ceaux de bois.
HéoQUB : Sorte de filet pour pren-
dre les oiseaux.
Her : Héritier; héraut , messager.
HiRABLB , heréable : Labourable ;
arabilis,
Héraob : Race, lignée, extraction,
succession; hœreflitas.
Herahoib , herandie : Embarras ,
inquiétude, malheur, infortune ; sou*
quenille , casaque , mauvais habit ,
habit d'esclave , de bas domestique*
Lors cherancha grant aléure ,
Les grans trof , non pas Tamblënre ,
Tant qu'il ataint aea charretiers.
Seignor, dist-il, or est mestiers,
Que me 'gardea mon palefroi ,
Ma robe et mon garçon Joflroy ;
Car il me conrient à chief trcre
D'une chose que j'ai affere.
Lora a sa robe despoillie
748 H E R
Eit TetU VM heramdt^
Qui ne Talott pat troU denltn*
FM. de la Bomne pleine de sens.
Hebauld, Harauld, Harolt, Hé-
rault, Hérauz , Herold: Raoul , nom
propre; Heraldus, Voyez Hàbau.
Hebaulder : Animer, inciter.
Hebàuloebie : Charge, office de
héraut.
Herbage : Tapisserie de verdure,
l'herbe d*un pré lorsqu'elle est cou-
pée ; herhaceay herharia.
Herbâigeb : S*abonner pour le
droit d*herbage ou de pâturage.
Herbaire, Jierhéire : Empoison-
neur ; herharius.
Hebban : Corvée , ou ce qu'on paie
pour en être exempt.
Herbaument : Gaillardement , en
folâtrant.
Herbaus. Voyez Hebbout.
Hebbaux : Devoirs et charges dus
sur les héritages. Voyez Hebiban.
HEBBKGàOE : Droit de prendre ,
dans une forêt, le bois nécessaire
pour construire ou réparer une mai*
son ; et droit sur le vin.
Hebbeilleb : Brouter , pattre ,
manger de Therbe ; de herba.
Heb BELER : Potion médicinale faite
de jus d'herbes; herbilisy herhile,
Hebbeline : Brebis maigre et éclo-
pée , qu'on fait paître à part dans de
bons pâturages; de herbilù.
Hrbbeb : Joncher d'herbes, cou-
per de l'herbe.
Hebbbbage , herbergagc , herbe-
riage, herberge, herbergement , her-
berjage , herbregement , herbregerie :
Logement , habitation , demeure , lo-
gb, maison , bâtiment. V. Hebbbgb.
S^aocans par sa rlcbetce ,
Ta genz déshéritant ,
Et autrui herberiage
Par force porprenant.
TiébauU de MaUU , fol Ii8.
HER
HxiBvmosm, Ae7fef)^Û9% herhngtr:
Loger, habiter. Voyez HABKaGsa.
Uaa^efl est en Normandie »
Qoe <pû kerhergieM est, qn*il die
Fabel on chanion à ton oste ,
Ccate eottnme pas n*ca oato
Sire Jehaos li Chaprlaina.
FaUiuSMtcretmimdÊCbmi
HxBBBBGxaiK:Anberge,1i6tcUerie.
Hbbbsbik : Scîenee de la couioît-
tance et de la propriété des planta.
Rutebeuf, poète du xui« siède, a fût
un Dit , intitulé le DU de VHerherk^
alias, JE>i&en>.
Hbbbieb, herherie, herhis : liei
plein d*heri^s, pâturage, prairie;
herbidus.
HaBBism , herhiere : Marrhiad
d'herbes , soit médicinales , toit po-
tagères.
Hebeoliseb : Herboriser; d*A€r-
iHirius.
Hebbout, herbaus : Famine, stéri-
lité , année dans laquelle les terrei
poussent beaucoup d*herbes et rm-
dent peu de grains.
On ae herbout deToit faillir ,
Qui ai féist lea biena faillir ,
Qne gens de fain morir déaaaeirt
Por ce qae point de blé n'énaaent ;
Tant en porroient retenir ,
Ainx que ce pénst arenir
Deaz ana derant , on trois, on quatre,
Qne bien porroit la fain abatrc
Toz li poeples gros et menns ,
Quant U herbout seroit Tennz ,
Si com fiât Joseph eu Egipte
Par son sens et par sa mérite.
* Roman de la Rose , 'ver* 18097.
Heb BU : Garni d*herbes , herbeux.
Hebcenate : Arseune , nom de
femme.
Hebci&ob : Garçon de charroe,
qui conduit la herse.
Li ralles prant son chacéor ,
Et Ta là où U hercéor
H<'rçeoint les terres aréea (labonrëai) ,
Où les aToines sont semées.
Roman de Pereevtd ,fol, 1.
Hebceb : Conduire la berse sur
une terre labourée. Voyez HxacHEB.
)
H£R
Hkichb : Herse, machine armée
de pointes, et dont on se sert lorsque
les bleds* sont semés , pour écraser
les petites mottes de terre , afin que
les grains soient couverts également.
HsacBBLLB : Brin d'osier ou d*au*
très bois , lien , hart.
HBacHBa : Écraser les mottes de
terre avec la herse; au figuré, tour-
menter. Barbazan le dérive à*€ircere,
empêcher de passer outre ou de s*éle*
Ter, ou de erciscere^ diviser, parta-
ger : parce que la herse divise et
partage les mottes de terre ; d'autres
le font venir de herche qui vient de
herpex,
HsaciKiB , La Forêt Noire , située
en-delà du Ahin , près de Fribourg
en Brisgaw; Hercynia Sylva.
HBacoTBCTOKiQUB : Art de Tar-
chitecture militaire.
Hbedal : Ce qui appartient au
troupeau communal , ce qui lui est
destiné , chemin herdal.
Hbeub : Troupeau communal on
aeigneurial , troupeau de vaches ;
réunion d'animaux pour une foire;
de hœrere , ou de l'ancien Allemand
herde; le mot tierd, pour troupeau,
est encore en usage dans la langue
angloise.
Quir à méîtme nottrt nchatéor fat dît de
légion ki Tome tenoit: se tu nos gettes fort»
CBToie nos en la herde des pors.
Dm/, de S. Grégoire, liv.3t chap. ai.
Ijl>si etenim redemptori nottro à legione
quœ hominem tenebat^ dictum est: si ej'ieis
mu , mine nos in gregem porcomm.
HBEniBR : Pâtre , berger, vacher.
Hbrb : Camp , armée , suivant Bo-
rel ; ce mot signifie encore, un pauvre
homme ; d^kerus ; en bas Bret. hear;
héer. Barbazan dit qu'un />aicp/v hère
'est un pauvre héritier, un homme
dépourvu des biens de la fortune, et
d'une mauvaise santé; il le dérive,
par syncope, d'/Mrr^</e^ ablatif d'Xir-
H E R 749
res, ou A' erre, train , équipage , étet.
Pauvre hère, qui est en mauvaise
santé.
Heebau : Maison, ferme, héritage ;
hœreditas ; hereau s'est dit aussi
d'une sorte de tonneau.
Hebbban : Citation pour aller à la
guerre; en bas. lat. herebannum,
Heeebout : Terme employé pour,
exciter, animer , presser.
Heeeditablet^ : Fonds, héritage ;
hœrediias.
Heeege. Fojrez Hbeitb.
Heeemztazmb : Solitude, hermi-
tage , désert ; à'eremus,
Hbebmite : Hermite.
Iceste aroit estele disciple de celé Héron*
dlnain laqneile railhans de grandes Tertnx sor
les prenestins monz astoit dite arotr menelt
Tie des heremites.
Dial, de S, Grégoire , fol. i45, T».
Hbebmps : Terre inculte.
Hebese , herege : Doute , opinion,
séparation; secte , hérésie , division ;
hœresis, mot Grec.
Des sept articles fondement.
Se tn 7 Tois parfondement ,
Sans herese confondement ,
Lors resonrdront les mors des fanges.
De terre en leors corps proprement ,
Et en leurs âmes enscment,
Dans Terreur de foi ne t>nfangea.
Test» de Jehan de Meung.
Hebbsent : Désertion d'armée ,
déroute ; hœresis,
Hbbesib : Sortilège, sorcellerie.
Hbebstes ; Angles d'un mur.
Heebux (temps) : Temps froid,
temps désagréable. Voyez Hbee.
Hebgaut : Habillement de dessus,
à l'usage même des femmes.
Heeonb : Défaut que l'on peut
reprocher à quelqu'un.
Ceste est Tilaine , ceste est foie ,
Et ceste nicement parole ,
Bfaleboucbe qui rien nVspergne ,
Treuve à cbascune quelque hergne,
Moman de la Rase, parlant des femmes^
75/> H E R
Heicwv (faomine) : Homme cba-
grin j de manvaise humeur , d'nn
caractère triste ^ noir, mélancolique»
HxRG5ER : Se plaindre , se lamen-
ter, se tourmenter.
Herchecz : Homme malade de
hernie , de .descente de bo jaux ; dif-
férent d^argneojc , querelleur ; de
hemia,
Heeibav , tierisban : Dans Borel ,
semonce , convocation ; d'où Tient
arrière-ban , heri-harmus, H cite six
-vers de Guillaume Guiart , dans ses
Royaux Lignages , année 1 297, où
ce mot n*est point , il j a riere ban ;
d'ailleurs, l'étymologie est fausse.
Quelle analogie peut^il exister entre
herif hier, et arrière-ban?
HEAicisa, Voyez Heepee.
Heeienee , erener : Ereinter.
Heriee : Terme obscène.
Heriquet : Cahute , barraque ,
boutique , échoppe.
Hérisson : Esprit , caractère bi-
zarre ; erirmceusy tûrsuius,
Heristàl : Logis , demeure , selon
Borel. Je n'ai jamais vu ce mot , et
je doute qu'il ait eu cette significa-
tion ; on trouve seulement dans la
Coutume de Bretagne, article 819,
choses heritalles f pour biens aux-
quels on peut succéder.
Héritable : Héréditaire ; d'hêtre-
ditarius. Biens héritahles : Biens aux-
quels on peut succéder.
Heritablement : heritaulement :
A droit ou à titre de succession , par
hérédité , héréditairement , par droit
de succession et d'héritage. Ragueau
dit qu'il signifie viagerement ^ dans
la Coût, de Tlsle , titre i , art. 34 ^
hœrcditariè,
Heritance , hérite, heritence, her-
nrys , hiretage, hiretez : Succession ,
HER
Mrîlage; hœrtdkas;eBL bu Rretoi
Cest ceik nui qw 1m trichqi»
Fait, et came les €uz plaideurs,
Qm. wwintea fois par la
Oat aax Taclcta, et au
Leurs droites hérite* toUÔes;
Car moidt eoortea et mo«lt croi
Avoit les mains yecDe image.
de Ugûie,
Hérite , hérétique : Traître , dé-
serteur; hœreticus.
Dolaas scroie oltréemenC .
Qae j^ai escolté folemeat ,
La parole c*ont vers moi dite
Cil desloial , cil hérite ,
Si sont detloial malfaitor ,
Halvais larroa et traïtor ,
Lor barat et toute lor gîllr (iupfrcber^]
Conott-on par tote Sexîle (Sicar)
Ja , par aus plaidoica De fusse
Se lor mcfiet tolfert coase.
Boman de Dohpmtu.
Hérita : Bien propre , succession.
Hériter : Mettre en possession ,
faire jouir ; prendre domicile , s^éta-
blir quelque part.
Hbrlk (sonner une cloche à}:
Sonner le tocsin.
Herv, herme. Terre herme : Terrt
inculte ; désert ; eremus; en bas. lat.
herrna. Voyez Heaume.
Hermès (terres) : Terres incultes,
qui ne sont point cultivées.
Hermine : Arménien ; Jrmenius,
HERMiifNE : Hermine, fourrure de
grand prix.
Sor une coûte à flors d^argent
L'ont asis , si le desarmerc'iit ;
Un biau mantel li aporterent
De drap de soie à panne herminne.
Roman de Perceval , Jbl, no.
Hermitain S : Hermite , solitaire.
Hernets, herneijc y hernois , her^
noix : L'armure ou équipage d'un
homme de guerre, harnois; meu^
blés, ustensiles de ménage.
Hernoux : Pfom injurieux qu'on
HER
lionnoit aux maris dont les femmes
étoient iiifidelles y on appeloit cela
estre logé à fhostel S. Hernoux» Voy.
Aenoul.
Heeobs, heroez, heroz : Héros»
grand , remarquable ; héros ; en bas
Bret. haros.
Et ne peotez qae U béatitude des heroës et
■eml dieux , qui «ont par les Champs Elysiens
aolt en leur Asphodèle, on Ambroisie , on Nec-
tar , oomme disent ces vieilles ici.
Raàe/ais , Iw. i, ckap, i3.
Heroide , heroede : Héroïne ; he^
rois, heroidis. Ce mot s'est conserré
dans notre langue , mais non pas
sous la même acception ; on appelle
maintenant héroide une pièce de vers
dans laquelle on célèbre les faits
d'un héros.
Heeois. Voyez Hkenets.
Heeonder , herondier, heromer :
Maigre » sec , décharné ; au féminin ,
heroniere; à^herodius , par analogie.
HEROHDiNAiir : Ordre de religieux.
Heepe : Herse , instrument de la-
bour propre à concasser les mottes
des terres erisemencées ; harpago ;
en bas. lat. herpix y hirpex , herpex ;
harpe , instrument de musique ; har^
pa ; en bas Bret. herp , hearp.
Prince depuis que chantés d'arantura
Donés acord , pileln chan et fioriture
A l*humble fleur des Vierges espanie ,
Et TOUS orréf à la gloire future
Herpe rendant souveraine armonle.
Henri de Cre^,
Heepee , Jiercher, hierper : Herser,
flaire agir la herse ; pincer de la harpe ^
harpagare.
Herpee, hericicr^ heruper : Frois-
ser , hérisser , dresser les cheveux ;
horripilare. Ce mot s'empioyoit aussi
à l'égard des animaux.
lii oisiax sor Tarbre sVuTole,
Qui eschapez fu par parole,
Mas estott et tons hericiez ,
Car laidement iert manoies,
H £ S 7$!
Temit et été contre laine,
A son bec la plume ramaine.
* lÀ Lais dé fOiselet , a^ 7a 1 8.
Herr ATif Sy pour âraj^/te:Sabiière.
Hers : Échafaud, estrade.
Hersage : L'action de faire passer
la herse sur les terres ensemencées.
Hersb , hersse : Coulisse en forme
de grille, qui servoit à fermer l'en-
trée d'une ville. Vojrez Herpe.
Hersoir : Hier au soir.
Hertayb , hertojre : Terre inculte
et non labourable ; en bas. lat. hertus.
Hes : Mouches à miel ; apes,
Hbs : Houe, instrument de labour.
Hesart 9 hessart : Destruction ,
ruine ; mais dans tous les Mss. il 7 a
essarfs , broussailles. Fojrez Essart.
Tonsjours est-il nng senl phenis ,
Et Tit ainçoys qu'il soit finis
Par cinq cens ans , et an dernier
Fait nng feu très grant et plenier
D*espines et 8*7 boute et s*art ,
Ainsi fait de son corps hesart.
Roman de la Rose.
Hesbargeoe : Maison , logement «
lieu où l'on habite.
Hbscaudel : Espèce de gâteau.
Hescrjs : Écrit , acte ; seriptum.
Hese : Porte, espèce de barrière
faite avec des pieux en forme de claie,
et qui sert à fermer les cours de mé-
tairie , de chemins particuliers , &c.
Voyez Herse et Herpe.
Hesxer : Ajuster, viser, mirer.
Hesperib : L'occident, le couchant
du soleil, l'approche du soir; vesper,
liesperusy hesperugo.
Ursse : Hêtre ;/«[^itf.
Hessr : Haïsse.
Retral ton pée de la malsoun de ton proei-
mc, que cil aisassiéepar aTenture netny he$m,
BihUt Prorerbes, ckap. %S,if. i^,
Subtrahe pedem tuum de dùtno proximi
tm, mequando satiatus odcrit te.
Hesser : Exciter, animer, hair,
avoir en haine ; odùv.
75s H £ U
HctTSÂV, hestiau : Banc, etcabeOe
de hêtre , table, étau où l'on étale la
marchandise a vendre.
Hestevsiov : Montre, enqnéte,
TÎsite.
Hestoudbàu , hetoudeau , hetu-^
dtau : Poulet qu*on destine à devenir
chapon ; leptdlaster des Latins.
Het : Joie , plabir , gaieté ; A/Zo-
ritas ; et la troisième personne du
Terbe haïr, il hait.
Uetaulx : Lieux à étaler des mar-
chandises; stalli,
Hkte ! keto : Hélas ! ?ieu.
Heter , heder : Caresser , flatter ,
louer, aduler, idolâtrer; être gai,
joyeux, gaillard.
Hetique : Inepte, indigent, dé-
pourvu de tout, maigre , décharné;
hecdcus,
Hetaiiulx (le) : Le foie; dans
certains pays on appelle encore hat-
terets , des morceaux de foie de porc
que Ton fait cuire sur le gril. Voyez.
UlSTEHElU.
Heu : Hélas ! heu.
Heu, huy : Aujourd'hui; hodie*
Heu CE : Cheville de fer qui retient
la roue sur Tessieu.
Ueucque : Sorte de robe à J'usage
d*homme et de femme.
Heud : Mesure pour les grains ,
en usage en Flandre.
Heuoeir : Laisser gâter, pourrir
un drap ou du linge, l'entretenant
en une sale crouste , et encuirassure
de graisse , ou d'autre chose , en la-
quelle il s'échauffe et gaste , suivant
Monet.
Heuer , heuher : Fouir la terre ,
la retourner avec une houe.
Heuet : Houe, pioche.
Heul : Aïeul.
HsuLERié : Endroit où l'on fait
de l'huile.
_ Heulle : Huile; oleunki dos ou
HEU
Barteau d'une badM ; en bas. lat.
kouia.
HauMiEm. Voyez HiauMiKa.
Hxuquk: Eqîèoede robe à Tnsage
des deux texes.
Esua : Bonheur, félicité ; da Latia
hara,
Hxums : Les dents , les 'i^fitfft da
sanglier, Ui tête.
Heure : Heoreox ; kettrée^ hea-
rense; de hora, heure. On prit cette
dénomination , parce que les astro-
logues laisoient dépendre tous les
événemens de U vie, de Thenre de la
naissance ; de là les termes de mal
heure , bonne heure , pour mauvaise
ou bonne fortune ; en bas Bret. hear,
heure, twra; heureus, heureux.
Heure bisse : Le soir. Heurt dt
ravaler, l'aprés dlnée ; heure de rwt
ou de rissue, heure du goûter ; hemt
tarde, sur le soir, crépuscule; heurt
de remontée, heure de relevée, l'après
dinée : cette dernière expression est
encore en usage eu Picardie.
Heurier : Chantre ga^ de l'église
de Chartres.
Heuros, /leurous : Heureux, qui
a du bonheur. -~ Serment du Roi
de Jérusalem , au Patriarche :
Je deffendni les possesaîons et les ffu-
chîies de U sainte yglise de Jenualem ma
mère , de toutes les y gUses appartenaiu pria-
cipsumeiit , lesqueOes ont accoostome à anûr
jadis au tens des bons hewvus Rois nés de-
vanciers , et que eles aqneront justemcot ça
en avant en mon temps maintendroîs et def-
fendrois les canoni<{nea et anciens pririlefts.
AssUet de Jérusalem , ckàp. a88.
Heurs. Voyez Heur.
Heurt : Rocher , tertre , petite
montagne , angle , tout ce qui peut
faire heurter, à quoi on peut toucher.
Heurt, heurteis : Choc, combat,
dispute; ces mots viennent du verbe
heurter, qui, selon Barbaxan, est
formé du Latin hortari. Que signifie,
\
HID
iit-il, heurter à une porte? c'est
exhorter pour nous l'ouvrir, c'est
avertir qu'il y a quelqu'un à la porte
qui désire entrer ; heurter une pierre,
c'est être prévenu et averti qu'il faut
s'en détourner , lever le pied , l'évi-
ter 9 et se tenir sur ses gardes.
Heus : Sorte de navire, suivant
Borel; et aisse, cheville de fer qui
contient la roue d'une voiture.
HEn8E& : Mettre des heuses ou des
bottines.
Heuses, heusiaux : Bottines, chaus-
sures. Foy^z Hautes - chausses et
HOUSES.
U 7 aYoit un Grieu (un Greo)ki moult ettoit
inl«x de luy que tous 11 autres , et plot li ot
cnorté à faire la bataille contre let Franchoia
que nos, cil Grleai afoit à non Blarchnflef.
Par le consentement des antres , un soir à le
flBÎennit, 11 Empereres Alexis se dormoit en sa
chambre ; Marchnfles et U antres le prisent en
•on lit et le gleterent en une chartre en prison,
•t Marchnfles canclia les heuses vermeilles par
Vaïe et le consentement des autres Grienx , et
fist de lui Emperéour ; après le couronerent à
8te Sophie. FiUê-HardouinfMu./oL i3, V.
Heussient : Us eussent.
Heut , pour helt, hent : Garde ou
poignée d'épée.
Heutb , heutich : Hutte , cabane.
Heux : Cri de plusieurs personnes
ensemble , sur-tout pour arrêter un
criminel, àeus ; peut -être ce mot
Tient-il du verbe hucher,
Heuxee , heuxerer : Sortir; exire.
Hetme: Grosse corde, ou plusieurs
petites cordes tortillées ensemble.
Heze : Porte faite avec des bran-
ches entrelacées les unes dans les au-
tres , en façon de claie.
HiALME , hiaume : Casque. Voyez
Heaume.
HiBERif lE : L'Irlande ; Hiberma,
HiBRiDE : Rude , grossier ; animal
né de deux espèces différentes , com-
me le mulet , &c. ; ibrida,
HiDs, hUde, hyde : Mesura de
HIL
753
terre qui contenoit cent acres ; por-*
tion*de terre suffisante pour être cul-
tivée chaque année par un seul hom-
me ; en bas. lat. hida,
HiDE : Frayeur, effroi, horreur.
Mengier , ne bien avoir ne doit qui ne s*alde
Alns tieog de soyHnélsme celui pour homecide.
Qui se pert par peresse , que Clers daiment
accide ,
C'«tt nns pechié mortel dont pou de gent ont
hùù, CodicUe de Jehan de Meung,
HiDEVE : Horreur, effroi, laideur,
difformités
Certes Joseph le cuer me tremble
De ce que je Tois ci-dedens,
A pou que je ye pers mon sens
De peur et de hideur que j^aj.
jyagéd, de la Vengeance de-J. C.
HiE : Instrument pour enfoncer
les pavés ; d'où on a âiit fUeur, pour
paveur ; en bas. lat. lûator, de hiart,
pousser son haleine avec effort.
HiEEAEQUE : Prélat , pontife ; hie*
rarchus»
HiEES : Héronnière; d'herodius^
étable à cochons , hara; banc de terre,
et aire , place ou l'on bat le bled ;
{trea.
HiEEES , hierre : Lierre, plante qui
s'attache aux vieux arbres et aux
vieux murs dans les endroits hu-
mides ; hedera. Notre mot lierre s'est
formé de ce qu'on disoit /i /n'erre.
HiEEOSOLiME , Hi'erosoijrme , Hic"
rusaient : La ville de Jérusalem;
Hierosolyma.
HiEU : Lui , elle , pronoms ; ille ,
ilia , gémtiî iilius;'et eux, illi, selon
la Bible historiaux , qui , parlant de
la ville de Ramoth , dit :
Si envoya un messager à rencontre hieu,
qui Ittj dit Donc enroyerent-ii à
hieu, les pins grans de la cité.
HiLAEiEUx, hilarious : Joyeu»,
gai ; hilans, . .
HiLLB : Petit pavillon qui sert à
couvrir It saint ciboire ; il se die
Bbb
754 H I S
ansii des rideaux qui sont anx c6téf
de TauteL
Huxixa : Marchand d'huile ; atea*
rius; et flanc, côté; ilia.
htê o» |>ar les htUiers U taillent.
Bonuui de la Bote.
HiLLOT y kiilonte , hiUou : Valet ,
serviteur, domestique. Ce mot est
pris du nom que les Lacédémoniens
donnoient à leurs esclaves , qu*iU
appeloient heiotes, ilotes.
HiEAumx, hiraverie : Casaque,
souquenille, mauvais habit, haillons.
Vojez Heraudie.
Bfals quant il voit qoe la famÛM
L*aMant , k*il ne te pnet dcffeadre ,
Si li cooTÎnt sa rohe rendre
Et cangier , coiqne nos en die ,
A (contre) nnc ponre hiramàm.
DU du Bantei.
HiEAUx : Ceux qui récitoient pn-
1>liquement des fables et des romans.
HiacosiTÉ : Odeur semblable à
celle que répand le bouc ; d*hÙTus ,
bouc.
HiEXTi : Hérédité, héritage; fuie-
redùas,
HiE05DE : Hirondelle ; hirundo.
HiEPE : Herse ; ^/pear. V.Heeche.
HiEPES : Espèce de «piège qu'on
mettoit dans un gué , pour surpren-
dre et arrêter rennemi ; hirpex.
His : Sorte de casaque ou capote
à Tusage des femmes.
HisMA^LiciEifs : Ismaélites.
Et il y soi assiitrent qa*ils eussent manngé
de pain , si Toierent homes clieminanDts Hu-
maéUciens Tenir de Gslaad.
Bible, Genèse, chap. 87, if€rs. 35.
Etsedentes ut comederent panem, nfidemnt
IsmaeL'tas viatores 'venire de Galaad, .
HispiDE : Sale, vilain, dégoûtant,
hideux, difforme, affreux; d*/uspidus.
Hisse : Habit de paysan , vête-
ment fait d*UQe étoffa grossière ;
hispidosut.
HO B
HiiTAE : JFriche « terreîii couvert
de halHers.
HivxEHACKx , hivemmge : Bled ,
seigle et vesee mêlés ensemble, et qae
l'on sème aTsnl l'hiver : c'est ce qac
l'on nomme en Picardie biavédke.
HrrEEHAGx : La aaison de l'hiver.
Hlodis : Looia , nom propre
d'homme; en Latin Lmdoidcus; de
Clovis,
Ho : Interjection cpii sert à impoier
silence , ou à arrêter une action.
HoiB, hobette : Cage à poulets,
cabane , maisonnette ; en bas. liu
hoba, huba-
HonxuiE , hobbiner, hobeUier, ho-
biler, hobler, koblers r C^alier qui
monte on cheval Écossois , qu'on
nommoit andennement hobim.
HoBBE , ober : Remner, mouvoir,
levei*, changer de place ; obùr. Borel
le dérive , d'après Nicod , du Grec
sobein.
n MtblentaiOé
D*aYoir drap ! hdnaî 3 se Âobe.-
U n*a md besoin robt,
Jamab r*be ne vaatim
Qne de blanc; ne ne pnrtim
Dont il est, qne les pieds deTant.
PatkeSiL
m
HoBEEEAiT : Gentilhomme sans
fortune ; oiseau de proie ; de umbe-
reUus, suivant BoreL
HoBiLEES : Soldats armés légère-
ment; archers qui combattoient avec
l'arc et les flèdies ; en bas. lat. Ao-
beUarii,
HoBiN, haubin : Cheval Écossois
dont l'allure est très-douce. Philippe
de Commines , liv. 6, en £ait mention,
et en parlant de Louis xi , il dit :
Andit lien de Beaigen il reeént lettres conuaf
la Duchesse d*Anstriche eftoit aorte d^one
chéatte de cheral : car elle cfaeTaaciw>it ira
Ao^iiiardaat;illafitdiéoir, et tomba snr «as
grande pièce de bois.
MéDâge prétend que, dans les haras
HOC
dû Duc d8 Mantoue , U y a niM race
de chevaux qu'où appelle ubins ,
û'ubino, et qui vont l'amble naturel-
lement. Le Duchat , dans se& Notes
sur Rabelais, liv. i , chap. la, rap-
porte que ce mot s'est dit aussi pour
haubuin , haulbain , qui viennent
d'Albanie, Albania^ nom que l'Ecosse
a porté autrefois ; en bas Bret. hob*
bie, hobbin.
Hoc : Grappin, croc, crochet; eu
bas. lat. hoccus,
HoGSR , hocher, hochier : Remuer,
hocher, secouer la téte^ il s'estdit aussi
des arbres dont on secoue les bran-
ches , pour en faire tomber les fruits.
Oncquet ce vent ne pot tant qntrrt,
Que le joing pentt etlochier ,
Xfe por bouter, de pour hochier.
Boman du second Htnard^foU, 5 , it«.
HocHs : Terre cultivée enfermée
de haies ou de fossés , pièce de teixe
auprès d'une habitation; espèce de
jeu de hasard.
HocHEBOS , hanqueboSf hocquebos,
hokebos , hotrobos : Sorte de soldats
anciens armés de piques , selon Frois-
sart : c'étoit aussi le nom de la pique
elle-même ; espèce de barque , petit
vaisseau , selon Thièbaut de Marueil,
HocHEBEiDE : Chcval fougueux
qui secoue son mors.
H0CE.BTT0UE : Trompeur.
HoGLER , hocqueller : Faire des
difficultés, vexer quelqu'un, élever
des disputes , frauder au jeu ; d'où
hocqueieur, chicaneur, fourbe , que-
relleur, trompeur.
HoGQUE BUTTE ▲ ceochÉt : Arquc-
buse à croc.
HocQUEMELLK : Empêchement ,
obstacle.
HoGQUET : Houlette , bâton de ber*
ger, fléau, crochet.
HocQusTia: Ébranler en seeotiant.
H O G 755
Honi : Lassé , fatigué ; de hodos ,
via, suivant Borel. Dans Monet il est
pris pour, las , abattu.
HoDEB : Fatiguer, lasser, incom-
moder, importuner.
HoE , haou, hocl, hoeie, hoie ,
houe, hojau : Pioche , pic de fer, soc
pour remuer la terre et abattre des>
murailles ; on le dérive de upupa ,
dont les Latins se sont servis pour
la même signification.
Car ta bataille fist jusqu*à tes murs aller,
A liiquet et à hoes y fist assaut lirrer;
Telement qœ le jor j fitt le mur troer.
La rie de-du GaescKn.
HoE : Oui.
HoET , hoed : Mesure pour les
grains, qui étoit en usage en Flandre.
HoEtE , hœtu : Petite hoe. Voyez
ce mot.
HoBuvEE : Ouvrage, affaire ; cpus,
HooE. Voyez Hocue.
HooNEE , hoguiner, tèoigner, hon^
gner : Gronder, murmurer.
HoGUB, hoge, hoguette : Élévation,
colline, hauteur, entrée, loge; de
faux, fauds : la lettre h a été sou-
vent employée pour Vf; en bas. ïat.
hoga, hogium, hogum; suivant Du-
•ange , il vient de l'Allem. hooghoch»
Ele ettoit nue en ta cliemiie ,
Où la trace du i anc tVtt mise ,
Qui du CheTalier degotet »
Sor le chemin où il Tolet.
Icel sentier erra et tint ,
Dec! ça une hoge rint.
En cel hoge ot une entrer
De ce sanc fu tonte aroser »
If e pot avant nient véoir ,
Dont cuidoit ele bien saroir
Que ses amis entrez i soit.
Dedens se met i graot esploit ,
Kl n*i trouva nule clarté ,
Tant a le droit chemin erré ,
Que fors de la hoge est issue
Et en uA moult biau pré vftmt ,
Du tano trora Terbe moilliée.
LeDiid'romet.
Lors le fils BtflJamjB te traîttrtat ensemble
a
756
HOI
Abner et s! eompaîgnan et cttoreat Mréefflenl
case en eachielle el tumet de une hoge.
II* Lw, des Rois , chap. a , *t>ers. aS.
Congregati^ne stmt fila Denjamm ad Ah'
ner: et conghbati in unum cuneum, steterumi
in summitate tamuli unius
HoGUEXENT, hoiquemani : Com-
mandant, capitaine.
HoGUETTB : Petit tonnean.
HocuiHELLE , hoguinele : Tronpe
de mendians.
HocuiNEE : Fâcher, molester, en-
iinyer , suivant Borel , qui le dérive
de THébreu hog. Voyez HocNEa.
HoGuiRÉua : Raillear, mauvais
plaisant.
Hoi, hoe : Oui; hoi^da, oui vrai-
ment.
HoiGHca : Étouffer. *
HoicT : Huit ; octOé
Hoi-djl : Oui vraiment , en vérité.
HoiGNEK , hoingner : Foigner ,
gromeler à part , selon Monet. Ce
mot est encore usité dans le vulgaire ;
on le dit principalement des chiens,
selou Barbazan. Voyez Hogn ee.
HoiQUEMANT : Commandant , ca-
pitaine.
Hoia : Héritier ; hœres.Yoj. Ha^e.
HoiE : Or, le plus précieux des
métaux; aurum.
HoiEiE, hoirrerie, horie : Héri-
tage , succession ; hœreditas. Avctn-
cement d'hoirie, est ce qu*un père et
une mère donnent à leurs enfans lors
de leur mariage , et à compte de leur
succession future.
HoiES (les) : Les enfans, les petits-
enfans.
HoiscHON, hoischeton : Paysan qui
cultive ou possède une hosche y ou
pièce de terre fermée de fossés ou
de haies.
HoisEz : Houx , houssine.
HoissiEE : Jouer au jeu qu'on ap-
pelle hoche*
H G L
HoiSTS : Hostie, la Satnte-Ea-
charistie.
HoEJLBOs : Lance , pique , suivast
Borel. Voyez Hochkbos.
HoLEE : Petite monnoie Allemande,
de la grosseur de la tète d'un clou.
HoLEEiE : Libertinage de Hiomme
ou de la femme, débaache, mau-
▼aise conduite.
Cil qpX «offre qae m famé face decpit H
■on inariage et est tenus à «offrir paiae «k
aYOtire. Se famé dit qae ele ait fiit avoUre
porce que son mari est koUers, ele veltale-
gler son meffet , mes tex aqais nV*t pu
recéos ; et porce cil qui est accusé d^avotire
velt accuser le mari à la famé que il est hoHen
il ne sera pas ois por ce qa*il fut arant accii<
•ex. Se li maris accuse sa famé d*aTotire ea
comon juiçement, Ten demande , se aUefme»
ment de kolene mettra arrière le mari drl
aocnsement, et je croi que nenîL La kolaie
charge donc le mari » mais ele n*ezcu*e pas h
famé ; et pour ce puet t*en demander , se c3
qui conoit Tavotire pnet enjoindre aa mari
paine por la holerie , et je croi que oïL Car
qoant Clandius uns nobles hons accosoit ta
fiune, il fu decorers qo« il l'aToit retenue
paisqa*elle aroit esté reprise en aTontire. £t C ^
Empereres Saroirs (Sérère) la condamna saoi
nnlacnséor. Se uns estrange est accusez d'avo*
tire , et n oppose à celui qui Taccose de criaM
de holerie^ il ne •*«liege point , ne il ne soi-
met pas le mari à paine.
Mss, do la BibL imp. , n? 8407,/^ 191.
HoLiEa, holeur, holleur, hoUier,
houiier, houlleur, houiyer, houpier :
Débauché , luxurieux , homme qai
hante les mauvais lieux , qui fré-
quente les femmes de mauvaise vie ,
et qui les procure , ministre des plas
infftmes plaisirs ; heUuo ; en bas. lat.
holeriuSj hullarius; en bas Bret. hou-
iyer; enfin c'est quelqu'un qui res-
semble au conseiller Bonneau :
Et qu*îi la cour où tout se peint en beau.
Nous appelions être rami da Prince ,
Biais qu*a la Tille , et sur-tout en province ,
Les gens grossiers ont nommé niaquer....
Voltaire.
Ainsi sus deux niainent grant joie •
El deux kotdigrt cuni la voie .
HQM
Iitîrent fort de la meMm,
Font U kouUer Icist pr«adon ,
£tt-il or nez de vostre Tile?
Voir, c*eftt mon onde, ditt MakQe »
Dont Tooj aroie tant bien dit.
FabL de Bomm de Protnns^
HoLLE DE TZAAB : Mesore ou pièce
de terre.
HoLLEE : Changer continuelle-
mei^t de place , courir le pays , aller
d'une foire à Tautre.
HoLLiERE, holiere, houUere : Fem-
ine débauchée , de mauvaise vie ; on
la nommoit également houUer ; en
bas Bret. houljreres,
HoLLOK : âninence, hauteur j élé-
yation de terre , rideau.
• HoLLT , hoUeur, holUer : Homme à
qui tout est bon , qui vole , qui mène
une mauvaise conduite. /^.Houee.
HoLos, helaz, holouz, holoz : Holà,
qui va là , &c.
Hou, home 9 homs , kon, hons ,
om , omme : Honune ; homo*
LI cr^eres et U Stret de totet chotet rlat »
et as homes Tint , et por les homes Tint , et
home Tint. Sermons de S. Bernard.
C'est à*fiom qu'on a fait la particule
on, qui est d'un usage si général dans
la langue françoise , on dit, on fait,
c'est comme si l'on disoit, homme
dit , homme fait. Malhom, lisez mo/-
hom : Méchant homme. Barbazan dit
qu'il ne sait pourquoi on a écrit ce
mot avec deux m , n'en ayant qu'un
«u Latin homo ; cela vient prolMble-
ment de ce que tous les noms de la
troisième déclinaison se sont formés
de l'ablatif homine, et que l'on a fait
de l'i et de Xn, le second m; de même
le mot femme, àefemina^ nommer,
de noniinare; &c.
HoMAG^ : Ce qui est tenu sons
hommage.
HoMAGziE : Celui qui doit lion-
.mage; d'homitgiumt
HOM 757
HoMBAV , komeleis , homeitit, ho^
mons : Petit homme , homme de peu
de valeur, de peu de conséquence ,
non distingué; dChomunculus , ho^
mundo.
HoMECiDE : Homicide, nom qu'on
donne à celui qui a tué un homme
ou une femme ; hominis cisor»
Lea Cheraliers qui le combatent ponr
■inrtre on pour homeeide , te doiiKBt coin-
batre à pië et sana coiffe , et eitre roignét à
U réonde.
Assises deJérus€Uem , chap. 10% ^p, aSg.
HoMis, hommée : La journée d'un
homme , autant dé terre qu'un hom-
me en peut labourer en un jour.
HoMENACE , homenaige : Hom-
mage, engagement que. l'on prend
envers son seigneur, de le servir en
toutes occasions , de combattre pour
lui en certains cas , de le défendre de
son propre corps \ en bas. lat. ho"
magium et hominagium; du l^tin
homo, et du verbe agere.
Qui prent homenage , le doit prendre iasmt
(ainai). Cil qui requiert, doit joindre le» maina
et dire : Sire je devient TOttre home de bal
(bail), te c*e.it bal ou dlieritage , se c*tfKt
beritage , que ge foi et léauté Toua porterai
cogie à mon Seigaor, et devien roatre bom à
tel redeTance come le fies aporte ; et li Sire
doit respondre : et ge vos recef à home, que ge
foi Toa porterai , come à mon home et Toa
en bese en nom de foi et doit dire de bal
ou d'herilage.
ifss. de la BlbL Imp. , n* 8407,^^/. 117.
H0MICIDE& : Tuer un homme ;
hominem cœdere.
Hommage lige : Il différoit du
simple ou plein hommage , en ce qu'il
étoit très-solennel ; il se faisoit tète
nue , les mains sur les évangiles , un
genou en terre , sans ceinture , sans
épée et sans éperons ; lige vient de
Ugatus.
Homme : Sujet d'une terre, d*nne
seigneurie, d'une abbaye, vassal.
Homme de corps, qui est de condi-
3
758 H O N
tion serre ; homme d* estai ^ qui est
de condition libre, qui est son maître ;
homme defoyy vassal, qui doit foi et
hommage à son seigneur \ homme de
froment, celui qui doit des rede-
Yances en froment; homme mctrtier,
celui qui est sujet au droit de monture.
Homme d'armes : Gentilhomme
armé de toules pièces et à cheval ,
qui , outre ses valets , avoit deux
écuyers à ses côtés , dont l'un tenoit
une arbalète , et Tautre un arc ou
une hache : tout ce monde étoit à
cheval ; ainsi quand, dans nos anciens
écrivains, on trouve, il y avoit cent
hommes d'armes , il faut compter
qu*il y avoit trois cents chevaux.
Homme E : Certaine mesure de terre
plantée en vigne , autant de vigne
qu*un homme peut en cultiver en un
jour à la bêche ou au croc.
HoMOLOGVEiR , emologuer : Ap-
prouver, confirmef un acte par au-
torité de justice ; homologare ; du'
Grec fiomologein y consentir.
HoNGNK , hongerie , hongaerie :
Gronderie, fâcherie.
HoNGif EU : Gronder, être de mau-
vaise humeur, murmurer, se plain-
dre tout bas. Voyez Hogkea.
HoiTGNRux : Grondeur , homme
de mauvaise humeur, qui murmure.
Borel dérive ces deux mots du Grec
aphônia y ohtumescenUa^
Hongre , hungre : Sarrazin , héré-
tique , brigand.
Si com li hongre rlnvent en cett paît,
CLr^fttieneté ont malement Uiëi,
J'CS honmef mort et detrai t le pajs ,
Ils arcent fijùni et atitent Paris.
Roman des Lokérens,
HoMiyhoms, honni : Méprisé.
HoifiR, honiery honnir y hontager,
hontiry houniry hounnir : Mépriser,
blâmer, déshonorer, maltraiter, dif-
lamer. Voyez Cuscsua»
HOP
Lî qnareime homt Paa,
Et U rendredis la tetnaint ,
Rt li ehapihres Tordre «
Kt lî chaillok le fnmicr ,
Et li fiiaicn la riagac ,
Et la taopele pré.
Et li lat roiaeU
Et li «oiael le ccmun »
Et la toi la mcaon*
Et les lentes }ft chief ;
Et U menoiaon les braies.
Le Caneile ttJpottoSk,
HoHHssTÉ : Honneur, dignité,
rang.
HoviTT : Méprisé, déshonoré.
HoNOR, honnors, honorancey ho-
norementy honour, hounurance : Hon-
neur, fief , domaine; honor; en bas
Bret. henor.
HoN&AGE : Seigneurie , grand fieL
HoHS : Homme.
HoKTAGE : Affront» déshonneur,
opprobre.
Droiz dit par réson escriée
Que pois que famé est mariée,
Qn*on ne U doit qnerre kontmge.
Pais qa*ele est par bien ascenee
A oeloi eni on Ta donée.
FM, du Qerc de Wioidrtd.
Hontager, honiagéiry hontagier^
kontir : Déshonorer, faire honte,
avoir honte.
Hontex, homâex : Déshonoré, mé-
prisé , avili , malhonnête , infamant
Cil ert ainsi malTtia ou pire ,
Que conToitiae si est tiex ,
Qa*ele fait maint koaie honUjc,
FttbL du C6u¥oitox, Mss,, m* ift3o.
HoiTTOTER : Avoir honte , désho-
norer.
Qne me reste - il , chetif , poor hontqyer m
race,
Sinon qne me cacher, et dn TÎIain licol.
De mes bonreiles mains haalt estraindre moa
coL Trag, de Gaapard de CotÙgnL
HooLE : Dos d*nn couteau.
HoMTELiER, hospitalier : Ordre
religieux.
Porce qne templiers et kopiieUen fessoieat
Bonlt deman» poar lor.prtviliifea, RMs
H0&
•«Ubll cl , qn*!! ne recetent m» qal t^eiiftnt
por son feC.
JJv, de Josdct et de Piet , foL 198.
HoppE : Houpe , bonffette , sorte
d^omement qa*on atuchoit aux ha-
bits; upupa.
HoQUELBEiz , hoquette : Irrésolu-
tion , chicane , fourberie , tromperie.
HoQUELiEEE , hoquetteuT, hoquel^
leux : Homme qui marchande f irré-
sofu , qui ne sait ce qu'il doit faire ,
qui promet et ne tient pas, chica-
neur, fourbe , querelleur, trompeur.
Et 9*il vient aucuns proBMtierM ,
Soit loiax hont, on hoqueiieres
Qui U Tueine d*«mors prier.
Et par promeMO afoloîer.
* Roman de la Rose, 'vers 14093.
Hoquet : Houlette, bÀton de ber-
ger; et l'action de lever l^^menton
de quelqu'un , en lui portant la main
dessous.
HoQuzTEE : Ébranler en secouant.
HoQUETOR , auqueton : Espèce de
chemisette courte ; cotte d'armes ,
espèce de tunique; en Langued./o-
coutL Borel dit que de là vient ja-
quette, robe d'enfant; hoqueion vient,
selon H. Etienne , du Grec hachùân.
HoEBÉB : Certain espace de temps.
Honii j hordéie , hordéis, hordel,
hordéus, hordis, hort, ord : Salé ,
Mal-propre , vilain , horrible ; horri"
dus ; et claie , barrière , palissade ,
retranchement; en bas. lat. horde-
cium, hurdicium. Voyez Houe.
Là porte firent cil de mèe erermtsr;
El hordéii firent cil de mit boater
Qne céaux dedena ea conrlnt atomer,
Et cil de fora commencent à crier.
Roman de Garin ,JoL 89 , il*.
HoEDEE : Réparer, fortifier. Voy.
HOUEDEE.
HoEDEE , hordir : Sorder , entou-
ftF, environnar ; du Latio ora, bord.
H O R 7S9
rivage , selon Barbazan , qui ajoute :
Rien n'étoit si fréquent ancienne-
ment , que de voir la lettre h ajoutée
devant toutes les voyelles, comme on
peut s'en convaincre par tous les
mots de cette lettre h; d*ora on a fait
hore y hordéù; et comme ancienne-'
ment Vh étoit presque semblable au
6 > on en a fait bord et border.
L'Empertre Henri troura qoelechaatel ère
abatn et ferma et horda le mostier Sainte*
Sophie qui mult ère hali et biel.
Fine'Hardoum,Mss.,/oLi6k.
Hordiciee: Faire un sacrifice d'une
vache pleine ; de hordicidia.
HoKDi$ y hordois : Palissade.
HoEDois : Saletés , ordures.
HoEB : Fille ou femme prostituée;
honùlà,
HoEE : Heure; hora»
HoE^E , eurée , horéie , horrée :
Bourrasque de peu de duré^ , pluie
qui ne dure qu'une heure , pluie
d'orage ; horaria , hora.
HoEEE : Prier ; orare , Vh ajouté.
O7 ce k*eat ke noatre Sirea diat à U Pro-
phète, de céoa ki enai koreni.
Sermons de S, Bernard, foi, i ar.
De his qui sic orant , asuli quidioqaaturad
propkeuun Dominas,
HoEES , ores : Maintenant , â pres-
sent ; hoc hora. On disoit , des hores
en avant; d'où l'on a fait dorénavant.
HoEioK:Meurtrissure, coup qu'on
reçoit à la tête ; mot corrompu d'orei-
Ion, De boins horions : De grands
coups.
HoEU : Monnoie frappée en Bre-
tagne.
HoEisTB : Qui examine les heures ,
qui marque les heures ;d*horarium.
HoEPiL : Renard; vulpes* Yoyea
GOPIL.
HoEE AILLE : Partie d'une charrue.
HoEEiBLETi : Chose horrible , qui
fait horreur , qui répugne.
4
I
760 HO s
HoES, horz : Maintenant, i présent.
Hors, hers : Échafaud , estrade.
Hors : Dehors , de ce côtérci , par-
la \ horsum,
i , Merci cri«r ne lî vant rien.
Hors le traient come nn mort dûen»
Si Tont tor un fumier flati ,
£n la roeaon sont reverti.
* PabL de la Borgoise ttOriiem,
Hors : Oars , animal féroce ; ursus.
L'en demande ae truies sont eontenuea en
non de.bestes, et Labeon dit que oil; mes
chien n'iert pas contenu , ne antres bestea
assez , si comme hort , lions , penterei » oli-
fanz, chaméaz.
Lith de Jostice et de Plet,Jol, 54 , V^,
HoRSBORc : Faubourg. Voy* Boec.
HoRSBOUTER : Mettre hors de cour
et de procès , débouter , de horsum
et àe pulsare. Voyez Bouter.
HoRSE PRISE : Exception , ce qu*on
se réserve dans une cession ; hors
pris, excepté.
UoRT : Ce qui est tenu f>n possédé
par plusieurs ; jardin ; hortus»
HoRTALESSiE , hortolagc : Toutes
espèces de plantes potagères; hor^
tensiœ,
HoRTELiN : Jardinier, celui qui
prend soin d'un jardin ; hortalanus.
HoRZAiN : Étranger; hospiius.
Ho s, hosi, hoste, hoz^ ost: Armée,
camp , lieu où sont campés des sol-
dats; d'hostis.
Céo dist li Sejgnor. dés Ao|f» to jez , jéo
•porterai sur ceste cil^e tous les maux que
jéo parlai contre lui , car il endurcirent lour
ïiaterel , et ne oïrent point mes paroles.
Jérémie, chap. 19, n>eri, x5.
Hœc dicit Dominus exercituum , ecce ego
'mducam super civitatem hane , univena
mafa, qMte locutus sum adverskm eam : qiuh'
niam induraverunt cerviccm suatn, ut non
audirent scrmones mcos. .
HoscELAiN, hostelaîn, hostellaine,
hosteHeiriy hosteUier : Hôtelier, au-
HOS
faergUte ; hospes, hospitaUs; en bai.
lat. hostaUxrius.
Je ne metl paa eneor me taire ,
De. toi » très douce Mndelaime ,
Car. tu foa de ai bone nITnire »
Que le fils Dieu rouit de toi faire
Sa propre et prÎTée hastelame.
Testament de Jeham de MemMg,
HoscKE , hoche : Étendue de ter-
rein^qu*on cultive près de la maison,
et qui £ait partie de ses aisances;
d'osca; et dent , entaille faite dans un
corps quelconque ; fente ; crénean.
HoscHER : Marquer par des hot-
ches, ou entailles.
HosE : Bottine. P^ojrez Hovses.
HosEQUE.: Funérailles, obsèques.
HospiTXS , hospiiies : Gens à qui un
seigneur avoit donné des maisons,
moyennant une redevance annudle;
d'hospeÊ^
HossiT : Écurie , étable.
HossYS : Vieillards qui veulent en-
core faire les jeunes gens , et qui les
contrefont gauchement.
HosT , hoste , hostée , hostoye »
housty hoz : Paysan , babitant de li
campagne , sujet d*un seigneur féo-
dal ; hôtel, maison ; camp , armée ,
service militaire , expédition à la-
quelle on est occupé ; à!hostis. V. Ost.
HosTAGE , hostetgiéy htystaige : Ksr
surance , gage , otage ; obses.
Celé m*a greyé trop longuement ,
Qui de mon cner ne prist onquea hostage
Poisqu*ele Tôt* en son comnncïemeut.
Geuse Brûlez,
HosTiis, hosteil, hosteiile, hostéit,
hostelage, hosteleuge, hosielée, hos-
tels y hostiers, hostieuLr , hostieus ,
hosùex f hostiez , ostéit : Maison , lo-
gis , hôtel , auberge, hôtellerie. Jus-
qu'au XIV* siècle , on donna indiffé-
remment ces noms a toutes les mai-
sons , en général ; mais ensuite on
désigna particulièrement ainsi , ccUes
HO s
des grands seigneurs , et les endroits
où Ton loge en voyage; hospes, hos-
pitalU, hospida; en bas. lat. hosta^
laria ; en Franc-Comtois outeau; en
Langued. oustal; en Champ, osié*
HosTELiÉE , hostelage, hosteilage :
Tous les gens qui habitoient une
même maison ; redevance , droit
qu'on payoît an maître d*une maison
pour son loyer.
HosTELEE , hostelier : Loger , hé-
berger quelqu'un , le recevoir dans
sa maison ; haspUari,
HosTELLAiR, hosteileîn : Auber-
giste , cabaretier, hôtelier.
HosTEE : Oter, retrancher.
HosTiAGB : Chagrin , querelle , dis-
pute ; à'hostilitas,
HosTicB : Obligation d*aller à la
guerre; d*hosticum.
HosTiEL : Certaine mesure de
grains.
HosTiEz ; hostiéus : Maison , logis.
HosTiL , hostillement : Outil , in-
strument, ustensile; de utendle, selon
Barbazan.
Car qui «nra anjourdlioj plat d« Teor,
Pourra demain par cai perdre la teste ,
Tex là comment toua met hostiU j*apreft«.
L*omme fait de Ijmon ril
Envoyé où grant conrtil ,
Pour i ton trenchant hottU
CnltiTer TJgue royale.
Dance aux Aveugles.
Hostilement : £n ennemi, d*une
façon hostile; hostiliter.
Hostilement, hostiUemenz : Meu-
bles, ustensiles, instrumens de labou-
rage ; d'où hostiller, garnir, munir.
Hostise : Demeure de celui qu'on
appeloit hoste (paysan) , et ce qa*il
devoit au seigneur; hospitium,
Ho%risikZyhoustià'as : Maison d'un
bomme qui demenroit, eu qualité
d'hôte, dans la terre d*un seigneur;
d*hospùiolum.
HOU
761
HosToiBB, ^xAf^^er; Faire la guer*
re; hosù're,
U ne Tons dira mie rona futtei hostoier.
Et en ettranges terres Sarrazina detraochier.
BomandeThiihautdeMaim^JoL lao,^.
HosTouEE , hotoier : Autour , oi*
seau de proie ; astur; en bas. Bret«
houtonnen
HoT : Troupeau de moutons.
HoTCHPOT : Rapport entre co-
héritiers.
HoTE (bétes à). Fajrez Chasteis et
Chepteil.
fioTELEE. Voyez HoSTELEE.
fioTELLi : Logé) nourri dans une
auberge.
HoTXLLiXE ns MOMASTBEB : Maî-
tre des bétes ; hospitaUs*
HoTBE : Porter avec une hotte.
HoTZEÉAiT , hoUril : La partie du
tombereau qui contient ce qu'on vei^t
▼oiturer*
HoTiEL. Fqyez Hostiel.
HoTTEEET : Petite hotte.
Hou AGE : Le prix qu'on donne
pour faire labourer un terrein avec
la houe.
HoiTAME , houamei : Scélérat.
HouBiLLEE : Traire une vache, una
chèvre , &c
Houe : Hameçon ; nom que porta
une faction qui parut en Hollande.
HoucHB , houce : Robe longue.
HoucHiBB : Couvrir, envelopper
comme fait une houche. Y. Hucheb.
HouB : Robe longue; brebis de
deux ans. Marchand de houes : Yo-
lenr, fripon , coquin.
HouB , houau, houel, houette : Ou-
til dont les vignerons se serveni pour
retourner la terre de leurs vignes.
Fqjrez Hob.
HouBB : Bêcher la terre , la retour-
ner avec une boue;
76a HOU
Car toml moa !»««• je ▼««il
Come les labourean de terr«,
La terre fouir et lumer.
Et pois la ftemenee teaier.
La Fomuùme dei Amomreux.
HouETTE : Chonette , femdle da
blbou , oiseau de nuit.
HouGAH : Cette année ; hoc anao.
H0UCUINBS9 ^ir^fiûi^/ ; Partie de
Tarmure qni couvroit les caisses , les
jai|ibes et les bras.
HouLBE : Poosser, exciter.
HouLETTEE : Sc battre ou badiner
avec des hoalettes.
HouLiEE 9 houieur, Yoy. Holibe.
HouNEEAULE : Honorable.
HouirouEÉ : Honoré, j^iein d'hon-
neur et de probité ; honoraùu,
Flre eft riche nuoTais que poorrct
HOU
▼ard, leafiart, fortification, palis-
sade; en bas. lat. hmrdicium, hatàif
f d^ora, bocd.
HocrpiéAu , houppier : OuTrîer qui
peigne de la laine , et celui qui Tend
la laine peignée.
HoupiKR, houppier y hupier, hup^
jner : Arbre ébranché auquel on ne
laisse que la tète , la cime , ce qui
forme une espèce de bouquet, ou de
houppe ; tètes d'arbres dont on a été
les branches ; baliveau , jeune chènf
réservé pour repeupler une forêt.
Dans les eaux et forêts , on nomme
ainsi un arbre dont la cime a été cas*
aée par le vent , et à qui il ne reste
plus que le tronc ; de upupa»
HouppEGAY : Terme employé pour
désigner on vol fait avec adresse ,
un tour de filou.
HouppENBiEE : Sorte de bière ,
boisson.
HouQUET : Chicane, dif Acuité.
HouQUETOK : Hausse«col.
Houe , ^oorr/e , hourd, hourdéis,
hourdely hourdiezy hourdis : Echa*
faud , théâtre , loge pour voir le^
tournois ; claies pour fermer ou en-
tourer un camp, barricade > boukir
TioU calncs d'as roîUcis.
Si «m fira* M Aovd^û.
Romumde
HouEBAiiXEE, hourbtaUery homr-
dMUer , hourdcbilUer : Battre , trai-
ter durement, secouer.
HoDEO ^homniCf kourdoir : Choc;
et daie , barrière , palissade.
Houe n AGE : Maçonnerie grosûère.
Hoirani : Fourré, garni, enve-
loppé , bordé de fourrore , envi-
ronné ; d'ons.
Mettmn qa*ellat foat bîcB, le nal appctiitoa;
Car oe deni-cliiot, oo daû-peliaaoo,
DoBt elles Mmt Aotfni^ aiaai c^wB berifMia,
IiCS garde mainte foU de froit et de fiissoa.
OnSeUe de Jehmm de MÊemmg.
HouEDEXEiTT : ActiOQ dc palissa-
der, de fortifier.
HouEiiEE : Se fâcher, selon Bord,
et f;amir de claies ^ selon D. Gir-
pentier ; d'où se hourder, pour se
renforcer.
HouEUETEE, ^icn^cr, hourdoier:
JBorder, doubler , entourer , renfor-
cer, maçonner grossièrement ; en bas.
lat. hurdare.
Dont fn bien U nazies atoaraéet et hoV'
déet, et rccoeillia les Tiandes des Pelerôu.
FiUe-MmnkmiM , Mu.,/ôL i5.
U fot arrêté «foant U fu umitié qve aoiu
emporterions les pierres dont ils se koardoknL
Même JUss,/bi. x33.
HouEDiE : Palissader, fortifier, se
retrancher, couvrir, envelo(^>er.
HouEE : Cri dont on se sert à la
(fiasse pour exciter les chiens.
HouEET : Mauvais chien de chasse.
HouEiEE , hounere : Honuae on
femme qui vit daus la débauche , et
quj^ 7 eatraine les antres.
Hoiaisva : Débauché, libertin. •
H OU
HovaT : Échafaud , banc , siège ;
finesse , ruse. Savoir du hourt : Etre
rasé 9 fin , adroit ; il 8i|;nifie aussi ,
claie.
HouaTE , hortie, hourtejre, hourtie.
Voyez HoRD.
Hous. Voyez HucuiMairT.
HousK : Botté , guétré.
Et sont housez parmj U vUle ,
Pour dire qu*ils ont àtê chcYanlz.
Côquillarif Monol. éti Perruoques,
H signifie aussi, souillé, gâté, sali.
Toiu set membres jusque» au feste,
Pies et maint, bras , costé et teste ,
Furent tuit de sauc arrousé
Pour Uver m gent et sa geste ,
Qui par leur coutpe manifeste
Estoient partout si houié ,
Et si ort , et si embouté.
* Cod. de Jehan de Meung, i/ert 337.
Housse , houzer : Mettre ses Aoif-
ses , se botter.
HousBS, heuses , houséaux, hou^
séis, housiaux, housséaux, housseries,
houssetes , houssets , kousséys, hoU"
zéaulx, houzéauxy houzeis, houzettes,
houziauXf houaux, hueses: Guêtres,
bottes , brodequins où les souliers
tiennent ; couvertbre , étui , enve-
loppe , housse ; bottines qui se fer-
moient avec des boucles et des cour-
roies , parce qu'elles étoient fendues
d'un bout à Tautre ; c'est de là qu'est
Tenu triguehouse , triqueouse*
Souliers k Ists aussi houzéaulx.
Ayez souvent fret et nouréanlx ,
Et qu*ils soient beaux et fetis,
Ife trop larges, ne trop petis.
Âoman de la Bote.
U paroit que les houses étoient la
chaussure des Parisiens. Dans le
même Roman , Jehan de Meang par-
lant de la manière dont PigiÈialion
habilla sa statue , dit :
K*ett pas de kousiamx MtrÎBét,
Car ele n*est pat de Paris née ,
Trop par fust mde cancbtatBM
A pucelle de tcle jouTcatc.
H U 763
HouspiOHEa : Tirailler quelqu'un
par l'habit , houspiller.
HousPouiLLiEE , /iousse-paillier :
Maraudeur, goujat. f^.UARPAiLLEua.
Housse, housselin : Espèce de cou-
verture à l'usage des paysans, pour
les garantir de la pluie et du froid ,
robe longue.
Houssi : Maltraité, battu. Cheval
housse: Cheval couvert d'une housse.
Voyez Housé.
HoussÉAuz. Voyez Houses.
Houss^E : Grosse pluie. V, Hoei^e.
Housse PAILLER : Tirer quelqu'un
par ses habits , les tirailler, les dé-
chirer.
HoussBPiLLEa : Maltraiter, vexer.
Housses (les) : Sectateurs de Jean
Hua, les Hussites.
Houssiz : Épais , touffu , gros ,
grossier.
HoussiEBE , housse : Forêt pleine
d'arbrisseaux , comme le houx et Avt-
très semblables.
Houssu»: Épais, touffu , qui a beau-
coup de cheveux , qui les a touffus.
HoussuEE : Housse, couverture,
enveloppe. Voyez Houses.
HoussuEEE, AoirxCpr: Oter, enlever*
HousT : Guerre , expédition mili-
taire.
HousTAL : Maison. Voyez Hosti&is.
HousTE : Sujet d'un seigneur féo-
dal. Voyez HosT.
HousTiL : Casanier, qui reste tou*
jours à la maison ; à*hospes.
HouTiLLEMENT .* Menble,ustensile.
HouvEx, houyer. Voyez HouEa*
HouTxa : Gronder. V. HoHoiiBa.
HouTOKs. Voyez Hossvs.
HouzE , kouziau. Voyez Housbs*
HoviE : Paysan. Voyez HiAm.
Hot. Voyez Hu.
Hos : Armée , suivant BoreU
Hu , heu , huchet, hue, hus, huye :
Sorte de chasse; cri employé dam la
764 H U B
chAsse des oiseaux. A un 1m : Toat
d'une Yoiv ; huée dérive de ce mot.
C'étoit aussi le cri qu'on étoit oblige
de faire quand on s'apperceyoit de
quelque crime, afin qu'on vint au
secours, et qu'on arrêtât le criminel ;
vocatio; en bas. lat. huesium, hute-
sium. Voyez Uugher.
Li hus de U noîf « fo •! grint , que il tem-
Vtk que terre foBdiit. VUie'HanUmm,
Poarqaoy ce n*estoit mie chaste si chaude à
Toe d*œll continuée en poursuivant i cry
cl à ku.
Bouteillie>'f Somme rurale, Uv.^^tit, 33.
HuAGE : Corvée par laquelle les
habitans d'un Heu étoient forcés, par
le seigneur, à drier, pour tirer de son
réduit l'animal que le seigneur tou-
loit chasser.
S*ensDtt ceux qui doîrent chasser en mes
forests , à toutes grosses bestes, rouges , roua^
•es , noires , toutes fois que moi ou mes offi-
ciers voulons diasser , et an^ ceux qui doi-
vent le huaçe ausdltes grosaea bestes en mea
forests.
Aveu rendu par le Duc de la Tri-
, .mouille, au Duc d'Anjou, en i473,
cité par Ragueau , qui ajoute : Dei*Oir
huage y c'est estre obligé de faire heu,
comme on en trouve plus bas dans le
même titre.
HuAL.'Rayon d'une roue, jambage.
HuAKD : Criard, braillaid.
HuAu, huan, huei, huette : Hibou ,
milan , cliouette, à cause des cris que
jettent ces oiseaux.
HuBAJOLEE : Tracasser, totur-
. menter.
HuBiLLiER : Houspiller, tirailler.
HuBiR : Venir à bout, achever,
selon Borel ; mais selon Monet, Nicod
et Oudin, qui l'écrivent hubirel ubir,
c'est gouverner si bien une chose,
qu'on en puisse venir à bout \ et bien
Bourrir , en sorte que le nourrisson
croisse et profite.
H WC
Et de faîet » aoodainem^t après furmiea
homes joyeux , contents , aaioa , gaya » dms,
kuèix , viogef , alaigrea, esbaii£x, gabas,
galoia, gailUr^, g^^^t Iriaqnea, migaans,
poupins , brusques.
Despériers , NoaveOe XF*.
Huc^Aus , huchéau : HuchI, petit
coffre ; en bas. lat. huchia,
HucER , huchery huquer : A^wkr
à haute voix , crier ; T>ocare.
Huche , huce , huchel , luuàet:
Coffre à mettre le pain , à renfermer
des papiers et autres choses, armoire,
dépôt de l'argent public , garde-man-
ger; en bas. lat. huchia; huche s'est
dit aussi d'une sorte de navire.
En lea dittes Ordenancea est qa*3 ae pÛN
troTer un le plna vray livre des Assise» , c*est
assavoir dou Conte de lafFe, et regarder)*
par le Signor et aea homes et correger le , et
mettre le au trésor de ryglise en one kmeht. Et
quant les homes seront emaerex, leSeigaordois
mander faire ourrir la Axice par quatre hooies et
(aire porter le dit lirre pour ecUicir le dit cas.
Préface des jéssises de Jinudkm.
Mèa je Toi mie huche là ,
Espoir aucune chose î a
Qui bone seroit à meagier.
Roman du Renard, J6L 17, F^.
Huche : Voile , couvre-chef, seloo
Borel , qui cite le passage suivant da
Roinan de Merlin :
La Tenmiqne aToit semblance d*homBBe ca
sa huche.
Barbazan qui avoît lu ce Roman,
n'avoit pas trouvé ce passage : je n'ai
pas été plus heureux.
HuGHÉ : Juohé , perché.
HucHÉMENT, huchag&y huchéty
huement, huerie : Qamenr , action
d'appeler quelqu'un ; cri , proclama-
tion; cri pour vendre du Tin; an-
ciennement les taver niera a voient des
aboyeurs qui crioient à lenr porte, id
il y a bon vin et benne chère , et qui
invitoient les passans à entrer. On
prononce en Normandie et eu Picar-
die ) huquée, Barbazan rapporte qoe
f
lorsqu'on demande aux Normands
B*il y a encore loin pour parvenir à tel
lieu, ils répondent qu*il n*y a plus
qu'une petite huquée, c'est-à-dire,
qu'en criant à l'endroit où l'on est ,
on peut être entendu de celui où l'on
-va. D observe encore que les Picards
«t les Normands prononcent tous les
mots écrits par c^ comme un k ou un
g; quevai, cheval; carrue, charrue ;
€at, chat; quien^ chien; et qu'ils
prononcent les mots écrits par un c
simple 9 comme ch , chaisinier, cuisi-
nier ; chœur, cœur, &c. vocaù'o ; en
lias. lat. httcagium,
HuGHEK, huchier, huchéir, huer,
huyer, veucher, qu*on prononçoit vo-
€her, voucher, huquer : Crier, siffler,
appeler ; proclamer, annoncer, citer,
assigner à un tribunal ; vocare; en
bas. lat. hucciare; signifie au^icrieur,
huissier ; de huis. Voyez ce mot.
Tôt partot prêt chet om , tôt par tôt huchet
om ke Jhetii-CriB 11 fib de Den est neiz eu Bel-
léçm Jod«. Sermons de S, Bernard, foi, ai.
Uhique , imquam , prœdicatur, ubique cU-
Butur, quia /. C. nascitwr in Bethléem Judm,
Soyez solaciet , ce ditt Deus U Stret , ce diit
Emanuel Deas entemble nos* cea si huchet
ti estantes , cea si huchet 11 maingeTre , les
larmes et 11 drap ; 11 estaules huchet cum Ta-
paraUlet arec romme k sanélr kl estoit cbaùs
entre les lalrons. lâ maingeTre huchet cnm
amlnistret en lel la pasture arec cel borne
mlsmes kl estoit derenais semblanz as béestes;
les larmes et 11 drap huchent qa*il sont por
lavélr et por forbir les sanglantes plaies.
Sermons de S Bernard, fol, Sg.
Consolamini, dicitDominns Deus Ttester, di»
eit hoc Emmanuel, Deusnohiscum, damât hoc
stabuhun ,eWvaM.ipreesepe , tlKmàni lacrjrmœ,
elamaot panni, clamât stahulum, curando
sese homini, qui in latrones incidertU,prœpa-
rari. Clamât prasepe, eidem homini, quij'U'
mentis comparatus fuerat , pahuium minis'
trarif clamant Uscrymœ, citmAut p€mni ejus'
dem ipsius cruenta jam vulnera ablui et de-
tergi, C*est l'Imitation d'Isaïe , ch. 4o, v. i.
Yostre feo père.
En passant, huehoit hien^ compère ,
Os ^t dîMa? «n ^e £fd«*tii ?
HU C
765
lis Tons ne prises un Testa,
Entre tous riches , poures boDomea.
Pathelin.
HucHEK : Ouvrier qui fait des hu«
ches , des coffres ; d'où hucherie , la
profession de celui qui fait ces sortes
d'ouvrages.
Huchet, hucquet, huquet : Cornet
à jouer aux dés s de heus ; et petit
cor ou cornet de chasseur , qui sert à
appeler les chiens et à les exciter;
suivant Monet , c'étoit aussi le son
du cor.
HucHiEa : Frapper à une porte,
appeler ; vocare»
Je sni assez plus coroitense
Que TOUS n'estes del comencîer.
Or n*i a fors que del huchier
If os Toisins , certes ce n*a mon.
PaSL de sire Moins et de dame Anieuse^
Hncouas : Cri simultané de plu-
sieurs personnes ; vocatio.
HucQUÊ : Tunique , sorte de robe
à l'usage d'homme et de femme , se-
lon D. Carpentier et Êorel.
Chariot a une Tcrte hucque.
Borel ajoute qu'il vient du mot hu-^
quéj qui signifie en Flamand une sorte
de manteau , je crois qu'il s'est trom-
pé. Fbjrez l'art, suivant.
HucQUE , heugtte, houcque , kuc-
quebille, hucquete , hugues , huque ,
huques , huquet : Sorte de bonnet ,
espèce de capuchon auxquels ont
succédé les perruques; en bas. lat.
Aifca; suivant les Statuts de Marseille,
de l'an 1276, cités par Ducange.
Hnca eum caputio ifel almussa cum pennis»
Hnca cum sendato et caputio uel at/nussâu
"Bueti de panno serico , ve/de camelotto cum
eendato, Hucà frelata.
De tous temps il y a eu des hommes
chauves , et qui , pour suppléer au
défaut de cheveux , avoient besoin de
certaines coiffures ; on remédia à cic
inconvénient en inventant la hucque^
^[uiéto^ttu capacbonfait d'étofiies de
766 HUE
différentes couleurs , on de peaux de
divers animaux , comme de lièvres ,
chats, loutres et autres; la hucque et oit
faite à-peu-près comme un casque, et
couvroit presque tout le visage , elle
ressembloit assez à ces capuchons dont
se serrent les voyageurs pour se ga-
rantir du froid ; ces hucques s'étoient
conservées dans 1^ Bourgogne et le
Gatinois jusqu'au commencement du
xvin® siècle. On les nommoit cJuMnes:
L*ttDg mengue le povre commnii,
L^aoltre porte état non pareil,
A lear parler tout est commun ;
Tierrj dort tans tfroir aommetl,
Hobin est Teatu de rermeU ,
Chariot a nne Terde hmcque^
Hector te pourmaine an soleil ^
Pour faire aecher sa perrueqne »
Richard trenche du Taudelncqne,
Michault a pourpoint si caduc<{ue
Que le corps est tout dessiré.
CoquiUart, MonoL des Perruques , p. 17a.
Ceux, qui ont tournoie sous les bannières en
droit soi, sont Testus de pourpoins pareils avec
Aeu^iMi d*orfaTerie , ou autres habillemens.
J<tcq, Valere, Traité d^ Armes et de noblesse,
Armetx luisans , briquoquetx , capelines ,
Hucques de pris , très-riches mantelines ,
Tenans sans plus jusqu*au dessus des faudes.
Octavien de S, Gelais y Verger d^ honneur,
HuDEL : Charette , tombereau.
Hue, huyc: Oie ; anser. Voyez Hu.
HuK , Hues y Huet y^Hugon, Huon :
Nom propre. Hue de Tabane : Hu-
gues de Tibériade ; Hugo.
HuECH : huit ; octo»
HuE-CHAP^RT : Hugues Capet. Dans
la table du Cartulaire de S. Magloire,
Mss. de la Bibl. Imp. , n® 54i3 , c'est
la première chartre qui fait mention
de plusieurs possessions : « laquelle
Lôthaire et Looys , Roys augustes ,
confermerent à la resqueste Hue-
Chapet, fondeur de nostre église »,
Hue IL : (Bil ; ocuius.
HuE-LEu ( la rue du) : C'est celle
qui est nommée aujourd'hui du Hu-
releur f Hurleur, qui donnt dans celle
HUE
S. Denis , vis-à-Tis celle du. Li
Sauveur ; elle avoit anciennen
nommée du Hue-Leu, c'est-àn
Hugues-le-Loup , parce qu'oi
leu pour loup , ce qui est proi
plusieurs titres du chapitre de
noré , qui avoit une maison dai
rue, acquise en 1279, où il este
le contract : Petrus dictas Coi
JsabelUs ejus uxor asseruenia
ipsihabehantquamdam donua
Parisiis in vico de Hue-Len;^
un titre antérieur , il est consi
Hue- Leu f Hugue-le-Leu , av
bâtir une maison en cet endr
qui donna le nom à la rue adjs
comme une infinité d'autres
Paris, yoyez THistoire du Dio
Paru H par le savant abbé L
tom. I , page 398.
Hue a , huier : Crier après
qu*un , Tagacer. Voyez Huca
mot est entendu de tout le m
et n*est mis ici que pour pi
qu*il se trouve deux fois dans
raan de la Rose , édition pub]
Tabbé Lenglet Dufresnoy, au
chuer qui signifie caresser , <
forme deux contre - sens ,
vers 4074 »
C*est ainsi comme de fortune
Qui met au cueurs des gens ranc
Autrefois les flate et les hue ^
En trop petit de temps se mue.
au lieu de
Et est ainsi que de fortune
Qui met u cuer de gens rancune
Autre heure les appais« et chme
£n poi d'heure son semblant mu
a®. Au vers 7770,
Car il fait bon le chien htier
Tant qu'on ait la voje passée.
On voit qu'il faut chuer, flatte
resser, car cette dernière citati
Roman de la Rose est une imi
d'un ancien proverbe que nous
conservé : U ne faut pas se m
HUG
des chiens, qu*on n'ait passé le Tfllage.
Hue aïs : Cri de plusieurs person-
nes , ]e cri du roi boit. Voyez Uu.
Huis , hoés, oés : Ayantage, gain,
profit , satbfaction à propos, ét«t.
Son etcuier appelé et hache ,
Mais toit furent si enteigné,
Qne ja n*i ara gaalguié
A «on hués Taillant une poire «
Si coide il bien et espoira
Yraiet enieignet en anra.
Miex Tondroie que fassiez rca
Sans eve, la teste et le col,
Qoe ja n*i remalnsiit chcTolf
Ce n*apartient mie À rostre huis
D*aYoir gamemens s*il n*est nnët (neof).
FabL de la Jla^ 'Vêmmile.
Hvj&s , pour niés : Nerea.
Eusse , hueze. Voyez Houses*
HuBSBE , huesier : Mettre ses hoa-
aes , se botter. Fqjrez Houses.
HuET : Homme dont on se moque,
qu*on hue , un imbécille, un sot , un'
niab , un nigaud.
HuBTTE , huvette : Sorte de cha-
peau à Tusage des gens de guerre.
HuEVEE : (Buvre \ qpus.
Et qaant bone huevre est conéne
Bien derroit estre chler tenue ;
Mais par tontes ces IxÉffis Tîles
Ont si espandnes lor gniUs ,
Li gniléor , U mençoagier ,
Que li prendons en sont maÎBS chier ,
Sorent se voient et assemblent ,
Mais les huevres paa ne se semblent ,
Les huevres sont bien départies.
• BMeGuiot.
HuBZES. Vojez HoUSES.
HuGE : Coffre , huche , écrin , tout
ce qui sert a enfermer; d*où huchette,
petit coffre. Monstrelet se sert du mot
hugeê , 'pour navires.
Et le tertre qui monte où chaste! , est peu*
plé de grosses roches assi corne li huges.
JoinviUe , Mss, , fw. 3oo.
HuGELAiCGB : Espèce de nappe ,
linge dont on garoisioit les buâfcH ,
les gardes-mangers.
H U X 767
HucBS : Loges , barraqnes ; d*of-
îium.
HucEEMEVT : A propos. ^ ^
HuGUE , huque : Sorte de longue
robe , manteau. Fôjrez Hucque.
Mes gans et ma hugue de soys.
raton.
HuouBEiE : La Hongrie.
Hui , huis, hujr, hui c'est jor, hui
en cestjor : Aujourd'hui ; hodiè*
Bt Diex m'alst hui et demain
Tans miracles me Tient à main
En un grant Uttc où je les pois.
Que je ne sai ae je ne puis
Entendre.
Gautier de Càinsi, Miracles de Notre-Dame,
HuiAU , kufiau , hujro : Coucou ;
cocu , mari d*une femme infidelle.
HuicHiBE : Faiseur de huches , de
coffres, bahutier.
HuisE : Siffler, crier; vocare,
HuiGNEE : Gronder. V, Hogmbe.
HuiLHAU : Éclair de la foudre.
HuiMAis , huimês, huimez : A cette
heure , ce jour , à présent , mainte-
nant ; à^hodiè,
Huiou , huiau : Sorte de serpent.
HuiEiE : Cri de plusieurs personnes
pour arrêter un criminel.
Huis , nuiz , hus , uis : Porte , en-
trée; ostium; exclamation répondant
à celle d*houais; Vhuis, le canton ,'le
quartier d'une ville. C*est d'huis
qu*est venu huissier, portier d'au-
dience ; valet de palais.
Toute jor estoit ses hsUs clos,
Ji ne TonsUt qoe uus entrast.
Ftiàl. des trois Bocus,
Et 11 couTenana teU estoit »
Qne la Dame le manderoit ,
Quant ses Sires seroit errex ,
Lors Tenist aux deux huis serres
Du rergier qu*el li enseigna.
FahL de la Borgoise ttOrlienl,
HunsLET : Petite pointe.
768 HUI
Hnif «vs , huiseuse : Niais , niaise ,
paresseux , paresseuse ; oiseux , fai-
néant , musard ; otiosus,
HtJisEUSE : Oisiveté 9 discours fri-
Toles.
Xyhuiseuses dire te gardes, ne «oyes boor-
deret , ne conteres de fables : qui ne se garde
û'htusetue, U petit pechiét atrait le grant.
Miroir du Chrétien.
HnissEBiB 9 husserie : Garniture
d'une porte , son ouverture en lar-
geur et en hauteur , toutes les pièceS'
de bois dont elle est formée, son
chambranle.
Huissier, Àif/fter; Portier, gardien
d'un huis , d'une porte ; pstiarius; en
bas. la t. huissorius, ussierius, '
Huissier , kuisier : Sorte de vais-
seau de guerre.
Dont entrèrent èa nèa et es hnissiers tnit li
Barons $ Dlex cant huissiers 1 ot a 11 ceval
forent mis. Ville-Uardouin ^ Mss.ffoh 6.
Sî Tindrent les galies et tont li huissiers et
les autres nés qnt e»toient demouré derrière ,
et prisent le fort par force et rompirent lé
harene kl moult estoit fort, et descendirent
a terre. Ibid,Jbl,^.
HuiSTAGE , Gaccy Guace, Uisiace,
Face , Fistace , Fitace, Wace^ Wi-
tace : Eustache , nom d'homme.
Huistace ot à non, dout ci poez oir.
De la Houssole fu , qu^il avoit sans mentir.
Fw de du GuescUn.
Huistre , oistre , ouistre: Huître;
ostrea.
HuiTÀULE, huitiene, huiuieve: Oc-
tave , huitaine ; d'octo.
HuiTiEMiER : Commis préposé
pour faire payer le huitième des vins.
HuiTiEVE , huîtdeve : Octave , es-
pace de huit jours.
HuivRE : Serpent, vipère; vipera.
Tosjors dénst uns preudons vivre.
Se mors eost sens et savoir.
Cil cust mors, si déust revivre,
Ice doit bien cliascun savoir
Mais mors est plus fiere que huivre,
£t si pUlne de non savoir.
HUM
Qni de boeaa le siede dcUvrc«
Et au mauvais bit rie avoir.
Mutebeuf, Complainte sur U mort
dAncelde tlsk,
Huiz. Voyez Hçis.
HuLiE, hulaie ^ huUée : Huée,
grand bruit ; uiulatas: Voyez Hu.
Et si tant penlt en aocoser aneoaea ,
Qu'elles en soient pendues on bntéN,
Les infernaux feront sault et JùiBémf
Cheines de fer , et crochets soaaeroat,
£t de grand* joye ensemble tooseront.
L'£n/er de jfarer.
HuLLA-HT, hulant, huléant: Cmat,
appelant; uUtlans.
HuMAïf iTé : Le sexe , partie da
corps humain qui fait U différence du
mâle et de la femelle. Jpoirhumamtè:
Etre en vie.
HuMEEULE : Gouverneur de ville,
l'un des treizeétablis pour gouverner
la ville de Badonvillier.
HuHBLESSE , hurnbieté , humilie^
ment, humlesse: Humilité , modesûe,
honte , humiliation ; humilitas.
Dames sont plus que nnlle rien ,
Conduisant leur vie et sobresse.
Adressant leur conrage en bien ,
Et leur vie à parfaite kusnblesscy
A dévotioiMet sîroplessey
Et à compassion piteose ,
Vers ceuû qui vivent en détresse
Par sort de fortune douteuse.
Le Chevalier aux Dames,
Ijo cuer qui est en contrition , et en Jbiau*
iiement'Dex. ne despiras.
Comm. sur le Seuuier,foL io3, Ps.SoyV.i^
HuMBRE : Ombre ; umbra.
Humecte : Sorte de jeu de cartes.
HuMLE , humeles : Humble , mo-
deste ; honteux , humilié ; huinilis.
Il estoit vérités et paix ,
Humle et dous , plus et vrais ,
Quant la verrière a trei^>assée ,
Qu*onques n'en fn li voirres frais.
Regrets de Nostre-Dame.
HuMLE^EZfT : Humblement; hvf
tniliter.
HU R
HuMBLy pour huméi humés , hu-
mez : Bouillon.
HuHEBES 9 humeresse : Vilain ,
terme d'injure.
HuMEUES : Potion , breuvage mé-
dicinal.
HuMiEE : Usufruitier; à*humus,
Barbazan pense qu'il a pu signifier ,
propriétaire, qui a le fonds de Ifi
terre. Foy. les Coutumes de Namur y
art. iZjt^Stt 56.
HuMiEEE : Usufruit.
HuMiLES : Humble 9 soumis; hu"
tmlis,
\ Aprenes à ml ke je tais taeyt et humiles de
I coer. Sermons de S. Bernard, foL 104.
I DUcUe à me, quia mitis sum et homillf
corde,
i Hune : Câble.
I HuoN : Espèce de vêtement ou
d'ornement ; et Hugues, nom propre.
HuQUE : Espèce dé calotte qui a
donné naissance aux perruques. Foy^,
HUGQUE.
HuQUEE : Appeler à haute voix.
HuEAL : Bouffon.
HuEÀUT : Bourru , brutal.
Hue COITE : Espèce de houppe ou
d'ornement d'habits.
HuEE : Tête. Hure à hure: Téte-à-
téte. Nos aïeux employoient ce mot
pour désigner également les têtes
d'hommes et d'animaux ; hure s'est
dit aussi pour signe de moquerie 9 de
dérision.
Il estoît grans et merreillex ,
lEt maufes , et de laide hure,
Fabl du Fiiain de BaUluel, 'vers 8.
HuEEBEc : Chenille de vigne.
HuEEPi , hurepais , hurepez , hu^
repois, hurepoix, hurichez, hurichîez,
hurpé : Hérissé , qui a les cheveux
hérissés ; d*hirsutus, hericîus, animal
qui ressemble assez au porc-épic.
Qoar niu TÎes aangUer hmiehes.
Quant des chiens est bien aticies,
I.
HU S
7«9
]l*est si cmens la lîooesse.
Si traistre, ne si feloaetse.
Roman de la Rase,
A rermltflge rint hidenx et hurepez ,
La teste hurepée n'crt pas souvent bvée.
La ConquesU et Outremer.
HuEiE : Cri pour appeler du se-
cours.
HuEONS : Nom qu'on donnoit aux
factieux de la Jacquerie y et ensuite
un terme d'injure et de mépris.
HuEous : Heureux. Voyez Heue^.
HuEQUE : Sorte de navire.
HuEEiEE : Débauché , libertin.
HuEt , hurtage y hurteis , hurtis :
Action de heurter, de frapper, choe,
'froissement ; coup de cloche ; avarie-
i€ire ; en bas. lat. ortare. On a dit
dans la bas. lat. hurtus , hurtardus,
hurtadusy pou^ aries, Barbazan le dé-
rive ô^hortari.
Et ladite mère Tentendi , et s*aYertit , et oi
on defroissement et hurteis aosi come se les os
de sa ditte fille Imitassent Tun contre Tautre.
Miracles de S, Louis,
HuETEPiLLEE : Houspillcr, tirail-
ler, maltraiter.
HuRTEE : Frapper , battre.
HuETis : L'action de frapper à une
porte.
HuETOuoiE:Partie d'une charrette.
Hus, huz: porte; ostium,
Hus , huz : Hors , dehors.
Hus , huz : Criard , qui appelle et
qui est appelé.
Hus , huz : Cri , huée , clameur ;
vocatio. Voyez Huchee et Hulee.
Sonfraite arons de ros en cest pais ,
Et de ton frère le rassal Hemandin ,
Car Bordelols , Sire ,' nous tienneut à vil ,
Soient nos cacent et à A eu et à cris.
Roman de Garin,
Hus y husage , huz : Habitude ,
usage; usus.
Âncion de serrise de rile aviant à nos k
Tesemple de celés qni apartiennent à husage,
et à frnis, que de reoonnoitsanee , que de
niance. Mis, de la Bibl, Imp,, n* 84o7,^. i3*
c ce
770 H U T
Hvsiztiiz ^huysserieJV» Huisserie.
HusTEBiLLER , hwtehiUer , hurte»
billier : Chercher le mâle; heurter ,
choquer ; Yarietare des Latins. L'au-
teur du Roman de la Rose s*en est
servi dans racception de jouir d*une
femme , procréer.
Qui f«me prent au mien essient ,
Tans la volt gardant , nVtpiant ,
Et eutt dei iex nliM d*an milier
Toutes ce font hurtebiller
n n*est garde qui rien i raille.
Roman de la Rose»
HusTEis : Choc , froissement. Foy.
HURT.
HusTiN , hutiny huz : Bruit, que-
relle , clameur , dispute , choc , com-
bat , hostilité ; hostilitas.
Moult ot en Romme elle nuit grant hustin ,
Au deslogier de la gent Apolin.
JL Tajorner , quant la nuit ot pris fin ,
Erent monté Païen et Sarrazin.
■ Enfance éCOgier le Danois, fol. i oo, R^, coL a.
Kn Tordre des ehenoines que fist Saint Augus-
tins,
K.i Tirent en pbnté sans noise et sans hustins,
It lo qu^il lor souyengne du soir et du matin ,
X.e la char bien norrie porte à Vkxnt venin.
La Vie du Monde, strophe 3x.
HusTiNER , hutiner : Disputer ,
quereller , repousser , harceler , se
battre , obstiner.
HuTE : Petite maison. V. Osteis.
HuTERiE , huz : Cri, huée. V. Hus.
HuTiN , hutineux : Vif , brusque ,
emporté , querelleur , obstiné , opi-
niâtre ; en bas. lat. hutinus ; en bas
Bret. hutin» Bullet , qui voyoit par-
tout du celtique , dit fort séneuse"
ment y « que sous le régne de Louis x
on parloit cette langue (la celtique)
dans le gros de la nation ». C'est à
quoi Ton ne s*attendoit guère. Meze-
rai rapporte que Louis x fut sur-
nommé HutiHy parce que, dès son
enfance , il aimoit à quereller et à se
battre, et que ce surnom lui fut
H YB
donné par allusion à uil petit maillet
dont se servent les tonneliers, appelé
hudnet y parce qu'il £ût beaucoup
de bruit.
HuTiNET : Espèce de maillet , ins-
trument des tonneliers fait de bob ;
le manche est environ de deux pieds
de long , la cibole , la tête grosse
comme à peu près un oeuf de poule.
HuTRÉE : ChevDle de fer qui con-
tient la roue sur l'essieu.
HuTTiif : Emeute , sédition.
HuvE : Ornement de tête , coiSure
de femme.
HnvB : La luette , Tentrée du go>
sier; uva.
Hu VESTE : Espèce de chapeau i
l'usage des gens de guerre.
HuvRELAs , huvrcleau : Auvent de
boutique.
HuxE : Huche. Foyez Hui$.
HuT : Aujourd'hui , hodiè; porte,
ùstium. Voyez Hui.
Beaus amis ,. di»t-ele , or escoute ,
S*a ceste amours ne pues ateindre ,
Car aussi bien puet-il remaindre ,
Par ton deffaut com par l'aatrut ,
Je t enseignerai bien autre hiyr.
Antres , non pas , mes ce méismes
Dont chascnnx puet estre à méismes ,
Biais qu'il preigne Tentcuadement
D'amour un pou plus largement
Qu*il aime en généralité
£t laist l'espéciauté.
Roman de la Rose.
HuY. FojrezHviaiE,
HuYDART : La décbarge d'un
moulin.
HuYER : Crier, appeler avec force.
HuYHo : Le mari dont la femme
est infidèle.
HuYTiLLEs : Outils, ustensiles,
Huz. Ployez Hus.
HuzE À HuzK : L'un à Tautre , face
à face. Voyez Hure.
Hyalme. Voyez Heaume.
Hybernales , hyvcm^s : Pen-
dant rbiver^ hiemaUs.
HTE
Htbeib : Vase à mettre de l'eau ;
hjrdria,
Htdaofobb : Qui porte Teau.
Htdrofobis : Fête de cenx qui
périrent dans le déluge ; ^hydropho'
ria , formé de deux mots grecs ,
kuiidr, eau , et phoréé , j'emporte.
HToaoupoTB , hydropote : Buyeur
•d'eau ; hydropotes ; du Grec »/p«*
«••Tiff.
Ute, hie^ hyez : Houe, boyau , in-,
atrumen t pour casser les pierres, pour
fouir la terre ; au figuré , parole , vo-
lonté , force , puissance.
C*est U Tertneiue sq[>Ui]ie ,
Ost U mistérial Mpmaine
Qui parfaictement aignifie
Le court de nostre Tte honuûne :
Ce sont let sept dont de deiaaine p
Dn Sainct Esperlt c'est la hh
Qui froisse , desrompt et esmie
Orgueil et yre où Dieu a*est mie.
Et gloatoanie la rillaine ,
Losore, peresce et enrie,
HYR 771
Et avarice Tendurcie ,
Etloate leur pourrie graioe.
* CodicUe de Jehan de Meung, Ders 97.
HTMNAïas : Livre qui contient les
hymnes qu'on chanteà l'église \ hym-
narium,
Htnb : Jument , cavale ; d'où hy-
nerie, haras.
Htpaitte y hypapante : Fête de la
Purification de la Vierge ; la Présen-
tation de J. C. dans le temple.
Htpochas: Breuvage fort en usage
anciennement , qui étoit fait avec du
vin , du sucre , de la cannelle , du
gingembre, du girofle, et différens
autres ingrédiens.
HTHCI.NINK : Quiestdel'Hyrcaniey
aujourd'hui Mazanderan ou Tabaris-
tan, pays barbare, situé le long et
au sud de la mer Caspienne.
Une femme ne t*a nourri
Mais une tiffresse Hyreanine, •
TYogédie de Gaspardde CoUgnL
FIN DU PEEMIBB VOLUME.
ERRATA.
TOME PREMIER.
JTaoi 6a, coL a, Hg. 9 et lo, Avmkrfm^t San AsvAçonu
Page io8, coL x* lig* iQt ÂmBrrtMf ikts Abotiab.
Page i33, col. a, lig. la, nfervieU, liaei «tnMc».
Ffege i36,ooL i,lig. ix, mène eorre^jâoii.
Page t4x , col. a, lig. a3, Bax, taffrimn ce not, je raroû tîié ds Mm. ^ S. Genaaia,
n* i83o, où il a été mi», an lies èm ^mx, d*eiix.
Page i5o, ooL I , lig. x4, Pietés» Utez Pictet.
Pige i53, coL a, lig. a7, comme qui diioît, âÛRra e*ert4-«Ure.
Page i55, eoL i, 1^. ao, corrompo 'whigoik^ liées eofiooipB d« ^HMigotk.
Page i83, coL a, lig. i8, fomer, àive fonatr.
Page 394, ooL x , «mt-deruèie ligne, Sisu : oe verbe n*a jamaxa existé ; je 1 ai pris d?
Lacombe, qoi, trooTant dk, fOur dit et diae, a compote ce Terbe.
Pige 418, ooL a, lig. 19, Dm, même obaerration.
TOME SECOND.
Pâak 437, 00I. a, lie. 34, rmêacomemier, caretier une femme, evpreasion favorire de
Rabelaia, selon LfteoouM; cet antenr a'eat tiompé, ee mot numeoMaciil0r on naaconm-
etUer ne te tfonire ^Huae fine dnne Rabelaia, an liT. ^, cbap. 3 ; et le Dvebar, dan» aa
Notes, rexpliqne amai :
On appelle Utctm, à Mets, le gim donble, et -k Génère c*est nne pièce de TÎrax cuir,
de lltalien taecone, qn*Antoixie Ondin dit aignifier um bout à un soulier; mais ici, d«af
le verbe rataconnicultr, qni signifie proprement rapUctr un soulier, il y a nne alloMon
on à cunnicubu, on à deâx monosyllabes c et c.
i